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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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News
Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:10Bonjour Michel.
00:11Bonjour Laurence.
00:12Ensemble pour croquer l'actualité à pleines dents ?
00:14Croquons, croquons.
00:15Formidable.
00:16Nous sommes à deux jours du vote de confiance à l'Assemblée nationale qui devrait voir tomber François Bayreau et son gouvernement.
00:22Le jeu des partis politiques se poursuit.
00:24Certains réclament une dissolution, d'autres la démission du président de la République.
00:29Où se trouve la solution ?
00:31Les Français sont de plus en plus exaspérés.
00:33Quelque chose me dit que vous aussi, mon cher Michel Onfray.
00:37Pendant ce temps, pendant que le jeu politique passe son plein, l'insécurité frappe toujours aussi durement dans notre pays.
00:43Nouvelles attaques au couteau à Marseille ou à Lyon.
00:46Règlement de compte entre narcotrafiquants qui organisent parfois eux-mêmes la distribution de fournitures scolaires.
00:50Pour montrer qu'ils sont les maîtres du territoire, sommes-nous à un point de bascule.
00:54Je vous pose la question tout à l'heure, Michel.
00:57Autre sujet, la rêve partie qui a duré quatre jours dans l'Aude.
01:00Elle a provoqué la colère et l'exaspération des vignerons et viticulteurs
01:04qui ont vu leur terre déjà ravagée par un terrible incendie,
01:08piétiné par des jeunes venus s'abrutir dans une pseudo-fête sauvage.
01:12Là encore, pourquoi l'État français est-il impuissant à arrêter ce type de manifestation qui était pourtant interdite ?
01:18N'est-ce pas cette incapacité à exercer l'autorité qui pousse nos concitoyens à penser que l'État ne peut pas les protéger
01:25et donc qu'ils doivent prendre leur protection en main ?
01:28La rentrée des classes, l'éducation nationale est au cœur de vos préoccupations, mon cher Michel.
01:32On écoutera la ministre Elisabeth Borne expliquer la protection des élèves.
01:36C'est l'une des priorités de la rentrée.
01:38On essaiera aussi de comprendre comment on peut faire en sorte de rehausser le niveau des élèves,
01:42faire en sorte qu'ils sachent lire et écrire, compter en s'entendre l'école.
01:44Ce serait pas mal, déjà.
01:46Le grand défilé militaire qui s'est déroulé en Chine pour les célébrations des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale
01:52et la fin de la guerre contre le Japon.
01:55Xi Jinping a invité Vladimir Poutine, M. Erdogan ou encore le leader nord-coréen.
02:01Un défi lancé à l'Occident avec un discours très dur du président chinois à notre égard.
02:07Le retour des empires, nous l'avions déjà évoqué.
02:09Là, c'est le choc des empires qui se déroule sous nos yeux.
02:12Enfin, le point philo, Michel.
02:14On va parler d'Henri Labori et son livre Éloge de la fuite.
02:17Une explication de l'agressivité qui s'exprime en permanence dans notre société.
02:22Alain Rennais, on avait fait le fameux film Mon oncle d'Amérique.
02:25Voilà pour le menu. Vous êtes prêt pour le départ, top départ ?
02:28Allez, c'est parti.
02:29Allez, on commence mon cher Michel par François Bayrou qui fait feu de tout bois.
02:33Vous n'avez pas pu le louper cette semaine.
02:34Il était partout pour essayer de ne pas être renversé lundi prochain.
02:38Écoutez ce qu'il a dit pour tenter d'inverser les rapports de force avec les partis politiques.
02:43Je pense précisément que les jours qui vont venir sont cruciaux.
02:47Et deux, si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène,
02:52que je mène ici, que je menais avant depuis des années
02:56et que je continuerai à mener après, vous vous trompez.
03:00Le risque, il est imminent dès l'instant que nous prendrons la décision de ne rien faire.
03:05Mais quel est le risque, François Bayrou ?
03:07Le risque, c'est extrêmement simple.
03:09C'est une dégradation de la note, l'explosion des taux d'intérêt,
03:13deux, la dégradation de la note et trois, un jour, les prêteurs vous disent on ne prête plus.
03:18Pour les risques invoqués par François Bayrou, Michel Onfray,
03:21qu'est-ce que vous pensez de cette séquence politique,
03:23cette espèce de pièce de théâtre à laquelle on assiste depuis des jours et des jours
03:26dont on connaît déjà la fin ?
03:28– Oui, c'est assez pitoyable, je veux dire, vraiment, on ne va pas mettre le général de Gaulle en face,
03:32mais le général de Gaulle, il savait ce qu'il voulait, ce qu'il allait décider,
03:36comment il fallait faire, il respectait les institutions, etc.
03:39J'ai entendu un ancien président de la République dire que la politique, c'était un métier.
03:43Terrible, non, ce n'est pas un métier, c'est une vocation, si l'on veut,
03:47c'est un sacerdoce, mais ce n'est sûrement pas un métier.
03:49On voit que François Bayrou n'a pas le métier.
03:52Il a le métier d'un politicard d'un demi-siècle de politique politicienne,
03:56le fameux politicien du général,
03:58il y a K, il faudrait, on devrait, je vais faire tomber Sarkozy en votant
04:02Tégolène Royal, puis après Hollande, etc.
04:05C'est vraiment de la politique,
04:08enfin, je voulais dire une grossièreté, je ne vais pas la dire,
04:11mais je vais dire au degré zéro de la politique, je dirais.
04:13Et là, voilà quelqu'un qui ne comprend pas que le minimum,
04:16quand on fait de la politique cette fois-ci, non plus quand on est dans l'opposition,
04:21mais quand on est aux affaires, quand on est aux affaires,
04:22il dit, je vais vous demander la confiance,
04:24alors qu'il n'a pas vu les gens avant, la confiance en quoi ?
04:26La confiance en moi, mais c'est quoi ?
04:28C'est une logique césarienne, il n'est pas Jules César.
04:31Il dit qu'il est parti pour dire que face à leur responsabilité.
04:34Non, mais à ce moment-là, il n'y a pas de vacances,
04:36il n'y a des vacances pour personne,
04:37et au mois d'août, il reçoit tout le monde,
04:39et il dit, voilà ce que j'ai l'intention de proposer,
04:41qu'est-ce qu'on peut négocier ?
04:42Ceci, cela, les jours et les jours, etc.
04:44On sait comment on négocie, vous faites beaucoup,
04:45puis après vous enlevez un peu moins, etc.
04:47Et après, vous demandez la confiance.
04:49Là, quand il agit comme ça, il agit comme une espèce de César,
04:52en disant, vous me faites confiance.
04:54Je vous ai fait un discours de professeur, d'instituteur,
04:56avec des tableaux, il n'y a qu'à, on devrait, etc.
04:59Monsieur est responsable de l'État de la France depuis des années.
05:01Je rappelle que tous ceux qui ont voté oui à Maastricht,
05:03pardonnez-moi, il faut qu'on y arrive,
05:04eh bien, sont comptables de ce qui est advenu.
05:08Donc, ils ne nous disent pas aujourd'hui,
05:10pendant des années, j'ai voté,
05:12qu'est-ce qu'il nous a dit ?
05:13En gros, qu'il a voté pour des budgets que les Français demandaient.
05:16Mais qu'est-ce que c'est que ce Bayrou qui demande aux Français
05:19ce qu'ils en pensent, pour dire,
05:20je vais voter comme vous le pensez,
05:22alors que les Français pensent le contraire de ce qu'ils nous prétendent, etc.
05:25C'est une soupe totale.
05:26On va s'intéresser, on avait déjà posé le constat la semaine dernière avec vous,
05:29on va juste s'intéresser à la suite.
05:30On va écouter Marine Le Pen, si vous le voulez bien,
05:32Michel Onfray, réaction très sévère, évidemment,
05:34du Rassemblement national. Écoutez Marine Le Pen.
05:37Monsieur Bayrou,
05:39hier,
05:41je crois que c'est
05:42les 3D,
05:44le déni, la déconnexion
05:46et la déresponsabilité.
05:48Je pense que c'est les 3D
05:50qui résument l'émission
05:52d'hier. Trop peu,
05:54trop tard.
05:56Il n'a pas compris, en réalité,
05:58ce que souhaitent les Français
05:59et il se refuse
06:02à mettre en œuvre la moindre
06:04mesure qui soit à la hauteur
06:05du constat qu'il fait.
06:07Pour Marine Le Pen,
06:08qui égratine aussi au passage
06:10Emmanuel Macron,
06:11dont elle dit que c'est un être totalement irrationnel.
06:14Aujourd'hui, s'il y avait des élections législatives,
06:16le RN sortirait
06:17évidemment en tête.
06:19C'est les sondages
06:20qui le donnent,
06:21tous les sondages
06:22d'intention de vote.
06:22C'est quoi la solution, Michel Enfray ?
06:25Où se trouve-t-elle la solution ?
06:26Ça s'appelle la Ve République.
06:29C'est-à-dire respecter les institutions.
06:31C'est-à-dire dire au peuple
06:33que c'est lui qui est souverain.
06:34C'est-à-dire aller devant le peuple
06:36et dire au peuple
06:36que souhaitez-vous ?
06:37Le peuple dit
06:38et on fait.
06:39Et si on n'est pas d'accord,
06:40on démissionne.
06:40Ça, c'est l'esprit du général de Gaulle
06:41et c'est même la lettre
06:42du général de Gaulle.
06:43Tout le monde connaît l'histoire.
06:44En 1969,
06:45le général de Gaulle s'en va
06:46parce qu'il a perdu
06:46petitement
06:47un référendum
06:48sur la question
06:49de la régionalisation.
06:50Il aurait pu dire
06:50il n'y a pas de la régionalisation,
06:52il n'y aura pas de la régionalisation
06:52mais je reste.
06:53Non.
06:54Il dit je m'en vais.
06:54Il avait failli d'ailleurs,
06:55je crois que c'était en 1964,
06:57ne pas aller au second tour
06:58parce qu'il estimait
06:58que Mitterrand était trop haut
07:00et qu'il n'y avait pas
07:02assez de plébiscites
07:02dans le chiffre
07:04qu'on lui avait offert
07:04et qui était pourtant
07:05un chiffre très confortable.
07:07Je pense simplement
07:07que ça fait des années
07:09que les élections présidentielles
07:10sont verrouillées.
07:11On nous dit
07:12vous allez avoir,
07:12alors faites semblant
07:13de croire ce que vous voulez,
07:14pensez ce que vous voulez,
07:15parler, débattez, etc.
07:16Mais in fine,
07:17on a le choix
07:18entre Marine Le Pen
07:20et puis n'importe quel autre candidat.
07:21Et Marine Le Pen
07:22est nazifiée,
07:23pétinisée,
07:24fascisée
07:24entre les deux tours
07:25et on nous dit
07:26on va faire un tour
07:27au Rador-sur-Glane,
07:28on va faire un tour
07:28au musée de la Shoah,
07:29ça c'est Emmanuel Macron
07:30et on nous dit
07:31j'espère que vous allez bien voter.
07:33Il y a des gens
07:33qui ont peur
07:34et qui finissent par voter
07:35quasiment le couteau médiatique
07:37sous la gorge.
07:38Et puis,
07:38alors dans ces cas-là
07:39évidemment il peut dire
07:39mais j'ai une légitimité,
07:40je suis chef d'État.
07:41Alors les gens qui aujourd'hui
07:42disent
07:42il ne faut pas demander
07:43sa démission
07:44parce qu'il est légitime.
07:45Comment est-ce qu'elle a été construite
07:46cette légitimité ?
07:48D'autre part,
07:48on est légitime
07:49quand chef de l'État
07:50on écoute son peuple
07:51et on ne lui dit pas
07:53votez,
07:53ah vous avez mal voté
07:54je mets votre vote à la poubelle.
07:56Ça c'est la jurisprudence
07:572005-2008
07:58traité de Lisbonne.
07:59Donc il y a déjà
07:59des gens qui en amont
08:00ont montré
08:00qu'on pouvait se moquer du peuple
08:01et se moquer du vote du peuple.
08:03Les gens ils demandent
08:04juste une chose simple
08:04ils disent
08:04mais faites-nous voter
08:05demandez-nous notre avis
08:06et faites ce que nous voulons
08:07puisque la démocratie
08:08c'est la souveraineté populaire.
08:10Alors on vient de voter, non ?
08:10Ben oui.
08:11Et les gens qui ont voté
08:12ont mis Marine Le Pen en tête.
08:15En termes de voix,
08:16en termes de chiffres.
08:16Et après le Front Républicain
08:17et c'est pas...
08:18Mais ils étaient minoritaires
08:19en termes de voix.
08:20Alors après on peut imaginer
08:21que vous pouvez faire
08:22de la sophistique
08:23Emmanuel Macron
08:24il en est capable.
08:25Il aurait très bien pu dire
08:25bon écoutez
08:26en termes de voix
08:27c'est Marine Le Pen
08:28après en termes de voix
08:29mais en tant qu'association
08:31c'est le nouveau Front Populaire.
08:32Donc ils sont
08:33mettons à égalité
08:35je vais nommer Bardella
08:36ou je vais nommer
08:37Mme Casté.
08:37Ça c'était écouter le peuple.
08:39Mais sûrement pas dire
08:40il y a un troisième
08:41qui lui a perdu franchement
08:43puisqu'il y a trois places
08:44et le troisième personnage
08:46sur le podium
08:47c'est le groupe macronien.
08:48Il dit
08:48je vais aller chercher
08:49oui on l'appelle Centrale
08:51mais enfin on dira macronien
08:52et ben avec les républicains
08:55des Voyiers et quelques autres
08:56donc on va chercher Barnier
08:57donc on va chercher Bayrou
08:58et on dit
08:58ce sont ceux qui ont perdu
09:00qui vont gagner.
09:01C'est le contraire
09:01de l'esprit
09:02de la Vème République.
09:02Les gens ils veulent pas
09:03la révolution
09:04ils veulent qu'on les respecte
09:05ils veulent juste dire
09:06mais on a une cinquième république
09:07et cette cinquième république
09:08vous l'avez détruite
09:09d'abord avec Maastricht
09:10destruction de la souveraineté
09:11en 1992
09:12et puis aujourd'hui
09:13avec cette espèce d'insolence
09:15qui consiste à dire
09:15vous votez
09:16mais si votre vote
09:17ne me convient pas
09:18je mets votre vote à la poubelle.
09:19Personne ne descend dans la rue
09:20qu'est-ce que vous voulez faire ?
09:21Vous aurez contre vous
09:22la police, l'armée
09:24diligentée par tous ces gens-là
09:25et puis en plus de ça
09:26c'est la droite et la gauche
09:27qui ont décidé
09:28que si le peuple votait mal
09:29sur l'Europe de Maastricht
09:31et bien il fallait
09:32mettre leur vote à la poubelle.
09:33Donc les gens ils sont désespérés pour ça
09:35j'ai vu qu'il y a eu
09:35une espèce de mélancolie républicaine
09:37ben oui elle est facile à comprendre
09:39donc il ne s'agit pas
09:40de revenir à une sixième république
09:41la sixième république
09:42on l'a déjà eu
09:42c'était la quatrième
09:43et elle a voté les pleins pouvoirs à Pétain
09:44que monsieur Mélenchon s'en souvienne
09:46peut-être qu'il a envie justement
09:48de revenir à un état français
09:49qui serait un état antisémite
09:50on imagine que peut-être
09:51ça peut le séduire
09:51mais on n'a pas besoin
09:53d'aller chercher
09:53des solutions ailleurs
09:55elles sont là
09:55revenons à la cinquième république
09:57alors détruisons tout ce qui a détruit
09:59la cinquième république
10:03mais un tas de trous qui ont été faits
10:06dans la constitution
10:06nous dit aujourd'hui
10:07regardez le parchemin est formidable
10:08mais il a été mité par tout le monde
10:10Chirac en tête
10:11et donc le quinquennat c'est quoi
10:13c'est une destruction de la cinquième république
10:14revenons au septennat
10:16sans possibilité d'être réélu
10:17parce qu'on voit bien
10:18vous me montrez Marine Le Pen
10:19mais elle fait sa tambouille politique aussi
10:21une tambouille de politique politicienne
10:22est-ce que je peux me présenter
10:23comment est-ce que je peux faire
10:24si on détruit etc
10:25personne ne pense à la France
10:27personne
10:27peut-être que dans un coin du cerveau
10:30embrouillé de Bayrou
10:31il y a cette idée que
10:32s'il part la tête haute
10:34en disant vous avez vu
10:34moi j'ai indiqué les dangers
10:36vous n'avez pas voulu me suivre
10:37je ne pouvais pas faire grand chose
10:39Premier ministre
10:39c'est pas grand chose
10:40dans une cinquième
10:41où le chef de l'État fait tout
10:42donc je veux être chef de l'État
10:43et peut-être qu'il est en lice
10:44pour dire
10:45mais je ferai un bon candidat
10:46n'est-ce pas
10:47pour le troisième bloc
10:51perdant et perdu
10:52je pense qu'il y a ça
10:53dans sa tête
10:53il y a ça dans la tête
10:54de Marine Le Pen
10:55puis il y a ça dans la tête
10:56de tous les autres
10:56on est face à Michel Onfray
10:58sur CNews et Europe 1
10:59Michel il y a l'exaspération
11:00des Français
11:01qui se disent
11:01et nous dans tout ça
11:02est-ce qu'ils pensent à nous
11:03la réponse est non
11:04assez peu
11:05il y a cette journée
11:06de mobilisation
11:06du 10 septembre
11:08donc le 8 c'est lundi
11:09vote de confiance à l'Assemblée
11:11et 10 le mercredi
11:12journée de mobilisation
11:13à la base
11:14c'était on l'a dit
11:15la semaine dernière
11:15un mouvement plutôt populaire
11:17de ceux qui payent
11:18tout le temps
11:19qui travaillent
11:19et qui payent pour tout le monde
11:21mais depuis
11:21ça a été largement récupéré
11:23par l'extrême gauche
11:24la France insoumise
11:25les renseignements
11:26territoriaux sont assez inquiets
11:27d'abord parce que
11:28visiblement il y a des mobilisations
11:29qui se organisent
11:30un peu partout
11:31évidemment noyautées
11:32par l'ultra-gauche
11:33risque de débordement violent
11:35risque de sabotage
11:36sur des secteurs stratégiques
11:37de l'économie
11:38et ce qui inquiète
11:40les renseignements
11:40c'est la dynamique
11:41de cet événement
11:42sans doute vraiment
11:43liée à une colère populaire
11:45mais qui est d'ores et déjà
11:47noyautée
11:47c'est un motif d'inquiétude
11:48pour vous aussi ?
11:49c'est les gilets jaunes
11:50mais c'est pas les gilets jaunes
11:51en réalité
11:51au départ vous avez vu
11:52on en a parlé la dernière fois
11:54mais il y avait cette affiche
11:55qui n'était pas du tout
11:56wokiste
11:57c'est bien que
11:58l'extrême-gauche
11:59elle ne communique
11:59qu'avec des points
12:00l'écriture inclusive
12:01des gens de couleur
12:03des gens d'allure
12:04sexuellement impossible
12:06à identifier
12:07qu'il y a des canons
12:08du dessin
12:10à tous les sens du terme
12:11de ces gens-là
12:12mais l'extrême-gauche
12:13est un animal
12:15qui se nourrit
12:16qui est un animal parasite
12:17qui se nourrit
12:18de la décomposition
12:19de presque le charognard
12:20d'une certaine manière
12:21il y a une décomposition nationale
12:22et ils arrivent
12:24alors il y a des gens
12:24qui disent
12:25comme les gens
12:25jadis
12:26les bonnets rouges
12:27ensuite les gilets jaunes
12:28et ces gens-là
12:29qui arrivent avec une affiche
12:30où on brandit un drapeau bleu-blanc-rouge
12:32c'est pas la signature de Mélenchon
12:33il n'y a aucun drapeau palestinien
12:35par exemple
12:35et hop
12:35ils se font récupérer
12:36j'avais été l'un des premiers
12:38à dire qu'il y avait
12:38une récupération des gilets jaunes
12:39dans un livre qui s'appelait
12:40Grandeur du petit peuple
12:41en expliquant qu'il y avait
12:42deux gilets jaunes
12:43les gilets jaunes girondins
12:44sur les ronds-points
12:45et puis les gilets jaunes parisiens
12:46qui là pour le coup
12:47avaient été récupérés
12:47par Macron
12:48avec les black blocs
12:50qu'on laisse faire
12:50par Mélenchon
12:51avec l'infrastructure
12:53qu'on propose etc
12:54maintenant j'entends
12:55que cette thèse-là
12:56est reprise
12:56tant mieux
12:57je trouve que l'important
12:58que cette thèse-là
12:59soit reprise
12:59là ils ont compris
13:01que la dernière fois
13:01ils avaient comme une erreur
13:02les Mélenchon
13:02et autres
13:04ils ont dit bon
13:04on va saisir la bête
13:05au collet tout de suite
13:07c'est-à-dire que
13:08et alors les pauvres gens
13:09moi j'ai rencontré des gens
13:10qui disent
13:10ah mais ça c'est formidable
13:11nous on va y aller
13:11on va faire ceci
13:12on va faire cela
13:12et que j'entends dire aujourd'hui
13:14non on n'y va plus
13:15depuis qu'on sait que Mélenchon
13:16récupère
13:16donc cette façon
13:18de récupérer les jacqueries
13:19encore à son propre compte
13:20quand je disais tout à l'heure
13:21que tout le monde pensait
13:22aux prochaines élections présidentielles
13:23c'est évidemment
13:24le cas de Mélenchon
13:24qui regarde l'heure
13:25de sa propre chronobiologie
13:28qui sait qu'il est
13:32et qui nous dit
13:33vive le métissage
13:34qui est blanc
13:34qui nous dit
13:35vive l'islam
13:36qui est plus ou moins chrétien
13:38enfin qui l'est
13:38comme le sont les francs-maçons
13:39qui dit
13:40virez-moi les vieux
13:41mais il est vieux
13:42il est blanc
13:42il est de formation judéo-chrétienne
13:44et il ne part pas
13:46donc il y a des gens
13:47qui vont prendre sa place
13:48une certaine Rima Hassan
13:49et quelques autres
13:50qui commencent à dire
13:50dites donc
13:51il va falloir qu'on en finisse
13:52avec les plus que boomers
13:54parce que Mélenchon
13:54est un plus que boomer
13:55et qui sont ces gens-là
13:57et qui encombrent le terrain
13:58c'est-à-dire qu'il manie
13:59un explosif
14:00Mélenchon dont il ne sait pas
14:01qu'il va lui exposer à la figure
14:03quand les autres auront décidé
14:04que ça lui saute à la figure
14:05On va parler maintenant
14:06à Michel Onfray
14:06on aura l'occasion
14:07de revenir sur cette situation
14:08applaudique délétère
14:09la semaine prochaine
14:10mais sur ce qui s'est passé
14:12dans l'Aude
14:12avec les viticulteurs
14:14et ça a un lien
14:15avec ce qu'on vient de dire
14:16qui ont eu à subir
14:17après les violences d'incendie
14:18qui ont ravagé leur culture
14:19et qui ont provoqué
14:20la mort d'une femme
14:21une rêve partie
14:22qui a duré plus de 4 jours
14:23je veux dire que c'est un lien
14:24parce qu'il y a évidemment
14:25parmi les gens
14:26les jeunes qui sont soi-disant
14:27venus faire la fête
14:28des gens qui étaient
14:29de l'ultra-gauche
14:30qui étaient très très bien organisés
14:31aussi
14:32exaspération
14:34des viticulteurs vignerons
14:35les terres ont été déjà ravagées
14:37par l'incendie
14:37elles ont été piétinées
14:38par ces gens
14:39pendant 4 jours
14:40et puis impuissance
14:41de l'état français
14:42à exercer l'autorité
14:43sur son propre sol
14:44on va écouter
14:45tout est contenu
14:45dans ce qu'a dit
14:46le préfet de l'Aude
14:47et on ne lui en veut pas
14:48il a dû simplement
14:49appliquer les consignes
14:50Alain Buquet
14:51il dit
14:52la manifestation a été interdite
14:53mais on n'est pas intervenu
14:54par prudence
14:55écoutez-le
14:56les individus sont arrivés
14:58massivement
15:00ce qui ne nous a pas permis
15:02de nous opposer
15:03à leur arrivée
15:03on a donc essayé
15:04de gérer l'événement
15:05dans la durée
15:06avec détermination
15:08avec calme
15:08parce que le rôle
15:10du maintien de l'ordre
15:10ça n'est pas de créer
15:11un trouble supérieur
15:12à celui qu'on fait cesser
15:13on a respecté
15:14les procédures
15:15on a fait beaucoup
15:16de verbalisations
15:17il y en a plus d'un millier
15:18qui ont déjà été faites
15:19on n'a pas encore étudié
15:20les profils
15:20et ça je répète
15:22il y a des enquêtes judiciaires
15:24qui sont en cours
15:24c'est à l'autorité judiciaire
15:26ce qu'on a pu constater
15:27en fonction des plaques
15:28d'immatriculation
15:29parce que ça
15:29c'est dans notre domaine
15:30de compétence
15:31c'est que beaucoup de plaques
15:32sont étrangères
15:32on a respecté
15:34les procédures
15:35c'était interdit
15:36mais on n'a pas pu
15:36les empêcher
15:37en fait voilà
15:38c'est vraiment symbolique
15:40de ce qui peut se passer
15:40dans notre pays
15:41cette impuissance française
15:42il joue du pipeau
15:44remarquez que je ne dis pas du violon
15:45mais il joue du pipeau
15:46merci de respecter le violon
15:47absolument
15:48et les violonistes
15:49mais moi je ne crois pas
15:51à l'impuissance de l'état
15:51je crois que l'état
15:52a mis sa puissance
15:54dans l'invitation
15:56à ne rien faire
15:57à laisser faire
15:58je ne peux pas croire
15:59que nos services secrets
16:00je ne les connais pas
16:00je ne connais pas les gens
16:01etc
16:01mais j'ai du respect
16:02pour ces gens là
16:03qui nous protègent
16:04vraiment
16:04qui font un métier difficile
16:05mais ils font un métier
16:06je ne peux pas croire
16:07que 2000
16:08on a dit 1000
16:092000 je ne sais pas
16:10je ne peux pas croire
16:12que 2000 personnes
16:12se soient contactées mutuellement
16:14par des réseaux
16:15que n'auraient pas percés
16:16les services secrets
16:17si les services secrets
16:18ben moi je sais
16:19ou alors
16:20si nos services secrets
16:22ne sont pas capables
16:22de s'inscrire
16:23sur le darknet
16:24ou sur des réseaux
16:27un peu compliqués
16:27pour faire partie de la fête
16:29donc pour savoir
16:30quand elle aura lieu
16:30et où elle aura lieu
16:31ça on peut le faire
16:32si on ne peut pas le faire
16:33moi je pense qu'il n'y a pas
16:34l'impuissance de l'état
16:35parce que je vous assure
16:36je l'ai déjà dit
16:36mais quand je traverse
16:38une ville
16:39où c'est limité à 50
16:40à 70 km
16:42là on vous tape dessus
16:43et le surlendemain
16:44voilà
16:45je reçois un papier
16:46dans ma boîte aux lettres
16:47etc etc
16:48donc l'état
16:50n'est pas impuissant
16:50l'état a décidé
16:51de laisser faire
16:52d'abord on pourrait
16:53organiser les choses autrement
16:54d'abord on pourrait
16:55demander aux services secrets
16:56de faire de telles sortes
16:57qu'on puisse savoir
16:57qui, quand ou comment
16:58quand vous avez
17:001000 ou 2000 personnes
17:01vous avez au moins
17:01500 voitures
17:02ou camions qui arrivent
17:03ça ne va pas nous faire croire
17:03que la gendarmerie
17:05ne voit pas ces mouvements là
17:06vous avez des satellites
17:07vous avez des choses
17:08qui permettent de vérifier
17:09ensuite vous avez
17:10la possibilité
17:11d'interpeller
17:13tous ces gens là
17:13d'abord on a une armée
17:14et quand on aurait
17:15une espèce de 5ème colonie
17:16il a dit le préfet
17:17non ils étaient trop nombreux
17:17on n'a pas pu faire
17:18oui ils sont trop nombreux
17:18on leur a mis des PV
17:19et quand il y aura
17:201000 personnes
17:21à descendre dans les villes
17:22dans chaque ville
17:22dans chaque grande ville
17:23c'est le risque pour le 17%
17:24et bien il fera quoi
17:24bien sûr
17:25il fera quoi à l'état là
17:26il fera rien du tout
17:26donc il y a effectivement
17:28l'espèce de jurisprudence
17:29de tel ou tel
17:31qui ont été tués
17:32malencontreusement
17:33il y a le spectre
17:34de la bavure
17:35et d'un mort parmi ces jeunes
17:37et ça c'est la hantise
17:38de nos gouvernants
17:39et oui
17:39dans la mesure où
17:41vous n'êtes pas prêt
17:41à assurer l'ordre public
17:43et que vous avez en face
17:44des gens qui sont prêts
17:44eux à tuer
17:45le problème il est là
17:46c'est que quand on rentre
17:47dans les voitures
17:48de ces gens là
17:48on découvre qu'il y a des armes
17:49qu'il y a des boules de pétanque
17:50avec des rasoirs
17:54non pas seulement
17:56on tait toutes ces choses là
17:58mais je veux dire
17:58ces gens là
17:59ils ne viennent pas
17:59de manière pacifique
18:00alors d'abord
18:01moi je serais pour que
18:01le ministère de la culture
18:02pour entendre
18:03madame Rachida Dati
18:04sur cette question là
18:05puisse organiser
18:06des rêves partis
18:07dans des lieux
18:08non je vous assure
18:09dans des lieux dédiés
18:10moi je ne suis pas pour
18:11le fait qu'on interdise
18:13ce genre de choses
18:13je suis pour le fait
18:14qu'on interdise ces choses là
18:15quand elles ont lieu
18:15dans le mépris
18:16de la propriété privée
18:17de travailleurs
18:18d'agriculteurs
18:19de paysans
18:20de viticulteurs
18:20c'est-à-dire ces paysans
18:21qui ont ressemé
18:22de la luzerne
18:23qui ont retravaillé
18:24leur terre
18:25c'est pas seulement
18:26une propriété privée
18:27c'est un instrument de travail
18:28et quand on dit
18:29on va détruire
18:29l'instrument de travail
18:30parce qu'on a envie
18:31de faire la fête
18:31et il n'y a que ça
18:32qui nous intéresse
18:32c'est pas normal
18:33donc vous avez
18:34des friches industrielles
18:35assez probablement
18:36vous avez à Bordeaux
18:37il y a une base sous-marine
18:38où toutes ces choses là
18:39peuvent exister
18:40enfin on peut très bien
18:41identifier des lieux
18:42qui ne soient pas dangereux
18:43qui ne soient pas
18:44dans le mépris
18:44de la propriété privée
18:45du travail des agriculteurs
18:46et des paysans
18:47moi je soutiens
18:47ceux qui sont descendus
18:49avec des manches de pioche
18:50parce qu'on nous dit
18:51ah mais il ne faut pas faire
18:51la loi soi-même
18:52d'accord
18:52mais quand la loi est faite
18:53si la police n'est pas faite
18:55par la police
18:56si elle n'est pas faite
18:57par la gendarmerie
18:57si elle n'est pas faite
18:58par l'armée
18:58comme l'état y invite
19:00et bien il est normal
19:01que les gens disent
19:01écoutez excusez-nous
19:02mais on paie beaucoup d'impôts
19:03pour être protégés
19:04vous ne nous protégez pas
19:05on assure nous-mêmes
19:05notre protection
19:06écoutez le maire
19:07de Fonjoncouze
19:08il dit qu'évidemment
19:10les habitants sont exaspérés
19:11ils ne comprennent pas
19:12cette inertie
19:12bien sûr
19:13nous quand on fait
19:15une manifestation
19:15les forces de l'ordre
19:16sont déjà là
19:17et nous attendent
19:18et puis là
19:18ils ont mis trois jours
19:19pour venir
19:21donc c'est ce qui a aussi
19:22exaspéré les vignerons
19:24et surtout la façon de faire
19:25de certains ravers
19:27qui ont proposé
19:28de l'argent liquide
19:29à un vigneron
19:31qui avait été impacté
19:32par cette rave
19:33en lui disant
19:34voilà monsieur
19:34on vous donne ça
19:35et ça vous fera un petit pécule
19:36et ça ça a été très mal perçu
19:38par le monde de vignerons
19:39et c'est ce qui dimanche soir
19:41a mis le feu au poudre
19:41et qui a donné cette action
19:43qui a été menée lundi
19:44par les viticulteurs
19:46de plusieurs départements
19:47que ce soit de l'Ode
19:48de l'Hérault
19:49du Gard
19:49ou des PO
19:50voilà pour ce maire
19:51parce que se rajoute
19:52le mépris de classe
19:53évidemment
19:54absolument
19:54puis on achète les pots
19:55on propose de l'argent
19:55à ces paysans
19:57vous vous rendez compte
19:58je trouve ça insupportable
20:00et puis on a toute la signature
20:02de la mafia
20:03on a de l'argent liquide
20:04si on a de l'argent liquide
20:05c'est pas traçable
20:06alors en plus de ça
20:07il y a de la drogue
20:08on le sait
20:09la police ne fait rien
20:10sur ce sujet là non plus
20:11on prétend lutter
20:12contre les narcotrafiquants
20:13mais on ne fait rien
20:13contre les consommateurs
20:14et contre les pays producteurs
20:16moi j'ai déjà beaucoup dit
20:17qu'il y avait des pays producteurs
20:19il y avait des consommateurs
20:19il y avait des narcotrafiquants
20:21que c'est une grande chaîne
20:22et qu'on ne peut pas
20:22juste identifier
20:23des gamins
20:25qui sont en train
20:25de surveiller
20:27des lieux de vente
20:28mais qu'il faut voir
20:29sur tout ce terrain là
20:30sur les 2000 personnes
20:31je pense qu'il y avait eu
20:32un certain nombre de chiens
20:33en nifleur
20:34on en aurait vu
20:35un certain nombre de consommateurs
20:36et on a quoi ?
20:36des amendes de 130 euros
20:38donc permettons à ces gens là
20:40de faire leur fête
20:40dans des lieux
20:41où ils ne gênent personne
20:42et pourquoi pas
20:42moi ça ne me gêne pas
20:43qu'ils puissent exister
20:44dans des lieux
20:45qui auront été pensés
20:46avec l'armée
20:47la police
20:48avec tout ce qu'on voudra
20:49le ministère de l'intérieur
20:50vous pensez bien
20:51qu'ils ne veulent pas
20:51vous savez très bien
20:52qu'ils ne veulent absolument pas
20:54de ces lieux là
20:54parce que
20:54s'ils ne veulent pas
20:55c'est interdit
20:56et si c'est interdit
20:57mais je vous assure
20:57que quand les paysans
20:58montent avec leur tracteur
21:00alors là on sait très bien
21:00que les paysans
21:01montent avec leur tracteur
21:02on les identifie
21:02on met des véhicules militaires
21:04on envoie les blindés
21:05on bloque les rues
21:05quand ils veulent aller à Rungis
21:07on leur tape dessus
21:07on les emmène directement
21:09en prison
21:09etc.
21:10on leur dit
21:10petite amende de 230 euros
21:11ce qui est d'ailleurs
21:13une grosse somme
21:13pour des paysans
21:14qui ont du mal à vivre
21:15alors là pour cela
21:16l'état est fort
21:18c'est pour ça
21:18que je ne pense pas
21:19que l'état soit impuissant
21:20l'état a décidé
21:21de laisser faire
21:22l'état a laissé faire
21:23cette pourriture
21:24enfin je ne parle pas des gens
21:25je veux dire
21:26cette pourriture sociale
21:27en disant
21:28laissons faire
21:29de toute façon
21:29ces gens là
21:30ce ne sont pas des ennemis
21:31ce sont même plutôt
21:31vaguement des amis
21:32parce qu'à un moment donné
21:33ils sont tous antifascistes
21:34on les retrouvera tous
21:35dans la rue
21:36pour estimer que si Marine Le Pen
21:37est au second tour
21:38il faudra voter pour
21:39Emmanuel Macron
21:40On fait une petite pause
21:42Michel Onfray
21:42on se retrouve dans un instant
21:43sur CNews et sur Europe 1
21:45est-ce que l'état protège
21:46ses concitoyens
21:47la question évidemment
21:49on l'évoque régulièrement
21:50notamment à la lumière
21:51de ce qui s'est passé
21:51à Marseille
21:52avec cet individu tunisien
21:53qui a attaqué au couteau
21:545 personnes
21:55ça a été un véritable choc
21:57qui s'est déroulé
21:57cette semaine
21:58à tout de suite
21:58Et on se retrouve
22:01pour la seconde partie
22:01de face à Michel Onfray
22:03sur CNews et sur Europe 1
22:04Michel on va évoquer maintenant
22:05ces attaques au couteau
22:07qui se multiplient
22:08dans notre pays
22:08elles sont absolument quotidiennes
22:10à Marseille
22:11un individu de 35 ans
22:12a été abattu par la police
22:13il a attaqué
22:14et blessé 5 personnes
22:15il était en situation régulière
22:17ressortissant tunisien
22:19il avait un titre de séjour
22:20juste en 2032
22:21et il était dans liberté
22:22malgré une condamnation précédente
22:24pour homicide volontaire
22:25on va écouter
22:26le procureur de Marseille
22:27Nicolas Besson
22:28et puis on va se poser
22:29la question de cet état français
22:30qui est désormais impuissant
22:32à protéger ses concitoyens
22:33L'auteur serait arrivé en France
22:37dans les charentes maritimes
22:39en 2019
22:41il se mariait en 2020
22:44avec une jeune femme
22:45qui le quittait
22:46semble-t-il
22:47compte tenu de sa violence
22:49et de ses problèmes d'addiction
22:51à la fois à la cocaïne
22:53et à l'alcool
22:54il était mis en cause en 2023
22:57dans une procédure de violence
22:58avec arme sur son neveu
23:00qui entraînait sa condamnation
23:01que j'avais évoquée hier
23:03du 6 mai 2025
23:05par le tribunal correctionnel
23:06de la Rochelle
23:07sur le plan d'une éventuelle radicalisation
23:11à l'occasion des faits montpellierains
23:14il faisait l'objet d'un criblage
23:17dont il ressortait
23:18que l'individu n'apparaissait pas radicalisé
23:21mais souffrant de troubles psychiatriques
23:26voilà pour cet individu
23:28décrit par le procureur de Marseille
23:30Nicolas Besson
23:30cet individu
23:31qui avait d'une part
23:32une condamnation pour homicide
23:34de volontaire sur son petit neveu
23:35qui dans une mosquée à 7
23:37s'était levé en disant
23:38l'état français est dirigé par des juifs
23:40donc il avait tenu des propos antisémites
23:42en fait tout dysfonctionne dans cette histoire
23:44et au final
23:45ce sont des pauvres citoyens
23:47oui
23:47moi je dirais le contraire
23:49tout fonctionne bien
23:49c'est-à-dire qu'il coche toutes les cases
23:51il n'y a aucun problème
23:52donc prenez
23:53enfin on va faire une liste
23:55parce qu'on aura l'ARCOM
23:56qui nous courra derrière
23:58vous pouvez faire une liste
23:58en disant là
23:59pas de problème
23:59pas de problème
24:00pas de problème
24:00puis maintenant on a
24:01l'élément de langage
24:02qui consiste à dire que
24:03problème psychiatrique
24:05moi je pense qu'effectivement
24:06donner des coups de couteau
24:07à des gens pour les tuer
24:08en pensant que
24:09en criant Allah Akbar
24:10on va arriver au paradis
24:10c'est avoir des problèmes psychiatriques
24:12mais on peut s'entendre là-dessus
24:13mais on peut aller au-delà
24:14j'ai lu dans la presse cette semaine
24:15que dans une salle des profs
24:18un collègue en a poignardé un autre
24:20alors je ne sais pas
24:21qui sont ces gens-là
24:22quels sont les motifs
24:24quelle est la nationalité
24:24on va sûrement trouver
24:25il y a plein de choses à dire
24:26sur ce sujet-là
24:27d'abord
24:28vous parlez encore une fois
24:29d'impuissance de l'État
24:30je ne crois pas
24:31je vous le redis
24:31au moment du Covid
24:32l'État a été très puissant
24:34très très
24:34quand il s'agissait
24:35de massacrer une grand-mère
24:37qui n'avait pas rempli correctement
24:38son auto-autorisation de sortie
24:40là il y avait de la police
24:41là il y avait de l'armée
24:42moi j'ai vu dans certains endroits
24:43des hélicoptères
24:44qui étaient en vol géostationnaire
24:45parce qu'il y avait des gens
24:46qui étaient en train
24:47de se baigner dans la mer
24:48et que c'était interdit
24:49alors que c'était une plage
24:50où il n'y avait vraiment personne
24:51j'étais en Martinique
24:52à ce moment-là
24:52donc l'État veut ça
24:55pour une raison bien simple
24:56c'est-à-dire Mélenchon le veut ça
24:57c'est le prix à payer
24:59pour sa créolisation
25:00et le patronat le veut aussi
25:01puisque c'est le prix à payer
25:02pour avoir une main-d'oeuvre
25:04bas de gamme
25:04pas chère
25:05et donc tous les
25:06mastrichiens
25:07sont d'accord
25:08pour dire que finalement
25:09il nous faut ouvrir les portes
25:11très grands
25:12et que globalement
25:13ça s'appelle
25:14des dommages collatéraux
25:15et qu'il nous faut en revanche
25:16changer la France
25:17vous avez vu Mélenchon
25:18a écrit un livre
25:19ou fait écrire un livre
25:20enfin qui est publié
25:21du moins dans sa maison d'édition
25:22Nouveau Peuple
25:25il veut un nouveau peuple
25:26le prix à payer
25:27pour le nouveau peuple
25:28c'est qu'effectivement
25:29on massacre le peuple ancien
25:30alors symboliquement
25:31ou réellement
25:31donc c'est pas très grave
25:32si vous avez un massacre par-ci
25:34ou un massacre par-là
25:35puisque finalement
25:35le vieux peuple français
25:37a besoin d'être revivifié
25:38par le sang neuf
25:40d'une migration
25:41venue de l'autre côté
25:43de la Méditerranée
25:45donc on dit
25:45oui bah arrêtez
25:46arrêtez d'en parler tout le temps
25:47si ces news en parlent tout le temps
25:48c'est que c'est eux
25:49qui créent le problème
25:50car il n'y a pas de problème
25:51nous dit-on
25:51et on dit
25:52brainwashing
25:53dit le président de la République
25:54évidemment
25:55on ne perd pas une occasion
25:55de parler le langage
25:57de ceux qui nous possèdent
25:58et qui nous dominent
25:59en nous disant
25:59vous faites du lavage de cerveau
26:01mais c'est pas du lavage de cerveau
26:02le lavage de cerveau
26:02c'est l'argument qu'on utilise
26:04pour ne pas penser
26:04si vous pensez
26:05vous dites
26:06cette espèce d'envahissement
26:08du pays
26:08est voulu
26:09c'est pas que l'état
26:10est impuissant
26:10c'est que l'état est puissant
26:11à vouloir ce qu'il veut
26:12et il veut ça
26:13quand vous dites aux afghans
26:14venez tous
26:15quand vous dites aux gazawis
26:17venez tous
26:17et que vous savez
26:18que dans la bande de Gaza
26:19vous avez 90% des gens
26:21qui sont des antisémites
26:22après vous dites
26:23ah il y a de l'antisémitisme
26:24c'est quand même pas bien
26:25et on met quelques bougies
26:26quelques nounours
26:27en disant
26:27l'antisémitisme
26:28ça n'est pas bien
26:28mais si l'antisémitisme
26:30n'est pas bien
26:30n'importons pas des gens
26:31dont le métier
26:32est d'être antisémite
26:33puisqu'ils ont été fabriqués
26:34comme ça
26:34moi je suis allé
26:35dans des territoires palestiniens
26:36j'ai vu dans les écoles
26:37j'ai vu comment ça fonctionnait
26:39c'est effectivement
26:40ça fait partie
26:40de l'idéologie
26:42donc quand vous arrivez
26:43en France
26:43vous ne dites pas
26:44c'est formidable la France
26:45je vais cesser d'être antisémite
26:46vous continuez le combat
26:47donc si vous dites
26:49on ouvre à tout le monde
26:49y compris aux gens
26:50qui sont antisémites
26:51vous aurez de l'antisémitisme
26:52si vous ouvrez la porte
26:53à tout le monde
26:54et que vous ouvrez la porte
26:54à des gens qui sont radicalisés
26:57mais après ça
26:57on dira que ça n'a rien à voir
26:59vous aurez des problèmes
27:00et puis il y a un autre problème
27:01un dernier problème
27:01qui est celui de l'alcool
27:02et de la cocaïne ensemble
27:05alors il faudra qu'on explique
27:07que l'islam fait bon ménage
27:08avec l'alcool
27:09je n'ai pas lu ça dans le Coran
27:10que ça fait bon ménage
27:11également avec la drogue
27:12mais il y a toujours eu
27:14cette idéologie
27:15enfin il y a eu pendant très longtemps
27:16une idéologie
27:17de la drogue festif
27:18c'est sympathique
27:19on est tous ensemble
27:20on fume des pétards
27:20etc
27:21j'ai vu cet été
27:22un film
27:23je ne dirais pas de qui
27:24mais enfin un réalisateur français
27:25très en vue aujourd'hui
27:26très télérama compatible
27:27où on faisait des pétards
27:29dans le film
27:30où lui-même dit
27:30qu'il a beaucoup fumé des pétards
27:31bon sauf si vous tuez des gens
27:33comme Palmade
27:34c'est plutôt sympathique
27:35mais non c'est pas sympathique
27:37moi j'ai découvert
27:37avec des amis médecins
27:38et avec la transformation
27:39de la drogue
27:39ce que j'ai dit sur la drogue
27:41il y a 40 ans
27:41je ne le dis plus
27:42parce que ça n'est plus
27:43la même drogue
27:43ce n'est plus le même produit
27:44il a été transformé ce produit
27:46et il détruit des cerveaux
27:48alors je veux bien entendre
27:49moi je serai avocat de ce monsieur là
27:50j'utiliserai ce genre d'argument
27:52en disant de fait
27:53son cerveau a été détruit
27:54par un certain usage de la drogue
27:55mais ça ça ne se dit pas
27:56c'est à dire que
27:57il a été abattu par les policiers
27:58en état de légitime défense
27:59qui a été en état de légitime défense
28:01oui ce que ne pense pas la Tunisie
28:03qui estime qu'il s'agit
28:03d'un meurtre volontaire
28:05d'un abattage dans la rue
28:06enfin il faut arrêter
28:07mais quand la police
28:09regardez d'ailleurs
28:09quand la police fait vraiment la loi
28:11personne ne s'insurge
28:14sauf la France insoumise
28:15et ceux-là
28:16je veux dire la France profonde
28:17dit bah oui
28:18il y avait un bon moyen
28:19de ne pas se faire tuer
28:20c'était de ne pas avoir
28:21deux couteaux et une matraque
28:22de la même manière
28:22que quand vous faites un délit de fuite
28:24et que vous vous faites tuer
28:24une fois de temps en temps
28:26car ce n'est pas le métier
28:27de la police de tuer
28:27et bien il y avait un bon moyen
28:29de ne pas se faire tuer
28:29c'était d'obéir au contrôle policier
28:31donc si vraiment l'état voulait
28:33plutôt que de dire
28:34on envoie des papiers
28:35en disant
28:36vous savez si vous avez
28:36un délit de fuite
28:37surtout ne poursuivez pas
28:38parce que si vous poursuivez
28:39vous risquez de commettre
28:40vous-même des accidents
28:41vous dites ah bon
28:42c'est la préfecture
28:42qui me demande ce genre de choses
28:43bah il y a un tas de gens
28:44qui se disent on ne craint rien
28:45puisque de toute façon
28:46non pas la police
28:47mais la justice est avec nous
28:49les juges sont avec nous
28:50donc qu'est-ce qu'on craint
28:52alors vous avez une punition
28:54et cette punition
28:54vous dit ah c'est moins d'un an
28:55c'est comme s'il n'existait rien du tout
28:57faut déjà en faire
28:58pour avoir des punitions
28:59d'un an
29:00donc non non
29:01l'état veut ce qu'il veut
29:02et il obtient ce qu'il veut
29:03c'est-à-dire une espèce
29:04de destruction de la nation
29:05une espèce de destruction
29:06du peuple français
29:07une espèce de destruction
29:08de l'identité française
29:10c'est volontaire
29:10c'est pas du complotisme
29:11il suffit juste
29:12de regarder ce qui se passe
29:13avec l'assentiment
29:14de tous ceux qui
29:15j'y reviens
29:16finissent par dire
29:17au deuxième tour
29:18des présidentielles
29:19qu'il faut finir par voter
29:20par le même candidat
29:20je rappelle que Mélenchon
29:22nous dit au deuxième tour
29:22qu'il faut voter pour Macron
29:23que les républicains le disent
29:26que les socialistes le disent
29:27que les communistes le disent
29:28c'est quand même étonnant
29:28quand tout le monde est d'accord
29:29pour dire qu'il faut voter
29:30pour un seul individu
29:32d'abord ces gens-là
29:33ne sont plus très crédibles
29:33quand ils nous disent
29:34que Macron n'est pas désirable
29:35puisque c'est eux
29:36qui l'ont désiré
29:36mis là où il est
29:37Michel Onfray
29:38on parle de ses attaques au couteau
29:39je signale au passage
29:40qu'à Grenoble
29:40c'est un boulanger
29:41un quart sur des coups de couteau
29:42au thorax
29:42par des jeunes
29:43qui lui volaient du pain
29:45même les boulangers
29:46à 4h30 du matin
29:47ne sont plus en sécurité
29:48dans leur boulangerie
29:48il y a aussi la question
29:49de la rentrée scolaire
29:50elle a eu lieu évidemment
29:51cette semaine
29:52sur fond de sécurisation
29:54des établissements
29:54il y a parfois la police
29:56qui patrouille devant
29:57les établissements
29:58on va écouter Elisabeth Borne
29:59ministre actuelle
30:01jusqu'à lundi en tout cas
30:02de l'éducation nationale
30:03qui était dans une école à Paris
30:04les priorités de la rentrée
30:08c'est d'abord protéger
30:10notre école
30:11protéger nos personnels
30:12protéger nos élèves
30:14et veiller à assurer
30:16un climat scolaire serein
30:18c'est naturellement élever
30:20le niveau de nos élèves
30:21avec notamment
30:22les programmes
30:23les nouveaux programmes
30:24de maths et de français
30:25qui se mettent en place
30:26de la maternelle
30:28à la sixième
30:29il y a évidemment
30:30l'apprentissage
30:30mais en priorité
30:32la sécurité
30:33on est quand même
30:34dans un drôle de monde
30:35elle tient un discours
30:36de ministre de l'intérieur
30:37pas de ministre
30:37de l'éducation nationale
30:38puisqu'elle nous dit
30:39en gros que la priorité
30:42la première priorité
30:43c'est la sécurité
30:44parce que quand il y a
30:46une première priorité
30:46il n'y a plus de priorité
30:47tout est devenu prioritaire
30:49c'est la sécurité
30:50mais qu'est-ce que ça veut dire ?
30:51ça veut dire effectivement
30:52que l'école est un lieu
30:53de haute délinquance
30:55et qu'on a des poignardeurs
30:56et des poignardés
30:57qui n'ont pas encore
30:58de poils sur le menton
30:59pour les garçons
31:00etc
31:01donc en plus
31:03on ne le dit pas
31:04dans ce passage
31:05mais quand elle nous dit
31:07il faut développer
31:08l'intelligence artificielle
31:09pour défricher
31:10dit-elle
31:10pour que les professeurs
31:11puissent défricher
31:12qu'est-ce que ça veut dire ?
31:13que le savoir
31:13c'est une espèce de jungle
31:14pour les profs ?
31:15ça renseigne déjà sur les profs
31:17d'abord pour ceux
31:17qui veulent encore être profs
31:19il y a des postes
31:19qui ne sont pas pourvus
31:20plus personne n'a envie d'être profs
31:22maintenant pour ceux
31:22qui sont profs
31:23on estime qu'ils sont
31:24tellement perdus
31:24dans la jungle
31:25qu'il leur faut défricher
31:27dans la jungle
31:27c'est le vocabulaire
31:28qu'elle emploie
31:29avec l'intelligence artificielle
31:30moi je l'ai utilisé
31:32parce que j'ai découvert
31:32que je l'avais sur mon téléphone portable
31:34pour voir
31:34comme je ne me suis pas inscrit
31:36mais pour poser des questions
31:37très techniques
31:39j'ai dû déjà en parler
31:40le nombre d'enfants de Proudhon
31:42par exemple
31:42on invente des enfants
31:43un garçon qui n'a jamais existé
31:45le prof qui va croire
31:47sur parole
31:47l'intelligence artificielle
31:48il va transformer
31:49cette fake news
31:52d'une certaine manière
31:52en savoir
31:54à transmettre
31:54à des élèves
31:55alors qu'un éducateur
31:56enfin un ministre
31:58de l'éducation nationale
31:58le jour de la rentrée
31:59devrait dire
32:00priorité à des choses élémentaires
32:02lire, écrire, compter, penser
32:03et quand elle nous parle
32:04encore des nouveaux programmes
32:05mais pourquoi
32:06des nouveaux programmes ?
32:07pendant des années et des années
32:08on a eu des programmes
32:09qui faisaient des enfants
32:10qui savaient lire, écrire, compter, penser
32:11et là on a changé
32:12plein de fois de programme
32:13et on ne sait plus
32:14les enfants ne savent plus lire, écrire, compter, penser
32:15on a une espèce d'illectrisme
32:17jusqu'à l'université
32:18jusqu'à l'université
32:19c'est-à-dire maintenant
32:20pour ne pas avoir le bac
32:20il faut en faire une demande express
32:21il faut envoyer une lettre
32:22au ministère d'éducation nationale
32:23en disant
32:24je voudrais ne pas avoir le bac
32:25sinon vous finissez par l'avoir
32:26si vous l'avez
32:26c'est pas que vous finissez par l'avoir
32:28vous l'aurez
32:28si vous l'avez
32:29vous rentrez à la fac
32:30et à la fac
32:31il n'y a aucun prof
32:31qui ne va dire
32:32votre copie n'est pas bonne
32:34vous allez dire
32:34oui vous êtes raciste
32:36vous êtes sexiste
32:36vous êtes misogyne
32:37vous êtes phallocrate
32:38vous êtes représentant
32:39de l'idéologie dominante
32:40pas de problème
32:41vous avez votre maîtrise
32:42votre master
32:43et puis voilà
32:44puis après vous avez des gens
32:44qui disent
32:45maintenant je peux être prof
32:46j'ai tout traversé
32:47vraiment
32:48on vous tirait dessus à blanc
32:49donc il n'y avait pas grand risque
32:50et vous êtes prof un jour
32:51vous dites
32:52j'ai regardé sur l'intelligence artificielle
32:55alors l'intelligence artificielle
32:56elle permet de produire des cours
32:57elle permet aujourd'hui
32:58de corriger des copies
32:59bien sûr
33:00et elle permet de faire des copies
33:02c'est à dire les profs
33:02vont utiliser une intelligence artificielle
33:04les élèves vont rédiger une copie
33:05avec l'intelligence artificielle
33:06et l'intelligence artificielle
33:07va corriger les copies
33:08c'est à dire qu'on va faire
33:09l'économie totale
33:11de la personne lui-même
33:12quel monde terrifiant
33:13oui mais c'est ce à quoi
33:14travaille madame Borne
33:15c'est ce à quoi travaille
33:16monsieur
33:16j'allais dire Mélenchon
33:18mais oui aussi Mélenchon lui-même
33:19c'est à dire que personne
33:20ne dit écouter l'intelligence artificielle
33:21on verra ça plus tard
33:22pour l'heure
33:23on va tâcher d'apprendre
33:24à lire et écrire
33:25quand t'es pensé
33:25mais pour ça il faudrait quoi ?
33:27il faudrait dire que le livre
33:28est formidable
33:28qu'il est fantastique
33:29qu'il est merveilleux
33:30et qu'il ne faut surtout pas
33:31laisser tomber le livre
33:31or le livre s'effondre actuellement
33:33même les professionnels du livre
33:34le disent
33:34alors qu'ils en vivent
33:36et finissent par nous dire
33:37qu'il n'y a plus de lecteurs
33:38il n'y a plus d'auteurs
33:39et maintenant quand on voit
33:39la grande librairie
33:41qui est la grande fête
33:43de la non-littérature
33:45des non-livres
33:45et de la non-écriture
33:46et de la non-pensée
33:48et bien vous voyez
33:49un peu à quoi ressemble
33:50aujourd'hui le livre
33:50c'est fini
33:51Michel Onfray
33:52on est dans votre émission
33:53sur CNews et sur Europe 1
33:54pendant ce temps-là
33:56pendant que nous
33:56nous nous occupons
33:58et nous regardons
33:59le nombril
33:59avec nos guerres intestines
34:01nos guerres politiques
34:02en Chine
34:03il y a eu cette semaine
34:04un grand déploiement de force
34:05un défilé militaire
34:06une grande parade
34:07sur la place Tiananmen
34:09pour commémorer
34:10les 80 ans
34:11de la fin de la seconde guerre mondiale
34:12et aussi pour les Chinois
34:13à la fin de la guerre
34:14contre le Japon
34:15donc défilé militaire géant
34:17armes de guerre
34:18dernier cri
34:19et aux côtés du président
34:20Xi Jinping
34:21le président russe
34:22Poutine
34:22le président turc
34:23Erdogan
34:24et le leader nord-coréen
34:25Kim Jong-un
34:26avec à la clé
34:27et on va l'écouter
34:28c'est très important
34:28un discours très offensif
34:30envers l'Occident
34:31du président chinois
34:3280 ans plus tard
34:36la tendance actuelle
34:37vers la paix
34:38le développement
34:39la coopération
34:40et les relations
34:40mutuellement avantageuses
34:42n'a pas changé
34:43mais les vestiges
34:45de la mentalité
34:46de la guerre froide
34:46de l'hégémonisme
34:48et du protectionnisme
34:49persistent
34:50de nouvelles menaces
34:51et de nouveaux défis
34:52continuent de se multiplier
34:53le monde est entré
34:54dans une nouvelle période
34:55de turbulences
34:56et de changements
34:56et la gouvernance mondiale
34:58se trouve à un nouveau tournant
34:59voilà pour Xi Jinping
35:02ça y est
35:03on parlait du retour
35:04des empires
35:05ils sont là
35:06et ils sont contre nous
35:07contre l'Occident
35:08et quand il parle
35:08du protectionnisme
35:09il dit clairement
35:10qu'il s'agit de Trump
35:11moi je me rappelle
35:13quand j'étais jeune auteur
35:13chez Grasset
35:14que je défendais
35:15le choc des civilisations
35:15d'Huntington
35:16en disant
35:16attention
35:17vous êtes en train
35:18de filer un mauvais coton
35:18vous êtes en train
35:19de devenir fasciste
35:20nazi etc
35:20j'ai eu droit à tout ça
35:21le pétinisme
35:22taisez-vous
35:22ne dites rien
35:23je commençais à parler
35:24un peu quand même
35:25en disant que
35:25moi je pensais vraiment
35:26qu'Huntington avait raison
35:28il a tort
35:29j'ai vu là
35:31le drapeau indien aussi
35:31vous n'avez pas donné
35:32le drapeau indien
35:33mais il fait partie aussi
35:34de ceux qui étaient là
35:34et donc ça veut dire
35:36effectivement que
35:36tous ceux
35:37que nous prétendons détester
35:39eux ils s'aiment
35:40et ils sont capables
35:41de se recevoir
35:42et sans faux semblants
35:43et de faire alliance
35:44nous détestons l'Occident
35:46parce que l'Occident
35:46nous a détestés
35:47mais alors il suffit
35:48que Xi Jinping dise
35:49c'est fini la France
35:50c'est fini
35:51s'il dit c'est fini l'Europe
35:53c'est fini
35:53qu'est-ce qu'il va faire
35:55qu'il ne va pas dire
35:56que c'est fini
35:56Macron
35:57qui va nous dire
35:58oh je suis allé le voir
35:59et alors nous nous sommes parlé
36:01Xi et moi-même
36:02et finalement
36:03nous sommes convenus qu'eux
36:04etc
36:04non ça ne va rien faire du tout
36:05c'est-à-dire que ces gens-là
36:06sont calmes
36:07ils restent calmes
36:08mais ils voient bien d'ailleurs
36:09que de toute façon
36:09il n'y a pas grand chose à faire
36:10Macron fait tout ce qu'il faut
36:11pour détruire la nation française
36:12donc quand vous avez détruit
36:14la nation française
36:15et bien vous n'avez plus qu'à dire
36:16on rentre
36:17on n'a même plus besoin
36:18alors après vous achetez ceci
36:19vous achetez cela
36:19vous achetez des immeubles
36:20vous achetez des vignobles
36:21vous achetez des banques
36:22vous achetez des télévisions
36:28Dominique Schlesinger
36:29le président du système EU
36:30qui nous disait
36:30600 avions chaque nuit
36:32qui atterrissent en Europe
36:33avec que des produits chinois
36:35oui
36:35Sun Tzu
36:36qui est leur grand philosophe
36:37et qui a écrit
36:38un art de la guerre
36:38dont beaucoup parlent
36:39et que peu ont lu
36:40nous dit très précisément
36:41que la meilleure façon
36:42de gagner la guerre
36:43c'est de ne pas l'amener
36:43on y est là
36:45c'est-à-dire vous montrez juste
36:46les armements
36:47en disant
36:47on a des armements
36:49que vous n'avez pas
36:49et on va vous faire voir des choses
36:50ça devrait vous faire trépigner
36:51ça fait des années
36:52qu'on dit que l'Europe
36:53est tellement formidable
36:54que nous n'avons pas besoin
36:54de nous défendre
36:55que nous n'avons pas d'ennemis
36:56on s'aime tellement
36:57soi-même, nous-mêmes
36:58que finalement
36:59personne ne va nous attaquer
37:00on est attaqué par l'Iran
37:01on est attaqué
37:01parce que l'Iran n'en fait pas partie
37:02mais on aurait pu en faire partie
37:03on a tous ces gens
37:04qui nous détestent
37:05et on a un chef de l'État
37:06qui continue à dire
37:06on va se fâcher
37:07avec l'Algérie
37:08avec le Maroc
37:08avec la Tunisie
37:09avec l'Afrique
37:09avec tout le monde
37:10avec Israël
37:11on se fâche avec Israël
37:13peut-être la pire des fâcheries
37:14en ce qui nous concerne
37:15et en ce qui concerne
37:15notre propre civilisation
37:16donc oui
37:17c'est simplement des gens
37:18qui disent
37:18on va vous faire voir
37:19nos muscles
37:20on montre juste un peu nos bras
37:22on remonte notre chemise
37:23d'ailleurs remarquez
37:24que dans le dress code
37:26il y a un moment donné
37:27où Xi Jinping est arrivé
37:28avec le vêtement de Mao
37:29qui est la veste maoïste
37:31donc pas le col maoïste
37:32qui va bien à Saint-Germain-des-Prés
37:33à Jacques Lang
37:33mais le col Mao
37:35c'était un col rabattu
37:36enfin c'est une vareuse militaire
37:37il y en a un en France
37:38qui apparaît comme ça
37:39c'est Mélenchon
37:40et je rappelle d'ailleurs
37:41que Mme Shikiru
37:42qui connaît très bien
37:43pour être dans la litote
37:44M. Mélenchon
37:45nous a dit récemment
37:47si vraiment la Chine
37:49n'est pas une dictature
37:50très très très proche
37:52Mme Shikiru
37:53de M. Mélenchon
37:53ça veut dire
37:54M. Mélenchon lui-même
37:55qui avait dit
37:56que Cuba n'était pas une dictature
37:57ça veut dire
37:57que le projet de Mélenchon
37:59de Shikiru et des autres
38:00c'est la Chine
38:00c'est Cuba
38:02donc il faut arrêter
38:03c'est même
38:04la bande de Gaza
38:06avec le Hamas au pouvoir
38:07c'est le Hamas
38:09qui fait la loi
38:09dans la tête de ces gens-là
38:11si vraiment la Chine
38:12n'est pas une dictature
38:13où est la dictature ?
38:15Alors la dictature
38:15on la suppose
38:16chez Marine Le Pen
38:16si elle arrivait au pouvoir
38:17mais c'est une dictature
38:19fantasmée
38:19mais les dictatures réelles
38:20elles n'existent pas
38:21cet homme a dit
38:22moi j'apparais avec
38:23le vêtement de Mao
38:23plusieurs millions de morts
38:25des millions de morts
38:26avec les famines organisées
38:27et il dit
38:28voilà de quoi je suis capable
38:29puis après il arrive
38:30avec un beau costume
38:31je suis aussi capable de ça
38:32c'est-à-dire qu'on peut
38:34s'occidentaliser
38:34mais sûrement pas
38:35jusqu'où vous croyez
38:36et d'ailleurs Mao
38:36est ultra occidentalisé
38:38je rappelle que le marxisme
38:39léninisme
38:39il n'est pas asiatique
38:41contrairement à ce que disait
38:42l'extrême droite de jadis
38:43en disant que c'était
38:44des inventions d'Asie
38:45ou etc
38:46c'est un projet politique
38:47qu'il nous montre
38:48et c'est un projet politique
38:50qu'on aurait tort
38:50de ne pas voir
38:51parce que si
38:52et quand vous pensez
38:52que c'est monsieur Barrault
38:53qui est censé gérer
38:54les problèmes des relations
38:55avec tous ces gens-là
38:56il a envie de partir
38:56d'un immense éclat de rire
38:57en tout cas ces empires
38:58sont bien là
38:59sont en train de s'affronter
39:00on a eu la réaction
39:01de Donald Trump
39:01qui a très bien compris
39:02le message qui est envoyé
39:03par les Chinois
39:04et les Russes
39:05qui sont alliés
39:05le point philo Michel
39:07on va parler d'Henri Labori
39:09médecin et philosophe
39:10c'est rare
39:10en évoquant son livre
39:12éloge de la fuite
39:13pourquoi vous avez choisi
39:14ce livre Michel ?
39:15parce que j'essaie
39:16de choisir un livre
39:16qui puisse nous permettre
39:17de penser l'actualité
39:18de comprendre l'actualité
39:19c'est bien la philosophie
39:20mais il faut qu'elle soit appliquée
39:21c'est bien Platon
39:22mais il faut qu'on puisse
39:23penser à partir de
39:25je ne sais pas quoi
39:25de l'allégorie de la caverne
39:26la place qu'a pris le virtuel
39:28aujourd'hui
39:28dans notre civilisation
39:29et là je me suis dit
39:30je pense toujours
39:31aux gens qui nous écoutent
39:32et je ne veux pas
39:32les renvoyer sur des livres
39:33trop techniques
39:34et ce que j'aime moi
39:35c'est que des gens
39:36sont à mi-chemin
39:37de la philosophie
39:37et d'une autre discipline
39:38d'une autre activité
39:39vous disiez qu'il y avait
39:40peu de médecins et philosophes
39:41vous avez raison
39:42il y avait Georges Canguilhem
39:43qui a écrit sur le normal
39:44et le pathologique
39:44hélas il faudra que j'en parle
39:46un jour pour expliquer
39:46comment ce texte
39:47a fait beaucoup de mal
39:48en disant qu'il n'y avait
39:48pas de normal
39:49qu'il n'y avait pas de pathologique
39:50c'est le début
39:50c'est le grand maître
39:52d'ailleurs à penser
39:53de tous les déconstructionnistes
39:54mais Labori est un personnage
39:55qui a inventé
39:56des drogues pour anesthésier
39:59il travaillait avec les chirurgiens
40:00pour anesthésier des gens
40:01il a travaillé comme éthologue
40:03les éthologues
40:03sont des gens
40:04qui regardent
40:04le comportement des animaux
40:05qui nous disent
40:06qu'ils ont lu Darwin
40:07et qu'ils savent
40:07que nous sommes restés des animaux
40:09et que le comportement des singes
40:11nous renseigne sur nous-mêmes
40:12pour certains
40:12c'est même très évident
40:13et donc il a une théorie
40:15sur la question du stress
40:17et je pense que nous sommes
40:18dans une logique de stress
40:20une civilisation
40:21qui s'effondre
40:22c'est stressant
40:22et les gens le voient
40:23et il fait une expérience
40:24de laboratoire
40:25et il dit
40:25voilà je mets un rat
40:26dans une cage de laboratoire
40:27avec un plancher électrifié
40:29et puis il signale sonore
40:29signal lumineux d'abord
40:30signal sonore
40:31et décharge électrique
40:32et donc le rat
40:33il est stressé
40:34il comprend qu'il y a un stress
40:36donc dès qu'il comprend
40:38que le sonore
40:39le lumineux
40:40sont associés
40:40à la venue du stress
40:41et bien
40:42il essaie d'échapper
40:44à cette prison
40:45dans laquelle il se trouve
40:46et donc Labori dit
40:48on fait une cage
40:49et on sépare cette cage
40:51en deux
40:51et on permet au rat
40:52de passer dans la cage
40:53d'à côté
40:53alors qu'il n'y aura pas
40:54d'électricité
40:56très vite le rat comprend
40:57que s'il veut échapper
40:58au stress
40:58c'est à dire
40:59vous avez le signal lumineux
41:00il a compris
41:00il n'attend pas le signal
41:01solore
41:01il n'attend pas la décharge électrique
41:02il s'en va dans la pièce d'à côté
41:04il est tranquille
41:05et c'est pareil pour nous
41:05pour les êtres
41:06et oui
41:06et il dit
41:07maintenant on va faire
41:08une troisième expérience
41:09c'est à dire
41:09on fait la même chose
41:10mais on met deux rats
41:11dans le même espace
41:12qui est confiné
41:13et qui sera électrifié
41:14pour les deux
41:14qu'est-ce qui se passe ?
41:15il s'agresse
41:15donc à Laborie
41:17il nous dit
41:17face à une situation de stress
41:19nous avons la possibilité
41:20de fuir
41:20de somatiser
41:22ou d'agresser
41:23quand il dit
41:24voilà vous avez l'animal
41:25qui quand il ne peut pas
41:26s'échapper
41:26ça prend de la décharge électrique
41:28il va perdre ses poils
41:29il va créer des infarctus
41:31il va créer des maladies
41:32neurodégénératives
41:34il va créer des cancers
41:35quantité de cancers
41:36et donc il dit
41:37nous sommes toujours
41:38ces animaux
41:39nous sommes toujours ces rats
41:40c'est à dire
41:40que quand on est dans
41:41une situation de stress
41:42vous avez un patron
41:43qui est insupportable
41:43vous ne pouvez pas dire
41:44basta je m'en vais
41:45encore que
41:45aujourd'hui c'est assez facile
41:46mais la fuite n'est pas
41:47toujours possible
41:48qu'est-ce que vous allez faire
41:49si vous ne pouvez pas fuir
41:50vous allez somatiser
41:51vous allez vomir
41:52vous avez des problèmes
41:53de ventre
41:53vous avez mal dans le dos
41:55vous allez passer votre temps
41:55chez le médecin
41:56et puis il y a une autre possibilité
41:58c'est que vous avez
41:58quelqu'un qui est là
41:59lui va se prendre un pain
41:59je lui dis mais j'ai rien fait moi
42:01c'est pas moi qui ai déclenché
42:02la situation de stress
42:03mais c'est toi qui prends quand même
42:04et donc le stress c'est ça
42:06nous sommes dans une civilisation
42:08du stress
42:08tout s'effondre
42:09pas d'avenir
42:10pas de présent
42:10des difficultés à vivre
42:12des humiliations permanentes
42:13et perpétuelles
42:14des gens extrêmement riches
42:15qui sont très insolents
42:16qui sont très agressifs
42:17à l'endroit de gens
42:18qui sont très pro
42:19en disant
42:19enfin quand je pense
42:20aux gens très riches
42:21de gens qui
42:22enfin on va pas rentrer
42:23dans le détail de cette question là
42:24mais je veux dire
42:24des gens qui en méprisent d'autres
42:25et bien vous avez
42:26la possibilité de fuir
42:28mais ça c'est quand même assez rare
42:29il faut vivre
42:30il faut de l'argent
42:30alors vous avez toujours
42:31le RSA ou ce genre de trucs
42:32et la possibilité de vivre
42:33avec de l'assistance sociale
42:35mais si les gens s'agressent
42:37on se dit parfois
42:38il n'y a pas de raison
42:38si il y a parfois des raisons
42:39c'est-à-dire que quand vous vivez
42:40quand je prends l'avion
42:41et que j'arrive à Paris
42:42et que je m'en vais à Roissy
42:43je me dis mais comment
42:44des gens peuvent-ils vivre
42:45dans des cages à lapins
42:46sur le bord du périphérique
42:47à journée entière
42:48en ne pouvant pas ouvrir
42:48leur fenêtre
42:49parce que c'est des bruits
42:50de voiture ou etc
42:51vous allez travailler
42:52vous revenez
42:52vous allez dans le métro
42:53etc
42:53mais la vie est extrêmement stressante
42:55donc qu'est-ce que vous allez faire
42:56ou vous fuyez
42:57vous partez en campagne
42:58et puis vous allez vous installer
42:59dans la campagne
43:00à ce moment-là
43:01vous verrez
43:01vous yerez beaucoup mieux
43:02ou vous somatisez
43:03et là vous avez
43:04beaucoup d'anxiolytiques
43:05beaucoup d'antidépresseurs
43:06beaucoup d'alcool
43:07beaucoup de hachiche
43:08beaucoup de cocaïne
43:09etc
43:09ou alors vous agressez les gens
43:11puis après vous dites
43:11on ne sait pas pourquoi
43:12les gens s'agressent
43:13mais le propre d'une civilisation
43:15c'est d'empêcher l'agressivité
43:16d'abord d'empêcher le stress
43:17dans la meilleure des hypothèses
43:18et il y avait chez Labori
43:19qui était une espèce
43:20d'anarchiste fou
43:21au sens noble du terme
43:22des propositions
43:23pour une vie meilleure
43:24on n'entrera pas
43:25dans le détail
43:25de ces choses-là
43:26mais on voit bien
43:27que tant qu'on continuera
43:29à fabriquer une civilisation stressante
43:31vous aurez un prix à payer
43:32qui sera celui
43:33de la violence urbaine
43:34de la violence tout court
43:35puisque cette violence
43:36elle est aussi dans les campagnes
43:37et ça boucle avec le début
43:38de notre émission
43:39sur les problèmes de sécurité
43:40dans notre pays
43:41et puis juste un mot
43:42si les gens n'ont pas forcément
43:44envie d'aller lire
43:45l'éloge de la fuite
43:46ils peuvent regarder
43:47le film d'Alain René
43:47mon oncle d'Amérique
43:48magnifique film
43:49où tout ça est mis en scène
43:50où on voit justement
43:51les rats sur l'écran
43:53et où on voit Labori
43:54lui-même qui parle
43:55film génial
43:56moi je l'ai vu une centaine de fois
43:56parce que je l'ai vu
43:57oui parce que j'étais prof
43:59d'Amérique
43:59vous l'avez vu une centaine de fois
44:01oui parce que j'avais
44:01j'avais neuf classes
44:02quand j'étais prof
44:03et je le faisais voir
44:03à toutes mes classes
44:04et donc je le voyais
44:06neuf fois par an
44:07vous voyez que
44:07j'étais 20 ans prof
44:09donc
44:09bon merci beaucoup Michel
44:11Onfray
44:11c'était passionnant évidemment
44:12de passer une heure
44:13en votre compagnie
44:14pour décrypter l'actualité
44:15on se retrouve la semaine prochaine
44:16bien volonté
44:17bonne journée à tous
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