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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel.
00:05Bonjour Lens.
00:06Prêt pour faire un peu de philosophie autour de l'actualité de la semaine ?
00:09On va commencer par la séquence calamiteuse de l'étude du budget par le Parlement qui se poursuit.
00:15Le texte revient à l'Assemblée nationale après avoir été détricoté au Sénat.
00:19Tout cela risque de se terminer en impasse, c'est-à-dire sans vote conclusif et peut-être avec des ordonnances ou une loi spéciale.
00:25Une ordonnance de toute urgence, oui, mais pour notre système politique qui est en train de trépasser.
00:30Voilà ce qu'il nous faut, mon cher Michel.
00:33Un nouveau sondage pour les intentions de vote à la présidentielle donne à nouveau le Rassemblement national en tête.
00:38Jordan Bardella pourrait surclasser tous les autres candidats face à lui.
00:41Qu'est-ce que cela dit de l'état du pays à un an et demi de 2027 et surtout du fossé qui se creuse entre les élites et le peuple ?
00:48Nous parlerons aussi, Michel, de la justice à la lumière du témoignage de la maman d'Elias.
00:52Ce jeune garçon de 14 ans tué par une machette zombie par deux mineurs multirécidivistes il y a tout juste dix mois.
01:00Ce qu'elle raconte des dysfonctionnements de la justice qui ont conduit à la mort de son fils et surtout de ce que lui ont dit certains magistrats a de quoi glacer le sang.
01:08On va l'écouter dans un instant.
01:10Le combat contre les narcotrafiquants est-il perdu en France ?
01:13Entre les assassinats commandités de ceux qui les dérangent ou de leur famille, je pense à Marseille et à la famille Kissassi,
01:19et l'autorisation de sortie pour l'un des prisonniers les plus dangereux détenus dans la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil.
01:25On a de quoi être au mieux perplexe, au pire en colère.
01:28L'effondrement de l'autorité dans notre pays, autre thème à aborder avec vous Michel.
01:32Et puis le retour du service national, Emmanuel Macron annonce une nouvelle forme d'engagement pour la jeunesse afin de renforcer les rangs de la réserve de l'armée.
01:42Tout cela sur fond de réarmement de notre pays, de conflits en Ukraine et de menaces brandées par le chef d'état-major des armées.
01:48Pensez-vous, Michel, qu'il faut effectivement préparer la guerre, si l'on veut, la paix ?
01:53Enfin, le point philo, on évoquera le discours de la méthode de Descartes qui date du XVIIe siècle.
01:59C'est bien ça Michel ?
02:00Quelle leçon on tirerait pour notre époque ?
02:01Vous allez nous dire tout cela vers la fin de l'émission.
02:05Allez, on commence, si vous le voulez bien, par ce qui se passe du côté de l'Assemblée nationale.
02:08Le projet de budget, c'est vital pour un pays d'avoir un budget.
02:11A été d'abord fait à l'Assemblée, détricoté au Sénat et il retourne à l'Assemblée.
02:16C'est le jeu politique traditionnel, c'est le jeu de nos institutions Michel.
02:19Mais est-ce qu'on n'est pas au bout de la logique ?
02:21Parce que là, on a l'impression que tout ça tourne à vide, que c'est un moulin qui tourne à vide, qu'on a perdu beaucoup de temps pour rien.
02:28La cinquième, c'est ça pour vous ou pas ?
02:30Non, c'est très exactement le contraire, la cinquième République.
02:32D'abord, il faut à la tête de la cinquième République un homme qui dit ce qu'il fait, qui fait ce qu'il dit.
02:37C'est-à-dire un homme performatif, comme on dit, avec un mot qui suppose que quand on a dit, c'est que d'un seul coup ça advient.
02:42Je vous déclare, mari et femme, dit le maire ou le prêtre.
02:44Et voilà, ça advient.
02:47Là, on n'a pas le chef de l'État de la cinquième République.
02:49On a une espèce de vague sous-secrétaire d'État.
02:52Et puis on a surtout des gens qui se servent de la politique plutôt qu'ils ne servent la politique.
02:56C'est-à-dire qu'on voit bien que ce qui anime tous ces gens-là, c'est la présidentielle, c'est l'élection présidentielle.
03:00Tous, tous.
03:01Que ce soit le chef de l'État qui a bien des idées, lui, on ne sait pas vraiment lesquelles, lui doit bien savoir lesquelles.
03:06Sur ce sujet, il ne tergiverse pas.
03:09Lui au centre et puis le reste du monde peut bien périr.
03:11Ensuite, vous avez un Premier ministre qui, lui, ne peut pas ne pas y songer non plus.
03:15Il est très pompidolien, pas gaulliste.
03:17Quand j'entends parler du corps du gaulliste, j'éclate de rire.
03:20Il est très pompidolien, très matois, très... on bricole.
03:23Voilà, on a quelqu'un qui nous dit, je suis gaulliste, mais en même temps, abolissons la cinquième République et faisons fonctionner le principe de la quatrième.
03:29Sauf que le Parlement, c'est pareil.
03:30Ce sont les partis qui, eux, décident en fonction des agendas de leurs patrons.
03:34On voit bien qu'à la France insoumise, ils n'ont pas grand souci de la France, ils ont le souci de Mélenchon.
03:38On voit bien que les centristes, ils ont le souci d'ils ne savent pas qui.
03:41Est-ce que ça va être Attal ? Est-ce que ça va être Édouard Philippe ?
03:43Est-ce que ça va être Bayrou qui va sortir du bois ?
03:45Est-ce que ça va être Xavier Bertrand ?
03:47Les Républicains, c'est exactement la même chose.
03:49Ce race Wauquiez, ce race M. Retailleau, etc.
03:53Le Parti communiste, ils iront, ils iront tout seuls, ils n'iront pas.
03:55Les écologistes, il y en a déjà deux qui sont partants pour expliquer qu'il y en a un qui veut l'union, l'autre qui veut l'union.
04:00C'est ça, la politique française actuellement.
04:03C'est la politique des petits partis.
04:05Donc Macron, il a une feuille de route qui est de résister le plus longtemps possible
04:10et de faire de telle sorte qu'il puisse effectuer les 18 mois, je crois, le temps qui lui reste,
04:16comme chef d'État en gérant les questions internationales.
04:19Je déclare une petite guerre en Ukraine pour pouvoir...
04:22Malheureusement, elle est déjà en cours, la guerre.
04:24Oui, non, mais une guerre intérieure.
04:26Une guerre intérieure pour la France, là, pour le coup, je suppose, on est d'accord.
04:30Elle existe depuis un certain nombre d'années, beaucoup plus que ce qu'on veut bien dire, d'ailleurs.
04:35Mais là, on rentrerait directement.
04:36On livrerait des rafales, on livrerait des soldats.
04:39Est-ce qu'il s'agit de soldats de métier ?
04:41Est-ce que ce serait une conscription qui permettrait...
04:43On va l'évoquer parce qu'il y a cette question du service national.
04:45On gère ces petits trucs-là.
04:46Et puis, il rencontre Trump, il rencontre machin, bidule, un tel.
04:50Il dit, vous avez vu, je suis un grand chef d'État.
04:52Ça n'est plus que ça.
04:53C'est-à-dire, on fait du surplace.
04:54Après, il y a de l'accessoire, quand même essentiel, qui est le budget.
04:57On fait quoi ? Comment on fait ?
04:59Et on va évidemment arriver à un geste autoritaire de la part du Premier ministre,
05:03disant, j'ai essayé, j'ai souhaité, j'ai voulu, je vous ai pris à témoin.
05:06Je vous ai surpris parce que j'interviens, on dit d'un seul coup,
05:09il est en train de parler, il est 9h moins le quart, le Premier ministre va nous parler, etc.
05:13J'ai tout essayé, je vous assure, je n'y parviens pas,
05:15donc on va bien être obligés de recourir aux moyens que je souhaitais éviter.
05:19Alors, on va écouter d'abord Sébastien Lecornu.
05:22Il s'est un peu énervé, c'est rare d'ailleurs, parce qu'il est assez tempéré, ce Premier ministre.
05:27Il dénonce le cynisme de certains partis,
05:29il cite particulièrement le Rassemblement National et la France Insoumise.
05:32Sébastien Lecornu.
05:34Cette situation nous amène à des points de vigilance.
05:38La première des choses, c'est que certains partis politiques,
05:41certains candidats à l'élection présidentielle,
05:45estiment au fond que le compromis n'est pas compatible avec leur propre stratégie électorale
05:52et qu'au fond, derrière, il y a une forme de cynisme qui est en train de se dégager
05:57et qui peut mener à ce que certains errements idéologiques de certains partis politiques bloquent la situation.
06:04Et ça, pour moi, c'est un point de vigilance important.
06:07On l'a vu notamment dans les comportements de la France Insoumise
06:10et même parfois du Rassemblement National.
06:12C'est un peu facile de dire que c'est la faute aux extrêmes et nous, on n'y a pas rien.
06:18Je retire ce que je dis, il n'est même pas pompidolien.
06:20En fait, il n'est pas gaulliste, il n'est pas pompidolien, il est juste macroniste.
06:24Là, on voit bien l'histoire qu'il faut raconter.
06:26Il y a trois blocs, deux méchants et un gentil.
06:29Donc, il y a des extrêmes.
06:30Un parti franchement antisémite qui estime que le Hamas est formidable.
06:33Et puis, il y a un parti qui, en gros, recycle les années de Chirac, de l'époque Pascua et Pendreau.
06:38Et on nous dit, tout ça, c'est dos à dos.
06:40Mais il y a nous, au centre.
06:41Et nous, au centre, on est la vérité, on est la justice, on est la République, etc.
06:46Sauf qu'il y a des gens, à chaque extrémité de la gauche et à chaque extrémité du Rassemblement National,
06:52ou peut-être des Républicains,
06:54il y a des gens tentés par le fait de rejoindre un bloc central.
06:58Les socialistes, en gros, quand ils sont au pouvoir, ils gouvernent comme Macron.
07:00Il faut arrêter de laisser croire qu'ils nous font des grands projets.
07:04Là, tout de suite, ils sont dans l'opposition.
07:05Mettons-les au pouvoir et Mme Lucie Casté fera très exactement ce que l'Europe lui demandera de faire.
07:10Donc, je réitère.
07:12C'est-à-dire, il s'agit de maintenir Macron le plus longtemps possible au pouvoir.
07:16Et puis après, on s'en vient de nous parler de points de vigilance.
07:19Les points de vigilance, c'est de virer tous ces gens
07:21qui se servent de la politique pour faire de la politique politicienne,
07:25pour pouvoir être élus, pour pouvoir être placés.
07:26Ils sont à peu près une trentaine à vouloir être président de la République.
07:28Pourquoi faire ?
07:29Alors, j'aimerais qu'on écoute aussi Jean-Louis Borloo,
07:31qui s'exprime beaucoup sur nos antennes en ce moment.
07:33Enfin, pas que sur les nôtres.
07:35Il porte un projet.
07:36Il veut une France fédérale.
07:38Alors, je sais que ça vous fait bondir, parce que vous êtes un souverainiste.
07:42Mais on va écouter.
07:44Lui, il estime qu'il y a une défaillance généralisée en France.
07:47Il n'a pas tort sur le constat.
07:49On va écouter comment il voit cette France fédérale.
07:52Nous sommes en défaillance généralisée.
07:56Rien ne fonctionne.
07:57Le logement ne fonctionne pas.
07:59On a baissé de 40%.
08:01L'organisation de l'école, je n'en parle pas.
08:03Il y a un prof sur deux qui a peur en rentrant en classe.
08:06Regardez la situation de la jeunesse de France,
08:08puisque là, il s'agit de jeunesse.
08:09Le dysfonctionnement entre l'aide sociale à l'enfance,
08:13la PJJ, les travailleurs sociaux du département, ceux de la vie.
08:16On est un pays complètement dingue.
08:19On est en train de s'effondrer à une vitesse rapide
08:22pour des raisons de totale désorganisation.
08:26On n'a pas le problème d'un gouvernement.
08:29On a le problème de gouvernance de la nation.
08:31Alors, qu'est-ce que vous pensez de cette version de la France fédérale ?
08:34Je pense que j'en ai assez des gens qui, 60 ans ou 70 ans,
08:38qui ont contribué à faire de la politique ce qu'elle est.
08:41C'est-à-dire avec Maastricht, avec l'Europe, avec la dilution des nations,
08:44et qui ont crié aux loups en disant que quiconque prendissait un drapeau français
08:47était des fascistes, des nazis, des vichistes et des pétinistes.
08:50Ils nous disent aujourd'hui, rien ne va plus, rien ne va plus.
08:52D'accord, mais que ce monsieur prenne sa part.
08:54Oui, mais alors, ils proposent des solutions.
08:56Les autres, ils font le constat.
08:58L'État régalien s'occuperait des grands sujets,
09:01sécurité, immigration, agriculture, énergie,
09:04et déléguerait aux régions, aux départements,
09:07l'éducation, la santé, tout ce qui ressort du local.
09:11Ils sortent de Paris, des fois, pour savoir que ces choses-là existent déjà ?
09:13Je pense.
09:14Ben non, parce que c'est déjà géré, les lycées, les collèges, etc.
09:17Tout ça est déjà géré par les départements et géré par les régions.
09:21Donc il faut arrêter de découvrir l'eau chaude en disant,
09:24ce serait bien si, ça existe depuis des années.
09:25Et d'ailleurs, les départements et les régions font ça sans argent,
09:29avec des difficultés considérables.
09:30Donc il invente quelque chose que le général de Gaulle avait proposé,
09:34mais autrement, la régionalisation du général de Gaulle,
09:37c'est autrement que ce qu'on propose aujourd'hui.
09:39Et ce qui existe déjà, il y a eu par la suite Defer et Mitterrand,
09:43avec cette espèce de fausse régionalisation.
09:45Et vous avez des régionalisations aujourd'hui qui sont des occasions
09:49de faire autant de petits États dans l'État.
09:51C'est pas ça, la vraie régionalisation.
09:53La régionalisation, c'est pas dire, vous allez gérer les affaires courantes en région,
09:56vous allez, tout ce qui relèvera du remplirage des chemins,
10:00d'éclairage public, on va vous le donner à faire.
10:02Et puis pour l'essentiel, vous allez nous laisser faire l'économie,
10:05et gérer les finances, etc.
10:07D'ailleurs, on gérera ça avec l'Europe.
10:08Ce monsieur était un grand européiste.
10:10Donc on fait une espèce de grande ligne de partage,
10:12et il y a ceux qui nous ont dit en 92,
10:14Maastricht c'est formidable, fin du chômage, de la misère,
10:17de la pauvreté, du racisme, de l'antisémitisme, etc.
10:19Et qui, des années après, s'en viennent nous dire,
10:21oh, plus rien ne marche.
10:22Ben oui, mais plus rien ne marche du logiciel qui était le leur.
10:25Et changer véritablement le logiciel,
10:26ça peut être, par exemple, reprendre le général de Gaulle,
10:29là où on l'a laissé.
10:30Hélas, en 1969, et en disant,
10:33la vraie réforme de la régionalisation que proposait le général de Gaulle,
10:36ce n'était pas de dire, vous allez gérer les miettes,
10:38pendant que nous on va s'occuper de l'essentiel,
10:39et nous quand on s'occupe de l'essentiel,
10:41c'est un coup de fil de Paris à Bruxelles,
10:43pour savoir ce qu'est la feuille de route journalière.
10:44On est dans face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
10:47Michel, justement, on évoque cette présidentielle.
10:49Un sondage Odoxa-Mascaray réalisé pour Plexena
10:52et la presse régionale cette semaine,
10:55montre que dans tous les cas de figure,
10:57ce serait Jordan Bardella qui l'emporterait,
10:59quel que soit le candidat qui soit face à lui,
11:02Edouard Philippe, Gabriel Attal,
11:05vraiment, il l'emporte Jean-Luc Mélenchon haut la main.
11:08Écoutons Mathilde Ponnau, justement, de la France Insoumise.
11:10Elle estime, évidemment, que ce sondage ne prédit pas l'avenir.
11:15Je rappellerai, quand même,
11:17à ceux qui étudient les sondages à longueur de journée,
11:20d'abord que, un, tous les sondages se sont trompés,
11:22que, deux, une élection se fait le jour d'une élection,
11:24par les gens qui se déplacent,
11:26et donc ne se fait pas avant par je ne sais quel sondage
11:28qui expliquerait que, évidemment, l'extrême droite gagnerait.
11:32Et la troisième chose sur laquelle je voudrais vous alerter,
11:35c'est que tous ceux qui ne cessent d'expliquer
11:37que l'extrême droite va gagner dans ce pays
11:40et qu'il n'y a aucune autre alternative à cela,
11:44ont, selon moi, une responsabilité très forte
11:46dans le fait d'instaurer un récit
11:48dont nous avons déjà montré qu'il était faux.
11:50Alors, Mathilde Panot, de la France Insoumise,
11:53vient de s'exprimer, et vous ?
11:55Oui, je souscris à ce qu'elle dit
11:56quand elle fait savoir que ça n'est jamais
11:58qu'une prétendue photographie.
12:00Des mois plus tôt, on ne sait pas encore qui va,
12:02comment ça va se passer,
12:03quel va être le candidat des macronistes,
12:05s'il va y avoir de l'union à gauche ou pas,
12:07et comment elle va se faire,
12:08si Glucksmann sera candidat ou ne le sera pas,
12:11s'il y a des écologistes,
12:13et s'ils sont solitaires ou je ne sais quoi.
12:15Tout est possible.
12:15Vous savez, il y a toujours des espèces de mouvements de foule
12:17dans un footing généralisé,
12:20dans un marathon,
12:21puis à un moment donné,
12:22sur la ligne de départ,
12:23on dit voilà, c'est parti.
12:24Les gens courraient déjà,
12:25puis à un moment donné, la course commence.
12:27La course n'est pas vraiment commencée.
12:29Elle sera vraiment commencée
12:30quand on saura qui y va.
12:32Mais il y a un mouvement de fond.
12:34Oui, mais si on veut,
12:35c'est le seul parti
12:38qui n'ait pas exercé le pouvoir.
12:40Donc, les gens qui ne sont pas sceaux
12:41ont bien compris que les socialistes,
12:43on les a eus,
12:44avec les communistes,
12:45qui ont été au pouvoir
12:46avec l'UDF jadis,
12:48le RPR,
12:49et puis l'UMP ensuite,
12:50les Républicains,
12:51que tous ces gens-là,
12:52M. Borloo compris,
12:53je ne voudrais pas n'accabler que M. Borloo,
12:55mais voilà des gens
12:55qui ont fait carrière dans la politique
12:57depuis un demi-siècle.
12:59Et depuis un demi-siècle,
13:00ces gens-là disent
13:01c'est ce qu'il faut faire,
13:02c'est la vérité,
13:03c'est comme ça qu'on se comprende,
13:03puis après ils disent
13:04on n'aurait peut-être pas dû,
13:04peut-être qu'effectivement,
13:06etc.
13:06Je ne donnerai pas des noms
13:06de gens qui aujourd'hui
13:08sont en train de donner des leçons
13:09et qui ne sont pas capables de dire
13:10oui, moi j'ai fait partie de ceux
13:11qui, dans les années 80 ou 90,
13:13sont traités de fascistes,
13:14quiconque disait
13:15ce serait bien qu'à l'école
13:16on apprenne à lire,
13:17à écrire, à compter, à penser.
13:18Ça c'était effectivement
13:19être un nazi.
13:20Et aujourd'hui,
13:20les gens disent
13:20ah c'est bizarre,
13:21à l'école ça ne marche pas,
13:22les enfants ils sont quand même
13:22un peu illettrés.
13:23Oui messieurs et mesdames,
13:24mais c'est un peu grâce à vous
13:25ou à cause de vous.
13:26Donc je pense qu'il faut
13:27s'arrêter sur ces questions-là
13:29et puis voilà.
13:31On continue Michel.
13:32Je voulais vous faire écouter
13:33la maman du jeune Elias.
13:34Oui.
13:35Elle s'appelle Stéphanie Bonhomme,
13:37son petit garçon avec 14 ans
13:38lorsqu'il a été tué
13:39d'un coup de machette zombie
13:40par deux mineurs
13:42multirécidivistes
13:43il y a des mois.
13:44Elle a essayé de comprendre
13:45comment la chaîne judiciaire
13:47avait pu dysfonctionner
13:48au point que ces deux jeunes
13:49qui n'auraient jamais dû
13:49se retrouver ensemble
13:50aient pu attaquer son fils.
13:53Et ce qu'elle a entendu
13:53d'un part des magistrats
13:54qu'elle a questionnés
13:55est tout à fait sidérant.
13:56Écoutez, là,
13:57elle était notre invitée
13:58cette semaine.
13:59Pour les contacts
14:00que vous avez eus
14:01avec d'autres associations,
14:02comment vous ont-ils perçus ?
14:03À quoi vous ont-ils renvoyé peut-être ?
14:06C'était très violent.
14:09La première discussion,
14:10parce que j'avais besoin aussi
14:11de discuter avec des magistrats
14:13très naïvement finalement
14:15pour savoir si notre démarche
14:17de dialogue était saine et légitime.
14:23Ça a été très violent
14:24parce que j'ai entendu
14:25les mots
14:25vous partez en croisade
14:28contre les magistrats,
14:29vous êtes une victime
14:30esservelée
14:31et vous êtes populiste.
14:34Ces mots ont été tenus
14:36à votre rencontre ?
14:36Oui.
14:38Et face à ces mots,
14:40j'ai été déstabilisée,
14:42je le reconnais.
14:43Et donc,
14:43j'ai fait la démarche
14:44de rencontrer
14:45la direction de France Victime.
14:48J'ai fait la démarche
14:48de rencontrer François Hollande
14:50et Nicolas Sarkozy
14:51pour savoir
14:53si ma démarche
14:54était légitime
14:55ou non.
14:56Voilà pour Stéphanie Bonhomme.
14:58Vous entendez les mots
14:59croisade
15:00et cervelet populiste
15:01de la part de magistrats
15:02qui s'adressent
15:03à la maman
15:04qui a perdu son petit garçon.
15:07Connaissez le nom du magistrat ?
15:08Non, non, non.
15:09Gérald Darmanin a d'ailleurs dit
15:10qu'il lancerait une enquête
15:11pour savoir
15:12si ses propos ont bien été tenus
15:13et s'il n'est pas
15:14d'attention sanctionné.
15:15Aujourd'hui.
15:15Mais le mot croisade
15:16est très intéressant.
15:17C'est terrible.
15:18Ça veut vraiment tout dire.
15:19Bien sûr.
15:20Si vous n'acceptez pas
15:21l'islam radical,
15:24c'est que vous êtes
15:25un islamophobe.
15:26Si vous êtes un islamophobe,
15:27c'est que vous réactivez
15:27les croisades.
15:28Moi, je veux bien
15:29qu'on fasse de l'histoire.
15:30On peut le faire.
15:31Expliquer pourquoi
15:31il y a eu des croisades,
15:32pourquoi il y a eu des conquêtes,
15:33pourquoi les conquêtes
15:34ont généré des contre-conquêtes
15:35et comment les choses
15:36se sont passées.
15:36Il y a une fable aujourd'hui
15:37qui nous explique
15:38que c'était des chevaux
15:41qui rentraient dans des endroits
15:42où il y avait un mètre de sang
15:43où on a massacré des gens.
15:44Il faut arrêter aussi.
15:45Ce n'est pas ça l'histoire.
15:46Ça, c'est de l'idéologie
15:47telle qu'elle est présentée.
15:48Mais vous avez un tas de gens
15:49qui font la politique française
15:50dont on ne connaît
15:50ni le nom ni le visage.
15:52Qui sont les juges
15:53d'application des peines ?
15:54Qui sont les magistrats ?
15:55Qui sont les psychologues
15:56qui s'en viennent nous dire
15:57que des gens
15:58qui sont multi-récidivistes
15:59qui ont fait ceci,
16:00qui ont fait cela, etc.
16:02ont le droit de sortir
16:02parce qu'ils peuvent bien sortir.
16:04Ce monsieur
16:04qui est un narcotrafiquant
16:05haut de gamme
16:05à qui on dit
16:06vous allez pouvoir prendre le train
16:07et puis vous allez revenir ce soir.
16:10On va en parler.
16:10Alors il est rentré
16:11pour une raison bien simple.
16:12C'est que normalement
16:13tout ça est fait
16:13pour qu'il puisse sortir bientôt.
16:15Donc il n'allait tout de même pas
16:16se mettre en cavale
16:17alors que finalement,
16:18officiellement,
16:19la cavale on va lui offrir
16:19en lui disant
16:20vous avez été fort gentil,
16:21on vous a envoyé à Lyon,
16:22vous êtes revenu
16:23pour un métier
16:24que vous risqueriez d'avoir
16:25dans 4 ans.
16:26C'est formidable.
16:27Il y a quand même
16:27une espèce de désir
16:28de travailler chez les gens
16:29et de gens qui sont désireux
16:30d'employer tout de suite
16:31des narcotrafiquants
16:32pour pouvoir les faire travailler.
16:33Ça permet aussi
16:33de réduire la peine
16:34une promesse d'embauche.
16:35Oui, le but c'est ça.
16:37Cette chose est faite
16:38pour que ce monsieur
16:38sorte assez rapidement.
16:39Et je dis mais
16:40il y a un tas de gens
16:41qui font la politique française
16:42qui ont,
16:43moi je crois à la responsabilité,
16:45je crois au libre arbitre,
16:46je crois au fait
16:46qu'on puisse faire des choix
16:48et qu'on nous demande
16:48de rendre des comptes
16:49sur les choix
16:49qu'on a pu faire.
16:51Mais un juge d'application
16:51des peines,
16:52un psychologue,
16:52un magistrat,
16:53tous ces gens
16:53qui mettent dans la nature
16:55des gens qui sont toxiques
16:56et dangereux
16:57dont on découvre ensuite
16:58qu'ils sont des violeurs,
16:59des tortionnaires,
17:00des criminels, etc.
17:01On ne sait pas
17:01qui ils sont ces gens-là.
17:03C'est la même chose
17:03avec les commerçants
17:04qui se font piquer
17:05en permanence des choses
17:07dans leurs épiceries,
17:08par exemple,
17:08ou des produits
17:09qu'ils vendent
17:11et puis qui disent
17:11moi je mets maintenant
17:12les photos
17:13des gens qui ont volé.
17:14Ce n'est pas légal,
17:15bien sûr,
17:15mais qu'on sache un peu.
17:16C'est ce qu'on appelle
17:17une vigilance citoyenne aussi.
17:19Faire savoir que si la justice
17:20qui est censée se faire
17:21au nom du peuple
17:21ne se fait pas au nom du peuple,
17:23le peuple a peut-être le droit.
17:24Nous parlions il y a quelques temps
17:25de Hobbes
17:25et de la possibilité
17:26de recouvrer une liberté
17:27que nous avons perdue
17:28parce que nous avons donné
17:29le pouvoir à la justice,
17:31le pouvoir aux magistrats, etc.
17:33Mais s'ils n'exercent pas
17:34le pouvoir au nom du peuple
17:34mais au nom d'une idéologie,
17:36alors à ce moment-là
17:37on retrouve la liberté
17:37de dire
17:38eh bien voilà,
17:39le portrait,
17:40on peut faire un portrait
17:40comme il y a des portraits
17:41d'attaque dans Libération
17:43où on casse la figure des gens
17:44sur une pleine page,
17:46de dire voilà le trajet
17:46de ce monsieur
17:47qui a estimé
17:48qu'on pouvait remettre
17:48dans la nature
17:49quelqu'un qui avait déjà violé
17:50je ne sais combien de fois,
17:51qui avait assassiné,
17:53mais quand on va avoir des comptes
17:54il faut bien quand même
17:54donner sa chance
17:55à ces gens-là
17:57pour qu'ils puissent se réinsérer.
17:58Mais elle est faite comment
17:59la politique de réinsertion ?
18:00Et puis donner sa chance
18:01aux familles aussi peut-être
18:02de se reconstruire
18:03alors qu'ils ont perdu
18:04voilà,
18:04ils ont perdu des enfants,
18:05ils ont perdu une femme,
18:07etc.
18:08Avec les violences sexuelles
18:09ou autres.
18:10Il y a une espèce de possibilité
18:11pour certains
18:12qui aujourd'hui
18:12font la politique française
18:14de dire je peux le faire,
18:16je suis dans l'impunité,
18:16personne ne sait qui je suis,
18:18moi je suis dans un bureau,
18:18c'est moi qui ai décidé
18:19de ce genre de choses.
18:20C'est insupportable
18:22ce que cette dame dit
18:22de ce qu'on lui a dit.
18:24C'est insupportable.
18:25Croisade et populiste,
18:26ça dit tout en fait
18:27d'une idéologie.
18:27Croisade et populiste.
18:29Populiste, les deux.
18:29Quoi populiste ici ?
18:31On aimerait bien
18:31savoir quel magistrat
18:33lui a dit ça
18:34et puis lui dire
18:34monsieur,
18:35expliquez-nous ce que ça veut dire.
18:37Croisade et cervelé.
18:39Et cervelé,
18:39on n'avait pas de cerveau.
18:40Vous êtes dans une logique politique.
18:42Je rappelle que cette femme
18:42est médecin.
18:43Ah oui, en plus.
18:44Donc non mais,
18:45tout est à l'envers
18:47dans ce système.
18:48Non et puis même
18:48aurait-elle été femme de ménage
18:50qu'elle a le droit aussi
18:50de dire
18:51vous n'avez pas protégé mon fils
18:53sans qu'on la traite
18:54de femme sans cerveau.
18:55On lui dit en gros
18:56vous êtes en train
18:57d'attaquer les musulmans
18:59parce que vous faites
18:59une croisade,
19:00vous êtes en train
19:01de fonctionner
19:02alors que vous n'avez pas
19:02de cerveau
19:03et vous dites
19:03tout et n'importe quoi.
19:05Qu'est-ce qu'on a dit aussi ?
19:06Elle est cervelée
19:06et puis il y avait
19:07Il s'est devenu populiste
19:08et croisade.
19:09Et puis populiste.
19:11Ça c'est le mot valise.
19:13Oui mais en même temps
19:14c'est un moins sultan.
19:14Moi je suis populiste
19:15ça ne me gêne pas
19:16de dire que oui
19:16j'aime le peuple
19:17et je pense que le peuple
19:18est le fondement
19:19de la démocratie.
19:20Sinon qu'on nous dise
19:20c'est plus ça.
19:21Et puis voilà
19:21c'est plus la démocratie
19:23c'est pas le pouvoir du peuple
19:24par le peuple pour le peuple.
19:25Voilà on le sait
19:26et puis on nous dit
19:26c'est le pouvoir
19:27des techniciens sur le peuple
19:28des technos
19:29des gens qui savent
19:29le fameux bloc central
19:30auquel se rallient d'ailleurs
19:32et toutes les extrémités
19:33sauf le rassemblement national
19:35mais in fine
19:35quand il faut voter
19:36la France insoumise
19:38elle finit toujours
19:38par voter
19:39par le fameux bloc central
19:40sous prétexte d'antifascisme.
19:42Bon allez
19:43on va faire une toute petite pause
19:43on se retrouve dans un instant
19:44Michel on ferait
19:45pour la seconde partie
19:46de notre émission
19:47on reviendra un tout petit peu
19:48sur la guerre
19:49contre les narcotrafiquants
19:50parce que ça prend
19:51une ampleur désormais
19:52on a l'impression
19:52que c'est un contre-état
19:53qui est en train
19:54de se mettre en place
19:55du service national
19:56annoncé par Emmanuel Macron
19:58et peut-être aussi
19:59le point philo
20:00à tout de suite.
20:01On se retrouve
20:02pour la seconde partie
20:03de face à Michel Onfray
20:04sur CNews et sur Europe 1
20:06Michel on a évoqué
20:07la justice
20:07évoquons maintenant
20:08la guerre contre le narcotrafic
20:09on l'a déjà un tout petit peu
20:11abordé
20:11est-ce que cette guerre
20:12est en passe d'être perdue ?
20:14On sait que les policiers
20:15font absolument tout
20:15ce qu'ils peuvent
20:16pour affronter une pieuvre
20:18qui est des dimensions
20:19et des tentacules
20:20internationales
20:21on se pose aussi
20:22des questions
20:22après l'autorisation
20:23de sortie
20:24vous l'avez évoqué
20:25d'un narcotrafiquant
20:26très connu
20:27qui est soi-disant
20:29incarcéré jusqu'en 2029
20:30et qui a bénéficié
20:31d'une sortie libre
20:32alors ça a provoqué
20:33Gérald Darmanin
20:34le garde des sous
20:34une réaction
20:35il souhaite aligner
20:36le régime carcéral
20:37des plus gros
20:38narcotrafiquants
20:39sur celui des terroristes
20:40on l'écoute au Sénat
20:41je veux donc appliquer
20:44aux narco-bandits
20:46les mêmes règles
20:47que pour les condamnés
20:49pour terrorisme
20:50il n'est pas possible
20:52aujourd'hui dans notre droit
20:53et c'est le droit français
20:54qu'un quelqu'un
20:55qui serait condamné
20:56pour terrorisme
20:56puisse trois ans
20:57avant une éventuelle sortie
20:58de sa prison
20:59face à un entretien
21:00d'embauche
21:00alors qu'il était
21:01dans un régime carcéral
21:02parce qu'on le considérait
21:03comme particulièrement dangereux
21:04donc je proposerai
21:05en janvier prochain
21:06la fin de ces possibles
21:07aménagements
21:08qui paraissent en effet
21:09très décorrélés
21:10très décorrélés
21:12de la grande inquiétude
21:13qu'ont les français
21:14à juste titre
21:15du narcotrafic
21:16j'espère que le Sénat
21:17et le Parlement
21:17me suivront
21:18Voilà pour Gérald Darmanin
21:20qui veut faire le maximum
21:21pour tenter d'empêcher
21:22ces narcotrafiquants
21:23d'être en liberté
21:25ou même de faire
21:26leur business
21:26depuis leur cellule
21:27moi la question
21:28que je me pose Michel
21:29c'est comment un état
21:30peut-il être à ce point là
21:32concurrencé par un contre-état
21:33qui se met en place
21:34sur l'ensemble
21:35de son territoire
21:36est-ce que c'est
21:36notre état qui est faible
21:37ou est-ce que c'est eux
21:38qui sont de plus en plus
21:40puissants et riches
21:41les deux
21:42c'est-à-dire qu'il y a
21:43une séparation des pouvoirs
21:44qui fait que
21:45d'abord il faudrait
21:46une assemblée nationale
21:47qui puisse voter
21:47ce genre de texte
21:48et pour dire
21:49maintenant on va avoir
21:50une politique digne de ce nom
21:51maintenant quand vous avez
21:52des textes
21:53ça sert à rien
21:53si ces textes là
21:54ne peuvent pas être
21:55mis en place
21:56vous avez une police
21:58qui elle fait vraiment bien
21:59son travail
21:59qui prend des risques
22:00moi j'ai quelques amis
22:02qui sont dans ce métier
22:03et je vous assure
22:04qu'ils mettent leur vie
22:04en danger régulièrement
22:06pour faire leur métier
22:06et donc ces gens là
22:08ils ne sont pas
22:08à mettre en cause
22:09simplement on ne leur donne
22:10pas grand moyen
22:11si il y a un coup
22:13qui part un jour
22:14d'échange etc
22:15ce sont eux
22:15qu'on envoie tout de suite
22:16au tribunal
22:17et on les met en garde à vue
22:18et puis voilà
22:19ensuite vous avez
22:19donc ça c'est la police
22:20on appréhende
22:21les gens dangereux
22:22ensuite on les remet
22:23à la justice
22:24la justice elle va nous dire
22:25mais non
22:25on n'a pas envie
22:28de mettre ces gens là
22:28en prison
22:28ils sont gentils
22:29et puis d'ailleurs
22:30ils me le payent bien
22:31dites certains avocats
22:32et puis etc etc
22:33donc il y a une corruption
22:34généralisée
22:35qui fait qu'in fine
22:36même s'ils finissent
22:37par se retrouver en prison
22:38en prison on s'arrange
22:39pour qu'il y ait des remises
22:40de peignes
22:40il y ait des arrangements
22:41il y ait des possibilités
22:41de sortie
22:42ou ce genre de choses
22:42donc on ne fait pas la guerre
22:43à des gens sur le papier
22:45on fait la guerre
22:46à des gens réellement
22:46il n'est pas question
22:47d'envoyer l'armée
22:48l'armée elle tue
22:49sauf si c'est son métier
22:50d'ailleurs
22:51et elle est faite pour ça
22:52elle a le monopole
22:52de la violence légale
22:54et c'est fort heureux
22:54oui on a un sondage
22:55qui dit
22:55mais envoyer l'armée
22:56la majorité de français
22:58dit envoyer l'armée
22:58dans les banlieues
23:00et bien oui
23:00mais on n'est pas
23:00aux Etats-Unis
23:01c'est pas que dans les banlieues
23:02c'est dans toute la zone rurale
23:03Trump il dit
23:04voilà il y a un bateau
23:04qui est rempli de cocaïne
23:05et qui vient du Venezuela
23:06j'envoie un missile
23:07pouf il n'y a plus rien
23:08là immédiatement
23:09le président de la république
23:10se retrouve au tribunal
23:11et en prison
23:11parce qu'on estimera
23:12que c'est quand même inadmissible
23:14on a bien le droit
23:14d'être trafiquant si on veut
23:15et puis ces gens là
23:16étaient en croisière
23:17ils faisaient un petit tour en bateau
23:18ils n'étaient pas très sûrs
23:19qu'il y ait de la cocaïne
23:20et qu'ils ont été abusés
23:21et que et que et que
23:21on voit bien
23:22le président a une humilité totale
23:25tant qu'il est quasi total
23:26non vous n'avez pas la possibilité
23:28de faire des choses
23:28hors le droit
23:29quand il est en mandat
23:29hors le droit
23:30le droit ne vous permet pas
23:31de faire la justice
23:32la police appréhende les gens
23:35et puis elle remet les gens
23:36à la justice
23:37qui elle-même fait son travail
23:38et le pouvoir politique
23:39en principe de
23:40au vertu du principe
23:41de séparation des pouvoirs
23:42n'a pas la possibilité
23:43d'aller contre une décision de justice
23:45Gérald Darmanin
23:45il n'a pas le pouvoir
23:46de dire au magistrat
23:47vous allez faire ceci
23:48vous allez faire cela
23:48il y a eu une époque
23:49où le magistrat
23:50effectivement
23:50il était là
23:51pour exercer
23:52une contrainte
23:54qui était
23:55qu'il faut protéger la société
23:56et quand il s'agissait
23:58de défendre
23:59ou de protéger la société
24:00c'était le grand mépris
24:01de Foucault
24:02qui avait d'ailleurs
24:02intitulé l'un de ses séminaires
24:04comme ça
24:05c'est-à-dire
24:05il faut défendre la société
24:06entre guillemets
24:06pour montrer que c'était
24:07quand même quelque chose
24:08d'inadmissible
24:08le mentor de monsieur Badinter
24:10tout de même
24:11mais oui il faut défendre la société
24:13parce que la société
24:13ce n'est pas une entité comme ça
24:14c'est le fils de la dame
24:16qui témoigne
24:16ce sont plein d'enfants
24:17qui se font tuer
24:18massacrer, violer
24:19ou de gens qui se font tabasser
24:20parce qu'ils promènent leur chien
24:21et qu'on dit
24:21mais il m'a mal regardé
24:22Marseille
24:23voilà
24:24cette semaine
24:25et donc
24:26il ne faut pas
24:27enfin l'armée
24:28elle est là pour dire
24:29vous avez des snipers
24:30ils tirent
24:30ils tuent
24:30mais il faut une décision de justice
24:32ça s'appelle
24:33les opérations HOMO
24:34H-O-M-O
24:35et deux journalistes
24:37avaient fait un livre
24:38avec le président Hollande
24:39qui disait
24:41qu'il avait effectivement
24:42donné des autorisations
24:43personne ne l'inquiète là-dessus
24:45mais normalement
24:46on n'a pas le droit
24:46un chef de l'état
24:47n'a pas le droit
24:48de dire
24:48vous allez m'abattre celui-ci
24:49parce que c'est un terroriste
24:50dangereux etc
24:51oui monsieur le président
24:52on fait ça hors la loi
24:53etc
24:53il le faut
24:54moi je défends ça
24:54il faut défendre les services secrets
24:56il faut défendre la police
24:57il faut défendre l'armée
24:58c'est la sûreté
25:00qui est en jeu
25:00et la sûreté
25:01c'est l'un des droits de l'homme
25:02il faut arrêter de dire
25:03les droits de l'homme
25:04c'est l'égalitarisme
25:05qui permettrait à un homme
25:05de devenir une femme
25:06et vice-versa
25:07si l'on veut
25:07mais la sûreté
25:08ça existe aussi
25:09la propriété
25:10ça existe aussi
25:11disons à ce moment-là
25:12qu'on se moque des droits de l'homme
25:13et que ni la sûreté
25:14ni la propriété
25:14ne sont des droits de l'homme
25:15mais il y a d'autres
25:17possibilités de dire
25:19nous allons régler le problème
25:21donnons à la police
25:22le pouvoir
25:23de faire vraiment son travail
25:25et puis
25:25finissons-en
25:27avec une magistrature politisée
25:28qui elle dit
25:28nous on vous méprise absolument
25:30le peuple peut penser
25:30ce qu'il veut
25:31le chef de l'état
25:32peut penser ce qu'il veut
25:33parce que si Jordan Bardella
25:34est au pouvoir
25:35qu'est-ce qu'il ferait
25:36avec les magistrats
25:37les magistrats diraient
25:38mais monsieur le président de la république
25:39en vertu de la séparation des pouvoirs
25:41vous n'avez pas la possibilité
25:42de décider de ce genre de choses
25:43d'autant que Maastricht
25:44la Bruxelles
25:45diraient vous n'avez pas le droit
25:46le droit du prisonnier
25:47etc.
25:48donc il faut
25:49que les magistrats
25:51soient élus par le peuple
25:52que les magistrats
25:53puissent représenter
25:54véritablement le peuple
25:54qu'on arrête de dire
25:55la justice
25:56elle se rend au nom du peuple
25:57mais qu'on le fasse
25:58et que ce soit vraiment rendu
25:59au nom du peuple
26:00et que pour le coup
26:00un certain nombre de magistrats
26:01qui n'ont que des grands yeux
26:03énamourés
26:04pour les délinquants
26:04pour les narcotrafiquants
26:05qui payent
26:06vous savez
26:06Al Capone
26:07une partie de l'argent
26:08qu'il faisait
26:09était donnée en pot de vin
26:10pour acheter des gens
26:11des policiers
26:12des gendarmes
26:13des indicateurs
26:14etc.
26:15ça marche aussi
26:15aujourd'hui
26:16quand vous avez des salaires
26:17de misère dans les prisons
26:18c'est facile de vous entendre
26:20dire par quelqu'un
26:205000 euros
26:22pour m'amener
26:233 téléphones
26:23ou je ne sais quoi
26:24vous dites bon
26:24j'ai rien vu
26:25sinon je m'en prends
26:25à ta famille
26:26et après vous avez ça
26:27bien sûr
26:27la terreur
26:28bien sûr
26:29il n'y a pas que
26:30les salaires de misère
26:31il y a le statut social
26:32et puis il y a la vie
26:33que vous menez
26:34avec ces petites fiches de paye
26:36et puis des gens
26:37qui vous disent
26:37on connait votre numéro
26:38de votre voiture
26:38on a fait des photos
26:40de votre maison
26:41on sait que vos enfants
26:42sont scolarisés
26:43dans tel endroit
26:43c'est tout ça
26:44qu'il faudrait attaquer
26:45et puis une réforme des prisons
26:47on y revient
26:48que les prisons ne soient pas
26:49l'incarcération
26:50de Nicolas Sarkozy
26:51a été l'occasion de le dire
26:52de braquer le projecteur
26:53là-dessus
26:53en disant
26:53vous avez vu
26:54à quoi ça ressemble
26:54aujourd'hui les prisons
26:55alors après
26:56vous avez des gens
26:56qui vous disent un peu tout
26:57et n'importe quoi
26:58qui gonflent les chiffres
26:59parce qu'ils voudraient
26:59que les prisons soient fermées
27:00mais il faut penser
27:02une vraie politique pénale
27:04aujourd'hui
27:04réfléchir quoi
27:06pas se dire
27:06je vais être candidat
27:07je vais être candidat
27:07c'est dire
27:08mais si je veux
27:09sauver la France
27:10faire quelque chose
27:11pour mon pays
27:12qu'est-ce que je fais
27:13sur le terrain de la justice
27:14qu'est-ce que je fais
27:14sur le terrain de l'éducation
27:15qu'est-ce que je fais
27:16sur le terrain de l'hôpital
27:16puis poser ces questions
27:18apporter des réponses
27:18travailler avec des intellectuels
27:20qui ne soient pas forcément
27:20des intellectuels organiques
27:22du système
27:23qui soient anticapitalistes
27:24ou je ne sais quoi
27:24On est en face à Michel Onfray
27:26sur CNews et sur Europe 1
27:27Michel, le service national
27:29était la solution miracle
27:30pour refaire nation
27:31pour remettre de la cohésion
27:33dans un pays
27:33qui est bien fracturé
27:34en tout cas
27:35c'est ce que
27:36a souhaité
27:37le président Macron
27:38il était cette semaine
27:39en déplacement à Vars
27:40il a souhaité
27:42le retour
27:43de ce service national
27:44qui ne ressemble pas du tout
27:45au SNU
27:46qui n'a pas fonctionné
27:47qui serait sur la base
27:49du volontariat
27:49qui concernerait
27:50les hommes et les femmes
27:51à partir de 18 ans
27:52bien sûr
27:53et qui serait rémunéré
27:55entre 800 et 1000 euros
27:57On va écouter
27:58le président Macron
27:59et vous allez me dire
27:59ce que vous en pensez
28:00L'accélération des crises
28:02le durcissement des menaces
28:03me conduisent à proposer
28:05aujourd'hui
28:06un service national
28:08purement militaire
28:09qui sans être universel
28:11peut engager
28:13toute une génération
28:15Je porte aujourd'hui
28:16un projet pensé
28:17dans la grande tradition française
28:19de l'engagement
28:20quand il s'agit
28:21de défendre le pays
28:22que nous sommes
28:23n'oublions jamais
28:25que chaque fois
28:27que l'histoire
28:28l'a exigé
28:29la jeunesse de France
28:31s'est engagée
28:33et mobilisée
28:35fidèle en cela
28:37à cette chaîne des temps
28:38qui relie les volontaires
28:39de l'an 2
28:40jusqu'au maquisard
28:42des Glières
28:42et du Vercors
28:43le service national
28:45s'adressera
28:45aux jeunes françaises
28:46et français majeurs
28:48qui auront exprimé
28:49leur volontariat
28:50lors de la journée
28:52défense
28:53et citoyenneté
28:54qui deviendra
28:56journée de mobilisation
28:58en se recentrant
28:59sur les fondamentaux
29:00parce que nos armées
29:01sont celles de la République
29:03parce que notre jeunesse
29:05est le trésor de la France
29:07parce que la jeunesse
29:09aspire à la liberté
29:11et à soif d'engagement
29:13Voilà, on a entendu
29:15le président Macron
29:16Est-ce que ce service national
29:17Michel
29:18est la bonne idée
29:19pour remettre
29:20de la cohésion
29:20dans notre pays ?
29:21Non, un service national
29:23volontaire
29:23ça suppose que ceux
29:24qui voudraient faire
29:25ce service-là
29:25sont des gens
29:26déjà intégrés socialement
29:27donc des gens
29:27qui n'ont pas besoin
29:28d'un cours d'intégration
29:29ce sont des enfants
29:31bien élevés
29:32polis, courtois
29:32qui veulent défendre
29:33le pays, la nation
29:34etc.
29:35Eux on les verrait
29:35mais ils sont déjà convaincus
29:37du fait qu'il faut défendre
29:38le pays, le peuple
29:39la nation, la France
29:40etc.
29:40Est-ce que vous pensez
29:42que le gamin
29:42à qui on donne 500 euros
29:44par jour
29:44qui est un guetteur
29:45par exemple
29:45pour les narcotrafiquants
29:48lui dira
29:48moi je suis volontaire
29:49pour faire ce genre
29:50de service militaire
29:50bien sûr que non
29:51c'est un service militaire
29:52qui n'est pas un service civil
29:54si le service civil
29:55c'est de ramasser
29:55les crottes des chiens
29:56c'est de les tailler
29:57ça serait plus militarisé
29:58en fait que le SNU à l'époque
30:00c'est quoi ?
30:01c'est-à-dire que
30:01quand vous avez 20 ans
30:03on ne va pas vous donner
30:04un rafale à piloter
30:05non mais on peut vous apprendre
30:06à faire une arme
30:08balayer la cour
30:09et puis
30:10oui non
30:10faire les gestes
30:11de premier secours
30:12il y a des choses
30:13qu'on peut faire
30:13ça s'appelle des brevets de secourisme
30:14mais c'est pas
30:15la défense nationale
30:16c'est pas
30:16si vous voulez
30:17si c'était Marcel Bijard
30:18qui soit à la tête de tout ça
30:19et qui pilote ça
30:20pour les hommes
30:21c'est pas de former des soldats
30:21c'est de former une réserve
30:23voilà
30:23ça n'a rien
30:24c'est-à-dire que
30:25ces jeunes
30:26moi j'en rencontre plein
30:26aujourd'hui
30:27qui sont prêts
30:28à défendre la patrie
30:29la nation
30:29et qui n'ont pas besoin
30:30de ces stages
30:31dans lesquels on les encadrerait
30:32en disant
30:33on se tutoie
30:33et puis on est copains
30:34et puis
30:35la France c'est ceci
30:36la France c'est cela
30:37salut aux couleurs
30:38il n'y a aucun problème
30:39avec cette jeunesse
30:40qui irait
30:40parce qu'elle serait volontaire
30:41elle est déjà acquise
30:42à cette cause-là
30:43donc c'est pas la solution
30:43pour refaire la nation
30:44non c'est pas la solution
30:44non c'est de dire
30:45à certains
30:46qui eux n'ont pas envie
30:47d'y aller
30:47vous viendrez quand même
30:48vous apprendrez à vous lever
30:49à l'heure qui sera la nôtre
30:51donc obligatoire
30:51c'est obligatoire
30:52pour tout le monde
30:53y compris
30:53les guetteurs
30:54pour les narcotrafiquants
30:56en disant
30:56vous venez par là aussi
30:57on va vous apprendre
30:58à sauter en parachute
30:59on va vous apprendre
30:59à croiser
31:00on n'a plus l'encadrement
31:02on n'a plus les militaires
31:03assez suffisants
31:04mais c'est pour ça
31:05que ce sont des effets d'annonce
31:06les lieux même
31:07les casernes
31:07mais ça ne sert plus à rien
31:10aujourd'hui
31:10d'avoir des gens
31:12enfin j'en sais rien
31:13moi j'ai connu un service militaire
31:14j'ai été réformé
31:15pour des raisons de santé
31:16j'ai pas tiré au flanc
31:18mais j'avais des vraies raisons
31:20après avoir été hospitalisé
31:21pour être réformé
31:21mais le peu de temps
31:22que j'ai passé dans l'infanterie de marine
31:23j'ai vu comment ça fonctionnait
31:24ça ne peut plus fonctionner comme ça
31:26avec de l'humiliation
31:26avec du mépris
31:27c'était pas très intéressant
31:29mais l'armée de conscription
31:32un peu sur le principe suisse
31:33nos amis suisses
31:33ont beaucoup de choses
31:34à nous apprendre
31:34mais ça pourrait être
31:36beaucoup plus intéressant
31:37mais pour ça
31:38encore faut-il
31:39ne pas avoir d'ennemis de l'intérieur
31:40si vous avez des ennemis de l'intérieur
31:42et que l'état donne des armes
31:44à ces gens-là
31:44ils vont pas s'en servir
31:45pour défendre le peuple français
31:46ils vont s'en servir
31:47pour défendre leurs tribus
31:48leurs copains
31:49ou pour asseoir la puissance
31:51qu'ils ont dans un territoire
31:52Michel est-ce que
31:53évidemment
31:53il faut préparer la guerre
31:55si on veut la paix ?
31:56Non mais ça c'est la vieille phrase
31:57en latin
31:58qu'on peut chercher
31:59dans les pages roses du dictionnaire
32:00si tu veux
32:01la paix prépare la guerre
32:02non si tu veux la paix
32:04prépare la paix
32:05ce qui n'exclut pas
32:05que quand la paix a raté
32:07on puisse préparer la guerre
32:09et il faut arrêter de dire
32:11on commence par armer
32:12et puis après on négociera
32:14non
32:14on peut déjà faire
32:15de la géopolitique
32:16de la géostratégie
32:17avec des pays
32:17avec lesquels
32:18d'abord on n'est pas en guerre
32:19parce que si un jour
32:20une occasion de conflit surgit
32:22si un jour
32:23Poutine fait ce qu'il fait
32:24en envahissant l'Ukraine
32:25c'est qu'il y a eu des choses
32:26en amont
32:26mais ce serait bien
32:27qu'on les analyse ces choses-là
32:29il ne s'agit pas aujourd'hui
32:29de dire
32:30il a bien raison
32:30je ne défends pas l'invasion
32:31de l'Ukraine par la Russie
32:33entendons-nous bien
32:33mais si on fait un peu
32:34de philosophie politique
32:36de la philosophie politique
32:37de la géopolitique
32:37de la géostratégie
32:38on voit bien
32:39comment on en est arrivé là
32:40et ça ne suffit pas
32:41d'avoir des armes
32:42il suffit d'avoir
32:43des diplomates
32:44des chefs de l'État
32:45qui ne sont pas obsédés
32:46par leur réélection
32:47mais des chefs de l'État
32:48qui sont obsédés
32:48par la persistance de la France
32:50par la durée de la France
32:51c'est peut-être
32:52mauvais pour moi
32:53mais c'est bon pour la France
32:54je le fais
32:54là c'est très exactement l'inverse
32:56si c'est bon pour moi
32:57et mauvais pour la France
32:58je le fais quand même
32:58donc il faut effectivement
33:00éviter les endroits
33:01où des conflits sont possibles
33:02il n'y a pas de risque
33:02de conflit avec l'Islande
33:04par exemple
33:04la France et l'Islande
33:05on se doute bien
33:06mais il y a des pays
33:07qui sont un peu chauds
33:08et qui sont des pays
33:09qui nous ont désignés
33:10comme étant leur ennemi
33:12et donc avec ces gens-là
33:13il faut entretenir
33:14un certain nombre
33:14de relations diplomatiques
33:15et des malins
33:16avec des services secrets
33:17avec des gens
33:18qui sont infiltrés
33:19enfin il faut tous ces gens-là
33:20mettre en place tout ça
33:21alors c'est peut-être
33:21préparer la guerre
33:22mais moi je pense que
33:23c'est d'abord préparer la paix
33:24ce qui n'exclut pas
33:25effectivement qu'à un moment
33:26on puisse dire
33:26on ne peut plus réaliser cette paix
33:29puisque vous avez décidé
33:29de nous attaquer
33:30on aura les moyens
33:30de se défendre
33:31et on peut se réarmer
33:32il faut que notre défense
33:34soit au niveau
33:35il faut qu'on ait assez
33:36de munitions
33:37assez de matériel militaire
33:39souvenez-vous
33:39quand madame
33:41je ne sais plus
33:42cette dame
33:42qui était candidate
33:43aux écologistes
33:44elle était magistrate
33:46elle avait des lunettes rouges
33:47Eva Jolie
33:48Eva Jolie
33:48nous avait fait savoir
33:49que c'était une honte
33:50aujourd'hui
33:51de voir les défilés
33:52du 14 juillet
33:53qui voudraient remplacer ça
33:54par des infirmières
33:55des gens qui sont
33:57des défenseurs de la nature
33:58ou ce genre de choses
33:58j'ai un ami cette semaine
33:59qui m'a dit
34:00que Nathalie Herto
34:01avait fait savoir
34:01qu'il fallait réserver
34:02nos balles
34:03à nos généraux
34:05donc voilà
34:06on en est
34:06c'est-à-dire que
34:07quand vous avez aujourd'hui
34:08des gens qui crachent
34:08sur l'armée
34:09qui crachent sur la police
34:10et qui trouvent effectivement
34:11qu'il vaut mieux un ennemi
34:12que l'armée
34:13et il vaut mieux
34:14des délinquants
34:15plutôt que la police
34:16ce sont des collaborateurs
34:17de ceux qui veulent détruire
34:19le pays
34:19ça me paraît évident
34:20et que fait-on
34:21avec ces gens-là
34:22c'est intelligence
34:22avec l'ennemi
34:23que de dire
34:24qu'il faudrait
34:24tirer sur nos généraux
34:26ou qu'il faudrait
34:27en finir avec l'armée
34:28pour faire descendre
34:29des gens
34:29qui sont des brigades
34:31de nettoyage
34:33des crottes
34:33dans les rues de Paris
34:34c'est quand même sidérant
34:35ben non
34:36on laisse faire
34:36on laisse dire
34:37on est face à Michel Onfray
34:39sur CNews
34:39et sur Europe 1
34:40Michel
34:40allez une petite perle
34:41de bonheur
34:42on va écouter
34:42votre ami Boalem Sansal
34:43il s'est exprimé
34:45il a retrouvé
34:46son comité de soutien
34:47cette semaine
34:48sa communication
34:49était très corsetée
34:50on l'a vu
34:50ces derniers temps
34:51il a notamment évoqué
34:53la relation
34:54entre la France
34:55et l'Algérie
34:56on écoute Boalem Sansal
34:57les choses pour lesquelles
35:00je me bats depuis 20 ans
35:02et je continuerai
35:03à me battre pour elles
35:04c'est que la France
35:05et l'Algérie
35:06arrêtent leur machin
35:08qu'ils fassent la paix
35:09même s'ils ne sont pas
35:11d'accord sur eux
35:12mais un minimum
35:12parce que là
35:14c'est la guerre permanente
35:15et ça crée
35:17une instabilité psychique
35:18morale
35:19ça déstabilise tout le monde
35:21les Algériens
35:22qui vivent ici
35:22ils ne savent plus
35:23s'il faut rester là
35:24s'il faut partir
35:25les Français
35:26qui vivent l'Algérie
35:27il faut stabiliser
35:30si on se hait
35:32on se hait
35:33au même niveau
35:34et on ne change pas
35:35alors c'est intéressant
35:36ce que dit Boalem Sansal
35:37si on se hait
35:38on se hait
35:39au même niveau
35:39et on ne change pas
35:41il n'y a rien qui change
35:41qu'est-ce que vous en pensez
35:43Michel Onfray ?
35:43vous me mettez dans l'embarras
35:44parce que
35:45j'aime beaucoup Boalem
35:46vous avez
35:47j'utilise votre formule
35:48communication très corsetée
35:50très diplomate
35:51très élégante
35:51donc voilà
35:53il y a un autre prisonnier français
35:54dans les geônes agériennes
35:55on le sait
35:56non pas le violon pardon
35:57non pas le violon
35:57c'est la communication d'Elysée
36:01je vais me forcer à dire
36:01quand même deux ou trois choses
36:02mais je veux dire
36:03qu'il y a un certain nombre
36:04de journalistes
36:05un certain nombre d'éditeurs
36:06un certain nombre de gens
36:07qui sont des résistants
36:08de 1946
36:09et qui arrivent en disant
36:11formidable
36:11très bien
36:12etc etc
36:12qui empêchent Boalem
36:14de parler
36:14comme il parlerait
36:15je pense
36:16je pense
36:16sinon
36:17je me souviens
36:18des premiers mots
36:19de Kamel Daoud
36:21qui nous dit
36:21je l'ai eu au téléphone
36:22il a dit
36:23je reviens
36:23courage
36:24etc
36:25et là on avait
36:25le Boalem flamboyant
36:27solitaire
36:28qui quittait la prison
36:29comme un Voltaire
36:30totalement remonté
36:31et puis là on sent bien
36:32il est gentil Boalem
36:33donc il laisse
36:34il laisse faire
36:34un certain nombre d'individus
36:35qui lui disent
36:36du calme
36:36etc etc
36:37je pense que
36:38Macron et les siens
36:39la diplomatie française
36:40tant qu'elle est macroniste
36:41un éditeur
36:42qui a fait savoir
36:43Gallimard
36:44il faut le dire clairement
36:45qui avait fait savoir
36:46que comme il avait été proposé
36:48pour le prix Sakharov
36:49il avait refusé
36:50parce que c'était
36:51une récupération
36:52d'extrême droite
36:52et que Boalem nous a dit
36:54il faut voir
36:55comme ça en marge
36:56il dit juste
36:56mais moi j'étais pas au courant
36:57j'ai rien refusé
36:58il dit pas qu'il aurait accepté
36:59il dit juste
37:00que quand son éditeur
37:01dit qu'il a refusé
37:02la nomination
37:02pour le prix Sakharov
37:03comme c'était probablement
37:04proposé par Jordan Bardella
37:06je crois
37:06mais si c'est pas Jordan Bardella
37:07c'était quelqu'un
37:08du rassemblement national
37:09Boalem Sansal avait dit
37:10qu'il était opposé
37:11il était pas opposé
37:12il était pas au courant
37:13voilà
37:13j'ai entendu le même éditeur
37:14dire qu'en prison
37:15il avait relu l'œuvre complète
37:17de Victor Hugo
37:18ben on n'y est pas
37:19dans la relecture de Victor Hugo
37:21donc il y a effectivement
37:22des gens qui sont
37:23les copains
37:23les coquins
37:24alors c'est un monde fabriqué
37:25avec un petit monde parisien
37:26d'éditeurs
37:27de journalistes
37:28de diplomates
37:28alors je crois qu'il a dit
37:29qu'il aurait accepté le prix
37:30ça avait été Bruno Rotaillot
37:32qui l'avait proposé
37:33oui mais après je vous dis
37:34quand vous dites
37:34que la communication
37:35est très corsetée
37:36j'essaie de lire
37:38entre les lignes
37:39cet homme est formidable
37:40d'une gentillesse
37:41d'une douceur incroyable
37:42alors évidemment
37:43quand on choisit cet extrait
37:44sur les relations franco-algériennes
37:46je n'attends que ça
37:47moi
37:47que le peuple algérien
37:48puisse retrouver
37:49des dirigeants à la hauteur
37:50et que nous ayons enfin
37:53des relations apaisées
37:54et que cette guerre d'Algérie
37:55se termine
37:56mais il faut le dire pour ça
37:57que nous sommes toujours en guerre
37:58il faut dire pourquoi
37:59ça produit toujours des effets
38:01ce climat de guerre
38:01et il faut dire que la façon
38:03qu'a le FLN
38:04d'écrire l'histoire
38:05de la guerre d'Algérie
38:06n'est pas historique
38:07mais qu'elle est militante
38:09et politique
38:09et peut-être que Boilem
38:11ira dans ce sens-là
38:12par la suite
38:12parce qu'il a toujours
38:13un langage d'apaisement
38:15allez Michel
38:16le point philo
38:17évidemment il est l'heure
38:18nos téléspectateurs
38:19nos auditeurs l'attendent
38:20alors là
38:21on va se plonger
38:21dans quelque chose
38:22un peu ardu
38:22le discours de la méthode
38:23de Descartes
38:24ça date du XVIIe siècle
38:26expliquez-nous pourquoi
38:27vous avez choisi cet ouvrage
38:28cette semaine
38:281637
38:30c'est vraiment un moment
38:31très important
38:321780
38:33il y a trop
38:34quatre dates majeures
38:35comme ça dans l'histoire
38:35de la philosophie
38:36et moi j'aime beaucoup
38:38Montaigne
38:38qui est un siècle avant
38:39le XVIe
38:39il invente tout
38:40mais de manière foutraque
38:41c'est un baroque
38:42tout s'y trouve
38:42sur Montaigne
38:43mais il faut lire
38:44entre les lignes
38:45entre les chapitres
38:45il y a de l'ironie
38:46c'est drôle
38:46dans la plupart du temps
38:48on fait commencer
38:48la philosophie à Descartes
38:50et Descartes
38:51c'est quelqu'un
38:51qui s'intéresse
38:51à la science
38:52ce qui m'intéresse
38:53c'est la liaison
38:54entre la science
38:54et la philosophie
38:55Descartes il croit en Dieu
38:56il n'y a aucun doute
38:57moi j'ai lu toute la correspondance
38:58de Descartes
38:59et il n'y a pas un moment donné
39:00où il dirait
39:00bon finalement je fais semblant
39:02il est très prudent
39:03il est très peureux
39:04il a une devise
39:05qui est l'arvatus prodeo
39:06j'avance masqué
39:07et il y a eu une affaire
39:08avec Galilée
39:09l'église a condamné Galilée
39:11parce que Galilée a dit
39:11bon pour info
39:12le soleil est au centre
39:15de notre univers
39:15la terre tourne sur elle-même
39:16autour du soleil
39:17et puis voilà
39:17et l'église ne dit pas du tout
39:19la terre est au centre
39:20géocentrisme
39:21Galilée dit non
39:22elle est liée au centrisme
39:23et là on le met en prison
39:24il y a des difficultés
39:25il ne veut pas avoir d'ennuis
39:26Descartes
39:26et donc lui il travaille
39:28en scientifique
39:28c'est d'abord quelqu'un
39:29qui va chercher
39:30peut-être des cadavres
39:32mais enfin sûrement des animaux
39:33pour les disséquer
39:34pour voir comment ça fonctionne
39:35il écrit un livre
39:36qui s'appelle la dioptrique
39:37sur le fonctionnement de la vue
39:38donc il dissèque des yeux
39:39il regarde comment ça marche
39:40il regarde dans la voie lactée
39:43les météores
39:43et il se met à commenter
39:47la lune
39:47les étoiles
39:48etc
39:48il fait des textes scientifiques
39:50un peu datés aujourd'hui
39:52évidemment
39:52en plein XVIIe siècle
39:53et puis il dit
39:54je fais un petit texte
39:55de présentation générale
39:56je vais expliquer ma méthode
39:57le discours de la méthode
39:59c'est un texte écrit en français
40:00les philosophes
40:01habituellement
40:02ils écrivent en latin
40:02sauf Montaigne
40:03je le mets de côté
40:04et il dit
40:05n'y voyez pas malice
40:06mais qu'il écrit en français
40:08pour être compris
40:08par les gens les plus simples
40:09y compris les femmes
40:10donc il estime
40:11que les femmes
40:11doivent pouvoir faire
40:12de la philosophie
40:13c'est ça qu'il faut voir
40:13c'est pas juste de dire
40:14le macho etc
40:15non c'est juste une façon
40:16de dire
40:17les femmes qui sont écartées
40:18du savoir
40:18de la science
40:19de la sagesse
40:19de la lecture
40:20qui sont confinées
40:21aux activités domestiques
40:22elles doivent pouvoir lire
40:24mon discours de la méthode
40:25et il dit
40:26le discours de la méthode
40:27ça suppose que
40:28oui Dieu existe
40:29on est d'accord
40:29mais laissez-le de côté
40:31il existe
40:32et puis on reviendra
40:33sur lui un petit peu plus tard
40:34mais là on va faire
40:34de la philosophie
40:35il nous faut des certitudes
40:37qui soient obtenues
40:38par l'usage de la raison
40:39une raison sainement conduite
40:41pour parvenir
40:42à des vérités scientifiques
40:43vérités scientifiques
40:44sur le mécanisme
40:45de la vision
40:46mécanisme de la circulation
40:48des planètes
40:49dans le cosmos
40:49etc etc
40:50mais il dit
40:51quand on a laissé Dieu de côté
40:52il faut qu'on ait
40:53une première pierre
40:53sur laquelle on va pouvoir
40:54bâtir un édifice tout entier
40:55donc je doute
40:56j'utilise le doute méthodique
40:58je vois que
40:59Eric Zemmour nous dit
41:00que le doute
41:00c'est l'apanage
41:01de la scolastique
41:02dix siècles avant
41:02c'est faux
41:03la scolastique
41:03elle ne doute pas du tout
41:04elle nous dit
41:05la vérité c'est ainsi
41:06mais le doute
41:07il arrive après
41:08plus tard
41:08à la renaissance
41:09et puis Descartes
41:09dit je commence à douter
41:10de tout
41:10sauf de la religion
41:12de mon roi et de ma nourrice
41:13je touche pas à Dieu
41:14et je touche pas au roi
41:15je veux pas d'ennui
41:16je suis prudent
41:17et donc il dit
41:18je doute de tout
41:19mais si je doute
41:20je ne peux pas douter
41:21du fait que je doute
41:22sinon ça ne tient plus la route
41:23donc si je doute
41:24je ne peux pas faire autrement
41:26que dire que je pense
41:27et je pense vraiment
41:28et si je pense
41:29c'est donc que je suis
41:30c'est le fameux cogito
41:31cogito ergo sum
41:32je pense donc je suis
41:33et il dit
41:33mais la voilà
41:34notre première vérité
41:35et là pour le coup
41:35on invente
41:36si l'on veut
41:37l'individu
41:38mais on l'invente
41:39en 1637
41:40on l'invente pas
41:41avec Saint Paul
41:42et donc il nous dit
41:44et bien à partir de ça
41:44on va pouvoir
41:45construire des vérités scientifiques
41:47et donc
41:48c'est une émancipation
41:49de la sagesse
41:51de la philosophie
41:52de la réflexion
41:52de toute religion
41:53après il dira
41:54si je vous dis Dieu
41:55ça vous dit quelque chose
41:56pour quelle raison
41:57parce que l'idée de Dieu
41:58est en vous
41:58qui autre que Dieu
42:00peut avoir mis en vous
42:01l'idée de lui-même
42:02et dit vous voyez
42:03Dieu existe aussi
42:04etc
42:04et on reconstruit les vérités
42:05c'est pour ça que j'ai voulu
42:07qu'on parle de ce texte là
42:07parce que
42:08vous avez aujourd'hui
42:09avec les musulmans
42:09des gens
42:10certains musulmans
42:10qui nous disent
42:11que toute vérité
42:12se trouve contenue
42:13dans le Coran
42:13le Coran est un texte
42:15religieux
42:15poétique
42:16mais pas scientifique
42:17c'est un texte
42:18dans lequel vous avez
42:19des illuminations
42:20d'écriture
42:21vous avez des propositions
42:22existentielles
42:23ce qu'il faut faire
42:24ce qu'il faut dire
42:24comment il faut vivre
42:25comment etc
42:25mais pas de vérité scientifique
42:27si par exemple
42:28il est dit dans le Coran
42:30que Dieu aplatit
42:31la terre
42:31ça veut pas dire
42:32que la terre est plate
42:32il faut imaginer
42:33qu'aplatir
42:34c'est donner forme
42:35et que etc
42:35donc il faut contextualiser
42:37et bien
42:38Descartes il nous dit ça
42:39il nous dit
42:40avec le christianisme
42:41c'est évidemment
42:41pas une perspective
42:42de réflexion
42:43de l'islam
42:44que mène Descartes
42:45mais avec le christianisme
42:47il nous faut
42:48penser librement
42:50de manière autonome
42:51en laissant de côté
42:52tous les livres
42:52de philosophie religieuse
42:55tous les livres saints
42:56et sacrés
42:56on ne touche pas la Bible
42:57elle est formidable
42:58mais on doit pouvoir
42:59parvenir à des vérités scientifiques
43:00je pense que
43:01si nous arrivions à ça
43:03aujourd'hui
43:03à retrouver le sens
43:05de la réflexion philosophique
43:06en disant
43:06laissons Dieu
43:07là où il est
43:08mais ne le faisant pas
43:10intervenir
43:11dans les domaines
43:11de la science
43:12ça nous fera dire
43:12des bêtises
43:13sur la science
43:14et bien on créerait
43:15une nouvelle révolution
43:16ça a été une révolution
43:17Descartes
43:17ça a donné le cartésianisme
43:18le cartésianisme
43:20c'est aussi une phrase
43:21que les écologistes
43:22lui reprochent aujourd'hui
43:22Descartes il dit à un moment donné
43:24il faut se rendre
43:25maître et possesseur
43:25de la nature
43:26les écologistes disent
43:27vous voyez
43:27ça démarre avec ça
43:28les communistes
43:29ont fait
43:29grand état
43:30de 1637
43:32donc c'était
43:336 et 3 à 9
43:34c'est du tricentenaire
43:35de l'apparition
43:36du discours de la méthode
43:37en disant c'est formidable
43:38se rendre maître
43:39et possesseur de la nature
43:40Descartes aujourd'hui
43:41il est présenté
43:41comme le philosophe occidental
43:43blanc
43:43qui a voulu
43:44qu'on asservisse la nature
43:46et en ce sens
43:46il est détesté
43:47moi je pense qu'il faut
43:48le lire et le relire
43:49en français
43:49pour que tout le monde
43:50puisse le comprendre
43:51le discours de la méthode
43:52de Descartes
43:53merci beaucoup
43:53Michel Monfray
43:54c'était passionnant
43:55une fois de plus
43:55bonne journée à vous
43:57on se retrouve
43:58évidemment la semaine prochaine
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