- il y a 2 mois
À LA UNE / Moyen-Orient : la guerre dans l'ère de l'IA
Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine, entre essaims de drones et intelligence artificielle (IA), le champ de bataille se transforme. « Après la guerre en Ukraine et à Gaza, la guerre en Iran apparaît comme une étape supplémentaire du recours de plus en plus systématique à l'IA par les grandes puissances militaires », relève Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des Technologies de l'Ifri. L'IA est désormais largement mobilisé par les belligérants pour piloter des drones autonomes, analyser des données et hiérarchiser des cibles. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont ainsi conduit près de 900 frappes en l'espace de 12 heures, une simultanéité rendue possible par un recours intensif aux capacités de l'IA. Le Pentagon s'est appuyé en effet sur Claude, une IA développée par Anthropic. Toutefois, selon la chercheuse Emilia Probasco « Ça a des failles [...] L'algorithme peut, par exemple, être biaisé et mal identifier une cible particulière. ». Face aux risques de dérives et usages de l'IA à mauvais escient, l'ONU avait demandé en juin 2025 aux Etats d'instaurer des règles contraignantes pour l'encadrer. Du côté iranien, les drones Shahed se sont imposés comme l'outil central de la riposte. Peu coûteux, environ 17 000 euros, produits en masse et lancés en essaims, ces drones cherchent à épuiser le système défensif adverse : un drone bon marché peut obliger à tirer un intercepteur dont le coût atteint 3 millions d'euros. Si l'IA et les drones révolutionnent la conduite de la guerre, conduisent-ils aussi à brouiller les responsabilités ?
Invités :
- Margot Vallin-Sénéchal, secrétaire générale de l'AMIAD,
- Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l'ONU,
- Alexandra Saviana, grand reporter à L'Express,
- En visio, Jérémy Caussade, PDG d' Aura Aéro, constructeur aéronautique français.
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Crise énergétique : la France en fait-elle assez ?
Le mercredi 18 mars, Israël a mené des frappes contre le gisement gazier offshore South Pars, la plus grande réserve de gaz connue du monde, qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. En réponse, l'Iran a mené des frappes à Ras Laffan, au Qatar, le plus grand site de production de gaz liquéfié du monde, alimentant le spectre d'une « guerre du gaz ». Car, le Qatar est lié par une série d'accords à long terme sur le gaz naturel liquéfié (GNL) avec, entre autres, le français Total, le britannique Shell, l'indien Petronet, et l'italien Eni. L'Iran a également ciblé les infrastructures énergétiques d'Arabie Saoudite, qui a annoncé se donner « le droit de mener des actions militaires si cela s'avère nécessaire ». Jusqu'à présent, la crainte principale se concentrait sur le verrouillage du détroit d'Ormuz mais cet enchaînement laisse redouter
Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine, entre essaims de drones et intelligence artificielle (IA), le champ de bataille se transforme. « Après la guerre en Ukraine et à Gaza, la guerre en Iran apparaît comme une étape supplémentaire du recours de plus en plus systématique à l'IA par les grandes puissances militaires », relève Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des Technologies de l'Ifri. L'IA est désormais largement mobilisé par les belligérants pour piloter des drones autonomes, analyser des données et hiérarchiser des cibles. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont ainsi conduit près de 900 frappes en l'espace de 12 heures, une simultanéité rendue possible par un recours intensif aux capacités de l'IA. Le Pentagon s'est appuyé en effet sur Claude, une IA développée par Anthropic. Toutefois, selon la chercheuse Emilia Probasco « Ça a des failles [...] L'algorithme peut, par exemple, être biaisé et mal identifier une cible particulière. ». Face aux risques de dérives et usages de l'IA à mauvais escient, l'ONU avait demandé en juin 2025 aux Etats d'instaurer des règles contraignantes pour l'encadrer. Du côté iranien, les drones Shahed se sont imposés comme l'outil central de la riposte. Peu coûteux, environ 17 000 euros, produits en masse et lancés en essaims, ces drones cherchent à épuiser le système défensif adverse : un drone bon marché peut obliger à tirer un intercepteur dont le coût atteint 3 millions d'euros. Si l'IA et les drones révolutionnent la conduite de la guerre, conduisent-ils aussi à brouiller les responsabilités ?
Invités :
- Margot Vallin-Sénéchal, secrétaire générale de l'AMIAD,
- Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l'ONU,
- Alexandra Saviana, grand reporter à L'Express,
- En visio, Jérémy Caussade, PDG d' Aura Aéro, constructeur aéronautique français.
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Crise énergétique : la France en fait-elle assez ?
Le mercredi 18 mars, Israël a mené des frappes contre le gisement gazier offshore South Pars, la plus grande réserve de gaz connue du monde, qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. En réponse, l'Iran a mené des frappes à Ras Laffan, au Qatar, le plus grand site de production de gaz liquéfié du monde, alimentant le spectre d'une « guerre du gaz ». Car, le Qatar est lié par une série d'accords à long terme sur le gaz naturel liquéfié (GNL) avec, entre autres, le français Total, le britannique Shell, l'indien Petronet, et l'italien Eni. L'Iran a également ciblé les infrastructures énergétiques d'Arabie Saoudite, qui a annoncé se donner « le droit de mener des actions militaires si cela s'avère nécessaire ». Jusqu'à présent, la crainte principale se concentrait sur le verrouillage du détroit d'Ormuz mais cet enchaînement laisse redouter
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00:00:06Générique
00:00:10...
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Je suis ravie de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de
00:00:31l'Assemblée Nationale
00:00:32avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet, journaliste éco à France Info.
00:00:35Bonsoir Fanny.
00:00:36Bonsoir.
00:00:37Et bonsoir Olivier Ravanello.
00:00:38Bonsoir.
00:00:38C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans Chaque Voix Compte, la guerre technologique.
00:00:44Intelligence artificielle, drones, lasers à haute intensité, ce conflit au Moyen-Orient marque une rupture technologique dans l'histoire des
00:00:51guerres.
00:00:52Le champ de bataille est transformé, le coût de la guerre aussi et nous en parlons ce soir avec vous
00:00:58Margot Valen-Sénéchal.
00:00:59Bonsoir.
00:00:59Bonsoir.
00:01:00Vous êtes secrétaire générale de l'AMIAD, l'agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense.
00:01:05Merci d'être avec nous.
00:01:06Aux côtés du général Dominique Trinquant, bonsoir.
00:01:09Ancien chef de la mission militaire auprès de l'ONU.
00:01:11Merci d'être là général Trinquant.
00:01:13Et bonsoir Alexandra Saviana.
00:01:15Bonsoir.
00:01:15Grand reporter à l'Express en charge des questions de défense.
00:01:18Merci d'être là et puis nous serons aussi en direct tout à l'heure depuis Toulouse.
00:01:22Avec vous Jérémy Cossade, vous êtes PDG et fondateur de la start-up Aura Aero qui développe en ce moment
00:01:28les futurs drones de l'armée française.
00:01:31Olivier, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
00:01:34Je vais vous parler de la France.
00:01:35Elle est sauvage la France.
00:01:36C'est pas moi qui ai le lycée, mais je vais le faire.
00:01:39Dans la deuxième partie de chaque voix compte question sur les prix de l'énergie parce que cette guerre est
00:01:43aussi devenue une guerre de l'énergie.
00:01:44Les infrastructures pétrolières et gazières continuent d'être bombardées.
00:01:49Comment contenir la flambée ?
00:01:50Les réunions s'enchaînent, mais les prix eux continuent de monter.
00:01:54Et nous en parlerons tout à l'heure avec Agnès Pannier-Runacher, ex-ministre de la transition écologique et députée
00:01:59Renaissance du Pas-de-Calais.
00:02:01Chloé Lecoq, économiste et présidente de l'association des économistes de l'énergie.
00:02:06Et vous, Fanny Guinochet ?
00:02:07Oui, parce que carburant, gaz, le coût de ce choc énergétique s'alourdit de jour en jour.
00:02:12Et nous reviendrons aussi, bien sûr, sur les élections municipales dans cet entre-deux-tours à trois jours du second
00:02:18tour désormais.
00:02:19Journal de campagne, ce sera tout à l'heure avec Marco Pommier.
00:02:21Vous pouvez bien sûr, vous aussi, interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions.
00:02:26Vous flasher le petit QR code qui est là.
00:02:28Et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet tous vos messages.
00:02:31Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:32Mais vous pouvez vous installer confortablement.
00:02:34Chaque voix compte, c'est parti.
00:02:43Nous sommes au 20e jour de cette guerre au Moyen-Orient.
00:02:47Et un constat s'impose depuis plus de trois semaines maintenant.
00:02:49C'est une autre guerre qui se déroule sous nos yeux.
00:02:52Une guerre où l'on ne voit quasiment pas de soldats, pas de corps, pas de sang.
00:02:57Mais on voit des drones, des lasers et des images qui paraissent tout droit sorties d'un jeu vidéo.
00:03:03Avant d'entrer vraiment dans le vif du sujet, une première question.
00:03:06Est-ce que, pour vous aussi, Dominique Trinquant, cette guerre marque une vraie rupture technologique ?
00:03:13Oui, c'est une vraie rupture technologique au sens où on voit en grandeur nature ce qu'on voyait expérimenter
00:03:20en Ukraine,
00:03:21sur le front entre l'Ukraine et la Russie, depuis quatre ans.
00:03:26Mais cette fois-ci, c'est sur une échelle beaucoup plus grande.
00:03:29L'échelle du Moyen-Orient, du Golfe, qui s'étend de plus en plus.
00:03:34Et on voit aussi, le deuxième point, la fragilité de nos infrastructures civiles.
00:03:41On parle du Golfe avec le carburant, le gaz, etc.
00:03:46Et quand on se retrouve face à un régime comme celui des Molas, qui cherche à installer le chaos,
00:03:53il a le choix des cibles, d'une certaine façon.
00:03:55Et donc, il veut absolument enflammer complètement le Golfe.
00:03:59Et c'est ce qu'on voit aujourd'hui.
00:04:02Et dans la guerre asymétrique, la capacité d'un pays qui n'est pas capable de se défendre tout seul,
00:04:08mais de projeter la violence ailleurs, est absolument phénoménale.
00:04:13Quelles sont les principales technologies qui témoignent de cette transformation des pratiques militaires,
00:04:18pour vous, Alexandra Saviana, en trois semaines ?
00:04:21Moi, je trouve qu'effectivement, on est face à un nouvel art de la guerre,
00:04:24avec une mise en pratique de ce que l'armée américaine et l'armée israélienne théorisent depuis un moment, déjà.
00:04:32On est face à une armée qui est liée au spatial,
00:04:36avec un usage très soutenu des satellites de la part de l'armée américaine,
00:04:40un usage du cyber qui est extrêmement soutenu aussi,
00:04:43notamment du côté de l'armée israélienne, avec un gras savoir-faire,
00:04:46et un usage, on va en parler, de l'intelligence artificielle des deux pays, en fait,
00:04:50qui démontre tout leur savoir-faire et leur technologie de pointe à la matière.
00:04:55Et pour vous, Margot Vallin-Sénéchal, vous qui êtes, je le rappelle, secrétaire générale de l'AMIAD,
00:05:00qui est l'agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense,
00:05:03c'est une agence qui est très récente, qui est très jeune,
00:05:07cette guerre que vous voyez se dérouler sous nos yeux,
00:05:10elle vous conforte aussi dans votre rôle ?
00:05:13Tout à fait, puisque ça fait depuis l'année 2024 que le ministère des Armées s'est mis en ordre
00:05:20de marche
00:05:21pour accélérer et arsenaliser l'usage de l'intelligence artificielle de défense
00:05:27sur nos systèmes d'armes, au sein des opérations sur le terrain,
00:05:31et aujourd'hui, on est confortés dans ce choix et cette direction.
00:05:35Et vous nous direz précisément les choix, enfin, ce que vous pouvez nous dire, bien sûr,
00:05:38il y a du secret défense aussi, vous nous direz les choix que vous êtes en train d'opérer
00:05:42avec cette nouvelle agence, en tout cas, cette transformation du champ de bataille,
00:05:46je le disais, elle s'opère sous nos yeux,
00:05:47et dans des centres de commandement où la guerre paraît déshumanisée,
00:05:52où le combat devient technologique et numérisé.
00:05:55Stéphanie Despierre.
00:06:02Pas d'avion, pas de pilote à bord, juste une rampe de lancement.
00:06:06Ces images de propagande montrent, selon le régime iranien,
00:06:10des drones qui partent frapper le Moyen-Orient.
00:06:13L'Irak, l'Arabie Saoudite, Dubaï, Bahreïn, le Qatar,
00:06:17sont visés quasi quotidiennement par ces armes nouvelle génération.
00:06:21Bien plus facile à utiliser qu'un missile,
00:06:24et beaucoup plus difficile à intercepter,
00:06:26car ils volent plus lentement, plus bas,
00:06:29ils passent donc sous les radars traditionnels.
00:06:32Et surtout, ils coûtent beaucoup moins cher.
00:06:35Voici le Shahed, le drone iranien le plus connu,
00:06:38qui peut voler 2000 kilomètres jusqu'en Israël.
00:06:42Son prix, 20 000 euros maximum,
00:06:45contre 1 million d'euros pour un missile patriote américain
00:06:48chargé de le détruire.
00:06:49Début mars, les Etats-Unis ont détruit un navire porte-drone,
00:06:52aussi grand qu'un porte-avion.
00:06:55Ce conflit le prouve, côté drone Téhéran,
00:06:57à une longueur d'avance sur les Occidentaux.
00:06:59Depuis juin 2024, ils se sont préparés à cet affrontement,
00:07:03qu'ils ont une industrie, on parlait des missiles,
00:07:06mais ce sont des dronistes extraordinaires.
00:07:08Grâce à la technologie iranienne,
00:07:11la Russie tient encore contre l'Ukraine.
00:07:14Dans cette guerre, les Etats-Unis ont testé
00:07:16leur premier drone kamikaze, le Lucas,
00:07:19une copie du Shahed iranien.
00:07:21Ils vont bientôt lancer la production en série.
00:07:24Comme son allié, l'armée française essaye de rattraper son retard
00:07:28en investissant dans la lutte anti-drone.
00:07:31L'intelligence artificielle aussi est en train de faire basculer
00:07:35les conflits dans une nouvelle ère.
00:07:37Elle démultiplie les capacités de renseignement
00:07:39et la précision des attaques.
00:07:42A Beyrouth, la frappe israélienne visait cet immeuble,
00:07:45mais plus précisément deux appartements
00:07:47au septième et huitième étage, sans toucher les autres.
00:07:51A Téhéran, le 28 février,
00:07:53Israël parvient à tuer l'ayatollah Hamenei,
00:07:56pourtant bien caché.
00:07:57La crise, j'étais impressionné par l'armada
00:07:59et la capacité israélienne de renseignement,
00:08:04de frapper énormément et très vite et très efficacement
00:08:07grâce à un ciblage qui est augmenté
00:08:09par l'intelligence artificielle.
00:08:11Il n'y a que les Israéliens pour l'instant qui font ça.
00:08:13C'est très impressionnant.
00:08:14L'opération de hacking des caméras de surveillance
00:08:17en plein Téhéran, c'est fou.
00:08:18L'Iran utilise aussi de plus en plus
00:08:21l'intelligence artificielle,
00:08:22mais Téhéran s'en sert pour surveiller
00:08:24sa propre population.
00:08:26Alors, je voudrais qu'on se penche d'abord
00:08:28sur l'intelligence artificielle,
00:08:30qui n'avait jamais été déployée
00:08:31à une telle échelle avant cette guerre.
00:08:33C'est même devenu une pièce maîtresse
00:08:35au sein du commandement américain.
00:08:36Alexandra Saviana, comment est-ce que les Américains
00:08:38s'en sont servis au tout début de l'opération ?
00:08:41Alors, l'intelligence artificielle, en fait,
00:08:42elle a plusieurs usages possibles
00:08:45dans ce type de conflit. Elle a notamment
00:08:47un usage, d'abord, c'est le plus évident,
00:08:49de trier les données.
00:08:50En fait, j'ai discuté avec un ancien responsable
00:08:53des renseignements militaires américains
00:08:54qui me disait, moi, j'exerçais,
00:08:56enfin, je servais plutôt au début des années 2000,
00:08:59et on était noyés
00:09:01sous un flux de données. On n'arrivait déjà
00:09:02pas à les traiter, alors qu'on n'avait pas
00:09:05l'amas de données qu'on a aujourd'hui
00:09:06avec Internet, avec les satellites, etc.
00:09:08Pour que le public comprenne bien,
00:09:09les données dont il vous parle à ce moment-là,
00:09:11c'est des données géographiques ?
00:09:12Ce sont des données géographiques, ce sont des données
00:09:14sur les personnes, c'est du renseignement humain,
00:09:16c'est du renseignement technique.
00:09:18Aujourd'hui, il y a du renseignement
00:09:19sur les téléphones portables,
00:09:21sur qui est avec qui grâce aux données
00:09:23de géolocalisation.
00:09:24Et donc, l'IA va venir trier ces données
00:09:26et va permettre d'ordonner
00:09:28et aider à la décision.
00:09:29Ça, c'est un premier usage.
00:09:31Et ensuite, il y a un deuxième usage aussi
00:09:32qui est moins attendu.
00:09:33C'est par exemple pour la frappe
00:09:35qui a visé Ramenei.
00:09:37Les États-Unis et Israël
00:09:39ont pu modéliser très précisément
00:09:41par rapport au bâtiment,
00:09:42c'est-à-dire regarder la localisation,
00:09:44regarder le ciment,
00:09:45regarder le type de frappe
00:09:46qui serait le plus efficace
00:09:47et pouvoir tester des scénarios de guerre.
00:09:49Donc, c'est un outil d'aide à la décision
00:09:51à minima, déjà.
00:09:52Outil d'aide à la décision
00:09:54et sélection des cibles.
00:09:56Et sélection des cibles.
00:09:57Est-ce que ça demande beaucoup d'hommes ?
00:09:59Alors, c'est justement aussi
00:10:00un des avantages de l'IA.
00:10:01Ça permet vraiment de réduire
00:10:03le nombre d'hommes.
00:10:05A titre d'exemple,
00:10:06par exemple,
00:10:07une brigade aérienne américaine
00:10:08qui faisait du renseignement
00:10:10devait traiter au début des années 90
00:10:11avec 2 000 soldats, justement,
00:10:14pour traiter l'IA
00:10:14et trier le renseignement.
00:10:16Pour traiter la donnée, pardon,
00:10:17et trier le renseignement.
00:10:18Aujourd'hui, ce nombre a été réduit à 20.
00:10:21Donc, c'est dire
00:10:21les économies d'échelle incroyables
00:10:23que l'on fait grâce à cet outil-là
00:10:24qui a malgré tout
00:10:26aussi des risques d'erreur.
00:10:28On va sans doute en parler.
00:10:29Oui, on va en parler.
00:10:29Et donc, on pense notamment à,
00:10:32je vais en parler tout de suite,
00:10:33à cette fameuse frappe...
00:10:35L'éléphant dans la pièce !
00:10:36Voilà, cette fameuse frappe
00:10:37sur l'école iranienne
00:10:39que les Américains ont fait
00:10:41dès les premières heures du conflit.
00:10:43Et donc, toute la question,
00:10:44c'est est-ce que l'aide
00:10:45à la décision est vraiment pertinente
00:10:47ou est-ce qu'à des moments,
00:10:48il peut y avoir des erreurs ?
00:10:49Manifestement, c'est déjà un peu le cas.
00:10:51Dominique Trinquant,
00:10:52pour vous,
00:10:53comment est-ce que l'IA
00:10:54est en train de transformer,
00:10:55justement, ce qu'on disait,
00:10:56la prise de décision militaire
00:10:59sur le champ de bataille ?
00:11:00Comme ça vient d'être expliqué
00:11:01par la fusion des données.
00:11:03Maintenant, attention,
00:11:04l'IA ne fait pas tout,
00:11:05il faut des capteurs quand même.
00:11:06Pour avoir des données,
00:11:08il faut des capteurs.
00:11:09Et là où l'IA joue un rôle
00:11:11extrêmement important,
00:11:12c'est cette profusion de données,
00:11:15d'arriver à les sélectionner,
00:11:17les trier,
00:11:17et de faire des propositions
00:11:18extrêmement rapidement.
00:11:20On est dans un monde
00:11:21qui évolue...
00:11:23L'intelligence artificielle
00:11:24est beaucoup utilisée
00:11:25dans le milieu civil aujourd'hui.
00:11:27et donc les armées
00:11:28adaptent de ça.
00:11:30Et je crois que l'important,
00:11:32si vous voulez,
00:11:33c'est d'accélérer
00:11:35le cycle décisionnel
00:11:37parce que toutes les données
00:11:40qui sont données
00:11:40vont vous être proposées
00:11:42en un quart d'heure,
00:11:44là où il fallait,
00:11:45probablement dans un cycle décisionnel,
00:11:47plusieurs heures pour l'avoir.
00:11:49Et donc,
00:11:49là, vous avez un avantage énorme
00:11:52dans le cycle décisionnel,
00:11:54dans la prise de décision,
00:11:55et donc dans l'accélération
00:11:57du processus pour frapper.
00:11:59Donc, quand je vous écoute,
00:12:01je vois deux bénéfices majeurs,
00:12:03c'est l'accélération du temps
00:12:04et la précision.
00:12:06Est-ce que l'IA permet
00:12:08des frappes plus précises ?
00:12:10Alors ça, c'est un autre sujet.
00:12:11Moi, j'ai parlé
00:12:11de la fusion des données.
00:12:13Là, vous êtes dans l'utilisation
00:12:14de l'IA sur les cibles,
00:12:17par exemple.
00:12:18On avait des exemples,
00:12:20en particulier les Israéliens,
00:12:21qui avaient la capacité
00:12:24de frapper des cibles
00:12:26et c'était l'IA
00:12:27qui distinguait l'endroit
00:12:29où il fallait frapper.
00:12:30Mais vous avez raison,
00:12:32sur la précision,
00:12:33il y a l'IA
00:12:34qui rentre en ligne de compte
00:12:36parce qu'on arrive
00:12:37à identifier tout de suite
00:12:39que c'est le bon bâtiment,
00:12:41qu'il faut passer
00:12:42par la fenêtre de droite
00:12:43ou la fenêtre de gauche.
00:12:44Vous avez vu ces immeubles
00:12:45dans lesquels on tape
00:12:46sur le deuxième étage.
00:12:48Un étage en particulier.
00:12:48Un étage en particulier.
00:12:49Mais ça, ce n'est pas nouveau.
00:12:50Ça existait avant.
00:12:51Moi, j'avais été frappé
00:12:52quand j'étais allé à Tripoli
00:12:53de voir les frappes
00:12:54faites par nos hélicoptères français
00:12:56qui n'avaient pas d'IA
00:12:57et qui vous frappaient
00:12:58au cinquième étage.
00:12:59On voyait un étage
00:13:01qui était cramé
00:13:02et au-dessus et en-dessous.
00:13:03Sauf que pour procéder
00:13:04à cette frappe précise,
00:13:06il avait sans doute fallu
00:13:07des mois de préparation
00:13:08là où l'IA
00:13:09n'a pris que 15 minutes.
00:13:10Il fallait du renseignement
00:13:11et après ça, de la précision.
00:13:12Là, en plus,
00:13:13ce sont des armes
00:13:14qui sont tirées
00:13:15ce qu'on appelle
00:13:15en stand-off
00:13:16qui sont tirées
00:13:17de très loin
00:13:17pour ne pas mettre en danger
00:13:19les pilotes
00:13:20ou les drones
00:13:21pour qu'ils ne soient pas détruits.
00:13:22On parle d'aide à la décision
00:13:24mais est-ce que
00:13:24le processus appartient
00:13:26toujours à l'armée
00:13:26ou est-ce qu'il appartient
00:13:28à l'entreprise
00:13:28qui a développé la technologie ?
00:13:30Est-ce que ça vous pose
00:13:31une question éthique ?
00:13:33Alors, je passerai la main
00:13:35tout à l'heure
00:13:36mais ce que j'en sais,
00:13:37moi, je ne suis plus
00:13:38dans les cercles
00:13:39qui décident
00:13:40mais je sais que l'armée
00:13:41veut toujours
00:13:42qu'il y ait l'homme
00:13:43dans la boucle.
00:13:44que ce soit l'homme
00:13:45qui décide
00:13:46ne pas avoir
00:13:47l'erreur.
00:13:48Moi, il y a quelques années
00:13:52je pilotais un master
00:13:54de quelqu'un
00:13:55qui travaillait sur les drones
00:13:56donc il y a longtemps
00:13:57il y a 10 ou 15 ans
00:13:58et je me souviens
00:13:58d'avoir interviewé
00:13:59un pilote de drone américain
00:14:01qui pilotait
00:14:03à partir de Tampa
00:14:04vous voyez, très loin
00:14:05en Californie
00:14:06un drone
00:14:06qui était au-dessus
00:14:07de l'Afghanistan
00:14:09et il prend sa checklist
00:14:11et toute la checklist
00:14:12lui dit
00:14:12c'est bon, tu peux tirer
00:14:13la voiture que tu as
00:14:14identifiée là
00:14:15c'est sûrement
00:14:16un rebelle et tout
00:14:17puis par veine
00:14:18il y avait une patrouille
00:14:19qui passait par là
00:14:20il demande à la patrouille
00:14:21de checker
00:14:22et en fait la voiture
00:14:23elle distribuait des melons
00:14:25vous voyez
00:14:25il vendait des melons
00:14:26et il s'est dit là
00:14:28heureusement que
00:14:28je me suis arrêté à temps
00:14:30donc il faut absolument
00:14:31qu'il y ait l'homme
00:14:31dans la boucle
00:14:32mais ça pose un problème
00:14:34parce que l'homme
00:14:35dans la boucle
00:14:35c'est plus lent
00:14:36et donc il y a une balance
00:14:38à faire
00:14:39sur la vitesse
00:14:41de proposition
00:14:42de solution
00:14:43la prise de décision
00:14:45elle-même
00:14:46et puis le fait
00:14:47qu'on est toujours
00:14:47l'homme dans la boucle
00:14:48parce qu'au bout du compte
00:14:50en particulier
00:14:50quand vous allez tuer
00:14:52des hommes
00:14:52parce que c'est ça
00:14:53il ne faut pas se masquer
00:14:53vous allez tuer des hommes
00:14:55et bien c'est aux hommes
00:14:56de décider quand même
00:14:57c'est pas la machine
00:14:57et dans le cas
00:14:58de cette école en Iran
00:14:59dont on parlait tout à l'heure
00:15:00Alexandra Saviana
00:15:01donc je rappelle
00:15:02une enquête est en cours
00:15:03pour déterminer
00:15:04ce qui s'est passé exactement
00:15:05et qui est responsable
00:15:06la frappe s'est produite
00:15:08au même moment
00:15:09qu'une attaque
00:15:09contre une base navale
00:15:10qui était adjacente
00:15:11à cette école
00:15:12l'imagerie satellite
00:15:14montre vraiment
00:15:15que les deux bâtiments
00:15:16étaient proches
00:15:16les sources américaines
00:15:18assisment aujourd'hui
00:15:18que l'école a été frappée
00:15:19par erreur
00:15:20en raison de données
00:15:21de ciblage obsolète
00:15:22de l'agence de renseignement
00:15:24de la défense
00:15:24qui l'avait désignée
00:15:25à tort
00:15:25comme une cible militaire
00:15:26in fine
00:15:28est-ce que
00:15:29ceux qui seront responsables
00:15:31de cette frappe
00:15:31ce sont
00:15:33les hommes
00:15:33du commandement américain
00:15:35ou ceux
00:15:36qui ont mis
00:15:38dans la machine
00:15:38de l'intelligence artificielle
00:15:40des fausses données
00:15:42j'allais dire
00:15:43un peu des deux
00:15:43mais pour le cas particulier
00:15:45de l'Iran
00:15:46aujourd'hui
00:15:46je vais vous dire
00:15:47les écoles
00:15:49sont systématiquement
00:15:50utilisées
00:15:51par les passes d'Aran
00:15:52qui ne sont plus
00:15:52les écoles sont fermées
00:15:54au passage
00:15:54il n'y a plus d'école
00:15:55donc les passes d'Aran
00:15:57s'installent dans les écoles
00:15:58parce qu'ils savent très bien
00:15:59que leurs PC
00:16:00vont être ciblés
00:16:01on sait que ça a été
00:16:03utilisé un peu partout
00:16:04en Syrie
00:16:04on se souvient des hôpitaux
00:16:06dans lesquels
00:16:06dans le sous-sol
00:16:07il y avait un poste
00:16:08de commandement
00:16:08donc c'est extrêmement difficile
00:16:11sur ce cas-là
00:16:12je ne me prononcerai pas
00:16:13mais s'il y avait
00:16:15la proximité
00:16:16d'un PC
00:16:16et une école à côté
00:16:18et que les Américains
00:16:19eux-mêmes
00:16:20reconnaissent
00:16:20qu'il y a une erreur
00:16:21de ciblage
00:16:22ça veut dire
00:16:22que les données
00:16:23qui avaient été rentrées
00:16:24dans l'armement
00:16:24n'étaient pas bonnes
00:16:25et donc c'est ceux
00:16:26qui ont rentré
00:16:27les données dans l'armement
00:16:28qui sont fautifs
00:16:30Margot Valen-Sénéchal
00:16:32le ministère des armées
00:16:33a donc fait de l'intelligence artificielle
00:16:34une des priorités
00:16:35de la loi de programmation
00:16:36militaire
00:16:362024-2030
00:16:37budget dédié
00:16:38800 millions d'euros
00:16:39comment va être utilisé
00:16:41cet argent ?
00:16:42et bien plusieurs choses
00:16:45tout d'abord
00:16:46on s'équipe
00:16:47avec des moyens de calcul
00:16:50c'est primordial
00:16:51pour faire de l'intelligence artificielle
00:16:53aujourd'hui
00:16:55le ministère des armées
00:16:56s'est doté
00:16:57du supercalculateur
00:17:00le plus puissant d'Europe
00:17:01donc on va être capable
00:17:03de venir faire
00:17:07entraîner
00:17:09nos algorithmes
00:17:10sur ces infrastructures
00:17:12puis faire de l'inférence dessus
00:17:13il y a également
00:17:15les hommes
00:17:16derrière
00:17:16qui proposent
00:17:20qui développent
00:17:21l'intelligence artificielle
00:17:23ce sera
00:17:24à terme
00:17:25300 personnes
00:17:26au sein de l'agence
00:17:27et puis ensuite
00:17:28il y a les achats
00:17:29de plateformes
00:17:30les achats
00:17:32d'algorithmes
00:17:34qu'on va venir poser
00:17:35sur les systèmes
00:17:36d'armes
00:17:37et tout ça sera financé
00:17:38sur ce budget
00:17:38vous avez commencé
00:17:39à l'automne dernier
00:17:40à livrer des solutions
00:17:41IA aux armées
00:17:43ça demande évidemment
00:17:44une formation
00:17:45qui doit être impressionnante
00:17:47pour les militaires
00:17:48eux-mêmes d'abord
00:17:49et puis comme vous dites
00:17:50pour l'entraînement
00:17:51des machines
00:17:52quand vous observez
00:17:53la guerre
00:17:54qui a commencé
00:17:55il y a maintenant
00:17:55trois semaines
00:17:56est-ce que
00:17:57l'armée
00:17:58en ce moment
00:17:59observe aussi
00:18:00la façon
00:18:02dont les américains
00:18:03se sont servis
00:18:03de l'intelligence artificielle
00:18:07la France
00:18:09a sa feuille de route
00:18:11d'intelligence artificielle
00:18:12et on s'y tient
00:18:13on accélère
00:18:15de semaine en semaine
00:18:16le développement
00:18:17et le déploiement
00:18:18des systèmes
00:18:19d'intelligence artificielle
00:18:20sur nos systèmes d'armes
00:18:24et
00:18:27pardon
00:18:28non non
00:18:29je vous en prie
00:18:30il y a un élément
00:18:32qui peut-être
00:18:32peut venir
00:18:33compléter
00:18:34la réflexion
00:18:35qu'on a
00:18:35c'est le décalage
00:18:37qu'il y a quand même
00:18:38entre cette
00:18:38hyper technologie
00:18:40de l'intelligence artificielle
00:18:41et l'arrivée
00:18:42qui a tout changé
00:18:43depuis la guerre
00:18:44en Ukraine
00:18:44du drone
00:18:45qui sans vouloir caricaturer
00:18:47a la technologie
00:18:48d'une tondeuse à gazon
00:18:49c'est extrêmement rudimentaire
00:18:50pour l'essentiel
00:18:51c'est des pièces civiles
00:18:52et on a ces deux armes
00:18:53qui arrivent
00:18:54sur le champ de bataille
00:18:55et qui sont
00:18:55sur le spectre
00:18:56le plus opposé
00:18:57ce qui bouleverse
00:18:58aujourd'hui aussi
00:18:59la guerre en Iran
00:19:00c'est le drone
00:19:01qui est au niveau zéro
00:19:02de la technologie
00:19:04non
00:19:05il est au niveau zéro
00:19:06de la technologie
00:19:07au sens où c'est
00:19:08une aile delta
00:19:08avec un moteur
00:19:10de tondeuse
00:19:10j'allais dire
00:19:11enfin on dit tondeuse
00:19:11parce que ça fait
00:19:12un bruit de tondeuse
00:19:12c'est un moteur d'avion
00:19:13ça c'est le niveau zéro
00:19:15mais en fait
00:19:16là dedans
00:19:16il y a des couches
00:19:17d'intelligence artificielle
00:19:18parce que le drone
00:19:19on va lui donner
00:19:21la cible
00:19:22qu'il va taper
00:19:23à partir des données
00:19:24donc
00:19:24qui ont été intégrées
00:19:26dans le système
00:19:27on va lui donner
00:19:28le profil
00:19:29du terrain
00:19:31et dans le golfe
00:19:32c'est pour ça
00:19:33que c'est si efficace
00:19:34dans le golfe
00:19:34c'est la mer
00:19:35et la mer
00:19:36le drone
00:19:37il vole à un mètre de hauteur
00:19:38donc les capteurs
00:19:39les radars
00:19:40ont beaucoup plus de mal
00:19:41à le percevoir
00:19:42et ensuite
00:19:44la capacité furtive
00:19:45c'est à dire
00:19:46s'il sait
00:19:47qu'il est
00:19:48visé
00:19:48par un autre système
00:19:49alors je parle pas du canon
00:19:50mais un autre système
00:19:51à partir de ce moment là
00:19:53il peut évoluer
00:19:53donc c'est à la fois
00:19:55très rustique
00:19:55et à la fois
00:19:56très sophistiqué
00:19:57la meilleure preuve
00:19:58c'est que les drones
00:19:59changent à vitesse
00:20:00grand V
00:20:00quand on dit
00:20:01aujourd'hui
00:20:02dans l'armée française
00:20:03mais pourquoi
00:20:03on n'a pas de stock
00:20:04de drones
00:20:04on va dire
00:20:05mais les stocks
00:20:05ça sert à quoi
00:20:06parce que dans
00:20:076 mois
00:20:08ils seront obsolètes
00:20:09donc on en a besoin
00:20:11pour s'entraîner
00:20:11naturellement
00:20:12mais il faut avoir
00:20:14la capacité de production
00:20:15par million derrière
00:20:17mais une fois
00:20:18qu'on sera en opération
00:20:20en guerre
00:20:21pas avant
00:20:21parce que sinon
00:20:22on va gaspiller de l'argent
00:20:23on observe vraiment
00:20:24depuis 3 semaines
00:20:25j'allais dire
00:20:26une dronisation
00:20:27de la guerre
00:20:28oui mais
00:20:30on ne parle quasiment
00:20:31à chaque heure
00:20:32que d'attaques de drones
00:20:33oui mais
00:20:34à cause de la spécificité
00:20:36du théâtre d'opération
00:20:37du Golfe
00:20:38je viens d'en parler
00:20:39à propos du vol
00:20:40au ras des vagues
00:20:42mais aussi
00:20:42la défense anti-aérienne
00:20:44des pays du Golfe
00:20:45était faite
00:20:46contre les missiles
00:20:47pas tellement
00:20:47contre le drone
00:20:48donc ça perce
00:20:49leur défense
00:20:50et donc ils améliorent
00:20:51on a vu qu'il y a
00:20:52des équipes ukrainiennes
00:20:53qui sont intégrées
00:20:56maintenant
00:20:56j'allais vous poser
00:20:57la question justement
00:20:58ces experts ukrainiens
00:20:59qui sont arrivés
00:21:01au Moyen-Orient
00:21:02200 experts
00:21:03200 experts
00:21:04en drones
00:21:04qui sont arrivés
00:21:05au Moyen-Orient
00:21:06pour aider à intercepter
00:21:07les drones iraniens
00:21:08comment vous avez réagi
00:21:09dans cette espèce
00:21:10d'inversement de l'histoire
00:21:12où l'Ukraine
00:21:12vient en aide
00:21:14à ces pays du Golfe
00:21:15mais c'est normal
00:21:16vous savez
00:21:16on apprend la guerre
00:21:18par la guerre
00:21:18les Ukrainiens
00:21:19le font depuis 4 ans
00:21:20donc ils apprennent
00:21:21ils améliorent
00:21:23et ils sont capables
00:21:24d'apporter
00:21:24leur savoir-faire
00:21:27et leurs instruments
00:21:29dans la guerre
00:21:30des drones
00:21:30juste deux chiffres
00:21:32les Émirats Arabes Unis
00:21:34ont reçu
00:21:34deux tiers
00:21:35de toutes les frappes
00:21:37et ils ont arrêté
00:21:3897%
00:21:39donc évidemment
00:21:41quand il y a un drone
00:21:42qui tombe
00:21:42sur un réservoir
00:21:43de carburant
00:21:44ça brûle
00:21:45les images
00:21:46à la télévision
00:21:46tout le monde dit
00:21:47c'est la catastrophe
00:21:48mais en fait
00:21:49pas tant que ça
00:21:50parce qu'ils s'adaptent
00:21:52et ils s'adaptent
00:21:52très vite
00:21:53avec l'avantage
00:21:54qu'ils ont
00:21:54d'avoir un carnet
00:21:55de chèques bien rempli
00:21:55et donc ils achètent
00:21:56très très vite
00:21:57la technologie ukrainienne
00:21:59Alexandra Saviana
00:22:00est-ce qu'une guerre
00:22:01des drones
00:22:01ça coûte moins cher
00:22:02parce qu'on l'a vu
00:22:03tout à l'heure
00:22:03dans le reportage
00:22:04un drone
00:22:05c'est 10-20 000 euros
00:22:07c'est une
00:22:08en fait
00:22:09c'est typiquement
00:22:10ce que disait
00:22:11le général Trincan
00:22:11sur la question
00:22:12du conflit
00:22:14asymétrique
00:22:14en fait
00:22:16le drone
00:22:16c'est un outil
00:22:17qui coûte peu cher
00:22:18ça veut dire
00:22:18que ce sont
00:22:19des états
00:22:19qui peuvent avoir
00:22:20moins de budget
00:22:21mais en même temps
00:22:22qui ont quand même
00:22:23besoin d'avoir
00:22:23une masse énorme
00:22:25pour pouvoir attaquer
00:22:26les drones
00:22:26c'est un outil
00:22:28quelque part
00:22:28un peu jetable
00:22:29on en produit beaucoup
00:22:30et ensuite
00:22:31on frappe avec
00:22:31sur la question
00:22:33de la guerre asymétrique
00:22:34je voulais revenir
00:22:35là-dessus aussi
00:22:35en parlant des drones
00:22:36parce que je pense
00:22:37qu'il y a deux points
00:22:38à aborder là-dessus
00:22:40la question
00:22:41de l'attaque des drones
00:22:42et la question
00:22:43de la défense
00:22:43justement
00:22:44comment est-ce
00:22:45qu'on se défend
00:22:46face à un drone
00:22:47comment est-ce
00:22:47que l'Europe
00:22:48peut se défendre
00:22:49notamment face à un drone
00:22:50on a eu la question
00:22:51notamment
00:22:52quand vous vous rappelez
00:22:53on a eu ces histoires
00:22:54de paquebots fantômes
00:22:55qui auraient peut-être
00:22:57hébergé des drones
00:22:58qui sont venus
00:22:59autour des infrastructures
00:23:00critiques européennes
00:23:02on ne sait pas encore
00:23:03d'où ils venaient précisément
00:23:04mais la question
00:23:05s'est posée
00:23:05de est-ce que l'Europe
00:23:06est prête
00:23:07à affronter ce type
00:23:08de menaces
00:23:08aujourd'hui
00:23:10la question est
00:23:10en point d'interrogation
00:23:11on avait parlé
00:23:12de murs anti-drone
00:23:14à l'époque
00:23:14pour nous défendre
00:23:15ça avait fait un peu
00:23:16soulever les sourcils
00:23:17de tout le monde
00:23:17donc il va falloir
00:23:18que ce conflit
00:23:19serve aussi
00:23:20d'inspiration
00:23:21pour nous préparer
00:23:22à d'éventuelles menaces
00:23:23futures
00:23:25comment est-ce qu'on gère
00:23:27et ensuite
00:23:27quand on a effectivement
00:23:28un arsenal nécessaire
00:23:30on parlait de canons
00:23:31justement
00:23:31pour abattre ces drones
00:23:32est-ce qu'ils sont vulnérables
00:23:34aux cyberattaques
00:23:35par exemple
00:23:36parce que les défenses iraniennes
00:23:38quand elles ont été attaquées
00:23:39au début de l'opération
00:23:41furie épique
00:23:42elles ont aussi subi
00:23:43des cyberattaques
00:23:43qui les ont en partie
00:23:44probablement paralysées
00:23:46ce qui explique
00:23:47que les Etats-Unis
00:23:48et Israël
00:23:49ont pu pénétrer
00:23:50aussi profondément
00:23:51en partie
00:23:52sur leur théâtre d'opération
00:23:53On a beaucoup parlé
00:23:55et entendu parler
00:23:55de deux types de drones
00:23:56les drones Shahed
00:23:57qui sont des drones iraniens
00:23:58bon marché
00:23:59difficile à détecter ?
00:24:01Alors c'est la matière
00:24:04avec laquelle ils sont construits
00:24:06qui fait qu'ils sont
00:24:07beaucoup plus difficiles
00:24:08souvent c'est des fibres carbone
00:24:10et qui les rendent
00:24:11beaucoup plus difficiles
00:24:12à repérer
00:24:13Est-ce que Donald Trump
00:24:14a sous-estimé
00:24:15les capacités de l'Iran
00:24:16dans ce domaine ?
00:24:18Mais plus que les drones
00:24:21qui ne sont jamais qu'un outil
00:24:22il a sous-estimé
00:24:24la volonté
00:24:26des passes d'Aran
00:24:27d'aller jusqu'au bout
00:24:28ce que je disais tout à l'heure
00:24:29de mettre le chaos
00:24:31et on met le feu à tout
00:24:32de toute façon
00:24:33on s'en fiche
00:24:34nous on ira au ciel
00:24:34c'est leur religion
00:24:37qui leur dit ça
00:24:38et le guide suprême
00:24:40et donc
00:24:42je pense que c'est ça
00:24:43qui a été sous-estimé
00:24:44cette volonté
00:24:45et le deuxième point
00:24:47la décentralisation
00:24:48du commandement
00:24:48en fait ils ont installé
00:24:50ce qu'on appelle
00:24:50la mosaïque
00:24:51et donc
00:24:53ils décident
00:24:54à peu près partout
00:24:55et donc
00:24:56quand vous avez
00:24:56un système décentralisé
00:24:58qui est un peu kamikaze
00:25:00d'une certaine façon
00:25:01c'est difficile
00:25:02et en plus
00:25:03quand ils disposent
00:25:04de moyens
00:25:05tels que les drones
00:25:06parce que
00:25:07les missiles
00:25:08on en parle un peu
00:25:08mais il n'y en a pas tant que ça
00:25:09des missiles iraniens
00:25:10et il y en a beaucoup
00:25:11qui ont été détruits
00:25:12parce que ça a été justement
00:25:13la cible
00:25:14quand vous cassez un lanceur
00:25:16on ne lance pas un missile
00:25:17le drone
00:25:18vous mettez ça
00:25:19sur votre pick-up
00:25:20et vous le lancez
00:25:21donc c'est beaucoup plus facile
00:25:22donc on parlait
00:25:23des drones Shahed
00:25:24l'armée américaine
00:25:24a déployé sa propre copie
00:25:26du drone Shahed
00:25:27après en avoir capturé un
00:25:28il y a plusieurs années
00:25:29qui s'appelle le Lucas
00:25:30le Wall Street Journal
00:25:31annonce aujourd'hui
00:25:31que les Etats-Unis
00:25:32ont décidé d'en produire en masse
00:25:33et au milieu de tout ça
00:25:34il se dit beaucoup
00:25:35que nous les Européens
00:25:36nous sommes très en retard
00:25:37est-ce que c'est vrai
00:25:38ou est-ce que c'est une idée reçue
00:25:40est-ce que c'est du bashing
00:25:41je pense que c'est vraiment
00:25:43une idée reçue
00:25:44au sens où la France
00:25:45s'a mis très très longtemps
00:25:47à accepter les drones
00:25:48mais qui n'étaient pas du tout
00:25:50ceux-là
00:25:50les Reapers
00:25:51vous savez les drones
00:25:51et on discutait
00:25:53est-ce qu'on doit les armer
00:25:54pas les armées
00:25:55etc
00:25:55et c'était
00:25:57pardonnez-moi
00:25:57une guerre de boutons
00:25:58ce qu'on a eu dans l'armée
00:25:59une guerre de boutons
00:26:00les aviateurs
00:26:01n'avaient pas envie
00:26:02de se voir remplacer
00:26:03les pilotes
00:26:03par des drones
00:26:04donc ça a été
00:26:05cette guerre-là
00:26:06maintenant ils ont bâti
00:26:06leur coupe
00:26:07ils ont compris
00:26:07que c'était complémentaire
00:26:09qu'il fallait le faire
00:26:10ça c'est les drones
00:26:12stratégiques
00:26:12vous voulez bien
00:26:13que je vous présente
00:26:14un nouveau drone
00:26:15le drone N-Bata
00:26:16bonsoir Jérémy Cossade
00:26:18merci d'être en direct
00:26:19avec nous ce soir
00:26:20depuis Toulouse
00:26:21vous êtes le président
00:26:21fondateur d'Aura Aero
00:26:23qui est une start-up
00:26:24toulousaine
00:26:24qui vient de créer
00:26:25une filiale
00:26:26entièrement dédiée
00:26:26aux militaires
00:26:27et vous êtes notamment
00:26:28en charge de développer
00:26:29une gamme de drones
00:26:30pour les armées françaises
00:26:31et pour l'exportation
00:26:32et vous développez
00:26:33ce drone
00:26:33baptisé N-Bata
00:26:35qu'on va voir à l'écran
00:26:37quelles sont
00:26:37ses spécificités
00:26:41merci pour l'invitation
00:26:42N-Bata
00:26:43c'est un drone mâle
00:26:44donc moyenne altitude
00:26:45longue endurance
00:26:45donc c'est un drone
00:26:46qui fait à peu près
00:26:472 tonnes de décollage
00:26:48et 17 tonnes d'envergure
00:26:49et le but de ce drone là
00:26:50c'est un peu dans la même catégorie
00:26:51que les Reapers
00:26:52un petit peu plus petit
00:26:53c'est de donner finalement
00:26:54toutes les capacités
00:26:56de ces drones là
00:26:58à faire de la surveillance
00:26:59de la surveillance armée
00:27:00de la surveillance maritime
00:27:03éventuellement
00:27:03d'avoir des capacités
00:27:04d'armement
00:27:05sous voilure
00:27:06et de pouvoir faire
00:27:07finalement 3 choses
00:27:08qu'on demande
00:27:08à ces drones là
00:27:09de la persistance
00:27:10c'est à dire rester
00:27:11très longtemps sur zone
00:27:12et possiblement
00:27:12en étant armé
00:27:14de transporter
00:27:15des charges utiles
00:27:15jusqu'à 1 tonne
00:27:16et enfin
00:27:17on le dit souvent
00:27:18fournir de l'électricité
00:27:19à un certain nombre
00:27:20d'objets volants
00:27:21qui peuvent faire
00:27:21de la contre-mesure
00:27:22ou d'autres enjeux
00:27:23vous êtes dans quelle phase
00:27:25de développement ?
00:27:27alors nous
00:27:28on est originellement
00:27:29un constructeur d'avion
00:27:30qui s'est créé en 2018
00:27:31et une des caractéristiques
00:27:32qu'on a
00:27:32c'est de pouvoir aller vite
00:27:33le sujet des drones mâles
00:27:35est un sujet
00:27:35dans lequel effectivement
00:27:36on est légèrement à la peine
00:27:37parce que c'est une taille d'avion
00:27:38d'objet volant intermédiaire
00:27:40donc c'est pas du haut du spec
00:27:41c'est du bas du spec
00:27:42dans lequel on doit faire
00:27:43de la masse
00:27:44dans des quantités suffisantes
00:27:45à des coûts réduits
00:27:46et donc vous savez
00:27:47qu'on en est
00:27:47dans le cadre
00:27:48de la compétition BGA
00:27:49qui a été lancée
00:27:49et annoncée en 2025
00:27:51on est en train
00:27:52d'assembler
00:27:53le premier prototype
00:27:54pour voler sur 2026
00:27:56et l'idée
00:27:56c'est d'être en capacité
00:27:57de pouvoir livrer les ports
00:27:58à partir de 2026
00:27:59ce sera une conception 100%
00:28:01alors peut-être pas
00:28:01made in France
00:28:02mais made in Europe
00:28:04oui exactement
00:28:05c'est une des
00:28:06dans les principales caractéristiques
00:28:08de ce drone là
00:28:08qui nous semble absolument importante
00:28:09pour les drones de maintenant
00:28:10et de demain
00:28:11c'est la première
00:28:12d'être ce qu'on appelle
00:28:13itar free
00:28:13non dépendante
00:28:14des règles de protectionnisme américain
00:28:16d'une part
00:28:17et deuxièmement
00:28:19une petite subtilité
00:28:20pour ce drone là
00:28:20certifié
00:28:21le drone mâle
00:28:22a aussi des applications civiles
00:28:24et la logique de certification
00:28:25par une autorité européenne
00:28:26les ASA en l'occurrence
00:28:28nous permet d'imaginer
00:28:29des utilisations
00:28:30et des coûts
00:28:31à l'heure de vol
00:28:31très efficaces
00:28:32en se calquant finalement
00:28:33sur tout ce qu'on sait
00:28:34dans le domaine civil
00:28:35bon vous devinez
00:28:36ma dernière question
00:28:37combien ça coûte ?
00:28:40c'est difficile à répondre
00:28:41à l'heure actuelle
00:28:42on est en train d'y travailler
00:28:43juste peut-être pour rappel
00:28:45la compétition
00:28:45dans laquelle on est
00:28:46à l'heure actuelle
00:28:46c'est une compétition
00:28:47dans laquelle il faut voler
00:28:48en 2026
00:28:49avec un certain nombre
00:28:50de caractéristiques
00:28:51dans le cadre
00:28:51de la compétition des GA
00:28:52et à l'issue de cette phase là
00:28:54on espère qu'il y aura
00:28:55une phase 2
00:28:56dès l'année prochaine
00:28:56une phase donc
00:28:57industrielle
00:28:58et là pour le coup
00:28:59l'idée c'est de répondre
00:29:00aux spécifications
00:29:01la philosophie générale d'Ora
00:29:03c'est de répondre
00:29:03aux besoins des forces
00:29:04de l'armée de l'air évidemment
00:29:06de la marine
00:29:06et aussi de l'armée de l'air
00:29:09merci infiniment
00:29:10d'être venu nous présenter
00:29:11ce nouvel appareil
00:29:12ce soir
00:29:12Jérémy Caussade
00:29:13je rappelle que vous étiez
00:29:14en direct de Toulouse
00:29:17Dominique Trinquant
00:29:18dans toute dernière question
00:29:19une guerre technologique
00:29:20ça coûte beaucoup plus cher
00:29:23ça coûte beaucoup plus cher
00:29:26oui parce qu'il y a
00:29:27beaucoup de développement
00:29:28à y faire
00:29:29les munitions
00:29:30coûtent extrêmement cher
00:29:33quand on parlait
00:29:34de la concentration
00:29:35des forces américaines
00:29:36tout le monde me disait
00:29:37ça coûte cher
00:29:37je dis tant qu'ils ne tirent pas
00:29:39ça va
00:29:39à partir du moment
00:29:40où ils se mettent à tirer
00:29:41c'est ce que j'allais vous dire
00:29:42est-ce que ce qu'on dépense
00:29:43en argent
00:29:43on l'économise en vie humaine
00:29:44aujourd'hui ?
00:29:46alors de notre côté
00:29:47oui
00:29:48le but n'est pas
00:29:49d'économiser les vies humaines
00:29:51de ceux qu'on frappe
00:29:52mais de notre côté
00:29:54oui bien sûr
00:29:54en tirant à distance
00:29:55en étant plus efficace
00:29:57en allant plus vite
00:29:57bien sûr
00:29:58on économise nos vies humaines
00:30:00dans des pays
00:30:01il faut le rappeler
00:30:01qui sont en train
00:30:02de mourir démographiquement
00:30:04nos pays européens
00:30:05sont en train de mourir
00:30:05démographiquement
00:30:06donc évidemment
00:30:07qu'on a intérêt
00:30:08à économiser
00:30:09sacrément nos vies humaines
00:30:10alors Donald Trump
00:30:11a dit cet après-midi
00:30:12qu'il n'y aurait pas
00:30:13de troupes au sol en Iran
00:30:13est-ce que
00:30:15Alexandra Saviana
00:30:16cette guerre
00:30:16serait la première
00:30:17sans boots on the ground
00:30:19comme disent les américains
00:30:20mais sans soldats
00:30:22sur terre
00:30:23en tout cas
00:30:24Donald Trump
00:30:24y a intérêt
00:30:25parce qu'il a lancé
00:30:27une guerre
00:30:28contre
00:30:29contre ses promesses
00:30:30de campagne
00:30:31contre l'opinion
00:30:32contre l'opinion aussi
00:30:33on se rappelle
00:30:34que c'est quand même
00:30:34le président
00:30:35qui a été élu
00:30:36en disant
00:30:36qu'il arrêterait les guerres
00:30:37et qu'il arrêterait
00:30:38notamment les guerres
00:30:38au Moyen-Orient
00:30:39donc il n'a aucun intérêt
00:30:41à déployer des boys
00:30:43de nouveau
00:30:44au Moyen-Orient
00:30:45mais la question c'est
00:30:46maintenant
00:30:46comment va-t-il faire
00:30:47pour se sortir
00:30:48de l'ornière
00:30:49dans laquelle
00:30:49il s'est lancé
00:30:51Dominique Trinquant
00:30:52vous avez une réponse ?
00:30:53Non mais il semblerait
00:30:54qu'il ait pris le chemin
00:30:55de mettre des boots
00:30:56on the ground
00:30:57puisqu'il a
00:30:58la 31ème
00:30:59Expeditionary Force
00:31:00des Marines
00:31:01a quitté Okinawa
00:31:02elle est à 15 jours
00:31:04alors je n'ai pas calculé
00:31:04depuis
00:31:05mais elle doit être
00:31:05à 12 jours
00:31:06à peu près
00:31:06d'Hormuz
00:31:07la 82ème
00:31:09Airborne Division
00:31:10est en alerte
00:31:11à Fort Bragg
00:31:11donc on a l'impression
00:31:12que quand même
00:31:13il s'avance un peu
00:31:14là-dessus
00:31:14Cet après-midi
00:31:15il a encore dit non
00:31:16Oui mais
00:31:17il est un peu entraîné
00:31:19moi je dis depuis le début
00:31:20c'est la guerre
00:31:21de Netanyahou
00:31:22en fait
00:31:22ça fait 20 ans
00:31:23qu'il se prépare
00:31:24à cette guerre
00:31:24si on ne détruit pas
00:31:26le régime des Mola
00:31:27à Téhéran
00:31:27on continuera
00:31:28à avoir les problèmes
00:31:30avec le Hezbollah
00:31:30le Hamas etc
00:31:31donc il va
00:31:33taper au coeur
00:31:34il a réussi
00:31:35à entraîner
00:31:36monsieur
00:31:37Trump là-dedans
00:31:39monsieur Trump
00:31:39lui cherche
00:31:40une porte de sortie
00:31:41je ne sais pas
00:31:42quelle porte de sortie
00:31:42il va trouver
00:31:43à part un show
00:31:44sur Fox News
00:31:45je ne vois pas très bien
00:31:46comment il va s'en sortir
00:31:49En tout cas
00:31:50cette révolution technologique
00:31:51dont on parle
00:31:52depuis tout à l'heure
00:31:53je voudrais vous faire
00:31:54écouter quelque chose
00:31:55c'est Volodymyr Zelensky
00:31:56le président ukrainien
00:31:57qui en parle le mieux
00:31:57écoutez-le
00:31:58c'était avant-hier
00:31:59à Londres
00:31:59il s'exprimait
00:32:00devant la chambre
00:32:00des communes
00:32:05Le monde
00:32:07restera-t-il
00:32:07un endroit
00:32:08où les gens
00:32:09vivent à la surface
00:32:11sous le soleil
00:32:12et non sous la terre
00:32:13sous le béton
00:32:14simplement pour rester
00:32:16en sécurité
00:32:16c'est à nous
00:32:18de le décider
00:32:19le monde est entré
00:32:21dans une époque
00:32:21totalement nouvelle
00:32:22une époque de drones
00:32:24et d'intelligence artificielle
00:32:26personne ne peut prédire
00:32:28où cette évolution
00:32:29nous mènera
00:32:33est-ce que c'est une question
00:32:35que vous vous posez aussi
00:32:35tous les trois
00:32:36où est-ce que ça nous mènera
00:32:39oui
00:32:40non mais bien sûr
00:32:42la technologie
00:32:42mais pas seulement
00:32:43dans l'armement
00:32:44dans la vie
00:32:45je veux dire
00:32:45l'intelligence artificielle
00:32:46tout le monde se pose
00:32:47la question aujourd'hui
00:32:48où est-ce que ça va nous mener
00:32:50la difficulté bien sûr
00:32:51c'est que quand on joue
00:32:52avec l'armement létal
00:32:54c'est quand même
00:32:55un peu plus dangereux
00:32:56donc oui
00:32:57on peut se poser
00:32:57cette question là
00:32:58et en particulier
00:32:59sur les cycles décisionnels
00:33:00qui risquent d'aller
00:33:01trop vite pour l'homme
00:33:02et donc avec des erreurs
00:33:04d'appréciation et de décision
00:33:05Alexandra Saviana
00:33:06avec une sensation
00:33:07de course à nava
00:33:08malheureusement
00:33:09mais quand on est confronté
00:33:10justement à un adversaire
00:33:11qui s'arme
00:33:12on est obligé de s'armer
00:33:14en retour
00:33:14pour comprendre
00:33:15ce qu'il fait en face
00:33:16et aussi pour pouvoir
00:33:18se défendre
00:33:18c'est la dissuasion
00:33:19et bien merci à tous les trois
00:33:21d'être venus ce soir
00:33:22dans chaque voix compte
00:33:23en parler avec nous
00:33:24merci également
00:33:25à Jérémy Caussat
00:33:26depuis Toulouse
00:33:27dans un instant
00:33:28nous on n'a pas de pétrole
00:33:29et figurez-vous
00:33:30qu'on n'a pas non plus
00:33:30d'idées pour faire baisser
00:33:31son prix
00:33:32on va parler de la flambée
00:33:33des prix de l'énergie
00:33:34réunion à Matignon
00:33:35à Bercy
00:33:36à Bruxelles
00:33:37aujourd'hui
00:33:38on va en parler
00:33:38avec nos trois prochains invités
00:33:39mais avant cela
00:33:40c'est quelle histoire
00:33:41et c'est Olivier Ravanello
00:33:50bon Emmanuel Macron
00:33:51bon Emmanuel Macron
00:33:52a diffusé
00:33:52il y a quelques heures
00:33:53un clip
00:33:54qui s'appelle
00:33:55France is wild
00:33:57et c'est une communication
00:33:58pour le moins
00:33:59iconoclaste
00:34:00c'est ce que vous nous dites
00:34:01ce soir Olivier
00:34:01absolument
00:34:02et avant de faire
00:34:03un long discours
00:34:04on va commencer par regarder
00:34:05cette vidéo
00:34:06de 30 secondes
00:34:07postée sur le compte
00:34:08très officiel
00:34:09de l'Elysée
00:34:18à Bruxelles
00:34:44Ça y va, hein ?
00:34:45Alors, que voit-on dans le détail ?
00:34:46On l'a remonté au ralenti pour...
00:34:48Oui, parce que là, ça va vraiment vite, c'est un trop-postop.
00:34:51Vous avez des équipements militaires français
00:34:53les plus pointus, le Rafale, des sous-marins,
00:34:55un porte-avions. Vous avez du largage de matériel
00:34:57aussi de vivre à vocation
00:34:58humanitaire. Des opérations héliportées
00:35:01les plus complexes de nuit.
00:35:02Vous avez de l'aérospatiale avec la fusée Ariane
00:35:05et avec l'astronaute Sophie Adnaud
00:35:06qui est sur une station spatiale internationale
00:35:09en ce moment. Vous avez une centrale
00:35:11nucléaire, symbole de l'indépendance énergétique
00:35:13de la France. En ce moment,
00:35:15ça résonne particulièrement.
00:35:17Vous avez une Renault Alpine
00:35:19électrique, symbole de la mobilité
00:35:21d'avenir, mais aussi de la continuité
00:35:23d'une marque alpine qui, dans les années
00:35:2560, faisait de la compétition
00:35:27en rallye. Et puis, vous avez le TGV,
00:35:29évidemment, fleuron d'un secteur
00:35:31dans lequel la France,
00:35:33depuis 40 ans, est leader.
00:35:35Alors, il y a ce nom
00:35:37aussi, « Wild »,
00:35:39« Wild », en anglais, ça veut dire
00:35:40« sauvage », mais dans le sens de
00:35:43« qui a été préservé », « qui est encore
00:35:46indompté », « qui est libre ».
00:35:47C'est ça, Francis Wilde.
00:35:48Mais quel est le message politique ?
00:35:50C'est de dire qu'on est des sauvages ?
00:35:51Non, c'est pas qu'on est des sauvages.
00:35:53Et en termes de sens politique,
00:35:55il n'y en a pas. Enfin, pas au sens
00:35:57traditionnel. Lorsque vous avez
00:35:59un président qui veut faire passer
00:36:01un message sur les réseaux sociaux, et on voit par exemple
00:36:03une vidéo qui a été faite au moment du voyage
00:36:05d'Emmanuel Macron en Chine. Vous avez
00:36:06un message politique qui correspond
00:36:09à une situation, à une thématique.
00:36:10En l'occurrence, Emmanuel Macron,
00:36:12on entend dans cette vidéo des extraits de son
00:36:15discours prononcé pour
00:36:18qualifier la relation
00:36:19franco-chinoise, l'économie,
00:36:21des perspectives de développement. Là, on est
00:36:23totalement sur autre chose. Regardez,
00:36:25c'est un montage qui est très cut, très rapide,
00:36:27qui ressemble à une bande-annonce d'une série
00:36:29ou d'un film. C'est un mélange
00:36:31d'images qui a un impact rétinien.
00:36:33En fait, ça ne livre pas un message,
00:36:36ça laisse une sensation.
00:36:37La sensation de puissance,
00:36:39de maîtrise, d'innovation
00:36:41et de progrès, d'enthousiasme
00:36:43aussi et de détermination, et
00:36:45de patriotisme. Au fond,
00:36:47c'est de la com-corporate. Comme
00:36:49certaines entreprises peuvent le faire lorsqu'
00:36:51qu'elles parlent de leur marque. Lorsqu'on vous vend
00:36:53un parfum, on ne vous dit pas « ça sent bon », on vous raconte
00:36:55une quantité d'autres choses, on vous fait
00:36:57passer une sensation. Là, c'est un peu la même
00:36:59chose. La marque en question, c'est la France.
00:37:01Et le slogan, il est en anglais parce
00:37:03que cette marque, elle a vocation
00:37:05à être entendue et ce message,
00:37:07il a vocation à résonner à l'étranger,
00:37:09à être entendue par des étrangers.
00:37:11Par qui ? Par des Russes,
00:37:13par des Américains, par des Chinois,
00:37:15par ces grandes puissances
00:37:17qui, comme Trump ou Poutine,
00:37:19considèrent que la France d'Emmanuel Macron
00:37:21les gêne et surtout
00:37:23qu'elle n'a pas
00:37:24les moyens de ses ambitions.
00:37:27Ce message-là, cette vidéo,
00:37:29elle est là pour dire que la France
00:37:31reste une grande puissance,
00:37:32qu'elle est libre, qu'elle est indépendante
00:37:35et qu'elle a les moyens de ses ambitions.
00:37:37En fait, ça reste un message
00:37:39très gaullien et on s'inscrit
00:37:41parfaitement dans la séquence
00:37:42très gaullienne dans laquelle le président
00:37:45est depuis un mois.
00:37:46For sure, Olivier.
00:37:47For sure.
00:37:49Merci, Olivier.
00:37:50La question qui fâche, c'est tout de suite.
00:37:59Et on accueille sur le plateau
00:38:00de chaque voix-compte Agnès Pannière-Unaché.
00:38:02Bonsoir.
00:38:03Députée Renaissance du Pas-de-Calais,
00:38:04ex-ministre de la Transition écologique.
00:38:07Merci d'être là,
00:38:08aux côtés de Chloé Lecoq.
00:38:09Bonsoir.
00:38:10Vous êtes économiste,
00:38:11présidente de l'Association
00:38:12des économistes de l'énergie
00:38:13et professeur à Assas.
00:38:15Merci d'être là également.
00:38:16Le prix du pétrole est donc monté
00:38:17en flèche ce jeudi
00:38:19sous l'effet des frappes incessantes
00:38:21sur les infrastructures
00:38:22de production des hydrocarbures
00:38:24du Golfe.
00:38:25Le conflit a d'ailleurs
00:38:26franchi une étape
00:38:27en visant massivement
00:38:28des sites de production
00:38:28en plus du stockage
00:38:30et du transport du pétrole
00:38:31et du gaz.
00:38:32Résultat, le baril a pris 7%.
00:38:34Le gaz européen
00:38:35s'est littéralement envolé
00:38:36ce matin à plus 35%.
00:38:38Et chez nous,
00:38:39les réunions se multiplient
00:38:40pour contenir ou pas
00:38:42l'augmentation des prix
00:38:43autant que possible.
00:38:44Valérie Brochard.
00:38:46Le premier site au monde
00:38:48de production de gaz naturel
00:38:51liquéfié en flamme.
00:38:53Cette nuit,
00:38:54le complexe gazier
00:38:55de Ras Lafane au Qatar
00:38:57a été touché
00:38:58par des missiles iraniens
00:38:59provoquant des incendies
00:39:01importants
00:39:02et d'autres dégâts
00:39:02considérables
00:39:04d'après Qatar Energy,
00:39:05la compagnie publique du pays.
00:39:07Une attaque sans précédent
00:39:09qui attise les craintes
00:39:10pour l'approvisionnement
00:39:11énergétique international
00:39:12et fait bondir
00:39:13les prix du gaz.
00:39:15A 8h ce matin,
00:39:16sur le marché européen,
00:39:18le prix du gaz
00:39:19s'est envolé
00:39:19de 35%,
00:39:21faisant grimper
00:39:22le mégawatt-heure
00:39:23à 70 euros.
00:39:25Depuis le Parlement européen,
00:39:27le président de la République
00:39:28demande la suspension
00:39:29des attaques
00:39:30visant spécifiquement
00:39:31les installations énergétiques
00:39:33et prône-la
00:39:34des escalades.
00:39:35Cette escalade est inconsidérée
00:39:37et je le dirais ici,
00:39:39nous défendons l'idée
00:39:40d'un moratoire
00:39:40sur les infrastructures civiles,
00:39:42les personnes civiles
00:39:43dans ce conflit
00:39:44et une désescalade rapide.
00:39:45Mais les combats
00:39:46ne sont pas prêts
00:39:47de s'arrêter
00:39:48dans un incommuniqué commun.
00:39:5012 pays du Moyen-Orient
00:39:51condamnent les attaques iraniennes
00:39:53et réaffirment leur droit
00:39:54à se défendre
00:39:56conformément à l'article 51
00:39:58de la Charte des Nations Unies.
00:40:00La guerre continue
00:40:00et avec elle,
00:40:01c'est aussi le prix du pétrole
00:40:03qui augmente.
00:40:04A 15h aujourd'hui,
00:40:05le baril de Brent
00:40:06se vendait
00:40:07à plus de 106 dollars.
00:40:09Pour la ministre de l'Energie,
00:40:11la baisse des prix
00:40:11dépend uniquement
00:40:12du rétablissement
00:40:14de la circulation
00:40:15dans le détroit d'Ormouse.
00:40:16L'urgence,
00:40:17et c'est ce que fait
00:40:18le président de la République,
00:40:19c'est de porter des initiatives
00:40:20et de tout mettre en œuvre
00:40:21pour débloquer ce détroit
00:40:23de façon à retrouver
00:40:24une situation
00:40:25la plus normale possible.
00:40:27Le scénario
00:40:28d'une baisse des taxes
00:40:29n'est pas envisagé
00:40:30à l'heure où on se parle.
00:40:31Pourtant,
00:40:31entre fixation des prix
00:40:33ou baisse des taxes,
00:40:34nombreux sont les pays européens
00:40:36comme la Grèce,
00:40:36l'Allemagne,
00:40:37l'Italie
00:40:37ou l'Espagne
00:40:38à avoir mis en place
00:40:40des mesures
00:40:40pour soutenir
00:40:41les consommateurs d'énergie.
00:40:42Le ministre de l'Économie
00:40:44a réuni
00:40:44les principaux distributeurs
00:40:46de carburants
00:40:47à Bercy.
00:40:47Mais la France
00:40:48a-t-elle suffisamment
00:40:49de leviers
00:40:50pour faire baisser
00:40:51les factures ?
00:40:52Oui, c'est toute la question
00:40:53Agnès Pannier-Runacher.
00:40:54On a l'impression
00:40:55d'une multiplication
00:40:55des réunions en France
00:40:57depuis le début du conflit
00:40:58au Moyen-Orient
00:40:58avec à l'arrivée
00:40:59toujours le même constat.
00:41:00On n'a pas les moyens
00:41:01d'aider les consommateurs
00:41:02face à la hausse des prix.
00:41:04Donc, ce ne sera
00:41:04ni baisse des taxes
00:41:05ni chaque énergie ?
00:41:07Alors, attention d'abord,
00:41:09je pense qu'il faut
00:41:11agir sur la cause
00:41:13de l'envolée des prix.
00:41:14Et c'est pour ça
00:41:15qu'il est si important
00:41:16de débloquer
00:41:17le détroit d'Hormuz
00:41:18et de baisser la pression
00:41:21sur le marché pétrolier.
00:41:22C'est tout l'enjeu.
00:41:22Ça n'a pas été rappelé
00:41:23dans ce reportage
00:41:24du déblocage
00:41:25de 400 millions
00:41:26de barils de pétrole
00:41:28des stocks stratégiques.
00:41:29Ces 400 millions
00:41:30de barils de pétrole
00:41:32qu'on est en train
00:41:33de sortir des stocks stratégiques,
00:41:34ça n'arrive pas
00:41:35du jour au lendemain.
00:41:36Ça prend un peu de temps
00:41:36et là, on commence
00:41:37à voir ces barils
00:41:38de pétrole arriver.
00:41:40C'est une annonce
00:41:40qui avait été faite
00:41:41la semaine dernière
00:41:42mais dans les faits,
00:41:43pour l'instant,
00:41:44les stocks stratégiques
00:41:45sont toujours...
00:41:45Dans les faits, en fait,
00:41:46il faut pousser le pétrole.
00:41:48Ça prend du temps
00:41:48de remonter.
00:41:49Moi, j'ai géré
00:41:52Vous avez fait appel
00:41:53aux stocks stratégiques
00:41:54à l'époque.
00:41:54pour remonter le pétrole
00:41:55dans les pipelines
00:41:56et donc, le temps
00:41:57que ce pétrole arrive
00:41:59effectivement sur le marché
00:42:00et qu'il puisse y être
00:42:01ensuite distribué
00:42:02dans les différentes stations
00:42:04de distribution,
00:42:05vous avez un délai
00:42:07et c'est en train d'arriver.
00:42:08Ça, c'est le premier élément.
00:42:09Deuxième élément,
00:42:10débloquer le détroit d'Ormuz.
00:42:12Vous savez que la France
00:42:13a pris sa part.
00:42:14Elle positionne
00:42:15des unités de défense stratégiques
00:42:18pour contribuer
00:42:19à ce déblocage.
00:42:20C'est évidemment essentiel.
00:42:22Troisième mesure,
00:42:23et je pense que c'est important
00:42:24qu'on se le dise,
00:42:25c'est la décision
00:42:27qui a été prise
00:42:29mais sous...
00:42:31qui est en fait
00:42:31une réactivation
00:42:32de ce qu'on avait fait
00:42:33aussi au moment
00:42:34de la crise pétrolière
00:42:35qui est de plafonner
00:42:36le prix de l'essence
00:42:38et le prix du diesel.
00:42:40Donc Total,
00:42:40s'était engagé
00:42:41à le plafonner
00:42:42à 1,99 €.
00:42:43Ils ont un peu bougé
00:42:441,99 € pour l'essence.
00:42:47C'est impossible.
00:42:48C'est les distributeurs
00:42:48qui s'y sont engagés.
00:42:49Pardon,
00:42:50c'est une négociation.
00:42:51Ce n'est pas l'opération
00:42:51du Saint-Esprit.
00:42:52Moi, je sais,
00:42:53pour avoir négocié
00:42:54avec Bruno Le Maire
00:42:54cette mesure
00:42:55avec Patrick Pouyanné,
00:42:56président de Total,
00:42:58c'est une mesure
00:42:59qui est directement issue
00:43:00d'une discussion
00:43:02avec le pouvoir politique.
00:43:04Ça n'arrive pas
00:43:04comme ça.
00:43:05C'est dur à obtenir ?
00:43:06Oui, bien sûr
00:43:07que c'est dur à obtenir
00:43:08puisque vous demandez
00:43:09à un acteur économique
00:43:10de ne pas passer
00:43:12complètement les prix.
00:43:12Donc c'est plutôt contraire
00:43:14aux règles du marché.
00:43:15Donc c'est une forme
00:43:16de régulation
00:43:16et c'est un effort
00:43:17qui est fait par l'entreprise.
00:43:19D'autres acteurs
00:43:20de la grande distribution
00:43:20ont également indiqué
00:43:22qu'ils allaient réduire
00:43:23au maximum leur marge.
00:43:24Il se trouve,
00:43:25parce qu'on a expérimenté
00:43:27pendant les différentes crises
00:43:29du carburant,
00:43:30que lorsqu'on a voulu
00:43:31plafonner le prix du carburant
00:43:34et plafonner le prix du carburant
00:43:35quand vous êtes totalement dépendant
00:43:38pour votre approvisionnement
00:43:39de l'étranger,
00:43:40ça revient en fait
00:43:41à plafonner le prix des marges
00:43:42parce que le reste,
00:43:44la matière première,
00:43:45vous l'achetez sur le marché
00:43:46et si vous ne la prenez pas,
00:43:47quelqu'un la prendra pour vous
00:43:48au meilleur prix.
00:43:50Et plafonner le prix des marges,
00:43:51on s'est aperçu
00:43:52que ça avait tendance
00:43:52à fixer le prix
00:43:53au niveau de ces marges.
00:43:54Donc ceux qui ont des marges
00:43:56plus élevées arrêtent,
00:43:57donc vous risquez
00:43:58de réduire l'approvisionnement
00:44:01et ceux qui ont des marges
00:44:02en dessous,
00:44:02vous se collez au prix maximum.
00:44:04Donc en fait,
00:44:04c'est plutôt contre-productif.
00:44:05Le problème du plafond, oui.
00:44:06Donc on a quand même,
00:44:07parce qu'on a déjà essayé
00:44:08un certain nombre de mesures,
00:44:10aujourd'hui,
00:44:10un gouvernement
00:44:11qui a appris
00:44:12de toutes ces précédentes crises
00:44:14et qui prend aujourd'hui
00:44:16des mesures
00:44:16qui sont les plus effectives
00:44:18sur un marché
00:44:18dont je rappelle
00:44:19que nous sommes
00:44:19dépendants à 99%
00:44:21et moi, ça faisait des mois
00:44:23que je disais
00:44:24qu'il faut accélérer
00:44:24la transition énergétique.
00:44:26Vous savez que,
00:44:28malheureusement,
00:44:29l'extrême droite,
00:44:30une certaine partie
00:44:30de la droite
00:44:31était, je dirais,
00:44:33précautionneuse,
00:44:34voulait ralentir.
00:44:35Et moi, je disais,
00:44:36ce n'est pas qu'un sujet climatique,
00:44:38c'est un sujet géopolitique.
00:44:40Une crise éclate
00:44:41au Moyen-Orient,
00:44:41j'avais cité le Moyen-Orient,
00:44:43les prix s'envolent,
00:44:44qu'est-ce qu'on fait ?
00:44:45Eh bien,
00:44:46tout ce qu'on a fait
00:44:46en électrification,
00:44:47aujourd'hui,
00:44:48pèse dans la balance
00:44:49et les Français
00:44:50qui ont eu le temps
00:44:51de s'électrifier
00:44:52et qui ont été accompagnés
00:44:53par l'État
00:44:53sont beaucoup moins sensibilisés.
00:44:55Non,
00:44:56je ne veux pas vous laisser dire ça.
00:44:57Le leasing social,
00:44:58il est orienté
00:45:00vers les classes
00:45:00les plus modestes.
00:45:01C'est une voiture
00:45:02à 100 euros par mois
00:45:04et ça coûte moins cher.
00:45:05Pour ceux qui ont réussi
00:45:06à l'obtenir,
00:45:07il y a eu beaucoup plus
00:45:07de demandes que d'offres.
00:45:08Oui,
00:45:09mais il y a aussi
00:45:09une demande qui a été mise.
00:45:11Aujourd'hui,
00:45:12vous avez un million de véhicules
00:45:13qui permet effectivement
00:45:14d'être protégés.
00:45:16Et tous les discours
00:45:17anti-voiture électrique,
00:45:18aujourd'hui,
00:45:18on en mesure l'impact
00:45:20et tous les gens
00:45:21qui ont fait le jeu
00:45:21des fossiles
00:45:22auront des comptes à rendre.
00:45:23Et d'ailleurs,
00:45:23ce qui est amusant,
00:45:24c'est que je lisais
00:45:25que beaucoup de concessionnaires
00:45:26ont organisé
00:45:27des portes ouvertes
00:45:27le week-end dernier
00:45:28et qu'on a assisté
00:45:29à une ruée des clients
00:45:31vers les véhicules électriques.
00:45:33Chloé Lecoq
00:45:33en parlait à l'instant
00:45:34de la libération
00:45:35des réserves stratégiques
00:45:36qui avait été annoncée
00:45:37la semaine dernière
00:45:38qui est en train
00:45:39d'avoir lieu en ce moment.
00:45:41Donc, pardon,
00:45:42ça va être là
00:45:43la bonne nouvelle ?
00:45:44C'est là qu'on va voir
00:45:45l'effet à la pompe
00:45:46parce que ça avait été annoncé
00:45:47comme un moyen
00:45:47de contenir la hausse.
00:45:51La bonne nouvelle,
00:45:51c'est-à-dire que
00:45:55certains des consommateurs,
00:45:56ils ont besoin
00:45:57d'aller...
00:45:58Ils n'ont pas le choix.
00:45:59Ils n'ont pas le choix.
00:46:00Donc, ils vont devoir
00:46:02consommer
00:46:03et je pense que c'est important.
00:46:04Il y a l'élasticité
00:46:05pour certains.
00:46:06L'élasticité prix
00:46:08est quand même
00:46:09très rigide.
00:46:11mais bon,
00:46:13il va peut-être y avoir
00:46:13un effet d'aubaine,
00:46:16un effet...
00:46:16Mais je ne pense pas
00:46:17que ça va être la solution.
00:46:18Je suis assez d'accord
00:46:19pour qu'il faut
00:46:20qu'on réfléchisse
00:46:21sur le long terme.
00:46:21Là, c'est-à-dire,
00:46:22on réfléchit tous à chaud
00:46:23sur qu'est-ce qu'on doit faire
00:46:25sur le prix à l'instant T.
00:46:26Et c'est vrai
00:46:27qu'on peut essayer
00:46:28de trouver des solutions
00:46:29de court terme.
00:46:30Mais je pense qu'il y a vraiment
00:46:31une réflexion à avoir
00:46:32sur le long terme
00:46:33et au niveau européen aussi.
00:46:35Ça, ça me paraît
00:46:36très important.
00:46:37Oui, c'est d'ailleurs
00:46:37pour ça qu'il y a aussi
00:46:38des réunions à Bruxelles.
00:46:39Fanny Guinochet,
00:46:40dans la réunion
00:46:41qui a eu lieu
00:46:42ce matin à Matignon
00:46:44et cet après-midi à Merci,
00:46:45il a été question
00:46:46d'un accompagnement ciblé.
00:46:49Parce qu'il y avait
00:46:49des professionnels
00:46:50de plusieurs branches
00:46:50autour de la table.
00:46:53Ça consisterait en quoi ?
00:46:54Pour l'instant,
00:46:55c'est assez flou.
00:46:56On nous dit ça,
00:46:57mais la question
00:46:58de l'accompagnement ciblé,
00:46:59c'est comment on procède.
00:47:00Effectivement,
00:47:01il y a quelques années,
00:47:03il y a eu,
00:47:03vous vous souvenez,
00:47:05une aide
00:47:05pour les gros rouleurs.
00:47:07C'était en fonction
00:47:09du revenu.
00:47:10C'était un chèque carburant.
00:47:12Donc c'était pour les gens
00:47:13qui travaillaient
00:47:14et qui avaient besoin
00:47:17de ce que vous dites.
00:47:18Qui faisaient plus de 15 km.
00:47:19Qui avaient plus de X km par jour.
00:47:2115 km par jour, c'était ?
00:47:22Oui, qui étaient à plus
00:47:23de 15 km de leur bureau
00:47:24et qui en avaient besoin
00:47:26tous les jours.
00:47:26Voilà.
00:47:27Mais c'est vrai
00:47:28que c'est très difficile
00:47:29de mettre une aide,
00:47:32un curseur.
00:47:33mais on va avoir
00:47:34des professions,
00:47:35une infirmière libérale,
00:47:37les artisans,
00:47:38enfin,
00:47:38toutes ces professions.
00:47:39Mais vous avez aussi
00:47:41comment on fait
00:47:42face à un retraité,
00:47:44face à un aidant
00:47:44qui va aider
00:47:45son parent retraité.
00:47:47Alors c'est hors
00:47:47du champ du travail.
00:47:48Mais donc,
00:47:49on sait que la question
00:47:51du carburant,
00:47:51elle est extrêmement complexe.
00:47:54Et en plus,
00:47:54vous avez les ruraux,
00:47:57les gens qui habitent
00:47:57en ville.
00:47:58Ce n'est pas juste
00:48:00des tableaux
00:48:01où on dit
00:48:01il y a ceux
00:48:02qui font autant
00:48:03de kilomètres
00:48:03et puis ceux
00:48:05qui ont tant
00:48:06de revenus.
00:48:07C'est beaucoup
00:48:07plus complexe que ça
00:48:08et c'est la difficulté
00:48:09de ce ciblage
00:48:10et c'est ce qui fait
00:48:11que souvent,
00:48:11on tombe à côté.
00:48:12Et surtout,
00:48:12ce qu'on n'a pas dit
00:48:13tout à l'heure,
00:48:15Madame la ministre,
00:48:16la députée,
00:48:17vous disiez
00:48:18on a expérimenté
00:48:20plein de solutions,
00:48:21on sait.
00:48:21Mais aujourd'hui,
00:48:22le problème
00:48:23de notre pays,
00:48:24ce n'est même pas
00:48:25tant les solutions,
00:48:26c'est qu'on n'a plus
00:48:26d'argent.
00:48:27Quelle que soit la solution,
00:48:28on n'a pas l'argent
00:48:29pour engager
00:48:32une solution d'aide
00:48:33et d'ailleurs,
00:48:34on le voit bien,
00:48:34on le voyait
00:48:34dans votre reportage,
00:48:35tous les autres pays
00:48:36européens
00:48:37sont venus
00:48:38en appui
00:48:39à leur population
00:48:40pour essayer.
00:48:41Nous,
00:48:41effectivement,
00:48:42on fait la réserve
00:48:43des stocks,
00:48:44on participe
00:48:44à ce collectif
00:48:45où on lâche
00:48:46des stocks stratégiques
00:48:48de pétrole
00:48:48et on fait des contrôles
00:48:49sur les stations-service.
00:48:51Mais pour le reste,
00:48:52on n'a pas
00:48:52la marge
00:48:53de manœuvre budgétaire
00:48:55et toutes les solutions
00:48:56qui ont été mises
00:48:57en place auparavant
00:48:57et effectivement,
00:48:58l'État en a expérimenté
00:49:00un certain nombre,
00:49:01que ce soit le plafonnement,
00:49:02que ce soit des chèques carburants,
00:49:04ça a coûté quand même
00:49:04très très cher
00:49:05aux finances publiques.
00:49:07Ça se chiffre
00:49:07à chaque fois
00:49:08en milliards d'euros.
00:49:09Peut-être deux rebonds
00:49:11sur ça.
00:49:12Il y a des mesures
00:49:12qui ont été prises
00:49:13par d'autres pays
00:49:14mais je veux quand même
00:49:14les remettre en perspective.
00:49:16L'Autriche autorise
00:49:17les distributeurs
00:49:18à augmenter le prix
00:49:18à la pompe
00:49:19uniquement trois fois
00:49:20par semaine.
00:49:20Je veux dire,
00:49:20ce n'est pas une mesure
00:49:21de plafonnement.
00:49:22L'Allemagne l'autorise
00:49:24une fois par jour.
00:49:25Ça, c'est les mesures
00:49:25qui ont été prises
00:49:26par nos voisins.
00:49:26Oui, mais l'Allemagne
00:49:27est en train d'étudier
00:49:28une taxe sur les surprofits
00:49:29des groupes pétroliers.
00:49:30Ils sont en train d'étudier
00:49:32comme nous sommes
00:49:32en train d'étudier.
00:49:33On étudie en ce moment
00:49:35en France
00:49:35une éventuelle taxe
00:49:37sur les surprofits.
00:49:38Nous, nous sommes en train
00:49:39d'étudier des mesures
00:49:41ciblées.
00:49:42On sait tous
00:49:42que les agriculteurs
00:49:45ont des consommations
00:49:47importantes,
00:49:47que pour les pêcheurs,
00:49:48c'est un élément
00:49:49de leur compte de résultats
00:49:50qui est énorme.
00:49:51Donc, pas de carburant,
00:49:53pas de bateau.
00:49:54Je veux dire,
00:49:55ils ne prennent pas.
00:49:55J'ai été ministre de la pêche
00:49:56donc je connais bien
00:49:57ce sujet-là.
00:49:59Et aujourd'hui,
00:49:59les mesures
00:50:00qui ont été prises
00:50:01ont permis
00:50:02de plafonner
00:50:04dans un certain nombre
00:50:05de stations de service
00:50:07le prix de l'essence
00:50:08et le prix du diesel
00:50:10dans des proportions
00:50:11qui ne sont pas très éloignées
00:50:12de celles
00:50:13de nos voisins européens.
00:50:14Je veux le redire ici
00:50:15parce qu'on a tendance
00:50:16à penser
00:50:16que tout le monde
00:50:17a pris des mesures.
00:50:18Quand je regarde
00:50:18les mesures qui sont prises
00:50:19aux Philippines,
00:50:20c'est le télétravail.
00:50:22Vous voyez,
00:50:24personne aujourd'hui
00:50:25dans le monde,
00:50:26dans les pays
00:50:27qui ne sont pas producteurs
00:50:28de pétrole,
00:50:29ne savent en réalité
00:50:30bloquer le prix du pétrole.
00:50:32Et donc,
00:50:33soit c'est une dépense publique
00:50:35qui quelque part
00:50:36sera remboursée
00:50:37par le contribuable,
00:50:39soit effectivement,
00:50:41ce sont des mesures
00:50:42qui sont des mesures
00:50:42où on va voir
00:50:43avec les entreprises
00:50:44à s'assurer
00:50:45qu'elles ne profitent pas
00:50:46de la crise
00:50:46et à limiter leurs profits.
00:50:47On parle beaucoup
00:50:48des particuliers.
00:50:50Je crois qu'un calcul
00:50:50a été fait aujourd'hui
00:50:51sur l'augmentation.
00:50:52Ça représente
00:50:53à peu près 60 euros
00:50:54en moyenne
00:50:55de plus par mois
00:50:56pour un budget
00:50:57dans une famille.
00:50:59Qu'en est-il
00:51:00des professionnels
00:51:00du transport
00:51:02qui, pour eux,
00:51:03ont un impact
00:51:04de cette augmentation
00:51:06bien plus important ?
00:51:08fois mille, peut-être ?
00:51:09C'est ça,
00:51:09et dont on parle
00:51:10assez peu, au final.
00:51:11Oui, mais alors,
00:51:12c'est très intéressant
00:51:13ce que vous dites
00:51:13parce que ce choc,
00:51:15il a une particularité,
00:51:16c'est qu'il est homogène
00:51:18pour tout le monde.
00:51:18C'est-à-dire que ce n'est pas
00:51:20un choc de compétitivité.
00:51:22Les entreprises françaises
00:51:23ne sont pas plus impactées
00:51:26que les entreprises espagnoles,
00:51:28italiennes, allemandes
00:51:29avec lesquelles
00:51:29elles sont en concurrence.
00:51:31Et ça, c'est essentiel
00:51:33parce qu'effectivement,
00:51:34la manière dont ça va se traiter,
00:51:36ça va se traiter par une diffusion
00:51:39dans les prix
00:51:39et donc probablement
00:51:41une augmentation de l'inflation
00:51:42si la crise dure.
00:51:43Parce qu'on est tous,
00:51:45on s'en parlait avant
00:51:46de rentrer en plateau,
00:51:47on est sur une crise
00:51:47qui vient de démarrer.
00:51:49On a assez peu d'éléments
00:51:50pour nous dire
00:51:51si ça dure deux semaines,
00:51:53trois semaines,
00:51:54six mois, plus.
00:51:56Ça, c'est important.
00:51:58Et autre élément intéressant,
00:52:00si on prend la crise ukrainienne,
00:52:03on a vu comment un choc
00:52:05qui était à l'époque
00:52:07encore plus important
00:52:08parce que là,
00:52:09c'est 40% de la livraison du gaz
00:52:11qui ont été mis en danger
00:52:14en quelques jours.
00:52:15Donc, vraiment,
00:52:16on tirait le tapis
00:52:17sous les pieds
00:52:17de l'économie européenne.
00:52:19Eh bien, on voit aujourd'hui,
00:52:20alors qu'on a toujours
00:52:21la guerre en Ukraine,
00:52:22que l'économie s'est adaptée.
00:52:24Donc, l'économie,
00:52:25elle a aussi une capacité...
00:52:26De résilience.
00:52:27De résilience,
00:52:28de réadaptation.
00:52:29On voit bien que dans le pétrole,
00:52:30l'Arabie saoudite
00:52:31étudie d'autres routes.
00:52:32Enfin, la machine
00:52:34s'est mise en place
00:52:35pour essayer de parer
00:52:37cette situation
00:52:38de restriction
00:52:39de l'approvisionnement.
00:52:40Chloé Lecoq,
00:52:41quand on entend
00:52:42des reportages
00:52:43dans les stations-service
00:52:44depuis le début du conflit,
00:52:46on entend beaucoup
00:52:47des automobilistes
00:52:48et aussi des partis politiques
00:52:50dire,
00:52:50oui, mais l'État
00:52:51se gave aussi
00:52:52en raison de toutes les taxes
00:52:53qui s'appliquent
00:52:54sur un litre d'essence.
00:52:56Est-ce que c'est juste
00:52:57de dire les choses comme ça ?
00:52:59Et parce que,
00:53:00dans la même veine,
00:53:01les automobilistes se disent
00:53:02que l'État
00:53:03est en train de gagner
00:53:03grâce à cette guerre
00:53:04et peut nous le rendre.
00:53:06Oui, donc,
00:53:07la discussion sur les taxes,
00:53:08c'est toujours un problème.
00:53:10Donc, oui, effectivement,
00:53:11pourquoi on paye des taxes ?
00:53:13À quoi servent les taxes ?
00:53:15Bon, il y a...
00:53:16Au départ,
00:53:17il faut dire que
00:53:18si on veut aller
00:53:20vers l'électrification,
00:53:21et je pense que là,
00:53:22parce que je suis assez d'accord,
00:53:23là, on parle sur le court terme,
00:53:25donc on essaye
00:53:25de mettre du sparadrap.
00:53:26Mais parce que la facture,
00:53:27elle est maintenant
00:53:28dans le portefeuille
00:53:29des automobilistes,
00:53:30elle n'est pas dans six mois.
00:53:31Et donc,
00:53:31peut-être qu'il faut compenser,
00:53:33peut-être que maintenant,
00:53:33il faut vraiment compenser
00:53:35et essayer,
00:53:36qu'importe,
00:53:37comme on a fait
00:53:38avec la dernière crise énergétique,
00:53:40réduire les taxes,
00:53:41mais il faudrait vraiment
00:53:42avoir une vision
00:53:43de plus long terme,
00:53:45c'est-à-dire qu'on voit bien
00:53:46que,
00:53:47même si,
00:53:48je suis d'accord,
00:53:49on a fait beaucoup de progrès
00:53:49avec la...
00:53:50après la crise ukrainienne,
00:53:52l'Europe,
00:53:53ils ont changé,
00:53:54on a investi dans les terminaux,
00:53:56mais par exemple,
00:53:56on a investi dans les terminaux,
00:53:58dans le gaz liquéfié,
00:54:00et puis on est devenu dépendant,
00:54:02en fait,
00:54:02du gaz liquéfié,
00:54:04et du coup,
00:54:06donc on voit bien
00:54:07qu'à chaque fois,
00:54:08il faut vraiment penser
00:54:09sur le long terme,
00:54:10et que peut-être
00:54:11que vraiment,
00:54:12le problème,
00:54:13c'est bien,
00:54:13sur le court terme,
00:54:14faisons quelque chose,
00:54:16essayons de...
00:54:16mais vraiment,
00:54:17sur le long terme,
00:54:18essayons d'avoir des mesures
00:54:19qui nous permettraient
00:54:20d'avoir une indépendance énergétique.
00:54:23– Fanny Guignogne.
00:54:23– On voit bien
00:54:23que la difficulté,
00:54:25c'est toujours la même
00:54:25depuis quelques années,
00:54:27c'est la cohabitation
00:54:29entre la fin du mois
00:54:30et la fin du monde,
00:54:32vous voyez,
00:54:32enfin,
00:54:33les gens aujourd'hui
00:54:34qui nous écoutent,
00:54:35qui travaillent,
00:54:37qui prennent leur voiture,
00:54:39ils ont,
00:54:40certes,
00:54:41pas beaucoup de...
00:54:42pour beaucoup,
00:54:42ils n'ont pas beaucoup
00:54:43de marge de manœuvre,
00:54:44et c'est vrai que...
00:54:45c'est pour ça
00:54:46que cette question,
00:54:47elle est si difficile,
00:54:48elle est aussi sensible
00:54:50politiquement,
00:54:51c'est que,
00:54:52en plus,
00:54:52quand vous allez à la pompe,
00:54:54psychologiquement,
00:54:54vous y allez assez souvent,
00:54:55donc c'est un peu comme
00:54:56le prix de la baguette de pain,
00:54:57vous avez l'impression
00:54:58que vous payez tout le temps
00:54:58alors que vous avez
00:55:00d'autres dépenses,
00:55:02la taxe foncière
00:55:02ou la taxe qui n'existe plus
00:55:05d'habitation,
00:55:06c'était une fois par an,
00:55:07bon,
00:55:07vous pouviez la moduler,
00:55:08mais quand même,
00:55:09là, vraiment,
00:55:09les gens,
00:55:10ils ont le sentiment
00:55:10que la hausse
00:55:12que l'on s'est prise,
00:55:12et c'est vrai que
00:55:15il y a eu énormément
00:55:16de crises,
00:55:17mais si ce baril reste
00:55:18à plus de 100 dollars,
00:55:21enfin...
00:55:21106 ce soir.
00:55:22Voilà, voire 110 dollars,
00:55:23certaines économies,
00:55:24je parle sous votre contrôle,
00:55:26nous disent,
00:55:26mais on n'a rien vu encore,
00:55:27ça va être du 150 dollars,
00:55:30comment on fait ?
00:55:31Si ça dure des mois...
00:55:33Et d'ailleurs,
00:55:34Chloé Lecoq,
00:55:34un baril à 150 dollars,
00:55:36c'est un litre à la pompe
00:55:37à combien ?
00:55:382,50 euros ?
00:55:40Je n'ai pas une réponse
00:55:43ou pression pour vous,
00:55:44mais effectivement,
00:55:44si ça continue à augmenter,
00:55:46il va falloir qu'on ait
00:55:47des mesures d'urgence,
00:55:48il n'y a aucun...
00:55:50C'est inévitable,
00:55:51j'ai envie de vous dire,
00:55:51regardez ce qui s'est passé
00:55:52en 2022,
00:55:53on a fait plein de mesures,
00:55:54la France était parmi le pays
00:55:56qui a fait le plus de mesures,
00:55:58qui a dépensé le plus.
00:56:00Sauf qu'on n'est plus du tout
00:56:01dans le quoi qu'il en coûte,
00:56:03plus du tout les moyens.
00:56:04Non, et puis surtout,
00:56:05on a appris des choses
00:56:05de ces mesures.
00:56:06Moi, je m'en rappelle,
00:56:07la remise carburante 15 centimes,
00:56:09en fait,
00:56:10la remise carburante 15 centimes,
00:56:12elle a conduit
00:56:13beaucoup de Belges,
00:56:15de Suisses,
00:56:15d'Italiens
00:56:17à aller faire le plein
00:56:18chez nous.
00:56:19Les transporteurs routiers
00:56:20étrangers se débrouillaient
00:56:21pour plutôt faire le plein
00:56:22chez nous qu'ailleurs.
00:56:25On a...
00:56:25Donc, dans un beau
00:56:26renversement de l'histoire,
00:56:28les frontaliers iront faire
00:56:29le plein en Italie, là.
00:56:30Parce que,
00:56:31pendant 20 jours,
00:56:3225 centimes de moins
00:56:33par litre.
00:56:35Et vous allez avoir...
00:56:37Et on mettait
00:56:38le même coup de pouce
00:56:39à quelqu'un
00:56:41qui partait en week-end
00:56:42dans sa super voiture
00:56:44et c'est tout à son...
00:56:46Enfin, c'est son problème,
00:56:47c'est son sujet,
00:56:48je n'ai rien à critiquer
00:56:49là-dedans,
00:56:49en week-end.
00:56:50Et effectivement,
00:56:51l'infirmière libérale
00:56:52qui devait visiter
00:56:5310 patients dans la journée
00:56:55et pour lequel
00:56:56cette dépense
00:56:57était très élevée.
00:56:59Donc, l'aide
00:56:59ne correspondait pas
00:57:00à ce à quoi
00:57:02elle était capable
00:57:03de faire face.
00:57:04Il faut faire aussi
00:57:04attention aux annonces
00:57:05qu'on fait, figurez-vous
00:57:06que ce soir,
00:57:07Michel-Édouard Leclerc
00:57:07plaide coupable
00:57:08d'avoir anticipé à tort
00:57:10une baisse de 30 centimes
00:57:11qu'il n'a pas pu appliquer.
00:57:12Vous lui dites quoi
00:57:13ce soir à Michel-Édouard Leclerc ?
00:57:14Je lui dis
00:57:15qu'on compte sur lui
00:57:17néanmoins pour appliquer
00:57:18la baisse la plus importante
00:57:19qui soit sur ses clients
00:57:22et qu'on voit,
00:57:25y compris dans
00:57:28cette erreur
00:57:29d'interprétation
00:57:30des marchés,
00:57:31la difficulté
00:57:33qu'il y a
00:57:34à donner
00:57:35un prix
00:57:36à une matière
00:57:37qu'on ne maîtrise pas.
00:57:38Et je reviens
00:57:39à mon point de départ.
00:57:40Fanny Glinochet,
00:57:40vous avez raison de dire,
00:57:41on oppose fin du mois
00:57:43et fin du monde,
00:57:44sauf que
00:57:44si on n'avait pas mis
00:57:46des pâtons dans les roues
00:57:47à l'électrification
00:57:48des véhicules,
00:57:49on aurait un peu moins
00:57:50de problèmes
00:57:50de fin du mois
00:57:51et du fin du monde
00:57:52et surtout,
00:57:52aujourd'hui,
00:57:53le véhicule électrique,
00:57:55il s'avère
00:57:56sur les petites cylindrées
00:57:57d'occasion
00:57:58moins cher
00:57:59que la voiture thermique.
00:58:01Et ça,
00:58:01c'est une réalité
00:58:02et c'est une réalité
00:58:03pour les ménages
00:58:04modestes et moyens.
00:58:06Et un certain nombre
00:58:07de think tanks
00:58:08se sont réunis hier
00:58:10pour faire des recommandations
00:58:12et ce qui est intéressant,
00:58:13c'est la première
00:58:14de leurs recommandations,
00:58:15c'est de dire
00:58:16surtout
00:58:16pas de mesures généralistes
00:58:19qui vont freiner
00:58:20à nouveau
00:58:21notre capacité
00:58:23à sortir
00:58:24de notre dépendance
00:58:25aux fossiles
00:58:26alors que nous sommes
00:58:26pieds et poings liés
00:58:27à des pays
00:58:28aussi fiables
00:58:29que la Russie,
00:58:30que ceux du Moyen-Orient
00:58:31et que désormais
00:58:33les Etats-Unis
00:58:34alors que nous avons
00:58:35dans les mains
00:58:36de l'électricité
00:58:38nucléaire,
00:58:39renouvelable,
00:58:39peu importe,
00:58:40qui est compétitive
00:58:41en prix
00:58:42parce que le prix
00:58:42de l'électricité,
00:58:43ça ne vous a pas échappé,
00:58:44a très peu augmenté
00:58:46comparativement.
00:58:47Précisément
00:58:47parce que la politique
00:58:49que j'ai menée
00:58:50entre autres
00:58:50avec d'autres ministres
00:58:51ensuite
00:58:52a augmenté
00:58:53la production électrique.
00:58:54Chloé Lecoq,
00:58:55un mot quand même
00:58:56aussi du gaz
00:58:56parce que les frappes
00:58:57visent désormais
00:58:58aussi les infrastructures
00:58:59gazières.
00:58:59Le prix du gaz européen
00:59:00s'est envolé
00:59:01de 35% ce matin.
00:59:03En France,
00:59:03il y a 11 millions
00:59:04d'abonnés au gaz.
00:59:05Quelle incidence
00:59:06et à quelle échéance
00:59:07sur leur facture de gaz ?
00:59:09Pour l'instant,
00:59:10ils ne voient rien.
00:59:12Pour l'instant,
00:59:12l'augmentation du gaz,
00:59:14on le voit bien
00:59:15sur le marché de gros
00:59:15mais pas sur la facture
00:59:16bien sûr
00:59:17parce qu'on a des contrats
00:59:19avec des prix
00:59:21souvent fixes
00:59:21ou indexés
00:59:22sur le marché de gros
00:59:23mais à plus long terme.
00:59:24Donc pour l'instant,
00:59:24il n'y a pas trop
00:59:26d'effet.
00:59:27On le verra
00:59:28d'ici le mois de mai peut-être ?
00:59:29Voilà.
00:59:31Mais ce qui est aussi important,
00:59:32c'est aussi,
00:59:33si je peux remondir là-dessus,
00:59:34c'est-à-dire,
00:59:35c'est le prix du gaz,
00:59:35quel est l'effet du prix du gaz
00:59:36sur le prix de l'électricité ?
00:59:37Donc ça, c'est aussi très important.
00:59:39Et ça, c'est toujours la question
00:59:41qu'on a bien vu encore.
00:59:42Je prends l'exemple
00:59:44de la crise,
00:59:45la dernière crise énergétique
00:59:46parce qu'on voit bien
00:59:47qu'il y a un effet aussi
00:59:48de l'augmentation du gaz
00:59:50sur le prix de l'électricité
00:59:51et il faudrait veiller en France
00:59:53à être sûr
00:59:54de ne pas augmenter l'électricité.
00:59:56Eh bien,
00:59:56merci à toutes les deux
00:59:57d'être venus ce soir
00:59:57sur le plateau de Chaque Voix Compte
00:59:59pour en parler.
00:59:59On n'a pas fini d'en parler, en fait.
01:00:01Mais tout de suite,
01:00:02on se replonge
01:00:03dans le bain municipal.
01:00:04Nous sommes à trois jours
01:00:05du second tour
01:00:06et c'est Marco Pommier
01:00:06pour Journal de campagne,
01:00:07tout de suite.
01:00:13Bonsoir, Marco.
01:00:14Bonsoir, Adeline.
01:00:15Je le disais,
01:00:16J-3,
01:00:17elles sont dissipées,
01:00:18les filles sur le plateau ce soir.
01:00:19Elles continuent de parler.
01:00:20Le débat continue.
01:00:21J-3 avec une campagne
01:00:23qui se tend,
01:00:24forcément,
01:00:25dans plusieurs villes.
01:00:26On commence par Paris, Marco.
01:00:27Oui,
01:00:27la capitale
01:00:28où le scrutin de dimanche
01:00:29s'annonce très serré.
01:00:3146% pour Emmanuel Grégoire,
01:00:3344% pour Rachida Dati
01:00:34selon un dernier sondage IFOP.
01:00:36Un suspense total
01:00:38et des rebondissements.
01:00:39Ce matin encore,
01:00:40le candidat socialiste
01:00:41a accusé Emmanuel Macron
01:00:43d'être personnellement intervenu
01:00:45pour obtenir le désistement
01:00:47de Sarah Knafou,
01:00:48la candidate reconquête
01:00:50d'extrême droite
01:00:51qui s'était qualifiée
01:00:51pour le second tour.
01:00:53Objectif,
01:00:53aider Rachida Dati
01:00:54dans la course
01:00:55à la mairie de Paris.
01:00:57Que le président de la République
01:00:58ait du temps à perdre
01:00:59à s'occuper
01:01:00de ce type de sujet,
01:01:01d'abord est un peu incongru
01:01:03au regard de la charge
01:01:04qui est la sienne,
01:01:05mais deuxièmement,
01:01:07traduit une faute morale majeure.
01:01:09D'une certaine manière,
01:01:10tout est bon pour gagner.
01:01:11Tout est bon pour gagner,
01:01:12y compris les plus grandes
01:01:13forfaitures morales.
01:01:15Une accusation grave,
01:01:16selon l'Elysée,
01:01:17à laquelle Emmanuel Macron
01:01:19a réagi en personne.
01:01:20Il était interrogé ce matin
01:01:21en marge du sommet européen
01:01:23à Bruxelles.
01:01:24Écoutez,
01:01:25ces propos n'ont aucun sens.
01:01:26Ils déshonorent un peu
01:01:27la personne qui les dit
01:01:28comme ça à l'emporte-pièce
01:01:29parce que c'est...
01:01:29Bon,
01:01:30c'est pas sérieux.
01:01:32Donc non,
01:01:32je ne connais pas
01:01:33Mme Knafou à titre personnel
01:01:34et je n'interviens pas du tout
01:01:35dans ces municipales.
01:01:36La discussion que nous sommes
01:01:37en train d'avoir
01:01:38montre que j'ai largement
01:01:39autre chose à faire.
01:01:41Démentie,
01:01:41cinglant aussi
01:01:42de Sarah Knafou
01:01:43ce matin sur X.
01:01:45Elle s'est adressée
01:01:46à Emmanuel Grégoire.
01:01:47Regardez,
01:01:47vous paniquez
01:01:49et sombrez
01:01:49dans le complotisme.
01:01:51Elle termine en souhaitant
01:01:52au candidat socialiste
01:01:53une excellente défaite
01:01:54dimanche.
01:01:55Bonne ambiance à Paris.
01:01:57Bonne ambiance aussi
01:01:57à Marseille apparemment.
01:01:58Le maire sortant,
01:01:59Benoît Payan,
01:02:00et le candidat RN,
01:02:01Franck Alizio,
01:02:02s'affrontent ce soir
01:02:03lors d'un débat
01:02:04sur France 2.
01:02:05Un débat
01:02:06qui lui aussi fait débat.
01:02:07Oui,
01:02:07on en parlait hier
01:02:08dans le journal de campagne.
01:02:09Un duel sans
01:02:10la troisième femme
01:02:12de la campagne marseillaise,
01:02:13Martine Vassal,
01:02:14pourtant qualifiée
01:02:15pour le second tour.
01:02:17Mécontente,
01:02:17la candidate de la droite
01:02:19et du centre
01:02:19a saisi l'Arcum,
01:02:20le gendarme de l'audiovisuel.
01:02:22Et dans un communiqué,
01:02:23elle a appelé
01:02:24France Télévisions
01:02:24au respect des électeurs
01:02:26du pluralisme
01:02:27et de la démocratie.
01:02:28Elle n'a pas eu gain de cause.
01:02:29Alors,
01:02:29comment expliquer
01:02:30cette décision de France Télé ?
01:02:31Eh bien,
01:02:32selon France Télé,
01:02:32justement,
01:02:33le format initial
01:02:34du débat
01:02:35incluait Martine Vassal,
01:02:36sauf que le candidat
01:02:37RN,
01:02:38Franck Alizio,
01:02:39a refusé sa présence
01:02:40avec cette petite phrase
01:02:42que je vous laisserai juger.
01:02:43Quand on fait
01:02:44OM-PSG,
01:02:45on n'a pas besoin
01:02:46du Havre au milieu.
01:02:47Les Havrais et les Havraises
01:02:49apprécieront,
01:02:49Édouard Philippe aussi.
01:02:51N'est-ce pas ?
01:02:51Donc,
01:02:52gros enjeu à Marseille,
01:02:53mais aussi à Nîmes
01:02:54où la ville
01:02:55pourrait basculer
01:02:55soit du côté du RN,
01:02:57soit du côté des communistes.
01:02:58On est dans le grand écart.
01:02:59Au milieu de ce duel,
01:03:01il y a la droite
01:03:01qui tente
01:03:01de ne pas disparaître
01:03:02du paysage nîmois.
01:03:03Oui,
01:03:04dans les arènes nîmoises,
01:03:05trois gladiateurs candidats.
01:03:07D'abord,
01:03:08Julien Sanchez
01:03:09du RN dimanche dernier.
01:03:11L'eurodéputé
01:03:12a créé la surprise
01:03:13premier
01:03:13avec 163 voix d'avance
01:03:15sur son concurrent
01:03:16communiste
01:03:17Vincent Bouget
01:03:18et il se pose
01:03:19désormais en rempart
01:03:20face à la gauche.
01:03:22Je ne veux pas
01:03:22que la ville
01:03:23devienne communiste.
01:03:24Je ne veux pas
01:03:24qu'on refasse
01:03:25un bon en arrière
01:03:25de 30 ans
01:03:26parce que ça a été
01:03:27catastrophique
01:03:28à l'époque
01:03:28pour la ville.
01:03:30Évidemment,
01:03:31le candidat communiste
01:03:32ne fait pas
01:03:33le même diagnostic.
01:03:34Vincent Bouget,
01:03:34lui,
01:03:35est engagé
01:03:36au Parti communiste
01:03:37depuis 2002,
01:03:38depuis le choc
01:03:39du second tour
01:03:40entre Jacques Chirac
01:03:41et Jean-Marie Le Pen.
01:03:42La lutte contre
01:03:43l'extrême droite,
01:03:44c'est donc un combat
01:03:44qui lui tient à cœur.
01:03:46Parce que le deuxième tour
01:03:47propose en fait
01:03:49un choix simple
01:03:50et clair.
01:03:51Il oppose
01:03:52ceux qui veulent
01:03:53réunir
01:03:54les nîmoises
01:03:55et les nîmois
01:03:55à ceux
01:03:56qui veulent
01:03:57séparer,
01:03:58fracturer,
01:03:59stigmatiser
01:03:59et discriminer.
01:04:01Et ce duel
01:04:02pourrait presque
01:04:02faire oublier
01:04:03que la ville
01:04:04est aux mains
01:04:04de la droite.
01:04:0525 ans
01:04:06que le maire
01:04:07sortant la dirige,
01:04:08sauf qu'il a décidé
01:04:08de passer la main.
01:04:10Son héritier,
01:04:11Franck Proust,
01:04:12a d'abord dû régler
01:04:13ses comptes
01:04:13en interne.
01:04:14Duel de dauphin
01:04:15au premier tour,
01:04:16le premier adjoint
01:04:17contre l'ex-premier adjoint
01:04:18avant de faire
01:04:19l'union
01:04:20au second tour
01:04:20finalement.
01:04:21Malgré les divisions,
01:04:22le candidat LR
01:04:23veut encore y croire.
01:04:26mathématiquement,
01:04:27tout est possible
01:04:28et j'y crois
01:04:28parce que que ce soit
01:04:30le parti communiste
01:04:30ou le RN,
01:04:31ils ont atteint
01:04:31leur plafond de verre.
01:04:33Je dis que la victoire
01:04:35est possible.
01:04:36Je ne dis pas
01:04:37qu'elle est facile,
01:04:38elle est possible.
01:04:39Et si la droite
01:04:40ne remporte pas Nîmes,
01:04:42elle perdrait tout simplement
01:04:42la plus grande ville
01:04:44qu'elle dirige en France.
01:04:45On reste dans le sud
01:04:45mais cette fois,
01:04:46on va plus vers l'ouest.
01:04:47À Toulouse,
01:04:48ça s'annonce aussi
01:04:49très serré.
01:04:49Oui,
01:04:50selon le dernier sondage
01:04:51IFOP,
01:04:51le maire sortant
01:04:52Jean-Luc Moudinck
01:04:54l'emporterait
01:04:54d'un cheveu
01:04:55à 51%
01:04:57contre 49%
01:04:58pour son concurrent
01:04:59LFI
01:05:00François Pigmal.
01:05:01On est donc
01:05:01dans la marge d'erreur.
01:05:03Pour rappel,
01:05:03François Pigmal
01:05:04a fusionné
01:05:04avec les écologistes
01:05:05pour le second tour.
01:05:07Merci beaucoup Marco.
01:05:08Je vous rappelle
01:05:09que la soirée
01:05:10de ce second tour
01:05:10des élections municipales
01:05:11sera à suivre
01:05:12sur le canal 8
01:05:13Public Sénat
01:05:14et LCP
01:05:15de 19h30
01:05:16jusqu'au bout de la nuit
01:05:17avec Thomas Hugues,
01:05:18Elsa Mondingava
01:05:20et Steve Jourdain
01:05:21avec nos experts,
01:05:23nos invités politiques
01:05:24pour analyser,
01:05:25décrypter
01:05:25et surtout
01:05:26vous donner les résultats
01:05:27dès qu'ils arrivent
01:05:28puisqu'on prendra l'antenne
01:05:28dès 19h30.
01:05:30Voilà,
01:05:30merci à nos invités
01:05:31d'avoir été là ce soir
01:05:32dans Chaque Voix Compte.
01:05:32Merci à Fanny et à Olivier.
01:05:34Cette émission
01:05:35est rediffusée tout à l'heure
01:05:36à 23h30.
01:05:37Vous la retrouvez également
01:05:38en replay sur lcp.fr.
01:05:40Chaque Voix Compte
01:05:41revient demain
01:05:41à 19h30.
01:05:42Dans un instant,
01:05:43Débat Doc
01:05:43et Jean-Pierre Grassien
01:05:44a passé une excellente soirée
01:05:45sur la 8.
01:05:45Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:50Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:54Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:56Sous-titrage Société Radio-Canada
01:06:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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