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  • il y a 8 heures
À LA UNE / Hantavirus : opération transparence !

Un foyer d'hantavirus, infection transmise par les rongeurs et susceptible de provoquer de graves atteintes respiratoires, a été détecté à bord du navire de croisière MV Hondius, entraînant la mort de trois passagers. Parmi les cinq ressortissants français rapatriés des Canaries le dimanche 10 mai, une patiente a été testée positive et prise en charge à l'hôpital. Bien que l'Organisation Mondiale de la Santé estime le risque de propagation du virus « faible », le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé le déploiement d'un dispositif sanitaire particulièrement rigoureux. Celui-ci prévoit notamment la mise en quarantaine systématique des 22 cas contacts identifiés, ainsi que la tenue de deux réunions interministérielles quotidiennes à Matignon. « Notre réponse sanitaire est claire : pour tous les cas contacts, sans exception, quarantaine renforcée en milieu hospitalier », a affirmé le chef du gouvernement. Alors que cet épisode ravive le souvenir des premières heures de la pandémie de Covid-19, la réponse politique apportée est-elle appropriée ?

Invités :
Yannick Neuder, député « Droite Républicaine » de l'Isère, ancien Ministre de la Santé
Brigitte Autran, professeure émérite d'immunologie
Géraldine Zamansky, journaliste au magazine de la santé

Chroniques :

« Quelle histoire ! » : « Hantavirus : les Etats-Unis, maillon faible ? » par Olivier Ravanello

« Le chiffre du jour » : « Cinéma, les Français retournent en salle ! » par Fanny Guinochet

LA QUESTION QUI FÂCHE / Tests ADN : faut-il les légaliser ?

Une proposition de loi sur le droit d'accès aux origines a été examinée le mercredi 6 mai en commission des lois à l'Assemblée nationale. Le texte déposé par la députée Natalia Pouzyreff (Ensemble pour la République) vise à légaliser les tests ADN généalogiques. Ces tests permettent notamment d'obtenir des indications sur les origines géographiques de ses ancêtres, mais aussi d'identifier des membres de sa famille. Si la pratique est interdite en France, entre 1,5 et 2 millions de Français se seraient déjà procuré des tests à l'étranger, selon le CESE. Natalia Pouzyreff souhaite, dans un cadre juridique strict, « permettre l'accès à ses origines pour toute une partie de la population intéressée par son histoire familiale, dont des personnes qui ont une quête existentielle, comme des enfants nés sous X, ou issus de PMA ». Toutefois, le Cese a souligné les risques majeurs liés à l'utilisation de ces tests, en particulier en matière de protection des données personnelles, de commercialisation des données génétiques et de potentielles fuites d'informations. Face aux risques de dérives, faut-il permettre à tous les Français de recourir aux tests ADN ?

Invités :
Nathalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines
Sandra Regol, députée « Écologiste et social » du Bas-Rhin
Valérie Depadt, maître de conférences en droit privé et chercheuse spécialisée dans la bioéthique

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Transcription
00:00:06Générique
00:00:07...
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée Nationale.
00:00:31Avec à mes côtés ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France Info. Bonsoir Fanny.
00:00:36Bonsoir Adeline.
00:00:36Et Olivier Ravanello, bonsoir Olivier.
00:00:37Bonsoir Adeline.
00:00:38C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir, le jour où le antavirus, hanta l'hémicycle.
00:00:44Le gouvernement s'est retrouvé sous le feu des questions cet après-midi à l'Assemblée Nationale.
00:00:48Il a beaucoup été question de communication et de transparence,
00:00:52alors que la France compte pour le moment un cas confirmé, 22 cas contacts identifiés.
00:00:58Et au total, il y a 11 cas avérés dans le monde.
00:01:01La France est-elle bien préparée ?
00:01:03Le protocole sanitaire est-il le bon pour casser la chaîne de transmission ?
00:01:08Eh bien nous en parlons ce soir avec vous Yannick Noder.
00:01:11Bonsoir.
00:01:11Bonsoir.
00:01:12Député LR de l'ISER, ex-ministre de la Santé.
00:01:15Merci d'être là aux côtés de Brigitte Autran.
00:01:17Bonsoir.
00:01:18Bonsoir.
00:01:18Professeur émérite d'immunologie.
00:01:20Merci d'être là.
00:01:21Et à vos côtés Géraldine Zamanski.
00:01:23Bonsoir.
00:01:23Bonsoir.
00:01:23Vous êtes journaliste au magazine de la Santé sur France 5.
00:01:26Merci à tous les trois d'être là ce soir.
00:01:29Quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir Olivier Ravanello ?
00:01:32On va regarder la manière dont les Etats-Unis sont en train de gérer cette crise
00:01:36avec, parce qu'on l'a tous en tête, un ministre de la Santé qui est profondément anti-vax.
00:01:41Fanny Guineau chez vous.
00:01:43Ce soir, vous avez décidé de vous intéresser au cinéma.
00:01:44Oui, moi je vais aller faire un petit tour du côté du tapis rouge
00:01:47et on va parler de ces millions d'entrées dans les salles de cinéma.
00:01:52Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, ensuite place à la question qui fâche.
00:01:55Faut-il vraiment légaliser les tests ADN récréatifs ?
00:01:58C'est ce que demande la députée Renaissance Nathalia Pouzirev.
00:02:01Près de deux millions de Français ont déjà eu recours à ces tests
00:02:04qui sont pourtant interdits chez nous.
00:02:06Alors pourquoi faudrait-il les légaliser ?
00:02:08Quel serait le danger ?
00:02:09On en débattra tout à l'heure.
00:02:10Avec Nathalie Pouzirev, mais aussi avec Sandra Regol qui est députée écologiste du Barin
00:02:15et Valérie Dépad, maître de conférence en droit privé à la Sorbonne et à Sciences Po Paris.
00:02:20Vous pouvez bien sûr interroger vous-même, nos invités,
00:02:24ou nous faire part de vos réflexions, vous flashez le QR code qui est là
00:02:27et c'est Olivier Ravanello qui se charge de nous transmettre vos questions.
00:02:31On n'oublie pas non plus Bourbon Express, le journal de l'Assemblée.
00:02:33Tout ce qui s'est passé aujourd'hui au Palais Bourbon, ce sera tout à l'heure avec Marco Pommier.
00:02:36Voilà pour le menu de ce soir, installez-vous confortablement, chaque voix compte, c'est parti.
00:02:49Décidément, tout commence toujours par un animal.
00:02:52Le Covid nous avait fait connaître le pangolin.
00:02:55Eh bien, l'antavirus nous fait découvrir au hasard le Caracara à gorge blanche.
00:03:00C'est un oiseau rare présent uniquement en Argentine et au Chili
00:03:03et c'est pour essayer de voir un Caracara qu'un couple de Néerlandais
00:03:07passionné d'ornithologie et qui faisait une croisière en Amérique du Sud
00:03:11s'est rendu dans une décharge près d'Ushuaïa.
00:03:13Le mari aurait été en contact avec des rongeurs
00:03:16et tous deux sont probablement les patients zéros de cette épidémie
00:03:20qui fait remonter en nous tant de souvenirs et tant de craintes aussi.
00:03:24J'ai une première question toute simple pour vous trois.
00:03:27Est-ce que ce soir, vous êtes inquiet ?
00:03:29Yannick Noder.
00:03:31Je crois que la peur est mauvaise conseillère
00:03:34donc je crois qu'il ne faut pas être inquiet.
00:03:37Par contre, je crois qu'il faut être clair, transparent
00:03:40et prendre les bonnes décisions au bon moment
00:03:43et je crois que la priorité, en tout cas comme ancien ministre de la Santé
00:03:47et comme médecin et comme député, c'est de casser la chaîne de contamination,
00:03:51de donner les bonnes informations, d'adapter aussi la réponse
00:03:54en fonction de ce que l'on sait.
00:03:57Je pense que la mise en quarantaine finalement s'est accentuée
00:04:04du fait de la positivité du test de la patiente lundi matin.
00:04:07Donc je crois qu'en l'état des connaissances de la situation,
00:04:12je crois qu'on souhaite déjà un bon rétablissement à cette patiente
00:04:16qui est en réanimation, avec une réanimation extrêmement lourde.
00:04:20Elle a une circulation extra-corporelle pour pouvoir oxygéner son poumon.
00:04:24Donc rappeler aussi que c'est une maladie qui est grave
00:04:26avec un taux de mortalité important
00:04:29et puis de pouvoir isoler les cas contacts
00:04:32et de pouvoir les avoir hospitalisés, me semble, une bonne mesure
00:04:36parce qu'on sait très bien qu'un isolement, entre guillemets,
00:04:39chez soi, prêtait le flanc à le respecter ou pas.
00:04:42Brigitte Autran.
00:04:43Oui, moi je suis de cet avis aussi.
00:04:45Je pense que c'est une maladie qui est extrêmement sévère,
00:04:50due à un virus qui est peu contagieux
00:04:53et c'est une maladie qui est connue.
00:04:57C'est-à-dire que ces maladies surviennent régulièrement partout dans le monde,
00:05:01sauf qu'habituellement, elles ne sont pas contagieuses d'un homme à l'autre.
00:05:05Donc on n'est pas dans un état de connaissance qui est comparable au Covid
00:05:08que l'on découvrait et qui faisait son apparition.
00:05:10Exactement.
00:05:11Et on a de plus l'expérience de nos collègues argentins
00:05:16qui ont très bien pris en charge cette maladie,
00:05:18ces cas de maladie il y a 10 ans
00:05:20et qui ont fait un article remarquable dans un très grand journal médical
00:05:25où ils ont très bien expliqué la maladie,
00:05:28les conditions de transmission et les conditions de protection.
00:05:31Donc on n'est pas désarmé et il faut prendre les choses au sérieux,
00:05:34mais il ne faut pas s'inquiéter outre mesure.
00:05:37Géraldine Zamanski, vous, vous percevez cette inquiétude ?
00:05:41Ah ben je la perçois autour de moi,
00:05:43j'ai presque envie de dire heure après heure,
00:05:45parce qu'effectivement, comme je suis journaliste spécialisée dans la santé,
00:05:48est-ce qu'il faut mettre un masque dans le métro, Géraldine ?
00:05:51Est-ce qu'on doit s'inquiéter ?
00:05:52Est-ce qu'on peut encore circuler normalement, aller à une fête ?
00:05:56Moi j'ai ces questions-là presque effectivement toutes les heures,
00:06:00ça s'aggrave.
00:06:02Mais à titre personnel, je ne suis pas inquiète,
00:06:06parce qu'effectivement, c'est le jour et la nuit par rapport au Covid
00:06:09où des milliers de personnes sont parties d'une zone urbaine extrêmement dense
00:06:14où le virus, effectivement inconnu du virus, circulait
00:06:19et où, eux, ils se sont disséminés vraiment à travers le monde.
00:06:23C'était les fêtes du Nouvel An chinois,
00:06:24ils en ont profité et ils sont arrivés partout, sans aucun contrôle.
00:06:29Et là, c'était, pour le coup, on l'a appris après,
00:06:31un virus extrêmement contagieux,
00:06:33y compris à la période où on n'avait aucun symptôme.
00:06:36Donc c'est sûr qu'on est quand même dans un contexte extrêmement différent
00:06:40dont on peut penser que ça va permettre de contrôler les choses
00:06:44vu toutes les mesures qui sont prises jour après jour.
00:06:47Alors on est six ans après le Covid,
00:06:49le gouvernement, l'exécutif est repassé en mode gestion de crise.
00:06:53Il y aura désormais chaque jour deux réunions de coordination interministérielle,
00:06:58gouvernement sous pression et sous le feu des questions
00:07:00cet après-midi à l'Assemblée nationale,
00:07:01puis en conférence de presse il y a quelques minutes.
00:07:04Martin Bornet.
00:07:10Pour lutter contre la propagation de l'antavirus,
00:07:14le gouvernement ne veut prendre aucun risque.
00:07:16Hier, le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:07:20a annoncé une quarantaine renforcée en milieu hospitalier
00:07:23pour les 22 cas contacts identifiés.
00:07:26Certains sont placés dans des chambres de confinement comme celle-ci.
00:07:30Cette chambre est une chambre standard, mais à pression négative.
00:07:33C'est-à-dire que la pression dans la chambre est plus faible que dans le couloir.
00:07:38Donc l'air peut rentrer librement, mais il ne peut pas sortir librement de la chambre.
00:07:42La seule patiente française testée positive à l'antavirus est actuellement en réanimation.
00:07:48Elle fait partie des cinq ressortissants français évacués du bateau de croisière MV Ondus.
00:07:54Ils sont tous sous haute surveillance et à l'isolement total à l'hôpital Bichat à Paris.
00:08:00À l'Assemblée nationale cet après-midi, une grande partie de la séance de questions au gouvernement a été consacrée
00:08:06au virus.
00:08:08Monsieur le Premier ministre, vous avez l'obligation d'associer, de communiquer et d'informer.
00:08:12Ce sont les seuls gestes barrières contre une épidémie de panique et la prolifération des fausses informations.
00:08:17Allez-vous tirer les leçons de la crise du Covid et garantir une stratégie transparente et cohérente ?
00:08:22Face aux députés, le gouvernement défend le protocole mis en place, mais reconnaît qu'il reste des inconnus.
00:08:29Il y a aussi, et vous l'avez dit, des choses qu'on ne sait pas sur ce virus.
00:08:32Par exemple, le lieu où la première personne décédée a eu le virus,
00:08:39où par exemple, nous n'avons pas encore totalement l'entièreté du séquençage du virus
00:08:44qui nous permet de dire avec certitude aujourd'hui, même si on est à ce jour plutôt rassuré,
00:08:50nous n'avons pas la certitude de dire que ce virus n'a pas encore muté.
00:08:54Une opération transparence qui s'est poursuivie plus tard dans l'après-midi
00:08:58avec une conférence de presse de la ministre de la Santé en présence de plusieurs spécialistes.
00:09:04C'est un virus qu'on connaît depuis 30 ans, même s'il y a encore des inconnus,
00:09:09mais on n'est pas dans cette situation de janvier 2020.
00:09:12Le Premier ministre a annoncé que deux réunions de coordination interministérielle
00:09:17auraient lieu chaque jour à Matignon pour suivre l'évolution de la situation.
00:09:22Le gouvernement entend ainsi montrer qu'il suit la situation heure par heure.
00:09:28Brigitte Autron, si vous le voulez bien, on va bien tout remettre à plat
00:09:30pour donner un maximum de clés de compréhension à nos téléspectateurs.
00:09:33D'abord, Antavirus, c'est quoi ?
00:09:36Alors, c'est une famille de virus qui est très répandue sur la planète,
00:09:42qui est portée naturellement par des rongeurs sauvages,
00:09:45donc les musaraignes, les campagnoles en France,
00:09:47ou des équivalents dans les autres pays.
00:09:50Et ces rongeurs portent ce virus en eux et ne sont pas malades.
00:09:54Ils peuvent transmettre le virus à des personnes qui rentrent en contact avec eux
00:10:00et qui rentrent en contact avec leur déjection, avec leur urine, etc.
00:10:06Et ces patients peuvent déclarer une maladie,
00:10:10ces personnes peuvent déclarer une maladie.
00:10:12On sait qu'en Europe, il y a environ 3000 cas par an
00:10:16qui surviennent dans tous les pays européens
00:10:19avec des pathologies qui peuvent être graves,
00:10:22pas tout à fait aussi graves que celles que l'on voit en ce moment,
00:10:25mais qui peuvent être graves.
00:10:26Donc, on connaît.
00:10:28La particularité, c'est qu'en Amérique du Sud,
00:10:31dans le cône sud de l'Amérique du Sud,
00:10:33donc du Chili et de l'Argentine,
00:10:35il y a une espèce de rongeur
00:10:38qui porte un virus qui a muté il y a longtemps,
00:10:42il y a probablement plusieurs décennies,
00:10:46et ce virus est transmissible à l'homme.
00:10:49Donc, c'est de cela qu'on parle.
00:10:51C'est-à-dire qu'on a une maladie qui est très particulière
00:10:54dans le sud de l'Argentine
00:10:55et qui est cliniquement la même que celle que l'on voit en France,
00:10:59mais cette maladie en France n'est pas transmissible habituellement.
00:11:03On parle de la souche Andes.
00:11:04D'ailleurs, tout à l'heure, en conférence de presse,
00:11:06plusieurs scientifiques disaient Andes.
00:11:08Andes.
00:11:09Andes.
00:11:09Andes.
00:11:10On choisit de dire Andes.
00:11:11Oui, on choisit de dire Andes.
00:11:12Les symptômes de cet antavirus Andes ?
00:11:15Oui.
00:11:15Ce sont les mêmes que ceux des autres antavirus.
00:11:20Et donc, on a une phase d'incubation
00:11:22où l'on n'a pas de symptômes, où l'on va bien,
00:11:25puis, qu'on appelle la phase prodromique dans notre jargon,
00:11:28c'est-à-dire deux, trois jours où on a quelque chose
00:11:31qui ressemble à la grippe,
00:11:32mais avec des vomissements, de la diarrhée,
00:11:35des troubles digestifs.
00:11:36Et puis, soit ça rentre dans l'ordre,
00:11:39soit ça s'aggrave de façon très brutale.
00:11:43Le virus infecte les poumons,
00:11:45il se forme des phénomènes hémorragiques,
00:11:47et là, on a une pneumonie extrêmement sévère,
00:11:49qui peut être mortelle s'il n'y a pas de soins,
00:11:52et qui, grâce à un environnement médical
00:11:56comme ce que l'on peut avoir dans les meilleurs hôpitaux français
00:11:59ou européens, et aussi en Argentine d'ailleurs,
00:12:04on peut sauver ces malades.
00:12:06Mais il faut être là au bon moment, suffisamment tôt,
00:12:09et là, dans le cas de cette patiente française
00:12:11qui est hospitalisée à Bichat,
00:12:15il y a eu une sorte d'alignement des planètes.
00:12:17Malheureusement, elle est tombée malade
00:12:19et gravement malade,
00:12:20mais elle a eu, entre guillemets,
00:12:23la chance, si on peut appeler ça,
00:12:24et je suis désolée d'utiliser ce mot,
00:12:26mais elle a été transportée immédiatement à l'hôpital
00:12:30et immédiatement en réanimation,
00:12:32et les meilleurs soins lui sont donnés
00:12:33et lui ont été donnés tout de suite.
00:12:35Oui, sa chance, c'est d'être entre les meilleures mains possibles.
00:12:37Sans frappe, c'est la létalité de cet antavirus.
00:12:41Alors, il faut savoir que ces virus
00:12:45qui sont portés par des animaux
00:12:47et qui passent brutalement à l'homme
00:12:49sont souvent très dangereux.
00:12:50Il faut aussi rappeler qu'il y a d'autres virus
00:12:52qui sont très dangereux,
00:12:54comme le virus Ebola.
00:12:55C'est comparable à la létalité d'Ebola ?
00:12:58C'est presque comparable,
00:13:00pas tout à fait aussi comparable,
00:13:01mais presque comparable.
00:13:02La létalité d'Ebola, ça peut aller jusqu'à 60%.
00:13:05Donc, c'est encore pas.
00:13:05Est-ce qu'il y a des personnes plus à risque que d'autres ?
00:13:08Alors, ça, on ne le sait pas.
00:13:10Il ne semble pas qu'il y ait des personnes plus à risque
00:13:13en termes de contagiosité ou de transmission.
00:13:17Il peut y avoir ce qu'on appelle des super-spreaders en anglais,
00:13:21des disséminateurs, des super-disséminateurs.
00:13:24On ne sait pas très bien à quoi ça correspond.
00:13:26Par contre, comme dans toute maladie infectieuse,
00:13:30vraisemblablement, le fait d'être plus âgé,
00:13:32le fait d'avoir des facteurs de risque,
00:13:34des maladies cardio-respiratoires,
00:13:36monsieur le ministre est cardiologue,
00:13:41un diabète, un surpoids, peut-être une grossesse,
00:13:44favorise la gravité de la maladie.
00:13:46Il n'y a pas de traitement, pas de vaccin ?
00:13:48Non, il n'y a pas de traitement, pas de vaccin.
00:13:50Il y a des recherches, mais des recherches
00:13:52qui n'ont pas été très soutenues
00:13:56parce que la maladie n'était pas suffisamment présente
00:14:01dans le monde pour inciter des recherches
00:14:04au même niveau que des recherches contre le virus du sida
00:14:07ou d'autres choses.
00:14:08En France, il y a de la recherche sur l'antavis ?
00:14:10Oui, il y a une équipe de chercheurs,
00:14:12mais il y a peu de recherches dans le monde.
00:14:14Elle est peu soutenue financièrement.
00:14:16Je pense que cet épisode va activer les recherches.
00:14:19Est-ce que ce n'est pas justement aujourd'hui
00:14:21une opportunité de lever toutes les zones d'ombre ?
00:14:23Je vous propose d'écouter ce que disait
00:14:25il y a quelques instants votre confrère Antoine Flau
00:14:27lors de la fameuse conférence de presse du gouvernement.
00:14:33De mémoire de chercheurs, je n'ai pas retrouvé d'autres émergences épidémiques
00:14:39dans cette situation très particulière
00:14:42qui se trouve dans un bateau confiné, dénombrable.
00:14:46On peut aussi arriver à dénombrer toutes les personnes contacts aujourd'hui
00:14:50qui ont eu un contact avec une personne infectieuse.
00:14:53On sait que pour les Français, c'est cinq personnes plus huit, plus quatorze.
00:14:59On ne connaît pas d'autres situations où l'on pourrait intervenir
00:15:04de façon ferme, claire, humaine et efficace.
00:15:10On a cette chance.
00:15:12C'est une opportunité Yannick Noder en réalité ?
00:15:16Je ne le traduirais pas comme ça.
00:15:18Il y a quand même cinq patients.
00:15:21Non, je ne pense pas qu'il faut parler d'une opportunité.
00:15:24Par contre, je pense que ce qu'on attend des politiques,
00:15:27c'est un langage de transparence et des décisions rapides.
00:15:32Donc je crois que, voilà, après parler d'opportunité, non.
00:15:35Par contre...
00:15:35C'était le point de vue d'Antoine Flau.
00:15:37Il a dit c'est une chance, c'est une opportunité.
00:15:39Mais pour la recherche aussi, parce que c'est contenu.
00:15:41Parce que moi, je vois deux niveaux de discussion.
00:15:44Ma confrère a évoqué la recherche et je pense que c'est un signal fort
00:15:49de dire qu'effectivement, au pays de Pasteur, au pays des Lumières,
00:15:53on ne doit pas désinvestir le champ de la recherche.
00:15:56Et je sais que c'est toujours difficile de faire passer ces budgets
00:15:59parce que ça peut être des coupes budgétaires un peu faciles
00:16:02parce qu'en fait, vous recherchez, mais vous ne trouvez pas forcément.
00:16:05Il faut pouvoir semer pour pouvoir récolter un jour.
00:16:08Donc les budgets de la recherche sont toujours difficiles à sanctuariser.
00:16:11Et c'est des budgets qui sont gérés par le ministère de l'Enseignement supérieur.
00:16:14Par contre, ça amène quand même une réflexion,
00:16:18puisqu'on est sur une chaîne politique, LCP.
00:16:21Je pense que nous sommes aussi à quelques mois d'une présidentielle.
00:16:24Et moi, ce que je dirais, c'est que ce n'est pas une opportunité,
00:16:25mais c'est une opportunité de réfléchir.
00:16:28Le pays peut être soumis à un certain nombre d'épisodes de ce type-là,
00:16:33puisqu'on sait bien que les zoonoses, les maladies qui vont venir du règne animal
00:16:37vont être de plus en plus fréquentes.
00:16:39Donc on est potentiellement exposé à des futures pandémies.
00:16:43C'est le concept One Health, modification environnementale, santé humaine, santé animale.
00:16:49Eh bien, il faut pouvoir être à sa tête du pays,
00:16:51des personnes qui puissent prendre les bonnes mesures pour protéger les Français.
00:16:55Et quand j'entendais les propos de Donald Trump tout à l'heure,
00:16:59qui minimisait quand même cette maladie,
00:17:03avec les propos qu'on sait qu'il a complotistes vis-à-vis de la vaccination,
00:17:08parce que là, on parle d'une transmission du virus.
00:17:12Les Etats-Unis ont pris des mesures incroyables sur la rougeole
00:17:14en dénigrant le vaccin, alors qu'elle est beaucoup plus transmissible.
00:17:17Je voudrais qu'on reste sur le protocole en France.
00:17:19Géraldine Zamanski, c'est un protocole qui a évolué entre dimanche et aujourd'hui.
00:17:24Ce soir, on est à combien de cas positifs,
00:17:27combien de cas contacts sur le territoire métropolitain ?
00:17:30Alors, sur le territoire français, on est à un seul cas positif connu.
00:17:35C'est cette patiente qui est dans un état très grave à Bichat.
00:17:38Et on est à quatre cas contacts qui sont avec elle,
00:17:42qui ont voyagé avec elle, qui étaient des passagers du bateau.
00:17:45Donc, c'est quand même des cas à risque très renforcés.
00:17:48C'est pour ça qu'il reste à Bichat très surveillé.
00:17:51Mais négatif.
00:17:52Il y a 22 autres personnes, 8 personnes qui ont voyagé
00:17:57avec la deuxième patiente décédée.
00:18:00On a parlé tout à l'heure des ornithologues.
00:18:02Donc, cette patiente, elle a voyagé de Sainte-Hélène à Johannesburg.
00:18:06Et dans ce vol, il y avait 8 Français.
00:18:09Et donc, on ne sait pas à quelle proximité ils étaient d'elle,
00:18:12mais ils sont considérés du coup comme contacts à cause de ça.
00:18:18Et ensuite, il y a 14 personnes qui étaient dans un vol entre Johannesburg et Amsterdam.
00:18:23Où cette patiente est rentrée, on ne sait pas exactement combien de temps,
00:18:27probablement une demi-heure, une heure,
00:18:29parce qu'elle espérait pouvoir aller être soignée à Amsterdam.
00:18:32Et en fait, son état était tellement mauvais
00:18:34que du coup, ils ont décidé qu'elle reste à Johannesburg.
00:18:37Elle a été débarquée du vol.
00:18:38Elle a été débarquée du vol.
00:18:39Et donc, là, il y a 14 personnes qui étaient dans cet avion.
00:18:42Et ces 14 personnes sont considérées comme des cas contacts potentiels.
00:18:46Évidemment, il faudrait déterminer à quelle distance ils étaient de cette patiente.
00:18:50Mais tout ça va être fait, je pense.
00:18:51Mais quelle rangée dans l'avion.
00:18:52Voilà. Je pense que tout ça va être fait maintenant.
00:18:54C'est vrai que c'est sûrement difficile pour eux, certainement stressant.
00:18:57Le professeur Lescure en a parlé pendant la conférence de presse.
00:19:00Certains d'entre eux sont aussi à Bichat.
00:19:02Et ils essayent de les accompagner au maximum
00:19:04pour les aider à comprendre, en fait,
00:19:06pourquoi est-ce qu'on leur demande d'être ici.
00:19:08C'est dur, mais au moins, ils sont accompagnés, protégés.
00:19:11Et quelque part, leurs proches aussi ne sont pas laissés seuls
00:19:14face à, en plus, un peu quand même à cette explosion médiatique
00:19:17où on voit partout dans la presse locale
00:19:19quelqu'un en Bretagne, quelqu'un en...
00:19:22Oui, il y a eu notamment un patient, pardon,
00:19:25un cas contact à Concarneau
00:19:27qui a dû être hospitalisé au CHU de Rennes,
00:19:30enfin isolé au CHU de Rennes.
00:19:32Et à chaque fois, ça crée un peu des formes de psychose
00:19:34dans chaque lieu, donc au moins, c'est vrai
00:19:36que le professeur Lescure disait que là,
00:19:37ils vont pouvoir être accompagnés, un peu cocoonés
00:19:40et essayer de les réconforter au maximum.
00:19:42Parce que c'est des personnes pour qui la vie va s'arrêter
00:19:45pendant 42 jours.
00:19:46Ils sont confinés dans un hôpital.
00:19:47Sûrement pas 42 jours, puisque eux,
00:19:49le contact remonte au moment où ils ont pris l'avion.
00:19:51Donc ils ont déjà, je crois que c'était le 28.
00:19:53Donc ils ont déjà entamé le temps d'incubation.
00:19:55Exactement, exactement.
00:19:56Donc il ne leur reste pas 42 jours d'observation.
00:19:59Exactement.
00:20:00Non, mais c'est important de tout préciser,
00:20:01parce que c'est vrai qu'on a cette impression
00:20:03de déjà-vu que vous avez forcément un peu aussi
00:20:05Yannick Noder.
00:20:07Le gouvernement a donc tenu une conférence de presse
00:20:09comme au temps du Covid.
00:20:10C'est important ce soir de jouer la carte
00:20:12et de la communication et de la transparence
00:20:14ou est-ce qu'au contraire, ça peut créer aussi
00:20:16une forme de psychose quand on voit réapparaître
00:20:18les visages du Covid ?
00:20:20Ils ont tous pris 5 ans comme nous.
00:20:22Voir même plus.
00:20:24Mais je crois qu'il n'y a pas la bonne réponse
00:20:26parce que de toute façon, les mêmes personnes
00:20:28qui trouveront qu'on ne communique pas assez
00:20:31seront les mêmes qui, dans une semaine,
00:20:32trouveront qu'on communique trop.
00:20:34Donc je crois qu'il faut trouver le ton juste.
00:20:37Voilà.
00:20:38Moi, je pense qu'une fois de plus,
00:20:39c'est une occasion aussi, une opportunité,
00:20:41pour reprendre le terme,
00:20:42de saluer aussi les professionnels de santé
00:20:44qui sont parfois un peu décriés,
00:20:46notamment dans les périodes budgétaires,
00:20:47que j'ai plutôt tendance, moi,
00:20:49à défendre, issus de leur milieu,
00:20:51parce que là, c'est encore des professionnels
00:20:53de santé en réanimation pour la patiente,
00:20:56à qui on espère les meilleurs soins
00:20:58et la meilleure issue,
00:20:59plus tous les cas contacts.
00:21:01C'est quand même des professionnels de santé
00:21:02qui s'exposent malgré les équipements.
00:21:05Donc je crois qu'il faut tenir compte aussi de ça.
00:21:08On a un système de santé qui est robuste,
00:21:10mais aussi grâce à ces professionnels.
00:21:11Je ne sais pas si on peut revoir les images
00:21:12de la conférence de presse qui a eu lieu
00:21:14il y a quelques instants.
00:21:14Ce qui était étonnant, c'est que la ministre de la Santé
00:21:17est venue quelques minutes et ensuite,
00:21:18elle a très rapidement donné la parole
00:21:20à des scientifiques, à des infectiologues,
00:21:23à des immunologues.
00:21:24C'est important, Brigitte Autran,
00:21:26qu'à un moment, en fait, cette parole,
00:21:27cette transparence, elle se fasse par les scientifiques ?
00:21:30Oui, je crois que c'est très, très important
00:21:32qu'effectivement, les scientifiques puissent s'exprimer
00:21:36et il faut remercier effectivement la ministre
00:21:38d'avoir organisé les choses de cette façon-là.
00:21:42Aujourd'hui, on est vraiment face à une maladie
00:21:45qui est un peu connue, mais pas très connue.
00:21:47Donc, le soutien scientifique à la gestion de crise
00:21:51est important.
00:21:52Gestion de crise, c'est un grand mot.
00:21:54Oui.
00:21:54On n'est pas vraiment dans une crise sanitaire.
00:21:58La gestion de cette perception de la crise est importante.
00:22:02Gestion de la perception de la crise.
00:22:03La ministre de la Santé, qui sera auditionnée demain matin
00:22:06par la Commission des Affaires Sociales,
00:22:08dont vous êtes membre.
00:22:09Oui, sûr.
00:22:09Quelle question allez-vous lui poser ?
00:22:12Je pense que ça va dépendre.
00:22:14Pour l'instant, la question n'est pas programmée.
00:22:17Je pense que c'est à l'évolution des débats.
00:22:18C'est demain matin, il faut préparer des questions.
00:22:20Non, mais disons qu'on verra.
00:22:23On va voir aussi comment se passe,
00:22:26dans quel climat se passe effectivement cette audition.
00:22:30Moi, je crois que beaucoup de parlementaires
00:22:33ont des questions à poser, ce qui est bien légitime.
00:22:35Et le rôle du Parlement se trouve renforcé.
00:22:37Il contrôle l'action du gouvernement.
00:22:38Des questions à poser sur quoi ?
00:22:40Moi, je pense que la question de la gestion du stock de masques
00:22:45interviendra sur le rôle de santé publique France
00:22:50interviendra également.
00:22:51Donc, je crois que ça fait partie des sujets.
00:22:53Après, ça fait partie des sujets d'une plus grande dimension.
00:22:57C'est-à-dire que là, tant mieux.
00:22:59Moi, je trouve que le professeur a bien resitué les choses.
00:23:04Ne parlons pas non plus de crise,
00:23:05parce que, pour l'instant, il y a potentiellement
00:23:07une patiente en réanimation
00:23:09et c'est de la surveillance de 22 plus 4 personnes
00:23:13qui, aux dernières nouvelles, n'ont pas de symptômes.
00:23:16Mais disons que ça permet aussi de montrer
00:23:19qu'il ne faut pas non plus désarmer nos hôpitaux.
00:23:21Donc, c'est une façon aussi de pouvoir passer le message
00:23:24que, attention, ces crises peuvent revenir demain
00:23:27et donc, attention au budget alloué chaque année.
00:23:30Et est-ce que vous faites partie des parlementaires
00:23:31qui pensent qu'ils doivent être davantage associés
00:23:34à la gestion de cette perception de la crise ?
00:23:37Pour reprendre les termes de Brigitte Autranche.
00:23:40Je crois que, dans la période où nous sommes,
00:23:42les Français veulent des politiques qui soient transparents,
00:23:45qui réagissent vite.
00:23:46On n'est pas dans une situation, pour l'instant, de crise.
00:23:49C'est des mesures de précaution.
00:23:51Le séquençage du virus sera terminé.
00:23:55Il faudra attendre que les 22 plus les 5 soient séquencés
00:24:01pour savoir s'assurer qu'il n'y a pas de mutation.
00:24:03Je pense qu'il y a encore quelques questions,
00:24:04mais qui sont plus du domaine scientifique que politique.
00:24:07C'est quel est le statut ?
00:24:08Est-ce qu'on peut être porteur sain de ce virus ?
00:24:11Ça, c'est une question sur laquelle je crois
00:24:13qu'on n'a pas tout à fait d'informations.
00:24:15Et puis, moi, je vous l'ai redit tout à l'heure
00:24:17parce que j'ai été ministre de la Santé,
00:24:19mais je reste un parlementaire
00:24:20et je vois bien les échéances de 2027.
00:24:23Et quand j'ai vu les déclarations de Donald Trump,
00:24:25je pense que c'est le moment quand même de rappeler
00:24:28qu'entre des partis de gouvernement responsables,
00:24:31dont on peut avoir des divergences d'opinion politique
00:24:33et des partis très populistes
00:24:35qui, en fait, soutiennent le comportement de Donald Trump
00:24:39vis-à-vis notamment de sa réduction budgétaire
00:24:42vis-à-vis de la recherche,
00:24:43de son scepticisme vis-à-vis des vaccins,
00:24:48de son retrait vis-à-vis de l'OMS,
00:24:50je pense que je serais très content peut-être
00:24:52de poser des questions davantage au Rassemblement national
00:24:54qu'à la ministre.
00:24:55Ce qui est sûr, c'est que cette épidémie ravive
00:24:57nos souvenirs du Covid
00:24:58et la population semble déjà être divisée en deux.
00:25:01D'un côté, ceux qui sont inquiets,
00:25:03notamment dont vous parliez, Géraldine,
00:25:05et puis d'autres, phlegmatiques, disons.
00:25:07Reportage aux abords de l'hôpital Bichat,
00:25:09à Paris, avec Alicia Rog et Igor Fonti.
00:25:16À la sortie de l'hôpital Bichat,
00:25:19où sont pris en charge les cinq Français
00:25:21présents à bord du navire de croisière,
00:25:24les allées et venues se multiplient.
00:25:26L'établissement ne désemplit pas,
00:25:28certains sont venus consulter aujourd'hui.
00:25:31Alors forcément, les patients du jour
00:25:33ne sont pas très rassurés.
00:25:35Je suis très inquiète, oui.
00:25:36J'ai un peu peur.
00:25:37Ça m'inquiète vraiment,
00:25:38parce que ça me rappelle le début du Covid.
00:25:42D'autres ont gardé de vieux réflexes.
00:25:46Oh tiens, ça.
00:25:49Ça vous rappelle le Covid ?
00:25:52Oui, oui.
00:25:53Mais si l'appréhension monte,
00:25:55beaucoup disent aussi faire confiance
00:25:57au protocole mis en place.
00:25:59Les cinq patients ont été installés
00:26:01dans des chambres à pression négative
00:26:03où l'air est filtré pour limiter
00:26:05tout risque de propagation.
00:26:07un dispositif jugé rassurant.
00:26:10On est en capacité aujourd'hui
00:26:12de prendre en charge correctement.
00:26:13Tous les protocoles sanitaires
00:26:15ont été appliqués.
00:26:16Les patients sont en isolement.
00:26:18Ils vont être traités.
00:26:19Il n'y a pas de souci.
00:26:20Enfin, on sait faire en France.
00:26:21On a eu les bonnes informations.
00:26:23Des précautions ont été prises en amont
00:26:25sur le bateau.
00:26:27On a vu, entre guillemets,
00:26:29le déchargement des passagers.
00:26:31Et franchement, ce n'est pas le Covid.
00:26:33Et puis, de toute façon,
00:26:34des virus, il y en aura toujours.
00:26:37Le coronavirus, ce n'est pas l'unique
00:26:38et le seul virus qui est arrivé.
00:26:40Il y en aura d'autres.
00:26:41Donc, on est prêts.
00:26:42Camille, elle, travaille directement
00:26:45à l'hôpital au service biochimie.
00:26:47Elle n'est pas inquiète non plus.
00:26:49Moi, je ne pense pas
00:26:50qu'il y aura un confinement sur ça.
00:26:51Je sais qu'il y en a certains
00:26:51qui peuvent paniquer dessus.
00:26:52Mais je peux comprendre.
00:26:53Moi, personnellement,
00:26:54non, ça ne m'inquiète pas forcément.
00:26:55Surtout que j'avais travaillé aussi
00:26:57pendant la période Covid.
00:26:58Je vois quand même une différence
00:26:59pour le moment
00:27:00de comment on traite la situation.
00:27:02Et tout ça.
00:27:03Pas de psychose, donc, pour l'instant.
00:27:05Mais une chose est sûre,
00:27:06ce nouveau virus fait rejaillir
00:27:08des peurs anciennes.
00:27:11Et puis, la question aussi
00:27:12de la façon dont les autres Etats
00:27:14gèrent ce début d'épidémie.
00:27:16On a combien de cas positifs ce soir
00:27:18dans le monde entier, Géraldine ?
00:27:21Neuf.
00:27:22Neuf plus deux.
00:27:23Oui.
00:27:23Neuf plus deux.
00:27:24Plus les deux décédés,
00:27:25le couple de néerlandais, c'est cela.
00:27:27Donc, onze cas positifs.
00:27:29Moi, j'ai une question un peu bête.
00:27:30Pourquoi est-ce qu'on n'a pas décidé
00:27:31de confiner le bateau
00:27:32pendant la durée d'incubation ?
00:27:34On ne pouvait pas les laisser mourir à bord.
00:27:36Vous voyez bien,
00:27:37il était moins une pour cette patiente.
00:27:39Cette patiente,
00:27:40si elle n'avait pas,
00:27:40comme disait le professeur Autran tout à l'heure,
00:27:42si elle n'avait pas été transférée dimanche soir,
00:27:44très morte.
00:27:46Je crains que ce soit le cas.
00:27:48Il fallait d'urgence mettre en oeuvre
00:27:49ces mesures de réanimation.
00:27:50Pour sauver les passagers.
00:27:51On a parlé tout à l'heure.
00:27:52S'ils développaient une pathologie.
00:27:53S'ils développaient une pathologie.
00:27:54Les passagers de la croisière
00:27:56ont donc tous regagné leur pays d'origine.
00:27:58Ça fait 122 personnes
00:27:59dans 23 pays différents.
00:28:01Avec 23 protocoles sanitaires différents ?
00:28:05Paradicalement, non.
00:28:06Il y a quand même des grandes proximités.
00:28:08Après, c'est vrai qu'il y a des différences culturelles.
00:28:11En Allemagne,
00:28:12ils ne sont pas tous obligés d'être à l'hôpital.
00:28:14Mais en Allemagne,
00:28:14il y a aussi des réflexes d'auto-contraintes
00:28:18qui sont très différents de chez nous.
00:28:22C'est vrai que là-bas, par exemple,
00:28:23c'est très bête.
00:28:23On ne traverse pas si le petit bonhomme est rouge.
00:28:26Donc, si on dit à des gens,
00:28:27vous restez chez vous,
00:28:27vous faites extrêmement attention.
00:28:29Et puis, bon,
00:28:29ils sont peut-être aussi...
00:28:30Alors, ce qui doit être vérifié à chaque fois,
00:28:32et ça, je crois que tous les pays le font,
00:28:33y compris les Etats-Unis,
00:28:35c'est-à-dire que c'est de vérifier
00:28:35que quand on dit à quelqu'un de rester chez lui,
00:28:37que l'environnement dans lequel il vit le permet,
00:28:40c'est-à-dire qu'il a un espace
00:28:41où il peut effectivement s'isoler,
00:28:43où il peut effectivement éviter des contacts
00:28:45avec les autres,
00:28:46ça, normalement,
00:28:47toutes les autorités sanitaires le font.
00:28:49Et en Europe, globalement,
00:28:50on est quand même sur des protocoles très homogènes.
00:28:52Sébastien Lecornu a demandé ce matin,
00:28:54dans un message sur X,
00:28:55un renforcement immédiat
00:28:56de la coopération avec les Etats voisins.
00:28:59Est-ce qu'il vise un pays en particulier en Europe ?
00:29:02Non, je ne crois pas.
00:29:03Et comme ça vient d'être dit,
00:29:05les protocoles européens
00:29:06sont très proches les uns des autres
00:29:07et en gros respectent
00:29:09les recommandations de l'OMS.
00:29:11Alors, il y a des petites différences
00:29:12effectivement culturelles
00:29:13et des différences organisationnelles,
00:29:16mais à peu de choses près,
00:29:18les protocoles sont identiques.
00:29:19Et c'est vrai qu'on souhaiterait
00:29:21qu'il y ait encore
00:29:22une plus forte coordination européenne.
00:29:25j'espère qu'elle viendra.
00:29:28Mais voilà, on a déjà une réponse
00:29:30assez univoque de l'Europe
00:29:32qui effectivement fait une différence
00:29:34avec la réponse américaine.
00:29:36La réponse américaine,
00:29:37je pense qu'il faut faire la différence
00:29:39entre la réponse politique
00:29:41et la réponse des professionnels.
00:29:42Eh bien, merci Brigitte Autran
00:29:44pour la transition,
00:29:45puisque justement,
00:29:45on va se tourner vers les Etats-Unis
00:29:46avec Olivier Ravanello.
00:29:48Tout de suite, c'est Quelle Histoire ?
00:29:57Racontez-nous, Olivier,
00:29:58comment les Etats-Unis
00:29:59gèrent cet antivirus ?
00:30:01Parce qu'il y a des cas aussi là-bas.
00:30:02Eh bien oui, la bonne nouvelle,
00:30:03c'est qu'aux Etats-Unis,
00:30:04ce sont jusqu'à présent
00:30:05les médecins qui s'en mêlent
00:30:07et qui gèrent le problème.
00:30:09Sur les 18 passagers,
00:30:1016 ont été transportés
00:30:11vers un centre spécialisé
00:30:14dans le Nebraska,
00:30:15le centre d'Oma.
00:30:17Et puis deux autres
00:30:18sont dans l'hôpital universitaire
00:30:20Hemory à Atlanta,
00:30:22où là aussi,
00:30:22il y a une unité spécialisée
00:30:24dans le traitement de ces virus.
00:30:27Et selon le mot un peu du soir,
00:30:29tout semble sous contrôle.
00:30:31L'hôpital Hemory a eu la chance
00:30:33d'être appelé aujourd'hui
00:30:34pour accueillir ces deux passagers.
00:30:36Et nous pouvons affirmer
00:30:37avec une grande assurance
00:30:38que notre système a fonctionné,
00:30:40que notre préparation a fonctionné
00:30:41et surtout que mes coéquipiers
00:30:43ont très très bien agi.
00:30:45Alors c'est rassurant
00:30:46parce qu'on est quand même
00:30:47dans un pays qui est dirigé
00:30:48par une administration
00:30:49foncièrement anti-vax
00:30:50et avec à sa tête
00:30:52un ministre de la Santé,
00:30:54Robert Kennedy Jr.,
00:30:56qui lui est carrément anti-vax
00:30:58et qui, depuis son arrivée au pouvoir,
00:31:00ne cesse de démanteler
00:31:02le système de santé,
00:31:04notamment sur cette partie-là.
00:31:06Il y a eu des licenciements,
00:31:07des fermetures
00:31:08de départements de recherche.
00:31:09Il y a eu récemment
00:31:10une campagne de restriction
00:31:12des vaccinations,
00:31:13notamment sur les enfants.
00:31:15le limogéage de membres
00:31:16d'un comité consultatif,
00:31:18toujours sur cette question
00:31:19de la vaccination,
00:31:20qui est un sujet qui l'obsède.
00:31:22Et ces deux dernières décisions,
00:31:24il faut le noter,
00:31:24ont été retoquées par la justice
00:31:26et faits rares.
00:31:27La Maison-Blanche n'a rien dit.
00:31:29Trump n'est pas venu
00:31:29à sa rescousse,
00:31:31qui est peut-être le signe
00:31:32de certaines dissensions.
00:31:33Les États-Unis,
00:31:34ayant dû faire face
00:31:35à une épidémie
00:31:37assez inédite
00:31:38de rougeole,
00:31:39parce que beaucoup de parents
00:31:40suivent les conseils
00:31:41du ministre de la Santé,
00:31:43qui a expliqué sur toutes les ondes
00:31:45que ces vaccins
00:31:47pouvaient donner
00:31:48et être à l'origine
00:31:49de cas d'autisme.
00:31:51Donc, à ce stade,
00:31:52Kennedy n'a rien dit
00:31:54sur l'antavirus,
00:31:55et ça, c'est la bonne nouvelle
00:31:57du soir.
00:31:57Au-delà de ça,
00:31:58il y a quand même
00:31:58une inquiétude,
00:32:00c'est sur les sept passagers
00:32:02et les sept croisiéris
00:32:04qui ont été débarqués
00:32:05à Sainte-Hélène
00:32:06avant même
00:32:07que le système
00:32:09de quarantaine
00:32:10soit lancé.
00:32:11ils sont revenus aux États-Unis
00:32:13avec des vols commerciaux,
00:32:15ils sont rentrés chez eux.
00:32:16Aujourd'hui,
00:32:16ils sont en Californie,
00:32:17au Texas,
00:32:18en Virginie
00:32:18ou en Géorgie encore,
00:32:20mais sans protocole
00:32:22de suivi particulier.
00:32:23Et pourtant,
00:32:23ce antavirus
00:32:24n'est pas un inconnu
00:32:25aux États-Unis.
00:32:26Non,
00:32:27parce que depuis 35 ans environ,
00:32:29il a été identifié,
00:32:30il est répertorié,
00:32:32il est suivi.
00:32:33Il y a eu 890 cas
00:32:35d'antavirus
00:32:35durant ces années-là
00:32:37qui ont été relevés
00:32:38sur le territoire américain,
00:32:39essentiellement
00:32:39sur la moitié ouest du pays.
00:32:41avec un taux de mortalité
00:32:43quand même
00:32:43entre 35 et 50 %,
00:32:45ce qui est extrêmement virulent,
00:32:47mais on l'a déjà expliqué.
00:32:49Les autorités sanitaires
00:32:51aux États-Unis
00:32:52sont plutôt
00:32:52sur une position
00:32:53assez soft
00:32:54en disant que certes,
00:32:55il est très virulent,
00:32:56mais qu'il n'est pas,
00:32:58enfin,
00:32:58il se transmet
00:32:59assez difficilement,
00:33:00que la contagion
00:33:01est relativement faible.
00:33:02Donc,
00:33:02il n'y a pas beaucoup
00:33:04d'inquiétude,
00:33:05en tout cas du côté
00:33:06des autorités.
00:33:08Et pourtant,
00:33:09dans l'opinion,
00:33:10cet antavirus,
00:33:11on en a entendu parler
00:33:12il y a un an,
00:33:12par exemple,
00:33:13au moment où on a découvert
00:33:15l'acteur,
00:33:16Jen Ackman,
00:33:17et sa femme,
00:33:18lui,
00:33:18âgé de 95 ans,
00:33:20sa femme de 65 ans,
00:33:21retrouvés morts
00:33:22chez eux,
00:33:23dans leur maison
00:33:23à Santa Fe.
00:33:24Pas de traces d'effraction,
00:33:26pas de traces de vol,
00:33:27pas de traces de violence.
00:33:29Donc,
00:33:29les enquêteurs,
00:33:30pendant un moment,
00:33:30se sont demandés
00:33:31mais de quoi est-ce
00:33:31qu'ils étaient morts.
00:33:32Et la réalité,
00:33:33c'est qu'ils sont bien morts
00:33:34de l'antavirus.
00:33:36L'épouse de Jen Ackman
00:33:38a fait,
00:33:38dans ses dernières heures,
00:33:39des recherches
00:33:40sur Internet
00:33:41qui ont aiguillé
00:33:42les enquêteurs
00:33:43sur
00:33:44que se passe-t-il
00:33:45quand j'ai énormément
00:33:46de fièvre,
00:33:46est-ce que ça ressemble
00:33:47à des symptômes
00:33:49du Covid.
00:33:50La réalité,
00:33:51c'est que ces mêmes enquêteurs
00:33:52ont découvert
00:33:53des rongeurs
00:33:53qui avaient fini
00:33:54par infester la maison.
00:33:56Brigitte Autran,
00:33:57la gestion américaine,
00:33:58c'est un point
00:33:58qui vous inquiète ?
00:34:00Alors,
00:34:00moi,
00:34:01j'ai parfaitement confiance
00:34:01dans les médecins américains.
00:34:03Nos collègues américains
00:34:04sont excellents,
00:34:06ils sont des équipements
00:34:07formidables,
00:34:08donc je pense
00:34:08que la gestion
00:34:09par les professionnels
00:34:10de santé
00:34:11va être très bonne.
00:34:12Ce qui est inquiétant,
00:34:13effectivement,
00:34:14c'est la gestion politique
00:34:15de la situation
00:34:17et,
00:34:18comme ça a été dit,
00:34:19une gestion politique
00:34:20qui est dans le déni.
00:34:22Je vais me permettre
00:34:23de rappeler
00:34:24que pendant l'épidémie
00:34:25de Covid,
00:34:26il y a eu plus de morts
00:34:27chez les électeurs
00:34:28de M. Trump
00:34:29que chez les électeurs
00:34:30de M. Biden.
00:34:31donc je crois
00:34:32que c'est un point important
00:34:33et malheureusement,
00:34:34les Américains
00:34:34ne se souviennent
00:34:37peut-être pas
00:34:38très bien
00:34:38de ce point-là.
00:34:40Donc,
00:34:40une grande confiance
00:34:41dans les professionnels
00:34:42de santé américains.
00:34:43Ils sont excellents,
00:34:44on travaille avec eux,
00:34:45on a travaillé avec eux
00:34:45tout le temps.
00:34:46Vraiment,
00:34:47il faut leur faire confiance
00:34:48et je pense que c'est eux
00:34:49qui vont gérer la...
00:34:50Il y a une Coupe du Monde
00:34:51de football
00:34:52qui commence
00:34:53le 11 juin
00:34:54en Amérique.
00:34:55Là aussi,
00:34:56ça peut être
00:34:57un cluster ?
00:34:59Oui,
00:35:00il n'y a pas
00:35:02de confinement,
00:35:03enfin d'isolement
00:35:04des sujets contacts
00:35:06à condition
00:35:07que ces sujets contacts
00:35:08portent le virus,
00:35:09ce qui n'est pas
00:35:10du tout évident.
00:35:12Il y a une épidémie
00:35:13qui va beaucoup plus vite
00:35:14sur les réseaux sociaux,
00:35:15c'est l'épidémie
00:35:16de complotisme.
00:35:17Ah oui, bien sûr.
00:35:18Ils se sont bien réveillés
00:35:19depuis dimanche.
00:35:20Depuis le début.
00:35:21Oui.
00:35:22Et là,
00:35:23on a vraiment
00:35:23un énorme travail à faire.
00:35:25C'est au moins,
00:35:26je pense aussi,
00:35:26la qualité de la conférence
00:35:28de presse
00:35:28de cet après-midi.
00:35:29C'est d'essayer
00:35:30de mettre en avant
00:35:32effectivement
00:35:32une parole scientifique
00:35:33hyper transparente,
00:35:35nuancée,
00:35:35où on avait effectivement
00:35:36des experts
00:35:37qui disaient
00:35:38on sait ça,
00:35:39on ne sait pas ça,
00:35:40on avance pas à pas,
00:35:41on est en train
00:35:42de progresser
00:35:42dans l'exploration
00:35:43de ce virus,
00:35:44y compris en enquêtant
00:35:45auprès des passagers
00:35:46sur le bateau,
00:35:47savoir ce qui s'est passé,
00:35:49qui était en contact
00:35:49avec qui,
00:35:50comment les choses
00:35:51ont circulé,
00:35:52en train de faire des...
00:35:53Grâce aux prélèvements
00:35:53qui vont être faits
00:35:54sur ces patients,
00:35:55et ils ont bien dit aussi
00:35:55que c'était une recherche
00:35:56qui se faisait en ce moment
00:35:57au lit du patient,
00:35:58qui vont permettre
00:35:59de savoir s'il y en a
00:36:00qui ont été au contact
00:36:01du virus sans jamais
00:36:02avoir de symptômes,
00:36:03qui auraient du coup
00:36:03des anticorps,
00:36:04on va permettre vraiment
00:36:05de mieux connaître
00:36:06les choses,
00:36:07et jusque-là,
00:36:08tant qu'on ne le sait pas,
00:36:09il faut rester prudent.
00:36:10Et on espère qu'effectivement
00:36:11des paroles comme ça,
00:36:12pédagogiques,
00:36:13ouvertes,
00:36:14transparentes,
00:36:15vont peut-être aider
00:36:15à lutter
00:36:16contre le complotisme.
00:36:18Yannick Noder,
00:36:19je vous suis très engagé
00:36:20dans la lutte
00:36:20contre la désinformation
00:36:21en santé,
00:36:22je crois d'ailleurs
00:36:22que vous aviez
00:36:23un projet de création
00:36:23d'un observatoire
00:36:24de l'information en santé.
00:36:25Alors j'avais confié
00:36:26une mission pour justement
00:36:27l'enseignement
00:36:28de la crise Covid,
00:36:29cette désinformation,
00:36:31donc j'ai confié
00:36:32une mission
00:36:33au professeur Molinard,
00:36:34Casoglia et Maisonneuve
00:36:36qui ont remis un rapport,
00:36:37et effectivement
00:36:38il y a la préconisation
00:36:39d'avoir un observatoire
00:36:41pour mesurer
00:36:42ce niveau de désinformation
00:36:44et pour pouvoir aussi
00:36:45avoir une cellule riposte
00:36:46et pour pouvoir lutter
00:36:47efficacement.
00:36:488 des 10 contenus
00:36:49les plus partagés
00:36:49sur Facebook
00:36:50depuis dimanche
00:36:51sont issus
00:36:51de la mouvance complotiste
00:36:53avec un rapprochement
00:36:53quasi systématique
00:36:55avec le Covid.
00:36:56Et quand bien même
00:36:57on peut rajouter
00:36:58que même 25%
00:36:59parfois des utilisateurs
00:37:02transmettent
00:37:03des fausses informations
00:37:04sans s'en rendre compte.
00:37:06Donc je crois
00:37:06qu'on a une culture
00:37:07de l'information,
00:37:08je l'évoquais encore
00:37:09ce matin
00:37:09avec le président
00:37:11de l'Inserm,
00:37:12de rappeler aussi
00:37:12de vérifier les sources
00:37:14et de vérifier aussi
00:37:15ce qu'on dit
00:37:15et de faire
00:37:17la rareté de la parole
00:37:18mais qu'on ait
00:37:18une cellule riposte
00:37:19avec l'ensemble
00:37:20de nos organismes
00:37:21de recherche
00:37:21avec une labellisation
00:37:23de l'information
00:37:23me paraît importante.
00:37:25Merci à tous les trois
00:37:26pour vos nuances.
00:37:27Merci d'avoir été là
00:37:28ce soir
00:37:29pour en parler
00:37:29sur le plateau
00:37:30de chaque voix compte
00:37:31à suivre
00:37:32la question qui fâche.
00:37:33Tout autre sujet,
00:37:34ce soir on va parler
00:37:35des tests ADN récréatifs.
00:37:37Faut-il les autoriser,
00:37:38les légaliser
00:37:39comme le demande
00:37:39Nathalia Pouziref.
00:37:40Elle sera notamment
00:37:41avec nous dans un instant
00:37:42pour en parler.
00:37:43Mais avant cela,
00:37:43c'est le chiffre du jour
00:37:44avec Fanny Guinochet.
00:37:51Fanny, on ne recule
00:37:52devant rien pour vous.
00:37:53Vous montez les marches
00:37:54ce soir.
00:37:55C'est la cérémonie
00:37:56d'ouverture du Festival de Cannes
00:37:58et c'est l'occasion
00:37:58de parler de l'industrie
00:38:00du cinéma.
00:38:00Oui, c'est en ce moment même
00:38:02et le chiffre du jour
00:38:03c'est 62 millions.
00:38:05C'est le nombre d'entrées
00:38:06au cinéma
00:38:06depuis le début de l'année.
00:38:07C'est quatre premiers mois
00:38:09de l'année 2026
00:38:10selon les dernières données
00:38:12du ministère de la Culture.
00:38:14Et c'est plutôt
00:38:15une belle performance
00:38:16puisque par exemple
00:38:17sur le simple mois d'avril
00:38:18la hausse est de 35%.
00:38:20Alors c'est dû
00:38:21à une météo
00:38:22pas terrible,
00:38:23Mossad,
00:38:24à de jolis films aussi
00:38:25qui attirent
00:38:26les spectateurs
00:38:27dans les salles.
00:38:28On peut citer
00:38:28juste une illusion.
00:38:29On peut aussi citer
00:38:31des rayons et des ombres
00:38:32ou encore des locomotives
00:38:34américaines
00:38:34comme Super Mario Galaxy
00:38:36ou le biopic
00:38:39sur Michael Jackson.
00:38:41Alors on espère
00:38:42que cette dynamique
00:38:43va se poursuivre
00:38:44cette année
00:38:45parce qu'en 2025
00:38:46on était à 156 millions
00:38:48de spectateurs en salles.
00:38:51Donc c'est un bilan
00:38:52en demi-teinte.
00:38:53Encore avant
00:38:54182 millions,
00:38:56encore encore avant
00:38:56200 millions.
00:38:57Vous voyez,
00:38:58on compte un peu plus
00:38:59de 2000 cinémas
00:39:01en salles de cinéma
00:39:02en France
00:39:03mais c'est difficile
00:39:04puisque la fréquentation
00:39:06quand même baisse.
00:39:07C'est une histoire
00:39:08de prix ?
00:39:09Alors pas que.
00:39:10Même si ça compte
00:39:11en période de pouvoir
00:39:11d'achat contraint,
00:39:13il faut savoir
00:39:13qu'en moyenne
00:39:15le prix d'une entrée
00:39:16d'un billet
00:39:17dans une salle de cinéma
00:39:19c'est 7,40 euros.
00:39:20Ce sont les chiffres
00:39:20du ministère.
00:39:21Alors vous me direz
00:39:22oui mais à Paris
00:39:22on paye plus cher
00:39:23dans les grandes salles
00:39:24mais dans les petites salles
00:39:26c'est une moyenne.
00:39:27Il y a les abonnements aussi.
00:39:28Et puis il faut dire aussi
00:39:29que les usages
00:39:30ils changent.
00:39:30Ça fait déjà
00:39:31quelques temps
00:39:31que le cinéma
00:39:32est en pleine mutation
00:39:33notamment avec l'arrivée
00:39:34des plateformes
00:39:35qui chamboulent
00:39:36cette industrie.
00:39:38Avant on allait voir
00:39:38un film en salle
00:39:39et puis on le voyait
00:39:40ensuite à la télé.
00:39:41Aujourd'hui en fait
00:39:42on le regarde à la demande.
00:39:43Les réseaux sociaux aussi
00:39:44TikTok,
00:39:45les algorithmes
00:39:47viennent bousculer
00:39:48le cinéma
00:39:49puisque ça a un impact
00:39:51sur l'attention
00:39:52que l'on est capable
00:39:53d'accorder
00:39:53à un long format
00:39:55cinématographique
00:39:56et d'ailleurs
00:39:56on le voit
00:39:57dans les chiffres
00:39:58les jeunes
00:39:59délaissent les salles
00:40:00en 2013
00:40:00c'est pas si vieux
00:40:01les 15-24 ans
00:40:02allaient 6 fois par an
00:40:04au cinéma
00:40:04aujourd'hui
00:40:05ça n'est plus que 4 fois par an
00:40:06ça représente quand même
00:40:0720 millions d'entrées
00:40:08en moins dans les salles.
00:40:10Et pourtant
00:40:10le cinéma reste
00:40:11une industrie importante.
00:40:13Deux premiers plans
00:40:14le cinéma
00:40:15la production audiovisuelle
00:40:16les jeux vidéo
00:40:17c'est 0,7%
00:40:19de notre PIB
00:40:20notre produit intérieur brut
00:40:21c'est plus de 40 milliards d'euros
00:40:23de chiffre d'affaires
00:40:25270 000 emplois
00:40:26et puis ça fait vivre
00:40:27nos territoires
00:40:28parce qu'il y a beaucoup
00:40:29de tournages
00:40:30un peu partout en France
00:40:31par exemple au Pays Basque
00:40:32une trentaine de tournages par an
00:40:34on pourrait prendre aussi
00:40:35je ne sais pas
00:40:36Renal Pauvergne
00:40:37qui est très accueillante
00:40:38de ce point de vue là
00:40:39ou encore en Ile-de-France
00:40:40où il y a
00:40:41des productions
00:40:43de tournages
00:40:44par exemple
00:40:45le site du groupe TSF
00:40:47qui s'est mis en place
00:40:49du côté de la Seine-et-Marne
00:40:51c'est sur une ancienne base
00:40:52de l'OTAN
00:40:53et c'est un mini Paris
00:40:54en fait
00:40:54qui a été reconstitué
00:40:56c'est très bien fait
00:40:56on voit les images
00:40:56un peu neutre
00:40:57pour pallier un peu
00:40:59en fait l'idée
00:41:00c'est de faire venir
00:41:02les tournages ici
00:41:03plutôt que dans Paris
00:41:04parce que dans Paris
00:41:05il y a des problèmes
00:41:05d'ouverture de la circulation
00:41:06d'autorisation
00:41:07c'est très cher
00:41:08et c'est là par exemple
00:41:09que les rayons et les ombres
00:41:10ont été tournés
00:41:12mais aussi les lupins
00:41:13avec Omar Sy
00:41:14et ce site
00:41:15il est constamment demandé
00:41:18et puis il faut aussi
00:41:19parler de l'arrivée
00:41:20de l'intelligence artificielle
00:41:21qui bouscule aussi
00:41:22cette industrie
00:41:23alors ça révolutionne
00:41:24même ça bouscule vraiment
00:41:25parce que ça remplace
00:41:26des métiers
00:41:27de montage
00:41:28de doublure
00:41:29de traduction
00:41:30souvenez-vous
00:41:302023
00:41:31il y avait eu
00:41:32une grève historique
00:41:33des scénaristes
00:41:34et des acteurs américains
00:41:35qui avaient quand même
00:41:37paralysé Hollywood
00:41:38ce qui n'est quand même
00:41:39pas si souvent
00:41:40que ça arrive
00:41:41les créateurs exigeaient
00:41:43des garanties
00:41:44contre l'usage massif
00:41:45de l'IA
00:41:46ils en ont obtenu
00:41:47des garanties
00:41:48mais on voit bien
00:41:48que la progression est telle
00:41:50que c'est une véritable
00:41:51révolution
00:41:52qui est en marche
00:41:53merci Fanny
00:41:54on passe à la question
00:41:55qui fâche
00:42:03connaître ses origines
00:42:05en quelques clics
00:42:06retrouver un cousin perdu
00:42:08découvrir des aïeuses
00:42:09insoupçonnées
00:42:10voir apprendre
00:42:11un secret de famille
00:42:12bouleversant
00:42:13les tests ADN généalogiques
00:42:15séduisent partout
00:42:15dans le monde
00:42:16en France
00:42:172 millions de français
00:42:18y auraient déjà eu recours
00:42:19et pourtant
00:42:20c'est interdit
00:42:21bonsoir Natalia Pouziref
00:42:23merci d'être là
00:42:24vous êtes députée
00:42:25Renaissance des Yvelines
00:42:26et vous portez
00:42:26une proposition de loi
00:42:27visant à légaliser
00:42:28ces tests ADN récréatifs
00:42:30à vos côtés
00:42:31Sandra Regol
00:42:31bonsoir
00:42:33députée écologiste
00:42:34du Barin
00:42:34merci d'être là
00:42:35aux côtés de Valérie Despattes
00:42:37bonsoir
00:42:37vous êtes maître
00:42:38de conférence en droit privé
00:42:39à la faculté de droit
00:42:40de l'université
00:42:40Sorbonne Paris Nord
00:42:41merci aussi d'être là
00:42:43vous allez être un peu
00:42:43mon arbitre ce soir
00:42:45c'est Clément Perrault
00:42:46qui vous pose d'abord
00:42:47la question qui fâche
00:42:53les tests ADN
00:42:54pour le grand public
00:42:55se trouvent facilement
00:42:56sur internet
00:42:57les entreprises
00:42:58qui les proposent
00:42:59sont pour la plupart
00:43:00américaine ou australienne
00:43:01pour 100 euros environ
00:43:03elle vous envoie à domicile
00:43:04un kit de prélèvement ADN
00:43:06une fois les couvillons
00:43:08passés dans la joue
00:43:09et le test renvoyé
00:43:10les résultats tombent
00:43:11au bout de 4 à 6 semaines
00:43:12ils concernent d'abord
00:43:14la généalogie
00:43:15vous découvrez des personnes
00:43:16qui présentent
00:43:17un patrimoine génétique commun
00:43:19elles peuvent être
00:43:20des parents proches
00:43:21comme des cousins
00:43:22très très éloignés
00:43:23ensuite vous pouvez accéder
00:43:24à une carte
00:43:25de vos origines géographiques
00:43:27ces données sont
00:43:28un peu moins fiables
00:43:29mais peuvent vous donner
00:43:30une région du globe
00:43:31dont sont probablement
00:43:32originaires vos ancêtres
00:43:33cette petite enquête
00:43:35près de 2 millions de français
00:43:37l'ont déjà réalisé
00:43:38souvent par simple curiosité
00:43:40on parle alors
00:43:41de tests ADN
00:43:42récréatifs
00:43:43mais ces recherches
00:43:45peuvent aussi prendre
00:43:45une dimension
00:43:46bien plus sérieuse
00:43:47voire même existentielle
00:43:49par exemple
00:43:50pour ceux nés
00:43:51d'un don de sperme
00:43:52ou d'ovocytes
00:43:52elles peuvent permettre
00:43:54de remonter jusqu'aux géniteurs
00:43:55c'est ce qui s'est produit
00:43:56pour Audrey Kermalvesen
00:43:59avocate
00:43:59qui a monté
00:44:00l'association Origine
00:44:01à partir d'un pour cent
00:44:02d'ADN
00:44:04on peut retrouver
00:44:05moi j'ai eu un match
00:44:05avec une américaine
00:44:08avec seulement
00:44:08un pour cent
00:44:09d'ADN
00:44:10il se trouve
00:44:11qu'elle a fait
00:44:11beaucoup de généalogie
00:44:13et donc
00:44:14elle avait une branche française
00:44:15elle m'a mise assez vite
00:44:16en lien avec cette branche française
00:44:17et cette branche française
00:44:18a fait des recherches
00:44:20et a fini par identifier
00:44:21qu'il y avait effectivement
00:44:22eu un donneur
00:44:23dans la famille
00:44:23et ça a permis de resserrer
00:44:25les liens
00:44:26puisque mon donneur
00:44:26a effectivement décédé
00:44:28mais sa famille
00:44:29était très contente
00:44:30de découvrir mon existence
00:44:31celle de mes demi-frères
00:44:33et soeurs biologiques
00:44:33que j'ai retrouvés aussi
00:44:34grâce à un test ADN
00:44:35La France
00:44:36est le seul pays d'Europe
00:44:37avec la Pologne
00:44:38où ces tests sont illégaux
00:44:40une proposition de loi
00:44:42est en étude
00:44:42à l'Assemblée
00:44:43pour régulariser cette pratique
00:44:45tout en l'encadrant
00:44:46paradoxalement
00:44:47l'illégalité
00:44:48fait que les données
00:44:49des utilisateurs français
00:44:50ne sont pas bien protégées
00:44:52certaines voies
00:44:53à gauche en particulier
00:44:54s'opposent à cette régularisation
00:44:56en dénonçant
00:44:57une possible marchandisation
00:44:59des données
00:44:59par des groupes étrangers
00:45:00la protection
00:45:01de l'anonymat
00:45:02des donneurs
00:45:02est aussi évoquée
00:45:03notre question qui fâche
00:45:05faut-il légaliser
00:45:06les tests ADN ?
00:45:08Nathalia Pouziref
00:45:10votre idée c'est quoi ?
00:45:11puisque les français
00:45:11le font déjà
00:45:12autant légaliser
00:45:13pour contrôler ?
00:45:15pour contrôler
00:45:16tout à fait
00:45:16puisqu'on sait que ce sont
00:45:17des données
00:45:18quand même précieuses
00:45:19et donc
00:45:20toute entreprise
00:45:22qui vend des services
00:45:23en Europe
00:45:24et donc
00:45:24ce serait le cas en France
00:45:26serait soumise
00:45:27au RGPD
00:45:28et à la CNIL
00:45:30à un contrôle
00:45:31de la CNIL
00:45:32donc quelque part
00:45:34les données
00:45:34seraient mieux protégées
00:45:36mais c'est surtout
00:45:37parce qu'en fait
00:45:38la France est le seul pays
00:45:39en Europe
00:45:40qui interdit
00:45:42ces tests
00:45:43avec la Pologne
00:45:44et alors nous
00:45:44on a vérifié
00:45:45en fait la Pologne
00:45:46ne légalise pas
00:45:48mais n'interdit pas non plus
00:45:49donc vous voyez
00:45:49c'est vraiment la France
00:45:50qui serait le seul pays
00:45:52et donc
00:45:53moi je me pose la question
00:45:54puisque
00:45:56je considère
00:45:57qu'accéder à ses origines
00:45:59est un droit
00:46:00un droit même fondamental
00:46:02essentiel
00:46:02et de quel droit
00:46:05l'État français
00:46:06peut-il
00:46:07justement
00:46:08nier
00:46:08ou dénier
00:46:10ce droit
00:46:10d'accéder
00:46:11à ses origines
00:46:13personnelles
00:46:13je réfute aussi
00:46:14le terme
00:46:16de test récréatif
00:46:17parce que
00:46:18pour les personnes
00:46:19qui sont nées sous X
00:46:20comme ça a été dit
00:46:21ou d'enfants
00:46:22issus d'un nom de gamètes
00:46:23parfois on ne cherche pas
00:46:24forcément à rencontrer
00:46:26le géniteur
00:46:26mais on cherche
00:46:27à savoir d'où l'on vient
00:46:28c'est très important
00:46:29c'est important
00:46:30aussi
00:46:31pour
00:46:32des petits enfants
00:46:34qui recherchent
00:46:35un grand-père
00:46:36en Alsace
00:46:37quand les familles
00:46:38ont été bouleversées
00:46:38par la guerre
00:46:39ou bien
00:46:39du côté de la Normandie
00:46:41où de nombreux soldats
00:46:42américains
00:46:42étaient là
00:46:43donc c'est remonté
00:46:45le fil de son histoire
00:46:46personnelle
00:46:46Valérie Despad
00:46:47un point juridique
00:46:48d'abord
00:46:49pourquoi est-ce que
00:46:49c'est interdit
00:46:50en France ?
00:46:51Alors c'est interdit
00:46:52pour plusieurs raisons
00:46:53et notamment
00:46:54des raisons de protection
00:46:54des raisons de protection
00:46:56des données
00:46:56puisqu'actuellement
00:46:57les tests se font
00:46:59via des entreprises
00:47:00étrangères
00:47:01américaines essentiellement
00:47:03les personnes
00:47:04qui s'y soumettent
00:47:05signent
00:47:06sans bien les lire
00:47:07des autorisations
00:47:07très larges
00:47:08et les banques
00:47:09de données
00:47:10dès lors qu'elles sont
00:47:10importantes
00:47:11constituent un enjeu
00:47:12un enjeu industriel
00:47:13financier
00:47:14donc ça
00:47:14on veut le protéger
00:47:15toute l'interdiction
00:47:17ensuite
00:47:17il y a la crainte
00:47:19des discriminations
00:47:20également
00:47:20par les assurances
00:47:23par les employeurs
00:47:24donc ça
00:47:25on fait très attention
00:47:26aussi
00:47:26et puis
00:47:28pardon
00:47:28on dit tout ça
00:47:29et en même temps
00:47:302 millions de français
00:47:31ont déjà eu recours
00:47:32parce que
00:47:32bien sûr
00:47:33qu'est-ce qu'on risque ?
00:47:35Comment ?
00:47:35Qu'est-ce qu'on risque ?
00:47:36Ah
00:47:37juridiquement
00:47:38on risque une amende
00:47:39de 3750 euros
00:47:41donc si je multiplie
00:47:42par 2 millions
00:47:43ça fait une petite somme ?
00:47:44si ce n'est que le texte
00:47:45n'est absolument pas appliqué
00:47:46c'est pour ça
00:47:47moi en tant que juriste
00:47:48un texte qui n'est pas appliqué
00:47:50je pense que c'est pas bien
00:47:51maintenir des textes
00:47:51non appliqués
00:47:53ça altère la cohérence
00:47:54du droit
00:47:55maintenant
00:47:55il y a quand même
00:47:56des enjeux importants
00:47:57parce que vous parliez
00:47:58et je le comprends
00:47:59vraiment
00:48:00puisque je suis allée
00:48:01dans ce sens-là
00:48:02à l'époque
00:48:03les personnes
00:48:04conçues par don de gamètes
00:48:05je suis vraiment
00:48:06plus que d'accord
00:48:07avec l'accès aux origines
00:48:08si ce n'est
00:48:09que les donneurs
00:48:10qui ont donné
00:48:11avant 2021
00:48:12on leur a garanti
00:48:14l'anonymat
00:48:14est-ce qu'on peut
00:48:15comme ça changer
00:48:16la règle du jeu
00:48:18en cours de jeu
00:48:19et l'accouchement sous X
00:48:21qui est forcément dramatique
00:48:23c'est toujours un drame
00:48:24pour la femme qui accouche
00:48:25pour l'enfant aussi
00:48:26mais si on lui retire
00:48:28cette garantie
00:48:29d'anonymat
00:48:30mais en quoi
00:48:32est-ce que
00:48:32avoir recours
00:48:33à ce test ADN
00:48:34permettrait de remonter
00:48:35à la femme
00:48:36qui a accouché sous X
00:48:37encore faudrait-il
00:48:39qu'elle-même
00:48:39fait un test ADN ?
00:48:41non
00:48:42par la parenté
00:48:43d'accord
00:48:44on y arrive par là
00:48:44c'est ce que disait Audrey
00:48:46avec 1%
00:48:47donc une moitié de cousine
00:48:48je pense que suffit
00:48:49Sandra Regol
00:48:50pourquoi
00:48:50et mettez-vous des réserves
00:48:51à cette légalisation
00:48:52de ces tests ADN ?
00:48:54alors d'une part
00:48:55pour rebondir
00:48:56sur votre dernière question
00:48:57vous avez introduit
00:48:58en disant
00:48:59en un clic
00:48:59qu'on peut retrouver
00:49:00ses origines
00:49:01pas tout à fait vrai
00:49:02il faut avoir un peu de chance
00:49:03que des membres
00:49:05de la famille éloignée
00:49:07aient fait ses tests
00:49:08ou proches
00:49:09quand ce sont des membres
00:49:10de la famille éloignée
00:49:11il faut avoir une chance
00:49:12extrême de tomber
00:49:13sur quelqu'un
00:49:13qui est fan de généalogie
00:49:14sur les 2 millions de français
00:49:16qui ont fait ce test
00:49:16beaucoup ont reçu
00:49:18des réponses
00:49:18pas satisfaisantes
00:49:19ou pas fiables
00:49:20pas satisfaisantes
00:49:21peut-être
00:49:22pas fiables souvent
00:49:24et notamment
00:49:24sur les origines
00:49:26dites ethniques
00:49:26où là c'est très
00:49:28très très sujet
00:49:29à caution
00:49:29ne serait-ce que
00:49:30parce que l'être humain
00:49:31a la faculté
00:49:32et l'envie
00:49:33de bouger
00:49:34depuis à peu près
00:49:34l'aube des temps
00:49:36c'est quand même
00:49:37très compliqué
00:49:38donc première chose
00:49:40vous disiez aussi
00:49:41que c'est interdit
00:49:43mais effectivement
00:49:44comme vous le rappeliez
00:49:45ce n'est pas pratiquer
00:49:46cette interdiction
00:49:47c'est-à-dire qu'on a
00:49:48très peu de condamnations
00:49:49je crois qu'il n'y en a
00:49:49aucune
00:49:50voilà une
00:49:51c'est l'exception
00:49:52qui confirme la règle
00:49:53et enfin moi
00:49:54je me pose la question
00:49:56moi je suis législatrice
00:49:58donc en fait
00:49:59j'ai à la fois
00:50:00l'émotion
00:50:00d'avoir rencontré
00:50:02des gens
00:50:03soit qui ont dû
00:50:05abandonner un enfant
00:50:06sous X
00:50:06soit qui sont nés
00:50:07sous X
00:50:08et qui aimeraient
00:50:09connaître leurs origines
00:50:10et cette émotion-là
00:50:12elle est intense
00:50:12elle est réelle
00:50:13et on doit leur apporter
00:50:14des réponses
00:50:15mais je suis aussi législatrice
00:50:17et je dois penser
00:50:17aux conséquences
00:50:18des lois qu'on vote
00:50:20pour l'ensemble
00:50:20de la population
00:50:21et les conséquences
00:50:23sur des données
00:50:24hautement sensibles
00:50:25celles qui nous définissent
00:50:27uniquement
00:50:28dans l'univers
00:50:29en fait
00:50:30de notre ADN
00:50:31en fait
00:50:32les laisser au marché
00:50:33en se disant
00:50:35que les entreprises
00:50:36qui vont faire
00:50:36beaucoup d'argent
00:50:37en dessous
00:50:37vont interdire
00:50:38non
00:50:38mais comment est-ce
00:50:39que vous pouvez
00:50:39encadrer ça
00:50:40regardez vos smartphones
00:50:42en fait
00:50:43ce sont des outils
00:50:44à aspirer
00:50:44vos données personnelles
00:50:45en continu
00:50:46c'est encadré
00:50:47il y a des lois
00:50:47autour de ça
00:50:48et pourtant
00:50:49on aspire
00:50:49vos données personnelles
00:50:51en continu
00:50:51sans que personne
00:50:53ne comprend
00:50:54c'est pas juste
00:50:55pour avoir bonne conscience
00:50:57qu'on maintient
00:50:59l'interdiction
00:50:59parce qu'elle n'est pas
00:50:59appliquée
00:51:00alors moi vous savez
00:51:00je ne suis pas
00:51:01ni du côté
00:51:02du gouvernement
00:51:03ni dans la coalition
00:51:05qui gouverne
00:51:06donc c'est pas moi
00:51:06qui décide
00:51:07que ce ne soit pas
00:51:07appliqué
00:51:08ni hier
00:51:09ni aujourd'hui
00:51:09pour comprendre
00:51:10votre position
00:51:11Sandra Rogol
00:51:11vous ne souhaitez
00:51:12pas la légalisation
00:51:14alors je souhaite
00:51:15vous souhaitez
00:51:15qu'on reste en l'état
00:51:16alors moi ma position
00:51:18elle est connue
00:51:18par les amendements
00:51:19que j'ai déposés
00:51:19notamment sur ce texte
00:51:20c'est à dire
00:51:21que je souhaiterais
00:51:22qu'à minima
00:51:23l'état soit garant
00:51:24de la sécurité
00:51:25de l'anonymat
00:51:26de ces données
00:51:26qu'on ait
00:51:27une véritable discussion
00:51:28dans le cadre
00:51:29d'une loi bioéthique
00:51:31revisitée dessus
00:51:32parce qu'il y a
00:51:33à la fois
00:51:33une demande
00:51:34et un risque
00:51:35il est juridique
00:51:36mais il est plus global
00:51:37que ça
00:51:37aujourd'hui
00:51:38des données personnelles
00:51:40sont déjà
00:51:41des outils
00:51:42de spéculation
00:51:44imaginez nos ADN
00:51:45ils sont déjà
00:51:46des outils
00:51:47de spéculation
00:51:48donc on a besoin
00:51:49de s'assurer
00:51:49que tout ça
00:51:50soit bien protégé
00:51:51et après
00:51:52oui
00:51:52on pourra
00:51:53donner suite
00:51:54j'insiste juste
00:51:55sur un dernier point
00:51:56les associations
00:51:57d'enfants
00:51:59nés sous X
00:51:59de gens qui recherchent
00:52:00leurs origines
00:52:01ne proposent pas
00:52:01comme seule demande
00:52:04la libéralisation
00:52:05de l'ADN
00:52:06de tout le monde
00:52:07je pense qu'elles sont
00:52:08toutes en faveur
00:52:09de la légalisation
00:52:10des tests ADN
00:52:11j'ai dit
00:52:12elles ne demandent pas
00:52:12que ça
00:52:13comme solution
00:52:13parce que
00:52:15parce que
00:52:16en fait
00:52:16ça fonctionne
00:52:17c'est fiable
00:52:18et comme on peut
00:52:19remonter à une parentèle
00:52:21via des cousins
00:52:22même très éloignés
00:52:24jusqu'au quatrième
00:52:25au quatrième degré
00:52:27si vous voulez
00:52:27ça peut aller
00:52:28assez vite
00:52:28et bien sûr
00:52:30que
00:52:31certains
00:52:31n'aboutiront
00:52:32peut-être pas
00:52:33mais quand on voit
00:52:33les statistiques
00:52:34de ceux qui ont demandé
00:52:35un accompagnement
00:52:36par la CAPAD
00:52:37ou le CNAOP
00:52:37pour retrouver
00:52:39un géniteur
00:52:40si vous voulez
00:52:41il y a un rapport
00:52:42de 1 à 500
00:52:43donc c'est fiable
00:52:45quand il s'agit
00:52:46de faire des correspondances
00:52:47de tests ADN
00:52:48et donc ça
00:52:49c'est répondre
00:52:49à une demande
00:52:51une attente
00:52:51c'est vrai
00:52:52et le législateur
00:52:53est tout à fait fondé
00:52:54non seulement
00:52:55parce que c'est une loi
00:52:56qui est inopérante
00:52:57en l'état
00:52:57cette interdiction
00:52:59est inopérante
00:52:59et deuxièmement
00:53:00parce que la société évolue
00:53:02il y a eu un comité
00:53:04consultatif citoyen
00:53:05qui est en faveur
00:53:06avec des réserves
00:53:07mais en faveur
00:53:08de la légalisation
00:53:09le CESE
00:53:10qui a aussi donné
00:53:11un avis favorable
00:53:12le CNAOP
00:53:14qui est en charge
00:53:15elle n'utilise que
00:53:16des acronymes
00:53:16et des appréviations
00:53:17ça mouline
00:53:18le Conseil national
00:53:19d'accès aux origines
00:53:20personnelles
00:53:21ainsi que le Conseil national
00:53:23de l'adoption
00:53:24qui ont donné
00:53:25un avis favorable
00:53:26le CCNE
00:53:28en a fait un sujet
00:53:29central
00:53:29des états généraux
00:53:30de la bioéthique
00:53:31donc il y a une évolution
00:53:33la légalisation
00:53:34permettrait
00:53:35que des entreprises
00:53:36françaises
00:53:37proposent
00:53:38ces tests
00:53:38ces tests ADN
00:53:40aujourd'hui
00:53:40on le disait
00:53:42ce sont des entreprises
00:53:43américaines
00:53:43donc ce sont des données
00:53:44que les 2 millions
00:53:45de français
00:53:45qui ont eu recours
00:53:46à ces tests ADN
00:53:47ont accepté
00:53:48finalement
00:53:48de laisser
00:53:49aux mains
00:53:50des américains
00:53:51
00:53:51il y aurait une façon
00:53:52de relocaliser
00:53:53ces données
00:53:54mais comment garantir
00:53:56l'usage qui sera fait
00:53:57de ces données
00:53:58est-ce que
00:53:59dans la proposition
00:54:00comment est-ce qu'ils vont croiser
00:54:00les données surtout
00:54:01comment est-ce qu'ils vont avoir
00:54:02accès à des ADN
00:54:03qui vont croiser
00:54:04il faut obligatoirement
00:54:06je vais juste finir
00:54:07ma phrase
00:54:07après je te laisse terminer
00:54:09et en fait
00:54:10il va falloir croiser
00:54:11avec d'autres bases
00:54:12de données
00:54:12qui existent
00:54:13sans législation
00:54:15et donc
00:54:16même si on protège
00:54:17en France
00:54:17on n'a aucune assurance
00:54:19que la législation
00:54:21des autres pays
00:54:21dans lesquels
00:54:22on va pêcher
00:54:23des données ADN
00:54:24permette de protéger
00:54:25mais de toute façon
00:54:26voilà
00:54:26il y a un sujet pratique
00:54:27si on veut
00:54:28qu'on puisse remonter
00:54:29à ses origines
00:54:31personnelles
00:54:32il faut faire un travail
00:54:33de généalogie
00:54:34les tests ADN
00:54:35sont souvent accompagnés
00:54:35de travail de généalogistes
00:54:37qui sont aussi
00:54:38en demande de la légalisation
00:54:39et effectivement
00:54:40on va d'abord fonctionner
00:54:42c'est la première étape
00:54:42par correspondance
00:54:43trouver des cousins
00:54:44éloignés
00:54:45ensuite c'est un travail
00:54:45de généalogie
00:54:46et ça
00:54:47pour que ces correspondances
00:54:49soient trouvées
00:54:49cela dépend de la base
00:54:51il se trouve que les bases
00:54:52elles sont universelles
00:54:54elles sont détenues
00:54:55par des sociétés étrangères
00:54:56la plupart américaines
00:54:58nous sommes bien d'accord
00:54:59mais les bases de données
00:55:00sont universelles
00:55:01prenez l'exemple
00:55:02de l'Allemagne
00:55:02où c'est tout à fait légal
00:55:05de pratiquer
00:55:06des tests
00:55:06avisés généalogiques
00:55:08des tests ADN
00:55:09et bien on a posé la question
00:55:11pourquoi le législateur allemand
00:55:13n'a pas prévu
00:55:13de localiser
00:55:14les bases de données
00:55:15ils ont dit
00:55:15parce que c'est trop tard
00:55:16c'est trop tard
00:55:18et donc en France
00:55:19moi je pense
00:55:20qu'il y a une solution
00:55:20qui est possible
00:55:21c'est par exemple
00:55:22sur les origines géographiques
00:55:23si les laboratoires français
00:55:25qui ont tout à fait
00:55:26les compétences
00:55:26de faire le séquençage
00:55:28de l'ADN
00:55:29trouvent que c'est intéressant
00:55:30pour eux de proposer
00:55:31de faire un recoupement
00:55:33parce que là
00:55:33pour les origines géographiques
00:55:35on fait un recoupement
00:55:36avec un modèle
00:55:37qui est probabiliste
00:55:38donc c'est beaucoup moins fiable
00:55:39que les correspondances
00:55:40mais néanmoins
00:55:41on peut obtenir
00:55:43si vous voulez
00:55:43une indication seulement
00:55:46sur son origine
00:55:48et ça je sais
00:55:49que nos concitoyens
00:55:51ultramarins
00:55:52ils sont très sensibles
00:55:53parce qu'ils peuvent trouver
00:55:54d'où ils viennent
00:55:55par exemple en Afrique
00:55:56ou dans d'autres parties
00:55:57du monde
00:55:58et bien
00:55:59les laboratoires français
00:56:00pourront constituer
00:56:01petit à petit
00:56:02peut-être
00:56:03une base de données
00:56:04mais ça prendra
00:56:0510 ans
00:56:05ou 20 ans
00:56:06donc ce n'est pas répondre
00:56:07à la question
00:56:08et notamment
00:56:09ça veut dire
00:56:09que la loi
00:56:10sera toujours contournée
00:56:11donc les gens passeront
00:56:12par ces bases
00:56:12les français passeront
00:56:13par ces bases universelles
00:56:14et le RGPD
00:56:17garantit
00:56:17un nombre de choses
00:56:19importantes
00:56:20un nombre de points
00:56:21importants
00:56:22sur la protection
00:56:22des données
00:56:23et notamment
00:56:24il bien sûr
00:56:25il interdit
00:56:26tout usage
00:56:27à visée de discrimination
00:56:28aucune de ces plateformes
00:56:30généalogiques
00:56:31puisqu'elles sont basées
00:56:32sur la généalogie
00:56:33avant d'avoir recouru
00:56:35au test ADN
00:56:36n'a intérêt
00:56:37à flouer
00:56:38ou à contrevenir
00:56:39au RGPD
00:56:40parce que ça détruirait
00:56:42leur business model
00:56:42Valérie Dépade
00:56:43il y a un risque juridique
00:56:44qui est réel
00:56:45ou exagéré
00:56:46vous voulez dire
00:56:47aujourd'hui
00:56:48dans le fait
00:56:49de légaliser
00:56:50et ensuite
00:56:51de créer
00:56:51des sociétés françaises
00:56:52mais qui font concurrence
00:56:53à des sociétés américaines
00:56:54sans doute moins chères
00:56:55je ne pense pas
00:56:56qu'il y ait de risque
00:56:56à ouvrir
00:56:57de risque plus grand
00:56:58que ce qui se passe
00:56:59actuellement
00:57:00simplement
00:57:00il faut réfléchir
00:57:01aux conséquences
00:57:02parce que quand une personne
00:57:03cherche
00:57:03il y a une personne
00:57:04qui est cherchée
00:57:05et cette personne
00:57:06cherchée
00:57:07si on lui a garanti
00:57:08l'anonymat
00:57:09il y a
00:57:10des années
00:57:12elle
00:57:12elle peut se défendre
00:57:14par une action
00:57:14en responsabilité
00:57:15tout simplement
00:57:16elle subit
00:57:17un dommage
00:57:17c'est certain
00:57:18Gérald Darmanin
00:57:19est favorable
00:57:19à cette légalisation
00:57:20pour une autre raison
00:57:21il affirme
00:57:22qu'elle permettrait
00:57:23de résoudre au moins
00:57:24une trentaine
00:57:24de cold case
00:57:25de meurtres
00:57:26non résolus
00:57:27mais ça
00:57:27ça signifie
00:57:28l'ouvrir à la police
00:57:29c'est pas l'ouvrir
00:57:30au grand public
00:57:31mais évidemment
00:57:32ça interpelle
00:57:33sur l'usage
00:57:33qui sera fait
00:57:34de ces données
00:57:34bien sûr
00:57:35mais il faut
00:57:37je pense que
00:57:38moi je crois
00:57:38beaucoup à l'accompagnement
00:57:39et à l'encadrement
00:57:40on n'arrêtera pas
00:57:41ce mouvement
00:57:42qui s'inscrit
00:57:43de toute façon
00:57:44dans un mouvement
00:57:44d'ouverture
00:57:45de l'accès aux origines
00:57:46parce que les esprits
00:57:47sont prêts pour ça
00:57:48on l'arrêtera pas
00:57:49en revanche
00:57:50il faut l'encadrer
00:57:51sérieusement
00:57:51et informer
00:57:53informer
00:57:53informer
00:57:54absolument
00:57:54et le but
00:57:55de cette proposition
00:57:57c'est aussi
00:57:58d'ouvrir le débat
00:57:59et d'avoir
00:57:59le mérite
00:58:00d'exister
00:58:01mais on est dans
00:58:02une forme
00:58:03d'américanisation
00:58:04du rapport
00:58:04à l'identité
00:58:05là non ?
00:58:06oui alors
00:58:07si on considérait
00:58:09que toutes les modes
00:58:09importées d'Amérique
00:58:10devaient être
00:58:12implantées en France
00:58:12après la mode
00:58:13de faire son âme
00:58:13généalogique
00:58:14c'est pas américain
00:58:15oui mais on n'aurait plus
00:58:16de sécurité sociale
00:58:17on n'aurait plus
00:58:18d'assurance chômage
00:58:20on n'aurait plus
00:58:21de système de santé
00:58:22du tout
00:58:22la France est le seul
00:58:23pays en Europe
00:58:24à l'internité
00:58:24sur quel garde-fou
00:58:25est-ce que vous ne transigerez pas
00:58:27non j'ai pas beaucoup abusé
00:58:28Sandra vous avez eu la parole
00:58:30je vais essayer
00:58:31de terminer une phrase
00:58:32je ne suis pas opposée
00:58:34par principe
00:58:35je dois penser
00:58:36les conséquences
00:58:37avec une proposition
00:58:38de loi
00:58:39qui n'a pas permis
00:58:40d'avoir le débat
00:58:41sur quel garde-fou
00:58:42est-ce que vous ne transigerez pas
00:58:43la sécurité des données
00:58:44celle de l'anonymat
00:58:46des personnes
00:58:46comme ça a été rappelé
00:58:48et celle du consentement
00:58:51au fait que ces données
00:58:52puissent être exploitées
00:58:54alors pas dans un sens
00:58:56péjoratif
00:58:56par les personnes
00:58:57qui en demandent l'accès
00:58:58ou pas
00:58:59par les structures
00:59:00qui en demandent l'accès
00:59:01ou pas
00:59:01par les entreprises
00:59:02qui en demandent l'accès
00:59:03ou pas
00:59:03on a à peine évoqué
00:59:04la question des discriminations
00:59:06aux assurances
00:59:07on est un peu dans
00:59:08Bienvenue à Gattaca
00:59:10je vais y arriver
00:59:12on est un peu dans
00:59:13Bienvenue à Gattaca
00:59:14c'est ça le risque
00:59:15que je ne laisserai pas franchir
00:59:16en revanche
00:59:17la question de l'accès
00:59:18aux origines
00:59:19on doit y répondre
00:59:20Merci à toutes les trois
00:59:21d'être venus en parler
00:59:22ce soir
00:59:22on n'a pas fini d'en parler
00:59:23je pense
00:59:24dans chaque voix compte
00:59:25restez là
00:59:25parce que tout de suite
00:59:26c'est Bourbon Express
00:59:26vous savez c'est le journal
00:59:27de l'Assemblée Nationale
00:59:28et c'est Marco Pommier
00:59:34Bonsoir Marco
00:59:35Bonsoir Adeline
00:59:36ce soir dans Bourbon Express
00:59:37d'abord cette proposition
00:59:38de loi pour que
00:59:39les victimes
00:59:40de violences sexuelles
00:59:41soient informées
00:59:42de la libération
00:59:43éventuelle
00:59:44de leur agresseur
00:59:45un texte
00:59:46inspiré par un terrible drame
00:59:48le suicide de Yanis
00:59:4917 ans
00:59:49en mars 2025
00:59:50le jeune homme
00:59:52n'avait pas été prévenu
00:59:53de la remise en liberté
00:59:54de son agresseur
00:59:55qui vivait pourtant
00:59:56à quelques kilomètres
00:59:57de chez lui
00:59:57de son domicile
00:59:58ce soir les parents
00:59:59de Yanis
01:00:00sont présents
01:00:01dans les tribunes
01:00:01de l'Assemblée
01:00:02pour suivre l'examen
01:00:03du texte porté
01:00:04par Laure Miller
01:00:06objectif donc
01:00:06permettre aux victimes
01:00:08d'être automatiquement
01:00:09informées
01:00:10de la sortie de prison
01:00:11de leur agresseur
01:00:12c'est une épreuve
01:00:13souvent pour les victimes
01:00:14de savoir que
01:00:15leur agresseur
01:00:15sort de prison
01:00:16qu'il sera entre guillemets
01:00:17dans la nature
01:00:18il faut qu'elle puisse
01:00:19être informée
01:00:19s'y préparer
01:00:20alors évidemment
01:00:21celles qui ne veulent pas
01:00:21être informées
01:00:22auront la capacité
01:00:23de le dire à tout moment
01:00:24pendant la procédure judiciaire
01:00:25mais pour celles
01:00:26qui le souhaitent
01:00:26il faut que ça puisse
01:00:27être automatique
01:00:28ensuite comme je le disais
01:00:29demander au magistrat
01:00:30s'il peut prendre
01:00:31des mesures de protection
01:00:32vous le savez
01:00:33les interdictions
01:00:34d'entrée en contact
01:00:35les interdictions
01:00:35de résidence
01:00:36pour que la victime
01:00:37puisse continuer
01:00:39à vivre sereinement
01:00:40dans la ville
01:00:40dans laquelle elle vit
01:00:42et l'examen du texte
01:00:43vient tout juste
01:00:44de débuter dans l'hémicycle
01:00:45on vous donnera
01:00:46le résultat demain soir
01:00:47c'est bien noté
01:00:48merci Marco
01:00:48autre sujet
01:00:49à l'Assemblée
01:00:50cet après-midi
01:00:51la flambée
01:00:52des prix du carburant
01:00:53liée à la guerre
01:00:54au Moyen-Orient
01:00:54la droite demande
01:00:55au gouvernement
01:00:56de rendre aux Français
01:00:57les recettes supplémentaires
01:00:59encaissées par l'Etat
01:01:00proposition formulée
01:01:01ce matin par Laurent Wauquiez
01:01:02le président du groupe
01:01:03LR à l'Assemblée
01:01:04est remise sur la table
01:01:06cet après-midi
01:01:06pendant la séance
01:01:07de questions au gouvernement
01:01:09Monsieur le ministre
01:01:10êtes-vous prêt à répondre
01:01:11à l'attente
01:01:12de cette France
01:01:12qui travaille
01:01:13par exemple
01:01:14avec une mesure simple
01:01:16immédiate
01:01:16d'allègement
01:01:17du prix à la pompe
01:01:18correspondante
01:01:19aux 10 centimes
01:01:19de TVA supplémentaires
01:01:20que l'Etat perçoit
01:01:22sur la hausse
01:01:23du litre du gazole
01:01:25très bonne idée
01:01:26entend-on
01:01:26dans l'hémicycle
01:01:27pas forcément
01:01:28c'est un groupe LR
01:01:29donc c'est normal
01:01:29qu'ils soutiennent
01:01:30mais c'est pas une bonne idée
01:01:31pour le ministre de l'économie
01:01:33parce que selon
01:01:34Laurent Lescure
01:01:35Roland Lescure
01:01:36l'Etat n'a pas gagné
01:01:37d'argent
01:01:37avec cette flambée
01:01:38des prix
01:01:38il en aurait même perdu
01:01:40par rapport
01:01:41à l'année dernière
01:01:42sur les mois
01:01:43de mars, avril
01:01:44et de début mai
01:01:45on est à moins
01:01:46105 millions d'euros
01:01:47pourquoi ?
01:01:48parce que l'effet TVA
01:01:49légèrement positif
01:01:50lié à l'effet prix
01:01:52est largement compassé
01:01:53par l'effet volume
01:01:54les Français
01:01:55adaptent
01:01:56consomment moins
01:01:57roulent moins
01:01:58de manière à adapter
01:01:58leur comportement
01:01:59à cette hausse des prix
01:02:00Vous l'avez entendu
01:02:01moins 105 millions d'euros
01:02:03pour les caisses de l'Etat
01:02:05en raison d'une baisse
01:02:06de la consommation
01:02:07et qui se poursuit
01:02:07début mai
01:02:08selon Sébastien Lecornu
01:02:09moins 30%
01:02:10sur les 10 premiers jours
01:02:12du mois
01:02:12Alors si l'Etat
01:02:13perd de l'argent
01:02:13Total Energy lui
01:02:15en gagne
01:02:15avec des profits records
01:02:17et résultat
01:02:18Patrick Poyané
01:02:18va devoir venir
01:02:19s'en expliquer
01:02:20à l'Assemblée
01:02:20Le patron de Total Energy
01:02:22accusé par la gauche
01:02:24de profiter
01:02:25de la guerre
01:02:25au Moyen-Orient
01:02:26il sera auditionné
01:02:28le 17 juin prochain
01:02:29par la commission
01:02:29des finances
01:02:30annonce faite
01:02:31sur X
01:02:32par le président
01:02:33de cette commission
01:02:34l'insoumis
01:02:35Eric Coquerel
01:02:35au programme
01:02:36notamment
01:02:37taxation des super profits
01:02:38et fiscalité
01:02:39des multinationales
01:02:40pour rappel
01:02:41Patrick Poyané
01:02:42avait prévenu
01:02:43la semaine dernière
01:02:43qu'en cas de taxes
01:02:45sur les super profits
01:02:46Total Energy
01:02:46pourrait mettre fin
01:02:48au plafonnement
01:02:48des prix
01:02:49dans ces stations
01:02:49services en France
01:02:50voilà qui promet
01:02:51une audition sous tension
01:02:52que l'on suivra
01:02:53évidemment donc
01:02:53le 17 juin
01:02:54le 17 juin
01:02:55on termine Marco
01:02:56avec cette cérémonie
01:02:57aujourd'hui à l'Assemblée nationale
01:02:58en hommage à 5 illustres députés
01:03:00engagés pour l'abolition
01:03:01de l'esclavage
01:03:02en 1848
01:03:04Oui certains noms
01:03:04devraient vous dire quelque chose
01:03:05Victor Hugo
01:03:06Alphonse de Lamartine
01:03:08Alexis de Tocqueville
01:03:09Victor Schollcher
01:03:10ou encore Louisie Mathieu
01:03:12en leur mémoire
01:03:13des plaques commémoratives
01:03:15ont été apposées
01:03:16dans la cour d'honneur
01:03:17de l'Assemblée
01:03:17à l'endroit même
01:03:18où ces députés
01:03:19siégeaient à l'époque
01:03:20car en 1848
01:03:22Adeline
01:03:22l'hémicycle actuel
01:03:23était trop petit
01:03:24pour accueillir
01:03:25l'Assemblée constituante
01:03:26les débats se tenaient donc
01:03:27dans une pièce surnommée
01:03:29la salle des cartons
01:03:30dans cette cour d'honneur
01:03:31de l'Assemblée
01:03:31une cérémonie
01:03:32présidée aujourd'hui
01:03:33par Yael Broun-Pivet
01:03:35en présence de députés
01:03:36et des descendants
01:03:37de ces grands noms
01:03:39du Parlement
01:03:39en faveur de l'abolition
01:03:40de l'esclavage
01:03:42À l'heure
01:03:43où le venin raciste
01:03:44ressurgit
01:03:45à l'heure où les haines
01:03:47se réveillent
01:03:49il faut que perdurent
01:03:51les principes
01:03:51de la déclaration universelle
01:03:52des droits de l'homme
01:03:54signée
01:03:54à quelques pas seulement d'ici
01:03:58Universalité
01:04:00Dignité
01:04:01Égalité entre tous
01:04:03quel que soit notre genre
01:04:05quelles que soient
01:04:06nos couleurs de peau
01:04:08rappeler ses principes
01:04:09les faire vivre
01:04:10tel est ce devoir
01:04:12impérieux
01:04:13qui incombe
01:04:14à chacun d'entre nous
01:04:16Et désormais
01:04:17ces plaques commémoratives
01:04:19elles feront partie
01:04:20du parcours de visite
01:04:21de l'Assemblée
01:04:21200 000 visiteurs
01:04:23viennent découvrir
01:04:23le Palais Bourbon
01:04:24chaque année
01:04:24Et ceux qui ne peuvent pas
01:04:25heureusement il y a
01:04:26Bourbon Express
01:04:26pour nous faire découvrir
01:04:27tous les recoins
01:04:28ou les journées du patrimoine
01:04:29en septembre
01:04:32Merci à toutes les trois
01:04:33Merci Fanny Guinochet
01:04:35On vous écoute demain matin
01:04:36sur France Info
01:04:377h50
01:04:39Merci Olivier
01:04:40et à demain
01:04:41Merci à vous de nous avoir suivis
01:04:43chez vous
01:04:43l'émission est diffusée
01:04:44tout à l'heure
01:04:44à 23h30
01:04:46Vous la retrouvez aussi
01:04:46évidemment sur lcp.fr
01:04:48Nous on revient demain
01:04:48à 19h30
01:04:50Passez une excellente soirée
01:04:52sur la 8
01:04:52A demain
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