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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes. Bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel. Bonjour L'Anse.
00:05On a très envie de vous entendre, entendre votre jugement de citoyen et de philosophe sur les bouleversements de la semaine.
00:10On va commencer dans l'ordre chronologique, par le vol des bijoux de la couronne.
00:15Cela s'est déroulé au musée du Louvre un matin, alors que le public était déjà dans la salle.
00:19En quelques minutes, les braqueurs armés de disqueuses et de portant un gilet jaune ont fait main basse sur les plus beaux joyaux,
00:26portés à la fois par des rois mais aussi par la famille impériale de Napoléon et ses descendants.
00:30Le butin est estimé à 88 millions d'euros.
00:33Quel symbole voyez-vous dans ce vol qui a choqué dans le monde entier ?
00:36Quelle responsabilité pour ceux qui sont en charge de la sécurisation de ces lieux qui incarnent notre histoire nationale ?
00:42On entendra les justifications de la directrice du Louvre, Laurence Descartes, auditionnée cette semaine par les sénateurs.
00:48On est évidemment d'abord, dans l'ordre chronologique, intéressés par ce qui s'est passé au Louvre.
00:53Ce braquage rocambolesque, en pleine journée, un dimanche matin, avec des braqueurs armés d'une disqueuse,
01:00vêtus de gilets jaunes, avec des petits plots.
01:02Ils ont mis un monte-charge jusque devant la fenêtre qui donnait sur la galerie dans laquelle se trouvaient les bijoux de la couronne.
01:0988 millions à peu près, estimés pour le butin qu'ils ont emporté, notamment des bijoux de l'impératrice Eugénie.
01:168 pièces dérobées, la couronne est tombée par terre et elle a été récupérée, évidemment, par ceux qui enquêtaient.
01:24On va d'abord écouter, si vous le voulez, les touristes.
01:26Parce que ceux qui étaient là ont un jugement assez dur à la France et le fait qu'on puisse se faire voler ainsi les joyaux de la couronne.
01:33Vous savez, on pourrait penser que le Louvre, parmi tous les endroits possibles, dispose de la meilleure sécurité au monde, non ?
01:40C'est fou, je pense que c'est peut-être un coup monté de l'intérieur. C'est vraiment bizarre.
01:47C'est triste parce qu'il s'agit de quelque chose de valeur, de valeur sentimentale, de valeur...
01:53C'est riche, c'est quelque chose de très important pour tout le monde, pour les Français, bien sûr, bien entendu, bien sûr, mais pour tout le monde, je pense.
02:00C'est quelque chose qu'on regrette.
02:03Peut-être que c'était le pain qui a volé le pain.
02:07Ah bon ? Le pain, pourquoi pas ? Il faut demander à le pain, c'était lui.
02:12Voilà, on a interrogé évidemment des étrangers, ils sont en majorité ceux qui visitent.
02:16C'est un retentissement dans le monde entier, Michel. Qu'est-ce que ça symbolise pour vous, ce vol du Louvre ?
02:21Bon, c'est très étonnant, on devrait s'étonner qu'un dimanche matin, à 9h30, il y ait des gens qui travaillent avec des monts de charge.
02:27Ça devrait déjà être suspect.
02:30Mais...
02:31Ça c'était pour l'ironie.
02:32C'est pour l'ironie.
02:33Mais sur le fond, c'est triste.
02:34Alors sur le fond, vous allez m'obliger à revenir à mes...
02:37À vos marottes ?
02:37À vos marottes. Je pense qu'on cherche des noms, là. Il faut absolument trouver la responsabilité d'un directrice.
02:42On va écouter Mme Descartes tout à l'heure.
02:44Oui, ou la dame qui s'occupe de la sécurité également, qu'on accable beaucoup, et il se fait que je la connais un peu,
02:50et qu'elle n'est vraiment pas du tout ce qu'on raconte partout, y compris sur sa vie privée.
02:56C'est un peu insultant, ce qui est dit sur son compte.
02:58Moi, je rappelle quand même que c'est une politique globale, une politique culturelle globale,
03:02et qu'il faut revenir à Maastricht, et qu'à partir du moment où on a décidé qu'il fallait donner de l'argent à l'Algérie,
03:07qu'il fallait donner de l'argent à la reconstruction de Gaza, donner de l'argent à la Chine parce qu'elle a besoin de notre argent,
03:12qu'il fallait donner de l'argent à l'Algérie, qui nous traite comme on le sait,
03:14qu'il fallait donner de l'argent pour que les étudiants algériens puissent venir étudier en France,
03:18qu'il fallait donner de l'argent à tous les migrants qui étaient là, il n'y a pas de problème.
03:21On donne beaucoup d'argent.
03:22Simplement, on a un hôpital dans l'État qu'on connaît, on a des musées dans les États que nous connaissons, etc.
03:27Donc, vous savez, cette histoire du sage qui montre la lune et de l'imbécile qui regarde le doigt.
03:30Là, on regarde le doigt et puis on dit « Ah, c'est telle personne, c'est telle personne ».
03:33On incrimine la sexualité de l'un, on incrimine le copinage de l'autre, on incrimine toutes ces choses.
03:37– On passe sur nos antennes, je n'ai jamais entendu parler de ça, mais vous avez raison de le signaler.
03:40– Ah si, je vous assure, hélas, sur les réseaux, hélas, hélas.
03:43Et donc, je ne veux pas accabler des personnes, je veux accabler des politiques.
03:47Et des politiques, alors si on veut accabler des personnes, ce n'est pas compliqué,
03:49c'est de Jacques Lang jusqu'à Rachid Haddati, c'est du président Mitterrand jusqu'au président Macron,
03:54c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'argent pour les musées.
03:56Donc, il n'y a pas d'argent pour les musées parce qu'il y a de l'argent.
03:58– Pour tout le patrimoine français.
03:59– Pardon ?
03:59– Pour tout le patrimoine français.
04:00– Pour tous les musées, bien sûr.
04:01– Musées, les châteaux, les églises, rien n'est d'autre.
04:04– Je ne veux pas donner des idées à des gens, mais je veux dire, moi j'adore,
04:06quand je vais dans une ville de province, aller dans les musées de province.
04:08Vous avez toujours des peintures magnifiques et vous avez parfois des chefs-d'œuvre méconnus
04:11et qui sont là. Enfin, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais pas protégés du tout.
04:15Ou assez peu protégés, ou faciles à voler, ou faciles à endommager.
04:18Vous pouvez faire des ravages avec un cutter, avec de la peinture, etc.
04:21Donc, je pense simplement qu'il n'y a pas de politique culturelle digne de ce nom.
04:26Quelles sont les politiques culturelles des dix derniers, par exemple,
04:31le ministre de la Culture ? Il n'y en a pas.
04:32– J'entends.
04:33– Langue est identifiable, Malraux était identifiable,
04:36les autres, ils sont identifiables ou quoi ?
04:37– C'est difficile de se comparer à Malraux aussi.
04:39– Pardon ?
04:39– C'est difficile de se comparer à Malraux.
04:41– Mais il y a des Malraux d'aujourd'hui, il y a des gens qui sont susceptibles
04:44de faire correctement le travail, et pas seulement des copains, des coquins,
04:47des gens qui sont placés ici parce qu'ils sont ceci ou cela,
04:50et pas forcément, etc.
04:51– On ne va pas rentrer dans ce détail-là, je vais en faire une question de politique culturelle.
04:54– J'entends.
04:55– Stéphane Bern fait des choses extraordinaires pour l'auto du patrimoine,
04:57mais ce n'est pas normal.
04:59C'est très bien ce qu'il fait.
05:00– Et c'est donc des fonds privés ?
05:01– C'est formidable.
05:01– Et c'est des fonds privés ?
05:02– Oui, alors après, qu'on ait une vraie politique.
05:05Comme aux Etats-Unis, c'est-à-dire qu'on permette des fondations,
05:07qu'on permette des défiscalisations, qu'on permette à des gens qui sont très riches
05:10d'investir dans des musées en disant, voilà, j'ai encore vu récemment dans un journal
05:14qu'on appelait à la générosité des Français pour acheter des manuscrits de Marcel Proust.
05:18Ce n'est pas normal.
05:19– C'est l'État qui devrait acheter ça, c'est ça ?
05:21– Mais l'État doit préempter.
05:22Le général de Gaulle a laissé une collection considérable, enfin pas lui,
05:26je veux dire, mais il y a un certain nombre d'objets qui récemment étaient en vente.
05:28Il y aurait dû y avoir une préemption nationale, une préemption de l'État en disant,
05:32nous prenons, nous achetons et nous faisons, soit tout ça s'en va à Colombie-les-deux-Églises
05:38ou à un autre musée, j'en sais rien, mais enfin, une politique culturelle, c'est ça.
05:42La politique culturelle, ce n'est pas de dire, je vais être élu, je vais être élu, je vais être placé,
05:45je suis machin, bidulantel, il y a des noms, on parle de gens qui veulent être des ministres de la culture
05:50depuis des années, ils ont une incompétence totale.
05:52– Oui, on en a entendu, ils font hérisser le poil.
05:53– Oui, des gens qui ont fait carrière dans la télévision et qui pensent que ça suffit pour être ministre de la culture.
05:59On a envie d'un ministre de la culture qu'il ait une politique culturelle
06:02et qu'il nous dise, voilà ce que je veux et voilà ce que nous voulons.
06:05– Mais tiens, quelqu'un qui a une vision et un budget, accessoirement.
06:08– Et bien c'est ça, c'est ça, c'est quand vous avez un budget.
06:10– Quand vous avez Malraux, je vous dis, c'est facile d'être Malraux,
06:12parce que Malraux, il dit, il s'agit non pas, c'est vrai, la droite et la gauche dans cette histoire,
06:16c'est assez facile à voir, Malraux dit, la droite, on dira pour aller vite,
06:20mais enfin Malraux dit, la culture elle est là et on va vous monter jusqu'à la culture.
06:24Et les chefs-d'oeuvre, on les laisse tels qu'ils sont, mais c'est vous qu'on va hisser.
06:28Ça s'appelle de l'éducation populaire.
06:30Et puis à gauche, on dit, ah mais vous êtes là, la culture est là, on va baisser la culture jusqu'à vous.
06:33– C'est exactement ça.
06:34– Et donc la BD c'est de la culture, la cuisine c'est de la culture, j'adore la cuisine, etc.
06:38– Les mangas c'est de la culture.
06:39– Les mangas c'est de la culture, conséquemment, si vous mangez quelque chose en regardant la télévision,
06:44une série et que vous avez une BD sur les genoux,
06:47et bien vous avez des pratiques culturelles, c'est faux.
06:48– Le principe du passe-culture, c'est le principe du fameux passe-culture d'une impasse.
06:54– Et là je me dis, mais quelle est la politique culturelle d'Emmanuel Macron,
06:56ça fait dix ans qu'il est là, et quelles sont les politiques culturelles des Maastrichtiens
07:00depuis qu'ils sont au pouvoir, et quelles sont leurs politiques culturelles
07:03en matière d'innovation, de création et de préservation du patrimoine.
07:08Il faut que ce soit le pauvre, enfin j'ai dit le pauvre gentiment,
07:10j'ai beaucoup d'affection pour lui, mais Stéphane Bern qui dit,
07:13allez on va faire un loto, on va trouver de l'argent et puis on va faire des choses concrètement.
07:15Lui il obtient ce genre de choses, parce qu'il est connu, parce qu'il est aimé, etc.
07:19Mais c'est à l'État d'avoir une politique.
07:20Alors après aujourd'hui, quand on regarde le doigt, on dit c'est la faute à machin,
07:23c'est la faute à bidule, il n'aurait pas dû, il aurait fallu, etc.
07:26Non, c'est simplement l'État dans lequel la France se trouve,
07:28parce qu'il y a de l'argent pour le monde entier,
07:30mais quand il y a de l'argent pour le monde entier, il n'y a pas d'argent pour la France.
07:32– On va juste écouter la directrice du musée du Louvre, Laurence Descartes,
07:35elle a été auditionnée par les sénateurs cette semaine,
07:38elle a évoqué le fait qu'elle a remis sa démission qui a été refusée,
07:41elle a dit aussi qu'il y avait le système de sécurité laissé à désirer,
07:47elle a aussi évoqué le fait que c'était une blessure ce vol,
07:51on écoute Laurence Descartes.
07:53– Par sa violence, ce vol blesse notre institution dans sa mission la plus profonde.
07:58Croyez-le bien, il ne s'agit nullement pour moi de me dérober
08:01ou d'adopter une position de déni.
08:03Malgré nos efforts, malgré notre travail acharné au quotidien,
08:06nous avons été mis en échec.
08:09Huit objets d'une valeur patrimoniale immense,
08:11témoins de l'histoire de notre pays,
08:13conservés dans le cœur historique du Palais du Louvre,
08:15nous ont été arrachés.
08:17Une enquête confiée à la police judiciaire
08:18sous l'autorité du Parquet de Paris est en cours,
08:21elle permettra d'éclairer toutes les circonstances du vol.
08:24Je ne veux toutefois pas laisser penser que ce vol est une fatalité.
08:27Je n'ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021
08:30d'attirer l'attention de notre tutelle,
08:33de la représentation nationale et des médias
08:35sur l'état de dégradation et d'obsolescence générale du Louvre,
08:39ses bâtiments et ses infrastructures.
08:41On est en face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
08:43Michel, un dernier mot sur ce vol des bijoux du Louvre.
08:46J'aimerais revenir juste au symbole.
08:47On a entendu Laurence Descartes, la directrice du Louvre.
08:49Qu'est-ce que ça symbolise pour vous ?
08:50Le vol de ces joyaux,
08:52certains ont été portés par des rois,
08:54d'autres par Napoléon,
08:56ont été remontés, ressertis par Napoléon
08:58et tous ses descendants.
09:00Qu'est-ce que ça signifie pour notre histoire en fait ?
09:02L'effondrement de l'État, ça me paraît évident.
09:04C'est-à-dire que Mme Descartes dit
09:05si nous avions un commissariat,
09:07ce n'est pas forcément une mauvaise idée,
09:08mais pourquoi faire ?
09:09Dans le Louvre.
09:09Dans le Louvre.
09:10Mais pourquoi faire ?
09:11Les policiers, de toute façon,
09:12le premier policier qui met en joue un cambrioleur,
09:15il s'en va tout de suite au tribunal en lui disant
09:17mais ça n'était pas proportionné,
09:18ils ne vous ont rien fait,
09:19ils étaient juste en train d'utiliser une disqueuse
09:21qui vous dit qu'ils n'étaient pas en train de faire des travaux.
09:23Donc s'il y avait eu de la police,
09:24la police aurait-elle été armée ?
09:26La police armée aurait élu la possibilité d'utiliser son arme ?
09:29Donc il faut arrêter.
09:30D'autant qu'il y avait du public dans la salle.
09:31Mais bien sûr, c'est une impérissime globale.
09:32On a des images en plus incroyables de ce cambrioleur.
09:34Si vous allez aux Etats-Unis, ça ne se passe pas comme ça.
09:36Ça ne se passera pas comme ça.
09:38Tout est garanti.
09:40Et puis vous avez des services de police
09:43qui sont là et qui ont le droit de faire leur métier.
09:46Moi je trouve qu'il faut défendre la police,
09:47simplement la police partout.
09:49Ce n'est pas la police partout,
09:50c'est la possibilité de donner à la police
09:52qui serait partout de pouvoir agir
09:54sans qu'elle soit criminalisée,
09:56sans qu'elle soit associée à de la délinquance.
09:59Il aurait fallu faire quoi ?
10:00Là c'est quoi ?
10:00C'est 4 minutes, 7 minutes ou je ne sais quoi ?
10:02Vous avez un commissariat ?
10:03Moins de 7 minutes exactement.
10:04Vous avez un commissariat,
10:05il est à combien ?
10:06À 300 mètres ?
10:06Vous l'appelez le commissariat
10:07et vous dites
10:08« Venez, le commissaire arrive,
10:10ils ont des armes, qu'est-ce qu'ils font ? »
10:10Et quand même, comme vous dites,
10:11ils n'auraient pas ouvert le feu,
10:12il y avait du public dans la salle.
10:13Donc la solution n'est pas là.
10:15Elle est effectivement dans une politique culturelle globale
10:17qui permet de ramener de l'argent dans les musées
10:20avec des politiques fiscales
10:22qui peuvent être intéressantes pour des gens.
10:24Il y a des grands patrons
10:25qui sont des grands collectionneurs
10:26qui peuvent avoir des œuvres,
10:27qui peuvent les prêter.
10:28Il y a toute une politique
10:29qui est susceptible d'être faite
10:30qui ne serait pas une politique de lutte des classes.
10:32Du genre toujours de l'argent,
10:33encore de l'argent.
10:35Ce n'est pas suffisant l'argent.
10:36On peut avoir beaucoup d'argent,
10:37il faut avoir une pensée d'abord.
10:38Puis l'argent arrive ensuite.
10:40Et on peut mettre l'argent au service
10:41de la pensée qu'on aurait.
10:42Elle est où ?
10:43La pensée de la culture
10:44des maastrichiens de droite et de gauche
10:46depuis qu'ils sont au pouvoir.
10:47C'est égal à zéro.
10:48C'est égal à zéro.
10:49Ce serait égal à zéro.
10:50C'est plutôt ce que vous disiez tout à l'heure,
10:51c'est-à-dire que c'est l'éloge des mangas,
10:52c'est l'éloge d'un certain nombre de musiques
10:54diverses et multiples et variées.
10:56C'est la possibilité de défendre
10:58dans l'art contemporain
10:59ce qu'il y a de pire dans l'art contemporain
11:01mais de plus idéologique.
11:02Je crois que nous devrions en parler.
11:03Oui.
11:03Il y a une grenouille qui a été géante
11:06qui a été de 20 mètres
11:08et qui a été installée
11:09devant la place Vendôme,
11:11devant le ministère de la Justice.
11:12C'est un artiste américano-vénézuélisien
11:15qui s'appelle Alex Da Corté.
11:17Cela traduit selon lui
11:18un existentialisme américain.
11:20Alors je le dis pour nos auditeurs,
11:21c'est une grenouille géante
11:24qui a la tête en bas
11:26et les fesses en haut.
11:28Moi je défends l'art contemporain.
11:28Mais c'est de l'argent privé.
11:30Oui c'est de l'argent privé.
11:31C'est important de le dire.
11:32C'est le cas de Art Basel.
11:34Écoutez, là pour le coup,
11:35on peut peut-être continuer
11:36les discussions que nous avions
11:37il y a deux minutes.
11:38C'est-à-dire que là aussi,
11:39il faut une politique culturelle
11:40sur l'art contemporain.
11:41La question de l'art contemporain,
11:42ce n'est pas pour ou contre.
11:43Ça n'a aucun sens.
11:44C'est comme être pour ou contre l'électricité.
11:45C'est l'art contemporain,
11:47donc c'est l'art contemporain.
11:48Mais dans l'art contemporain,
11:49il y a des croûtes.
11:51Et il faut que le temps fasse son travail.
11:53Et puis il y a des choses
11:54qui ont été présentées
11:55comme géniales au 19ème
11:56et qui sont présentées aujourd'hui
11:57comme des croûtes.
11:58Tout ça, ce sont des croûtes contemporaines là.
12:00Le vagin de la reine,
12:01le pleu ganal,
12:02enfin on voit bien.
12:03C'était aussi le place Vendôme.
12:04Pardon ?
12:05C'était aussi le place Vendôme.
12:06Bien sûr.
12:07Ou le bouquet de tulipes.
12:08Finalement c'est un bouquet de trou de balle,
12:09si vraiment il faut parler clairement.
12:10de dire que ce sont des oeuvres militantes
12:13et ce sont des oeuvres militantes wokistes.
12:15Ce n'est pas ça l'art contemporain.
12:16Vous avez un certain nombre de jeunes garçons
12:18et de jeunes filles
12:19qui font des choses extraordinaires
12:20mais qui ne peuvent pas exister
12:21parce que vous êtes dans un petit circuit
12:23et c'est aussi, ça il faudrait le dire,
12:25un circuit qui permet de blanchir de l'argent.
12:27L'art contemporain ça sert beaucoup à ça.
12:29Alors que ça ne devrait pas servir à ça, évidemment.
12:31Et nous devrions avoir une politique d'aide
12:33aux jeunes artistes
12:33et nous devrions avoir une politique nationale
12:35qui nous permettrait de défendre nos peintres.
12:38C'est-à-dire qu'on a des grands peintres.
12:39Moi je suis très ami avec Robert Kombas
12:40mais j'ai invité un certain nombre de gens
12:43des Velikovic ou des Ernest Pignon-Ernest
12:45ou des Adami.
12:46Certains sont hélas décédés
12:47mais quand je m'occupais de bénévolement
12:50et gratuitement, je le dis au passage,
12:52de remplir la médiathèque d'Argentan,
12:54on aurait une politique d'État
12:55qui défendrait nos artistes.
12:57Nous avons des grands artistes,
12:58nous avons des grands chorégraphes,
12:59nous n'avons pas ceux qu'on nous met en scène
13:01pour les Jeux Olympiques.
13:02Et des grands musiciens contemporains.
13:02Des grands musiciens, des grands compositeurs.
13:05Des gens qui souffrent
13:06parce que mon ami Eric Tanguy par exemple,
13:08il a quasiment un salaire de Smicard
13:09alors qu'il a été joué par Dutilleux,
13:11alors qu'il a été joué par,
13:12pas Dutilleux mais par Rostropovich,
13:15qu'il était l'ami de Dutilleux
13:17et que Cégé Ozawa l'a dirigé,
13:18a dirigé quelques-unes de ses œuvres.
13:19Vous êtes intéressable sur ces sujets
13:22de l'art contemporain.
13:22Non mais oui, parce que nous devrions avoir
13:23une politique nationale fière
13:25de nos artistes,
13:27de nos jeunes artistes,
13:28de nos talents.
13:29Et on aide beaucoup
13:31à un mauvais cinéma aujourd'hui.
13:32On aide beaucoup à un mauvais art contemporain.
13:34Et si les gens voient cette grenouille effondrée
13:36et disent c'est ça l'art contemporain,
13:37ben évidemment je suis contre l'art contemporain.
13:39Ils ont raison d'être contre ça,
13:41mais l'art contemporain c'est pas ça.
13:42Le gouvernement de Sébastien Lecornu
13:44n'a pas été renversé jeudi,
13:47malgré le vote des motions de censure.
13:48Il fallait 289 voix
13:50pour qu'il le soit renversé.
13:51Il n'y a eu que 271.
13:54Ça veut dire que les LR
13:55et le Parti Socialiste
13:56n'ont pas voulu cette motion de censure.
13:58Visiblement, ils invoquent
14:00des arguments de stabilité institutionnelle
14:02dans des temps troublés.
14:03Je vois que ça vous fait sourire.
14:04Mais c'est vrai que le PS
14:06s'était vu offrir un trophée de guerre
14:07qui était la suspension
14:08de la réforme des retraites.
14:09On va y revenir dans un instant.
14:10On commence juste par écouter Marine Le Pen
14:12qui jeudi à l'Assemblée nationale
14:14a estimé qu'il ne s'agissait pas
14:15d'une crise politique
14:16mais d'une crise politicienne.
14:18Écoutons.
14:20Mes chers compatriotes,
14:22ne laissez personne vous dire
14:24que nous traversons une crise de régime.
14:26Ce n'est pas une crise de régime.
14:29C'est la crise d'un régime.
14:30Celui des partis
14:32et il est en train de prendre fin.
14:35Mes chers compatriotes,
14:36vous allez demain retourner aux urnes.
14:39Et la nouvelle Assemblée que vous aurez élue
14:40pourra alors voter
14:41dès son installation
14:43une loi spéciale.
14:45Et le nouveau gouvernement
14:46présentera ensuite son budget.
14:48Un budget reflétant les choix politiques
14:50exprimés par le vote du peuple français.
14:54Et ce sera enfin le retour
14:56de la vraie stabilité.
14:59Pas celle des postes
15:02de vieux notables fatigués.
15:04S'il vous plaît.
15:05Mais celle d'un pays
15:06et d'un peuple
15:07à qui nous aurons enfin
15:09redonné confiance
15:11et espérance.
15:13Voilà pour Marine Le Pen
15:13qui réclamait donc la censure
15:15et la dissolution.
15:17Écoutons la réponse
15:17de Sébastien Locornu
15:18et puis je vous passe la parole
15:19mon cher Michel.
15:20Lui, il lui dit
15:20nous n'avons pas peur du peuple.
15:22Ce qui me frappe le plus
15:25c'est la convocation du peuple
15:26comme une convocation
15:28d'un peuple imaginaire
15:29comme s'il ne s'est pas exprimé
15:30lors des dernières élections législatives.
15:34Et d'ailleurs
15:35on ne peut pas dire
15:37que ce gouvernement
15:38Madame Le Pen
15:39a peur du peuple
15:41puisque dans quelques instants
15:43soit l'Assemblée Nationale
15:45l'aura censuré
15:46soit l'Assemblée Nationale
15:47l'aura confirmé.
15:49On ne peut pas dire
15:49que nous avons peur du peuple
15:51Madame la Présidente Le Pen
15:52vous avez été candidate
15:54à l'élection présidentielle
15:55en 2017
15:56vous avez été battue
15:58vous avez été candidate
15:59à l'élection présidentielle
16:00en 2022
16:00vous avez été battue
16:02il y a eu des élections
16:04législatives
16:04anticipées
16:05que votre famille politique
16:07a demandé
16:08en réclamant
16:09la dissolution
16:10vous n'avez pas eu
16:11la majorité absolue.
16:14Sébastien Locornu
16:14dont le gouvernement
16:15donc n'a pas été censuré.
16:17Michel Onfray
16:17qu'est-ce que vous pensez
16:18de cette séquence
16:18sur l'émotion de censure ?
16:20Je pense qu'il ne manque pas
16:21de culot Le Cornu
16:22quand il dit qu'il n'a pas peur
16:23du peuple
16:23et qu'il y a eu des élections
16:24on sait comment les élections
16:25sont fabriquées
16:26on sait comment les majorités
16:27sont fabriquées
16:28on sait comment
16:29les résultats des élections
16:31sont mis à la poubelle
16:32s'ils ne conviennent pas
16:32aux Maastrichtiens
16:33j'y reviens
16:34pardonnez-moi
16:34mais Jean-Marie Le Pen
16:36parlait de l'UMPS
16:37l'UMPS aujourd'hui
16:39sont les Maastrichtiens
16:40de droite et de gauche
16:40qui se lient
16:42au bout du compte
16:42c'est ça ?
16:43Ils se liguent
16:43ils se liguent
16:44et puis c'est
16:45allez, votons
16:46votons tous ensemble
16:47transpartisans
16:48je pense que M. Le Cornu
16:49a des occasions aussi
16:50d'obtenir des ralliements
16:51transpartisans
16:52dont on découvrira
16:53peut-être un jour
16:53qui ils sont
16:54je ne sais pas
16:54je pose des questions
16:55parce que c'est quand même
16:55très étonnant
16:56ces ralliements
16:57d'une prétendue gauche
16:58à M. Le Cornu
17:00à sa politique
17:01c'est-à-dire à Macron
17:01alors moi je ne suis pas étonné
17:02je le dis depuis toujours
17:03in fine
17:04tout le monde finit toujours
17:05par voter par Macron
17:06la France insoumise comprise
17:07mais il y a effectivement
17:08les gens qui défendent
17:09le système Maastrichtien
17:10et ceux qui se disent de droite
17:13ceux qui se disent de gauche
17:14mais qui finalement
17:15veulent absolument
17:15que le peuple n'y soit pas
17:17donc oui bien sûr
17:18il y a eu des élections
17:19oui bien sûr
17:19il y a eu des dissolutions
17:20oui bien sûr
17:21il y a eu des législatives
17:22et si on n'avait pas peur du peuple
17:23on dirait
17:24les législatives ont mis en premier
17:25Marine Le Pen
17:26donc effectivement
17:27c'est Jordan Bardella
17:27qui est le Premier ministre
17:29je l'ai déjà dit
17:30et si ça n'est pas Jordan Bardella
17:32parce qu'on ne veut pas considérer
17:33le parti
17:34mais l'association de partis
17:35c'est Mme Lucie Castette
17:36qui doit être au pouvoir
17:37donc c'était l'un ou l'autre
17:38et il avait la possibilité
17:40d'être rusé
17:41il sait faire
17:41Macron en choisissant
17:42soit l'un soit l'autre
17:43en disant
17:43je choisis le parti arrivé en tête
17:45ou je choisis la coalition
17:46de partis arrivés en tête
17:47c'était l'un ou l'autre
17:49c'est-à-dire Bardella
17:50ou Mme Castette
17:51et ça n'a été ni l'un ni l'autre
17:52et ça n'a été ni l'un ni l'autre
17:53mais surtout les troisièmes
17:54ceux qui sont arrivés en dernier
17:55et ce sont les derniers
17:56qui sont les premiers ici
17:57c'est-à-dire
17:58vous avez un parti socialiste
17:59on dirait une parabole
17:59comment ?
18:00on dirait une parabole
18:01c'en est une
18:01c'est une référence évidemment
18:03c'est un clin d'œil
18:04mais le parti socialiste
18:06qui ne pèse rien
18:07a des idées
18:08qui aujourd'hui
18:09sont incarnées
18:1067% à la présidentielle
18:12et on a un Luc Hornuc
18:15qui n'a pas arrêté
18:16de dire qu'il était gaulliste
18:17parce que ses grands-parents
18:17l'étaient
18:18il faudrait juste qu'il fasse
18:19la démonstration
18:19qu'il l'est lui aussi
18:20or c'est un homme
18:21de la 4ème république
18:22cet individu
18:23donc c'est le copain de Macron
18:24il ne fallait pas entendre
18:25autre chose
18:26de la part de ce monsieur
18:27alors il y aurait une émission
18:28à faire toute entière
18:29pour montrer
18:30qui est gaulliste
18:30qui ne l'est pas
18:31et comment l'est-on
18:32parce qu'il y a quand même
18:33un certain nombre de gens
18:34qui s'en réclament
18:34il y a des critères
18:35la souveraineté
18:36le souverainisme
18:37l'intérêt national
18:39et pas l'intérêt
18:40des petites boutiques
18:41des petits partisans
18:42etc
18:42lui Macron
18:43il est là
18:44en disant
18:44à son copain de Lecornu
18:45ils sont très copains
18:46ils sont très amis
18:47permets-moi
18:48d'être le plus longtemps
18:49possible au pouvoir
18:49j'en ai encore
18:50pour 18 mois
18:51donc tout est bon
18:52on a bien vu
18:53prends 26 jours
18:55je crois que c'est 26
18:56prends 3 semaines
18:57pour faire ton gouvernement
18:58quand tu auras ton gouvernement
19:00ajoute que tu vas avoir
19:01des sous-secrétaires d'Etat
19:02tu vas les annoncer
19:02dans les 15 jours
19:03et donc ça y est
19:04un mois et demi de gagné
19:05à coup d'un mois et demi
19:07de gagné comme ça
19:07vous arrivez vite
19:08à 18 mois
19:09voilà
19:10là il a gagné la partie
19:11Sébastien Lecornu
19:13temporairement
19:13ils ont gagné
19:14beaucoup de choses
19:14ils ont gagné d'abord
19:15l'assassinat de Bruno Otaillot
19:18qui était en pleine expansion
19:19et qui permettait de dire
19:21les républicains
19:22vont pas être
19:23dans une droite honteuse
19:24mais vont avoir
19:24un vrai programme
19:25Otaillot choisit
19:27d'y être
19:28dans le gouvernement
19:29il choisit d'y rester
19:30et il s'en va
19:31sur des questions
19:32de personnes
19:32tout ça a été mis en scène
19:34et là on se dit
19:34c'est pas très gaulliste
19:35que de dire
19:36ah mais si à Bruno Le Maire
19:37on me l'avait pas dit
19:37j'ai perdu la confiance
19:38tout de même
19:38c'est inadmissible
19:39puisque c'est ça
19:40je m'en vais
19:40j'en serai pas
19:40il est la tête d'un parti
19:42le parti dit
19:43nous allons voter
19:44enfin Wauquiez dit
19:45nous allons voter la confiance
19:46ce monsieur qui a tout dit
19:47est le contraire de tout
19:48il est le chef des députés
19:49LR qui ne veulent pas
19:50retourner devant le peuple
19:52absolument
19:52évidemment
19:52c'est gamelle et compagniste
19:55monsieur
19:55et ça n'a été que ça
19:56et ça a toujours été ça
19:57et ça continue à être ça
19:58simplement Bruno Otaillot
20:00n'a pas été capable
20:01de dire
20:01et bien
20:02je vais montrer
20:03que c'est moi le patron
20:03et que ça se passe comme ça
20:05ils pouvaient virer
20:05tous ces gens là
20:06en disant
20:06vous n'êtes plus républicain
20:07c'est moi le patron
20:08j'ai été élu
20:08vous avez monsieur Wauquiez perdu
20:10pourquoi est-ce que vous faites la loi
20:11pourquoi dans ce pays
20:12tous les gens qui perdent
20:13sont des gagnants
20:14pourquoi est-ce que les minorités
20:15font la loi aux majorités
20:16pourquoi est-ce que les gens
20:17qui sont à 1%
20:19comme madame Hidalgo
20:20ou un peu
20:20je ne sais pas
20:21je ne connais pas ces pourcentages
20:23en 67
20:23non mais même à la mairie
20:24pourquoi des minoritaires
20:26deviennent majoritaires
20:26pourquoi est-ce que
20:27on l'a beaucoup dit
20:28sur CNews
20:29mais pourquoi est-ce que
20:29le conseil d'état
20:30le conseil constitutionnel
20:31la télévision
20:32la radio
20:32le service public
20:33pourquoi est-ce que
20:33tout ça est au main des socialistes
20:35pourquoi est-ce que
20:36les éditorialistes de France Inter
20:37disent
20:37il faut absolument
20:38qu'on déroule le tapis
20:39vert, rose
20:40à monsieur Glucksmann
20:42et on est là pour ça
20:43c'est-à-dire qu'on va confisquer
20:44l'argent du public
20:45pour faire de telle sorte
20:46que le service public
20:47soit un service d'intérêt privé
20:50à des fins partisanes
20:52qui sont des partisans
20:53mais de la minorité
20:54ces gens-là ont tous peur du peuple
20:56ils savent très bien
20:56que s'ils vont demander
20:59au peuple ce qu'il en pense
20:59les sondages le donnent
21:01et régulièrement
21:02ils vont perdre
21:03ils vont être exclus
21:04donc je disais
21:05que nous étions jadis
21:06dans une guerre civile
21:08à bas bruit
21:08et que j'enlevais bas bruit
21:09je pense qu'aujourd'hui
21:11nous sommes dans une tyrannie
21:12une dictature à bas bruit
21:13et il suffirait
21:14de lister un petit peu
21:16pour montrer que
21:16à chaque fois que vous avez
21:17des majorités
21:18que ce soit des majorités ethniques
21:19des majorités sexuelles
21:20des majorités religieuses
21:22des majorités politiques
21:23ce sont ceux
21:24qu'on commence par sacrifier
21:25pour dire vive les minorités
21:27Tocqueville se trompait
21:28quand il disait
21:28que le problème en Amérique
21:30c'était la tyrannie
21:30des majorités
21:31ce serait tellement bien
21:32s'il y avait une tyrannie
21:33des majorités
21:33ça s'appelle la démocratie
21:36c'était un aristocrate
21:37Tocqueville
21:37c'est pas un démocrate
21:38là on a eu une aristocratie
21:40au sens étymologique du terme
21:41c'est non pas le pouvoir
21:42de meilleurs
21:42mais le pouvoir de quelques-uns
21:43c'est une oligarchie
21:44qui a décidé
21:45que quoi qu'il arrive
21:46on ne consultait plus le peuple
21:47parce qu'on savait
21:48ce qu'il pensait
21:48on gardait Maastricht
21:50on gardait cette idéologie
21:51je rappelle que Maastricht
21:52c'est quand même
21:52une Europe pilotée
21:53par les Allemands
21:53et que les Allemands
21:54sont en relation
21:55avec les Américains
21:56pour le coup
21:57et que l'Europe maastrichtienne
21:59c'est l'occasion
21:59de descendre la France
22:02en permanence
22:02d'où l'intérêt
22:03en permanence
22:04de ce que dit
22:05Mme Ursula von der Leyen
22:06pour détruire le peuple français
22:07la nation française
22:08etc.
22:09et là on a
22:10un prétendu moine soldat
22:13qui est juste
22:13le copain de Macron
22:14On se retrouve
22:15face à Michel Onfray
22:16sur CNews
22:17et sur Europe 1
22:17Michel un mot
22:18de ce triste anniversaire
22:2020 ans depuis les émeutes
22:22de 2005
22:23lors de laquelle
22:23deux jeunes de 17 et 15 ans
22:25Zia Débouna
22:25ont trouvé la mort
22:26à Clichy-sous-Bois
22:27après s'être caché
22:28dans un transformateur électrique
22:29pour échapper à un contrôle de police
22:31un drame qui a été
22:32le point de départ
22:32de trois semaines d'émeutes
22:33qui ont mis la France
22:35à feu et à sang
22:36Jacques Chirac
22:37qui était le président de la République
22:38avait décrété l'état d'urgence
22:39pour amener le calme
22:40on va écouter un très court extrait
22:42de ce qu'il a dit
22:42en novembre 2005
22:43trois jours avant la fin des émeutes
22:44et puis on va voir
22:45si quelque chose a changé depuis
22:46ou si la situation a empiré
22:48Jacques Chirac
22:49Ce qui est en jeu
22:50c'est le respect de la loi
22:53mais aussi la réussite
22:56de notre politique d'intégration
22:58Il faut être strict
23:02dans l'application des règles
23:05du regroupement familial
23:06Il faut renforcer la lutte
23:09contre l'immigration irrégulière
23:12et les trafics qu'elle génère
23:15Il faut intensifier l'action
23:18contre les filières
23:20de travail clandestin
23:22cette forme moderne
23:23de l'esclavage
23:25Voilà pour Jacques Chirac
23:26Vous allez me dire
23:27que c'est un maastrichien
23:28Michel Onfray ?
23:29Non, je pense que cet homme
23:30aurait dû être chef de l'État
23:31Il aurait dû être chef de l'État
23:33et je pense que même
23:34s'il avait eu deux mandats
23:35il aurait pu faire des choses
23:35formidables
23:36Non ?
23:37Donc ça veut dire que
23:38depuis 2005
23:39rien n'a changé ?
23:39Les fractures sont toujours là ?
23:41Le fossé béant ?
23:43Ce qui est sidérant
23:43mais je l'ai vu avec tous
23:44les présidents de la République
23:45sauf le général de Gaulle
23:47mais j'étais trop petit
23:48pour mesurer
23:48puis on était dans un autre monde
23:50mais enfin
23:51ils ont tous fait
23:52et puis quelqu'un comme
23:54Propidou
23:54qui n'a pas eu le temps non plus
23:55mais ils ont tous fait
23:57au pouvoir
23:58comme s'ils étaient
23:58dans l'opposition
23:59ça c'est un discours
24:00du candidat
24:01à la présidence de la République
24:02il y a un cas
24:03il devrait
24:03il faudra
24:04nous devrons
24:05bon d'accord
24:06très bien
24:06on dit mais là
24:07vous êtes au pouvoir là
24:08c'est plus le problème
24:09de savoir ce qu'il faudra faire
24:10ou ce qu'il faudrait faire
24:12dans le futur
24:13ou hypothétiquement
24:14ou au conditionnel
24:15à la condition de quoi ?
24:16à la condition d'être élu
24:17mais il était élu
24:19il a été deux fois
24:20il a été deux fois
24:217 et 5, 12
24:22c'est-à-dire
24:22il a été 12 ans
24:23la tête du pouvoir
24:23il ne sait pas c'est quoi
24:24rien
24:25Des cohabitations quand même ?
24:27Oui mais les cohabitations
24:27il aurait été
24:29Gaulliste
24:30Chirac
24:32il n'aurait pas
24:32accepté les cohabitations
24:33un Gaulliste n'accepte pas
24:34la cohabitation
24:35quiconque accepte la cohabitation
24:37n'est pas un Gaulliste
24:38Giscard voulait l'accepter
24:39Mitterrand l'accepter
24:40Chirac l'a accepté
24:41et puis d'autres
24:41l'accepteraient aussi
24:42donc
24:43non je pense simplement
24:45que ce qui s'est passé là
24:46c'est que
24:47le pouvoir en place
24:49a vu qu'il y avait
24:51des territoires perdus
24:51de la République
24:52et qu'ils étaient perdus
24:53et qu'il n'y avait
24:55qu'une façon de faire
24:55alors là
24:56il y a la façon autoritaire
24:57on envoie la police
24:58on envoie l'armée
24:59on règle le problème
25:00la France ne veut pas
25:00d'autorité
25:01elle ne veut plus d'autorité
25:02et puis il y a l'autre façon
25:03qui consiste à dire
25:04bon allez vous avez gagné
25:05ce territoire
25:05c'est comme l'Ukraine
25:07la Russie etc
25:07c'est un territoire
25:08qui vous appartient
25:09vous pouvez faire ce que vous voulez
25:10on a vu d'ailleurs
25:10ce que vous feriez
25:12si vraiment on continuait
25:13à requérir de l'ordre
25:14dans ces territoires là
25:15donc on se tait
25:16et on vous laisse tout ça
25:17et on reconstruit
25:18il y a beaucoup d'argent
25:20quand il est délacé
25:21brûler on reconstruit
25:21brûler on reconstruit
25:22brûler on reconstruit
25:22brûler une école
25:24brûler une bibliothèque
25:25brûler des crèches
25:27brûler tout ça
25:27il n'y a aucun problème
25:28on va reconstruire
25:29et personne ne va en prison
25:31j'ai lu quelques chiffres
25:32on a interpellé
25:34puis on a regardé
25:35puis on a considéré
25:36puis on a jugé
25:37puis on a condamné
25:38il est resté quoi ?
25:39des gens qui éventuellement
25:40ont porté un bracelet
25:41pendant trois semaines
25:42et qui ont continué
25:43à faire leur trafic
25:44etc.
25:44il y a un islam
25:46traditionnaliste
25:48rigoriste
25:48salafiste
25:49qui pilote les choses
25:51avec les narcotrafiquants
25:53dans ces endroits là
25:53point à la ligne
25:54c'est tout
25:54voilà
25:55donc le pouvoir a compris
25:56que s'il voulait être tranquille
25:58il laissait faire
25:59et puis voilà
25:59il n'y aurait aucun problème
26:00que s'il ne laissait pas faire
26:02alors ces gens là
26:02étaient capables de sortir
26:03vraiment les balles
26:04je rappelle qu'il y a eu
26:05des coups d'armes à feu
26:07qui ont été tirés
26:08contre les policiers
26:09qu'il y a eu des morts
26:10on n'a pas dit
26:11quatre morts
26:11quatre morts
26:12des innocents
26:13qui ont été lynchés
26:14ou asphyxés par les enfants
26:15voilà
26:15et monsieur qui sortait
26:16pour éteindre un feu de poubelle
26:17dont on a estimé évidemment
26:19qu'il était un support
26:19du grand capital
26:20il voulait juste éviter
26:22peut-être que son immeuble brûle
26:23ou que peut-être la voiture
26:24de sa voisine
26:25qui était une petite guimbarde
26:26avec laquelle
26:27là j'ai vu à une époque
26:28une dame qui était infirmière
26:29elle faisait ses visites
26:30et dit moi je ne peux plus
26:30j'étais en train de payer
26:31cette vieille voiture
26:32que j'avais acheté d'occasion
26:33etc.
26:33et là qu'est-ce qu'on veut
26:35on sacrifie ces français-là
26:36parce qu'il s'agit de dire
26:38si on continue à chercher
26:39des poux dans la tête
26:40des gens qui sont
26:41qui ont fait sécession
26:42d'avec la république
26:43ils se mettront en guerre
26:44contre nous
26:44et nous n'avons pas
26:45les moyens de ça
26:46je rappelle Gérard Collomb
26:47la France côte à côte
26:48qui risquerait d'être
26:49France face à face
26:49etc.
26:50donc tout le monde
26:51jusqu'à aujourd'hui
26:52y compris
26:52tout le monde ne veut pas
26:53de cette France face à face
26:54bon ben voilà
26:55Vous avez aussi évoqué
26:57tout à l'heure
26:58les propos de certains députés
27:00de la France insoumise
27:01qui ont été en boucle
27:01lors de ce jour
27:03des 20 ans
27:04des émeutes de 2005
27:05sur l'institution policière
27:07qui tuerait
27:08selon eux
27:08l'institution colonialiste
27:10qui tuerait des racisés
27:11écoutez juste la réponse
27:12du nouveau ministre de la Terre
27:14Laurent Nunez
27:14à l'Assemblée nationale
27:15il était furieux de ses propos
27:16et il l'a répondu
27:18Il y a quelque chose
27:20que moi je n'oublierai pas
27:21et que je pense
27:21que beaucoup de nos concitoyens
27:22n'oublieront pas
27:23c'est les propos
27:24qui ont été tenus
27:25hier sur X
27:26les propos qui ont été tenus
27:27publiquement
27:27par certains de vos députés
27:28qui laissent à penser
27:30j'ouvre les guillemets
27:31que l'institution policière
27:33tuerait
27:34que l'institution policière
27:35est une institution
27:36colonialiste
27:38qui tue des racisés
27:39j'ouvre les guillemets
27:40et que finalement
27:41les violences policières
27:42sont systémiques
27:43croyez-moi que
27:44beaucoup de nos concitoyens
27:45n'oublieront pas tout cela
27:46n'oublieront pas tout cela
27:47moi je veux défendre
27:48les policiers
27:48pour le travail
27:49qu'ils font au quotidien
27:50partout sur le territoire national
27:52pour défendre
27:53nos concitoyens
27:54et ça ils le font
27:55dans un cadre strict
27:57un cadre qui est réglementé
27:58un cadre qui est proportionné
28:00et oui monsieur le député
28:02et oui
28:02il y a les inspections générales
28:04il y a la justice
28:05qui est saisie
28:06et dans chacune des affaires
28:07que vous avez saisies
28:08la justice a été saisie
28:10et elle a jugé
28:11de cette proportionnalité
28:12de l'action de la police
28:13sans action répressive
28:14sans action policière
28:15il n'y a pas de liberté
28:16il n'a pas d'ordre public
28:17et vous devez la prendre
28:18sur ces bancs-là
28:19y compris sur l'ensemble
28:21du territoire national
28:22alors moi je veux être
28:23leur porte-parole
28:24le porte-parole des policiers
28:25parce que je suis leur chef
28:26ils font un travail remarquable
28:28au péril
28:29au péril de leur vie
28:30la réponse de Laurent Nunez
28:32vous validez Michel Enfray ?
28:34oui les mots
28:34je valide les mots
28:35on ne peut pas faire autrement
28:36quand on est à cette place-là
28:37de dire des choses pareilles
28:37je rappelle que la semaine dernière
28:39nous avions
28:39enfin j'avais dit
28:40qu'il était menteur
28:41et qu'il mentait
28:41sur les chiffres de l'immigration
28:42sur les chiffres
28:43de la présence étrangère
28:44quand on ne fait pas
28:45le bon diagnostic
28:46on ne peut pas faire
28:47le bon prognostic
28:48et on ne peut pas faire
28:48le bon soin
28:49donc on ne peut pas
28:50se contenter
28:51à la tribune
28:52à l'Assemblée nationale
28:54de tenir des discours
28:56comme ceci
28:56très bien
28:57c'est normal
28:57il fait quand même
28:58son boulot
28:58de tenir l'intérieur
29:00en défendant la police
29:01encore heureusement
29:02ceci dit
29:02vous me direz
29:03on a eu jadis
29:03un Castaner
29:05je crois
29:05qui lui
29:05voulait mettre
29:06un genou en terre
29:07permettait au Traoré
29:08de sortir
29:09alors qu'il y avait
29:09couvre-feu du Covid
29:10etc
29:11donc évidemment
29:12il vaut mieux
29:13monsieur Nunez
29:14que monsieur Castaner
29:15mais qu'est-ce que
29:17vous voulez faire
29:18quand vous dites
29:18des choses comme celle-ci
29:19en disant
29:19on va interpeller
29:20la justice
29:21ne suivra pas
29:22l'institution
29:24carcérale
29:26ne suivra pas non plus
29:27donc rien n'est possible
29:28donc on peut continuer
29:30et puis vous avez
29:30des députés
29:31qui sont sans cesse
29:31en train de tenir
29:32ce genre de propos
29:33ils ne vont jamais
29:33au tribunal
29:34et les blindes
29:35sont classées ensuite
29:36et bien voilà
29:36donc c'est là
29:37qu'est le problème
29:38c'est à dire que
29:38quand on parle comme ça
29:40qu'on a le monopole
29:40de la parole légale
29:41je dirais
29:42et bien on peut dire
29:42ce genre de choses
29:43simplement c'est que
29:44derrière vous aurez des magistrats
29:45vous aurez des intellectuels
29:47des journalistes
29:48en fait tous les gens
29:48qui sont dans la jurisprudence
29:49Robert Badinter
29:50du genre le problème
29:51n'est pas la prison
29:52mais la société
29:53les pauvres prisonniers
29:55il faut quand même
29:56penser à eux
29:57quant à la société
29:57derrière
29:58c'est pas très grave
29:59c'est pas très important
30:00donc c'est une espèce
30:01de logiciel total
30:02qu'il faut changer
30:03pour qu'on n'ait plus
30:04des gens qui parlent
30:05comme ça
30:05en disant
30:06ce qu'on attend d'eux
30:07évidemment
30:07parce qu'ils parlent
30:08devant des électeurs potentiels
30:10on a juste envie
30:11que des gens disent
30:12moi je propose ceci
30:13qui va être une réforme radicale
30:14et de la justice
30:15et de la police
30:16en disant
30:16quand on estime
30:18que la police tue
30:19alors que ce sont
30:19ceux qui en face
30:20tuent véritablement
30:22et qu'on dit
30:22que ce sont eux
30:23des héros
30:23des résistants
30:24etc
30:25je pense qu'il y a
30:26des choses à faire
30:28pour que
30:29mais qui est susceptible
30:30de s'emparer
30:32de ce genre de chantier
30:33Michel évoquons maintenant
30:34les négociations de paix
30:35autour de l'Ukraine
30:36la guerre en Ukraine
30:37avec un hiver
30:39à nouveau terrible
30:39pour les civils ukrainiens
30:40bombardés
30:41évidemment
30:42quotidiennement
30:43il y a eu une rencontre
30:45cette semaine
30:45entre les émissaires américains
30:47et Vladimir Poutine
30:48à Moscou
30:49pas donné
30:49beaucoup d'avancées
30:50on va écouter
30:51le président russe
30:52parce que juste avant
30:53cette rencontre
30:53il a prononcé quelques mots
30:55qui s'avèrent évidemment
30:56glaçants pour les européens
30:58écoutez-le
30:58nous n'avons pas l'intention
31:02de faire la guerre à l'Europe
31:03je l'ai répété 100 fois
31:04mais si l'Europe le souhaite
31:06et commence
31:06nous sommes prêts dès maintenant
31:08cela ne fait aucun doute
31:10cela ne fait aucun doute
31:12nous sommes prêts
31:13à la guerre avec l'Europe
31:14mais ce qui est glaçant
31:15c'est ce que dit M. Macron
31:16oui
31:17c'est ce que dit aussi M. Poutine
31:18non non
31:19mais faisons de la chronologie
31:21allez-y
31:21c'est à dire que
31:22quand Macron
31:23je fais attention
31:25au mot que j'utilise
31:26attaque en permanence
31:28Poutine en disant
31:29on va vendre des armes
31:31alors d'abord
31:31depuis très longtemps
31:32depuis le début
31:33on donne des armes à l'Ukraine
31:34mais on n'est pas
31:35co-belligérant
31:36c'est formidable
31:36vous avez quelqu'un
31:37qui est en train
31:37d'en tabasser un autre
31:38vous donnez une matraque
31:39à quelqu'un
31:40qui est en train
31:40de tabasser
31:40vous dites moi
31:41j'y suis pour rien
31:41si nous sommes co-belligérants
31:43depuis le début
31:43Poutine il regarde
31:45faire ces choses-là
31:46et ça continue avec
31:47des rafales
31:48que nous allons livrer
31:50ah oui
31:51mais il entend
31:52ce qu'on lui dit
31:53ce sont des promesses
31:55des intentions de vente
31:55on ne les a pas
31:56les sans rafales
31:57ce sont des agressions
31:59auxquelles il répond
32:00moi je trouve glaçant
32:01que nous puissions
32:02armer
32:03surarmer l'Ukraine
32:04en disant
32:04nous allons entrer en guerre
32:05contre la Russie
32:06préparez-vous
32:07dans je ne sais plus
32:08combien de jours
32:08mais vous laissez tomber
32:09l'Ukraine alors Michel ?
32:10ah mais moi je suis sur
32:11une position de géopolitique
32:13et de géostratégique
32:14qui suppose qu'on remonte
32:15un peu en avant
32:15je rappelle que les premiers
32:16à avoir bombardé
32:17les Ukrainiens
32:18les premiers à avoir
32:19bombardé les Ukrainiens
32:20il y a une quinzaine d'années
32:20c'était les Ukrainiens
32:21eux-mêmes
32:22qui massacraient
32:23les populations russophones
32:24dans leur région
32:25où il s'agissait
32:26d'interdire
32:27la...
32:28ah oui
32:28non mais il faut faire
32:29non mais bien sûr
32:29mais il y a un agresseur
32:31et un agressé
32:31dans ce conflit
32:32et des milliers de morts
32:33côté ukrainien
32:34on est entièrement d'accord
32:35simplement
32:36les accords de Minsk
32:37c'est une façon
32:37d'agresser la Russie aussi
32:39vive monsieur Hollande
32:40vive madame Merkel
32:41qui ont passé
32:42des accords
32:44en disant
32:44on avait bien l'intention
32:45de ne pas les respecter
32:46il faut mettre tout ça
32:47sur une longue perspective
32:48pas juste dire
32:49il est glaçant
32:49parce qu'il dit ça
32:50il dit ça parce que
32:51depuis des années
32:52nous sommes en train
32:53de faire de telle sorte
32:54que cette guerre est lieu
32:55alors la solution c'est quoi
32:56maintenant qu'elle a lieu
32:57effectivement
32:58c'est de dire
32:59est-ce qu'on a vraiment
33:00envie qu'elle s'arrête
33:00c'est pas le problème
33:02si elle s'arrête cette guerre
33:03ce sera pas avec Macron
33:04et ce sera pas avec l'Europe
33:05ce sera pas avec madame Ursula
33:06avec les Américains
33:07ce sera entre les Américains
33:09et Poutine
33:09et ce sera même pas
33:10avec les Ukrainiens
33:11qui eux
33:12regardent les balles passées
33:13non
33:13ils les prennent les balles
33:15oui
33:15pardonnez-moi l'expression
33:17elle est pas juste
33:17regardent les balles passées
33:19mais si nous voulons vraiment
33:21faire de la politique
33:22et pas de la morale
33:23les bons, les méchants
33:24les agresseurs, les agressés
33:25les gentils etc
33:26et puis de dire
33:26il est pas gentil monsieur Poutine
33:28il dit quoi ?
33:29il dit
33:30vous n'arrêtez pas de nous dire
33:31que vous allez nous faire la guerre
33:32on reçoit même des kits de sécurité
33:33des kits de survie
33:35en nous expliquant pourquoi
33:37on nous fait savoir
33:38le chef de l'état-major français
33:39nous dit
33:40mesdames, messieurs
33:41les maires
33:41dans les villages
33:43préparez-vous
33:43à voir vos enfants partir
33:45et revenir en cercueil
33:46préparez-vous à un conflit
33:47avec la Russie
33:48d'ici 2030
33:49oui voilà
33:49c'est ce qu'il dit
33:50généralement donc
33:51il fait quoi Poutine ?
33:52il dit j'entends monsieur le général
33:53là on m'a fait savoir que
33:54puisque dans vos campagnes
33:55on va aller chercher des enfants
33:56et comme à la guerre d'Algérie
33:57on va vous les mettre sur le terrain
33:59et qu'ils vont revenir
34:00effectivement
34:00dans des cercueils
34:02et bien si vous voulez
34:03cette guerre
34:03on va la faire
34:04c'est juste ce qu'il dit
34:05moi ce que je trouve glaçant
34:06c'est cette espèce
34:07de vatanguer
34:08vatanguerisme
34:09si vous me permettez
34:10le néologisme
34:11de Macron
34:12des macroniens
34:13de tous ceux qui nous disent
34:13il faut y aller
34:14il y a sur cette chaîne
34:16Pierre Lelouch
34:17l'excellent Pierre Lelouch
34:18qui nous explique tout ça
34:19très bien en long
34:20en large et en travers
34:21et dans le détail
34:21et qui sait de quoi il parle
34:23c'est un homme avisé
34:24et je trouve qu'on ferait mieux
34:25de l'écouter
34:26plutôt que d'écouter des gens
34:27sur ce sujet
34:27plutôt que d'écouter des gens
34:29qui nous disent
34:29parfois sur d'autres chaînes
34:30qu'il faut y aller
34:31qu'il faut y aller
34:31qu'il faut y aller
34:31mais ces gens là
34:33ce sont ceux qui envoient à la mort
34:34d'autres individus
34:36pas eux
34:36si la guerre a lieu
34:38ils feront tout ce qu'il faut
34:39pour que leurs enfants
34:40n'aillent pas faire cette guerre
34:41donc je pense moi
34:42que je suis un vrai pacifiste
34:43c'est à dire qu'il faut
34:44travailler à la paix
34:45jusqu'au bout
34:46et le vrai pacifiste
34:47n'est pas celui
34:47qui dit jamais la guerre
34:48c'est celui qui dit
34:49maintenant qu'on a tout essayé
34:50alors la guerre
34:51je pense simplement
34:52que nous n'avons pas tout essayé
34:53et que la France
34:54ne peut rien essayer
34:55parce qu'elle n'est pas audible
34:56il faut régler le problème
34:57pas seulement avec Poutine
35:00et avec Trump
35:01il y a derrière la Chine
35:02il y a derrière l'Iran
35:04il y a derrière
35:05un certain nombre de pays
35:06même l'Inde
35:06tous ces conflits
35:08mettent en perspective
35:09les impérialismes du moment
35:11quels sont les grands hommes
35:13j'allais dire quel est le général de Gaulle
35:14mais quels sont les grands hommes
35:15du type du général de Gaulle
35:16qui sont capables aujourd'hui
35:17de dire
35:17on va vraiment faire
35:18une conférence internationale
35:19qui va vraiment déboucher
35:20Trump il a une obsession
35:21qui est le fric
35:22le business
35:23lui il veut que la guerre s'arrête
35:24non pas parce qu'il aime la paix
35:25ou le prix Nobel de la paix
35:27lui il veut qu'on puisse faire
35:28du business
35:28et d'en faire personnellement
35:29et de placer ses copains
35:30voir ses proches
35:31ses amis etc
35:32on sait ce qui l'anime
35:33après tout
35:34moi je ne veux pas faire de morale
35:35dans cette aventure
35:36si la guerre s'arrête
35:37c'est quand même mieux
35:38c'est merveilleux pour l'Ukraine
35:39et bien voilà
35:40à condition que ce ne soit pas
35:41une capitulation
35:41à la campagne
35:42continuons à faire la guerre
35:42pour qu'il y ait la paix
35:43ça ne marche pas
35:44dans mon esprit
35:44c'est pas continuons à faire la guerre
35:46pour qu'il y ait la paix
35:47c'est si nous voulons vraiment
35:48faire la paix
35:48comment nous y prenons-nous
35:49pour arrêter cette guerre
35:51et donc ça suppose
35:51que les populations russophones
35:53dont on ne parle pas
35:53les populations russophones
35:55de l'Ukraine
35:55qui se sont faites bombarder
35:57par Zelensky et les siens
35:59d'ailleurs j'ouvre une parenthèse
36:00pour dire qu'on est très silencieux
36:01sur le fait
36:03qu'il y ait beaucoup d'argent détourné
36:04on donne beaucoup d'argent
36:05c'est de l'argent qu'on ne donne pas
36:06aux paysans
36:07c'est de l'argent qu'on ne donne pas
36:08aux hôpitaux en France
36:09qu'on ne donne pas aux écoles
36:10c'est de l'argent qu'on donne
36:11en Ukraine
36:11et cet argent qu'on donne en Ukraine
36:12comme par hasard
36:13il va dans la poche du bras droit
36:14de monsieur Zelensky
36:16étonnant tout ça
36:16et donc il y a un moment donné
36:18où il faut vraiment penser
36:20cette guerre
36:21plutôt que de dire
36:22vous avez le bien
36:23vous avez le mal
36:23quel camp avez-vous choisi
36:24non je ne veux pas
36:25me laisser enfermer
36:26dans une aventure comme celle-ci
36:27si on fait de la géopolitique
36:28de la géostratégie
36:29c'est beaucoup plus compliqué
36:30ce qu'on veut dire aux gens
36:32ce qu'on veut dire aux gens
36:32c'est qu'en gros
36:33on va aller faire une guerre
36:34et que leurs enfants vont mourir
36:35Poutine dit
36:35j'entends si vous voulez
36:36je suis prêt
36:36Michel on parle de cette violence politique
36:39aussi qui est dans toute la société
36:41on a été frappé par la mort
36:43d'un jeune de 31 ans
36:45un influenceur aux Etats-Unis
36:46il s'appelait Charlie Kerr
36:47qu'il a été abattu par arme à feu
36:49lors d'une de ses conférences
36:50ça a provoqué des réactions
36:51extrêmement importantes aux Etats-Unis
36:53c'était un proche de Donald Trump
36:55et il y a des gens qui justifient
36:57le meurtre de ce jeune homme
36:58parce que c'est la faute de Donald Trump
37:01c'est totalement surréaliste
37:02on va juste écouter
37:03un tout petit extrait
37:05de ce qu'a dit Donald Trump
37:06après la mort de ce Charlie Kerr
37:08et puis on va se demander
37:08si ce type de violence
37:10peut arriver chez nous
37:11je suis rempli de chagrin et de colère
37:14face à l'odieux assassinat
37:15de Charlie Kerr
37:16sur un campus universitaire
37:18dans l'Utah
37:19Charlie était un patriote
37:21qui a consacré sa vie
37:22à la cause du débat ouvert
37:24et du pays qu'il aimait tant
37:25les Etats-Unis d'Amérique
37:26il s'est battu pour la liberté
37:32la démocratie
37:33la justice
37:34et le peuple américain
37:35c'est un martyr pour la vérité
37:37et la liberté
37:37il est plus que temps
37:39que tous les américains
37:40et les médias
37:41affrontent le fait
37:42que la violence et le meurtre
37:43sont les conséquences tragiques
37:44de la diabolisation
37:45de ceux avec lesquels
37:46on est en désaccord
37:47jour après jour
37:48année après année
37:49de la manière la plus haineuse
37:51et méprisable possible
37:52et en France aussi
37:53il y a des gens
37:54Dominique de Villepin
37:55qui disent
37:55mais c'est de la faute de Trump
37:56si ce jeune homme a été tué
37:57oui
37:58je l'ai entendu
37:59dire très précisément
38:01ce genre de choses
38:01alors bon lui
38:02il joue une carte politique
38:03personnelle
38:04on voit bien que
38:04on ne sait pas trop
38:06ce qu'il a derrière la tête
38:07mais enfin
38:07les présidentielles
38:08ça l'intéresse
38:08peser dans les présidentielles
38:10ça l'intéresse aussi
38:11c'est une prise de position
38:13politique de sa part
38:14mais c'est une façon
38:15habituelle
38:16de renverser
38:17les responsabilités
38:18c'est à dire
38:18ça n'est pas un tueur
38:19qui est responsable du meurtre
38:20c'est éventuellement
38:22les paroles
38:23d'un président de la république
38:24ou d'un candidat à la présidence
38:26mais Biden
38:27c'était guère plus intéressant
38:28non plus
38:28c'est à dire que
38:29c'est très violent
38:30les campagnes présidentielles
38:31et là on a affaire
38:32à des violents
38:32bon
38:32Trump est un violent
38:34verbalement
38:35mais n'empêche que
38:36on peut dire des choses
38:37c'est pas exactement la même chose
38:38que de tirer sur des
38:39sur des individus
38:41avec des carabines
38:41et puis de les tuer
38:42quoi
38:42alors ça ne se passe pas en France
38:44parce que
38:45les ventes d'armes
38:45ne sont pas libres
38:47mais sinon ça pourrait se passer
38:48en France
38:48évidemment
38:49je pense que ça arrivera
38:50il y a déjà
38:50de la violence
38:51on voit bien
38:51ça m'arrive aussi
38:53on se fait agresser dans la rue
38:54verbalement
38:55et on se dit
38:56il y a des gens
38:56on voit des images d'ailleurs
38:57des jeunes filles
38:58par exemple
38:59le némésis
39:00qui se font
39:01traîner dans la rue
39:02tirer par les cheveux
39:04et à un moment donné
39:05où il y aura des passages
39:06à tabac de journalistes
39:07parce qu'ils sont journalistes
39:08et parce qu'ils sont journalistes
39:10du mauvais côté
39:11ça n'arrivera pas à Thomas Legrand
39:12ça n'arrivera pas à Patrick Cohen
39:13ça c'est évident
39:14mais je crains effectivement
39:16que cette violence
39:17n'arrive un jour
39:19puisque de toute façon
39:20le résultat
39:21de la conflictualisation
39:22souhaitée par Jean-Luc Mélenchon
39:23c'est ça
39:24il n'y a pas de conflictualisation
39:26plus réussie
39:26qu'un passage à tabac
39:27ou que l'abattage
39:28d'un opposant politique
39:29on est en face à Michel Onfray
39:30sur CNews
39:31et sur Europe 1
39:32Michel j'aimerais qu'on évoque
39:33un instant
39:33ce qui se passe à New York
39:34avec l'élection
39:35d'un nouveau maire
39:36il s'appelle
39:36Zoran Mamdani
39:38il a été élu à 34 ans
39:39il affirme
39:40être venu à la politique
39:42par ce qu'il appelle
39:42la résistance palestinienne
39:44il a condamné
39:45du bout des lèvres
39:46les attaques du 7 octobre
39:47il appelle le boycott
39:48de l'état juif
39:49un état selon lui
39:50est génocidaire
39:51et il compare
39:52ce qui se passe
39:53côté palestinien
39:54et côté Hamas
39:55à ce qui s'est passé
39:56pendant le ghetto de Varsovie
39:57écoutez comment il se présente
39:58puis comment il présente
39:59sa personnalité
40:00je suis jeune
40:03malgré tous mes efforts
40:04pour vieillir
40:05je suis musulman
40:08et je suis un démocrate socialiste
40:14voilà pour ce candidat
40:18qui a donc été élu
40:19maire de Nure
40:20ça s'impolise quoi
40:21pour vous Michel Onfray ?
40:23l'arrivée d'un nouvel
40:24antisémitisme décomplexé
40:26c'est à dire que
40:27il a quand même dit
40:29lui très précisément
40:29que si vous aviez
40:30une botte de soldats
40:32de militaires
40:32de policiers plutôt
40:34même de policiers
40:34sur la tête
40:35déjà on voit l'image
40:36vous êtes par terre
40:37aux Etats-Unis
40:37aux Etats-Unis
40:38vous avez un policier
40:39qui vous met la chaussure
40:40sur la tête
40:41plutôt une image
40:42de pays totalitaire
40:44et bien
40:45c'est Israël
40:47qui a lassé
40:47le soulier
40:48Tzahal
40:49Tzahal
40:50donc le Mossad
40:51donc Israël
40:52donc l'armée israélienne
40:53c'est cette façon
40:54d'imaginer que la police
40:55américaine
40:57c'est une police
40:59qui est pilotée
41:00par le pouvoir israélien
41:02on ne peut pas mieux dire
41:03que les juifs sont partout
41:04si vous voulez faire
41:04quelque chose
41:05d'extrêmement simple
41:05les juifs sont partout
41:06et cette façon
41:08de dire
41:08je suis musulman
41:09je suis jeune
41:09comme si c'était des qualités
41:10et en même temps
41:11je suis démocrate
41:12alors il faudrait s'entendre
41:13socialiste
41:13alors socialiste
41:14oui
41:14il y a des choses intéressantes
41:15dans son programme
41:16les bus gratuits
41:17les épiceries solidaires
41:18ou ce genre de choses là
41:19on n'a pas besoin
41:20d'être antisémite
41:21pour être de gauche
41:21donc c'est cette gauche
41:23antisémite
41:23qui aujourd'hui
41:24est en train de prendre le pas
41:25alors moi ça m'intéresse
41:26de voir la suite
41:27parce que voilà quelqu'un
41:28qui dit la police tue
41:29comme Mélenchon
41:30la preuve c'est que d'abord
41:32c'est la police israélienne
41:34le problème c'est pas que des palestiniens
41:37égorgent des juifs
41:39ça c'est pas très grave
41:40mais c'est qu'éventuellement
41:41les israéliens
41:42appuient sur la tête des américains
41:45quand ils sont contrôlés par la police
41:47un grand délire
41:48mais s'il n'y a pas de police
41:50si la police tue
41:51et qu'on ne donne plus le pouvoir à la police
41:52c'est pas compliqué
41:53c'est pas un monde de bisounours
41:54qui est en face de ce monsieur
41:55c'est que la mafia va faire la loi
41:57c'est la mafia qui fera la loi
41:58donc si la police ne fait pas la loi
42:00ce sont les mafias
42:01qui sont très bien organisés
42:02à New York
42:03qui vont faire la loi
42:04il va y avoir du crime
42:05du gang etc
42:05et puis il va être obligé
42:07de composer avec
42:07on peut imaginer
42:08vous savez d'ailleurs
42:09on verra
42:10on va suivre effectivement ce dossier
42:11oui mais c'est la même chose
42:12avec Mélenchon
42:13ou les villes qui sont susceptibles
42:14d'être gagnées
42:15par la France insoumise
42:16si effectivement
42:17la police disparaît
42:19c'est le pouvoir
42:20qu'on donnera pour le coup
42:20aux narcotrafiquants
42:21c'est évidemment le lien
42:23avec la France insoumise
42:23qu'il faut faire
42:24parce que d'abord
42:25ils ont organisé
42:25une grande soirée
42:26pour fêter cette victoire
42:28de monsieur Mandany
42:29à Paris
42:29et ils disent
42:31voilà
42:31nous ne nous excusons pas
42:33de ce que nous sommes
42:34voilà
42:34la démonstration est faite
42:36qu'une gauche de rupture
42:37peut renverser la table
42:38pour construire
42:39une alternative
42:40à l'extrême droite
42:40et au néolibéralisme
42:42à la gauche traditionnelle
42:43épuisée
42:44disent-ils
42:45on est exactement
42:47dans ce que souhaitent
42:48Jean-Luc Mélenchon
42:49et la France insoumise
42:50en réalité
42:50c'est le laboratoire
42:51complètement
42:52moi j'aime bien le concept
42:53de gauche traditionnelle
42:53voyez-vous ça
42:54réapparaît ça
42:55formidable
42:55ça veut dire effectivement
42:56qu'on n'est pas tenu
42:57d'être un antisémite
42:58pour être de gauche
42:59et qu'on peut défendre
43:00une gauche traditionnelle
43:01ça fait 30 ans
43:01que je la défends
43:02cette gauche traditionnelle
43:03mais la gauche traditionnelle
43:04elle a cessé d'être de gauche
43:05quand on est dans le libéralisme
43:07et que globalement
43:07monsieur Olivier Faure
43:08dit je suis monsieur Mélenchon
43:10parce que finalement
43:11il faut que je sauve mes postes
43:12quand on est à je ne sais pas quoi
43:1370% je ne sais quoi
43:14il faut absolument aller en chercher
43:16un plus fort que soi
43:16donc on voit bien
43:17que cette gauche là
43:18d'un seul coup
43:19elle existe quand même
43:20quand ça arrange
43:21le discours de ces gens là
43:22on parle de gauche
43:23de vieille gauche
43:24ce que j'appelais moi
43:25la gauche old school
43:26avec le peuple
43:26oui ou républicaine
43:27je l'appelle la gauche républicaine
43:28oui on peut dire ça aussi
43:30c'est un mot fourre-tout
43:31un peu
43:31oui mais bon
43:31mais allons-y
43:33non parce que Mélenchon
43:34dit qu'il est républicain
43:35vous savez
43:35ce type
43:36il dit
43:36le musulman est démocrate
43:38il nous dit notre nouveau maire
43:40je ne sais pas s'il a lu le Coran
43:42mais la démocratie
43:43ce n'est pas le projet politique du Coran
43:45c'est une théocratie
43:47que nous propose l'islam du Coran
43:48donc il y a un truc qui ne va pas
43:50si il est musulman
43:51il faut voir avec la démocratie
43:52si il est démocrate
43:53il faut voir avec l'islam
43:53avec l'islam
43:54mais quand on commence
43:56à défendre un Coran
43:56qui lui justifierait
43:58le fait qu'on puisse égorger des juifs
43:59c'est qu'on a choisi
44:00pas forcément le camp de la démocratie
44:01donc maintenant pour moi
44:02la ligne de partage
44:03elle est là
44:03avec ou contre Israël
44:05puis voilà
44:05droite-gauche
44:06d'accord
44:06ça existe
44:07ça n'existe pas
44:07j'ai entendu monsieur Larcher
44:08sur ce plateau
44:10nous dire que lui
44:11s'il y a un rassemblement national
44:13ou l'antisémitisme en face
44:14il ne choisit pas
44:15il vote blanc
44:16formidable
44:16c'est bien monsieur
44:17continuez
44:18mais il y a un moment donné
44:19il faudra faire autre chose
44:20que de se dire
44:20je fais ponce pilate
44:22je m'en lave les mains
44:22il faut qu'on parle de Léon Trotsky
44:25avec un livre
44:26qui s'appelle
44:26L'heure morale et la nôtre
44:27allez-y
44:28expliquez-nous
44:29oui c'est un livre de philosophie politique
44:30et qui nous permet de comprendre
44:32comment ça fonctionne
44:33vous savez Mélenchon a été
44:35trotskiste
44:35comme je ne sais pas
44:36quand on bat des Lys, Julien Drey
44:37Lionel Jospin
44:39Lionel Jospin
44:39il y en a eu beaucoup
44:40et on dit parfois
44:41si c'est injuste
44:42trotskiste toujours
44:43ce n'est pas toujours faux
44:44et c'est un vrai livre
44:45de philosophie morale
44:46parce que c'est un livre
44:47d'éthique morale
44:48de morale
44:48il dit leur morale
44:50et la nôtre
44:51leur morale c'est la morale
44:52des bourgeois
44:52la nôtre c'est la morale
44:54des révolutionnaires
44:55la morale des bourgeois
44:55c'est quoi ?
44:56c'est une morale catholique
44:57qui est comme on dit
44:58déontologique
44:59c'est-à-dire
44:59elle estime qu'il y a des absolus
45:00tu ne tueras point
45:01tu ne voleras point
45:02tu ne convoiteras pas
45:03la femme de ton voisin
45:04c'est un absolu
45:04quoi qu'on fasse
45:05quelles que soient
45:06les conséquences
45:07tu ne tueras point
45:08vous êtes en train de dîner
45:10dans votre appartement
45:11en 1942
45:12à Paris
45:13et puis il y a un juif
45:13qui rentre
45:14il a son étoile
45:14et puis il rentre
45:15il va se cacher
45:15il se met dans une armoire
45:16etc
45:17vous ne savez pas ce qui se passe
45:17trois secondes après
45:18arrive la Gestapo
45:19quelqu'un vient de rentrer ici
45:20vous savez très bien
45:21ce qui va se passer
45:22et là vous dites quoi ?
45:23oui il est dans l'armoire
45:24je ne dois pas mentir
45:26donc je vous dis la vérité
45:27mais vous ne dites pas la vérité
45:28mais la conséquence
45:29c'est que vous allez envoyer
45:30un juif dans un four crématoire
45:32donc ça c'est Kant
45:33le philosophe Kant
45:34Emmanuel Kant
45:35mais c'est aussi le christianisme
45:36et puis en face
45:37vous avez des gens
45:37qu'on appelle
45:38des conséquentialistes
45:39qui disent
45:39non il n'y a pas de bien
45:40il n'y a pas de mal
45:41il y a du bon
45:41il y a du mauvais
45:42en fonction d'un objectif particulier
45:44et Trotsky nous dit
45:46notre morale
45:47l'objectif c'est la révolution
45:48tout ce qui est bon
45:49pour la révolution
45:50c'est défendable
45:51et c'est moral
45:51tout ce qui est mauvais
45:52c'est indéfendable
45:53je prends un exemple
45:54deux historiens
45:55non pas deux historiens
45:56un avocat
45:57et un prétendu historien
45:58M. Lemire je crois
46:00ont fait paraître
46:01dans le monde
46:02une tribune
46:03en disant
46:03l'antisémitisme de gauche
46:04c'est bien
46:05l'antisémitisme de droite
46:06c'est pas bien
46:07s'il y avait un antisémitisme
46:08chez Marine Le Pen
46:09aujourd'hui
46:10ce qu'à Dieu ne plaise
46:11il n'y en a pas
46:11et bien ce serait pas bien
46:13parce que ce serait
46:13un antisémitisme d'extrême droite
46:14mais si c'est un antisémitisme
46:16de gauche
46:16ça s'appelle un antisionisme
46:18on lutte contre le capital
46:19le capitalisme
46:21enfin on connait leur discours
46:22et bien ça c'est bien
46:23c'est à dire que
46:24pour Mélenchon
46:25qui est resté trotskiste
46:26et pour ses militants
46:26qui est resté trotskiste
46:27le bien, le mal
46:29ça n'existe pas
46:29c'est le bon et le mauvais
46:30ça fait triompher la cause
46:31c'est bon
46:32faut-il mentir ?
46:32Mentons
46:33faut-il tuer ?
46:34Tuons
46:34faut-il intimider ?
46:35Intimidons
46:35faut-il incendier ?
46:36Faut-il massacrer ?
46:37Faut-il salir ?
46:38Faut-il utiliser 50 personnes
46:40qui tous les jours
46:40salissent des gens sur le net
46:42en disant qu'ils sont d'extrême droite
46:43qu'ils sont fascistes
46:44qu'ils sont pétinistes
46:45qu'ils sont nazis
46:45qu'ils ont dit ceci
46:46on prend deux mots
46:47on prend trois phrases
46:48etc.
46:49Faisons-le
46:49le but c'est d'arriver au pouvoir
46:50et bien leur morale est la nôtre
46:52c'est le brévière des trotskistes
46:54c'est le brévière de Mélenchon
46:55c'est le brévière de la France insoumise
46:56c'est aussi beaucoup
46:57le brévière de toute la gauche
46:58qui a envie de retrouver
46:59des maires aux prochaines élections
47:01des députés aux prochaines élections
47:02et un chef de l'état
47:03aux prochaines élections
47:04on est loin
47:04de la vraie morale
47:06qui est celle qui consiste
47:07à dire que de fait
47:08si on ne ment pas
47:09il n'y a pas de bonne raison
47:10de mentir
47:11et je rappelle quand même
47:12qu'il y a beaucoup de prêtres
47:12et de catholiques
47:13qui ont caché des enfants juifs
47:14pendant la guerre
47:15et l'occupation
47:16mais c'était évidemment
47:17une démonstration générale
47:19il faut distinguer
47:20le Vatican
47:21qui a pris des positions
47:22avec Pidouze
47:23et puis des prêtres
47:23qui ont fait des choses
47:25formidables
47:25et avec la montée
47:26de l'antisémitisme
47:27que l'on connaît
47:27on y reviendra
47:29lors de notre prochaine émission
47:30merci beaucoup
47:31c'est un bonheur
47:31de vous retrouver
47:32cher Michel Onfray
47:33bonne journée à vous
47:34sur CNews et sur Europe 1
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