- il y a 2 jours
À LA UNE / 1er mai : les coulisses d'un naufrage
À l'issue d'une réunion avec les syndicats hier lundi 13 avril, le gouvernement a renoncé à légiférer sur le travail le 1er mai. Ce jour restera, en l'état, le "seul jour férié, chômé et payé", et ce principe "doit continuer", a assuré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Vivement dénoncée par les syndicats, la proposition de loi devait permettre d'autoriser le travail de salariés dans des commerces de bouche de proximité comme les boulangeries, boucheries, fleuristes, mais aussi dans des établissements culturels. L'ex-premier ministre Gabriel Attal, porteur de la proposition, et le patron du parti Les Républicains, Bruno Retailleau ont déploré la décision de l'exécutif de ne pas faire avancer ce texte, le premier regrettant que le gouvernement n'ait "pas tenu ses engagements", le second dénonçant ses "capitulations à répétition". Grâce à la motion de rejet, le texte pouvait être adopté sans que les députés ne l'aient examiné en première lecture, à la suite d'une commission mixte paritaire (CMP) très rapidement convoquée afin de le rendre applicable dès le 1er mai prochain. Après le rejet tactique du texte vendredi dernier 10 avril, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a alors brandi la menace de la censure, envisagée "avec l'ensemble des partis de gauche". Dans ce contexte, le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire. La leader de la CGT, Sophie Binet, s'est réjouie que le ministre "ait entendu les alertes des organisations syndicales".
Le texte du 1er mai marque-t-il un revers pour le gouvernement ?
Invités :
Thomas Soulié, journaliste au Parisien
Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT
Chroniques :
"Le chiffre du jour" par Fanny Guinochet
"Quelle histoire !" par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / OQTF: la durée de rétention en question
Ce lundi 13 avril, les députés ont amorcé l'examen de la proposition de loi déposée par le député Charles Rodwell (Ensemble pour la République), visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat. L'objectif affiché par l'élu est de "contribuer à rétablir la sécurité des Français et à prévenir la réitération d'actes criminels et terroristes sur le territoire français" par des étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui ont déjà été condamnés par la justice et qui sont considérés comme particulièrement dangereux. Approuvé par la commission des lois le 11 février dernier, le texte signé par Gabriel Attal et Michel Barnier, prévoit de rétablir la possibilité de maintenir en rétention administrative pendant 210 jours des étrangers "condamnés à une peine d'interdiction du territoire pour des actes terroristes ou qui font l'objet d'une décision d'expulsion fondé
À l'issue d'une réunion avec les syndicats hier lundi 13 avril, le gouvernement a renoncé à légiférer sur le travail le 1er mai. Ce jour restera, en l'état, le "seul jour férié, chômé et payé", et ce principe "doit continuer", a assuré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Vivement dénoncée par les syndicats, la proposition de loi devait permettre d'autoriser le travail de salariés dans des commerces de bouche de proximité comme les boulangeries, boucheries, fleuristes, mais aussi dans des établissements culturels. L'ex-premier ministre Gabriel Attal, porteur de la proposition, et le patron du parti Les Républicains, Bruno Retailleau ont déploré la décision de l'exécutif de ne pas faire avancer ce texte, le premier regrettant que le gouvernement n'ait "pas tenu ses engagements", le second dénonçant ses "capitulations à répétition". Grâce à la motion de rejet, le texte pouvait être adopté sans que les députés ne l'aient examiné en première lecture, à la suite d'une commission mixte paritaire (CMP) très rapidement convoquée afin de le rendre applicable dès le 1er mai prochain. Après le rejet tactique du texte vendredi dernier 10 avril, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a alors brandi la menace de la censure, envisagée "avec l'ensemble des partis de gauche". Dans ce contexte, le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire. La leader de la CGT, Sophie Binet, s'est réjouie que le ministre "ait entendu les alertes des organisations syndicales".
Le texte du 1er mai marque-t-il un revers pour le gouvernement ?
Invités :
Thomas Soulié, journaliste au Parisien
Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT
Chroniques :
"Le chiffre du jour" par Fanny Guinochet
"Quelle histoire !" par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / OQTF: la durée de rétention en question
Ce lundi 13 avril, les députés ont amorcé l'examen de la proposition de loi déposée par le député Charles Rodwell (Ensemble pour la République), visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat. L'objectif affiché par l'élu est de "contribuer à rétablir la sécurité des Français et à prévenir la réitération d'actes criminels et terroristes sur le territoire français" par des étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui ont déjà été condamnés par la justice et qui sont considérés comme particulièrement dangereux. Approuvé par la commission des lois le 11 février dernier, le texte signé par Gabriel Attal et Michel Barnier, prévoit de rétablir la possibilité de maintenir en rétention administrative pendant 210 jours des étrangers "condamnés à une peine d'interdiction du territoire pour des actes terroristes ou qui font l'objet d'une décision d'expulsion fondé
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00:00:06Générique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat.
00:00:30En direct de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France Info.
00:00:35Bonsoir Fanny.
00:00:36Bonsoir.
00:00:36Et bonsoir Olivier Ravanello.
00:00:38Merci à tous les deux d'être là.
00:00:39C'est parti pour le sommaire de ce soir avec à la une de Chaque Voix Compte, Brun de Muguet
00:00:43et Gros Bourbier.
00:00:45La proposition de loi sur le travail le 1er mai ne rentrera pas en vigueur cette année.
00:00:51Le gouvernement a décidé hier soir de ne pas convoquer la commission mixte paritaire qui aurait dû pourtant se tenir
00:00:56aujourd'hui.
00:00:57L'annonce a ulcéré le parti présidentiel et la droite.
00:01:00Les syndicats et la gauche, eux, crient victoire.
00:01:03Pourquoi au fond le Premier ministre a-t-il reculé ?
00:01:06L'exécutif avait-il sous-estimé le pouvoir hautement inflammable d'une telle mesure ?
00:01:11Du Muguet au Bourbier.
00:01:12On en parle ce soir avec Thomas Soulier.
00:01:14Bonsoir.
00:01:15Bonsoir Aline.
00:01:15Grand reporter au service politique du Paris et aujourd'hui en France.
00:01:18Merci d'être là, aux côtés de Thomas Vacheron.
00:01:20Bonsoir.
00:01:21Bonsoir.
00:01:21Secrétaire confédéral de la CGT.
00:01:23Merci d'être ce soir avec nous.
00:01:25Et bonsoir Stéphane Zumsteg.
00:01:26Bonsoir.
00:01:27Directeur du département politique et opinion à l'institut de sondage Ipsos BVA.
00:01:31Fanny, c'est aussi votre chiffre du jour.
00:01:33Écoutez, c'est presque un million et demi de travailleurs qui auraient pu officier le 1er mai si ce texte
00:01:41s'était passé.
00:01:42Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
00:01:45Une histoire de Trump qui veut nous faire prendre des messies pour des docteurs.
00:01:50Dans la deuxième partie de chaque voix, on me place à la question qui fâche.
00:01:53Faut-il étendre la durée de rétention administrative des étrangers sous OQTF ?
00:01:58Obligation de quitter le territoire français.
00:02:00C'est l'objectif de la proposition de loi du député EPR Charles Rodwell.
00:02:04Elle est débattue depuis hier soir à l'Assemblée nationale et on en débattra tout à l'heure avec Charles
00:02:09Rodwell
00:02:09et avec Céline Hervieux, députée socialiste de Paris, qui y est opposée.
00:02:13Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions.
00:02:17Vous flashez le QR code qui est là et c'est Olivier Ravanello qui se charge de nous transmettre vos
00:02:22questions ou vos messages.
00:02:23Et puis il y aura aussi tout à l'heure Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco
00:02:27Pommier
00:02:28et notamment l'image du jour devant l'Assemblée nationale.
00:02:30Ce sont les deux portraits de Cécile Collère et Jacques Paris qui ont été décrochés, des grilles de l'Assemblée.
00:02:36Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:38Installez-vous confortablement.
00:02:39Jacques Voix Compte, c'est parti.
00:02:48C'est vrai que si le 1er mai avait un parfum, ce serait évidemment celui du Muguet.
00:02:52Mais cette année, ça sent plutôt le sapin pour ceux qui voulaient autoriser les boulangers à ouvrir le jour de
00:02:57la fête du travail.
00:02:58La mesure paraissait de bon sens.
00:03:00Elle est devenue en quelques jours un fait politique qui a embrasé les syndicats et la classe politique
00:03:06avant un rétro-pédalage magistral de Sébastien Lecornu hier soir.
00:03:12Résumé de la séquence avec Maïté Frémont.
00:03:23Dans l'hémicycle vendredi, la Marseillaise est chantée sur le pan de la gauche en signe de contestation.
00:03:29Puisque vous êtes en train de faire quelque chose de scandaleux et un 49-3 parlementaire,
00:03:33alors que tous les syndicats sont opposés à ce texte, je demande une suspension de séance.
00:03:36Devant cette manœuvre de négation de nos droits, je demande une interruption de séance.
00:03:41Ce matin-là, le groupe Renaissance utilise une tactique parlementaire,
00:03:45déposer une motion de rejet préalable sur son propre texte pour éviter toute obstruction.
00:03:50Vous préférez les manigances de couloirs et le gouvernement, têtu et entêté,
00:03:56continue de vous contempler dans votre désastre.
00:03:59Une manœuvre qui suscite la colère de la gauche, de LFI au PS.
00:04:03Le groupe communiste brandit la menace d'une motion de censure.
00:04:08Trois jours plus tard, après une mobilisation aussi syndicale dont l'ampleur a surpris le gouvernement.
00:04:13La balle est dans le camp du gouvernement.
00:04:15Celui-ci recule lundi soir.
00:04:17Le Premier ministre a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire
00:04:22pour laisser le temps au dialogue social de construire des solutions équilibrées.
00:04:27Une décision saluée à gauche où l'on crie victoire.
00:04:30Le groupe EPR chouigne, le ministre rame et nous on respire.
00:04:33Mais vécu comme un renoncement dans les rangs macronistes, où le ton se fait très direct.
00:04:39Je déplore évidemment cette décision qui pénalise l'ensemble des artisans boulangers et fleuristes.
00:04:43La présidente de l'Assemblée monte aussi au créneau pour critiquer la méthode.
00:04:49C'est la responsabilité du gouvernement qui n'a pas négocié avec les organisations syndicales
00:04:54alors qu'il avait plus d'un an pour le faire.
00:04:56A droite, on fustige un manque de courage du gouvernement face au syndicat.
00:05:01Quant au Rassemblement national, il estime que le gouvernement est devenu impuissant.
00:05:06Ce gouvernement ne peut rien faire, ne fait rien, ne sert à rien, n'a aucune autorité, a peur de
00:05:11son nom.
00:05:12Pour sortir de l'impasse, le gouvernement souhaite engager le dialogue avec certains commerces de proximité.
00:05:18On le sait tous, nous sommes français.
00:05:19On ouvre le droit du travail et le code du travail avec une main tremblante.
00:05:24Et promet de leur apporter une réponse d'ici un an.
00:05:30Thomas Vacheron, ce sont les syndicats qui décident désormais ?
00:05:33Non, c'est la population.
00:05:35Vous savez, il y a les sondages, puisqu'il y a un sondeur sur le plateau qui a indiqué une
00:05:39des questions,
00:05:40et ce n'est pas le vôtre, mais c'est pour éclairer le débat,
00:05:42qui disait que 74% de la population autour de cette capilla était favorable à l'ouverture des boulangeries le
00:05:481er mai.
00:05:48La réalité, c'est qu'il faut poser les bonnes questions,
00:05:50et les sondeurs ne contrediront pas ce que je suis en train de dire.
00:05:53La question est la suivante, qui est pour travailler ici le 1er mai ?
00:05:57Qui dans la population, elle est très majoritairement, les salariés y sont hostiles ?
00:06:00Mais plus grave que ça.
00:06:02En fait, c'est une publicité mensongère qui a été faite,
00:06:05puisque cette loi, telle qu'elle était faite, elle était au profit des grands groupes,
00:06:09et aux dépens du petit commerce indépendant de proximité,
00:06:13notamment celles et ceux qui n'avaient pas de salariés,
00:06:15et au détriment et aux dépens de salariés.
00:06:18Madame Guinochet disait 1,4 million, c'est même plus,
00:06:20mais le chiffre est discutable et discuté, il n'y a pas de problème.
00:06:22Je crois que c'est un chiffre, elle nous le dira tout à l'heure,
00:06:24mais c'est un chiffre fourni par la CGT, par ailleurs.
00:06:25Alors, c'est un chiffre du ministère à l'origine,
00:06:27puisque Madame Vautrin, on avait eu un échange assez virulent à l'époque,
00:06:30où elle avait fait du travail dissimulé,
00:06:32puisqu'elle était allée dans une boulangerie pour bien montrer
00:06:34qu'on pouvait contrecarrer le droit du travail, justement,
00:06:37et on l'avait interpellée en lui disant,
00:06:38c'est même jusqu'à plus de 2 millions de personnes qui seraient concernées,
00:06:41parce que, et je termine là-dessus,
00:06:42dans le premier projet de loi du Sénat,
00:06:46avant qu'il soit voté, il y avait même Ikea qui était dedans,
00:06:49tellement c'est important qu'Ikea puisse ouvrir le 1er mai.
00:06:52Donc, on voit bien que c'était pour les grands groupes,
00:06:54au détriment du petit commerce et des salariés.
00:06:56Thomas Soulier, qu'est-ce qui vous frappe le plus
00:06:58dans cette séquence qu'on vit depuis vendredi ?
00:07:00La motion de rejet de Gabriel Attal vendredi matin,
00:07:02ou la non-convocation de la commission mixte paritaire hier soir ?
00:07:05Les deux, parce que les deux sont liés en quelque sorte.
00:07:08Gabriel Attal est l'un des perdants de cette séquence-là.
00:07:12D'abord, après avoir repris, vous en parlez, monsieur,
00:07:15la proposition de loi du Sénat,
00:07:16qui ouvrait largement au-delà des fleuristes et des boulangers.
00:07:20Et ça posait problème, parce qu'en effet,
00:07:21Ikea ou la FNAC ou d'autres groupes auraient pu ouvrir le 1er mai.
00:07:24Il y avait des cinémas et des théâtres aussi.
00:07:26Et des cinémas et des théâtres.
00:07:27Donc, ce n'était pas seulement concentré sur les boulangers et les fleuristes.
00:07:30Et puis, cette motion de rejet, donc vendredi,
00:07:33donc au théâtre du groupe Renaissance ici à l'Assemblée,
00:07:36pour faire passer cette proposition de loi de manière,
00:07:39il faut le dire, légale, mais peut-être qu'on peut en discuter anti-démocratique.
00:07:43Donc, il y a eu cette première séquence-là qui a marqué les esprits.
00:07:46Et c'est à cause de cela, finalement, les deux raisons que j'ai données,
00:07:49qu'aujourd'hui, il n'y a pas eu de réunion de la commission mixte paritaire,
00:07:53que l'exécutif a dit, alors ça, ça suffit.
00:07:56Mon voisin de gauche et tous ses amis menacent de faire un 1er mai bruyant.
00:08:01La gauche menace de nous censurer.
00:08:03On arrête tout. Stop.
00:08:04On met ça à la poubelle et rendez-vous l'an prochain.
00:08:07Sauf qu'il s'est forcément passé quelque chose entre vendredi soir et hier soir.
00:08:12Parce qu'initialement, le gouvernement laisse entendre
00:08:14qu'il va convoquer une commission mixte paritaire.
00:08:16Il s'est passé une chose que Matignon m'a résumée hier en un mot, un loupé.
00:08:20C'est-à-dire que Matignon n'a pas vu venir le problème.
00:08:24Ils n'ont pas vu venir que la proposition de loi
00:08:26ne concernait plus seulement les boulangers et les fleuristes,
00:08:28mais on en parlait beaucoup de groupes.
00:08:31Et ne pensez pas que Gabriel Attal, vendredi, ferait cette motion de rejet.
00:08:35Il y a quelques semaines, Sébastien Lecornu disait à Gabriel Attal explicitement
00:08:39« Il ne faut pas faire de motion de rejet sur des acquis sociaux ».
00:08:43Voilà ce qu'il disait.
00:08:44Sa consigne n'a pas été respectée.
00:08:46Et on voit aujourd'hui le résultat qui abîme clairement le Premier ministre
00:08:49parce qu'on parle de perdant.
00:08:51Le vrai perdant, aujourd'hui, c'est Sébastien Lecornu.
00:08:54Mais cette motion de rejet,
00:08:55elle n'a pas été validée en coulisses par le gouvernement ?
00:08:58Il y a deux sons de cloche, on va dire.
00:09:01Matignon assure que non, que Sébastien Lecornu n'était pas au courant.
00:09:05Gabriel Attal, dans un tweet hier, disait le contraire,
00:09:08qu'il avait mis au courant Sébastien Lecornu.
00:09:10Donc c'est parole contre parole.
00:09:14Mais Gabriel Attal est un grand garçon, assez libre.
00:09:19D'autres diront émancipé d'Emmanuel Macron ou du Premier ministre.
00:09:23Pour le moins.
00:09:23Et donc il peut faire ce genre de coup politique tout seul.
00:09:27Stéphane Zumsteg,
00:09:29qui a perdu dans la séquence, selon vous ?
00:09:32Moi, je serais peut-être d'un avis un peu différent du vôtre.
00:09:34Je pense que le principal perdant de cette séquence,
00:09:37si elle s'arrête là,
00:09:38elle peut très bien s'arrêter définitivement ce soir ou demain,
00:09:41c'est Gabriel Attal.
00:09:42Parce que finalement, son opération, son opération de communication,
00:09:44n'oublions pas, nous sommes au mois d'avril.
00:09:46C'est maintenant qu'il met en musique sa pré-campagne,
00:09:48sa pré-candidature à l'élection présidentielle.
00:09:51Il y aura la sortie d'un livre à la fin du mois.
00:09:54Ça a échoué, ça n'a pas marché.
00:09:56Pourquoi ?
00:09:57Je pense que c'est l'agrégation de maladresse.
00:10:00D'abord sur le choix du sujet, sur le 1er mai.
00:10:02Comme si présentait cette mesure,
00:10:05que certains peuvent déclarer mesure de bon sens,
00:10:07mais comme si c'était une des principales priorités des Français,
00:10:10c'est d'ouvrir davantage de commerce le 1er mai.
00:10:12Au-delà de l'avis que l'on peut avoir ou pas sur l'extension du travail
00:10:15lors des jours fériés, notamment lors du 1er mai,
00:10:17ce choix-là, qui se voulait disruptif,
00:10:19faire du Emmanuel Macron de 2016 aujourd'hui,
00:10:2310 ans plus tard, n'est pas le bon sujet,
00:10:25parce qu'il ne correspond pas à des attentes.
00:10:27Ce n'est pas un sujet.
00:10:28Les Français ne sont pas hostiles à ce qu'ils mettent en travail,
00:10:31mais ne réclament pas davantage.
00:10:32Stéphane Zumstek, les Français, ils veulent plus de pouvoir d'achat.
00:10:34Est-ce que ce n'est pas ça le calcul de Gabriel Attal,
00:10:37de se dire, permettre aux Français qui le souhaitent
00:10:39de travailler le 1er mai,
00:10:40c'est permettre des gains de pouvoir d'achat,
00:10:42parce qu'on est payé double ?
00:10:43Oui, mais avant tout, Gabriel Attal s'adresse
00:10:44à l'ensemble de la population,
00:10:46et pas uniquement et pas spécialement aux actifs,
00:10:49qui pourraient être éventuellement le 1,5 million
00:10:51que vous évoquiez tout à l'heure,
00:10:53qui pourraient être impactés directement.
00:10:55Donc, de mon point de vue, il y a cette erreur sur le choix.
00:10:57Ce n'est pas quelque chose, ce n'est pas une attente.
00:10:59Vous évoquiez un sondage qui n'est pas de lien, effectivement.
00:11:01C'était un sondage opinion, oui, qui citait.
00:11:04favorable, une fois que vous l'avez dit, ce serait sur la base du volontariat
00:11:07et ce sera payé double. Pourquoi répondre non
00:11:08à une question comme ça ?
00:11:10Ça veut surtout dire que les Français ne seraient pas
00:11:13opposés à une extension du travail.
00:11:14Mais ce n'est pas quelque chose qu'ils réclament à corps et à cri,
00:11:16parce qu'il y a un autre élément. Pour les Français,
00:11:18le 1er mai, même s'il y a une dimension symbolique,
00:11:21comme le 11 novembre et le 8 mai
00:11:22peuvent avoir une portée symbolique comme le 14 juillet
00:11:24ou les fêtes religieuses, c'est que c'est un jour férié
00:11:27comme un autre, quelque part.
00:11:28On peut être d'accord ou pas, mais on a l'habitude,
00:11:31que ce soit le 1er mai ou lors des autres jours fériés,
00:11:33de voir qu'il y a énormément de commerces ouverts.
00:11:35Donc, l'argument de simplification,
00:11:38de faciliter la vie des consommateurs,
00:11:40là, je parle des Français en général,
00:11:42parce que c'est comme ça, sa vidéo, il s'adresse plus
00:11:44aux Français en général
00:11:46qu'aux actifs,
00:11:47ne me paraît pas le bon choix. Et surtout,
00:11:49après, il y a cette séquence. Vous parliez du
00:11:51Premier ministre abîmé,
00:11:53quelque part, et perdant. Peut-être
00:11:55qu'il ne sort pas grandi ou il ne sort pas gagnant.
00:11:58Moi, je trouve que, finalement,
00:11:59le fait que, dans l'urgence, après
00:12:01cette acrobatie parlementaire
00:12:03du rejet
00:12:06pour passer en force
00:12:07en CMP,
00:12:09finalement, cette décision du gouvernement, de Sébastien Lecornu,
00:12:11apparaît aussi, je trouve, comme un désaveu
00:12:13à l'égard de Gabriel Attal.
00:12:15C'est le parti du Président de la République, c'est le parti le plus central,
00:12:17c'est le parti de Sébastien Lecornu, et vous voyez bien
00:12:19que son propre camp, celui qui est au gouvernement,
00:12:21en tout cas, le bloque. Alors, pour plein de raisons,
00:12:23mais je trouve que c'est quand même lui qui sort
00:12:25le principal perdant, en tout cas,
00:12:27de cette séquence.
00:12:28Ça dépend de ce que vont retenir les Français.
00:12:30Les Français, vous savez, une motion de rejet,
00:12:33une commission mixte paritaire,
00:12:34tout cela, c'est compliqué, voire très compliqué.
00:12:37Même pour nous qui suivons cela
00:12:39au quotidien, on en apprend tous les jours.
00:12:41Est-ce que les Français vont retenir
00:12:43que Gabriel Attal a essayé de
00:12:45libéraliser le travail et qu'il a répandu
00:12:47parfois les attentes de son
00:12:49socle électoral macroniste,
00:12:51vous souvenez-vous, le dépassement en 2016-2017,
00:12:53ou est-ce qu'ils vont se souvenir
00:12:55que Sébastien Lecornu a reculé face
00:12:58à une petite menace, certes importante,
00:13:00mais un début de menace des syndicats
00:13:01et de la gauche.
00:13:03Sébastien Lecornu en reculant,
00:13:05accrédite et donne du gras à moudre
00:13:06à ceux qui disent qu'il ne se passera
00:13:07plus rien à l'Assemblée
00:13:09jusqu'à la prochaine élection présidentielle.
00:13:12Si on résume tout ce qui se passe
00:13:13depuis le second tour des municipales,
00:13:15la polémique sur la proposition de loi
00:13:18Yadon sur l'antismétisme et l'antisonnisme,
00:13:21la proposition de loi sur l'Alsace,
00:13:24qui ne semble pas être une priorité
00:13:26des Français, au moins qu'on puisse dire,
00:13:28l'énorme imbroglio sur le 1er mai,
00:13:31où vous parlerez juste après nous
00:13:32de la proposition de loi de Charles Rodouel,
00:13:35il y a autant de sujets qui sont clivants,
00:13:38qui ne correspondent pas à l'ADN
00:13:40de Sébastien Lecornu,
00:13:41de créer de la cohésion au sein du pays,
00:13:43dans un pays et un hémicycle
00:13:45totalement fracturé.
00:13:47Donc on voit qu'in fine,
00:13:48Sébastien Lecornu ne passe pas
00:13:50une bonne semaine,
00:13:50c'est le moins qu'on puisse dire,
00:13:52et ce sera intéressant de voir
00:13:53dans vos sondages,
00:13:54dans les prochains jours,
00:13:55s'il sort abîmé ou pas de cette séquence.
00:13:58Thomas Vacheron,
00:13:58est-ce qu'au fond,
00:13:59le gouvernement,
00:14:00comme les députés macronistes
00:14:01et la droite,
00:14:02n'ont pas sous-estimé
00:14:03le danger de cette séquence ?
00:14:05Personne ne s'est rendu compte
00:14:07qu'on touchait
00:14:08à une vache sacrée,
00:14:10au symbole,
00:14:10au totem du 1er mai.
00:14:12Je pense qu'il y a
00:14:13une sous-estimation
00:14:14de la colère dans le pays
00:14:15pour plusieurs raisons.
00:14:16Celles et ceux
00:14:16qui étaient contraintes
00:14:17de travailler le 1er mai,
00:14:18quel que soit le chiffre,
00:14:19c'est celles et ceux
00:14:20qui ont le plus de difficultés,
00:14:22qui ont des carrières achées,
00:14:23qui ont des difficultés au travail,
00:14:24ce sont notamment des femmes,
00:14:25puisque dans le commerce,
00:14:26qui est-ce qui travaille ?
00:14:26Principalement des femmes.
00:14:28Et c'est les salariés
00:14:28les plus maltraités
00:14:30de manière générale
00:14:30qui étaient concernés.
00:14:32D'ailleurs,
00:14:32au sujet du volontariat,
00:14:34ça n'existe pas.
00:14:34Quand on est salarié,
00:14:35le pouvoir d'embauche
00:14:36et de licenciement,
00:14:36c'est le patron qu'il a
00:14:37et surtout,
00:14:38tout simplement,
00:14:39celles-ci particulièrement
00:14:40n'osent pas dire non
00:14:41de temps en temps.
00:14:42Mais surtout,
00:14:42moi,
00:14:42ce que je voulais rajouter,
00:14:43il faut bien mesurer quelque chose.
00:14:44Ce qui s'est passé
00:14:45sur les retraites
00:14:45quand on nous a volé
00:14:46deux années de vie
00:14:47à la retraite,
00:14:48il y a quelque chose
00:14:48qui s'est incrémenté
00:14:49de manière supplémentaire
00:14:50où il y avait eu un bond
00:14:51de syndicalisation d'un côté
00:14:52et de mobilisation de l'autre
00:14:54quand ils se sont acharnés
00:14:55en empêchant le vote.
00:14:57Et là,
00:14:57ce qui vient de se passer,
00:14:58le vendredi matin,
00:15:00il y a une pétition
00:15:01qui dit non au passage
00:15:02en force du 1er mai
00:15:03qu'on a lancé,
00:15:03100 000 signatures ce soir
00:15:05en trois jours,
00:15:06qui dit quelque chose.
00:15:07Il y a y compris des gens
00:15:08qui ont laissé dans les commentaires
00:15:09en disant
00:15:09on n'est pas d'accord
00:15:10en gros avec tout ce que dit
00:15:11la CGT
00:15:11et c'était discutable
00:15:12sur le 1er mai,
00:15:13mais ce n'est pas possible
00:15:14de passer en force
00:15:15systématiquement
00:15:15avec un dernier élément.
00:15:17Aujourd'hui,
00:15:17il y a une peur de l'avenir
00:15:18extrêmement importante
00:15:19avec un bouleversement du monde
00:15:21et la droite extrême
00:15:22et l'extrême droite,
00:15:23peu importe les caractérisations,
00:15:24mais vous voyez bien
00:15:24de quoi je parle,
00:15:25qui impacte nos vies
00:15:26sur le carburant,
00:15:27sur les salaires
00:15:27et sur l'avenir
00:15:28de nos industries,
00:15:29ça compte pour les gens
00:15:29et ça je pense
00:15:30que c'est complètement sous-estimé
00:15:31sur cette peur de l'avenir
00:15:32et le fait que
00:15:33M. Attal,
00:15:34puisque c'est lui
00:15:35que vous citiez,
00:15:36s'allie avec l'extrême droite
00:15:37pour passer en force,
00:15:38je vous assure un truc,
00:15:39c'est qu'il y a quelque chose
00:15:40de délétère
00:15:41qui est en train de se passer
00:15:41sur une aspiration démocratique
00:15:43et un truc
00:15:44qui se nuance après,
00:15:46tout n'est pas aussi limpide
00:15:47que ce que je suis en train
00:15:48de le dire,
00:15:48mais ces contradictions-là,
00:15:49elles existent dans la société
00:15:50et chez les salariés en particulier
00:15:52et je peux vous dire
00:15:53qu'il y a quelque chose
00:15:53qui est sous-jacent
00:15:54et dont il faut entendre
00:15:57et que les députés
00:15:57de la République notamment
00:15:58puissent entendre cet élément.
00:15:59– Mais pour être précis,
00:16:00il n'y a pas d'alliance
00:16:00entre la RN et Renaissance
00:16:02et surtout,
00:16:03s'il y a un passage en force,
00:16:03– Ils les ont appelés
00:16:04à voter,
00:16:05ils sont revenus voter,
00:16:06quand même,
00:16:07la motion de rejet,
00:16:08moi, écoutez,
00:16:09je ne suis pas un spécialiste
00:16:10de l'hémicycle du tout,
00:16:11je dis juste une chose,
00:16:13ils ont,
00:16:13les députés d'extrême droite,
00:16:15RN particulièrement,
00:16:16sont venus pour aider
00:16:17à voter la motion de rejet
00:16:19avec Gabriel Attal.
00:16:20– C'est pas une alliance,
00:16:21enfin bon,
00:16:21– Non mais moi je ne suis pas
00:16:22dans ces combinaisons-là,
00:16:23je dis juste attention.
00:16:24– Et pourquoi Renaissance
00:16:24passe en force
00:16:25parce qu'il y a une obstruction
00:16:26de l'autre côté l'hémicycle
00:16:27et du côté insoumis
00:16:29et que si il n'y avait pas
00:16:30cette question de rejet.
00:16:31– C'est-à-dire que les insoumis
00:16:32avaient déposé
00:16:33plusieurs centaines d'amendements.
00:16:34– Voilà,
00:16:34et donc par conséquent,
00:16:35le débat n'a pas pu se terminer
00:16:36avant ce qu'on appelle
00:16:38la deadline,
00:16:39donc fin d'après-midi.
00:16:40– Mais j'ai noté que les députés
00:16:40de l'Odem, en tout cas,
00:16:41n'ont passé ce choix-là.
00:16:43– Moi je ne suis pas
00:16:44dans la politique politicienne,
00:16:45je dis juste avec un regard
00:16:46de salariés de l'extérieur,
00:16:48ils se disent
00:16:48qui était pour contraindre
00:16:49les salariés à travailler
00:16:50le 1er mai,
00:16:51l'extrême droite
00:16:52et Gabriel Attal,
00:16:53qui vote la motion de Roger,
00:16:54les mêmes,
00:16:54et le Modem avec qui je pense
00:16:56qu'on a des nuances,
00:16:57y compris sur cette loi-là,
00:16:58au moins ils voulaient
00:16:59laisser le débat.
00:17:01– On va reparler justement
00:17:02de la position du Modem,
00:17:03mais vous parliez justement
00:17:05des salariés,
00:17:06de leur avis.
00:17:07« Nous sommes fous furieux »
00:17:08disait ce matin
00:17:08le patron des boulangers
00:17:09Dominique Enracht
00:17:10qui ne comprend pas
00:17:11l'interférence des syndicats
00:17:13dans ce dossier.
00:17:14Écoutez, on a voulu aller
00:17:14tester l'ambiance ce matin
00:17:16dans une boulangerie à Paris
00:17:17et c'est Alicia Rogue
00:17:18et Eva Billon
00:17:19qui y sont allés regarder.
00:17:21– C'est quoi
00:17:22que vous êtes en train de faire là ?
00:17:23– Les roses.
00:17:25– Ok.
00:17:27– Et les bonlaits.
00:17:28– Bon ben ça marche.
00:17:30Thierry Rabineau
00:17:31est responsable de boulangerie
00:17:32depuis 12 ans.
00:17:33Lui n'a jamais ouvert
00:17:34le 1er mai,
00:17:35mais déplore pour ses confrères
00:17:37l'abandon de la mesure.
00:17:38– On fait de plus en plus
00:17:39de lois pour nous emmerder,
00:17:40on a de plus en plus
00:17:41de fonctionnaires
00:17:41et pour faire quoi à la fin ?
00:17:43Pour faire des trucs comme ça ?
00:17:45C'est-à-dire qu'on repose
00:17:46à 27 mais qu'ils arrivent
00:17:47à trouver quelque chose
00:17:48de plus concret.
00:17:49Si les salariés ont le choix
00:17:50et qu'ils sont payés,
00:17:51en plus on a une convention
00:17:52collective
00:17:52ou que les gens
00:17:53sont payés double.
00:17:54Le pain,
00:17:54c'est l'alimentation
00:17:55de base de la France.
00:17:58Donc pourquoi fermer
00:17:59un produit d'alimentation
00:18:00de base ?
00:18:00– Mais si l'ouverture
00:18:01était autorisée,
00:18:02ces salariés seraient-ils
00:18:04prêts à travailler ?
00:18:05– Non, pas du tout.
00:18:06– Pourquoi ?
00:18:07– Parce que je voudrais bien
00:18:08dormir, c'est à ce jour
00:18:09où on peut se reposer
00:18:11complètement quand on est
00:18:12boulanger, c'est rare.
00:18:14– Très rare.
00:18:15– Oui, moi, si on me demandait
00:18:16de travailler le 1er mai,
00:18:17je viendrais.
00:18:18J'ai toujours travaillé
00:18:18le 1er mai,
00:18:19sauf depuis que je suis ici.
00:18:20Je la vois surtout
00:18:21comme une journée
00:18:21où je peux être payé double.
00:18:22Si leurs réponses sont mitigées,
00:18:24elles le sont aussi
00:18:25côté client.
00:18:26– C'est la fête du travail
00:18:27et je pense que c'est bien
00:18:28d'avoir un jour dédié
00:18:30à ça dans l'année.
00:18:30Je pense qu'il faut légiférer
00:18:32pour ceux qui en souffrent le plus
00:18:34et donc je pense qu'il y a
00:18:35une majorité de personnes
00:18:36qui ne choisissent pas
00:18:37de travailler le 1er mai.
00:18:38– Je pense que ça doit être laissé,
00:18:41ça doit être un choix,
00:18:42en fait, ça doit rester un choix.
00:18:43Pas imposé de ne pas travailler
00:18:45ou de travailler.
00:18:47– Je suis retraité,
00:18:48donc j'ai peut-être
00:18:48un avis différent
00:18:49de la plupart des travailleurs,
00:18:51mais je considère
00:18:53que le travail,
00:18:54c'est aussi du bonheur
00:18:56et que peut-être
00:18:58c'est la fête du travail,
00:19:00c'est le bonheur de travailler.
00:19:02– Une vision idyllique
00:19:03qui n'était pas celle
00:19:04de la gauche et des syndicats
00:19:06qui ont obtenu
00:19:07l'abandon de la mesure.
00:19:09– Oui, la fête du travail,
00:19:10c'est aussi le bonheur de travailler.
00:19:11Thomas Vacheron,
00:19:12je vous voyais sourire
00:19:13en gardant le temps.
00:19:13– C'est la fête des travailleuses
00:19:14et des travailleurs.
00:19:14Vous savez que le mot
00:19:15fête du travail
00:19:16est très délicat.
00:19:17Je sais qu'il est encore
00:19:18retenu comme ça
00:19:18dans le calendrier
00:19:19mais c'est la fête de Pétain
00:19:20et attaché de tout
00:19:22et de tout ce que nous sommes
00:19:22à l'histoire.
00:19:23Il faut être proportionné,
00:19:24je ne dis pas que c'est vos propos
00:19:25mais comme c'est repris comme ça,
00:19:26mais surtout le plus important
00:19:27en fait de la situation.
00:19:28Écoutez,
00:19:29on n'est pas étrangers au monde.
00:19:31Je discute avec des artisans boulangers
00:19:33et je n'en ai jamais rencontré
00:19:34autant que ces derniers temps.
00:19:35Vous savez,
00:19:35leur problème,
00:19:36ils me disent quoi ?
00:19:36Moi, le problème que j'ai dans
00:19:37ma ville ou mon village,
00:19:38je suis de Haute-Loire
00:19:39et j'ai discuté
00:19:40avec beaucoup d'entre eux.
00:19:41Ils me disent,
00:19:41c'est que j'ai un carrefour ouvert
00:19:427 jours sur 7
00:19:43qui vend du pain 7 jours sur 7.
00:19:44C'est illégal,
00:19:45ça les met en concurrence
00:19:46alors qu'eux ne peuvent pas justement.
00:19:48Ils me disent,
00:19:48le problème,
00:19:48c'est le coût de l'énergie,
00:19:50le gaz explose,
00:19:50l'électricité, etc.
00:19:52Très franchement,
00:19:53la polémique qu'on est en train d'avoir
00:19:55participe à ce décalage
00:19:56par rapport au niveau de conscience
00:19:57de la population
00:19:58et ne pas entendre
00:19:59ce que je suis en train de dire,
00:20:00je parle notamment
00:20:01aux députés de la République
00:20:02et au-delà,
00:20:03c'est être coupé
00:20:05d'une partie des réalités.
00:20:06Je n'ai pas la prétention
00:20:07de les défendre toutes,
00:20:08ce que votre reportage montre
00:20:09une partie de ces réalités
00:20:11mais c'est extrêmement important.
00:20:12Et le dernier chose,
00:20:13puisque j'insistais sur un sujet,
00:20:15les gens aujourd'hui
00:20:16veulent vivre de leur travail,
00:20:17c'est la préoccupation première.
00:20:19Bien sûr qu'il y a des volontaires
00:20:20pour joindre les débouts
00:20:21quand on voit les loyers,
00:20:23le carburant, etc.
00:20:24Mais quand je redis
00:20:25que celles et ceux
00:20:26qui sont concernés,
00:20:26c'est notamment celles
00:20:27des caissières
00:20:28qui ont des vies fragmentées,
00:20:29c'est celles-ci
00:20:30qui auraient subi
00:20:32ces conséquences-là.
00:20:33Donc pour toutes ces raisons,
00:20:34et j'invite avec un peu
00:20:36de précaution
00:20:36à l'UDP,
00:20:37aux représentants des boulangers,
00:20:39ils ont leur mandat,
00:20:40moi je respecte totalement
00:20:41cet élément-là.
00:20:43Attention à ce qui est
00:20:44en train de se passer chez eux
00:20:44parce que la connaissance
00:20:46et la conscience de la loi
00:20:47est en train d'évoluer.
00:20:48N'importe quel boulanger
00:20:49qui nous regarde
00:20:50est en train de se dire
00:20:50moi qui suis indépendant,
00:20:52qui suis en couple,
00:20:53en train de garder ma boutique,
00:20:55finalement,
00:20:55est-ce que c'est pas
00:20:56Marie Blacher
00:20:57qui va prendre le pas sur moi
00:20:58ou Interflora,
00:21:00c'est-à-dire des grands groupes
00:21:01aux dépens du petit commerce
00:21:02indépendant de proximité ?
00:21:03Alors justement, Fanny,
00:21:04si cette loi était passée,
00:21:06elle aurait pu concerner
00:21:07quand même jusqu'à,
00:21:08vous le disiez,
00:21:09un peu moins d'un million
00:21:09et demi de travailleurs,
00:21:10c'est ça ?
00:21:10Exactement, effectivement,
00:21:11vous le rappeliez,
00:21:12c'est le chiffre
00:21:13qui avait été donné
00:21:13par le ministère du Travail
00:21:14au mois de juillet dernier
00:21:16quand il y avait eu le débat,
00:21:18puisqu'il y a eu débat
00:21:18sur ce texte
00:21:19au niveau du Sénat.
00:21:21Et c'est vrai que l'idée,
00:21:23c'était d'étendre,
00:21:24donc d'élargir le travail
00:21:26du 1er mai
00:21:27aux boulangers,
00:21:29aux fleuristes,
00:21:30aux chocolatiers,
00:21:31aux commerces de bouche
00:21:32et aussi,
00:21:33un peu différemment,
00:21:34mais aux professionnels
00:21:35du cinéma,
00:21:35du théâtre,
00:21:36de la culture.
00:21:37Et cette proposition de loi,
00:21:39en tout cas,
00:21:39elle était présentée comme telle,
00:21:40si elle avait été adoptée,
00:21:42c'était pour sécuriser
00:21:44juridiquement
00:21:44ce recours au travail
00:21:46le 1er mai,
00:21:47pour éviter des amendes,
00:21:49parce que ça aussi,
00:21:49ça avait fait polémique.
00:21:51L'année dernière,
00:21:51il y avait eu des amendes,
00:21:52notamment chez les petits commerçants,
00:21:55750 euros par salarié
00:21:56qui travaillait
00:21:57et qui n'avaient pas le droit
00:21:58donc de le faire,
00:21:59parce qu'aujourd'hui,
00:21:59on le rappelle,
00:22:00le commerçant d'un petit commerce,
00:22:02il peut travailler,
00:22:03mais il ne peut pas faire travailler
00:22:04d'autres personnes.
00:22:06Le texte prévoyait
00:22:08le volontariat.
00:22:10Les syndicats disent
00:22:11le volontariat,
00:22:12c'est très difficile
00:22:13et souvent,
00:22:14ça n'est pas respecté.
00:22:15Et la journée
00:22:17était payée double
00:22:18et c'est vrai
00:22:19que c'était un argument
00:22:20de pouvoir d'achat
00:22:21à un moment
00:22:21où les Français
00:22:23tirent souvent la langue.
00:22:25Mais ce 1er mai 2026
00:22:27restera donc classique.
00:22:28Ce sont d'ailleurs
00:22:29les mots de la CFDT.
00:22:30les syndicats sont soulagés
00:22:31et les patrons vendent debout.
00:22:32Oui, parce que
00:22:33la fédération,
00:22:34en tout cas des boulangers,
00:22:36estime que c'est
00:22:37un réel manque à gagner.
00:22:39Manque à gagner
00:22:39qu'ils estiment,
00:22:40alors ça dépend
00:22:41quand est-ce que tombe
00:22:41le 1er mai
00:22:42dans la semaine,
00:22:43mais jusqu'à 10%
00:22:44d'un chiffre d'affaires
00:22:46mensuel.
00:22:47Cet après-midi,
00:22:48au QAG,
00:22:48la députée
00:22:49Nicole Dubré-Chirac
00:22:50qui est ensemble
00:22:51pour la République
00:22:52a estimé, elle,
00:22:53que pour les fleurisses,
00:22:55le 1er mai,
00:22:55c'est 19 millions d'euros
00:22:56de manque à gagner.
00:22:57Et puis l'État
00:22:58y perd aussi,
00:22:59ça on n'en parle pas,
00:23:00mais de l'activité,
00:23:02forcément c'est
00:23:02de la cotisation sociale
00:23:04qui rentre,
00:23:04ce sont aussi
00:23:05de la TVA
00:23:06qui rentrent.
00:23:07L'an dernier,
00:23:08François Bayrou,
00:23:09souvenez-vous,
00:23:10au moment du budget,
00:23:11avait d'ailleurs,
00:23:12alors c'est pas le 1er mai,
00:23:13mais il avait évoqué
00:23:14pour faire des économies
00:23:15de supprimer
00:23:17deux jours fériés,
00:23:18il n'avait pas précisé
00:23:19lesquels,
00:23:19c'était le 11 novembre,
00:23:21le 8 mai,
00:23:22et il estimait
00:23:23que c'était une économie
00:23:24de plus de 4 milliards d'euros
00:23:25pour les finances publiques.
00:23:27Thomas Soulier,
00:23:28il y a eu une réunion
00:23:28ce matin
00:23:29des députés macronistes
00:23:30ici à l'Assemblée nationale,
00:23:31il paraît que ça a chauffé.
00:23:33Ça a chauffé
00:23:34comme rarement
00:23:34ça chauffe
00:23:35dans cette salle Colbert,
00:23:36pas très loin d'ici
00:23:38à l'Assemblée,
00:23:39il y a Jean-Pierre Farandou,
00:23:39le ministre du Travail
00:23:40qui était venu
00:23:41avec un gilet pare-balles,
00:23:42j'imagine,
00:23:43un casque
00:23:43pour parler
00:23:44à ses députés
00:23:45à huis clos,
00:23:46on me racontait
00:23:47que quand il est arrivé
00:23:48dans cette salle
00:23:48où nous n'avons pas accès,
00:23:50en général,
00:23:51les députés applaudissent
00:23:52le ministre,
00:23:52c'est le même camp,
00:23:53théoriquement,
00:23:53il y a eu un froid glacial,
00:23:55personne n'a applaudi,
00:23:56personne ne parlait,
00:23:57il s'est assis,
00:23:58rapidement,
00:23:58Gabriel Attal
00:23:59a dit
00:24:00nous sommes très en colère
00:24:01sur ce qui se passe
00:24:02actuellement
00:24:02car Gabriel Attal
00:24:03portait cette proposition
00:24:04de loi sur le 1er mai
00:24:06et là,
00:24:07il y a eu une libération
00:24:09de la parole
00:24:09assez incroyable
00:24:10de la part des députés,
00:24:12notamment Carl Olive
00:24:13qui a dit
00:24:13on nous pisse dessus,
00:24:14c'est son expression,
00:24:16une autre députée
00:24:16vous en parlez juste avant
00:24:17qui disait
00:24:18je ne sais pas pourquoi
00:24:19maintenant je soutiens
00:24:20ce gouvernement
00:24:21et les mots étaient
00:24:22extrêmement durs
00:24:24vis-à-vis
00:24:24non pas Jean-Pierre Farandou
00:24:26qui finalement
00:24:26qui était là quand même
00:24:27qui exécute une décision
00:24:29celle de Sébastien Lecornu
00:24:31c'était l'éléphant
00:24:31au milieu de la pièce
00:24:32et tout le monde avait
00:24:33dans le viseur
00:24:34le Premier ministre
00:24:35qui n'avait pas respecté
00:24:36donc cette proposition
00:24:37de loi de son propre camp
00:24:38il y a clairement eu
00:24:40aujourd'hui
00:24:41une sorte de rupture
00:24:41entre Sébastien Lecornu
00:24:42et son camp
00:24:44c'est quand même
00:24:44le groupe
00:24:45où il y a
00:24:46le plus de députés
00:24:47de son camp
00:24:47un groupe important
00:24:49porté par un
00:24:50bientôt candidat
00:24:51à l'élection
00:24:52présidentielle
00:24:52Gabriel Attal
00:24:54il faut voir si
00:24:55cette journée
00:24:56aujourd'hui
00:24:56du 14 avril
00:24:58je crois
00:24:58ou du 15
00:25:00va rester
00:25:01comme un moment
00:25:02de rupture
00:25:03de crispation
00:25:04entre Sébastien Lecornu
00:25:05et son camp
00:25:06vous en dites quoi
00:25:07Stéphane Zumsteg ?
00:25:08le Premier ministre
00:25:09a clairement fait
00:25:09un arbitrage
00:25:10entre l'éventuel risque
00:25:12d'ouvrir un front social
00:25:13dans un contexte explosif
00:25:14tout le monde
00:25:15sait très bien
00:25:16que l'augmentation
00:25:17des prix du carburant
00:25:18est dangereuse
00:25:19dangereuse en tout cas
00:25:20pour un gouvernement
00:25:21mais aussi
00:25:22peut-être que justement
00:25:23il avait trop l'oeil
00:25:23sur les prix à la pompe
00:25:24et pas assez
00:25:25sur les brins de Miguel
00:25:26mais je pense que
00:25:27le Premier ministre
00:25:27s'est dit
00:25:28c'est vraiment pas le moment
00:25:29je ne suis pas à sa place
00:25:30c'est vraiment pas le moment
00:25:31de s'attirer l'hostilité
00:25:32d'un front syndical uni
00:25:34sur une question
00:25:35aussi sensible
00:25:36donc il a préféré
00:25:36s'attirer l'hostilité
00:25:37de sa majorité ?
00:25:38je pense que c'est un arbitrage
00:25:39qu'il a fait
00:25:40après
00:25:41moins il n'est pas censuré
00:25:43je reviens
00:25:44sur ce que je disais
00:25:45tout d'ailleurs
00:25:45sur le Premier ministre
00:25:46il peut se permettre
00:25:48des reculades
00:25:49je parle entre guillemets
00:25:50peut-être plus facilement
00:25:51que ses prédécesseurs
00:25:52parce que justement
00:25:53il ne fait qu'appliquer
00:25:54la méthode
00:25:54dont il porte le nom
00:25:56Sébastien Lecornu
00:25:57il a revendiqué
00:25:57quand il devient
00:25:58Premier ministre
00:25:59le fait de dire
00:25:59nous discuterons
00:26:00c'est vous qui déciderez
00:26:01mesdames et messieurs
00:26:01les députés
00:26:03nous proposons
00:26:04vous débattez
00:26:05vous votez
00:26:05et ensuite
00:26:06on passe au vote
00:26:07il a dans l'opinion
00:26:09mais je pense aussi
00:26:10dans une partie
00:26:10de la classe politique
00:26:11une sorte de spécificité
00:26:13qui lui permet
00:26:13bien certes
00:26:15de couper court
00:26:15aux vérités
00:26:16de son propre camp
00:26:17de son propre groupe parlementaire
00:26:19mais ce n'est pas forcément
00:26:20pris par l'opinion
00:26:21comme une reculade
00:26:22comme une défaite
00:26:22en race campagne
00:26:23C'est vrai que le coup politique
00:26:25il était faramineux
00:26:26pour une mesure
00:26:28qui concerne
00:26:29une journée de travail
00:26:31c'est vraiment
00:26:31un manque
00:26:32de connaissances
00:26:34de la sphère sociale
00:26:35c'était évident
00:26:36par exemple là
00:26:36les syndicats
00:26:38sont plutôt
00:26:39affaiblis
00:26:40ces derniers mois
00:26:41là ils sont rassérénés
00:26:42c'était le meilleur moyen
00:26:43de refaire
00:26:44une unité syndicale
00:26:45alors qu'on a vu
00:26:46après le conclave
00:26:47des retraites
00:26:47après un certain nombre
00:26:48de sujets
00:26:49que l'unité syndicale
00:26:51parfois avait du mal
00:26:53là ça a fait
00:26:54front commun
00:26:55et ce n'était pas difficile
00:26:56de l'anticiper
00:26:57que les huit organisations
00:26:59syndicales
00:27:00ont pris la plume
00:27:01ont écrit
00:27:02au premier ministre
00:27:03pour lui dire
00:27:03ça n'est pas entendable
00:27:04et c'est vrai
00:27:05que ça reste
00:27:06vous le disiez
00:27:07un totem social
00:27:08dans un moment
00:27:09où on voit
00:27:10quand même
00:27:11des contestations
00:27:12vous avez raison
00:27:12où la colère
00:27:14pointe
00:27:14parce que
00:27:15le prix
00:27:15à la pompe
00:27:16étrangle
00:27:17en plus
00:27:17on n'en voit pas
00:27:18la sortie
00:27:19géopolitiquement
00:27:20on voit bien
00:27:20que ce n'est pas
00:27:21demain
00:27:21que ces prix
00:27:22vont redescendre
00:27:23le prix des carburants
00:27:24donc avec des français
00:27:26qui ont du mal
00:27:26à finir le mois
00:27:27mettre le sujet
00:27:29du 1er mai
00:27:29sur la table
00:27:30c'était quasiment
00:27:31suicidaire
00:27:31en plus
00:27:32en faisant
00:27:33des tambouilles
00:27:34politiques
00:27:35que les français
00:27:36ne comprennent pas
00:27:37et dont ils ont
00:27:38l'impression
00:27:39une fois de plus
00:27:39qu'ils sont exclus
00:27:40ce sont les élites
00:27:41entre elles
00:27:41qui font leur tambouille
00:27:42sur notre dos
00:27:43dans un moment
00:27:45où il y a le poison
00:27:46de la division
00:27:46entre les travailleuses
00:27:47et travailleurs
00:27:47de racisme
00:27:48d'antisémitisme
00:27:49qui existent
00:27:50réellement dans la société
00:27:51il y a une journée
00:27:52une seule
00:27:53où dans 163 pays
00:27:54sur la planète
00:27:55les travailleuses
00:27:55et travailleurs
00:27:56manifestent ensemble
00:27:57dans tous les pays
00:27:58où c'est férié
00:27:59dans la majorité
00:27:59des pays
00:28:00et ce qui nous a été
00:28:01proposé là
00:28:02au lieu de répondre
00:28:03à ce que vous venez
00:28:04de dire la préoccupation
00:28:05première
00:28:05c'est les salaires
00:28:06c'est de bloquer
00:28:06le prix des carburants
00:28:07avec des propositions
00:28:09très importantes
00:28:10sur lesquelles
00:28:10il faut réagir
00:28:11il y a des problématiques
00:28:12de l'inflation
00:28:13dans la deuxième économie
00:28:15de l'Union Européenne
00:28:15on demande aux travailleuses
00:28:17particulièrement
00:28:18de choisir
00:28:19entre le repos
00:28:20et le salaire
00:28:20c'était ça
00:28:21les faire travailler
00:28:21le 1er mai
00:28:22mais Thomas Vacheron
00:28:23Sébastien Lecornu
00:28:24a précisé hier soir
00:28:25que le gouvernement
00:28:25ferait des propositions
00:28:26de court et moyen terme
00:28:27pour les commerçants
00:28:28de proximité
00:28:28qui souhaitent quand même
00:28:29employer du personnel
00:28:30le 1er mai
00:28:31les professions concernées
00:28:32vont être reçues
00:28:35le gouvernement
00:28:35souhaite un dialogue
00:28:36social approfondi
00:28:37avec les partenaires sociaux
00:28:38seul un dialogue
00:28:39de branche le permettra
00:28:40dit Sébastien Lecornu
00:28:42quelle sera la position
00:28:42de la CGT ?
00:28:43Alors nous on est
00:28:44pour la négociation de branche
00:28:45je peux vous le dire
00:28:45on est attaché
00:28:46à la hiérarchie des normes
00:28:47et au droit du travail
00:28:48donc là-dessus aucun problème
00:28:49une fois qu'on revient
00:28:50à la raison
00:28:51et qu'on détricote pas
00:28:52le code du travail
00:28:53qu'on passe pas au-dessus
00:28:53de tout le monde
00:28:54pas de problème
00:28:54par contre on dit une chose
00:28:56on incite très très fortement
00:28:57sur les artisans
00:28:58et les commerçants
00:28:59en disant
00:29:00une société dérégulée
00:29:01une société ubérisée
00:29:02à la fin c'est vous
00:29:03qui allez morfler aussi
00:29:04nous on défend les salariés
00:29:05et nous sommes en première ligne
00:29:07mais on insiste
00:29:08dans le moment
00:29:09qu'on est en train de vivre
00:29:10avec celles et ceux
00:29:11qui ont tout dérégulé
00:29:12sur le droit du travail
00:29:13d'un côté
00:29:13sur le droit du commerce
00:29:14de l'autre côté
00:29:15c'est pour ça que je parlais
00:29:16d'une société ubérisée
00:29:17attention
00:29:18pour qui reste
00:29:19et je terminerai là-dessus
00:29:19dans les centres-villes
00:29:20et des villages
00:29:21des commerces de proximité
00:29:23auxquels nous nous sommes
00:29:23aussi attachés
00:29:24et il y a des sondages
00:29:25qui montrent aujourd'hui
00:29:26qu'il y a un lien
00:29:26d'abord entre perte de service
00:29:27public et montée
00:29:29de l'extrême droite
00:29:30et perte du commerce
00:29:31de proximité
00:29:31parce qu'ils sont en train
00:29:32de me le dire
00:29:33je redis ce que je disais
00:29:34tout à l'heure
00:29:35des couples
00:29:36qui tiennent leur commerce
00:29:37qui tiennent leur boulangerie
00:29:38qui nous disent
00:29:39aujourd'hui
00:29:39c'est évident
00:29:40que si on favorise
00:29:41les gros groupes
00:29:41par rapport au petit commerce
00:29:42indépendant
00:29:43c'est notre fin
00:29:44et du coup
00:29:44qu'est-ce que ça va être la suite
00:29:45qu'est-ce qu'on fait
00:29:46le 1er mai 2026
00:29:48on manifeste justement
00:29:49encore plus nombreux
00:29:50pour revendiquer
00:29:51est-ce que la CGT
00:29:52va surveiller
00:29:53les boulangeries ouvertes
00:29:54nous on ne va pas
00:29:55vous savez
00:29:56non mais
00:29:57est-ce que vous demandez
00:29:58aux inspecteurs du travail
00:30:00d'aller travailler
00:30:00nous déjà
00:30:01on demande des moyens
00:30:02pour l'inspection du travail
00:30:03c'est une très bonne question
00:30:04parce qu'aujourd'hui
00:30:04il y a un inspecteur du travail
00:30:06pour plus de 10 000 salariés
00:30:08il y a plein de salariés
00:30:09qui nous disent
00:30:09mais que fait l'inspection du travail
00:30:10vous leur proposez
00:30:11le 1er mai
00:30:11de ne pas travailler
00:30:12non nous ce qu'on leur propose
00:30:13c'est déjà
00:30:14il y a l'indépendance
00:30:15et c'est un droit international
00:30:16lié à l'OIT
00:30:17c'est très important
00:30:18que vous posiez cette question
00:30:18parce que c'est complètement méconnu
00:30:20il n'y a pas de directive
00:30:21à donner aux inspecteurs
00:30:22et inspectrices du travail
00:30:23c'est très important
00:30:24ils ont leur autonomie
00:30:25c'est ce qui permet
00:30:25d'être en République
00:30:26et de respecter
00:30:27pardonnez-moi
00:30:27ça m'intéresse ce que vous dites
00:30:29le gouvernement ne peut pas
00:30:30passer une consigne
00:30:31le ministère de l'Intérieur
00:30:32ou le ministère du Travail
00:30:33ne peut pas passer une consigne
00:30:34le 1er mai en disant
00:30:34non c'est tout l'intérêt
00:30:36et c'est ce qui protège
00:30:37non au contraire
00:30:38et donc sur ce sujet là
00:30:39nous on propose
00:30:40ils sont tellement peu nombreux
00:30:41et nombreuses
00:30:42qu'il faut les protéger
00:30:43ils doivent faire leur mission
00:30:45et je ne me permettrai pas
00:30:46par contre ce qu'on revendique
00:30:47c'est que justement
00:30:47il y ait plus d'inspecteurs
00:30:48d'inspectrices
00:30:49plus de médecine du travail
00:30:51et surtout sur ce 1er mai
00:30:52pour répondre à la réalité
00:30:54dont nous venons de discuter
00:30:55c'est d'avoir un 1er mai
00:30:56offensif et positif
00:30:57pour la paix, juste et durable
00:30:59partout sur la planète
00:31:00pour augmenter les salaires
00:31:01et les pensions
00:31:02c'est ça les préoccupations premières
00:31:03et pour conclure
00:31:04juste
00:31:04monsieur a raison
00:31:06et c'est passé en le cornu
00:31:07Jean-Pierre Farandou
00:31:08ne peut pas dire
00:31:09aux contrôleurs du travail
00:31:10et aux inspecteurs
00:31:11n'allez pas inspecter
00:31:12les boulangeries
00:31:12ils n'ont pas autorité sur eux
00:31:13en revanche
00:31:14et Jean-Pierre Farandou
00:31:15l'a dit cet après-midi
00:31:16dans l'hémicycle
00:31:17qui est derrière vous Adeline
00:31:18il a dit
00:31:19on va appeler à la bienveillance
00:31:21à la mensuétude
00:31:22donc on comprend que
00:31:23dans les
00:31:23sûrement 48 heures
00:31:25je ne sais pas faire en douce
00:31:25la sérénité
00:31:27en disant
00:31:28le 1er mai
00:31:29elle est plutôt manifestée
00:31:30dans ce cas-là
00:31:31ou ne pas travailler
00:31:31plutôt qu'elle est contrôlée
00:31:33les boulangeries
00:31:34et on voit que c'est
00:31:35la seule possibilité
00:31:37qu'a aujourd'hui
00:31:37le gouvernement
00:31:38pour éviter
00:31:40les amendes
00:31:40qui ont
00:31:42tellement choqué
00:31:42d'en parler Fanny
00:31:43il y a un an
00:31:44avec des dizaines de milliers d'euros
00:31:45pour des grands groupes
00:31:46de boulangeries
00:31:47750 euros par salarié
00:31:48pris en train de travailler
00:31:49le 1er mai
00:31:50voilà donc
00:31:50c'est le risque
00:31:51c'est pas ce que payent
00:31:52les boulangers
00:31:53à part de dire
00:31:54bienveillance
00:31:54le gouvernement
00:31:55semble condamné
00:31:56à ne pas avoir
00:31:57de mesures législatives
00:31:58d'ici au 1er mai
00:32:00il faudra revenir
00:32:01sur les causes profondes
00:32:02de l'absurdité politique
00:32:03et technocratique
00:32:04de cette situation
00:32:04et sur ce que ce débat dit
00:32:06des blocages
00:32:06qui entravent notre pays
00:32:07ça c'était un tweet
00:32:08de Gabriel Attal hier soir
00:32:09Yael Braun-Pivet
00:32:10ce matin
00:32:11dit que c'est un échec
00:32:12de la concertation
00:32:13et que c'est symptomatique
00:32:14de ce qui se passe
00:32:15dans notre pays
00:32:15et puis Marc Fénaud
00:32:16lui
00:32:16le patron des députés
00:32:18Modem
00:32:18s'en prend
00:32:18à la fameuse motion
00:32:19de rejet de Gabriel Attal
00:32:20il faut arrêter
00:32:21le jeu de massacre
00:32:22de la procédure parlementaire
00:32:24donc tout le monde
00:32:25est d'accord pour dire
00:32:25qu'il y a un truc
00:32:26qui ne marche pas
00:32:28mais on fait quoi
00:32:28maintenant Stéphane Zumsteg
00:32:31déjà on n'essaye pas
00:32:32de faire
00:32:32vous avez tous prononcé
00:32:33ce mot passage
00:32:34cette expression
00:32:34passage en force
00:32:35c'est ça la principale maladresse
00:32:36qui a été commise
00:32:37en fait de mon point de vue
00:32:38je ne suis pas en train
00:32:39de contester
00:32:39ou de me poser
00:32:40à la mesure
00:32:40que proposait Gabriel Attal
00:32:41c'est pas ça
00:32:42mais faire ça
00:32:43non pas le 14
00:32:44mais le 13 hier
00:32:45pour
00:32:46dans toute précipitation
00:32:47pour que ce soit applicable
00:32:48dès le prochain 1er mai
00:32:49alors c'est pas forcément inédit
00:32:51mais forcément
00:32:52ça met la puce à l'oreille
00:32:52là je parle de l'opinion
00:32:53je ne parle pas des syndicats
00:32:54ça met la puce à l'oreille
00:32:55pourquoi aller c'est vite
00:32:56pourquoi ne pas en avoir parlé avant
00:32:57tout ça a été une succession
00:32:58je trouve
00:32:59vraiment je le répète
00:33:00de maladresse
00:33:01et ce terme de passage en force
00:33:02on le voit bien
00:33:03à quel point
00:33:03il est encore vivace
00:33:04à l'esprit des gens
00:33:05c'est le passage en droit
00:33:07c'est le 49-3
00:33:08de la réforme des retraites
00:33:09on voit bien que ça
00:33:09ça n'a pas encore été digéré
00:33:11et passer en force
00:33:12ou en tout cas
00:33:13vous parliez de tambouille
00:33:14moi c'est une acrobatie parlementaire
00:33:16ou un tour de passe-passe parlementaire
00:33:17évidemment que ça
00:33:19vous mettez immédiatement
00:33:20la suspicion
00:33:20sur la classe politique
00:33:22sur les syndicats
00:33:23mais aussi sur l'opinion publique
00:33:24Fanny ?
00:33:24Là il va y avoir
00:33:25des concertations
00:33:27et des discussions
00:33:27par branche
00:33:28donc par secteur
00:33:29par filière
00:33:30avec objectif 2027
00:33:32étant donné le calendrier
00:33:34on se demande comment
00:33:35en 2027
00:33:37quand on sera dans
00:33:37les élections présidentielles
00:33:39on aura
00:33:40on verra
00:33:41ce type de texte
00:33:42aboutir
00:33:43mais
00:33:43parce que vous disiez
00:33:44que va-t-il se passer
00:33:45je pense que
00:33:46le 1er mai 2026
00:33:48va être classique
00:33:49il y a des chances
00:33:50que le 1er mai 2027
00:33:51le soit aussi
00:33:52ou peut-être
00:33:53un peu différent
00:33:54Thomas ?
00:33:55On verra
00:33:55en effet
00:33:56il faudra voir
00:33:57s'il y a des contrôles
00:33:57et des amendes
00:33:58en effet
00:33:58dans les prochaines semaines
00:34:00le calendrier législatif
00:34:02parlementaire
00:34:03est très compliqué
00:34:04il y a beaucoup
00:34:04beaucoup
00:34:05de textes
00:34:06il y a un embouteillage législatif
00:34:07vous savez qu'à partir
00:34:08de septembre
00:34:08jusqu'en décembre
00:34:09c'est le budget
00:34:10là encore
00:34:10on pourrait parler
00:34:11pendant 30 minutes
00:34:12on verra
00:34:12si c'est un budget
00:34:13ou pas
00:34:13pour 2027
00:34:14et puis c'est terminé
00:34:15et puis c'est terminé
00:34:16et puis c'est la campagne
00:34:16présidentielle
00:34:17donc on ne voit pas
00:34:18comment ce sujet
00:34:19qui est mal emmanché
00:34:22peut aboutir
00:34:22à la fin
00:34:23quand un sujet
00:34:24part comme ça
00:34:24en général
00:34:25ça a fini la poubelle
00:34:26mais surtout
00:34:27est-ce que ce que vous disiez
00:34:28un peu tout à l'heure
00:34:28Thomas Soulier
00:34:29c'est que ce que montre
00:34:30cet épisode
00:34:30c'est qu'on est sans doute
00:34:31condamné à une forme
00:34:32d'immobilisme
00:34:33pendant les 12 mois
00:34:34qui viennent
00:34:35c'est Edouard Philippe
00:34:36qui l'a dit le premier
00:34:36il y a maintenant
00:34:38quasiment
00:34:39depuis la dissolution
00:34:39il a dit
00:34:40il ne se passera rien
00:34:41d'ici à 2027
00:34:42à ce moment-là
00:34:42tout le monde l'a dit
00:34:43n'importe quoi
00:34:44on va pouvoir faire passer
00:34:45des textes
00:34:45des textes sont passés
00:34:47quelques-uns
00:34:48je pense notamment
00:34:48au narcotrafic
00:34:49les décrets
00:34:50ne sont toujours pas passés
00:34:52en effet
00:34:52pas tous en tout cas
00:34:53ne sont passés
00:34:54on voit que des propositions
00:34:55de loi
00:34:56ça navigue entre
00:34:57l'Assemblée et le Sénat
00:34:58mais ça a du mal
00:34:58à aboutir
00:34:59les projets de loi
00:35:00on voit qu'avec l'absence
00:35:01de majorité à l'Assemblée
00:35:02c'est impossible
00:35:03et c'est pour cela
00:35:04que le passage en force
00:35:05devient en quelque sorte
00:35:08incontournable
00:35:08indispensable
00:35:09si vous voulez
00:35:09faire avancer les choses
00:35:11le vote bloqué
00:35:12notamment
00:35:12qui est une manœuvre aussi
00:35:13qu'on peut qualifier
00:35:15peut-être
00:35:15le passage en force
00:35:16en tout cas
00:35:16le nombre d'amendements limités
00:35:18le 49-3
00:35:18la motion de rejet
00:35:20sans cela
00:35:21vous ne faites rien passer
00:35:22à l'Assemblée
00:35:23donc il ne faut pas avoir
00:35:24au-dessus de pudeur de gazelle
00:35:26on est dans une Assemblée
00:35:27où il n'y a pas de majorité
00:35:28et donc sans majorité
00:35:29il faut passer par des outils
00:35:30qui sont
00:35:31je le rappelle
00:35:32légaux
00:35:32pour faire passer
00:35:33des textes
00:35:34et donc Sébastien Lecornu
00:35:35est condamné
00:35:36à être un poseur
00:35:37de couvercle
00:35:37sur les marmites
00:35:38qui bouillonnent
00:35:39ça lui plaira
00:35:40ça lui plaira beaucoup
00:35:41la formule
00:35:42lui
00:35:42en tout cas
00:35:43vous parlez d'ADN
00:35:44de Lecornu
00:35:44Sébastien Lecornu
00:35:45dit depuis le début
00:35:46je suis là
00:35:47pour faire avancer
00:35:47les choses
00:35:48et je veux que
00:35:48concrètement
00:35:49il y ait des avancées
00:35:51pour l'instant
00:35:51quand on voit
00:35:52le bilan
00:35:52Sébastien Lecornu
00:35:53certes
00:35:54deux budgets
00:35:55adoptés
00:35:55un par 49-3
00:35:56ça c'était
00:35:57franchement
00:35:58pas gagné d'avance
00:35:59en revanche
00:36:00l'allocation sociale
00:36:01unique
00:36:02pas sûr
00:36:02que ça se fasse
00:36:031er mai
00:36:04non plus
00:36:05loi Yadant
00:36:06on va voir
00:36:06c'est pas certain
00:36:07donc on voit
00:36:08qu'il faudra faire
00:36:09le bilan
00:36:09au mois de juillet
00:36:10de la première année
00:36:11Sébastien Lecornu
00:36:13parlementaire
00:36:13je pense que le bilan
00:36:14tiendra peut-être
00:36:15sur ma petite fiche
00:36:15qui est sur le bureau
00:36:17merci en tout cas
00:36:18à tous les trois
00:36:19d'être venus ce soir
00:36:20et venez tous
00:36:20se manifester paisiblement
00:36:21en famille
00:36:21et entre amis
00:36:22le 1er mai
00:36:23dans tout le pays
00:36:23pour une société
00:36:24apaisée
00:36:25et rassemblée
00:36:25après avoir
00:36:26je dis une baguette
00:36:26les journalistes
00:36:27travaillent
00:36:28je ne provoquez pas
00:36:30c'est un artisan indépendant
00:36:32évidemment
00:36:32je parle évidemment
00:36:33de ces boulangers
00:36:34et un brin de muguet
00:36:35évidemment
00:36:36merci à tous les trois
00:36:37dans un instant
00:36:38c'est la question qui fâche
00:36:39on va parler de la durée
00:36:40de la rétention administrative
00:36:42pour les personnes
00:36:43sous obligation
00:36:44de quitter le territoire français
00:36:45alors ça c'est pareil
00:36:46c'est une proposition de loi
00:36:47qui est examinée en ce moment
00:36:48à l'Assemblée
00:36:48peut-être qu'elle va passer
00:36:49on verra
00:36:50on en parle avec nos deux
00:36:51prochains invités
00:36:51mais avant ça
00:36:52c'est Quelle Histoire
00:36:53et c'est Olivier Ravanello
00:37:02Quelle Histoire
00:37:02ce soir Olivier
00:37:03nous parle de religion
00:37:05mais d'un point de vue
00:37:06assez particulier
00:37:08le point de vue
00:37:09d'un chef d'Etat
00:37:09qui se représente
00:37:11en Jésus
00:37:11oui ce chef d'Etat
00:37:13c'est Trump
00:37:13vous l'avez deviné
00:37:14ça provoque un tollé
00:37:15dans tous les Etats-Unis
00:37:16et bien au-delà
00:37:17tout a commencé dimanche soir
00:37:19sur son réseau social
00:37:20Trump poste une illustration
00:37:22générée par une IA
00:37:23on y voit un personnage
00:37:25en robe blanche
00:37:26en étole rouge
00:37:27les bras tendus
00:37:28au-dessus d'un malade alité
00:37:29doigts lumineux
00:37:30regard tomaturge
00:37:31ça n'est pas le visage
00:37:32du Christ
00:37:33c'est bien le visage
00:37:34de Trump
00:37:34l'homme malade
00:37:36et bien ce sont
00:37:37les Etats-Unis
00:37:37autour de lui
00:37:38il y a une Amérique
00:37:39en adoration
00:37:40on le voit
00:37:41et puis dans le ciel
00:37:42non pas des anges
00:37:43mais des aigles
00:37:44symbole des Etats-Unis
00:37:46le drapeau américain
00:37:47des avions de chasse
00:37:48c'est le Christ guérisseur
00:37:50mélangé avec la figure
00:37:52du chef de guerre
00:37:53un Christ en rouge
00:37:55et blanc
00:37:56ça n'est pas un hasard
00:37:57non plus
00:37:57puisque le rouge
00:37:58dans la liturgie
00:37:59est la couleur
00:38:00de Pâques
00:38:01et de la Pentecôte
00:38:02qui arrive
00:38:02le message
00:38:03il est très clair
00:38:04il est à peine subliminal
00:38:06Trump
00:38:06est le nouveau Messie
00:38:08des Etats-Unis
00:38:09on retrouve dans cette volonté
00:38:11ce message politique
00:38:12cette symbolique
00:38:13ces images régulières
00:38:16où l'on voit
00:38:16Trump
00:38:17réunir différents leaders
00:38:19des églises
00:38:20évangélistes
00:38:21des Etats-Unis
00:38:21pour prier ensemble
00:38:22et à chaque fois
00:38:23le rituel est le même
00:38:24il touche Trump
00:38:25comme une sorte
00:38:26d'icône
00:38:27comme s'il allait
00:38:29leur donner
00:38:29une forme
00:38:30d'illumination
00:38:31ce rapport
00:38:32quasiment
00:38:33christique
00:38:33et bien Trump
00:38:34en joue
00:38:34et il le met
00:38:36en scène
00:38:36mais cette fois-ci
00:38:37le tollé a été tel
00:38:39qu'il a effacé
00:38:40un poste
00:38:41et ça c'est quand même
00:38:42rarissime
00:38:42en se prenant
00:38:44dans une explication
00:38:45filandreuse
00:38:46et en disant
00:38:47non non
00:38:47si vous regardez bien
00:38:48l'image
00:38:49mon idée
00:38:49c'était pas d'apparaître
00:38:50en Jésus
00:38:51c'était d'apparaître
00:38:52en médecin
00:38:53de la Croix-Rouge
00:38:54vous y croyez ça ?
00:38:56bah lui il y croit
00:38:59et bien ce n'était pas
00:39:00une représentation
00:39:01c'était moi
00:39:02je l'ai bien publié
00:39:03et je pensais
00:39:04que c'était moi
00:39:05en médecin
00:39:05et que ça avait à voir
00:39:07avec la Croix-Rouge
00:39:08en tant que travailleur
00:39:09de la Croix-Rouge
00:39:09là-bas
00:39:10que nous soutenons
00:39:11et il n'y a que
00:39:12les fake news
00:39:12pour inventer un truc pareil
00:39:14je viens d'en entendre
00:39:15parler
00:39:15et j'ai dit
00:39:16comment ont-ils trouvé ça ?
00:39:18c'est censé être moi
00:39:18en médecin
00:39:19en train de soigner les gens
00:39:20et je soigne les gens
00:39:21je rends les gens bien mieux
00:39:24ok donc c'était un médecin
00:39:27je repose cette question
00:39:28souvent
00:39:29mais qu'est-ce qu'il lui a pris
00:39:29cette fois ?
00:39:30écoutez c'est pas la première fois
00:39:32qu'il joue
00:39:32avec des images religieuses
00:39:34et même avec l'image du pape
00:39:35souvenez-vous
00:39:36le jour de l'élection
00:39:37du nouveau pape
00:39:38et bien il s'était lui-même
00:39:40mis en scène
00:39:41dans cet accoutrement
00:39:43ça ne surgit pas non plus
00:39:45complètement au hasard
00:39:46quelques jours plus tôt
00:39:47on est en plein bras de fer
00:39:49avec le pape
00:39:49le pape Léon XIV
00:39:51premier pape américain de l'histoire
00:39:52donc on est dans une querelle
00:39:53aussi entre américains
00:39:54et ce tweet de Trump
00:39:57qui suite à une prise de position
00:39:58en faveur de la paix du pape
00:39:59ce qui n'a rien de très étonnant
00:40:01lui répond
00:40:02si je n'avais pas été élu
00:40:04à la Maison Blanche
00:40:05Léon ne serait pas
00:40:07au Vatican
00:40:08on le connaissait
00:40:09faiseur de roi
00:40:10voilà Trump
00:40:11qui s'invente
00:40:12faiseur de pape
00:40:13mais jamais quand même
00:40:14un chef d'état
00:40:15n'était allé aussi loin
00:40:16dans une outrance
00:40:17envers le pape
00:40:19Léon XIV lui a répondu
00:40:20de manière un peu nonchalante
00:40:22il était en route
00:40:22dans son avion pour l'Algérie
00:40:23en disant
00:40:24nous ici on ne fait pas
00:40:25de politique
00:40:26mais les réactions politiques
00:40:28partout dans le monde
00:40:28et aux Etats-Unis
00:40:29ont été une véritable
00:40:31traînée de poudre
00:40:32en Italie évidemment
00:40:33Giorgia Meloni
00:40:34a qualifié
00:40:36la position de Trump
00:40:37d'inacceptable
00:40:38et Trump vient de lui répondre
00:40:39il y a quelques heures
00:40:40par ces mots
00:40:41je pensais
00:40:42qu'elle était courageuse
00:40:43j'avais tort
00:40:44le divorce
00:40:45semble être consommé
00:40:46entre les deux
00:40:46Vente son vice-président
00:40:48qui est catholique
00:40:48essaye de calmer le jeu
00:40:49en disant que c'est une plaisanterie
00:40:51le président de la conférence
00:40:52des évêques des Etats-Unis
00:40:54lui s'est dit absolument consterné
00:40:55mais ça va jusque dans les rangs
00:40:57des magas
00:40:57des soutiens les plus fervents
00:40:59de Trump
00:41:00où par exemple
00:41:01la nageuse
00:41:02Rayleigh Gaines
00:41:03appelle
00:41:04dit-elle
00:41:04à un peu d'humilité
00:41:05ça lui ferait le plus grand bien
00:41:07on ne se moque pas de Dieu
00:41:08ni du pape
00:41:09Mais pourquoi est-ce que
00:41:11Donald Trump
00:41:11qui assume en général tout
00:41:13a effacé le message ?
00:41:14C'est peut-être le truc
00:41:15le plus surprenant
00:41:16de toute cette histoire
00:41:16Oui vous avez raison
00:41:17c'est le fait qu'il efface
00:41:18la réponse elle tient
00:41:19en quelques chiffres
00:41:20aux Etats-Unis
00:41:21la population chrétienne
00:41:23représente 70% des Américains
00:41:26et parmi eux
00:41:2780 millions sont des évangéliques
00:41:29c'est-à-dire qu'ils ne reconnaissent pas
00:41:30l'autorité du pape
00:41:31et Trump en fait partie
00:41:32c'est avec eux
00:41:32qu'il se met en scène
00:41:34et qu'il prie régulièrement
00:41:35mais 50 millions sont catholiques
00:41:38et ce nombre de catholiques
00:41:39ne cesse de grandir
00:41:40tout comme son vice-président
00:41:42Vance
00:41:43qui est allé à Rome
00:41:44s'agenouiller devant deux papes
00:41:46cette évolution
00:41:47de la population catholique
00:41:48elle tient à l'évolution
00:41:49de la population hispanique
00:41:50aux Etats-Unis
00:41:52et c'est un électorat
00:41:53qui jusqu'à présent
00:41:54était plutôt du côté démocrate
00:41:56et aux dernières élections
00:41:57il a basculé
00:41:58il a largement basculé
00:42:00du côté républicain
00:42:01tant et si bien
00:42:02que certains ont vu
00:42:03dans cette inflexion
00:42:05une des explications
00:42:06de l'élection de Trump
00:42:07en gros
00:42:07pour faire simple
00:42:09Trump droit
00:42:10en grande partie
00:42:11son élection
00:42:11aux catholiques américains
00:42:13et on est
00:42:13à quelques mois
00:42:14des mid-terms
00:42:15qui s'annoncent
00:42:16plutôt mal pour lui
00:42:17et donc
00:42:18c'était pas très malin
00:42:19d'aller s'en prendre
00:42:20aux catholiques
00:42:21d'aller jouer
00:42:22et de jouer
00:42:23les iconoclastes
00:42:24et de se mettre
00:42:25en messie
00:42:26donc il a retiré
00:42:27ce tweet
00:42:28non pas par humilité
00:42:30sans doute
00:42:30mais par calcul politique
00:42:31bien pensé
00:42:32Merci beaucoup Olivier
00:42:34on passe à la question
00:42:35qui fâche
00:42:43Ah tiens
00:42:44on va parler d'un autre sujet
00:42:45particulièrement sensible
00:42:46la proposition de loi
00:42:48visant à renforcer
00:42:49la sécurité
00:42:50la rétention administrative
00:42:51et la prévention
00:42:52des risques d'attentat
00:42:53l'Assemblée examine
00:42:54depuis hier soir
00:42:55ce texte
00:42:55qui comporte
00:42:56plusieurs mesures clivantes
00:42:57comme
00:42:57l'allongement
00:42:59à 210 jours
00:43:00de la durée
00:43:01de rétention maximale
00:43:02des étrangers
00:43:03présumés dangereux
00:43:04et nous en parlons
00:43:04avec vous Charles Rodouel
00:43:05bonsoir
00:43:06Bonsoir
00:43:07merci pour votre invitation
00:43:07député EPR
00:43:08des Yvelines
00:43:09vous êtes l'auteur
00:43:10de cette proposition de loi
00:43:11et bonsoir
00:43:13Céline Hervieux
00:43:13députée socialiste de Paris
00:43:15je vous remercie
00:43:15tous les deux
00:43:15d'être là ce soir
00:43:16parce qu'on est
00:43:17dans l'interruption
00:43:18le texte est en train
00:43:19d'être examiné
00:43:20et vous venez
00:43:20pendant la pause
00:43:21en parler avec nous
00:43:22ici sur LCP
00:43:24c'est Marius Renaudet
00:43:25qui vous pose
00:43:26la question qui fâche
00:43:31son visage
00:43:32juvénile
00:43:33est devenu
00:43:34le symbole
00:43:35d'une impasse
00:43:35que faire
00:43:36des ressortissants
00:43:37étrangers
00:43:37sous OQTF
00:43:38auteurs de crimes
00:43:39le 20 septembre 2024
00:43:41Philippine Lenoir
00:43:43de Carlan
00:43:4319 ans
00:43:44est enlevée
00:43:45abusée
00:43:45puis assassinée
00:43:46dans le bois de Boulogne
00:43:47par un suspect marocain
00:43:49en situation irrégulière
00:43:50déjà condamné
00:43:52pour viol
00:43:52en sa mémoire
00:43:53j'ai pris l'engagement
00:43:54de mener un combat
00:43:55celui de permettre
00:43:57l'adoption d'un texte
00:43:58qui renforcera
00:43:59la sécurité
00:44:00de nos familles
00:44:01tout en protégeant
00:44:02coûte que coûte
00:44:02nos libertés publiques
00:44:03déposée en février 2025
00:44:06une première proposition
00:44:07de loi
00:44:08voulait maintenir
00:44:09en rétention
00:44:09plus longtemps
00:44:10les étrangers
00:44:11condamnés
00:44:12pour des faits graves
00:44:13et placés sous obligation
00:44:14de quitter le territoire
00:44:15texte censuré
00:44:17par le conseil constitutionnel
00:44:18l'été dernier
00:44:19les sages
00:44:20invoquent l'article 66
00:44:22de la constitution
00:44:22nul ne peut être
00:44:24arbitrairement détenu
00:44:25l'autorité judiciaire
00:44:26gardienne de la liberté
00:44:27individuelle
00:44:28assure le respect
00:44:29de ce principe
00:44:30dans les conditions
00:44:30prévues par la loi
00:44:31actuellement
00:44:32la rétention administrative
00:44:34ne peut excéder
00:44:3590 jours
00:44:36le double
00:44:37en cas de condamnation
00:44:38pour terrorisme
00:44:39la nouvelle mouture
00:44:40permettrait d'allonger
00:44:42la durée du séjour
00:44:43en centre fermé
00:44:44jusqu'à 210 jours
00:44:45le texte
00:44:46que nous examinerons
00:44:47proposera d'étendre
00:44:48ce régime dérogatoire
00:44:49aux étrangers
00:44:50est définitivement condamné
00:44:51pour des faits d'atteinte
00:44:52aux personnes
00:44:52et dont le comportement
00:44:54représente encore
00:44:55une menace réelle
00:44:57actuelle
00:44:58et particulièrement grave
00:44:59pour l'ordre public
00:45:00la gauche
00:45:01fustige dans l'hémicycle
00:45:03une proposition de loi
00:45:04jugée inefficace
00:45:05et contraire
00:45:06à l'état de droit
00:45:07digne selon elle
00:45:08de la société
00:45:09d'ancien régime
00:45:10monsieur le ministre
00:45:11de l'intérieur
00:45:12de Louis XVI
00:45:13avec ce texte
00:45:15vous proposez donc
00:45:16de rétablir
00:45:17les bastilles
00:45:18mais réservées
00:45:18aux seuls étrangers
00:45:19ce qui est contraire
00:45:21à l'article 1er
00:45:22de la déclaration
00:45:22des droits de l'homme
00:45:23et du citoyen
00:45:24qui dit que les hommes
00:45:25naissent et demeurent
00:45:26libres et égaux en droit
00:45:28notre question
00:45:29qui fâche ce soir
00:45:30faut-il prolonger
00:45:31la durée légale
00:45:32de rétention administrative
00:45:33pour les étrangers
00:45:35condamnés
00:45:36alors Charles Rodouel
00:45:37c'est donc vous
00:45:37qui portez ce texte
00:45:38à l'Assemblée nationale
00:45:39je voudrais d'abord
00:45:40évacuer un sujet
00:45:41autour de Philippines
00:45:42le meurtre de Philippines
00:45:43en septembre 2024
00:45:44est-ce que
00:45:45si votre texte
00:45:47avait été en vigueur
00:45:48à l'époque
00:45:48il aurait empêché
00:45:49le meurtre de Philippines
00:45:51je vous remercie
00:45:52de commencer par cette question
00:45:53parce que j'ai été accusé
00:45:56par une bonne part
00:45:57des personnes présentes
00:45:58dans l'hémicycle
00:46:00y compris d'ailleurs vous
00:46:00parce que je l'ai dit
00:46:01que vous m'avez accusé
00:46:02de manipuler les victimes
00:46:03de ces attentats
00:46:03et de ces crimes
00:46:04pour mes ambitions idéologiques
00:46:05et que c'était une honte
00:46:08je tiens à leur dire
00:46:09que
00:46:10à chaque étape
00:46:11de la préparation
00:46:11de ce texte
00:46:12j'ai été en lien
00:46:13avec cette famille
00:46:13et si j'ai fait le choix
00:46:15de citer Philippines
00:46:16et sa famille
00:46:16c'est parce que
00:46:18elle m'a autorisé
00:46:20à le faire
00:46:20mais surtout
00:46:20elle m'a dit
00:46:22que
00:46:23si ce meurtre
00:46:24pouvait servir
00:46:25en tout cas
00:46:26à faire évoluer
00:46:27une partie
00:46:27de notre législation
00:46:29et pas d'ailleurs
00:46:30que sur la rétention
00:46:30administrative
00:46:31mais pour que
00:46:31ce qui est arrivé
00:46:32à Mulhouse
00:46:33ce qui est arrivé
00:46:33à Birakheim
00:46:36ce qui est arrivé
00:46:36dans tant
00:46:37de ces attaques là
00:46:38ne puisse pas
00:46:39se reproduire
00:46:39sur le territoire français
00:46:40et depuis le début
00:46:42de l'examen
00:46:42de ce texte
00:46:43je suis accusé
00:46:45de manipuler
00:46:47ce meurtre
00:46:49c'est les mots
00:46:49qui ont été employés
00:46:50et donc
00:46:51votre émission
00:46:52s'appelle
00:46:52la question qui fâche
00:46:53moi la question
00:46:54que je pose
00:46:55aux personnes
00:46:56qui m'accusent
00:46:56et qui portent
00:46:57cette accusation
00:46:58c'est est-ce qu'elles
00:46:59regrettent
00:47:00ces propos
00:47:00ou est-ce qu'elles
00:47:01maintiennent
00:47:01ces propos
00:47:02qui je crois
00:47:03sont d'une particulière
00:47:04gravité
00:47:05pour ma part
00:47:06je veux juste porter
00:47:07un texte républicain
00:47:08transpartisan
00:47:09qui ne résoudra pas tout
00:47:10mais où je suis convaincu
00:47:12que chacune des mesures
00:47:14que nous portons
00:47:15permettra
00:47:16de renforcer
00:47:18la sécurité
00:47:18d'une partie
00:47:19des familles en France
00:47:20tout en préservant
00:47:21nos libertés publiques
00:47:22et c'est une question
00:47:23que j'adresse
00:47:24à ceux
00:47:25qui profèrent
00:47:26ces accusations
00:47:26sans connaître la famille
00:47:28c'est-à-dire
00:47:29que la famille regarde
00:47:29ces débats
00:47:30et qu'elle trouve
00:47:32que ces accusations
00:47:33sont ignobles
00:47:34et moi
00:47:35la seule chose
00:47:36que j'essaie de faire
00:47:36c'est de porter des mesures
00:47:37qui je crois
00:47:39trouve un juste équilibre
00:47:40entre la protection
00:47:41de la liberté publique
00:47:42et le renforcement
00:47:42de notre sécurité
00:47:43c'est l'unique but
00:47:44de cette proposition
00:47:46on peut être en désaccord
00:47:47dans les mesures
00:47:47mais je crois
00:47:48que l'indécence
00:47:49de certains propos
00:47:49ne permet pas tout
00:47:50c'est peut-être parce que
00:47:51le meurtrier présumé
00:47:52de Philippines
00:47:53avait été libéré
00:47:54au bout de 70 jours
00:47:55de rétention
00:47:56il était effectivement
00:47:56sous OQTF
00:47:57il était marocain
00:47:58le droit permettait
00:47:59à l'époque
00:48:00de le garder 90 jours
00:48:01donc c'est pas
00:48:03ce texte-là
00:48:04qui porte
00:48:06la durée de rétention
00:48:07à 210 jours
00:48:08qui aurait changé
00:48:08quelque chose
00:48:09la question
00:48:10c'est de savoir
00:48:10pourquoi est-ce que
00:48:11le meurtrier présumé
00:48:12de Philippines
00:48:12est sorti au bout
00:48:13de 70 jours
00:48:14de rétention
00:48:14on a oublié un autre
00:48:14élément dans cette affaire
00:48:16c'est que les autorités
00:48:17marocaines consulaires
00:48:18disent elles-mêmes
00:48:19qu'elles auraient accordé
00:48:20l'autorisation consulaire
00:48:21quelques jours après
00:48:23et que tout le monde
00:48:24tombe sur ce juge
00:48:25de liberté de la détention
00:48:26je rappelle que dans sa décision
00:48:27sa décision est motivée
00:48:28par le fait que
00:48:29lorsqu'on arrivait au terme
00:48:31de cette durée
00:48:32sans possibilité d'allonger
00:48:33à savoir
00:48:33à 70 jusqu'à 90 jours
00:48:35et qu'il n'y avait pas
00:48:35de perspective
00:48:36de délivrance
00:48:37soi-disant
00:48:38de ce visa
00:48:39dans les 20 jours
00:48:39qui venaient
00:48:40cette personne
00:48:41devait être relâchée
00:48:42si elle avait pu rester
00:48:43en détention
00:48:44plus longtemps
00:48:44peut-être
00:48:45je ne suis pas un devin
00:48:46mais peut-être
00:48:48ne serait-elle pas
00:48:49passée à l'acte
00:48:50en ce sens
00:48:50je précise une chose
00:48:51la mesure de rétention
00:48:54administrative
00:48:54on ne la propose pas
00:48:55pour des milliers
00:48:56de personnes
00:48:57on la propose
00:48:58pour quelques dizaines
00:48:59de personnes par an
00:49:00pour des terroristes
00:49:01sous OQTF
00:49:02des personnes
00:49:03qui ont été condamnées
00:49:03pour des faits
00:49:04de terrorisme
00:49:05et la deuxième des choses
00:49:06c'est que nous la proposons
00:49:08pour des criminels
00:49:09et des délinquants étrangers
00:49:10sous OQTF
00:49:10qui ont commis des faits
00:49:11d'une particulière gravité
00:49:12pour des atteintes
00:49:14aux personnes
00:49:14actes de torture
00:49:16enlèvement
00:49:17séquestration aggravée
00:49:18il ne me semble pas
00:49:19abusif
00:49:20de considérer
00:49:21que ces personnes
00:49:21doivent rester
00:49:22un peu plus longtemps
00:49:23en centre de rétention
00:49:24avant d'être expulsées
00:49:25du territoire
00:49:26en tout cas pour donner
00:49:27plus de latitude
00:49:28à nos services
00:49:29de négocier ces départs
00:49:30c'est le simple sens
00:49:31de ces articles 7 et 8
00:49:33et 8 bis
00:49:34de cette proposition
00:49:35là rien de plus
00:49:36et je regrette vraiment
00:49:37d'être accusé de manipulation
00:49:38alors que
00:49:38si j'ai cité cette petite
00:49:40c'est qu'elle a son meurtre
00:49:42à endeuiller une famille
00:49:43avec qui je suis en lien
00:49:44et qui m'a permis
00:49:45dans ce moment
00:49:45de le faire
00:49:46parce que c'est votre circonscription
00:49:46je le précise aussi
00:49:48c'est l'inervieux
00:49:49pourquoi la gauche
00:49:50s'oppose au texte ?
00:49:52mais parce que d'abord
00:49:53c'est un texte
00:49:53qui est aussi inefficace
00:49:54que dangereux
00:49:55et oui moi j'assume
00:49:57les termes de manipulation
00:49:58parce que
00:49:58qu'est-ce que j'entends par là
00:49:59c'est pas propre
00:50:00à monsieur Rodouel
00:50:00parce que
00:50:01d'autres collègues
00:50:02de la droite
00:50:03courant derrière l'extrême droite
00:50:05l'ont porté avant lui
00:50:06c'est cette logique
00:50:07qui veut que
00:50:08à un fait divers
00:50:09on réagit par une loi
00:50:11non pas que je minimise
00:50:12la gravité
00:50:13de ce qui s'est passé
00:50:14avec Philippines
00:50:15et en tant que femme
00:50:16c'est très important
00:50:17de le dire
00:50:18j'aimerais bien
00:50:19qu'on prenne conscience
00:50:19que les violences
00:50:20faites aux femmes
00:50:21dans ce pays
00:50:21ne sont pas
00:50:22l'apanage des étrangers
00:50:23et elles sont
00:50:25un problème systémique
00:50:26structurel
00:50:27qui concerne
00:50:28des hommes
00:50:29violents
00:50:30des criminels
00:50:30en puissance
00:50:31et peu importe
00:50:32de savoir
00:50:32s'ils sont marocains
00:50:33chinois ou français
00:50:35c'est pas ça la question
00:50:36et la réalité
00:50:37c'est que oui
00:50:38ce criminel
00:50:39aurait été retenu
00:50:4030 jours de plus
00:50:4140 jours de plus
00:50:43sans doute
00:50:43il serait passé
00:50:44à l'acte également
00:50:45on ne peut pas le savoir
00:50:46personne ne peut le dire
00:50:47la réalité
00:50:47c'est que cette mesure
00:50:49n'est pas efficace
00:50:50ça fait des années
00:50:51qu'on augmente
00:50:52la durée de rétention
00:50:53et pour autant
00:50:54on n'est pas mieux
00:50:54en mesure
00:50:55d'expulser les personnes
00:50:56je veux rappeler
00:50:57simplement
00:50:58le titre
00:50:58de cette proposition
00:50:59de loi
00:50:59parce que justement
00:51:00moi j'en ai marre
00:51:01d'entendre
00:51:03la question
00:51:04de ce qui s'est passé
00:51:05avec Philippines
00:51:05à tout bout de champ
00:51:06alors qu'on parle
00:51:07d'une proposition de loi
00:51:08dans la lutte
00:51:10antiterroriste
00:51:10c'est ça le sujet
00:51:11de la proposition
00:51:12de loi visant
00:51:13à renforcer la sécurité
00:51:14la rétention administrative
00:51:15et la prévention
00:51:16des risques d'attentat
00:51:17c'est ça exactement
00:51:18la prévention
00:51:19de risques d'attentat
00:51:20donc c'est ça le sujet
00:51:21ce à quoi on répond
00:51:23par l'allongement
00:51:23de 30 jours
00:51:24de la durée de rétention
00:51:25je rappelle qu'on parle
00:51:27d'individus
00:51:27les faits ont été évoqués
00:51:28des faits très graves
00:51:29des individus
00:51:30qui sont passés à l'acte
00:51:31sur des cas de barbarie
00:51:32de torture
00:51:33de meurtre ou autre
00:51:34qui ont passé des années
00:51:35en prison
00:51:36donc l'obtention
00:51:38des laissés-passés consulaires
00:51:40expliquez-moi pourquoi
00:51:41on n'est pas capable
00:51:42de mettre en route
00:51:44la machine diplomatique
00:51:45pour obtenir
00:51:46les laissés-passés consulaires
00:51:47pendant la peine de prison
00:51:49est-ce que dire aux français
00:51:50qu'on va garder les gens
00:51:51en rétention administrative
00:51:52ces personnes aussi dangereuses
00:51:54soient-elles
00:51:5430 jours de plus
00:51:55va nous permettre
00:51:56de mieux obtenir
00:51:57les laissés-passés
00:51:57et de les expulser
00:51:58la réponse est non
00:52:00donc c'est pas 30 jours
00:52:01en l'occurrence
00:52:02on passerait de 90
00:52:03à 210 au maximum
00:52:04aujourd'hui vous pouvez aller
00:52:05jusqu'à 180
00:52:06pour les mêmes individus
00:52:08vous pouvez aller jusqu'à 180
00:52:09donc c'est 30 jours
00:52:10vous voulez dire entre
00:52:11180 et 210
00:52:11exactement
00:52:12parce qu'aujourd'hui
00:52:12vous pouvez déjà
00:52:13mais vous savez ce que c'est
00:52:14la rétention administrative
00:52:15déjà c'est
00:52:16monsieur Léaumant
00:52:17l'évoque
00:52:17et il est évidemment
00:52:19flamboyant
00:52:20dans son interpellation
00:52:21qui est un peu provocatrice
00:52:22mais honnêtement
00:52:24il a raison
00:52:25parce qu'en fait
00:52:26la rétention administrative
00:52:27c'est la prison
00:52:28sans le procès
00:52:29c'est en fait
00:52:30un espace
00:52:30et moi j'étais au CRA
00:52:32de Vincennes
00:52:33il y a un mois
00:52:34la rétention administrative
00:52:35vous avez des gens
00:52:37qui sont là
00:52:37uniquement par le fait
00:52:38d'être étrangers
00:52:39qui sont en situation irrégulière
00:52:40et qui sont en attente
00:52:42d'expulsion
00:52:42qui sont en attente
00:52:43d'expulsion
00:52:43mais bien souvent
00:52:44les laissés-passés consulaires
00:52:45sont obtenus
00:52:46dans les premiers jours
00:52:47et en réalité
00:52:48s'ils ne sont pas
00:52:49dans les premiers jours
00:52:50c'est très rare
00:52:51qu'on l'obtienne
00:52:51in fine
00:52:52donc en fait
00:52:52vous avez une peine
00:52:53qui va se prolonger
00:52:54comme ça
00:52:54sur la base
00:52:55d'une autorité administrative
00:52:57et vous allez
00:52:58enfermer les gens
00:52:59indéfiniment
00:52:59perpétuellement
00:53:00donc c'est mentir aux gens
00:53:02d'expliquer
00:53:03qu'on va tendre
00:53:04vers le risque zéro
00:53:05qui n'existe pas
00:53:06dans nos démocraties
00:53:07et dans nos états
00:53:08de droit
00:53:08Charles Rodouel
00:53:09comment vous justifiez
00:53:11comment vous expliquez
00:53:12justement au public
00:53:13qu'en allongeant
00:53:15la durée de rétention
00:53:16on va permettre
00:53:18ce qui n'a pas été possible
00:53:19pendant les 90 premiers jours
00:53:21de la rétention
00:53:21c'est-à-dire obtenir
00:53:22les fameux laissé-passer
00:53:23consulaires
00:53:24qui permettent
00:53:25d'expulser un étranger
00:53:26vers son pays d'origine
00:53:27je n'ai jamais prétendu
00:53:28que cette proposition-là
00:53:29répondait à tous les problèmes
00:53:30de sécurité en France
00:53:31en revanche je suis convaincu
00:53:32oui
00:53:33que si on maintient
00:53:34des personnes en rétention
00:53:35plus longtemps
00:53:36avant qu'ils ne soient expulsés
00:53:37je rappelle que le droit européen
00:53:38nous permet de maintenir
00:53:39des gens en rétention
00:53:40jusqu'à 18 mois
00:53:40ce n'est pas ce que propose
00:53:41cette proposition de loi
00:53:42évidemment
00:53:43ça va même être porté
00:53:44à 24 mois
00:53:45vous avez vu
00:53:45sur cette question
00:53:46le quai d'Orsay
00:53:47vous a donné des indications
00:53:48en ce sens
00:53:49est-ce que vous avez
00:53:50interrogé les diplomates
00:53:51pour leur dire
00:53:52si on avait
00:53:5250 jours de plus
00:53:53est-ce que vous parviendriez
00:53:55à obtenir
00:53:55que je prépare ce texte
00:53:57où j'ai consulté
00:53:58absolument toutes les parties
00:53:59prenantes
00:54:00évidemment parmi celles-ci
00:54:01les différents ministères
00:54:02du gouvernement
00:54:03nous avons eu
00:54:04un arbitrage
00:54:05avec tous les ministères
00:54:07concernés
00:54:08justice
00:54:09santé
00:54:10intérieur
00:54:11évidemment le quai d'Orsay
00:54:12c'est une mesure
00:54:13que nous portons
00:54:13de manière transpartisane
00:54:15et républicaine
00:54:16je voudrais rebondir
00:54:16sur un point lié
00:54:17à ce sujet que vous venez
00:54:18de faire aussi
00:54:18vous ne répondez pas
00:54:19à ma question
00:54:19ils vous ont dit oui
00:54:21avec 30 jours de plus
00:54:22nos relations
00:54:23avec l'Algérie
00:54:23je reviens juste
00:54:24sur un point
00:54:25c'est que ce n'est pas
00:54:2630 jours de plus
00:54:26c'est 90 jours de plus
00:54:28et 30 encore complémentaires
00:54:30donc oui
00:54:30cela nous laisse
00:54:31le temps parfaitement
00:54:32de négocier
00:54:33bien plus
00:54:33de laisser passer consulaire
00:54:35on ne résoudra pas tout
00:54:35vous évoquez
00:54:36le sujet algérien
00:54:37encore un sujet
00:54:37sur lequel je me suis
00:54:38fait tomber dessus
00:54:38j'ai publié le rapport
00:54:40sur le coût
00:54:40pour les finances publiques
00:54:41des accords franco-algériens
00:54:42ces accords
00:54:42il faut les dénoncer
00:54:43et remplacer
00:54:44le cadre juridique existant
00:54:46de ces accords
00:54:46par un cadre juridique nouveau
00:54:47qui nous permet
00:54:48notamment de reprendre
00:54:49la main sur nos flux migratoires
00:54:50deuxième des choses
00:54:51que je voulais vous dire
00:54:51j'ai été accusé hier
00:54:53de l'acheter
00:54:55dans la présentation
00:54:56de mon texte
00:54:57notamment parce que
00:54:58certains
00:54:59vous y compris
00:55:00dénoncés les conditions
00:55:01de vie inhumaines
00:55:02vous pas moi
00:55:03monsieur Rodouel
00:55:05madame Hervieux
00:55:06connaît par ailleurs
00:55:07la considération
00:55:08que j'ai pour elle
00:55:08mais je ne comprends pas
00:55:10ceux qui m'expliquent
00:55:11que les conditions de vie
00:55:12dans les centres de rétention
00:55:12sont inacceptables
00:55:14j'en ai visité
00:55:15des dizaines
00:55:16des centres de rétention
00:55:17mais qui ensuite
00:55:18budget après budget
00:55:19proposent la baisse
00:55:20du budget
00:55:20des centres de rétention
00:55:21administratifs
00:55:23vous avez un amendement
00:55:24socialiste
00:55:24cociné par madame Hervieux
00:55:26d'autres amendements
00:55:27vous avez le droit
00:55:28de répondre madame Hervieux
00:55:29c'est-à-dire sur quel pied
00:55:29on danse
00:55:30qui explique que l'on baisse
00:55:31le budget des centres
00:55:32de rétention administratifs
00:55:33et qui ensuite
00:55:33à la tribune
00:55:34de l'Assemblée nationale
00:55:35vient expliquer
00:55:36de manière
00:55:38probablement nette
00:55:39c'est probablement un oubli
00:55:40que les conditions
00:55:42de centres de rétention
00:55:42sont inacceptables
00:55:43c'est l'inervieux
00:55:44sur ce point
00:55:45sur les moyens
00:55:45accordés aux centres
00:55:46de rétention administratifs
00:55:47en tout cas
00:55:48s'il y avait une lâcheté
00:55:49elle n'est clairement pas de mon côté
00:55:50ni l'hypocrisie
00:55:51je constate
00:55:52à la lecture de ces amendements
00:55:53qu'il y a un tout petit décalage
00:55:55entre le discours
00:55:56et les actes
00:55:57vous avez l'occasion
00:55:58de vous en expliquer
00:55:58vous avez raison
00:55:59de pointer cela
00:56:00mais en fait
00:56:00vous méconnaissez
00:56:02manifestement
00:56:02l'intention
00:56:03de ces amendements
00:56:04quel est-il ?
00:56:05il y a une intention
00:56:05et il y a des actes
00:56:06mais parce que
00:56:07vous le savez
00:56:07il y a des ambitions
00:56:09vous voyez
00:56:11puisqu'on ne cesse
00:56:11d'allonger
00:56:12la durée de rétention
00:56:13il y a un moment donné
00:56:14où effectivement
00:56:14l'administration
00:56:15se tourne vers eux
00:56:15en leur disant
00:56:16écoutez
00:56:17vous êtes gentil
00:56:17de nous allonger
00:56:18la durée de rétention
00:56:19mais en fait
00:56:19on n'est pas adapté
00:56:20pour ça
00:56:20les centres de rétention
00:56:21et d'ailleurs
00:56:22les professionnels le disent
00:56:23nous ne sommes pas adaptés
00:56:24pour des durées de rétention
00:56:25de 6 mois
00:56:267 mois
00:56:27et donc
00:56:28on n'a pas les moyens
00:56:29on est au bout
00:56:29c'est souvent des jeunes professionnels
00:56:31mais parce que
00:56:32votre ambition
00:56:33quelle est-elle ?
00:56:34parce que nous dénonçons
00:56:35le principe même
00:56:35les conditions de vie
00:56:35dans les centres de rétention
00:56:36sont inacceptables
00:56:37mais vous baissez
00:56:38le budget des centres de rétention
00:56:39oui mais parce que
00:56:40votre objectif
00:56:41c'est en fait
00:56:41de faire amplifier
00:56:42c'est le cynisme
00:56:44absolu
00:56:44pardonnez-moi
00:56:44de la ligne politique
00:56:46des socialistes
00:56:47sur cette question
00:56:47il est loin le temps
00:56:49où Manuel Valls
00:56:50portait cette politique
00:56:50vous avez voté contre
00:56:51les amendements
00:56:52pour augmenter le budget
00:56:53des centres de rétention
00:56:54administratives
00:56:54dont par ailleurs
00:56:55vous dénoncez
00:56:56les conditions de détention
00:56:57mais on n'a pas l'intention
00:56:57mais on le dénonce
00:56:58mais en diminuant
00:57:00les durées de rétention
00:57:02dans le parc existant
00:57:03quelle est leur ambition ?
00:57:04c'est de construire
00:57:05je ne sais combien
00:57:06de nouveaux centres de rétention
00:57:07c'est ça l'objectif
00:57:08c'est pour ça qu'ils veulent
00:57:09augmenter les moyens
00:57:10et oui mais donc
00:57:11à partir du moment
00:57:11nous contestons
00:57:12non mais nous contestons
00:57:14le principe
00:57:14des centres de rétention
00:57:16administratives
00:57:16de garder des gens
00:57:17en centre de rétention
00:57:18le temps de l'expulsion
00:57:19de l'éloignement
00:57:20je l'entends
00:57:21garder des gens
00:57:22pendant 7 mois
00:57:24mais vous dénoncez
00:57:24le budget des cras
00:57:25mais parce que votre objectif
00:57:26c'est d'augmenter
00:57:26le parc de cras
00:57:27que nous contestons
00:57:28vous en fait
00:57:29la gauche en fait
00:57:30ne veut pas de centre
00:57:31de rétention administratives
00:57:32les centres de rétention
00:57:33on a une vraie divergence
00:57:35idéologique
00:57:35oui mais je vous confirme
00:57:37les centres de rétention
00:57:38administratives
00:57:38sur une courte période
00:57:40le temps qu'on organise
00:57:41le départ
00:57:42et l'éloignement
00:57:43oui
00:57:43garder les gens
00:57:44arbitrairement
00:57:45sur décision administrative
00:57:46sans procès
00:57:47des personnes
00:57:48qui sont d'ailleurs
00:57:48en France souvent
00:57:49depuis 15 ans
00:57:4920 ans
00:57:50qui ont fait 15 ans
00:57:51de prison derrière
00:57:52on garde 30 jours de plus
00:57:54en centre de rétention
00:57:54c'est inacceptable
00:57:55les conditions de vie
00:57:56sont inacceptables
00:57:57les actes ne suivent pas
00:57:58derrière
00:57:58je vois que je ne vous mettrais
00:58:00pas d'accord
00:58:00et ce n'était pas
00:58:01l'objectif
00:58:01de centre de rétention
00:58:04il y a une incolérence
00:58:04qui malheureusement
00:58:05est régulière
00:58:06et il y a Marco Pommier
00:58:07qui nous attend
00:58:07pour nous donner
00:58:08toutes les nouvelles
00:58:09de Bourbon Express
00:58:10le journal de l'Assemblée Nationale
00:58:12c'est tout de suite
00:58:13d'ailleurs
00:58:13c'est maintenant
00:58:18Bonsoir Marco
00:58:19ça va ?
00:58:20Oui et vous ?
00:58:20Oui ça va
00:58:21on va parler d'abord
00:58:22de Cécile Collère
00:58:23et Jacques Paris
00:58:24les ex-otages en Iran
00:58:25une semaine après
00:58:26leur libération
00:58:26ils étaient ici
00:58:27à l'Assemblée Nationale
00:58:28aujourd'hui
00:58:29Oui et regardez
00:58:30cette image symbolique
00:58:32leurs portraits
00:58:33affichés sur les grilles
00:58:34du Palais Bourbon
00:58:35ont été décrochés
00:58:36en fin de matinée
00:58:37après plus de 3 ans
00:58:39de calvaire en Iran
00:58:40une cérémonie
00:58:41en présence
00:58:42des proches
00:58:43des deux Français
00:58:43du ministre
00:58:44des Affaires étrangères
00:58:45et de la présidente
00:58:46de l'Assemblée
00:58:47très émue
00:58:48Cécile Collère
00:58:49et Jacques Paris
00:58:49ont pris la parole
00:58:50et on a retenu
00:58:50cette anecdote
00:58:53Ces portraits
00:58:54nous les avons
00:58:56vus
00:58:57lorsque nous étions
00:58:59en cellule
00:59:01parce que
00:59:02la chaîne de télévision
00:59:04de propagande
00:59:05de la République
00:59:06Islamique d'Iran
00:59:07a une fois
00:59:09fait un plan
00:59:10involontaire
00:59:11sur ces portraits
00:59:13alors qu'elles couvraient
00:59:14une manifestation
00:59:15d'agriculteurs
00:59:16devant l'Assemblée nationale
00:59:18cela était pour nous
00:59:21un grand
00:59:23réconfort
00:59:25Juste avant cette cérémonie
00:59:27les deux Français
00:59:28ont été reçus
00:59:29par la présidente
00:59:30de l'Assemblée nationale
00:59:31et cet après-midi
00:59:32ils ont assisté
00:59:33à la séance
00:59:34de questions au gouvernement
00:59:35aux côtés
00:59:35de trois anciens
00:59:37otages français
00:59:37eux aussi
00:59:38retenus en Iran
00:59:39ces dernières années
00:59:40avec vous
00:59:42mes chers collègues
00:59:43je voudrais
00:59:43que nous saluions
00:59:44les visages
00:59:45de la liberté
00:59:46Cécile Collaire
00:59:48Jacques Paris
00:59:49Olivier Grondeau
00:59:52Louis Arnaud
00:59:54et Benjamin Brière
01:00:05voilà de longs applaudissements
01:00:07dans l'hémicycle
01:00:08on retiendra aussi
01:00:09ce mot d'ordre
01:00:10lancé ce matin
01:00:11par Cécile Collaire
01:00:12devant l'Assemblée
01:00:13vive la vie
01:00:14oh bah oui
01:00:15vive la vie
01:00:15on retient ça
01:00:16on retient ça
01:00:17alors après la séance
01:00:18de questions au gouvernement
01:00:19c'était l'heure de vérité
01:00:20pour le projet de loi
01:00:20sur la simplification
01:00:22de la vie économique
01:00:23et bien il a été adopté
01:00:24tout en laissant quand même
01:00:25un petit goût amer
01:00:26au gouvernement
01:00:27oui après un chemin
01:00:28de croix parlementaire
01:00:29deux ans après son dépôt
01:00:31l'Assemblée a adopté
01:00:32le projet de loi
01:00:33du gouvernement
01:00:34en votant
01:00:35aux grandes dames
01:00:36des macronistes
01:00:37un article clé
01:00:38à l'initiative
01:00:39de la droite
01:00:40et du RN
01:00:40la suppression
01:00:41des ZFE
01:00:42les zones
01:00:42à faible émission
01:00:43ce dispositif
01:00:45vous le savez
01:00:45qui vise à interdire
01:00:46la circulation
01:00:47des véhicules
01:00:48les plus polluants
01:00:49dans certains territoires
01:00:50afin d'améliorer
01:00:51la qualité de l'air
01:00:52l'ERN conditionnait
01:00:54son vote sur le texte
01:00:55à la disparition
01:00:56des ZFE
01:00:57le contrat social
01:00:58ne souffre pas
01:00:59d'exception
01:01:00la fraternité républicaine
01:01:02s'oppose
01:01:03à la stigmatisation
01:01:04des automobilistes
01:01:05comme pollueurs
01:01:06des habitants
01:01:06des villes
01:01:08les macronistes
01:01:09eux défendent
01:01:09des becs et ongles
01:01:10ce dispositif
01:01:11comme un symbole
01:01:13du bilan environnemental
01:01:14du chef de l'état
01:01:15le gouvernement
01:01:16a donc tenté
01:01:16un compromis
01:01:17laisser le choix
01:01:18aux collectivités
01:01:19d'appliquer
01:01:20ou non
01:01:20ces ZFE
01:01:22les élus locaux
01:01:23auront la main
01:01:24pour adapter
01:01:24les mesures
01:01:25en fonction des réalités
01:01:26sociales et territoriales
01:01:28de leur territoire
01:01:29et surtout
01:01:30ils pourront choisir
01:01:30les solutions
01:01:31les plus efficaces
01:01:32bref
01:01:32nous passons
01:01:33d'un dispositif
01:01:34uniforme
01:01:35à une approche
01:01:36territorialisée
01:01:37pragmatique
01:01:38et efficace
01:01:39ça n'a pas suffi
01:01:40l'amendement du gouvernement
01:01:41a été rejeté
01:01:42satisfait
01:01:43l'ERN a donc voté
01:01:44l'ensemble du projet de loi
01:01:46reste une incertitude
01:01:47de la suppression
01:01:48des ZFE
01:01:49pourrait être censurée
01:01:50par le conseil constitutionnel
01:01:52car jugé
01:01:52sans lien direct
01:01:53avec le texte
01:01:54c'est ce qu'on appelle
01:01:55un cavalier législatif
01:01:57je retiens les leçons
01:01:58du Bourbon Express
01:01:59Marco
01:02:01gouvernement qui reste
01:02:02sous pression
01:02:03face à la flambée
01:02:03des prix des carburants
01:02:04mais il y a une petite
01:02:05inflexion ce soir
01:02:06oui car les tensions
01:02:08perdurent au Moyen-Orient
01:02:09et les prix à la pompe
01:02:10ne baissent pas
01:02:11ou très peu
01:02:12le gouvernement
01:02:13pourrait donc
01:02:13faire un geste
01:02:14avec la mise en place
01:02:15d'un dispositif
01:02:16un encadrement
01:02:17des marges
01:02:18des distributeurs
01:02:19au-delà de 1,71€
01:02:21le litre
01:02:21un projet de décret
01:02:23a été signé
01:02:24en ce sens
01:02:24mais la décision
01:02:25n'est pas encore tranchée
01:02:27affirme Matignon ce soir
01:02:28mais vous savez quoi
01:02:28on en reparlera demain
01:02:29dans chaque voix compte
01:02:31et puis ça y est Marco
01:02:32on a trouvé de la place
01:02:33dans l'agenda parlementaire
01:02:34surchargé
01:02:34pour débattre
01:02:35de la proposition de loi
01:02:36sur les violences
01:02:37en milieu scolaire
01:02:38sauf que ça ne fait pas
01:02:39l'unanimité
01:02:40une proposition de loi
01:02:41issue des travaux
01:02:42de la commission d'enquête
01:02:44menée l'an dernier
01:02:45par le député insoumis
01:02:46Paul Vannier
01:02:47et la députée EPR
01:02:48Violette Spilbout
01:02:48après le scandale
01:02:50Bétarame
01:02:51aujourd'hui
01:02:51le groupe
01:02:52Ensemble pour la République
01:02:53de Gabriel Attal
01:02:54annonce qu'il va
01:02:55inscrire ce texte
01:02:57dans sa niche parlementaire
01:02:58le 1er juin
01:02:59journée réservée
01:03:00aux propositions de loi
01:03:01de son groupe
01:03:02oui mais voilà
01:03:02ça ne convient pas
01:03:03à Paul Vannier
01:03:04selon lui
01:03:05les députés
01:03:05n'auront pas suffisamment
01:03:07de temps
01:03:07pour examiner le texte
01:03:09car il y en aura
01:03:09d'autres ce jour-là
01:03:10et donc il accuse
01:03:12les macronistes
01:03:13de vouloir enterrer le texte
01:03:14J'appelle
01:03:16monsieur Attal
01:03:17monsieur Lecornu
01:03:19à enfin
01:03:20en finir
01:03:21avec le théâtre d'ombre
01:03:22de la Macronie
01:03:23agonisante
01:03:24où chacun
01:03:25joue avec
01:03:26le sort
01:03:27de milliers
01:03:28d'enfants
01:03:29se renvoyant
01:03:29la balle
01:03:30la responsabilité
01:03:31j'appelle
01:03:32tous ces personnages
01:03:33à enfin
01:03:34permettre
01:03:35aux parlementaires
01:03:36de légiférer
01:03:37maintenant
01:03:37tout de suite
01:03:38pour enfin
01:03:39faire reculer
01:03:40ces violences
01:03:41qui brisent encore
01:03:42des vies
01:03:42dans notre pays
01:03:43et Paul Vannier
01:03:45appelle le gouvernement
01:03:46à reprendre
01:03:47la proposition
01:03:48de loi
01:03:48pour avoir le temps
01:03:49de l'examiner
01:03:50de son côté
01:03:51le groupe
01:03:51EPR
01:03:52se justifie
01:03:53en expliquant
01:03:54avoir repris
01:03:55ce texte
01:03:55dans leur niche
01:03:56car plusieurs groupes
01:03:57auraient refusé
01:03:58de s'associer
01:03:59à une proposition
01:04:00portée
01:04:00éco-signée
01:04:01par des députés
01:04:02insoumis
01:04:02merci beaucoup
01:04:03Marco
01:04:04merci à tous les deux
01:04:06d'être venus ce soir
01:04:06sur le plateau
01:04:07de chaque voix compte
01:04:08vous allez repartir
01:04:08dans l'hémicycle
01:04:09pour poursuivre
01:04:10l'examen
01:04:10de cette proposition
01:04:12de loi
01:04:13merci Fanny
01:04:13on vous écoute
01:04:14demain matin
01:04:14sur France Info
01:04:15d'accord
01:04:16et à demain
01:04:17Olivier Ravanello
01:04:18vous aussi je vous dis
01:04:19à demain
01:04:19merci de nous avoir
01:04:20suivis chez vous
01:04:21cette émission
01:04:21est rediffusée
01:04:22tout à l'heure
01:04:22à 23h30
01:04:23vous la retrouvez aussi
01:04:24en replay
01:04:24sur lcp.fr
01:04:26demain
01:04:27rendez-vous
01:04:28à 19h30
01:04:29pour chaque voix compte
01:04:30en direct
01:04:30passez une excellente soirée
01:04:31sur la 8
01:04:32à demain
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