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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Interdiction des réseaux sociaux aux - de 15 ans : la promesse sera-t-elle tenue ?

Le Sénat a approuvé, mardi 31 mars, la proposition de loi (PPL) interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Celle-ci a néanmoins connu une évolution substantielle par rapport à la version validée par les députés fin janvier, sous l'impulsion de Catherine Morin-Desailly (Union centriste), rapporteuse au Sénat. Selon ce texte, seuls les réseaux sociaux « susceptibles de nuire » à l'« épanouissement physique, mental ou moral » des moins de 15 ans leur sont interdits. Il incombe au ministre chargé du numérique d'en établir la liste, après avis de l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Les autres réseaux sociaux, quant à eux, restent accessibles aux moins de 15 ans, avec accord parental. La députée Laure Miller (Renaissance), à l'origine de cette PPL estime que cette nouvelle rédaction « met en péril la finalité du texte », un avis partagé par la ministre déléguée au numérique Anne Le Hénanff : « Nous le savons : tous, je dis bien tous les modèles de réseaux sociaux, sont dangereux pour nos enfants », a-t-elle déclaré. De son côté, la sénatrice Mme Morin-Desailly dénonce « une atteinte aux libertés et aux droits de l'enfant ». Ces désaccords entre députés et sénateurs et l'éventualité d'une incompatibilité du texte remanié avec le droit européen risquent de retarder le calendrier, alors qu'Emmanuel Macron, qui a fait de l'interdiction des réseaux aux moins de 15 ans un dossier personnel, affiche l'ambition de la rendre effective dès la rentrée de septembre. Comment le parcours de la proposition de peut-il se conclure ?

Invités :
Sarah El Haïry, haute-commissaire à l'Enfance
Justine Atlan, directrice générale de l'association e-Enfance
Virginie Bensoussan-Brulé, avocate spécialiste du numérique

Chroniques :

« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / Carburants : la cagnotte existe-elle vraiment ?

Alors que des aides ont déjà été accordées aux pêcheurs, transporteurs routiers, etc., face à ces flambées des prix de l'énergie et des carburants, le gouvernement lance, ce 1er avril, la campagne 2026 du chèque énergie, une aide dont le montant moyen s'élève à 153 euros, destinée à 3,8 millions de foyers. En parallèle, Sébastien Lecornu a chargé ses ministres d'identifier les moyens d'« accélérer » sur l'électrification de l'économie française, face à la hausse des coûts du carburant.La cheffe des députés Rassemblement national, Marine Le Pen, a dénoncé des « mensonges » du gouvernement sur les recettes engendrées par la hausse des tarifs à la pompe et a réclamé une baisse immédiate de la TVA. Depuis Matignon, la porte-parole du gouvernement et la ministre de l'Énergie, Maud Bregeon, lui a répondu en critiquant des propositions « complètement irresponsables ». Le ministère des Comptes publics a ajouté « l'expérience nous apprend que chaque c

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Transcription
00:00:05Générique
00:00:07...
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP Canal 8.
00:00:26On est ensemble pour une heure, une heure de décryptage de l'actualité,
00:00:29une heure de débat, avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet,
00:00:33journaliste à France Info. Bonsoir Fanny.
00:00:35Bonsoir.
00:00:35Et bonsoir Olivier Ravanelou.
00:00:37C'est parti pour le sommaire avec à la une de Chaque Voix Compte ce soir
00:00:40l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
00:00:43Emmanuel Macron avait promis que ce serait pour septembre prochain,
00:00:46mais le calendrier sera-t-il vraiment tenu ?
00:00:49Le Sénat a adopté hier soir la proposition de loi,
00:00:52mais dans une version remaniée qui devra encore repasser entre les mains des députés
00:00:57et recevoir l'aval de Bruxelles avant d'entrer en vigueur.
00:01:00Et bien nous allons en parler ce soir avec vous Sarah El Haïry.
00:01:03Bonsoir.
00:01:03Bonsoir.
00:01:03Vous êtes haute commissaire à l'enfance.
00:01:05Merci d'être là aux côtés de Justine Atlan.
00:01:07Bonsoir.
00:01:26Bonsoir.
00:01:27C'est la suite de ça.
00:01:36Le deuxième pas de géant pour l'humanité, ça s'appelle la mission Artemis
00:01:40et elle va partir dans la nuit.
00:01:41Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, retour sur Terre avec la question qui fâche.
00:01:45Sébastien Lecornu dit vouloir utiliser les surplus fiscaux liés à la hausse de l'essence
00:01:50pour financer l'électrification.
00:01:52Mais de quel surplus parle le Premier ministre ? Y a-t-il une cagnotte ?
00:01:56Le gouvernement a-t-il menti sur ce point comme l'affirme Marine Le Pen ?
00:02:00Et bien nous en débattrons tout à l'heure avec Laurent Lardit, député socialiste des
00:02:03Bouches-du-Rhône, Gaëtan Dussaucet, député RN des Vosges et Daniel Labarone, député
00:02:08ensemble pour la République d'Indre-et-Loire.
00:02:10Et avec vous aussi Fanny, est-ce qu'elle existe cette cagnotte ?
00:02:13Ah ah, on aimerait bien savoir.
00:02:15Ben je suis pleine, on le saura tout à l'heure.
00:02:16Vous nous direz tout ça tout à l'heure.
00:02:18Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions avec
00:02:21le petit QR code qui va s'afficher ici.
00:02:23Le voici, le voilà.
00:02:24C'est Olivier Ravanello qui compile tous vos messages et qui nous les transmet en plateau.
00:02:28Et puis à suivre aussi tout à l'heure Bourbon Express, bien sûr, le journal de l'Assemblée
00:02:31Nationale, présenté par Marco Pommier avec notamment ce soir l'audition de Nagui devant
00:02:36la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:02:39C'était il y a quelques instants, ici même à l'Assemblée Nationale.
00:02:42Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:43Installez-vous confortablement.
00:02:44Chaque voix compte, c'est parti.
00:02:53C'est vrai que sur le papier, ça paraît simple et consensuel.
00:02:56Pas de réseaux sociaux avant 15 ans.
00:02:58La promesse présidentielle va-t-elle se fracasser sur les murs du Parlement ?
00:03:03Le Sénat a en tout cas adopté hier soir sa propre version de cette interdiction
00:03:08qui risque d'être rejetée pour cause notamment de non-conformité avec le droit européen.
00:03:12Deux minutes pour comprendre avec Marion Becker.
00:03:20Le président souhaitait l'appliquer dès la rentrée 2026.
00:03:25L'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans fait débat entre les sénateurs d'un côté,
00:03:31le gouvernement et les députés de l'autre.
00:03:33Le texte de Mme Limmiler est fragile juridiquement.
00:03:37Si nous votons la PPL dans sa rédaction Assemblée Nationale, nous nous exposons très fortement à un risque d'inconstitutionnalité.
00:03:44Le temps n'est plus à se demander si les réseaux sociaux sont dangereux ni de les hiérarchiser.
00:03:51La ministre et les sénateurs se sont livrés à une bataille d'arguments juridiques,
00:03:55chacun accusant l'autre de défendre une version du texte inconstitutionnelle.
00:04:00Les sénateurs sont revenus sur l'interdiction totale des réseaux sociaux prévus dans la version initiale de l'Assemblée.
00:04:07Ils ont introduit une distinction entre les plateformes,
00:04:10celles jugées nocives, interdites au moins de 15 ans,
00:04:13et celles considérées moins problématiques, accessibles avec autorisation parentale.
00:04:19Une distinction que la députée Laure Miller a à l'origine de la proposition de loi regrette.
00:04:25En dressant une liste, on risque très fortement, en tout cas on est nombreux à avoir ce son de cloche
00:04:31de la part de la Commission européenne,
00:04:33d'avoir un texte qui ne sera pas conventionnel et ça sera sans doute source de contentieux
00:04:37puisque les plateformes évidemment s'engouffreront sans doute dans la brèche
00:04:40en critiquant le fait que tel réseau social n'est pas dans la liste alors qu'il est aussi nocif
00:04:45ou en tout cas qu'il a les mêmes caractéristiques que lui.
00:04:46Et donc malheureusement, il y a quand même de fortes chances pour qu'on s'expose à beaucoup de contentieux.
00:04:51Par cette réécriture, les sénateurs ont sans doute voulu imposer leur agenda à Emmanuel Macron.
00:04:58Au Sénat...
00:04:58Donc ce ne sera pas pour septembre.
00:05:00Non, ce ne sera pas pour la rentrée de septembre.
00:05:01Le président de la République a oublié une chose, c'est qu'il y a deux chambres.
00:05:04C'est qu'ici nous sommes indépendants et que nous agissons pour faire un texte qui soit un texte qui
00:05:11ne soit pas retoqué.
00:05:12Le gouvernement doit désormais saisir la Commission européenne
00:05:16Elle a trois mois pour donner son avis sur la loi.
00:05:20Les députés et sénateurs peuvent ensuite modifier le texte en commission mixte paritaire.
00:05:25En cas de désaccord, le gouvernement peut décider de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale.
00:05:31Sarah Laéri, je vous sentais un peu agacée pendant la diffusion de ce sujet.
00:05:35D'abord votre commentaire sur ce vote du Sénat hier soir.
00:05:38Moi franchement, j'ai eu la chance d'être députée, de voir cet exercice, de faire des commissions mixtes paritaires,
00:05:44de proposer des lois, de négocier avec nos collègues et homologues sénateurs pour trouver le bon consensus.
00:05:51Mais aujourd'hui, de quoi on parle ?
00:05:53On parle simplement de la protection des enfants face aujourd'hui à des dangers qui existent, qui sont des outils
00:05:59qui ont été pensés, qui transforment nos enfants en produits.
00:06:02C'est ça.
00:06:03Il y a de la prédation, il faut y apporter des réponses par de la régulation, mais aussi par le
00:06:07soutien aux enfants, par de l'éducation, par le soutien aux parents.
00:06:10Mais cette marche, cette marche absolument essentielle de la vérification d'âge, ce n'est pas une punition faite contre
00:06:16les enfants, c'est une protection.
00:06:18Et donc ça ne devrait pas être une bagarre entre deux chambres, ou une bagarre partisane entre sensibilités, ou une
00:06:24histoire de calendrier.
00:06:26Que le président de la République le souhaite, c'est une très bonne chose.
00:06:28Mais en réalité, c'est tout le monde qui doit le souhaiter.
00:06:30Aujourd'hui, on connaît les dégâts de l'exposition.
00:06:33Moi, je les vois, Justine les voit au quotidien.
00:06:35On voit quoi ? On voit des enfants qui ont été exposés à des images violentes.
00:06:38On voit du cyberharcèlement, on voit des troubles anxieux, on voit une explosion de la santé, de la dégration de
00:06:43la santé mentale de nos enfants.
00:06:45Mais bon sang, à quel moment on est aux côtés des parents et aux côtés des enfants pour leur dire,
00:06:48en fait, nous avons le devoir de vous protéger.
00:06:50Ce n'est pas un espace fait pour vous, parce qu'aujourd'hui, la modération et la régulation, elle n
00:06:54'est pas suffisante pour des enfants de 10 ans, de 11 ans, de 12 ans.
00:06:57Parce qu'aujourd'hui, même si la règle, c'est 13 ans, il y a des enfants bien plus jeunes.
00:07:01Et la pression sur les parents, elle est énorme.
00:07:03Donc, moi, j'espère, sincèrement, c'est un vœu qui n'est pas pieux, c'est une vraie invitation, que
00:07:08députés et sénateurs se retrouveront dans cette commission mixte paritaire et qu'elle soit conclusive.
00:07:13Nous avons besoin d'un texte, nous avons besoin de protection pour ne pas compter demain les enfants qui ont
00:07:18été victimes, soit d'algorithmes, soit de propos violents, soit exposés, malheureusement, à du psychotrauma parce que mauvaise rencontre.
00:07:25Justine Atteland, vous dites qu'on est en train de saboter la mesure, qu'on perd du temps.
00:07:28Oui, c'est vrai qu'on perd du temps alors qu'il y a une attente énorme des familles.
00:07:32C'est-à-dire qu'il faut comprendre que ce problème-là dont on parle, c'est en fait le
00:07:36quotidien de tous les parents d'enfants et d'adolescents et pas depuis quelques mois, depuis des années.
00:07:42Nous, l'association Uenfance, on existe depuis 20 ans.
00:07:45On est né un tout petit peu avant Facebook et les réseaux sociaux, donc on les a vus arriver.
00:07:50Voilà, ça fait quand même, en tout cas, plus de 15 ans qu'on se bat effectivement pour faire comprendre
00:07:54aux adultes, aux politiques, que c'est un enjeu de santé mentale.
00:07:58Effectivement, c'est une question sanitaire, vraiment, pour la santé de nos enfants.
00:08:02Les politiques s'en sont enfin saisies.
00:08:03Il y a un consensus parce que les parents souffrent.
00:08:06Donc maintenant, il faut profiter de ce consensus sociétal, ce qui n'est pas toujours le cas d'ailleurs pour
00:08:09des grandes mesures comme ça.
00:08:10Il est là, il y a une attente forte, donc il faut vraiment passer ce cap-là, répondre à la
00:08:14demande des parents qui ne comprennent pas pourquoi, effectivement,
00:08:18manifestement, il y a de plus en plus de témoignages forts, de preuves et même de condamnations dernièrement dans le
00:08:23pays pourtant maire des réseaux sociaux
00:08:26pour effectivement les rendre responsables des outils qu'ils ont créés, de la mécanique qu'ils ont mis en place
00:08:32sans du tout épargner les enfants,
00:08:34c'est-à-dire sans du tout prendre en compte la vulnérabilité intrinsèque du mineur,
00:08:37qui fait qu'effectivement, il n'est pas soumis normalement aux mêmes manipulations qu'un majeur.
00:08:42Donc maintenant, vraiment, il y a un faisceau d'indices plus que fort.
00:08:44Et donc c'est vrai qu'on ne comprend pas pourquoi il y a encore une espèce de pinaillement.
00:08:48Alors, nous, on n'a pas rentré dans ces débats-là.
00:08:49Ils pinaillent les sénateurs, Sarah Lévy ?
00:08:51Ça, c'est pas... Voilà, moi, ça, je ne sais pas.
00:08:52Parce que, en fait, si on se penche sur les modifications qu'ils ont voulu introduire dans le texte qu
00:08:56'ils ont adopté hier soir,
00:08:57ils disent, seuls les réseaux sociaux susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des moins de 15
00:09:02ans
00:09:02leur seront interdits, les autres réseaux sociaux resteront accessibles avec accord parental.
00:09:08Est-ce qu'ils ont voulu faire un classement des bons et des mauvais réseaux sociaux ?
00:09:14Mais il y en a des bons ?
00:09:14En fait, oui. Oui, la réponse est oui.
00:09:17En fait, dans la logique, moi, je comprends les travaux auxquels ils ont voulu aller.
00:09:21Ils ont voulu montrer qu'on n'est pas technophobe.
00:09:24Moi, je ne suis pas technophobe, je suis une geek.
00:09:25J'adore la technologie.
00:09:27C'est juste qu'en fait, un enfant n'est pas un adulte.
00:09:29Son cerveau, il n'est pas développé de la même manière.
00:09:30Et moi, je suis capable de me défendre.
00:09:32Et encore, je suis même moi-même victime, en fait.
00:09:35Ça m'arrive plus souvent et j'assume de le dire de temps en temps.
00:09:38Même moi, je me rends compte que je me laisse aspirer.
00:09:41Mais ils ont essayé, je pense, dans le débat parlementaire, d'éclairer, finalement, les usages et les fonctionnalités.
00:09:47À la limite, prenons acte de ça.
00:09:49Mais sur cette commission mixte paritaire, il est absolument essentiel de ne pas, en tout cas,
00:09:54laisser cette distinction ou cette pensée de la réflexion ralentir la protection des enfants.
00:09:59Je vais être très honnête avec vous.
00:10:01Moi, j'ai lutté contre des sites pédocriminels.
00:10:03À chaque fois que j'enferme un, il y en a dix qui se créent.
00:10:06Et donc, si demain, on a finalement une liste, à quel moment on va la renouveler ?
00:10:10Comment on va la tenir à jour ?
00:10:12Et c'est là où la protection, elle doit être face, finalement, à un modèle,
00:10:15qui est le modèle de l'économie de l'attention,
00:10:17qui fonctionne et qui génère plus de 120 milliards, en réalité, de dollars par an de bénéfices,
00:10:26parce que nos enfants sont les produits de ça.
00:10:29Et donc, face à ça, sincèrement, il y a une urgence, elle est éducative et sanitaire,
00:10:34sanitaire parce que ça a des conséquences immédiates.
00:10:36Vous verriez les services de pédopsychiatrie.
00:10:38Vous verriez les conséquences sur les jeunes filles.
00:10:41Il y a une explosion sur les jeunes filles, pour le coup.
00:10:44Pourquoi ? Parce qu'on leur renvoie des images qui sont absolument brutales sur elles-mêmes.
00:10:48Et comment on fait quand on lutte à l'école pour essayer de poser des cours d'empathie,
00:10:51poser des cours d'égalité, quand finalement on les expose à tout l'inverse ?
00:10:54Ces espaces, ils existent, bien sûr, mais ils ne sont pas faits pour nos enfants.
00:10:58Alors oui, il faut une vérification d'âge, et ce n'est pas une punition pour nos enfants.
00:11:01C'est une protection qui leur est due.
00:11:03Jamais on permettrait à un enfant d'aller dans un espace dangereux.
00:11:05Je ne vois pas pourquoi on commencerait à différencier.
00:11:08Et par contre, on peut imaginer qu'il y a des espaces qui ont été pensés
00:11:13avec la présence des enfants, et c'est du safe child by design,
00:11:16donc des lieux qui ont été conçus, préservant la santé de nos enfants,
00:11:20faisant attention à la question de la captivité.
00:11:22Et là, ça existe, il y a des sites qui existent.
00:11:24Je crois qu'il faut qu'on comprenne que là, on est dans un peu une mesure d'urgence.
00:11:28C'est-à-dire qu'effectivement, aujourd'hui, l'offre des réseaux sociaux,
00:11:30factuellement, c'est la même pour tout le monde.
00:11:32En fait, il y a une offre unique qu'on subit, nous comme adultes,
00:11:35avec aussi des réserves, je pense, mais que les enfants subissent aussi.
00:11:38Et donc, face à cette offre unique, sur laquelle les réseaux sociaux
00:11:40n'ont pas pris peut-être la mesure des efforts qu'ils avaient à faire à temps,
00:11:43donc effectivement, aujourd'hui, les politiques leur imposent un calendrier,
00:11:46c'est ainsi, peut-être qu'ils bougent avant,
00:11:48il faut effectivement dire stop et dire,
00:11:50cette offre de réseaux sociaux actuelle qu'on subit tous,
00:11:52elle n'est pas possible pour les 15 ans.
00:11:54Ensuite, si vous êtes capable de travailler, effectivement, à une offre adaptée,
00:11:57et ils savent le faire, ils peuvent tout à fait le faire,
00:11:59avec des fonctionnalités, des parentages adaptés,
00:12:01avec une progressivité dans l'accès à un certain nombre de fonctionnalités,
00:12:04pour arriver in fine à un âge majeur,
00:12:07où là, on peut avoir une offre unique,
00:12:08et je pense même, en tant qu'adultes, on aimerait qu'elles soient un peu différentes,
00:12:11mais c'est encore un autre sujet.
00:12:12Voilà, c'est comme ça.
00:12:13Mais là, on dit stop à un moment,
00:12:15et maintenant, travaillons, effectivement, comme le dit Sarah Ellari,
00:12:17sur des conceptions d'outils,
00:12:19qui préservent, effectivement, la vulnérabilité à 35 ans que d'un mineur.
00:12:23Virginie Bensoussant-Brulé,
00:12:25ce qu'on voit aussi,
00:12:26et on l'avait vu aussi lors des débats à l'Assemblée nationale avec les députés,
00:12:30les sénateurs aussi veulent faire en sorte
00:12:32que tout soit verrouillé
00:12:34pour que ça passe aussi juridiquement.
00:12:37Il y a une vraie question de droit,
00:12:39à la fois de conformité aux droits français,
00:12:40et de conformité aux droits européens.
00:12:43Exactement, et la position des juristes
00:12:45et des professeurs de droit,
00:12:48tels que le maître de conférence,
00:12:50Julie Groff-Charrier,
00:12:51à l'université Paris-Saclay,
00:12:53ou les juristes comme nous sommes,
00:12:56nous, nous pensons que ce texte,
00:12:58que ce soit dans la version de l'Assemblée nationale
00:13:00ou dans la version du Sénat,
00:13:02n'est pas la bonne,
00:13:04parce que nous, nous pensons que
00:13:05ce n'est pas le rôle de la loi
00:13:07d'intervenir,
00:13:09mais plutôt celui des tribunaux.
00:13:11Je m'explique.
00:13:13Là, on essaye de mettre en place
00:13:15une interdiction par la vérification,
00:13:17par l'âge.
00:13:18On sait que techniquement,
00:13:20ça va être très compliqué.
00:13:23Aujourd'hui, avec les systèmes,
00:13:25notamment des VPN,
00:13:26qui sont parfaitement conduits,
00:13:27parfaitement maîtrisés.
00:13:29Et d'ailleurs,
00:13:30si on veut en faire un symbole
00:13:32pour la jeunesse,
00:13:34de savoir que si facilement que ça,
00:13:36ils vont pouvoir contourner l'interdit,
00:13:38nous ne sommes pas convaincus
00:13:39que l'objectif du symbole sera atteint,
00:13:43compte tenu de cet effet-là.
00:13:46D'autre part, juridiquement,
00:13:49c'est vrai que c'est extrêmement fragile.
00:13:54L'une et l'autre version,
00:13:55et notamment parce que ça va venir imposer
00:13:58aux plateformes une obligation de contrôle.
00:14:02Or, le texte européen prévoit
00:14:06que les États membres n'ont pas le droit
00:14:08d'imposer de nouvelles obligations aux plateformes.
00:14:12Et ensuite, comme vous l'avez dit,
00:14:14ce système de classer les réseaux sociaux
00:14:17en fonction de leur prétendue nocivité
00:14:20paraît aussi totalement illusoire.
00:14:24L'Australie a tenté de le faire
00:14:27et on choisit, par exemple,
00:14:30et c'est un des jeux que tous les parents
00:14:34de jeunes enfants connaissent,
00:14:35Roblox, par exemple.
00:14:37Roblox ne fait pas partie de la liste
00:14:40des jeux interdits, à juste titre, selon moi,
00:14:45comme WhatsApp Kids ou YouTube Kids.
00:14:48Et donc, il faut faire extrêmement attention
00:14:49parce qu'avec ce système-là,
00:14:51en fait, on va...
00:14:52Dans la version de l'Assemblée nationale,
00:14:55on interdisait absolument tout,
00:14:57finalement, sauf les messageries privées.
00:14:59Et avec la version du Sénat,
00:15:01on se retrouve à reporter, finalement,
00:15:03la responsabilité sur l'ARCOM.
00:15:05Oui, parce que c'est l'ARCOM
00:15:06qui devra établir cette fameuse liste
00:15:09des réseaux sociaux,
00:15:10les bons et les mauvais.
00:15:11Avec le risque, donc,
00:15:12que la loi 1 soit non conventionnelle
00:15:15vis-à-vis du législateur européen,
00:15:18qu'elle ne soit pas possible techniquement
00:15:21et donc avec ce système de contournement
00:15:23et en plus qu'on va devoir attendre
00:15:25un arrêté qui va avoir du mal à être pris
00:15:27et donc elle ne va pas pouvoir être appliquée.
00:15:29J'en termine.
00:15:30Nous, on pense qu'il vaut mieux passer
00:15:32par la justice,
00:15:34comme ça a été le cas aux États-Unis.
00:15:36C'est-à-dire que, eux,
00:15:37le choix qu'ils ont fait,
00:15:38c'est de passer par la voie judiciaire.
00:15:40Et ça peut fonctionner.
00:15:42Vous, très pignée, ça va.
00:15:43Je ne crois pas.
00:15:43Je vais être très claire et très intéressante.
00:15:45Vous savez, quand on discute
00:15:45avec les enfants,
00:15:46ce qu'ils nous disent,
00:15:47c'est qu'en fait,
00:15:48ils ont conscience que c'est dangereux,
00:15:49ils ont conscience que ça ne leur fait pas du bien,
00:15:50mais ils ne peuvent pas être tout seuls
00:15:52à ne pas être sur ces réseaux sociaux-là.
00:15:54Quand on voit des parents
00:15:55à qui ils n'arrivent plus
00:15:56à discuter avec leurs enfants
00:15:57et qu'ils se retrouvent
00:15:58dans des disputes familiales
00:15:59parce que la pression est telle
00:16:00que les sortir de ça,
00:16:02c'est difficile.
00:16:03Parce que ce n'est pas de leur faute,
00:16:04ce n'est pas de nos enfants
00:16:05qui sont accros à ces outils.
00:16:07C'est les outils qui sont pensés
00:16:08pour les rendre accros.
00:16:10C'est comme si demain,
00:16:11on commençait à se dire
00:16:11est-ce qu'on autorise ou pas
00:16:13la consommation de produits illicites ?
00:16:14Enfin, il y a un moment,
00:16:15c'est dangereux.
00:16:16Et donc, la loi,
00:16:17elle est faite pour être changée
00:16:18et pour protéger.
00:16:19Après, la question de la judiciarisation,
00:16:21maître, bien sûr que c'est possible.
00:16:22Mais moi, je préfère largement
00:16:24protéger et préserver en amont
00:16:25que d'attendre qu'il y ait des dégâts,
00:16:27des suicides
00:16:27et continuer d'en avoir
00:16:28pour compter malheureusement
00:16:29nos enfants en pédopsychiatrie
00:16:30ou nos enfants qui malheureusement
00:16:32ont été jusqu'au suicide
00:16:33et dire, maintenant, aujourd'hui,
00:16:34Madame ou Monsieur Metta
00:16:36ou Madame ou Monsieur Roblox,
00:16:37parce que moi,
00:16:37je pense que c'est dangereux.
00:16:38Finalement, vous êtes condamnés
00:16:40à tant de centaines de millions
00:16:41d'euros ou de dollars
00:16:43d'indemnités
00:16:44parce que, vous comprenez,
00:16:45vos algorithmes ont ciblé
00:16:47des enfants
00:16:47et donc des personnes vulnérables.
00:16:48Non.
00:16:49Vous ne croyez pas
00:16:49à la judiciarisation ?
00:16:50Moi, je crois que la judiciarisation,
00:16:51de toute façon,
00:16:52elle est lancée,
00:16:52elle continuera.
00:16:53Mais je ne veux pas rester témoin
00:16:55de cette judiciarisation
00:16:56et en attendant,
00:16:57dire à des parents
00:16:57qui sont pour le coup
00:16:58objectivement dépassé
00:16:59ou quand tu es en double appel
00:17:00au 3018 ou même au 119,
00:17:02voir des enfants
00:17:03ou des parents
00:17:04mais assommer de pression
00:17:06et donc leur dire
00:17:07« j'attends plus tard ».
00:17:08Non, en fait,
00:17:09on ne peut pas dire
00:17:09à nos enfants
00:17:10« utilisez tout ça,
00:17:11apprenez à l'utiliser,
00:17:12ça suffira ».
00:17:12On doit être à leur côté.
00:17:14Aujourd'hui,
00:17:14ces technologies
00:17:15ne préservent pas leur santé
00:17:16et peut-être que c'est
00:17:17la pierre angulaire
00:17:18qu'on doit.
00:17:18Quand c'est dangereux,
00:17:19nos enfants n'ont pas
00:17:20à être en situation
00:17:21de prédation
00:17:22et c'est ce qui se passe
00:17:22aujourd'hui.
00:17:23Vous parlez des enfants,
00:17:24puisque chaque voix compte,
00:17:25nous sommes allés tendre
00:17:26le micro à trois ados,
00:17:27trois collégiennes
00:17:28qui ont la particularité
00:17:29d'avoir participé
00:17:30à une campagne nationale
00:17:31de prévention
00:17:32pour sensibiliser les jeunes
00:17:33au bien-être numérique.
00:17:35La parole est à eux.
00:17:36Reportage de Yohann Delera
00:17:37et Eva Billon.
00:17:43Alissa, Madeleine
00:17:44et Valentine
00:17:44ont entre 15 et 16 ans
00:17:46et comme la plupart
00:17:47des jeunes de leur âge,
00:17:48elles passent beaucoup de temps
00:17:49sur leur téléphone.
00:17:50En moyenne,
00:17:52je passe 6 heures par jour
00:17:53sur mon téléphone.
00:17:55Moi, je passe autour
00:17:56de 5 heures par jour
00:17:57sur mon téléphone.
00:17:59Moi, je suis à une moyenne
00:18:00exacte de 4 heures
00:18:01et 39 minutes.
00:18:02Un tiers de ce temps,
00:18:03elles le passent
00:18:04sur les réseaux sociaux.
00:18:05Elles ont conscience
00:18:06de leur pouvoir addictif.
00:18:07Je ne remarque pas
00:18:08le temps qu'ils passent
00:18:08la majorité du temps.
00:18:09C'est ultra rare
00:18:10que je m'en rends compte.
00:18:11Après, je suis en mode
00:18:12« Ah ben, j'aurais pu faire ça
00:18:13ou j'aurais dû faire ça ».
00:18:14Mais derrière les problèmes
00:18:15de dépendance
00:18:16et de santé mentale,
00:18:17les réseaux sociaux
00:18:18n'ont pas que du négatif,
00:18:19selon elles.
00:18:20Nous, à notre âge,
00:18:21en fait,
00:18:21on est beaucoup plus renseignés.
00:18:22On peut être au courant
00:18:23de ce qui se passe
00:18:23partout dans le monde.
00:18:24On peut apprendre
00:18:25plein de nouveaux trucs
00:18:26et c'est trop bien.
00:18:27Pas question donc
00:18:28d'interdire les réseaux sociaux
00:18:29aux moins de 15 ans.
00:18:30Pour les trois adolescentes,
00:18:32la proposition de loi
00:18:33se trompe de cible.
00:18:34Je trouve que ce n'est pas
00:18:35traiter le problème,
00:18:36en fait.
00:18:36C'est nous mettre
00:18:37le problème dessus.
00:18:38Sauf qu'aujourd'hui,
00:18:39c'est des grandes entreprises
00:18:41comme TikTok et Instagram
00:18:42qui sont coupables
00:18:43et en fait,
00:18:43ils doivent être punis.
00:18:44On ne peut pas,
00:18:45encore une fois,
00:18:45condamner des gens
00:18:46qui sont victimes
00:18:47de ce système.
00:18:48Impossible pour elles
00:18:49de se passer
00:18:50des réseaux sociaux
00:18:51alors plutôt que l'interdiction,
00:18:53elles plaident pour la prévention.
00:18:55Membres des scouts
00:18:56et guides de France,
00:18:57Alissa, Madeleine
00:18:58et Valentine
00:18:58ont travaillé
00:18:59pendant trois mois
00:19:00avec Internet sans crainte,
00:19:01un programme national
00:19:02de sensibilisation
00:19:03des mineurs.
00:19:04Ensemble,
00:19:05ils ont conçu quatre affiches
00:19:06qui interpellent
00:19:07les jeunes
00:19:07sur les dangers des écrans.
00:19:09Travailler avec des jeunes,
00:19:10ça rend le message
00:19:10plus efficace
00:19:11parce qu'on va s'assurer
00:19:13d'être vraiment
00:19:13dans les sujets aussi
00:19:14d'actualité
00:19:15qui leur parlent.
00:19:16Les associés,
00:19:17ça nous assure derrière
00:19:18effectivement d'avoir
00:19:19une meilleure compréhension
00:19:20et une meilleure adhésion
00:19:21également.
00:19:22Sur les affiches,
00:19:23des conseils tirés
00:19:24de la propre expérience
00:19:25des trois lycéennes.
00:19:26Je me suis rendue compte
00:19:27qu'ils avaient développé
00:19:29des stratégies en fait
00:19:30de lutte contre
00:19:31les plateformes.
00:19:32Ils mettent en mode avion,
00:19:34ils éteignent le téléphone,
00:19:36ils éloignent le téléphone
00:19:37pendant qu'ils travaillent.
00:19:38Oui, clairement,
00:19:39il y a des choses
00:19:39qui étaient assez surprenantes.
00:19:40Les affiches seront distribuées
00:19:42partout en France,
00:19:43dans les collèges
00:19:44et les lycées.
00:19:44Oui,
00:19:46qu'est-ce que vous en dites
00:19:46Sarah Lairie ?
00:19:47Non mais je vais dire
00:19:47ce que coûte un jour
00:19:48ce coûte toujours.
00:19:49Mais enfin là,
00:19:50je veux dire,
00:19:50c'est des jeunes
00:19:51qui sont mobilisés,
00:19:52qui sont sensibles
00:19:53et moi je suis très heureuse
00:19:54parce que je connais
00:19:54les travaux d'Internet sans crainte
00:19:56et d'être à l'alerte.
00:19:57C'est hyper important
00:19:58de les inclure.
00:19:59Mais j'entends aussi
00:20:00le message où ils disent
00:20:01en fait on est punis.
00:20:02En fait non,
00:20:03je vous assure,
00:20:03c'est pas contre vous
00:20:04et c'est peut-être
00:20:04le message que je dis,
00:20:05c'est pas contre eux,
00:20:06c'est pas pour punir les jeunes
00:20:08qu'on pose cette question
00:20:09de vérification d'âge.
00:20:10C'est au contraire
00:20:11pour obliger les plateformes
00:20:12à changer.
00:20:13Je vais faire peut-être
00:20:15une sorte de parallèle,
00:20:16un peu tirée par les cheveux
00:20:17mais quand même
00:20:17je le partage avec vous.
00:20:18Je vous rattraperai par la manche.
00:20:20C'est gentil.
00:20:20Mais je me souviens
00:20:21quand j'étais députée,
00:20:22j'avais défendu,
00:20:23vous savez,
00:20:24la question de la fiscalité
00:20:26comportementale
00:20:26et la taxation du sucre
00:20:27dans un certain nombre
00:20:28de produits.
00:20:29C'était pas spécialement
00:20:30pour remplir une cagnotte,
00:20:32vous allez en parler
00:20:33tout à l'heure
00:20:33mais c'était une autre.
00:20:34C'était pour faire
00:20:35que les industriels changent
00:20:36la manière dont ils produisent
00:20:38et donc pour garder
00:20:39finalement leurs produits
00:20:40dans le commerce,
00:20:41il fallait qu'ils baissent
00:20:42la question,
00:20:43la quantité de sucre
00:20:44dans les produits
00:20:45qui sont pour le coup
00:20:46vendus dans le commerce.
00:20:47C'est la même philosophie.
00:20:48Aujourd'hui,
00:20:48poser cette vérification d'âge,
00:20:50c'est imposer
00:20:51aux grandes plateformes
00:20:51de rendre plus propres,
00:20:54plus respectueux
00:20:55les outils
00:20:55et les comportements
00:20:56qu'ils utilisent
00:20:57pour capter.
00:20:58Ils payent des gens
00:20:58sur la partie comportementale.
00:21:00C'est pas anodin.
00:21:01C'est là où je vous dis
00:21:01que c'est pas passif.
00:21:02Leur action,
00:21:03elle est active.
00:21:04Et donc,
00:21:04moi je rêve
00:21:05que nos enfants
00:21:06aient des espaces numériques
00:21:08parce que ça apporte
00:21:08plein de choses,
00:21:09mais respectueux
00:21:10de leurs données
00:21:11qui ne vont pas demain.
00:21:12Aujourd'hui,
00:21:12nos données bancaires
00:21:12sont mieux protégées
00:21:13que les données
00:21:14de nos enfants.
00:21:14Il y a un point
00:21:15qui n'est pas traité
00:21:16parce que là,
00:21:17si on pose l'interdiction,
00:21:19dans ces cas-là,
00:21:20quand on en débat
00:21:21et quand on entend
00:21:22les uns et les autres,
00:21:24c'est pour le futur.
00:21:26Comment on fait ?
00:21:27Comment le texte prévoit
00:21:29pour tous les comptes
00:21:31qui ont déjà été créés ?
00:21:32C'est-à-dire,
00:21:34à septembre 2026,
00:21:35C'est la difficulté
00:21:36qui a été posée
00:21:36en Australie ?
00:21:37Exactement,
00:21:38c'est la difficulté
00:21:38qui a été posée
00:21:39en Australie.
00:21:40Comment on fait
00:21:41pour identifier
00:21:42tous les comptes
00:21:43qui ont été créés
00:21:44par des moins de 15 ans,
00:21:45notamment sur des plateformes
00:21:47qui l'autorisaient
00:21:48jusqu'à présent
00:21:48entre 13 et 15 ans ?
00:21:50Donc,
00:21:50avec des gens
00:21:51dont les parents
00:21:52et les enfants
00:21:53ne se considéraient pas
00:21:54du tout
00:21:55comme hors la loi.
00:21:57Et bien,
00:21:58pour pouvoir aller
00:21:58les identifier,
00:21:59vous parliez
00:22:00d'analyse comportementale,
00:22:03il va bien falloir
00:22:04aller analyser
00:22:05ces comptes
00:22:06et leur contenu
00:22:07et la façon
00:22:08dont on s'exprime
00:22:09et les identifiants
00:22:10qui sont choisis.
00:22:12Et donc,
00:22:12l'intrusion dans la vie privée
00:22:13à ce moment-là,
00:22:15elle est quand même
00:22:15extrêmement importante
00:22:16et je ne dis pas
00:22:18que c'est plus important
00:22:20ou moins important.
00:22:21Ce que je dis,
00:22:22c'est que cet aspect
00:22:23de la protection
00:22:24des données
00:22:25à caractère personnel
00:22:25et du respect
00:22:27à la vie privée
00:22:27n'est pas adressé
00:22:29suffisamment,
00:22:30selon moi,
00:22:30dans le texte aujourd'hui
00:22:32et c'est encore
00:22:33une de ses faiblesses.
00:22:34Il y a encore
00:22:35le temps de le travailler
00:22:36mais ils n'ont pas
00:22:37du tout débattu,
00:22:38il me semble,
00:22:40suffisamment,
00:22:41sérieusement
00:22:42sur le plan juridique
00:22:43et sur le plan technique
00:22:44pour adresser ce sujet.
00:22:46Maître,
00:22:46j'entends votre point.
00:22:47J'apporte une seule nuance.
00:22:49C'est qu'aujourd'hui,
00:22:50quand on crée
00:22:51un profil
00:22:52sur un réseau social,
00:22:52on déclare un âge
00:22:53putatif.
00:22:54Donc,
00:22:55on sait très bien
00:22:55que c'est facile
00:22:56de mentir sur son âge.
00:22:57On l'a tous fait.
00:22:58On l'a tous fait,
00:22:59exactement.
00:22:59Donc,
00:22:59à partir de là,
00:23:00je ne jette la pierre
00:23:01à personne.
00:23:02Par contre,
00:23:02ce qui est certain,
00:23:03c'est que même
00:23:04si c'est imparfait,
00:23:06aujourd'hui,
00:23:06compte tenu
00:23:07des externalités négatives
00:23:08et des dégâts
00:23:09que ça fait,
00:23:10moi,
00:23:10je fais partie
00:23:10de ceux qui considèrent
00:23:11qu'il faut prendre
00:23:12ce risque-là.
00:23:13Pourquoi ?
00:23:14Parce qu'on a entendu
00:23:14à l'époque,
00:23:15quand on voulait faire
00:23:16la vérification d'âge
00:23:16sur la pornographie,
00:23:17sur les sites pornographiques,
00:23:19le nombre de
00:23:19« attention,
00:23:20c'est impossible,
00:23:21c'est compliqué,
00:23:22vous allez capter nos données,
00:23:23vous allez… »
00:23:24Et en fait,
00:23:24la réalité,
00:23:25et on peut utiliser
00:23:29des images pornographiques
00:23:30sans le vouloir,
00:23:31sans le vouloir.
00:23:32Et donc,
00:23:33finalement,
00:23:33l'exposition
00:23:34et au psychotrauma
00:23:35derrière
00:23:35et aux images
00:23:36extrêmement violentes,
00:23:37ils ne l'ont pas cherché.
00:23:38Et le fait d'installer
00:23:39un VPN,
00:23:40parce que vous allez me dire
00:23:40« oui, il y a 15 ans,
00:23:41on peut apprendre sur YouTube
00:23:43avec un tuto
00:23:44d'installer un VPN »,
00:23:44d'accord,
00:23:45ça sera un enfant de 15 ans,
00:23:4616 ans,
00:23:46qui sait que ce n'est pas
00:23:47très bien pour lui
00:23:48et que finalement,
00:23:49il essaye de déroger
00:23:50à la règle.
00:23:50Ce n'est pas du tout
00:23:51la même réaction
00:23:52de protection
00:23:53et finalement de chemin
00:23:54qu'un enfant de 9 ans
00:23:55ou de 10 ans
00:23:56qui se retrouve
00:23:56sur un réseau social
00:23:57avec une image
00:23:58ou des vidéos pornographiques
00:24:00auxquelles il est exposé.
00:24:01Et donc,
00:24:01c'est imparfait,
00:24:02je vous l'accorde,
00:24:03c'est réel
00:24:03et même on voit
00:24:04le modèle australien
00:24:05que j'ai beaucoup suivi,
00:24:06c'est vrai,
00:24:06il y a des failles
00:24:07et à la limite,
00:24:09j'ai envie de dire,
00:24:09je prends cette imperfection
00:24:10si elle permet
00:24:11à une majorité d'enfants
00:24:12finalement d'en être préservés
00:24:13et de faire un bouger.
00:24:16Je pense que le texte parfait
00:24:17dans une révolution technologique
00:24:18que nous vivons
00:24:19est difficile
00:24:20parce que notre droit est vieux.
00:24:23Est-ce que le problème
00:24:25la majorité numérique en France,
00:24:28le texte européen
00:24:29prévoyait
00:24:30que les États membres
00:24:31pouvaient choisir
00:24:32entre 13 et 16 ans
00:24:34la majorité numérique,
00:24:35la France a choisi les 15 ans.
00:24:37Le RGPD.
00:24:38Oui,
00:24:39la majorité numérique,
00:24:40effectivement,
00:24:41dans le cadre,
00:24:42excusez-moi,
00:24:43de la réglementation
00:24:45sur la protection
00:24:45des données personnelles.
00:24:47Et dans les exemples
00:24:48que vous donnez,
00:24:49on revient toujours
00:24:50sur les enfants
00:24:51de 9-10 ans.
00:24:54Un exemple,
00:24:54parce que c'est
00:24:55le rapport sénatorial
00:24:56sur la pornographie.
00:24:57Oui, mais qu'est-ce qu'on fait
00:24:57finalement sur les 13-15 ans
00:24:59et comment on réagit
00:25:01le lendemain,
00:25:03le premier jour
00:25:04de ces 16 ans
00:25:04si on n'a pas eu
00:25:07auparavant
00:25:07la possibilité
00:25:08finalement
00:25:09de se confronter
00:25:10à ces réseaux sociaux
00:25:12et d'apprendre
00:25:13à les contrôler
00:25:13et à les maîtriser.
00:25:15Oui,
00:25:16c'est valable
00:25:16pour toutes les interdictions
00:25:17qui sont basées sur un âge.
00:25:19C'est valable
00:25:19pour la vente de cigarettes
00:25:20qui était dans la même logique
00:25:22avec une addiction.
00:25:23des excès,
00:25:23des déviances
00:25:24et effectivement
00:25:25des traumas
00:25:26et ça arrive jusqu'au suicide.
00:25:28Je n'éluge pas ce problème.
00:25:29Mais les réseaux sociaux,
00:25:31c'est aussi
00:25:32la connaissance,
00:25:33le savoir,
00:25:34gratuit,
00:25:35pour tous.
00:25:37Et interdire,
00:25:38pour interdire,
00:25:39dans la version
00:25:40de l'Assemblée nationale,
00:25:41l'ensemble des réseaux sociaux,
00:25:43aujourd'hui,
00:25:44avec cet arrêté,
00:25:45dont on ne sait pas très bien
00:25:46ce que ça va donner,
00:25:47il faut se mettre aussi
00:25:48dans la position
00:25:49de ces adolescents
00:25:50qui acquièrent
00:25:51du savoir
00:25:52et de la connaissance
00:25:53gratuitement
00:25:53parce qu'eux,
00:25:54ils vivent en zone rurale,
00:25:56ils vivent en zone périurbaine.
00:25:57Ils sont plus cultivés,
00:25:58plus informés,
00:25:59plus éclairés
00:25:59que ceux qui utilisent
00:26:01des sites.
00:26:02Quand on maîtrise
00:26:03parfaitement
00:26:04et qu'on connaît
00:26:04parfaitement
00:26:05les réseaux sociaux,
00:26:06on peut avoir accès
00:26:07réellement à de la culture.
00:26:09Là,
00:26:09j'essaye de parler
00:26:10des enfants
00:26:10qui vivent en zone rurale,
00:26:12j'essaye de parler
00:26:12des enfants
00:26:13qui vivent en zone périurbaine.
00:26:14sur des formats
00:26:15de 10 secondes
00:26:16qui sont poussés
00:26:17par algorithmes
00:26:18et qui donc
00:26:18vous proposent
00:26:19toujours la même chose ?
00:26:20C'est ça la culture ?
00:26:21Bien évidemment.
00:26:22C'est pas l'ouverture
00:26:22à l'inconnu la culture ?
00:26:23Non mais c'est parce que
00:26:24vous voyez...
00:26:25C'est le contraire
00:26:25d'un algorithme.
00:26:26Parce que vous,
00:26:26vous restez sur les mini-vidéos
00:26:27de 10 secondes
00:26:28mais qui ont permis
00:26:29de faire naître...
00:26:30Il y a quoi d'autre
00:26:31sur Insta ?
00:26:32Justine Atlan,
00:26:33Justine Atlan,
00:26:34pardon,
00:26:34il y a plusieurs choses
00:26:36dans ce que dit
00:26:36Maître Bensou
00:26:37sans brûler,
00:26:38mais c'est vrai
00:26:38qu'il y a une grande
00:26:39contradiction
00:26:40derrière cette interdiction.
00:26:41Vous militez avec
00:26:42Yenfance
00:26:42pour une éducation
00:26:43aux réseaux sociaux.
00:26:44Mais comment on éduque
00:26:45les enfants
00:26:46s'ils n'y ont pas accès
00:26:47avant 15 ans ?
00:26:47C'était le sens
00:26:48de ce que je vous ai dit
00:26:48au début de mon intervention.
00:26:50C'était de vous dire
00:26:50qu'effectivement,
00:26:51là, on a une réaction,
00:26:52une première réaction
00:26:53très forte
00:26:54pour réagir
00:26:55à la proposition
00:26:56que nous font
00:26:57les réseaux sociaux
00:26:57depuis 10 ans, 15 ans
00:26:59qui n'est pas satisfaisante.
00:27:01Mais l'idée, je pense,
00:27:02et pour en avoir discuté
00:27:03y compris avec des députés
00:27:05et des sénateurs,
00:27:06c'est que tout le monde
00:27:07a conscience
00:27:07que c'est un peu
00:27:08une mesure d'urgence rapide
00:27:09mais qui est censée aussi
00:27:10créer un électrochoc
00:27:11chez les plateformes
00:27:13parce que c'est elle
00:27:13dont on parle.
00:27:14D'abord, pour effectivement
00:27:15inverser la responsabilité
00:27:16et la charge
00:27:17qui aujourd'hui,
00:27:17Sarah El-Hari,
00:27:18effectivement, a raison.
00:27:19Elle est sur les parents
00:27:20qui ont l'impression
00:27:21de lutter au quotidien
00:27:23face à des dealers
00:27:24qui sont dans la chambre
00:27:25de leur enfant
00:27:25et qui passent leur temps
00:27:26à dire à leur enfant
00:27:27« Reviens, reviens,
00:27:28reviens, reprends un peu,
00:27:30reste avec moi, etc. »
00:27:31Et ça, c'est la réalité
00:27:32des parents en quotidien.
00:27:33Donc, maintenant,
00:27:34c'est inverser la charge
00:27:35de la responsabilité
00:27:35en disant
00:27:35« Maintenant, c'est à vous
00:27:36les plateformes
00:27:36de faire en sorte
00:27:37de ne pas les solliciter
00:27:38les enfants
00:27:38et de vous empêcher
00:27:39de le faire. »
00:27:40Mais, encore une fois,
00:27:41évidemment,
00:27:42que l'idée,
00:27:42c'est qu'ils réagissent.
00:27:43D'abord, il faut savoir
00:27:44que les plateformes
00:27:44ne sont pas si contre
00:27:45que ça, cette interdiction.
00:27:47Et aujourd'hui, finalement,
00:27:48ils sont tout à fait prêts
00:27:49à l'accompagner,
00:27:49ce qui est assez surprenant,
00:27:50mais ce qui est une réalité.
00:27:51Mais parce qu'ils savent bien
00:27:52que maintenant,
00:27:52il va falloir qu'ils travaillent
00:27:53effectivement sur des propositions
00:27:55par étapes, adaptées,
00:27:57parce qu'effectivement,
00:27:58un jour,
00:27:58ces adolescents
00:27:59vont bien se retrouver
00:28:00sur les réseaux sociaux
00:28:00et évidemment que l'idée
00:28:01n'est pas qu'ils y arrivent
00:28:02du jour au lendemain
00:28:03de rien jungler à tout.
00:28:04Donc, il faut des propositions
00:28:07adaptées.
00:28:07On parle de réseaux sociaux.
00:28:09Le terme réseau social
00:28:10n'existe pas
00:28:11dans le texte européen,
00:28:13le fameux DSA.
00:28:14La notion de réseau social
00:28:15n'est pas prévue
00:28:16parmi les acteurs.
00:28:17Les juristes,
00:28:18on va les mettre
00:28:18dans une sous-catégorie
00:28:19des plateformes numériques.
00:28:20Il n'en reste pas moins
00:28:22qu'il n'y a pas
00:28:22de définition juridique
00:28:24de ce qu'est un réseau social.
00:28:26Et donc,
00:28:27on a aussi
00:28:28une grande problématique ici
00:28:29parce que pour l'instant,
00:28:30elle n'est toujours pas définie
00:28:31non plus
00:28:31dans le texte
00:28:32présenté
00:28:33par le Sénat.
00:28:35Donc,
00:28:36ce que je pense
00:28:37vraiment,
00:28:38parce que je crois
00:28:39que vous vouliez reparler
00:28:40des États-Unis,
00:28:41c'est que la position
00:28:42qu'ils ont prise
00:28:43de ne pas aller
00:28:45sur des lois
00:28:46de vérification d'âge.
00:28:49Certains États l'ont fait
00:28:50et ça n'avance pas.
00:28:52C'est déclaré généralement
00:28:53contraire
00:28:54au premier amendement.
00:28:56Et donc,
00:28:56certains avocats
00:28:57ont décidé d'aller
00:28:59sur la judiciarisation,
00:29:01c'est-à-dire
00:29:01mettre en procès
00:29:03deux plateformes
00:29:04à la suite,
00:29:06effectivement...
00:29:06Meta et Google,
00:29:07en l'occurrence.
00:29:08Ils en avaient mis quatre.
00:29:09Il y en a deux
00:29:10qui ont négocié.
00:29:10Il faut savoir.
00:29:11TikTok et Snapchat
00:29:12étaient dans la...
00:29:13TikTok et Snapchat
00:29:14ont négocié
00:29:15et se sont retirés.
00:29:16Et donc,
00:29:16ils se sont retirés.
00:29:18Et en fait,
00:29:19la position qu'ils ont prise,
00:29:21justement,
00:29:21c'est de ne pas aller
00:29:22sur la vérification d'âge,
00:29:23mais d'aller
00:29:24sur la responsabilisation
00:29:25des plateformes
00:29:26et donc d'aller
00:29:27sur le fameux algorithme
00:29:28dont vous parlez.
00:29:29Parce que,
00:29:30quand vous regardez,
00:29:31ne serait-ce que pour TikTok,
00:29:32la version chinoise de TikTok
00:29:34et la version européenne
00:29:36de TikTok,
00:29:36vous verrez que
00:29:38la façon dont les contenus
00:29:39sont proposés
00:29:40ne sont pas du tout identiques.
00:29:42Donc, techniquement,
00:29:44ça, ils savent le faire.
00:29:45C'est-à-dire,
00:29:46pour expliquer à noter
00:29:47les spectateurs,
00:29:48le TikTok,
00:29:48quand vous êtes en Chine,
00:29:49les enfants chinois
00:29:50qui vont sur TikTok
00:29:52n'auront pas du tout...
00:29:53Ils ont une meilleure qualité
00:29:54d'algorithme que les nôtres.
00:29:55Ils n'ont pas les algorithmes.
00:29:56Mais d'ailleurs,
00:29:57à propos des algorithmes,
00:29:58parce qu'en fait,
00:29:58c'est le nœud gordien,
00:29:59en réalité.
00:30:01Jeudi dernier,
00:30:01le ministère de l'Éducation nationale
00:30:03a expliqué avoir créé
00:30:04lui-même un compte TikTok factice
00:30:05pour constater qu'après
00:30:07le visionnage
00:30:07d'une seule vidéo
00:30:08sur la santé mentale,
00:30:09le nombre et la nocivité
00:30:10des contenus proposés
00:30:11ensuite avaient augmenté
00:30:13à très grande vitesse
00:30:14et avaient enfermé
00:30:15l'utilisateur
00:30:15dans une spirale susceptible
00:30:17d'inviter un public vulnérable
00:30:18à commettre l'irréparable.
00:30:19Bon, en fait,
00:30:21ils ont testé,
00:30:22mais tout le monde
00:30:22aurait pu leur raconter ça.
00:30:24Mais le ministère
00:30:25se sert de cette expérience
00:30:26pour transmettre
00:30:27un signalement à la justice
00:30:28au titre de l'article 40.
00:30:29Donc, vous disiez tout à l'heure
00:30:30la judiciarisation, bof.
00:30:32Non, je dis qu'il faut la faire,
00:30:33mais il ne faut pas attendre que ça.
00:30:34Je vais être très transparente avec vous.
00:30:37Moi, je considère qu'on est...
00:30:38Désolée, maître,
00:30:38on n'est pas américain.
00:30:40Un État-providence
00:30:41et on protège les vulnérables.
00:30:43Et les vulnérables,
00:30:43c'est nos enfants.
00:30:44Donc, qu'on ait une judiciarisation,
00:30:46oui, très bien,
00:30:47et c'est en cours.
00:30:47Le ministre de l'Éducation nationale
00:30:48a déposé plainte contre TikTok.
00:30:50Moi, j'ai déposé
00:30:50un certain nombre de plaintes
00:30:52et je me suis portée participée
00:30:53sur un certain nombre
00:30:54d'enjeux et de plateformes.
00:30:56Très bien.
00:30:57Et ça avancera
00:30:57et le temps de la justice
00:30:59fera qu'il y aura ou pas
00:31:00des condamnations et des bougies.
00:31:02Mais je considère
00:31:03que la responsabilité politique
00:31:04et sociale qu'on a,
00:31:05c'est de donner les moyens
00:31:07aux parents et aux enfants
00:31:07pour dire,
00:31:08ben non,
00:31:09c'est pas anodin,
00:31:09vous n'y êtes pour rien.
00:31:10En fait,
00:31:11il y a un modèle
00:31:12et un système
00:31:12qui vous absorbent.
00:31:13Donc, face à ça,
00:31:14on est là pour vous aider.
00:31:15Et pour vous aider,
00:31:16c'est dire,
00:31:16stop, il y a un âge.
00:31:17Et en parallèle,
00:31:18j'espère,
00:31:19et encore une fois,
00:31:19c'est une invitation ouverte,
00:31:21de dire,
00:31:21en fait,
00:31:22quand j'utilise,
00:31:22par exemple,
00:31:22une plateforme de vidéos,
00:31:24je vais plutôt sur YouTube Kids
00:31:25que sur YouTube.
00:31:26Pourquoi ?
00:31:27Parce que sur YouTube Kids,
00:31:28on n'envoie pas
00:31:29plein de vidéos,
00:31:30il y a des contenus
00:31:31plus régulés.
00:31:31Je voulais dire
00:31:32qu'effectivement,
00:31:32on a des actions en justice
00:31:33en France
00:31:33qui ont été lancées
00:31:35par des députés
00:31:36et par maintenant
00:31:37le ministre
00:31:37avec des articles 40.
00:31:38Mais on a surtout
00:31:39un collectif de familles,
00:31:41un qui est défendu
00:31:42par une avocate française
00:31:43qui a pris un risque
00:31:43assez fort
00:31:44il y a très longtemps
00:31:45parce qu'elle a lancé
00:31:45son affaire
00:31:46il y a deux ou trois ans.
00:31:47À l'époque,
00:31:47on n'avait pas
00:31:48ces avancées dernières
00:31:48qu'on a eues
00:31:49et c'était vraiment
00:31:50un grand pari
00:31:50quand elle l'a fait.
00:31:51Je crois que,
00:31:52si je ne me trompe pas,
00:31:53l'affaire arrive
00:31:53devant la justice
00:31:54à la rentrée en septembre,
00:31:55à peu près au moment
00:32:02est assez proche
00:32:02de celle des Etats-Unis
00:32:03et donc ça s'organise
00:32:04en France aussi
00:32:05sur des actions collectives.
00:32:06Et moi,
00:32:06j'ai envie quand même dire
00:32:07que, mine de rien,
00:32:08protéger nos enfants
00:32:09et considérer
00:32:09que c'est notre priorité,
00:32:10ce n'est pas anodin.
00:32:10Il y a des pays entiers
00:32:11qui interdisent
00:32:12des sites pleins.
00:32:13Je pense,
00:32:13pour le coup,
00:32:14en exemple,
00:32:15l'Indonésie,
00:32:16l'Égypte qui interdit Roblox.
00:32:18En fait,
00:32:18ces sites,
00:32:19ils vont continuer
00:32:19à se développer.
00:32:20Ces technologies,
00:32:20elles sont là.
00:32:21C'est le moment de dire
00:32:21qu'est-ce qu'on met en priorité.
00:32:22Moi, je crois que la priorité,
00:32:25c'est les réponses techniques.
00:32:26On a réussi à le faire
00:32:27sur le porno.
00:32:28Mais on a réussi à le faire.
00:32:29On n'y arrive pas.
00:32:30Sur le porno aussi,
00:32:31aujourd'hui.
00:32:31On va donner
00:32:32les pièces d'identité
00:32:33de l'ensemble du parent.
00:32:33Non, on a des outils
00:32:35via France Connect.
00:32:37Via France Connect,
00:32:37on sait le faire.
00:32:38France Identité,
00:32:39on sait le faire.
00:32:39Il y a des offres publiques,
00:32:40des offres privées.
00:32:41Moi, je suis désolée,
00:32:42je préfère avoir
00:32:42quelque chose d'imparfait
00:32:43mais qui avance
00:32:44et qui protège les enfants.
00:32:45Encore une fois,
00:32:46je ne le pose pas à tout le monde.
00:32:47L'objectif est le symbole.
00:32:48Il nous reste vraiment
00:32:4930 secondes.
00:32:50On va y arriver pour septembre.
00:32:52C'est-à-dire qu'on peut
00:32:53y arriver pour septembre
00:32:54pour que ça crée
00:32:55une nouvelle norme sociale
00:32:56et ça, c'est important
00:32:57pour les parents
00:32:58parce qu'effectivement,
00:32:59l'enjeu dans la vérification
00:32:59d'âge,
00:33:00indépendamment de la norme technique,
00:33:01c'est que les parents
00:33:02doivent être embarqués dedans.
00:33:03Le contrôle parol-tâne
00:33:04ne fonctionne que si le parent
00:33:05a effectivement conscience
00:33:06que c'est un danger
00:33:06pour son enfant
00:33:07et que donc c'est impératif
00:33:08qu'il soit associé
00:33:09à cet usage.
00:33:10Et on n'a pas eu le temps
00:33:11d'en parler
00:33:11mais ça aurait été bien aussi
00:33:12de dire que l'école
00:33:12peut-être aussi
00:33:13doit être associée
00:33:14à cette situation.
00:33:15On est d'accord ?
00:33:16On est d'accord.
00:33:17On est enfin d'accord.
00:33:18Merci infiniment
00:33:19à toutes les trois
00:33:20d'être venus ce soir
00:33:21dans chaque Voix Compte.
00:33:22Dans un instant,
00:33:23la question qui fâche,
00:33:23on va parler de la cagnotte.
00:33:24S'il y en a une,
00:33:25on fait quoi du surplus fiscal
00:33:27sur les prix des carburants ?
00:33:29On va en parler
00:33:29avec nos trois prochains invités
00:33:30mais avant cela,
00:33:31c'est quelle histoire ?
00:33:31On part sur la Lune.
00:33:33C'est Olivier qui nous emmène.
00:33:42Il sera minuit ce soir
00:33:43quand les Américains
00:33:44enverront une nouvelle fusée
00:33:46habiter vers la Lune.
00:33:48C'est le programme Artemis 2,
00:33:50quasiment 53 ans
00:33:51après la mission Apollo 17.
00:33:53Est-ce que ça veut dire
00:33:53qu'on va avoir
00:33:54comme une impression
00:33:55de déjà-vu cette nuit ?
00:33:56Non, parce que cette mission
00:33:57est sans doute plus complexe,
00:33:59peut-être plus ambiguë,
00:34:00en tout cas plus ambitieuse
00:34:01que la précédente.
00:34:02C'est une sorte
00:34:03de deuxième pas de géant
00:34:04après celui-là.
00:34:14Alors, même si Artemis
00:34:17était la soeur jumelle d'Apollon,
00:34:19les deux programmes
00:34:19ont quand même
00:34:20beaucoup de différences.
00:34:22Là où Apollo
00:34:23était une mission étatique
00:34:24de la NASA à 100%,
00:34:25Artemis intègre du privé,
00:34:27il y a SpaceX,
00:34:29il y a Blue Origin,
00:34:30il y a une coalition internationale
00:34:31de 60 pays,
00:34:32dont la France,
00:34:33qui apporte des contributions.
00:34:35Là où Apollo
00:34:36était uniquement
00:34:37et exclusivement
00:34:38composé d'hommes blancs
00:34:40de 38 ans en moyenne,
00:34:41l'équipage, cette fois,
00:34:42est un véritable
00:34:44manifeste sociologique.
00:34:46Red Wiesman,
00:34:46le commandant,
00:34:47est un ancien pilote
00:34:48de la Navy.
00:34:48Là, on reste dans les classiques
00:34:49pour ceux qui ont vu
00:34:50l'étoffe des héros.
00:34:52Mais Victor Glover
00:34:52sera le premier pilote
00:34:55afro-américain
00:34:56à approcher la Lune.
00:34:57Christina Koch,
00:34:58la détentrice
00:34:59du record féminin
00:35:00en vol spatial,
00:35:00elle aussi sera
00:35:01la première femme
00:35:02à approcher la Lune.
00:35:03Et le Canadien
00:35:04Jeremy Hansen,
00:35:04le premier non-américain
00:35:06à approcher la Lune.
00:35:07Et puis,
00:35:08ils ont tous,
00:35:08en moyenne,
00:35:09aux alentours
00:35:10de 50 ans,
00:35:11mis sur l'expérience
00:35:11pour un peu,
00:35:12on aurait pu participer
00:35:13au vol.
00:35:13On a toujours amélioré
00:35:16les choses aussi
00:35:17pour le confort
00:35:19des astronautes
00:35:20et leur sécurité.
00:35:21Des toilettes
00:35:22ont été installées.
00:35:23On se souvient
00:35:23que lors du tout premier vol,
00:35:24on n'y avait pas pensé.
00:35:26Non.
00:35:26Et donc,
00:35:27on avait donné l'autorisation
00:35:29aux pilotes
00:35:30de faire
00:35:31dans leur combinaison.
00:35:32D'accord.
00:35:33Depuis aussi,
00:35:34des écrans
00:35:35et des armoires
00:35:35refuges anti-radiation
00:35:36ont été mis.
00:35:37Il y a aussi
00:35:38beaucoup moins de boutons.
00:35:39Il y en avait 566
00:35:41à l'époque.
00:35:42Aujourd'hui,
00:35:42il n'y en a plus
00:35:42que 67.
00:35:43Ça va simplifier les choses.
00:35:45Mais c'est surtout
00:35:45le vol qui va être différent.
00:35:47Regardez cette magnifique animation
00:35:49puisque après avoir pris
00:35:50trois jours
00:35:51et pris son élan
00:35:52autour de la Terre,
00:35:54la mission va partir
00:35:56derrière la Lune
00:35:57et ça,
00:35:58c'est ce qui change tout.
00:35:58Elle va faire le tour
00:35:59et voir pendant trois heures
00:36:01d'un peu plus haut
00:36:03cette planète
00:36:04pour prendre
00:36:04toutes les photos
00:36:05et les captations
00:36:06et les enregistrements
00:36:06nécessaires.
00:36:07C'est incroyable.
00:36:09À quoi ça va servir ?
00:36:11Pardon de poser cette question.
00:36:12Non, mais c'est la seule
00:36:13bonne question en fait.
00:36:14C'est la seule.
00:36:15Si on résume,
00:36:16Apollo avait pour mission
00:36:17de planter le drapeau américain
00:36:19là où Artemis 2
00:36:20a pour mission
00:36:21de venir
00:36:22et d'y rester.
00:36:23Et d'ailleurs,
00:36:24ça fait un petit moment
00:36:25que ça leur trotte
00:36:25dans la tête
00:36:26aux Américains.
00:36:27Les Etats-Unis
00:36:28retourneront sur la Lune
00:36:29avant notre grand rival
00:36:30et nous y établirons
00:36:31une présence durable
00:36:32pour comprendre
00:36:33la valeur scientifique,
00:36:34économique et sécuritaire
00:36:36de la surface lunaire.
00:36:37Alors, petit décryptage,
00:36:38le grand rival,
00:36:39c'est qui ?
00:36:39À croire que ce pays,
00:36:41les Américains,
00:36:41s'ils n'ont pas un rival,
00:36:42ils n'arrivaient à rien faire.
00:36:43Bon, ça n'est plus l'URSS
00:36:44mais c'est la Chine,
00:36:45cette fois-ci,
00:36:46qui a un programme spatial
00:36:46qui avance très vite.
00:36:48La présence durable,
00:36:49vous avez entendu cette phrase,
00:36:50mais là,
00:36:50il faut comprendre
00:36:50la construction
00:36:51d'une base lunaire
00:36:52à partir de 2029
00:36:54qui a comme vocation
00:36:55à devenir pérenne,
00:36:56semi-permanente
00:36:57en 2032
00:36:58et à servir de tremplin
00:37:00pour aller vers Mars
00:37:01parce que c'est ça
00:37:02que tout le monde
00:37:02a en tête.
00:37:04Artemis va aller
00:37:05vers le pôle sud de la Lune
00:37:06là où il y aurait
00:37:08et on va en avoir
00:37:09la confirmation
00:37:10de l'eau,
00:37:11de l'eau potable,
00:37:13de l'oxygène,
00:37:14de l'hydrogène,
00:37:15en gros,
00:37:15tout pour pouvoir alimenter
00:37:16de manière à peu près autonome
00:37:18une base.
00:37:19C'est donc la logique
00:37:21de Moon to Mars.
00:37:23On s'appuie d'abord,
00:37:25on fait un stop sur la Lune
00:37:26et après,
00:37:27on continue vers Mars
00:37:29et ça aussi,
00:37:30c'est la stratégie
00:37:31de cette mission.
00:37:32Ce n'est pas la répétition
00:37:35d'Apollo.
00:37:36Ce que nous faisons ici,
00:37:37c'est que nous allons
00:37:38sur la Lune
00:37:38pour aller au-delà
00:37:39de la Lune.
00:37:43Donc la Lune
00:37:44est la première étape
00:37:45pour encourager
00:37:45et vérifier
00:37:46toute notre technologie
00:37:47avant d'aller sur Mars.
00:37:51Et puis un dernier argument
00:37:52qui a sans doute dû parler
00:37:53à Trump,
00:37:54c'est l'intérêt.
00:37:55Il y a sur la Lune
00:37:56de l'hélium 3,
00:37:58c'est un isotope
00:37:59très rare sur la Terre.
00:38:01La Lune
00:38:02en a énormément
00:38:03de réserves,
00:38:03elles sont évaluées
00:38:04à 100 000 tonnes.
00:38:06À quoi ça sert ?
00:38:07Potentiellement,
00:38:08ça peut servir
00:38:10de carburant
00:38:11pour un réacteur
00:38:13à fusion nucléaire.
00:38:15Et évidemment,
00:38:16ça,
00:38:16les Américains
00:38:17l'ont en tête.
00:38:18Les États-Unis
00:38:18ont légalisé
00:38:20l'appropriation
00:38:21de matériaux
00:38:22sur des ressources spatiales
00:38:24en 2015.
00:38:26Ça a été voté.
00:38:27C'est un peu les seuls
00:38:29ou en tout cas
00:38:29les premiers
00:38:30à l'avoir dit.
00:38:30qu'on n'est pas
00:38:31à l'abri
00:38:31d'un début
00:38:31de bataille juridique.
00:38:33Merci,
00:38:34Olivier Ravanello.
00:38:35On passe
00:38:35à la question
00:38:35qui fâche.
00:38:43Il ne manquerait plus
00:38:44qu'on trouve du carburant
00:38:45sur la Lune.
00:38:46Ce serait peut-être
00:38:46une solution
00:38:46à nos problèmes.
00:38:48Laissez-moi vous présenter
00:38:49l'équipage de ce soir.
00:38:50On ne va pas sur la Lune.
00:38:51Pour le coup,
00:38:51on va chercher du pétrole
00:38:52ensemble.
00:38:53J'accueille
00:38:53Laurent Lardite.
00:38:54Bonsoir,
00:38:55député socialiste
00:38:56des Bouches-du-Rhône.
00:38:57Merci d'être là
00:38:58aux côtés
00:38:58de Daniel Labaronne,
00:39:00député ensemble
00:39:01pour la République
00:39:01d'Indre-et-Loire.
00:39:02Et bonsoir,
00:39:03Gaëtan Dussaucet,
00:39:04député Rassemblement
00:39:05national des Vosges.
00:39:06C'est donc
00:39:06le débat du jour.
00:39:08L'État est-il
00:39:09en train de s'enrichir
00:39:11sur le dos
00:39:11des automobilistes ?
00:39:12Tout est parti
00:39:13en fait d'une proposition
00:39:14surprise
00:39:15de Sébastien Lecornu
00:39:16qui veut utiliser
00:39:18les surplus fiscaux
00:39:19sur le carburant
00:39:20pour financer
00:39:20l'électrification
00:39:22du pays.
00:39:22Alors,
00:39:23la surprise
00:39:23n'est pas tellement
00:39:24venue de l'électrification
00:39:25mais plutôt du surplus.
00:39:28Et ça a notamment
00:39:28surpris Marine Le Pen.
00:39:30Regardez.
00:39:31On électrifie
00:39:32l'économie.
00:39:33Hop là !
00:39:34Ah mais je ne croyais pas
00:39:34qu'il n'y avait pas
00:39:35de surplus
00:39:36des recettes fiscales.
00:39:38Quand on a dit
00:39:39qu'il ne fallait pas
00:39:39que l'État profite
00:39:40de la crise,
00:39:41le Premier ministre
00:39:42et l'ensemble des ministres
00:39:43nous ont expliqué
00:39:44que non,
00:39:45pas du tout,
00:39:45il n'y avait pas
00:39:45de recettes fiscales
00:39:47supplémentaires.
00:39:47Donc c'était déjà
00:39:49un mensonge.
00:39:50Alors,
00:39:50on va revenir
00:39:51sur cet éventuel mensonge
00:39:52mais d'abord,
00:39:53Fanny,
00:39:53il faut redonner
00:39:55un chiffre ce soir.
00:39:56Le litre de 100 plombs 95
00:39:58a franchi aujourd'hui
00:40:00pour la première fois
00:40:01la barre des 2 euros
00:40:02comme le gasoil.
00:40:03Effectivement,
00:40:03et c'est une barre symbolique
00:40:05et on est proche
00:40:06même des records
00:40:07qu'on avait observés
00:40:08au début de la guerre
00:40:10en Ukraine.
00:40:11Et pour le gazole,
00:40:13eh bien,
00:40:13ce n'est pas vraiment mieux.
00:40:14En plus,
00:40:14c'est le carburant
00:40:15que les Français
00:40:15utilisent le plus
00:40:16et là,
00:40:16on est carrément
00:40:17à 2,25,
00:40:182,20,
00:40:182,25 le litre.
00:40:20On n'a pas vu ça
00:40:21depuis 40 ans.
00:40:23Alors,
00:40:23le problème en plus,
00:40:24c'est que peut-être
00:40:25ça n'est pas terminé
00:40:26puisque les cours
00:40:27continuent de s'envoler
00:40:28tant que ce fameux
00:40:29détroit d'Hormuz
00:40:30n'est pas débloqué.
00:40:32Et comme on vient
00:40:33de le voir,
00:40:34ça met le gouvernement
00:40:34sous pression.
00:40:35Et oui,
00:40:36parce qu'il y a d'abord
00:40:37la pression sur le fait
00:40:38que le gouvernement
00:40:39n'est pas assez présent
00:40:41en matière d'aide,
00:40:42de soutien à ceux
00:40:43qui sont le plus exposés
00:40:44à cette flambée
00:40:45des carburants
00:40:46et puis aussi
00:40:47parce qu'on l'accuse
00:40:49de s'enrichir
00:40:50sur le dos
00:40:50des Français,
00:40:52de profiter de la crise
00:40:53grâce à ces taxes
00:40:54sur les carburants
00:40:55qui représentent,
00:40:56il faut le rappeler,
00:40:57la moitié du prix
00:40:58de ces carburants.
00:41:00Laurent Wauquiez,
00:41:01par exemple,
00:41:02il n'y a pas que Marine Le Pen,
00:41:03mais Laurent Wauquiez,
00:41:04député des Hautes-Loires
00:41:05et patron du groupe
00:41:07des LR à l'Assemblée,
00:41:08a réclamé,
00:41:09pas plus tard que ce matin,
00:41:11je cite,
00:41:12que ce surplus
00:41:13de recettes fiscales
00:41:14soit redonné
00:41:16aux automobilistes
00:41:17sous forme
00:41:17de baisse de taxes
00:41:18et il évalue
00:41:19ce surplus
00:41:20entre 2 et 3 milliards d'euros.
00:41:22Alors,
00:41:23vraiment,
00:41:23je ne sais pas
00:41:23d'où sort cette estimation
00:41:25parce que pour le moment,
00:41:26en tout cas,
00:41:26du côté des professionnels
00:41:28du pétrole,
00:41:29du côté des stations,
00:41:30du côté du ministère
00:41:32de l'Économie,
00:41:32on n'a absolument pas
00:41:33d'estimation.
00:41:34En tout cas,
00:41:34ce qu'on comprend,
00:41:35c'est que ces fameux
00:41:35surplus fiscaux
00:41:36font polémique
00:41:37sans qu'on sache
00:41:38même s'ils existent.
00:41:39Oui,
00:41:39parce que d'ailleurs,
00:41:40le gouvernement dit
00:41:40qu'ils sont
00:41:41ces potentiels
00:41:43surplus fiscaux.
00:41:44Alors,
00:41:44est-ce qu'il y en aura beaucoup ?
00:41:46Quand on regarde déjà,
00:41:47on peut essayer
00:41:48de faire le calcul,
00:41:48il y a deux taxes
00:41:49en fait sur les carburants.
00:41:51Il y a d'une part
00:41:52une taxe au litre
00:41:53sur les volumes
00:41:54qui est l'ancienne taxe
00:41:55sur les produits pétroliers
00:41:56et cette taxe,
00:41:57elle est fixe.
00:41:57Donc,
00:41:57que le prix augmente
00:41:59ou pas du bar oil de pétrole,
00:42:00c'est toujours la même.
00:42:01Voilà,
00:42:01elle ne change pas.
00:42:02Et puis,
00:42:02il y a une autre taxe
00:42:03qui est la taxe,
00:42:04la TVA
00:42:05qu'on connaît
00:42:06qui là,
00:42:06effectivement,
00:42:07est indexée sur les prix
00:42:08et celle-ci,
00:42:09effectivement,
00:42:09plus le prix monte,
00:42:11la TVA,
00:42:11les recettes de TVA
00:42:12augmentent.
00:42:13La seule difficulté,
00:42:14c'est qu'on voit bien
00:42:16qu'il y a une histoire
00:42:17aussi de consommation.
00:42:20Quand vous avez
00:42:21un prix du carburant
00:42:22qui flambe,
00:42:23on est tenté
00:42:24de moins l'utiliser.
00:42:25Donc,
00:42:25par exemple,
00:42:26on a moins de recettes
00:42:27du côté
00:42:28de la première taxe
00:42:29sur les prix fixes,
00:42:30donc il y a une perte
00:42:31et de l'autre côté,
00:42:32oui,
00:42:32vous avez un peu plus
00:42:33de hausse
00:42:33quand le prix augmente
00:42:35du côté de la TVA.
00:42:36À quelque chose près,
00:42:38il y a des chances
00:42:38pour que ça se compense.
00:42:41Bon,
00:42:42mais quoi qu'il en soit,
00:42:43il n'y a pas de manne financière
00:42:45dans ce que vous me racontez.
00:42:46Alors,
00:42:47a priori,
00:42:47à ce jour,
00:42:48on ne voit pas vraiment
00:42:49de cagnotes
00:42:50et ça risque d'être déceptif
00:42:52parce qu'en fait,
00:42:53si la crise dure,
00:42:54ce que l'on sait
00:42:55par rapport
00:42:55aux précédentes crises,
00:42:57c'est que ça a surtout
00:42:57coûté beaucoup d'argent
00:42:58à l'État,
00:43:00aux contribuables
00:43:00notamment parce que
00:43:01moins de carburant,
00:43:03je vous le disais,
00:43:03ça veut dire
00:43:04on consomme moins
00:43:05parce qu'il y a un moment
00:43:06où on a moins d'activité.
00:43:07On fait des arbitrages.
00:43:08Le pêcheur,
00:43:09si ça lui coûte trop cher,
00:43:10il ne sort pas avec son bateau.
00:43:12L'automobiliste,
00:43:13plutôt que d'aller
00:43:14faire des allers-retours,
00:43:15il va changer d'itinéraire,
00:43:17prendre un peu moins sa voiture,
00:43:18trouver des stratégies
00:43:19pour moins consommer.
00:43:20Donc,
00:43:21ça fait moins d'activité.
00:43:22Moins d'activité,
00:43:22ça veut dire quoi ?
00:43:23Moins de rentrées de cotisation,
00:43:25moins de rentrées fiscales.
00:43:26On va moins consommer.
00:43:27Oui,
00:43:27le carburant est très cher.
00:43:28On va éviter
00:43:28d'aller faire un tour
00:43:30ce week-end
00:43:31dans les boutiques
00:43:31parce qu'en prenant sa voiture.
00:43:33Bon,
00:43:34ça va faire moins de TVA
00:43:35sur des articles
00:43:36que l'on ne va pas acheter.
00:43:38Et d'ailleurs,
00:43:39il y a un dernier point
00:43:39qu'on n'a pas mentionné,
00:43:40c'est aussi les taux d'intérêt.
00:43:42Cette crise,
00:43:43elle fait augmenter
00:43:43nos taux d'intérêt.
00:43:44On est extrêmement,
00:43:46mais extrêmement,
00:43:46on en a parlé
00:43:47tout l'automne,
00:43:48tout l'hiver,
00:43:49on a une dette
00:43:50qui nous étrangle.
00:43:51On a une charge de la dette
00:43:52qui explose.
00:43:53Donc,
00:43:53cette crise,
00:43:54elle alourdit
00:43:55ce que l'on doit payer
00:43:56pour rembourser nos crédits.
00:43:58Donc,
00:43:59plus les aides
00:43:59que réclament les Français
00:44:01et que le gouvernement,
00:44:02alors certes,
00:44:03lâche au compte-gouttes,
00:44:04il y a des chances
00:44:05que cette crise
00:44:06coûte bien plus
00:44:07qu'elle ne rapporte à l'État.
00:44:09Alors,
00:44:09d'abord,
00:44:09question à Gaëtan Dussaucet.
00:44:12Donc,
00:44:13Laurent Wauquiez
00:44:13a chiffré
00:44:14à 2 à 3 milliards d'euros
00:44:16ce surplus fiscal.
00:44:18Maude Bréjon
00:44:19dit que s'il y en a un,
00:44:20ça ne se compte pas en milliards.
00:44:22Est-ce que vous,
00:44:22vous avez fait
00:44:22votre propre calcul
00:44:23au Rassemblement national ?
00:44:24Non,
00:44:24on n'a pas fait
00:44:25nos propres calculs
00:44:26parce qu'on ne dispose pas
00:44:26de tout l'arsenal administratif
00:44:28et de tous les calculs
00:44:29qui sont aujourd'hui à Bercy
00:44:30qui permettent
00:44:31d'être beaucoup plus rigoureux
00:44:33sur ces chiffres-là.
00:44:34Mais il y a quand même
00:44:34quelque chose
00:44:34qui est assez intéressant
00:44:35et c'est justement
00:44:36ce qu'a souligné,
00:44:37ce qu'a appuyé Marine Le Pen
00:44:38dans l'extrait
00:44:39que vous venez de diffuser.
00:44:40C'est qu'il y a quelques semaines,
00:44:42quand on a dit
00:44:42qu'il y avait en effet,
00:44:44je n'accuse pas
00:44:45de mauvaise intention
00:44:46le gouvernement,
00:44:47mais qu'il y avait quand même
00:44:49de facto
00:44:49l'occasion
00:44:50pour l'État
00:44:51de s'enrichir
00:44:51par le biais
00:44:52de nouvelles recettes fiscales
00:44:53du fait
00:44:53de l'indexation
00:44:54de la TVA
00:44:55sur les prix
00:44:55des cours internationaux.
00:44:57Tout de suite,
00:44:58on a eu d'abord
00:44:59le ministre de l'Économie,
00:45:00M. Lescure,
00:45:00nous expliquer
00:45:01pas du tout
00:45:01rien à voir
00:45:02ces faux mensonges
00:45:03fake news,
00:45:03un argument repris
00:45:05ensuite par Maud Bréjon
00:45:06et puis on entend
00:45:07par la suite
00:45:08d'abord M. Breton
00:45:10qui est quand même
00:45:11un macroniste
00:45:12de la première heure
00:45:12puis maintenant
00:45:13M. Sébastien Lecornu
00:45:14nous parler
00:45:15de ces fameux surplus.
00:45:16Donc en fait,
00:45:17on sait pertinemment
00:45:18que lorsque vous avez
00:45:19un plein
00:45:19et lorsque vous faites
00:45:20le plein
00:45:21que le prix de ce plein
00:45:22plus de 50%
00:45:23de ce prix
00:45:23correspond à des taxes
00:45:24évidemment
00:45:25ça a une incidence
00:45:27ça a un effet
00:45:28sur la facture
00:45:29ensuite que vont devoir
00:45:30payer les Français.
00:45:31Donc nous on le dit
00:45:32indépendamment d'ailleurs
00:45:33de la seule crise internationale
00:45:34vous l'avez rappelé d'ailleurs
00:45:35dans votre édito
00:45:36et je vous en remercie
00:45:36le carburant
00:45:37et l'énergie
00:45:38de façon large
00:45:39est au cœur de tout.
00:45:40On a besoin de cela
00:45:41pour pouvoir se déplacer
00:45:42pour aller travailler
00:45:43pour aller emmener
00:45:43ses enfants à l'école
00:45:45pour rendre visite
00:45:46à un proche
00:45:46qui serait dans le besoin.
00:45:47on a besoin de carburant
00:45:48donc parce que c'est
00:45:49un produit de première nécessité
00:45:50il faut baisser la fiscalité
00:45:52pour faire en sorte
00:45:53que les Français
00:45:53puissent continuer
00:45:54à utiliser leur véhicule
00:45:56pour se déplacer.
00:45:5792% des Français
00:45:58se disent ce soir
00:45:59préoccupés
00:46:00par la crise pétrolière.
00:46:02Daniel Labaronne
00:46:03le gouvernement a menti ?
00:46:05Le Premier ministre
00:46:06a parlé de surplus
00:46:08de cagnotte potentielle
00:46:10parce qu'effectivement
00:46:11si la crise
00:46:15conduit à des prix
00:46:16de l'essence
00:46:16très très élevée
00:46:17compte tenu
00:46:19des taxes
00:46:20sur le prix
00:46:21des carburants
00:46:22on peut imaginer
00:46:23qu'il va y avoir
00:46:23dans un premier temps
00:46:24des recettes fiscales
00:46:25relativement importantes
00:46:27mais comme ça a été
00:46:28très bien dit
00:46:29dans un deuxième temps
00:46:30il y aura des dépenses
00:46:31publiques
00:46:32très très importantes.
00:46:33Pourquoi ?
00:46:34Parce que
00:46:35vous allez avoir
00:46:36des entreprises
00:46:37dont les charges
00:46:38vont augmenter
00:46:38qui vont peut-être licencier
00:46:40et déjà
00:46:41on a prévu
00:46:42un plan de soutien
00:46:43pour le chômage partiel
00:46:44par ailleurs
00:46:46il y a tout un tas
00:46:46de secteurs d'activité
00:46:47je pense aux pêcheurs
00:46:49je pense aux bâtiments
00:46:50je pense aux transporteurs
00:46:52mais ce plan de soutien
00:46:52il est budgété
00:46:54d'avant en fait
00:46:55avant le début de la guerre
00:46:56donc est-ce qu'il entre
00:46:57en ligne de compte ?
00:46:58Mais effectivement
00:47:00les dépenses
00:47:01qui sont financées
00:47:02aujourd'hui
00:47:03pour soutenir
00:47:03les secteurs d'activité
00:47:04avaient été
00:47:05déjà plus ou moins
00:47:06mis en réserve
00:47:07en quelque sorte
00:47:08ou en tous les cas
00:47:09pris sur les budgets
00:47:10des différents ministères
00:47:11mais on ne sait pas
00:47:12si la crise s'aggrave
00:47:14Donc vous vous pensez
00:47:15que s'il y a un surplus
00:47:16il vaut mieux s'en faire
00:47:17un matelas ?
00:47:18S'il y a un surplus
00:47:19que de leur donner
00:47:19aux automobilistes ?
00:47:20Je ne suis pas sûr
00:47:20qu'il y aura vraiment
00:47:21un surplus
00:47:21compte tenu des conséquences
00:47:23macroéconomiques
00:47:24d'une augmentation
00:47:25du prix des carburants
00:47:26sur le pouvoir d'achat
00:47:27des ménages
00:47:28qui vont moins consommer
00:47:30donc moins de TVRA
00:47:31sur les entreprises
00:47:32qui vont moins investir
00:47:34qui auront davantage
00:47:35de charges
00:47:35donc moins de bénéfices
00:47:36donc moins d'impôts
00:47:37sur les bénéfices
00:47:38il va y avoir
00:47:39la question des taux d'intérêt
00:47:40et on sait que
00:47:41nous finançons
00:47:42notre dette
00:47:43en empruntant
00:47:44et donc en payant
00:47:45du capital
00:47:46et des intérêts
00:47:47et puis ça alimente
00:47:49l'inflation
00:47:50donc l'inflation
00:47:51ça renchérit
00:47:52le coût
00:47:53des matières premières
00:47:54des collectivités locales
00:47:55qui vont commencer
00:47:56à investir
00:47:56à la suite
00:47:58de l'élection
00:47:59des équipes municipales
00:48:00enfin
00:48:00les effets macroéconomiques
00:48:02sont très importants
00:48:03quand il y a
00:48:04une augmentation
00:48:05du prix des carburants
00:48:06mais si jamais
00:48:08au bout du compte
00:48:09il devait y avoir
00:48:10un surplus
00:48:11ce que personnellement
00:48:12je n'envisage pas
00:48:13mais il est clair
00:48:14qu'il faudrait
00:48:15que ça revienne
00:48:15d'une façon
00:48:16ou d'une autre
00:48:17aux secteurs
00:48:18les plus touchés
00:48:19éventuellement
00:48:20aux automobilistes
00:48:21mais il faudrait vraiment
00:48:22que la cagnotte
00:48:22soit très importante
00:48:23Laurent Lardite
00:48:24vous faites partie
00:48:25de ceux qui pensent
00:48:25que l'Etat
00:48:26s'enrichit en ce moment
00:48:27sur le dos des automobilistes
00:48:28il y a un paradoxe
00:48:29quand même
00:48:29à parler de recettes
00:48:31qui se chiffrent
00:48:31probablement supplémentaires
00:48:33en centaines de millions
00:48:34d'euros
00:48:34par rapport au fait
00:48:35qu'aujourd'hui
00:48:35l'Etat
00:48:36c'est 3500 milliards
00:48:37de dettes
00:48:39donc je crois
00:48:40que nous
00:48:40on ne peut pas
00:48:41dire ça
00:48:42on ne peut pas
00:48:43de cette manière là
00:48:43je crois
00:48:43la véritable question
00:48:46aujourd'hui
00:48:46c'est comment est-ce
00:48:47qu'on affronte
00:48:47à très court terme
00:48:48cette crise
00:48:49les solutions
00:48:49à moyen long terme
00:48:50on aura évidemment
00:48:51le temps encore
00:48:52d'en discuter
00:48:53mais on a toujours
00:48:54le temps de discuter
00:48:55des solutions
00:48:55à long terme
00:48:56sauf que
00:48:57si l'électrification
00:48:58était plus avancée
00:48:59aujourd'hui
00:48:59on aurait moins de problèmes
00:49:00avec le prix de l'essence
00:49:01oui mais en annonçant
00:49:03que tout à coup
00:49:03on va mettre
00:49:04200 millions d'euros
00:49:05sur l'électrification
00:49:07enfin c'est ridicule
00:49:09on a besoin
00:49:10d'un plan
00:49:10d'électrification
00:49:11qui soit beaucoup plus
00:49:13ambitieux
00:49:13que celui
00:49:14qu'on a été capable
00:49:14de développer
00:49:15jusqu'à présent
00:49:17je crois que
00:49:18la question fondamentale
00:49:19elle est
00:49:20comment est-ce qu'aujourd'hui
00:49:22on aide
00:49:23les français
00:49:24les plus modestes
00:49:25parce que l'Etat
00:49:26le gouvernement
00:49:26a attaqué
00:49:27la question
00:49:28des entreprises
00:49:28des secteurs d'activité
00:49:29qui sont les plus
00:49:30les pêcheurs
00:49:30les agriculteurs
00:49:31les transporteurs routiers
00:49:32mais aujourd'hui
00:49:32vous avez
00:49:33vous avez des gens
00:49:33qui sont obligés
00:49:34de prendre leur voiture
00:49:36tous les jours
00:49:36vous avez des gens
00:49:37qui se chauffent au fioul
00:49:38vous avez des gens
00:49:38qui se chauffent au gaz
00:49:39dans le cadre de contrats
00:49:41qui sont des contrats
00:49:42à prix variable
00:49:43et c'est comment
00:49:44est-ce qu'on aide
00:49:44les français
00:49:45les plus modestes
00:49:46c'est-à-dire
00:49:46globalement
00:49:4710% de la population
00:49:48c'est vous les législateurs
00:49:49c'est pas moi
00:49:49on aide qui aujourd'hui ?
00:49:51pour l'instant
00:49:52on n'aide personne
00:49:53on aide les pêcheurs
00:49:54quand même un peu
00:49:56je parle des ménages
00:49:58je parle des ménages
00:49:59aujourd'hui
00:49:59mais vous vous dites quoi
00:50:00vous demandez quoi ?
00:50:01nous demandons
00:50:01nous demandons
00:50:02est-ce qu'il y ait
00:50:03on avait mis en place
00:50:04il a été mis en place
00:50:05en 2022
00:50:06le chèque énergie
00:50:07donc aujourd'hui
00:50:08nous
00:50:08il a été versé
00:50:09hier ou ce matin
00:50:10on préconise
00:50:11on préconise
00:50:12la mise en place
00:50:12d'un chèque énergie
00:50:13sur la mobilité
00:50:15et d'un chèque énergie
00:50:17sur le chauffage
00:50:18en fait
00:50:18donc avec des montants
00:50:20qui sont facilement évaluables
00:50:22et sur lesquels nous
00:50:25en anticipant une crise
00:50:26qui durerait
00:50:27jusqu'à la fin de l'année
00:50:29on représenterait
00:50:29un surcoûte
00:50:30pour l'Etat
00:50:31d'environ 2 milliards d'euros
00:50:34voilà aujourd'hui
00:50:34la proposition
00:50:35que nous avons posée
00:50:36sur la table
00:50:37aux côtés des mesures
00:50:38qui sont directement
00:50:39adressées aux professionnels
00:50:40il y a quand même
00:50:41quelque chose
00:50:41qui est assez hallucinant
00:50:43je pense qu'il y a
00:50:44beaucoup de français
00:50:45qui se posent d'ailleurs
00:50:45la même question
00:50:46c'est de se dire
00:50:46mais qu'attend le gouvernement
00:50:47et qu'attend l'Etat ?
00:50:49on l'a dit
00:50:4950% du prix à la pompe
00:50:51ce sont des taxes
00:50:51donc les marges de manœuvre
00:50:53pour le coup
00:50:53de l'Etat
00:50:54et du gouvernement
00:50:54elles existent
00:50:55et d'ailleurs
00:50:56c'est pas simplement
00:50:56une proposition
00:50:57du rassemblement national
00:50:58pas si la consommation
00:50:59a baissé
00:50:59c'est des chiffres
00:51:00qu'on n'aura pas
00:51:01avant la mi-avril
00:51:02a priori
00:51:02attention parce que
00:51:03c'est pas simplement
00:51:03une proposition
00:51:04portée par le rassemblement
00:51:05national
00:51:05vous regardez
00:51:06nos partenaires européens
00:51:07l'Italie
00:51:08l'Espagne
00:51:09le Portugal
00:51:09la Serbie
00:51:10l'Autriche
00:51:11tout de suite
00:51:12face justement
00:51:12à l'explosion
00:51:13des prix du carburant
00:51:14attention
00:51:15on n'est pas tous
00:51:15dans le même état financier
00:51:17et d'ailleurs
00:51:17l'Italie a déjà commencé
00:51:19à renier sur les crédits
00:51:22pour financer
00:51:22les 25 centimes
00:51:23non mais ça je suis
00:51:24totalement d'accord
00:51:24avec vous
00:51:25qu'en effet
00:51:25les Macronis
00:51:26non seulement
00:51:26n'ont pas permis
00:51:27d'avoir des mesures
00:51:27pour soutenir
00:51:28le pouvoir d'achat
00:51:29des français
00:51:29notamment en baissant
00:51:30la fiscalité
00:51:31sur les biens énergétiques
00:51:32mais qu'en plus de ça
00:51:33ils nous ont mis
00:51:33dans une situation
00:51:34de dépendance totale
00:51:35vis-à-vis des marchés financiers
00:51:36et de notamment
00:51:38cette obligation
00:51:39de s'endetter
00:51:39parce qu'ils ont mis
00:51:40les comptes dans le rouge
00:51:41je suis totalement d'accord
00:51:42avec vous
00:51:43mais à un moment donné
00:51:43il faut faire des décisions
00:51:45mais à un moment donné
00:51:47il faut prendre des décisions
00:51:48quand on a discuté
00:51:48du budget
00:51:49nous on a dit
00:51:50si vous voulez faire
00:51:51des dépenses
00:51:51faites des dépenses
00:51:52au moins pour soutenir
00:51:53le pouvoir d'achat
00:51:54pas pour alimenter
00:51:55des agences
00:51:55et des opérateurs publics
00:51:56pas pour augmenter
00:51:57de 6 milliards d'euros
00:51:58notre contribution
00:51:59au budget de l'Union Européenne
00:52:00des mesures efficaces
00:52:01pour soutenir
00:52:02le quotidien des français
00:52:03encore une fois
00:52:03sans carburant
00:52:04pas d'activité
00:52:05la TVA
00:52:05une grosse partie
00:52:07de l'affectation
00:52:08de la TVA
00:52:08c'est dans les comptes publics
00:52:09ça va aux collectivités
00:52:10ça va aux opérateurs
00:52:12ça va à l'état
00:52:15mais ça va beaucoup
00:52:16aux collectivités territoriales
00:52:18donc ça va dans les mairies
00:52:19vous savez d'ailleurs
00:52:20les économies sont le train
00:52:21de vivre de l'état
00:52:22que nous voulons faire
00:52:22après si aujourd'hui
00:52:24la France est dans un état
00:52:25aussi catastrophique
00:52:27c'est parce qu'on a appliqué
00:52:28le quoi qu'il en coûte
00:52:30et toutes les études
00:52:31aujourd'hui
00:52:31des experts
00:52:33j'ai envie de vous dire
00:52:34presque transpartisans
00:52:35disent
00:52:35ça ne sert à rien
00:52:36d'arroser
00:52:37de donner des aides
00:52:39de façon aveugle
00:52:41si ça n'est pas ciblé
00:52:42c'est de l'argent
00:52:43on arrose le sable
00:52:44c'est un peu ce qu'on a fait
00:52:45au moment de la crise
00:52:47la première crise Covid
00:52:48et puis la crise avec l'Ukraine
00:52:50et effectivement
00:52:51on a financé
00:52:52on a
00:52:52l'état a mis
00:52:54un bouclier
00:52:55vous vous souvenez
00:52:56on avait des prix
00:52:57plafonnés à la pompe
00:52:57on avait
00:52:58il prenait à sa charge
00:52:5910, 20, 30 centimes
00:53:01et finalement
00:53:02c'était à la fois
00:53:03celui qui était
00:53:03le plus riche
00:53:04et celui qui était
00:53:05le plus pauvre
00:53:05celui qui avait
00:53:06beaucoup
00:53:07une grande utilisation
00:53:08de sa voiture
00:53:08celui qui en avait
00:53:09qui était exactement
00:53:12mis de la même façon
00:53:13aujourd'hui
00:53:13c'est cet argent-là
00:53:14que l'on rembourse
00:53:15ce sont ces dizaines
00:53:16de milliards d'euros
00:53:18que l'on rembourse
00:53:19avec le problème
00:53:20de dette
00:53:21j'en ai tout un bras
00:53:22alors moi je voudrais rappeler
00:53:24que le montant
00:53:25du chèque énergie
00:53:27est arrivé
00:53:28sur les comptes bancaires
00:53:30des personnes bénéficiaires
00:53:31et nous avons élargi
00:53:32les bénéficiaires
00:53:33à 700 000 nouveaux foyers
00:53:34bon
00:53:34donc ça va permettre
00:53:36quand même
00:53:36à ces foyers
00:53:37de pouvoir faire face
00:53:38à cette augmentation
00:53:39que moi je souhaite
00:53:39temporaire
00:53:40du coût des carburants
00:53:42dire ensuite
00:53:43que la baisse
00:53:44du taux de TVA
00:53:45de 20 à 5%
00:53:47ça profiterait
00:53:48à tout le monde
00:53:48comme ça vient d'être
00:53:49très bien dit
00:53:49c'est-à-dire
00:53:50aux transporteurs étrangers
00:53:51qui viendraient faire
00:53:52leur plein en France
00:53:53à celui qui a
00:53:54une grosse cylindrée
00:53:55et qui va partir
00:53:56en week-end
00:53:56à Deauville
00:53:57ou ailleurs
00:53:58non moi je crois
00:53:59qu'il faut prendre
00:54:00des mesures ciblées
00:54:01c'est-à-dire
00:54:02ciblées vers qui ?
00:54:04pardon ?
00:54:04ciblées vers qui ?
00:54:05vers les catégories professionnelles ?
00:54:07oui
00:54:07vers les personnes
00:54:08vers les particuliers
00:54:10qui ont les revenus
00:54:11les plus modestes
00:54:11et on les connaît
00:54:12ces particuliers
00:54:13il suffit de regarder
00:54:14le revenu fiscal
00:54:14de référence
00:54:15on sait qu'il y a
00:54:16plus de 50%
00:54:17des français
00:54:17qui ne payent pas d'impôts
00:54:18et donc à partir
00:54:19de ces données fiscales
00:54:23adresser des aides
00:54:25si on s'orientait
00:54:26dans cette direction
00:54:27et pas arroser
00:54:28le sable
00:54:31à orienter les aides
00:54:32vers les ménages
00:54:33les plus modestes
00:54:34pour faire en sorte
00:54:35de les aider
00:54:36de manière conjoncturelle
00:54:38je crois que c'est ça
00:54:39la solution
00:54:39la solution
00:54:40des prix bloqués
00:54:41ou de la baisse
00:54:42de la TVA
00:54:44je crois que c'est
00:54:44une mesure généraliste
00:54:46là ce serait
00:54:47de l'argent gaspillé
00:54:48et cet argent
00:54:48on n'en a pas tant que ça
00:54:49en ce moment
00:54:51je partage ce point de vue
00:54:52en revanche
00:54:53on a un problème
00:54:53de vitesse d'exécution
00:54:55on a quand même
00:54:56beaucoup traîné
00:54:58et l'enjeu aujourd'hui
00:54:59c'est de viser
00:55:00des mesures
00:55:01qui soient soutenables
00:55:02la guerre a commencé
00:55:03il y a un mois
00:55:03qui soient soutenables
00:55:05oui qui soient soutenables
00:55:05dans le temps
00:55:06mais l'augmentation
00:55:07maintenant ça fait
00:55:07quand même
00:55:08beaucoup plus de 15 jours
00:55:09que l'on sait
00:55:09qu'il va y avoir
00:55:10un impact
00:55:11probablement grandissant
00:55:12même s'il y a des incertitudes
00:55:13jour après jour
00:55:14de savoir si la guerre
00:55:14va s'arrêter
00:55:15recommencer
00:55:16aujourd'hui on a encore
00:55:17une annonce à ce sujet
00:55:18mais on est pratiquement
00:55:20certain maintenant
00:55:20que les effets de la crise
00:55:21vont encore durer
00:55:23enfin sont durables
00:55:25même si la guerre
00:55:27est déclarée
00:55:28comme s'arrêtant
00:55:29demain matin
00:55:30les effets vont encore
00:55:31durer dans le temps
00:55:32donc il faut cibler
00:55:33aujourd'hui ces aides
00:55:34le travail sectoriel
00:55:36sur les professions
00:55:38les plus touchées
00:55:39c'est une chose
00:55:40il faut absolument
00:55:41maintenant aider
00:55:42les ménages
00:55:43et aider les ménages
00:55:44à un niveau
00:55:45qui soit suffisant
00:55:46pour les aider
00:55:47à amortir le choc
00:55:48parce qu'ils continueront
00:55:49à subir le choc
00:55:50de cette crise
00:55:52globalement
00:55:52en situant
00:55:53le choc
00:55:54de l'augmentation
00:55:55à une aide
00:55:56de l'Etat
00:55:56qui correspond à peu près
00:55:57globalement
00:55:58d'ici la fin de l'année
00:55:58à 50% du surplus
00:56:00qu'ils vont avoir
00:56:01à payer
00:56:01sur leur facture d'énergie
00:56:03un dernier mot
00:56:04Gaëtan du Sausset
00:56:05il nous reste 30 secondes
00:56:06vous assumez vous
00:56:07de proposer une mesure
00:56:08qui arrose
00:56:09notamment le sable
00:56:10c'est à dire
00:56:10la baisse de la TVA
00:56:11de 20 à 5%
00:56:12oui totalement
00:56:13on assume parfaitement
00:56:14pour une simple et bonne raison
00:56:15c'est que le ciblage
00:56:16tel qu'on l'entend
00:56:17ça a déjà été fait dans le passé
00:56:18et il y a énormément
00:56:19de personnes
00:56:19qui sont restées
00:56:20dans l'angle mort
00:56:21de ce ciblage-là
00:56:21et des personnes
00:56:22qui le méritaient
00:56:22que ce soit des petits artisans
00:56:24que ce soit des infirmiers libéraux
00:56:25que ce soit des familles
00:56:27des familles monoparentales
00:56:28que ce soit de la classe moyenne
00:56:29donc en fait
00:56:30il y a un moment donné
00:56:31oui nous on assume
00:56:31le fait de vouloir baisser
00:56:32la fiscalité sur les carburants
00:56:34qui d'ailleurs
00:56:34en comparaison
00:56:35avec les partenaires européens
00:56:37est plus importante
00:56:38au sein de l'Union Européenne
00:56:39en France
00:56:40qu'ailleurs
00:56:40donc il y a un moment donné
00:56:41si c'est un bien
00:56:42de première nécessité
00:56:43il faut qu'il y ait
00:56:47que les Français puissent continuer
00:56:48à circuler librement
00:56:49encore une fois
00:56:49l'énergie est au cœur de tout
00:56:51il faut donc donner
00:56:52la possibilité aux Français
00:56:53de s'en saisir
00:56:53et de pouvoir faire le plein
00:56:55tranquillement
00:56:56la situation était
00:56:56tout à fait prévisible
00:56:58si Total a été capable
00:56:59d'anticiper des effets
00:57:00sur les marchés financiers
00:57:01pourquoi le gouvernement
00:57:02lui n'était pas capable
00:57:03d'anticiper l'explosion des coûts
00:57:04c'est toute la question
00:57:05qui a été posée
00:57:05par le RN depuis bien longtemps
00:57:06Total qui a bloqué ses prix
00:57:08je parle sous le contrôle de Fanny
00:57:09qui a bloqué ses prix
00:57:10jusqu'au 7 avril
00:57:11donc on verra
00:57:12ce que décide le groupe pétrolier
00:57:14la semaine prochaine
00:57:14merci à tous les trois
00:57:16vous restez là
00:57:16c'est Bourbon Express
00:57:17il y a beaucoup de choses
00:57:17à raconter ce soir
00:57:18dans le journal
00:57:18de l'Assemblée Nationale
00:57:19avec Marco Pommier
00:57:25Salut Marco
00:57:25Bonsoir Adeline
00:57:26On n'avait pas oublié
00:57:27les paroles bien sûr
00:57:28Non
00:57:28de Nagui
00:57:29Oui c'en est passé des choses
00:57:31au palais Bourbon aujourd'hui
00:57:32à commencer par l'audition
00:57:33sous tension de Nagui
00:57:34devant la commission d'enquête
00:57:35sur l'audiovisuel public
00:57:37Une audition qui se déroulait
00:57:38dans un contexte particulier
00:57:40car on l'apprenait hier
00:57:41Nagui a porté plainte
00:57:43contre X
00:57:43fin janvier
00:57:44pour cyberharcèlement
00:57:45en cause des propos
00:57:47du rapporteur
00:57:48de la commission d'enquête
00:57:49Charles Aloncle
00:57:50qui affirmait
00:57:51au conditionnel
00:57:52que Nagui
00:57:53était la personne
00:57:54sur les dix dernières années
00:57:55en France
00:57:55qui s'était le plus enrichi
00:57:57sur l'argent public
00:57:58je cite
00:57:58alors forcément
00:57:59dès le début de l'audition
00:58:01le ton est monté
00:58:02j'ai cherché
00:58:03étymologiquement
00:58:04ce que voulait dire rapporteur
00:58:05ça voulait dire
00:58:06faire des investigations
00:58:07et ensuite faire un rapport
00:58:09visiblement je me suis trompé
00:58:10car pour ce qui était de mon cas
00:58:12vous avez plutôt commencé
00:58:13votre travail par la fin
00:58:14d'abord le jugement
00:58:15et ensuite l'audience d'aujourd'hui
00:58:17alors je ne sais pas
00:58:18à quoi vous vous attendiez
00:58:19monsieur Charles-Henri
00:58:20Aloncle en me jetant
00:58:21en pâture comme ça
00:58:22sans aucune preuve
00:58:23à part votre intuition
00:58:25depuis des mois maintenant
00:58:27je protège ma famille
00:58:28je vis avec des agents
00:58:30de sécurité H24
00:58:32et Charles Aloncle
00:58:33s'est défendu
00:58:34en affirmant
00:58:35qu'il s'était appuyé
00:58:36sur une enquête
00:58:37de Mediapart
00:58:38évoquant un contrat
00:58:39de 100 millions d'euros
00:58:40entre Nagui
00:58:41et France Télévisions
00:58:43l'animateur lui a répondu
00:58:45qu'il confondait
00:58:45chiffre d'affaires
00:58:46et bénéfices
00:58:47et le face-à-face
00:58:48s'est transformé
00:58:49en règlement de compte
00:58:50d'abord je trouve ça
00:58:52assez fort
00:58:52d'ailleurs déjà
00:58:53de m'accuser
00:58:54de cyberharcèlement
00:58:55pourquoi ?
00:58:56parce que
00:58:56vous m'avez jeté
00:58:57en pâture
00:58:58sur un poste aussi
00:59:00mensonger qu'indigne
00:59:01devant un demi-million
00:59:02de vos abonnés
00:59:03expliquant que vous étiez
00:59:04convoqué dans cette
00:59:05commission d'enquête
00:59:06parce que vous seriez
00:59:06végane et d'origine égyptienne
00:59:08m'accusant ouvertement
00:59:09de racisme
00:59:10alors que vous êtes
00:59:11suivi par une telle communauté
00:59:12qui n'a pas tardé
00:59:14à m'envoyer
00:59:14des milliers de messages
00:59:16dont certaines
00:59:17menaces de mort
00:59:18les deux hommes
00:59:19se sont renvoyés
00:59:20la balle
00:59:21obligeant le président
00:59:21de la commission
00:59:22à calmer le jeu
00:59:24on est tous menacés
00:59:25dans cette commission
00:59:26d'enquête
00:59:26l'ensemble des parlementaires
00:59:27sont menacés
00:59:27vous avez été menacés
00:59:28on va pas jouer
00:59:29à qui est le plus menacé
00:59:30malheureusement
00:59:31on vit à l'ère du soupçon
00:59:31à l'ère du soupçon
00:59:32généralisé
00:59:33à l'ère de la suspicion
00:59:34à l'ère des attaques
00:59:34calomnieuses
00:59:35je pense que de savoir
00:59:36qui a commencé
00:59:37qui a fait le tweet
00:59:38le premier tweet
00:59:39la réponse du tweet
00:59:40la première émission
00:59:40ça n'intéresse personne
00:59:42commission sous tension
00:59:43donc on le savait
00:59:44et ce soir on apprend
00:59:45que la députée
00:59:46Eliott Estelle Youssoufa
00:59:47a décidé de quitter
00:59:48cette commission d'enquête
00:59:49on reviendra sur cette
00:59:50information demain
00:59:51de l'attention
00:59:52il y en a eu aussi
00:59:53dans l'hémicycle
00:59:53cet après-midi
00:59:54avec un pataquès
00:59:55sur la feuille verte
00:59:57c'est celle qui fixe
00:59:58le calendrier des débats
00:59:59dans l'hémicycle
00:59:59oui à 15h
01:00:00les députés reprenaient
01:00:02l'examen du projet de loi
01:00:03sur la lutte
01:00:04contre les fraudes sociales
01:00:05et fiscales
01:00:06ils devaient enchaîner
01:00:07ensuite sur le projet
01:00:08de loi constitutionnel
01:00:10sur la nouvelle Calédonie
01:00:11dont l'examen
01:00:12est programmé
01:00:12jusqu'à samedi
01:00:13oui mais voilà
01:00:14ce texte pourrait être
01:00:15rejeté très rapidement
01:00:17en raison du vote probable
01:00:19d'une motion de rejet
01:00:20déposée par la gauche
01:00:22en prévision
01:00:23le gouvernement
01:00:24voulait donc enchaîner
01:00:25sur un autre texte
01:00:26pour ne pas perdre de temps
01:00:27et si toutefois
01:00:28cette assemblée
01:00:29mais c'est votre choix
01:00:30était amenée
01:00:31à rejeter le texte
01:00:32ce que je redis
01:00:33nous ne souhaitons pas
01:00:34sur la nouvelle Calédonie
01:00:35et qu'il restait alors
01:00:36devant nous
01:00:37du temps à disposition
01:00:38du gouvernement
01:00:39alors oui
01:00:40l'inscription de la PPL
01:00:41est une possibilité
01:00:42mais ça dépend du vote
01:00:43de cette assemblée
01:00:44la PPL Yadant
01:00:46alors en bon français
01:00:47la proposition de loi
01:00:48de la députée
01:00:49Caroline Yadant
01:00:50pour lutter
01:00:51contre l'antisémitisme
01:00:53proposition de loi
01:00:54très controversée
01:00:55la gauche
01:00:55s'y oppose
01:00:56le texte
01:00:57devait normalement
01:00:58être examiné
01:00:59les 16 et 17 avril prochains
01:01:01le gouvernement
01:01:02voulait donc avancer
01:01:03l'examen du texte
01:01:04à demain
01:01:05sauf que ce changement
01:01:06de calendrier
01:01:07a suscité
01:01:07une levée de boucliers
01:01:08sur presque tous les bancs
01:01:10c'est un irrespect absolu
01:01:12du travail des parlementaires
01:01:13et donc nous n'acceptons pas
01:01:14ce que vous êtes en train de faire
01:01:15à tout le moins
01:01:16une maladresse
01:01:18mais c'est plutôt
01:01:19le terme de faute
01:01:20plutôt le terme de faute
01:01:23auquel je pense
01:01:24essayer
01:01:25de revenir un peu
01:01:27à la raison
01:01:28même la présidente
01:01:29de l'assemblée nationale
01:01:30a recadré le gouvernement
01:01:32si
01:01:33c'est la volonté du gouvernement
01:01:34je crois qu'il faut
01:01:35à tout le moins
01:01:36qu'il nous l'indique
01:01:36dès à présent
01:01:37pour que le parlement
01:01:39puisse effectivement
01:01:40se mettre en mesure
01:01:41de s'organiser
01:01:42et de travailler
01:01:42je voudrais quand même
01:01:44vous préciser
01:01:44ça fait presque 4 ans
01:01:46que je préside
01:01:46l'assemblée nationale
01:01:47nous n'avons jamais
01:01:49modifié la feuille verte
01:01:50la veille pour le lendemain
01:01:51ça n'est jamais arrivé
01:01:53résultat
01:01:54séance suspendue
01:01:55puis réunion
01:01:56en urgence
01:01:57de la conférence
01:01:58des présidents
01:01:59vous savez
01:01:59c'est là
01:01:59où s'organise
01:02:01le gouvernement
01:02:02et les chefs de groupe
01:02:03à l'assemblée
01:02:03sur la feuille verte
01:02:04notamment
01:02:05conférence
01:02:05elle aussi interrompue
01:02:07au bout de 40 minutes
01:02:08le temps d'attendre
01:02:09une décision
01:02:10de Matignon
01:02:11le verdict est tombé
01:02:12peu avant 17h
01:02:13le texte sur la Nouvelle-Calédonie
01:02:15sera bien examiné
01:02:17demain matin
01:02:17à 11h
01:02:18et la proposition de loi
01:02:19de Caroline Yadans
01:02:21sur l'antisémitisme
01:02:22reste inscrite
01:02:23mi-avril
01:02:23du coup
01:02:24si la motion de rejet
01:02:25elle est adoptée
01:02:25et qu'on ne débat pas
01:02:26sur la Nouvelle-Calédonie
01:02:27on ne sait pas
01:02:27ce qui se passera
01:02:28et bien ils pourront partir
01:02:29en week-end pascal
01:02:29les députés
01:02:30ah voilà
01:02:30bon j'en ai chargé
01:02:32on le disait
01:02:33avec aussi un retour remarqué
01:02:35cet après-midi
01:02:36dans l'hémicycle
01:02:37c'est celui du député LFI
01:02:38Raphaël Arnaud
01:02:39oui regardez
01:02:40il a été aperçu
01:02:42cet après-midi
01:02:43aux quatre colonnes
01:02:44aux côtés de Mathilde Panot
01:02:46et de plusieurs députés
01:02:47insoumis
01:02:48on ne l'avait pas vu
01:02:49à l'Assemblée
01:02:49depuis la mi-février
01:02:51après la mort
01:02:52du militant
01:02:53d'extrême droite
01:02:54Quentin de Ranque
01:02:55à Lyon
01:02:55parmi les neuf suspects
01:02:57mis en examen
01:02:57l'assistant parlementaire
01:02:59de Raphaël Arnaud
01:03:00et un ancien collaborateur
01:03:01dans une interview
01:03:03à Blast
01:03:03publiée aujourd'hui
01:03:04le député LFI
01:03:06s'est dit horrifié
01:03:07par la mort du jeune homme
01:03:08tout en dénonçant
01:03:09les violences
01:03:10de l'ultra-droite
01:03:11et la récupération politique
01:03:12autour de cette affaire
01:03:14Tout le monde se fiche
01:03:15de la violence politique
01:03:15en réalité
01:03:16elle vient être instrumentalisée
01:03:19pour éteindre la gauche
01:03:21le ministre de l'Intérieur
01:03:22qui a été
01:03:22d'une indécence immense
01:03:24qui a osé remettre
01:03:25par exemple
01:03:26la responsabilité
01:03:26sur la France insoumise
01:03:28qui manifestement
01:03:29évidemment n'a rien à voir
01:03:30avec cette affaire
01:03:31Raphaël Arnaud
01:03:32qui a confié aussi
01:03:33sa volonté
01:03:33de retourner au travail
01:03:35alors qu'en pensent
01:03:36les députés ?
01:03:37Clément Perrault
01:03:38leur a posé la question
01:03:38Moi je souhaite bienvenue
01:03:40à mon collègue
01:03:41Raphaël Arnaud
01:03:42qui n'a rien à se reprocher
01:03:43On pensait qu'il aurait
01:03:45la décence
01:03:46de démissionner
01:03:48de son mandat
01:03:48C'est pardon pour l'expression
01:03:49la bordélisation
01:03:51du débat démocratique
01:03:52et puis l'introduction
01:03:54d'une violence
01:03:55dans ce débat démocratique
01:03:56Il y a le droit de siéger
01:03:56Je rappelle que M. Arnaud
01:03:58n'a pas été condamné
01:03:59en quoi que ce soit
01:04:00ce qui n'est pas le cas
01:04:01d'un certain nombre de gens
01:04:01qui siègent sur les bancs
01:04:03du Rassemblement National
01:04:03Son retour
01:04:04il est parfaitement scandaleux
01:04:05Après il est élu
01:04:08démocratiquement
01:04:08en République
01:04:09et le mandat n'est pas révocable
01:04:10donc c'est lui
01:04:12et sa conscience aujourd'hui
01:04:13Tout le monde le surveillera
01:04:14je pense
01:04:15Et de son côté
01:04:15la présidente de l'Assemblée Nationale
01:04:17a rappelé
01:04:17qu'elle n'avait pas le pouvoir
01:04:19d'empêcher Raphaël Arnaud
01:04:20de revenir siéger
01:04:21dans l'hémicycle
01:04:22Elle a ajouté
01:04:23c'est à lui
01:04:23de prendre ses responsabilités
01:04:25avec sa conscience
01:04:26Je cite
01:04:27Merci beaucoup Marco
01:04:28Merci à tous les trois
01:04:29d'être venus ce soir
01:04:30sur le plateau de Chaque Voix Compte
01:04:31On aura je pense
01:04:32encore mille occasions
01:04:33de reparler
01:04:34des prix de l'essence
01:04:35n'est-ce pas Fanny ?
01:04:36Non, on espère que non
01:04:37Merci Fanny
01:04:38On vous écoute demain
01:04:39sur France Info
01:04:40Merci Olivier
01:04:41Et à demain
01:04:41parce que Chaque Voix Compte
01:04:43revient évidemment
01:04:44demain en direct
01:04:44à 19h30
01:04:45Cette émission est rediffusée
01:04:46tout à l'heure
01:04:46à 23h30
01:04:47et vous la retrouvez aussi
01:04:48sur lcp.fr
01:04:50dans un instant
01:04:50c'est débat doc
01:04:51avec Jean-Pierre Gratien
01:04:52sur la 8
01:04:53Passez une excellente soirée
01:04:54À demain
01:04:54Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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