- il y a 1 jour
À LA UNE / Audiovisuel public : le rapport choc
Après six mois de polémiques, le député Charles-Henri Alloncle (Union des droites pour la République), rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a publié, mardi 5 mai, son rapport comprenant ses 70 préconisations ayant pour objectif de réaliser plus d'un milliard d'euros d'économies. Le député conseille notamment de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, tandis que France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une « grande chaîne généraliste ». Charles-Henri Alloncle enjoint un devoir de réserve « renforcé pour les présentateurs, animateurs-producteurs et décideurs éditoriaux de premier plan ». Enfin, il réclame une réduction budgétaire pour le service des sports, des jeux et divertissements. En avant-propos du rapport, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) est revenu sur les tensions survenues au cours des auditions. Si le rapporteur a annoncé déposer une proposition de loi dans l'esprit du rapport lors de la niche de son parti en juin prochain, le Premier ministre, Sébastien Lecornu estime que le texte « passe à côté de l'essentiel » et déplore « une occasion manquée ». Les mesures avancées sont-elles souhaitables pour l'avenir du service public audiovisuel ?
Invités :
- Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons & Indépendants » du Calvados,
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP,
- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP.
Chroniques :
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« Le chiffre du jour » : le nuage de la stagflation par Fanny Guinochet
LA QUESTION QUI FÂCHE / Rave party : la fête est finie ?
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est rendu dimanche 3 mai dans le Cher, où une rave party s'est déroulée durant 4 jours sur un terrain militaire. Cette fête non déclarée a rassemblé, selon la préfecture, 20 000 festivaliers sur un champ de tir appartenant à la Direction générale de l'armement (DGA), terrain jugé dangereux par les autorités, en raison de la présence d'obus non explosés. Les organisateurs du « Teknival » ont précisé dans un communiqué avoir délibérément choisi ce champ militaire proche de Bourges, ville natale du ministre de l'Intérieur, pour protester contre la politique répressive de l'État à l'égard des rave parties et contre la proposition de loi visant à renforcer la pénalisation de ces fêtes non déclarées. Adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 9 avril, le texte doit désormais être examiné au Sénat. La préfecture du Cher a mis en place « une opération logistique d'envergure », avec 600 gendarmes mobilisés, pour contrôler et verbaliser les festivaliers quittant les lieux. Les forces de l'ordre ont procédé à 18 interpellations et 9 placements en garde à vue. Laurent Nuñez a dénoncé le « très lourd préjudice » pour les agriculteurs et les riverains. Quel avenir se dessine pour les rave parties en France ?
Invités :
- Louis Boyard
Après six mois de polémiques, le député Charles-Henri Alloncle (Union des droites pour la République), rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a publié, mardi 5 mai, son rapport comprenant ses 70 préconisations ayant pour objectif de réaliser plus d'un milliard d'euros d'économies. Le député conseille notamment de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, tandis que France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une « grande chaîne généraliste ». Charles-Henri Alloncle enjoint un devoir de réserve « renforcé pour les présentateurs, animateurs-producteurs et décideurs éditoriaux de premier plan ». Enfin, il réclame une réduction budgétaire pour le service des sports, des jeux et divertissements. En avant-propos du rapport, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) est revenu sur les tensions survenues au cours des auditions. Si le rapporteur a annoncé déposer une proposition de loi dans l'esprit du rapport lors de la niche de son parti en juin prochain, le Premier ministre, Sébastien Lecornu estime que le texte « passe à côté de l'essentiel » et déplore « une occasion manquée ». Les mesures avancées sont-elles souhaitables pour l'avenir du service public audiovisuel ?
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Invités :
- Louis Boyard
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00:00:06Générique
00:00:07...
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité
00:00:29et de débats en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:32avec une émission un peu spéciale ce soir,
00:00:34en grande partie consacrée au rapport de la Commission d'enquête audiovisuelle publique.
00:00:39Ce rapport, il a été publié ce matin, il fait 533 pages.
00:00:43Et sa consultation a provoqué un crash sur le site de l'Assemblée Nationale.
00:00:47C'est dire l'intérêt que lui portent les Français.
00:00:50Et pour en parler avec nous ce soir, un invité, Jérémy Patrier-Lettus.
00:00:55Bonsoir.
00:00:55Bonsoir.
00:00:56Président de cette commission d'enquête.
00:00:58Merci d'avoir accepté notre invitation dans Chaque Voix Compte.
00:01:01A mes côtés, pour vous interroger, Elsa Mondingavin.
00:01:04Bonsoir.
00:01:05Bonsoir.
00:01:05Et Stéphanie Despierre.
00:01:06Bonsoir Stéphanie.
00:01:07Bonsoir.
00:01:08Bonsoir Olivier Ravanello également.
00:01:10Nous allons parler des propositions de ce rapport,
00:01:12de vos contre-propositions à vous,
00:01:14des leçons à tirer de cette séquence,
00:01:16à la fois pour l'audiovisuel public,
00:01:18mais aussi pour le travail parlementaire.
00:01:20Et vous aussi, vous pouvez interroger ce soir Jérémy Patrier-Lettus
00:01:24avec le QR code qui s'affiche ici.
00:01:25Et c'est Olivier qui nous transmet tous vos messages.
00:01:28Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte,
00:01:30place à la question qui fâche.
00:01:31Faut-il et comment en finir avec les rave parties ?
00:01:35Près de 40 000 personnes ce week-end sur un terrain militaire dans le Béry.
00:01:38Le Parlement s'empare du sujet.
00:01:40Le gouvernement aussi, avec son projet de loi Riposte,
00:01:43qui est débattu à partir de demain en commission au Sénat.
00:01:46On en parlera tout à l'heure avec Louis Boyard,
00:01:48député insoumis du Val-de-Marne, défenseur des rave parties.
00:01:52Loïc Hervran, député Horizon du Cher.
00:01:55C'est sur sa circonscription qu'a eu lieu la rave de ce week-end.
00:01:57Et on sera aussi avec Marianne Rostand,
00:01:59qui est avocate des participants à cette rave.
00:02:02Voilà, et puis il y aura aussi Bourbon Express tout à l'heure,
00:02:04le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier.
00:02:06Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:08Installez-vous confortablement, chaque voix compte, c'est parti.
00:02:18Ce soir, d'une certaine façon, nous bouclons la boucle.
00:02:21Le 25 novembre 2025, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
00:02:25entamait ses travaux ici à l'Assemblée.
00:02:27Et vous étiez sur ce plateau, Jérémy Patrie-Lettus,
00:02:30avec le rapporteur Charles Aloncle
00:02:32et avec la députée écologiste Sophie Taillé-Pollian
00:02:34pour évoquer les auditions qui allaient commencer.
00:02:37On est cinq mois plus tard.
00:02:39Après avoir entendu 234 personnes,
00:02:41le rapport de la commission a donc été publié ce matin
00:02:44sur le site de l'Assemblée nationale.
00:02:46Vous le retrouvez aussi sur lcp.fr.
00:02:48Il fait 533 pages.
00:02:49Par souci d'économie, nous ne l'avons pas imprimé,
00:02:53mais nous nous l'avons consulté.
00:02:54Il y a 70 recommandations du rapporteur à l'intérieur.
00:02:57Jérémy Patrie-Lettus, moi j'avais d'abord une question toute simple.
00:03:00Je me souviens de votre venue ici le 25 novembre dernier.
00:03:03Entre-temps, il y a eu cette longue séquence, il y a eu ces tensions.
00:03:06Comment allez-vous ?
00:03:08Écoutez, bien.
00:03:10Déterminé plus que jamais à lutter contre le projet et les méthodes de l'extrême droite.
00:03:16On en parlera peut-être dans cette émission.
00:03:19Convaincu plus que jamais de la nécessité d'avoir dans le pays un audiovisuel public fort
00:03:23et exigeant plus que jamais vis-à-vis de l'audiovisuel public
00:03:26après les dysfonctionnements et les manquements
00:03:28que la commission d'enquête a mis en lumière.
00:03:32Très bien, merci beaucoup.
00:03:33Même si cette commission d'enquête a été parfois, à certains égards, difficile.
00:03:38Parce qu'elle s'est déroulée finalement dans un contexte que nous connaissons,
00:03:42c'est-à-dire aujourd'hui une forme d'ingérence des réseaux sociaux,
00:03:45une forme de pression permanente,
00:03:46des calomnies, des attaques qui remplacent peut-être la recherche de la vérité et des faits.
00:03:51Bref, elle dit quelque chose aussi du dévoiement de la démocratie, cette commission d'enquête.
00:03:55Et j'ai essayé comme président de maintenir à chaque instant l'équilibre,
00:03:58un équilibre qui n'a pas toujours été facile à trouver.
00:04:01Au début, c'était assez cordial.
00:04:03Et on a l'impression que vous avez finalement retenu vos coups,
00:04:06l'un et l'autre, pendant la durée de la commission.
00:04:08Et maintenant que c'est fini, le conflit paraît beaucoup plus ouvert.
00:04:10Vous vous parlez encore avec Charles Laloncle ?
00:04:13Là, pas récemment.
00:04:15Moi, le jour de la rupture,
00:04:17moi j'ai permis d'abord, il faut le dire,
00:04:18que cette commission d'enquête aille à son terme.
00:04:20Et je peux vous dire que ce n'était pas gagné par avance,
00:04:22et que ce n'était pas...
00:04:23Pourquoi ? Elle a failli s'arrêter à un moment ?
00:04:25Parce qu'on est dans une assemblée polarisée,
00:04:27que les points de vue et les opinions sont parfois très divergents,
00:04:32pour ne pas dire irréconciliables.
00:04:33Et qu'on a vu au début de ces auditions,
00:04:35des altercations, des invectives.
00:04:37Mais moi, je considérais que c'était ma responsabilité,
00:04:39malgré les différences de méthode et politique avec le rapporteur,
00:04:43de permettre qu'elle aille à son terme.
00:04:44Vous avez voulu jeter l'éponge à un moment ?
00:04:47Non.
00:04:48Non, jamais ?
00:04:48Je ne me suis jamais placé dans cet esprit-là.
00:04:50J'ai dû, à un moment donné, serrer les dents.
00:04:53Quand vous faites l'objet d'attaques calomnieuses,
00:04:56on a même raconté que j'avais...
00:04:57m'étais enrichi personnellement avec l'argent de l'Assemblée nationale,
00:05:01pour me discréditer.
00:05:02Vous devez faire face à ces calomnies.
00:05:03Mais j'ai toujours voulu aller au bout de cette commission d'enquête,
00:05:07parce que moi, j'ai toujours considéré
00:05:08qu'elle menait un travail important, légitime, nécessaire
00:05:12du contrôle de l'audiovisuel public.
00:05:14En revanche, je me suis offusqué, effectivement,
00:05:16à plusieurs reprises, des méthodes qui étaient employées,
00:05:19que je ne considérais pas permettre
00:05:22un cadre digne et respectueux des échanges.
00:05:25Ça a été mon rôle,
00:05:26à la fois de trouver un équilibre entre les questions,
00:05:29la capacité de mener des investigations,
00:05:31c'est ça une commission d'enquête,
00:05:31et le respect que nous devions aux personnes auditionnées,
00:05:34la liberté du rapporteur de faire son travail,
00:05:36et puis la garantie que les auditions
00:05:39ne se transforment pas en tribunal politique.
00:05:41Ça a été une mine de crête difficile à tenir.
00:05:42Je n'ai pas toujours réussi à faire respecter les règles,
00:05:45et je pense que j'ai une part de responsabilité,
00:05:47aussi, dans la manière dont cette commission d'enquête,
00:05:49à certains égards, était instrumentalisée, dévoyée.
00:05:52On va y revenir.
00:05:52On voulait juste vous montrer
00:05:53à quel point c'est allé crescendo
00:05:55entre le rapporteur et le président.
00:05:56Morceau choisi de ces cinq mois de commission, regardez.
00:06:00La commission d'enquête, ça ne va pas devenir
00:06:02le plus grand cabaret du monde.
00:06:03Où l'on vient chercher un quart d'heure de loire médiatique.
00:06:05Monsieur, non, je vais suspendre.
00:06:07Monsieur, soit je suspend.
00:06:07C'est scandaleux ce que vous faites.
00:06:08Monsieur Allons, soit je suspend.
00:06:10Ça suffit, vous ridiculez.
00:06:11Notre travail exige de la dignité dans nos échanges
00:06:14et le respect absolu des personnes que nous auditionnons.
00:06:17Je trouve ça assez fort, d'ailleurs,
00:06:19déjà de m'accuser de cyberharcèlement.
00:06:20Monsieur le rapporteur, vous avez d'autres questions ?
00:06:23Si vous faites des tweets en même temps,
00:06:24c'est pas gagné.
00:06:25Vous me présentez toujours comme
00:06:27« Ah là là, tout le monde m'attaque et m'agresse »,
00:06:28alors qu'en fait, vous agressez en permanence tout le monde.
00:06:31Je suis donc heureux de venir me défendre
00:06:33puisque j'ai le sentiment d'être attaqué.
00:06:35Votre rôle ici est de répondre aux questions du rapporteur
00:06:37comme à ceux de l'intégralité de mes collègues.
00:06:39Vous venez de porter des accusations très graves contre moi
00:06:41en disant que j'avais des liens avec Media One,
00:06:43ce qui est absolument faux.
00:06:44Merci, messieurs les ministres.
00:06:45Mais non, mais...
00:06:47Mais Jérémy, franchement...
00:06:48C'est devenu votre commission.
00:06:50C'est votre commission d'enquête.
00:06:51C'est un one-man show.
00:06:52Vous avez transformé votre commission en cirque.
00:06:56Merci pour l'invitation, mais je ne suis pas un Claude.
00:07:00Dans votre avant-propos,
00:07:01longue avant-propos au début de ce rapport,
00:07:04vous dites que la façon dont la commission s'est déroulée
00:07:06a pu fragiliser la démocratie et la confiance.
00:07:09Des mots très forts.
00:07:10Vous dites « Je le regrette et j'en prends ma part ».
00:07:12Avec un tout petit peu de recul aujourd'hui,
00:07:14qu'auriez-vous dû faire différemment ?
00:07:18D'abord, sans doute, ne jamais perdre mon sang-froid.
00:07:21Je crois qu'on dit qu'un homme politique, ça s'empêche.
00:07:24Même si Charles Alloncle avait porté à ce moment-là
00:07:26des accusations graves contre moi
00:07:28qui ont entraîné une vague de complotisme inédite
00:07:30ou en tout cas jamais vue, je crois, dans une commission d'enquête,
00:07:33j'aurais dû m'empêcher et garder à chaque instant mon sang-froid.
00:07:38J'aurais dû sans doute limiter la durée des auditions,
00:07:40non pas pour censurer le rapporteur,
00:07:41mais permettre peut-être des échanges plus concis
00:07:43qui permettaient d'aller au bout des questions,
00:07:46d'aller au bout de cette investigation,
00:07:48dont je redis qu'elle était nécessaire.
00:07:50Mais en étendant peut-être ces auditions,
00:07:52au bout d'un moment, les tensions se cristallisaient.
00:07:55Je pense également, et ça ce n'est pas de mon fait,
00:07:58on y reviendra peut-être,
00:08:00que les commissions d'enquête, aujourd'hui,
00:08:02elles doivent être réformées.
00:08:03On doit en revoir le fonctionnement, et complètement.
00:08:06Car le président, il n'est ni un censeur,
00:08:09il n'est pas là pour encadrer la liberté de pensée,
00:08:13la liberté de ton des députés et du rapporteur,
00:08:16mais il doit quand même garantir un cadre,
00:08:18un cadre des échanges.
00:08:20Vous savez, le Parlement, je l'ai dit dans mon avant-propos,
00:08:22ça doit être le lieu de la conversation,
00:08:23au sens premier du terme,
00:08:25où on peut avoir des échanges vifs,
00:08:27mais on doit être capable de pouvoir échanger
00:08:29dans le respect et la dignité.
00:08:31Et c'est vrai que cette commission d'enquête,
00:08:32et j'en ai ma part de responsabilité,
00:08:34elle n'a pas toujours montré une image digne
00:08:35de l'Assemblée nationale.
00:08:36La capacité des députés de travailler ensemble.
00:08:39C'est ce que vous dit Sébastien Lecornu,
00:08:40d'ailleurs le Premier ministre a réagi ce matin
00:08:42à la publication du rapport,
00:08:44en disant qu'il passait à côté de l'essentiel.
00:08:46C'est une occasion manquée, dit le Premier ministre.
00:08:48Le Parlement est dans son rôle de contrôle,
00:08:50mais les polémiques ne font pas une politique publique.
00:08:53Que lui répondez-vous ce soir ?
00:08:54Mais je l'ai dit au rapporteur,
00:08:56l'hypermédiatisation,
00:08:58il a choisi l'hypermédiatisation,
00:08:5935 ou 40 interviews pendant la commission d'enquête.
00:09:02Il a choisi l'utilisation massive des réseaux sociaux,
00:09:04350 je crois, tweets pendant la commission d'enquête.
00:09:08Elles ne sont pas de nature,
00:09:09cette hypermédiatisation,
00:09:11pendant la commission d'enquête.
00:09:12Cette utilisation massive des réseaux sociaux,
00:09:14elles ne sont pas de nature
00:09:15à garantir un échange digne et respectueux.
00:09:19Pourquoi ?
00:09:20Parce qu'elles conduisent à des règlements de compte.
00:09:24Quand vous interpellez des personnes
00:09:25que vous devez auditionner
00:09:26dans le cadre solennel d'une commission d'enquête,
00:09:28quand vous les interpellez sur les réseaux sociaux,
00:09:30quand vous les interpellez dans les médias,
00:09:31avant même qu'elles se soient présentées
00:09:33devant la commission d'enquête,
00:09:34que se passe-t-il ?
00:09:35Des règlements de compte.
00:09:36Et il est là, peut-être, votre échec,
00:09:38c'est de ne pas avoir réussi à empêcher ça.
00:09:40Je repense notamment au moment
00:09:42où il interpelle Nagui sur les réseaux sociaux
00:09:44sans l'interpeller directement,
00:09:45mais en disant, je pense qu'il est la personne en France
00:09:47qui s'est le plus enrichi avec de l'argent public.
00:09:49J'ai suspendu à ce moment-là.
00:09:50J'ai suspendu.
00:09:51Oui, mais il aurait fallu empêcher avant,
00:09:52le mal était fait.
00:09:53Alors, j'avais, on va reprendre dans l'ordre,
00:09:55j'avais fixé des règles très strictes,
00:09:57pas de live tweet.
00:09:58J'avais fixé des règles.
00:09:59Ces règles ont été bafouées.
00:10:00Qu'est-ce que je fais à ce moment-là ?
00:10:02Pour la première fois de la Ve République,
00:10:03je crois, selon mes sources,
00:10:05je suspends les travaux.
00:10:07Ça m'a valu une campagne de calomnie,
00:10:09y compris dans certains médias,
00:10:10où on m'a accusé de censurer le baïonneur,
00:10:13de censurer le rapporteur,
00:10:14de vouloir le baïonner.
00:10:16Pardon.
00:10:16Attention au lapsus.
00:10:18Attention au lapsus.
00:10:19J'ai subi une campagne de haine.
00:10:20Mais j'ai tenu.
00:10:21Et j'ai tenu bon en disant au rapporteur,
00:10:23on a des règles,
00:10:24on doit donner une image digne et respectueuse.
00:10:26Comme président, je vous garantirai
00:10:28de pouvoir exercer votre travail de rapporteur.
00:10:30Je serai à vos côtés
00:10:31quand vous aurez besoin d'exiger des pièces
00:10:33que vous n'obtenez pas,
00:10:34quand vous souhaiterez organiser des auditions.
00:10:36Mais je vous demande de respecter
00:10:38le cadre solennel de ces auditions.
00:10:40J'ai obtenu,
00:10:41alors on peut considérer que ce n'est pas grand-chose,
00:10:43mais je considère que c'est déjà important,
00:10:44qu'il arrête de live tweeter,
00:10:46c'est-à-dire de communiquer pendant les auditions.
00:10:49Je pense que c'est déjà une première.
00:10:50Et demain, vous avez raison,
00:10:52il faudra tirer les leçons,
00:10:53les enseignements de cette commission d'enquête
00:10:54et les réformer profondément.
00:10:56Venons-en à ce que propose le rapport en lui-même,
00:10:59de la fusion de France 2 et France 5
00:11:00à la réduction du budget des sports.
00:11:0270 recommandations du rapporteur.
00:11:05Vous formulez de votre côté 40 mesures
00:11:06sur lesquelles on va revenir.
00:11:07Mais voyons d'abord avec Maïté Frémont
00:11:09ce que demande le rapporteur.
00:11:16Cet après-midi, à l'Assemblée,
00:11:18Charles Aloncle a de nouveau donné le ton.
00:11:20Il y a des dérives qui ont été mises au jour.
00:11:23Les Français ont été pris à témoin.
00:11:25Il est temps d'assainir les pratiques.
00:11:28Il est temps de garantir un pluralisme supplémentaire.
00:11:32Un rapport qui sonne comme une charge
00:11:34contre le service public.
00:11:35Reste que, contrairement à ce que souhaite
00:11:38le Rassemblement national,
00:11:39il n'y a pas l'idée d'une privatisation,
00:11:42mais une sévère réduction des coûts.
00:11:44Tout le sens des travaux qu'on a menés,
00:11:46c'était aussi pour redresser ces entreprises
00:11:48et assurer une pérennité sur un temps.
00:11:50Pour atteindre le milliard d'euros d'économie,
00:11:53le député ciotiste propose par exemple
00:11:55des suppressions de chaînes
00:11:56ou encore des fusions
00:11:58comme France 2 et France 5,
00:12:00France Info et France 24.
00:12:02Autre mesure phare,
00:12:03la réduction des coûts consacrés au sport,
00:12:06plus d'un tiers du budget.
00:12:08Même topo pour les jeux télévisés
00:12:10et les divertissements,
00:12:11diminution drastique de trois quarts du budget.
00:12:14Il y a une omniprésence de ce genre,
00:12:16qui d'ailleurs pénalise aussi d'autres genres,
00:12:19des contenus culturels,
00:12:20des contenus d'information,
00:12:22des contenus d'investigation
00:12:23qui, pour eux, pour le coup,
00:12:25poursuivent une mission d'intérêt général.
00:12:27Un rapport qui développe également
00:12:28une définition très stricte
00:12:30du concept de neutralité,
00:12:33plus de vigilance de la part des salariés,
00:12:35et puis cette proposition,
00:12:37le remplacement des éditorialistes maison
00:12:40par des personnalités de la presse privée d'opinion.
00:12:43L'objectif ?
00:12:44Permettre aux auditeurs d'identifier plus clairement
00:12:46leur positionnement éditorial
00:12:48et de renforcer le respect du principe du pluralisme.
00:12:51Le document recommande la nomination
00:12:53des dirigeants par l'Elysée
00:12:54de produire davantage en interne
00:12:57et de mettre fin au statut d'animateur-producteur.
00:13:0169 recommandations
00:13:02et des économies fléchées
00:13:04vers le patrimoine
00:13:06et le désentêtement de la France.
00:13:09D'abord, une question,
00:13:11Jérémy Patry, à l'étude,
00:13:12c'est qu'après ces six mois de travaux,
00:13:13vous avez l'impression d'avoir appris quelque chose
00:13:15sur le fonctionnement de l'audiovisuel public ?
00:13:17Quels dysfonctionnements vous sont apparus
00:13:19si vous en avez vu ?
00:13:20Oui, quand on mène 234 auditions
00:13:22et qu'on passe 200 heures à auditionner
00:13:24les acteurs de l'audiovisuel public,
00:13:25on apprend des choses
00:13:26et on a mis en lumière des manquements
00:13:28et des dysfonctionnements.
00:13:29Par exemple, effectivement,
00:13:30sur la gestion budgétaire et financière
00:13:32de France Télévisions
00:13:33ou le rapport de la Cour des comptes.
00:13:34La commission d'enquête n'a fait que le mettre en lumière,
00:13:36mais c'est très bien,
00:13:37les Français ont pu en prendre connaissance.
00:13:38C'est une première, sans doute,
00:13:39pour un rapport de la Cour des comptes.
00:13:41Il y a aujourd'hui des efforts de gestion
00:13:42à réaliser au sein de France Télévisions.
00:13:44On a beaucoup parlé des véhicules de fonction.
00:13:46On a parlé aussi
00:13:48de responsables politiques
00:13:50qui ont des plein temps à France Télévisions
00:13:52et qui sont payés à plein temps,
00:13:53ce qui est totalement intolérable et inacceptable.
00:13:56Quand vous avez un engagement politique,
00:13:57vous ne pouvez pas être payé à plein temps
00:13:58au sein de l'audiovisuel public
00:13:59et a fortiori utiliser votre véhicule de fonction.
00:14:02Il y a des règles en termes de prévention
00:14:04des conflits d'intérêts
00:14:05et de mélange des genres
00:14:06qui doivent être renforcées.
00:14:07Moi, je ne considère que c'est une mauvaise chose.
00:14:10Ce n'est pas pertinent
00:14:10que les salariés de l'audiovisuel public
00:14:12à plein temps,
00:14:12qui ont un statut de salarié,
00:14:14puissent à côté être des producteurs.
00:14:16Donc, on a une différence avec Charles Alon.
00:14:17Je ne veux pas interdire
00:14:18les animateurs producteurs.
00:14:19On peut avoir des animateurs
00:14:20qui produisent leurs émissions.
00:14:21En revanche,
00:14:22quand on est salarié
00:14:22de l'audiovisuel public,
00:14:24je considère qu'on ne peut pas être
00:14:26en même temps dirigeant
00:14:28ou responsable
00:14:29d'une société de production.
00:14:31Donc, oui,
00:14:32elle a mis en lumière
00:14:32des manquements et dysfonctionnements.
00:14:33Je termine juste
00:14:34sur la question du pluralisme
00:14:35et de l'impartialité.
00:14:36On doit effectivement
00:14:37renforcer les règles
00:14:39pour garantir une information
00:14:41qui soit à chaque instant
00:14:43impartiale et pluraliste.
00:14:44On va revenir sur la neutralité.
00:14:46D'abord, Elsa.
00:14:47Sur la question de la fusion,
00:14:48par exemple, de chênes,
00:14:49le rapporteur Charles Alon
00:14:50propose de fusionner
00:14:51France 2, France 5.
00:14:52Pour vous,
00:14:52c'est une erreur stratégique.
00:14:54Pourquoi ?
00:14:55Il lui dit finalement
00:14:55qu'il y a trop d'offres.
00:14:57Il faudrait réserver le canal
00:14:58à quelqu'un d'autre.
00:14:58Il y a des mesures
00:14:59dans le rapport Charles Alon
00:15:00avec lesquelles je suis d'accord.
00:15:00Mais il y a des mesures
00:15:01totalement incohérentes.
00:15:02Il nous explique
00:15:03qu'il faut faire moins de jeux
00:15:04et moins de divertissements.
00:15:05Or, ce sont des programmes
00:15:07qui coûtent finalement
00:15:08assez peu cher.
00:15:09Et qu'en même temps,
00:15:10il veut faire des économies
00:15:11mais en finançant des contenus
00:15:12qui coûtent plus cher
00:15:13que les jeux et divertissements.
00:15:14Donc, il y a une forme d'incohérence.
00:15:15On veut demander
00:15:16à l'audiovisuel public
00:15:16de faire d'autres programmes
00:15:18qui coûtent plus cher
00:15:19mais en même temps
00:15:20de réaliser un milliard
00:15:21d'euros d'économies.
00:15:22Donc là, il y a une incohérence.
00:15:23Moi, je considère effectivement
00:15:25que la fusion de France 2
00:15:26et France 5,
00:15:26c'est totalement l'inverse
00:15:29de ce qu'il faut faire.
00:15:30France 5,
00:15:31ça justifie à elle seule,
00:15:33cette chaîne,
00:15:34le service public audiovisuel.
00:15:35C'est tout ce que l'audiovisuel privé
00:15:36ne peut pas faire.
00:15:37Les documentaires,
00:15:39l'information,
00:15:40les magazines culturels.
00:15:42Est-ce que vous pensez vraiment
00:15:42qu'il y a une chaîne privée
00:15:45qui pourrait faire
00:15:46à une heure de grande écoute
00:15:46une émission totalement consacrée
00:15:48au livre,
00:15:49la grande librairie ?
00:15:49France 5,
00:15:50c'est le cœur même
00:15:51du service public audiovisuel.
00:15:52Le fusionner avec France 2,
00:15:53c'est dire que demain,
00:15:55sur le service public audiovisuel,
00:15:56il y aura moins de programmes,
00:15:57moins de contenus,
00:15:58moins d'offres.
00:15:59Donc, pour terminer moi,
00:16:00des économies de gestion,
00:16:01oui.
00:16:01Des économies sur les offres,
00:16:03les programmes,
00:16:04les contenus,
00:16:04je pense que c'est
00:16:06totalement dangereux.
00:16:07Vous parliez du milliard d'euros
00:16:08d'économies
00:16:09que préconise Charles Hallon.
00:16:10Il fait la somme
00:16:11de tout ce qu'on pourrait économiser.
00:16:13Est-ce que pour vous,
00:16:14vous trouvez que c'est trop ?
00:16:15Est-ce qu'il y a quand même
00:16:15des économies ?
00:16:16Est-ce que vous,
00:16:16dans les pistes que vous proposez,
00:16:17vous arrivez à chiffrer
00:16:18ou est-ce que vous maintenez
00:16:19le budget à 4 milliards ?
00:16:20Déjà, là, je trouve
00:16:21qu'il y a quelque chose
00:16:21de fallacieux.
00:16:23Quand vous supprimez
00:16:23des contenus,
00:16:24des offres,
00:16:25des programmes,
00:16:25quand vous supprimez
00:16:26des chaînes,
00:16:26ce n'est pas des économies.
00:16:28Vous en faites,
00:16:28mais c'est une réduction
00:16:29de l'audiol public.
00:16:30C'est un affaiblissement
00:16:31de l'audiol public.
00:16:32C'est finalement,
00:16:32vous dites à l'audiol public,
00:16:33je veux que demain,
00:16:34vous fassiez moins.
00:16:35Vous ayez moins d'offres,
00:16:36moins de contenus.
00:16:37Les économies de gestion,
00:16:38elles ne sont pas assez importantes
00:16:39dans le rapport de Charles Hallon.
00:16:40Moi, je propose par exemple
00:16:41la fusion de l'audiol public,
00:16:43qui est l'éléphant dans la pièce
00:16:44dans le rapport de Charles Hallon.
00:16:45C'est-à-dire qu'il nous parle
00:16:46d'économies de gestion,
00:16:47de mutualisation,
00:16:49de rapprochement,
00:16:50de synergie.
00:16:56C'est demain d'avoir
00:16:58une entreprise unique.
00:16:59Là, vous faites des mutualisations.
00:17:01Moi, je fusionne
00:17:02les entreprises de l'audiol public.
00:17:03Mais pas simplement
00:17:03pour des soucis de synergie
00:17:05ou de mutualisation.
00:17:06Je pense qu'il faut
00:17:07un acteur puissant
00:17:08de l'audiol public.
00:17:09Et pour terminer là-dessus,
00:17:10aujourd'hui,
00:17:10on raisonne par canaux.
00:17:11Télévision, radio,
00:17:13réseaux sociaux.
00:17:14Demain, il faudra raisonner
00:17:16par grandes missions.
00:17:17Information, culture,
00:17:19divertissement, sport.
00:17:20Et pour ça,
00:17:21il faut un rapprochement
00:17:22des entreprises
00:17:23de l'audiol public.
00:17:23Cette fusion,
00:17:24vous savez que tous les salariés
00:17:25ne la voient pas
00:17:26d'un bon oeil
00:17:28ou ne l'entendent pas
00:17:28d'une bonne oreille.
00:17:29Fusion, c'est vraiment
00:17:30faire des économies.
00:17:31C'est-à-dire que vous supprimez
00:17:32tous les doublons,
00:17:33vous fusionnez des rédactions.
00:17:35Est-ce que finalement,
00:17:35ça permet vraiment
00:17:36des économies ?
00:17:37Parce qu'on sait
00:17:37que quand on parle de fusion,
00:17:38souvent, on se rend compte
00:17:39qu'on a finalement
00:17:40plusieurs postes
00:17:40qui se maintiennent aux étages
00:17:41et à les conventions collectives
00:17:43qu'il faudrait aligner
00:17:43les unes sur les autres.
00:17:45Moi, je pense
00:17:46qu'il faut faire de la fusion.
00:17:48Ce qui justifie la fusion,
00:17:50ce ne sont pas
00:17:50les économies de gestion,
00:17:51même si ça permettra
00:17:52d'en réaliser.
00:17:52Ce qui justifie la fusion,
00:17:54ce ne sont pas les synergies
00:17:55et les optimisations,
00:17:56même si ça permettra
00:17:57de le faire.
00:17:57C'est que ça permettra
00:17:58de rendre l'audiovisuel public
00:17:59plus fort.
00:18:00Aujourd'hui,
00:18:01face à la concurrence
00:18:02des plateformes étrangères,
00:18:03à la montée en puissance
00:18:04des réseaux sociaux,
00:18:05on a besoin
00:18:06que l'audiovisuel public
00:18:07rassemble ses forces,
00:18:08y compris pour faire face
00:18:09aux attaques
00:18:10dont il est l'objet.
00:18:11Il a besoin, demain,
00:18:12de raisonner par grandes missions
00:18:13de services publics,
00:18:14de se poser la question
00:18:15non pas du canal,
00:18:16est-ce que je fais ce programme
00:18:17pour la télévision,
00:18:18pour la radio,
00:18:19pour les réseaux sociaux,
00:18:19mais comment je construis
00:18:21une offre culturelle
00:18:21qui soit intégrée ?
00:18:22Vous effacez l'identité
00:18:24de chaque média.
00:18:24C'est-à-dire,
00:18:25des fois,
00:18:25la fusion,
00:18:26c'est une dilution aussi.
00:18:28France Inter a des spécificités
00:18:29que n'a pas nécessairement
00:18:30France 3.
00:18:31Est-ce que vous pensez
00:18:32que la fusion de France 2
00:18:33et France 3
00:18:34a affaibli l'identité
00:18:35de France 2,
00:18:36France 3 ou de France 5 ?
00:18:37Souvenez-vous,
00:18:38avant France Télévisions,
00:18:39c'était des entreprises séparées.
00:18:40Il y a eu une fusion.
00:18:41Ce qu'on voit,
00:18:41c'est qu'aujourd'hui,
00:18:41on ne sait plus sur quelle chaîne
00:18:42on est quand on est sur...
00:18:43parce que ce n'est plus écrit
00:18:44en haut à droite.
00:18:44Moi, je pense que...
00:18:45Ça perturbe certains téléspectateurs.
00:18:47Vous avez raison.
00:18:47Il faut des garde-fous.
00:18:48Demain,
00:18:49si on a une entreprise unique,
00:18:50il faut que la radio soit préservée.
00:18:51Il faut que l'information internationale
00:18:53soit préservée.
00:18:54Il faut que le maillage territorial,
00:18:56France Bleu,
00:18:57France 3,
00:18:58soit préservé.
00:18:59Mais je pense que
00:18:59si on veut réfléchir
00:19:00à l'avenir
00:19:01de l'audiovisuel public,
00:19:02si on veut lui permettre
00:19:03de peser
00:19:03dans un monde concurrentiel,
00:19:05aujourd'hui,
00:19:06où les Français
00:19:07s'informent à 60%
00:19:08sur les réseaux sociaux,
00:19:09il faut en avoir conscience,
00:19:10où les audiences
00:19:10du service public audiovisuel
00:19:12vieillissent,
00:19:13on a besoin
00:19:13que l'audiovisuel public
00:19:14rassemble ses forces.
00:19:15C'est une conviction.
00:19:16J'accepte d'en débattre
00:19:17et je pense que c'est
00:19:18un beau débat démocratique
00:19:19qu'on doit avoir
00:19:19dans le cadre
00:19:20de l'élection présidentielle.
00:19:21Le débat qu'on aura aussi,
00:19:22c'est sur celui
00:19:22de la privatisation.
00:19:23Le rapporteur,
00:19:24Charles Lalonde,
00:19:24dit,
00:19:25je ne veux pas de privatisation.
00:19:26Ce n'est pas écrit,
00:19:26ce n'est pas une préconisation
00:19:27de mon rapport.
00:19:28On sait que le Rassemblement
00:19:29national y est plutôt favorable
00:19:31et qu'Éric Ciotti aussi.
00:19:33Pour vous,
00:19:34c'est hypocrite.
00:19:35D'après vous,
00:19:36ce qu'il veut,
00:19:36c'est la privatisation
00:19:37du service public
00:19:38de l'audiovisuel ?
00:19:39Ce n'est pas faire offense
00:19:40à Charles Lalonde
00:19:41de dire qu'il ne sera pas
00:19:42candidat à l'élection présidentielle,
00:19:43en tout cas pendant 2027.
00:19:45Ce n'est pas faire offense
00:19:46à Charles Lalonde
00:19:47de dire que ce qui compte,
00:19:48ce n'est pas ce qu'il propose
00:19:49ou ce qu'il dit.
00:19:49C'est d'où il parle.
00:19:51Et d'où parle-t-il,
00:19:52Charles Lalonde ?
00:19:52Il parle d'un camp politique
00:19:54qui souhaite la privatisation
00:19:55de l'audiovisuel public.
00:19:56Moi, ce que je regrette,
00:19:57c'est que ses propositions,
00:19:58aujourd'hui,
00:19:59soient dans une impasse politique.
00:20:00C'est pour lui
00:20:01un échec politique.
00:20:02Il a des propositions.
00:20:03Son camp n'accepte même pas
00:20:05de les examiner.
00:20:06Marine Le Pen
00:20:07et Jordan Bardella
00:20:07n'ont même pas attendu
00:20:08de lire le rapport.
00:20:10Ils n'ont même pas eu
00:20:11la courtoisie
00:20:11d'attendre la publication
00:20:13du rapport
00:20:13pour réaffirmer
00:20:14la privatisation
00:20:15de l'audiovisuel public.
00:20:16Demain, Charles Lalonde,
00:20:17je crois qu'il a vocation,
00:20:18en tout cas,
00:20:18à soutenir.
00:20:19Il le dit,
00:20:20le Rassemblement national.
00:20:21Il a dit qu'il partageait
00:20:22la vision de Marine Le Pen
00:20:23et de Jordan Bardella
00:20:24sur beaucoup de points.
00:20:26Demain,
00:20:26s'il entre au gouvernement,
00:20:27il mettra en oeuvre
00:20:28la privatisation.
00:20:28Ce que j'ai dénoncé
00:20:30et ce que je lui reproche,
00:20:31c'est de ne pas avoir dit
00:20:33clairement
00:20:34que son camp politique
00:20:35était en faveur
00:20:36de la privatisation.
00:20:37Éric Ciotti,
00:20:38et pardon,
00:20:38je le dis également.
00:20:39Le président de son groupe.
00:20:40Le président de l'UDR.
00:20:41Charles Lalonde,
00:20:42tout à l'heure,
00:20:42en conférence de presse,
00:20:43dit qu'il y a des nuances.
00:20:43Vous comprenez,
00:20:44le Rassemblement national
00:20:44et l'UDR,
00:20:45ce n'est pas la même chose.
00:20:45Mais l'UDR,
00:20:46son propre parti politique,
00:20:47appelle à la privatisation.
00:20:49Éric Ciotti a écrit
00:20:50un courrier au Premier ministre
00:20:51pour dire qu'il souhaitait
00:20:52la privatisation
00:20:53de l'aide publique.
00:20:53Et ici même,
00:20:54à l'Assemblée nationale,
00:20:55la porte-parole du groupe UDR,
00:20:57Mme Mansouri,
00:20:58a dit clairement
00:20:59que la position de l'UDR
00:21:00était de la privatisation.
00:21:01Donc soit Charles Lalonde
00:21:02est en porte-à-faux
00:21:03avec son groupe politique
00:21:04et ses dirigeants,
00:21:05soit il a préparé les esprits
00:21:07à travers cette commission d'enquête
00:21:09à la privatisation
00:21:10de l'audiovisuel public.
00:21:11On poursuit avec vous Stéphanie.
00:21:13Charles Lalonde
00:21:14veut aussi changer
00:21:15le mode de désignation
00:21:16des patrons des chaînes.
00:21:17Il veut que ce soit à nouveau
00:21:18le président de la République
00:21:18qui décide,
00:21:19comme c'était le cas
00:21:19avant 2013
00:21:20avec un feu vert
00:21:21ensuite du Parlement.
00:21:22Est-ce que vous y êtes favorable
00:21:23ou est-ce que pour vous
00:21:24c'est un retour en arrière ?
00:21:25J'y suis complètement défavorable.
00:21:27C'est un retour en arrière dangereux.
00:21:29C'est une reprise en main politique.
00:21:31Charles Lalonde
00:21:32passe son rapport
00:21:33à expliquer
00:21:33qu'il y aurait des liens
00:21:34de proximité
00:21:35entre les dirigeantes
00:21:36de l'audiovisuel public
00:21:37et les présidents
00:21:39de la République successifs.
00:21:40Et il en conclut,
00:21:41alors que lui-même indique
00:21:42qu'il y aurait des liens
00:21:43de proximité
00:21:44entre les dirigeantes
00:21:45de l'audiovisuel public
00:21:45et les présidents de la République,
00:21:46qu'il faut faire nommer
00:21:48les dirigeants
00:21:48de l'audiovisuel public
00:21:49par le président de la République.
00:21:50Il insiste fortement
00:21:51sur le rôle
00:21:52que jouerait le Parlement,
00:21:53c'est-à-dire qu'il y aurait
00:21:53un vote de l'Assemblée nationale
00:21:55et du Sénat
00:21:55et si on lui discute
00:21:57cette mesure,
00:21:58il dit mais ça veut dire
00:21:59que vous ne reconnaissez pas
00:21:59le pouvoir
00:22:00de la représentation nationale.
00:22:02Vous qui suivez
00:22:03l'avis parlementaire
00:22:04de manière précise,
00:22:05ne vous a pas échappé
00:22:06que dans la Vème République,
00:22:07généralement,
00:22:08les présidents de la République,
00:22:09à part cette fois-ci,
00:22:10obtiennent une majorité.
00:22:11Vous imaginez demain
00:22:13un président de la République
00:22:14qui obtient une large majorité
00:22:15à l'Assemblée nationale,
00:22:16ce que j'espère en 2027,
00:22:17qu'on retrouvera une majorité
00:22:18dans cet hémicycle.
00:22:19Les députés
00:22:19ne s'opposeront pas
00:22:21au choix du président
00:22:22de la République
00:22:22qu'ils ont soutenu
00:22:23à la présidentielle.
00:22:24Moi, je propose
00:22:25un mode de nomination
00:22:26qui sera beaucoup plus transparent,
00:22:28beaucoup plus professionnalisé,
00:22:29qui permettra
00:22:30d'éviter tout soupçon
00:22:32d'ingérence politique
00:22:33et qui garantira
00:22:34l'indépendance
00:22:35et la nomination
00:22:36des dirigeants
00:22:37d'audioles publiques
00:22:37par les conseils
00:22:38d'administration des entreprises.
00:22:39Car je reconnais
00:22:40que le mode de nomination
00:22:41actuel par l'ARCOM
00:22:42n'est pas satisfaisant.
00:22:43Vous ne pouvez pas
00:22:44être le régulateur
00:22:46qui contrôle
00:22:46l'audioles publiques
00:22:47et être en même temps
00:22:48l'instance
00:22:49qui nomme
00:22:50les dirigeants
00:22:50d'audioles publiques.
00:22:51Ce mode de nomination
00:22:51ne fonctionne pas.
00:22:52Le mode de nomination
00:22:53par le président de la République
00:22:54ne fonctionne pas
00:22:55parce que ça jette
00:22:57un soupçon
00:22:58de partialité
00:22:59ou de manque
00:23:00d'indépendance.
00:23:01Demain,
00:23:01il faudra
00:23:01que les dirigeants
00:23:02d'audioles publiques
00:23:03soient nommés
00:23:03par les conseils
00:23:04d'administration
00:23:04comme c'est le cas
00:23:05dans de nombreuses
00:23:06entreprises publiques
00:23:06et privées.
00:23:07Dans ce rapport,
00:23:08il y a une centaine
00:23:08de pages consacrées
00:23:09à la question
00:23:09de la neutralité.
00:23:10Le rapporteur parle
00:23:11de biais idéologiques.
00:23:13Plusieurs biais
00:23:14dans le traitement
00:23:14de l'information
00:23:15ont été constatés,
00:23:16écrit-il.
00:23:17Est-ce que vous partagez
00:23:17le diagnostic ?
00:23:18La neutralité
00:23:19qu'il utilise,
00:23:20ce n'est pas la bonne notion.
00:23:23D'ailleurs,
00:23:23je crois qu'il le fait
00:23:24à dessein.
00:23:25La règle aujourd'hui
00:23:27pour le service public
00:23:27audiovisuel,
00:23:28l'exigence qu'on porte
00:23:29au service public
00:23:29audiovisuel,
00:23:30c'est l'impartialité.
00:23:31On demande à l'audiose
00:23:32public d'être impartial.
00:23:34Et effectivement,
00:23:35il faut renforcer
00:23:35les règles relatives
00:23:36à l'impartialité.
00:23:38Ce qui est aujourd'hui
00:23:39un des constats
00:23:39de cette commission d'enquête
00:23:40et que je regrette
00:23:41et que je déplore,
00:23:42c'est qu'on a demandé
00:23:43en 1986
00:23:43à l'audiose
00:23:44public d'être impartial.
00:23:46On a demandé
00:23:46à l'ARCOM
00:23:46de contrôler
00:23:48le respect
00:23:49de cette impartialité.
00:23:50Et personne,
00:23:51le législateur,
00:23:52les députés
00:23:52comme les sénateurs
00:23:53n'ont défini
00:23:53ce qu'était l'impartialité.
00:23:55Donc il faut,
00:23:56si on souhaite
00:23:57que l'audiose
00:23:57public soit impartial,
00:23:58qu'on définisse
00:23:59ce qu'est l'impartialité.
00:24:00Moi, je propose
00:24:00pour aller vite
00:24:02deux manières
00:24:02de la qualifier,
00:24:03cette impartialité.
00:24:04C'est d'un côté
00:24:04la neutralité
00:24:05des agents du service public.
00:24:06Oui, parce que vous utilisez
00:24:07vous-même le terme
00:24:08de neutralité.
00:24:09Oui, mais neutralité,
00:24:09ce n'est pas
00:24:09la neutralité de l'information.
00:24:11Et c'est là
00:24:11où il y a un biais idéologique
00:24:12dans le rapport
00:24:12de Charles Alonc.
00:24:13La neutralité,
00:24:14c'est celle des agents
00:24:14du service public.
00:24:16L'information,
00:24:17elle, elle doit être
00:24:18pluraliste.
00:24:18C'est-à-dire qu'elle doit
00:24:19respecter la diversité
00:24:20des points de vue,
00:24:21la diversité des courants
00:24:22d'idées,
00:24:22la diversité des courants
00:24:23Donc vous n'êtes pas favorable
00:24:24à l'idée d'avancer
00:24:25par Charles Alonc
00:24:26d'une sorte de devoir
00:24:27de réserve
00:24:27comme pour les magistrats
00:24:28et les enseignants
00:24:29pour les salariés
00:24:30de l'audiovisuel public.
00:24:31Les salariés de l'audiovisuel public
00:24:32sur les réseaux sociaux,
00:24:33ce n'est pas un devoir
00:24:34de réserve qu'ils ont.
00:24:35Quand ils s'expriment
00:24:35à titre professionnel,
00:24:37quand sur les réseaux sociaux
00:24:37ils utilisent
00:24:38un compte professionnel,
00:24:39logo de France Télévisions
00:24:41ou de Radio France,
00:24:42mention de leurs fonctions.
00:24:43Là, c'est un compte professionnel.
00:24:44Ils sont soumis
00:24:45comme chaque agent public
00:24:46à un devoir de neutralité.
00:24:48S'ils ont un compte personnel,
00:24:50alors comme chaque citoyen,
00:24:51ils ont le droit
00:24:51à une liberté d'opinion.
00:24:52Il faut que les choses
00:24:53soient claires.
00:24:54Compte professionnel,
00:24:55compte personnel.
00:24:55Mais exiger des salariés
00:24:58du service public
00:24:58un devoir absolu de réserve
00:25:00qu'on ne demande pas
00:25:01aux fonctionnaires,
00:25:01ça ne me paraît pas adapté.
00:25:03Il faut que les règles
00:25:03soient précises
00:25:04et qu'on soit très clairs.
00:25:06Impartialité, neutralité.
00:25:06L'autre point longuement abordé
00:25:08dans ce rapport,
00:25:09c'est les conflits d'intérêts.
00:25:10Le rapporteur évoque
00:25:11des situations
00:25:11de conflits d'intérêts.
00:25:13Est-ce que vous,
00:25:13vous considérez
00:25:14que ces accusations
00:25:14sont suffisamment étayées ?
00:25:16Moi, ce que je dis,
00:25:17c'est qu'il faut prévenir
00:25:18les risques de conflits d'intérêts.
00:25:20Effectivement,
00:25:20quand vous êtes un dirigeant
00:25:22d'une société de production...
00:25:23Mais est-ce que là,
00:25:24durant le travail
00:25:24de la commission d'enquête,
00:25:25vous avez constaté,
00:25:26vous, l'existence,
00:25:27matérialisé l'existence
00:25:28de conflits d'intérêts ?
00:25:29J'ai constaté, moi,
00:25:30des risques
00:25:31que toutes les garanties
00:25:33pour éviter
00:25:34les conflits d'intérêts
00:25:35n'aient pas été mises en place.
00:25:37Je peux vous dire,
00:25:37moi, je n'ai pas exercé
00:25:38comme le rapporteur
00:25:38un pouvoir de contrôle sur place
00:25:41et sur pièce des documents.
00:25:42En tout cas,
00:25:42ce qui est sûr,
00:25:43c'est que quand vous avez
00:25:44des dirigeants
00:25:45de sociétés de production
00:25:45qui reviennent travailler ensuite
00:25:48au sein de l'audi visuel public,
00:25:52travailler ensuite
00:25:52avec des sociétés de production
00:25:53qui travaillent elles-mêmes
00:25:54avec les entreprises publiques,
00:25:57il faut des règles
00:25:58beaucoup plus strictes,
00:25:59des règles de déport,
00:26:00c'est-à-dire, par exemple,
00:26:01quand vous êtes responsable
00:26:02des documentaires
00:26:03à France Télévisions
00:26:04et que vous allez travailler
00:26:05dans une société de production
00:26:06qui vend des documentaires
00:26:07à France Télévisions,
00:26:08il faut garantir
00:26:09une forme d'étanchéité,
00:26:11une forme de déport
00:26:12pour éviter tout soupçon
00:26:13de conflits d'intérêts.
00:26:14Moi, je vous le dis,
00:26:15par exemple,
00:26:16je pense qu'il faut interdire
00:26:16aux salariés de France Télévisions
00:26:18de pouvoir être en même temps
00:26:20dirigeant ou responsable
00:26:21d'une société de production.
00:26:22Il faut prévenir
00:26:23tout risque de conflits d'intérêts.
00:26:24Il y a la question, ensuite,
00:26:25du mélange des genres.
00:26:26Quand vous êtes une incarnation
00:26:27du service public audiovisuel,
00:26:28c'est-à-dire que vous portez
00:26:29des programmes
00:26:29qui sont populaires,
00:26:31qui sont visibles,
00:26:32vous avez une exigence supplémentaire
00:26:33et vous ne pouvez pas,
00:26:34je considère, à côté,
00:26:36avoir des sociétés de production,
00:26:37avoir un média privé.
00:26:38À un moment donné,
00:26:39il faut fixer des règles.
00:26:40Aujourd'hui, des fonctionnaires,
00:26:41ils n'ont pas le droit
00:26:42de tumuler des activités.
00:26:43Mais les salariés
00:26:44de l'audiovisuel public
00:26:45ne sont pas fonctionnaires.
00:26:45Non, mais je suis bien d'accord
00:26:47avec vous,
00:26:47mais je pense que
00:26:48quand on est une incarnation
00:26:49du service public audiovisuel,
00:26:50quand on porte,
00:26:51quand on incarne
00:26:51le service public,
00:26:52on ne peut pas, à côté,
00:26:53avoir des médias,
00:26:55avoir des sociétés de production.
00:26:56Il faut choisir le statut
00:26:58avec lequel on veut travailler
00:27:00sur le service public audiovisuel.
00:27:01C'est important
00:27:01parce que c'est la garantie
00:27:02de la confiance
00:27:03qu'on porte au service public audiovisuel.
00:27:03Le problème, c'est aussi
00:27:04la garantie de voir
00:27:05bon nombre de présentateurs
00:27:07ou d'animateurs
00:27:07quitter le service public
00:27:09pour aller dans le privé.
00:27:11Moi, écoute, attendez.
00:27:13Moi, j'ai été très clair.
00:27:14Quand on est salarié
00:27:15à plein temps,
00:27:15on a eu une situation.
00:27:16Par exemple,
00:27:17M. Samuel Etienne
00:27:18qui est salarié
00:27:19à plein temps
00:27:19du service public audiovisuel
00:27:21et qui nous explique
00:27:22qu'à côté,
00:27:23il a une plateforme
00:27:24pour laquelle France Télévisions
00:27:25est partenaire financier.
00:27:27Là, il y a un risque
00:27:28de mélange des genres.
00:27:29Moi, je suis très heureux
00:27:30que Samuel Etienne
00:27:32ait exploré la chaîne Twitch.
00:27:34C'est formidable.
00:27:35Mais pourquoi ne l'a-t-il pas fait
00:27:36au nom de France Télévisions
00:27:37alors qu'il était salarié à printemps
00:27:39et je ne lui fais aucun grief ?
00:27:40C'est France Télévisions
00:27:41qui a autorisé cette situation.
00:27:43Moi, je vous dis,
00:27:43il faut être beaucoup plus strict
00:27:44sur les cumuls d'activités.
00:27:46C'est compliqué pour les contribuables
00:27:47de comprendre
00:27:48qu'on salarie quelqu'un
00:27:49à plein temps,
00:27:50qu'on le paye à plein temps
00:27:51et qu'à côté,
00:27:52il peut cumuler les activités.
00:27:54Voilà, on a vu un cas
00:27:55qui m'a, moi, choqué,
00:27:56je vous le dis,
00:27:57d'un adjoint au maire
00:27:58à la ville de Paris
00:27:59qui a été payé à plein temps
00:28:00sur le service public audiovisuel.
00:28:02Là, il y a un risque
00:28:03de mélange des genres.
00:28:04Alors que dans
00:28:05toutes les entreprises privées,
00:28:06la loi le dit,
00:28:08la loi bénévolat,
00:28:09elle dit que quand vous avez
00:28:10un engagement politique,
00:28:11vous pouvez demander des décharges,
00:28:13vous pouvez demander du temps
00:28:14pour exercer votre mandat
00:28:15et que vous n'êtes pas payé.
00:28:17Vous n'êtes pas payé
00:28:17pendant ce temps-là.
00:28:18Alors, on le disait,
00:28:19le site de l'Assemblée nationale
00:28:21a saturé ce matin
00:28:22en raison d'un trop grand nombre
00:28:23de connexions
00:28:23au moment de la mise en ligne
00:28:24du rapport de la Commission.
00:28:26C'est-à-dire l'intérêt porté
00:28:28en particulier à ce rapport
00:28:29et en général à la Commission.
00:28:30Qu'en restera-t-il finalement ?
00:28:32Qu'est-ce que le grand public
00:28:33en retient ?
00:28:33Reportage de Martin Bornet
00:28:34Là, il est rose
00:28:35dans le Val-de-Marne
00:28:36ce matin.
00:28:40La Commission d'enquête
00:28:42sur l'audiovisuel public.
00:28:44Ça vous parle ?
00:28:45Non, pas du tout.
00:28:47Non, pas du tout.
00:28:48Pas du tout ?
00:28:49Vous ne savez pas ce que c'est ?
00:28:50Non, pas du tout.
00:28:51Jamais.
00:28:52Jamais ?
00:28:53Jamais, jamais.
00:28:53Pas entendu parler ?
00:28:54Non, jamais.
00:28:55Si la plupart des personnes interrogées
00:28:57n'ont pas entendu parler
00:28:59de la Commission,
00:29:00certains l'ont suivi.
00:29:01Alors, lui, c'est le rapporteur
00:29:02et lui, c'est le président.
00:29:03Et vous connaissez leur nom
00:29:05aux deux ou pas ?
00:29:06Alors, à l'oncle
00:29:07et l'autre, lui,
00:29:08j'ai oublié son nom.
00:29:08Parce qu'à chaque fois
00:29:09où les extraits étaient diffusés,
00:29:11c'était le rapporteur
00:29:13qui parlait
00:29:13et pas le président
00:29:13de la Commission.
00:29:15Un rapporteur
00:29:16au centre de l'attention
00:29:17et des critiques.
00:29:19On met des gens ici
00:29:20qui n'ont aucune neutralité
00:29:22ou que leur caisson
00:29:23elle est orientée,
00:29:24elle est dirigée.
00:29:25Si la réponse n'est pas bonne,
00:29:27ils vont essayer
00:29:28de la reformuler différemment
00:29:30parce qu'il valait absolument
00:29:31que la personne réponde
00:29:32à cette question
00:29:33et on sent que c'est
00:29:35que du cinéma pour moi.
00:29:36Ça a été quand même
00:29:37très, très orienté,
00:29:38c'est le moins qu'on puisse dire
00:29:39avec des questions
00:29:41qui ont même été préparées
00:29:42parait-il,
00:29:43c'est ce qui vient de sortir
00:29:44par la bolosphère.
00:29:46Donc, on est sur un terrain
00:29:47complètement miné d'avance.
00:29:49Ça a l'air d'une farce
00:29:50à certains niveaux
00:29:51et de pas forcément
00:29:54pointer les bons sujets,
00:29:55toujours.
00:29:56Pourtant,
00:29:57beaucoup jugent
00:29:58le débat légitime.
00:29:59Je pense que le service public
00:30:01c'est quelque chose
00:30:01qui est essentiel
00:30:02et qu'il faut le défendre
00:30:04mais ça ne veut pas dire
00:30:05qu'il ne faut peut-être
00:30:07pas accepter
00:30:07de remettre des choses
00:30:08en place
00:30:09mais pour autant,
00:30:10il ne faut pas non plus
00:30:12dire que tout ce qui est fait
00:30:13c'est n'importe quoi.
00:30:14Selon une récente enquête
00:30:16Ipsos,
00:30:1769% des Français
00:30:19déclarent avoir
00:30:20une bonne image
00:30:20de l'audiovisuel public.
00:30:23C'est intéressant
00:30:24ce que disent les personnes
00:30:25dans ce reportage.
00:30:26A la fois,
00:30:26ça rend humble aussi,
00:30:27n'est-ce pas ?
00:30:28Le rapport de Charles Aloncle
00:30:30a aussi reposé
00:30:31sur une campagne
00:30:31de communication numérique
00:30:33inédite
00:30:33dans le cadre
00:30:34d'une commission.
00:30:36Selon VisiBrain
00:30:36qui est une plateforme
00:30:37spécialisée dans la veille
00:30:38des réseaux sociaux,
00:30:39la commission a donné lieu
00:30:40à 2,5 millions
00:30:41de mentions sur Ips,
00:30:43une centaine d'heures
00:30:45sur la chaîne YouTube
00:30:45d'Extrême Droite Frontière,
00:30:47ça a fait 1,5 millions
00:30:47et demi de vues,
00:30:48des contenus créés
00:30:49sur mesure
00:30:50pour plaire en fait
00:30:51aux algorithmes
00:30:53de ces plateformes.
00:30:54Charles Aloncle
00:30:55a-t-il réussi
00:30:56à enfermer
00:30:56les internautes
00:30:57dans sa bulle
00:30:58et pas vous ?
00:30:59Je le crois.
00:31:00En fait,
00:31:01cette commission d'enquête,
00:31:01elle dit quelque chose
00:31:02de la colère
00:31:03qui devient le langage
00:31:04politique ordinaire.
00:31:06C'est-à-dire,
00:31:06les politiques comprennent
00:31:07qu'aujourd'hui,
00:31:08c'est plus susciter
00:31:08la peur chez les Français,
00:31:10c'est susciter leur colère.
00:31:12Et ça,
00:31:12Charles Aloncle
00:31:12l'a bien compris,
00:31:13tous ses tweets
00:31:14visaient à susciter la colère,
00:31:16ahurissant,
00:31:17étourdissant,
00:31:18pour faire simple,
00:31:19on vous ment,
00:31:19on vous vole.
00:31:21Et cette colère,
00:31:22elle est aujourd'hui rentable
00:31:24sur les réseaux sociaux.
00:31:25Ces contenus sont partagés
00:31:26parce que les algorithmes
00:31:27aujourd'hui favorisent
00:31:29ces passions-là.
00:31:30Mais vous voyez
00:31:30ce que fait le Quai d'Or,
00:31:31c'est ce que va faire Bercy
00:31:32en créant des comptes X
00:31:33pour répondre,
00:31:34pour rendre coup pour coup.
00:31:35Est-ce qu'à un moment,
00:31:36vous n'êtes pas dit
00:31:36peut-être qu'il faut
00:31:37que je rehausse
00:31:38mon niveau de jeu
00:31:40pour réussir,
00:31:41moi aussi,
00:31:42à exister,
00:31:43à faire exister
00:31:44les extraits de la commission
00:31:45que je veux mettre en avant ?
00:31:47Vous voyez,
00:31:47dans un clin d'œil,
00:31:48j'imagine,
00:31:49bienveillant du rapporteur,
00:31:50il indiquait
00:31:51que le succès
00:31:52de cette commission d'enquête,
00:31:53pour savoir finalement
00:31:54qui avait gagné
00:31:55entre lui et moi,
00:31:56c'est qu'il était passé
00:31:56de 4 000 abonnés,
00:31:58c'est peut-être pas lui
00:31:58qui l'a dit,
00:31:59je ne veux pas lui faire
00:31:59de prospéritation,
00:32:00en tout cas,
00:32:01j'ai lu quelque part,
00:32:02qu'il était passé
00:32:02de 4 000 abonnés
00:32:03sur Twitter
00:32:04à 80 000,
00:32:05alors que le président,
00:32:06complètement nul,
00:32:07était passé
00:32:07de 4 000 à 8 000.
00:32:08Mais moi,
00:32:09je m'en réjouis,
00:32:10je vais vous dire,
00:32:10d'avoir simplement
00:32:118 000 personnes
00:32:12qui me suivent
00:32:13sur les réseaux sociaux
00:32:13parce que s'il a réussi
00:32:16à obtenir une telle audience
00:32:17sur les réseaux sociaux,
00:32:18c'est que les algorithmes
00:32:19aujourd'hui privilégient
00:32:21des contenus
00:32:22qui sont des contenus
00:32:23qui suscitent
00:32:24les passions tristes
00:32:25et les passions sombres
00:32:26des Français.
00:32:27Moi,
00:32:27je considère
00:32:28que le Parlement,
00:32:29c'est le lieu
00:32:29où on fait appel
00:32:30à la raison des Français
00:32:31et jamais,
00:32:31dans mes expressions publiques,
00:32:33ni au sein de la commission,
00:32:34ni sur les réseaux sociaux,
00:32:36ni dans les médias,
00:32:37je susciterais
00:32:38ou je chercherais
00:32:39à susciter la colère
00:32:39des Français.
00:32:40Moi,
00:32:40je cherche à susciter
00:32:41leur intérêt,
00:32:42leur compréhension,
00:32:43leur indignation parfois,
00:32:44mais pas leur colère.
00:32:45Qu'est-ce qu'on change
00:32:46aux commissions d'enquête
00:32:47à l'avenir ?
00:32:47Tout.
00:32:48Vous allez en parler
00:32:48avec Yann Brunpivet ?
00:32:50Moi,
00:32:50je l'ai même interpellé.
00:32:51Je pense qu'il est temps,
00:32:52Madame la Présidente,
00:32:53de revoir les règles
00:32:54de fonctionnement
00:32:55des commissions d'enquête
00:32:56et rapidement.
00:32:59Par exemple,
00:33:00parce qu'on ne peut pas
00:33:01tout évoquer maintenant,
00:33:02sur la question
00:33:03de la publication du rapport,
00:33:04il faut sortir
00:33:05cette dialectique censure,
00:33:06pas censure,
00:33:07caution politique.
00:33:08Regardez tous les débats
00:33:09qu'il y a eu
00:33:09autour de la publication
00:33:11du rapport de Charles Alonc.
00:33:12Moi,
00:33:12je pense qu'il faut
00:33:13que la publication
00:33:13d'un rapport
00:33:14d'une commission d'enquête
00:33:15soit publique par principe
00:33:16et que la commission,
00:33:18ensuite,
00:33:18ses membres,
00:33:19vote sur un point.
00:33:20Est-ce que le rapport
00:33:21sera publié au nom
00:33:22du rapporteur,
00:33:23seul,
00:33:23ou est-ce que le rapport
00:33:24sera publié au nom
00:33:26de la commission d'enquête ?
00:33:27Et ça aura un intérêt.
00:33:28C'est que la recharge
00:33:29sera chez le rapporteur.
00:33:32C'est le rapporteur
00:33:33qui devra convaincre
00:33:34la commission d'enquête
00:33:34s'il souhaite
00:33:35que son rapport
00:33:36soit adopté
00:33:37au nom de la commission d'enquête,
00:33:38ce qui lui donnerait
00:33:39une portée politique,
00:33:40une portée symbolique
00:33:41beaucoup plus forte,
00:33:42ce sera demain
00:33:42au rapporteur
00:33:43de convaincre ses collègues
00:33:44que son rapport
00:33:46doit être publié
00:33:47en leur nom
00:33:48et donc de s'ouvrir
00:33:49à des compromis.
00:33:50Parce que sinon,
00:33:51on assiste
00:33:52à un débat malsain
00:33:53et je vous le dis,
00:33:54j'ai présidé
00:33:55la dernière audition
00:33:55et les échanges
00:33:56ont été d'une certaine manière
00:33:57malsains
00:33:57puisqu'on était pris en tenaille
00:33:58entre d'un côté
00:33:59la victimisation
00:34:01parce que le rapporteur
00:34:02aurait crié la censure,
00:34:03le manque de transparence
00:34:05et effectivement
00:34:06les Français
00:34:06n'auraient pas pu connaître
00:34:07et prendre connaissance
00:34:08de ce rapport
00:34:08et de l'autre
00:34:09une forme de caution
00:34:10et de soutien politique.
00:34:11Il faut sortir
00:34:12de ce débat malsain
00:34:13et demain,
00:34:13publication automatique
00:34:15et on se prononce
00:34:16sur l'adoption du rapport
00:34:17au nom de la commission d'enquête
00:34:18ou du seul rapporteur.
00:34:19Je voudrais citer la réaction
00:34:21également de Delphine Ernotte,
00:34:22la présidente de France Télévisions
00:34:23que vous avez auditionnée
00:34:24à deux reprises.
00:34:25Elle dénonce un rapport à charge
00:34:26qui vise un affaiblissement historique.
00:34:28Il faut regarder le rapport
00:34:29pour ce qu'il est.
00:34:30Il n'est pas seulement un document
00:34:31sur l'audiovisuel public,
00:34:32il est devenu le terrain
00:34:33d'un procès politique
00:34:34où chacun cherche à imposer
00:34:35sa lecture idéologique
00:34:37du service public.
00:34:39Oui ou non,
00:34:40Jérémy Patrie et Lettus,
00:34:42si c'était à refaire ?
00:34:43Oui, bien sûr.
00:34:44Vous y retourneriez ?
00:34:46Parce que je referais
00:34:47cette transparence
00:34:48parce que les Français
00:34:49ont été pris à témoin
00:34:50et ils ont pu voir
00:34:51ce que sont les méthodes politiques
00:34:53aujourd'hui de l'extrême droite,
00:34:55ce que c'est l'instrumentalisation
00:34:56à des fins personnelles
00:34:57et politiques
00:34:57d'une commission d'enquête.
00:34:59À la fin,
00:35:00ce sont les derniers juges
00:35:01et c'est le peuple français
00:35:02effectivement qui est souverain
00:35:03et qui décidera
00:35:04si une commission d'enquête parlementaire
00:35:05doit se dérouler ainsi.
00:35:08Et je regrette,
00:35:09je le redis,
00:35:10que le rapporteur
00:35:11s'en soit servi
00:35:12comme d'une tribune politique
00:35:14et qu'il soit allé d'ailleurs
00:35:15la commenter dans des médias
00:35:16qui ont été très viruleux
00:35:18à l'égard de l'audiovisuel public.
00:35:20Ce sera un grand thème
00:35:21de la présidentielle,
00:35:22de la campagne ?
00:35:22Il faudra se positionner ?
00:35:23Et je vous le dis,
00:35:24le contrôle légitime
00:35:25nécessaire de l'audiovisuel public
00:35:27ne doit pas être le prétexte
00:35:29à un dénigrement systématique.
00:35:31Ce serait une folie
00:35:32que nous ayons collectivement
00:35:34un déni
00:35:34sur les dysfonctionnements
00:35:35et les manquements
00:35:36mais ce serait dangereux
00:35:37d'être dans la caricature
00:35:38et dans le dénigrement systématique.
00:35:41Et moi,
00:35:42c'est ça que j'ai reproché au rapporteur,
00:35:43quand on mène
00:35:43un travail impartial,
00:35:45indépendant,
00:35:45on ne va pas s'exprimer
00:35:46tous les quatre matins
00:35:47dans des médias
00:35:48qui critiquent
00:35:49de manière virulente
00:35:50l'audiovisuel public.
00:35:51Il faut rester
00:35:53indépendant,
00:35:54impartial,
00:35:54objectif
00:35:55à chaque instant.
00:35:56Merci Jérémy Patry-Lettus.
00:35:57Je précise que Charles Laloncle
00:35:58a été reçu ici même
00:36:00hier soir.
00:36:01On aurait bien aimé
00:36:02vous faire dialoguer
00:36:03en vrai
00:36:03comme le 25 novembre dernier,
00:36:04plus tard peut-être ?
00:36:06Bien sûr.
00:36:06Je pense qu'il faudra
00:36:07qu'on discute
00:36:07de nos visions
00:36:08du service public
00:36:09audiovisuel
00:36:10et on viendra le faire
00:36:10pour notre antenne.
00:36:10Venez le faire ici
00:36:11puisque chaque voix compte.
00:36:12Merci en tout cas
00:36:13d'avoir été avec nous.
00:36:14Merci chère Stéphanie
00:36:16et merci chère Elsa.
00:36:17Pour aller plus loin,
00:36:18je vous renvoie également
00:36:19à l'excellent documentaire
00:36:20de Maël Morin,
00:36:21Les secrets d'une commission
00:36:23à voir sur lcp.fr
00:36:25et sur notre chaîne YouTube.
00:36:27À suivre,
00:36:28toute autre chose.
00:36:29La question qui fâche,
00:36:30on va parler des rave parties,
00:36:31chaos ou liberté ?
00:36:32On va en parler
00:36:33avec nos trois prochains invités
00:36:34mais avant cela,
00:36:34c'est Quelle histoire
00:36:35avec Olivier Ravanello ?
00:36:44Avec ce soir,
00:36:45Olivier,
00:36:45mais oui,
00:36:46quelle histoire !
00:36:46Une polémique
00:36:47qui alimente les réseaux sociaux
00:36:48et qui concerne
00:36:49la présidente
00:36:50de l'Assemblée nationale,
00:36:51Yael Broun-Pivet,
00:36:51et le présentateur
00:36:52non pas du service public
00:36:54mais de CNews,
00:36:54Pascal Praud.
00:36:55Exactement.
00:36:56Tout est parti
00:36:56d'une photo,
00:36:57d'une soi-disant
00:36:58une du journal
00:36:59People Closer
00:37:01où l'on voit
00:37:02la présidente
00:37:02de l'Assemblée nationale,
00:37:03Yael Broun-Pivet,
00:37:05à côté de Najat Vallaud-Belkacem,
00:37:07l'ancienne ministre
00:37:08de l'éducation
00:37:09de François Hollande,
00:37:10bras dessus,
00:37:10bras dessous,
00:37:11veste et pantalon de jean
00:37:12avec ce titre
00:37:13un peu absurde,
00:37:14pour elle,
00:37:15ce n'est pas la crise.
00:37:17Une que CNews
00:37:18et Pascal Praud
00:37:19dans son émission
00:37:20utilisent
00:37:21et proposent
00:37:21à ses débatteurs.
00:37:23A ceci près,
00:37:24bien que cette une
00:37:25est un fake
00:37:25et ça,
00:37:26la présidente
00:37:27de l'Assemblée nationale
00:37:28ne l'a pas laissée passer.
00:37:30C'est une vraie une ?
00:37:31Bien sûr que c'est une vraie une.
00:37:33Alors là,
00:37:33tout fait sens.
00:37:34Madame Broun-Pivet,
00:37:35vous allez la voir,
00:37:36elle ne s'habille
00:37:37jamais comme ça.
00:37:38Jamais comme ça,
00:37:39on dirait vraiment jamais.
00:37:40Et Najat et Yael,
00:37:43pour elle,
00:37:44ce n'est pas la crise.
00:37:45C'est une vraie une ?
00:37:46Bien sûr que c'est une vraie une.
00:37:47Elle, ça veut dire
00:37:48à dire je suis un peu de gauche,
00:37:49regardez,
00:37:49je suis amie avec Najat Vallaud-Belkacem,
00:37:50c'est ça que ça veut dire
00:37:51pour Yael Broun-Pivet.
00:37:52Vous savez qu'elle veut jouer un rôle
00:37:53dans l'élection présidentielle.
00:37:55Donc il fait apparaître à l'antenne
00:37:57une prétendue une de Closer
00:37:58qui réunirait Najat Vallaud-Belkacem
00:38:00et moi-même,
00:38:01trouvée sur les réseaux sociaux.
00:38:03Sauf que de toute évidence,
00:38:04elle est complètement fausse.
00:38:06Elle est générée
00:38:06par l'intelligence artificielle.
00:38:08Regardez les images,
00:38:09je ne ressens pas à ça.
00:38:10Et pourtant,
00:38:11elle est diffusée en direct,
00:38:12qui plus est,
00:38:13à une heure de grande écoute.
00:38:14Et le pire,
00:38:14vous savez quoi ?
00:38:15C'est que l'ensemble
00:38:16des personnes présentes
00:38:16sur le plateau
00:38:17en tirent des conclusions politiques.
00:38:20Alors rapidement,
00:38:21alerté en plateau,
00:38:22Pascal Pro,
00:38:23quelques minutes après,
00:38:23a fait un rectificatif
00:38:25expliquant que cette une
00:38:27était un faux
00:38:28et que c'était l'œuvre
00:38:29d'une image
00:38:30d'intelligence artificielle.
00:38:32Il a ensuite fait
00:38:33son mea culpa sur Twitter.
00:38:35Vous allez voir son post.
00:38:38Mais néanmoins,
00:38:39Yaoul Bronpivé
00:38:40n'en reste pas là
00:38:41et a saisi l'Arcom.
00:38:43Comme elle le dit,
00:38:44il est évident
00:38:45qu'on regarde un peu de près
00:38:46cette image,
00:38:47qu'elle est grossière,
00:38:48que la fabrication
00:38:49aurait dû alerter
00:38:51déjà les esprits.
00:38:52à ceci près,
00:38:53que cette une
00:38:54ne sort pas complètement
00:38:55de nulle part.
00:38:56Ce n'est pas
00:38:56un délire absolu
00:38:58parce qu'elle,
00:39:00à l'origine,
00:39:01fait référence
00:39:01à une photo
00:39:02qui a bien été prise
00:39:03quatre jours plus tôt
00:39:04par Yann Arthus Bertrand
00:39:06lors d'un shooting
00:39:07au bénéfice
00:39:08de sa fondation écologique
00:39:09Good Planet.
00:39:11Et durant ce shooting,
00:39:12Yaël Bronpivé
00:39:13et Najat Vallaud-Belkacem
00:39:14sont bien ensemble,
00:39:15prenant la pause
00:39:16pour la bonne cause.
00:39:17image réelle
00:39:18qui a été publiée
00:39:20sur le compte
00:39:21de Closer,
00:39:22largement viralisée
00:39:23pour arriver
00:39:24finalement
00:39:25sur le compte
00:39:26de Pascal Praud
00:39:27et de ceux
00:39:27qui préparent
00:39:28l'émission avec lui.
00:39:29Et bon,
00:39:30il faut quand même dire
00:39:30que c'est un piège
00:39:31dans lequel il est
00:39:31de plus en plus difficile
00:39:32désormais
00:39:33de ne pas tomber.
00:39:34Vigilance absolue.
00:39:35Il y a une explosion
00:39:36des vidéos,
00:39:37des images
00:39:38générées par l'IA
00:39:40et on voit chaque semaine
00:39:41à quel point
00:39:42elles augmentent.
00:39:42On en avait parlé,
00:39:43souvenez-vous,
00:39:43au sujet des vidéos
00:39:45qui parodient
00:39:46la guerre en Iran.
00:39:48L'arrivée
00:39:48de la campagne présidentielle
00:39:50va être une véritable
00:39:50déferlante
00:39:51parce que cette IA
00:39:52est tellement simple
00:39:53d'utilisation
00:39:54et de plus en plus
00:39:55performante
00:39:56au fil des semaines
00:39:57et je parle bien
00:39:58en termes de semaines
00:39:58que ceux qui veulent nuire
00:40:00ont un outil
00:40:01extrêmement efficace.
00:40:02Autre exemple,
00:40:03on n'est pas allé chercher
00:40:04très loin,
00:40:04toujours une une de Closer.
00:40:06Regardez,
00:40:06qui met en scène
00:40:07cette fois-ci
00:40:08et bien toujours
00:40:09Najat Vallaud-Belkacem
00:40:10et son mari
00:40:10qui, soi-disant,
00:40:11partagent un tendre déjeuner
00:40:13au Club 55.
00:40:14Alors,
00:40:14pour ceux qui ne le connaissent pas,
00:40:15j'en fais partie,
00:40:16le Club 55.
00:40:17J'en fais partie aussi,
00:40:18c'est quoi ?
00:40:19C'est un club très chic
00:40:20à Saint-Tropez
00:40:21où vous voyez passer
00:40:22tous les étés
00:40:22les stars d'Hollywood
00:40:23et assez peu
00:40:24des leaders du PS,
00:40:25il faut bien le dire.
00:40:27Des fake news
00:40:27qui sont de plus en plus
00:40:30vraisemblables,
00:40:30de plus en plus faciles
00:40:31à fabriquer,
00:40:32je le disais,
00:40:33et qui sont toujours
00:40:34sur ce même registre
00:40:35assez populiste
00:40:36de,
00:40:36il y a ceux qui profitent
00:40:38pendant que les pauvres Français
00:40:39en bavent.
00:40:40Les commentaires
00:40:41que l'on voit
00:40:42en dessous de ces images
00:40:43de plus en plus
00:40:44viennent accréditer l'idée
00:40:45qu'il est compliqué
00:40:46de faire la différence
00:40:47et que ceux qui les reçoivent
00:40:49les prennent pour argent comptant
00:40:50et pour de l'information,
00:40:51y compris parfois
00:40:52donc des journalistes
00:40:53qui ou veulent aller
00:40:54un peu trop vite
00:40:55dans l'information
00:40:56ou surtout
00:40:57qui peuvent être très désireux
00:40:58de faire dire à l'information
00:40:59ce qu'ils ont envie
00:41:01qu'elle dise.
00:41:02Merci beaucoup, Olivier.
00:41:03Dans un instant,
00:41:04la question qui fâche,
00:41:05mais avant cela,
00:41:05c'est le chiffre du jour
00:41:07avec Fanny Guinauchet.
00:41:14Fanny,
00:41:14avec la guerre
00:41:15au Moyen-Orient
00:41:16et la flambée
00:41:16des prix de l'énergie,
00:41:17il fallait s'y attendre.
00:41:19L'économie française ralentit.
00:41:21Alors,
00:41:21on va dire que les signaux
00:41:22sont en train de passer
00:41:22à l'orange.
00:41:24Inflation,
00:41:24activité en merne.
00:41:25Pour le premier trimestre,
00:41:27la croissance française
00:41:28ressemble en fait
00:41:29à un encéphalogramme plat.
00:41:31C'est ça,
00:41:31votre chiffre du jour ?
00:41:32Oui,
00:41:32c'est un petit zéro,
00:41:34zéro pointé,
00:41:35Adeline,
00:41:35pour la croissance
00:41:36selon l'INSEE.
00:41:37Alors qu'on avait enregistré
00:41:380,2% au quatrième trimestre,
00:41:41donc en fin d'année dernière,
00:41:420,6% même au troisième trimestre,
00:41:45l'activité française
00:41:46a donc calé.
00:41:48Et pourtant,
00:41:48on était donc
00:41:49sur cette bonne tendance
00:41:50et on pensait
00:41:50qu'elle allait continuer.
00:41:51On s'attendait
00:41:52sur ce premier trimestre
00:41:53à 0,2%.
00:41:54Mais vous l'avez dit,
00:41:55la guerre en Iran,
00:41:56la flambée des carburants,
00:41:58associée au manque
00:41:59de visibilité
00:42:00à cette situation
00:42:01géopolitique instable,
00:42:02les élections municipales aussi.
00:42:04Bref,
00:42:05tout ça a donné lieu
00:42:06à un gros, gros coup de frein
00:42:08sur notre activité.
00:42:10Alors que l'inflation,
00:42:11elle,
00:42:12repart à la hausse.
00:42:13Exactement,
00:42:13poussée par les tarifs
00:42:15de l'énergie,
00:42:15les prix ont augmenté,
00:42:16on est passé de 1 à 2%
00:42:18sur un an,
00:42:19selon l'INSEE.
00:42:21Alors,
00:42:22si le détroit d'Ormouz
00:42:24reste fermé,
00:42:25il faudra même
00:42:25s'attendre
00:42:26à une inflation
00:42:27qui va continuer
00:42:27à augmenter
00:42:28jusqu'à 3%.
00:42:30Alors quand même,
00:42:31je vous parle de chiffres
00:42:32pour la France,
00:42:33on est plutôt bien placés
00:42:35parce que dans la zone euro,
00:42:36c'est encore plus haut,
00:42:37l'inflation atteint 3%
00:42:39sur un an en avril.
00:42:41Ça veut dire
00:42:41qu'il faut craindre
00:42:42ce qu'on appelle
00:42:43une stagflation, Fanny ?
00:42:44Eh bien,
00:42:45c'est le combo parfait
00:42:46sur le papier
00:42:46parce qu'effectivement,
00:42:48stagflation,
00:42:48c'est la compression
00:42:49à la fois d'une croissance molle
00:42:52associée à une inflation
00:42:53en hausse.
00:42:54Mais il faut raison garder,
00:42:56c'est ce que nous dit
00:42:56Christine Lagarde,
00:42:57la patronne de la BCE,
00:42:59la Banque Centrale Européenne,
00:43:00qui dit attention,
00:43:01pas de catastrophistes,
00:43:02on a une inflation
00:43:03qui augmente
00:43:04mais on passe
00:43:04de 1 à 2%.
00:43:05On est très très loin
00:43:06de par exemple
00:43:06ce qu'on a connu
00:43:07dans les grands moments
00:43:08de stagflation
00:43:09dans les années 70
00:43:10où là,
00:43:11on était plutôt
00:43:11à 10-15%
00:43:13d'inflation.
00:43:14On ne devrait pas
00:43:15monter jusque-là
00:43:16parce que notre inflation
00:43:17elle est très liée
00:43:17à l'énergie,
00:43:18on a des réserves de pétrole
00:43:19et puis on a toujours
00:43:19cet espoir quand même
00:43:20que ce détroit d'Ormouse,
00:43:22eh bien,
00:43:23il soit débloqué.
00:43:24Il y a quand même
00:43:25plein de paramètres
00:43:27qui sont inquiétants.
00:43:29Pardon,
00:43:29je ne veux pas
00:43:30tout repeindre en noir
00:43:31mais on a quand même
00:43:32des raisons de s'inquiéter,
00:43:32non ?
00:43:32Alors,
00:43:33c'est sûr que si cette guerre
00:43:34elle dure,
00:43:35la croissance va peser,
00:43:36enfin,
00:43:37va diminuer,
00:43:38va ralentir.
00:43:39D'ailleurs,
00:43:39on dit qu'une hausse,
00:43:40par exemple,
00:43:40de 10% de dollars
00:43:42du baril de pétrole,
00:43:44c'est 0,1 point
00:43:45de croissance en moins
00:43:46et on a ce baril de pétrole
00:43:49dont le prix ne cesse
00:43:50d'augmenter,
00:43:51on est toujours
00:43:51à plus de 110 dollars.
00:43:52Donc oui,
00:43:53il y a des risques
00:43:54mais en fait,
00:43:55c'est plus un risque
00:43:56de stagnation
00:43:57de la croissance
00:43:58plutôt que de stagflation
00:44:00et puis le gouverneur
00:44:01de la Banque française,
00:44:03François Villeroy de Gallo,
00:44:04nous disait ce matin
00:44:05qu'a priori,
00:44:06la croissance
00:44:07allait rester
00:44:08au-dessus de 0,
00:44:09alors 0,3% cette année
00:44:11pour les plus mauvais scénarios,
00:44:130,9% pour les meilleurs.
00:44:15Et c'est quand même
00:44:15un peu optimiste
00:44:16comme scénario.
00:44:17Alors c'est optimiste
00:44:18parce que vous savez,
00:44:19en économie,
00:44:20il y a un indicateur
00:44:22qui est très important,
00:44:23c'est la confiance
00:44:23et donc que tous les politiques
00:44:25et les économistes
00:44:25aujourd'hui ne veulent pas
00:44:26les scénarios noirs
00:44:27qui feraient plonger
00:44:28encore plus vite l'économie
00:44:30mais c'est vrai
00:44:31que malheureusement
00:44:32avec ce ralentissement
00:44:33de la croissance,
00:44:34eh bien ça va entraîner
00:44:35des attentes,
00:44:36des recrutements
00:44:37qui sont en berne,
00:44:39une activité
00:44:40qui va forcément ralentir
00:44:42des pertes d'emploi
00:44:43et puis des défaillances
00:44:44d'entreprises.
00:44:44L'année dernière,
00:44:45on était à 70 000 défaillances.
00:44:47Rien que ce premier trimestre,
00:44:49on est déjà à 18 000.
00:44:51Donc vous voyez,
00:44:52c'est un chiffre
00:44:52qui est déjà bien plus élevé
00:44:54que celui qu'on a connu
00:44:55à la même période
00:44:56l'an dernier.
00:44:57Merci.
00:44:58Fanny,
00:44:59on passe à la question
00:45:00qui fâche.
00:45:08Entre 20 et 40 000 personnes
00:45:10rassemblées tout le week-end
00:45:11pour une rave-partie géante
00:45:12organisée sans autorisation
00:45:14sur un terrain militaire
00:45:15près de Bourges,
00:45:16dans le Cher.
00:45:17La fête aura duré
00:45:18quatre jours
00:45:19et mobilisé
00:45:20plus de 600 gendarmes
00:45:21qui ont dressé
00:45:22quelques 3 500 procès-verbaux.
00:45:24Le sujet avait déjà agité
00:45:26l'hémicycle il y a quelques jours.
00:45:27Faut-il en finir
00:45:28avec ces technivales sauvages
00:45:29ou les défendre
00:45:31au nom d'une certaine
00:45:31liberté culturelle ?
00:45:33Nous en parlons ce soir
00:45:34avec vous,
00:45:34Louis Boyard.
00:45:35Bonsoir.
00:45:36Bonsoir.
00:45:36Député insoumis du Val-de-Marne,
00:45:38merci d'être là.
00:45:39Au côté de Loïc Cavran,
00:45:40bonsoir.
00:45:41Bonsoir.
00:45:41Député horizon du Cher.
00:45:43Et bonsoir,
00:45:43Marianne Rostand.
00:45:44Bonsoir.
00:45:45Avocate des Free Party,
00:45:46ça vous convient
00:45:46si je vous présente
00:45:47de cette façon ?
00:45:48On peut dire ça.
00:45:49C'est Clément Perrault
00:45:50qui vous pose ce soir
00:45:51la question qui fâche.
00:45:55On aimerait bien
00:45:56faire des teufs légales,
00:45:56sauf que quand on demande
00:45:57à faire des teufs légales,
00:45:58c'est toujours refusé.
00:46:01C'était à la fois
00:46:02une fête
00:46:03et une mobilisation
00:46:04contre le tour de vice
00:46:05législatif
00:46:06promis au Technival.
00:46:08Ce week-end,
00:46:09ils étaient entre
00:46:0920 000 et 40 000
00:46:10teufeurs
00:46:11à danser près de Bourges
00:46:12dans le Cher
00:46:13pour défendre
00:46:14leur droit
00:46:15à se rassembler.
00:46:17Gratuite,
00:46:17organisée hors
00:46:18des circuits commerciaux
00:46:19et souvent sans
00:46:20autorisation préfectorale,
00:46:21les Free Party
00:46:22sont basées
00:46:23sur un principe
00:46:23d'autogestion.
00:46:24Un message
00:46:25qui n'émeut pas
00:46:26un ministre de l'Intérieur
00:46:27particulièrement ferme
00:46:28sur la question.
00:46:29Venu survoler la zone
00:46:30en hélicoptère,
00:46:32il n'a pas franchement
00:46:33apprécié le spectacle.
00:46:34Vous avez des milliers
00:46:35de personnes
00:46:36sans aucune organisation
00:46:37qui arrivent de toutes parts,
00:46:39qui envahissent un espace,
00:46:41qui créent des nuisances
00:46:42pour les riverains.
00:46:44Des contrôles massifs
00:46:45ont été déployés
00:46:46sur près de 23 000 festivaliers
00:46:48et plus de 10 000 véhicules.
00:46:49Au total,
00:46:50plus de 6 000 PV dressés
00:46:52et du matériel de son saisie.
00:46:53Les autorités avaient clairement
00:46:55décidé de frapper
00:46:56particulièrement fort
00:46:57ce week-end.
00:46:58À Zaroupa,
00:46:59cette séquence intervient
00:47:00dans un contexte politique
00:47:01déjà difficile
00:47:02pour les tuffeurs.
00:47:03Une proposition de loi
00:47:04a été votée
00:47:05à l'Assemblée
00:47:06le 9 avril
00:47:06pour renforcer
00:47:07l'arsenal juridique
00:47:08contre les Free Party.
00:47:10Son examen
00:47:10a enflammé l'hémicycle.
00:47:12On en a marre
00:47:13de ceux qui ont consommé
00:47:15des produits illicites.
00:47:16Oui, on en a marre
00:47:17des nuisances sonores
00:47:18pour les voisins.
00:47:19Oui, on en a marre
00:47:20de ceux qui abusent.
00:47:22Oui, la jeunesse
00:47:23peut être subversive
00:47:25et c'est très bien ainsi.
00:47:27Laissez-la danser,
00:47:28laissez-la chanter,
00:47:30laissez-la être heureuse.
00:47:31Cette proposition de loi
00:47:32prévoit jusqu'à 6 mois
00:47:34de prison
00:47:34pour la contribution
00:47:35à la mise en place
00:47:36d'une Free Party
00:47:37et 1 500 euros d'amende
00:47:39pour y participer.
00:47:40Le texte doit maintenant
00:47:41arriver au Sénat.
00:47:42Le gouvernement,
00:47:43en parallèle,
00:47:44prévoit d'autres mesures
00:47:45dans le cadre
00:47:46de son projet de loi
00:47:47Riposte contre les troubles
00:47:48à l'ordre public.
00:47:49Notre question qui fâche
00:47:50ce soir,
00:47:51faut-il durcir la législation
00:47:52sur les Free Party ?
00:47:55Loïc Kervran,
00:47:56cette Free Party,
00:47:56elle s'est déroulée
00:47:57dans votre circonscription.
00:47:58D'abord,
00:47:59est-ce que tout le monde
00:47:59est parti ce soir ?
00:48:01Quasiment tout le monde,
00:48:02oui.
00:48:02Il reste encore des tuffeurs ?
00:48:03Les murs de son ont été démontés.
00:48:05Je n'ai pas vu le préfet
00:48:06dans ces dernières minutes,
00:48:08mais la musique s'est arrêtée
00:48:09ce matin environ.
00:48:11Les murs de son ont été démontés.
00:48:13La nuit a été difficile,
00:48:14il faut le dire.
00:48:15On a 6 gendarmes
00:48:16qui ont été blessés
00:48:17puisqu'il y a eu
00:48:17une tentative
00:48:18de sortie violente
00:48:20du dispositif,
00:48:22justement,
00:48:22pour extraire
00:48:23le matériel de son.
00:48:24Donc,
00:48:246 gendarmes
00:48:25qui ont été transférés
00:48:26à l'hôpital de Bourges
00:48:27et qui ont dû faire face
00:48:28à un véhicule bélier,
00:48:30des jets de boules de pétanque,
00:48:31des jets de cocktails Molotov.
00:48:33C'est ça aussi
00:48:33la réalité de ce festival.
00:48:34Il y a eu des interpellations ?
00:48:36Il y a eu 9 gardes à vue,
00:48:3918 interpellations
00:48:40de mémoire au total
00:48:42et puis de nombreux procès-verbaux,
00:48:44de nombreuses amendes
00:48:45qui ont été dressées
00:48:46depuis le début.
00:48:47Et dans quel état
00:48:48est le site ce soir ?
00:48:49Je n'ai pas vu les photos,
00:48:51mais je pense
00:48:51qu'il y a un effort
00:48:52qui a été fait
00:48:53pour nettoyer le cœur même
00:48:55de l'endroit
00:48:56où a eu lieu la fête.
00:48:58Mais ce que j'ai vu,
00:48:59moi, autour...
00:49:00Parce que je précise
00:49:01que vous étiez sur place
00:49:01samedi et dimanche.
00:49:02J'ai vu malheureusement
00:49:03beaucoup de dégradations,
00:49:05pas forcément sur le cœur même
00:49:07puisque je n'y avais pas accès,
00:49:08mais beaucoup de champs
00:49:10piétinés de céréales.
00:49:12On est à un mois et demi
00:49:12de la récolte.
00:49:13Il y a des tentes
00:49:14qui ont été installées,
00:49:15il y a des véhicules
00:49:15qui sont passés dans ces champs.
00:49:16Parce que pour bien comprendre,
00:49:17on dit que c'était
00:49:17un terrain militaire,
00:49:18mais qui était entouré
00:49:19de champs, c'est ça ?
00:49:20Oui, parce qu'en fait,
00:49:21il faut bien voir
00:49:22que c'est finalement
00:49:23une zone d'essai
00:49:25de munitions
00:49:25du canon César
00:49:27qui fait une quarantaine
00:49:27de kilomètres de long.
00:49:29Et sur cette zone,
00:49:30on a un axe central
00:49:31sur lequel il n'y a pas
00:49:32du tout de culture
00:49:33et ensuite,
00:49:33on a des zones de sécurité
00:49:34qui sont mises en culture
00:49:35par des agriculteurs
00:49:36qui sont autorisés
00:49:38après enquête, etc.,
00:49:39vérification de leur casier judiciaire
00:49:41à cultiver.
00:49:42Ce qui sert un peu de...
00:49:43Et c'est ces zones-là
00:49:43qui ont été très impactées,
00:49:45céréales,
00:49:47les prés aussi,
00:49:47avec beaucoup de déchets
00:49:49qui risquent d'être consommés
00:49:50par les animaux
00:49:51et puis surtout,
00:49:51beaucoup de dégradations
00:49:52sur les infrastructures
00:49:53de la Direction générale
00:49:54de l'armement
00:49:55à qui appartient ce site.
00:49:57C'est-à-dire qu'il y a eu
00:49:57des bâtiments abîmés ?
00:49:58C'est ça.
00:49:59Par exemple,
00:49:59vous avez des bunkers
00:50:00dans lesquels les ingénieurs
00:50:01se mettent pour suivre
00:50:02les essais en toute sécurité,
00:50:03les portes ont été forcées,
00:50:05etc.,
00:50:05tout a été tagué.
00:50:06Vous avez des guérites
00:50:07et des barrières d'accès
00:50:08sur chaque route
00:50:09pour couper la circulation
00:50:10quand le site est utilisé.
00:50:12Tout ça a été vandalisé.
00:50:14Et puis,
00:50:15il y a un certain nombre
00:50:15de dégâts
00:50:16sur des propriétés privées
00:50:17et surtout,
00:50:18moi,
00:50:18j'ai vu des riverains
00:50:19vraiment excédés.
00:50:20Certains pleuraient devant moi
00:50:21en me disant,
00:50:23voilà,
00:50:24j'ai des gens
00:50:24qui sont rentrés
00:50:25sur ma propriété,
00:50:26qui sont venus
00:50:27faire leurs besoins,
00:50:28déféquer,
00:50:28se déshabiller devant
00:50:30mes enfants,
00:50:31etc.
00:50:32Et donc,
00:50:32on a des gens
00:50:33qui ont vécu vraiment
00:50:34quelque chose
00:50:36difficile et déprouvrant.
00:50:37Louis Boyard,
00:50:37vous entendez la colère
00:50:38des riverains de ce site,
00:50:40les dégâts
00:50:41qui ont été causés.
00:50:42C'est compliqué de se dire
00:50:44qu'il faut laisser
00:50:45les tuffeurs faire la fête
00:50:47sans cadre,
00:50:48sans organisation.
00:50:50Oui.
00:50:51D'ailleurs,
00:50:51c'est les premiers
00:50:52à demander un cadre
00:50:52et une organisation.
00:50:53C'était une de leurs revendications.
00:50:55Il faut remettre les choses
00:50:56Mais quand vous n'en obtenez pas,
00:50:57Oui, mais on va expliquer.
00:51:00Les free parties,
00:51:00ça existe depuis des décennies.
00:51:02Et il y a même eu un moment
00:51:03où Nicolas Sarkozy,
00:51:04qui est pourtant
00:51:05le plus tufeur de la bande,
00:51:07j'ai envie de dire,
00:51:08même Nicolas Sarkozy
00:51:09disait qu'il fallait
00:51:10les encadrer
00:51:10parce que,
00:51:11qu'on le veuille ou non,
00:51:12il y aura des free parties.
00:51:13Je vous donne l'exemple
00:51:13de l'Italie,
00:51:14ils ont mis des peines
00:51:15d'emprisonnement.
00:51:15Il y a toujours des free parties
00:51:16et elles sont seulement
00:51:17encore plus grosses.
00:51:18Seulement,
00:51:18ce qui s'est passé,
00:51:19c'est que depuis un certain temps,
00:51:21mais particulièrement
00:51:22depuis que les gouvernements
00:51:23d'Emmanuel Macron
00:51:23sont au pouvoir,
00:51:24ils ont dit,
00:51:25chaque fois que vous demandez
00:51:26une autorisation,
00:51:27on ne vous donnera rien
00:51:28ou on ne vous donnera
00:51:28pas de réponse.
00:51:30Et donc, du coup,
00:51:30vous vous retrouviez
00:51:31à avoir un cadre d'organisation
00:51:32qui fonctionnait bien
00:51:33et ils ont tout désorganisé.
00:51:35Mais attendez,
00:51:35ce n'est pas tout.
00:51:36Ils nous sortent une loi
00:51:37qui, pour ce mouvement-là,
00:51:39qui a le droit d'exister,
00:51:40qui est un mouvement revendicatif,
00:51:42une loi qui va mettre
00:51:43les organisateurs en prison.
00:51:44Pardon,
00:51:45mettre des DJ en prison,
00:51:46ça me paraît excessif.
00:51:47Et donc,
00:51:48il y a eu ce festival
00:51:48qui, à la fois,
00:51:49était une teuf,
00:51:49mais qui était aussi
00:51:50un mouvement revendicatif
00:51:51pour dénoncer cette loi.
00:51:52Et donc, nous,
00:51:53ce qu'on dit,
00:51:53c'est que,
00:51:54pour les riverains
00:51:54qui se trouvent dans cette situation,
00:51:56j'en suis désolé pour eux.
00:51:57L'État aurait dû prendre attache
00:51:59avec les organisateurs
00:52:00pour faire en sorte
00:52:01que ça se passe bien
00:52:02comme ça se passait
00:52:03depuis des décennies.
00:52:03Quand vous vous retrouvez
00:52:04avec les teufeurs
00:52:04qui défaquent dans votre jardin,
00:52:06ce n'est pas la responsabilité
00:52:07de l'État.
00:52:07Il y a des responsabilités
00:52:08individuelles aussi.
00:52:09Mais oui,
00:52:09les organisateurs,
00:52:09parce que vous en avez
00:52:10qui se passent bien,
00:52:11les organisateurs,
00:52:11vous savez ce qu'ils mettent,
00:52:12des toilettes sèches.
00:52:13Pourquoi est-ce qu'ils ne mettent
00:52:14pas des toilettes sèches ?
00:52:14Parce que le gouvernement
00:52:16empêche d'avoir un encadrement.
00:52:18Et ensuite,
00:52:18vous vous retrouvez à avoir
00:52:19les gens qui soutiennent
00:52:20ce gouvernement,
00:52:21qui viennent pleurer
00:52:22en expliquant
00:52:22que les choses sont désorganisées
00:52:23alors que les désorganisateurs
00:52:25demandent une organisation.
00:52:26Donc je veux juste
00:52:27qu'on remette la sono
00:52:28au milieu du village.
00:52:29Ce n'est pas leur responsabilité,
00:52:31c'est de la responsabilité
00:52:31de ceux qui ont tout désorganisé.
00:52:33Marianne Rostand,
00:52:34est-ce que dans le cas
00:52:34de la rêve-partie du Cher,
00:52:35il y avait eu au préalable
00:52:37une demande d'autorisation ?
00:52:38Alors ça,
00:52:39je ne sais pas
00:52:39s'il y a eu une demande
00:52:39d'autorisation pour cette fête.
00:52:41La réalité,
00:52:41c'est que chaque 1er mai
00:52:43depuis 30 ans,
00:52:44il y a un technival
00:52:45qui se tient,
00:52:45donc qui est effectivement
00:52:46une rêve-partie
00:52:47de grande ampleur,
00:52:48beaucoup plus que celles
00:52:48qui se tiennent
00:52:50tous les week-ends
00:52:50régulièrement
00:52:51aux quatre coins de la France.
00:52:53Il y a eu des 1er mai organisés
00:52:54avec le concours
00:52:55des services de l'État,
00:52:56notamment effectivement
00:52:57à l'époque de Nicolas Sarkozy
00:52:59qui avait permis
00:52:59à ce que ces fêtes
00:53:00s'organisent dans un cadre légal.
00:53:02Ensuite,
00:53:03la coordination
00:53:03entre les services de l'État
00:53:05et les organisateurs
00:53:06a été rompue.
00:53:07En 2018,
00:53:08les...
00:53:08Pourquoi ?
00:53:09Pourquoi est-ce que
00:53:09ce qui a fonctionné
00:53:10à cette époque-là
00:53:11s'est interrompu ?
00:53:12Il doit bien y avoir une raison.
00:53:13Je ne suis pas sûre
00:53:14qu'il y ait aujourd'hui
00:53:14une vraie volonté
00:53:15des services de l'État
00:53:16de permettre à ce que ces fêtes
00:53:17s'organisent dans un cadre légal
00:53:19et c'est la réalité.
00:53:20Moi,
00:53:20j'ai accompagné
00:53:21et suivi en tout cas
00:53:22les organisateurs
00:53:23qui en 2018
00:53:24ont porté un projet
00:53:25pour le 1er mai justement
00:53:26en prenant attache
00:53:27avec les services
00:53:27du ministère de l'Intérieur
00:53:28à l'époque
00:53:29en proposant des terrains,
00:53:31des services de nettoyage,
00:53:32des bénévoles,
00:53:33des toilettes sèches,
00:53:33enfin toute l'organisation
00:53:34pour que ce 1er mai,
00:53:35ce fameux technival du 1er mai
00:53:37s'organise dans le cadre légal
00:53:38et il n'y a jamais
00:53:39de retour et de réponse
00:53:40du ministère de l'Intérieur
00:53:41sachant très bien
00:53:41que derrière
00:53:42ce serait organisé
00:53:43de manière illégale.
00:53:44Donc la réalité aujourd'hui
00:53:45c'est que moi,
00:53:46les clients que je défends
00:53:47habituellement,
00:53:48régulièrement dans toute la France
00:53:49ont arrêté
00:53:51d'aller déposer des projets
00:53:52en préfecture
00:53:52parce qu'ils savent
00:53:53que ça n'aboutira pas
00:53:54et c'est bien la difficulté
00:53:55aujourd'hui
00:53:55et moi c'est ce qui me pose problème
00:53:57dans le projet de loi
00:53:58et dans la parole publique
00:53:59qu'on entend aujourd'hui
00:54:00et qu'on a entendu
00:54:01tout le week-end
00:54:02c'est qu'il n'y a aucune volonté
00:54:03finalement de rétablir
00:54:04le dialogue
00:54:05et de permettre
00:54:05à ces organisateurs
00:54:07d'avoir des fêtes
00:54:08dans un cadre légal.
00:54:09Question de Néophyte,
00:54:11il n'y a pas dans l'esprit
00:54:12d'une rêve
00:54:13quelque chose qui justement
00:54:15doit être en dehors d'un cadre
00:54:16Le frisson de l'illégalité
00:54:17doit être improvisé
00:54:19une rêve ça se fait
00:54:20au dernier moment
00:54:20on reçoit des messages
00:54:21et on a rendez-vous
00:54:22dans 24 heures
00:54:23est-ce qu'une rêve
00:54:24qui devient les Solidays
00:54:26ça marche encore dans l'esprit ?
00:54:27Alors, je ne vous dis pas
00:54:30que si on permet effectivement
00:54:31à ce que les fêtes
00:54:32s'organisent plus facilement
00:54:34et en tout cas
00:54:34qu'il soit possible
00:54:35d'organiser des fêtes légales
00:54:36il n'y aura pas toujours
00:54:36une partie de ce mouvement
00:54:38et de ces organisateurs
00:54:39qui voudront rester en marge
00:54:41et dans une forme d'illégalité
00:54:42dans l'organisation de ces fêtes
00:54:44mais moi, la réalité
00:54:45c'est qu'une grande partie
00:54:46des personnes
00:54:47que je défends au quotidien
00:54:48elles n'ont pas la volonté
00:54:49en tout cas
00:54:50de commettre des infractions
00:54:51leur volonté de départ
00:54:52c'est de pouvoir organiser des fêtes
00:54:53si elles peuvent s'éviter
00:54:55des procédures
00:54:55D'accord, mais pourquoi
00:54:56aller s'installer
00:54:57sur un terrain militaire miné ?
00:54:58Alors là, moi
00:54:59je ne suis pas au contact
00:55:00avec ces organisateurs
00:55:01il y avait une volonté
00:55:02je ne sais pas pourquoi
00:55:03ce site a été choisi
00:55:04si ce n'est dans le communiqué
00:55:05de presse
00:55:05de ces organisateurs
00:55:07qui expliquent avoir choisi
00:55:08la commune de Bourges
00:55:09notamment
00:55:10parce que Bourges
00:55:10va être capitale européenne
00:55:12de la culture en 2028
00:55:13et qu'il souhaitait notamment
00:55:14que les rêves partis
00:55:16puissent être reconnus
00:55:17c'est aussi une des demandes
00:55:18des organisateurs
00:55:19c'est qu'on puisse reconnaître
00:55:20le mouvement des rêves partis
00:55:21comme étant un mouvement
00:55:22culturel à part entière
00:55:23Louis Carvan
00:55:23comment on sort de cet impasse
00:55:24c'est-à-dire d'un côté
00:55:25des festivaliers
00:55:27ou des teufeurs
00:55:27appelez-les comme vous voulez
00:55:28qui veulent organiser
00:55:29un technival
00:55:30des autorités
00:55:31qui leur refusent
00:55:32des autorisations
00:55:33d'accès à certains sites
00:55:35et puis l'interdiction totale
00:55:37que certains voudraient
00:55:37oui mais en réalité
00:55:39les choses sont moins caricaturales
00:55:40que ce que mes deux co-invités
00:55:43ont dit
00:55:43parce que d'abord
00:55:44tous les rassemblements
00:55:47musicaux
00:55:48ne sont pas interdits
00:55:48vous voyez même dans le Cher
00:55:50j'ai un rassemblement musical
00:55:52qui rassemble quand même
00:55:54plus de 1000 personnes
00:55:55chaque année
00:55:55dans la commune
00:55:56à côté de la mienne
00:55:57on est dans une autre dimension
00:55:58c'était jusqu'à 40 000 personnes
00:56:00ce week-end
00:56:001000 personnes
00:56:01c'est beaucoup pour un technival
00:56:02en fait on a beaucoup
00:56:03de ces rassemblements musicaux
00:56:05qui sont finalement
00:56:06qui rassemblent
00:56:06très très très peu de gens
00:56:07donc ça c'est autorisé
00:56:09c'est trois jours de son
00:56:10c'est vrai qu'on l'entend
00:56:11assez loin etc
00:56:12mais c'est autorisé
00:56:13et voilà
00:56:14et la deuxième chose
00:56:15c'est qu'il n'y a pas
00:56:16que les rassemblements musicaux
00:56:17qui sont autorisés
00:56:18le préfet du Cher
00:56:19il a interdit le tour du Cher
00:56:21quelques heures
00:56:22quelques jours
00:56:22avant la tenue de ce technival
00:56:24et vous voyez bien
00:56:25qu'il faut aussi
00:56:26le tour du Cher
00:56:26à vélo
00:56:27le tour du Cher cycliste
00:56:28pardon
00:56:29il faut
00:56:29je veux dire
00:56:30il y a des gens
00:56:30qui acceptent les règles
00:56:31y compris
00:56:32quand la décision
00:56:34elle est défavorable
00:56:34et c'est ça
00:56:35qui est compliqué
00:56:35à expliquer si vous voulez
00:56:36comment je fais moi
00:56:37pour expliquer aux gens du Cher
00:56:38qui attendaient le tour
00:56:40le tour cycliste etc
00:56:42que ceux qui ont joué le jeu
00:56:43qui ont demandé l'autorisation
00:56:45qui ont respecté
00:56:46les règles
00:56:46l'état
00:56:47la loi etc
00:56:47sont punis
00:56:48et que ceux
00:56:49qui se sont mis
00:56:50complètement dehors
00:56:51eux ils ont pu tenir
00:56:52leur événement
00:56:53et ça c'est un problème
00:56:54démocratique
00:56:54et la réalité
00:56:55ça fait monter
00:56:56l'extrême droite
00:56:57je lisais aussi
00:56:58des habitants
00:56:59des riverains
00:57:00du site
00:57:00qui disaient
00:57:01mais les renseignements
00:57:02territoriaux
00:57:02savaient forcément
00:57:03qu'une rêve partie
00:57:04allait s'installer
00:57:04sur ce terrain
00:57:05on ne fait pas venir
00:57:0640 000 personnes
00:57:08sans qu'il y ait un moment
00:57:08il n'y ait pas des signaux
00:57:10faibles à minima
00:57:11sur internet
00:57:12par exemple
00:57:13qu'est-ce qui a empêché
00:57:14les autorités
00:57:15de bloquer les accès
00:57:16au site
00:57:17en fait
00:57:17les autorités
00:57:18n'avaient aucune idée
00:57:19que ce rassemblement
00:57:20allait se tenir
00:57:21dans ce département
00:57:22et encore moins
00:57:23sur ce terrain là
00:57:23ça ne vous étonne pas ça
00:57:25il savait qu'un rassemblement
00:57:27allait avoir lieu
00:57:28il y a eu un pré-rassemblement
00:57:29dans la Nièvre
00:57:30même Louis Boyard
00:57:31il avait reçu l'invitation
00:57:32et ce qui s'est passé
00:57:33c'est que dans la nuit
00:57:35il y a des ponts
00:57:36entre la Nièvre et le Cher
00:57:37on avait des contrôles
00:57:38de gendarmerie
00:57:38mais deux voitures
00:57:39deux gendarmes dans chacun
00:57:40qui ont été forcés
00:57:42par des centaines de véhicules
00:57:44des individus cagoulés
00:57:45qui sont descendus
00:57:46qui ont agressé les gendarmes
00:57:47qui ont forcé
00:57:47et qui ont changé
00:57:49de département
00:57:49en quelques minutes
00:57:50et ça
00:57:51vous ne pouvez rien faire
00:57:53sur le moment
00:57:54et c'est pour ça
00:57:54que la partie de sanctions
00:57:56elle est intervenue après
00:57:58on est au stade
00:57:59de la contravention
00:58:00le ministre de l'Intérieur
00:58:01disait cet après-midi
00:58:01à l'Assemblée nationale
00:58:02qu'il faut passer
00:58:03au stade du délit
00:58:04avec donc cette proposition
00:58:05de loi
00:58:06qui prévoit une peine
00:58:06de 6 mois de prison
00:58:08et 30 000 euros d'amende
00:58:09la mesure se trouve aussi
00:58:10dans le projet de loi Riposte
00:58:11qui arrive demain au Sénat
00:58:13qui veut faire
00:58:14de l'organisation
00:58:15d'une rive partie
00:58:15non déclarée
00:58:16un délit puni
00:58:17de 2 ans de prison
00:58:18cette fois
00:58:18et de 30 000 euros d'amende
00:58:21ça va changer
00:58:22vraiment quelque chose
00:58:22d'en faire un délit
00:58:23oui ça va changer
00:58:25beaucoup de choses
00:58:25d'abord
00:58:26par exemple
00:58:27pour les participants
00:58:27l'amende forfaitaire délictuelle
00:58:29l'intérêt de passer
00:58:30du contraventionnel
00:58:31au délictuel
00:58:31c'est l'inscription
00:58:32au casier judiciaire
00:58:33nous on pense
00:58:33que c'est beaucoup plus
00:58:35dissuasif
00:58:35la deuxième chose
00:58:36c'est que sur les organisateurs
00:58:38quand vous n'avez pas
00:58:38de peine de prison encourue
00:58:40et maître
00:58:41vous confirmerez ça
00:58:42c'est vous l'expert
00:58:43vous avez des possibilités
00:58:44d'enquête
00:58:45qui ne vous sont pas ouvertes
00:58:46vous n'avez pas de possibilité
00:58:47non plus de mettre
00:58:47en garde à vue etc
00:58:49et aujourd'hui
00:58:49c'est ce qui rend très très difficile
00:58:51d'identifier
00:58:52et de poursuivre
00:58:52les organisateurs
00:58:53parce qu'il y a plein d'actes
00:58:54d'enquête
00:58:54que vous ne pouvez pas faire
00:58:55donc ça c'est l'intérêt
00:58:56il ne faut pas croire
00:58:56qu'on va aller chercher
00:58:58à mettre en prison
00:58:59tout le monde
00:58:59mais c'est aussi
00:59:00d'ouvrir des possibilités
00:59:01d'actes d'enquête
00:59:02parce qu'on a une peine
00:59:03de prison qui est en cours
00:59:04oui c'est vrai
00:59:06ça va changer quelque chose
00:59:07parce qu'on a étudié
00:59:08un peu le sujet
00:59:09ils l'ont mis en Italie
00:59:10du coup ça n'a pas réduit
00:59:12le nombre de free party
00:59:12mais du coup
00:59:13comme pour essayer
00:59:15de faire face à la répression
00:59:17il fallait mieux s'organiser
00:59:18ça a juste amplifié le phénomène
00:59:19et maintenant
00:59:20les free parties
00:59:20sont plus grosses
00:59:21voilà
00:59:21nous on fait des bilans
00:59:23des politiques publiques
00:59:23avant de les faire
00:59:24parce qu'on légifère
00:59:25pour 70 millions de personnes
00:59:26il y a des vies qui sont en jeu
00:59:27il s'agirait d'être
00:59:27un peu responsable
00:59:28vous posiez la question
00:59:29pourquoi est-ce qu'ils sont mis
00:59:30à interdire les free parties
00:59:31je vous le dis clairement
00:59:32parce que c'est des réacs
00:59:33parce que Retailleau
00:59:35est arrivé avec une certaine
00:59:36vision de la jeunesse
00:59:37et surtout du mouvement
00:59:38des free parties
00:59:38qui n'est pas qu'un mouvement
00:59:40de la fête
00:59:40qui est aussi un mouvement
00:59:41qui a une vision de la société
00:59:42vous pouvez être d'accord
00:59:43ou pas d'accord
00:59:43mais en tout cas
00:59:44ils ont le droit d'exprimer
00:59:45cette vision de la société
00:59:46un premièrement
00:59:47qui dit que la fête
00:59:48doit être gratuite
00:59:48et quand on voit le prix
00:59:49des places en festival
00:59:50pour la jeune génération
00:59:51moi je comprends
00:59:51qu'il y en ait
00:59:52qui revendiquent pour ça
00:59:53deuxièmement
00:59:53qu'on n'a pas obligé
00:59:55à chaque fois
00:59:55d'avoir l'état
00:59:56qui est obligé
00:59:57d'aller s'imposer
00:59:58donner des consignes
00:59:59et réprimer
00:59:59et puis troisièmement
01:00:00qu'on peut partager
01:00:01un moment tous ensemble
01:00:02de liberté
01:00:03c'est une vision
01:00:04de la vie politique
01:00:05qui le revendique
01:00:06à travers les Free Party
01:00:07et c'est ça
01:00:08qu'ils cherchent à réprimer
01:00:09et donc c'est pour ça
01:00:10qu'on est dans une situation
01:00:11dont on ne se sort pas
01:00:12avant ça se passait bien
01:00:14ils sont arrivés
01:00:15ils ont rompu
01:00:15le lien de confiance
01:00:16qu'on avait
01:00:17avec les organisateurs
01:00:17de Free Party
01:00:18donc les organisateurs
01:00:19de Free Party
01:00:20ne demandent plus
01:00:21au gouvernement
01:00:21le gouvernement dit
01:00:22ah c'est le chaos
01:00:23donc on va mettre
01:00:23des peines de prison
01:00:24ce qui creuse encore
01:00:25plus la rupture de confiance
01:00:27crée encore
01:00:27de plus grandes Free Party
01:00:29et après fait que
01:00:30vous avez des députés
01:00:30qui les ont eues
01:00:31sur leur circo
01:00:31qui viennent se plaindre
01:00:32d'une situation
01:00:33qu'ils ont eux-mêmes créée
01:00:34donc moi je dis
01:00:35tirez bilan des politiques
01:00:36internationales
01:00:37et encadrez-les
01:00:37c'est tout ce qu'ils demandent
01:00:38Merci
01:00:39Merci Louis Boyard
01:00:40Merci Loïc Kervran
01:00:41Merci également
01:00:42Marianne Rostand
01:00:43Vous allez avoir du boulot ?
01:00:45Toujours
01:00:47Merci en tout cas
01:00:47d'être venue ce soir
01:00:48sur le plateau
01:00:48de chaque voix compte
01:00:49Vous pouvez rester là
01:00:50parce que tout de suite
01:00:50c'est Bourbon Express
01:00:51c'est le journal
01:00:52de l'Assemblée nationale
01:00:53avec Marco Pommier
01:00:59Bonsoir Marco
01:01:00Bonsoir Aline
01:01:01Ça va ?
01:01:01Oui
01:01:01Dans Bourbon Express
01:01:02ce soir
01:01:03le gouvernement ouvre la porte
01:01:05un nouveau coup de pouce
01:01:06pour essayer d'amortir
01:01:07la flambée des prix des carburants
01:01:09Oui
01:01:09pas moins de trois questions
01:01:10au gouvernement
01:01:11sur le sujet
01:01:12cet après-midi
01:01:13à l'Assemblée
01:01:14face à la guerre
01:01:15au Moyen-Orient
01:01:15Sébastien Lecornu
01:01:16a évoqué une situation
01:01:18particulièrement difficile
01:01:19et grave
01:01:20il souhaite donc
01:01:21maintenir
01:01:22les dispositifs
01:01:23d'aide ciblés
01:01:24mais en allant
01:01:25plus loin
01:01:26c'est l'annonce du jour
01:01:27Il va falloir changer
01:01:28d'ampleur
01:01:29et d'échelle
01:01:30et donc le gouvernement
01:01:31sera amené
01:01:31à reprendre la parole
01:01:32dans les tout prochains jours
01:01:33et en début de semaine prochaine
01:01:35pour adapter l'ensemble
01:01:36des dispositifs
01:01:36au soutien
01:01:37à l'activité
01:01:38et à l'économie
01:01:39avec pragmatisme
01:01:40sans cynisme
01:01:41et sans mensonge
01:01:42Voilà
01:01:43c'est ce qu'ils appellent
01:01:44faire du teasing
01:01:45les annonces concrètes
01:01:46c'est pour la semaine prochaine
01:01:47en attendant
01:01:48Sébastien Lecornu
01:01:49a communiqué
01:01:50un chiffre
01:01:50190 millions d'euros
01:01:52c'est le surplus
01:01:54de recettes
01:01:54liées aux taxes
01:01:55sur les carburants
01:01:56en mars et en avril
01:01:57un surplus
01:01:58qui doit financer
01:01:59les aides gouvernementales
01:02:00a déclaré Sébastien Lecornu
01:02:02par exemple
01:02:02l'indignité
01:02:03de 50 euros
01:02:04pour les travailleurs
01:02:05monestes
01:02:05Autre actualité
01:02:06aujourd'hui Marco
01:02:07l'adoption d'un texte
01:02:08qui renforce la sécurité
01:02:09la rétention administrative
01:02:11et la prévention
01:02:11des risques d'attentats
01:02:12Oui
01:02:12trois semaines
01:02:13après un examen
01:02:14mouvementé
01:02:15les députés
01:02:15ont dit oui
01:02:16à la proposition loi
01:02:17du macroniste
01:02:18Charles Rodouel
01:02:19adoption à une large majorité
01:02:21avec les voix
01:02:21du bloc central
01:02:22de la droite
01:02:23et du RN
01:02:24la gauche
01:02:24a voté contre
01:02:25l'une des mesures phares
01:02:27du texte
01:02:27c'est l'allongement
01:02:28jusqu'à 210 jours
01:02:29contre 90 aujourd'hui
01:02:31de la rétention administrative
01:02:32d'étrangers jugés dangereux
01:02:35et qui font l'objet
01:02:36d'une OQTF
01:02:36d'une obligation
01:02:37de quitter le territoire
01:02:38une mesure née
01:02:39après le meurtre
01:02:40de Philippine en 2024
01:02:41étudiante de 19 ans
01:02:43son meurtrier
01:02:44présumé
01:02:44pas encore jugé
01:02:45est un ressortissant marocain
01:02:47déjà condamné pour viol
01:02:48Charles Rodouel
01:02:49a évoqué cette affaire
01:02:50après le vote
01:02:51Philippine a été assassinée
01:02:53à l'habiter
01:02:54ma circonscription
01:02:56il y a un an et demi
01:02:57j'ai pris un engagement
01:02:58auprès de sa famille
01:02:59de porter un texte
01:03:00je suis fier
01:03:02qu'en première lecture
01:03:03cette assemblée nationale
01:03:04ait adopté
01:03:06un texte
01:03:06qui soutenait
01:03:07entièrement
01:03:08l'état de droit
01:03:09et qui justifiait
01:03:10qu'on pouvait
01:03:10parfaitement trouver
01:03:12un juste équilibre
01:03:13entre la protection
01:03:14de liberté publique
01:03:15et le renforcement
01:03:16de la sécurité
01:03:16des français
01:03:17une position
01:03:18qui a été très critiquée
01:03:19à gauche
01:03:20et maintenant
01:03:20le texte poursuit
01:03:21son chemin au Sénat
01:03:22pour un examen
01:03:23prévu mimé
01:03:24et on finit
01:03:25comment on avait commencé
01:03:25avec la commission
01:03:26audiovisuelle publique
01:03:27parce que vous vouliez
01:03:28nous montrer
01:03:29ce clin d'oeil
01:03:30hier soir
01:03:31lors de la cérémonie
01:03:32des Molières
01:03:32une 37ème cérémonie
01:03:34très politique
01:03:35et visiblement
01:03:35Jérémy Patrielétus
01:03:37et Charles Lalloncle
01:03:37ont gagné en notoriété
01:03:39ces six derniers mois
01:03:40au point d'être parodiés
01:03:41dans un sketch
01:03:42hier soir
01:03:43pendant la cérémonie
01:03:44alors dans le rôle
01:03:45du président de la commission
01:03:46l'auteur et humoriste
01:03:47Alexis Lerossignol
01:03:48dans le rôle
01:03:49du rapporteur
01:03:50Laurent Stocker
01:03:51de la comédie française
01:03:52et face à eux
01:03:53le maître de cérémonie
01:03:54Alex Vizorek
01:03:55qui jouait l'auditionné
01:03:56regardez
01:03:58Monsieur Vizorek
01:03:59et je précise
01:04:00avant toute chose
01:04:01que cette audition
01:04:02n'a pas vocation
01:04:02à tomber dans
01:04:03un politique spectacle
01:04:04où chacun vient
01:04:04faire son numéro
01:04:05Monsieur le rapporteur
01:04:06qu'est-ce que vous faites
01:04:06avec votre téléphone ?
01:04:07Moi ?
01:04:08J'étais en train de tweeter
01:04:09que c'est un voleur
01:04:10d'argent public
01:04:11Écoutons-le d'abord
01:04:12Posez votre téléphone
01:04:14Allez-y
01:04:16Bien
01:04:16Monsieur Vizorek
01:04:18première question simple
01:04:19La cérémonie des Molières
01:04:20ça coûte quand même
01:04:21extrêmement cher
01:04:22pour si peu de téléspectateurs
01:04:24Bah oui
01:04:25mais c'est une cérémonie
01:04:26de service public
01:04:27ça met en avant la culture
01:04:28Ça intéresse qui
01:04:29à part les personnes
01:04:30du 6ème arrondissement de Paris ?
01:04:32Comment expliquez-vous
01:04:34que depuis 37 ans
01:04:35votre cérémonie
01:04:35porte le nom de Molière
01:04:36un individu
01:04:37qui profite des subventions
01:04:38depuis 1665
01:04:39et qui mène
01:04:40la personne qui s'est
01:04:42le plus enrichie
01:04:43avec l'argent public
01:04:44sur ces 400 dernières années
01:04:46avec l'agligation
01:04:47Voilà pour cette audition
01:04:49parodique
01:04:49qui a fait beaucoup rire
01:04:50hier soir au Folie Bergère
01:04:51là où se déroulait
01:04:52la cérémonie des Molières
01:04:53Merci beaucoup Marco
01:04:54Merci à tous les trois
01:04:55d'être venus ce soir
01:04:56dans chaque voix compte
01:04:56Merci Fanny Guinochet
01:04:57On vous écoute demain matin
01:04:59sur France Info
01:05:007h50
01:05:00Merci Olivier Ravanello
01:05:02A demain
01:05:03Merci à vous
01:05:03de nous avoir suivis
01:05:04chez vous
01:05:05Cette émission est rediffusée
01:05:06tout à l'heure
01:05:06à 23h30
01:05:07Vous la retrouvez également
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01:05:09sur toutes les plateformes
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01:05:11Nous revenons en direct
01:05:12demain à 19h30
01:05:13Passez une excellente soirée
01:05:14sur la 8
01:05:15A demain
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