- il y a 23 heures
À LA UNE : Demain, tous à l'électrique ?
Dès le début de la crise au Moyen-Orient, les prix à la pompe sont montés en flèche. Pour faire face à cette dépendance au pétrole et son prix, que ce soit pour se déplacer ou se chauffer, faut-il augmenter la part de l'électrique dans le mix énergétique français. Depuis janvier 2026, 28 % des voitures neuves sont des electriques, sommes nous à un moment de bascule ?
Dans ce contexte, le gouvernement précipite son agenda et s'apprête à présenter un « grand plan d'électrification », censé libérer la France de sa dépendance au pétrole, au gaz et au charbon. « Cette solution, elle a un nom, c'est l'électrification », affirme la ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon. Pourtant, « Gare aux déceptions », alerte le député (Non Inscrit) Raphaël Schellenberger. « Si les gens attendent de ce plan un gain rapide de pouvoir d'achat, ils vont être déçus. » Quel cap doit prendre la France en matière de planification énergétique, augmenter la part de l'électrique ou continuer de diversifier son mix énergétique ?
Invités en plateau :
-Marc Ferracci, Ancien Ministre de l' Industrie et de l' Énergie
-Martial You, Chef du service Economie de RTL
-Stéphane His, consultant climat et énergies renouvelables
"Périer Tranche" par Bertand Périer
"Le chiffre du jour" par Julie Ruiz-Perez
La question qui fâche : 1er Mai travaillé: les députés vont trancher.
Ce vote de haute importance aura lieu demain dans l' hémycicle.
Une fermeture nationale unique en son genre. Parmi les 11?jours fériés en France, le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les travailleurs avec maintien de la rémunération, c'est la loi.
Le débat est une nouvelle fois relancé et cette nouvelle proposition de loi n' est pas appréciée par organisations syndicales.
Travailler à l'occasion de la fête du travail est aujourd'hui réservé aux chefs d' entreprise, mais reste proscrit pour les employés.
Déjà adopté par le Sénat, ce texte doit permettre à certains commerces de proximité tels que les boucheries, les boulangeries et les pâtisseries, les théâtres, les cinémas et les fleuristes, de faire appel à leurs salariés, volontaires et avec une rémunération majorée.
Faut-il assouplir les règles qui encadrent ce jour chômé ou faut-il défendre coûte que coûte la fête du travail ?
Invités en plateau :
-Sylvain Maillard, Député Ensemble pour la République de Paris
-Sophie Taillé-Polian, Député Écologiste et Social du Val-de-Marne
"Bourbon Express" par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Dès le début de la crise au Moyen-Orient, les prix à la pompe sont montés en flèche. Pour faire face à cette dépendance au pétrole et son prix, que ce soit pour se déplacer ou se chauffer, faut-il augmenter la part de l'électrique dans le mix énergétique français. Depuis janvier 2026, 28 % des voitures neuves sont des electriques, sommes nous à un moment de bascule ?
Dans ce contexte, le gouvernement précipite son agenda et s'apprête à présenter un « grand plan d'électrification », censé libérer la France de sa dépendance au pétrole, au gaz et au charbon. « Cette solution, elle a un nom, c'est l'électrification », affirme la ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon. Pourtant, « Gare aux déceptions », alerte le député (Non Inscrit) Raphaël Schellenberger. « Si les gens attendent de ce plan un gain rapide de pouvoir d'achat, ils vont être déçus. » Quel cap doit prendre la France en matière de planification énergétique, augmenter la part de l'électrique ou continuer de diversifier son mix énergétique ?
Invités en plateau :
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-Stéphane His, consultant climat et énergies renouvelables
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La question qui fâche : 1er Mai travaillé: les députés vont trancher.
Ce vote de haute importance aura lieu demain dans l' hémycicle.
Une fermeture nationale unique en son genre. Parmi les 11?jours fériés en France, le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les travailleurs avec maintien de la rémunération, c'est la loi.
Le débat est une nouvelle fois relancé et cette nouvelle proposition de loi n' est pas appréciée par organisations syndicales.
Travailler à l'occasion de la fête du travail est aujourd'hui réservé aux chefs d' entreprise, mais reste proscrit pour les employés.
Déjà adopté par le Sénat, ce texte doit permettre à certains commerces de proximité tels que les boucheries, les boulangeries et les pâtisseries, les théâtres, les cinémas et les fleuristes, de faire appel à leurs salariés, volontaires et avec une rémunération majorée.
Faut-il assouplir les règles qui encadrent ce jour chômé ou faut-il défendre coûte que coûte la fête du travail ?
Invités en plateau :
-Sylvain Maillard, Député Ensemble pour la République de Paris
-Sophie Taillé-Polian, Député Écologiste et Social du Val-de-Marne
"Bourbon Express" par Marco Paumier
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NewsTranscription
00:00:06Musique
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:31avec pour m'accompagner ce soir Julie Ruiz-Pérez, journaliste au Figaro Économie.
00:00:35Bonsoir Julie.
00:00:36Bonsoir.
00:00:36Merci d'être là, aux côtés de Bertrand Perrier.
00:00:39Bonsoir Bertrand.
00:00:39Bonsoir Adeline.
00:00:40Vous allez bien tous les deux ?
00:00:41Très bien, merci.
00:00:41C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans Chaque Voix Compte,
00:00:45le retour de la fée électricité.
00:00:47Pompes à chaleur, voitures, camions électriques, fours électriques.
00:00:51Le gouvernement présente son plan d'électrification pour réduire en fait notre dépendance au pétrole et au gaz
00:00:57dans le contexte du choc énergétique provoqué par les deux guerres du moment.
00:01:01EDF a également un plan.
00:01:03Bref, l'électrification est devenue un enjeu politique autant qu'un enjeu industriel, climatique
00:01:08et évidemment un enjeu de pouvoir d'achat aussi.
00:01:11Mais pas sûr qu'il n'y ait que des gagnants.
00:01:13Et nous en parlons ce soir avec vous Marc Ferracci.
00:01:15Bonsoir.
00:01:16Bonsoir.
00:01:16Ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie et député ensemble pour la République.
00:01:20Merci d'être là ce soir aux côtés de Martial You.
00:01:22Bonsoir Martial.
00:01:23Bonsoir.
00:01:24Éditorialiste éco à RTL.
00:01:26Vous publiez chez Robert Laffont les dindons, comment on vole les classes moyennes.
00:01:31Merci d'être là.
00:01:32Et bonsoir Stéphane His.
00:01:34Bonsoir.
00:01:34Consultant climat et énergie renouvelable.
00:01:36Merci également de votre présence.
00:01:38Je compte sur vous tous les trois pour ne pas créer une ambiance trop électrique quand même.
00:01:41D'accord ?
00:01:42Julie Ruiz-Pérez, vous allez vous nous expliquer ce soir trois lettres ?
00:01:46Je vais vous expliquer C-E-E.
00:01:51On en entend beaucoup parler.
00:01:52Ce sont les certificats d'économie d'énergie.
00:01:54Et surtout, je vais vous expliquer pourquoi c'est un sujet qui devient très politique.
00:01:57À suivre aussi Bertrand Perrier qui tranche.
00:02:00Oui, on va parler de l'idylle du moment.
00:02:02L'idylle entre Jordan et Maria Carolina.
00:02:05À tout à l'heure alors.
00:02:06Dans la deuxième partie de chaque voix qu'on te place à la question qui fâche.
00:02:09Avec la nouvelle bataille du 1er mai, une proposition de loi pour permettre aux salariés de certains établissements et services
00:02:15de travailler le 1er mai.
00:02:17Arrive demain à l'Assemblée.
00:02:18Il faut faire vite, c'est dans 22 jours le 1er mai.
00:02:21On en débattra tout à l'heure avec Sylvain Maillard, député Renaissance de Paris.
00:02:24Avec Sophie Taillé-Pollian, député écologiste du Val-de-Marne.
00:02:27Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part en direct de vos réflexions.
00:02:31C'est simple, vous flashez le QR code qui est là.
00:02:33Et c'est Bertrand Perrier qui compile tous vos messages avec sa tablette magique.
00:02:36Sans oublier tout à l'heure Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier.
00:02:41On parlera de rave party dans l'hémicycle.
00:02:43Vous verrez ça.
00:02:44Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:45Installez-vous confortablement.
00:02:47Jacques Boiscompte, c'est parti.
00:02:56On parlait hier de la loi de programmation militaire.
00:02:58Mais voilà ce soir l'une des autres grandes leçons de la guerre au Moyen-Orient
00:03:01qui nous place face à l'urgence de réduire notre dépendance aux énergies fossiles.
00:03:07Alors ça tombe bien parce qu'en France, on n'a pas de pétrole, mais on a du jus.
00:03:10Le gouvernement s'apprête à présenter son plan d'électrification,
00:03:13censé être une réponse immédiate et concrète à l'envol des factures,
00:03:17mais censé aussi nous défaire de cette dépendance aux énergies fossiles.
00:03:21En voici les pistes ce soir avec Johan Delera.
00:03:29La guerre au Moyen-Orient, symbole de la dépendance française aux importations d'hydrocarbures.
00:03:34Alors pour en sortir, le gouvernement lance un grand plan d'électrification du pays.
00:03:39On voit bien qu'une crise comme ça, ça doit nous forcer à accélérer.
00:03:43Il faut qu'on continue à baisser notre dépendance aux hydrocarbures
00:03:46pour des raisons écologiques, pour des raisons économiques et pour des raisons géopolitiques.
00:03:50On a besoin d'une France électrique pour éviter que ce soit une France dépendante.
00:03:55Roland Lescure faisait partie des ministres conviés ce matin par Sébastien Lecornuch.
00:03:59Une réunion de travail pour établir le plan d'électrification.
00:04:02Son contenu sera dévoilé dans les prochains jours.
00:04:05Objectif, réduire la dépendance aux énergies fossiles de 60 à 40% d'ici 2030.
00:04:11Leur importation coûte très cher à la France, 64 milliards d'euros en 2024.
00:04:16Pour alléger la facture, plusieurs secteurs sont en priorité ciblés,
00:04:20à commencer par les transports, premiers consommateurs d'énergie.
00:04:24Le gouvernement devrait notamment élargir le leasing social,
00:04:27ce dispositif d'aide à la location de véhicules électriques.
00:04:30Plusieurs bénéficiaires sont envisagés, les ménages les plus modestes
00:04:34et certains professionnels comme les infirmiers libéraux.
00:04:37Sur la question du logement, des aides à la rénovation sont à prévoir
00:04:41pour inciter les Français à installer un chauffage électrique.
00:04:45EDF, propriété de l'Etat, a d'ailleurs annoncé hier un plan de 240 millions d'euros.
00:04:4980 000 ménages modestes recevront une prime de 1000 euros
00:04:52pour l'installation d'une pompe à chaleur.
00:04:55Enfin, sur l'industrie, Sébastien Lecornu a chargé son ministre Sébastien Martin
00:04:59d'identifier les procédés industriels susceptibles d'être intégralement décarbonés d'ici 2035.
00:05:05Mais ces mesures ne suffiront pas à sortir du gaz et du pétrole.
00:05:09Il faut aussi un changement des mentalités.
00:05:11Le gouvernement prépare donc un plan d'incitation à la sobriété
00:05:14pour convaincre les Français de réduire leur consommation d'énergie.
00:05:19Reste la question du financement de toutes ces mesures.
00:05:21Sébastien Lecornu envisage de recourir au surplus de recettes fiscales sur les carburants.
00:05:25Une enveloppe sans doute insuffisante à l'heure où l'Etat doit réduire ses dépenses.
00:05:31Alors, tous les termes du débat sont posés, mais Marc Ferracci, avant d'entrer dans le détail,
00:05:35j'ai une question très pratique et pardon si elle est un peu béotienne,
00:05:38mais il y a de cela quatre ans, le gouvernement nous avait sorti ce slogan
00:05:41« Je baisse, j'éteins, je décale ».
00:05:43La campagne s'appelait « Chaque geste compte ».
00:05:45Le prix de l'électricité flambait, on était obligés de l'importer,
00:05:48il fallait tout faire pour économiser l'énergie.
00:05:50Et quatre ans plus tard, c'est la révolution,
00:05:52l'électricité nous est présentée comme un bouclier énergétique quasiment.
00:05:56Donc on est passé de la pénurie à la surproduction
00:05:58et d'un coup l'électricité devient notre amie.
00:06:00Tout à fait, l'électricité est notre amie
00:06:03et en réalité elle n'a jamais cessé d'être notre amie.
00:06:05En 2022, nous vivions deux crises.
00:06:07Nous vivions une crise géopolitique avec la guerre en Ukraine
00:06:11qui a fait augmenter les prix du gaz
00:06:14et qui par répercussion a fait augmenter les prix de l'électricité
00:06:16car les prix du gaz déterminent en partie les prix de l'électricité
00:06:21dans le marché européen de l'électricité.
00:06:22Mais vous aviez une autre crise qui était industrielle, celle-là.
00:06:26Je vois les photos d'EDF derrière vous.
00:06:28Une partie du parc nucléaire, une partie des réacteurs d'EDF
00:06:32subissaient une avarie un peu systémique
00:06:35qui a concerné beaucoup de réacteurs qu'on appelle la corrosion sous contrainte
00:06:38et qui a mis à peu près la moitié du parc nucléaire à l'arrêt.
00:06:41C'est ces deux facteurs qui faisaient que l'électricité était très chère.
00:06:44Aujourd'hui, on a évidemment retrouvé la pleine maîtrise de notre parc nucléaire
00:06:48qui n'a jamais autant produit d'électricité qu'aujourd'hui.
00:06:52On a une capacité à non seulement produire de l'électricité décarbonée et peu chère
00:06:57mais aussi à stabiliser l'ensemble du système électrique.
00:07:00Parce que l'intérêt du nucléaire, c'est qu'on peut produire
00:07:03et on peut s'arrêter de produire à peu près quand on veut.
00:07:05Et ça, c'est un élément très important.
00:07:06Mais ça use les réacteurs.
00:07:08En France et en Europe.
00:07:08Alors, ça c'est un point sur lequel on pourra discuter.
00:07:11Il y a des débats techniques sur la question de savoir
00:07:13si le fait de moduler la production nucléaire,
00:07:16de l'arrêter, de la faire repartir,
00:07:18use les réacteurs.
00:07:19Alors, c'est un petit peu technique, mais vous savez que dans un réacteur nucléaire,
00:07:22il y a deux circuits.
00:07:23Il y a un circuit primaire, c'est celui qui est concerné par le combustible nucléaire.
00:07:26Et puis, il y a un circuit secondaire qui produit l'électricité.
00:07:29Aujourd'hui, ce qu'on sait, c'est que sur le circuit primaire, en tout cas,
00:07:34il n'y a pas de danger.
00:07:35En tout cas, c'est ce que disait le responsable d'EDF
00:07:38qui a été auditionné par l'Assemblée nationale il y a encore quelques mois.
00:07:41Mais il faut poursuivre les investigations sur ce sujet.
00:07:43Et surtout, je reviens sur le tableau global.
00:07:46On a besoin de l'électricité, ça a très bien été dit,
00:07:48pour sortir de cette dépendance aux énergies fossiles
00:07:50qui nous coûtent très cher.
00:07:52Elle nous coûte chaque année à peu près 60 ou 70 milliards d'euros.
00:07:54Et puis, quand il y a une crise géopolitique comme la guerre en Ukraine,
00:07:57quand Poutine décide de fermer le robinet du gaz,
00:07:59ça nous coûte 70 milliards d'euros supplémentaires
00:08:02pour protéger les Français avec un bouclier énergétique.
00:08:04Donc, on voit qu'on doit sortir de cette dépendance.
00:08:07Et c'est bien pour ça que ce plan de l'électrification, il est très important.
00:08:10On n'a pas commencé aujourd'hui à réfléchir à l'électrification.
00:08:14Et moi, en tant que ministre de l'Industrie et de l'Énergie,
00:08:17j'ai pris des mesures pour augmenter, par exemple,
00:08:20l'achat de véhicules électriques par les flottes d'entreprises.
00:08:23Et ça a très bien marché.
00:08:24On a doublé les achats par les flottes d'entreprises.
00:08:27Ça a même porté le marché de la voiture électrique.
00:08:28Ça a porté, tout à fait.
00:08:29Un véhicule sur deux aujourd'hui vendu neuf et acheté par une entreprise.
00:08:32Donc, on a des leviers.
00:08:33Il faut les actionner tous, les transports, le logement.
00:08:35Je vous dis qu'on ne découvre pas aujourd'hui.
00:08:37Mais est-ce qu'on n'est pas aussi aujourd'hui en train de payer le retard qu'on a
00:08:40pris
00:08:41avec des décisions, des orientations différentes ?
00:08:44Si on prend l'exemple de la programmation pluriannuelle de l'énergie,
00:08:48la dernière feuille de route, vous savez ce que je vais vous dire.
00:08:52C'est-à-dire qu'on avait décidé d'arrêter de construire des réacteurs,
00:08:56d'en supprimer.
00:08:57On a fermé Fessenheim.
00:08:58Et puis là, finalement, nouvelle PPE.
00:08:59On part sur six nouveaux réacteurs, huit en option.
00:09:02Donc, on change d'orientation.
00:09:04Il y a eu un changement profond, majeur, qui s'est passé en février 2022 à Belfort
00:09:09quand le président de la République a annoncé la nouvelle stratégie énergétique de la France
00:09:13qui tenait compte des sujets industriels, mais aussi de la nouvelle donne géopolitique
00:09:18et qui disait très clairement qu'il fallait sortir de cette dépendance aux énergies fossiles
00:09:21en marchant sur deux jambes, le nucléaire, six réacteurs, c'est sûr qu'on va les construire,
00:09:25peut-être huit en plus, donc peut-être quatorze réacteurs,
00:09:27alors qu'on avait prévu d'en fermer quatorze dans la précédente programmation pluriannuelle.
00:09:32Et puis les énergies renouvelables.
00:09:34Il faut quand même se dire que les prochains réacteurs qui vont sortir de terre,
00:09:37parmi les six qu'on a décidé de construire, ne sortiront de terre et ne seront opérationnels
00:09:43qu'en 2038.
00:09:44Donc, dans l'intervalle, si on veut continuer à produire de l'électricité,
00:09:47si on veut passer de 450 TWh, c'est à peu près la production actuelle,
00:09:51à 650 à l'horizon 2035, c'est ce que prévoit la PPE,
00:09:56eh bien on a besoin du relais des énergies renouvelables, il faut le dire et le rappeler.
00:09:59Non, ce n'est pas Stéphane Hiss qui dira le contraire, on a besoin des énergies renouvelables.
00:10:03Quel regard vous portez sur ce moment électrification ?
00:10:08Ce moment d'électrification, pour rebondir sur ce que vous avez dit tout à l'heure,
00:10:12sur est-ce qu'on est en retard ou en avance,
00:10:14il faut bien comprendre, en prenant un tout petit peu de recul,
00:10:17que la France, en fait, a pris de l'avance dans les années 70,
00:10:21avec la mise en place du fameux plan Mesmer et de tous les réacteurs nucléaires.
00:10:24Et donc, en fait, la France a déjà une certaine forme d'électrification
00:10:29avec une part de l'électrique dans le chauffage
00:10:32qui est une grande différence par rapport à ce qui peut se faire
00:10:37à l'échelle internationale, voire en Europe.
00:10:39Donc ça, c'est une caractéristique.
00:10:41Une des difficultés que la France, aujourd'hui, affronte,
00:10:44c'est qu'on doit s'attaquer du coup à des secteurs qui sont plus difficiles,
00:10:47là où c'était plutôt un peu plus facile, plus difficiles à électrifier.
00:10:51Vous avez cité les transports, mais il y a aussi...
00:10:55L'industrie ?
00:10:56L'industrie, voilà.
00:10:57Monsieur Schellenberger qui doit sortir normalement un rapport
00:11:00et a déjà remis un certain nombre de conclusions.
00:11:02Exactement.
00:11:03Et donc, l'industrie qui représente aussi des très, très grands défis
00:11:07dans l'électrification et pour lequel, en fait,
00:11:10il y a cette idée que, finalement, c'est facile
00:11:13et il n'y a qu'un faucon, en fait, c'est beaucoup plus compliqué que ça.
00:11:15Marcia Liu, c'est vrai que la contradiction,
00:11:18c'est qu'il faut investir aujourd'hui,
00:11:19mais pour des investissements qui seront amortis dans des années,
00:11:23ça se compte peut-être même à l'échelle d'une vie,
00:11:25et que, politiquement, c'est compliqué de dépenser aujourd'hui de l'argent
00:11:29dont on ne récoltera pas les fruits tout de suite.
00:11:31Ah ben, c'est sûr que le gain politique sur ce genre de stratégie est complexe.
00:11:35Maintenant, on est dans un moment de l'histoire
00:11:37où c'est plus facile à faire passer, quand même, à faire comprendre.
00:11:39C'est-à-dire que, lorsque vous avez les prix de l'essence
00:11:41qui explosent à plus de 2 euros,
00:11:43vous avez plus de facilité à expliquer aux gens
00:11:45que ce serait pas mal de rouler à l'électrique,
00:11:46qu'ils l'ont à peu près compris tout seul.
00:11:48Maintenant, moi, je ne suis pas contre le fait
00:11:50que Sébastien Lecornu soit le Pierre Mesmer de 2026.
00:11:53Au contraire, allons-y sur l'électrification.
00:11:55Moi, ce qui me manque un tout petit peu pour l'instant,
00:11:57c'est le business plan, si vous voulez.
00:11:59Je n'ai pas envie qu'on soit les fantassins de 1914
00:12:02qui partent la fleur au fusil sur l'électrification
00:12:04avec des pantalons rouges
00:12:05et qui se font tirer comme des lapins dans les tranchées.
00:12:07Parce que, là, pour l'instant, je ne sais pas exactement...
00:12:10J'ai à peu près compris les priorités,
00:12:12je n'ai pas compris les financements
00:12:13et surtout, je n'ai pas compris ce que ça va coûter
00:12:15au final aux utilisateurs.
00:12:17Parce qu'il y a quand même une manne
00:12:19qui, aujourd'hui, est non négligeable du côté de l'État
00:12:22qui sont les taxes sur les carburants.
00:12:25Bon, c'est à peu près 45 milliards, 46 milliards.
00:12:27Vous avez 30 milliards de la taxe,
00:12:30ce qu'on appelle l'assise,
00:12:32et puis vous avez 16 milliards de TVA.
00:12:33Tout ça, si on veut le réduire à terme,
00:12:36il va falloir trouver les moyens
00:12:38de financer un plan d'électrification
00:12:40en se passant un peu de ce que nous coûte
00:12:43ou nous rapportent les carburants.
00:12:44Et il y aura une petite goutte
00:12:45avec le surplus fiscal dû au choc pétrolier
00:12:49et à la hausse des prix du carburant.
00:12:51Bon, ça fait...
00:12:52On ne sait même pas chiffrer.
00:12:53Oui, je pense qu'il faut faire attention à ça.
00:12:55Parce que, bon, déjà, ça a été, à mon sens,
00:12:57assez maladroit dans la communication,
00:12:59le gouvernement, de nous dire pendant des semaines
00:13:01« Non, il n'y a pas de surplus,
00:13:03on n'y gagne rien parce que ce qu'on gagne ici,
00:13:04on le perd là-bas », ce qui était vrai.
00:13:06Pour finalement, au milieu de la nuit,
00:13:08envoyer une dépêche AFP à 2h du matin
00:13:10en disant « Il y aura peut-être un surplus. »
00:13:11Et dans ces cas-là, ça pourra servir à l'électrification
00:13:13et aboutir, quand on fait le calcul,
00:13:16à 270 millions.
00:13:17Et franchement, c'est la jauge haute
00:13:19parce que ça part du principe
00:13:20que la consommation a augmenté en mars,
00:13:22ce qui ne sera évidemment pas le cas en avril.
00:13:24Et donc, moi, je vais dire,
00:13:25on a 150 millions de mannes.
00:13:28Et 150 millions, j'ai demandé au boulanger, moi,
00:13:30combien ça coûtait un four électrique
00:13:32si on veut le faire changer.
00:13:33c'est 50 000 euros.
00:13:35Donc, en gros, si vous faites le calcul,
00:13:37vous avez 3 000 boulangers
00:13:38qui peuvent changer de four.
00:13:39Donc, ce n'est pas à l'échelle.
00:13:40Il faut arrêter de faire croire
00:13:41que cette manne va nous aider à électrifier.
00:13:44Là, on parle en milliards.
00:13:45Les 6 réacteurs qu'évoquait Marc Ferracci,
00:13:48c'est 73 milliards.
00:13:50Et c'est 40 % de plus
00:13:51que ce qu'on avait imaginé au début.
00:13:53Donc, on est sur des échelles
00:13:54totalement différentes.
00:13:56Marc Ferracci, vous avez été ministre de l'industrie.
00:13:58Donc, les freins à l'électrification de l'industrie,
00:14:00vous les avez sans doute parfaitement identifiés,
00:14:03y compris, parce qu'on a tendance
00:14:05à parler des grandes usines,
00:14:06mais on peut aussi parler des ETI,
00:14:08des petites entreprises,
00:14:10où la technologie existe,
00:14:12mais ce sont des entreprises
00:14:13qui hésitent à investir.
00:14:15Alors, la technologie existe,
00:14:17mais elle évolue.
00:14:17D'ailleurs, vous l'avez dit
00:14:18dans votre reportage,
00:14:19mon successeur, Sébastien Martin,
00:14:21a été chargé par le Premier ministre
00:14:23d'identifier les procédés industriels
00:14:25qui peuvent être électrifiés.
00:14:26On sait que, par exemple,
00:14:27produire de l'acier,
00:14:28on peut le faire avec des fours électriques,
00:14:30des fours à arc électrique,
00:14:32par exemple,
00:14:32plutôt que de les faire
00:14:33avec des hauts fourneaux
00:14:33qui sont très émetteurs de C2.
00:14:35C'est ce qu'on a fait chez ArcelorMittal.
00:14:36C'est ce qu'on est en train de faire
00:14:38chez Arcelor,
00:14:38grâce notamment au soutien de l'État.
00:14:40Mais pour répondre à votre question,
00:14:41pourquoi les entreprises
00:14:42ne s'électrifient pas plus massivement,
00:14:44au fond ?
00:14:45D'abord, se dire que les entreprises,
00:14:47elles ont besoin
00:14:47que leurs investissements soient rentables.
00:14:49Et pour qu'ils soient rentables,
00:14:50des investissements qui engagent le futur
00:14:52sur 5, 10 ans, 15 ans,
00:14:54eh bien, il faut donner aux entreprises
00:14:55de la stabilité,
00:14:57de la stabilité sur les prix de l'électricité.
00:14:59Et ça, c'est ce qu'on a fait,
00:15:00c'est ce que moi,
00:15:00j'ai essayé de faire
00:15:01en tant que ministre de l'Industrie
00:15:02et de l'Énergie
00:15:03parce que j'ai récupéré
00:15:04le portefeuille de l'énergie aussi
00:15:06parce que ça avait du sens
00:15:07de mêler les deux
00:15:08avec l'idée assez simple
00:15:11que EDF,
00:15:12qui est une entreprise détenue par l'État,
00:15:14devait fournir aux industriels
00:15:15de l'électricité à bon prix
00:15:17pour pouvoir justement s'engager
00:15:19dans les investissements
00:15:20de décarbonation.
00:15:21Et c'est pour ça qu'il y a
00:15:22des contrats de long terme
00:15:22sur 10 ans, 15 ans
00:15:24qui sont signés désormais
00:15:25par les industriels avec EDF
00:15:28et qui leur permettent
00:15:29d'avoir pendant 15 ans
00:15:30la certitude d'avoir
00:15:31un mégawatt-heure
00:15:32autour de 60, 65 euros,
00:15:34ce qui est très compétitif.
00:15:35Il faut quand même savoir
00:15:36que l'Allemagne a aujourd'hui
00:15:38une électricité qui coûte
00:15:394 fois plus cher qu'en France.
00:15:40Et ça, c'est un handicap
00:15:42très lourd pour les Allemands
00:15:43qui sont obligés de compenser
00:15:45avec beaucoup de subventions.
00:15:46Donc, on a aujourd'hui
00:15:47cette capacité
00:15:48à donner de la visibilité
00:15:49à nos entreprises.
00:15:50Il faut que les entreprises
00:15:51s'en saisissent.
00:15:52Il faut qu'elles se saisissent
00:15:53de toutes les formes de contrats
00:15:54que EDF leur procure.
00:15:55Et moi, je fais ici devant vous
00:15:57la publicité de ces contrats.
00:15:58Il y a parfois,
00:15:59quand j'allais sur le terrain,
00:16:00des PME, des ETI
00:16:01qui ne savent pas
00:16:01qu'il y a la possibilité
00:16:03d'avoir des contrats de 5 ans,
00:16:04des contrats de 10 ans,
00:16:05des contrats de 15 ans
00:16:05qui donnent cette stabilité.
00:16:07Et puis, l'autre aspect,
00:16:08je ne veux pas être trop long,
00:16:09c'est qu'il y a un enjeu fiscal.
00:16:11On a parlé des surplus
00:16:12sur le pétrole.
00:16:13Il y a aussi une problématique
00:16:15qui, moi, me préoccupe
00:16:17et que j'ai essayé
00:16:17de faire évoluer
00:16:18en tant que ministre,
00:16:19qui est le différentiel
00:16:20de fiscalité
00:16:21entre l'électricité
00:16:22et le gaz.
00:16:23On taxe plus l'électricité
00:16:25que le gaz.
00:16:26L'axise dont vous parliez
00:16:27sur l'électricité,
00:16:28elle est à peu près
00:16:29deux fois celle
00:16:30qui pèse sur le gaz.
00:16:32Donc, à un moment ou à un autre,
00:16:33si on veut décarboner,
00:16:34il faut rééquilibrer.
00:16:36Il faut le faire avec prudence
00:16:37parce qu'on sait
00:16:38que socialement,
00:16:39ça peut être lourd.
00:16:40Il y a beaucoup
00:16:40de ménages modestes
00:16:41qui se chauffent au gaz
00:16:42et donc, il faut accompagner ça
00:16:43comme on le fait
00:16:44avec les pompes à chaleur.
00:16:45Vous imaginez
00:16:46qu'il faut relever
00:16:46la fiscalité du gaz
00:16:47plutôt que baisser celle
00:16:48de l'électricité ?
00:16:49Il y a plusieurs hypothèses.
00:16:50C'est d'autant plus compliqué.
00:16:51Moi, je suis toujours d'avis
00:16:53de baisser les impôts
00:16:54quand on peut les baisser.
00:16:55Donc, si on peut baisser
00:16:56la fiscalité de l'électricité,
00:16:58c'est évidemment très important.
00:17:00Mais il faut accompagner ça
00:17:02et vous avez bien raison
00:17:03de mentionner,
00:17:04je veux le saluer,
00:17:05le plan d'EDF
00:17:05pour ses 80 ans
00:17:06parce qu'EDF fête ses 80 ans
00:17:08qui va donner
00:17:09à 80 000 ménages,
00:17:11la symbolique,
00:17:12la possibilité
00:17:12de financer
00:17:13une pompe à chaleur
00:17:14et donc d'électrifier
00:17:15son chauffage
00:17:15de manière plus aisée.
00:17:17Je pense que c'est vraiment
00:17:18la direction à prendre,
00:17:19le logement,
00:17:20les transports
00:17:20et l'industrie.
00:17:21Marcia Liu,
00:17:22les pompes à chaleur.
00:17:23Alors, EDF,
00:17:24effectivement,
00:17:24annonce une prime
00:17:25cumulable
00:17:26de 1 000 euros
00:17:27pour les 80 000
00:17:28foyers les plus modestes.
00:17:30Franchement,
00:17:30ça va marcher ?
00:17:32Si je prends ma casquette
00:17:33de défenseur des dindons
00:17:35comme dans mon livre,
00:17:36c'est-à-dire des classes moyennes,
00:17:38la réalité de la vie
00:17:40de tous les jours,
00:17:41c'est que quand vous avez
00:17:42un reste à charge
00:17:43de 3 000 euros
00:17:43pour changer la chaudière
00:17:44et c'est ça,
00:17:45c'est ce qui reste.
00:17:46Une fois qu'on aura
00:17:47cumulé toutes les aides,
00:17:48vous en avez encore
00:17:49pour 3 000 euros,
00:17:50la seule chose que vous faites
00:17:51c'est que vous priez le ciel
00:17:51pour pas que la chaudière
00:17:53actuelle tombe en panne.
00:17:54Et donc,
00:17:55évidemment,
00:17:56il y aura un effet d'aubaine.
00:17:58Il y aura des gens
00:17:58qui vont en profiter
00:17:59et tant mieux pour eux.
00:18:00Mais ce n'est pas, je pense,
00:18:01ça qui change véritablement
00:18:03la donne.
00:18:03Le problème,
00:18:04je pense qu'il faut expliquer,
00:18:06c'est souvent un déficit
00:18:07d'explication qu'il y a
00:18:08chez nos gouvernements,
00:18:10c'est expliquer la trajectoire
00:18:11et les côtés positifs
00:18:13et les côtés négatifs.
00:18:15En expliquant que c'est important
00:18:17qu'on soit souverain
00:18:19au niveau énergétique,
00:18:21bien évidemment,
00:18:21et qu'on soutienne
00:18:23une filière sur laquelle
00:18:24on a une expertise
00:18:25désormais renouvelée
00:18:26grâce à Flamanville
00:18:28sur le nucléaire,
00:18:29évidemment,
00:18:30mais ça ne se fera pas
00:18:31sans un coût
00:18:32pour les ménages.
00:18:34Et ça, ce coût,
00:18:34il doit être expliqué
00:18:35parce qu'aujourd'hui,
00:18:36l'électricité,
00:18:37que ce soit pour les voitures,
00:18:38que ce soit pour les pompes
00:18:39à chaleur,
00:18:39est très subventionnée.
00:18:41Jusqu'à quand
00:18:41on va subventionner
00:18:43cette électricité ?
00:18:44Et s'il faut compenser
00:18:46en remontant
00:18:47la fiscalité
00:18:48sur telle ou telle énergie,
00:18:49en remontant
00:18:50le prix de l'essence,
00:18:51ça a un sens à la rigueur
00:18:52de dire si on veut
00:18:53sortir du carbone
00:18:55et des hydrocarbures,
00:18:56il faut sans doute
00:18:57que l'essence
00:18:58et le gasoil
00:18:59soient moins intéressants,
00:19:00mais ça,
00:19:00il faut l'expliquer aux gens
00:19:01parce que si vous rajoutez
00:19:02une taxe
00:19:03ou un prix de l'essence
00:19:04trop cher,
00:19:05vous avez les gilets jaunes
00:19:06sur les ronds-points.
00:19:07Donc tout ça,
00:19:07c'est ce déficit parfois
00:19:08d'explications,
00:19:09de visions,
00:19:10y compris de ce qui va
00:19:11faire un peu mal,
00:19:12qui manque
00:19:13pour pouvoir faire passer
00:19:14des idées intéressantes
00:19:15au demeurant.
00:19:16Stéphanie,
00:19:17est-ce que vous diriez
00:19:17qu'on est dans un changement
00:19:18de paradigme quand même
00:19:20et notamment
00:19:20avec le marché automobile ?
00:19:22Je regardais les tout derniers
00:19:23chiffres du premier trimestre.
00:19:2528% des voitures neuves
00:19:26vendues en France
00:19:27depuis janvier
00:19:27sont des voitures électriques.
00:19:29En fait,
00:19:30c'est un très bon exemple
00:19:32et pour faire la comparaison
00:19:33avec le secteur du bâtiment,
00:19:35donc dans le secteur du bâtiment,
00:19:36on a un delta d'assises
00:19:37à peu près fois 2.
00:19:39Ce fois 2
00:19:40de différentiel
00:19:41entre l'électricité
00:19:42et le gaz
00:19:43en défaveur de l'électricité,
00:19:44cette fois,
00:19:45il est dans le secteur
00:19:46des transports
00:19:47en faveur de l'électricité.
00:19:49Donc en fait,
00:19:50dès aujourd'hui,
00:19:51quand vous faites
00:19:51votre plein électrique,
00:19:53surtout si vous le faites
00:19:54à la maison,
00:19:55dès aujourd'hui,
00:19:56c'est très favorable
00:19:57de faire le plein électrique
00:19:59de point de vue
00:20:01pécunier
00:20:02par rapport
00:20:03aux véhicules thermiques.
00:20:04Alors après,
00:20:05il y a d'autres blocages.
00:20:07Il y a le prix d'accès
00:20:08aux véhicules électriques
00:20:09qui reste quand même
00:20:10un peu difficile
00:20:11et puis les bornes
00:20:12de recharge
00:20:12slash l'autonomie.
00:20:14L'autonomie,
00:20:15c'est en train
00:20:15d'être franchement
00:20:17résolue
00:20:18par les industriels,
00:20:19les nouvelles voitures.
00:20:20Beaucoup par les voitures
00:20:20chinoises quand même.
00:20:21Beaucoup par les voitures
00:20:22chinoises,
00:20:23mais les constructeurs
00:20:23automobiles français
00:20:24sont quand même actifs.
00:20:25La R5 est un vrai succès.
00:20:28Compris à l'export.
00:20:29Voilà.
00:20:29On peut à l'export
00:20:30et aux Etats-Unis.
00:20:31Donc là-dessus,
00:20:33il n'y a pas de fatalité.
00:20:35Et puis enfin,
00:20:36les bornes de recharge
00:20:37dont les réseaux
00:20:38sont maintenant quasiment,
00:20:40enfin,
00:20:41sont très diffus
00:20:41un peu partout
00:20:42et donc on arrive même
00:20:42à faire des très longues distances
00:20:44aujourd'hui en voiture électrique
00:20:45sans réelle difficulté.
00:20:45Je suis complètement d'accord
00:20:47et je veux compléter.
00:20:48Je pense qu'effectivement,
00:20:49il faut rassurer les gens
00:20:50sur le fait
00:20:50qu'ils ne vont pas tomber
00:20:51en panne
00:20:51quand ils achètent
00:20:53une voiture électrique
00:20:53et même s'ils font
00:20:54de longs trajets.
00:20:55Il y avait 30 000 bornes
00:20:56de recharge collectives
00:20:57sur tout le territoire
00:20:58en 2020.
00:20:59Il y en a aujourd'hui
00:20:59160 000
00:21:00et on en aura
00:21:01quasiment 400 000
00:21:02collectifs en 2030.
00:21:04À ça s'ajoutent
00:21:04des millions
00:21:05de bornes de recharge
00:21:06qui sont chez les particuliers.
00:21:07On a encore
00:21:08un effort à faire
00:21:09et là,
00:21:09il faut qu'on accélère
00:21:10sur l'équipement collectif
00:21:12dans les copropriétés
00:21:13par exemple.
00:21:14Ça, c'est un élément
00:21:14très important.
00:21:15Concrètement,
00:21:16pour acheter un véhicule électrique
00:21:17dont vous avez dit
00:21:18qu'il peut coûter
00:21:18plus cher à l'achat
00:21:19même si les prix baissent.
00:21:20On va avoir une Twingo,
00:21:21je ne veux pas faire de pub
00:21:22mais qui va...
00:21:23Vous l'avez fait.
00:21:24C'est vous-même
00:21:25qui avez parlé
00:21:25de la R5.
00:21:27Mais simplement dire
00:21:28qu'on va toucher
00:21:30désormais des véhicules électriques
00:21:31à moins de 20 000 euros
00:21:32ce qui reste cher
00:21:33pour un certain nombre
00:21:34de ménages
00:21:34mais les prix baissent.
00:21:35On était à 30 000,
00:21:3635 000 il y a encore
00:21:36quelques temps
00:21:37et surtout,
00:21:39à l'usage,
00:21:39ça coûte moins cher.
00:21:40Ça coûte moins cher
00:21:41parce qu'un plan
00:21:41qui vous donne une autonomie
00:21:43de 400, 500,
00:21:43ça dépend des modèles,
00:21:44kilomètres,
00:21:45eh bien,
00:21:46ça coûte 25 euros
00:21:49sur l'autoroute
00:21:49mais ça peut coûter
00:21:508 à 10 euros
00:21:51quand vous le faites chez vous.
00:21:52Donc, il faut quand même
00:21:53se dire que tout ça,
00:21:54tout ça va dans le bon sens.
00:21:56Il faut rassurer les gens
00:21:57sur le fait que les bornes
00:21:58de recharge sont accessibles.
00:21:59Vous en parlez dans votre...
00:22:00Je relaie une question
00:22:02d'un de nos téléspectateurs,
00:22:04Claude,
00:22:04qui nous dit
00:22:05comment obliger
00:22:06les copropriétés
00:22:07à équiper
00:22:08les garages de bornes
00:22:09pour une voiture électrique.
00:22:11Sans cela,
00:22:11impossible d'acheter
00:22:13un véhicule électrique.
00:22:14Il y a un droit à la prise, non ?
00:22:15Alors, oui,
00:22:16c'est un peu compliqué.
00:22:17Il y a quelques obstacles
00:22:18réglementaires
00:22:18qui, pour certains,
00:22:19ont été levés
00:22:20à l'époque où j'étais ministre.
00:22:21Pour d'autres,
00:22:22ont encore besoin de l'être.
00:22:23Il faut concrètement
00:22:25faciliter ça,
00:22:26faire en sorte
00:22:27qu'on puisse imposer
00:22:29à une assemblée
00:22:30de copropriétaires
00:22:31l'introduction
00:22:32et l'installation
00:22:33d'une borne.
00:22:34Mais ça,
00:22:35c'est un point
00:22:36absolument fondamental
00:22:37parce que si les gens
00:22:38ont une borne
00:22:39sur leur lieu de travail
00:22:40et sur leur lieu de vie,
00:22:42eh bien, quelque part,
00:22:43ils sont sécurisés
00:22:43sur l'ensemble
00:22:44de leur parcours.
00:22:45Mais la charge mentale
00:22:47de la charge
00:22:47de la voiture,
00:22:48c'est quelque chose.
00:22:49C'est vrai.
00:22:50Martial,
00:22:51vous en parlez
00:22:51dans votre livre
00:22:52Les Dindons
00:22:53de la voiture électrique.
00:22:55Enfin, précisément,
00:22:56vous parlez du piège
00:22:56de la voiture électrique.
00:22:57Pourquoi ?
00:22:58Ça ne va pas être
00:22:59très populaire,
00:23:00ce que je vais vous dire.
00:23:01et notamment
00:23:02parce que Marc Verrachi,
00:23:03comme beaucoup,
00:23:05ça part d'un bon sentiment
00:23:05le leasing social.
00:23:07Et moi, je dis
00:23:08que c'est un piège,
00:23:08ce leasing social,
00:23:09pour une raison
00:23:10assez simple.
00:23:11C'est qu'effectivement,
00:23:12ça permet l'accession
00:23:14aux véhicules électriques
00:23:15pour les ménages modestes.
00:23:17Simplement,
00:23:18aujourd'hui,
00:23:18si vous voulez
00:23:19une Twingo électrique
00:23:21ou une R5,
00:23:22vous ne partez pas
00:23:23en vacances
00:23:23avec la famille
00:23:25sur ces modèles-là.
00:23:27Et donc,
00:23:27vous avez
00:23:28un deuxième véhicule
00:23:29en réalité.
00:23:30Mais il vous faut
00:23:30quand même toujours
00:23:31le vieux thermique
00:23:32de 12 ans d'âge
00:23:33qui est la moyenne
00:23:35de ceux qui,
00:23:36aujourd'hui,
00:23:37sont des classes moyennes
00:23:38entre 2 500 et 5 000 euros
00:23:40de revenus par mois.
00:23:41Et surtout,
00:23:42là où je dis
00:23:43que c'est un piège,
00:23:43ce n'est pas sur l'usage immédiat,
00:23:45c'est que c'est un leasing.
00:23:47Donc,
00:23:47dans trois ans,
00:23:48ceux qui ont souscrit
00:23:49ce leasing social
00:23:50vont retourner
00:23:50chez le concessionnaire
00:23:51et le concessionnaire
00:23:52va dire
00:23:52qu'il y a un reste à charge,
00:23:54ce qu'on appelle
00:23:55la valeur résiduelle
00:23:55de 13 ou 15 000 euros
00:23:57sur ce véhicule.
00:23:59Est-ce que vous pouvez le payer ?
00:24:00Et ces familles
00:24:01ne pourront pas le payer.
00:24:02Et moi,
00:24:02j'ai très peur.
00:24:03Et donc,
00:24:03elles rendront la voiture
00:24:04et on ne leur donnera pas une
00:24:05en remplacement.
00:24:05un besoin qui fait
00:24:06qu'elles seront créées
00:24:08un besoin avec ce deuxième véhicule
00:24:09et donc,
00:24:10elles repartiront
00:24:10sur un leasing.
00:24:11Mais je ne suis pas certain,
00:24:14et si Marc Ferraci l'est,
00:24:15tant mieux
00:24:16que dans trois ans,
00:24:17au vu des finances publiques
00:24:18que nous avons,
00:24:19nous aurons les moyens
00:24:20de financer,
00:24:21même si aujourd'hui,
00:24:22c'est la CEE
00:24:22qui finance le leasing social.
00:24:23C'est aussi ça,
00:24:23l'instabilité politique
00:24:24et les incertitudes.
00:24:26On a du mal
00:24:26à avoir confiance
00:24:27et à y aller.
00:24:28Je partage complètement l'idée
00:24:29qu'il faut de la stabilité
00:24:30dans les règles,
00:24:31il faut de la stabilité
00:24:31dans le bonus écologique.
00:24:33Ça en a manqué,
00:24:33il faut de la stabilité
00:24:34dans le leasing
00:24:35parce qu'à la fois
00:24:36les acheteurs
00:24:37mais aussi les concessionnaires,
00:24:38les constructeurs
00:24:39doivent se projeter
00:24:40dans des règles stables.
00:24:41Maintenant,
00:24:42le leasing social,
00:24:43c'est un instrument
00:24:44bien spécifique
00:24:45qui touche
00:24:46les ménages modestes.
00:24:47Il doit être complété
00:24:48par quelque chose
00:24:48de beaucoup plus puissant
00:24:49qui est le développement
00:24:50d'un véritable marché
00:24:51de l'occasion
00:24:52sur le véhicule électrique.
00:24:53C'est la raison pour laquelle
00:24:54j'insiste beaucoup
00:24:55sur la nécessité
00:24:56de développer
00:24:57les véhicules électriques
00:24:58dans les flottes d'entreprises
00:24:59parce que vous savez
00:24:59que les entreprises
00:25:00ne gardent pas.
00:25:01Aujourd'hui,
00:25:0240% des achats
00:25:03des flottes d'entreprises
00:25:05sont des véhicules électriques.
00:25:06C'était 20% il y a un an.
00:25:0720% au moment
00:25:08où la disposition
00:25:09que j'ai faite voter
00:25:11qui incite fiscalement
00:25:12les entreprises
00:25:13à verdir
00:25:14leur flotte professionnelle
00:25:14a été mise en oeuvre.
00:25:15Donc on voit
00:25:16qu'on a doublé
00:25:16la proportion
00:25:17de véhicules électriques
00:25:18dans les achats d'entreprises.
00:25:19Ça, ça va alimenter
00:25:20un marché de l'occasion
00:25:21et là, il y aura une décote
00:25:22et on n'est pas concerné
00:25:23par le remboursement,
00:25:24le leasing,
00:25:25quoi que ce soit.
00:25:25On est sur un marché
00:25:26de l'occasion
00:25:26qui va prendre le relais.
00:25:28Moi, c'est à ça que je pense
00:25:29et je pense que les deux
00:25:30sont très complémentaires.
00:25:31Autre initiative.
00:25:32Localement, il y a une multitude
00:25:33d'initiatives
00:25:35autour de la voiture électrique.
00:25:36Je voulais vous emmener
00:25:37ce soir en région
00:25:37Centre-Val-de-Loire
00:25:38où là-bas, il y a
00:25:39des voitures électriques
00:25:40en libre-service
00:25:41comme il y en a eu
00:25:42à une époque à Paris.
00:25:43On a arrêté
00:25:44parce que vous avez été
00:25:45trop abîmés sans doute
00:25:46mais là-bas,
00:25:47ça marche très fort
00:25:48en particulier depuis un mois,
00:25:49figurez-vous.
00:25:50Ça sert à faciliter
00:25:51les déplacements
00:25:52à la campagne.
00:25:53Maïté Frémont, reportage.
00:25:58Sur les routes de Courtenay
00:25:59à l'extrême-est du Loiret,
00:26:01la voiture est pour
00:26:02les 4000 habitants
00:26:03une nécessité.
00:26:05Votre réservation se termine
00:26:07lorsque le véhicule
00:26:07est verrouillé.
00:26:08Ce jour-là,
00:26:09sur ce parking,
00:26:10Karine teste pour la première fois
00:26:11la location de voitures électriques.
00:26:13Vu le prix de l'essence
00:26:14qui doit être à 2,30 euros,
00:26:16pas très loin,
00:26:17je pense que je vais
00:26:17m'y retrouver forcément.
00:26:19Et ça ne pollue pas.
00:26:20Et pour Karine,
00:26:21monitrice d'auto-école,
00:26:22la voiture n'est pas
00:26:23qu'un moyen de transport.
00:26:25C'est aussi son outil de travail.
00:26:27Je me suis décidée
00:26:28au dernier moment
00:26:29de la prendre
00:26:29parce que j'aurais pu avoir
00:26:31un prêt de véhicule
00:26:31de mon employeur
00:26:32mais du coup,
00:26:33ce n'était pas possible
00:26:34pour aujourd'hui.
00:26:35Mais c'est vraiment
00:26:35une disponibilité immédiate.
00:26:38Et puis toute personne
00:26:39peut la conduire.
00:26:40Que ce soit quelqu'un
00:26:41qui a un permis manuel
00:26:42qu'automatique.
00:26:43Donc ça, c'est bien.
00:26:43Karine déboursera au total
00:26:457 euros la demi-journée.
00:26:47Une vingtaine
00:26:47si elle souhaite la garder
00:26:48toute la journée.
00:26:50Ce dispositif testé
00:26:51depuis 3 ans
00:26:52est financé par la région.
00:26:5330 000 euros par an
00:26:55et par véhicule.
00:26:57Et ce jour-là,
00:26:59inauguration d'une nouvelle station
00:27:00dans un bourg
00:27:01de 1 300 habitants.
00:27:02On vise à faire en sorte
00:27:04que nos concitoyens
00:27:05dans l'espace rural
00:27:07puissent disposer véritablement
00:27:09d'un outil de la mobilité.
00:27:12Ici, les bus se font rares,
00:27:14les trains inexistants
00:27:15et le prix de l'essence
00:27:16très élevé.
00:27:18Ça va être, je pense,
00:27:19pour certaines personnes
00:27:20plus intéressant
00:27:21de louer un véhicule
00:27:23de manière ponctuelle
00:27:25plutôt que d'avoir
00:27:26son propre véhicule
00:27:27souvent en thermique.
00:27:28au total,
00:27:29dans la région centre,
00:27:31160 voitures électriques
00:27:32seront proposées
00:27:33aux habitants
00:27:34d'ici la fin de l'année.
00:27:37Rémi,
00:27:38pardonnez-moi,
00:27:39Stéphane His,
00:27:39c'est parce que
00:27:40le réseau de transports
00:27:42en commun
00:27:42en centre-Val-de-Loire
00:27:43s'appelle Rémi,
00:27:43pardonnez-moi.
00:27:44Stéphane His,
00:27:46ça, c'est le genre
00:27:46d'initiative aussi
00:27:47qu'il faut encourager ?
00:27:49Oui, qu'il faut encourager
00:27:50et je pense que
00:27:52sur les transports,
00:27:53on a tendance
00:27:54un peu trop
00:27:54à se dire
00:27:56qu'on va remplacer
00:27:57un véhicule électrique
00:27:58par un véhicule thermique
00:27:59mais en fait,
00:28:00on a une révolution
00:28:01dans le secteur des transports.
00:28:02Alors, c'est évidemment
00:28:03très très fort,
00:28:04on le voit à Paris,
00:28:04certains le rouspètent
00:28:06contre ça,
00:28:07d'autres pas
00:28:07mais en tout cas,
00:28:09très clairement,
00:28:09Paris a été transformée
00:28:10sur les 20 dernières années.
00:28:11Moi, je suis parisien
00:28:12depuis trop longtemps
00:28:14et donc...
00:28:15Il a connu les calèches
00:28:17avec des chevaux.
00:28:18Au moins ça.
00:28:20Et donc,
00:28:21il y a aussi une révolution,
00:28:22donc c'est une révolution,
00:28:24les vélos,
00:28:24les transports en commun,
00:28:25etc.,
00:28:26mais aussi autour
00:28:27des usages de la voiture,
00:28:29l'autopartage,
00:28:30c'est un peu
00:28:30une sorte d'autopartage
00:28:31et vous avez évoqué
00:28:33anciennement Autolib
00:28:34qui a été une sorte
00:28:35qui s'est terminée
00:28:36on va dire
00:28:37en queue de poisson
00:28:37mais il y a encore
00:28:38à Paris
00:28:39des véhicules
00:28:39en autopartage disponibles
00:28:41via des mécanismes
00:28:42qui ressemblent
00:28:43peu ou prou
00:28:43à ce qui a été montré là.
00:28:45Donc en fait,
00:28:46dans les transports,
00:28:47il ne faut pas penser
00:28:48uniquement sur
00:28:49changement de véhicule.
00:28:50Il y a aussi
00:28:51une révolution,
00:28:52transports doux,
00:28:52etc.,
00:28:53qui va bien au-delà
00:28:53de juste la voiture.
00:28:55La révolution,
00:28:56c'est aussi
00:28:56de ne plus être propriétaire
00:28:58de sa bagnole,
00:28:58Martial.
00:28:59Ah bah non,
00:29:00oui,
00:29:00mais ça c'est plus globalement
00:29:02une société...
00:29:02Est-ce que c'est compliqué
00:29:04dans les esprits français ?
00:29:05Bah c'est compliqué
00:29:06parce que moi
00:29:07j'ai grandi
00:29:07dans les années 80,
00:29:10la voiture,
00:29:10la nouvelle voiture,
00:29:11on l'arrosait
00:29:12avec les voisins,
00:29:12on la mettait
00:29:13devant le pavillon.
00:29:14Mais oui,
00:29:15mais c'est vrai.
00:29:16Il y avait un statut social
00:29:17derrière la voiture.
00:29:18Bon là,
00:29:18effectivement,
00:29:19c'est une utilité,
00:29:21vous la prenez
00:29:21pour aller d'un point A
00:29:22à un point B
00:29:23et il y a peut-être
00:29:24un peu moins d'affect
00:29:25même si tous les sondages
00:29:26montrent que les Français
00:29:27restent très attachés
00:29:28à la voiture.
00:29:29Et on le voit d'ailleurs,
00:29:31le succès de la R5,
00:29:33alors arrêtez de faire de la pub,
00:29:34vous allez me dire pour...
00:29:34Il va falloir citer
00:29:35d'autres marques Renault,
00:29:36les amis,
00:29:36c'est pas possible.
00:29:37Mais on va dire
00:29:38qu'il y a aussi des Tesla,
00:29:39il y a aussi des Citroën,
00:29:40évidemment,
00:29:40mais le succès de la R5,
00:29:41il repose sur quoi ?
00:29:42Ou celui du Combi Volkswagen ?
00:29:45Sur la nostalgie ?
00:29:46Bien sûr,
00:29:46sur ce look,
00:29:48sur cette bouille de voiture
00:29:50qu'on a connue
00:29:51quand on était jeune
00:29:51et c'est ce qui différencie
00:29:53d'ailleurs des marques françaises
00:29:54qui ont un catalogue
00:29:55et un historique
00:29:56des marques chinoises
00:29:57qui arrivent
00:29:57sur le territoire.
00:29:59Bertrand Perrier,
00:30:00question téléspectateur.
00:30:01Oui, Christine nous demande
00:30:02comment taxer
00:30:03le plein électrique ?
00:30:05Si tout le monde
00:30:05a une voiture électrique,
00:30:06observe Christine,
00:30:07il n'y aura plus de taxes
00:30:08à rentrer.
00:30:09Oh, Christine.
00:30:11On va être inventif là-dessus.
00:30:12Comment on va taxer
00:30:13le plein électrique ?
00:30:14On va taxer...
00:30:15C'est la taxe sur l'électricité.
00:30:16Comment on taxe
00:30:17l'électricité aujourd'hui ?
00:30:18C'est-à-dire en l'appliquant
00:30:19au moment où vous rechargez
00:30:21sur votre consommation électrique,
00:30:23que ce soit sur une borne collective
00:30:24ou sur une borne individuelle ?
00:30:25Puisqu'on parle d'argent,
00:30:26il y a trois lettres
00:30:27qu'on entend beaucoup
00:30:27depuis le début
00:30:28de la guerre au Moyen-Orient
00:30:29et le choc énergétique
00:30:31qu'elle a entraîné,
00:30:31c'est CEE,
00:30:34Certificat d'économie d'énergie.
00:30:35C'est même devenu
00:30:36une polémique
00:30:37ces derniers jours
00:30:38au sein de la classe politique.
00:30:39De quoi s'agit-il,
00:30:40Julie Ruis-Pérez ?
00:30:42Oui, donc,
00:30:43alors les Certificats
00:30:44d'économie d'énergie,
00:30:45donc CEE ou C2E,
00:30:47en fait,
00:30:48c'est un principe
00:30:48où l'État oblige
00:30:50depuis des années
00:30:51les fournisseurs d'énergie,
00:30:53donc Total Energy,
00:30:54ENGIE,
00:30:54les vendeurs de carburants,
00:30:55à financer quelque part,
00:30:57la transition énergétique.
00:30:59C'est le fameux principe
00:31:00du pollueur-payeur.
00:31:02Concrètement,
00:31:03ce sont ces entreprises
00:31:04qui paient, par exemple,
00:31:05une partie de vos travaux
00:31:06d'isolation
00:31:07ou le remplacement,
00:31:09on en a parlé,
00:31:10de votre chaudière
00:31:11par une pompe à chaleur.
00:31:12Alors, en échange,
00:31:14les fournisseurs
00:31:15obtiennent ces certificats,
00:31:16donc les CEE,
00:31:17et s'ils atteignent
00:31:18un certain quota,
00:31:20eh bien,
00:31:20ils échappent
00:31:20à une lourde pénalité.
00:31:22Et donc,
00:31:22ce sont des certificats
00:31:23qui sont très défendus
00:31:24par le gouvernement.
00:31:25Ils permettent
00:31:27de financer
00:31:28des politiques
00:31:28sociales
00:31:29de transition énergétique.
00:31:31Le leasing social,
00:31:32100 000 Français
00:31:34qui ont pu acheter
00:31:34un véhicule électrique
00:31:35grâce à l'aide
00:31:36de ces certificats.
00:31:38La rénovation thermique...
00:31:39Tu veux que le mette ?
00:31:41Et donc,
00:31:42le gouvernement
00:31:42veut faire évoluer
00:31:43ce mécanisme.
00:31:45Effectivement,
00:31:45Sébastien Lecornu
00:31:46a confié à Maude Bréjon,
00:31:47donc la ministre de l'Énergie,
00:31:48une mission de deux mois
00:31:49pour renforcer
00:31:50ce dispositif.
00:31:51L'idée,
00:31:52alors,
00:31:52on ne sait pas encore exactement,
00:31:54mais ce serait peut-être
00:31:54d'exclure des projets
00:31:56qui sont moins efficaces
00:31:57sur le plan énergétique
00:31:58ou d'intégrer
00:31:59au dispositif
00:32:00des secteurs
00:32:01qui sont très dépendants
00:32:01aux hydrocarbures.
00:32:02On a parlé beaucoup
00:32:03ces derniers temps
00:32:04d'agriculture,
00:32:05de pêche.
00:32:06Et, quelque part,
00:32:07on comprend un peu
00:32:07pourquoi le gouvernement
00:32:08aime bien ce dispositif,
00:32:10parce qu'avec la crise
00:32:11au Moyen-Orient,
00:32:12il est très pressé
00:32:15de faire advenir
00:32:16le passage à l'électrique
00:32:18et les CEE,
00:32:19ça permet de le financer
00:32:20quelque part sans peser
00:32:22sans bourse déliée
00:32:24sur les finances publiques
00:32:25qui sont au rouge
00:32:27en ce moment.
00:32:28Après,
00:32:28le problème,
00:32:29c'est que la solution
00:32:29ne plaît pas à tout le monde.
00:32:31Les factures d'électricité
00:32:33ne baisseront pas.
00:32:34Pourquoi ?
00:32:34À cause de la hausse
00:32:35de 2 milliards d'euros
00:32:36des certificats d'économie d'énergie
00:32:38que vous avez décidé
00:32:39par décret.
00:32:40La hausse des certificats d'économie
00:32:42sera bien payée
00:32:43par tous les Français
00:32:44sur toutes les factures
00:32:46d'électricité,
00:32:47de gaz,
00:32:48de fioul
00:32:48et de carburant.
00:32:50Julie,
00:32:50il a raison,
00:32:51Jean-Philippe Tanguy,
00:32:52de dire qu'au final,
00:32:54c'est les Français
00:32:54qui payent ?
00:32:55Alors oui,
00:32:56en partie,
00:32:57parce qu'en réalité,
00:32:58les entreprises concernées
00:32:59répercutent les coûts
00:33:01liés au CEE
00:33:01dans les prix de l'énergie.
00:33:03C'est la Cour des comptes
00:33:04qu'il dit
00:33:04dans un rapport de 2024.
00:33:06Et on a vu un exemple
00:33:07assez concret
00:33:08fin 2025
00:33:09quand le gouvernement
00:33:11a revu à la hausse
00:33:12les quotas de CEE,
00:33:13donc c'est les quotas
00:33:14nécessaires pour les fournisseurs
00:33:15pour échapper à la pénalité.
00:33:17Donc l'enveloppe est passée
00:33:18de 6 à 8 milliards
00:33:19cette année donc.
00:33:21Et donc immédiatement,
00:33:22les représentants
00:33:23des fournisseurs de carburant
00:33:25avaient estimé
00:33:26que le prix à la pompe
00:33:27s'en ressentirait
00:33:28de 4 à 6 centimes
00:33:29par litre.
00:33:30Et à ce moment-là,
00:33:31ils avaient aussi précisé
00:33:32que le CEE pesait déjà
00:33:3311 centimes environ
00:33:35par litre à la pompe.
00:33:37Alors après,
00:33:38rien ne dit
00:33:39que le gouvernement,
00:33:40à la fin de sa mission,
00:33:41décidera encore
00:33:42d'augmenter cette enveloppe.
00:33:43En tout cas,
00:33:44dans les prochaines semaines,
00:33:45les débats
00:33:46sur le sujet
00:33:47risquent d'être électriques.
00:33:49N'est-ce pas ?
00:33:49Marc Ferracci,
00:33:51est-ce que le système
00:33:51a été dévoyé
00:33:53par des effets d'aubaine ?
00:33:54On a vu aussi
00:33:54qu'il y avait
00:33:55beaucoup de fraudes.
00:33:56Le Rassemblement National
00:33:57dit on va les supprimer
00:33:58si on arrive au pouvoir
00:33:59parce que de toute façon,
00:34:00à l'arrivée,
00:34:01c'est les Français
00:34:01qui payent.
00:34:03Le Rassemblement National
00:34:04fait ce qui fait de mieux,
00:34:06c'est de contrer
00:34:08cette ardente nécessité
00:34:09qu'est de décarboner,
00:34:11c'est-à-dire
00:34:11de sortir de la dépendance
00:34:12aux énergies fossiles.
00:34:13C'est quoi les CEE ?
00:34:14C'est justement un outil
00:34:15qui, sans faire appel
00:34:16au budget de l'État
00:34:17et donc à l'approche
00:34:18des contribuables,
00:34:20permet d'inciter
00:34:21à utiliser moins
00:34:23d'énergie fossile
00:34:24et à aller vers
00:34:25des usages
00:34:25d'électrification,
00:34:26les pompes à chaleur
00:34:27et un certain nombre
00:34:28de dispositifs
00:34:28qui font appel
00:34:29à l'électricité
00:34:30et qui font des économies
00:34:31d'énergie également.
00:34:33Donc,
00:34:33c'est un dispositif
00:34:34qui est vertueux,
00:34:35qui effectivement
00:34:36peut avoir des répercussions
00:34:37sur les prix,
00:34:38mais qui sont,
00:34:38il faut bien se le dire,
00:34:40absolument sans commune mesure
00:34:41avec ce qu'on peut
00:34:42constater aujourd'hui
00:34:43lors d'une crise.
00:34:44C'est un dispositif
00:34:45de transition
00:34:46en douceur
00:34:47vers une économie
00:34:48plus décarbonée.
00:34:49Et quand j'entends
00:34:50que ça augmente
00:34:51les prix de l'électricité,
00:34:52je me rends compte
00:34:52que Jean-Philippe Tanguy
00:34:53n'a absolument rien compris
00:34:55au dispositif.
00:34:55Mais ça n'a pas augmenté
00:34:56le prix de l'essence,
00:34:57comme le dit la Cour des comptes ?
00:34:58L'essence,
00:34:58mais pas de l'électricité.
00:34:59Il a dit l'électricité
00:35:00dans son intervention.
00:35:03Est-ce qu'on aura
00:35:04assez d'électricité
00:35:05pour tous,
00:35:05Stéphane Isse ?
00:35:06Parce qu'on parle
00:35:07d'un grand plan
00:35:07d'électrification,
00:35:08on en connaîtra
00:35:09vraiment tous les détails
00:35:10demain.
00:35:11Mais on a tous en tête
00:35:12ce qui est arrivé
00:35:12en Espagne l'année dernière,
00:35:14ce blackout
00:35:15qui a été expliqué
00:35:16à l'arrivée
00:35:16par 17 paramètres différents.
00:35:19Est-ce qu'on aura
00:35:20assez d'électricité
00:35:23vraiment à l'arrivée
00:35:23pour tout ?
00:35:24Est-ce qu'on peut y aller
00:35:25les yeux fermés ?
00:35:26Mais non,
00:35:27on aura de la lumière.
00:35:28D'abord,
00:35:28il faut bien comprendre
00:35:29qu'aujourd'hui,
00:35:30on est dans une période
00:35:33où on consomme
00:35:34plutôt beaucoup moins
00:35:35d'énergie
00:35:36ou beaucoup moins
00:35:37d'électricité
00:35:37que ce qu'on a consommé
00:35:39par le passé.
00:35:39On est à peu près
00:35:41à l'équivalent
00:35:42de ce qu'on consommait
00:35:43en 2005,
00:35:44même un peu avant
00:35:45quand j'ai regardé
00:35:45dans le train
00:35:46en venant ici
00:35:47pour être sûr des dates.
00:35:49Et donc,
00:35:49en fait,
00:35:50on a aujourd'hui
00:35:51trop d'électricité.
00:35:53Trop d'électricité
00:35:54avec un parc nucléaire
00:35:55qui est revenu
00:35:56à des niveaux de production.
00:35:57Ça a été rappelé
00:35:58tout à l'heure
00:35:59par M. Ferracci.
00:36:00Et puis,
00:36:01trop d'électricité
00:36:01parce qu'entre-temps,
00:36:02depuis 2021-2022,
00:36:04on a rajouté
00:36:04des capacités
00:36:05de production
00:36:05d'électricité
00:36:08renouvelable.
00:36:08Donc,
00:36:08après...
00:36:09Avec les éoliennes,
00:36:10les panneaux solaires,
00:36:12etc.
00:36:12Donc,
00:36:13à partir de là,
00:36:14la question
00:36:14n'est pas tant
00:36:16de...
00:36:17En fait,
00:36:17il y a deux options.
00:36:18Soit on se dit
00:36:18on va ralentir
00:36:19sur la production
00:36:20d'électricité
00:36:20et puis finalement
00:36:21rester dépendant
00:36:22et dépenser
00:36:2360 milliards par an
00:36:25en énergie fossile.
00:36:26Ou plutôt se dire
00:36:29accélérons plus
00:36:29du côté
00:36:30de la consommation
00:36:32puisque aujourd'hui,
00:36:33c'est quand même
00:36:33le bas qui blesse.
00:36:34Ce n'est pas tant
00:36:34la production,
00:36:35c'est la consommation
00:36:36qui blesse
00:36:37et on a aujourd'hui
00:36:38les moyens
00:36:39pour rentrer
00:36:41de plein pied
00:36:41dans ce mouvement
00:36:42et allons-y.
00:36:44Donc,
00:36:44en fait,
00:36:44le sujet n'est pas tant
00:36:45est-ce qu'on va en manquer,
00:36:47il est plutôt
00:36:47on en a trop
00:36:48et donc il est temps
00:36:49d'arrêter de gaspiller
00:36:51ce surplus d'énergie
00:36:52à ne rien faire.
00:36:53Donc,
00:36:53si on ne veut pas le gaspiller,
00:36:54on peut aussi apprendre
00:36:55à le stocker.
00:36:55Je crois que ça fera aussi
00:36:56partie des pistes
00:36:57du plan d'électrification
00:36:58annoncé demain.
00:36:59Bon,
00:36:59l'électricité,
00:37:00on n'a pas inventé
00:37:01de l'eau chaude,
00:37:01on ne sait pas la stocker.
00:37:02En fait,
00:37:03ce n'est pas tout à fait vrai.
00:37:04On le sait la stocker
00:37:04à deux titres.
00:37:05On ne sait d'abord
00:37:05la stocker à...
00:37:06On ne sait pas la stocker
00:37:07à l'état d'électricité.
00:37:08Non,
00:37:09même si,
00:37:10même là.
00:37:10Alors,
00:37:10je vais vous dire deux choses.
00:37:12On sait la stocker
00:37:13par ce qu'on appelle
00:37:13des stations de pompage,
00:37:15turbinage,
00:37:16c'est-à-dire
00:37:17quand on a un surplus
00:37:18d'électricité,
00:37:19on pompe dans des réservoirs
00:37:20qui sont en altitude
00:37:21et quand on a besoin
00:37:22de l'électricité,
00:37:23on tire la chasse d'eau.
00:37:24Et hop,
00:37:24avec l'énergie de l'eau,
00:37:25ça fait l'électricité.
00:37:26Premier élément.
00:37:27Deuxième élément,
00:37:28les batteries des voitures
00:37:29sont de plus en plus installées
00:37:30pour stocker de l'électricité.
00:37:32On voit ça
00:37:32à l'échelle internationale
00:37:33de façon très active
00:37:34et dynamique
00:37:35en Australie,
00:37:36en Californie.
00:37:37Et donc,
00:37:37le rapport Levitio
00:37:39qui a été sorti aujourd'hui
00:37:40par exemple
00:37:40dans ses préconisations
00:37:42d'optimisation
00:37:43du coût des énergies renouvelables
00:37:44a en particulier
00:37:46mis l'accent
00:37:46sur la nécessaire
00:37:48mise en place
00:37:49de systèmes de stockage
00:37:50par batterie.
00:37:50J'ajoute qu'avec l'électricité
00:37:51qu'on a en surplus,
00:37:52on peut aussi produire
00:37:53de l'hydrogène
00:37:54et que tout ça peut nous permettre
00:37:55de stocker.
00:37:56Simplement pour compléter...
00:37:57Mais c'est l'économie
00:37:57où l'électricité,
00:37:58du coup,
00:37:58ils ne rouleront pas
00:37:59à l'hydrogène.
00:37:59Donc, il faut aussi choisir.
00:38:01C'est un choix économique
00:38:01que feront les transporteurs.
00:38:02Mais je veux juste rappeler
00:38:03qu'avoir trop d'électricité,
00:38:05c'est aussi se donner
00:38:06les moyens
00:38:06d'éviter les blackouts.
00:38:07C'est aussi se donner
00:38:08les moyens
00:38:09d'éviter les pénuries,
00:38:10ce qu'on a pu connaître
00:38:11en 2022.
00:38:12Et quand on a trop d'électricité,
00:38:14on fait un truc assez simple.
00:38:15C'est qu'on l'exporte,
00:38:15l'électricité.
00:38:16On l'exporte
00:38:24qui en a bien besoin quand même.
00:38:25Et donc,
00:38:25on ne va pas se plaindre de ça.
00:38:27Ce qu'il faut,
00:38:27c'est organiser la coopération
00:38:29au niveau européen
00:38:30de telle sorte
00:38:30que les interconnexions
00:38:32nous permettent d'exporter
00:38:33et ne déstabilisent pas
00:38:35notre système en retour
00:38:36à travers la production,
00:38:38par exemple,
00:38:38d'énergies renouvelables
00:38:39qui viendraient d'Espagne
00:38:40ou d'autres pays.
00:38:41C'est ça l'enjeu.
00:38:41C'est un enjeu
00:38:42de coopération européenne.
00:38:43Mais produire plus d'électricité
00:38:44que nous n'en avons besoin,
00:38:46il ne faut surtout pas
00:38:47en avoir peur.
00:38:47Un dernier mot, Martial ?
00:38:49Je pense qu'en plus,
00:38:50là pour le coup,
00:38:51l'intelligence artificielle
00:38:52va aussi aider.
00:38:53Alors, je sais bien
00:38:53qu'à chaque fois,
00:38:54on sort l'intelligence artificielle
00:38:55du chapeau
00:38:56de façon un peu magicien
00:38:58et lapin.
00:38:58Et les data centers.
00:38:59Mais voilà,
00:39:00il y a déjà les data centers.
00:39:01Il y a la possibilité,
00:39:02effectivement,
00:39:03avec ce qu'on appelle
00:39:04la domotique,
00:39:04c'est-à-dire l'intelligence
00:39:05de la maison,
00:39:06petit à petit,
00:39:07et on voit déjà,
00:39:08ça existe ailleurs.
00:39:09Voilà, on va pouvoir piloter.
00:39:10C'est-à-dire que la voiture électrique,
00:39:11si elle est chargée
00:39:12quand elle arrive du travail,
00:39:13elle peut stocker une partie
00:39:15ou redistribuer une partie
00:39:16de cette électricité.
00:39:18Bref, il y a tout un écosystème.
00:39:20C'est ça qui est en train
00:39:20de se construire.
00:39:21Et c'est plutôt assez fascinant
00:39:22de se dire que là,
00:39:23pour le coup,
00:39:24on n'est pas en retard,
00:39:25on est même plutôt à la pointe
00:39:26du côté des Français.
00:39:27Ça fait du bien de vous entendre.
00:39:28Merci à tous les trois
00:39:29d'avoir été ce soir
00:39:30sur le plateau de Chaque-Voix-Compte.
00:39:31Dans un instant,
00:39:32la question qui fâche,
00:39:33est-ce qu'on va bientôt
00:39:34travailler le 1er mai ?
00:39:35Les députés en parlent demain.
00:39:37Proposition de loi examinée
00:39:39à l'Assemblée nationale
00:39:39et on va en parler
00:39:40avec nos prochains invités.
00:39:41Mais avant cela,
00:39:42c'est Bertrand Perrier,
00:39:43Perrier tranche.
00:39:49Aujourd'hui,
00:39:50Bertrand assure la chronique
00:39:52People, figurez-vous.
00:39:53Oui, Adeline,
00:39:54aujourd'hui,
00:39:54je vous emmène
00:39:55dans la baie d'Ajaccio
00:39:56où Paris Match
00:39:57nous a concocté
00:39:58un magnifique reportage
00:40:00sur papier glacé
00:40:01pour nous raconter
00:40:02l'idylle que personne n'attendait,
00:40:04c'est-à-dire l'idylle
00:40:04que, en réalité,
00:40:05tout le monde attendait.
00:40:06Cette romance
00:40:07qui se joue depuis quelques mois
00:40:08entre Jordan Bardella
00:40:10et Maria Carolina
00:40:11de Bourbon
00:40:12des deux Siciles.
00:40:13Car oui,
00:40:14c'en est fini
00:40:15du mystère savamment entretenu
00:40:16sur la vie privée
00:40:18du président
00:40:18du Rassemblement national.
00:40:20Jordan n'est plus
00:40:21un cœur à prendre.
00:40:23Tout cela est parfaitement
00:40:24d'orchestrer,
00:40:25mise en scène
00:40:26jusque dans le moindre détail.
00:40:27Petite balade en amoureux
00:40:28entre mer et montagne,
00:40:30jean cravate pour lui,
00:40:32pull sur les épaules pour elle,
00:40:34le tout en bleu,
00:40:35bleu marine,
00:40:36évidemment.
00:40:37Bref,
00:40:37casual chic,
00:40:38sobre,
00:40:39intemporel et élégant,
00:40:40assorti,
00:40:41propre sur eux,
00:40:42main dans la main
00:40:42dans un paysage de rêve,
00:40:44une communication
00:40:45millimétrée et maîtrisée.
00:40:46Mais attendez Bertrand,
00:40:47je ne comprends pas,
00:40:47ce n'est pas des photos volées,
00:40:49c'est une fausse paparazzade ?
00:40:50Exactement,
00:40:51une communication
00:40:51à l'ancienne,
00:40:52à la papa,
00:40:53dans la grande tradition
00:40:54des unes,
00:40:55des politiques en couple
00:40:56dans des décors
00:40:57de villégiatures,
00:40:58de Jacques Chirac
00:40:59à Emmanuel Macron
00:41:01en passant par Nicolas Sarkozy.
00:41:04Des clichés posés,
00:41:06jolis,
00:41:06un peu lisses,
00:41:07avec juste ce qu'il faut
00:41:09d'intime.
00:41:10On est bien loin
00:41:11et heureusement
00:41:12des photos volées
00:41:13d'Éric Zemmour
00:41:14et de Sarah Knafo.
00:41:16Et cette semaine,
00:41:17dans Match,
00:41:18le poids des mots
00:41:19est bien léger
00:41:20et le choc des photos
00:41:21prend soin
00:41:22de ne choquer personne.
00:41:24Mais puisque,
00:41:24lorsqu'on est,
00:41:25comme Jordan Bardella,
00:41:26un homme politique
00:41:27de premier plan
00:41:27et qu'on aspire
00:41:28à un destin présidentiel,
00:41:30la vie privée
00:41:31fait partie de la vie publique.
00:41:32Autant l'officialiser
00:41:33dans un calendrier
00:41:34selon une esthétique
00:41:35que l'on a choisie
00:41:36soi-même,
00:41:37surtout lorsqu'on le fait
00:41:38pour la première fois.
00:41:39Et d'autant
00:41:40que la compagne
00:41:41de Jordan Bardella
00:41:42n'est pas une inconnue.
00:41:43Effectivement,
00:41:44Maria Carolina
00:41:45de Bourbon des Deux Siciles,
00:41:4622 ans,
00:41:48duchesse de Calabre
00:41:49et de Palerme,
00:41:50est issue
00:41:50d'une très grande
00:41:51et très ancienne
00:41:52famille
00:41:52de la noblesse italienne.
00:41:54Elle a passé
00:41:54une enfance dorée
00:41:55entre Rome,
00:41:56Londres et Monaco
00:41:57parmi les familles
00:41:58régnantes
00:41:58et dans un univers
00:41:59de princesse.
00:42:00Elle avait fait
00:42:00à l'âge de 15 ans
00:42:01une brève apparition
00:42:03sur France 2
00:42:03dans un numéro
00:42:04de l'émission
00:42:05Ça commence aujourd'hui
00:42:06intitulé
00:42:07Aristocratie
00:42:08des familles
00:42:09comme les autres.
00:42:10Et elle avait raconté
00:42:11que sa plus grosse bêtise
00:42:13d'adolescente
00:42:14était à Monaco
00:42:16de se cacher
00:42:17derrière des arbres
00:42:18et de faire boue
00:42:19pour effrayer
00:42:20les passants.
00:42:20Bref,
00:42:21une dangereuse
00:42:22sauvageonne.
00:42:23Depuis,
00:42:24elle est devenue
00:42:24une influenceuse
00:42:25sur les réseaux sociaux.
00:42:26Voyages,
00:42:27dîners,
00:42:28concerts,
00:42:28balles caritatifs,
00:42:30défilés de mode,
00:42:31sac à main de luxe,
00:42:32Maria Carolina
00:42:33partage avec ses 200 000 followers
00:42:35sur Instagram
00:42:36sa vie d'aristocrate
00:42:38jet-setteuse
00:42:38un peu bling-bling
00:42:39à l'intersection
00:42:41du bottin mondain
00:42:42et de la Gen Z.
00:42:44Aujourd'hui,
00:42:45j'ai le plaisir
00:42:46d'être invitée
00:42:46par cette église
00:42:47qui organise une vente
00:42:48d'objets de luxe
00:42:49dont je suis l'ambassadrice
00:42:50et je vais partager
00:42:51avec vous
00:42:51mes piastres de cœur.
00:42:54Et c'est probablement là
00:42:55le défi de son couple
00:42:56avec Jordan Bardella
00:42:58qui, de son côté,
00:42:59cherche à cultiver
00:42:59l'image d'un homme du peuple
00:43:01issu d'un milieu modeste
00:43:02de Seine-Saint-Denis,
00:43:03porte-parole
00:43:04d'une France populaire
00:43:05et déclassée,
00:43:06Jordan et Maria Carolina,
00:43:09l'anti-élite
00:43:10et l'héritière,
00:43:11deux personnalités
00:43:12bien différentes
00:43:12et l'avenir nous dira
00:43:14si l'amour
00:43:15l'emportera
00:43:15sur le glamour.
00:43:16Merci Bertrand.
00:43:18On passe à la question
00:43:19qui fâche.
00:43:28Le 1er mai
00:43:29est un jour
00:43:30férié et chômé
00:43:31article 3133-4
00:43:33du Code du Travail.
00:43:35Mais demain,
00:43:35ce ne sera peut-être
00:43:37plus vrai
00:43:38puisque les députés
00:43:39Renaissance
00:43:40vont examiner
00:43:41une proposition
00:43:42de loi sénatoriale
00:43:43qui autorise
00:43:44le travail
00:43:45de certaines professions
00:43:45le 1er mai
00:43:46et ça pourrait s'appliquer
00:43:48dès cette année,
00:43:49là, dans 3 semaines.
00:43:50Alors, on va en parler
00:43:50avec vous,
00:43:51Sylvain Maillard,
00:43:51bonsoir,
00:43:52député Renaissance de Paris
00:43:53et bonsoir,
00:43:54Sophie Taillé-Poélian,
00:43:56député écologiste
00:43:57du Val-de-Marne.
00:43:58C'est Hélène Bonduel
00:43:58qui vous pose ce soir
00:43:59la question qui fâche.
00:44:03La question qui fâche
00:44:04ce soir,
00:44:05c'est l'ancien Premier ministre
00:44:06Gabriel Attal
00:44:07qui la provoque.
00:44:08Est-ce que vous saviez
00:44:09que les boulangers
00:44:10et les fleuristes
00:44:11n'avaient pas le droit
00:44:11d'ouvrir leur boutique
00:44:12le 1er mai ?
00:44:13Contrairement aux hôtels,
00:44:14cafés et restaurants,
00:44:16les boulangers et fleuristes
00:44:17ne sont pas considérés
00:44:18comme des professions
00:44:19essentielles.
00:44:20Et de ce fait,
00:44:21pour eux,
00:44:21le 1er mai
00:44:22est un jour férié
00:44:23et chômés.
00:44:24Ils peuvent ouvrir
00:44:25mais n'ont pas le droit
00:44:26de faire travailler
00:44:27leurs salariés.
00:44:28Ces dernières années,
00:44:29des amendes étaient appliquées.
00:44:3278 750 euros
00:44:33pour avoir fait travailler
00:44:3421 salariés ce jour-là,
00:44:36le 1er mai.
00:44:37Et c'est ce que veut changer
00:44:38Gabriel Attal
00:44:39avec cette proposition de loi.
00:44:41On a fixé des règles claires.
00:44:42Ce sera sur la base
00:44:43du volontariat,
00:44:44toujours pour les salariés.
00:44:45Les salariés seront payés
00:44:45double ce jour-là.
00:44:47On apporte juste une solution
00:44:48à ceux qui veulent bosser.
00:44:49parce que le travail
00:44:50en France doit payer.
00:44:52Le problème,
00:44:53c'est qu'il y a des députés
00:44:53qui ne veulent pas de cette loi
00:44:54et qui veulent tout faire capoter.
00:44:56Et notamment
00:44:57les députés insoumis
00:44:58vont debout
00:44:59contre l'idée
00:44:59de faire travailler
00:45:00des salariés
00:45:01en 1er mai.
00:45:02Cette loi,
00:45:02elle vise à légaliser
00:45:03quelque chose
00:45:03qui était illégal
00:45:04et que certaines entreprises
00:45:06utilisaient depuis des années
00:45:08pour faire travailler
00:45:09le 1er mai
00:45:09et qui en vérité
00:45:10ne va pas permettre
00:45:11le travail des artisans.
00:45:12Mais cette loi,
00:45:13elle va permettre
00:45:13d'ouvrir des groupes
00:45:14comme Interflora,
00:45:15Cultura,
00:45:16Lafnac et Grandfray.
00:45:18Même réticence
00:45:19du côté des syndicats
00:45:20de salariés.
00:45:21La secrétaire générale
00:45:22de la CGT
00:45:22recadre même
00:45:23le député macroniste.
00:45:25On est dans un moment
00:45:26où les salaires
00:45:27ne permettent plus
00:45:27aux travailleurs
00:45:28et travailleuses
00:45:28de remplir leur frigo.
00:45:29Les prix de l'énergie explosent,
00:45:30les licenciements se multiplient
00:45:31et ils s'attaquent
00:45:32à une des grandes conquêtes
00:45:34sociales des travailleurs
00:45:35et travailleuses.
00:45:36Notre 1er mai,
00:45:37la seule journée
00:45:38à être fériés
00:45:39et chômés.
00:45:40C'est une honte.
00:45:41La proposition de loi
00:45:42est soutenue
00:45:43par le gouvernement.
00:45:45Le ministre du Travail
00:45:46rappelle être attaché
00:45:47au symbole
00:45:48de la fête du travail
00:45:49mais les fleuristes
00:45:50dit-il
00:45:51et les boulangers
00:45:51sont déjà ouverts
00:45:52le 1er mai.
00:45:53Cette proposition de loi
00:45:54va permettre
00:45:55de régulariser
00:45:56cette situation.
00:45:57Alors la question
00:45:58qui fâche ce soir
00:45:59elle est simple
00:46:00faut-il assouplir ou pas
00:46:01les autorisations
00:46:03d'ouverture
00:46:03le 1er mai ?
00:46:05Sylvain Maillère,
00:46:06le débat va donc avoir lieu
00:46:07demain dans l'hémicycle.
00:46:09Vous reprenez
00:46:09une proposition de loi
00:46:10qui avait été votée
00:46:11par le Sénat
00:46:11qui devait figurer
00:46:12dans la niche parlementaire
00:46:14LR en janvier dernier
00:46:15mais qui n'avait pas eu
00:46:16le temps d'être examinée.
00:46:17Revoilà donc le texte
00:46:18demain dans l'hémicycle
00:46:19le 1er mai
00:46:20c'est dans trois semaines
00:46:21donc demain en fait
00:46:21c'est une loi d'urgence ?
00:46:23Non, c'est pas comme ça
00:46:24que ça se positionne.
00:46:26Oui, il faut la voter
00:46:26pour qu'elle puisse
00:46:27s'appliquer au 1er mai
00:46:28c'est notre objectif
00:46:29et de faire en sorte
00:46:30qu'elle soit votée
00:46:31dans les mêmes termes
00:46:32que le Sénat
00:46:32et de redire tout simplement
00:46:34en fait c'est une situation
00:46:35qui existe
00:46:36qui perdure depuis très longtemps
00:46:37sauf que l'inspection
00:46:39du travail
00:46:39depuis quelques années
00:46:40a mis de nombreuses amendes
00:46:42ou à des fleuristes
00:46:43ou à des boulangers
00:46:44parce qu'ils étaient ouverts
00:46:45le 1er mai.
00:46:46Donc nous voulons régulariser
00:46:47cette situation
00:46:48rappeler que les salariés
00:46:51sont payés au minimum double
00:46:52qu'ils ont un jour de récupération
00:46:54quand ils font le 1er mai
00:46:55et qu'ils sont évidemment
00:46:56qu'ils doivent être volontaires.
00:46:57C'est ce qui se passe
00:46:59depuis des années et des années
00:47:00donc nous régularisons une situation
00:47:02et permettez-moi juste
00:47:03quand j'entends Mme Binet
00:47:05que vous avez passé tout à l'heure
00:47:06dans son émission à France Inter
00:47:08vous savez moi je suis député
00:47:09du centre de Paris
00:47:10au centre de Paris
00:47:11entre autres il y a les grands magasins
00:47:12quand on a fait
00:47:13par exemple le travail le dimanche
00:47:14l'autorisation du travail le dimanche
00:47:16la CGT était vent debout
00:47:18contre le travail le dimanche
00:47:19et puis quand ça s'est appliqué
00:47:21deux ans après
00:47:21après des négociations
00:47:22donc je rappelle
00:47:23payer triple
00:47:24avec un jour de récupération
00:47:26les mêmes qui se battaient contre
00:47:28étaient les premiers à postuler
00:47:29pour pouvoir venir travailler le dimanche
00:47:31donc je trouve qu'il y a
00:47:32beaucoup d'hypocrisie
00:47:33dans cette histoire
00:47:33on laisse travailler
00:47:34ceux qui veulent travailler
00:47:35parce que c'est beaucoup mieux payé
00:47:37qu'il y a un jour de récupération
00:47:38et on fait en sorte
00:47:39que le travail redevienne
00:47:41la normale
00:47:42que ceux qui ne peuvent pas
00:47:43ou qui ne veulent pas
00:47:44ne seront pas obligés
00:47:45évidemment heureusement
00:47:46de travailler le 1er mai
00:47:47Sophie Taillé-Polliant
00:47:48vous ce que vous dites
00:47:48c'est que c'est un engrenage
00:47:51d'abord ce que je dis
00:47:52c'est que c'est pas souvent
00:47:53que j'entends
00:47:55le groupe Renaissance
00:47:57dire que quand des gens
00:47:59ne respectent pas la loi
00:48:00il faut changer la loi
00:48:01pour que tout aille bien
00:48:02enfin je ne sais pas
00:48:03ils ne respectent pas la loi
00:48:05ils ont des amendes
00:48:06c'est normal
00:48:07il faut faire respecter le droit
00:48:08plutôt que de dire
00:48:09que puisqu'il y a des gens
00:48:11qui fraudent
00:48:12il faut changer la loi
00:48:12donc ça c'est quand même
00:48:13la première chose
00:48:15parce que c'est quand même
00:48:15souvent ce qu'on entend
00:48:17à la Sommée nationale
00:48:18S'il y a des gens qui fraudent
00:48:18c'est peut-être parce que
00:48:19la situation est devenue
00:48:20un peu ubuesque
00:48:21Mais pourquoi est-elle ubuesque ?
00:48:23Est-ce qu'on ne peut pas aller
00:48:23tranquillement à la boulangerie
00:48:25la veille et congeler sa baguette ?
00:48:26Non mais franchement
00:48:27Est-ce qu'aujourd'hui
00:48:28les boulangers
00:48:29ils n'ont pas d'autre problème
00:48:30avec l'augmentation
00:48:31de 15% des prix du gaz
00:48:32que de savoir
00:48:33s'ils peuvent ou non
00:48:34faire travailler leurs salariés
00:48:35le 1er mai
00:48:35parce qu'eux-mêmes
00:48:36peuvent le faire
00:48:36s'ils sont artisans ?
00:48:37Et les fleuristes
00:48:38est-ce qu'ils n'ont pas
00:48:39d'autre problème
00:48:39notamment le fait
00:48:40qu'enfin on régule
00:48:41les pesticides
00:48:42sur les fleurs importées
00:48:43pour éviter d'avoir
00:48:44les cancers ?
00:48:45Non mais je veux dire
00:48:46c'est quoi l'urgence
00:48:48aujourd'hui dans notre pays ?
00:48:49Est-ce que vraiment
00:48:50c'est de penser
00:48:51qu'on va résoudre
00:48:52les problèmes
00:48:52de pouvoir d'achat
00:48:53de tous les salariés
00:48:54en les faisant travailler
00:48:56un jour de plus ?
00:48:57Et puis pardonnez-moi
00:48:59le volontariat !
00:49:00Enfin
00:49:00quand on travaille
00:49:01quand on est salarié
00:49:03dans une petite entreprise
00:49:05et que le patron
00:49:06vient vous voir
00:49:07en disant
00:49:08est-ce que tu serais ok
00:49:10pour travailler
00:49:10le 1er mai
00:49:11tu comprends
00:49:12etc machin
00:49:12mais vous pensez vraiment
00:49:14qu'on peut toujours dire non
00:49:15quand on a envie de dire non ?
00:49:17Vous répondez à l'argument
00:49:18du volontariat
00:49:19qui n'en est pas vraiment un
00:49:20parce qu'il y a forcément
00:49:21de la subordination
00:49:22dans l'entreprise
00:49:24et qu'on dépend
00:49:25de son patron
00:49:26en gros
00:49:26Vous savez
00:49:27il y a des contrats de travail
00:49:28en France
00:49:29et on peut toujours trouver
00:49:30qu'il y a des patrons
00:49:31qui n'appliquent pas
00:49:32et qui sont des mauvais patrons
00:49:33et puis il y a
00:49:34tout simplement
00:49:34la vie commune
00:49:36dans beaucoup
00:49:36d'artisans
00:49:37chez des artisans
00:49:38et commerçants
00:49:39vous savez
00:49:39c'est des petites entreprises
00:49:40avec un patron
00:49:42et quelques employés
00:49:43et c'est une vie
00:49:44parfois un peu familiale
00:49:46qui se construit
00:49:47Bah oui
00:49:47mais je ne sais pas
00:49:48si vous avez vraiment
00:49:49travaillé dans des petites entreprises
00:49:50moi-même
00:49:51qui suis entrepreneur
00:49:52je sais à quel point
00:49:53on est dépendant
00:49:54de nos salariés
00:49:54On est nos salariés
00:49:55La grande histoire
00:49:56de la belle famille
00:49:57du patronat
00:49:58Et madame la députée
00:50:00vous savez quoi
00:50:01à chaque fois
00:50:01vous pourrez prouver
00:50:02qu'un salarié
00:50:03a été obligé
00:50:04de venir travailler
00:50:05un 1er mai
00:50:06chez un fleuriste
00:50:07ou un boulanger
00:50:10vous savez quoi
00:50:11il faut le porter
00:50:12devant la justice
00:50:12parce que c'est interdit
00:50:13et c'est interdit
00:50:14dans tous les entiers
00:50:15Après en général
00:50:16ça ne se passe pas très bien
00:50:16avec le patron
00:50:17si on porte tout ça
00:50:45Il y a tellement des boulangers
00:50:46et des fleuristes
00:50:47on parle des cavistes aussi
00:50:48qui sont toujours dans le texte
00:50:49Il y a très peu
00:50:53d'exceptions
00:50:53au 1er mai
00:50:54c'est un jour particulier
00:50:55je le dis encore une fois
00:50:57les boulangers
00:50:58depuis toujours
00:50:59ouvrent le 1er mai
00:51:01ceux qui le souhaitent
00:51:02ceux qui ne veulent pas
00:51:03l'ouvrir
00:51:04c'est leur droit
00:51:04évidemment de fermer
00:51:05et les fleuristes
00:51:06c'est un jour particulier
00:51:08et évidemment
00:51:09qu'ils ouvrent
00:51:10le 1er mai
00:51:11donc je ne comprends pas
00:51:12cette levée de boucliers
00:51:13sur deux professions
00:51:14qui de toute façon
00:51:15ouvraient
00:51:15et c'est très bien ainsi
00:51:17et que ça permet
00:51:18aux salariés
00:51:18d'être mieux payés
00:51:19s'ils le souhaitent
00:51:20et surtout d'être dans
00:51:20l'égalité
00:51:21Moi je suis très surpris
00:51:22que ce que vous portez
00:51:23pardon excusez-moi
00:51:23je suis très surpris
00:51:24Tout le monde n'ouvrait pas
00:51:25c'est pas du tout vrai
00:51:26Très surpris de votre propos
00:51:28en disant
00:51:28les macronistes veulent
00:51:30ou le groupe Renaissance
00:51:32veut légaliser
00:51:33quelque chose
00:51:33qui est interdit
00:51:33Tu casses tu répars
00:51:35Tu casses
00:51:36et puis on répare à ta place
00:51:38Je n'ai pas parlé de drogue
00:51:40On ne peut pas
00:51:40front renversé
00:51:41vous voulez légaliser
00:51:42quelque chose
00:51:42qui est interdit
00:51:43On est là aussi
00:51:45pour changer les choses
00:51:46c'est pour ça
00:51:47que nous sommes législateurs
00:51:48et que nous avons été élus
00:51:48Que répondez-vous
00:51:49à ceux qui disent
00:51:50et si on laissait aux Français
00:51:51la liberté de choisir finalement
00:51:533 Français sur 4
00:51:54veulent pouvoir travailler
00:51:55le 1er mai
00:51:56dans un sondage récent
00:51:57commandé par la CPME
00:51:59les petites et moyennes entreprises
00:52:003 Français sur 4
00:52:01il y a des chances
00:52:02pour qu'il y ait
00:52:02certains de vos électeurs
00:52:03quand même dedans
00:52:03Oui il y a des chances
00:52:04aussi pour qu'il y ait
00:52:05des tas de gens
00:52:05qui soient à la retraite
00:52:06qui soient je veux dire
00:52:083 Français sur 4
00:52:09veulent pouvoir travailler
00:52:10le 1er mai
00:52:10Pardonnez-moi
00:52:11mais il y a quand même
00:52:13aujourd'hui dans ce pays
00:52:14peu de jours fériés
00:52:15où les gens se retrouvent
00:52:16ensemble
00:52:19Aujourd'hui déjà
00:52:19le dimanche a été grignoté
00:52:21il y a plusieurs millions
00:52:22de salariés
00:52:22qui travaillent le dimanche
00:52:23et c'est pas vrai
00:52:24que c'est toujours volontariat
00:52:26bien sûr que si
00:52:26maintenant le dimanche
00:52:27est devenu un des jours
00:52:28si c'est inscrit
00:52:29à votre planning
00:52:30si vous n'êtes même
00:52:30plus payé double
00:52:31parce que c'est juste possible
00:52:32donc comme c'est organisé
00:52:34comme tel
00:52:34comme un jour de travail
00:52:35tant pis pour vous
00:52:38mais parce qu'il faut
00:52:39augmenter les salaires
00:52:40il faut augmenter les salaires
00:52:41il y a évidemment
00:52:42il y a 16% des Français
00:52:44qui sont tous les mois
00:52:45à découvert
00:52:46plusieurs jours par mois
00:52:47donc évidemment
00:52:47qu'il faut augmenter les salaires
00:52:49est-ce que c'est en travaillant
00:52:50un jour de plus
00:52:51pour certains
00:52:52qu'on va résoudre ce problème
00:52:53mais certainement pas
00:52:54et donc ça c'est un problème
00:52:56d'urgence
00:52:56sur lequel nous devrions
00:52:57légiférer
00:52:58y compris le 1er mai
00:52:59si vous le souhaitez
00:53:00moi je veux bien venir
00:53:01mais donc là
00:53:02on remet en cause
00:53:03d'un droit
00:53:03qui est important
00:53:04qui est le seul jour
00:53:06chômé non travaillé
00:53:08et puis on sait
00:53:09comment ça va se passer
00:53:09ça va être comme le dimanche
00:53:10vous le rappeliez très bien
00:53:11au début on nous a dit
00:53:12non mais vous inquiétez pas
00:53:14ce sera très limité
00:53:15etc
00:53:15et ça s'est répandu
00:53:16il y a des millions
00:53:17de travailleurs
00:53:18qui sont obligés
00:53:19de travailler le dimanche
00:53:20mais bien sûr que si
00:53:21c'est juste la réalité
00:53:22quand votre patron
00:53:23vient vous voir
00:53:23et que vous savez
00:53:24que le mois d'après
00:53:25vous dites
00:53:26dans 6 mois
00:53:27je vais demander une augmentation
00:53:28et bien vous le faites
00:53:29on a aujourd'hui un problème
00:53:30on a un problème
00:53:32dans notre société
00:53:32les gens arrivent plus
00:53:34à se retrouver ensemble
00:53:35au même moment
00:53:35vous savez en 1906
00:53:37pourquoi on a dit
00:53:38on a fixé
00:53:40le même jour
00:53:41pour tout le monde
00:53:42mais c'est pour que
00:53:42les gens ils se retrouvent
00:53:43là il y a des gens
00:53:45ils travaillent le lundi
00:53:46ils travaillent le dimanche
00:53:46ils travaillent tous les jours
00:53:47ils se voient jamais
00:53:49c'est ça la réalité
00:53:50le 1er mai
00:53:51il n'a pas exactement été créé
00:53:52pour que les gens se retrouvent ensemble
00:53:53le 1er mai
00:53:54n'a pas été créé pour ça
00:53:55mais aujourd'hui
00:53:56on est dans une diminution
00:53:57de plus en plus importante
00:53:58des temps de repos
00:54:00où on peut se retrouver
00:54:01où on peut faire du lien social
00:54:02etc etc
00:54:03mais si c'est une réalité
00:54:06on travaille de moins en moins
00:54:07dans une société
00:54:08on travaille de moins en moins
00:54:09regardez le sens
00:54:10le sens de l'histoire
00:54:11tant de travail en Europe
00:54:11j'en appelle à mon arbitre
00:54:12Julie Louis-Pérez
00:54:13c'est pas
00:54:15tant de travail
00:54:15c'est votre bien
00:54:17quand on a 35 heures
00:54:18on travaille moins
00:54:18quand on a 35 heures
00:54:18Julie va pouvoir parler
00:54:19je vous assure
00:54:20c'est 1784 en Europe
00:54:241784 heures par an
00:54:25heures par an
00:54:26effectivement
00:54:26c'est pas par semaine
00:54:27ça ferait beaucoup
00:54:27et en France
00:54:28c'est 1664
00:54:30120 heures
00:54:32120 heures d'écart
00:54:33et par ailleurs
00:54:33la France est 25ème
00:54:35en Europe
00:54:36sur la durée du travail
00:54:37des salariés
00:54:37à temps complet
00:54:38donc c'est vrai
00:54:38qu'on travaille quand même
00:54:39moins que nos voisins
00:54:39on a une productivité
00:54:40qui est supérieure
00:54:41ce n'est pas vrai
00:54:41c'était le cas
00:54:42ce n'est plus
00:54:43malheureusement plus
00:54:44c'est vrai que c'est en baisse
00:54:45pourquoi ?
00:54:46parce qu'il y a une
00:54:48comment dirais-je
00:54:48une évolution
00:54:49des conditions de travail
00:54:50qui sont de moins en moins
00:54:52bonnes
00:54:53d'ailleurs
00:54:53c'est faux
00:54:54c'est parce qu'il y a plus
00:54:54d'apprentis
00:54:57d'ailleurs sachez que demain
00:54:58on consacrera l'émission
00:55:00en public aux arrêts
00:55:00de travail
00:55:01il y a de plus en plus
00:55:02d'arrêts de travail
00:55:03parce qu'il y a des conditions
00:55:04de travail
00:55:05qui sont de plus en plus
00:55:06déplorables
00:55:06Bertrand
00:55:06question téléspectateur ?
00:55:07oui Patrick
00:55:08nous demande de rappeler
00:55:09ce qui est tout à fait juste
00:55:10que le 1er mai
00:55:11n'est pas la fête du travail
00:55:12mais la fête des travailleurs
00:55:13c'est un jour de revendication
00:55:15de manifestation
00:55:16c'est pas un jour férié
00:55:17c'est pas seulement un jour
00:55:18pour se reposer
00:55:19c'est aussi un jour
00:55:20pour revendiquer
00:55:21et être si on le souhaite
00:55:24dans son identité
00:55:25de travailleur
00:55:26et pas seulement
00:55:27faites du travail
00:55:27Sylvain Maillard
00:55:28si c'est voté demain
00:55:29ce sera donc applicable
00:55:31dès le 1er mai 2026
00:55:32et ça veut dire
00:55:33que vous avez trouvé
00:55:34l'accélérateur de particules
00:55:36des décrets d'application
00:55:37parce que 3 semaines
00:55:39ce serait un exploit
00:55:39c'est vrai qu'on est sur
00:55:40la chaîne parlementaire
00:55:41donc on va parler
00:55:42un peu plus technique
00:55:43et oui il faut que ce soit
00:55:44voté et dans les mêmes
00:55:45termes évidemment
00:55:46assemblée et sénat
00:55:48je pense que ça va être
00:55:49une bataille parlementaire
00:55:50dès demain
00:55:51ça retournera pas au Sénat
00:55:52puisque c'est une proposition
00:55:54de loi qui a déjà été adoptée
00:55:55par le Sénat
00:55:55on pourrait être tout à fait honnête
00:55:57je ne pense pas
00:55:58que ce soit dans les mêmes termes
00:55:58mais il est possible
00:55:59que nous ayons
00:56:00une commission mixte paritaire
00:56:01pour pouvoir
00:56:02sauf si vous votez
00:56:03au mot prêt
00:56:04vous avez modifié
00:56:05le texte du Sénat
00:56:06je suppose que
00:56:08les amis
00:56:09et l'opposition
00:56:10à gauche
00:56:10vont faire en sorte
00:56:11que ce ne soient pas
00:56:12les mêmes termes
00:56:13bon le mieux
00:56:13c'est de décréter
00:56:14un jour férié
00:56:15il y aura évidemment
00:56:15une bataille parlementaire
00:56:16est-ce que le mieux
00:56:17c'est pas de décréter
00:56:17un jour férié
00:56:18pour les inspecteurs du travail
00:56:19le 1er mai 2026
00:56:20comme ça vous avez fait régler
00:56:21votre problème
00:56:21de décret d'application
00:56:24ironie de l'histoire
00:56:25en tout cas
00:56:25les inspecteurs du travail
00:56:27font leur métier
00:56:28qui est de contrôler
00:56:29et nous on va changer
00:56:30la loi
00:56:30et de faire en sorte
00:56:31que le 1er mai
00:56:33pour les
00:56:34je le répète
00:56:35pour les fleuristes
00:56:36pour les boulangers
00:56:37ils puissent
00:56:38s'ils le souhaitent
00:56:38ouvrir
00:56:39et que leurs salariés
00:56:40s'ils le souhaitent
00:56:41peuvent venir travailler
00:56:41ils seront payés
00:56:43au minimum double
00:56:43et avec une journée
00:56:44de récupération
00:56:45bon ça se passe
00:56:46pour pouvoir faire des dîners
00:56:47en famille
00:56:49pour madame
00:56:49à la semaine nationale
00:56:49tout le monde n'aura pas
00:56:51le même jour
00:56:51et on sait très bien
00:56:52comment les choses
00:56:53vont se passer
00:56:53comme le dimanche
00:56:54petit à petit
00:56:55ça va être grignoté
00:56:56et nous nous souhaitons
00:56:57que ce jour essentiel
00:56:58dans l'histoire
00:56:59de notre pays
00:57:00dans l'histoire sociale
00:57:01reste le symbole
00:57:03qu'il est aujourd'hui
00:57:03et je précise
00:57:04que la France insoumise
00:57:05veut en profiter
00:57:06pour proposer
00:57:07l'instauration
00:57:07d'autres jours fériés
00:57:09comme le 16 janvier
00:57:11pour fêter
00:57:13la 5ème semaine
00:57:13de congés payés
00:57:14obtenus le 16 janvier 82
00:57:16il y a aussi
00:57:17pourquoi pas
00:57:17instauré
00:57:18le 4 février
00:57:20férié
00:57:20pour la commémoration
00:57:21de l'abolition
00:57:22de l'esclavage
00:57:23nous avons aussi
00:57:24le 22 septembre
00:57:25en proclamation
00:57:25de la première république
00:57:26le 3 mai
00:57:27pour l'anniversaire
00:57:28du Front populaire
00:57:28merci à tous les deux
00:57:30oui
00:57:31il y a effectivement
00:57:32aussi le jour
00:57:32on a plein d'hier
00:57:33ça va être une journée
00:57:34créative demain matin
00:57:35et il y a le 30 juillet
00:57:36pour célébrer l'amitié
00:57:37le concours
00:57:38les pines du jour
00:57:38le 30 juillet
00:57:40le 30 juillet
00:57:41certains veulent en supprimer
00:57:42vous avez vu pourquoi
00:57:43serait férié le 30 juillet
00:57:44selon la France insoumise
00:57:45pour célébrer l'amitié
00:57:47bon c'est sympa
00:57:48un beau programme
00:57:48bon allez tout de suite
00:57:50c'est Bourbon Express
00:57:51c'est le journal
00:57:51de l'Assemblée nationale
00:57:52avec Marco Pommier
00:57:58bonsoir Aline
00:57:59dans Bourbon Express
00:58:00ce soir on commence
00:58:00avec les propos
00:58:01comment dire
00:58:02préoccupants
00:58:03du chef d'état-major
00:58:04des armées
00:58:04ce matin à l'Assemblée
00:58:05le général Fabien Mandon
00:58:07était auditionné
00:58:08par la commission
00:58:09de la défense
00:58:10et il a mis en garde
00:58:11les députés
00:58:12contre la menace russe
00:58:14la permanence
00:58:15d'une menace russe
00:58:17sur notre continent
00:58:18avec une guerre
00:58:19ouverte
00:58:20qui reste
00:58:23ma préoccupation
00:58:24première
00:58:24en termes de préparation
00:58:26des armées
00:58:27une guerre
00:58:28ouverte
00:58:29avec la Russie
00:58:30les mots sont forts
00:58:32des propos
00:58:32qui font écho
00:58:33à ceux
00:58:34qu'il avait tenu
00:58:34fin 2025
00:58:35lorsqu'il avait déclaré
00:58:37que la France
00:58:37devait être prête
00:58:38à un choc
00:58:39dans 3-4 ans
00:58:40face à la Russie
00:58:41ce matin
00:58:42le chef d'état-major
00:58:43des armées
00:58:43a aussi renseigné
00:58:44les députés
00:58:45sur la puissance
00:58:46de l'armée russe
00:58:47et sur son évolution
00:58:48la Russie en 2025
00:58:50représente
00:58:501,3 million
00:58:52de soldats
00:58:53avec une projection
00:58:55à 1,9
00:58:56en 2030
00:58:58l'évolution
00:58:59des chars
00:58:59lourds
00:59:00en Russie
00:59:014 000
00:59:02en 2025
00:59:037 000
00:59:04en 2030
00:59:05près de 2 millions
00:59:07de soldats
00:59:08russes
00:59:09d'ici 2030
00:59:09vous l'avez entendu
00:59:10très loin
00:59:11devant les capacités
00:59:12françaises
00:59:13estimées
00:59:13à 275 000
00:59:15combattants
00:59:15dans ce contexte
00:59:17le gouvernement
00:59:18dit qu'il faut
00:59:18augmenter
00:59:19l'effort
00:59:19de défense
00:59:20en actualisant
00:59:21la loi
00:59:22de programmation
00:59:22militaire
00:59:23de 2024
00:59:24à 2030
00:59:24examinée
00:59:25dans les prochains
00:59:26mois au Parlement
00:59:27dans les prochaines
00:59:27semaines
00:59:27plutôt
00:59:28à la clé
00:59:2936 milliards
00:59:30d'euros supplémentaires
00:59:30alors ça c'était
00:59:31devant la commission
00:59:32en défense
00:59:32pendant ce temps
00:59:33dans l'hémicycle
00:59:33on examine un texte
00:59:34pour
00:59:35pour pénaliser
00:59:36plus durement
00:59:37l'organisation
00:59:38de Rave Party
00:59:39oui l'examen
00:59:40de la proposition
00:59:41de loi
00:59:41est presque terminé
00:59:43un texte
00:59:44qui vise
00:59:44plus précisément
00:59:45ce qu'on appelle
00:59:45les Free Party
00:59:47les fêtes libres
00:59:48qui prônent
00:59:48un accès gratuit
00:59:49qui se tiennent
00:59:50souvent dans des champs
00:59:52dans des lieux
00:59:52abandonnés
00:59:53sans autorisation
00:59:54avec parfois
00:59:55c'est vrai
00:59:55des nuisances sonores
00:59:56des terrains dégradés
00:59:57et des dérapages
00:59:59comme la consommation
01:00:00excessive de drogue
01:00:01à l'origine
01:00:02de cette proposition
01:00:02de loi
01:00:03Laetitia Saint-Paul
01:00:04députée du groupe
01:00:05horizon
01:00:05ce texte ne vise pas
01:00:07empêcher de faire la fête
01:00:08il vise à faire respecter
01:00:09des obligations
01:00:10déclaratives minimales
01:00:11qui garantissent
01:00:12la sécurité
01:00:13des participants
01:00:14et des riverains
01:00:15actuellement
01:00:16les organisateurs
01:00:17de ces Free Party
01:00:18s'exposent
01:00:19à une simple contravention
01:00:20le texte d'aujourd'hui
01:00:22veut durcir
01:00:23l'arsenal juridique
01:00:24jusqu'à 6 mois
01:00:25d'emprisonnement
01:00:26et 5000 euros
01:00:27d'amende
01:00:271500 pour les participants
01:00:29la gauche dénonce
01:00:30une répression
01:00:31disproportionnée
01:00:33peut-être n'étiez-vous pas
01:00:34invité aux soirées
01:00:35et de là vient
01:00:36cette rancune
01:00:36mais si vous étiez
01:00:37à ces soirées
01:00:38vous auriez pu comprendre
01:00:39qu'elles ne sont pas autorisées
01:00:41que les autres soirées
01:00:42sont trop chères
01:00:42et que ce texte
01:00:43est la preuve
01:00:44de la faillite
01:00:44de votre autorité
01:00:45et c'est pourquoi
01:00:46je vous appelle
01:00:46à ne pas mettre
01:00:47des DJ en prison
01:00:48Oui la jeunesse
01:00:50peut être subversive
01:00:51et c'est très bien ainsi
01:00:53laissez-la danser
01:00:54laissez-la chanter
01:00:55laissez-la être heureuse
01:00:57parce que dans le monde
01:00:58que vous nous préparez
01:01:00il n'y a pas beaucoup
01:01:01d'espace pour cela
01:01:02Bon les arguments amusent
01:01:04sur ce plateau
01:01:05Mais laissez-nous danser
01:01:07Alors ce texte
01:01:09du côté du bloc central
01:01:10la droite
01:01:11le bloc central
01:01:12et le RN
01:01:13défendent la nécessité
01:01:14d'encadrer ces rassemblements
01:01:16pour éviter les débordements
01:01:18Écoutez Thibaut Bazin
01:01:20Oui on en a marre
01:01:21de ceux qui ne respectent pas
01:01:22les règles
01:01:23Oui on en a marre
01:01:24de ceux qui ont consommé
01:01:26des produits illicites
01:01:27Oui on en a marre
01:01:28des nuisances sonores
01:01:29pour les voisins
01:01:30Vous êtes dans un autre monde
01:01:31Mais en France
01:01:33on a aussi besoin
01:01:34de respecter les règles
01:01:36Et le problème avec vous
01:01:37c'est qu'il n'y a plus de règles
01:01:38Oui c'est l'anarchie
01:01:39si on vous suit
01:01:41Voilà le vote du texte
01:01:42est prévu dans la soirée
01:01:44S'il est adopté
01:01:45ce texte prendra ensuite
01:01:46la direction du Sénat
01:01:47On va mettre les DJ en prison
01:01:48Vous avez raison Sylvain Maillard ?
01:01:49Ah pardon
01:01:51Je sais
01:01:52Il rigole
01:01:53Il rigole
01:01:53Pardonnez-moi
01:01:55Il faut mettre les dents
01:01:56mais c'est important aussi
01:01:57il y a des règles
01:01:58il faut comprendre
01:01:59que évidemment
01:02:00c'est important
01:02:00de faire
01:02:01et pas un député de Paris
01:02:02on va dire que c'est pas important
01:02:03de faire la fête
01:02:04de pouvoir s'amuser
01:02:04que tout le monde ait sa place
01:02:05pour faire la fête
01:02:06mais il y a des règles
01:02:07les envahissements de champs
01:02:09qui pendant trois jours
01:02:10sans titre
01:02:11sans droit
01:02:12viennent dévaster
01:02:13et empêche
01:02:14telle ou telle personne
01:02:17à côté de ne pouvoir dormir
01:02:18je pense qu'il faut savoir cohabiter
01:02:20il faut qu'il y ait des règles
01:02:21pour que chacun trouve sa place
01:02:23honnêtement
01:02:24moi j'ai passé du temps
01:02:25dans l'hémicycle
01:02:25je trouve que c'est
01:02:26ce que vous avez montré
01:02:27peut-être un peu caricatural
01:02:28par rapport au texte
01:02:29c'est pas une caricature
01:02:30c'est ce qui s'est passé
01:02:31cet après-midi dans l'hémicycle
01:02:32la gauche fait tout
01:02:33pour que ça dure très longtemps
01:02:34donc il y a eu beaucoup
01:02:35de prises de parole
01:02:35plutôt rigolotes d'ailleurs
01:02:36c'est vrai qu'ils ont défendu
01:02:37beaucoup d'amendants
01:02:38leur but c'est de faire
01:02:39perdre du temps
01:02:41mais sur le fond
01:02:42parce qu'on précise
01:02:43que c'était la niche
01:02:43parlementaire d'horizon
01:02:44bah oui
01:02:45faire juste en sorte
01:02:46qu'il y ait un minimum
01:02:47de rail
01:02:47Sophie Taillé-Paulian
01:02:48vous dites comme Sandrine Rousseau
01:02:49laissez-nous danser
01:02:51oui
01:02:51et puis je dis surtout
01:02:53comme le rapporteur Bazin
01:02:56il y a des règles
01:02:57il faut les respecter
01:02:58ah elle retourne
01:02:59sur le 1er mai
01:03:02on termine Marco
01:03:03avec un partenariat
01:03:04entre l'Assemblée Nationale
01:03:05et la SNCF
01:03:06tiens
01:03:06oui Yael Broun-Pivet
01:03:08la présidente de l'Assemblée
01:03:09a signé la convention
01:03:10ce matin
01:03:10avec l'entreprise ferroviaire
01:03:12elle l'a annoncé
01:03:13sur les réseaux sociaux
01:03:17Madame, Monsieur
01:03:18bienvenue à bord
01:03:19de ce TGV Inouï
01:03:21à destination
01:03:22de l'Assemblée Nationale
01:03:23c'est la vraie voie des gares
01:03:26c'est la vraie voie des gares
01:03:27objectif du partenariat
01:03:29faciliter la venue
01:03:30de groupes scolaires
01:03:31à l'Assemblée
01:03:32avec des tarifs réduits
01:03:33moins 75%
01:03:34sur les billets de train
01:03:36pour les écoliers
01:03:37et les collégiens
01:03:38de moins de 15 ans
01:03:38moins 30%
01:03:39pour tous les lycéens
01:03:40ça marche aussi
01:03:41pour leurs accompagnants
01:03:42selon Yael Broun-Pivet
01:03:43c'était une demande
01:03:44forte des enseignants
01:03:45qu'elle rencontrait
01:03:46sur le terrain
01:03:46beaucoup se plaignaient
01:03:48de ne pas pouvoir
01:03:49venir avec leur classe
01:03:50à cause du coût du transport
01:03:51hors de question
01:03:52de laisser nos jeunes citoyens
01:03:54à quai
01:03:54ma conviction
01:03:55c'est qu'un enfant
01:03:56qui grandit loin de Paris
01:03:57a autant le droit
01:03:58de découvrir l'Assemblée Nationale
01:04:00de voir cet hémicycle
01:04:01de comprendre
01:04:02comment nos lois
01:04:03sont débattues
01:04:04votées
01:04:04évaluées
01:04:05alors venez à l'Assemblée Nationale
01:04:07et partagez cette vidéo
01:04:08avec vos enseignants
01:04:10on vous attend
01:04:11on vous attend
01:04:12l'objectif
01:04:13il est clair
01:04:13rendre l'Assemblée
01:04:14plus accessible
01:04:15en trois ans
01:04:16le nombre de visiteurs
01:04:17a doublé
01:04:18200 000 par an
01:04:19dont 40%
01:04:20de groupes scolaires
01:04:20je sens que je vais les mettre
01:04:21d'accord tous les deux
01:04:22c'est sympa non
01:04:23de faire un partenariat
01:04:25avec la SNCF
01:04:25pour permettre
01:04:26à des collégiens
01:04:26de payer 75% de moins
01:04:28sur le train
01:04:29et de venir visiter
01:04:29le Palais Bourbon
01:04:30bien sûr
01:04:31il y a beaucoup
01:04:32de personnes
01:04:35maintenant
01:04:35qui viennent visiter
01:04:36moi j'ai vu
01:04:36entre 2017
01:04:37200 000 visiteurs par an
01:04:39beaucoup de monde
01:04:40même parfois
01:04:41dans l'organisation
01:04:42du travail
01:04:43mais je trouve ça très bien
01:04:44c'est la maison
01:04:45de tout le monde
01:04:46c'est bien
01:04:48que chacun d'entre nous
01:04:50de citoyens
01:04:50puisse venir
01:04:51et les jeunes
01:04:52particulièrement
01:04:52et les jeunes
01:04:53ont plein de questions
01:04:53moi j'étais aujourd'hui
01:04:54même dans une classe
01:04:55de 4ème
01:04:56dans un collège
01:04:56de ma circonscription
01:04:57qui était venu
01:04:58la semaine dernière
01:04:59à l'assemblée
01:05:00et les questions
01:05:01c'était passionnant
01:05:02allez venez les collégiens
01:05:03vous serez hyper bien reçus
01:05:04ici au Palais Bourbon
01:05:05merci à tous les deux
01:05:06d'avoir été là ce soir
01:05:07dans Chaque Voix Compte
01:05:07merci à Julie Bertrand
01:05:09on se retrouve demain
01:05:10pour Chaque Voix Compte
01:05:11l'émission est rediffusée
01:05:12tout à l'heure quand même
01:05:13à 23h30
01:05:14et sur la lcp.fr
01:05:15passez une excellente soirée
01:05:16et à demain
01:05:16Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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