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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:05Bonjour Michel, ravi de vous retrouver pour notre rendez-vous hebdomadaire avec de l'actualité et beaucoup de philosophie grâce
00:11à vous.
00:11Comme la semaine dernière, mon cher Michel, nous n'évoquerons pas le second tour des élections municipales, c'est demain,
00:17mais nous sommes dans la période de réserve, nous n'avons pas le droit de parler de politique, la campagne
00:21s'est arrêtée.
00:22Mais il y a plein d'autres sujets extrêmement passionnants à évoquer avec vous Michel.
00:26D'abord, le positionnement de la France vis-à-vis du conflit en Iran.
00:30Le président Macron refuse d'engager les troupes françaises plus en avant,
00:34notamment pour la sécurisation du détroit d'Hormuz qui est complètement bloquée.
00:38Le chef de l'État refuse d'accéder à la demande du président Trump de participer activement à la surveillance
00:43de ce détroit
00:44par lequel transite 20% du pétrole mondial.
00:48Que pensez-vous, Michel Onfray, de cette notion de guerre défensive mise en avant par Emmanuel Macron
00:53lors d'un nouveau conseil de défense ? Est-ce compatible avec la présence de notre armada,
00:58huit frégates, deux portes-hélicoptères et le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale ?
01:03On attend votre réponse.
01:04Et puis bien sûr, on évoquera le nom du nouveau porte-avions français, le France Libre.
01:11Alors là, vous ne pourrez pas me dire que vous n'aimez pas ce nom, je le sais.
01:13Cette référence gaulliste ne peut que vous ravir et symbolise le dernier grand héroïsme français.
01:20C'est ce que vous allez nous dire.
01:21D'ailleurs, Michel, c'est presque Noël aujourd'hui.
01:24On va écouter le général célébrer cette France éternelle, cette France libre
01:28dans un discours du 25 août 1944 depuis l'Hôtel de Ville de Paris.
01:33C'est un discours improvisé mais qui nous donne aujourd'hui encore les frissons, je sais,
01:37à vous, à moi et à nos téléspectateurs et auditeurs.
01:40Et puis le point philo, écoute petit homme, écoute petit homme de Willem Reich,
01:46un freudo-marxiste, vous nous expliquez ce que c'est cet attelage entre Freud et le marxisme.
01:53Vous dites que c'est à l'origine de mai 68 et de toute la gauche culturelle 68 Ard.
01:58Je pense qu'on aura beaucoup de commentaires à faire sur ce sujet.
02:01Ça partie pour aujourd'hui, ça vous va le programme ?
02:03Ça me va du moins.
02:04Allez, on commence par Emmanuel Macron, la posture française.
02:07Il y a eu un nouveau conseil de défense cette semaine, Michel, alors que le conflit avec l'Iran est
02:11toujours aussi intense.
02:13Emmanuel Macron a martelé que la France avait une position défensive et qu'elle n'avait pas choisi cette guerre.
02:18On l'écoute.
02:19Je le redis ici, la France n'a pas choisi cette guerre.
02:23Nous ne prenons pas part et nous avons une position purement défensive en protection de nos ressortissants, en soutien de
02:32nos alliés.
02:33Notre objectif, nos objectifs sont clairs et ils sont définis depuis le premier jour, ils n'ont pas changé.
02:38Le premier, c'est de protéger nos ressortissants, nos emprises diplomatiques et militaires et nos intérêts dans la région.
02:47Le deuxième objectif, c'est de nous tenir aux côtés de l'ensemble de nos partenaires, ceux avec qui nous
02:53sommes liés par des accords de défense,
02:55aux côtés desquels nous oeuvrons, souvent pour la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la stabilité régionale.
03:00Et donc nous avons honoré notre parole, nous continuons de l'honorer.
03:04Pour Emmanuel Macron, Michel, nous n'avons pas choisi cette guerre.
03:07Les Français sont très inquiets que nous nous engageons plus en avant dans ce conflit.
03:13Cette fermeté du président, elle vous va ou pas ?
03:16Non, il n'y a pas de fermeté.
03:17Vous savez, en philosophie, il y a ce qu'on appelle le principe de non-contradiction.
03:20Si une porte est ouverte, elle n'est pas fermée en même temps.
03:23Si elle est fermée, elle n'est pas ouverte en même temps.
03:25Et donc la théorie, qui est celle du président Macron, qui était celle du candidat Macron,
03:31il a même beaucoup ironisé, il s'est fait applaudir sur cette idée du « en même temps » en
03:35disant que c'était génial.
03:36Non, ce n'est pas génial en même temps.
03:38On ne peut pas faire la guerre et ne pas faire la guerre.
03:40C'est-à-dire que guerre défensive, ça n'existe pas pour vous ?
03:41Non, ça n'existe pas.
03:42C'est un concept de ces communicants qui lui permettent d'en fumer.
03:46Mais je veux dire, où on fait la guerre, où on ne la fait pas.
03:48On ne peut pas dire que nos bâtiments sont en train de croiser au large du Groenland
03:53parce qu'il y a un problème du Groenland et de souveraineté groenlandaise
03:56avec les propositions que Trump faisait d'annexer tout ça.
04:00C'est vrai.
04:00Donc nos bateaux sont là-haut.
04:02Et d'un seul coup, on dit qu'il faut y aller très vite.
04:04Et d'ailleurs, un bateau, ça avance à 28 nœuds.
04:07Et là, on est parti à 30 nœuds.
04:08Sous-entendu, on est parti très vite.
04:10Et on les a rapatriés en Méditerranée orientale.
04:13Et comme ça, c'est la Méditerranée orientale.
04:15Ce n'est pas le Sud-Pacifique.
04:17C'est là, très précisément.
04:18Tout le monde a bien compris que nous avons rapatrié nos bâtiments
04:21pour les mettre sur un théâtre de guerre
04:23et que nous sommes en guerre.
04:26C'est exactement la même chose qu'avec Poutine et Zelensky.
04:30On ne peut pas dire, on vous donne des canons,
04:32on vous donne des formateurs, on vous donne des militaires,
04:34on vous apprend à piloter les avions, etc.
04:36Mais on n'est pas en guerre.
04:37On n'est pas co-bélgérants.
04:38Ça, c'est dû en même temps.
04:40C'est-à-dire qu'on apprend ça en classe terminale,
04:42le principe de non-contradiction.
04:43C'est essentiel dans la logique française,
04:45dans la logique occidentale.
04:47Donc là, on ne peut pas dire,
04:48j'y vais, mais je n'y vais pas.
04:49Vous étiez moqué de moi la semaine dernière
04:50quand je vous disais...
04:51Gentiment moqué.
04:52Oui, mais en disant, il fait comme mon chihuahua.
04:54C'est-à-dire, il avance et il recule en même temps.
04:56Et bien là, on a confirmation vétérinaire, je dirais,
04:59ou de ma lecture vétérinaire des choses.
05:01C'est-à-dire, on y est sans y être.
05:02Cette guerre, nous ne l'avons pas décidé.
05:04Mais ce n'est pas parce qu'on n'a pas décidé d'une guerre
05:05que la guerre n'est pas juste.
05:06Vous avez entendu les arguments d'Emmanuel Macron.
05:08Un, protéger nos ressortissants.
05:09Et deux, se tenir à côté de nos alliés.
05:11On a les partenaires, les Émirats à Harmonie et le Qatar.
05:13On est engagés par des accords de coopération.
05:15Se tenir à leur côté, ça veut dire quoi ?
05:17Ça ne veut rien dire.
05:18Se tenir à leur côté quand ils se font bombarder,
05:19ça veut dire quoi ?
05:20Vous vous faites bombarder et on ne fait rien.
05:22Nous avons un militaire français qui est mort,
05:25bombardé.
05:25En Irak.
05:26Voilà.
05:27Et qu'est-ce qu'on a fait rien ?
05:28Le président de la République n'était pas à la cérémonie.
05:31Le Premier ministre n'était pas à la cérémonie.
05:33On va en parler tout à l'air.
05:34Si nous en parlons, c'est très bien.
05:35Parce que cette façon de dire
05:36nous ne sommes pas en guerre
05:37alors que nous avons un soldat qui est déjà mort.
05:39Et six autres blessés.
05:40Et que nous avons des blessés.
05:41Et que nous avons des bâtiments militaires français
05:45à l'étranger qui sont visés.
05:46Qu'est-ce que ça veut dire ?
05:47Nous n'en sommes pas de cette guerre.
05:49Pensez bien que les Iraniens, ils ont bien compris.
05:50Et les Russes, ils ont bien compris aussi
05:51que nous étions de ces guerres-là.
05:53Et je suis assez habilité à le dire
05:55parce que moi, je n'ai pas défendu les guerres en Irak.
05:57Je n'ai pas défendu les guerres en Syrie.
05:59Je n'ai pas défendu les guerres en Libye.
06:00J'étais contre.
06:01Et donc aujourd'hui, celle-ci, je suis pour.
06:03Ce n'est pas exactement la même chose.
06:04C'est-à-dire que, bongoliens que j'essaie d'être,
06:07nous avons des intérêts dans cette guerre.
06:09Et qui sont le fait qu'effectivement,
06:11il y a une espèce de troupe internationale et planétaire
06:14qui est pilotée par les Iraniens
06:16et qui fomente des attentats un peu partout
06:19dans le monde occidental.
06:20Nous sommes visés par ces attentats.
06:24Donc ça nous concerne, au premier chef.
06:26Et cette façon de dire,
06:27elle n'a pas été décidée par nous
06:28et donc on ne la fait pas.
06:30Mais si elle n'a pas été décidée par nous,
06:32c'est parce que peut-être la France
06:33ne pèse plus rien du tout dans le monde.
06:34Et que peut-être, Trump s'est dit,
06:36on ne va pas téléphoner à M. Macron
06:38qui de toute façon n'est jamais avec nous.
06:41Écoutez d'ailleurs ce qu'a dit Donald Trump.
06:42Lui, il a eu un coup de fil avec Emmanuel Macron.
06:45Il lui a même donné une note de 8 sur 10.
06:47Bon, écoutez Donald Trump
06:49et je vous passe à parole ensuite, Michel.
06:50C'est drôle.
06:53Oui, je lui ai parlé.
06:59De 0 à 10,
07:00je dirais que cet 1,8 n'est pas parfait.
07:05Mais c'est la France.
07:08On ne s'attend pas à la perfection.
07:12Je crois qu'il aidera.
07:13Je vous viendrai informé.
07:15Je lui ai parlé hier.
07:19Je ne leur mets pas trop la pression
07:23parce que je pense que nous n'avons besoin de personne.
07:26Voilà, pour Donald Trump,
07:27il donne une note de 8 sur 10 au président,
07:29ce qui est pas mal quand même.
07:30Et parce qu'il le sollicitait
07:32pour aller sécuriser le détroit d'Ormuz,
07:33on va en parler.
07:34Qu'est-ce que vous pensez de cette notation
07:35du président américain ?
07:36C'est un peu humiliant pour nous autres Français.
07:38Bien sûr que c'est humiliant.
07:39Et ce qui est humiliant,
07:40c'est surtout de s'entendre dire
07:42« C'est la France ».
07:43Vous avez entendu « C'est la France ».
07:45Vous avez entendu « Pou ! »
07:46Voilà.
07:47Ça ne vaut que ça.
07:49Moi, je suis assez binaire.
07:50C'est 0 ou c'est 10, la France.
07:51Et là, c'est plutôt 0.
07:52Ce n'est pas 8.
07:53Ça veut dire « 8 peut mieux faire ».
07:54Vous savez, moi, j'étais prof
07:55quand on faisait des notations à l'aveugle
07:58et qu'on sortait du papier
07:59les notes que chacun avait données
08:02à la même copie.
08:03Je vous assure qu'il y avait parfois
08:04jusqu'à 13 points d'écart
08:05dans une copie de BAC.
08:06Oui, 13 points d'écart.
08:07Parce que l'inspecteur était là
08:09et faisait voter sur des petits papiers.
08:11Et là, d'un seul coup,
08:12donc la dosimologie,
08:13ce qu'on appelle la dosimologie,
08:14c'est-à-dire la science de la notation,
08:15n'est pas une science exacte.
08:17Donc je laisse de côté son 8.
08:18Ça aurait pu être 7,
08:19ça aurait pu être 9.
08:20Ça ne veut pas dire grand chose.
08:21Il n'est pas le prof
08:21et il ne nous sommes pas les élèves.
08:22Mais l'expression « C'est ça la France ».
08:24C'est terrible.
08:25Ça veut dire que la France
08:26est vue comme ça
08:27par la première puissance du monde.
08:28Et la France, ce n'est pas ça.
08:29C'est Emmanuel Macron.
08:30On pouvait avoir
08:31un autre chef de l'État.
08:32D'ailleurs, il l'a dit
08:33à un moment donné.
08:33Il l'a dit dans un an,
08:34il n'est plus là.
08:35Et il a bien raison.
08:37Et la France,
08:38alors sauf si on a un macronien,
08:40et à ce moment-là,
08:40la France continuera sur la même ligne,
08:42mais on a la possibilité
08:43d'exister autrement,
08:45angolien, justement.
08:46Et sur ce sujet-là,
08:47on peut très bien dire
08:48« Oui, ça n'est pas notre guerre.
08:49Oui, vous l'avez décidé.
08:51Mais on vous rejoint. »
08:52Parce qu'effectivement,
08:53on a des intérêts.
08:54C'est une guerre de civilisation
08:56qui se joue là-bas.
08:57C'est l'Occident
08:58qui se joue là-bas.
09:00Qu'est-ce qu'on fait ?
09:01Rien.
09:01On laisse faire,
09:02on se laisse bombarder.
09:03On a un militaire
09:05valeureux, semble-t-il,
09:06qui vient d'Isère,
09:07si je me souviens bien.
09:08Absolument.
09:09Et ni le chef d'État,
09:11ni le premier...
09:11Septième bataillon
09:12de chasseurs alpin
09:12de Varth, en Isère.
09:14C'est ça.
09:15Et on n'a pas soutenu
09:16cet homme mort.
09:17Vous vous rendez compte ?
09:18Pour l'instant.
09:18Pour l'instant,
09:19il y a eu une cérémonie d'hommage
09:21et il n'était pas là.
09:22Il y avait une rencontre
09:25sur le narcotrafic.
09:26Ça fait dix ans
09:27qu'il est au pouvoir,
09:28ça fait dix ans
09:29qu'il n'a rien fait
09:29sur le narcotrafic.
09:30Et puis, c'est une réunion
09:31qu'on peut déplacer
09:32en disant la place
09:33du chef de l'État.
09:34Quand un soldat est mort
09:36pour la France
09:37et qu'on lui rend hommage,
09:38c'est la place du chef de l'État
09:39d'être là.
09:40Effectivement.
09:41Et on entend évidemment
09:43les champs militaires
09:44de cette cérémonie
09:45d'hommage national
09:46qui s'est tenue cette semaine
09:48pour le major Arnaud Frion,
09:50tué la semaine dernière
09:50au Kurdistan irakien
09:51dans une frappe iranienne,
09:53un drone iranien
09:53qui avait une base
09:54dans laquelle il y avait
09:54des soldats français,
09:56un mort donc,
09:57Arnaud Frion
09:58et sept blessés.
10:00Ils faisaient partie
10:01des chasseurs alpins
10:02et ni le Premier ministre
10:03ni le Président
10:04ne se sont déplacés.
10:05Il y avait la ministre
10:06des Armées,
10:07Catherine Vautrin,
10:08Michel Onfray.
10:09On aurait dû,
10:10la France aurait dû
10:10être plus présente
10:11sur cet hommage national.
10:12Mais ce n'est pas plus présent,
10:12le Président de la République
10:14devait être là.
10:15C'est lui qui est
10:17le chef des armées.
10:18C'est l'un de ses soldats,
10:19de nos soldats,
10:20semble-t-il très valeureux
10:21si j'en juge les propos
10:23qui ont été tenus
10:23par ses supérieurs.
10:24Et même par les responsables
10:25américains
10:26parce qu'il avait participé
10:26à une opération de sécurisation
10:28qui avait sauvé
10:28des soldats américains.
10:29Ça, j'ignorais.
10:31Mais même s'il n'avait pas
10:32été valeureux,
10:33s'il avait fait juste son travail,
10:34il a fait son travail
10:35et plus que son travail
10:35en étant valeureux.
10:37Le chef de l'État
10:37est là, point à la ligne
10:38et il se débrouille
10:39pour annuler
10:40quelques réunions que ce soit.
10:41Qui plus est,
10:42ce genre de réunion
10:42sur le narcotrafic
10:43que vous pouvez assez facilement
10:46soit déplacer,
10:46soit déléguer.
10:47Vous pouvez dire,
10:51ministre et ça suffisait.
10:52Ce sont des signes.
10:53Et il y a des gens
10:54que ça doit réjouir aujourd'hui.
10:56On n'a pas le droit
10:56de faire de la politique
10:57mais il y a des gens
10:58que ça doit réjouir
10:59de voir que le chef de l'État
11:00n'est pas présent.
11:01Alors, on est face à Michel Onfray
11:02sur CNews et sur Europe 1.
11:04Revenons un instant
11:05à ce qui se passe
11:05au Moyen-Orient
11:07avec cette demande
11:07de Donald Trump
11:09à ses alliés,
11:09à la fois l'OTAN
11:10et les Européens
11:11de l'aider
11:12pour sécuriser
11:12le détroit d'Hormuz.
11:14Parce qu'on sait
11:14que 20% du pétrole mondial,
11:16beaucoup aussi du gaz
11:17transite par là.
11:18Tout est bloqué
11:18pour l'instant.
11:19On va écouter
11:20ce qu'a dit Emmanuel Macron
11:21à cette demande
11:21de Donald Trump.
11:23Nous ne sommes pas
11:24parties prenantes au conflit.
11:26Et donc,
11:26jamais la France
11:27ne prendra part
11:28à des opérations
11:29d'ouverture
11:30ou de libération
11:31du détroit d'Hormuz
11:32dans le contexte actuel.
11:33Une fois la situation
11:34plus calme,
11:35c'est-à-dire une fois
11:35que le cœur des bombardements
11:36aura cessé.
11:40Nous sommes prêts
11:41avec d'autres nations
11:42à prendre la responsabilité
11:44du système d'escorte
11:46mais c'est tout un travail
11:47à la fois politique,
11:48technique,
11:49avec évidemment
11:51l'ensemble des acteurs
11:53du transport maritime,
11:54avec les assureurs
11:55et opérationnels
11:56que nous devons bâtir.
11:58Ce travail supposera
11:59des discussions
12:00et une déconfliction
12:01avec l'Iran
12:03parce qu'en aucun cas
12:04ça ne peut être
12:04une opération
12:05de vive force.
12:06Voilà pour Emmanuel Macron
12:07qui dit oui,
12:08on interviendra
12:08mais quand les armes
12:10se seront tues,
12:11Michel Onfray.
12:11Là encore,
12:12c'est la même chose
12:12que pour vous.
12:13Alors là,
12:13il nous dit
12:14quand c'est fini,
12:15on commencera.
12:15Donc c'est la théorie
12:16du chef de l'État
12:17quand c'est fini,
12:18on s'engagera.
12:19Donc voilà,
12:19on a bien l'explication
12:21de la ligne pas claire
12:23du président de la République
12:24qui nous dit
12:25on n'ira pas.
12:26On attend que tout soit fait
12:27et puis après on ira.
12:28Mais pourquoi faire ?
12:29Alors il veut de la discussion.
12:31Mais on ne veut pas
12:31de la discussion
12:32de la part d'un chef de l'État.
12:33S'il est chef de l'État,
12:34c'est pour cheffer l'État.
12:35C'est-à-dire,
12:36non pas faire des réunions
12:37mais dire
12:37je suis le représentant
12:38de la souveraineté nationale
12:40et de la souveraineté populaire
12:41et je suis le chef des armées
12:42en tant que tel,
12:43je décide que.
12:44Voilà, c'est comme ça.
12:45On ne fait pas des débats
12:47pour déconflictualiser.
12:49C'est-à-dire des néologismes en plus.
12:51On n'a pas besoin de néologisme.
12:53Déconflictualiser,
12:53ça veut dire quoi ?
12:53Des escalades.
12:54Ils aiment bien tous ces mots-là.
12:55Oui, mais il y a une guerre.
12:56Il y a une guerre,
12:56on l'amène ou on ne l'amène pas.
12:57Ça paraît simple.
12:58Tu es chef d'État, monsieur,
12:59et tu es aussi chef des armées, monsieur.
13:01Eh bien, tu l'amènes
13:02ou tu ne l'amènes pas.
13:03Et si tu ne l'amènes pas,
13:03ne dis pas que tu l'amèneras
13:04quand il faudra.
13:06Quand elle sera terminée.
13:07Quand elle sera terminée.
13:08Non, c'est tout de suite
13:09qu'il faut l'amener.
13:10Et on va reparler tout à l'heure
13:11du porte-avions.
13:12C'est la question
13:13qu'on peut poser aujourd'hui.
13:14Est-ce qu'on a vraiment besoin
13:15d'un porte-avions ?
13:16Est-ce qu'on aura un deuxième porte-avions ici ?
13:17Ça changerait quoi ?
13:18Pas grand-chose.
13:19La guerre a changé.
13:20Ces gens-là n'ont pas changé.
13:21Et ils n'écoutent pas non plus
13:22ce qu'on leur disait.
13:23Je pense que c'est aussi,
13:25je suis en avance
13:26sur la question du porte-avions,
13:28mais la revanche du général de Villiers
13:29qui, lui, nous disait précédemment
13:31que...
13:31Pierre de Villiers.
13:32Pierre de Villiers.
13:34Je ne sais pas si Philippe
13:35a un grade,
13:36enfin il a sûrement un grade
13:37et je ne sais pas lequel.
13:39Mais il faut penser la guerre
13:40et il faut la penser
13:41avec des gens
13:41qui, eux, l'ont pensé.
13:43C'est-à-dire que...
13:43Oui, ils l'ont expérimenté.
13:44Je me disais la semaine dernière
13:45qu'on a un porte-avions,
13:46c'est-à-dire qu'on a des avions.
13:47Si on a dessus,
13:47si on a des avions dessus,
13:48c'est pour les envoyer.
13:49Si on les envoie,
13:50c'est pour quel type de mission ?
13:51C'est simple comme question.
13:52Ce sont des questions
13:52extrêmement simples.
13:53Et là, quand il y a...
13:55Alors, est-ce qu'il y a des mines ?
13:55Est-ce qu'il y a des drones ?
13:56Est-ce qu'il y a des vedettes
13:57avec des explosifs embarqués ?
14:00Où sont ces choses-là ?
14:01Est-ce qu'on est susceptible
14:02d'intervenir ?
14:02Moi, je crois beaucoup
14:03aux commandos.
14:04On a des commandos
14:04extrêmement brillants en France.
14:06On a des gens magnifiques
14:09qui sont prêts
14:10à sacrifier leur vie
14:11et qui font des choses
14:12assez extraordinaires
14:13d'un point de vue physique.
14:14Vraiment des gens formidables.
14:17Ça sert à ça aussi,
14:17les commandos.
14:18Quand vous êtes sur le terrain,
14:19on n'est pas tenu
14:23de soldats.
14:24On est aujourd'hui
14:24dans le règne de la quantité,
14:26mais pas dans le règne
14:26de la qualité.
14:27Là, on peut envisager
14:29sur le terrain.
14:29Moi, je n'ai pas évidemment
14:30les informations,
14:31mais là où ça se passe
14:32dans le Détroit,
14:32on voyait des commandos.
14:33Il y a des parachutistes,
14:34il y a des commandos de marine,
14:35il y a des gens
14:36qui sont des nageurs
14:39en eau profonde
14:39qui font des choses incroyables.
14:41Tous ces gens-là,
14:42on peut les solliciter,
14:43mais encore faut-il
14:44avoir du renseignement,
14:45encore faut-il
14:46travailler de conserve
14:47avec les États-Unis
14:48et Israël
14:50qui ont des informations.
14:52Et c'est aux chefs de l'État
14:53de dire,
14:53non pas on fait une réunion
14:54sur le narcotrafic,
14:55mais on va faire une réunion
14:56avec les chefs de l'État
14:57pour dire,
14:57bon, quelle est la situation ?
14:59Qu'est-ce que moi
14:59je peux faire
14:59comme chef de l'État ?
15:00Qu'est-ce que j'envoie
15:01comme type de troupe ?
15:02On peut faire peur
15:02avec un porte-avions,
15:04mais ça ne marche pas
15:05un porte-avions
15:05avec des gens
15:07qui ont décidé
15:08d'envoyer des drones
15:09qui coûtent le prix
15:10de la voiture.
15:10Vous évoquiez ce porte-avions,
15:11le deuxième,
15:12qui devrait voir le jour
15:14en 2038,
15:15si tout va bien.
15:16Donc le nom
15:17s'appelle
15:17la France Libre.
15:18En fait,
15:19France Libre,
15:19ce n'est même pas
15:20la France Libre,
15:21c'est France Libre.
15:22D'habitude,
15:22ce sont des noms
15:23qui sont utilisés.
15:25On va y revenir
15:25dans un instant.
15:26On va juste
15:26écouter Emmanuel Macron
15:27annoncer cela.
15:28C'était cette semaine
15:29sur le site
15:30de Naval Group à Nantes.
15:32Notre nouveau porte-avions
15:36portera le nom
15:38de France Libre.
15:41Dans ce nom
15:42passe la mémoire
15:43des femmes et des hommes
15:44qui se sont dressés
15:46face à la barbarie,
15:49unis pour sauver la patrie,
15:51déterminés à défendre
15:52une certaine idée
15:54de notre nation,
15:55nos compagnons
15:57de la libération.
15:59Ce nom s'est donc
16:00pour l'avenir infèrement.
16:02Pour rester libre,
16:05il nous faut être craints.
16:07Pour être craints,
16:09il nous faut être puissants.
16:11Et pour être puissants,
16:14être prêts aux efforts.
16:17Dans ces efforts,
16:20soyons irréductibles,
16:22unis
16:23et sans relâche.
16:25Avant de parler du discours,
16:26est-ce que vous aimez
16:26le nom France Libre,
16:28Michel ?
16:28Oui.
16:28Ben oui, évidemment.
16:30Pour une fois,
16:30vous êtes d'accord
16:31avec le président Macron.
16:32C'est la première fois
16:34depuis le début
16:34de cette émission.
16:35Oui, absolument.
16:35J'ai vu les listes
16:36précédemment.
16:37Oui, il y avait des noms.
16:39Il y avait François Mitterrand,
16:40Georges Pompidou,
16:41Birakem.
16:42Simone Veil.
16:43Formidable, Simone Veil.
16:44Pierre Mendes France.
16:45Ce qu'elle a fait.
16:46Bien sûr.
16:47Je ne suis pas sûre
16:47qu'elle aimerait
16:48que son nom soit associé
16:50à un porte-avions nucléaire.
16:51Son nom est associé
16:51à la loi sur l'avortement.
16:55Elle est au Panthéon,
16:57etc.
16:57Il faut être sérieux.
16:59On pouvait trouver
16:59aussi une autre femme.
17:00Ça pouvait être
17:01Elisabeth de Miribel,
17:02si on voulait vraiment trouver
17:03un porte-avions Elisabeth
17:05de Miribel,
17:06etc.
17:06Ça ne marche pas.
17:07Non, c'est très bien.
17:08C'est très, très bien.
17:09Simplement,
17:10on est dans le symbolique.
17:11D'abord, je ne sais pas
17:11s'il n'a jamais eu
17:12des cours de diction
17:12ou de prononciation
17:14ou de théâtre.
17:14Mon Dieu, Michel,
17:16pourquoi dites-vous ça ?
17:17Vous avez vu cette façon,
17:18cette diction.
17:19Il parle comme Gérard Philippe.
17:20C'est bien, il déclame.
17:23Ah oui, il déclame,
17:24mais il n'est pas Malraux,
17:24il n'est pas Gérard Philippe.
17:25Il est tombé par tout le monde.
17:26Non, il y a un autre ton
17:28à trouver, plus neutre.
17:30Justement,
17:30ce qu'on appelle
17:31le performatif.
17:31On ne fait pas des effets
17:32de langage
17:33ou des effets vocaux
17:34comme ça
17:35quand on est dans le performatif.
17:37Le performatif,
17:37je le rappelle,
17:38c'est un philosophe
17:38qui s'appelle Austin
17:39qui a théorisé cette chose-là.
17:40C'est quand je dis, je fais.
17:41Et si le général de Gaulle
17:42dit je vais faire,
17:43personne ne va dire
17:44peut-être pas le faire,
17:45on va voir, ça dépend.
17:46Trump, c'est le contraire
17:47du performatif.
17:47C'est l'anti-de Gaulle
17:48en ce sens.
17:49Donc, sur la question
17:50de la forme,
17:50c'est fatigant,
17:51cette façon,
17:52cette logorée perpétuelle
17:53à chaque fois qu'il est
17:54dans une école,
17:55il tient ce discours,
17:56il est sur le tour de France,
17:58il parle comme ça.
17:59Donc, il parle comme ça.
18:05Mais bien sûr,
18:06c'était des gars qui,
18:08voilà, c'était des vrais.
18:09C'était des héros.
18:11Des gens qui sont résistants
18:12le 18 juin,
18:13voire le 19 1940.
18:14Pas les gens qui attendent,
18:15qui attendent,
18:16qui attendent
18:16et qui éventuellement,
18:1815 jours après le débarquement,
18:19le 6 juin,
18:19se disent que finalement,
18:20la résistance,
18:21ce n'est pas si mal que ça.
18:22Et les gens qui se mettent
18:23des brassards
18:24et qui descendent
18:24avec des tractions
18:25dans les fermes
18:26et qui commencent
18:27à abattre les gens
18:27parce que lui,
18:28il a couché avec sa femme
18:28et tout ça,
18:29se fait au nom de la résistance,
18:30etc.
18:30Ça n'a pas été très joli
18:31tout ce qui s'est passé ensuite.
18:32Et le général,
18:33c'est vraiment le jour,
18:34l'heure,
18:35c'est l'âge d'or.
18:36Ce sont les gens
18:36de l'âge d'or,
18:37de la résistance.
18:38Alors, après ça,
18:39on se dit,
18:40mais que n'as-tu été gaulliste,
18:41cher chef de l'État,
18:43depuis deux quinquennats ?
18:44Ça aurait été très bien
18:45que tu le sois.
18:47Vous tutoyez le chef de l'État,
18:48vous, Michel.
18:48Pardon ?
18:48Vous tutoyez le chef de l'État,
18:49ça y est.
18:50Vous avez franchi un cap
18:51dans l'intimité.
18:52Si, oui, non.
18:52J'imagine qu'il est à côté de moi.
18:54De toute façon,
18:55il sera à côté de moi,
18:56je le vous verrai.
18:56Je le vous verrai.
18:57J'ai trop grand respect
18:59pour la fonction.
19:00Et ce que je lui reproche,
19:00c'est justement lui-même
19:01ne pas la respecter.
19:05Du coup,
19:06je vous ai fait perdre votre fil.
19:07Et c'était quoi la question ?
19:09On évoquait le fait
19:10qu'effectivement,
19:11il déclame
19:12et qu'il parle de cette France libre,
19:14de cet héroïsme français.
19:15Et que donc,
19:16la France n'a jamais été
19:17aussi peu libre qu'aujourd'hui.
19:18Si vraiment,
19:19on veut déplacer,
19:20c'est facile de déplacer
19:21en disant, moi,
19:22j'aurais fait ceci
19:23et je n'aurais pas été cela.
19:24Et évidemment,
19:25j'en vois pas un qui dit,
19:25moi, je pense que j'étais
19:26un peu collabos
19:27et que j'aurais fait
19:27du marché noir.
19:28Tout le monde se dit,
19:29bah oui,
19:29j'aurais été résistant
19:30et très tôt.
19:31Il y a des gens aujourd'hui
19:32qui n'ont pas résisté
19:32à grand chose
19:33et qui ne résistent pas beaucoup
19:34et ils collaborent déjà.
19:35Donc, j'imagine bien
19:36que ce genre de collabos
19:37d'aujourd'hui
19:38n'aurait pas fait
19:38des résistants
19:39de la France libre.
19:40Et donc,
19:41la France libre,
19:41c'est formidable.
19:42Il ne l'a pas été
19:42l'homme de la France libre,
19:44le chef de l'État.
19:45Non, au sens second terme.
19:47C'est-à-dire,
19:47la liberté de la France,
19:48ça plonge, ça plonge, ça plonge.
19:49La liberté d'expression,
19:50la liberté de pouvoir agir
19:53dans le monde
19:54en tant que tel,
19:55en tant que France.
19:55Regardez,
19:56Trump qui dit,
19:57c'est ça la France.
19:59C'est terrible
19:59de s'entendre dire ça
20:00par Trump.
20:01Même Trump,
20:02surtout Trump.
20:02Des gens comme ça,
20:03même des gens comme Poutine
20:05qui ne disent rien
20:06mais qui n'en pensent pas moins
20:07et qui estiment que,
20:07bon,
20:08la France n'est pas libre
20:09quand aujourd'hui
20:10ce sont les narcotrafiquants
20:11qui font la loi.
20:12Quand ce sont aujourd'hui,
20:13on ne peut pas faire
20:14de politique.
20:14C'est Bruxelles
20:14qui décide de son avis.
20:16Vous êtes souverainiste.
20:17Mais ça y est,
20:17vous m'avez complètement
20:18converti au souverainisme.
20:19Mais la France n'est pas...
20:20Vous avez raison.
20:21Quand elle prend ses ordres,
20:23quand jadis certains
20:24prenaient des ordres à Moscou,
20:26eux prennent des ordres
20:27à Bruxelles,
20:27que Mme Ursula von der Leyen
20:29dit,
20:29ah mais ça,
20:30non, non, non,
20:30vous êtes peut-être contre
20:32Mercosur,
20:32mais moi je suis pour,
20:33donc vous l'aurez quand même.
20:34Et puis ce sera comme ça
20:35et ce ne sera pas autrement.
20:36Donc la France n'est pas libre.
20:38Donc c'est formidable
20:39qu'on honore la France libre.
20:40C'est à chaque fois
20:40qu'on honore le général de Gaulle,
20:42c'est formidable.
20:42Mais j'aimerais moi
20:43qu'on puisse d'un point de vue,
20:44enfin être gaullien aujourd'hui
20:46et montrer qu'on veut
20:47une France libre.
20:48Une France dans laquelle
20:49ni l'Iraqaï,
20:50ni les narcotrafiquants,
20:51ni les européistes,
20:52etc.
20:54ne fassent la loi.
20:55Et que la loi,
20:56elle soit faite
20:56par le peuple français.
20:57C'est ça le gaullisme.
20:58Au-dessus du général,
20:59il y a le peuple.
21:00Et le peuple,
21:01quand il dit non au général,
21:02le général,
21:02il dit je m'en vais.
21:03Et au-dessus de la tête
21:04d'Emmanuel Macron,
21:06il n'y a rien.
21:06Peut-être Dieu.
21:07Mais c'est à peu près tout.
21:08Et donc on a envie
21:09de lui dire
21:10encore un effort
21:10pour être véritablement
21:11angoliste.
21:12Et puis si on peut réfléchir
21:13vraiment à faire de...
21:15Je ne suis pas professeur
21:16à l'école de guerre,
21:17mais enfin je le redis,
21:18est-ce que vraiment
21:19l'actualité aujourd'hui,
21:20c'est d'envisager
21:21pour plus tard,
21:22vraiment dans
21:23je ne sais pas combien d'années,
21:25un...
21:25Vaste question.
21:26Ben oui,
21:26mais c'est la question.
21:27Beaucoup d'argent,
21:28beaucoup de technologie.
21:29Il faut être craint et puissant.
21:30Oui,
21:30ça fait plusieurs fois
21:31qu'il la sort cette phrase,
21:32mais il faut d'abord
21:33être crédible.
21:34Être puissant,
21:35c'est être crédible.
21:35Il faut avoir les moyens
21:36de sa puissance.
21:36Non,
21:37ce n'est pas seulement
21:37avoir beaucoup d'argent,
21:38c'est être crédible.
21:39C'est dire ce chef d'État
21:40a dit ça,
21:40il le fera.
21:41Et c'est ça la puissance.
21:44Là encore,
21:45c'est le verbe performatif.
21:46Ce n'est pas le verbe perdu
21:47qui un jour dit quelque chose
21:48et le lendemain dira encore autre chose.
21:50Moi je pense qu'il faut,
21:51on fait un peu de philosophie,
21:52vous et moi,
21:54renvoyer à Clausewitz
21:54qui a écrit un très gros livre
21:55qui s'appelle
21:56De la guerre
21:56et qui est un livre
21:57sur les guerres classiques
21:59et traditionnelles,
22:00plutôt les guerres napoléoniennes.
22:01On est au début du 19ème siècle
22:02avec des masses qui s'opposent,
22:04qui s'affrontent,
22:04etc.
22:05Et ce même Clausewitz
22:06a écrit un tout petit texte,
22:08enfin ce n'est pas qu'il a écrit un texte,
22:10c'est un texte qui a été produit
22:11à partir de cours
22:12qu'il a donnés à l'école de guerre
22:13dans les années 1810,
22:1611, 14 je crois.
22:17Et ça s'appelle
22:18La petite guerre.
22:19Et la petite guerre,
22:20en gros,
22:20c'est la guérilla
22:21pour aller très vite.
22:22C'est-à-dire que là,
22:23on est en train
22:24de chercher les moyens
22:25de faire la grande guerre
22:26avec des gros bâtiments
22:28et du gros matériel,
22:29etc.
22:30Croyez-vous que l'armada,
22:31par exemple,
22:32de Trump aujourd'hui
22:33soit suffisante
22:34pour en finir
22:35avec le régime iranien ?
22:37Non ?
22:38Ils ont des petites vedettes,
22:39ils ont des petits drones,
22:40ils ont des petites mines
22:41et ils font trembler
22:43le Gerald Ford,
22:44si l'on veut,
22:44enfin le plus grand
22:45porte-avions du monde.
22:46Donc il faut penser
22:47la guerre aujourd'hui
22:48en termes de cyber-guerre.
22:51C'est-à-dire qu'il nous dit,
22:52le président de la République,
22:52que ce sera un sommet
22:54de technologies numériques.
22:55Mais le sommet
22:56de technologies numériques,
22:57vous pouvez avoir,
22:57je ne sais pas combien,
22:58c'est de milliards,
22:59je n'arrive pas à penser
22:59quand il y a autant de chiffres.
23:01Mais vous avez un gamin
23:02dans son garage
23:02qui, avec son ordinateur,
23:03peut arrêter le porte-avions.
23:05Exactement.
23:05Si vous avez des hackers,
23:06c'est-à-dire que,
23:07alors évidemment,
23:07c'est moins visible,
23:08on ne peut pas avoir
23:09une grande maquette,
23:10on ne peut pas faire
23:10du Gérard Philippe
23:11en disant,
23:11ah bah bah France libre,
23:12mais il nous faut des hackers
23:13éventuellement qui soit...
23:14Non mais regardez,
23:15quand les avions américains
23:16neutralisent l'aviation iranienne,
23:18parce que les communications
23:19nous appartiennent,
23:20les avions ne bougent plus.
23:22Vous pouvez avoir 10 000,
23:2310 millions,
23:23500 millions d'avions
23:24si vous ne pouvez pas
23:25prendre votre vol
23:27parce que,
23:28d'un point de vue numérique,
23:29il y a un brouillage
23:30et que l'informatique
23:32ne fonctionne plus.
23:33Eh bien là,
23:33vous allez gagner la guerre.
23:34Et donc cette guerre-là,
23:35il faut la mener
23:36avec des hackers,
23:38avec des ingénieurs,
23:39avec des gens
23:40qui sont capables
23:40de travailler
23:41sur cet avenir-là.
23:42et des guerres
23:43qui soient moins coûteuses.
23:44Regardez Zelensky
23:45qui est en train
23:45de résister à Poutine
23:47qui a des bombes atomiques.
23:48Poutine a quantité
23:49de bombes atomiques
23:50et Zelensky
23:50et les Ukrainiens résistent.
23:52Allez, on va faire
23:52une petite pause,
23:53Michel Onfray.
23:54On continuera cette discussion
23:55passionnante dans un instant.
23:56On va partir de la France libre,
23:58de ce mot qui est le nouveau nom
24:00du porte-avions.
24:01Pour évoquer le général Legault,
24:02l'écoutez aussi,
24:03peut-être quand lui
24:03parlait de la France libre,
24:06la France éternelle.
24:07A tout de suite
24:07dans Face à Michel Onfray
24:09sur CNews et Europa.
24:10On se retrouve
24:11pour la seconde partie
24:12de Face à Michel Onfray
24:13sur CNews et sur Europe 1.
24:14Le France libre,
24:15c'est donc le nom
24:16du nouveau porte-avions
24:17nucléaires français
24:18qui sera construit
24:19et sans doute mis à l'eau
24:21dans les années 2038-2040.
24:23On va écouter maintenant,
24:24évidemment,
24:25parce que ça évoque
24:25l'épopée gaullienne,
24:27mon cher Michel,
24:28le général.
24:29Quand il parle
24:29de cette page
24:30de l'héroïsme français
24:31qu'a été la libération,
24:32c'est le 25 août 1944
24:34à l'hôtel de ville de Paris,
24:36tout juste libéré.
24:36Il célèbre
24:37la France libre
24:38et éternelle.
24:39Regardez,
24:40frissons garantis.
24:42Qui sommes ici,
24:43chez nous,
24:44dans Paris,
24:46levés,
24:47debout,
24:48pour se libérer
24:49et qui a su le faire
24:50de ses mains,
24:52non,
24:52nous ne dissimulerons pas
24:54cette émotion
24:55profonde
24:56et sacrée.
24:58Il y a là des minutes,
25:00nous le sentons tous,
25:02qui dépassent
25:03chacune
25:04de nos pauvres vies.
25:06C'est vraiment incroyable
25:08de l'entendre ainsi.
25:09on a vraiment
25:09les poils
25:10qui se redressent.
25:11Oui.
25:12Vous disiez
25:13une improvisation.
25:14Le général de Gaulle
25:15écrivait tout
25:16et apprenait tout
25:16par cœur.
25:17Donc,
25:17il n'improvisait pas du tout.
25:18Je pense qu'il n'improvisait pas.
25:21Et le roi Charles,
25:23qui est comme ça aussi,
25:23il est capable
25:24d'apprendre par cœur
25:24un discours en japonais.
25:26Il y a des gens
25:26qui ont des hypermésiques.
25:29Moi,
25:29je ne sais pas
25:30apprendre par cœur
25:30quoi que ce soit,
25:31même une phrase.
25:32Et donc,
25:33je pense que le général
25:34a dû écrire,
25:35apprendre
25:35et que tout est dit.
25:37Ce n'est pas le meilleur général
25:38pour moi.
25:39Ah bon ?
25:39Non,
25:39parce qu'il a fabriqué
25:41une légende.
25:42La France éternelle,
25:43il nous parle à tous.
25:43Oui,
25:45on l'a coupé.
25:45Mais vous savez,
25:46la France s'est libérée
25:47par elle-même,
25:47etc.
25:48Non,
25:48la France ne s'est pas libérée
25:49par elle-même.
25:50Et là,
25:51il n'y aurait pas eu
25:51les Américains.
25:52Nous n'aurions pas été libérés.
25:54Et les Américains sont entrés
25:55dans la guerre,
25:56non pas parce qu'ils aimaient
25:57la France,
25:57non pas parce qu'ils aimaient
25:58la liberté,
25:59mais parce qu'il y avait
26:00Hubert Larbourg
26:01et qu'il s'agissait
26:02pour les Américains
26:03de faire la guerre
26:04à Hitler
26:05et de la faire
26:06sur une terre
26:07qui ne soit pas la leur,
26:08c'est-à-dire pas les Etats-Unis,
26:09mais pour le coup,
26:09l'Europe.
26:10Et on commençait avec la France.
26:11Et donc,
26:12c'était le début.
26:13Il y avait après le projet
26:14d'aller jusqu'à,
26:15alors pas seulement
26:16Berchtesgaden chez Hitler,
26:17mais ensuite jusqu'à Moscou.
26:19Et donc,
26:19le général de Gaulle,
26:20là,
26:20il sait ce qui l'attend.
26:21Donc,
26:22je justifie son mensonge.
26:23On va dire son mythe
26:24plutôt que son mensonge.
26:25Je ne veux pas
26:26qu'il soit présenté
26:26comme un menteur.
26:27Mais quand il se dit
26:29voilà,
26:29maintenant je suis à la tête
26:30de l'État français,
26:30il va falloir que je gouverne.
26:32Il va falloir que je pilote
26:33la France avec les collabos,
26:35les attentistes,
26:35les vichistes,
26:36les pétinistes,
26:37les communistes
26:38qui ont collaboré
26:39pendant deux ans
26:39le temps du pacte
26:40germano-soviétique
26:41qui sont devenus résistants
26:42par la suite,
26:42etc.
26:43Et vous dites,
26:43et la France est par terre.
26:45Et vous dites,
26:45je prends tout ça
26:46et je dois gouverner.
26:47Donc,
26:47vous commencez une mythologie
26:49et la mythologie,
26:53avant la France républicaine,
26:54il y a eu après
26:55la France républicaine,
26:56mais il y a eu pendant Vichy,
26:57l'État français,
26:57travail, famille, patrie,
26:58etc.
26:59Une France républicaine,
27:00c'était moi,
27:00j'étais à Londres, etc.
27:01Et il constitue une mythologie.
27:05Donc, c'est une mythologie
27:06qui suppose des choses terribles
27:07pour ce que nous sommes devenus
27:08aujourd'hui.
27:09C'est-à-dire,
27:09les communistes,
27:10on n'a jamais dit
27:10qu'elles avaient été
27:11leur parcours.
27:12On ne parle pas
27:13du pacte germano-soviétique.
27:14Si, j'en ai parlé moi
27:15beaucoup, longtemps,
27:16pendant des années.
27:17Et maintenant,
27:17sur CNews,
27:17on commence à en parler
27:18et c'est tant mieux
27:19parce que les gens
27:19peuvent voir qu'il y a eu
27:20cette histoire.
27:21Et puis après,
27:22Thorez,
27:23et puis ces gens
27:23qui s'en vont
27:24en Union soviétique,
27:25et puis la résistance
27:26communiste armée
27:27qui veut prendre le pouvoir
27:28et qui ne veut sûrement
27:29pas réaliser une république.
27:30Donc, le général,
27:31il a besoin de fabriquer
27:31un mythe.
27:32Et il fabrique le mythe
27:33d'une France éternelle,
27:35d'une France qui aurait
27:36résisté tout entière.
27:38C'est très minoritaire,
27:39la partie de la résistance.
27:40Et quand vous prenez
27:40la résistance,
27:41je vous dis,
27:41regardez,
27:4240, 41, 42,
27:4343, 44,
27:4545, même pour certains.
27:46Et le gros de la résistance,
27:47c'est vraiment sur la fin.
27:48Quand tout est gagné,
27:49quand il y a eu Stalingrad,
27:50quand il y a eu
27:51la fin du pacte germano-soviétique,
27:53quand il y a eu
27:53le début du STO,
27:54service du travail obligatoire,
27:56où des gamins de 20 ans
27:56disent, moi,
27:57je ne quitte pas papa et maman,
27:58je ne quitte pas mon territoire,
27:59je pars dans le maquis.
28:00Voilà.
28:00Et donc,
28:01il y a eu tout ça
28:01pour justifier.
28:02Même Mitterrand
28:03comprend que finalement
28:04c'est perdu,
28:04il rentre dans la résistance
28:06tardivement.
28:06Tous ces gens,
28:07je suis en train d'écrire
28:07sur Malraux, Malraux,
28:08mars 1944.
28:10Il rentre dans la résistance
28:11en mars 1944.
28:13Donc,
28:13après avoir refusé
28:14plusieurs fois
28:14des propositions
28:15qui lui étaient faites
28:15précédemment.
28:17Donc,
28:17le général fabrique un mythe
28:18en disant,
28:19la France a été républicaine,
28:20la France a été résistante
28:21et nous allons continuer
28:22dans la résistance
28:23et nous allons fabriquer
28:24une France
28:25que nous allons remettre debout
28:26et on va oublier
28:28que les avocats,
28:30les juristes,
28:30les écrivains,
28:31les juristes,
28:33les patrons de presse,
28:36les acteurs,
28:36les comédiens
28:37ont souvent collaboré
28:38beaucoup collaboré,
28:39on ne cherche pas
28:39de poux dans la tête.
28:40C'est ce qu'a fait
28:42en Afrique du Sud
28:44Mandela.
28:45Il a fait exactement
28:45la même chose
28:46quand il a dit
28:46bon maintenant
28:47c'est moi qui pilote,
28:48on va oublier
28:49qui a fait quoi
28:50et comment
28:51à l'époque de l'apartheid
28:52et il faut faire ça.
28:53Un grand chef d'État
28:54c'est quelqu'un
28:54qui oublie,
28:55pardonne,
28:55je ne sais pas
28:56quel mot convient
28:56et pour ce faire
28:57a besoin de créer un mythe.
28:59Sauf que ce mythe
28:59il a comprimé
29:01la résistance,
29:01la collaboration,
29:02il n'y a pas eu
29:03de procès de Nuremberg
29:04du communisme
29:05par exemple
29:06il n'y a pas eu
29:06non plus
29:07de procès de Nuremberg
29:07de Vichy
29:08et de Pétain
29:09etc.
29:10Et puis un jour
29:10ça ressurgit
29:11sous la forme
29:12de Jean-Marie Le Pen
29:13et on se dit
29:14mais c'est quoi ce truc ?
29:15Et puis après on dit
29:15ben oui
29:16la France n'a pas été
29:17complètement résistante
29:18puis après
29:18ben non
29:18elle a été même
29:19totalement collaboratrice
29:20ce qui n'est pas vrai
29:20non plus.
29:21Donc on n'a pas fait
29:22ce travail de mémoire,
29:23on n'a pas fait
29:23ce travail d'histoire.
29:25Le général a eu besoin
29:26d'un mythe.
29:26Je suis un peu désolé
29:28que les historiens
29:28n'aient pas montré
29:29que ce mythe
29:30avait été nécessaire
29:31pour reconstruire la France
29:32parce que ça a produit
29:33des effets délétères
29:33sur la politique française.
29:34Regardez les campagnes
29:35aujourd'hui
29:36qu'elles soient communales
29:37ou législatives
29:38ou présidentielles
29:40elles ont à voir
29:41avec ce mythe
29:42qui n'a pas été déconstruit.
29:44On est en face
29:44à Michel Onfray
29:45sur CNews
29:45et sur Europe 1
29:46un tout petit point
29:47à Michel
29:47sur ce qui se passe
29:48en Iran
29:49les bombardements
29:50se poursuivent
29:50Israël a à nouveau
29:52éliminé plusieurs
29:53chefs de la république
29:55islamique d'Iran
29:55cette semaine
29:56l'objectif d'Israël
29:58évidemment
29:58que ce régime
29:59des molles à tombe
30:00on va écouter
30:02un spécialiste
30:02de la question
30:03Emmanuel Razavi
30:04qui était notre invité
30:05cette semaine
30:05et qui connaît
30:07extrêmement bien
30:07l'Iran
30:08et il est lui-même iranien.
30:09Le potentiel militaire
30:11l'arsenal militaire
30:12comme les états-majors
30:13sont quand même
30:14sérieusement endommagés
30:15c'est important
30:16parce que les buts
30:17ou les objectifs de guerre
30:18aujourd'hui d'Israël
30:19et des Etats-Unis
30:20quand même
30:20sont quotidiennement
30:23atteints
30:23par les débuts politiques
30:24après ça
30:25c'est une autre chose
30:26donc aujourd'hui
30:27si vous voulez
30:28vous avez un régime
30:29en fait
30:29une république islamique
30:30qui est une république islamique
30:32quand même
30:32d'autant plus
30:32je dirais
30:33failli abîmer
30:34que ce sont
30:35vous rappeliez
30:35que nombre de ces dirigeants
30:37avaient été tués
30:37et ce sont
30:38si je puis me permettre
30:39de l'ajouter
30:39des dirigeants historiques
30:41c'est-à-dire que
30:42ceux qui sont issus
30:43de la révolution islamique
30:44de 1979
30:45ceux qui ont fait tomber
30:46en fait
30:47le chat d'Iran
30:49petit à petit
30:50écoutez
30:50il n'y en a plus
30:51beaucoup
30:51on va voir arriver
30:53en fait
30:53ce que les Iraniens
30:54on appelle
30:54les seconds couteaux
30:56qui eux aussi
30:57sont éliminés
30:57les uns
30:58après les autres
30:58est-ce que
30:59vous pensez
31:00que ce régime
31:01totalitaire
31:02peut tomber
31:03Michel
31:03et surtout
31:04comment
31:05qu'est-ce qui peut en surgir
31:06s'il venait à tomber
31:08ce qui est très difficile
31:09à prédire
31:09alors où on se parle
31:10Oui parce qu'on mésestime
31:12le capital sympathie
31:13du régime des Molins
31:14dans l'Iran profond
31:16enfin dans la campagne
31:17les campagnes
31:18il y a plein de gens
31:19qui ne veulent pas
31:19d'une modernité occidentale
31:21de jeunes filles
31:22avec des mini-jupes
31:23ou de musique occidentale
31:25ou de gens qui fumeraient
31:26des pétards
31:27ou ce genre de choses
31:28donc il y a
31:29beaucoup de gens
31:30donc c'est pas
31:31une quantité négligeable
31:32regardez quand ils font
31:33descendre dans la rue
31:34lors d'obsèques
31:35de dignitaires
31:36vous avez plein de gens
31:38dans la rue
31:38donc vous avez
31:40dans les villes
31:41des jeunes
31:42qui veulent un régime occidental
31:43qui veulent la liberté
31:44je suis de leur côté
31:46évidemment
31:46mais vous avez aussi
31:47en face des gens
31:48qui ne veulent pas ça
31:48ça veut dire que
31:50la stratégie
31:51du nous bombardons
31:51et nous repartons
31:52nous avons une technologie
31:53c'est formidable
31:54on fait des trous
31:54de 30 mètres
31:55et puis on tue des gens
31:56et on repart
31:56ça ne suffit pas
31:57et j'y reviens
31:58c'est la fameuse
31:59petite guerre
32:00de Klaus Witt
32:01c'est la guerre
32:01de la guérilla
32:01soit ce sont
32:03on arme des gens
32:04mais ça veut dire
32:05qu'il leur faut
32:06hélas une guerre civile
32:07et l'idée que
32:09quand on fait tomber
32:10un dictateur
32:10surgisse immédiatement
32:11la démocratie
32:12je ne citerai pas
32:13certains philosophes
32:14qui ont fait profession
32:14de cette théorie
32:17qui est une théorie fausse
32:18quand on a supprimé
32:19un dictateur
32:19on peut voir surgir
32:20un autre dictateur
32:21et on peut voir surgir
32:23le chaos
32:23et une anarchie totale
32:24donc je ne pense pas
32:25que Trump ait des plans
32:26là-dessus
32:27il avait des plans
32:28de top gun
32:29j'arrive avec la machine
32:31les mécaniques
32:32etc
32:32ce que disait le général de Gaulle
32:33il opposait les machines
32:34à l'esprit
32:35on retrouve ça chez Malraux
32:36on retrouve ça chez Bergson
32:37et là l'esprit
32:39il est où ?
32:39l'esprit de la résistance
32:40jadis les Etats-Unis
32:41faisaient des coups d'état
32:42ils arrivaient
32:43ils tuaient le chef de l'état
32:44et puis ils mettaient
32:45des militaires à leur solde
32:46et puis c'était Pinochet
32:48si vous voulez
32:48tous les coups d'état
32:49de l'Amérique du Sud
32:50c'est comme ça
32:51qu'on change un régime
32:51hélas
32:52c'est comme ça que ça se passe
32:52ça ne surgit pas
32:54de la destruction
32:54du tyran
32:56donc vous avez un peuple
32:57qui défend ce régime
32:58vous avez des gens
32:58qui sont des mafieux
33:00et qui bénéficient
33:01de ce régime
33:02vous avez beaucoup
33:03beaucoup d'argent
33:04confisqué au peuple
33:05et ils crèvent la faim
33:07les Iraniens de base
33:08mais vous en avez
33:09qui ne crèvent pas
33:10la faim du tout
33:11ces gens-là
33:11ils ont intérêt
33:12à notre régime
33:13quant à Trump
33:14qui est en gros
33:15le patron de ce genre
33:16d'affaires
33:16lui il n'a pas envie
33:17d'un changement de régime
33:18lui il a juste envie
33:19de gens avec lesquels
33:19ils puissent parler business
33:20Israël veut un changement de régime
33:22parce que c'est une menace
33:23existentielle pour Israël
33:24c'est existentielle pour eux
33:24parce que l'Iran a menacé
33:26de rier Israël
33:27oui mais donc
33:28eux auront une autre stratégie
33:29je pense que Netanyahou
33:30n'aura pas la stratégie de Trump
33:31si Trump dit
33:32je n'y vais pas
33:33ou je n'y vais plus
33:33ou je ne fais pas ça
33:35il faut compter sur les Israéliens
33:37pour reprendre le relais
33:39intellectuel
33:40existentiel
33:41et sur le terrain
33:41de cette guerre
33:42sur le terrain
33:42avec effectivement
33:44des services secrets
33:45qui ont l'air très implantés
33:46après la possibilité
33:48de donner des armes
33:49à des gens
33:49qui sont vraiment
33:51présentés
33:51comme des opposants
33:52de l'intérieur
33:53et puis avec la possibilité
33:54de faire une contre-terreur
33:56pour s'opposer
33:57à cette terreur
33:57hélas les guerres civiles
33:59ce sont des choses terribles
34:00Michel on va juste écouter
34:01le président israélien
34:02Herzog
34:02qui dit que
34:03l'état hébreu
34:04se bat contre
34:04une menace existentielle
34:06et qu'il se bat
34:07contre le mal
34:07qui est incarné
34:08par Téhéran
34:10nous sommes une coalition
34:11de nations modérées
34:12qui souhaitent instaurer
34:13la paix dans la région
34:15face à nous
34:16se dresse un empire du mal
34:17dont tous les mandataires
34:18sont issus de Téhéran
34:21c'est désormais
34:22l'épreuve décisive
34:23et je suis convaincu
34:24que plus nous avancerons
34:25et plus les événements
34:26se multiplieront en Iran
34:27à la suite de nos attaques
34:28plus nous verrons également
34:29des changements s'opérer
34:30au sein du peuple iranien
34:32Voilà pour le président israélien
34:34Herzog
34:34Michel
34:35Mais les juifs pensent la guerre
34:38Israël est menacé
34:40depuis sa création
34:41donc ils vivent en permanence
34:43dans la guerre
34:43dans la menace de la guerre
34:44ils savent que
34:45l'Iran voulait les supprimer
34:46mais que le Hezbollah
34:47voulait les supprimer
34:48que plein d'autres pays
34:49le Hamas
34:50voulait les supprimer
34:51et donc eux
34:52ils pensent la guerre
34:53et ils ne la pensent pas seulement
34:54en disant
34:55j'ai des gros bras
34:56j'ai des gros muscles
34:57j'ai des avions furtifs
34:58et j'ai le sous-marin
34:59le plus long du monde
35:01le porte-avions
35:01le plus long du monde
35:02et ça suffira bien
35:03non ça c'est un peu court
35:04et c'est américain
35:05mais d'abord
35:07les juifs pensent
35:08avec la Torah aussi
35:08ils sont dans une perspective
35:11biblique
35:12religieuse
35:13spirituelle
35:14philosophique
35:14ils défendent effectivement
35:15leur pays
35:16leur peuple
35:16leur nation
35:17et ils n'ont pas évidemment
35:19les mêmes intérêts
35:19eux le pétrole
35:21c'est pas leur affaire
35:21c'est pas leur aventure
35:22vous avez juste quelqu'un
35:23qui a un canon braqué sur vous
35:25qui dit
35:25je vais te tuer
35:26et eux ils sont bien obligés
35:27d'inventer des ripostes
35:28et des réponses
35:29donc je pense que
35:32je vous espérais que
35:33Trump continuera
35:34dans un travail
35:36avec les israéliens
35:38mais je pense que
35:39si Trump arrête
35:39Israël continuera
35:40devra continuer
35:41alors il y aurait eu
35:43la possibilité
35:44si on avait eu
35:44un chef de l'état gaullien
35:45de reprendre des accords
35:46d'Abraham
35:47en disant
35:47nous allons travailler
35:48à une coalition
35:49il a bien fallu
35:50quand le général de Gaulle
35:51dit
35:51nous avons gagné tout seul
35:52etc
35:52il sait bien qu'il n'a pas gagné
35:53tout seul
35:54il a passé des années
35:55à essayer de fabriquer
35:56des coalitions
35:56d'abord avec
35:58la France libre
35:59en Afrique
36:00ensuite avec
36:01etc
36:01il faut reconnaître l'histoire
36:02jusqu'à la Russie
36:03quand il y a Barbarossa
36:04et la fin du pacte germano-soviétique
36:06il constitue
36:07un pôle d'alliés
36:08en ce sens
36:09il a raison
36:09il a contribué
36:11à la libération
36:12en général
36:12mais dans une limite
36:14qui n'était pas mécanique
36:15on dirait
36:15dans une limite
36:15qui était spirituelle
36:16en bergsonien
36:17disons-lui comme ça
36:18et Israël
36:19ils ont effectivement
36:20ils peuvent penser la guerre
36:21parce qu'ils ont effectivement
36:22d'autres intérêts
36:22ils ne sont pas obsédés
36:23par le pétrole
36:24ils sont obsédés
36:25par leur vie
36:25et leur survie
36:26et c'est pourquoi
36:27il faut les aider
36:27et c'est pourquoi
36:28la France devrait
36:29prendre la tête
36:29d'une coalition
36:30en disant
36:30reprenons les gens
36:31qui étaient à l'origine
36:33qui faisaient partie
36:34des accords d'Abraham
36:35et qui se font tirer dessus
36:36aujourd'hui
36:37ce sont des gens
36:38qui sont devenus
36:39des ennemis de l'Iran
36:41les ennemis de l'Iran
36:42sont nos amis
36:42dans tout le golfe
36:43ils sont intéressés
36:44et puis c'est le dit de Qatar
36:46refabriquons une grande France
36:47avec un grand chef
36:48de l'état gaullien
36:49qui dirait
36:49on reprend tout ça
36:50et puis voyons
36:51ce qu'on peut faire
36:52en travaillant
36:53avec Donald Trump
36:54ça c'est un vrai travail
36:56de chef de l'état
36:57et voilà
36:58alors on va passer
36:59au point philo
36:59parce que c'est
37:00notre rendez-vous
37:01là vous nous proposez
37:02alors un livre
37:03de William Reich
37:04on dit bien Reich
37:06écoute petit homme
37:07c'est un fredo marxiste
37:10expliquez-vous
37:10ce que c'est
37:11cette race
37:12cette espèce-là
37:13c'est attelage
37:14c'est attelage
37:15j'ai choisi
37:16parce que les gens
37:16me disent
37:17qu'ils aiment bien
37:17ce moment-là
37:18de notre émission
37:18et donc j'essaie
37:19c'est de choisir
37:20les livres les plus simples
37:21à lire
37:22et c'est le plus simple
37:24parmi l'oeuvre de Reich
37:25dans l'oeuvre de Reich
37:26parce qu'il y a
37:27héros et civilisation
37:29il y a l'homme unidimensionnel
37:30la fonction de l'orgasme
37:32la psychologie de masse
37:33du fascisme
37:33qui sont très intéressants
37:34je vois que vous hauchez la tête
37:35mais ça a l'air très compliqué
37:37tout ça
37:37non c'est très simple
37:38avec les abscisses
37:39et les ordonnées
37:40en disant
37:40la durée
37:41l'intensité
37:41le plaisir des hommes
37:42n'est pas le plaisir des femmes
37:43et si on veut que ça coïncide
37:45il faut qu'il y ait une érotique
37:46c'est un livre très important
37:47moi j'ai lu ça quand j'étais au lycée
37:49mon prof de philo
37:50avait trouvé que le titre
37:51était un peu provocateur
37:52mais bon
37:52et dans Écoute Petit Homme
37:53il y a une espèce de
37:54Écoute Petit Homme
37:54c'est pas un message caché
37:55à quelqu'un
37:56Écoute Petit Homme
37:57non pas du tout
37:57ok non très bien
37:58vous me méfiez vous
37:59non non
38:00le petit homme
38:01c'est le petit homme du ressentiment
38:03c'est le type qui est haineux
38:05c'est l'antisémite
38:06on n'a pas le droit
38:06de faire de politique
38:07donc je n'ai pas le droit
38:08de dire dans quelle partie
38:08il se trouve
38:09mais les petits hommes
38:10ce sont ces gens petits
38:11étroits
38:13qui ont raté leur vie
38:14qui n'ont pas compris
38:15que finalement
38:16la vie c'était la vie
38:17et que dans la vie
38:17il y avait du vivant
38:18et que c'était ça
38:19qui était extraordinaire
38:20alors il dit dans ce texte
38:21quelque chose d'assez effrayant
38:22mais il dit
38:23il faut retrouver la méduse en soi
38:25il dit
38:25nous sommes passés
38:26de la méduse à nous-mêmes
38:27et on a perdu en gros
38:28ce qui fait notre identité
38:30qui est la puissance
38:31de la vie en nous
38:34alors ça
38:34c'est extrêmement intéressant
38:36mais ça initie un courant
38:37qu'on appelle le freudomarxisme
38:39Freud est un homme de droite
38:41très à droite d'ailleurs
38:42pas du tout la gauche
38:43qu'on a raconté
38:44c'est quelqu'un qui pense
38:45qu'il faut
38:46on en a parlé
38:46quand on a analysé
38:47la question de la guerre
38:48chez lui
38:48qu'on a des pulsions sexuelles
38:50des pulsions libidinales
38:51et qu'il faut contenir tout ça
38:52donc c'est un répressif
38:53Freud
38:54et il disait
38:54il faut une civilisation
38:55il faut une culture
38:56il faut une religion
38:56il faut une morale
38:57enfin il faut ce qu'il appelait
38:58un surmoi
38:58sinon le ça déborde absolument
39:00et donc il faisait l'éloge
39:02de tout ce qui était répressif
39:03et qui tenait
39:04ou qui contenait le ça
39:05et lui pensait que
39:07Freud
39:07qu'il n'y avait
39:07le ça c'est l'inconscient
39:09qu'il n'y avait
39:10que de l'inconscient
39:11et que l'inconscient
39:12était déterminant
39:13de notre propre comportement
39:14donc il n'y a pas
39:15d'économie
39:17il n'y a pas de prolétaire
39:18il n'y a pas de bourgeois
39:19il n'y a pas d'exploitation
39:20chez Freud
39:20il y a juste un système
39:21qui fait que
39:22c'est un système
39:23purement libidinal
39:24en face
39:25Marx lui pense
39:25exactement l'inverse
39:26il n'y a pas d'inconscient
39:28évidemment Freud
39:29connaissait Marx
39:30mais Marx ne connaissait pas Freud
39:31pour des questions de chronologie
39:32et le marxisme
39:34c'est la libération
39:35de la société
39:35donc la fin du capitalisme
39:37la réalisation du socialisme
39:38l'abolition de la propriété privée
39:40la collectivisation
39:41de la propriété privée
39:42donc ce sont des gens
39:43qui sont sur des bords
39:45totalement opposés
39:45les Freudiens
39:46ne sont pas les marxistes
39:47les marxistes ne sont pas les Freud
39:47alors tout ça coïncide
39:48c'est monsieur
39:48et ça coïncide
39:49avec William Reich
39:51qui lui nous dit
39:52il y a un capitalisme
39:54qui est purement répressif
39:56il faut en finir
39:56avec ce capitalisme
39:57et passer par une philosophie
39:59libertaire
39:59qui est celle
40:00de la libération sexuelle
40:01nous avons une orgone
40:03c'est ce qu'il appelle
40:03l'orgone
40:04c'est à dire
40:04une espèce d'énergie
40:05en nous
40:06et cette énergie
40:07elle est comprimée en nous
40:08il y a une espèce de carapace
40:10et cette cuirasse
40:10elle fait que nous devenons fascistes
40:12au vrai sens du terme
40:13il analyse
40:14je vous ai dit tout à l'heure
40:15la psychologie de masse du fascisme
40:16il dit il faut libérer
40:17toutes ces choses là
40:18et quand on est dans la libération
40:19qu'on retrouve la méduse en soi
40:21finalement
40:23on connaîtra
40:24une jouissance absolue
40:25et ce
40:27ce freudaux marxisme
40:27il fait la loi en mai 68
40:28le jouir sans entrave
40:30par exemple
40:31sous les pavés
40:32la plage
40:32ou ce genre de choses
40:33on détruit la société capitaliste
40:35et on jouit
40:36d'un point de vue sexuel
40:37c'est à dire que
40:38le couple
40:39la monogamie
40:39la fidélité
40:40tout ça explose
40:41et puis on fait
40:41en même temps
40:42on fait exploser
40:43la société capitaliste
40:45d'où ces gens
40:46alors il n'était pas pédophile
40:47Reich
40:48mais d'où ces gens
40:49qui sont pédophiles
40:50dans les années 70
40:50et qui nous disent
40:51la sexualité des enfants
40:52c'est pareil
40:53ça doit avoir lieu
40:53libérons-nous
40:54etc
40:55donc quand
40:57Cohn-Bendit mourra
40:59probablement
40:59on dira
41:00voilà
41:00les 68
41:01le plus tard possible
41:03entendons-nous bien
41:04je mourrai aussi
41:05pour l'information
41:06moi aussi
41:06je ne voulais pas
41:07l'information
41:08je lui souhaite d'être centenaire
41:09le problème
41:10il n'est pas évidemment là
41:11mais je veux dire
41:12quand il y aura des necrologies
41:13et le plus tard possible
41:13pour Cohn-Bendit
41:16on aura cette photo
41:17du gentil garçon
41:19qui sourit
41:20devant les CRS
41:20etc
41:21c'était quoi
41:21on dira après
41:22c'était quoi son projet politique
41:23c'était la mixité
41:25du dortoir des filles
41:26et des garçons
41:27c'était ça
41:27ça a été ça
41:28le mouvement du 22 mars
41:29mais 68 ça démarre
41:30parce qu'il veut que
41:31les garçons puissent aller
41:32dans le dortoir des filles
41:33et vice versa
41:34donc il n'y a pas
41:34de projet politique
41:36si ce n'est jouir
41:37de tout son corps
41:39et en même temps
41:40détruire le capitalisme
41:40en même temps
41:41ça a produit
41:42la pensée 68-Arne
41:43pas seulement 68
41:44mais la pensée 68-Arne
41:45et encore aujourd'hui
41:46des gens qui aujourd'hui
41:47expliquent que la psychanalyse
41:49elle est de gauche
41:49etc
41:50ce n'est pas vrai
41:51elle n'est pas de gauche
41:52du tout
41:53Freud était quelqu'un
41:54qui estimait beaucoup
41:55le régime du chancelier Dolphus
41:57qui était un régime
41:58austro-fasciste
41:59il a fait une dédicace
42:00élogieuse à Mussolini
42:01comme je vous l'ai dit
42:02récemment
42:02il a fait la critique
42:04du marxisme
42:04par exemple
42:05dans Malaisocisation
42:06ou l'avenir d'une illusion
42:08mais jamais
42:08la critique des fascismes
42:11donc effectivement
42:12cette espèce
42:12de gauchisme culturel
42:14il faut jouir
42:15en permanence
42:16et détruire
42:16la société capitaliste
42:17ça reste quand même
42:18le mot d'ordre
42:18de ceux qu'on appelle
42:20il y a une leçon
42:21dans ce
42:21écoute petit homme
42:22de William Reich
42:23William Reich
42:24oui
42:25libérez-vous
42:25libérez vos instincts
42:27libérez vos pulsions
42:28libérez vos passions
42:29faites-vous plaisir
42:31tout ce qui vous comprime
42:33faites-le exploser
42:34il faut détruire
42:35le travail
42:36la famille
42:36la patrie
42:37si on veut utiliser
42:38la trilogie
42:38fameuse et bien connue
42:40il faut détruire
42:41tout ce qui fait
42:42la civilisation occidentale
42:44enfin c'est un ferment
42:44de destruction occidentale
42:46sous prétexte
42:47de libération sexuelle
42:48on le recommande
42:49quand même
42:50à nos téléspectateurs
42:50et nos auditeurs
42:51oui parce qu'il faut
42:52le lire
42:52pour essayer de comprendre
42:53ce qui s'est passé
42:55chez les Deleuze
42:56chez les Foucault
42:56chez les Guattari
42:57enfin tous ceux
42:57chez les Derrida
42:58qui l'ont beaucoup lu
42:59beaucoup pillé
43:00sans jamais le citer
43:00mais tout ce courant
43:02c'est la règle
43:03oui bien sûr
43:04et tout ce courant
43:05qu'on appelle
43:05de déconstruction
43:06a beaucoup pillé
43:07les fredo-marxistes
43:08qui étaient Reich
43:09qui étaient Fromm
43:10qui étaient quelques autres
43:11qui juifs
43:12d'Europe centrale
43:14quand ils ont quitté
43:14le nazisme
43:17alors qu'ils étaient communistes
43:18ne sont pas allés
43:19en Union soviétique
43:20si vous étiez communiste
43:21ils sont allés directement
43:22aux Etats-Unis
43:23ça aussi c'est une leçon
43:23merci beaucoup Michel Onfray
43:25c'était passionnant
43:26de vous écouter
43:26aujourd'hui encore
43:27dans votre émission
43:28merci
43:29on se retrouve la semaine prochaine
43:30sur CNews
43:30et sur Europe 1
43:31et sur Europe 1
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