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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Rapport Alloncle sur l'audiovisuel public : un vote sous haute tension

Jusqu'à son terme officiel, lundi 27 avril, la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public, créée fin octobre 2025, aura été le théâtre de nombreux rebondissements. Réunis à huis clos lundi après-midi, la trentaine de députés membres de la commission a approuvé - avec 12 voix pour, 10 voix contre et 9 abstention - la publication du rapport du député Charles Alloncle (Union des droites pour la République). « Les mises en cause institutionnelles, notamment de la présidente de l'Assemblée et de la fonction de président de commission, ayant été retirées in extremis du rapport, j'ai voté pour », justifie le Président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Dans ses 80 préconisations, Charles Alloncle propose notamment de supprimer 1 des 4 milliards d'euros alloués à l'audiovisuel public grâce à la fusion de France 5 avec France 2. Il préconise également de revenir aux nominations des dirigeants de l'audiovisuel public par le Président de la République. Quel accueil sera réservé au rapport de Charles Alloncle lors de sa publication officielle le 4 mai 2026 ?

Invités :
Philippe Bailly, fondateur de NPA Conseil, économiste des médias
Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
John-Christopher Rolland, constitutionnaliste, maître de conférences à l'université Paris Nanterre

Chroniques :

« Les off de Lou » : « Charles Alloncle, de l'ombre à la lumière » par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » : « Quand la guerre du poulet vire à la guerre des gauches » par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il en finir avec les stages d'observation ?

Après la mort d'un adolescent de 15 ans écrasé par un chariot élévateur, le vendredi 17 avril 2026, lors d'un stage d'observation de seconde dans le Gard, le gouvernement est amené à repenser l'organisation de ces séquences. Depuis 2005, les collégiens de 3e doivent effectuer cinq jours de « séquences d'observation » en entreprise et depuis 2024, ces stages concernent également les lycéens de 2de générale et technologique pour une durée de deux semaines. Or, cinq adolescents sont morts au travail en 2025 dont trois mineurs, selon les chiffres du ministère du Travail et des Solidarités. Rappelant qu'un élève « ne peut pas avoir à effectuer une tâche de travail dans ce cadre-là », le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a déclaré réfléchir aux côtés des fédérations professionnelles afin « d'organiser des stages dans plusieurs entreprises, de manière plus ponctuelle ». Comment protéger les élèves lors de leurs stages en entreprise pour éviter de nouveaux accidents ?



Invités :
Paul Vannier, député « La France Insoumise » du Val-d'Oise
Béatrice Piron, députée « Horizons & Indépendants » des Yvelines
Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE

« Bourbon express » par Marco Paumier

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la socié

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Transcription
00:00:05Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte.
00:00:25Je suis très heureuse de vous retrouver pour une nouvelle heure de décryptage de l'actualité et de débat en
00:00:31direct de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir, Lou Frittel, journaliste à Paris Match.
00:00:36Bonsoir, Lou. Bonsoir. Et Olivier Ravanello est là, fidèle au poste. Bonsoir, Olivier. Vous allez bien tous les deux ?
00:00:41Très bien.
00:00:41C'est parti pour le sommaire avec à la une un rapport explosif adopté de justesse hier soir après six
00:00:47mois de tensions, de fuites et d'accusations politiques.
00:00:50Ce soir, on va vous raconter les coulisses d'un feuilleton parlementaire inédit, celui de la commission d'enquête parlementaire
00:00:57sur l'audiovisuel public.
00:00:58Une commission censée éclairer et qui a fini par diviser. Comment en est-on arrivé là ? Que dit précisément
00:01:05le rapport ?
00:01:06Pourquoi suscite-t-il un tel rejet ? Et surtout, que dit-il de l'état du parlementarisme en 2026
00:01:12?
00:01:12Eh bien, nous en parlons ce soir avec vous, Philippe Bailly. Bonsoir.
00:01:14Bonsoir.
00:01:15Président de NPA Conseil, expert en économie de l'audiovisuel. Merci d'être là.
00:01:19Aux côtés d'Elsa Mondingava.
00:01:20Bonsoir.
00:01:21Bonsoir Elsa, journaliste parlementaire à LCP. Et bonsoir John-Christopher Rolland.
00:01:26Bonsoir.
00:01:26Docteur en droit public, maître de conférences à l'Université de Paris-Lanterre, constitutionnaliste.
00:01:31Merci également John-Christopher d'être avec nous.
00:01:34Lou, vous avez décidé ce soir de vous intéresser à la personnalité du rapporteur de cette commission.
00:01:39Tout à fait. Le désormais très médiatique Charles à l'oncle, pour le malheur et pour le pire, on va
00:01:44dire, médiatique.
00:01:45Olivier, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
00:01:47L'histoire de cette guerre du poulet qui divise Saint-Ouen et la gauche.
00:01:51Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, ensuite, ce sera la question qui fâche.
00:01:55Question ce soir sur les stages d'observation en seconde et en troisième.
00:01:59Faut-il les arrêter, tout simplement, alors qu'un élève de seconde est mort il y a quelques jours
00:02:04en maniant un chariot élévateur dans une entreprise du Gard où il était en stage ?
00:02:08Eh bien, nous en débattrons tout à l'heure avec Béatrice Piron, députée Horizon des Yvelines,
00:02:12Paul Vannier, députée insoumis du Val-d'Oise, et Grégoire Ancel, qui est le vice-président de la FCPE,
00:02:17la Fédération de parents d'élèves.
00:02:19Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions.
00:02:22Vous flashez le QR code qui est juste là.
00:02:24Et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet en direct tous vos messages.
00:02:28On n'oublie pas non plus Bourbon Express tout à l'heure.
00:02:30Le journal de l'Assemblée nationale, présenté par Marco Pommier.
00:02:34Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:35Installez-vous confortablement, comme d'habitude.
00:02:37Jacques Voiscombe, c'est parti.
00:02:46C'est un pavé de 400 pages dont on se demande à quoi il finira par servir.
00:02:51Dont on se demande aussi s'il va être le rapport parlementaire le plus lu de l'histoire.
00:02:55Tant il est attendu, le rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public sera publié lundi prochain,
00:03:02après son adoption laborieuse hier soir.
00:03:05Épilogue chaotique de six mois de travaux parlementaires non moins chaotiques.
00:03:10Deux minutes pour comprendre, Maïté Frémont.
00:03:17Il aura fallu plus de quatre heures de débat aux 31 députés de la commission d'enquête,
00:03:22réunis sans micro ni caméra, pour décider du sort du rapport de Charles à l'oncle sur l'audiovisuel public.
00:03:29Je sais que les parlementaires qui ont participé à la commission ont demandé la rectification
00:03:34d'un certain nombre de conclusions du rapporteur, etc.
00:03:36Autour de la table, dans la petite salle au deuxième étage du palais Bourbon,
00:03:40chaleur suffocante et ambiance très tendue.
00:03:44Parce que ce rapport remis par le député ciotiste,
00:03:47après plus de six mois de travaux parlementaires,
00:03:50certains n'en veulent clairement pas.
00:03:52Ce rapport, ce n'est pas celui du rapporteur,
00:03:54c'est celui qui est rendu au nom des membres de cette commission.
00:03:57Et ne pourrons pas, nous, apposer le saut de l'Assemblée nationale
00:04:00sur ce tissu de mensonges et d'attaques
00:04:04qui ne sont pas dignes des méthodes qui doivent être celles d'une démocratie.
00:04:07A gauche, ils sont dix à voter contre.
00:04:10Huit autres s'abstiennent, des députés Renaissance et Modem.
00:04:14Je crois qu'il y a des parlementaires aujourd'hui qui ont eu peur, en réalité,
00:04:16des remarques, peut-être des attaques sur les réseaux sociaux,
00:04:20des commentaires de l'extrême droite.
00:04:21Vouloir enterrer un rapport comme celui-là,
00:04:24c'est souhaiter en réalité la censure.
00:04:26Au total, douze députés ont voté pour la publication,
00:04:30dont le président de la commission d'enquête,
00:04:32et ce, malgré des désaccords profonds.
00:04:35Je souhaite la transparente.
00:04:36Maintenant, c'est aux Français de juger des méthodes du rapporteur,
00:04:39aux Français qui nous écoutent,
00:04:41de juger des propositions du rapporteur,
00:04:43dont je vous le dis, je considère qu'elles fragiliseraient profondément le duel public.
00:04:47Mais que contient ce rapport de 400 pages ?
00:04:50Il préconise une cure d'austérité drastique pour France Télévisions,
00:04:55le total des économies proposées doit permettre de dégager plus d'un milliard d'euros,
00:05:00soit un quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public.
00:05:04La réduction de trois quarts du budget des jeux et divertissement,
00:05:09la fusion entre France 5 et France 2,
00:05:11ou encore entre France Info et France 24,
00:05:14et la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public par l'Elysée.
00:05:18Ces 80 recommandations seront rendues publiques la semaine prochaine.
00:05:24Alors Elsa Mondingava, d'abord pour que les choses soient bien claires,
00:05:27le rapport sera bien publié lundi prochain ?
00:05:29Écoutez, en toute logique, oui.
00:05:32Oui, mais pourquoi pas dès aujourd'hui ?
00:05:35Alors c'est comme ça que ça se passe pour les commissions d'enquête.
00:05:37C'est vrai qu'il y a quelque chose d'assez particulier,
00:05:40c'est-à-dire qu'il y a une période où seuls les membres de la commission d'enquête
00:05:43peuvent consulter le rapport dans une salle particulière
00:05:46où ils sont surveillés par un huissier, etc.
00:05:48Ensuite, ce rapport, il est mis au voie.
00:05:50Et ensuite, il y a cinq jours francs qui doivent se passer
00:05:52avant qu'ils soient rendus publics.
00:05:55Il y a quelque chose qui peut se passer pendant ces cinq jours francs,
00:05:57mais je ne vais pas en rajouter dans la dramaturgie,
00:05:59mais ça existe, un comité secret, mais ça n'est jamais arrivé,
00:06:02ça n'arrivera pas.
00:06:03Mais il y a cinq jours francs qui sont donnés pour pouvoir...
00:06:06Cinq jours francs, ça veut dire cinq jours ouvrés ?
00:06:08Exactement.
00:06:08Avec le 1er mai ?
00:06:10Voilà, avec le 1er mai, ça fait donc le rapport, le lundi 4 mai.
00:06:13Ça, j'ai l'impression que tout le monde est assez en règle là-dessus.
00:06:17Ensuite, on l'a vu, il y a déjà des choses qui sont sorties de ce rapport.
00:06:20Oui, on va y revenir.
00:06:22Mais jusqu'à quel point les députés de la commission
00:06:24vont pouvoir modifier ces conclusions d'ici lundi prochain,
00:06:29pendant ces cinq jours francs ?
00:06:30Alors eux, ils vont pouvoir rajouter des contributions.
00:06:33Ils peuvent rajouter des contributions au rapport,
00:06:35disant les points sur lesquels ils ne sont pas d'accord.
00:06:38Il peut y avoir un avant-propos du président de la commission
00:06:40qui contrebalance aussi ce qui est un peu dans le rapport.
00:06:43Mais voilà, là, ils se sont exprimés sur la question du rapport
00:06:45de Charles Aloncle, parce que c'est le rapporteur qui tenait la plume.
00:06:49Et ce n'est pas un travail collégial,
00:06:51c'est le rapport écrit par Charles Aloncle.
00:06:53Donc il a fallu se prononcer là-dessus.
00:06:54Et ensuite, chacun est libre de rajouter des feuillettes, des annexes.
00:06:58Mais évidemment, ça peut contrebalancer d'une certaine façon ce rapport-là.
00:07:04Mais on ne corrige pas, les députés ne vont pas pouvoir agir sur le rapport tel quel.
00:07:08Ils vont juste pouvoir ajouter des contributions.
00:07:10Un rapport adopté à 12 contre 10, John Christopher Rolland,
00:07:13c'est une vérité parlementaire qui va être solide ?
00:07:17Ce n'est pas vraiment une vérité parlementaire tout court, de toute façon.
00:07:20Vu le contexte actuel de l'Assemblée nationale, c'est un rapport.
00:07:23Alors ici, Charles Aloncle et l'UDR tirent finalement d'une innovation de 2008.
00:07:27C'est-à-dire qu'il y a un droit de tirage.
00:07:29Ça lui permet effectivement de demander cette commission d'enquête.
00:07:32Mais d'une manière générale, la commission d'enquête,
00:07:36c'est quelque chose qui, sur le papier, est plutôt positif.
00:07:38On est vraiment dans le contrôle entre le Parlement et le gouvernement.
00:07:41Et donc ça doit normalement, si vous voulez, aboutir à des choses.
00:07:44Même si on verra à la fin, ça va être tout ça pour ça.
00:07:47Parce que concrètement, qu'est-ce qui se passe derrière un rapport ?
00:07:49On verra sans doute tout à l'heure, pas grand-chose.
00:07:51Il y aura probablement une niche parlementaire au mois de juin pour l'UDR.
00:07:54Ils vont faire une proposition de loi pour des fusions de chaînes, peut-être,
00:07:58si c'est ça qui est dans le rapport notamment.
00:07:59Mais globalement, il y a déjà eu une fois un rapport d'information Sénat
00:08:03dont la publication a été refusée.
00:08:06C'est sur la Corse, c'est pas si vieux.
00:08:08C'était il y a un peu plus d'un an.
00:08:09C'est un camouflet quand ça se passe.
00:08:11Mais bon, très vite étouffé par l'actualité annexe.
00:08:14Mais ici, qu'est-ce qui peut se passer derrière ?
00:08:16Si ce n'est, et on y reviendra finalement,
00:08:18une mise sur le devant de la scène du rapporteur,
00:08:21et donc il y a un profil véritable,
00:08:23c'est un peu ce que j'appelle moi le dévoiement
00:08:25de l'objet d'une commission d'enquête,
00:08:27sur le fond comme sur la forme,
00:08:29mais ça ne dit rien politiquement,
00:08:31ça confirme que l'Assemblée est éclatée.
00:08:33Philippe Bailly, est-ce que d'abord,
00:08:35c'était important que ce rapport soit publié ?
00:08:38Parce que c'était surtout ce rapport,
00:08:41l'acmé d'une ébauche qui avait été apportée il y a 2-3 ans
00:08:45par la commission sur la TNT,
00:08:47donc l'autre bout de l'hémicycle,
00:08:50qui avait déjà été un grand moment de show parlementaire,
00:08:54de cirque parlementaire.
00:08:56Et là, Aurélien Saint-Toul a trouvé son maître.
00:08:58Charles Lalloncle a poussé l'exercice encore plus loin
00:09:01à ne traiter que de sujets anecdotiques.
00:09:06D'un côté, 4 milliards pour faire gros,
00:09:09mais ensuite, des problèmes de notes de taxi, etc.
00:09:13Encore une fois, on n'a eu aucun débat de fond
00:09:17sur l'économie de l'audiovisuel,
00:09:19l'économie de France Télévisions,
00:09:21et puis pourquoi pas, allez, osons rêver,
00:09:24la place de l'audiovisuel en France,
00:09:26une forme de souveraineté audiovisuelle,
00:09:28dans un monde digital
00:09:30qui est dominée par les plateformes
00:09:32et la façon dont l'audiovisuel public
00:09:34peut contribuer à l'économie.
00:09:36Mais sur la publication vraiment pure de ce rapport,
00:09:39est-ce que vous faites partie de ceux qui disent
00:09:41que sa non-publication aurait entraîné
00:09:44une stratégie de la victimisation
00:09:46de la part de Charles Lalloncle ?
00:09:48Pour être honnête,
00:09:49j'étais absolument pas loin d'être convaincu
00:09:52que c'était même la carte
00:09:54qu'Lalloncle était en train de jouer.
00:09:56De toute façon,
00:09:57il s'était largement mis en scène
00:09:59pendant toute la durée de la commission,
00:10:02les six mois de durée de la commission.
00:10:05Les propositions qui sont supposées rester secrètes
00:10:09jusqu'au 4 mai,
00:10:11elles sont fuitées,
00:10:12comme pour le reste,
00:10:14de manière anecdotique,
00:10:15par petites touches, etc.
00:10:17Bref, lui, encore une fois,
00:10:18ça part de lumière,
00:10:20il l'a déjà prise, mais largement,
00:10:22et donc je pensais qu'il aurait poussé
00:10:25les choses jusqu'au coin
00:10:26et jusqu'à la une du JD News
00:10:28de la semaine dernière
00:10:29qui disait
00:10:30le rapport interdit
00:10:31et la liberté qu'on égorge,
00:10:34ou qu'on assassine.
00:10:36John Christopher,
00:10:38et puis après,
00:10:39on passera au contenu du rapport,
00:10:41mais est-ce que le vote du rapport
00:10:43vaut approbation de son contenu ?
00:10:45On entendait Haïda Hadizadeh
00:10:47qui disait
00:10:47qu'on ne peut pas apposer
00:10:49le sceau de l'Assemblée nationale
00:10:50sur ce tissu de mensonge ?
00:10:51Alors, ce n'est pas tout à fait ça.
00:10:53Le vote du rapport,
00:10:54c'est finalement,
00:10:55cette commission,
00:10:55est-ce qu'elle se met d'accord,
00:10:56oui ou non,
00:10:56pour le publier ?
00:10:57Et là,
00:10:59on voit bien qu'à 12 contre 10,
00:11:00il y a eu deux abstentions,
00:11:01c'était quand même relativement,
00:11:03on va dire tendu,
00:11:04de savoir s'il fallait...
00:11:05Alors, je ne vais pas revenir
00:11:06sur ce qui a été dit,
00:11:07je rejoins.
00:11:08S'il n'avait pas été publié,
00:11:09on aurait crié, effectivement,
00:11:10la liberté assassinée.
00:11:11C'est vrai.
00:11:12Quand il est publié,
00:11:13ça ne veut pas forcément dire
00:11:14que l'intégralité
00:11:14de l'Assemblée nationale
00:11:15et pour cause,
00:11:16et pour cause,
00:11:17vu sa fracturation,
00:11:18appose, si vous voulez,
00:11:19un saut d'assentiment
00:11:21sur le contenu du rapport.
00:11:23Mais, j'allais dire,
00:11:24pour ceux qui s'opposaient
00:11:25et qui ont fini par voter,
00:11:27il y a eu une forme de chantage
00:11:28à la publication,
00:11:30enfin, sur le vote,
00:11:31je ne sais pas si on peut
00:11:31vraiment appeler ça un chantage,
00:11:32mais ils se sont mis d'accord
00:11:34pour quand même avoir
00:11:34une petite majorité
00:11:35pour la publication,
00:11:36c'est que chacun a tiré
00:11:38son bénéfice de l'histoire
00:11:39avant même la publication.
00:11:41Charles Lalonde,
00:11:41ça vient d'être dit,
00:11:42mais même ceux qui s'y opposent,
00:11:43ils ont pu faire valoir
00:11:44médiatiquement aussi
00:11:45leurs arguments,
00:11:46peut-être de manière
00:11:46un peu plus étouffée
00:11:47jusqu'à présent,
00:11:48mais c'est fait.
00:11:49Donc, le vote en lui-même,
00:11:51finalement, acte simplement
00:11:53qu'il n'y aura pas
00:11:53d'étouffement,
00:11:54de la vérité, etc.
00:11:56Non, peut-être,
00:11:57pour distinguer quand même
00:11:58dans un rapport,
00:11:58en principe,
00:11:59il y a une partie factuelle,
00:12:00le côté commission d'enquête,
00:12:02donc le enquête
00:12:04de commission d'enquête,
00:12:05et puis après,
00:12:06il y a des propositions.
00:12:07Ce qui est quand même
00:12:08en cause là,
00:12:09c'est toute cette première
00:12:10partie factuelle,
00:12:11en fait,
00:12:12elle est truffée apparemment
00:12:14d'erreurs,
00:12:14d'éléments de calomnie,
00:12:17etc.
00:12:18Et il a été dit
00:12:19à un moment
00:12:20qu'une des solutions
00:12:21de compromis
00:12:22qui pourraient être trouvées,
00:12:23c'était de ne pas publier
00:12:24cette première partie,
00:12:25mais de publier
00:12:26les 80 propositions.
00:12:28Ça aurait peut-être été
00:12:29ce qui permettait
00:12:30de garder
00:12:31l'apport
00:12:32du rapporteur
00:12:34sur ces 80 propositions,
00:12:36mais de passer
00:12:37sous le boisseau,
00:12:38ou sous le...
00:12:39bref,
00:12:39la partie calomnieuse
00:12:41du...
00:12:42C'est exactement...
00:12:43Pardon.
00:12:43C'est exactement ça,
00:12:44puisque certains députés
00:12:45qui étaient contre
00:12:46disaient à la limite
00:12:46que c'était que les recommandations.
00:12:47On n'est pas du tout d'accord,
00:12:48mais à la limite,
00:12:49voilà,
00:12:49c'est des recommandations,
00:12:50on peut dire,
00:12:51on est contre.
00:12:51En fait,
00:12:52ils disent toute la partie avant,
00:12:53c'est exactement ce que vous disiez.
00:12:54Moi, on me dit,
00:12:55c'est conspirationniste,
00:12:57il y a des allusions,
00:12:58c'est insidieux,
00:13:00c'est pas juste,
00:13:01on n'est pas d'accord
00:13:02et on a un débat politique.
00:13:03C'est eux considèrent
00:13:04que toute cette première partie
00:13:05avant les recommandations,
00:13:06elle est,
00:13:07selon ceux qui ne voulaient pas
00:13:08la publication du rapport,
00:13:09indigne,
00:13:10puisque quand un rapport
00:13:11est quand même publié,
00:13:12il y a le saut de l'Assemblée,
00:13:12il est publié au nom des membres
00:13:14de la commission d'enquête,
00:13:15donc il les engage quand même
00:13:16malgré tout,
00:13:17même si c'est pas eux
00:13:18qui ont tenu la plume.
00:13:19Manifestement,
00:13:19quand même,
00:13:19ce qui a fait changer d'avis
00:13:21notamment le président
00:13:22de la commission
00:13:24et un député Eliott,
00:13:26c'est le fait
00:13:26qu'il n'y ait pas
00:13:27de mise en cause
00:13:28de la présidente
00:13:28de l'Assemblée nationale
00:13:29et du président de la commission.
00:13:31Oui, mais certains disent,
00:13:32finalement,
00:13:33ils reprochent
00:13:33au président de la commission,
00:13:34Jérémy Patrier-Lettus,
00:13:35d'avoir changé d'avis
00:13:36à partir du moment
00:13:37où lui a obtenu gain de cause
00:13:38sur le fait
00:13:39qu'on ait enlevé
00:13:40une mention
00:13:41qu'il était le président
00:13:42de la commission
00:13:43en dépit d'être
00:13:45au comité de surveillance.
00:13:46Donc peut-être
00:13:47que pour lui,
00:13:47ça a fonctionné,
00:13:48il y a eu
00:13:48ces petites modifications,
00:13:50mais c'est vrai
00:13:50que la position du président,
00:13:51on y reviendra peut-être,
00:13:52a été incomprise
00:13:54par beaucoup de gens
00:13:55puisque beaucoup de témoignages
00:13:57nous disent
00:13:57pendant tout le week-end
00:13:58qu'il voulait absolument
00:13:58voter contre ce rapport,
00:14:00il a essayé
00:14:00de nous convaincre
00:14:02pour finalement voter pour.
00:14:03Et pour prendre juste
00:14:04un exemple
00:14:05de la posture
00:14:06de Charles Laloncle,
00:14:07il y a eu cette histoire,
00:14:08encore une fois,
00:14:09toute petite histoire
00:14:10dans ce qui aurait dû
00:14:11être une grande histoire
00:14:12de la soirée
00:14:13chez Maxime,
00:14:14donc Maxime
00:14:15sous-disant réservée
00:14:16par le groupe MediaOne
00:14:17pour fêter
00:14:18la reconduction
00:14:21de Delphine Ernotte,
00:14:22ça,
00:14:23ça a été dit
00:14:23devant la commission
00:14:24par un syndicaliste
00:14:25complotiste à l'extrême
00:14:26de France Télévisions,
00:14:29il s'est avéré,
00:14:30il s'est confirmé
00:14:31que c'était faux,
00:14:32n'empêche que dans l'intervalle
00:14:33Aloncle avait fait
00:14:34un tweet là-dessus
00:14:35qu'il a toujours
00:14:36et jusqu'à aujourd'hui encore
00:14:38refusé de retirer
00:14:40bien que le côté factuel
00:14:42soit,
00:14:42enfin plutôt
00:14:43la calomnie
00:14:44soit avéré.
00:14:44puisqu'on parle de lui
00:14:45restons sur le sujet
00:14:46Charles Aloncle
00:14:47tout de suite
00:14:47avec Lou Frittel
00:14:48dans ses off.
00:14:53Il faut quand même
00:14:54rappeler d'abord
00:14:55Lou qui a encore
00:14:56cinq mois,
00:14:56Charles Aloncle
00:14:57était quand même
00:14:57inconnu du grand public
00:14:58et désormais
00:14:59son nom est partout.
00:14:59a complètement
00:15:00et son visage
00:15:01dans tous les médias.
00:15:02On ne compte plus
00:15:02ses passages
00:15:03dans les matinales
00:15:04radio et télé
00:15:05ni même,
00:15:06mais ça c'est un fait
00:15:07plus nouveau,
00:15:08les unes de journaux
00:15:09et les articles
00:15:10y compris à gauche
00:15:12notamment pour dénoncer
00:15:13l'action
00:15:13du rapporteur
00:15:15Aloncle
00:15:15mais surtout
00:15:16et c'était un peu
00:15:16son objectif
00:15:17quand même
00:15:18à Charles Aloncle
00:15:18son apparition
00:15:19dans ceux de droite.
00:15:20Ainsi on le retrouvait
00:15:21parmi les 200
00:15:23personnalités,
00:15:24jeunes personnalités
00:15:24d'élite
00:15:25qui ont fait la une
00:15:26du Figaro magazine
00:15:27pour les 200 ans
00:15:28avec un petit portrait
00:15:29à la clé
00:15:29et était en une
00:15:30également du JD News
00:15:32L'homme qui valait
00:15:324 milliards
00:15:34référence aux 4 milliards
00:15:35que coûterait
00:15:35l'audiovisuel public
00:15:36et aussi à la série
00:15:37de science-fiction
00:15:38L'homme qui valait
00:15:393 milliards
00:15:39celle de l'incorrect
00:15:41j'accuse
00:15:42et même
00:15:42un peu plus insolite
00:15:44un petit documentaire
00:15:45sur CNews
00:15:45qui lui a été
00:15:46entièrement dédié
00:15:47jeudi dernier
00:15:48Charles Aloncle
00:15:49seul contre tous
00:15:50voici un extrait
00:15:52Il est l'homme
00:15:53dont tout le monde parle
00:15:54Charles Aloncle
00:15:54Charles Aloncle
00:15:55Charles Aloncle
00:15:56Charles Aloncle
00:15:57Charles Aloncle
00:15:57un député
00:15:58seul face au système
00:15:59pendant 6 mois
00:16:00il a enquêté
00:16:01sur l'audiovisuel public
00:16:02Charles Aloncle
00:16:03seul contre tous
00:16:04grand reportage
00:16:05suivi d'un débat
00:16:06c'est ce soir
00:16:07à 21h
00:16:08sur CNews
00:16:09Vous reconnaissez
00:16:11la petite musique
00:16:11qui fait peur au passage
00:16:12seul contre tous
00:16:14est-ce que c'est le grand gagnant
00:16:15de cette commission ?
00:16:17D'une certaine façon
00:16:18oui
00:16:18et en même temps
00:16:19son plan de communication
00:16:20rien n'a été laissé au hasard
00:16:21avant la commission
00:16:22vous l'avez très bien rappelé
00:16:23Charles Aloncle
00:16:23savait que pour taper fort
00:16:25il fallait des auditionnés
00:16:27médiatiques
00:16:28et avant même
00:16:28l'envoi des convocations
00:16:29on a vu fuiter dans la presse
00:16:31les noms
00:16:31et notamment
00:16:32ceux par exemple
00:16:33de Nagui
00:16:33d'un point de vue
00:16:34purement stratégique
00:16:36honnêtement
00:16:36c'était très bien joué
00:16:37de même que la façon
00:16:38de relayer systématiquement
00:16:39ces joutes
00:16:40face aux auditionnés
00:16:42à la même manière
00:16:43que les insoumis
00:16:44mais de façon plus massive
00:16:46lors de la commission
00:16:46d'enquête
00:16:47sur la TNT
00:16:47en 2023
00:16:48ou celle
00:16:49sur les violences
00:16:50en milieu scolaire
00:16:50l'an dernier
00:16:51c'était la suite
00:16:52de Betarab
00:16:53on relève notamment
00:16:54et ça c'était dans le monde
00:16:55que sur
00:16:58337 tweets
00:16:59depuis le début
00:17:00de la commission
00:17:01d'enquête
00:17:02334 ont été dédiés
00:17:04à cette commission
00:17:04d'enquête
00:17:05sur le compte
00:17:06de Charles Lalonde
00:17:06des tweets
00:17:07qui lui ont été
00:17:08reprochés
00:17:09cette hyper personnalisation
00:17:11de cette commission
00:17:12d'enquête
00:17:12effectivement
00:17:13c'est un pari gagnant
00:17:14mais c'est à double tranchant
00:17:15pourquoi ?
00:17:16et bien parce que
00:17:17si on veut la jouer solitaire
00:17:18ça va
00:17:19mais au sein du camp nationaliste
00:17:21les dents
00:17:21elles ont grincé
00:17:22notamment
00:17:23ORN
00:17:23dont la tradition politique
00:17:25veut qu'aucune tête
00:17:26ne dépasse
00:17:27surtout quand cette tête
00:17:29elle provient
00:17:29d'un petit groupe
00:17:30groupe minoritaire
00:17:31groupe allié certes
00:17:33mais qui est d'appoint
00:17:34et qui je le rappelle
00:17:35ne compte que 17 députés
00:17:36c'est à dire le plus petit groupe
00:17:37de l'Assemblée nationale
00:17:38et ensuite
00:17:39au sein de l'UDR même
00:17:40parce que
00:17:41Charles Lalonde
00:17:42lui a reproché
00:17:43une stratégie de com solitaire
00:17:45c'était les termes employés
00:17:47et d'avoir refusé
00:17:48de partager la lumière
00:17:49durant les auditions
00:17:50les plus durs
00:17:51ont été jusqu'à
00:17:52l'accuser
00:17:52de ne pas faire chauffer
00:17:54les téléphones portables
00:17:55avant le vote
00:17:57alors qu'on savait
00:17:58très bien
00:17:58que ce serait compliqué
00:18:00pour lui
00:18:01de faire voter
00:18:01ce rapport
00:18:02pourquoi ?
00:18:03parce que
00:18:03finalement
00:18:04en cas de rejet
00:18:05du rapport
00:18:05s'il ne l'avait pas obtenu
00:18:06il en aurait tiré
00:18:07là encore
00:18:08des bénéfices politiques
00:18:10et sans doute
00:18:10plus importants
00:18:11ce qu'on disait
00:18:12d'ailleurs tout à l'heure
00:18:13il se trouve que
00:18:14l'UDR a perdu
00:18:15son président de groupe
00:18:16à l'Assemblée nationale
00:18:16c'était Éric Ciotti
00:18:17qui a été élu maire
00:18:18à Nice
00:18:19et qui ne va plus siéger
00:18:20qui n'est plus député
00:18:21on parlait de Charles
00:18:22Laloncle
00:18:22pour le remplacer
00:18:23est-ce que
00:18:24ces crispations
00:18:25que vous nous décrivez
00:18:26risquent de lui coûter
00:18:27sa place ?
00:18:28Alors en l'occurre
00:18:29je ne peux pas vous dire
00:18:29si la commission d'enquête
00:18:30fut vraiment
00:18:32le point
00:18:33qui a fait basculer
00:18:34Éric Ciotti
00:18:35sur cette question
00:18:35mais il est vrai
00:18:37que ce n'est pas
00:18:38Charles Laloncle
00:18:38mais en tout cas
00:18:39pas du tout
00:18:39le choix d'Éric Ciotti
00:18:40selon mes informations
00:18:41pour l'instant
00:18:42ça peut encore basculer
00:18:43parce que
00:18:43je vous rappelle
00:18:44que l'élection
00:18:45de la présidence
00:18:46du groupe UDR
00:18:47ça arrivera
00:18:48en septembre prochain
00:18:49ou en octobre prochain
00:18:50lors de la prochaine
00:18:51session parlementaire
00:18:52pour l'instant
00:18:53Éric Ciotti
00:18:53qui voudrait plutôt
00:18:54qu'elle vienne
00:18:54comme Maxime Michelet
00:18:55ou Éric Michoud
00:18:56ce sont deux fidèles
00:18:58entre les fidèles
00:18:58et ce choix
00:18:59il raconte autre chose
00:19:01il raconte surtout
00:19:02le refus
00:19:02d'un profil susceptible
00:19:04de prendre la lumière
00:19:05ou de faire de l'ombre
00:19:07ou de faire de l'ombre
00:19:07c'est ce que vous disiez
00:19:08tout à l'heure
00:19:09Philippe Bayer
00:19:09Charles Lalonde
00:19:10c'est celui
00:19:10qui a pris la lumière
00:19:11de cette commission
00:19:12audiovisuelle publique
00:19:13lui et lui seul
00:19:14mais au détriment
00:19:16de ses collègues
00:19:18du RN ou du UDR
00:19:19mais au détriment
00:19:20surtout
00:19:20de l'audiovisuelle publique
00:19:21et de l'audiovisuelle
00:19:22tout court
00:19:22il a tué le combat
00:19:26le seul
00:19:27qui a partagé
00:19:27de sa lumière
00:19:28mais de manière
00:19:29un peu moins
00:19:29je pense qu'il s'en serait passé
00:19:31c'est Patria Lettus
00:19:32alors pour le coup
00:19:34je crois qu'il l'a recherché
00:19:35pas mal aussi
00:19:35il l'a recherché
00:19:36mais je ne suis pas sûr
00:19:37qu'il l'a eu
00:19:38de la manière
00:19:38dont il aurait souhaité l'avoir
00:19:39où il a toujours été
00:19:41sur la défensive
00:19:43une espèce de souffre-douleur
00:19:44d'un oncle
00:19:46et il a quand même montré
00:19:47il a eu quelques moments
00:19:49où aussi
00:19:49il s'est montré plus offensif
00:19:51il a eu ces moments
00:19:52de buzz aussi
00:19:52honnêtement
00:19:53pour le coup
00:19:53je dirais qu'il y avait
00:19:55le même genre de dynamique
00:19:56en moindre mesure
00:19:57c'est-à-dire que
00:19:58Charles Lalonde
00:19:58derrière lui
00:19:59il y avait quand même
00:20:00une masse média
00:20:01des réseaux sociaux
00:20:02qui étaient très actifs
00:20:03moins pour
00:20:04Jérémy Patrick Lettus
00:20:05mais on parlait aussi
00:20:06du côté anecdotique
00:20:08dans lequel les débats
00:20:09ont été maintenus
00:20:10parce que
00:20:11faire venir Nagui
00:20:12ou Xavier Niel
00:20:14ou etc.
00:20:14plutôt que
00:20:15des économistes
00:20:17des gens
00:20:17qui dirigent
00:20:18des groupes audiovisuals publics
00:20:20ailleurs qu'en France
00:20:21etc.
00:20:21
00:20:22sur ce choix
00:20:23des auditionnés
00:20:25j'imagine
00:20:26que le président de la commission
00:20:27aurait aussi pu peser
00:20:28et manifestement
00:20:29finalement
00:20:29il a laissé
00:20:30l'abri
00:20:31sur le coup
00:20:33est-ce que
00:20:33lorsqu'on se rend compte
00:20:35en cours de route
00:20:36que le rapporteur
00:20:38qui par définition
00:20:39est censé
00:20:39avoir un regard
00:20:40un peu distant
00:20:41y compris parfois
00:20:41penser contre lui
00:20:42pour faire
00:20:43presque un travail
00:20:44de greffier
00:20:45quand on s'aperçoit
00:20:46qu'il n'est pas
00:20:47dans cette démarche-là
00:20:48est-ce que
00:20:48on peut demander
00:20:49à quelqu'un d'autre
00:20:50de faire le rapport ?
00:20:52Alors nous
00:20:52ce qu'on nous explique
00:20:53chez certains députés
00:20:54ils disent
00:20:54il faudrait que ce soit
00:20:56une prérogative
00:20:57de pouvoir renverser
00:20:58le rapporteur
00:20:58pour l'instant
00:20:59ça n'existe pas
00:21:00il y a même une députée
00:21:01qui m'expliquait
00:21:01de s'être renseignée
00:21:02en disant
00:21:02quand bien même
00:21:02on aurait décidé
00:21:03de tous quitter
00:21:04la commission d'enquête
00:21:05lui aurait pu être
00:21:06maintenu en poste
00:21:07et aurait pu
00:21:08continuer ses travaux
00:21:09c'est vrai que
00:21:10sur ce point-là
00:21:11beaucoup ont dit
00:21:12on aurait aimé
00:21:12avoir les moyens
00:21:13de dire
00:21:13on peut à un moment
00:21:15pouvoir voter
00:21:15en disant stop
00:21:16on arrête
00:21:17ou stop
00:21:17on change
00:21:18ça n'existe pas
00:21:19actuellement
00:21:20et en même temps
00:21:20John Christopher
00:21:21dans rapporteur
00:21:22il y a rapport
00:21:23donc c'est le rôle
00:21:25aussi du rapporteur
00:21:26est-ce que vous diriez
00:21:27qu'il a outrepassé
00:21:29les règles
00:21:29dans cette commission
00:21:30est-ce qu'il a franchi
00:21:31des lignes rouges ?
00:21:32alors il faut se souvenir
00:21:34d'où vient en fait
00:21:35il y a eu des précédents
00:21:36il y a eu notamment
00:21:37la commission TNT
00:21:37il y avait aussi
00:21:38d'ailleurs une des plus anciennes
00:21:40commissions d'enquête
00:21:41c'était sur l'ORTF
00:21:42en 72
00:21:42c'était
00:21:43fallait-il le maître
00:21:44de la publicité
00:21:44c'est pour vous dire
00:21:45mais il est parti
00:21:46de ce constat
00:21:47qui est le sien
00:21:48qui a un ressenti
00:21:48que 4 milliards
00:21:49de nos impôts
00:21:51qui vont
00:21:52pour l'audiovisuel public
00:21:53c'est sans doute
00:21:54de la GAPG
00:21:55vous savez
00:21:55c'est le fameux
00:21:56Nicolas qui paye
00:21:57ce citoyen
00:21:58puisqu'on a un groupe
00:21:59de citoyens en France
00:21:59qui s'imaginent être
00:22:00le créancier de la France
00:22:02bon un rond-point
00:22:03ça coûte 600 000 euros
00:22:04donc c'est vous dire
00:22:04à quel point
00:22:05on n'est pas vraiment
00:22:05des créanciers de la France
00:22:06ça c'est la première cible
00:22:07qu'il avait
00:22:07et la deuxième cible
00:22:08c'est un programme politique
00:22:09c'est est-ce que
00:22:10oui ou non
00:22:11il était pour ou contre
00:22:13la privatisation
00:22:14or c'est un peu
00:22:16la ligne politique
00:22:17et notamment
00:22:17de celle du RN
00:22:18moins apparemment
00:22:19celle de l'UDR
00:22:20j'ai essayé de rechercher
00:22:21leur position
00:22:22sur ce sujet
00:22:22donc il a commencé
00:22:23la commission
00:22:23si vous voulez
00:22:24avec un parti pris
00:22:25cela étant
00:22:27son rôle de rapporteur
00:22:28aurait dû
00:22:29comme vous l'avez dit
00:22:29peut-être au moment
00:22:30on rentre dans le vif
00:22:31des auditions
00:22:32des dizaines
00:22:32des dizaines d'heures
00:22:34notamment sur le choix
00:22:35des invités
00:22:36qu'il aurait pu faire aussi
00:22:36qu'il aurait pu faire
00:22:37contrebalancer
00:22:38on peut venir
00:22:38avec une idée fixe
00:22:39dans une commission
00:22:40et puis petit à petit
00:22:41prendre de la distance
00:22:42force est de constater
00:22:44334 tweets
00:22:44que de la distance
00:22:46même si c'est défendu
00:22:47de vouloir la privatisation
00:22:48alors pour le coup
00:22:49pour en avoir discuté
00:22:50avec lui
00:22:50notamment au début
00:22:51c'est vrai que
00:22:52Charles Aloncle
00:22:52était plus sur une logique
00:22:53de privatisation
00:22:54déjà finalement
00:22:55si on veut voir
00:22:56une évolution
00:22:56il était sur le plateau
00:22:57de chaque voix compte
00:22:58juste avant le début
00:22:59de la commission d'enquête
00:23:00avec Jérémy Patry
00:23:01et Lettus
00:23:02il se défendait
00:23:03d'avoir pré-écrit
00:23:04son rapport
00:23:05et d'arriver
00:23:06avec des idées préconçues
00:23:07alors pour l'avoir vu
00:23:08quand même pas mal
00:23:09en amont
00:23:10plusieurs fois
00:23:12en l'occurrence
00:23:13moi je trouve
00:23:14qu'il y a eu
00:23:14une petite évolution
00:23:15quand même
00:23:16de Charles Aloncle
00:23:17qui était plutôt
00:23:18sur une ligne
00:23:18vraiment hard
00:23:19c'est à dire
00:23:19de privatisation
00:23:20que si la ligne
00:23:21de LR
00:23:21est du RN
00:23:23et aujourd'hui
00:23:25les préconisations
00:23:25c'est des coupes drastiques
00:23:26mais c'est pas la suppression
00:23:27on le disait
00:23:28il y a eu 6 mois de travaux
00:23:2969 auditions
00:23:30238 personnes interrogées
00:23:32et des moments
00:23:33de grande tension
00:23:34des clashs
00:23:34entre le rapporteur
00:23:35et les auditionnés
00:23:36mais aussi donc
00:23:36entre le rapporteur
00:23:37et le président
00:23:37de la commission
00:23:38retour en image
00:23:39sur cette commission
00:23:41qui aura donc
00:23:41défrayé la chronique
00:23:42comme jamais
00:23:42avec Hélène Bonduelle
00:23:44Cette commission d'enquête
00:23:45ne se transformera pas
00:23:47en plus grand cabaret
00:23:47du monde
00:23:48où chacun vient
00:23:49faire son numéro
00:23:50Cette commission
00:23:51ne sera pas non plus
00:23:51le procès à charge
00:23:52de l'audiuel public
00:23:56Nos interrogations
00:23:57vous l'avez mentionné
00:23:58porteront en priorité
00:23:59sur les quelques dizaines
00:24:00de secondes
00:24:01d'une vidéo tournée
00:24:01à mon insu
00:24:02et dans laquelle
00:24:03je ne dis rien
00:24:04ou presque rien
00:24:05Une opération
00:24:06de propagande
00:24:07sans limite
00:24:08visant à dénigrer
00:24:09à détruire
00:24:10le service public
00:24:11que je représente
00:24:12un espionnage déguisé
00:24:13en journalisme
00:24:13est appelé à prospérer
00:24:15sur les antennes
00:24:15du groupe Bolloré
00:24:18Monsieur le Président
00:24:19que vous ayez des liens
00:24:20on le verra peut-être
00:24:21avec des actionnaires
00:24:22de MediaOne
00:24:23vous pourrez en répondre
00:24:25Pourquoi vous me répondez
00:24:26à chaque fois ?
00:24:27Merci messieurs les ministres
00:24:29Mais non
00:24:29mais Jérémy
00:24:31franchement
00:24:32mais qu'est-ce que tu fais là ?
00:24:33Pourquoi tu
00:24:34t'interromps
00:24:34Monsieur le rapporteur
00:24:36Je viens de
00:24:37Je viens de suspendre
00:24:39cette audition
00:24:39Je viens de suspendre
00:24:40cette audition
00:24:45Merci pour l'invitation
00:24:46mais je ne suis pas un clown
00:24:47Excusez-moi
00:24:48je le laisse terminer
00:24:49on ne va pas contester
00:24:50le principe d'une commission
00:24:51d'enquête
00:24:51on est tous parlementaires
00:24:52Je ne conteste pas
00:24:53le principe d'une commission
00:24:54d'enquête
00:24:54je parle de son coup
00:24:56mais je parle de son coup
00:24:57puisqu'on parle d'argent
00:24:58parlons d'argent
00:24:59Bon merci monsieur Nel
00:25:00là je crois qu'on a dépassé
00:25:01là c'est
00:25:02non je suis assiné
00:25:02non mais là c'est un manque
00:25:03de respect
00:25:04je vous laissez
00:25:05la parole à monsieur Nel
00:25:06si vous ne voulez pas m'entendre
00:25:08je vous entends
00:25:09non vous ne voulez pas m'entendre
00:25:09vous ne laissez pas
00:25:10c'est 10 minutes
00:25:11de propos instructifs
00:25:12monsieur Nel
00:25:13monsieur Nel
00:25:14monsieur Nel
00:25:15monsieur Nel
00:25:18le rapporteur ici présent
00:25:19a le dimanche 21 septembre 2025
00:25:21dans l'émission
00:25:22Les incorruptibles
00:25:23déclaré
00:25:24je pense
00:25:25je vais parler au conditionnel
00:25:26que Nagui est la personne
00:25:27sur les 10 dernières années
00:25:28en France
00:25:29qui s'est le plus enrichie
00:25:30sur l'argent public
00:25:31plus que n'importe quel
00:25:32patron d'entreprise publique
00:25:33plus que n'importe quel ministre
00:25:34votre intuition comme vous dites
00:25:36a déclenché à mon encontre
00:25:38des injures
00:25:39des menaces
00:25:40des incitations
00:25:41à porter atteinte
00:25:42à mon intégrité physique
00:25:43le tout avec de nombreux
00:25:44messages racistes
00:25:45vous m'avez menacé
00:25:47sur les réseaux sociaux
00:25:48de porter plainte
00:25:49directement contre moi
00:25:50dans mon rôle de rapporteur
00:25:51quelles sont les choses
00:25:52que vous auriez finalement
00:25:53à cacher
00:25:53pour envisager
00:25:54une plainte
00:25:56et des poursuites
00:25:57en justice
00:26:01n'essayez pas
00:26:02de détourner les chiffres
00:26:03la question est simple
00:26:04Madame la Présidente
00:26:05entre votre année d'arrivée
00:26:07et la dernière année
00:26:08validée par la Cour des comptes
00:26:092024
00:26:10est-ce qu'il y a eu
00:26:11une augmentation
00:26:11de 136 millions
00:26:13de dotations publiques
00:26:14France Télévisions
00:26:15coûte aujourd'hui
00:26:16600 millions d'euros
00:26:17de moins aux Français
00:26:18qu'il y a 10 ans
00:26:19pardon d'être insistant
00:26:20sur ce sujet
00:26:20mais parce que je vois
00:26:21beaucoup de fausses informations
00:26:23je trouve ce procédé
00:26:25très manipulatoire
00:26:26je prends ça
00:26:26pour de la diffamation
00:26:28voilà pour la compilation
00:26:30de la commission d'enquête
00:26:31John Christopher
00:26:31j'ai failli vous dire
00:26:32comme Charles Lalon
00:26:33que l'a géré
00:26:33mes patriarités
00:26:34non mais reviens
00:26:34ne pars pas
00:26:35vous étiez exaspéré
00:26:36pendant la diffusion du sujet
00:26:37oui
00:26:38il y a une commission d'enquête
00:26:40c'est quand même
00:26:41un moment fort
00:26:42on a un parlement
00:26:43qui n'est pas très puissant
00:26:44sous la cinquième
00:26:44quand même
00:26:44il faut le reconnaître
00:26:45et ça fait partie
00:26:46de ces moments clés
00:26:47très importants
00:26:48j'ai pas connu
00:26:49mais la commission d'enquête
00:26:50suite à l'incendie
00:26:51du collège Païron
00:26:52c'est quand même
00:26:52ce qui a permis
00:26:53de mettre en exergue
00:26:53une meilleure protection
00:26:54des publics
00:26:57on parle de 4 milliards
00:26:58ce qui aurait été bien
00:26:59dans une commission
00:27:00sur l'audiovisuel public
00:27:00c'est peut-être de dire
00:27:01où sont finalement
00:27:03les économies
00:27:04éventuellement
00:27:04si on est sur ce terrain là
00:27:07pourquoi il y a
00:27:07de l'externalisation
00:27:08par exemple
00:27:09ça c'était une vraie question
00:27:09peut-être parce que justement
00:27:11le budget n'est pas assez important
00:27:12pour avoir des salariés
00:27:13sur la neutralité
00:27:15moi si vous voulez
00:27:16j'aurais voulu avoir
00:27:17des choses beaucoup plus larges
00:27:18l'audiovisuel public
00:27:19c'est un bien public
00:27:20la continuité du service public
00:27:22exige une télévision publique
00:27:23et ça
00:27:24ça a été si vous voulez
00:27:25à mon sens
00:27:26perturbé
00:27:27c'est pas une image
00:27:29très reluisante
00:27:29de la politique
00:27:30ce qu'on vient de voir
00:27:31Philippe Bailly
00:27:33on le disait
00:27:34il y a eu quand même
00:27:34238 auditions
00:27:35vous avez appris des choses
00:27:37vous qui êtes un expert
00:27:38des médias
00:27:39et de l'économie
00:27:39de l'audiovisuel
00:27:41sur l'économie
00:27:42de l'audiovisuel
00:27:43non
00:27:43rien
00:27:44je rajouterais juste
00:27:45au florilège
00:27:46que vous avez passé là
00:27:47un rappel
00:27:48et c'était la première
00:27:49ou la deuxième audition
00:27:50je crois la première
00:27:51celle du président de l'Arcom
00:27:52pendant laquelle
00:27:53il a été questionné
00:27:55sur le conflit d'intérêts
00:27:56que pouvait représenter
00:27:58de sa part
00:27:59le fait d'avoir eu un enfant
00:28:00et donc d'avoir partagé la vie
00:28:02d'une dame
00:28:04qui est aujourd'hui
00:28:05directrice générale
00:28:07des médias
00:28:08enfin au ministère de la culture
00:28:10osait demander
00:28:11donc lors
00:28:12encore une fois
00:28:12de la première audition
00:28:13si le fait d'avoir eu
00:28:15cet enfant en commun
00:28:16entre guillemets
00:28:16puisque aujourd'hui
00:28:17ils sont séparés
00:28:18représentait un conflit d'intérêts
00:28:19il faut que tout était dit
00:28:20enfin la tonalité était donnée
00:28:22pour le reste
00:28:22et pour prolonger
00:28:23sur ce que vous disiez
00:28:25il y a encore une fois
00:28:26il y a
00:28:28l'audioselle publique
00:28:29les missions
00:28:29qu'elle remplit
00:28:30qui sont d'ailleurs
00:28:31des missions
00:28:31d'information
00:28:32de culture
00:28:32de divertissement
00:28:33mais aussi
00:28:34de
00:28:35d'expression donnée
00:28:37enfin de
00:28:38de partage
00:28:39de la parole
00:28:39et de
00:28:40de la parole donnée
00:28:41aux
00:28:43partis politiques
00:28:44aux organisations
00:28:44syndicales
00:28:45enfin à l'animation
00:28:47du débat
00:28:47à l'intérêt général
00:28:48il y a au-delà de ça
00:28:49une contribution
00:28:50qui est à peu près
00:28:52de 50%
00:28:53à la production audiovisuelle
00:28:54la production de fiction
00:28:55de documentaires
00:28:56de spectacles vivants
00:28:57en France
00:28:57et puis il y a encore
00:28:59au-dessus
00:29:00encore une fois
00:29:01un équilibre global
00:29:06du marché publicitaire
00:29:07notamment
00:29:08qui ne tiendrait
00:29:10mais pas
00:29:10deux minutes
00:29:11si demain
00:29:12France Télévisions
00:29:13était privatisée
00:29:14devait aller chercher
00:29:15son
00:29:15donc tout ça
00:29:17six mois plus tard
00:29:18ça n'a même pas
00:29:20été évoqué
00:29:20Elsa
00:29:22on le disait
00:29:23les préconisations
00:29:24du rapport
00:29:24il y a 80 recommandations
00:29:25au total
00:29:26bon elles circulent
00:29:27on va le dire
00:29:28c'est mentaux
00:29:28évidemment
00:29:30tout à l'heure
00:29:31John Christopher
00:29:32parlait de
00:29:33de l'externalisation
00:29:34c'est-à-dire
00:29:34le recours
00:29:35à des sociétés
00:29:37de production privée
00:29:38qui est
00:29:39une forme de privatisation
00:29:40déjà du service public
00:29:42ça fait partie
00:29:43des recommandations
00:29:43du rapporteur
00:29:44l'internalisation
00:29:46des émissions de flux
00:29:48qui concernent
00:29:49l'information
00:29:49les débats
00:29:50l'opinion
00:29:51la politique
00:29:51et le rapporteur
00:29:53estimant que
00:29:53France Télévisions
00:29:54dispose des moyens
00:29:55en interne
00:29:56pour les produire
00:29:57il dit ça
00:29:58tout en disant
00:29:59qu'en gros
00:30:00tout ce qu'il propose
00:30:01ça permet de faire
00:30:021 milliard d'euros
00:30:03d'économie
00:30:03sur 4 milliards d'euros
00:30:04de budget
00:30:05on imagine bien
00:30:06que les entreprises
00:30:07font des choix
00:30:08aussi
00:30:08si c'était si simple
00:30:09de tout faire en interne
00:30:10peut-être que ce serait
00:30:11davantage fait
00:30:12là je ne suis pas
00:30:14avocate de France Télévisions
00:30:15mais il dit tout ça
00:30:16tout en disant
00:30:17et en même temps
00:30:18on vous donnera
00:30:181 milliard de moins
00:30:20pour le faire
00:30:20est-ce que ça
00:30:21c'est vraiment
00:30:22c'est contradictoire
00:30:23voilà ça paraît contradictoire
00:30:25et justement
00:30:25c'est vrai qu'il se défend
00:30:26de dire
00:30:26je ne propose pas
00:30:27la privatisation
00:30:29mais je pense que
00:30:30beaucoup de députés
00:30:31disent en fait
00:30:31sinon ce serait
00:30:32trop convenu
00:30:32ce serait limite
00:30:33trop facile
00:30:34et puis tout le monde
00:30:34se focaliserait
00:30:35sur cette question là
00:30:36donc même s'il n'écrit
00:30:37pas noir sur blanc
00:30:38qu'il est pour la privatisation
00:30:40en tout cas
00:30:40quand on propose
00:30:41de réduire d'un quart
00:30:42le budget de quelque chose
00:30:44peu importe ce que ce soit
00:30:46on imagine
00:30:47que ce n'est pas forcément
00:30:48pour lui doter
00:30:49de moyens supplémentaires
00:30:51mais plutôt de l'affaiblir
00:30:52en tout cas
00:30:52c'est la lecture
00:30:53que font tous ceux
00:30:53qui sont opposés au rapport
00:30:55Philippe Bailly
00:30:55vous avez eu accès
00:30:56aux préconisations du rapporteur
00:30:58il y en a certaines
00:30:58que vous retenez
00:30:59ou qui vous choquent
00:31:00alors d'abord
00:31:01je ne sais pas
00:31:01ce qu'est la liste réelle
00:31:03parce qu'y compris
00:31:04dans les articles
00:31:05de journalistes informés
00:31:07qui sont parus
00:31:08c'est très amusant
00:31:09d'un papier à l'autre
00:31:10le rapport fait parfois
00:31:12369 pages
00:31:13parfois plus de 400 pages
00:31:14etc
00:31:15on a l'impression
00:31:15qu'il y a eu plusieurs versions
00:31:17qui en ont circulé
00:31:18plusieurs sources
00:31:20et qu'à la fin
00:31:20on verra bien
00:31:21ce qu'il y aura
00:31:21dans la liste des 80
00:31:22donc je ne me suis pas
00:31:23lancé dans une
00:31:25pas qui est passée
00:31:26donc j'avais
00:31:27mon quota 2
00:31:28et donc
00:31:29je n'ai pas cherché ça
00:31:30simplement
00:31:31un mot
00:31:32sur le milliard
00:31:33que vous évoquez
00:31:34à l'instant
00:31:34d'abord
00:31:35il y a une espèce
00:31:36de manipulation
00:31:37qui est en train
00:31:38de se faire
00:31:39entre
00:31:39d'un côté
00:31:40lui
00:31:41donc pour ce qu'on en connaît
00:31:42qui dit
00:31:42allez on fusionne
00:31:43France 2
00:31:44et France 5
00:31:45et puis on supprime
00:31:46France 4
00:31:46et blim
00:31:47ça fait un milliard
00:31:48d'économies
00:31:49c'est pas vrai
00:31:50supprimer France 4
00:31:51ça fait entre 35
00:31:52et 50 millions
00:31:53d'économies
00:31:54pas plus que ça
00:31:55deuxième chose
00:31:56et pour l'avoir quand même
00:31:57bien en tête
00:31:57et mesurer les enjeux
00:31:58un milliard d'euros
00:32:00c'est le montant
00:32:02qui est dépensé
00:32:03enfin investi
00:32:04par l'ensemble
00:32:05des chaînes
00:32:06privées et publiques
00:32:07tous les ans
00:32:07pour produire
00:32:09l'ensemble
00:32:10des séries
00:32:10de la fiction française
00:32:12qu'on peut voir
00:32:13sur les antennes
00:32:14et qui éventuellement
00:32:15on apprécie
00:32:16ça donne une mesure
00:32:17quand même
00:32:17du potentiel
00:32:19destructeur
00:32:20qu'aurait ces mesures
00:32:22si elles étaient
00:32:23mises en oeuvre
00:32:23Olivier
00:32:24tout le débat
00:32:25que vous avez
00:32:26depuis quelques minutes
00:32:28c'est d'essayer
00:32:29de rationaliser
00:32:30est-ce qu'au fond
00:32:31l'objectif
00:32:32d'Al'Oncle
00:32:33c'est pas simplement
00:32:35de porter un message
00:32:36qui est déjà porté
00:32:37notamment sur les antennes
00:32:39de ces news régulièrement
00:32:40qui est de dire
00:32:41il y a une caste
00:32:43il y a un petit pari
00:32:44qui danse et qui rit
00:32:45sur votre dos
00:32:46en prenant votre fric
00:32:47et de pas aller plus loin
00:32:50que ce niveau de lecture là
00:32:52parce qu'il est audible
00:32:54parce que sur les réseaux sociaux
00:32:56il est partagé
00:32:58parce qu'il fait aussi partie
00:32:59d'une matrice politique
00:33:01qui est portée par son camp
00:33:02et d'une certaine manière
00:33:03il sait de toute façon
00:33:04parce qu'on est
00:33:05mi-2026
00:33:06qu'elle est présidentielle
00:33:07dans un an
00:33:08et un parlement
00:33:09impossible
00:33:10que de toute façon
00:33:11il n'y aura pas de transcription
00:33:12législative d'ici là
00:33:13d'une certaine manière
00:33:14il ouvre la trace
00:33:16pour ce qui pourrait se passer
00:33:17c'est une fenêtre
00:33:18d'Overton
00:33:19John Christopher
00:33:19oui c'est ça en fait
00:33:21on a ce sentiment
00:33:22finalement
00:33:23que pour satisfaire
00:33:24un pan de l'opinion
00:33:25qui a le droit
00:33:26de penser ça
00:33:26s'ils veulent effectivement
00:33:27mais qu'il y a
00:33:29de la gabegie
00:33:29et donc nous
00:33:30on va mettre
00:33:31les moyens en oeuvre
00:33:32sans d'ailleurs préciser
00:33:33que même la presse privée
00:33:34bénéficie de subventions publiques aussi
00:33:35donc ils sont un peu
00:33:36toujours dans la contradiction
00:33:37c'était un problème complexe
00:33:40qui à mon sens
00:33:40a été rétréci
00:33:42et galvaudé
00:33:42juste une question
00:33:43sur la tenue
00:33:44des débats
00:33:46en général
00:33:47est-ce que cette commission
00:33:48d'enquête
00:33:48elle ne donne pas aussi
00:33:49à réfléchir sur
00:33:50le fait qu'on filme
00:33:52notamment les auditions
00:33:53je veux dire
00:33:53c'est vrai que c'est un sujet
00:33:54même à l'Assemblée nationale
00:33:55depuis 2022
00:33:56il y a à la fois ce sujet là
00:33:57et aussi le fait que
00:33:59certains auditionnés
00:34:00ont dit
00:34:00j'ai l'impression
00:34:00dans un tribunal
00:34:01pourquoi j'ai pas droit
00:34:02à un avocat
00:34:02il y a ça aussi
00:34:04le fait qu'aujourd'hui
00:34:05les débats se passent
00:34:06sur les réseaux sociaux
00:34:07en fait
00:34:07l'Assemblée nationale
00:34:08sort de l'hémicycle
00:34:10est-ce qu'on ne devrait pas
00:34:11repenser
00:34:12la publicité
00:34:13en tout cas
00:34:14la vidéo
00:34:15dans ce genre
00:34:15la transparence
00:34:16je crois que les citoyens
00:34:18la demandent aussi
00:34:19et si on cachait
00:34:20ce qui se passe
00:34:21dans les réunions
00:34:22mais les laisser y aller
00:34:23comme les tribunaux
00:34:24en réalité
00:34:24alors certains disaient
00:34:26quand même
00:34:26que le fait que les vidéos
00:34:27dans leur entièreté existent
00:34:29sur le site de l'Assemblée
00:34:30sur le site de l'LCP
00:34:31sur le site de l'LCP
00:34:32évidemment
00:34:32ça permettait aussi
00:34:34de pouvoir aux gens
00:34:35de se faire une idée brute
00:34:36et neutre de ce qui passait
00:34:37et de ne pas faire confiance
00:34:38aux petits extraits
00:34:39aux petites paroles
00:34:40ça peut aussi servir
00:34:41à protéger
00:34:42ce qui s'est passé
00:34:43vraiment dans la réunion
00:34:44historiquement quand même
00:34:45les commissions d'enquête
00:34:46ça fonctionnait
00:34:47à huis clos
00:34:48et ça fonctionnait bien
00:34:49à huis clos
00:34:50parce qu'à huis clos
00:34:51on peut se dire des choses
00:34:52aussi d'ailleurs
00:34:52qu'on ne dit pas
00:34:53face caméra
00:34:54et en tout cas
00:34:55on évite un certain nombre
00:34:56de jeux de posture
00:34:57la pratique
00:34:58elle a complètement
00:34:59enfin évolué
00:35:00pour ne pas dire dérapé
00:35:01depuis une dizaine d'années
00:35:03avec une systématisation
00:35:05de la publicité
00:35:07des auditions
00:35:07et en plus maintenant
00:35:08carrément du live streaming
00:35:10etc
00:35:10c'est non seulement ouvert
00:35:11à la presse
00:35:12mais ouvert à tous
00:35:13et à chacun
00:35:14sur le fait que
00:35:16chacun ait le droit
00:35:17d'assister
00:35:18aux auditions
00:35:20personnellement
00:35:20j'en suis pas
00:35:21j'en suis pas d'accord
00:35:22je ne pense pas
00:35:24par exemple
00:35:24que ça serait
00:35:24une bonne idée
00:35:25aussi
00:35:25de retransmettre
00:35:27à la télévision
00:35:28les débats
00:35:28du conseil des ministres
00:35:29je ne sais pas
00:35:30enfin je pense
00:35:30que toute réunion
00:35:33de responsables politiques
00:35:35n'a pas forcément
00:35:35vocation
00:35:36à se tenir
00:35:37sur la place publique
00:35:37John Christopher
00:35:38est-ce qu'il faut revoir
00:35:41les modalités
00:35:42de fonctionnement
00:35:42des commissions
00:35:43d'enquête
00:35:43à l'avenir
00:35:44alors sur la
00:35:46les modalités
00:35:47déjà sur la diffusion
00:35:48rapidement
00:35:48c'est dans les années 90
00:35:49qu'on a autorisé
00:35:50de filmer ces commissions
00:35:52honnêtement
00:35:52je ne suis pas très favorable
00:35:53de ce point de vue là
00:35:54tout simplement
00:35:55parce que
00:35:56il vaudrait mieux
00:35:57que les gens lisent
00:35:57le rapport
00:35:58finalement
00:35:58que d'avoir
00:35:58et quand ça a été
00:36:00autorisé il y a 30 ans
00:36:00on n'avait pas prévu
00:36:02anticipé
00:36:02l'émergence
00:36:04des réseaux sociaux
00:36:05maintenant si on prend
00:36:06le modèle belge
00:36:06par exemple
00:36:06une commission
00:36:07de ce que c'est
00:36:08vous parliez d'avocats
00:36:08tout à l'heure
00:36:09les commissions
00:36:10d'enquête parlementaire belge
00:36:11ont les mêmes pouvoirs
00:36:11qu'un juge d'instruction
00:36:13et par conséquent
00:36:14si vous voulez
00:36:15ça a beaucoup plus
00:36:15de portée
00:36:16dans le contrôle
00:36:16qui peuvent être faits
00:36:18notamment sur des sujets
00:36:19il y a eu commission
00:36:20sur l'affaire Dutroux
00:36:21il y a eu des commissions
00:36:22sur la faillite de la Sabena
00:36:23enfin ils en ont beaucoup
00:36:25je trouve qu'en matière
00:36:26de contrôle
00:36:26et de responsabilité
00:36:27ça aboutit à des démissions
00:36:28de ministres par exemple
00:36:29alors je ne suis pas
00:36:30pour la démission
00:36:31à tout va des ministres
00:36:32en France
00:36:32une vraie leçon
00:36:33à retenir de la Belgique
00:36:34de Christopher
00:36:35mais qu'est-ce qu'on retiendra
00:36:36de cette commission
00:36:38les facéties
00:36:38si on peut dire ça
00:36:40qui ont tourné
00:36:41et en même temps
00:36:42je ne suis pas certain
00:36:43je souhaite que ce soit le contraire
00:36:44mais je ne suis pas certain
00:36:45que tout le monde
00:36:45se précipite lundi
00:36:46sur le site de l'Assemblée nationale
00:36:50il y a une petite synthèse
00:36:54qui est faite à côté
00:36:57merci en tout cas
00:36:58à tous les trois
00:36:58d'avoir été ce soir
00:36:59sur le plateau de chaque voix compte
00:37:00pour en parler avec nous
00:37:01publication du rapport
00:37:02Elsa
00:37:02lundi prochain
00:37:03on aura l'occasion d'en reparler
00:37:05dans un instant
00:37:06la question qui fâche
00:37:06faut-il en finir
00:37:07avec les stages obligatoires
00:37:08en troisième et en seconde
00:37:09on va en parler
00:37:10avec nos trois prochains invités
00:37:11mais avant cela
00:37:12c'est quelle histoire
00:37:13Olivier Ravanello
00:37:22alors là on change complètement
00:37:23de thème avec Olivier
00:37:24vous vouliez nous parler ce soir
00:37:25de la guerre du poulet
00:37:27une guerre très sérieuse
00:37:29très grave
00:37:29qui divise la ville de Saint-Ouen
00:37:31et même au-delà
00:37:32toute la gauche
00:37:32et c'est peut-être qu'un début
00:37:34oui à l'origine de tout ça
00:37:36il y a une enseigne
00:37:37qui vend du poulet
00:37:38de restauration rapide
00:37:39et les influenceurs
00:37:40ne s'y trompent pas
00:37:41parce que cette enseigne
00:37:42est en train d'avoir
00:37:43un succès incroyable
00:37:44c'est Master Poulet
00:37:4450 points de vente
00:37:46partout en France
00:37:47des files d'attente délirantes
00:37:48et un concept
00:37:49qui est très simple
00:37:50le pilon est à 1 euro
00:37:52le demi-poulet
00:37:53est à 4,5 euros
00:37:54c'est pas cher
00:37:56vous avez mangé
00:37:57et vous êtes bien nourri
00:37:59alors c'est du poulet
00:38:00qui vient d'élevage intensif
00:38:02de Brésil
00:38:03d'Ukraine pour l'essentiel
00:38:04mais évidemment
00:38:05tout ce qui est restauration classique
00:38:07les rôtisseries
00:38:07ne peuvent pas tenir le choc
00:38:09du coup
00:38:09les maires s'en mêlent
00:38:10et à commencer
00:38:11par le maire de Saint-Ouen
00:38:13Karim Boamran
00:38:14qui est entré littéralement
00:38:15en croisade
00:38:16contre Master Poulet
00:38:17Master Poulet
00:38:18qui lui rend bien
00:38:18et qui a transformé
00:38:20sa devanture
00:38:21en espèce d'espace
00:38:22d'affichage
00:38:23c'est pas Carisse et Booba
00:38:25mais on n'en est pas loin
00:38:27Master Poulet
00:38:28s'est installé à Saint-Ouen
00:38:29contre la volonté
00:38:31de la municipalité
00:38:33il aurait été appréciable
00:38:35que les propriétaires
00:38:36de Master Poulet
00:38:37acceptent la rencontre
00:38:38avec la municipalité
00:38:40pour au moins
00:38:40exposer leur projet
00:38:44ils se sont installés
00:38:45sans respecter
00:38:47les règles du droit commun
00:38:48c'est la raison pour laquelle
00:38:49parce que
00:38:50nous devons
00:38:51je dois
00:38:52faire respecter
00:38:53la puissance publique
00:38:54nous sommes rentrés
00:38:55dans une bataille juridique
00:38:58en attendant
00:38:59un message pour Master Poulet
00:39:07bien joué
00:39:08bien joué
00:39:10rendez-vous au prochain épisode
00:39:11bonjour
00:39:12et voilà
00:39:13c'est ça
00:39:13ça s'invective
00:39:15ça se chamaille
00:39:16ça interpelle
00:39:17le maire PS de Saint-Ouen
00:39:19Karim Boimran
00:39:20en l'appelant Karim
00:39:21et en riposte
00:39:22cette mairie a installé
00:39:24d'abord des plombs béton
00:39:25puis finalement
00:39:26des pots de fleurs géants
00:39:27alimentés avec
00:39:28de l'engrais
00:39:29assez malodorants
00:39:30sans doute
00:39:30pour que les plantes
00:39:31puissent prendre plus rapidement
00:39:33et puis
00:39:34ce qui
00:39:34alimente tout ça
00:39:36c'est un litige juridique
00:39:37sur une terrasse
00:39:38c'est une véranda
00:39:39qui aurait été installée
00:39:40sans autorisation
00:39:42les contrôles
00:39:43se sont mis à pleuvoir
00:39:44sur ce restaurant
00:39:46à telle l'enseigne
00:39:47que les employés
00:39:48les ont filmés
00:39:49pour faire la démonstration
00:39:50de l'acharnement
00:39:51des pouvoirs publics
00:39:51mais surtout
00:39:52la municipalité
00:39:53et Karim Boimran
00:39:54a sorti l'argument
00:39:55de la malbouffe
00:39:55pour voler
00:39:56soi-disant
00:39:57au secours
00:39:58de la santé
00:39:58de ses concitoyens
00:39:59ce qui est assez drôle
00:40:00parce que de l'autre côté
00:40:01de la rue
00:40:01vous avez
00:40:03un Burger King
00:40:04c'est assez absurde
00:40:05quand on sait
00:40:06que Saint-Ouen
00:40:07comme quantité de villes
00:40:08comptent
00:40:09des McDo
00:40:10des KFC
00:40:10des Otakos
00:40:11des Kebab
00:40:12et que Master Poulet
00:40:14ne doit pas
00:40:14beaucoup
00:40:16contrevenir
00:40:17à la qualité
00:40:18de tout cela
00:40:19et donc le combat
00:40:19devient politique
00:40:20oui
00:40:21LFI a vu
00:40:22une opportunité
00:40:23ici engouffrée
00:40:24voilà Master Poulet
00:40:25qui est devenu
00:40:25une sorte d'emblème
00:40:27d'une nouvelle lutte
00:40:27des classes
00:40:28avec d'un côté
00:40:29des prolétaires
00:40:30qui ne peuvent pas
00:40:31se permettre
00:40:32de sortir 15 euros
00:40:33pour aller manger
00:40:34tous les jours
00:40:35à midi
00:40:35et qui sont
00:40:36très heureux
00:40:37d'avoir des enseignes
00:40:37comme Master Poulet
00:40:38versus
00:40:39les bobos
00:40:40qui eux
00:40:41vont dans des restaurants
00:40:42un petit peu plus chers
00:40:43ces bobos
00:40:44qui sont venus
00:40:44s'installer
00:40:45dans la première couronne
00:40:46parisienne
00:40:47en gentrifiant
00:40:48ces banlieues
00:40:49populaires
00:40:50sur le compte
00:40:51des insoumis
00:40:51qui s'appelle
00:40:51l'insoumission
00:40:53on s'en donne
00:40:54à cœur joie
00:40:54regardez
00:40:56on est à Saint-Ouen
00:40:57dans le 93
00:40:57oubliez tout ce que
00:40:58vous pensez savoir
00:40:59sur Saint-Ouen
00:40:59le coupe-gorge
00:41:00porte de clignes
00:41:01en cours
00:41:01tout ça
00:41:01grâce à Karim Bouamran
00:41:02on sait dorénavant
00:41:03que l'endroit le plus dangereux
00:41:04de Saint-Ouen
00:41:05c'est le Master Poulet
00:41:06qu'est-ce que tu penses
00:41:07de Karim Bouamran
00:41:07la politique
00:41:09qui mène en faveur
00:41:10des plus aisés
00:41:11n'est pas conforme
00:41:13à l'avis du 93
00:41:14je pense qu'il devrait
00:41:17arrêter de s'occuper
00:41:18du poulet braisé
00:41:19et de s'occuper
00:41:19plutôt de sa mairie
00:41:20voilà
00:41:21et du coup
00:41:21les élus municipaux
00:41:24LFI
00:41:24sont montés au créneau
00:41:25toujours sur les réseaux sociaux
00:41:27ils ont même appelé
00:41:27à la rescousse
00:41:28le député
00:41:29Eric Coquerel
00:41:29qui est venu
00:41:30embrasser
00:41:31la cause du poulet
00:41:32faisant de Karim Bouamran
00:41:34un despote municipal
00:41:36Le sujet c'est qu'un maire
00:41:37il ne peut pas faire ce qu'il veut
00:41:38quand il veut
00:41:39selon son désidérata
00:41:41Alors pourquoi
00:41:42autant de haine
00:41:43pour du poulet
00:41:43me direz-vous
00:41:44sans doute
00:41:44parce qu'en toile de fond
00:41:46il a quand même
00:41:46une rivalité politique
00:41:48très claire
00:41:49et notamment sur la présidence
00:41:50de l'intercommunalité
00:41:52la pleine commune
00:41:53c'est quand même
00:41:54450 000 habitants
00:41:55qui regroupent
00:41:56entre autres
00:41:56Saint-Denis et Saint-Ouen
00:41:58et les deux maires
00:41:59de ces deux communes
00:42:00Bali-Bakayoko
00:42:01se sont affrontés
00:42:03Bakayoko
00:42:04contre Bouamran
00:42:05et c'est l'insoumis
00:42:06qui a gagné
00:42:06mais le maire de Saint-Ouen
00:42:08qui reste le premier
00:42:09contributeur
00:42:10au budget
00:42:10de cette intercommunalité
00:42:12n'a sans doute pas dit
00:42:13son dernier mot
00:42:14si la guerre du poulet
00:42:15sera sans doute
00:42:16bientôt terminée
00:42:18l'autre bataille
00:42:19elle risque de durer
00:42:20Et bien merci
00:42:20de nous en avoir parlé
00:42:21la seule guerre autour du poulet
00:42:22c'est de savoir
00:42:23qui aura du blanc
00:42:23et qui n'en aura pas
00:42:24Tout est bon dans le poulet
00:42:26La cuisse
00:42:27ok
00:42:28Merci Olivier
00:42:29on passe à la question
00:42:30qui fâche
00:42:38Nous sommes le 28 avril
00:42:40et c'est aujourd'hui
00:42:40la journée mondiale
00:42:41de la sécurité
00:42:42et de la santé
00:42:43au travail
00:42:43marquée cette année
00:42:44par la mort
00:42:45il y a quelques jours
00:42:46de Calvin
00:42:46un adolescent de 15 ans
00:42:48qui était en stage
00:42:48d'observation de seconde
00:42:50dans une entreprise
00:42:50de bagnole sur 16
00:42:52dans le Gard
00:42:53un drame
00:42:53qui pose
00:42:54la question
00:42:55de l'encadrement
00:42:56voire du bien fondé
00:42:57de ces stages
00:42:58et nous en débattons ce soir
00:42:59avec vous
00:43:00Béatrice Piron
00:43:00bonsoir
00:43:01vous êtes député
00:43:02horizon des Yvelines
00:43:03Paul Vannier
00:43:04bonsoir
00:43:04député
00:43:05la France insoumise
00:43:06du Val d'Oise
00:43:06et bonsoir
00:43:07Grégoire Ancel
00:43:08vous êtes vice-président
00:43:09de la FCPE
00:43:10la fédération de parents d'élèves
00:43:11merci à tous les trois
00:43:12d'être avec nous ce soir
00:43:13pour évoquer ce sujet
00:43:14c'est Martin Bornet
00:43:15qui vous pose la question
00:43:16qui fâche
00:43:20c'est un drame
00:43:21qui succède à d'autres
00:43:23Calvin Simon
00:43:24est le sixième mineur
00:43:25mort dans le cadre
00:43:26d'un stage
00:43:27depuis janvier 2025
00:43:28le gouvernement
00:43:30promet alors
00:43:31de remanier
00:43:32les stages
00:43:32de troisième
00:43:33et de seconde
00:43:33pour mieux protéger
00:43:35les élèves
00:43:35il ne s'agit pas forcément
00:43:36de changer leur format
00:43:37mais il s'agit de faire en sorte
00:43:38que ce ne soit
00:43:39que des stages
00:43:40d'observation
00:43:40c'est à dire qu'en aucun cas
00:43:42un jeune ne peut être amené
00:43:43à faire un geste professionnel
00:43:44pendant un stage
00:43:45une cinquantaine
00:43:46de parlementaires de gauche
00:43:47appellent eux
00:43:48à suspendre
00:43:49les stages d'observation
00:43:50pour les mineurs
00:43:51le temps de bâtir
00:43:52un cadre plus protecteur
00:43:54c'est aussi le combat
00:43:55d'Arnaud d'Artenay
00:43:56son fils Axel
00:43:5716 ans
00:43:58est mort lors d'un stage
00:43:59de seconde
00:44:00l'année dernière
00:44:01en l'état
00:44:02il faut que le stage
00:44:04de seconde générale
00:44:05et le stage
00:44:05de quatrième
00:44:06troisième
00:44:07il faut les arrêter
00:44:08parce qu'on fait prendre
00:44:09des risques inconsidérés
00:44:10à nos enfants
00:44:11ce que l'on souhaite
00:44:12c'est que les stages
00:44:12soient mieux préparés
00:44:13et mieux encadrés
00:44:14c'est à dire
00:44:15que l'éducation nationale
00:44:16se déplace
00:44:17dans les entreprises
00:44:20pour préparer
00:44:21l'arrivée du jeune
00:44:22parmi les pistes
00:44:23envisagées par le gouvernement
00:44:24une nouvelle formule
00:44:26avec des groupes
00:44:27d'une dizaine d'élèves
00:44:28qui se rendraient
00:44:29chaque jour
00:44:30dans une entreprise
00:44:31différente
00:44:31pour en découvrir
00:44:32les métiers
00:44:3310 jeunes
00:44:34dans une entreprise
00:44:35ça va faire un peu
00:44:36comme à l'école
00:44:36c'est comme si
00:44:37ils faisaient une sortie scolaire
00:44:37donc je ne sais pas
00:44:38s'ils vont autant
00:44:38se rendre compte
00:44:39de ce que c'est le travail
00:44:40qu'en étant tout seul
00:44:41dans une entreprise
00:44:42en troisième
00:44:43comme c'était que de l'observation
00:44:44en soi c'était de la découverte
00:44:45mais c'était bien
00:44:46mais le mieux
00:44:47c'était vraiment du coup
00:44:47en seconde
00:44:48parce que du coup
00:44:49on pratiquait un peu
00:44:50c'était le plus intéressant
00:44:51c'est important de faire
00:44:52des stages d'observation
00:44:54même si parfois du coup
00:44:55t'es emmené à faire de la pratique
00:44:57mais je trouve que ça doit être
00:44:58quand même structuré
00:44:58Les ministres du travail
00:45:00et de l'éducation
00:45:01ont annoncé le lancement
00:45:03d'une mission flash
00:45:04pour renforcer
00:45:05les conditions de sécurité
00:45:06des stages en entreprise
00:45:07des élèves de troisième
00:45:09et de seconde
00:45:10mais faut-il aller plus loin
00:45:11et en finir
00:45:12avec les stages d'observation
00:45:13c'est notre question
00:45:15qui fâche ce soir
00:45:17Et c'est ce que vous dites
00:45:18en fait Paul Vannier
00:45:19vous dites
00:45:19il faut arrêter
00:45:20les stages d'observation
00:45:21en troisième
00:45:21et en seconde
00:45:22Ceux de seconde
00:45:23assurément
00:45:23pourquoi ?
00:45:24D'abord parce qu'ils ne servent
00:45:25à rien
00:45:26peut-être revenir
00:45:27à l'origine de ces stages
00:45:29ils sont obligatoires
00:45:30depuis peu de temps
00:45:31depuis des réformes
00:45:32du lycée
00:45:32du baccalauréat
00:45:33qui ont considérablement
00:45:34désorganisé
00:45:35le temps scolaire
00:45:36des lycéens
00:45:36de ceux de seconde
00:45:37en particulier
00:45:37l'année se finit
00:45:38très tôt maintenant
00:45:39en seconde
00:45:40et la vérité
00:45:41c'est que l'éducation nationale
00:45:42ne sait plus quoi faire
00:45:43de ces lycéens
00:45:44et qu'elle a trouvé
00:45:44une solution
00:45:45on les envoie en stage
00:45:46on les voit pendant
00:45:47deux semaines en stage
00:45:48Gabriel Attal
00:45:48alors ministre de l'éducation
00:45:49avait vendu ça
00:45:50comme une reconquête
00:45:51du mois de juin
00:45:52parce que quand on est en seconde
00:45:53on n'a pas d'examen
00:45:53à la fin de l'année
00:45:54et qu'on se retrouve
00:45:55à la maison
00:45:55dès le début du mois de juin
00:45:57je crois que c'est la défaite
00:45:57du mois de juin
00:45:58et de l'éducation nationale
00:45:58parce que
00:45:59qu'est-ce qu'ils y font
00:46:00ces élèves
00:46:00dans ces stages
00:46:01souvent pas grand chose
00:46:02il y a un rapport
00:46:04très discriminatoire
00:46:05par ailleurs
00:46:05à l'accès au stage
00:46:06il va le plus souvent
00:46:07dépendre du réseau social
00:46:08familial
00:46:09il y a des stages intéressants
00:46:10c'est vrai
00:46:10mais il y en a qui sont
00:46:12absolument vides
00:46:12de sens
00:46:13d'intérêt
00:46:14et qui à la fin
00:46:15mettent en danger
00:46:15les élèves
00:46:16parce que c'est ça qu'il faut dire
00:46:166 morts
00:46:17ça a été rappelé
00:46:18depuis 2025
00:46:19depuis janvier 2025
00:46:20il y a des accidents
00:46:22du travail
00:46:23de ces jeunes
00:46:24qu'on envoie en stage
00:46:25qui se mesurent
00:46:26par centaines
00:46:27par milliers
00:46:27si on prend les apprentis
00:46:28c'est plus de 10 000
00:46:29accidents au travail
00:46:31et des décès
00:46:31dans des proportions considérables
00:46:33pourquoi ?
00:46:33parce qu'il n'y a pas
00:46:33d'encadrement
00:46:34il y a des conventions
00:46:35de stage
00:46:36qui vont varier
00:46:36d'un établissement
00:46:37d'une entreprise
00:46:38à une autre
00:46:38mais il n'y a pas
00:46:39d'encadrement
00:46:40de suivi assuré
00:46:41notamment par l'éducation nationale
00:46:42je vais vous dire ça
00:46:43il y a des statuts
00:46:44très différents
00:46:44par exemple
00:46:45les lycéens professionnels
00:46:46quand ils vont en entreprise
00:46:47dans le cadre de leur parcours
00:46:48il y a des conventions
00:46:50qui associent
00:46:51l'élève, sa famille
00:46:52l'entreprise
00:46:53et l'éducation nationale
00:46:54et les enseignants
00:46:55et le chef d'établissement
00:46:56qui vont dans l'entreprise
00:46:57qui vérifient
00:46:58que les conditions
00:46:58sont
00:46:59en tout cas
00:47:00c'est ce qui est prévu
00:47:01propices à l'accueil
00:47:02il y a une formation
00:47:02prévue en principe
00:47:03des enfants
00:47:04des élèves
00:47:05au risque professionnel
00:47:06et ça c'est indispensable
00:47:07et vous voyez
00:47:07quand il n'y a pas ça
00:47:08quand on se débarrasse
00:47:10d'élèves de seconde
00:47:11parce qu'on ne sait pas
00:47:12quoi faire d'eux
00:47:12et ça c'est une défaite
00:47:13pour l'éducation nationale
00:47:14ça conduit à des drames
00:47:16et ça il faut y mettre fin
00:47:17tout de suite
00:47:17Que disent les parents
00:47:18Grégoire Ancel ?
00:47:19Est-ce qu'ils sont inquiets
00:47:20d'envoyer leurs enfants
00:47:22en stage ?
00:47:23Est-ce qu'ils se disent
00:47:23est-ce qu'il va revenir
00:47:24est-ce qu'il va revenir entier ?
00:47:26Est-ce qu'il va se blesser ?
00:47:27Alors
00:47:28c'est vrai que c'est une galère
00:47:29son nom
00:47:29des parents sont inquiets
00:47:31on s'interroge beaucoup
00:47:33sur le stage de seconde
00:47:34c'est effectivement une défaite
00:47:36le fait d'avoir
00:47:36renvoyé vers les entreprises
00:47:38les associations
00:47:39et les collectivités locales
00:47:41l'accueil de 600 000 lycéens
00:47:43en même temps
00:47:44au mois de juin
00:47:44alors que les lycéens
00:47:46de la voie pro
00:47:46ont au même moment
00:47:47des stages obligatoires
00:47:48notés, suivis
00:47:49qui comptent pleinement
00:47:50dans leur formation
00:47:51on voit bien la thrombose
00:47:53que ça provoque
00:47:53ce sont des stages
00:47:54qui ne sont pas du tout
00:47:56encadrés
00:47:56notés, évalués
00:47:58on en voit effectivement
00:47:59dans la nature
00:48:00ces lycéens
00:48:01donc oui
00:48:01il peut y avoir
00:48:02des inquiétudes des parents
00:48:03et puis il y a surtout
00:48:04une inquiétude
00:48:04tout au long de l'année
00:48:05pour trouver ces stages
00:48:06parce que là
00:48:07c'est la foire à la débrouille
00:48:08la défenseur des droits
00:48:09a rendu un rapport
00:48:10il y a quelques mois
00:48:11très intéressant
00:48:12sur le sujet
00:48:12qui montre bien
00:48:13tous les biais
00:48:14de territoire
00:48:14tous les biais sociologiques
00:48:16sur la capacité
00:48:18de trouver un stage
00:48:18par le système familial
00:48:20par l'entourage
00:48:20et quand vous êtes
00:48:21dans un territoire
00:48:22dépourvu d'entreprises
00:48:23ou d'un tissu économique
00:48:24ou associatif dense
00:48:25et bien ce sont des stages
00:48:27qui se finissent à la maison
00:48:28il faut quand même le dire
00:48:29Béatrice Piron
00:48:30Jean-Pierre Farandou
00:48:31le ministre du travail
00:48:32a fait une conférence de presse
00:48:33il y a tout juste
00:48:34une heure
00:48:35pour expliquer
00:48:36qu'un guide d'apprentissage
00:48:38allait être distribué
00:48:39aux élèves
00:48:39jusqu'où vous voulez aller
00:48:41pour réformer
00:48:43et mieux encadrer
00:48:44ces stages d'observation
00:48:45alors je ne sais pas
00:48:46jusqu'où il veut aller lui
00:48:47évidemment
00:48:48s'il annonçait ça
00:48:49il y a une heure
00:48:50mais c'est évident
00:48:51qu'il y a sûrement
00:48:52des choses à améliorer
00:48:53mais contrairement
00:48:54donc à mes deux voisins
00:48:55je ne pense pas
00:48:56que ce stage de seconde
00:48:57soit totalement inutile
00:48:59moi j'ai dû prendre
00:49:00plus d'une cinquantaine
00:49:01de stagiaires
00:49:02bon deux troisièmes
00:49:03deux secondes
00:49:04et certains n'arrivent pas
00:49:05à trouver le stage
00:49:06de troisième
00:49:06qu'ils veulent
00:49:07ou voulaient faire un stage
00:49:08dans un métier
00:49:10et puis finalement
00:49:10ils changent d'avis
00:49:12c'est des stagiaires
00:49:13c'est des élèves
00:49:14qui se sont présentés
00:49:16à vous spontanément
00:49:17par mail
00:49:18c'est des connaissances
00:49:19tous les jours
00:49:20même encore en cette période
00:49:21il y a encore beaucoup d'élèves
00:49:23et justement
00:49:23il y a des choses
00:49:24qu'on peut améliorer
00:49:25dans le stage de seconde
00:49:26depuis le début
00:49:27je trouve que c'est totalement idiot
00:49:28de les obliger
00:49:29à faire tous en même temps
00:49:30depuis des années
00:49:31les élèves de troisième
00:49:32sont répartis sur plusieurs périodes
00:49:34certains collèges
00:49:35les envoient en stage
00:49:36en décembre
00:49:37d'autres en février
00:49:38d'autres en mars
00:49:39ça me permet
00:49:40de prendre des élèves
00:49:41de troisième
00:49:41à trois moments
00:49:42dans l'année
00:49:43tous les élèves de seconde
00:49:45se présentent en même temps
00:49:46sur la même semaine
00:49:47ils vont bientôt arriver là
00:49:48il y a certains lycées
00:49:50qui permettent aux élèves
00:49:52de faire deux stages différents
00:49:53parce que deux semaines
00:49:54une semaine
00:49:54une semaine
00:49:55c'est vrai que c'est un petit peu
00:49:56long pour les entreprises
00:49:57surtout des toutes petites structures
00:49:58en fin de compte
00:49:59où on ne peut pas
00:49:59faire passer les élèves
00:50:01dans plusieurs services
00:50:03mais je dirais que
00:50:04ça permet de découvrir
00:50:05une chose en troisième
00:50:07une deuxième en seconde
00:50:09et pourquoi pas une troisième
00:50:10je crois qu'il y a plein de choses
00:50:11à améliorer
00:50:12je suis d'accord
00:50:12sur le fait qu'on croit
00:50:13il faut que les établissements
00:50:14se responsabilisent un petit peu plus
00:50:16dans les lycées professionnels
00:50:17vous parlez des écoles
00:50:18ou vous parlez des entreprises
00:50:19qui accueillent les stagiaires
00:50:20les établissements scolaires
00:50:21dans les lycées professionnels
00:50:23on a créé le bureau des entreprises
00:50:24où on a une personne
00:50:25qui est responsable justement
00:50:26des stages
00:50:27des stages des élèves
00:50:28qui va voir les entreprises
00:50:29aujourd'hui dans les collèges
00:50:31et dans les lycées
00:50:31les élèves sont
00:50:33c'est le gros reproche
00:50:33que l'on fait
00:50:34livrés à eux-mêmes
00:50:35pour trouver eux-mêmes
00:50:36leurs stages
00:50:36ils ont rarement
00:50:38rare sont les collèges
00:50:39qui ont constitué
00:50:40même on va dire
00:50:40une base de données
00:50:42des stages déjà faits
00:50:44dans l'environnement
00:50:45parce que quand un notaire
00:50:47ou un avocat
00:50:48ou un médecin
00:50:49ou une pharmacie
00:50:51accepte de prendre
00:50:51un stagiaire une année
00:50:53il y a une grande chance
00:50:54que l'année d'après
00:50:55elle va réaccepter
00:50:56de prendre un nouveau stagiaire
00:50:57donc on pourrait établir
00:50:59une liste de stages
00:51:01homologuées
00:51:01où ça se passe bien
00:51:03où il n'y a pas de danger
00:51:04et laisser les élèves
00:51:05choisir on va dire
00:51:06parmi ce lot de stages
00:51:09plutôt que de les laisser partir
00:51:12moi ce que je trouve
00:51:13quand même très dommage
00:51:13pour beaucoup d'enfants
00:51:14c'est de partir en stage
00:51:16dans l'entreprise
00:51:17de ses parents
00:51:17je ne pense pas
00:51:18que les enfants
00:51:19apprennent beaucoup
00:51:20du métier de leurs parents
00:51:21peu d'enfants
00:51:21dont les parents
00:51:22ont une entreprise
00:51:22dans l'entreprise
00:51:23dans laquelle ils travaillent
00:51:24dans laquelle ils travaillent
00:51:25voilà
00:51:25mais bon
00:51:26ils peuvent poser des questions
00:51:27tout au long de l'année
00:51:28à leurs parents
00:51:28sur quel est leur métier
00:51:30qu'est-ce qu'ils font
00:51:30comment ça se passe
00:51:31mais c'est la facilité
00:51:32c'est pas la limite
00:51:33aussi du principe
00:51:34c'était l'argument
00:51:35de monsieur Vanier
00:51:36on reproduit en fait
00:51:37on va dans le milieu
00:51:39des inégalités sociales
00:51:39et c'est pour ça
00:51:41qu'il faut que ça soit
00:51:41mieux coordonné
00:51:42mais il faut que ça soit
00:51:43mieux coordonné
00:51:43au niveau de la classe
00:51:44à la limite
00:51:45chaque parent
00:51:46pourrait proposer
00:51:48un stage
00:51:49dans son réseau
00:51:50et puis les élèves
00:51:51choisir en fonction
00:51:52de leur souhait
00:51:53il y a des initiatives
00:51:54justement
00:51:55qui sont intéressantes
00:51:56dans des établissements
00:51:57où les parents
00:51:58se réunissent
00:51:59et font une base
00:52:00de données
00:52:01il y en a d'autres
00:52:01qui mettent en place
00:52:02des membres de formation
00:52:04pour que les élèves
00:52:05apprennent aussi
00:52:05à aller chercher
00:52:06les stages
00:52:07moi c'est vrai
00:52:07que j'en prends souvent
00:52:08des stagiaires
00:52:09ce sont des gens
00:52:09qui me contactent
00:52:10sur LinkedIn
00:52:10par exemple
00:52:12est-ce que le jeu
00:52:13en vaut la chandelle
00:52:13est-ce que
00:52:14imaginer un tel Barnum
00:52:15c'est vraiment nécessaire
00:52:17par rapport à ce qu'apporte
00:52:19un stage d'une semaine
00:52:20d'observation
00:52:21qui est quand même
00:52:22très aléatoire
00:52:24Grégoire Ancel
00:52:24ce qui est évoqué ici
00:52:25c'est vraiment que
00:52:26la recherche de ces stages
00:52:28pèse à 100%
00:52:29sur les familles
00:52:30en troisième
00:52:30comme en seconde
00:52:31avec tous les biais
00:52:31qu'on a évoqués
00:52:32deuxièmement madame
00:52:33dans les lycées
00:52:34on a déjà
00:52:35à peine les moyens
00:52:36de pouvoir bien encadrer
00:52:37les élèves
00:52:37d'avoir suffisamment
00:52:38d'enseignants présents
00:52:40ça demande un suivi au cordeau
00:52:41dont on n'a pas
00:52:42les moyens dans les lycées
00:52:43aujourd'hui
00:52:43on sait très bien
00:52:44que c'est 20
00:52:45les enseignants
00:52:46sont mobilisés
00:52:47au mois de juin
00:52:47pour d'autres choses
00:52:49autour des examens
00:52:50et il faudrait que
00:52:51tout au long de l'année
00:52:52effectivement
00:52:52on puisse répartir
00:52:53mais ce qui se pose là
00:52:54c'est la question
00:52:55de la relation école-entreprise
00:52:57et du parcours
00:52:57d'orientation
00:52:58et du choix
00:52:59de la découverte
00:53:00des entreprises potentielles
00:53:01et du choix
00:53:02que l'on construit
00:53:04du parcours
00:53:04que l'on se construit
00:53:05tout au long
00:53:06de la scolarité
00:53:06et aujourd'hui
00:53:07il faut qu'on redéfinisse
00:53:08un vrai service public
00:53:09de l'orientation
00:53:09parce que c'est la débrouille
00:53:11à tous les étages
00:53:12et ça pèse trop
00:53:12sur les familles
00:53:13donc il faut qu'on reprenne
00:53:15cette discussion-là
00:53:15et nous nous demandons
00:53:16cette concertation
00:53:17depuis 3 ans
00:53:18et nous espérons être
00:53:19bien entendu
00:53:20dans les prochaines semaines
00:53:21parce que ça fait 3 ans
00:53:23que sur les stages de seconde
00:53:23on crie dans le désert
00:53:24que ça ne va pas
00:53:25et que c'est totalement discriminant
00:53:27et ubuesque comme système
00:53:30Paul Vanier
00:53:31moi je veux dire
00:53:31c'est un débat
00:53:32très important
00:53:33parce qu'au fond
00:53:33c'est un débat
00:53:34sur notre conception
00:53:34de l'école
00:53:35et notre conception
00:53:36de l'élève
00:53:37est-ce que l'élève
00:53:37doit être en classe
00:53:39ou est-ce qu'il doit être
00:53:40et de plus en plus tôt
00:53:42et de plus en plus massivement
00:53:43dans l'entreprise
00:53:44moi je pense
00:53:45qu'il doit d'abord
00:53:45être en classe
00:53:46je pense qu'il faut
00:53:46plus de temps scolaire
00:53:47je pense que l'école
00:53:48on y découvre du savoir
00:53:50on y apprend des choses
00:53:51et qu'il faut
00:53:52le plus longtemps possible
00:53:53le faire
00:53:53et on est dans une société
00:53:55où on est en train
00:53:55de précipiter notre jeunesse
00:53:56dans le monde de l'entreprise
00:53:57vous dites que 14-15 ans
00:53:58c'est trop tôt
00:53:59pour être exposé au monde du travail
00:54:01vous le savez
00:54:01on en a tous fait l'expérience
00:54:02nous qui sommes aujourd'hui
00:54:03des adultes
00:54:04de la difficulté à choisir
00:54:06quel métier on veut faire
00:54:08on a tous eu
00:54:09en tout cas moi je l'ai eu
00:54:10et je le souhaite
00:54:10pour les jeunes de ce pays
00:54:11le droit à l'erreur
00:54:12on a le droit de se tromper
00:54:12on a le droit d'essayer une chose
00:54:13et de changer
00:54:14mais prenons le temps
00:54:15de mûrir ce projet-là
00:54:16est-ce que c'est pas
00:54:17pardon
00:54:18est-ce que c'est pas
00:54:19ce qu'on peut découvrir
00:54:20dans un stage
00:54:21de se dire
00:54:21ah bah je pensais que c'était bien
00:54:22mais en fait ça me plaît pas du tout
00:54:23et vous avez vu
00:54:24les adolescents
00:54:25qu'on a interrogés
00:54:26dans le reportage
00:54:27ils étaient tous hyper heureux
00:54:28du stage qu'ils ont fait
00:54:29parce qu'ils s'ennuient à l'école
00:54:30moi je le crois
00:54:31peut-être qu'ils s'ennuient à l'école
00:54:32peut-être qu'il y a des questions
00:54:32à poser à l'école
00:54:33c'est vrai
00:54:33vous avez raison
00:54:34mais je crois pas
00:54:36que dans une semaine
00:54:37ou dans deux semaines
00:54:38dans un espace social
00:54:39qui est en vérité
00:54:40celui de la famille
00:54:41celui du réseau familial
00:54:42parce qu'y compris
00:54:43ces échanges
00:54:44à l'échelle de l'établissement
00:54:45dans un système éducatif
00:54:47qui est aussi ségrégé
00:54:48que le nôtre
00:54:48où les inégalités
00:54:49sont aussi fortes
00:54:50c'est un enfermement
00:54:51un peu plus large peut-être
00:54:52mais ça reste
00:54:53une assignation sociale
00:54:54territoriale
00:54:55à résidence
00:54:55ça moi c'est pas ma conception
00:54:57du rôle de l'école
00:54:57l'école publique notamment
00:54:58elle doit être là pour casser
00:54:59tous ces mécanismes
00:55:01de reproduction
00:55:02et pour cela
00:55:03elle doit élever
00:55:04justement
00:55:05les élèves
00:55:06et les prendre en charge
00:55:07en classe
00:55:08devant des professeurs
00:55:09y compris devant des professeurs
00:55:11qui maîtrisent
00:55:11des gestes professionnels
00:55:12dans les lycées professionnels
00:55:13ce sont des enseignants
00:55:15qui apprennent
00:55:15une culture professionnelle
00:55:16des savoirs professionnels
00:55:17qui dotent les élèves
00:55:18d'une qualification
00:55:18mais ça vous voyez
00:55:19c'est l'éducationnel
00:55:20qui le prend en charge
00:55:21c'est à ça que moi
00:55:22je suis attaché
00:55:23et je crois que c'est la question
00:55:24plus large qui est posée
00:55:25derrière celle des stages
00:55:26c'est aussi la question
00:55:28de
00:55:29on parlait tout à l'heure
00:55:30de l'orientation
00:55:30on parlait de la reconquête
00:55:31du mois de juin
00:55:33depuis des années
00:55:34des dizaines d'années
00:55:36le mois de juin
00:55:37pardon
00:55:38moi j'ai un souvenir
00:55:38j'étais au lycée
00:55:39dans les années 90
00:55:40on jouait aux cartes
00:55:40au mois de juin
00:55:42est-ce qu'il vaut mieux pas
00:55:44pardon
00:55:44ça a toujours été le cas
00:55:46moi avant d'être député
00:55:47j'étais enseignant
00:55:48j'ai enseigné pendant 10 ans
00:55:49et je peux vous dire
00:55:49qu'au mois de juin
00:55:50on travaillait
00:55:51à l'époque
00:55:51c'était le professeur Bagné
00:55:53c'est le seul avec qui on bossait
00:55:54à la professeur Bagné
00:55:54on travaillait
00:55:55je vous le garantis
00:55:55mais on travaille au mois de juin
00:55:57on préparait le bac
00:55:58à l'époque où il était d'ailleurs
00:55:58à la fin
00:55:59c'est aussi cette fin du bac
00:56:02comme diplôme national
00:56:03avec un examen
00:56:04au même moment
00:56:05pour tous les élèves de France
00:56:05qui a disloqué
00:56:06tous ces temps-là
00:56:07et puis au mois de juin
00:56:07on peut faire plein de choses
00:56:08on peut faire de la remédiation pédagogique
00:56:09on peut préparer l'année d'après
00:56:10donc c'est un mois utile
00:56:12à ce sujet-là
00:56:12on peut tout à fait concevoir
00:56:14en donnant les moyens
00:56:14à chaque établissement
00:56:15de construire un projet spécifique
00:56:18de faire venir la mission locale
00:56:19de faire de la remédiation
00:56:20sur des notions de l'année
00:56:22qui n'auraient pas été bien acquises
00:56:23de peut-être préparer l'oral
00:56:25pour la première
00:56:26pas l'oral pour l'oral
00:56:28mais l'éloquence
00:56:28d'apprendre à pouvoir argumenter
00:56:30d'avoir un temps privilégié différent
00:56:32de faire venir des entreprises
00:56:34peut-être effectivement
00:56:35pour découvrir des métiers
00:56:37dans l'enceinte du lycée
00:56:38on peut tout à fait imaginer
00:56:39en s'en donnant les moyens
00:56:40une véritable ambition
00:56:41sur ce mois de juin
00:56:43qui est effectivement délaissé
00:56:44et c'est pas admissible
00:56:45mais c'est dans l'école
00:56:46que ça doit se faire
00:56:47et on doit pouvoir
00:56:48permettre aux équipes
00:56:49de construire des projets
00:56:50de faire venir les centres sociaux
00:56:51de travailler avec tout le tissu
00:56:54économique et associatif du secteur
00:56:56il y a moyen de faire
00:56:57vraiment des choses
00:56:57très intéressantes
00:56:58c'est la remarque de Anne
00:57:00qui nous écrit
00:57:01et qui dit que
00:57:02enfin qui souligne
00:57:04le fait que
00:57:04ça permet d'occuper des élèves
00:57:06dont l'établissement
00:57:07est centre d'examen
00:57:08aussi
00:57:08et donc qui n'est pas accessible
00:57:11Béatrice Pion
00:57:12oui
00:57:12on parlait des 5 stagiaires
00:57:15décédés
00:57:155 familles
00:57:18dont l'enfant n'est pas revenu
00:57:19parce qu'il est parti en stage
00:57:20donc il y a quand même
00:57:20la question aussi
00:57:21de ce qu'on fait faire
00:57:22à ces enfants
00:57:23quand ils sont en stage
00:57:24dans l'entreprise
00:57:24est-ce qu'il y a un moment
00:57:25la première urgence
00:57:27c'est pas de se dire
00:57:28qu'il y a certains secteurs
00:57:30certaines entreprises
00:57:31quand il y a un chariot
00:57:31élévateur par exemple
00:57:32quand il y a des palettes
00:57:34est-ce que ces secteurs-là
00:57:35ne doivent pas être exclus
00:57:36du périmètre des stages possibles ?
00:57:39Alors théoriquement
00:57:40ils le sont déjà
00:57:41par les textes de loi
00:57:42on voit bien
00:57:43comme quoi les élèves
00:57:44ne peuvent pas accéder aux machines
00:57:45aux appareils
00:57:45aux produits dont l'usage
00:57:46est proscrit aux mineurs
00:57:47par les articles
00:57:48D41-53-15 etc
00:57:50donc dans les textes
00:57:51ça existe déjà
00:57:52visiblement
00:57:52ça manque de contrôle
00:57:54je pense que
00:57:54quand l'établissement
00:57:55a signé la convention
00:57:58elle a peut-être
00:57:59à ce moment-là
00:57:59il faut aller contrôler
00:58:00tous les jeunes
00:58:01qu'on a interrogé
00:58:01cet après-midi
00:58:02disent
00:58:02ils faisaient des stages
00:58:03dans lesquels
00:58:04ils faisaient quelque chose
00:58:05ils n'observaient pas
00:58:05ils ne regardaient pas
00:58:06quelqu'un travailler
00:58:07ils faisaient quelque chose
00:58:09notamment un stage
00:58:10dans la restauration
00:58:10où le stagiaire
00:58:11servait des assiettes
00:58:12ça ne peut pas être
00:58:13un travail déguisé
00:58:14c'est pas admissible
00:58:14on ne peut pas avoir
00:58:16une main d'oeuvre
00:58:16à bon marché
00:58:1715 jours
00:58:17fin juin
00:58:18c'est dans le cadre de l'école
00:58:19c'est pas possible
00:58:20il doit y avoir
00:58:20un encadrement
00:58:21une surveillance
00:58:22un retour
00:58:23et la protection de l'enfance
00:58:25elle commence par l'école
00:58:29personne
00:58:29je dirais que
00:58:30c'est l'élève
00:58:31qui le sait
00:58:31quand il arrive en stage
00:58:32et qui dit bien
00:58:33que c'est un stage d'observation
00:58:34où il ne va pas
00:58:35prendre un poste
00:58:37on va dire
00:58:37d'ouvrier
00:58:38ou un poste
00:58:39remplacer quelqu'un
00:58:40mais les élèves eux-mêmes
00:58:42bien souvent
00:58:42ont le goût
00:58:43pour tester, écrire
00:58:45bon moi
00:58:46je dirais
00:58:46quand je prends un stagiaire
00:58:47je lui demande souvent
00:58:49vous faites écrire des amendements
00:58:50d'écrire
00:58:50pas des amendements
00:58:51mais d'écrire
00:58:52un petit bout de communication
00:58:53de faire une synthèse
00:58:54d'une réunion
00:58:55il faut quand même
00:58:56l'occuper aussi
00:58:56et il est demandeur
00:58:57mais alors
00:58:58bon ils utilisent
00:58:59un silo et un papier
00:59:01j'en ai en effet
00:59:02de ma circonscription
00:59:03des jeunes qui souhaitent
00:59:04découvrir le métier
00:59:06d'attaché parlementaire
00:59:07qui font des études de droit
00:59:08j'en accueille très souvent
00:59:09plutôt des jeunes adultes
00:59:11j'en accueille très souvent
00:59:12vous empêchez
00:59:12de leur faire faire des choses
00:59:13je leur fais souvent
00:59:14ils suivent mon activité
00:59:15et je leur fais souvent
00:59:17rédiger une question écrite
00:59:18qui est un bon exercice
00:59:20je trouve
00:59:20pour ces stagiaires
00:59:21pour s'approprier un sujet
00:59:22et essayer de faire quelque chose
00:59:23mais vous voyez
00:59:24ils sont souvent en formation
00:59:25à l'université
00:59:27on est dans un autre cadre là
00:59:28ce sont des adultes
00:59:30mais
00:59:31qu'est-ce qu'ils en retiennent
00:59:32à la fin véritablement
00:59:34je suis sûr qu'ils sont heureux
00:59:34d'avoir découvert
00:59:35l'Assemblée nationale
00:59:36c'est un stage quand même
00:59:37pas banal
00:59:37on ne va pas se raconter
00:59:38des histoires
00:59:38un stage à l'Assemblée nationale
00:59:39il y a peu d'élèves
00:59:40à la fin qui y accèdent
00:59:41mais qu'est-ce qu'ils en ont retiré
00:59:43du point de vue
00:59:44de qualification
00:59:44de savoir
00:59:45de savoir-faire
00:59:46d'éducation civique
00:59:47franchement
00:59:47on ne va pas se raconter
00:59:48de l'histoire
00:59:48pas grand chose
00:59:49dernier point
00:59:50qui est soulevé
00:59:51par exemple
00:59:51par Micheline
00:59:52qui nous dit
00:59:53que notamment
00:59:53dans les milieux ruraux
00:59:55c'est aussi
00:59:56à la charge des familles
00:59:57d'accompagner
00:59:58chaque élève
00:59:59sur son lieu
01:00:00de stage
01:00:01parce qu'il n'y a pas
01:00:02de transport scolaire
01:00:03qui fonctionne
01:00:03parfois de louer
01:00:04même des logements
01:00:05alors je vous interromps
01:00:07parce que tout de suite
01:00:07c'est Bourbon Express
01:00:08c'est le journal
01:00:08de l'Assemblée nationale
01:00:09et c'est Marco Pommier
01:00:10parce que sinon
01:00:11il n'y aura plus le temps
01:00:17Bonsoir Aline
01:00:18Bonsoir Marco
01:00:18vous êtes témoin
01:00:19c'est eux
01:00:20qui ont relancé
01:00:21Oui ce n'est pas vous
01:00:22parce qu'après
01:00:23ils m'en veulent
01:00:23Bon ce soir Marco
01:00:25on commence
01:00:25dans Bourbon Express
01:00:26avec le tour de vis
01:00:27de Sébastien Lecornu
01:00:28au député
01:00:29du Socle Commun
01:00:30on resserre les rangs
01:00:31Oui Sébastien Lecornu
01:00:32veut une nouvelle méthode
01:00:33soigneusement exposée
01:00:35par Matignon
01:00:35hier soir à la presse
01:00:36il fallait bien ça
01:00:37car avant la pause parlementaire
01:00:39le Premier ministre
01:00:40a enchaîné
01:00:41les revers
01:00:41à l'Assemblée
01:00:42sur le travail
01:00:43le 1er mai
01:00:44sur la loi
01:00:45contre l'antisémitisme
01:00:46on se souvient aussi
01:00:47du rejet
01:00:48de la réforme
01:00:48de l'assurance chômage
01:00:50faute de mobilisation
01:00:51suffisante
01:00:52des soutiens du gouvernement
01:00:53de quoi agacer
01:00:54sérieusement Sébastien Lecornu
01:00:55Est-ce qu'il y a
01:00:56une démobilisation
01:00:57à l'Assemblée nationale
01:00:58qui est préoccupante
01:00:59la réponse est oui
01:01:00Résultat
01:01:01Sébastien Lecornu
01:01:02a convoqué hier soir
01:01:03à Matignon
01:01:04des présidents
01:01:05de groupe
01:01:05du Socle Commun
01:01:06objectif
01:01:07vous l'avez dit
01:01:07resserrer les rangs
01:01:08remettre un peu d'ordre
01:01:10parmi les décisions
01:01:11programmer les textes
01:01:12du gouvernement
01:01:13les mardis et mercredis
01:01:14quand les bancs
01:01:15sont les plus remplis
01:01:16et surtout
01:01:17surtout en finir
01:01:18avec les motions
01:01:19de rejet tactiques
01:01:20déposées
01:01:20par le bloc central
01:01:22contre leur propre texte
01:01:23pour accélérer
01:01:24la procédure
01:01:25c'était le cas
01:01:25sur le texte
01:01:26du 1er mai
01:01:27Matignon dit stop
01:01:28regardez
01:01:29c'est contraire
01:01:30à la démocratie parlementaire
01:01:32une motion de rejet
01:01:33vaut rejet du texte
01:01:34le message
01:01:35est passé
01:01:36reste à voir
01:01:36s'il sera suivi
01:01:37des faits
01:01:38alors parmi
01:01:39les accidents
01:01:40de ces dernières semaines
01:01:41au mois d'avril
01:01:42il y a eu le retrait
01:01:43du texte
01:01:43sur l'antisémitisme
01:01:44de la macroniste
01:01:46Caroline Yadant
01:01:46aujourd'hui
01:01:47justement
01:01:48le gouvernement
01:01:48a repris la main
01:01:49avec la volonté
01:01:50de présenter
01:01:51un nouveau projet de loi
01:01:52pour lutter
01:01:53contre les formes
01:01:54contemporaines
01:01:55de l'antisémitisme
01:01:56je cite
01:01:57une promesse
01:01:57le texte du gouvernement
01:01:59ne sera pas
01:02:00un copier-coller
01:02:00de celui de Caroline Yadant
01:02:02très critiqué à gauche
01:02:03et même dans une partie
01:02:04du bloc central
01:02:05qui pointait du doigt
01:02:05un risque
01:02:06pour la liberté
01:02:07d'expression
01:02:08Aurore Berger
01:02:09la ministre
01:02:09de la lutte
01:02:10contre les discriminations
01:02:11a une mission
01:02:12celle
01:02:13de reprendre le débat
01:02:15mais sans l'enflammer
01:02:16elle réunissait
01:02:18cet après-midi
01:02:18les représentants
01:02:19des groupes parlementaires
01:02:20de tous bords
01:02:21et ce soir à gauche
01:02:22on a salué
01:02:23une première réunion
01:02:24constructive
01:02:26on ne parle plus
01:02:26de la loi Yadant
01:02:27on parle vraiment
01:02:28d'un nouveau projet de loi
01:02:30qui serait porté
01:02:30par le gouvernement
01:02:31là où on est un peu
01:02:32on reste un peu
01:02:33sur notre faim
01:02:33c'est qu'on a très peu
01:02:34parlé de la question
01:02:35des moyens
01:02:35On repart sur de nouvelles bases
01:02:36dans un esprit consensuel
01:02:38dans un esprit transpartisan
01:02:39et le groupe socialiste
01:02:41à l'Assemblée
01:02:42comme au Sénat
01:02:43participera activement
01:02:44à ce travail
01:02:44pour faire des propositions
01:02:45Il y a quelques trous
01:02:46dans la raquette législative
01:02:48qu'il va falloir combler
01:02:49mais est-ce qu'il faut
01:02:49une loi pour cela
01:02:50ou est-ce qu'il faut
01:02:51des amendements
01:02:52sur des textes
01:02:53déjà existants
01:02:53en fait la question
01:02:54se pose vraiment
01:03:24Et pour la ministre
01:03:25fin juin
01:03:26c'est ce qu'on appelle
01:03:26la session ordinaire
01:03:27mais face à l'avalanche
01:03:28de textes annoncés
01:03:30loi de programmation militaire
01:03:31urgence agricole
01:03:32peut-être la fin de vie
01:03:33deux petits mois
01:03:34ça semble un peu court
01:03:36pour tout boucler
01:03:37pour Yael Brunpivet
01:03:38la présidente de l'Assemblée
01:03:39c'est clair
01:03:39il faut poursuivre
01:03:40les travaux en juillet
01:03:41lors d'une session extraordinaire
01:03:43Je veux travailler cet été
01:03:45je veux travailler au mois de juillet
01:03:47il nous faut une session extraordinaire
01:03:49alors qu'elle aille
01:03:50jusqu'au 15, 20 juillet
01:03:51même 31 juillet
01:03:52moi franchement
01:03:53ça m'est complètement égal
01:03:54ce que je veux
01:03:55c'est que les textes avancent
01:03:56nous devons faire
01:03:58de cette année 2026
01:03:59une année utile
01:04:00pour les français
01:04:01il y a beaucoup de textes
01:04:03que nous avons évoqués
01:04:03qui rentrent directement
01:04:05dans leur quotidien
01:04:06Bon je ne sais pas
01:04:07si Paul Vanier veut travailler
01:04:08Vous êtes prêts tous les deux
01:04:08à aller jusqu'au 31 juillet
01:04:09Jusqu'en juillet par exemple
01:04:10Oui mais je prie le gouvernement
01:04:11d'arrêter de désorganiser
01:04:12l'Assemblée nationale
01:04:12pour qu'on puisse avancer vraiment
01:04:14En tout cas
01:04:14Je crois qu'on a toujours travaillé
01:04:15le mois de juillet
01:04:16depuis une dizaine d'années
01:04:17C'est pas extraordinaire
01:04:19C'est validé
01:04:20mais ça ne dépend pas
01:04:21de Yael Broun-Pivet
01:04:22la session extraordinaire
01:04:23elle peut être demandée
01:04:24par le Premier ministre
01:04:24par une majorité de parlementaires
01:04:26mais c'est bien le Président de la République
01:04:27qui ouvre et clôt les sessions
01:04:29ça c'était le petit point
01:04:30Constitution
01:04:31Merci c'est toujours précieux
01:04:33Merci Marco
01:04:34Merci à tous les deux
01:04:35d'être venus ce soir
01:04:36dans Chaque Voix Compte
01:04:36Merci Lou
01:04:37et merci Olivier
01:04:39Cette émission est rediffusée
01:04:40tout à l'heure à 23h30
01:04:41Vous la retrouvez également
01:04:42sur lcp.fr
01:04:43et en replay
01:04:44sur les plateformes de podcast
01:04:45Chaque Voix Compte revient
01:04:46demain en direct
01:04:47à 19h30
01:04:48Passez une excellente soirée
01:04:49sur la 8
01:04:49A demain
01:04:50Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:59Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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