Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 minutes
Ce mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, les députés ont été nombreux à interroger la ministre de la Santé à propos des cas d'Hantavirus depuis l'admission de 5 passagers du navire foyer d'infection et de 22 cas contacts à l'hôpital Bichat. Stéphanie Rist s'est dit prête à "gérer cette crise en toute transparence" et "de façon proportionnée".

Autre sujet, dans un contexte d'incendie criminel à Nice, la lutte contre le narcotrafic : pour Éric Ciotti, président du groupe UDR, "nous avons besoin d'un quoiqu'il en coûte sécuritaire".

Les députés ont également interrogé Naima Moutchou, la ministre des Outre-mer, à deux reprises, sur le dégel du corps électoral en Nouvelle Calédonie et sur la situation générale en Guyanne, ainsi que la ministre Annie Genevard sur la loi d'urgence agricole.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Je suis heureuse de souhaiter la bienvenue à M. Spiridon Koulkoudinas, président du groupe d'amitié France-Gresse.
00:00:10Bienvenue à vous, M. le Président.
00:00:26L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:00:31La première va être posée par M. Aurélien Rousseau pour le groupe socialiste.
00:00:38Madame la Présidente, ma question s'adresse à madame la ministre de la Santé.
00:00:44A l'heure où nous tenons cette séance, des malades à l'hôpital Bichat à Paris, des soignants, des agents
00:00:52des agences régionales de santé, des agents du ministère de la Santé,
00:00:55se battent pour étouffer la propagation du virus.
00:00:59Je voudrais d'abord leur rendre hommage.
00:01:03Madame la ministre, au nom de mon groupe, je voudrais d'abord vous dire notre soutien aux actions engagées par
00:01:12le gouvernement.
00:01:14Notre soutien de mesures qui visent à contrôler la propagation éventuelle de ce virus avec les mesures les plus protectrices.
00:01:25Face à l'incertitude, c'est la seule solution raisonnable.
00:01:30Ce soutien, madame la ministre, il a un corollaire.
00:01:33C'est une attente, une attente qui vaut pour nos concitoyens, ceux qui ont des interrogations légitimes, pas les dingues
00:01:41qui, comme d'habitude, sont décapsulées dès qu'une crise arrive,
00:01:45ceux qui veulent connaître la vérité, ceux qui veulent savoir en toute transparence ce que nous savons et ce que
00:01:53nous ne savons pas.
00:01:54Mais cette attente, elle porte aussi pour le Parlement.
00:01:58Nous avons besoin de modalités de délibération démocratiques en temps de crise.
00:02:04Sinon, chaque fois que vous adapterez votre posture, ce sera critiqué comme un errement,
00:02:10notamment par les ex-futurs premiers ministres de madame Le Pen, monsieur Philippot ou monsieur Dupont-Aignan.
00:02:17Madame la ministre, soutien, attente, mais aussi besoin de cohérence.
00:02:24La cohérence, madame la ministre, c'est de ne pas affaiblir nos outils de dialogue entre la science et la
00:02:31société.
00:02:31Je pense ici à Santé publique France.
00:02:34C'est de ne pas affaiblir nos outils de riposte.
00:02:36Je pense aux ARS.
00:02:37C'est de ne pas affaiblir nos outils d'expertise.
00:02:40Je pense à l'ANSES et à l'Office français de la biodiversité.
00:02:43La cohérence, madame la ministre, c'est à l'occasion de cette crise de re-réfléchir à toute une série
00:02:49des mesures que vous avez annoncées dans les derniers mois.
00:02:52Merci.
00:02:53Merci beaucoup, monsieur le député.
00:02:54La parole est à madame Stéphanie Risse, ministre de la Santé.
00:03:01Merci, madame la présidente.
00:03:03Monsieur le ministre, Aurélien Rousseau, monsieur le député.
00:03:07Alors oui, vous l'avez dit, il y a des choses qu'on sait sur ce virus, et c'est
00:03:11plutôt une bonne nouvelle.
00:03:12Virus connu depuis les années 90.
00:03:13Un virus qui a une transmission interhumaine, un virus qui peut rendre malade, très malade, voire faire décéder les patients.
00:03:25Mais il y a aussi, et vous l'avez dit, des choses qu'on ne sait pas sur ce virus.
00:03:28Par exemple, le lieu où la première personne décédée a eu le virus, et où, par exemple, nous n'avons
00:03:37pas encore totalement l'entièreté du séquençage du virus,
00:03:41qui nous permet de dire avec certitude aujourd'hui, même si on est à ce jour plutôt rassuré, nous n
00:03:46'avons pas la certitude de dire que ce virus n'a pas encore muté.
00:03:51Dès le début de l'alerte de l'Organisation mondiale de la santé, je rappelle, le 3 mai, nous avons
00:03:57effectivement, avec le ministère, avec le centre de crise,
00:04:01avec la Direction générale de la santé, avec Santé publique France, avec aussi la mission en risque épidémiologique, avec l
00:04:09'Institut Pasteur, avec des scientifiques,
00:04:11nous nous sommes mis en organisation pour pouvoir apporter des données sûres et des données transparentes à nos concitoyens.
00:04:19Merci aussi pour le soutien que vous nous apportez dans la politique que nous menons avec le Premier ministre.
00:04:26Dès le 7 mai, nous avons communiqué, à travers des communiqués de presse, des communications publiques, qu'elles soient télévisuelles
00:04:34ou radio, avec le Premier ministre.
00:04:36Il y a des réunions bicotidiennes à Matignon sur le sujet.
00:04:43Je profite de votre question pour remercier tous ces acteurs déjà engagés, que ce soit Santé publique France, les agences
00:04:51régionales de santé,
00:04:52avec qui je suis en lien très rapproché.
00:04:55D'ailleurs, c'est ce qui a permis à mettre les patients, j'aurai l'occasion d'y revenir, les
00:05:00patients à risque en hospitalisation.
00:05:04Et toutes ces réorganisations dont vous parlez ne mettent en aucun cas des difficultés par rapport à la réponse de
00:05:12la crise.
00:05:13Merci beaucoup, madame la ministre.
00:05:17La parole est à présent à monsieur Julien Oudoul pour le Rassemblement national.
00:05:23Merci, madame la Présidente.
00:05:25Ma question s'adresse à madame la ministre Alice Ruffaut.
00:05:29Le 8 mai, pendant que la Nation commémorait la victoire sur l'Allemagne nationale socialiste,
00:05:36vous avez participé à une manifestation anti-française en Algérie,
00:05:45une manifestation anti-française organisée par un régime qui a fait de la haine de la France son fonds de
00:05:53commerce politique.
00:05:55Depuis des années, le régime algérien attise une francophobie obsessionnelle
00:06:00et utilise la rente mémorielle comme une arme diplomatique permanente.
00:06:05Après Gérald Darmanin, s'inclinant devant le mausolée glorifiant les tueurs des civils et soldats français,
00:06:13voilà donc un nouveau geste de soumission adressé à Alger.
00:06:20Pendant ce temps-là, ce pouvoir hostile retient arbitrairement notre compatriote Christophe Glez depuis 2024.
00:06:28Pendant ce temps-là, Alger refuse de reprendre ses ressortissants sous OQTF,
00:06:34bafouant ainsi le droit international.
00:06:36Pendant ce temps-là, les dirigeants algériens insultent notre histoire
00:06:42et nos compatriotes musulmans harkis.
00:06:46Mais jusqu'où irez-vous dans l'humiliation, madame la ministre ?
00:06:50À quel moment la France cessera-t-elle d'être un paillasson ?
00:06:55Madame la ministre, vous avez appelé à regarder l'histoire en face.
00:06:59Alors je vous pose une question très claire.
00:07:02La France demandera-t-elle la présence d'un ministre algérien pour commémorer les massacres d'Oran du 5 juillet
00:07:091962
00:07:10où plus de 700 Européens furent enlevés, torturés et égorgés par les terroristes du FLN algérien ?
00:07:20Merci, monsieur le député. La parole est à madame Alice Ruffaut, ministre déléguée auprès du ministre des Armées.
00:07:28Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député,
00:07:31un mot pour ce que vous avez cité à la situation de notre compatriote.
00:07:34Je voulais informer la représentation nationale qu'hier, il a reçu pour la première fois une visite consulaire
00:07:39et bien évidemment rappeler notre souhait qu'il puisse rentrer rapidement en France.
00:07:43Deuxièmement, je me suis en effet rendue en Algérie et j'ai rencontré les plus hautes autorités algériennes,
00:07:48le président de la République et également le chef d'état-major des armées.
00:07:51Nous avons relancé la coopération de défense et de sécurité
00:07:54qui est essentielle dans la période de déstabilisation que nous connaissons
00:07:58en Méditerranée, au Moyen-Orient et bien évidemment au Sahel.
00:08:02Ensuite, nous avons continué à la suite de la visite qu'avait effectuée le ministre de l'Intérieur
00:08:06et qui a permis la reprise de la coopération migratoire.
00:08:10Zéro laissé passer consulaire à la même époque l'année dernière.
00:08:14Aujourd'hui, elle reprend et nous allons continuer en ce sens.
00:08:16Tout simplement parce que ça marche.
00:08:18Maintenant, vous m'avez posé une question sur la mémoire, monsieur le député,
00:08:22et je vais vous répondre.
00:08:23La France ne doit qu'à elle-même de regarder son histoire en face
00:08:27et elle se le doit à elle-même.
00:08:30Je suis fière de servir les intérêts d'un pays
00:08:33qui sait regarder son histoire en face dans ses parts de grande lumière
00:08:36comme dans ses parts d'ombre.
00:08:38Je suis fière de servir un pays qui respecte la souveraineté des peuples
00:08:42et le droit international.
00:08:43Et de cela, monsieur le député, jamais, jamais, je n'aurai honte.
00:08:48Merci beaucoup, madame la ministre.
00:08:56Il vous reste quelques secondes, monsieur le député, allez-y.
00:08:59Cinq secondes.
00:09:00Madame la ministre, votre réponse confirme une chose évidente.
00:09:04Il faut que vous partiez pour que la France retrouve du respect.
00:09:09Merci, monsieur le député.
00:09:11Madame la ministre.
00:09:13Respecter la France, c'est respecter ses intérêts.
00:09:16Il est dans son intérêt d'avoir un dialogue fonctionnel avec l'Alger.
00:09:20Merci beaucoup, madame la ministre.
00:09:22La parole est à présent à madame Léa Balagel-Mariki pour le groupe écologiste et social.
00:09:29Merci, madame la présidente.
00:09:31Madame la ministre de la Santé.
00:09:33Aujourd'hui, l'hôpital Bichat à Paris, dans ma circonscription,
00:09:36accueille des cas contacts de l'antavirus ainsi que le premier cas confirmé en France.
00:09:40Toute la nation a les yeux rivés vers cet hôpital.
00:09:43Et mes chers collègues, j'ai un scoop pour vous.
00:09:46Le gouvernement et la PHP prévoient de fermer cet hôpital.
00:09:50Madame la ministre, hier sur France Inter,
00:09:53vous aviez salué l'excellence des services des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat.
00:09:57Oui, l'hôpital Bichat fait la fierté de notre pays.
00:10:01Mais voici la contradiction majeure.
00:10:03Comment peut-on saluer le rôle stratégique d'un hôpital dans la gestion des crises sanitaires
00:10:07tout en organisant sa disparition ?
00:10:09Depuis 2020, 5000 lits ont été supprimés dans le pays.
00:10:13Et demain, l'hôpital Bichat sera sacrifié.
00:10:16Je veux rendre hommage à tous les soignants, aux syndicats, aux élus locaux qui se battent pour le préserver.
00:10:21Depuis des années, on demande aux soignants de faire toujours plus avec toujours moins de moyens.
00:10:26Et malgré la multiplication des crises sanitaires, vous n'avez retenu aucune des trois leçons du Covid.
00:10:30Car en cas de nouvelle épidémie, Madame la Ministre, les applaudissements de 20 heures ne suffiront pas.
00:10:35La première leçon, c'est que notre santé dépend de celle de la planète.
00:10:40Les épidémies liées aux zoonoses progressent partout dans le monde.
00:10:43Elles sont directement liées à la destruction des écosystèmes,
00:10:46accélérés par le dérèglement climatique et la mondialisation des échanges.
00:10:50La deuxième leçon, c'est qu'un pays résiste aux crises grâce à son service public,
00:10:54notamment hospitalier, des lits disponibles, des soignants formés, des établissements de proximité
00:10:59capables d'absorber un choc sanitaire.
00:11:02La troisième leçon, c'est celle de la transparence.
00:11:05Les Français ont le droit de savoir si nous sommes prêts.
00:11:08Quels sont les stocks disponibles ?
00:11:09Quelles sont nos capacités hospitalières réelles, notamment à l'approche de l'été ?
00:11:14Quels sont les protocoles prévus en cas d'aggravation ?
00:11:17Madame la ministre, vos louanges seront-elles inscrites sur l'acte de démolition de l'hôpital Bichat
00:11:22ou traduisent-elles enfin un engagement clair envers les soignants et l'hôpital public ?
00:11:27Allez-vous tirer les leçons de la crise du Covid et garantir une stratégie transparente et cohérente ?
00:11:32Merci beaucoup, Madame la députée.
00:11:34La parole est à Madame Stéphanie Riste, ministre en charge de la Santé.
00:11:42Merci, Madame la Présidente, Madame la députée Léa Ballage El-Mariechi.
00:11:49Vous l'avez dit, et je crois que c'est important de le dire aussi à nos concitoyens qui écoutent,
00:11:55il y a les cinq passagers français du bateau qui ont été rapatriés en mesures sécurisées
00:12:04dans des avions sanitaires exprès pour, avec des professionnels de la situation.
00:12:09Ils ont effectivement été hospitalisés dans des chambres, là aussi, très sécurisées,
00:12:15à l'hôpital Bichat avec des flux d'air qui empêchent la propagation d'un virus
00:12:19et des professionnels très formés à cette prise en charge.
00:12:22Permettez-moi de saluer l'ensemble des professionnels qui, aujourd'hui, sur notre territoire,
00:12:28à Bichat comme ailleurs, prennent en charge ces passagers, mais l'ensemble des patients.
00:12:33Vous l'avez dit aussi, nous devons raisonner en toute transparence.
00:12:39J'ai commencé à répondre tout à l'heure.
00:12:41Dans le même sens, parce que je suis convaincue que l'on peut gérer une crise
00:12:47quand on est au gouvernement, quand on est politique de cette sorte,
00:12:52comme toutes les crises d'ailleurs, qu'en donnant les éléments de vérité aux Français.
00:12:56C'est ce que nous faisons depuis le début avec le Premier ministre,
00:13:01en communiquant sur les données, des données qui peuvent aussi évoluer
00:13:04en fonction des connaissances.
00:13:07Et j'ai proposé à des scientifiques que le Premier ministre a rencontrés hier soir
00:13:12d'organiser une conférence de presse avec eux cet après-midi
00:13:16pour que les Français aient les mêmes informations qu'ils ont pu donner au Premier ministre.
00:13:23Les informations de la science.
00:13:27Bichat n'est pas prévu de fermeture de cet hôpital.
00:13:33Et je voulais plutôt rappeler et donner les éléments de la confiance
00:13:38plutôt que rentrer dans des débats que nous avons à chacune des QAG.
00:13:42Oui, nous soutenons l'hôpital.
00:13:43Nous l'avons soutenu dans le budget, je le rappelle,
00:13:46avec une augmentation de l'objectif des dépensations en maladie.
00:13:50Et je suis aux côtés des soignants.
00:13:52D'ailleurs, je vous le dis, je serai demain aussi en réunion
00:13:55avec l'ensemble des soignants de notre pays
00:13:56pour parler de l'antavirus.
00:13:59Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:14:01La parole est à présent à Monsieur Philippe Vigier pour le groupe démocrate.
00:14:05Merci, Madame la Présidente.
00:14:06Ma question s'adresse à la ministre des Outre-mer.
00:14:09Madame la Ministre, la Nouvelle-Calédonie connaît une crise politique,
00:14:12institutionnelle, une crise sociale très grave.
00:14:16Et on sait que cette crise en grande partie est liée au sujet du dégel du corps électoral
00:14:20avec le report des élections provinciales à trois reprises
00:14:23et le report naturellement des élections pour le Congrès.
00:14:25Il faut sortir de cet impasse.
00:14:28Monsieur le Premier ministre, vous avez su rassembler autour de vous
00:14:30l'ensemble des parties prenantes pour définir un chemin.
00:14:34Ce chemin, il dit très clairement les choses.
00:14:37Il dit non au dégel total.
00:14:39Ce chemin, il dit non au statu quo, sinon c'est l'immobilisme.
00:14:43Ce chemin, il propose.
00:14:44Ce chemin propose simplement, à la marge, d'ajuster le corps électoral
00:14:49pour, mes chers collègues, permettre à 10 000 de nos compatriotes
00:14:53de voter aux élections provinciales.
00:14:55C'est une injustice que l'on réparera à des hommes et des femmes qui sont nés là-bas
00:14:59et qui ne peuvent pas voter.
00:15:01Alors, j'en appelle à la responsabilité collective,
00:15:03parce qu'il y a un projet de loi organique qui va arriver ici au Sénat.
00:15:07Est-ce que, oui ou non, nous inscrirons nos pas,
00:15:08dont ceux du Michel Rocard et de ceux qui l'ont soutenu à l'époque ?
00:15:11Est-ce que, oui ou non, nous apporterons notre soutien,
00:15:13comme ça a été fait, sur Yonel Jospin en 1998,
00:15:16pour sortir de cet impasse ?
00:15:19Mais, madame la ministre, il est important de dire aux parties prenantes
00:15:23qu'une fois ces provinciales réalisées,
00:15:26pour que l'espoir renaisse complètement et que la Calédonie trouve ce développement
00:15:31qu'elle n'aurait jamais dû perdre,
00:15:32engagez-vous le gouvernement à réunir ces parties prenantes
00:15:36pour que les compétences qui n'ont pas encore été transférées le soir
00:15:39pour une Nouvelle-Calédonie plus forte au sein de la République française ?
00:15:44Merci.
00:15:45Merci beaucoup, monsieur le député.
00:15:47La parole est à madame Monaïma Mouchou, ministre en charge des Outre-mer.
00:15:54Merci, madame la présidente, mesdames, messieurs les députés,
00:15:56monsieur le ministre Vigier.
00:15:57Vous l'avez très bien dit dans votre intervention, monsieur le ministre,
00:16:00la Nouvelle-Calédonie est à un tournant,
00:16:02et nous devons accompagner ce tournant.
00:16:05Le Premier ministre a réuni l'ensemble des forces politiques,
00:16:08l'ensemble des forces politiques de Calédonie pendant plusieurs semaines
00:16:11et plusieurs fois par semaine pour examiner les suites à donner
00:16:15après la situation ainsi créée, comme le dirait l'accord de Nouméa,
00:16:19puisque une partie de cet hémicycle a rejeté d'emblée
00:16:23le projet de loi constitutionnel.
00:16:25Il ressort de ces discussions une conviction très forte,
00:16:28c'est que le statu quo n'est pas soutenable pour le territoire,
00:16:32parce que l'immobilisme va venir nourrir les incertitudes économiques,
00:16:35l'enlisement social et va obstruer les perspectives auxquelles les Calédoniens ont droit.
00:16:41Donc, il va nous falloir opérer un bouger.
00:16:46Ça veut dire deux choses.
00:16:47Le gouvernement, d'abord, l'a dit, le Premier ministre l'a confirmé,
00:16:52les élections provinciales auront lieu le 28 juin prochain.
00:16:55Ce sera un exercice de respiration démocratique.
00:16:57Nous redonnerons la parole aux Calédoniens pour qu'ils puissent choisir
00:17:00leurs représentants au Congrès.
00:17:03Deuxième point, précèdera ces élections, un ajustement du corps électoral,
00:17:08vous en avez parlé.
00:17:09Un ajustement, c'est un point d'équilibre qui a été décidé.
00:17:14Parce que, vous l'avez dit, aujourd'hui,
00:17:16demeurent un certain nombre d'exclus à ces élections.
00:17:20Et je vous donne un exemple très simple.
00:17:22Des jeunes natifs qui ont pu hier participer aux trois élections référendaires
00:17:27ne pourraient pas, demain, en l'Etat, participer aux élections provinciales.
00:17:31Vous avez aujourd'hui plus de 30 000 Calédoniens qui ne participent pas aux élections.
00:17:35L'ouverture aux natifs, aux gens qui sont nés en Nouvelle-Calédonie,
00:17:40ça représente un peu plus de 11 000 Calédoniens, dont 4 400 qui relèvent du statut civil coutumier.
00:17:46C'est une question de justice.
00:17:48C'est une question de démocratie.
00:17:49Nous proposerons d'élargir aussi aux conjoints de citoyens calédoniens.
00:17:54Et c'est le Parlement qui sera souverain.
00:17:57Mais la promesse est faite, quoi qu'il arrive,
00:17:59que nous nous retrouvions après ces élections pour continuer à construire un chemin.
00:18:02Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:18:05La parole est à présent à Madame Élise Leboucher pour le groupe La France en Foumise.
00:18:09Monsieur le Premier ministre,
00:18:115 de nos compatriotes ont été rapatriés du MV Andus
00:18:14où s'est développé un foyer de contamination à l'antavirus.
00:18:17Nous ne connaissons pas les modalités de ce rapatriement.
00:18:20Et comme nos concitoyens, nous suivons les informations dans les médias.
00:18:23C'est de cette façon que nous avons suivi les évolutions chaotiques des procédures de quarantaine.
00:18:28Ce qui laisse installer un sentiment d'impréparation,
00:18:30tout comme si le pays n'avait pas eu à traverser la pandémie de Covid il y a 6 ans.
00:18:34Ce n'est pas qu'une question de santé.
00:18:36Ces Français sont les nouvelles victimes des maladies écologiques
00:18:39qui se propagent à cause du dérèglement climatique sur lequel nous ne cessons d'alerter.
00:18:43C'est aussi un enjeu géopolitique.
00:18:45Donald Trump a claqué la porte de l'OMS
00:18:47et de nombreux Français assisteront à la Coupe du monde de foot aux Etats-Unis
00:18:51là où les mesures de protection sanitaire sont les plus faibles.
00:18:55Il ne s'agit ni de céder à la panique, ni d'y faire céder.
00:18:58Rassurer la population nécessite une exigence de transparence à toutes les étapes,
00:19:02ce qui impose la bonne information des parlementaires.
00:19:05Monsieur le Premier ministre,
00:19:07vous avez l'obligation d'associer, de communiquer et d'informer.
00:19:10Ce sont les seuls gestes barrières contre une épidémie de panique
00:19:13et la prolifération des fausses informations.
00:19:15Vous n'en prenez pas le chemin.
00:19:17Ce matin encore, s'est tenue une réunion interministérielle
00:19:20dont nous ne savons rien,
00:19:21si ce n'est qu'une conférence de presse se tiendra après cette séance.
00:19:24Nous sommes face à un problème le double.
00:19:26D'une part, l'antavirus soulève un grand nombre de questions
00:19:28qui nécessitent un vrai débat dans cet hémicycle.
00:19:31Le rapatriement, le nombre de cas contacts,
00:19:33le protocole de quarantaine,
00:19:34le stock de matériel,
00:19:35l'état de la recherche française,
00:19:37sans oublier l'état de notre système de soins.
00:19:39D'autre part, cela soulève la question de votre méthode.
00:19:42Nous avons tous le souvenir des conseils de défense sanitaire
00:19:45directement rattachés à l'Elysée
00:19:47pour contourner le Parlement.
00:19:49Prendre cette direction aujourd'hui ne serait pas acceptable.
00:19:52Monsieur le Premier ministre,
00:19:53pouvez-vous répondre aujourd'hui de façon claire
00:19:55sur les modalités de rapatriement,
00:19:56les protocoles actuellement déployés
00:19:58et les scénarios d'évolution de la situation sanitaire ?
00:20:01Pouvez-vous nous indiquer clairement
00:20:02la façon dont vous comptez associer,
00:20:04communiquer et informer les parlementaires,
00:20:06les acteurs du monde sanitaire
00:20:08et bien sûr l'ensemble des Français ?
00:20:10Merci beaucoup, Madame la députée.
00:20:13La parole est à Madame Stéphanie Rist,
00:20:15ministre de la Santé.
00:20:19Merci, Madame la présidente.
00:20:22Madame la députée Le Boucher.
00:20:25Ma réponse va tenir en cinq points.
00:20:28La première chose, on le sait,
00:20:30dans ce genre d'épidémie,
00:20:31sur un virus que l'on connaît,
00:20:33que tout se joue dans les premiers jours.
00:20:36La deuxième chose pour laquelle nous devons agir,
00:20:40c'est que comme tout se joue dans les premiers jours,
00:20:42il faut tout de suite briser
00:20:44ce qu'on appelle la chaîne de transmission,
00:20:46donc la transmission entre les hommes.
00:20:50La troisième chose, c'est donc que les mesures
00:20:52que nous prenons avec le Premier ministre,
00:20:56que j'ai pu prendre,
00:20:58elles sont proportionnelles à trois choses.
00:21:00Elles sont proportionnelles aux données,
00:21:01aux données, aux informations que l'on peut avoir
00:21:05grâce à l'Organisation mondiale de la santé
00:21:07qui coordonne l'ensemble des pays,
00:21:11aux données scientifiques,
00:21:13mais elles sont proportionnelles aussi
00:21:15aux risques encourus
00:21:17pour les différentes personnes,
00:21:20entre les personnes qui étaient dans les bateaux,
00:21:22les personnes qui étaient dans les avions,
00:21:26et troisièmement, des mesures proportionnelles
00:21:29qui sont prises par rapport à celles de nos voisins
00:21:31et notamment nos voisins européens
00:21:34avec qui j'ai pu avoir des échanges depuis le début
00:21:37et pour lesquelles une réunion encore plus formelle
00:21:41sera organisée demain après-midi.
00:21:44Enfin, encore deux points,
00:21:48puisque vous parlez de transparence,
00:21:50je vous l'ai dit,
00:21:51il y aura à la suite de ces QAG
00:21:53une conférence de presse qui est organisée,
00:21:56mais laissez-moi finir,
00:21:57une conférence de presse qui est organisée
00:21:59avec les scientifiques au ministère de la Santé
00:22:03et enfin, j'ai accepté l'invitation du président Valtou
00:22:08à la commission des affaires sociales demain matin.
00:22:11Donc, évidemment, tout est fait en transparence
00:22:14parce que, je le redis,
00:22:15sans transparence, il n'y a pas de confiance
00:22:17et on ne peut pas gérer une crise sanitaire.
00:22:21Merci beaucoup, madame la ministre.
00:22:24La parole est à présent à monsieur Jean-Victor Castor
00:22:27pour le groupe GDR.
00:22:29Merci, madame la présidente.
00:22:30Monsieur le Premier ministre,
00:22:32vous n'êtes pas censé savoir qu'en Guyane,
00:22:33la situation est chaotique.
00:22:35Des risques d'affrontements entre les autochtones
00:22:37dans la commune de Camopi
00:22:39et les orpailleurs illégaux
00:22:40fortement armés.
00:22:43Aujourd'hui, les cartels s'installent partout.
00:22:46Le système s'effondre.
00:22:48L'économie, les entreprises régulièrement,
00:22:51par centaines, ferment.
00:22:53Et vous décidez de réduire
00:22:55de 60% la LBU
00:22:57alors que vous savez que partout en Guyane,
00:23:00des squats s'installent.
00:23:02C'est de la folie.
00:23:05Et vous poursuivez.
00:23:07Je vais vous donner un exemple
00:23:08des décisions qui sont
00:23:11absurdes, idiotes
00:23:12et qui ne tiennent pas compte
00:23:13de la réalité de la Guyane.
00:23:15Le président de la République
00:23:16a décidé d'un inventaire
00:23:19sur les nouvelles ressources minérales.
00:23:21Cet inventaire a débuté
00:23:22il y a un an.
00:23:24Il y a un an,
00:23:25j'ai alerté sur le fait
00:23:26que les Guyanais ne devaient pas
00:23:27être exclus de cet inventaire.
00:23:30Or, il y a quelques semaines,
00:23:32un point d'étape a été fait.
00:23:34Et qu'est-ce que nous avons observé ?
00:23:37C'est qu'il n'y a pas
00:23:38une structure guyanaise,
00:23:39pas une structure locale
00:23:41dans le comité de pilotage.
00:23:43Cette façon de procéder,
00:23:45cette façon coloniale de procéder
00:23:47en 2026,
00:23:49ramène la Guyane
00:23:51à des situations
00:23:53que l'on pensait terminer.
00:23:55Aujourd'hui,
00:23:57les populations sont face
00:23:58à elles-mêmes
00:23:59avec une incurie
00:24:01des pouvoirs de l'Etat.
00:24:02Je l'ai dit encore hier
00:24:03à la ministre,
00:24:05la Guyane a besoin
00:24:05d'un plan de développement
00:24:08endogène
00:24:08qui lui permette
00:24:10d'accéder à ses ressources,
00:24:12à les maîtriser
00:24:13et à les mettre en valeur.
00:24:15C'est la seule solution
00:24:16parce que les décisions de Paris
00:24:18ou les décisions de Bruxelles
00:24:20mènent la Guyane
00:24:21à la catastrophe.
00:24:24Merci beaucoup,
00:24:25monsieur le député.
00:24:25La parole est à madame
00:24:26Naïma Mouchou,
00:24:27ministre en charge
00:24:28des Outre-mer.
00:24:37Merci, madame la présidente,
00:24:38mesdames, messieurs les députés,
00:24:39monsieur le député Castor.
00:24:42Monsieur le député,
00:24:44la Guyane, c'est vrai,
00:24:45n'est pas un territoire
00:24:46comme les autres.
00:24:47Il y a des défis immenses.
00:24:49Les Guyennais sont confrontés
00:24:51à de nombreuses difficultés,
00:24:52mais c'est aussi
00:24:53un territoire d'avenir.
00:24:54C'est une terre de promesse,
00:24:55c'est une terre de puissance
00:24:56pour la France.
00:24:57Voilà pourquoi nous y investissons
00:24:59massivement
00:25:00et nous continuerons
00:25:01à le faire, monsieur le député.
00:25:02Nous le faisons à travers
00:25:04des projets structurants,
00:25:06la cité,
00:25:08annoncée d'ailleurs
00:25:08par le garde des Sceaux,
00:25:09la cité judiciaire.
00:25:11Nous investissons à travers
00:25:12le pont du Lariveau,
00:25:13la centrale électrique aussi,
00:25:15l'aide au développement
00:25:16pour les écoles.
00:25:17et il y a encore d'autres projets
00:25:19qui sont aujourd'hui
00:25:20à l'étude.
00:25:21Vous avez évoqué
00:25:22un certain nombre
00:25:23de difficultés,
00:25:23c'est vrai,
00:25:24vous m'avez interpellé
00:25:25sur les ressources minérales.
00:25:27Je me suis engagée
00:25:28à regarder
00:25:29et à faire un point de situation,
00:25:31à revenir vers vous,
00:25:32mais je réfute tout argument
00:25:34qui serait de nature coloniale
00:25:35ou de mépris.
00:25:36Vous savez que nous sommes
00:25:37attentifs à la situation.
00:25:38Il faut que les réponses
00:25:39soient à la hauteur.
00:25:41C'est vrai,
00:25:42mais nous traitons
00:25:43les Guyanais
00:25:44comme nous traitons
00:25:44tous nos compatriotes.
00:25:46Je veux le dire,
00:25:47je veux que le message
00:25:48arrive jusqu'à eux.
00:25:48Les Guyanais
00:25:49sont nos égaux.
00:25:51C'est important
00:25:52dans cette période mémorielle
00:25:53où,
00:25:54et vous le savez,
00:25:55nous rendons hommage
00:25:56aux victimes de l'esclavage,
00:25:58aux victimes de la traite
00:25:59et nous devons donc
00:25:59être à la hauteur
00:26:00de ces défis.
00:26:01J'ajoute quelques points
00:26:02parmi ceux
00:26:03que vous avez soulevés
00:26:04puisque vous avez parlé
00:26:05de la sécurité.
00:26:06Là encore,
00:26:07c'est vrai qu'il y a encore
00:26:08de nombreuses violences
00:26:09sur le territoire,
00:26:10mais nous avons réussi
00:26:11à inverser la courbe
00:26:13puisque la tendance
00:26:14qui existait jusque-là
00:26:15a été cassée
00:26:15et les chiffres
00:26:16sont encourageants,
00:26:17ce qui veut dire
00:26:17qu'il faut continuer
00:26:18là aussi cet effort.
00:26:20Sur les questions
00:26:21de logements,
00:26:21vous en avez parlé,
00:26:22je ne reviens pas
00:26:23sur les chiffres
00:26:24puisque je ne les réfute pas,
00:26:26mais nous proposerons
00:26:27d'autres dispositifs
00:26:28qui permettront
00:26:29d'accompagner
00:26:29la construction de logements,
00:26:31notamment de logements sociaux.
00:26:33Je suis très attentive
00:26:34à l'urgence sociale,
00:26:35à l'urgence territoriale.
00:26:36En Guyane,
00:26:37nous poursuivrons
00:26:38nos efforts
00:26:39parce que la Guyane
00:26:40est un territoire
00:26:41qui compte.
00:26:43Merci beaucoup,
00:26:43Madame la Ministre.
00:26:44Monsieur le député.
00:26:45Madame la Ministre,
00:26:46les faits sont têtus.
00:26:48La Guyane est totalement
00:26:49exclue des décisions
00:26:50qui sont prises
00:26:51à Paris ou à Bruxelles.
00:26:52C'est ça la réalité.
00:26:54Merci beaucoup,
00:26:54Monsieur le député.
00:26:56La parole est à présent
00:26:57à Monsieur Jean-François Rousset
00:26:58pour le groupe
00:26:59Ensemble pour la République.
00:27:03Merci, Madame la Présidente.
00:27:04Ma question s'adresse
00:27:05à Madame la Ministre de la Santé.
00:27:07Mais tout d'abord,
00:27:08je voudrais avoir une pensée
00:27:08pour la patiente
00:27:09qui est hospitalisée
00:27:10en soins intensifs
00:27:11et je lui souhaite
00:27:12un propre rétablissement.
00:27:14Je voudrais aussi remercier
00:27:16tous les personnes,
00:27:17tous les personnels,
00:27:18tous les soignants
00:27:18qui prennent en charge
00:27:19ces malades
00:27:20et qui se préparent
00:27:21à prendre peut-être
00:27:22d'autres malades.
00:27:23Depuis plusieurs jours,
00:27:24l'inquiétude grandit
00:27:25face à l'apparition
00:27:26de cas d'antavirus
00:27:28sur le bateau de croisière
00:27:29MVA-ONDIUS
00:27:30et à l'identification des cas
00:27:33sur le territoire national.
00:27:34Une passagère rapatriée
00:27:36en France a été testée positive
00:27:37tandis qu'une surveillance
00:27:38renforcée
00:27:40a été associée
00:27:42à des mesures de confinement
00:27:43pour prendre en charge
00:27:4522 cas contacts.
00:27:47Même si les autorités sanitaires
00:27:49rappellent qu'il n'y a pas
00:27:50à ce stade de circulation
00:27:51active du virus,
00:27:53nos concitoyens attendent
00:27:54une parole transparente
00:27:56et rassurante.
00:27:57L'antavirus peut provoquer
00:27:58des atteintes respiratoires
00:28:00ou rénales sévères
00:28:01et dans les cas les plus graves,
00:28:02elle est mortelle.
00:28:03La récente médiatisation
00:28:05de ce virus
00:28:05suscite de nombreuses
00:28:06interrogations.
00:28:08Mode de transmission,
00:28:09niveau réel de risque,
00:28:11capacité de détection,
00:28:12protocole hospitalier,
00:28:14coordination européenne.
00:28:15Le gouvernement a publié hier
00:28:17un décret sanitaire
00:28:18renforçant les dispositifs
00:28:20de traçage,
00:28:21d'isolement
00:28:21et de suivi
00:28:22des personnes exposées.
00:28:23Cette décision témoigne
00:28:24du sérieux de la situation
00:28:25est de la nécessité
00:28:27d'une vigilance maximale.
00:28:29La crise de la Covid
00:28:30nous a appris
00:28:30une chose essentielle.
00:28:32En matière sanitaire,
00:28:33la confiance repose
00:28:35sur l'anticipation,
00:28:37la réactivité
00:28:38et la transparence.
00:28:40Pouvez-vous donc
00:28:41nous préciser
00:28:42quelles sont les mesures
00:28:43de surveillance
00:28:44et de prévention
00:28:44actuellement déployées ?
00:28:46Des mesures spécifiques
00:28:47vont-elles être prises
00:28:48dans le cadre
00:28:48des secteurs du transport ?
00:28:49Comment des passagers
00:28:50du bateau ont-ils pu être
00:28:51pris à bord
00:28:52de vols commerciaux internationaux ?
00:28:54Comment sont identifiés
00:28:56et suivis
00:28:57des cas contacts
00:28:57sur notre sol ?
00:28:58Et surtout,
00:28:59quelles garanties
00:28:59pouvez-vous apporter
00:29:00aux Français
00:29:01quant à notre capacité
00:29:02à empêcher
00:29:03la propagation
00:29:03de ce virus ?
00:29:04Je vous remercie.
00:29:05Merci beaucoup,
00:29:06monsieur le député.
00:29:06La parole est à madame
00:29:07Stéphanie Rist,
00:29:08ministre en charge
00:29:09de la Santé.
00:29:11Merci, madame la présidente.
00:29:14Monsieur le député
00:29:15Jean-François Rousset,
00:29:16merci pour votre question.
00:29:19Je vous rappelle
00:29:20qu'il s'agit d'un navire,
00:29:22de croisière
00:29:23dans lequel il y avait
00:29:23147 personnes.
00:29:25Dans ce navire,
00:29:26il y avait 23 nationalités
00:29:28et nous avions
00:29:29cinq concitoyens français
00:29:31qui sont partis
00:29:32au démarrage
00:29:33du début de la croisière
00:29:34jusqu'à l'arrivée.
00:29:36Il a été de notre devoir
00:29:38et responsabilité,
00:29:40une fois le bateau
00:29:41arrivé aux Canaries,
00:29:44de pouvoir rapatrier
00:29:45nos cinq concitoyens
00:29:47dans des mesures
00:29:48ultra sécurisées.
00:29:50C'est une sorte
00:29:51de bulle
00:29:52qui a été réalisée
00:29:53autour des patients
00:29:54pour qu'il n'y ait pas
00:29:55évidemment
00:29:56de risque
00:29:57de contamination.
00:29:58Ces personnes
00:30:01ont ensuite été
00:30:02conduites
00:30:03à l'hôpital
00:30:04comme vous l'avez dit.
00:30:06Une des personnes
00:30:08malheureusement
00:30:09a eu l'apparition
00:30:10de symptômes
00:30:11dans l'avion
00:30:12et j'ai pu le dire
00:30:14en toute transparence
00:30:15le lendemain matin
00:30:16qu'elle avait
00:30:16un test positif
00:30:17et qu'elle s'était
00:30:19malheureusement
00:30:20aggravée
00:30:20pendant la nuit.
00:30:22Je lui souhaite
00:30:23et à sa famille
00:30:24un soutien
00:30:25évidemment.
00:30:27En parallèle
00:30:28de ça,
00:30:29c'est un bateau
00:30:30de navire
00:30:30qui a fait
00:30:31des escales
00:30:32et le 25 avril
00:30:35une des patientes
00:30:37qui m'est malheureusement
00:30:38décédée
00:30:39a pris un avion
00:30:40dans lequel
00:30:41elle a fait
00:30:41un voyage.
00:30:42Il y avait
00:30:42dans cet avion
00:30:43huit Français
00:30:45que nous avons
00:30:46identifiés
00:30:46qui sont
00:30:47actuellement
00:30:48hospitalisés.
00:30:49Ensuite,
00:30:50elle a essayé
00:30:50de prendre
00:30:51un deuxième avion.
00:30:52Malheureusement,
00:30:52son État
00:30:53ne lui a pas
00:30:54permis
00:30:54de faire
00:30:55la correspondance.
00:30:56Elle est restée
00:30:58sur place
00:30:59où malheureusement
00:31:00elle est décédée
00:31:00dans les heures et jours
00:31:02qui ont suivi.
00:31:03Et dans ce deuxième avion,
00:31:05nous avions
00:31:05des Français
00:31:07que nous avons
00:31:07identifiés
00:31:08et qui sont en cours
00:31:09d'être hospitalisés.
00:31:10Je le redis
00:31:11en toute transparence,
00:31:12nous faisons
00:31:13avec méthode
00:31:14avec des mesures
00:31:15proportionnées.
00:31:15Je vous remercie.
00:31:16Merci beaucoup
00:31:17Madame la Ministre.
00:31:19La parole est à présent
00:31:20à Monsieur David Topiak
00:31:22pour le groupe
00:31:23Liot.
00:31:25Oui.
00:31:43Allez, Monsieur,
00:31:44s'il vous plaît,
00:31:45merci de ne pas
00:31:45interrompre la séance
00:31:46des questions
00:31:47au gouvernement.
00:31:48Le public
00:31:48a le droit
00:31:49d'assister
00:31:49à ces séances
00:31:50en restant silencieux
00:31:51et calme.
00:31:52Merci Monsieur
00:31:53de respecter
00:31:54la représentation nationale
00:31:55dans son ensemble
00:31:56et je donne
00:31:57la parole
00:31:58à Monsieur David Topiak
00:31:59pour sa question
00:32:01pour le groupe
00:32:02Liot.
00:32:03Merci Madame la Présidente.
00:32:05Ma question s'adresse
00:32:06à Madame la Ministre
00:32:07de l'Agriculture.
00:32:08Depuis début mai,
00:32:09deux épuisants
00:32:09d'orage
00:32:10d'une rare intensité
00:32:11ont encore frappé
00:32:12le département
00:32:13du Gers.
00:32:14Les dégâts
00:32:15sont considérables.
00:32:15A ce jour,
00:32:16une surface agricole
00:32:17de 20 000 hectares
00:32:18répartie
00:32:19sur une quinzaine
00:32:19de communes
00:32:20est impactée.
00:32:21Plusieurs exploitations
00:32:22agricoles ont été
00:32:23durement touchées
00:32:24voire totalement anéanties.
00:32:25Des vignes,
00:32:26des grandes cultures
00:32:27et même des prairies
00:32:27ont été complètement broyées.
00:32:30Une nouvelle fois,
00:32:30les agriculteurs
00:32:31Gersois subissent
00:32:32des pertes considérables
00:32:33après des mois
00:32:34de travail
00:32:34dans un contexte
00:32:35économique
00:32:36déjà très dégradé,
00:32:38submergé depuis des années
00:32:39par la hausse
00:32:39continue des charges,
00:32:41la volatilité
00:32:42des prix agricoles,
00:32:43les faibles rendements
00:32:44et les problèmes
00:32:44d'export.
00:32:45Plus d'un agriculteur
00:32:47sur deux vit
00:32:47sous le SMIC
00:32:48en Occitanie
00:32:49et plus de la moitié
00:32:50sont en situation
00:32:50de défaillance
00:32:51dans le Gers.
00:32:53Dès lundi,
00:32:53la solidarité
00:32:54s'est mobilisée
00:32:55avec les élus locaux,
00:32:56les services de l'Etat
00:32:57et la profession agricole
00:32:58pour demander
00:32:59le déblocage
00:33:00d'un fonds d'urgence,
00:33:01l'allègement
00:33:02de charges sociales
00:33:03et fiscales
00:33:03et l'activation
00:33:04de l'indemnisation
00:33:05de solidarité nationale
00:33:06et des calamités
00:33:07agricoles.
00:33:08Mais face
00:33:09à la récurrence
00:33:10et à la violence
00:33:11de ces phénomènes climatiques,
00:33:13des solutions fortes
00:33:14doivent être prises
00:33:15pour sauver
00:33:15l'agriculture
00:33:16du Sud-Ouest.
00:33:17Tout d'abord,
00:33:18il y a urgence
00:33:18à renforcer
00:33:19la prévention
00:33:19à l'échelle
00:33:20du Sud-Ouest
00:33:21du réseau
00:33:21ANELFA
00:33:22de générateurs
00:33:23anti-grêles.
00:33:23Mais surtout,
00:33:25qu'un gouvernement
00:33:25compte-t-il
00:33:26s'employer enfin
00:33:27avec volontarisme
00:33:28à réformer
00:33:29en profondeur
00:33:29le système
00:33:30assurantiel
00:33:30agricole.
00:33:31Ce fonctionnement,
00:33:33ces mécanismes,
00:33:33notamment celui
00:33:34de la moyenne olympique,
00:33:35illustrent,
00:33:36s'il le fallait encore,
00:33:37sa totale obsolescence
00:33:38face aux enjeux
00:33:39auxquels est confronté
00:33:40le Sud-Ouest.
00:33:41Faute de quoi,
00:33:42l'attractivité
00:33:42de toute une profession
00:33:43qui en pâtira durablement
00:33:45avec des conséquences
00:33:46en cascade
00:33:47en termes
00:33:47de non-production
00:33:48d'entretien paysager
00:33:49de vitalité économique locale.
00:33:51Madame la Ministre,
00:33:52alors que s'ouvre
00:33:53un débat
00:33:53sur la loi
00:33:53d'urgence agricole,
00:33:54le changement climatique
00:33:56nous rattrape
00:33:56mais en relief
00:33:57des manquements
00:33:57du texte
00:33:58sur cet enjeu majeur.
00:34:00Pourtant,
00:34:00face aux mutations
00:34:01à venir
00:34:01pour l'agriculture
00:34:02du Sud-Ouest,
00:34:03c'est l'avenir
00:34:04de toute une profession
00:34:05qui en dépomme.
00:34:07Merci beaucoup,
00:34:09Monsieur le député.
00:34:10La parole est à Madame Annie Genevin,
00:34:12ministre de l'Agriculture.
00:34:16Merci.
00:34:17Merci Madame la Présidente,
00:34:19Mesdames et Messieurs les députés,
00:34:20Monsieur le député David Topiak.
00:34:22Merci pour cette question.
00:34:24Vous me sollicitez aujourd'hui,
00:34:26le député Jean-Hené Cazeneuve également,
00:34:29à propos des épisodes de grêle
00:34:31qui ont frappé votre département,
00:34:32le Gers,
00:34:33et qui rappellent avec force
00:34:35une réalité que les agriculteurs
00:34:36connaissent bien.
00:34:38Le dérèglement climatique
00:34:40n'est plus une menace lointaine,
00:34:42c'est une réalité quotidienne
00:34:44qui fragilise les récoltes,
00:34:46les prairies,
00:34:47les exploitations,
00:34:48et parfois,
00:34:48les agriculteurs eux-mêmes
00:34:50qui voient ruiner
00:34:52des années de travail.
00:34:53Face à cela,
00:34:54l'Etat doit être présent,
00:34:56et il l'est.
00:34:57Je le dis sans détour,
00:34:59les épisodes de grêle
00:35:00dans votre département
00:35:01seront examinés
00:35:02à l'aune de nos dispositifs
00:35:04de soutien
00:35:05aux exploitations touchées
00:35:07au premier rang desquelles
00:35:08les calamités agricoles,
00:35:10vous l'avez évoqué,
00:35:11et l'indemnité
00:35:12de solidarité nationale.
00:35:14Le gouvernement partage
00:35:16la détresse
00:35:16des agriculteurs
00:35:17gersois,
00:35:18touchés,
00:35:19et se tiendra
00:35:20à leur côté,
00:35:21comme il le fait toujours.
00:35:23En effet,
00:35:24s'agissant par exemple
00:35:25des récentes tempêtes
00:35:26Nils et Pedro,
00:35:27leurs conséquences
00:35:28ont été examinées
00:35:29lors du Conseil national
00:35:30de gestion des risques
00:35:32en agriculture
00:35:33le 9 avril dernier.
00:35:35Après expertise
00:35:36des dossiers
00:35:37transmis par les départements
00:35:38concernés,
00:35:39l'Etat a décidé
00:35:40de mobiliser
00:35:41près de 14 millions d'euros
00:35:43pour indemniser
00:35:44les pertes de fonds
00:35:45subies par les exploitations
00:35:47agricoles.
00:35:47Les demandes
00:35:48au titre
00:35:49de l'indemnité
00:35:50de solidarité nationale
00:35:51pour les pertes
00:35:52de récoltes
00:35:53seront, elles,
00:35:54examinées en octobre
00:35:56après les récoltes
00:35:57afin de disposer
00:35:58d'une évaluation
00:35:59complète des dommages.
00:36:01Par ailleurs,
00:36:02s'agissant
00:36:03de l'assurance
00:36:04des prairies,
00:36:05je sais que vous êtes
00:36:06très attaché
00:36:06à son évolution
00:36:07et nous avons engagé
00:36:09un travail inédit
00:36:10pour renforcer
00:36:11la confiance
00:36:12dans les dispositifs.
00:36:13Enfin,
00:36:14vous évoquez
00:36:15la moyenne olympique.
00:36:16Nous continuons
00:36:17à améliorer
00:36:18l'assurance récolte.
00:36:20Cette moyenne olympique
00:36:21que vous évoquez
00:36:22sera désormais portée
00:36:23à 8 ans
00:36:24en 2027.
00:36:25Merci beaucoup
00:36:26Madame la Ministre.
00:36:28Merci Monsieur le Député.
00:36:29La parole est à présent
00:36:30à Madame Tiffany Joncourt
00:36:33pour le Rassemblement National.
00:36:35Merci Madame la Présidente.
00:36:37Monsieur le Ministre
00:36:38de l'Intérieur,
00:36:39hier à Nice,
00:36:40plusieurs personnes
00:36:41ont été tuées
00:36:42sur fonds de trafic
00:36:43de stupéfiants
00:36:44dans une nouvelle série
00:36:45d'affrontements
00:36:46entre réseaux criminels.
00:36:47Dans nos Outre-mer aussi,
00:36:49le narcotrafic
00:36:49et les règlements
00:36:50de compte
00:36:51augmentent
00:36:51de façon alarmante.
00:36:53Encore hier soir
00:36:54à Fort-de-France
00:36:55en Martinique,
00:36:56un homme a été abattu
00:36:57en pleine rue
00:36:58par arme à feu.
00:36:59Il s'agit déjà
00:37:00du 11e homicide
00:37:02depuis le début
00:37:02de l'année
00:37:03sur l'île.
00:37:04Dans ma circonscription,
00:37:05à Dessine-Charpieu,
00:37:06il y a 15 jours,
00:37:07une mère de famille
00:37:08a été blessée
00:37:09par une balle perdue
00:37:10alors qu'elle rentrait
00:37:11chez elle
00:37:12avec ses enfants.
00:37:13Des CRS
00:37:14et d'importants moyens
00:37:15de sécurité
00:37:16ont alors été déployés.
00:37:18Et pourtant,
00:37:19dans la nuit
00:37:19de dimanche à lundi,
00:37:20encore à Dessine,
00:37:22trois personnes
00:37:22sont mortes
00:37:23dans un incendie criminel
00:37:24probablement lié
00:37:25au narcotrafic.
00:37:26Les habitants
00:37:27vivent désormais
00:37:28dans la peur.
00:37:29Les élus locaux
00:37:30tirent la sonnette
00:37:31d'alarme.
00:37:32Je veux saluer ici
00:37:34le travail remarquable
00:37:35de nos forces de l'ordre.
00:37:36Mais la réalité est là.
00:37:38Ils ne peuvent plus tenir
00:37:39avec des effectifs insuffisants
00:37:41et des moyens saturés.
00:37:43Dans le Rhône,
00:37:43il manque aujourd'hui
00:37:44des centaines de policiers
00:37:45et d'enquêteurs.
00:37:46Alors même
00:37:47que la métropole de Lyon
00:37:48est devenue
00:37:49l'un des principaux épicentres
00:37:51du narcotrafic en France
00:37:52dépassant désormais Marseille.
00:37:54Monsieur le ministre,
00:37:56depuis près de 20 ans,
00:37:57les gouvernements successifs
00:37:59ont laissé la situation
00:38:00se dégrader.
00:38:01Suppression de postes,
00:38:02réponses pénales insuffisantes,
00:38:04pertes progressives
00:38:05de l'autorité de l'Etat.
00:38:07Dans le cadre de la loi
00:38:08contre le narcotrafic,
00:38:09notre groupe a proposé
00:38:10de mesures de fermeté.
00:38:12Le rétablissement
00:38:13des peines planchées
00:38:14pour les trafiquants,
00:38:15l'expulsion systématique
00:38:16des délinquants étrangers
00:38:18et une véritable exécution
00:38:20des peines de prison.
00:38:21Vous avez tout refusé.
00:38:23Alors ma question est simple.
00:38:25Quelles mesures concrètes
00:38:26envisagez-vous
00:38:27pour rependre le contrôle
00:38:28face à l'emprise grandissante
00:38:31des narcotrafiquants
00:38:32sur certains de nos territoires ?
00:38:34Merci Madame la députée.
00:38:36La parole est à Monsieur Laurent Nunez,
00:38:37ministre de l'Intérieur.
00:38:41Merci beaucoup Madame la Présidente.
00:38:43Mesdames et Messieurs les députés,
00:38:45Madame la députée Tiffany Joncourt.
00:38:47D'abord, vous dire évidemment
00:38:49que j'ai une pensée
00:38:51pour les trois victimes
00:38:52qui sont décédées
00:38:53dans l'incendie
00:38:53qui s'est déroulé à Dessines
00:38:55au petit matin du 11 mai
00:38:57et dont le procureur de la République
00:38:59ce matin a dit
00:39:01qu'une enquête était en cours.
00:39:02La direction de lutte
00:39:04contre la direction
00:39:05de la criminalité organisée,
00:39:06donc de la DIPN
00:39:08du Rhône
00:39:09est saisie.
00:39:09Il y a des investigations en cours.
00:39:11Cette enquête est manifestement
00:39:12criminelle
00:39:13même s'il n'a pas su dire,
00:39:14ne peut pas dire encore
00:39:15quel est le mobile.
00:39:16Il faut laisser cette enquête
00:39:17se dérouler.
00:39:18On peut toutefois penser,
00:39:19en tout cas c'est mon sentiment,
00:39:21que cette nouvelle incendie
00:39:23est liée au trafic
00:39:25de stupéfiants.
00:39:26Vous avez raison
00:39:27de souligner le fait
00:39:28que ces trafics
00:39:30gangrènent nos quartiers
00:39:31mais vous avez tort
00:39:33de dire que nous ne faisons rien
00:39:34Madame la députée.
00:39:35Vous avez tort
00:39:35de dire que nous ne faisons rien.
00:39:36Je vais vous donner
00:39:37un seul exemple à Dessines
00:39:38puisque nous parlons
00:39:39malheureusement du drame
00:39:40de Dessines.
00:39:41Depuis le début de l'année
00:39:42nous sommes à plus 11%
00:39:44de trafiquants mis en cause.
00:39:46Vous citez les effectifs
00:39:47de police qui sont en baisse
00:39:48mais je veux rappeler
00:39:49que depuis 2017
00:39:50ce sont 12 000 policiers
00:39:52et gendarmes
00:39:52qui sont venus renforcer
00:39:53les rangs des forces
00:39:55de sécurité intérieure.
00:39:56en grande partie
00:39:57pour lutter contre
00:39:57le trafic de stupéfiants.
00:39:59Jamais depuis 2017
00:40:00le décloisonnement
00:40:02n'a été opéré
00:40:02en matière de lutte
00:40:03contre le trafic de stupéfiants.
00:40:05C'est vrai à Marseille,
00:40:06c'est vrai à Lyon,
00:40:07c'est vrai sur le territoire
00:40:08de la préfecture de police.
00:40:09Partout nous lutterons
00:40:10ardemment
00:40:11contre le trafic de stupéfiants
00:40:13qu'il s'agisse
00:40:15du ministre de l'Intérieur
00:40:15ou du garde des Sceaux
00:40:16avec des moyens renforcés
00:40:18en matière d'investigation judiciaire.
00:40:19Vous ne pouvez pas dire
00:40:20Madame la députée
00:40:21que nous cédons du terrain
00:40:23face aux trafiquants.
00:40:24Les forces de l'ordre
00:40:25et je vous remercie
00:40:26de saluer leur travail
00:40:27sont à l'oeuvre
00:40:28sans relâche
00:40:29pour lutter contre les trafics.
00:40:30Sans relâche.
00:40:31Depuis 2017,
00:40:32chaque année,
00:40:33et il faut rappeler le bilan
00:40:34puisque vous semblez le méconnaître,
00:40:36chaque année depuis 2017
00:40:37le nombre de mis en cause
00:40:38pour trafics
00:40:39augmente de 7%.
00:40:40Chaque année.
00:40:41Donc c'est un travail
00:40:42sans relâche
00:40:42qui est mené.
00:40:43Il va évidemment se poursuivre.
00:40:44Il va évidemment se poursuivre.
00:40:46Oui, il y a encore
00:40:47des batailles à gagner
00:40:47mais la guerre est loin
00:40:48d'être perdue
00:40:49et nous gagnerons cette guerre.
00:40:50Merci beaucoup
00:40:51Monsieur le Ministre.
00:40:53Deux secondes.
00:40:55Monsieur le Ministre,
00:40:56les Dessinois
00:40:57en ont assez des paroles.
00:40:58Ils attendent des actes.
00:41:00Merci Madame la députée.
00:41:02Alors avant de lui donner
00:41:04la parole,
00:41:04je suis heureuse
00:41:05en votre nom à tous
00:41:06de souhaiter la bienvenue
00:41:07à Madame Sandrine Chazet
00:41:09devenue députée
00:41:10de la 3ème circonscription
00:41:12de l'ordre
00:41:12le 15 avril dernier
00:41:14en remplacement
00:41:15de Monsieur Jérôme Nury.
00:41:16Bienvenue à vous
00:41:17dans cet hémicycle
00:41:18Madame la députée.
00:41:19Je vous cède la parole
00:41:20pour votre question.
00:41:22Merci Madame la Présidente.
00:41:23Ma question s'adresse
00:41:24à Monsieur le Ministre
00:41:25de l'Economie,
00:41:26des Finances
00:41:26et de la Souveraineté
00:41:27industrielle,
00:41:28énergétique et numérique.
00:41:30Monsieur le Ministre,
00:41:31il faut bien mesurer
00:41:31les conséquences
00:41:32de la situation actuelle
00:41:33pour la France qui travaille.
00:41:357 Français sur 10
00:41:36utilisent leur voiture
00:41:37pour aller travailler.
00:41:39Dans des territoires ruraux
00:41:40comme le mien,
00:41:40le département de l'Orne,
00:41:42ce sont parfois
00:41:43plusieurs dizaines de kilomètres
00:41:44qui doivent parcourir
00:41:45chaque jour.
00:41:46simplement pour se rendre
00:41:47sur leur lieu de travail
00:41:48et faire vivre leur famille.
00:41:50Pour cette France
00:41:51qui travaille,
00:41:52la hausse des carburants
00:41:53est un choc majeur.
00:41:55Une hausse de 60 centimes
00:41:56sur un litre de gazole,
00:41:57comme c'est le cas
00:41:58depuis plusieurs semaines,
00:41:59représente 30 euros
00:42:00supplémentaires par plein.
00:42:02Face à ce choc,
00:42:03avec mes collègues
00:42:04de la droite républicaine
00:42:05et notre président
00:42:06Laurent Wauquiez,
00:42:07nous avons formulé
00:42:08une exigence,
00:42:09une transparence totale
00:42:10sur les recettes
00:42:12supplémentaires
00:42:12perçues sur les carburants.
00:42:14Il serait incompréhensible
00:42:15que l'Etat engrange
00:42:17davantage de TVA
00:42:18au détriment
00:42:18du pouvoir d'achat
00:42:19de la France qui travaille.
00:42:21Le gouvernement
00:42:22a engagé cette transparence
00:42:24en publiant les chiffres
00:42:25et le Premier ministre
00:42:26a assuré
00:42:27que le surplus fiscal
00:42:28serait affecté
00:42:29à des aides
00:42:30pour les Français.
00:42:31Des premières aides
00:42:32ciblées ont été annoncées.
00:42:34Cela va dans le bon sens.
00:42:36Mais alors que le conflit
00:42:37en Iran se prolonge
00:42:38et que le blocage
00:42:39du droit d'Ormuz perdure,
00:42:40la situation
00:42:42devint intenable
00:42:43pour la France
00:42:43qui travaille.
00:42:45Je pense à ces infirmiers
00:42:46libérales,
00:42:47à ces artisans,
00:42:48à ces aides à domicile,
00:42:49à ces salariés
00:42:50aux revenus modestes
00:42:51mais parfois
00:42:51juste au-dessus
00:42:52des seuils
00:42:53qui ne permettent pas
00:42:55d'être éligibles aux aides,
00:42:56notamment celles
00:42:57aux grands rouleurs.
00:42:58Monsieur le ministre,
00:43:00êtes-vous prêt
00:43:00à répondre
00:43:01à l'attente
00:43:01de cette France
00:43:02qui travaille ?
00:43:03Par exemple
00:43:03avec une mesure simple
00:43:05et immédiate
00:43:06d'allègement
00:43:06du prix à la pompe
00:43:08correspondante
00:43:08aux 10 centimes
00:43:09de TVA supplémentaires
00:43:10que l'État perçoit
00:43:12sur la hausse
00:43:12du litre du gazole.
00:43:15Merci beaucoup
00:43:16Madame la députée.
00:43:17La parole est à
00:43:18Monsieur Roland Lescure,
00:43:19ministre de l'Economie
00:43:21et des Finances.
00:43:22Merci,
00:43:23merci Madame la Présidente,
00:43:24Mesdames,
00:43:24Messieurs les députés,
00:43:25Madame la députée
00:43:26Sandrine Chazé,
00:43:26d'abord bienvenue
00:43:27à l'Assemblée nationale.
00:43:28J'en profite
00:43:29pour saluer
00:43:29votre prédécesseur
00:43:30Jérôme Murie,
00:43:31désormais maire.
00:43:33La question que vous posez
00:43:34et surtout la manière
00:43:35dont vous la posez,
00:43:36elle est essentielle.
00:43:37Face à un choc extérieur
00:43:38qui nous affecte tous,
00:43:40quelle doit être
00:43:40la stratégie prioritaire
00:43:42du gouvernement,
00:43:42je vous rejoins,
00:43:44elle doit être
00:43:44d'aider celles et ceux
00:43:45qui travaillent
00:43:46et notamment celles et ceux
00:43:47qui soit utilisent
00:43:49leur voiture
00:43:49pour travailler,
00:43:50soit ont besoin
00:43:51de la voiture
00:43:51pour se rendre
00:43:52sur le lieu de travail.
00:43:53C'est le choix
00:43:54que nous avons fait
00:43:54depuis le début
00:43:55par les aides ciblées
00:43:56auxquelles vous avez
00:43:57fait référence
00:43:58et qu'il faut continuer
00:43:59à adapter,
00:44:00à faire évoluer
00:44:01au fur et à mesure
00:44:02de la situation.
00:44:03Vous nous interrogez
00:44:04sur la politique
00:44:04de transparence
00:44:05que nous souhaitons suivre.
00:44:06D'abord sur les recettes,
00:44:07vous l'avez dit,
00:44:08le Premier ministre
00:44:08nous a demandé
00:44:09d'être parfaitement transparent
00:44:11sur tous les surplus,
00:44:12je mets des guillemets,
00:44:14fiscaux potentiels
00:44:15auxquels nous pourrions
00:44:16faire face.
00:44:16Le Premier ministre
00:44:17a eu l'occasion
00:44:17de communiquer tout à l'heure
00:44:18sur le chiffre dernier
00:44:20dont on dispose
00:44:20au 10 mai.
00:44:22Par rapport à l'année dernière,
00:44:24sur les mois de mars,
00:44:26avril et de début mai,
00:44:27on est à moins 105 millions d'euros.
00:44:29C'est-à-dire que nous n'avons
00:44:30non seulement pas
00:44:31de surplus de recettes fiscales
00:44:32et même une baisse
00:44:33de recettes fiscales
00:44:35par rapport à la même époque
00:44:37que l'année dernière.
00:44:37Pourquoi ?
00:44:38Parce que l'effet TVA
00:44:39légèrement positif
00:44:40lié à l'effet prix
00:44:41est largement compassé
00:44:43par l'effet volume.
00:44:44Les Français adaptent,
00:44:46consomment moins,
00:44:47roulent moins
00:44:47de manière à adapter
00:44:48leur comportement
00:44:49à cette hausse des prix.
00:44:50Malgré cette baisse
00:44:51des recettes fiscales,
00:44:53est-ce qu'on doit pour autant
00:44:54être inactifs ?
00:44:55Non, nous devons continuer
00:44:55à adapter les règles.
00:44:56Le Premier ministre
00:44:57a déjà eu l'occasion de le dire.
00:44:58Nous allons dans les jours
00:44:59qui viennent annoncer
00:45:00l'évolution des règles
00:45:01pour le mois de juin.
00:45:03La stratégie qui est la nôtre
00:45:04depuis le début
00:45:04sera toujours la même.
00:45:06Focaliser sur celles et ceux
00:45:07qui en ont le plus besoin.
00:45:08Celles et ceux qui travaillent
00:45:09qui ne doivent en aucun cas
00:45:11faire les frais
00:45:12de cette crise
00:45:12qui nous concerne tous.
00:45:13Merci, madame la députée.
00:45:15Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:45:16Madame la députée, c'est bon ?
00:45:17Très bien, merci beaucoup.
00:45:19La parole est à présent
00:45:20à monsieur Maxime Lénet
00:45:21pour la France insoumise.
00:45:23Merci, madame la présidente.
00:45:26Madame la ministre de l'Agriculture,
00:45:28il y a dix jours,
00:45:29une manœuvre éhontée
00:45:30s'est déroulée
00:45:31au sein de l'Office parlementaire
00:45:32d'évaluation des choix
00:45:33scientifiques et technologiques.
00:45:35Alors qu'une note scientifique
00:45:36sur les impacts environnementaux
00:45:38et sanitaires
00:45:38de l'acétamiprine
00:45:39nous était présentée,
00:45:41la droite
00:45:41et le Rassemblement national
00:45:42se sont organisés
00:45:44pour repousser
00:45:44la publication
00:45:45de cette note.
00:45:46Le président de l'Office,
00:45:48le sénateur LR Stéphane Piednoir,
00:45:50a fustigé un document
00:45:51qu'il a jugé
00:45:53cataclysmique.
00:45:53Ce n'est pourtant pas
00:45:54le travail d'élaboration
00:45:55de cette note
00:45:56qui serait désastreux
00:45:57puisque 18 chercheurs
00:45:58ont été auditionnés
00:45:59du CNRS,
00:46:00de l'ANSES,
00:46:01de l'INSERM,
00:46:02de l'INRAE
00:46:02et que près de 100 études
00:46:04internationales sont citées.
00:46:05Ce qui est effectivement
00:46:07cataclysmique,
00:46:08c'est ce que prouvent
00:46:09les données scientifiques
00:46:10sur les effets
00:46:11particulièrement néfastes
00:46:12de l'acétamipride.
00:46:13Et c'est cela
00:46:14que la droite
00:46:15et l'extrême droite
00:46:16trumpiste
00:46:17ne supportent pas.
00:46:18Chez les animaux,
00:46:20il entraîne
00:46:20la diminution
00:46:21des populations
00:46:22d'abeilles,
00:46:22de fourmis,
00:46:23de vers de terre,
00:46:24autant d'auxiliaires
00:46:25naturels indispensables
00:46:26pour les agriculteurs.
00:46:27Chez l'être humain,
00:46:29les effets avérés
00:46:29devraient tous
00:46:30nous alarmer.
00:46:31Potentiel neurotoxique
00:46:32avec même une diminution
00:46:33du périmètre crânien
00:46:35des nouveaux-nés,
00:46:36perturbations endocriniennes,
00:46:37notamment sur des hormones
00:46:39essentielles
00:46:39pour le développement
00:46:40du cerveau,
00:46:41effets reprotoxiques
00:46:42altérant la fertilité
00:46:43et le système reproducteur,
00:46:45un aspect totalement ignoré
00:46:47dans le plan fertilité
00:46:48présenté par la ministre Rist.
00:46:50Voici ma question,
00:46:51madame la ministre.
00:46:52En commission,
00:46:53vous m'avez assuré
00:46:54qu'il n'y avait pas
00:46:54d'accord secret
00:46:55entre le gouvernement
00:46:56et la droite sénatoriale
00:46:57pour réintroduire
00:46:58par amendement
00:46:59l'autorisation du pesticide
00:47:00à l'occasion du projet
00:47:01de loi d'urgence agricole
00:47:02actuellement en examen ici.
00:47:05Pouvez-vous le promettre
00:47:06devant la représentation nationale
00:47:08ou allez-vous
00:47:09mépriser la science ?
00:47:11Le Conseil constitutionnel
00:47:12qui interdit ce poison
00:47:13et les plus de 2 millions
00:47:15de nos concitoyens mobilisés
00:47:16par la pétition historique
00:47:18contre la loi Duplomb.
00:47:20Merci beaucoup,
00:47:21monsieur le député.
00:47:22La parole est à madame Annie Gennevard,
00:47:24ministre de l'Agriculture.
00:47:29Merci, madame la présidente.
00:47:31Mesdames et messieurs les députés,
00:47:32monsieur le député,
00:47:34sur la question
00:47:35de l'office parlementaire,
00:47:37séparation des pouvoirs,
00:47:38le fonctionnement...
00:47:40Oui, le fonctionnement de l'office
00:47:42est tout à fait indépendant
00:47:44du gouvernement.
00:47:46S'agissant de votre question
00:47:47sur la restauration
00:47:49des produits phytosanitaires
00:47:50dans le projet
00:47:51de loi d'urgence agricole,
00:47:52je crois que le Premier ministre
00:47:54a été extrêmement clair
00:47:55dans la lettre
00:47:56qu'il a adressée aux agriculteurs,
00:47:58disant clairement
00:47:59qu'il y avait
00:47:59deux véhicules législatifs
00:48:01et que par conséquent,
00:48:02le champ de la loi
00:48:04d'urgence agricole
00:48:05est circonscrit.
00:48:06Après, monsieur le député,
00:48:11le texte
00:48:12qui a été déposé
00:48:14sur la table
00:48:15du Conseil des ministres
00:48:16est maintenant livré
00:48:17à votre appréciation.
00:48:18Ce sont les parlementaires
00:48:20qui vont en faire
00:48:21ce qu'ils souhaitent.
00:48:24Évidemment,
00:48:25j'ai indiqué très clairement
00:48:27et avec le Premier ministre
00:48:28que nous souhaitions
00:48:29deux véhicules législatifs
00:48:33distincts.
00:48:35c'est le souhait
00:48:36du gouvernement.
00:48:37Nous verrons
00:48:38ce que les parlementaires
00:48:39en feront.
00:48:44Merci beaucoup,
00:48:44madame la ministre.
00:48:45Vous avez quelques secondes,
00:48:46monsieur le député.
00:48:48Je comprends donc
00:48:49que vous allez réautoriser
00:48:50ce poison
00:48:50avec Jean-Luc Mélenchon
00:48:51en 2027.
00:48:52Ce sera non.
00:48:54Merci,
00:48:55madame la ministre.
00:48:56Oui, vous pouvez,
00:48:56il vous reste du temps.
00:49:04procès d'attention,
00:49:05monsieur le député.
00:49:07Merci beaucoup,
00:49:08madame la ministre.
00:49:10Allez,
00:49:11s'il vous plaît,
00:49:11la parole est à présent
00:49:13à monsieur Hendrik Davy
00:49:14pour le groupe
00:49:15Écologiste et Social.
00:49:16Merci,
00:49:16madame la présidente.
00:49:18Monsieur le ministre,
00:49:19depuis octobre 2023,
00:49:21un génocide se déroule
00:49:22sous nos yeux.
00:49:23Plus de 71 000 palestiniens
00:49:26dont 21 500 enfants
00:49:28ont été tués
00:49:29de l'aveu même
00:49:29de l'armée israélienne.
00:49:31Selon une étude
00:49:32du journal scientifique
00:49:33The Lancet,
00:49:34il faut ajouter
00:49:35à ces morts directes
00:49:3616 300 morts
00:49:37liées aux maladies,
00:49:39aux famines,
00:49:40à l'absence de soins
00:49:41et à l'effondrement
00:49:42des conditions de vie.
00:49:43Depuis la guerre
00:49:44avec l'Iran,
00:49:45Israël a même restreint
00:49:46l'accès à l'aide humanitaire
00:49:47et fermé des points de passage.
00:49:48La situation sanitaire
00:49:50se dégrade encore
00:49:51avec l'accumulation
00:49:52de déchets
00:49:52et l'explosion
00:49:53de maladies.
00:49:54Le gouvernement israélien
00:49:55est en sa guerre
00:49:56et le processus
00:49:57d'épuration ethnique
00:49:57en Cisjordanie
00:49:58est maintenant au Liban.
00:50:00Oui,
00:50:01les attaques terroristes
00:50:02du 7 octobre
00:50:02constituent un crime odieux.
00:50:04Oui,
00:50:04le régime iranien
00:50:05menaçait Israël.
00:50:06Mais la solution
00:50:07n'était pas
00:50:07de répondre à la terreur
00:50:08par une guerre
00:50:09qui ne respecte
00:50:10ni le droit international
00:50:11ni les droits humains.
00:50:14C'est précisément
00:50:15ces valeurs
00:50:15que des citoyens
00:50:16et des élus
00:50:17ont décidé de défendre
00:50:18en s'engageant
00:50:19pour la flottille pour Gaza,
00:50:20notamment au départ de Marseille.
00:50:22Ces militants
00:50:23défendent
00:50:24la paix
00:50:24et le droit.
00:50:26Or,
00:50:26fin avril,
00:50:2722 bateaux
00:50:28et 170 militants
00:50:29dont 15 Français
00:50:30ont été interceptés
00:50:31illégalement
00:50:32par la marine israélienne
00:50:33dans les eaux internationales
00:50:34au large des côtes grecques.
00:50:35Il s'agit d'un acte
00:50:36de piraterie
00:50:37dirigé contre des civils
00:50:38non armés.
00:50:39Deux militants
00:50:40ont été incarcérés
00:50:40à Gaza
00:50:41après une arrestation
00:50:43d'une extrême brutalité
00:50:44où ils auraient été
00:50:45traînés au sol
00:50:46et battus violemment.
00:50:47Ils ont passé
00:50:48plus d'une semaine
00:50:48en prison
00:50:49et hier à leur sortie
00:50:50le militant brésilien
00:50:51Tiago Avila
00:50:51a affirmé
00:50:52avoir subi
00:50:53de la torture.
00:50:54Alors que le reste
00:50:55de la flottille
00:50:56s'apprête
00:50:56à repartir
00:50:57de Turquie
00:50:57pour Gaza.
00:50:58Le groupe écologiste
00:51:00et social
00:51:00exige
00:51:01que le gouvernement français
00:51:02condamne clairement
00:51:03l'action de l'Etat israélien.
00:51:05Nous devons rompre
00:51:06notre accord d'association
00:51:07avec Israël.
00:51:09Ensuite,
00:51:10il doit accorder
00:51:11une protection diplomatique
00:51:12immédiate
00:51:13à tous les participants
00:51:13français
00:51:14à bord des autres bateaux
00:51:15de la flottille.
00:51:16Enfin,
00:51:17il doit coordonner
00:51:17avec les autres gouvernements
00:51:19la sécurité
00:51:19des 55 nations
00:51:20représentées sur cette flottille.
00:51:22Monsieur le ministre,
00:51:23agissez.
00:51:24Merci beaucoup,
00:51:25monsieur le député.
00:51:26La parole est à monsieur
00:51:27Benjamin Haddad,
00:51:28ministre chargé de l'Europe.
00:51:32Merci,
00:51:32madame la présidente,
00:51:33mesdames et messieurs
00:51:34les députés,
00:51:34monsieur le député Davy.
00:51:35Comme vous le savez,
00:51:37depuis les attentats terroristes
00:51:38du 7 octobre 2023,
00:51:40la bande de Gaza
00:51:40est en proie
00:51:41à une guerre
00:51:41de haute intensité
00:51:42qui est certes tempérée
00:51:43aujourd'hui
00:51:44par le cessez-le-feu
00:51:45en cours.
00:51:46Dans ce contexte,
00:51:47nous l'avons toujours dit
00:51:48clairement,
00:51:49toute personne
00:51:50qui se trouve
00:51:50ou qui se rend
00:51:51dans la zone
00:51:52s'expose
00:51:53à des risques considérables.
00:51:54Les points d'accès
00:51:55en raison du conflit régional
00:51:56sont aujourd'hui fermés,
00:51:58ce qui entrave
00:51:58évidemment
00:51:59toutes les possibilités
00:52:00de secours
00:52:01ou d'évacuation.
00:52:03Malgré cela,
00:52:04et je voudrais rendre hommage
00:52:04ici à nos services
00:52:05diplomatiques
00:52:06et consulaires,
00:52:07nous avons toujours agi
00:52:08pour protéger
00:52:09nos ressortissants,
00:52:10que ce soit
00:52:11lors des flottilles
00:52:12de juin et d'octobre
00:52:142025
00:52:14par le biais
00:52:15de nos services
00:52:17diplomatiques
00:52:17et consulaires
00:52:18à Tel Aviv
00:52:19en lien avec
00:52:19les autorités
00:52:20israéliennes.
00:52:21C'était aussi
00:52:22le cas
00:52:22pour notre consulat
00:52:23à Athènes
00:52:24lors du week-end
00:52:25du 1er mai
00:52:26qui a permis
00:52:27de protéger
00:52:28nos ressortissants
00:52:29qui étaient présents
00:52:30dans la flottille
00:52:31Global Summit
00:52:32qui ont été
00:52:32débarqués
00:52:33au port
00:52:34de Hierapétra
00:52:34puis acheminés
00:52:35vers l'aéroport
00:52:36d'Héraclion.
00:52:38Monsieur le député,
00:52:39les consignes
00:52:39aux voyageurs,
00:52:40elles doivent s'appliquer
00:52:41à tous,
00:52:42elles doivent être respectées
00:52:43par tous,
00:52:44y compris
00:52:45par les élus
00:52:46de la nation.
00:52:47Et nos services
00:52:48diplomatiques
00:52:49y sont déjà
00:52:49très mobilisés,
00:52:51continueront à se battre
00:52:52pour protéger
00:52:53nos ressortissants
00:52:54et pour gérer
00:52:55les conséquences
00:52:56de ces initiatives
00:52:58irresponsables
00:52:58et contre-productives.
00:53:00Et je voudrais vous le dire
00:53:01parce que vous nous dites
00:53:02d'agir,
00:53:03Monsieur le député,
00:53:03la France est toujours
00:53:05mobilisée,
00:53:06agit pour l'acheminement
00:53:07des lèvres humanitaires.
00:53:08C'est 100 millions
00:53:09d'euros par an
00:53:09pour les acteurs humanitaires
00:53:11depuis octobre 2023.
00:53:13C'est 1700 tonnes
00:53:14de frais humanitaires,
00:53:15c'est 400 tonnes
00:53:16d'entrants nutritionnels
00:53:18qui ont permis
00:53:18de secourir
00:53:1942 000 enfants palestiniens.
00:53:21C'est la mobilisation
00:53:22permanente
00:53:22pour la solution
00:53:23à deux Etats
00:53:24et pour la mise en oeuvre
00:53:26de la résolution
00:53:27des Nations Unies
00:53:272803.
00:53:28C'est ça l'action concrète
00:53:30humanitaire,
00:53:31diplomatique
00:53:31de la France
00:53:32pour la paix.
00:53:34Merci beaucoup,
00:53:36Monsieur le ministre.
00:53:38La parole est à présent
00:53:40à Monsieur le Président Ciotti
00:53:42pour le groupe UDR.
00:53:47Merci Madame la Présidente.
00:53:49Monsieur le Premier ministre,
00:53:51hier, deux drames
00:53:52terrifiants
00:53:53liés au narcotrafic
00:53:55ont frappé notre pays.
00:53:57À Dessines,
00:53:59cela a été dit,
00:54:00trois morts
00:54:01dans un incendie
00:54:03et à Nice,
00:54:05dans ma ville,
00:54:06onze personnes
00:54:07impliquées,
00:54:09deux sont décédées.
00:54:10En cet instant,
00:54:12je veux bien sûr
00:54:13rendre hommage
00:54:14aux victimes,
00:54:16à Med
00:54:17et à Dilsson.
00:54:19Je pense à eux,
00:54:20je pense à leur famille,
00:54:21j'étais à leur côté
00:54:22hier soir.
00:54:25Monsieur le Premier ministre,
00:54:26les narcotrafiquants
00:54:27nous ont déclaré
00:54:28une guerre.
00:54:28Ils ont déclaré
00:54:30une guerre à la République.
00:54:32Cette guerre,
00:54:33je crains
00:54:33que nous soyons
00:54:34en train de la perdre.
00:54:35Chaque jour,
00:54:37le cancer du narcotrafic
00:54:38gagne du temps
00:54:40du terrain.
00:54:41Chaque jour,
00:54:42des victimes tombent.
00:54:44À Nice,
00:54:45dans le quartier
00:54:46des Moulins,
00:54:47nous déplorons
00:54:48onze morts,
00:54:50onze morts
00:54:51depuis juillet
00:54:522024,
00:54:54dont quatre enfants.
00:54:55Hier,
00:54:56ce sont
00:54:56deux victimes
00:54:57collatérales.
00:54:59Alors,
00:54:59dans ce contexte,
00:55:00nous avons besoin
00:55:01d'une mobilisation
00:55:03générale,
00:55:04d'un combat national.
00:55:05Nous avons besoin
00:55:06d'une force,
00:55:08nous avons besoin
00:55:09d'un quoi qu'il en coûte
00:55:10sécuritaire.
00:55:11Et à Nice,
00:55:12nous avons besoin
00:55:13d'effectifs,
00:55:14d'enquêteurs,
00:55:15comme partout en France.
00:55:17Je mettrai face à face
00:55:19deux chiffres,
00:55:20ces onze victimes
00:55:21et en même temps,
00:55:23ces 97 enquêteurs
00:55:24qui font défaut
00:55:26depuis deux ans
00:55:27dans notre ville.
00:55:28Nous avons besoin
00:55:29d'une réaction
00:55:31urgente,
00:55:32rapide,
00:55:33d'une mobilisation.
00:55:34nous l'attendons
00:55:35de votre part.
00:55:36La police municipale,
00:55:38la mairie se mobilisent.
00:55:39Nous allons ouvrir
00:55:40un poste de police
00:55:41devant ce point de deal
00:55:42devant lequel
00:55:44sont tombées
00:55:45trop de victimes.
00:55:47Nous allons proposer
00:55:49des patrouilles mixtes.
00:55:50Tout cela,
00:55:51nous le faisons.
00:55:51Mais l'Etat
00:55:52doit prendre
00:55:53et assumer
00:55:54ses responsabilités.
00:55:55Nous l'attendons
00:55:56de vous,
00:55:56Monsieur le Premier ministre.
00:55:57Merci beaucoup,
00:55:58Monsieur le Président Ciotti.
00:56:00La parole est à
00:56:00Monsieur le Premier ministre.
00:56:03Merci beaucoup,
00:56:04Madame la Présidente
00:56:04de l'Assemblée nationale.
00:56:06Mesdames et Messieurs
00:56:06les députés,
00:56:08Monsieur le Président,
00:56:09Monsieur le député-maire
00:56:10Éric Ciotti.
00:56:12Vous relayez
00:56:12l'émotion,
00:56:14vous ne l'avez pas dit,
00:56:15mais je la ressens aussi,
00:56:16la peur
00:56:17de vos concitoyens
00:56:18et de vos concitoyens
00:56:19face évidemment
00:56:20à ce fléau
00:56:22qu'est le narcotrafic
00:56:23et sur lequel
00:56:23vous me permettez
00:56:24de m'exprimer.
00:56:24Au fond,
00:56:25votre question
00:56:26résonne aussi
00:56:26avec l'émotion
00:56:27à l'automne dernier
00:56:28au moment de l'assassinat
00:56:29de Monsieur Kessassi
00:56:31et qui nous rappelle
00:56:31à l'ensemble
00:56:32de la classe politique
00:56:33que si nous avons
00:56:35des conflits géopolitiques,
00:56:37beaucoup de sujets
00:56:38évidemment à traiter
00:56:38en politique intérieure,
00:56:40il y a bien un sujet
00:56:41qui va s'installer
00:56:42et qui s'installera
00:56:43sur le temps long,
00:56:44c'est bien évidemment
00:56:45la lutte contre le narcotrafic
00:56:46et j'aimerais donc
00:56:47y revenir.
00:56:49Je pense que nous sommes
00:56:50dans un moment de vérité
00:56:51si vous voulez le fond
00:56:52de ma pensée,
00:56:53un moment de vérité
00:56:54parce qu'au fond,
00:56:55plus nous allons accentuer
00:56:56la politique de répression
00:56:58et votre ville
00:56:59en est évidemment
00:57:00un des terrains
00:57:01sur lequel
00:57:01les politiques publiques
00:57:02s'appuient.
00:57:03Il y avait pratiquement
00:57:04je crois 12 points de deal
00:57:05il y a de cela
00:57:06encore quelques mois
00:57:07à Nice,
00:57:08aujourd'hui 2 points de deal,
00:57:10une centaine de personnes
00:57:11sous écrou
00:57:12l'année dernière,
00:57:13mis sous écrou
00:57:14une cinquantaine
00:57:14depuis le début de l'année
00:57:15et je pense qu'il ne faut pas
00:57:16qu'on mente aux Françaises
00:57:17et aux Français collectivement,
00:57:18plus nous serons répressifs
00:57:19et il faut l'être,
00:57:21plus nous aurons
00:57:22une guerre de territoire
00:57:23qui s'organisera
00:57:24entre les différents réseaux.
00:57:26Plus nous appuyons
00:57:27avec le garde des Sceaux,
00:57:28ministre de la Justice
00:57:30sur la mise en sécurité
00:57:31en protection
00:57:32et à l'isolement
00:57:32d'un certain nombre
00:57:33de donneurs d'ordre
00:57:34en prison,
00:57:35plus nous désorganisons
00:57:36évidemment ces différentes filières
00:57:38et au fond,
00:57:39on le voit bien,
00:57:40on a un enjeu
00:57:41de résilience,
00:57:42d'endurance
00:57:43et je ne dirai pas
00:57:44comme vous l'avez dit
00:57:44tout à l'heure
00:57:45même la députée,
00:57:45on ne veut pas des paroles,
00:57:46on veut des actes,
00:57:47les actes sont là,
00:57:48ils sont nombreux
00:57:48et c'est bien pour ça
00:57:49que vous avez cette guerre
00:57:50de territoire
00:57:51qui est en train
00:57:51de s'installer
00:57:52et plus d'ailleurs
00:57:54vous avez du démantèlement,
00:57:56plus vous avez des arrestations,
00:57:57plus vous avez une concurrence
00:57:59entre ces réseaux
00:57:59et je pense qu'il faut
00:58:00qu'on documente cela
00:58:01plus clairement,
00:58:02en transparence,
00:58:03devant nos concitoyens.
00:58:04Deuxième aspect
00:58:05de votre question
00:58:05et je vais peut-être
00:58:07vous surprendre
00:58:08mais je vous y rejoins,
00:58:09la question des moyens.
00:58:11Je me permets peut-être
00:58:13d'accentuer mon propos
00:58:14autour évidemment
00:58:15de votre commune
00:58:16où vous en êtes devenu le maire.
00:58:17Évidemment,
00:58:18il y a un enjeu
00:58:18de présence
00:58:19de sécurité publique,
00:58:21les effectifs
00:58:22et le ministre de l'Intérieur
00:58:23se rendra à Nice
00:58:24tout prochainement
00:58:24pour permettre justement
00:58:26de revenir
00:58:26sur cette question des effectifs.
00:58:27Là, en urgence,
00:58:29des décisions ont été prises
00:58:29par le préfet de zone de défense
00:58:31pour permettre
00:58:32une présence importante
00:58:33des CRS
00:58:34pour faire de la sécurisation
00:58:35mais on le sait très bien
00:58:36monsieur le député maire,
00:58:37il y avait une patrouille
00:58:38de police
00:58:38à une rue
00:58:39pendant la fusillade hier.
00:58:42Le principal sujet,
00:58:43vous l'avez dit,
00:58:44c'est la filière
00:58:45investigation.
00:58:46C'est comment remettre
00:58:47des policiers,
00:58:49officiers de police judiciaire
00:58:50non seulement
00:58:51pour traiter le flux
00:58:52mais le stock
00:58:53évidemment des affaires
00:58:54qui sont nombreuses.
00:58:55Comment on refait
00:58:56de cette filière
00:58:56une filière attractive ?
00:58:58Comment on refait
00:58:59de cette filière
00:58:59une filière dans laquelle
00:59:00on est capable de former
00:59:01et pardon,
00:59:02on ne le dit jamais assez,
00:59:03comment on fait aussi
00:59:04de cette filière,
00:59:05une filière beaucoup plus numérique
00:59:06parce qu'on le voit bien,
00:59:07il y a un delta de temps,
00:59:09de temporalité
00:59:09entre l'adversaire d'un côté,
00:59:12le narcotrafiquant
00:59:12et la capacité
00:59:14à juger vite
00:59:15et donc à enquêter vite
00:59:16et à produire
00:59:16les éléments d'enquête.
00:59:17Et ça,
00:59:18c'est le sens de ce que
00:59:19le ministre de l'Intérieur
00:59:20a annoncé récemment
00:59:21en lien avec son collègue
00:59:22Garde des Sceaux,
00:59:22ce plan investigation
00:59:24qui va nous permettre
00:59:25au fond
00:59:26d'écrire une nouvelle page
00:59:28sur l'attractivité
00:59:29de cette filière
00:59:29des enquêteurs.
00:59:30Monsieur le député maire,
00:59:31Nice profitera
00:59:33de ce plan investigation
00:59:36parce qu'on le sait très bien,
00:59:37c'est un des enjeux majeurs
00:59:38sur lesquels
00:59:39il nous faut avancer.
00:59:40Après,
00:59:40je pense qu'il nous faut
00:59:41aller encore plus loin.
00:59:42Vous aurez à examiner
00:59:44un projet de loi
00:59:45qui s'appelle Riposte,
00:59:46qui est préparé
00:59:47par le ministre de l'Intérieur,
00:59:48qui va nous permettre
00:59:49d'agir à la fois
00:59:50sur la question
00:59:51évidemment
00:59:52de l'exécution des peines
00:59:53et notamment
00:59:54de la réduction des peines.
00:59:55je crois qu'il est temps
00:59:57d'aligner notre arsenal
01:00:00juridique
01:00:00sur ce que nous avons fait,
01:00:02toutes choses égales
01:00:02par ailleurs,
01:00:03sur le terrorisme
01:00:04en son temps.
01:00:05Le degré de dangerosité,
01:00:07l'enjeu pour la nation,
01:00:09l'enjeu pour le pacte social français
01:00:12nécessitent désormais
01:00:13d'aller beaucoup plus loin
01:00:14dans notre arsenal judiciaire.
01:00:16On l'a fait
01:00:16avec la loi narcotrafic,
01:00:17ce qui a permis
01:00:18d'ailleurs dans votre commune
01:00:19d'avoir des fermetures
01:00:20de commerce,
01:00:21d'avoir un certain nombre
01:00:22de mesures de police
01:00:23administratives
01:00:24qui jadis n'étaient pas possibles,
01:00:25il faudra aller plus loin.
01:00:26Et puis pardon,
01:00:27peut-être de mettre
01:00:28les pieds dans le plat,
01:00:30aussi évidemment
01:00:31s'attaquer davantage
01:00:32aux consommateurs
01:00:33parce qu'il n'y aurait pas
01:00:34de narcotrafic
01:00:35s'il n'y avait pas
01:00:35de consommation.
01:00:36Et ça je crois
01:00:37que pour le coup
01:00:38il va falloir aussi
01:00:39que nous tous
01:00:40nous parlions clairement
01:00:43calmement de ce sujet
01:00:44en cherchant évidemment
01:00:45le consensus
01:00:45le plus large possible
01:00:46parce qu'on le voit bien
01:00:48la question de la consommation
01:00:49est un des enjeux
01:00:50qui crée le modèle économique
01:00:52et son caractère
01:00:52au fond un peu inépuisable.
01:00:54Le projet de loi Riposte
01:00:55permettra d'avoir
01:00:56une amende forfaitaire
01:00:57délictuelle pour ce faire.
01:00:58Vous en débattrez évidemment
01:00:59avec le ministre de l'Intérieur
01:01:01mais je crois
01:01:01qu'on ne peut pas dire
01:01:02d'un côté
01:01:02qu'on veut s'en prendre
01:01:03au narcotrafic.
01:01:04Être plus dur
01:01:05sur les narcotrafiquants
01:01:06et ne pas traiter
01:01:07l'ensemble du problème
01:01:08de manière complète
01:01:09et donc oui
01:01:10madame la députée
01:01:12également en s'attaquant
01:01:13à la question
01:01:14de la consommation
01:01:15car au fond
01:01:16il n'y aura pas
01:01:17de mobilisation générale
01:01:18il n'y aura pas
01:01:19de guerre utile
01:01:20si on ne prend pas
01:01:20le problème
01:01:21de manière complète
01:01:22en faisant justement
01:01:23de cette résilience
01:01:25un des points importants
01:01:26pour mener la guerre
01:01:27que vous avez
01:01:28vous-même rappelé.
01:01:30Merci beaucoup
01:01:31monsieur le Premier ministre.
01:01:34La parole est à présent
01:01:35à monsieur Pierre
01:01:37Bribettich
01:01:38pour le groupe socialiste.
01:01:41Madame la présidente,
01:01:44mes chers collègues,
01:01:45ma question s'adresse
01:01:46à monsieur le ministre
01:01:47de l'enseignement supérieur.
01:01:49Le 21 avril dernier,
01:01:51vous présentiez votre plan
01:01:52Choose France
01:01:53for higher education.
01:01:55Derrière ce nom ambitieux,
01:01:57c'est une vision libérale
01:01:59profondément préoccupante
01:02:01de notre université
01:02:02qui se profile.
01:02:03En imposant
01:02:05les droits d'inscription
01:02:06différenciés
01:02:07dès 2026,
01:02:08en limitant
01:02:10la capacité
01:02:11d'exonération
01:02:12des universités,
01:02:13vous prenez le risque
01:02:14d'exclure
01:02:15des dizaines
01:02:16de milliers
01:02:17d'étudiants internationaux,
01:02:18notamment ceux
01:02:20issus
01:02:20des pays
01:02:21les plus modestes.
01:02:22Ce n'est pas
01:02:23une politique
01:02:23d'attractivité,
01:02:25c'est une politique
01:02:26de tri social,
01:02:27de discrimination.
01:02:29Vous affirmez
01:02:30vouloir renforcer
01:02:32le rayonnement
01:02:33de la France,
01:02:34mais comment prétendre
01:02:35attirer les talents
01:02:36du monde entier
01:02:37en érigeant
01:02:38des barrières financières ?
01:02:40Comment défendre
01:02:41l'universalisme
01:02:42de notre université
01:02:44en réservant
01:02:45l'accès
01:02:46à ceux
01:02:46qui peuvent
01:02:47payer à terme ?
01:02:48Pire encore,
01:02:49vous réduisez
01:02:50les étudiants
01:02:51internationaux
01:02:52à une variable
01:02:53d'ajustement
01:02:53budgétaire,
01:02:55alors même
01:02:55que le sous-financement
01:02:57de nos universités,
01:02:58de la recherche publique,
01:03:00des grands organismes
01:03:01de recherche
01:03:02comme le CNRS
01:03:03est un problème
01:03:04chronique,
01:03:05structurel,
01:03:06dont l'Etat
01:03:07est le seul
01:03:07et unique
01:03:08responsable
01:03:09par ses choix
01:03:10politiques.
01:03:11Enfin,
01:03:12en orientant
01:03:13les étudiants
01:03:14vers les filières
01:03:15stratégiques,
01:03:16vous portez atteinte
01:03:17à l'autonomie
01:03:19des universités,
01:03:20imposez
01:03:21une vision
01:03:22utilitariste,
01:03:23libérale
01:03:24du savoir.
01:03:25Notre université
01:03:27n'est pas un marché,
01:03:28elle est le lieu
01:03:29de formation,
01:03:30d'émancipation,
01:03:31de coopération,
01:03:32d'ouverture au monde.
01:03:34À rebours
01:03:34de ce que
01:03:35votre projet propose,
01:03:37il faut démarchandiser
01:03:38l'enseignement supérieur.
01:03:41Comptez-vous,
01:03:42monsieur le ministre,
01:03:43renoncer à ces mesures
01:03:44injustes
01:03:45des droits
01:03:46d'inscription
01:03:46différenciés
01:03:47et de la limitation
01:03:49des exonérations
01:03:50pour les universités.
01:03:51Merci beaucoup,
01:03:53monsieur le député.
01:03:53La parole est à monsieur
01:03:54Philippe Baptiste,
01:03:56ministre de l'enseignement
01:03:57supérieur
01:03:58et de la recherche.
01:03:59Merci,
01:03:59madame la présidente,
01:04:01monsieur le député
01:04:02Prie-Bétiche,
01:04:03mesdames et messieurs
01:04:04les députés,
01:04:05accueillir les étudiants
01:04:07qui viennent du monde
01:04:07entier,
01:04:08c'est une nécessité
01:04:09pour notre pays,
01:04:10pour notre enseignement
01:04:11supérieur
01:04:12et il est important
01:04:14de renforcer
01:04:15cette attractivité
01:04:16mais en renforçant
01:04:17aussi son aspect
01:04:18qualitatif
01:04:19et en adressant
01:04:20des filières
01:04:20qui sont des filières
01:04:21prioritaires,
01:04:22en particulier
01:04:23autour des sciences,
01:04:24autour des technologies.
01:04:26Je rappelle que
01:04:26nous avons besoin
01:04:27de former 40 000
01:04:28ingénieurs par an,
01:04:2940 000 techniciens par an
01:04:30et que nous n'y arriverons
01:04:31pas simplement
01:04:32avec les ressources nationales.
01:04:34Il n'y a pas assez
01:04:35d'étudiants aujourd'hui
01:04:36qui s'intéressent
01:04:36à ces filières.
01:04:37Nous prévoyons
01:04:39de renforcer
01:04:40au-delà
01:04:40des bourses
01:04:41d'excellence,
01:04:42de flécher
01:04:43les bourses
01:04:43d'excellence
01:04:44largement
01:04:45vers ces filières
01:04:46prioritaires.
01:04:47Nous prévoyons
01:04:48aussi de simplifier
01:04:49le parcours
01:04:49administratif
01:04:50pour ces talents
01:04:51internationaux
01:04:52qui rejoindront
01:04:53l'enseignement
01:04:54supérieur français.
01:04:55Cette stratégie
01:04:56comporte aussi
01:04:56une augmentation
01:04:57des droits
01:04:58différenciés
01:04:59pour les étudiants
01:04:59internationaux
01:05:00tel que cela
01:05:01a été prévu
01:05:02en 2019.
01:05:05En 2019,
01:05:06ces droits
01:05:07d'un montant
01:05:08en moyenne
01:05:08de 3 000 euros
01:05:09correspondent
01:05:10à moins d'un tiers
01:05:12du coût réel
01:05:13de la formation,
01:05:14ce qui veut dire
01:05:14que derrière,
01:05:15il reste 8 000 euros
01:05:17qui sont aujourd'hui
01:05:18payés
01:05:19par la communauté nationale
01:05:20s'agissant exclusivement
01:05:22du coût
01:05:23de la formation.
01:05:24Ce seront
01:05:2520%
01:05:27des étudiants
01:05:28extra-communautaires
01:05:29à terme
01:05:30qui pourront être exonérés
01:05:32et nous commencerons
01:05:33à 30%
01:05:34cette année
01:05:34pour laisser
01:05:35une certaine souplesse
01:05:36au système.
01:05:37Je rappelle enfin
01:05:38que des dispositifs
01:05:39d'aide
01:05:39aux étudiants
01:05:40extra-communautaires
01:05:41ont été maintenus,
01:05:42en particulier
01:05:43les aides du CRUS
01:05:44et sur demande
01:05:45du Parti Socialiste.
01:05:4630 millions d'euros
01:05:48ont été ouverts
01:05:48au tir des bourses
01:05:49de 2026
01:05:50dont une certaine partie
01:05:51pourront être fléchées
01:05:52pour les étudiants
01:05:53extra-communautaires.
01:05:54Voici,
01:05:55Monsieur le député,
01:05:56un certain nombre
01:05:57d'éléments
01:05:57qui devraient,
01:05:58je l'espère,
01:05:58vous rassurer.
01:05:59Merci,
01:06:00Monsieur le député.
01:06:01Merci beaucoup,
01:06:02Monsieur le ministre.
01:06:03La parole est à présent
01:06:05à Monsieur Pierre Cazeneuve
01:06:06pour le groupe
01:06:06Ensemble pour la République.
01:06:08Merci,
01:06:09Madame la Présidente.
01:06:11Ma question s'adresse
01:06:12à Monsieur le ministre
01:06:13de l'Éducation nationale.
01:06:14Monsieur le ministre,
01:06:16j'ai eu la chance
01:06:17lors de ma scolarité
01:06:17de vivre le temps
01:06:18de quelques mois
01:06:19l'expérience
01:06:19du système public
01:06:20anglo-saxon
01:06:21et donc
01:06:22du port de l'uniforme.
01:06:24C'est pour cette raison
01:06:25que j'aborde
01:06:25aujourd'hui
01:06:26avec la même fierté
01:06:27qu'il y a 15 ans
01:06:28les couleurs de mon école
01:06:29afin de témoigner
01:06:30pour l'avoir vécu
01:06:31qu'une tenue vestimentaire
01:06:33commune
01:06:34permet de renforcer
01:06:35la cohésion sociale
01:06:36entre les élèves
01:06:37en atténuant les différences,
01:06:39d'améliorer le climat scolaire,
01:06:41de contribuer
01:06:41à une atmosphère de travail
01:06:43et de valoriser
01:06:44l'image de l'école
01:06:45en créant un système
01:06:47et un sentiment
01:06:48d'appartenance.
01:06:49Cette expérience
01:06:51est évidemment personnelle
01:06:58et les avis divergent
01:06:59sur cette question.
01:07:00Mais face aux nombreuses
01:07:01difficultés
01:07:02auxquelles nos enfants
01:07:03sont aujourd'hui confrontés,
01:07:04il était légitime
01:07:05de vouloir objectiver
01:07:06ce débat
01:07:07en passant
01:07:08par une phase de test.
01:07:09C'est dans cette optique
01:07:10qu'en 2024,
01:07:11le gouvernement,
01:07:12à l'initiative
01:07:13du président de la République
01:07:14et de Gabriel Attal,
01:07:15ont lancé
01:07:16une expérimentation
01:07:17sur l'uniforme
01:07:18dans plusieurs établissements
01:07:19scolaires.
01:07:20Chez moi,
01:07:21à Ruey-Malmaison,
01:07:23un groupement scolaire
01:07:23s'est engagé
01:07:24dans cette démarche
01:07:25à l'initiative
01:07:26de M. le maire
01:07:27Patrick Collier,
01:07:28mais surtout
01:07:28avec le soutien
01:07:29de la communauté éducative
01:07:30et des parents d'élèves.
01:07:32Après plus d'un an et demi,
01:07:34une majorité de parents,
01:07:35d'enfants,
01:07:35d'enseignants
01:07:35et bien sûr des élus
01:07:36sont satisfaits
01:07:37des résultats
01:07:37de ces premiers mois
01:07:38et souhaiteraient
01:07:39poursuivre cette expérimentation.
01:07:41Malheureusement,
01:07:42comme dans beaucoup
01:07:42d'autres communes,
01:07:43nous nous interrogeons
01:07:46et sur les modalités concrètes
01:07:47d'accompagnement,
01:07:48notamment financiers,
01:07:50pour la rentrée prochaine,
01:07:52étant entendu
01:07:52que les communes
01:07:53ne peuvent pas
01:07:53à elles seules
01:07:54assumer financièrement
01:07:55la poursuite
01:07:56de cette initiative.
01:07:57Ma question
01:07:58est donc simple.
01:07:59Les communes
01:08:00qui souhaitent
01:08:01poursuivre l'expérimentation
01:08:02de l'uniforme
01:08:03l'année prochaine
01:08:03pourront-elles le faire ?
01:08:05Et M. le ministre,
01:08:06l'Etat apportera-t-il
01:08:07un soutien financier
01:08:09aux communes engagées
01:08:10pour accompagner
01:08:11ces établissements ?
01:08:12Je vous remercie.
01:08:13Merci beaucoup,
01:08:14M. le député.
01:08:15La parole est à M.
01:08:16Édouard Jeffrey,
01:08:17ministre de l'Éducation nationale.
01:08:21Merci, M. le Président.
01:08:23M. le député Cazenon,
01:08:25M. le député.
01:08:25Alors,
01:08:26il y a effectivement
01:08:27une expérimentation
01:08:27qui a été lancée
01:08:28sur les deux années scolaires
01:08:312024-2025,
01:08:322025-2026,
01:08:32donc qui est actuellement
01:08:33en cours
01:08:34et sur lesquelles
01:08:35les premiers résultats,
01:08:37enfin les premières analyses
01:08:37de chercheurs
01:08:38pour la première année,
01:08:39donc de manière
01:08:39très temporaire,
01:08:41montrent des résultats
01:08:42qui sont en réalité
01:08:44assez négaux
01:08:44sur nos établissements.
01:08:45Globalement,
01:08:46ça renforce
01:08:46ce sentiment d'appartenance.
01:08:48On observe également
01:08:49une amélioration
01:08:50à cet endroit
01:08:50du climat scolaire.
01:08:51Dans d'autres endroits,
01:08:52ce n'est pas forcément le cas.
01:08:52En tout cas,
01:08:53il y a une forme
01:08:53de neutralité
01:08:54en certains endroits,
01:08:54plutôt positive dans l'autre.
01:08:56Il n'y a pas forcément
01:08:57d'effet évidemment
01:08:58sur les résultats scolaires,
01:08:59proprement dit,
01:08:59mais en un an,
01:09:00c'est guère étonnant.
01:09:01Donc,
01:09:01on attend les résultats
01:09:03définitifs
01:09:04de la deuxième année,
01:09:05puisque la première
01:09:05était une fois encore
01:09:06très temporaire.
01:09:07A la lumière
01:09:08de cette deuxième année,
01:09:09on va regarder évidemment
01:09:10ce qui se passe
01:09:10établissement par établissement
01:09:11et école par école,
01:09:12puisque je rappelle
01:09:13qu'il y a 97 écoles,
01:09:1414 collèges
01:09:15et 4 lycées
01:09:16qui étaient concernés.
01:09:17Et en fonction
01:09:18des résultats,
01:09:19effectivement,
01:09:19nous travaillerons
01:09:20au niveau académique
01:09:21avec les collectivités locales
01:09:22pour voir s'il y a
01:09:22de poursuivre le dispositif.
01:09:24Je vous remercie.
01:09:25Merci beaucoup,
01:09:26monsieur le ministre.
01:09:27La parole est à présent
01:09:29à madame Caroline Colombier
01:09:30pour le Rassemblement national.
01:09:36Merci,
01:09:37merci madame la présidente.
01:09:38Ma question s'adresse
01:09:40à madame la ministre
01:09:41de l'énergie.
01:09:42Dans la Charente,
01:09:43comme partout en France,
01:09:44nous payons le prix
01:09:45de la dérive
01:09:46de l'idéologique écologiste
01:09:49adoptée depuis tant d'années
01:09:50par la Macronie.
01:09:52Puisque nos arguments
01:09:53sur l'éolien
01:09:53ne vous ont jamais convaincu,
01:09:55faisons place aux faits.
01:09:56Voici que dans ma circonscription,
01:09:58une entreprise d'envergure,
01:10:01Verso Energy,
01:10:02souhaite s'installer
01:10:03sur la commune d'Étaniac
01:10:04et doit donc s'accorder
01:10:05au réseau électrique.
01:10:06Son implantation est essentielle
01:10:08pour l'attractivité
01:10:09de tout le limousin
01:10:10et pour la vitalité
01:10:11économique du pays.
01:10:13Or, manque de chance,
01:10:14cette entreprise
01:10:15est dans l'impossibilité
01:10:16de s'installer
01:10:17car le réseau électrique
01:10:18est saturé
01:10:19et sous-alimenté.
01:10:21comme c'est bizarre,
01:10:22me direz-vous.
01:10:23Mais non, ce n'est pas bizarre,
01:10:24Madame la Ministre,
01:10:25Madame la Ministre,
01:10:25c'est ce qui n'est pas là,
01:10:25mais je pense que quelqu'un
01:10:26me répondra
01:10:27parce que depuis des années,
01:10:28vous êtes sous l'emprise
01:10:29des ayatollahs
01:10:30d'une pseudo-écologie
01:10:31peu soucieuse
01:10:32de la France
01:10:33qui impose
01:10:34à travers nos territoires
01:10:36des éoliennes
01:10:37inefficaces
01:10:37qui bétonnisent
01:10:38nos terres agricoles,
01:10:40dénaturent nos paysages
01:10:41et favorisent
01:10:42la gabegie.
01:10:43Je vous en prie.
01:10:45Résultat,
01:10:46en Charente,
01:10:47le projet Likenn
01:10:48qui allait dans le sens
01:10:49d'une véritable écologie
01:10:50enracinée
01:10:51et défendue
01:10:51par le Rassemblement National
01:10:53qui devait créer
01:10:54plus de 250 emplois
01:10:56pour produire
01:10:57du carburant durable
01:10:57pour l'aviation
01:10:58est tout simplement suspendu
01:11:00faute de raccordements électriques.
01:11:02Ils sont beaux
01:11:02les prophètes
01:11:03de la transition énergétique.
01:11:04Ils sont grands
01:11:05les visionnaires du climat.
01:11:07Désormais,
01:11:07trop c'est trop.
01:11:08Les Charentais
01:11:08n'en peuvent plus
01:11:09de payer toujours plus cher
01:11:10un mix énergétique hors sol
01:11:12alors que nous détenons
01:11:13le nucléaire,
01:11:14l'énergie la moins carbonée,
01:11:16la plus fiable
01:11:17et la moins chère du monde.
01:11:18Aussi,
01:11:19Madame la Ministre,
01:11:20pourriez-vous nous dire
01:11:20comment l'Etat,
01:11:22actionnaire ultra-majoritaire
01:11:23de RTE et Enedis,
01:11:25compte faire
01:11:25pour accélérer
01:11:26le déploiement
01:11:27des postes sources
01:11:27dans mon département
01:11:29afin que ces derniers
01:11:30profitent à nos entreprises
01:11:31et pas à la pseudo-transition écologique ?
01:11:34Je vous remercie.
01:11:35Merci Madame la députée.
01:11:36La parole est à Roland Lesqueux,
01:11:37au ministre de l'Economie
01:11:38et des Finances.
01:11:40Merci Madame la Présidente,
01:11:41Mesdames, Messieurs les députés,
01:11:43Madame la députée,
01:11:43Caroline Colombier.
01:11:45Comment on va mettre en place
01:11:46des raccordements accélérés ?
01:11:49En appliquant la PPE,
01:11:51la programmation pluriannuelle
01:11:52de l'énergie.
01:11:53Vous savez,
01:11:53celle pour laquelle
01:11:54vous avez déposé
01:11:54une motion de censure
01:11:55qui, heureusement,
01:11:56n'a pas été votée
01:11:57par une majorité
01:11:58de cette Assemblée.
01:11:59Vous savez,
01:11:59celle qui prévoit
01:12:00100 milliards d'investissements
01:12:01dans les réseaux électriques
01:12:03pour lesquels nous,
01:12:04vous,
01:12:04nous avez critiqués
01:12:05en prétendant
01:12:06que ça allait faire monter
01:12:07les prix d'électricité.
01:12:09Effectivement,
01:12:09en investissant à la fois
01:12:10dans l'offre électrique
01:12:11parce que pour pouvoir
01:12:12connecter des entreprises
01:12:13industrielles
01:12:14qui consomment
01:12:15de l'électricité,
01:12:16vaut mieux un peu plus
01:12:17d'électricité que moins
01:12:18et en mettant en place
01:12:19les investissements
01:12:20dont on a besoin.
01:12:21Madame la députée,
01:12:22on est loin des processus
01:12:24ou des postures idéologiques
01:12:26de ce côté-ci
01:12:26de l'hémicycle.
01:12:27Ici,
01:12:28on y est.
01:12:28J'avais eu l'occasion
01:12:29dans un passé récent
01:12:31d'évoquer un certain nombre
01:12:32de vos calèques
01:12:33que je qualifiais
01:12:34de Don Quichotte
01:12:35de la transition énergétique.
01:12:36Dès qu'il y a des hélices
01:12:37qui tournent,
01:12:38vous,
01:12:38vous êtes contre.
01:12:39La réalité,
01:12:40Madame la députée,
01:12:41c'est que pour augmenter
01:12:42l'offre d'électricité
01:12:43en France
01:12:44dans les mois
01:12:45et dans les trimestres
01:12:46riviennes,
01:12:46oui,
01:12:47il faut accélérer
01:12:47l'offre d'énergie
01:12:49en alternative.
01:12:49Et pour augmenter
01:12:50l'offre à plus long terme,
01:12:52il faut aussi,
01:12:53dans des places à d'autres,
01:12:54augmenter l'offre
01:12:55d'énergie nucléaire.
01:12:56Ne votez pas contre la PPE,
01:12:57ne nous censurez pas.
01:12:59Accompagnez les investissements
01:13:00absolument indispensables
01:13:01pour que la France
01:13:02se projette
01:13:03dans le XXIe siècle.
01:13:04L'alternative,
01:13:05Madame la députée,
01:13:05c'est simple,
01:13:06c'est qu'on continue
01:13:07à dépendre
01:13:08des hydrocarbures
01:13:09qui viennent de régions
01:13:10du monde
01:13:10où vous vous sentez
01:13:11peut-être bien
01:13:12ou moi,
01:13:12je préférerais
01:13:13qu'on arrête de dépendre.
01:13:14Merci.
01:13:15Merci beaucoup,
01:13:16Monsieur le ministre.
01:13:19Oui,
01:13:19vous avez quelques secondes.
01:13:20Oui,
01:13:21profitez des derniers
01:13:22soubresauts
01:13:22qui vous restent
01:13:23avant 2027
01:13:23pour remettre à la raison
01:13:24dans tout cela.
01:13:26prendre une antidote
01:13:27à l'idéologie écolo
01:13:28et remettre au cœur
01:13:28des politiques publiques
01:13:29la prospérité
01:13:31avant l'arrivée
01:13:32de marguerite.
01:13:32Merci.
01:13:33La parole est à
01:13:35Monsieur Xavier Roseraine
01:13:37pour le groupe Horizon.
01:13:39Merci,
01:13:39Madame la Présidente.
01:13:41Monsieur le ministre,
01:13:42depuis plusieurs années
01:13:43avec mes collègues députés Horizon
01:13:44et les parlementaires
01:13:45de la Haute-Savoie,
01:13:46nous alertons le gouvernement
01:13:48sur une situation
01:13:49aussi injuste
01:13:50qu'incompréhensible.
01:13:51Les travailleurs frontaliers
01:13:52cotisent l'assurance chômage
01:13:54dans leur pays d'emploi,
01:13:55notamment en Suisse,
01:13:57mais lorsqu'ils perdent leur emploi,
01:13:58c'est la France
01:13:59qui assume l'essentiel
01:14:00de leur indemnisation.
01:14:02Ce système
01:14:03fait peser
01:14:04une charge considérable
01:14:05sur notre assurance chômage,
01:14:07près de 860 millions d'euros
01:14:09l'an dernier
01:14:09après remboursement
01:14:10du pays d'origine.
01:14:12Ces déficits annuels
01:14:13ont généré
01:14:14un surcoût cumulé
01:14:15de plus de 10 milliards d'euros
01:14:17depuis 2011.
01:14:19Dans un contexte budgétaire
01:14:20contraint,
01:14:21cette situation
01:14:22n'est plus tenable.
01:14:23Le 29 avril dernier,
01:14:2521 Etats membres
01:14:26sur 27,
01:14:2721 sur 27
01:14:28ont approuvé
01:14:29la révision
01:14:30du règlement européen.
01:14:32Désormais,
01:14:32c'est le pays
01:14:33où l'on cotise
01:14:34qui indemnise.
01:14:35C'est une avancée
01:14:36majeure.
01:14:37Je souhaite vraiment
01:14:38remercier les services
01:14:39de l'Etat
01:14:39ainsi que
01:14:40M. le ministre du Travail
01:14:41et vos prédécesseurs
01:14:43pour l'aboutissement
01:14:44d'une demande
01:14:45portée
01:14:45depuis de longues dates.
01:14:48Mais nous devons
01:14:49rester lucides.
01:14:50Pour la Haute-Savoie,
01:14:51le sujet central
01:14:52demeure la Suisse.
01:14:54Plus de 100 000 frontaliers
01:14:56travaillent
01:14:57dans le seul canton
01:14:59de Genève.
01:15:00Les trois quarts
01:15:01viennent de chez nous
01:15:02en Haute-Savoie.
01:15:03Quand nos frontaliers
01:15:04perdent leur emploi,
01:15:05c'est la France
01:15:06et non la Suisse
01:15:07où ils ont cotisé
01:15:08qui les indemnitent
01:15:09sur la base
01:15:10des salaires suisses.
01:15:11Ce déséquilibre,
01:15:13c'est notre département
01:15:14qui le supporte
01:15:15de plein fouet.
01:15:16Or, la Confédération
01:15:17helvétique
01:15:17n'est pas membre
01:15:18de l'Union européenne.
01:15:20Cette réforme
01:15:20ne s'y appliquera pas
01:15:22automatiquement.
01:15:23Elle devra être intégrée
01:15:24à l'annexe 2
01:15:25de l'accord
01:15:26sur le libre circulation
01:15:27des personnes,
01:15:28ce qui impose
01:15:29l'accord explicite
01:15:31de Berne.
01:15:31Chacun sait
01:15:32que cette négociation
01:15:34sera difficile
01:15:34avec la Suisse.
01:15:35Ma question est simple.
01:15:37Quel est le calendrier réel
01:15:38de mise en oeuvre
01:15:39et quelle stratégie
01:15:40le gouvernement
01:15:41entend-il conduire
01:15:42avec la Suisse
01:15:42pour que ces avancées
01:15:43européennes
01:15:44ne restent pas
01:15:44une réforme théorique ?
01:15:47Monsieur le député,
01:15:48merci.
01:15:48La parole est à
01:15:49monsieur Jean-Pierre Farandou,
01:15:50ministre du Travail
01:15:51et des Solidarités.
01:15:52Madame la Présidente,
01:15:53Mesdames et Messieurs
01:15:54les députés,
01:15:55Monsieur le député Roserain,
01:15:56on va quand même
01:15:57se féliciter
01:15:58d'avoir gagné
01:15:59une manche importante
01:16:00par un travail
01:16:01de plus de longues années.
01:16:02J'ai repris moi-même
01:16:03le flambeau
01:16:04de madame Astrid
01:16:05Panossianbouvé.
01:16:06Je sais que
01:16:06de nombreux parlementaires
01:16:07dont vous-même
01:16:07avaient poussé en ce sens.
01:16:09Nous sommes en train
01:16:10de gagner une victoire
01:16:11au niveau d'abord
01:16:12du Conseil
01:16:12avec 21 voix favorables
01:16:14sur 27.
01:16:15Il n'y en avait que 14
01:16:16il y a encore quelques mois
01:16:17donc il faut se réjouir.
01:16:18Et la bataille
01:16:18se poursuit au Parlement.
01:16:20Nous avons passé le cap
01:16:21de la commission emploi
01:16:22du Parlement.
01:16:22Nous avons maintenant
01:16:23le vote en plénière
01:16:23avant la fin de l'année.
01:16:24Donc oui,
01:16:25on peut être raisonnablement
01:16:26en confiance
01:16:26et avec le ministre Haddad
01:16:28qui nous aide,
01:16:29bien sûr,
01:16:29à réussir au niveau européen
01:16:30à aller jusqu'au bout
01:16:31avec un changement
01:16:32de ce règlement
01:16:33qui est injuste,
01:16:34vous l'avez rappelé.
01:16:35Il n'est pas normal
01:16:36que pour les frontaliers français
01:16:37qui travaillent en Suisse
01:16:38ou les frontaliers français
01:16:39qui travaillent au Luxembourg,
01:16:40lorsqu'ils sont licenciés
01:16:42dans ces pays-là,
01:16:43c'est l'unédic française
01:16:45qui paie les invités chômage.
01:16:46C'est un vrai problème.
01:16:48C'est un problème économique
01:16:49puisque nous perdons
01:16:50860 millions d'euros par an.
01:16:52Donc c'est absolument considérable.
01:16:54Cette bataille,
01:16:54il faudra la poursuivre
01:16:55et compter sur moi
01:16:56pour m'engager
01:16:56et je sais que je pourrais
01:16:57aussi compter sur vous
01:16:58et tous les parlementaires
01:16:59qui voudront nous accompagner
01:17:00pour aller au bout
01:17:01parce qu'il faudra négocier.
01:17:02Il faudra négocier
01:17:03effectivement l'application
01:17:04de ce nouveau règlement.
01:17:06C'est en partie prévu
01:17:07à l'intérieur de l'Union européenne
01:17:08de côté de Luxembourg.
01:17:10Le planning qui est en place
01:17:11et le Luxembourg,
01:17:12bon gré, mal gré,
01:17:13devra se plier
01:17:14à l'application
01:17:15de nouveaux règlements.
01:17:16Côté Suisse,
01:17:17on le sait tous,
01:17:18elle n'est pas de l'Union européenne
01:17:18mais il y a quand même
01:17:19des accords
01:17:19qui lient la Suisse
01:17:20à l'Union européenne
01:17:21et la Suisse profite
01:17:22d'un statut très particulier
01:17:24sans être dedans.
01:17:25Elle a pas mal de bénéfices
01:17:26quand même
01:17:27dans ses bonnes relations économiques
01:17:29avec l'Union européenne.
01:17:30Donc je pense que l'Union européenne
01:17:31mettra la pression sur la Suisse.
01:17:32Nous mettrons nous-mêmes
01:17:33la pression sur la Suisse.
01:17:34Ça prendra un peu de temps
01:17:35mais on y arrivera,
01:17:36j'en suis sûr,
01:17:36en tout cas comptez sur moi
01:17:37pour aller au bout
01:17:38de cette réforme.
01:17:39Je le redis,
01:17:39une victoire pour la France,
01:17:40une victoire diplomatique,
01:17:41une victoire de l'action
01:17:43du gouvernement français
01:17:44et à la clé,
01:17:45860 millions d'euros de plus
01:17:46dans les caisses
01:17:47de la Sécurité sociale.
01:17:49Merci beaucoup,
01:17:50Monsieur le Ministre.
01:17:50La séance des questions
01:17:51au gouvernement est terminée.
01:17:53La séance est suspendue.
01:17:54Merci à tous.
01:17:54Merci à tous.
Commentaires

Recommandations