- il y a 15 heures
Le mercredi 8 avril, le ministère de l'Éducation nationale a publié une projection inédite des effectifs scolaires sur dix ans. En 2035, le système scolaire comptera 1,7 million d'élèves de moins qu'aujourd'hui. Tous les niveaux et tous les territoires seront affectés, même si la baisse sera plus marquée à Paris, dans l'Est et dans le Nord. Cette chute des effectifs, sans précédent depuis 1945, oblige le ministère à se réorganiser. Si « dans les territoires ruraux, il peut y avoir des regroupements pédagogiques intercommunaux », en revanche « en milieu urbain, il va falloir s'interroger sur le maillage », a déclaré le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray. Ce dernier plaide pour une réflexion « pluriannuelle » qui partirait des besoins des territoires. Une expérimentation en ce sens doit être lancée dès la préparation du budget 2027. Avec ces projections, les syndicats de l'éducation craignent un effet d'aubaine pour supprimer des postes, au lieu d'améliorer les conditions d'apprentissage des élèves et de travail des enseignants. « On ne peut pas suivre aveuglément la boussole démographique » a affirmé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. Au total, 4 018 suppressions de postes d'enseignants sont attendues pour la rentrée 2026. Ne pas supprimer de postes reviendrait à « repousser les ennuis pour mes successeurs », a affirmé Édouard Geffray. Aussi, les enseignants, parents d'élèves et élus locaux se mobilisent contre les fermetures de classes annoncés par les rectorats en mars. Suppressions de poste, fermetures de classes, dégradation des conditions d'apprentissage, réorganisation inévitable : quelles conséquences pour l'école face à la baisse des effectifs scolaires ?
Invités :
- Rodrigo Arenas, député « La France Insoumise » de Paris,
- Jad Zahab, porte-parole du parti « Renaissance »,
- Stéphane Bonnéry, professeur en sciences de l'éducation.
Invités :
- Rodrigo Arenas, député « La France Insoumise » de Paris,
- Jad Zahab, porte-parole du parti « Renaissance »,
- Stéphane Bonnéry, professeur en sciences de l'éducation.
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00:00:10...
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes vendredi et comme chaque vendredi, puisque Chaque Voix Compte, c'est à vous que nous donnons la parole
00:00:32pour une émission en public consacrée ce soir à un endroit où, a priori, nous sommes tous passés.
00:00:38Et c'est sans doute l'une des premières chances de notre vie, l'école.
00:00:42Question ce soir, à quoi ressemblera-t-elle d'ici 10 ans ?
00:00:45L'éducation nationale va devoir faire face à une chute inédite du nombre d'élèves en raison de la baisse
00:00:50de la natalité.
00:00:51Un million et demi d'élèves en moins d'ici 2035. Moins d'élèves, est-ce que ça veut forcément
00:00:57dire moins de profs ?
00:00:59L'équation n'est pas si simple. Et on en parle ce soir avec vous, Jadza. Bonsoir.
00:01:03Bonsoir.
00:01:04Vous êtes porte-parole et secrétaire nationale du Parti Renaissance. Merci d'être là, aux côtés de Rodrigo Arenas. Bonsoir.
00:01:09Bonsoir.
00:01:10Député insoumis de Paris, vous êtes également membre du Conseil supérieur des programmes.
00:01:14Et vous avez présidé pendant 4 ans la FCPE, la Fédération de parents d'élèves. Merci d'être là.
00:01:20Et je salue également Stéphane Bonnery. Bonsoir.
00:01:22Universitaire, professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Paris 8.
00:01:27Merci à tous les trois d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public.
00:01:32J'ai autour de moi des parents, des enseignants, des directeurs d'école, des maires de petites communes également.
00:01:38Ce soir, on retourne à l'école avec un crayon, une feuille et vous avez une heure.
00:01:42Installez-vous confortablement chaque voie qu'on s'est parti.
00:01:52En fait, c'est ce soir l'histoire de deux courbes qui vont fatalement afficher la même trajectoire mais avec
00:01:57un léger décalage dans le temps.
00:01:59D'un côté, la baisse de la natalité. De l'autre, la baisse du nombre d'élèves à l'école.
00:02:04En 2035, le système scolaire comptera 1,7 million d'élèves de moins qu'aujourd'hui.
00:02:11Cette chute des effectifs va toucher toute la France et en premier lieu les zones rurales et les grandes villes
00:02:16comme Paris.
00:02:17Faut-il en profiter pour faire des économies ou pour réduire la taille de nos classes ?
00:02:21Eh bien, c'est toute la question qu'on se pose ce soir.
00:02:24Mais d'abord, tous les chiffres avec Hélène Bonduelle.
00:02:32À quoi ressemblera l'école en 2035 ?
00:02:35Avec la chute démographique inédite dans le pays, l'éducation nationale est percutée de plein fouet.
00:02:42Si on ne se prépare pas au choc démographique inédit et absolument considérable qu'on est en train de connaître,
00:02:49je peux vous promettre que dans quelques années, pour le coup, on sera face à un mur.
00:02:52Avec le recul de la natalité, l'école devrait perdre près d'un million sept cent mille d'élèves d
00:02:57'ici 2035.
00:02:58C'est 14% de moins sur 10 ans, dans le second degré comme dans le premier degré.
00:03:04Fermez ! Attitons ! C'est dire non à l'inclusion !
00:03:08Résultat, à la rentrée prochaine, 3 à 4 000 classes pourraient être fermées
00:03:12et près de 4 000 postes d'enseignants supprimés.
00:03:16Cette semaine, le débat s'est invité à l'Assemblée nationale.
00:03:19Ces suppressions de postes sont autant de fermeture d'écoles,
00:03:22de baisse de dotation horaire globale, de fin de certains enseignements,
00:03:26de manque d'accompagnement pour les élèves les plus en difficulté,
00:03:29autant d'attaques envers l'école publique, partout sur le territoire.
00:03:33Dans ma seule circonscription, la deuxième de Saône-et-Loire,
00:03:36ce sont 10 fermetures qui sont prévues à la rentrée prochaine.
00:03:39Tant que l'école rurale sera considérée comme une dépense à réduire
00:03:42plutôt qu'un bien commun à protéger,
00:03:45alors la fracture territoriale continuera de s'élargir
00:03:48et la ruralité de se dévitaliser.
00:03:51Oui, nous avons une baisse massive de nos élèves
00:03:53et non, nous ne pouvons pas totalement l'ignorer.
00:03:55Quand on perd 25% de ses élèves en 15 ans,
00:03:58on ne peut pas ignorer le caractère sismique de la secousse
00:04:01à laquelle on est confronté.
00:04:02Et quand dans certains territoires, c'est 40 ou 50% des élèves,
00:04:05on ne peut pas l'ignorer.
00:04:07Depuis plusieurs semaines,
00:04:09les mobilisations contre ces fermetures de classes
00:04:12se multiplient un peu partout en France.
00:04:16Alors d'abord, un premier tour de table avec vous trois.
00:04:191,7 million d'élèves en moins d'ici 2035.
00:04:22Le ministre de l'Éducation parle du caractère sismique de cette secousse.
00:04:27Est-ce que vous posez, vous aussi, le même constat ?
00:04:30Rodrigo Arenas.
00:04:32Le constat, ce n'est pas Édouard Geffrey,
00:04:34le ministre de l'Éducation, qui le pose.
00:04:36Il est connu des parents d'élèves, des enseignants,
00:04:38des élèves aussi depuis très longtemps.
00:04:40La question, c'est qu'est-ce qu'on en fait ?
00:04:42Moi, j'y vois au contraire un tsunami d'opportunités
00:04:44parce qu'enfin, la France va pouvoir renouer
00:04:47avec la moyenne des pays de l'OCDE.
00:04:49Il faut rappeler qu'en France, nous ne sommes pas des bons élèves
00:04:51en termes d'encadrement,
00:04:52c'est-à-dire de nombre d'élèves pour les enseignants.
00:04:54Pour être très précis,
00:04:56en France, nous avons 100 enseignants pour 100 élèves.
00:04:59La moyenne des pays de l'OCDE est de 8 pour 100 élèves.
00:05:01Donc on voit bien qu'il y a un gap à rattraper, encore une fois.
00:05:05C'est une opportunité pour les élèves.
00:05:07Et l'initiative qui avait été portée à l'époque
00:05:09par le ministre Jean-Michel Blancard
00:05:11de dédoupler notamment les CPCE1
00:05:12permet aujourd'hui d'envisager
00:05:14ce que les parents d'élèves proposaient déjà à l'époque,
00:05:16d'élargir ce dédoublement,
00:05:18de l'universaliser,
00:05:19parce que ce ne sont pas seulement les élèves
00:05:21qui sont en rep et en rep plus,
00:05:22surtout à la sortie du Covid,
00:05:23qui ont besoin de cette attention particulière
00:05:26en milieu scolaire.
00:05:26Et vous l'avez rappelé tout à l'heure,
00:05:28c'est ce que nous avons tous en commun,
00:05:29nous allons tous à l'école publique.
00:05:31Jad Zahab,
00:05:32que fait-on de cette secousse,
00:05:34de cette vague sismique dont parle Édouard Geffray ?
00:05:37Je pense que déjà,
00:05:39il faut la préparer,
00:05:40l'anticiper,
00:05:41et c'est l'objet du débat d'aujourd'hui
00:05:43et même de l'alerte
00:05:44qu'a faite le ministre de l'Éducation nationale.
00:05:46C'était dit à l'instant,
00:05:471,7 millions élèves en moins d'ici 2035
00:05:50et en réalité déjà 700 000 en moins depuis 10 ans.
00:05:53Donc c'est une réalité
00:05:54et notre école publique affronte déjà cette situation.
00:05:57Donc je pense que déjà,
00:05:58le débat qu'on va avoir là est nécessaire,
00:06:00le fait que les politiques s'en saisissent,
00:06:02c'est tant mieux.
00:06:02Ensuite, il faut qu'on soit pragmatique
00:06:05sans être idéologue.
00:06:06Le premier point déjà,
00:06:07c'est de dire qu'on est toutes et tous
00:06:09attachés à l'école publique,
00:06:10qui est un pilier de la République française.
00:06:12Moi, je suis la première génération née en France
00:06:14et c'est grâce à l'école de la République.
00:06:16Mes parents sont venus
00:06:17pendant la guerre civile libanaise.
00:06:18Je suis franco-libanais
00:06:19et c'est grâce à l'école de la République
00:06:20que je suis un citoyen pleinement engagé.
00:06:23Et vous avez cité tout à l'heure mes fonctions.
00:06:25Je suis par ailleurs secrétaire nationale
00:06:27en charge des valeurs de la République
00:06:28et de la laïcité
00:06:29au sein du parti Renaissance.
00:06:30Et donc, je sais combien
00:06:32à la fois nos enseignants
00:06:33et à la fois l'école de la République
00:06:34est un vecteur pour lutter
00:06:36contre les inégalités sociales
00:06:37et notamment les inégalités de destin.
00:06:39Donc, on pose la question.
00:06:40Je ne veux pas tout de suite tout dire,
00:06:41mais je pense qu'on va avoir des échanges.
00:06:42En réalité, il y a deux scénarios extrêmes.
00:06:47Soit, effectivement,
00:06:48on profite de cette baisse
00:06:50de la démographie scolaire
00:06:51pour limiter considérablement,
00:06:53pour réduire le nombre de personnes par classe,
00:06:55soit on supprime massivement des postes.
00:06:58Vous l'avez compris.
00:06:59Moi, je pense qu'il faut faire
00:07:00ni l'un ni l'autre.
00:07:01Et en réalité, il faut qu'on ait
00:07:02des solutions qui soient pragmatiques
00:07:04et on va y venir ensemble,
00:07:05je pense, tout à l'heure.
00:07:05Stéphane Généry,
00:07:06si on ne fait ni l'un ni l'autre,
00:07:07on fait quoi ?
00:07:08Je vais juste revenir d'abord
00:07:09sur le chiffre
00:07:10que tout le monde répète en boucle
00:07:11mais qui va mieux interroger.
00:07:13Donc, c'est un modèle...
00:07:14Ce chiffre de 1,7 million d'élèves en moins ?
00:07:17Oui, parce qu'en fait,
00:07:18il est construit sur le raisonnement suivant.
00:07:20Il faut que l'administration anticipe.
00:07:23Si la baisse continue
00:07:24à être toujours de la même ampleur
00:07:26pendant 8 ans, alors on en sera là.
00:07:28La baisse de la natalité ?
00:07:29Oui, mais c'est la statistique fiction.
00:07:33Doucement.
00:07:34Donc, actuellement, ce qu'on sait,
00:07:36parce que jamais on a publié les modèles
00:07:40qui disaient,
00:07:41pendant le baby-boom de l'an 2000,
00:07:44si ça avait continué comme ça pendant 10 ans,
00:07:46alors au lieu de réduire les postes
00:07:48quand la natalité montait,
00:07:49ce qui a été fait,
00:07:50il aurait fallu augmenter les postes.
00:07:51Et donc, je trouve qu'il ne faut pas
00:07:54instrumentaliser la science
00:07:55pour imposer des conclusions,
00:07:57toujours fermer des postes,
00:07:58ce qui est fait depuis 20 ans,
00:07:59parce qu'en fait, que ça monte
00:08:00ou que ça descende au niveau natalité,
00:08:01on ferme toujours des postes.
00:08:03Donc, moi, je suis un scientifique,
00:08:04l'important, c'est,
00:08:05on ne fait pas dire n'importe quoi,
00:08:06il y a de la baisse,
00:08:07elle est plus importante.
00:08:08Par exemple, là,
00:08:09659 000 élèvent en moins
00:08:11depuis que ça descend,
00:08:13pendant la période de montée,
00:08:14c'était 450 000.
00:08:15Donc, c'est un fait,
00:08:16ça baisse plus que ça en a monté.
00:08:18Et de là en déduire,
00:08:20qu'on double les chiffres par trois,
00:08:21parce que la baisse va continuer
00:08:23la même ampleur pour faire peur
00:08:24et imposer des conclusions à l'avance,
00:08:27je pense qu'il faut y aller doucement.
00:08:29Est-ce qu'il s'agit de faire peur
00:08:30ou est-ce qu'il s'agit aussi
00:08:31d'être réaliste quand même
00:08:33quand on voit la baisse de la natalité ?
00:08:34Ici, même à l'Assemblée nationale,
00:08:36il y a eu une mission d'information
00:08:37sur cette baisse de la natalité.
00:08:39Il ne faut pas être grand clair
00:08:40pour deviner qu'en 2027,
00:08:42il n'y aura pas deux enfants
00:08:43par femme en France.
00:08:44On est en dessous désormais
00:08:45et autour de nous,
00:08:47tous nos voisins européens
00:08:49sont dans cette même trajectoire.
00:08:51Bien sûr.
00:08:52Mais n'empêche qu'à la veille
00:08:54du baby-boom de l'an 2000,
00:08:55on se disait la même chose.
00:08:56Et donc, je pense qu'il faut
00:08:58y aller prudemment.
00:08:59C'est qu'il y a 25 ans,
00:08:59on n'a rien fait quand on a eu
00:09:00un baby-boom.
00:09:01Ah non, on a même empêché
00:09:01que ça se sache.
00:09:02Parce qu'on a été quelques chercheurs
00:09:04à écrire à tous les médias,
00:09:05à écrire partout,
00:09:06silence radio.
00:09:07Et donc, il y a une instrumentalisation
00:09:09des arguments chiffrés scientifiques.
00:09:11Les chiffres sont bons.
00:09:14Le chiffre de 1,7,
00:09:15il est juste si ça continue comme ça.
00:09:17Si les choses ne s'améliorent pas.
00:09:17Mais il y a un gros si.
00:09:18Oui, bien sûr.
00:09:19Et puis, la natalité...
00:09:20Vous, vous pensez à une relance
00:09:21de la natalité ?
00:09:22La natalité,
00:09:23ce n'est pas un effet du hasard.
00:09:25Il y a une tendance générale
00:09:26à le baisse du nombre de femmes,
00:09:28d'enfant par femme.
00:09:29Ceci étant,
00:09:31quand la spéculation,
00:09:32on la laisse faire,
00:09:33le prix du mètre carré
00:09:34fait qu'on se pose des questions
00:09:35sur ce qu'on va faire
00:09:36en deuxième ou en troisième,
00:09:37c'est quand même pas...
00:09:39Voilà, c'est pas la météo.
00:09:40On maîtrise.
00:09:41Donc, il y a aussi des politiques
00:09:42qui peuvent relancer la natalité.
00:09:44Puis, surtout,
00:09:45quand bien même ça baisse,
00:09:46est-ce que c'est si catastrophique que ça ?
00:09:48Parce qu'on pourra y revenir.
00:09:50Il y a des mesures
00:09:51qui ont été prises
00:09:52pendant que les effectifs montaient.
00:09:54On a supprimé quasiment partout
00:09:56les classes
00:09:57de toutes petites sections maternelles.
00:09:58Et pour votre émission,
00:09:59j'ai préparé un truc
00:10:00et le résultat m'a moi-même sidéré.
00:10:03On est à 9,2%
00:10:05de taux de scolarisation
00:10:07des enfants de 2 ans
00:10:08en toutes petites sections maternelles.
00:10:10alors qu'on était à 35,7
00:10:12dans les années 80.
00:10:15Autrement dit,
00:10:16on est revenu en dessous
00:10:17de ce qu'était
00:10:18le taux de scolarisation
00:10:19en toutes petites sections
00:10:20en 1960
00:10:21avant que la maternelle
00:10:22et l'élémentaire
00:10:23préparent aux études longues.
00:10:24Est-ce que ça veut dire
00:10:25que, sans le dire,
00:10:26on prépare que l'école
00:10:28ne prépare plus tout le monde
00:10:29à faire des études longues ?
00:10:30Et donc,
00:10:31il y a les arguments chiffrés.
00:10:33C'est très important.
00:10:34Ça baisse.
00:10:35mais c'est une occasion
00:10:36peut-être de se dire
00:10:37ce qui a été supprimé
00:10:39pendant que la natalité est montée,
00:10:41peut-être qu'on pourrait le recréer.
00:10:42On a des...
00:10:42Voilà, il y a des choses à faire.
00:10:43Ou simplement le garder
00:10:45puisque maintenant qu'elle redescend,
00:10:46on va rester comme ça
00:10:47puisqu'on était resté comme ça
00:10:48quand la natalité était repartie.
00:10:49Oui, et puis descendre
00:10:50le nombre d'élèves par classe
00:10:51et puis j'ai d'autres propositions.
00:10:52Il y a plein de choses à inventer.
00:10:54On a une opportunité historique
00:10:55soit pour continuer la pénurie
00:10:59soit pour, au contraire,
00:11:00relancer l'école publique.
00:11:01Mais au fond,
00:11:01ça donne raison aussi,
00:11:02quelque part,
00:11:03au ministre de l'Éducation
00:11:04de dire qu'il faut qu'on ait
00:11:04une vision de l'école à 10 ans
00:11:06ce qu'on a, pardon,
00:11:08mais jamais eue.
00:11:10Je pense qu'il y en avait
00:11:11qui l'avait.
00:11:12À 10 ans ?
00:11:12Oui.
00:11:13Il savait très bien
00:11:14que la vague du baby-boom
00:11:15de l'an 2000...
00:11:16Parce que quand même,
00:11:17le même ministre,
00:11:17il ne nous dit pas
00:11:18que la vague du baby-boom
00:11:20de l'an 2000 est en quatrième
00:11:21et donc elle est à plein au lycée.
00:11:23Ils n'augmentent pas
00:11:24les postes au lycée,
00:11:24ils les ferment.
00:11:25Et à l'université...
00:11:26Le baby-boom de l'an 2000,
00:11:27on est en 2026.
00:11:27Il a duré jusqu'à 2011.
00:11:28Il a duré jusqu'à 2011.
00:11:30Le pic est en 2011.
00:11:31Ils sont plus à l'école aujourd'hui,
00:11:31le baby-boom.
00:11:31Ah bah si, ils sont au lycée.
00:11:33Et ils entrent à la fac
00:11:33et on supprime les postes.
00:11:34Et si on est en 2000...
00:11:37On est en 2026.
00:11:38Oui, mais les derniers...
00:11:39Ils sont grands maintenant.
00:11:40Je ne sais pas
00:11:40qu'ils ne sont pas
00:11:40encore en primaire.
00:11:41Mais écoutez,
00:11:422011, ils ont 15 ans.
00:11:43Oui.
00:11:44Ils sortent du collège.
00:11:45Ah oui.
00:11:45Donc ils sont à plein au lycée.
00:11:46Le baby-boom a duré
00:11:46jusqu'en 2011.
00:11:47Eh oui.
00:11:48Donc ils sont au lycée.
00:11:50Et on supprime
00:11:51des postes au lycée.
00:11:52Et on supprime
00:11:52des postes à l'université
00:11:53où le baby-boom
00:11:53va être pendant 10 ans.
00:11:55Au lycée, oui.
00:11:56Je vous confirme.
00:11:56Moi, je pense qu'il y a
00:11:57un torticolli argumentatif.
00:11:58On voit que...
00:11:58Surtout dans le professionnel.
00:12:00Je vois que Julien
00:12:01se manifeste dans le public.
00:12:03Julien, vous êtes enseignant
00:12:05au lycée, justement.
00:12:06C'est ça.
00:12:07Vous les voyez, vous ?
00:12:07Au lycée professionnel, effectivement.
00:12:09Les élèves de la fin
00:12:09du baby-boom des années 2000-2010,
00:12:11ils sont dans vos classes aujourd'hui ?
00:12:13Ils sont dans mes classes
00:12:13et on les sacrifie tous les jours.
00:12:15Vous avez combien d'élèves
00:12:16dans votre classe de lycée ?
00:12:17Alors, moi, j'ai des classes
00:12:18de CAP et de bac pro.
00:12:20Donc ça peut sembler
00:12:21des petits effectifs
00:12:22puisque j'ai des classes
00:12:26selon les spécialités
00:12:27entre 12 et 23.
00:12:30Mais il faut se rendre compte
00:12:31quand même que c'est
00:12:32ces élèves-là
00:12:33qui ont systématiquement
00:12:36pris le manque
00:12:37d'effectifs d'enseignants
00:12:38tout le long
00:12:39de leur scolarité.
00:12:40C'est ces élèves
00:12:41qui ont accumulé
00:12:41les difficultés
00:12:42et avec lesquels
00:12:44on essaye de faire
00:12:45ce qu'on peut
00:12:47justement comme ils sont
00:12:48professionnels
00:12:49avant que ce soit
00:12:49la fin de leurs études.
00:12:51Et moi, je suis en français
00:12:53et en histoire-géographie.
00:12:54Donc ma mission,
00:12:54elle fait passer
00:12:55de les aider
00:12:57à devenir des citoyens
00:12:58et des citoyennes.
00:12:59Et donc, en fait,
00:13:00on nous a systématiquement,
00:13:03moi, depuis que j'enseigne,
00:13:04cassé les jambes.
00:13:05On fait tout
00:13:06pour dégoûter.
00:13:08D'ailleurs,
00:13:08on a des démissions
00:13:09de collègues en masse.
00:13:10On a des réformes
00:13:13qui se succèdent
00:13:14les unes après les autres
00:13:15sans aucune vision,
00:13:16sauf peut-être
00:13:16la vision justement
00:13:17de nous dégoûter.
00:13:19Et l'actuel ministre
00:13:20est quand même celui
00:13:21qui a porté
00:13:22une grande partie
00:13:23de ces réformes
00:13:23de casse de l'école
00:13:24et de casse du lycée
00:13:25professionnel
00:13:26ces dernières années.
00:13:26Donc, oui,
00:13:27on a besoin de souffle.
00:13:29Là, franchement,
00:13:30on manque d'air.
00:13:32Jad Zahab,
00:13:33quand vous entendez
00:13:34des professeurs de lycée
00:13:35qui disent
00:13:35qu'on nous casse les jambes ?
00:13:37Déjà, je les entends
00:13:39et je pense qu'il faut
00:13:40qu'on ait effectivement
00:13:40un débat.
00:13:41Ça n'a échappé à personne.
00:13:422027,
00:13:42c'est dans quelques mois,
00:13:43un débat
00:13:44où on se projette
00:13:44à 10 ans
00:13:45et qu'on soit en capacité
00:13:46de dire
00:13:47qu'est-ce qu'on va faire
00:13:47pendant 10 ans
00:13:48pour faire de l'école
00:13:49de la République
00:13:49le pilier qu'elle doit être
00:13:50à la fois d'intégration,
00:13:51de lutte contre les inégalités.
00:13:53Mais je dis souvent
00:13:54l'école
00:13:54et c'est la même chose
00:13:55pour l'État.
00:13:56C'est la chance
00:13:57de ceux qui n'en ont pas.
00:13:58Donc, le rôle de l'école,
00:13:58c'est d'être à l'avant-garde
00:14:00pour accompagner tout le monde.
00:14:01Est-ce que tout ce qui a été fait
00:14:02pendant 10 ans,
00:14:03moi, je suis engagé
00:14:04depuis 9 mois
00:14:05dans ce mouvement Renaissance,
00:14:06je suis là,
00:14:07donc je vais vous répondre
00:14:08de manière très tranquille.
00:14:09Est-ce que tout a été bien fait ?
00:14:10Non.
00:14:11Est-ce qu'on peut faire mieux demain ?
00:14:12Oui, évidemment.
00:14:13Et il faut, en réalité,
00:14:14que sur la question de l'école,
00:14:15vous êtes dans une filière professionnelle.
00:14:17Moi, j'ai fait ma scolarité
00:14:19au lycée,
00:14:19notamment dans un lycée
00:14:20qui était agricole.
00:14:22Ce n'est pas la filière pro,
00:14:23mais il faut aussi revaloriser,
00:14:24vous parliez des enseignants,
00:14:26reparler de la question
00:14:28des ressources humaines.
00:14:29C'est-à-dire aussi
00:14:30de comment est-ce que
00:14:31quand on est un enseignant,
00:14:32on est considéré,
00:14:33on est rémunéré
00:14:34parce que c'est évidemment
00:14:35aussi un sujet
00:14:36et comment on redonne confiance
00:14:37en l'institution de l'école.
00:14:39Donc, moi, je pense
00:14:39qu'il n'y a aucun tabou
00:14:41dans le débat
00:14:41et je vous répondrai
00:14:43et vous me reposerez
00:14:43toutes les questions
00:14:44si je tourne autour,
00:14:45ce que je vais essayer
00:14:46de ne pas faire,
00:14:47je n'ai aucun problème
00:14:48à entendre
00:14:48qu'il faut qu'on remette
00:14:49les moyens à l'école.
00:14:50Je précise quand même
00:14:51que l'école est le premier budget
00:14:53de l'État,
00:14:54qu'on a sanctuarisé cette dépense
00:14:55et que c'est une bonne chose,
00:14:57que l'école de la République,
00:14:58et monsieur le député,
00:15:00vous ne direz pas le contraire,
00:15:00enfin j'espère,
00:15:01ça reste le budget de l'école
00:15:03et de l'enseignement,
00:15:04reste le premier budget de l'État,
00:15:06que c'est une bonne chose
00:15:07et que ce n'est pas
00:15:07qu'une question de dépense.
00:15:09Je pense qu'en France,
00:15:10on est très fort
00:15:11pour mettre les moyens
00:15:12et il faut qu'on mette les moyens,
00:15:13mais ce n'est pas toujours
00:15:14qu'une question de dépense,
00:15:15c'est une question de fidélisation,
00:15:16de carrière
00:15:17et donc il faut qu'on ait
00:15:17ce débat-là
00:15:18et moi j'y suis content.
00:15:19Mais vous comprenez
00:15:19qu'aujourd'hui,
00:15:20toute la communauté éducative
00:15:21s'inquiète de se dire
00:15:22qu'on est dans une période
00:15:23où les finances publiques
00:15:24ne vont pas très bien,
00:15:26on se dit,
00:15:27il va y avoir par endroit
00:15:2930% d'élèves en moins,
00:15:31c'est une formidable occasion
00:15:32aussi de faire des économies.
00:15:35Ça pourrait l'être
00:15:36entre les mains
00:15:36d'un gouvernement
00:15:37qui n'assumerait pas ses choix.
00:15:38Ça a été dit à l'instant,
00:15:39le chiffre de projection
00:15:40sur les 1,7 millions,
00:15:41c'est si jamais la natalité
00:15:43ne bouge pas
00:15:43et qu'on est sur
00:15:44une projection arithmétique.
00:15:46Le fait qu'on ait ce débat,
00:15:47c'est une bonne chose
00:15:48qu'on en débatte.
00:15:49Si jamais les chiffres
00:15:50sont ce qu'ils sont
00:15:50et qu'ils ne bougent pas,
00:15:51à savoir 1,7 million
00:15:53d'ici 2035,
00:15:54oui, moi je pars du principe
00:15:55et je vous l'ai dit tout à l'heure,
00:15:56sans essayer de caricaturer,
00:15:57qu'il y a deux choix.
00:15:58Soit effectivement,
00:15:59on en profite pour baisser
00:16:01le nombre d'élèves par classe,
00:16:02aujourd'hui on est en moyenne
00:16:03à 21 élèves par classe,
00:16:05en moyenne,
00:16:05je viens de dire que c'est une moyenne.
00:16:06Non, ça ne concerne aucune classe,
00:16:08par définition.
00:16:09On pourrait passer à 18,
00:16:10donc ce ne serait pas en soi
00:16:11une mauvaise chose,
00:16:12même si les études scientifiques
00:16:13et la littérature montrent
00:16:14qu'en réalité,
00:16:15ce n'est pas uniquement
00:16:16le nombre d'élèves par classe
00:16:17qui jouent sur la capacité
00:16:19d'apprentissage
00:16:19et le succès des élèves,
00:16:21ou alors on pourrait,
00:16:21il y a aussi la pédagogie,
00:16:23le rythme scolaire,
00:16:24il y a tout un nombre de sujets.
00:16:25Je m'adresse aux professeurs
00:16:25en sciences de l'éducation,
00:16:26si vous voulez bien.
00:16:27Maintenant, quand même,
00:16:27sur ce point,
00:16:28moins d'élèves,
00:16:29ce n'est pas mieux d'école ?
00:16:31C'est le seul facteur,
00:16:32c'est ce que je disais.
00:16:32Je dis que ce ne soit pas
00:16:33le seul facteur
00:16:33est une évidence,
00:16:34mais faire comme si
00:16:36c'était deux choses
00:16:36qui n'étaient pas reliées,
00:16:37en fait, mécaniquement,
00:16:38quand on a plus d'élèves,
00:16:40ça fait plus de copies.
00:16:42Et si on a plus de copies,
00:16:43on fait moins écrire
00:16:44parce que ça fait plus de corrections.
00:16:46Et donc, je pense
00:16:46qu'une possibilité,
00:16:48ce serait, par exemple,
00:16:49dans le premier degré,
00:16:50on a une occasion historique.
00:16:51On pourrait dire,
00:16:53on a vu pendant le Covid
00:16:53combien les parents
00:16:54ont pris conscience
00:16:55de la difficulté
00:16:56du métier d'enseignant.
00:16:58Donc, les élèves français
00:16:59ont perdu deux ans
00:17:00et demi de scolarité
00:17:01en heures de cours.
00:17:02Parce que quand la génération
00:17:04du baby-boom
00:17:04est rentrée à l'école,
00:17:05on a supprimé
00:17:06les toutes petites sections
00:17:07en masse,
00:17:08et surtout en ZEP.
00:17:09Parce qu'il faudrait avoir
00:17:10les chiffres,
00:17:11parce que les chiffres
00:17:11que j'ai donnés tout à l'heure
00:17:12étaient affolants,
00:17:13mais je crois qu'ils sont
00:17:13encore pires en ZEP
00:17:14et en zone rurale.
00:17:16On a supprimé
00:17:17les samedis matin,
00:17:18ce qui équivaut
00:17:18à une année scolaire.
00:17:19Quand la vague du baby-boom
00:17:21est rentrée au collège,
00:17:22réforme du collège,
00:17:23on a supprimé
00:17:24deux tiers
00:17:25d'enseignement disciplinaire
00:17:27parce que ça faisait
00:17:28des économies de profs.
00:17:29Quand la vague du baby-boom
00:17:30est rentrée au lycée,
00:17:31réforme Blanquer
00:17:32pour supprimer des heures,
00:17:34regrouper
00:17:34et donner des emplois du temps
00:17:36délirants aux lycéens
00:17:37parce que comme il n'y a
00:17:37plus de filières,
00:17:38on les regroupe
00:17:38un peu n'importe comment.
00:17:40Ça donne des conditions
00:17:41d'études déplorables.
00:17:42Donc, bien sûr
00:17:43qu'il y a la pédagogie,
00:17:44mais on ne peut pas
00:17:44tout le temps dire aux enseignants
00:17:45dans les conditions les pires,
00:17:47faites la meilleure pédagogie.
00:17:48En fait, je pense
00:17:48qu'il y a quand même
00:17:50un lien entre les deux
00:17:50qui n'est pas mécanique.
00:17:52Maintenant, je pense
00:17:53qu'il y a du mieux à faire.
00:17:54Je voudrais donner
00:17:55la parole à Thomas.
00:17:57Où est le micro
00:17:57pour Thomas, s'il vous plaît ?
00:17:59Thomas Ouattanebe-Vermorel,
00:18:01vous êtes président
00:18:02de l'association
00:18:02des directeurs d'école,
00:18:03c'est ça ?
00:18:04Tout à fait, de Paris.
00:18:05Vous vouliez intervenir,
00:18:06je vous voyais réagir.
00:18:06Oui, je réagissais
00:18:08à plusieurs titres.
00:18:10D'abord, dire que
00:18:12le budget
00:18:12de l'éducation nationale,
00:18:14c'est le premier de France,
00:18:14je ne crois pas
00:18:15que ce soit tout à fait exact.
00:18:16Et pour vous donner
00:18:18une idée un peu plus justement
00:18:20en comparaison internationale,
00:18:21la France dépense 11% de moins
00:18:23par enfant
00:18:25que la moyenne de pays
00:18:27de l'OCDE.
00:18:27La France n'est pas généreuse
00:18:30avec les élèves français,
00:18:31ce n'est pas vrai.
00:18:3111% de moins,
00:18:32c'est quand même très important,
00:18:34très significatif.
00:18:35Donc ça, c'est important.
00:18:38Si on balance des chiffres,
00:18:39il faut être quand même
00:18:40dans des registres
00:18:42un petit peu réalistes.
00:18:44J'avais un petit peu les chiffres.
00:18:46Le taux d'encadrement moyen,
00:18:47l'OCDE,
00:18:48c'est 19 élèves par enseignant.
00:18:51Non, c'est 14 élèves par enseignant.
00:18:54En France, c'est 19.
00:18:5621 ?
00:18:57Par enseignant,
00:18:58c'est-à-dire qu'on fait la totalité,
00:18:59la direction d'école
00:19:00qui est partiellement déchargée.
00:19:02Voilà, donc ça ne veut pas dire
00:19:03qu'il y a 19 élèves par classe.
00:19:05Ça veut dire que c'est un tout moyen.
00:19:06D'accord.
00:19:06Mais vous voyez qu'on est quand même
00:19:07déjà très, très, très, très au-dessus.
00:19:11Et si, bien sûr,
00:19:12s'il y a une seule chose
00:19:13sur le consensus,
00:19:14parce que des études
00:19:16sur les différentes pédagogies possibles,
00:19:19il y en a plein,
00:19:20des études qui soient définitives
00:19:21en disant cette pédagogie-là,
00:19:22elle marche mieux que celle-là,
00:19:23il n'y en a pas.
00:19:24Alors que des études qui disent
00:19:25quand vous réduisez le nombre
00:19:26d'enfants dans les classes,
00:19:28ça fait de meilleurs résultats,
00:19:30elles sont toutes d'accord.
00:19:31C'est incontestable.
00:19:32Quand on parle justement
00:19:33pas d'idéologie,
00:19:34mais de réalisme,
00:19:36vous voulez de meilleurs résultats,
00:19:37vous baissez le nombre d'élèves.
00:19:38Alors, je vais essayer
00:19:39de l'incarner un peu plus.
00:19:40Je suis directeur d'école maternelle.
00:19:41J'ai travaillé dans l'école maternelle
00:19:44et dans l'école élémentaire
00:19:45et même en CEGPA
00:19:47et dans le milieu du handicap aussi.
00:19:50C'est évident qu'en maternelle,
00:19:53le langage, c'est le véhicule,
00:19:55le vaisseau amiral des apprentissages.
00:19:57C'est évident que si j'ai 18 élèves,
00:20:01je vais pouvoir parler à chacun d'entre eux
00:20:02tous les jours, à plusieurs reprises
00:20:04et qu'ils vont être pris
00:20:06dans la relation pédagogique
00:20:08bien mieux que si j'en ai 25,
00:20:10voire quand j'ai commencé,
00:20:11c'était 30 en petite section.
00:20:13Je ne vous raconte pas le machin.
00:20:14Bon, c'est évident
00:20:16qu'on a un rapport bien plus efficace
00:20:19sur le plan de la relation pédagogique
00:20:21et que les enfants apprennent bien mieux.
00:20:24Donc, la question effectivement,
00:20:26c'est comment peut-on
00:20:28imaginer défendre
00:20:29le fait de ne pas faire baisser
00:20:30les effectifs ?
00:20:31Et c'est ça,
00:20:32comment des parlementaires
00:20:34peuvent argumenter en faveur
00:20:35de ne pas faire baisser les effectifs
00:20:36quand on sait qu'on est
00:20:37des mauvais élèves
00:20:38de ce point de vue-là
00:20:39et que ça impacte directement
00:20:42la destinée
00:20:43des plus fragiles en particulier
00:20:45parce qu'évidemment,
00:20:45les autres,
00:20:45ils peuvent aller
00:20:46dans le privé, par exemple.
00:20:47– Rodrigo Aranaz,
00:20:48vous voulez lui répondre ?
00:20:50– Ben, lui répondre…
00:20:51– C'est plutôt à moi la question
00:20:52puisque je crois que monsieur Aranaz…
00:20:53– Il n'y a pas vraiment de réponse
00:20:54mais vous avez dit tout à l'heure
00:20:57une projection à 10 ans,
00:20:59on y est à 10 ans
00:21:00puisque je rappelle
00:21:01que c'est le deuxième quinquennat
00:21:02de Emmanuel Macron
00:21:03que nous avons là
00:21:04et les ministres successifs
00:21:07depuis Jean-Michel Blanquer
00:21:08en passant par Odea Castera
00:21:09de tristes mémoires
00:21:10sur l'école privée
00:21:11et la pierre dans le jardin public
00:21:13qu'elle a balancée
00:21:14de la pire des façons
00:21:15qui lui a d'ailleurs coûté son poste
00:21:17pour être clair
00:21:17donc des fois en politique
00:21:18on sait aussi faire des choses
00:21:20intéressantes du point de vue
00:21:21de la défense des élèves
00:21:21et du symbole
00:21:22que représente l'école
00:21:24et là
00:21:25et il y a une régularité
00:21:26dans les choses
00:21:27on parlait tout à l'heure
00:21:28de la division des classes par deux
00:21:32c'était CP, CE1
00:21:33en rep et en rep plus à l'époque
00:21:35mais d'abord ça c'est une idéologie
00:21:37mais il y a eu une gestion RH
00:21:38qui s'est mise en place
00:21:39c'est-à-dire qu'on a supprimé
00:21:40un dispositif
00:21:40qui avait fait ses preuves
00:21:41à l'époque
00:21:42on appelait ça
00:21:42le plus de maître que de classe
00:21:43c'est-à-dire
00:21:44un enseignant chevronné
00:21:45qui permettait
00:21:46d'être en surnuméraire
00:21:47dans une classe
00:21:48et aussi d'accompagner
00:21:49les enseignants qui débutaient
00:21:50parce que vous avez rappelé
00:21:51tout à l'heure
00:21:51monsieur Bonnery
00:21:51enseigner c'est un métier
00:21:53et comme c'est un métier
00:21:54on a besoin
00:21:55dans la transmission
00:21:56d'un savoir-faire
00:21:57d'avoir des enseignants
00:21:58qui permettent
00:21:59de transmettre ce savoir-faire
00:22:00parce qu'il ne s'apprend pas
00:22:01seulement sur les bancs de l'école
00:22:02et aujourd'hui
00:22:02nous sommes dans cette situation
00:22:03alors vous dites
00:22:04que ce n'est pas idéologique
00:22:05moi j'assume d'être idéologique
00:22:06sur l'école
00:22:07parce que par exemple
00:22:08vous êtes sur la la laïcité
00:22:08la laïcité à la française
00:22:10c'est une idéologie
00:22:10ce n'est pas la laïcité
00:22:11anglo-saxonne
00:22:12la loi de 2004
00:22:13sur l'interdiction
00:22:14des signes religieux
00:22:15ostensibles et ostentatoires
00:22:16dans l'école publique
00:22:17et pas dans l'école privée
00:22:18l'école privée
00:22:19est absente de ce registre-là
00:22:21elle le fait de façon volontaire
00:22:22mais pas de façon obligatoire
00:22:23c'est une idéologie
00:22:24donc j'assume de dire
00:22:25que partir des besoins
00:22:27des enfants
00:22:27c'est-à-dire
00:22:28baisser les effectifs
00:22:29former les enseignants
00:22:31les payer correctement
00:22:32c'est une idéologie
00:22:33de concevoir
00:22:34quelle est la mission de l'école
00:22:35et j'insiste
00:22:36la mission de l'école française
00:22:37c'est de former des citoyens
00:22:38non pas former des travailleurs
00:22:39et en ce moment en France
00:22:40le premier budget de la France
00:22:41n'est pas l'école
00:22:42c'est les deux entreprises
00:22:44Léo vous vouliez prendre la parole
00:22:46oui
00:22:46vous êtes parent d'élève
00:22:47c'est ça ?
00:22:48je suis parent d'élève
00:22:48et je suis à la FCPE 93
00:22:51en Seine-Saint-Denis
00:22:52en Seine-Saint-Denis
00:22:54et justement
00:22:55pour poursuivre
00:22:56ce qui vient d'être dit
00:22:57le dispositif
00:22:58de dédoublement des classes
00:22:59qui a été ouvert
00:23:00par Emmanuel Macron
00:23:01est en train d'être détruit
00:23:03c'est-à-dire que
00:23:04la manière dont on est
00:23:05en train de supprimer
00:23:06des classes
00:23:06les 4000 classes
00:23:07qui vont être supprimées
00:23:09en septembre
00:23:09on utilise justement
00:23:11le dédoublement
00:23:12qui était à 12
00:23:12à l'instauration
00:23:13d'Emmanuel Macron
00:23:14pour l'augmenter en permanence
00:23:16nous quand on rencontre
00:23:17le rectorat
00:23:17ils nous disent
00:23:18que le seuil
00:23:19des classes dédoublées
00:23:20aujourd'hui
00:23:21enfin il y a deux ans
00:23:22c'était 14
00:23:23l'année dernière
00:23:23c'était 15
00:23:24et cette année c'est 16
00:23:26dans l'école
00:23:27où est mon fils
00:23:28ils vont supprimer
00:23:29en septembre
00:23:30deux classes
00:23:31pour quelle raison
00:23:33on vous l'a dit ?
00:23:34on ne comprend pas
00:23:35et c'est le dialogue
00:23:36qu'on essaye d'avoir
00:23:36mais avec le rectorat
00:23:37il n'y a aucun dialogue
00:23:39premièrement
00:23:41le nombre de suppressions
00:23:43les classes
00:23:43qui vont être supprimées
00:23:44à la rentrée
00:23:45ont été annoncées
00:23:46après les élections municipales
00:23:48c'est-à-dire qu'il y a un désir
00:23:49du côté du ministre
00:23:50de l'éducation
00:23:51de refuser
00:23:52que la question
00:23:53du suppression
00:23:53et de la politique éducative
00:23:55s'invite dans les élections
00:23:56vous parliez de 2027
00:23:58moi je vous propose
00:23:59de discuter
00:23:59de l'idée
00:24:00de faire un moratoire
00:24:01tout de suite
00:24:02cette année
00:24:02sur les suppressions de classes
00:24:04cette année
00:24:05et l'année prochaine
00:24:05jusqu'à l'élection présidentielle
00:24:07justement pour avoir ce débat
00:24:08sur l'école
00:24:09pardonnez-moi
00:24:10il se trouve que la période
00:24:11de la carte scolaire
00:24:11chaque année
00:24:12c'est à peu près la même
00:24:13c'est en ce moment
00:24:13donc c'est pas forcément
00:24:14début de mars
00:24:15justement
00:24:15le ministère de l'éducation
00:24:17a décalé
00:24:18les dates
00:24:19de ces réunions
00:24:21qui annoncent
00:24:21les suppressions des classes
00:24:23pour que ça tape pas
00:24:23avec les élections municipales
00:24:24et qui les ont annoncées
00:24:26juste après les élections
00:24:27alors que les réunions
00:24:27doivent avoir lieu
00:24:28avant
00:24:28c'est fait
00:24:29janvier, février
00:24:31c'est décalé
00:24:32parfois un peu
00:24:33mais là cette année
00:24:33ça a été décalé
00:24:34de plusieurs mois
00:24:35pour enjamber
00:24:36les élections municipales
00:24:37dans la classe de mon fils
00:24:38l'année dernière
00:24:39la projection d'effectifs
00:24:41pour septembre
00:24:41c'était de 262 élèves
00:24:43cette année la projection d'effectifs
00:24:45c'est de 257
00:24:47il y a 5 élèves en moins
00:24:48ils suppriment 2 classes
00:24:49on essaye donc
00:24:50d'avoir un dialogue
00:24:51avec le rectorat
00:24:52pour savoir pourquoi
00:24:53ils suppriment 2 classes
00:24:53puisque 5 élèves
00:24:54ils ne nous répondent pas
00:24:56à Aubervillé
00:24:56on a lancé une pétition en ligne
00:24:58pour envoyer des mails au rectorat
00:24:59on a 500 mails envoyés
00:25:00depuis 3 semaines
00:25:02aucune réponse du rectorat
00:25:04on a décidé
00:25:05dans l'école
00:25:05au conseil d'école
00:25:06d'aller se rassembler
00:25:08un peu occuper l'école ce matin
00:25:09le rectorat nous a envoyé
00:25:11la police nationale
00:25:12heureusement
00:25:13il y avait le maire
00:25:14de la ville d'Aubervillé
00:25:15et les élus qui sont venus
00:25:16la police a dit
00:25:16que ce n'était pas vraiment
00:25:17son rôle
00:25:18de s'occuper de parents
00:25:19qui voulaient dialoguer
00:25:20et on a eu
00:25:223 personnes du rectorat
00:25:23malheureusement
00:25:23c'est ni décisionnaire
00:25:25ni ils connaissaient les dossiers
00:25:26et donc ils ne peuvent pas
00:25:27nous répondre
00:25:27mais il n'y a aucun moment
00:25:28il y a des espaces de dialogue
00:25:30sur ces
00:25:31ils répètent en boucle
00:25:33ces indicateurs
00:25:34en disant
00:25:34le taux d'encadrement
00:25:35donc le nombre
00:25:36d'effectifs par classe
00:25:37sur l'école de mon fils
00:25:38du coup ce n'est pas la raison
00:25:39c'est à dire
00:25:405 élèves en moins
00:25:41d'une année sur l'autre
00:25:42ce n'est pas ça
00:25:42qui explique
00:25:43par ailleurs
00:25:43ces taux d'encadrement
00:25:44qu'on rabâche
00:25:45et qu'on explique
00:25:46qu'on rabâche
00:25:47dans cette émission
00:25:48sont faux
00:25:48ils sont faux
00:25:49parce que
00:25:50on se base tous
00:25:52sur l'idée théorique
00:25:53des tableurs Excel
00:25:54qui existe
00:25:55au sein du ministère
00:25:56de l'éducation nationale
00:25:57en pratique
00:25:59il y a des absences
00:26:00parce que les enseignants
00:26:01sont malades
00:26:01parce que
00:26:02est-ce que ces enseignants
00:26:03sont remplacés
00:26:04dans le 93
00:26:05non
00:26:06sur l'école
00:26:06de mon fils
00:26:07encore
00:26:07sur l'ensemble
00:26:08de l'année
00:26:08la directrice
00:26:10a compté
00:26:10il y a 110 jours
00:26:11d'absence
00:26:11cumulée des enseignants
00:26:12c'est normal
00:26:13il n'y a pas
00:26:13de sur ou de sous
00:26:16combien de journées
00:26:17d'enseignants
00:26:18sont remplacées
00:26:1910 depuis le début
00:26:20de l'année
00:26:20sur 110
00:26:21c'est à dire
00:26:2290% des jours
00:26:24où il y a des enseignants
00:26:25qui sont absents
00:26:25ne sont pas remplacés
00:26:27ces jours-là
00:26:27qu'est-ce qui se passe
00:26:28on bascule les élèves
00:26:29dans les autres classes
00:26:30donc le taux d'encadrement
00:26:31qui est affiché
00:26:32il ne prend pas en compte
00:26:33qu'en pratique
00:26:34au quotidien
00:26:35ces élèves sont basculés
00:26:36ou dans le pire des cas
00:26:37il y a de la déscolarisation
00:26:38c'est à dire
00:26:39qu'on demande aux parents
00:26:40de garder leurs enfants
00:26:41à la maison
00:26:42donc je veux dire
00:26:42penser qu'il faudrait
00:26:44faire des économies
00:26:44sur le ministère
00:26:45de l'éducation nationale
00:26:46à un moment
00:26:47où on ne peut pas
00:26:48remplacer les enseignants
00:26:49je veux dire
00:26:49la situation
00:26:50de l'école de mon fils
00:26:50je ne peux pas vous dire
00:26:51dans tout aubervien
00:26:52ou dans tout 93
00:26:53parce que le rectorat
00:26:54n'est pas transparent
00:26:55c'est à dire
00:26:55ils ne nous donnent pas
00:26:56pire
00:26:57je vais vous dire la vérité
00:26:58ils ne le savent pas
00:26:59puisque
00:27:01on ne sait même pas
00:27:02s'ils ont les tableaux
00:27:03qui remontent
00:27:03de l'absence des enseignants
00:27:04et qu'ils arrivent
00:27:05à calculer en moyenne
00:27:06à l'année
00:27:06Qui peut répondre à Léo ?
00:27:07Moi je veux bien
00:27:08vous répondre là-dessus
00:27:09alors je ne connais pas
00:27:10la situation particulière
00:27:11que vous évoquez
00:27:12et je vais évidemment
00:27:13me renseigner
00:27:13mais déjà je veux vous redire
00:27:15que moi je suis fier
00:27:16et nous sommes fiers
00:27:17et nous continuerons
00:27:18de défendre le dédoublement
00:27:19des CPCE1
00:27:20dans les REPREP plus
00:27:21parce que c'est une véritable
00:27:22mesure de correction
00:27:24de lutte contre les inégalités
00:27:26sociales de destin
00:27:26et c'est une mesure
00:27:27à laquelle on est attaché
00:27:28encore une fois
00:27:29moi je ne vous réponds pas
00:27:29au nom du gouvernement
00:27:32du mouvement que je représente
00:27:33et ce que vous dites
00:27:34je vais aller regarder
00:27:35mais en tout cas
00:27:35on est fiers de l'avoir fait
00:27:37j'ai l'impression
00:27:37que ça recueille l'assentiment
00:27:38parce qu'encore une fois
00:27:39dans les endroits
00:27:40où on part avec
00:27:41un destin de destin
00:27:42mais très bien
00:27:43nous on travaille
00:27:44avec tout le monde
00:27:44pas de sujet là-dessus
00:27:45Cela dit
00:27:46il y a aussi des parents
00:27:46qui disent
00:27:47une fois passé le CE1
00:27:48où les enfants étaient 12
00:27:49ils se retrouvent à 24
00:27:50en CE2
00:27:50mais vous savez
00:27:51nous on n'a aucun tabou
00:27:52donc on réfléchit
00:27:53Je suis désolé
00:27:53j'insiste
00:27:54c'est pas l'école de mon fils
00:27:55qui a une particularité
00:27:57le seuil c'est le rectorat
00:27:58qui nous disent
00:27:59nous on monte à 16
00:28:00on n'a pas de problème
00:28:00Bien sûr
00:28:01juste pour terminer
00:28:02moi sur cette mesure-là
00:28:03en tant que telle
00:28:04sur le dédoublement
00:28:04des reprèbes plus
00:28:05des CPC1
00:28:06c'est à peu près
00:28:07300 000 élèves
00:28:08qui ont bénéficié
00:28:08moi mon sentiment
00:28:10c'est qu'il faut qu'on voit
00:28:10plutôt que de limiter
00:28:12comment on peut élargir
00:28:12donc c'est des choses
00:28:13sur lesquelles on travaille
00:28:14après pour répondre
00:28:15sur le contexte global
00:28:16alors évidemment
00:28:17chaque situation est particulière
00:28:18mais vous avez cité
00:28:20tout à l'heure
00:28:20en introduction
00:28:21le contexte financier
00:28:22et budgétaire
00:28:23hélas
00:28:24on n'a pas
00:28:25des moyens illimités
00:28:26et donc je veux corriger
00:28:28nous ne sommes pas
00:28:29pour baisser les dépenses
00:28:30par contre
00:28:31nous sommes pour gérer
00:28:32la situation
00:28:33de manière pragmatique
00:28:34au regard de ce qui
00:28:35se présente à nous
00:28:35et donc nous
00:28:36on n'est pas des idéologues
00:28:37même si on fait de l'école
00:28:39et de l'école républicaine
00:28:41un pilier
00:28:41on considère qu'il faut
00:28:42qu'on s'adapte
00:28:43qu'on se prépare
00:28:44entre guillemets
00:28:44au pire si jamais
00:28:46la prédiction est confirmée
00:28:47mais on parlait tout à l'heure
00:28:49du nombre de classes
00:28:49il faut aussi parler
00:28:50des RH
00:28:51c'est à dire
00:28:51de la carrière d'enseignant
00:28:53de ces gens qui donnent
00:28:54des heures et des heures
00:28:56pour accompagner
00:28:57et pour former les générations
00:28:58et en 2023
00:28:59typiquement
00:29:00on peut toujours faire mieux
00:29:01mais il y a eu un plan
00:29:01d'augmentation des rémunérations
00:29:04plus de 4 milliards d'euros
00:29:05alors c'est peut-être pas assez
00:29:06mais ce que je veux dire
00:29:07c'est que
00:29:07ce qu'on prend un endroit
00:29:09on le met ailleurs
00:29:09et donc en réalité
00:29:10moi je pense qu'il faut
00:29:11qu'on fasse du cas par cas
00:29:12qu'on voit comment
00:29:13dans les milieux ruraux
00:29:14par exemple
00:29:14on peut accompagner
00:29:15parce que dans des villes rurales
00:29:17l'école c'est quand même
00:29:18un lieu de vie
00:29:18mais voilà
00:29:19on n'est pas pour
00:29:20supprimer les dépenses
00:29:20Merci pour la transition
00:29:21Rodrigo Arenas
00:29:22je vais vous donner la parole
00:29:23dans un instant
00:29:23mais ce qu'on voit
00:29:25c'est que là
00:29:25on se projette à 2035
00:29:27mais on entend ici
00:29:28que dans l'immédiat
00:29:28c'est les fermetures de classes
00:29:30de la prochaine rentrée
00:29:30qui inquiètent les parents
00:29:32je vous propose
00:29:33d'aller ce soir
00:29:34dans les Yvelines
00:29:35177 fermetures de classes
00:29:37annoncées pour septembre prochain
00:29:38et notamment
00:29:39dans un village
00:29:40qui s'appelle Flexanville
00:29:41600 habitants
00:29:42et une école
00:29:43qui ne compterait plus que
00:29:45deux classes
00:29:45en septembre prochain
00:29:46c'est un reportage
00:29:47signé Martin Bornet
00:29:48et Aziz Ogooze
00:29:49regardez
00:29:54une école déserte
00:29:56sans aucun enfant
00:29:57devant les grilles
00:29:58ce matin-là
00:29:59les parents bloquent
00:30:01l'établissement
00:30:01on continue
00:30:02à étaler
00:30:04un maximum
00:30:04de banderoles
00:30:05pour montrer
00:30:06qu'on est mobilisés
00:30:06qu'on est tous présents
00:30:07leur objectif
00:30:09sauver une classe
00:30:10menacée de fermeture
00:30:11à la rentrée
00:30:12on essaie de faire
00:30:13un maximum de bruit
00:30:14pour une cause
00:30:15qui est très très importante
00:30:15pour notre village
00:30:17on est un petit village rural
00:30:19il faut maintenir
00:30:20nos trois classes
00:30:21parents, instituteurs, maires
00:30:23tout le monde est mobilisé
00:30:25dans ce village rural
00:30:26de 600 habitants
00:30:27l'école est bien plus
00:30:29qu'un lieu d'apprentissage
00:30:30c'est un lieu de vie
00:30:32l'école
00:30:32c'est pour le bien de tous
00:30:35c'est un lieu
00:30:38où on se croise
00:30:39on parle
00:30:39on évolue
00:30:41des petites communes rurales
00:30:42comme les nôtres
00:30:43c'est vrai qu'il est important
00:30:45d'avoir un lien social
00:30:47à la rentrée prochaine
00:30:48il ne restera plus que
00:30:50deux classes
00:30:50pour 48 élèves
00:30:52de la moyenne section
00:30:53au CM2
00:30:54les parents
00:30:55dénoncent une décision
00:30:56qu'ils jugent incompréhensible
00:30:58ça va entraîner
00:30:59du triple
00:30:59ou du quadruple niveau
00:31:00des difficultés
00:31:01d'apprentissage
00:31:02donc les enfants
00:31:03qui ont certaines capacités
00:31:04ça va pas trop
00:31:05les impacter
00:31:06mais les enfants
00:31:06qui ont des difficultés
00:31:07ils vont prendre du retard
00:31:09ils vont arriver
00:31:10sur le cycle
00:31:12du collège
00:31:13avec des difficultés
00:31:15on prend pas de considération
00:31:16pour le bien-être
00:31:17de nos enfants
00:31:17et la manière
00:31:18dont ils vont pouvoir apprendre
00:31:19dans des bonnes conditions
00:31:20parce qu'en fait
00:31:21c'est ça la clé
00:31:21la clé c'est que nos enfants
00:31:22c'est la société de demain
00:31:24c'est les citoyens de demain
00:31:24et on leur donne pas les moyens
00:31:26d'être des bons citoyens
00:31:28des bons travailleurs
00:31:29des bons entrepreneurs
00:31:30les familles espèrent encore
00:31:32faire reculer
00:31:33l'éducation nationale
00:31:34d'autres actions
00:31:35pourraient être organisées
00:31:37dans les prochains jours
00:31:37c'est aussi votre sujet
00:31:39Fabrice
00:31:40bonsoir
00:31:41vous avez un micro
00:31:41Fabrice
00:31:43Fabrice Drieux
00:31:44vous êtes le maire
00:31:45de Colombier
00:31:46alors 300 habitants
00:31:47340
00:31:48340
00:31:49vous avez raison
00:31:50c'est important
00:31:50chaque voix compte
00:31:51mais exactement
00:31:53340 habitants
00:31:54c'est dans l'ordre
00:31:54quelques enfants à la clé
00:31:55on est d'accord
00:31:56les enfants de votre commune
00:31:58de 340 habitants
00:32:00vont dans quelle école ?
00:32:01alors justement
00:32:02je suis aussi président
00:32:03d'un regroupement scolaire
00:32:04qui regroupe 4 communes
00:32:07dont la mienne
00:32:09et donc la majorité
00:32:10des enfants
00:32:11de ma collectivité
00:32:12vont dans ce regroupement scolaire
00:32:14qui compte combien de classes ?
00:32:15aujourd'hui on est sur
00:32:168 classes
00:32:17et prévisions 7
00:32:19puisqu'il y a une fermeture en cours
00:32:23et moi je souhaitais rebondir
00:32:25sur
00:32:25alors il y a peut-être
00:32:252-3 sujets importants
00:32:27on parlait de la démographie
00:32:28il y en a 2-3
00:32:28oui en effet
00:32:29on parlait de la démographie
00:32:30alors là on la voit
00:32:32à l'échelle d'un territoire
00:32:33on peut aussi la centraliser
00:32:34à l'échelle d'un département
00:32:36et on peut aussi
00:32:37également la regarder
00:32:37à l'échelle du local
00:32:38encore plus petit
00:32:39et l'exemple
00:32:41que j'ai à vous fournir
00:32:43c'est que
00:32:45sur les 4 communes
00:32:46qui représentent
00:32:47le regroupement scolaire
00:32:47on a une population stable
00:32:49elle ne bouge pas
00:32:50on est dans un territoire
00:32:51où demain
00:32:53il va y avoir
00:32:54une implantation
00:32:55d'un centre hospitalier
00:32:56donc potentiellement
00:32:572200 emplois
00:32:58qui vont arriver
00:32:59on est du bon côté
00:33:01du centre hospitalier
00:33:03on a également
00:33:04une communauté urbaine
00:33:05qui regroupe
00:33:0631 communes
00:33:07à notre échelle
00:33:07et qui a investi
00:33:09presque 1,2 million
00:33:11d'euros
00:33:11de fonds publics
00:33:12dans un restaurant scolaire
00:33:13mais pourquoi
00:33:14vous fermez une classe
00:33:14à la rentrée alors ?
00:33:16c'est la question
00:33:16la question
00:33:17elle est pertinente
00:33:18fermer une classe
00:33:19pour un effectif
00:33:20qui va diminuer
00:33:22de quelques élèves
00:33:24aujourd'hui
00:33:25on est à 152 enfants
00:33:27on va passer
00:33:27à 146 enfants
00:33:29donc
00:33:30ça veut dire
00:33:31que
00:33:32j'ai le contre-exemple
00:33:33on est
00:33:34dans une dépréciation
00:33:36démographique
00:33:36et puis de l'autre côté
00:33:37nous on est stable
00:33:38mais on ferme aussi
00:33:39des classes
00:33:40donc ça c'est une
00:33:41première interrogation
00:33:42il y a une explication
00:33:43parce que c'est vrai
00:33:44que tout ça
00:33:44paraît toujours très obscur
00:33:46au moment de la carte scolaire
00:33:47on dit
00:33:47tiens
00:33:48tant pis
00:33:48c'est tombé sur vous
00:33:49une classe en moins
00:33:49alors obscur
00:33:50je pense qu'on a des députés
00:33:52qui pourraient demander
00:33:53plus de transparence
00:33:54au rectorat
00:33:54déjà
00:33:55tout ce temps
00:33:56c'est mon quotidien
00:33:57mais justement
00:33:59je crois qu'il faut
00:34:00que ça se sache
00:34:01parce que ça se sait pas trop
00:34:03le seuil pour ouvrir
00:34:04une classe
00:34:04et le seuil pour fermer
00:34:06une classe
00:34:06c'est pas le même chiffre
00:34:08donc on a l'impression
00:34:09que
00:34:10voilà
00:34:11partout je vais enquêter
00:34:13pardon
00:34:13vous pouvez nous les dire
00:34:14ces seuils
00:34:14alors en plus
00:34:15ils varient selon
00:34:16les départements
00:34:17mais c'est toujours
00:34:18le même principe
00:34:19il y a un delta
00:34:21de 3
00:34:214
00:34:225
00:34:22entre les deux
00:34:23c'est à dire qu'on ferme
00:34:24plus facilement une classe
00:34:25qu'on ne l'ouvre
00:34:25et donc je pense que pour
00:34:27assainir
00:34:29apaiser
00:34:29déjà
00:34:30il y a une mesure simple
00:34:31qui est que la règle
00:34:32c'est qu'on ouvre
00:34:33on ferme une classe
00:34:34au même chiffre
00:34:34déjà
00:34:36ça permettrait de discuter
00:34:37plus tranquillement
00:34:38entre parents d'élèves
00:34:39enseignants
00:34:39et rectorat
00:34:41puisqu'on en est là
00:34:42il me semble que
00:34:43se posent des questions
00:34:45sur les dépenses
00:34:48il me semble que
00:34:49un
00:34:49il y a des mesures à faire
00:34:50qui ne nécessitent pas
00:34:51de dépenser plus
00:34:52on parlait de réduire
00:34:54le nombre d'élèves
00:34:55par classe
00:34:56les toutes petites sections
00:34:58maternelles
00:34:58j'en profite
00:34:59j'ai deux députés
00:34:59j'y vais
00:35:00allez-y
00:35:00moi je ne suis pas député
00:35:01pardon
00:35:02futur
00:35:03mais on pourrait demander
00:35:04peut-être ministre
00:35:05pardon
00:35:06on pourrait demander quand même
00:35:07à ce qu'il y ait
00:35:08davantage de transparence
00:35:09sur les chiffres
00:35:10de scolarisation
00:35:11par département
00:35:13à l'âge de 2 ans
00:35:14parce que la classe de 2 ans
00:35:15monsieur qui est un maternel
00:35:16on ne peut pas accueillir
00:35:18les enfants dans des conditions
00:35:19à 25 élèves par classe
00:35:20ce n'est pas possible
00:35:21ça fait des bâches
00:35:21chaque année
00:35:22la scolarisation des enfants
00:35:23de 2 ans
00:35:23oui mais sauf qu'il y a
00:35:24une politique idéologique
00:35:25et pas éducative
00:35:26qui a été menée
00:35:27de les supprimer
00:35:28parce que
00:35:29si on les accueille
00:35:30de mauvaises conditions
00:35:30personne n'est pour
00:35:31mais par contre
00:35:32si on les accueille
00:35:33de bonnes conditions
00:35:33on va dire les choses
00:35:34si on les accueille
00:35:35s'ils ne sont pas propres
00:35:36on les accueille pas
00:35:37non non non
00:35:38ce n'est pas le problème numéro 1
00:35:39c'est est-ce qu'ils sont nombreux
00:35:41est-ce qu'on va pouvoir
00:35:42une attention etc
00:35:44et il me semble que
00:35:46là on a une mesure
00:35:47moi les chiffres
00:35:48dont je dispose
00:35:49ils sont nationaux
00:35:50j'ai des éléments locaux
00:35:51grâce à des élus
00:35:52des maires
00:35:52des parents d'élèves
00:35:53où j'ai l'impression
00:35:54qu'en zone rurale
00:35:56en ZEP
00:35:56dans tous les quartiers
00:35:58où il y aurait besoin
00:35:58de faire rentrer les élèves
00:36:00plutôt dans le langage scolaire
00:36:02qui n'est pas le langage
00:36:03de tous les jours
00:36:04qui est autre chose
00:36:04un langage pour apprendre
00:36:05c'est là qu'on a le plus supprimé
00:36:07de toute petite section maternelle
00:36:08ce qui est quand même
00:36:09un peu fou
00:36:10donc il me semble que
00:36:11en maintenant les moyens
00:36:13déjà avec moins d'enfants
00:36:15on fait mieux
00:36:15et ensuite sur les dépenses
00:36:18je ne peux pas m'empêcher
00:36:19en tant qu'universitaire
00:36:20quand même
00:36:21il y a des millions
00:36:22qui sont gâchés tous les ans
00:36:23en crédit impôt recherche
00:36:24où on donne de l'argent
00:36:25à ça nos filles
00:36:26et à d'autres
00:36:26alors qu'ils ne le réinvestissent pas
00:36:28dans la recherche
00:36:29ils ont la formation
00:36:30de jeunes chercheurs
00:36:31quand même
00:36:32il y a de l'argent
00:36:32qui part en fumée
00:36:35Fabrice
00:36:35une autre réalité
00:36:37c'est que dans le comptage
00:36:39des effectifs
00:36:39ne sont pas comptabilisés
00:36:41les très petites sections
00:36:41et ça
00:36:43c'est problématique
00:36:45parce que
00:36:45justement
00:36:46les très petites sections
00:36:48c'est ceux qui amorcent
00:36:49les cohortes
00:36:50et qui après
00:36:50vont aller
00:36:51plus loin
00:36:52dans leurs études
00:36:54nous
00:36:54pour le regroupement
00:36:56scolaire
00:36:56qui nous concerne
00:36:57aujourd'hui
00:36:58c'est 5-6 petites sections
00:36:59peut-être 7
00:37:00mais finalement
00:37:02on a un devoir civique
00:37:04de les accueillir
00:37:05ces petites sections
00:37:06mais techniquement
00:37:07on n'en tient pas compte
00:37:08donc ça
00:37:09c'est un problème
00:37:10je vous disais
00:37:11que nous
00:37:11on baisse de 5-6 enfants
00:37:13mais 5-6 petites sections
00:37:14on arrive
00:37:15au statu quo
00:37:15au même chiffre
00:37:16et pour le coup
00:37:17la fermeture de classe
00:37:18n'est pas justifiée
00:37:20et puis
00:37:20dernier point
00:37:21et puis je passerai la parole
00:37:22à mes collègues
00:37:22c'est que
00:37:25on a parlé
00:37:25de la méthode
00:37:26la méthode
00:37:27elle est somme toute
00:37:29un peu cavalière
00:37:29quand même
00:37:31on est dans un contexte
00:37:33où on a tous les moyens
00:37:33de communiquer
00:37:35or
00:37:35il n'y a pas eu
00:37:36de communication
00:37:36ça c'est une réalité
00:37:37il n'y a pas de
00:37:40c'est pas de négociation
00:37:41mais il n'y a pas
00:37:42d'échange
00:37:43en amont
00:37:44qui permettrait
00:37:45justement
00:37:45à nous élus
00:37:47de pouvoir
00:37:48regarder d'un peu plus près
00:37:49ce que ça donne
00:37:49sur nos territoires locaux
00:37:51en fait
00:37:51et ça c'est un vrai problème
00:37:53se cacher derrière
00:37:54la politique
00:37:55d'un chiffre
00:37:56pour justifier
00:37:57justement
00:37:58qu'il y a trop
00:37:59de moyens
00:38:00et qu'il faut en supprimer
00:38:01si on ne sort pas
00:38:02de la règle mathématique
00:38:03et qu'on ne prend pas
00:38:04en considération
00:38:05la règle pédago-éducative
00:38:06entre autres
00:38:07et bien
00:38:10mathématiquement
00:38:10c'est simple
00:38:10si tous les ans
00:38:11on ferme
00:38:124000 classes
00:38:13à un moment donné
00:38:14la moyenne
00:38:14elle augmente
00:38:15de toute façon
00:38:15elle augmente
00:38:16la moyenne
00:38:16donc peut-être
00:38:18qu'in fine
00:38:18il ne restera
00:38:19qu'une classe
00:38:20peut-être
00:38:20mais vous
00:38:21pour votre commune
00:38:22vous craignez
00:38:24les effets
00:38:24que peut avoir
00:38:25cette fermeture de classe
00:38:26l'année prochaine
00:38:27oui
00:38:28oui oui
00:38:28ça a été dit
00:38:29dans le reportage
00:38:30nous c'est une commune
00:38:31rurale
00:38:31on est quatre communes
00:38:32rurales
00:38:33c'est-à-dire que
00:38:33sans commerce
00:38:34puisqu'on est proche
00:38:36d'une ville
00:38:36qui est un peu plus
00:38:37importante
00:38:38qui est la ville
00:38:38d'Alençon
00:38:38nous l'école
00:38:39c'est le cœur battant
00:38:41de notre territoire
00:38:43ça veut dire
00:38:44qu'une classe en moins
00:38:45ça veut dire aussi
00:38:46moins d'attractivité
00:38:47de nos territoires
00:38:48pourtant nous élus
00:38:49on fait un effort
00:38:51considérable
00:38:52pour essayer
00:38:52d'attirer
00:38:54les familles
00:38:55vous avez mis en place
00:38:56j'imagine des transports
00:38:58des ramassages
00:38:59bien sûr
00:39:00il y a les transports
00:39:01mais il n'y a aussi
00:39:01rien que le fait
00:39:03que les familles
00:39:03viennent s'installer
00:39:04dans nos communes
00:39:05l'école est un signe
00:39:06d'attractivité
00:39:07de dynamisme
00:39:08des communes
00:39:10et donc
00:39:11si on fait
00:39:12le raisonnement
00:39:12par l'absurde
00:39:14moins d'attractivité
00:39:15moins de personnes
00:39:16qui viennent
00:39:16moins de tissus associatifs
00:39:17etc
00:39:20je vous rejoins
00:39:21je veux dire
00:39:21que déjà
00:39:21on ne ferme jamais
00:39:22une école
00:39:23de gaieté de coeur
00:39:23et surtout
00:39:24en milieu rural
00:39:25c'est souvent condamner
00:39:26un village
00:39:27fermer une école rurale
00:39:28c'est souvent
00:39:29le dernier service public
00:39:30qui reste
00:39:30et donc on ne peut pas
00:39:31s'en satisfaire
00:39:31et le modèle
00:39:32que vous avez mis en oeuvre
00:39:34qui est un peu
00:39:35celui du regroupement
00:39:35d'écoles
00:39:36peut être
00:39:36dans certains cas
00:39:37évidemment différent
00:39:39d'un endroit
00:39:39à l'autre en France
00:39:40une solution
00:39:40on peut aussi
00:39:42imaginer ce qu'on appelle
00:39:43des cités scolaires
00:39:43du CP à la 3ème
00:39:45pour essayer aussi
00:39:46de rassembler
00:39:46de coaliser les forces
00:39:47qui existent
00:39:47sur des territoires
00:39:48vous parlez des transports
00:39:49à l'instant aussi
00:39:50des conventions
00:39:50qui existent
00:39:51avec les départements
00:39:52avec les états
00:39:52pour mailler
00:39:53de manière forte
00:39:54le transport
00:39:55et je veux juste dire
00:39:56quelque chose
00:39:56que souvent
00:39:56cette baisse démographique
00:39:57elle touche
00:39:59parfois
00:40:00souvent
00:40:01beaucoup plus
00:40:01le public
00:40:02que le privé
00:40:03et donc ça peut aussi
00:40:05ça peut aussi
00:40:06amener
00:40:06à mécaniquement
00:40:07renforcer une forme
00:40:08de ségrégation sociale
00:40:09à l'école
00:40:09dont on ne peut pas
00:40:10se satisfaire
00:40:11et donc c'est aussi
00:40:12un sujet sur lequel
00:40:12on travaille
00:40:13et on a vocation
00:40:14à adresser
00:40:15parce que c'est une réalité
00:40:15sur ce que dit
00:40:16notre maire
00:40:16et sur ce que dit
00:40:17le maillage territorial
00:40:19c'est aussi ça
00:40:22planifié d'ici dix ans
00:40:23c'est central
00:40:24les écoles sont
00:40:25les nouvelles agora
00:40:25de la République
00:40:26c'est une réalité
00:40:27c'est là où se retrouvent
00:40:27les parents
00:40:28où ils s'inventent des rêves
00:40:29des destins
00:40:29des projets
00:40:30ça a toujours été
00:40:31alors ça s'est déplacé
00:40:33sur l'école
00:40:33vraiment j'ai vu
00:40:34ces dix dernières années
00:40:35puisque vous parlez
00:40:36de façon dix ans
00:40:37j'ai vu ce déplacement
00:40:38réellement autour de l'école
00:40:39se passent beaucoup de choses
00:40:40c'est vraiment
00:40:40les nouvelles agora
00:40:41et à partir de là
00:40:42dans le bon sens du terme
00:40:43et la réalité
00:40:45qui est décrite aujourd'hui
00:40:46c'est une réalité nationale
00:40:47monsieur parlait tout à l'heure
00:40:48d'Aubervilliers
00:40:48vous savez moi j'ai une école
00:40:50dans le 14e arrondissement
00:40:51dans ma circonscription
00:40:52qui est l'école Alain Fournier
00:40:53en gros ils ont une absence
00:40:54non remplacée
00:40:55sauf qu'elle est remplacée
00:40:56de temps en temps
00:40:57donc c'est pas considéré
00:40:58comme une absence longue durée
00:40:59puisque ce qu'on appelle
00:41:00les absences perlées
00:41:00c'est ça la réalité
00:41:01donc quand vous avez
00:41:02en face de vous
00:41:02une administration
00:41:03à qui vous dites
00:41:04mais ça fait deux trois mois
00:41:05qu'on n'a pas de prof
00:41:06on n'a pas d'instit
00:41:06on n'a pas d'AVS
00:41:08on n'a pas d'AESH
00:41:09mais que le rectorat
00:41:10ou la DSDN ou l'IEN
00:41:12vous dit
00:41:12mais attendez moi je regarde
00:41:13sur le temps long
00:41:14quand vous dites sur dix ans
00:41:15là c'est sur quelques mois
00:41:17bah en fait c'est pas une réalité
00:41:18mais pour les enfants
00:41:18c'est une réalité
00:41:19et la réalité c'est aussi
00:41:20pour les enseignants
00:41:21la difficulté qu'on a dans tout ça
00:41:23c'est pas une question de gestion
00:41:24moi je pense que les parents
00:41:25et les enseignants
00:41:26comme moi
00:41:27quand je l'ai fait
00:41:28on n'est pas là
00:41:29pour discuter des virgules
00:41:30on n'est pas là
00:41:30pour discuter
00:41:31est-ce que c'est à 18,1
00:41:3218,2
00:41:33ou 19
00:41:33qu'on négocie
00:41:35parce qu'en fait
00:41:35les espaces de révision
00:41:37de cartes scolaires
00:41:38au niveau de la DSDEN
00:41:39la direction académique
00:41:40départementale d'éducation nationale
00:41:41c'est des lieux de négociation
00:41:42c'est ça qu'on est en train de parler
00:41:44je suis heureuse de vous l'entendre dire
00:41:45mais quand j'entends
00:41:45à la fois Fabrice
00:41:46à la fois Léo
00:41:47à la fois Stéphane
00:41:47moi j'ai l'impression
00:41:48d'une part d'une opacité
00:41:50et d'autre part
00:41:51d'une incommunicabilité
00:41:53mais l'opacité est nécessaire
00:41:54pour la négociation
00:41:55si vous avez une transparence
00:41:56de ce qui se dit
00:41:57dans les discussions
00:41:57avec les rectorats
00:41:58ou les DSDEN
00:41:59mais il n'y a plus de discussion
00:42:00il n'y a plus de négociation
00:42:01puisque vous avez l'information
00:42:02de ce qui se passe
00:42:03dans le département d'à côté
00:42:04et est-ce que vous allez comparer
00:42:05la réalité parisienne
00:42:06dans lesquelles
00:42:07les directeurs
00:42:07directrices d'école
00:42:08sont déchargés de classe
00:42:09à partir de notre classe
00:42:10alors qu'en Seine-Saint-Denis
00:42:11là où mes enfants
00:42:12ont fait leur scolarité
00:42:13ils ne savent même pas
00:42:14que les autres directeurs
00:42:14sont déchargés de classe à Paris
00:42:15vous voyez
00:42:16on disait qu'il y a
00:42:16les collectivités territoriales
00:42:18parce que les maires
00:42:19font les efforts
00:42:20les départements
00:42:21et les régions font les efforts
00:42:22l'école en République
00:42:23n'est pas la même
00:42:24et la difficulté dans tout ça
00:42:25c'est qu'il y en a assez
00:42:26de discuter des gestions
00:42:28il convient aujourd'hui
00:42:29de se mettre à la place
00:42:30des enfants
00:42:30il convient de partir des besoins
00:42:32et il y a quelque chose
00:42:33qui est universel
00:42:34en France aujourd'hui
00:42:35c'est que nous devons
00:42:36recapter l'attention des enfants
00:42:37parce qu'il y a quelque chose
00:42:39qui s'est inventé
00:42:39dans nos quotidiens
00:42:40qui est les téléphones portables
00:42:41et les tablettes
00:42:42et que les enfants
00:42:43ne peuvent pas se concentrer
00:42:44aussi longtemps
00:42:45qu'ils pouvaient se concentrer
00:42:46il y a 15 ou 20 ans
00:42:47donc vous voyez
00:42:48cette réalité aujourd'hui
00:42:50qui est objective
00:42:51où on voit des enfants
00:42:52avec des téléphones portables
00:42:53y compris dans les transports
00:42:54à l'âge de 3 ans
00:42:55alors que ça devrait être interdit
00:42:56et bien ça invite
00:42:57dans les salles de classe
00:42:58donc les petits effectifs
00:43:00c'est pas pour tenir une classe
00:43:01on ne tient pas une classe
00:43:02c'est pas pour gérer des effectifs
00:43:04on ne gère pas des effectifs
00:43:05nos enfants
00:43:06sont pas des ouvriers
00:43:07qu'il faut tenir
00:43:07avec un prompteur
00:43:08c'est pas les...
00:43:09c'est que nos enfants...
00:43:10Mais là vous commencez
00:43:11une autre émission
00:43:11c'est le coeur de la situation
00:43:14c'est que si vous augmentez
00:43:16les effectifs
00:43:16que vous ne formez pas
00:43:17les enseignants
00:43:18vous ne pourrez pas répondre
00:43:19à la difficulté
00:43:20d'attention des enfants
00:43:22et nous avons à foire
00:43:23à faire un problème éducatif
00:43:25c'est une catastrophe éducative
00:43:27qui arrive en France
00:43:27mais aussi un cataclysme psychique
00:43:29qui arrive dans les enfants
00:43:30et nous le voyons
00:43:31y compris au niveau
00:43:32des lycéens
00:43:33et des étudiants
00:43:33avec des élèves
00:43:35et des étudiants
00:43:35qu'aujourd'hui
00:43:36ont perdu pied
00:43:37parce que la captation
00:43:38de l'attention par les GAFAM
00:43:39s'est invitée dans les écoles
00:43:40et le gouvernement
00:43:41l'a mis en place à 10 ans
00:43:42en faisant rentrer
00:43:43les ordinateurs
00:43:43et aujourd'hui
00:43:44l'intelligence artificielle
00:43:45dans les lycées
00:43:45on a quand même aussi défendu
00:43:47pendant la fin des réseaux sociaux
00:43:48pour les mineurs
00:43:49de moins de 15 ans
00:43:50relisez le texte
00:43:51un certain nombre de choses
00:43:52relisez le texte
00:43:54sur la question de l'attention
00:43:56moi je me fie
00:43:57aux recherches
00:43:57que j'ai faites
00:43:58professeurs en sciences
00:43:59de l'éducation
00:44:00ce bouquin est sorti
00:44:01il y a quelques mois
00:44:03l'une des raisons
00:44:04des difficultés
00:44:05de l'attention
00:44:05viennent d'être évoquées
00:44:06mais il y en a d'autres
00:44:07c'est à dire qu'aujourd'hui
00:44:09les élèves
00:44:09qui rentrent à l'université
00:44:12on leur a supprimé
00:44:13la toute petite section
00:44:14on leur a supprimé
00:44:15tous les samedis matins
00:44:16de l'école primaire
00:44:17qui font un an de scolarité
00:44:18s'ils sont en ZEP
00:44:19les profs non remplacés
00:44:20ça fait un an de scolarité
00:44:21en moins
00:44:22ils ont perdu
00:44:22deux tiers d'année
00:44:23de cours disciplinaire
00:44:24au collège
00:44:24et ils ont encore perdu
00:44:25du temps en seconde générale
00:44:27ça veut dire que
00:44:27on ne peut pas passer
00:44:29notre temps à dire
00:44:29les élèves ne se concentrent plus
00:44:31des politiques
00:44:32qui ont été conduites
00:44:33qui font qu'ils ont été
00:44:34moins longtemps scolarisés
00:44:35donc ils ont été
00:44:36moins exercés
00:44:37à la concentration
00:44:38de type scolaire
00:44:39et pourquoi ça a eu lieu
00:44:41parce qu'il fallait faire
00:44:42des économies de poste
00:44:43parce qu'il y avait
00:44:44un effet démographique
00:44:45ascendant
00:44:46dont il ne fallait pas parler
00:44:47donc aujourd'hui
00:44:48on a une démographie
00:44:50qui baisse
00:44:51chouette
00:44:52recréons du temps
00:44:53pour les élèves
00:44:54revenons au nombre
00:44:55d'heures annuelles
00:44:56à 27 heures par semaine
00:44:58et c'est l'occasion
00:45:00pour que les enseignants
00:45:01dans le premier degré
00:45:02ne soient plus
00:45:04que trois jours et demi
00:45:05devant les élèves
00:45:05et que les élèves
00:45:06aient une journée complète
00:45:08avec un autre enseignant
00:45:09on a plus d'enseignants
00:45:10qu'avant
00:45:10mais répartissons-les
00:45:11dans le premier degré
00:45:12on peut avoir
00:45:12deux enseignants par classe
00:45:14qui se relaient
00:45:15qui ont une journée
00:45:16pour mieux corriger
00:45:18pour mieux préparer
00:45:19pour se former
00:45:19pour aussi
00:45:23concerter
00:45:24parce qu'on parlait
00:45:25des enfants handicapés
00:45:25dans les classes
00:45:26etc
00:45:27on a économisé
00:45:28beaucoup de postes
00:45:29éducateurs spécialisés
00:45:30quand même
00:45:30et ça revient
00:45:31beaucoup moins cher
00:45:32mais une fois qu'ils y sont
00:45:33l'enseignant
00:45:34il a eu travail
00:45:34de concertation
00:45:35avec le psychologue
00:45:36avec l'assistante sociale
00:45:37etc
00:45:37donc ce travail là
00:45:39si on veut
00:45:39qu'il se fasse bien
00:45:40et bien je pense
00:45:41qu'on a une occasion
00:45:42historique de dire
00:45:43dans la semaine
00:45:44un élève maternel
00:45:45ou élémentaire
00:45:46il a deux enseignants
00:45:47un trois jours et demi
00:45:49et un un jour
00:45:49on regagne du temps
00:45:51d'exercice à la concentration
00:45:53pour les élèves
00:45:53et ça ne coûte pas plus cher
00:45:55puisqu'on les a
00:45:55les enseignants
00:45:56il ne suffit pas
00:45:56de supprimer de poste
00:45:57Thomas je voulais y réagir
00:45:58vous avez un micro
00:45:59près de vous Thomas
00:46:02non mais
00:46:05effectivement
00:46:06la question
00:46:07je rejoins
00:46:08vous avez le même discours
00:46:10c'est à dire
00:46:10qu'il faut remettre
00:46:11un petit peu
00:46:11le projet
00:46:12alors vous dites
00:46:13pas d'idéologie
00:46:14d'accord
00:46:14mais le projet politique
00:46:15de l'éducation nationale
00:46:17on peut se dire
00:46:17que c'est un projet politique
00:46:19effectivement
00:46:19on décide que
00:46:20on veut pour les enfants
00:46:22quelque chose
00:46:23qui leur permet
00:46:24de dépasser
00:46:25les déterminismes sociaux
00:46:26quelque chose
00:46:27qui est de l'ordre
00:46:27de l'humanisme
00:46:28où chacun a ses chances
00:46:29même quand il n'a pas
00:46:30la chance
00:46:31d'avoir de la chance
00:46:31bon
00:46:33il y a des dispositifs
00:46:34toutes petites sections
00:46:35qui sont tout à fait
00:46:36efficaces pour ça
00:46:37il y a tous ces sujets là
00:46:39et
00:46:41je crois
00:46:41moi j'ai le sentiment
00:46:42j'ai envie de quand même
00:46:43de mettre un peu
00:46:44les pieds dans le plat
00:46:44là dessus
00:46:45c'est que
00:46:45le fait de
00:46:48de sabrer
00:46:48dans les dépenses
00:46:49de l'éducation
00:46:50ou de ne pas les démonter
00:46:51alors qu'il faudrait
00:46:52les avoir montées
00:46:52etc
00:46:53en fait
00:46:54il y a aussi
00:46:54une politique
00:46:55et une idéologie
00:46:56même très très forte
00:46:57qui est derrière
00:46:57qui est de l'ordre
00:46:58de la start-up nation
00:46:59parce que
00:46:59ce qui est très très favorisé
00:47:01par le déficit
00:47:02la désagrégation
00:47:04de l'école publique
00:47:06c'est l'école privée
00:47:07qu'elle soit sous contrat
00:47:08ou hors contrat
00:47:10et les deux
00:47:11font des bons
00:47:13monstrueux
00:47:14en France
00:47:15les deux bénéficient
00:47:16de l'aide directe
00:47:17de l'état
00:47:1875% du financement
00:47:19de l'école privée
00:47:20sous contrat
00:47:20mais aussi l'école
00:47:21hors contrat
00:47:22avec les
00:47:23les
00:47:24les
00:47:24les
00:47:25les
00:47:26postes citoyens
00:47:26j'ai perdu
00:47:28le terme
00:47:30les services civiques
00:47:31merci
00:47:31les services civiques
00:47:32qui sont
00:47:33massivement utilisés
00:47:35dans le
00:47:36hors contrat
00:47:36et donc financés
00:47:37par l'état
00:47:37et donc
00:47:38il y a
00:47:39en fait
00:47:40il y a de l'aide
00:47:40de l'entreprise
00:47:41de la concurrence privée
00:47:43qui est organisée
00:47:44de fait
00:47:45ça se rajoute
00:47:46la question
00:47:47des AESH
00:47:48qui sont
00:47:48enfin le traitement
00:47:49des personnes
00:47:50qui accompagnent
00:47:51les enfants
00:47:51en situation de handicap
00:47:53essentiellement
00:47:53accueillis
00:47:54dans le public
00:47:55on est d'accord
00:47:57et avec
00:47:58on organise
00:47:59la pénurie
00:47:59d'AESH
00:47:59en méprisant
00:48:01leur statut
00:48:02l'assemblée
00:48:03a encore
00:48:03il n'y a pas si longtemps
00:48:04que ça
00:48:04refusé
00:48:05de les titulariser
00:48:06bon
00:48:07ça
00:48:08c'est l'organisation
00:48:09de l'échec
00:48:11de la mission
00:48:11du service public
00:48:12d'éducation nationale
00:48:13au profit
00:48:14de la
00:48:16start-up nation
00:48:16de l'éducation
00:48:17au profit
00:48:18d'investisseurs
00:48:19je crois que c'est un sujet
00:48:20qui vous inquiète aussi
00:48:21Doriane
00:48:22vous êtes parent d'élève
00:48:23vous avez une petite fille
00:48:25qui est en maternelle
00:48:25à Paris
00:48:26c'est bien ça
00:48:27Paris donc
00:48:27qui va perdre
00:48:2830% de ses élèves
00:48:29d'ici 2035
00:48:30et vous vous êtes
00:48:31confrontée d'abord
00:48:32dans votre école
00:48:33d'abord au sujet
00:48:34des fermetures de classes
00:48:35dans votre maternelle
00:48:36c'est ça
00:48:36vous allez perdre une classe
00:48:37on perd une classe
00:48:38et on en a déjà perdu une
00:48:39l'année dernière
00:48:41donc vous êtes à combien
00:48:42d'élèves par classe
00:48:43donc aujourd'hui
00:48:44ma fille est dans une classe
00:48:45où ils sont 24 élèves
00:48:47on nous annonce
00:48:48une fermeture
00:48:49une nouvelle fermeture
00:48:50à la rentrée
00:48:50qui arrive
00:48:54dans des conditions
00:48:55qui sont déjà
00:48:55pas optimales
00:48:57et assez dégradées
00:48:59on a des sanitaires
00:49:00dans l'école
00:49:01qui respectent pas
00:49:01l'intimité des enfants
00:49:03on a des locaux
00:49:05qui sont plutôt jeunes
00:49:06on a la présence
00:49:08de plomb
00:49:09dans des quantités
00:49:09au-delà des seuils
00:49:11et en fait
00:49:12on nous annonce
00:49:12aujourd'hui
00:49:13que potentiellement
00:49:14à la rentrée
00:49:14on perd une nouvelle classe
00:49:15et qu'on montrait
00:49:16donc dans certaines classes
00:49:17l'effectif
00:49:18à 29 enfants par classe
00:49:21à côté de ça
00:49:23et qu'est-ce qui vient
00:49:23d'ouvrir en face
00:49:24de l'école de votre fille
00:49:25justement à côté
00:49:26une école privée
00:49:28bilingue
00:49:28qui ouvre en face
00:49:29de l'école
00:49:30en septembre dernier
00:49:30et n'a aucune difficulté
00:49:32à attirer des enfants
00:49:34remarque à toute chose
00:49:35malheureusement
00:49:35peut-être que ça
00:49:36a vidé un peu
00:49:37les classes
00:49:38de l'école de votre fille
00:49:39et vous aurez un peu d'air
00:49:39sauf qu'il y a des écoles
00:49:40bilingues privées
00:49:42et ce qui se passe
00:49:43concrètement
00:49:44c'est qu'aujourd'hui
00:49:46les parents
00:49:46de notre école
00:49:47de la cour des nous
00:49:48dans le 20ème arrondissement
00:49:49qui est d'ailleurs
00:49:50un des arrondissements
00:49:50les plus touchés
00:49:51par les fermetures scolaires
00:49:53dans Paris
00:49:54aujourd'hui
00:49:57notre école
00:49:57certains parents
00:49:58décident tout simplement
00:49:59d'aller dans le privé
00:50:00à côté
00:50:01vous-même
00:50:01vous vous êtes interrogé
00:50:02à un moment
00:50:03je pense qu'on s'interroge
00:50:05tous
00:50:05parce que les conditions
00:50:06qui sont offertes
00:50:08aujourd'hui
00:50:09au niveau de l'éducation
00:50:10publique
00:50:11ne sont pas
00:50:11celles qui devraient
00:50:13être espérées
00:50:13par chacun de nos enfants
00:50:14qui sont encore une fois
00:50:15nos futurs citoyens
00:50:16quand vous comparez
00:50:17par exemple
00:50:17les conditions
00:50:18dans votre école
00:50:18maternelle publique
00:50:19et les conditions
00:50:20de l'école privée
00:50:20en face
00:50:21qui va ouvrir
00:50:23vous vous dites
00:50:24que
00:50:25qu'est-ce qui pourrait
00:50:25vous faire basculer ?
00:50:27moi je pense
00:50:28que je basculerais pas
00:50:29c'est pour ça
00:50:30que je l'ai mis
00:50:30au conditionnel
00:50:31qu'est-ce qui pourrait ?
00:50:31vous dites
00:50:32on s'interroge tous
00:50:33donc quel est vous
00:50:34l'argument
00:50:35ou en tout cas
00:50:36autour de vous ?
00:50:37je pense
00:50:38le manque de moyens
00:50:38et la fermeture
00:50:39d'une classe supplémentaire
00:50:40en fait j'invite
00:50:41n'importe lequel
00:50:42de nos politiques
00:50:42à venir passer
00:50:43ne serait-ce qu'une heure
00:50:43dans une classe
00:50:44de petite section
00:50:45avec des enfants
00:50:46de 3 ans
00:50:47qui comptent 24 élèves
00:50:48aujourd'hui
00:50:49et voir ce que c'est
00:50:50et de m'expliquer
00:50:53comment on en met 29
00:50:54dans cette même classe
00:50:57ça me semble
00:51:00complètement lunaire
00:51:01en fait
00:51:01donc oui
00:51:02je comprends
00:51:02que certains parents
00:51:04fassent le choix
00:51:04de quitter l'école
00:51:06et c'est triste
00:51:07et ma question
00:51:07c'est à quel moment
00:51:08est-ce qu'on
00:51:09va décider
00:51:10de réinvestir
00:51:11dans l'école publique
00:51:13et de mettre
00:51:15les moyens nécessaires
00:51:16tant financiers
00:51:17que humains
00:51:17dans notre éducation
00:51:18dans l'éducation
00:51:19de nos enfants
00:51:19là aussi
00:51:20il y a un grand sujet
00:51:21sur le privé
00:51:22alors je fais
00:51:24de la promotion
00:51:25pour les résultats
00:51:25de recherche
00:51:26parce qu'en fait
00:51:26on est toujours frustrés
00:51:27dont les chercheurs
00:51:27qui soient si peu connus
00:51:28donc dans la revue
00:51:29que j'ai le plaisir
00:51:30de diriger
00:51:31on a quand même
00:51:32j'ai publié
00:51:33un article
00:51:33qui montrait que
00:51:34dans les 20 dernières années
00:51:37pour toutes les périodes
00:51:38si on compare
00:51:40proportionnellement
00:51:41l'évolution
00:51:43du nombre d'enfants
00:51:44dans le public
00:51:44et dans le privé
00:51:46et le nombre
00:51:48de postes attribués
00:51:49dans le public
00:51:50et dans le privé
00:51:51la différence
00:51:52des politiques
00:51:53d'attribution
00:51:53de postes
00:51:54est toujours
00:51:55en faveur
00:51:55du privé
00:51:56donc les conditions
00:51:57du public
00:51:58c'est pas une fatalité
00:52:00une autodégradation interne
00:52:01c'est une décision
00:52:02de donner un peu plus
00:52:03de moyens
00:52:04au privé
00:52:04qu'au public
00:52:05donc les effets
00:52:08me semblent clairs
00:52:09mais aussi pardonnez-moi
00:52:10peut-être question
00:52:11un peu béotienne
00:52:11mais aussi parce que
00:52:12il y a de plus en plus
00:52:13d'élèves dans le privé
00:52:14non non non
00:52:14c'est en proportion
00:52:16de les évolutions d'élèves
00:52:17c'est-à-dire que
00:52:18y compris les seuils
00:52:19d'attribution au privé
00:52:20ne sont pas communiqués
00:52:21on sait pas si c'est
00:52:22les mêmes qu'au public
00:52:23voilà
00:52:24voilà aussi opacité
00:52:25et donc il me semble
00:52:27qu'il ne faudrait pas
00:52:28qu'on sorte de l'émission
00:52:29en se mettant
00:52:30sous antidépresseurs
00:52:30mais il y a des réalités
00:52:32lourdes
00:52:32en tout cas on fera pas de bébé
00:52:33voilà non mais
00:52:34il y a une réalité lourde
00:52:35en même temps
00:52:36cette baisse
00:52:37du nombre d'enfants
00:52:38c'est une formidable opportunité
00:52:41parce qu'il y a des choses
00:52:41à gagner
00:52:42on peut faire mieux
00:52:43avec nos enfants
00:52:44si on s'en donne les moyens
00:52:46et les moyens existent
00:52:47moi il me semble
00:52:47qu'on peut proposer
00:52:49davantage de choses
00:52:50les enfants pourront
00:52:51davantage parler en classe
00:52:53s'ils sont moins nombreux
00:52:53et s'exercer au langage
00:52:54enfin il y a des choses
00:52:55formidables à faire
00:52:56cette guerre
00:52:58pardonnez-moi le mot
00:52:59entre le public
00:53:00et les privés
00:53:00cette guerre qui est menée
00:53:02au public oui
00:53:02c'est une guerre qui est menée
00:53:04systématiquement au public
00:53:06par un pouvoir
00:53:07qui de toute façon
00:53:09fonctionne comme un système
00:53:11rentier
00:53:11qui aujourd'hui ne veut plus
00:53:13investir dans l'avenir
00:53:14on sacrifie les enfants
00:53:16parce que de toute façon
00:53:17on n'a pas de projet d'avenir
00:53:19en fait c'est même pas
00:53:20la start-up nation
00:53:21parce que si on voulait
00:53:22vraiment investir dans le futur
00:53:24même d'un point de vue libéral
00:53:26on mettrait des moyens
00:53:27pour que les enfants
00:53:28puissent aller massivement
00:53:30faire des études supérieures
00:53:31et produire de la richesse
00:53:32moi c'est pas mon but
00:53:34mon but c'est que ces enfants
00:53:36ils puissent devenir
00:53:37des citoyens
00:53:38des citoyennes libres
00:53:39qu'on puisse garantir
00:53:41leur émancipation
00:53:42mais en fait
00:53:43c'est pas dû
00:53:43on fait ni l'un ni l'autre
00:53:44on se sert
00:53:45on sacrifie
00:53:46on dit tant pis
00:53:47de toute façon
00:53:48on sera plus là
00:53:48quand ce sera le chaos
00:53:49qu'on a construit
00:53:50c'est ça en fait
00:53:51qu'on est en train
00:53:51de faire aujourd'hui
00:53:52ils sont pas en train
00:53:53moi franchement
00:53:54je ne peux plus croire
00:53:56qu'il y a une ambition
00:53:59de on va essayer
00:54:00de faire mieux avec moins
00:54:01non
00:54:01on sait qu'on fait pire
00:54:02mais on s'en fiche
00:54:03parce que de toute façon
00:54:05c'est plus notre projet
00:54:06alors le projet
00:54:07c'est de se servir
00:54:08et c'est dur
00:54:09non mais c'est hyper dur
00:54:10d'entendre un enseignant
00:54:12parler comme ça
00:54:12moi ça me fend le coeur
00:54:14pour lui
00:54:14ça me fend le coeur
00:54:15pour les élèves
00:54:16bien sûr
00:54:16moi je peux pas vous laisser dire
00:54:18qu'on abandonne
00:54:19l'école publique
00:54:19où le projet serait
00:54:20de s'attaquer à l'école publique
00:54:21je vous ai dit
00:54:22en toute transparence
00:54:23et sans tabou
00:54:23que la baisse
00:54:24des effectifs démographiques
00:54:26a tendance à défavoriser
00:54:27le public au détriment du privé
00:54:28et qu'on ne pourrait pas accepter
00:54:30moi je n'accepterais pas
00:54:31les gens de ma famille politique
00:54:32n'accepteraient pas
00:54:33nous n'accepterions pas
00:54:34d'avoir sacrifié
00:54:35non d'avoir sacrifié
00:54:36l'école publique
00:54:37sur l'autel du privé
00:54:38et de cette baisse
00:54:39de la démographie
00:54:40donc évidemment qu'il faut
00:54:41nous sans aucun tabou
00:54:42c'est un sujet
00:54:43qu'on va adresser
00:54:43mais encore une fois
00:54:44je peux pas vous laisser dire
00:54:45qu'on aurait fait de l'école
00:54:48un sujet qui ne serait pas prioritaire
00:54:49sur le dédoublement
00:54:50des reprêts plus
00:54:51sur l'école de la confiance
00:54:52où on a abaissé
00:54:52l'âge d'instruction
00:54:53à partir de 3 ans
00:54:54sur les rémunérations
00:54:57depuis tout à l'heure
00:54:58on ne parle pas
00:54:58de la rémunération
00:54:59des enseignants
00:54:59je ne dis pas
00:55:00que c'est soit l'un
00:55:01soit l'autre
00:55:01on peut pas tout mélanger
00:55:03les sujets en même temps
00:55:03on a commencé l'émission
00:55:05en disant qu'on n'a pas
00:55:06des ressources illimitées
00:55:07évidemment que si on avait
00:55:08on dépenserait
00:55:09autant que possible
00:55:10mais dans un contexte contraint
00:55:11et je vous ai dit tout à l'heure
00:55:12les deux scénarios
00:55:13moi je suis ni pour qu'on supprime
00:55:1475 000 postes
00:55:16ni effectivement
00:55:16pour que partout
00:55:17on baisse les effectifs
00:55:19moi je pense qu'il faut
00:55:20qu'on fasse du cas par cas
00:55:21qu'il faut qu'on soit raisonnable
00:55:22que là où il le faut
00:55:23dans les réprès plus
00:55:24pourquoi pas étendre
00:55:25dans les milieux ruraux
00:55:26sur le public et le privé
00:55:27il y a un chiffre
00:55:29de l'institut
00:55:29des politiques publiques
00:55:31qui a été publiée
00:55:32il y a très peu de temps
00:55:33en 2035 à Paris
00:55:35le privé
00:55:35devrait représenter
00:55:37la moitié des élèves
00:55:38de 6ème
00:55:38aujourd'hui c'est déjà 38%
00:55:41la moitié des élèves
00:55:42de 6ème à Paris
00:55:43seront dans des écoles privées
00:55:44en 2035
00:55:45Rodrigo Arenas
00:55:46qu'est-ce qu'on a raté
00:55:47pour qu'à un moment
00:55:48les parents se ruent
00:55:50sur le privé
00:55:51c'est leur projet
00:55:52c'est pas un ratage
00:55:53vous dites ça ?
00:55:54c'est pas un ratage
00:55:55pour l'école publique
00:55:55c'est pas un problème
00:55:55de demande des parents
00:55:57il y a beaucoup d'enquêtes
00:55:58qui montrent
00:55:59pardon
00:55:59il y a beaucoup d'enquêtes
00:56:00qui montrent
00:56:00qu'il y a beaucoup de parents
00:56:01qui vont dans le privé
00:56:03par dépit
00:56:03parce qu'à côté
00:56:05les conditions
00:56:06ont été sabotées
00:56:06pardon
00:56:07quand on a du dépit
00:56:09c'est qu'il y a quelque chose
00:56:10qui a été raté
00:56:10quand même à un moment
00:56:11raté ça veut dire
00:56:12qu'on a essayé
00:56:13moi il me semble
00:56:13qu'on a favorisé
00:56:14l'école privée
00:56:15je sais pas si c'est raté
00:56:16ou c'est trop bien réussi
00:56:17je sais pas
00:56:18c'est une politique
00:56:19qui a été conduite
00:56:19d'attribution de moyenne
00:56:21préférentielle
00:56:21à l'école privée
00:56:22il y a une chose
00:56:22qui a été mise en évidence
00:56:24par la FCPE
00:56:25pour le coup
00:56:25puisque quand j'étais
00:56:27en responsabilité
00:56:28nous avons commandé
00:56:28un sondage
00:56:29où nous avions interrogé
00:56:32autant les enfants
00:56:33du privé
00:56:34que du public
00:56:34et ça avait été fait
00:56:35par un institut de sondage
00:56:36c'était pas
00:56:37le sondage maison
00:56:38pour aller vite
00:56:39parce que ça c'est pas
00:56:40très utile
00:56:41la réalité c'est que
00:56:42les parents d'élèves
00:56:42mais comme la société française
00:56:43ne s'inscrivent plus
00:56:45dans des projets collectifs
00:56:46elles s'inscrivent davantage
00:56:47dans des parcours individuels
00:56:48dans lesquels
00:56:49les parents investissent
00:56:50pour que leur enfant
00:56:51s'en sorte
00:56:52et les autres on verra
00:56:53alors cette vision idéologique
00:56:55qui est portée
00:56:57ces deux derniers quinquennats
00:56:58qui a été incarnée
00:56:59d'ailleurs
00:56:59par madame Oudea Castera
00:57:01qui a dénigré
00:57:01l'école publique
00:57:02pour justifier
00:57:02le fait qu'il allait
00:57:04dans le privé
00:57:05vous savez
00:57:06elle n'a pas besoin
00:57:07de moi pour se défendre
00:57:07d'ailleurs
00:57:09je pense que la défense
00:57:10ne résisterait pas longtemps
00:57:11mais pourquoi je vous dis ça
00:57:13parce qu'il y a
00:57:14des réponses
00:57:14pour le coup technique
00:57:15à faire un contre-projet
00:57:17vous parlez du privé
00:57:18à Paris
00:57:18madame le dit
00:57:20quand une école privée
00:57:21ouvre à Paris
00:57:22ou quand des classes
00:57:22ouvrent
00:57:23c'est parce que
00:57:23le rectorat l'autorise
00:57:24et rien ne l'y oblige
00:57:26quand vous avez
00:57:27les écoles privées
00:57:28à Paris
00:57:28vous pouvez les soumettre
00:57:29à la carte scolaire
00:57:30parce qu'elles choisissent
00:57:31leurs enfants
00:57:31quand les écoles privées
00:57:33à Paris choisissent
00:57:34parce que c'est leur projet
00:57:35de ne pas accueillir
00:57:36les enfants à besoins
00:57:37particuliers
00:57:37et que c'est l'école publique
00:57:39qui les accueille
00:57:39de façon universelle
00:57:40sans lui donner
00:57:41les moyens de le faire
00:57:42et bien oui
00:57:43les parents se disent
00:57:43je ne vais pas mettre
00:57:44mon gamin
00:57:45ou ma gamine
00:57:46dans une école publique
00:57:47parce que les moyens
00:57:48ne sont pas adaptés
00:57:49pour qu'elles puissent avoir
00:57:50un parcours d'excellence
00:57:51parce que c'est ce qu'on vend
00:57:52voyez c'est comme ça
00:57:53que idéologiquement
00:57:54on casse le projet
00:57:54de l'école républicaine
00:57:55un dernier mot Thomas
00:57:56parce qu'il nous reste deux minutes
00:57:57et je pense qu'il faut
00:57:58se dresser contre ça
00:57:58collectivement
00:57:59Thomas je compte sur vous
00:58:00pour faire court
00:58:00pour que Stéphane puisse vous répondre
00:58:02autre exemple idéologique
00:58:04de ce qui se passe
00:58:05pour Paris
00:58:05parce que c'est ce que
00:58:08le ministère
00:58:09rechigne à permettre
00:58:10à la ville de Paris
00:58:11sans que ça implique
00:58:13leur finance
00:58:15rechigne à ce que
00:58:15la ville de Paris
00:58:16finance les décharges
00:58:17supplémentaires
00:58:18des directeurs d'école
00:58:19alors que toutes
00:58:20évidemment dans le privé
00:58:21ils ont tous des directeurs
00:58:22déchargés
00:58:23donc c'est vraiment
00:58:25pas une question financière
00:58:26parce que c'est la ville
00:58:27de Paris
00:58:27qui finance ça
00:58:28et pour autant
00:58:30le ministère
00:58:31se rechigne
00:58:33à accepter
00:58:33cette situation là
00:58:34elle cherche à donner
00:58:35des élèves
00:58:36en plus dans le privé
00:58:37le mot de la fin
00:58:38pour Stéphane Bonnery
00:58:41sur l'enseignement privé
00:58:44et le public
00:58:45moi je pense
00:58:47qu'il faut bien avoir
00:58:48conscience
00:58:48qu'on en parle
00:58:49trop souvent
00:58:49comme le résultat
00:58:51de choix de parents
00:58:52mais en fait
00:58:53c'est des choix contraints
00:58:55quand les parents
00:58:56ont l'impression
00:58:57qu'à côté de chez eux
00:58:58l'école publique
00:58:59où ils ont été gamins
00:59:01ça va être la galère
00:59:03parce que
00:59:05il n'y a pas
00:59:06les profs remplacés
00:59:07voilà
00:59:07quand même
00:59:09les communes
00:59:10de Villejuive
00:59:10échevillent la rue
00:59:11où j'habite
00:59:12il y a quand même
00:59:12des rentrées
00:59:13où il n'y a pas
00:59:13de prof de maths
00:59:14dans un collège
00:59:14ma fille est allée
00:59:15au lycée du quartier
00:59:16il n'y a pas eu
00:59:17de prof titulaire
00:59:18en première
00:59:19en français
00:59:20l'année du bac de français
00:59:21pendant toute l'année
00:59:22c'était les remplaçants
00:59:23qui se succédaient
00:59:23et ça
00:59:24ce n'est pas les parents
00:59:26qui ont peur
00:59:26c'est le résultat
00:59:28de contraintes
00:59:29qui s'exercent sur eux
00:59:30et je pense que
00:59:31moi je peux
00:59:32conclure sur une note positive
00:59:33il y a quand même
00:59:34une opportunité
00:59:35avec la baisse historique
00:59:36de conduire une politique
00:59:38qui est allée dans un autre sens
00:59:38un tsunami d'opportunités
00:59:39voilà
00:59:40un tsunami d'opportunités
00:59:41c'est cadeau
00:59:41et voilà
00:59:42vous posez vos stylos
00:59:43l'heure est terminée
00:59:44ça passe vite
00:59:44une heure ensemble
00:59:45ça passe vite
00:59:46une heure
00:59:46pour parler de l'école
00:59:47un grand merci
00:59:48à vous tous
00:59:49d'être venus ce soir
00:59:49sur le plateau
00:59:50de chaque voix compte
00:59:51l'émission est rediffusée
00:59:52tout à l'heure
00:59:52à 23h30
00:59:53et vous la retrouvez aussi
00:59:54en replay sur lcp.fr
00:59:56pendant toute la durée
00:59:57des vacances
00:59:57si vous souhaitez vous aussi
00:59:58faire partie du public
00:59:59pour interroger
01:00:01nos invités
01:00:01nos députés
01:00:02vous pouvez vous inscrire
01:00:03avec le QR code
01:00:04qui s'affiche ici
01:00:04chaque voix compte
01:00:06revient mardi 28 avril
01:00:07en direct
01:00:08à 19h30
01:00:09passez une excellente soirée
01:00:10sur lcp canal 8
01:00:13merci
01:00:13c'est parti
01:00:14c'est parti
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