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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel.
00:04Bonjour Laurence.
00:05On est prêt pour commenter cette semaine d'actualité tumultueuse ?
00:08Oui.
00:08Allez, on va commencer par la journée de mobilisation du 18 septembre
00:12avec une participation moyenne, environ 500 000 personnes selon les autorités,
00:17mais également des violences en marge des cortèges liés à la présence des Black Blocs venus en nombre.
00:22Des policiers ont été blessés, de nombreuses dégradations ont eu lieu.
00:26On s'interrogera sur la récurrence de ce type de phénomène dans notre pays.
00:29On évoquera aussi les consultations du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:33Il a rencontré les partenaires sociaux et tous les partis politiques,
00:36à l'exception de la France Insoumise, qui a refusé de s'y rendre
00:38pour tenter de bâtir un contrat de gouvernement.
00:42La pétition de Philippe Devilliers pour demander un référendum sur l'immigration
00:46avoisine les 2 millions de signatures, un score qui montre que les Français
00:49réclament une clarification à la matière.
00:52Pourquoi nos dirigeants ont-ils si peur des référendums ?
00:55Je pense que vous avez une petite idée sur la question.
00:57L'antisémitisme venu de la gauche qui continue à prospérer.
01:01On en a eu un exemple il y a quelques jours en Espagne, lors de la Vuelta,
01:05le Tour d'Espagne cycliste qui a été interrompu par des militants pro-palestiniens
01:09sous les applaudissements du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez,
01:13qui a salué leur courage.
01:15Et puis en France, c'est Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste,
01:18qui a demandé à toutes les mairies de mettre le drapeau palestinien au fronton
01:22pour saluer la reconnaissance par Emmanuel Macron d'un État palestinien
01:26le 22 septembre prochain à New York, avant d'accuser les Juifs
01:30qui refuseraient de fêter l'an 1 d'un État palestinien le jour même
01:33où ils célèbrent le nouvel an juif, Prof Chichana,
01:36et bien de semer la haine et la violence que signifie cette surenchère antisémite.
01:40On va en débattre avec vous.
01:41On évoquera aussi bien sûr le point philo.
01:44Cette semaine, on se penchera sur Marx et le manifeste du Parti communiste Bigre.
01:50Quel programme, mon cher Michel !
01:52Oui !
01:53Marx, on va y aller à fond !
01:55On peut faire une lecture complètement marxiste de toute votre proposition.
01:58Vous allez voir comment ça fonctionne.
02:00On parlera aussi de Delphine Arnotte et de France Télévisions.
02:02Là aussi, on peut faire une lecture très très marxiste.
02:05On commence par cette journée de mobilisation, je vous l'ai dit,
02:07le 18 septembre, à l'appel des syndicats,
02:10avec comme d'habitude des violences dans les rues.
02:13Des manifestants pacifistes, c'est très clair.
02:15Ils ont des revendications pour les salaires,
02:17contre la réforme des retraites, contre Emmanuel Macron,
02:19mais toujours le même éternel rituel.
02:21On écoute juste Hugues Moutou,
02:22la secrétaire générale du ministre de l'Intérieur,
02:24qui évoque ce climat de violence
02:26entretenu par des agitateurs professionnels.
02:30On évolue en France dans un climat de tension et de violence
02:33qui est trop important.
02:36Et ce climat, on voit qu'il est entretenu.
02:39Entretenu par des agitateurs professionnels,
02:44des amateurs de révolution,
02:46qui sont recrutés de plus en plus jeunes.
02:48Aujourd'hui, on le sait,
02:50on a une fascination,
02:54que je regrette,
02:55une fascination historique et culturelle
02:58d'une partie de l'extrême gauche pour la violence.
03:00On est obligé, c'est triste, vous le dites,
03:02de mobiliser 80 000 fonctionnaires de police
03:05et militaires de la gendarmerie,
03:06pour que, finalement, nos concitoyens aient le droit de manifester
03:10et le fassent sans risque.
03:13Michel Onfray, est-ce que vous partagez cette analyse,
03:15cette fascination pour la violence qui ne fait que croître ?
03:17D'abord, je partage presque toutes les analyses de Moutou,
03:20qui était préfet de l'Hérault,
03:22que j'ai eu l'occasion de rencontrer,
03:23dans ses fonctions à cette époque-là.
03:25C'est vraiment quelqu'un de très bien.
03:28Moi, je ne suis pas de ceux qui disent
03:30qu'il y a deux manifestations,
03:31les gentils et les méchants.
03:32On aurait les gentils syndicalistes qui seraient là
03:35pour des revendications absolument légitimes.
03:38C'est vrai, moi, je souscris à cette idée
03:39qu'effectivement, il ne faut pas toucher à la retraite,
03:42qu'il ne faut pas toucher autant de travail,
03:43qu'on a l'argent qui nous permet d'être soucieux des travailleurs, etc.
03:47Je ne suis pas très sûr que les meilleurs défenseurs des travailleurs,
03:49que ce soit forcément les partis politiques
03:51ou les syndicats qui font un business politique,
03:54de politique politicienne.
03:55On le voit bien avec Mme Sophie Binet,
03:56qui fait des études de philo,
03:57qui n'a pas pu faire de carrière dans la philosophie,
03:59qui a à peine fait carrière dans l'enseignement,
04:00qui est devenue conseillère principale d'éducation.
04:02On appelait ça surveillant général dans mon temps
04:04et qui est devenue maintenant syndicaliste.
04:07Je pense que c'est très difficile de faire la part des choses
04:10parce que j'ai quand même vu dans les images de ces manifestations
04:14des gens qui étaient avec une guillotine.
04:16C'est ça.
04:17Et ce n'est pas des black blocs.
04:18Alors on dit les black blocs sont juste des méchants habillés tout en noir
04:21et puis ils sont des méchants qui sont organisés, etc.
04:26Et puis de l'autre côté, les revendications légitimes
04:27de la classe ouvrière, des travailleurs, etc.
04:29Moi, j'aime les travailleurs, j'aime la classe ouvrière,
04:31mais je n'aime pas ceux qui prétendent les représenter.
04:34Et donc, ceux qui sont là avec une guillotine,
04:37qui ont fabriqué une guillotine, ça prend du temps,
04:39la guillotine qu'ils ont fabriquée, l'État autordome,
04:41elle peut fonctionner.
04:42Quel symbole ?
04:43C'est plus qu'un symbole.
04:43C'est une façon de dire, elle est prête.
04:45On va s'en servir.
04:46Quand ils disent, à mort les riches,
04:48quand ils disent, il faut détruire le capital, le capitalisme, etc.
04:52D'abord, il faudrait faire une petite leçon de choses à ces gens-là.
04:56C'est pourquoi je vous disais, on va parler de Marx,
04:57mais on peut dès à présent en parler.
04:59Marx nous dit, il y a une naissance du capitalisme.
05:01Et donc, s'il y a une naissance, il y a une fin.
05:03Si vous dites, il y a une naissance, il y a une mort possible.
05:05Donc, il faut travailler à l'abolition du capitalisme.
05:07Mais le capitalisme est consubstantiel à l'homme.
05:09C'est-à-dire que dans la préhistoire, il y a déjà un capitalisme.
05:11Il y a un capitalisme préhistorique.
05:13C'est-à-dire que quand on fouille aujourd'hui et qu'on retrouve des tombes,
05:16les gens sont capables de...
05:17Il y a des gens qui sont des spécialistes du pollen, par exemple,
05:19qui sont capables de montrer qu'il y avait des très belles fleurs,
05:22qu'il y avait des très beaux coquillages,
05:23et qu'il faut de la rareté.
05:24La rareté, c'est la richesse.
05:26Le jour où on va fabriquer de la truffe,
05:29comme on fabrique des champignons de Paris,
05:30le coup va s'effondrer absolument.
05:33Vous ne faites pas vos bijoux, mesdames,
05:35les hommes aussi, s'ils veulent porter des bijoux,
05:38du gravier, vous le faites,
05:40avec des métaux précieux, des métaux rares, etc.
05:42Donc, le capitalisme, c'est la rareté qui fait la valeur.
05:46Donc, il y a un capitalisme de la préhistoire.
05:49Les égyptiens sont sous un régime capitaliste.
05:51Les grecs, les romains,
05:52on a fabriqué les pyramides avec un régime capitaliste.
05:55Donc, aujourd'hui, il y a un capitalisme qui est nouveau,
05:57avec des capitaux flottants, un capitalisme numérique,
06:00un capitalisme assez invisible.
06:03Ce n'est pas que je suis complotiste,
06:04mais simplement, aujourd'hui, vous avez des gens
06:05qui ont des algorithmes qui travaillent pour eux.
06:07Vous n'avez même pas forcément besoin de regarder la bourse.
06:09Les algorithmes achètent, vendent, en fonctionnent.
06:11Et puis, à un moment donné, vous vous retrouvez très riche,
06:13simplement en même temps que vous preniez votre café.
06:16Donc, il y a une espèce d'erreur à croire
06:18qu'on peut en finir avec le capitalisme.
06:19Non, le capitalisme est protéiforme,
06:21il se modifie.
06:22Donc, c'est déjà une bêtise de croire qu'en coupant la tête d'un capitaliste,
06:26on fait tomber le capitalisme.
06:27Ça n'a aucun sens.
06:28C'est comme ces gens qui, les terroristes,
06:30qui, à une époque, abattaient des patrons dans la rue
06:33en estimant qu'ils abattaient aussi le capital.
06:35C'est du capitalisme et le capital.
06:37C'est une pensée très sommaire.
06:39Et donc, là, on nous dit, vous avez vu, la guillotine ?
06:42Non, ce n'est pas les Black Blocs.
06:43Elle est prête.
06:44Et quand on a des Mélenchons qui donnent le la
06:48ou des députés LFistes qui nous disent
06:50« Robespierre était fantastique,
06:51la Révolution française, c'est le début de toute chose. »
06:54C'est la date à partir de laquelle il faut compter notre histoire de France.
06:56Bêtise au demeurant.
06:57Je veux dire que si vous pensez que la République
06:59est la date de naissance de la France,
07:01c'est-à-dire 22 septembre, je crois, 1792,
07:04eh bien, ça veut dire que la prise de la Bastille,
07:08la possibilité des droits de l'homme,
07:10enfin, les droits de l'homme,
07:11l'abolition de la nuit des privilèges, etc.
07:12Tout ça n'existe pas.
07:13Parce que ce n'est pas la République.
07:14Bon, on revient juste à la manifestation
07:16qui s'est déroulée non seulement à Paris,
07:18mais aussi dans de nombreuses villes de région,
07:20à Marseille.
07:20Jean-Luc Mélenchon, évidemment,
07:22a proféré quelques phrases,
07:23dont celle-là, le chaos.
07:24Ce n'est pas moi, c'est Emmanuel Macron.
07:26Écoutons-le.
07:27Pour l'instant, le chaos,
07:29mesdames et messieurs,
07:30ça ne peut pas être moi.
07:31Je ne gouverne pas,
07:32je ne suis pas le président de la République,
07:34je ne suis pas le Premier ministre,
07:36je ne suis pas le dirigeant des syndicats,
07:38ni non plus celui du 10 septembre.
07:40Ce que vous observez,
07:42ce sont des faits,
07:43pour lesquels nous proposons un dénouement.
07:46Alors, je sais que c'est devenu étrange
07:48pour une bonne partie de notre pays
07:50qu'on parle d'élections,
07:52de démissions de responsables,
07:53mais pourtant, c'est la vie.
07:55Le président, c'est lui le chaos.
07:57Et tout ce qui a lieu en ce moment
07:59est le résultat de son action,
08:01à lui, pas la mienne.
08:03Voilà, Jean-Luc Mélenchon qui dit
08:05« Mais non, c'est pas moi le chaos ».
08:06C'est le degré zéro de la pensée,
08:07mais c'est le degré maximal de la dialectique,
08:09de la rhétorique, de la sophistique et du mensonge.
08:12Si vous voulez comprendre Jean-Luc Mélenchon,
08:14lisez ou relisez, 1984 d'Orwell,
08:16ou la ferme des animaux d'Orwell.
08:19C'est-à-dire que le blanc est noir,
08:21le haut est bas, la droite est gauche,
08:23le bien et le mal, etc.
08:25On en a parlé déjà avec Trotsky,
08:26« Leur morale est la nôtre ».
08:27Mais là, c'est la cour de récréation.
08:30C'est pas moi, c'est lui.
08:31C'est lui qui a commencé.
08:32Bien sûr que non, il n'est rien du tout.
08:34Bien sûr qu'il n'est pas tout ça.
08:36Mais il est plus que ça,
08:36puisqu'il est celui qui donne le « là » à la gauche.
08:39Et la gauche, elle est partout dans les médias,
08:41sauf dans le groupe Bolloré,
08:44et c'est pourquoi ça les met dans un tel état,
08:46à l'université, dans les médias, au cinéma,
08:48dans la presse, dans l'édition, etc.
08:50C'est partout.
08:51Et c'est lui qui donne le « là ».
08:52Donc lui, il est responsable.
08:55Courage d'aller devant les électeurs.
08:56Il n'est pas élu.
08:56Il n'est pas député.
08:57Il n'est même pas maire.
08:58Il n'a jamais été maire de quelque commune que ce soit.
09:00Il aurait pu être le patron de Marseille
09:02ou le patron de je ne sais pas quoi, de Bordeaux.
09:04Il aurait même pu être conseiller municipal
09:05du village dans lequel il a une maison secondaire.
09:07Enfin, il aurait pu faire de la politique
09:09autrement qu'en politicard.
09:11Il a toujours été sénateur.
09:12Ce qu'il n'a pas fait.
09:12Et là, il n'a plus aucun mandat.
09:14Non, mais même quand il avait un mandat,
09:15c'était quoi ? Sénateur.
09:16C'est-à-dire qu'en gros, c'est préconné, le Sénat.
09:18Vous savez très bien que là,
09:19vous avez les grands électeurs.
09:20Les grands électeurs, on sait qui vote, comment, etc.
09:22Il dit, bon, là, ça va se passer comme ça.
09:23Là, ça va se passer comme ça.
09:25Et on dit, tiens, Jean-Luc Vazil,
09:26il a été 20 ans pantouflard quand même,
09:27comme sénateur socialiste.
09:29Donc, il est responsable de tout ce qui s'est passé.
09:32Pendant 20 ans, il nous a dit
09:33que Maastricht, c'était formidable.
09:35Pendant 20 ans, il a insulté les gens
09:36qui, au Danemark, avaient voté non au traité européen.
09:39Et puis, d'un seul coup,
09:40il a voulu faire une carrière perso.
09:41Il pensait qu'on ne l'avait jamais nommé
09:42que sous-secrétaire d'État
09:43et qu'il méritait quand même beaucoup mieux.
09:45Et il est devenu jaurécien et gaulliste.
09:46Grand discours, là.
09:47Et puis, à un moment donné,
09:48il se dit, ça ne marche pas, ça.
09:49Ce truc-là, ce n'est pas assez.
09:50Donc, des gens comme Kousmanovitch ou Koch,
09:52par exemple, sont virés.
09:53C'est parce qu'il passe d'une stratégie
09:54qui est celle-ci,
09:55jauré sur gaullienne, si on veut,
09:57ou gaulo-jaurécienne,
09:58qui avait ma sympathie, moi, plutôt.
09:59Et puis, d'un seul coup,
10:00il passe à l'islamo-gauchisme.
10:02Mais, en fait, il est dans la perspective
10:04du fascisme qui est dénoncé par Orwell.
10:07C'est-à-dire, ce n'est pas moi,
10:08je n'ai rien fait, c'est les autres.
10:10Et dans une perspective marxiste.
10:11C'est-à-dire que,
10:12et que reprendra Sartre, bien sûr,
10:14c'est-à-dire que s'il y a une violence
10:15dans la rue,
10:16c'est une violence révolutionnaire
10:17qui est légitime
10:17puisqu'elle répond à la violence du capital.
10:19Donc, il y a d'abord
10:20la violence du capital et du capitalisme.
10:22Ah, celle-là, elle est mauvaise,
10:23elle est méchante, etc.
10:24Et nous, une espèce de contre-violence
10:26qui est tout à fait légitime.
10:27Et Sartre a consacré des pages considérables
10:28de la critique de la raison dialectique
10:30pour nous expliquer
10:31que cette violence était légitime.
10:33Et cette violence, c'est lui qui la tient.
10:34C'est lui qui la tient,
10:35laissant croire que les gamins des banlieues
10:36sont les héros de la révolution de demain,
10:38que les policiers tuent,
10:39alors que c'est eux
10:40qui se font tabasser et massacrer.
10:42Donc, on a le vieux discours marxiste.
10:44C'est-à-dire qu'il ne dit jamais
10:45qu'il est marxiste,
10:46il ne dit jamais qu'il est communiste.
10:47Il donne juste des signes.
10:48Vous avez vu,
10:49le président Mao m'a offert sa veste.
10:50Oui, la veste que le Mao.
10:52On est sur CNews et sur Europe 1
10:54en face à Michel Onfray.
10:55Alors, on va parler maintenant
10:56d'une petite musique
10:57qu'on entend beaucoup,
10:58Michel Onfray,
10:59celle de la taxe.
10:59Taxer les plus riches.
11:00Ça, c'est une petite ritournelle
11:01qu'on a entendue,
11:02même de façon extrêmement répétée
11:03dans les médias de services publics.
11:06La taxe Zuckmann,
11:08écrite par quelqu'un
11:09qui, je crois, a inspiré
11:10le programme du Nouveau Fonds Populaire.
11:12Il s'agit de taxer à hauteur
11:13de 2% par an
11:14les patrimoines supérieurs
11:15à 100 millions d'euros.
11:17Et il y a aussi cette idée,
11:19au fond,
11:19qu'il y ait une injustice sociale,
11:21une injustice fiscale.
11:22Je sais que vous n'aimez pas ça,
11:23mais on va quand même écouter
11:24ce qu'en pensent les Français,
11:25parce qu'il y a du bon sens
11:27et en même temps,
11:27on se rend compte que,
11:29finalement,
11:29ils sont plutôt d'accord
11:31avec l'idée de taxer
11:32les grandes fortunes.
11:33Écoutez-les.
11:34Il y a effectivement
11:36un gros besoin de rééquilibrage
11:38et le fait que le gouvernement
11:39ne soit pas capable
11:41d'essayer d'aller chercher
11:43ce rééquilibrage
11:44qui est vraiment
11:45un énorme déni
11:48et aucune envie
11:50d'aller voir de ce côté-là,
11:51c'est extrêmement révoltant,
11:53notamment pour les personnes
11:54qui sont les plus précaires
11:55dans le pays,
11:56qui se sont appauvries.
11:57Une taxe de je ne sais plus
11:58combien est proposée,
11:597 %,
12:00non, je ne sais plus combien,
12:01ça ramènerait déjà
12:024 milliards d'euros
12:03et puis, clairement,
12:04bon,
12:05ça ne va pas leur manquer.
12:06Ce qu'on paye
12:07proportionnellement
12:08à notre revenu,
12:12c'est par rapport à eux,
12:13ils payent moins
12:14alors qu'ils ont de l'argent.
12:16donc c'est normal
12:18qu'ils payent
12:20et c'est aussi
12:21par solidarité
12:22vu la situation du pays.
12:24Voilà ce que disent
12:24les Français
12:25dans un pays
12:25qui est le champion
12:26du monde des taxes,
12:27champion du monde
12:28de l'impôt
12:28et qui adore taxer,
12:30qui résout
12:31tous ses problèmes
12:32en taxant.
12:33Oui, c'est surtout ça
12:34le problème.
12:35C'est-à-dire que
12:35quand on aura taxé là,
12:37on taxera ailleurs.
12:37Et là encore,
12:38ça procède
12:38d'un marxisme d'ambiance
12:40parce que le marxisme
12:42nous dit
12:42qu'il faut abolir
12:42la propriété privée
12:43et il faut abolir
12:44violemment
12:44la propriété privée,
12:46c'est-à-dire la possibilité
12:47de rentrer dans des appartements,
12:48de les squatter
12:49en disant
12:49c'est de la propriété privée,
12:50on peut l'abolir
12:51violemment.
12:52Et là, vous êtes riche,
12:53on va abolir la propriété.
12:54Simplement,
12:55ils n'ont pas compris
12:55ces gens-là
12:56que ils ont voté
12:56la plupart du temps
12:57Macron au deuxième tour,
12:58ces gens-là,
12:58en nous disant
12:59qu'il fallait arrêter le fascisme.
13:00Donc, ils ont voté
13:01pour l'abolition des frontières.
13:02Très bien.
13:03Le monde qui est celui
13:04qui est le nôtre actuellement,
13:05il est le produit
13:06de tous ces gens
13:07qui, nombreux d'ailleurs,
13:08étaient dans la rue
13:09il y a quelques jours
13:10et qui finalement
13:11disent qu'au bout du compte,
13:13il faut voter toujours
13:14pour Macron.
13:14Très bien.
13:14Ça fait des années
13:15qu'ils votent pour Macron,
13:16ça fait des années
13:16qu'ils votent pour Sarkozy,
13:17qu'ils votent pour Hollande,
13:18qu'ils votent pour Chirac,
13:19pour tous ceux
13:20qui effectivement
13:21ont rendu possibles
13:22ces choses-là.
13:23Donc, il n'y a plus de frontières.
13:24Ils ne voulaient plus de frontières.
13:25Il n'y a plus de frontières.
13:26Ce qui veut dire
13:27que les frontières,
13:27elles existaient pour les hommes,
13:28pour les passages de clandestins,
13:30etc.
13:30Mais elles existaient aussi
13:31pour le capital et le capitalisme.
13:33Donc, c'est fini.
13:33Ces gens-là ont rendu possible
13:34un capitalisme international
13:35et planétaire.
13:37Vous dites,
13:37allez, on va décider d'une taxe
13:38et la taxe,
13:39ça va être française.
13:39Mais comment est-ce que
13:40vous allez faire une taxe française
13:41avec des gens qui vont dire
13:42en appuyant sur deux boutons ?
13:43Je m'en vais.
13:44Mon argent est parti.
13:45Voilà.
13:45Ailleurs.
13:46Il n'y a plus d'argent.
13:47Vous n'avez rien taxé.
13:48C'est-à-dire,
13:48vous n'obtiendrez rien de moins.
13:49Vous n'obtiendrez pas
13:50ce que vous voulez obtenir de moins.
13:51Mais tout ce qui était là
13:52et qui pouvait contribuer
13:53à la richesse du pays,
13:54eh bien,
13:55va disparaître ailleurs,
13:56dans des paradis fiscaux.
13:57Tant qu'il y aura des paradis fiscaux,
13:59eh bien,
13:59il y aura des gens qui diront
14:00taxer toujours.
14:01Mais moi, je ne suis plus là.
14:02Cherchez-moi,
14:03je n'y suis plus.
14:04Donc,
14:04on ne peut pas penser
14:05de cette manière-là.
14:06Ce serait tellement simple
14:07de dire
14:08qu'on tape dans la caisse des riches,
14:09ça ne leur fera pas de mal.
14:10S'ils ont trois yachts,
14:11on en prend deux.
14:12Et puis,
14:13c'est formidable.
14:13Mais ça ne suffit pas.
14:14D'abord,
14:15il faut recréer de la richesse
14:16si on veut reconstituer une nation
14:17plutôt que d'aller chercher
14:18toujours l'argent des autres.
14:20Dès que vous avez un problème
14:21de délinquance,
14:23dès que vous avez un problème,
14:25on dit d'incivilité,
14:26de petit garçon
14:26qui viole une petite fille
14:27dans une cour de primaire,
14:28etc.
14:29Tout ça,
14:29c'est de la faute du capital,
14:30c'est de la faute du capitalisme
14:31et on manque de moyens.
14:32Et si on avait plus de profs
14:33et si on avait plus de pions,
14:34le problème ne se poserait pas.
14:35C'est faux.
14:36Le problème,
14:37il se pose tout de même,
14:37indépendamment des taxes.
14:38Michel Onfray,
14:39vous évoquez la délinquance.
14:41Il y a eu beaucoup d'émotions,
14:43de révolte cette semaine
14:44après ce qui est arrivé à Tourcoing,
14:46un policier qui a été passé à tabac
14:48par cinq individus.
14:49C'était un policier de la BAC
14:50qui intervenait sur un banal contrôle
14:52de trottinette.
14:53Ces cinq agresseurs
14:55ont été placés en garde à vue
14:56et ont tous été relâchés.
14:58Tous.
14:59En attente de leur procès,
15:00évidemment.
15:01Ça pose évidemment
15:01une question terrible.
15:02Est-ce qu'on peut ainsi
15:04taper sur un policier
15:05dans une totale impunité ?
15:07Les policiers sont révoltés.
15:08Écoutez un membre
15:10du syndicat de police Alliance.
15:12Tout le monde est écoeuré.
15:13Le collègue est écoeuré.
15:15Nous, on est écoeuré.
15:16Les policiers sont écoeurés.
15:18Et ce n'est pas d'aujourd'hui
15:19puisque nous,
15:21cette fermeté,
15:22ces peines minimales,
15:23on les réclame depuis 2013.
15:27Et cette violence,
15:28elle est montée depuis 2013,
15:30crescendo.
15:31Et aujourd'hui,
15:32c'est quelque chose
15:33qui, malheureusement,
15:34est récurrent.
15:35La violence envers les forces de l'ordre,
15:37c'est quasi quotidien.
15:38C'est quotidien, cette violence.
15:40Et on se rend compte
15:41qu'on peut taper sur un policier
15:43et ressortir au bout de quelques heures
15:45ou quelques jours.
15:46Il y a un livre que j'aime beaucoup
15:47de Courtsio Malaparte
15:48qui s'appelle
15:49Théorie du coup d'État
15:49et qui nous explique
15:51comment Lénine a pris l'État,
15:53le pouvoir,
15:53en faisant un coup d'État,
15:54comment il y a du coup d'État
15:55avec les fascistes, etc.
15:56On pourrait ajouter un chapitre
15:58à ce livre-là
15:59parce qu'il y a des coups d'État
16:00dans des endroits
16:01où, finalement,
16:02c'est moins visible.
16:03Un coup d'État,
16:04vous aviez, j'ai dit,
16:05ceux-là militaires dans la rue,
16:06ils étaient casqués, armés, bottés,
16:07vous aviez les chars dans la rue,
16:09vous en prenez
16:09la maison de la radio
16:11et puis l'affaire a été réglée.
16:12Ça, c'est le coup d'État à l'ancienne.
16:13Maintenant, les coups d'État,
16:14ils se font dans plein d'endroits.
16:15Ils sont, par exemple,
16:16dans l'école de la magistrature.
16:17Coup d'État réussi.
16:19Dans la maison de la radio,
16:20à Radio France,
16:21coup d'État réussi.
16:22C'est-à-dire que vous instaurez...
16:23On va en parler, ça aussi.
16:24Oui.
16:25Vous instaurez un pouvoir
16:26de domination absolue
16:28et il n'y a pas de place
16:29pour l'opposition.
16:29Il n'y a pas de place
16:30pour la démocratie.
16:31Il y a une idéologie d'État
16:32et cette idéologie d'État,
16:33elle triomphe absolument.
16:41des magistrats de gauche,
16:42de pléonasme,
16:43et on nous fait savoir
16:44que la magistrature
16:46a des droits
16:46exactement comme les magistrats
16:48de la Cour des Comptes
16:48ou du Conseil d'État
16:49ou enfin tous ces gens
16:50qui sont là,
16:51s'arrogent des droits
16:52en disant,
16:52mais voilà,
16:52coup d'État,
16:53il est là aussi.
16:54L'ARCOM,
16:54un lieu de coup d'État.
16:55C'est-à-dire que vous fabriquez
16:56plein de petits coups d'État
16:57un petit peu partout
16:58et là, vous avez nommé vos hommes
16:59ou vos femmes
17:00et ce sont des gens
17:01qui font la loi
17:01à la place de la loi.
17:02Ça n'est plus le peuple
17:03qui fait la loi.
17:04Aujourd'hui,
17:04c'est l'ARCOM qui fait la loi.
17:06Ailleurs,
17:07c'est le syndicat
17:07de la magistrature.
17:08Et là,
17:09vous avez un juge
17:09d'application des peines
17:10qui dit,
17:11moi je libère ces gamins.
17:13Il n'y a pas de nom
17:14donné du juge
17:15d'application des peines
17:16parce que là,
17:17vous avez des gens
17:18qui retrouvent
17:19les domiciles des policiers,
17:20des gardiens de prison
17:21et puis on vient
17:21les terroriser chez eux.
17:23Ça aussi,
17:24ça fait partie
17:24de la logique du marxisme.
17:25Terroriser.
17:26Terroriser les gens
17:27qui sont des propriétaires
17:28ou etc.
17:29Et là,
17:29on ne connaît jamais
17:30le nom de ces gens-là.
17:31Vous avez des OQTF
17:34personnes,
17:35on les libère,
17:36ils recommencent
17:36et puis on dit,
17:37alors vous les avez libérés,
17:38vous tout de même.
17:39C'est qui ces gens-là ?
17:40Qui sont ces gens-là ?
17:41Quels sont le nom
17:42de ces gens-là ?
17:42Ce ne sont pas ces gens-là
17:43qui sont terrorisés.
17:44Ce sont ceux
17:44qui nous protègent
17:45de ces gens-là.
17:46C'est la police
17:46qui est terrorisée,
17:47ce sont les gendarmes
17:48qui sont terrorisés,
17:49ce sont éventuellement
17:49les gendarmes de l'armée
17:50qui sont terrorisés
17:51et ces gens qui font
17:52ce qu'ils font,
17:53c'est-à-dire
17:53qu'ils lâchent
17:54dans la campagne
17:56des gens qui ont tabassé
17:57sacrément un policier,
18:00eh bien,
18:00ce sont des magistrats
18:01et on peut entendre
18:03en même temps
18:03Jean-Luc Mélenchon
18:04qui nous dit
18:04la police tue.
18:06Sinon,
18:06pas tuer ce policier,
18:08c'est parce que vraiment
18:09il a eu de la chance
18:09mais ils étaient bien partis
18:10pour ça
18:11et en fait,
18:12ce n'est pas la police
18:12qui tue,
18:13c'est ceux qui attaquent
18:14la police qui tuent
18:15et ce sont ces gens-là
18:16que la police
18:17essaie d'interpeller
18:17et quand la police
18:18essaie d'interpeller
18:19ceux qui tuent,
18:20on dit de la police
18:20qu'elle tue.
18:21C'est exactement
18:21comme avec Mélenchon,
18:23c'est-à-dire
18:23ils disent très exactement
18:27le bien est de leur côté
18:28évidemment
18:29et le mal est du côté
18:30de ceux qui le détestent.
18:32Le mal,
18:32c'est la police,
18:32évidemment,
18:33cet homme qui se fait
18:34violemment tabasser,
18:35c'est un salaud finalement,
18:36il n'a pas besoin
18:37d'être un policier.
18:37Filmer sur les réseaux sociaux aussi.
18:38Mais bien sûr.
18:39Par des abrutis
18:39qui n'interviennent pas.
18:41Mais je vous assure
18:42que le juge d'application
18:42des peines,
18:43on ne saura pas son nom,
18:44il n'y aura pas son visage
18:45sur les réseaux sociaux
18:46et sur sa maison,
18:47il n'y aura pas des tags
18:47en disant qu'on va le crever,
18:49etc.
18:49Parce que c'est la gauche
18:50qui invite à massacrer les gens
18:52et qui trimballe
18:53des guillotines dans la rue.
18:54On avait aussi eu
18:55un exemple à Reims,
18:56pareil,
18:57là c'était sept policiers
18:59en civile
18:59qui, traversant un parc
19:01alors qu'ils sortaient
19:02du commissariat
19:03pour aller dans un restaurant,
19:04se sont fait littéralement
19:05passer à tabac,
19:07notamment par deux individus
19:09dont l'un sortait de prison
19:10depuis quatre jours.
19:11Ça veut dire qu'impunité totale,
19:12en fait,
19:13la prison ne sert à rien.
19:14Mais bien sûr.
19:15Moi je le dis depuis très longtemps.
19:16Je ne suis pas de ceux qui,
19:17comme les Mélenchons et autres,
19:19disent...
19:19Pour les rares qui intéressent
19:19en prison,
19:20ça ne sert à rien.
19:20Oui, oui.
19:21Il ne faut pas fermer la prison.
19:22Ça n'a aucun sens.
19:22Il faut repenser la prison.
19:24Parce qu'effectivement,
19:25elle ne fait pas
19:25le travail qu'elle doit faire.
19:26On va célébrer en grande pompe
19:28bientôt Robert Badinter
19:29qui est aussi à l'origine
19:30de cette idéologie-là
19:31qui nous fait savoir
19:32que peut-être
19:32il y a des victimes.
19:35Enfin, pensons d'abord
19:36aux délinquants
19:36qui sont des pauvres victimes
19:37de la société.
19:38C'est toujours la société
19:39qui est coupable
19:39et il n'y a plus
19:40de responsabilité personnelle
19:41ou individuelle.
19:42Ça, c'est une idéologie
19:43dont il faut se défaire.
19:45Et c'est pareil.
19:45Ça ne doit pas être...
19:46Enfin, si c'est l'idéologie
19:47de la gauche,
19:47s'ils le veulent.
19:48Mais ça ne doit pas être
19:49une affaire de droite
19:49ou de gauche.
19:50Ça doit être une affaire
19:51de bon sens.
19:52Regardons le réel.
19:53Qu'est-ce qu'on reproche
19:53à CNews de montrer le réel ?
19:55Le dire que c'est une chaîne
19:55idéologique.
19:57Personne n'invente
19:57les événements
19:59qui sont choisis.
20:00En conférence de rédaction,
20:01il y a des choix d'événements
20:02comme tout le monde le fait.
20:03Et on n'invente pas des choses.
20:05Au contraire,
20:05on ne s'invente rien.
20:05On décrit le réel.
20:06On invente un certain
20:07nombre de choses.
20:08Et voilà le réel.
20:09Laissez de côté sur elle.
20:10Je dis souvent cette phrase
20:10de Rousseau,
20:11qui est le maître-penseur
20:13de la gauche.
20:13Commençons par écarter les faits.
20:15À ce moment-là,
20:16si vous écartez les faits,
20:17vous pouvez délirer.
20:17Vous pouvez faire toute la mythologie.
20:19Vous inventez un homme
20:19naturellement bon.
20:20Il dit qu'on commence
20:21par écarter les faits.
20:23Et puis l'homme est naturellement bon.
20:25C'est une hypothèse.
20:25Ça devient une siestitude.
20:26Ça devient une vérité.
20:28Et je ne pense pas
20:28que l'homme soit naturellement bon.
20:29Je pense que les catholiques
20:30ont eu raison de formuler
20:32de manière allégorique
20:33le péché originel.
20:33Moi, je ne crois pas
20:34au péché originel.
20:35Mais je crois que
20:35quand on a lu Darwin,
20:36on voit bien que le péché originel,
20:38c'est ce qui reste
20:38de cerveau reptilien chez nous.
20:39Mais on peut s'entendre
20:40avec les catholiques
20:41sur leur allégorie
20:42en disant qu'elle signifie
20:44ce que la science peut nous dire
20:45un petit peu plus tard.
20:46Les hommes ne sont pas
20:47naturellement bons.
20:47Et il faut dans la société
20:48de quoi contenir
20:49la méchanceté potentielle
20:50de quelques-uns.
20:51Et on a un Mélenchon
20:52qui nous dit
20:53formidable la méchanceté.
20:54Utilisons la méchanceté.
20:55La jalousie,
20:56le ressentiment, etc.
20:57Et puis,
20:58à l'assaut du capital
20:59et du capitalisme,
21:01ça va quand on a 15 ans.
21:02On peut penser ça
21:03quand on a 15 ans.
21:04Mais si à 14 ans,
21:06il est septuagénaire,
21:07Mélenchon,
21:08il pense comme des ados,
21:10c'est un peu inquiétant.
21:11Michel, on va faire
21:12une petite pause.
21:13On se retrouve dans un instant
21:13dans votre émission.
21:15On va parler
21:16de la pétition de Philippe de Villiers
21:17sur l'immigration.
21:18Ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe.
21:19Et puis des attaques
21:20de Delphine Ernot,
21:21la patronne de France Télévisions
21:22à l'égard de notre chaîne
21:24et notre groupe.
21:25Vous nous direz
21:26ce que vous en pensez.
21:27A tout de suite
21:27sur CNews et sur Europe 1.
21:28Et on se retrouve dans
21:29Face à Michel Onfray
21:30sur CNews et sur Europe 1.
21:31Michel, on va évoquer
21:32la pétition de notre ami
21:33Philippe de Villiers
21:34à propos de l'immigration.
21:35Il demande un référendum
21:37sur l'immigration.
21:38Une pétition qui a rencontré
21:39un vrai succès populaire
21:41et qui devrait passer
21:42le cap des 2 millions
21:43de signatures
21:43sans doute dans les prochains jours.
21:45Il y a deux sujets en fait.
21:46Il y a à la fois
21:46la question de l'immigration,
21:47tabou.
21:48On n'arrive pas à avoir
21:49un débat serein là-dessus.
21:51Et la question du référendum.
21:52Pareil,
21:52nos dirigeants sont absolument
21:53tétanisés
21:54à l'idée de donner
21:55la parole aux Français
21:58Emmanuel Macron lui-même
21:59qui avait promis
22:00des référendums,
22:01des consultations citoyennes.
22:03Qu'est-ce que ça vous évoque ?
22:04Ces deux sujets
22:05qui sont quasiment
22:06des tabous aujourd'hui
22:07dans la société française.
22:08Quand il avait fait savoir
22:09Emmanuel Macron
22:10qu'il recourt au référendum,
22:12vous pourriez retrouver
22:13des traces de ça.
22:14J'ai dit qu'il n'y en aurait jamais.
22:15C'est vrai.
22:16Jamais.
22:16Je suis confiante.
22:17Je pense que depuis...
22:18Donc, on le confirme.
22:19C'est confirmé.
22:20Il n'y a pas eu de référendum.
22:20Alors moi, je veux bien...
22:21Et vous l'avez dit.
22:22Toutes les pétitions qu'on voudra.
22:24Simplement,
22:24les pétitions,
22:25il les mettra à la poubelle.
22:26Je rappelle quand même
22:26que quand...
22:28Enfin, vous m'y contraignez,
22:30chère Laurence.
22:30Mais quand en 2005,
22:31on demande aux Français
22:32ce qu'ils pensent du traité européen
22:34et que massivement,
22:3554%, je crois,
22:36quelque chose comme ça,
22:37ils font savoir
22:38qu'ils ne veulent pas
22:39de ce traité européen,
22:39de ce traité européen,
22:40pas de l'Europe.
22:41Ils veulent bien d'une autre Europe.
22:42Eh bien, en 2008,
22:43trois ans après,
22:44on leur dit,
22:44vous l'aurez tout de même
22:45et on demande aux députés
22:47et aux sénateurs,
22:47c'est-à-dire au Congrès,
22:48de voter sur le même projet.
22:50C'est le même.
22:51C'est Giscard d'Estaing
22:51qui disait qu'en gros,
22:52entre le traité de 2005
22:54et le traité de Lisbonne de 2008,
22:55on avait juste changé des paragraphes,
22:57modifié quelques virgules
22:59et il l'avait dit dans le point.
23:00Et que finalement,
23:01c'était la même chose.
23:02On avait fait une espèce
23:02de relookage,
23:03c'était cosmétique,
23:04mais que c'était exactement
23:05le même texte.
23:06Et là,
23:07le chef de l'État
23:08a demandé au Congrès
23:10de voter contre le peuple.
23:12C'est la date de naissance
23:13d'un coup d'État
23:14sur lequel nous sommes toujours.
23:15C'est pourquoi 50%
23:16des gens ne votent pas.
23:17C'est pourquoi les gens
23:18ont bien compris
23:18que de toute façon,
23:19se déplacer pour voter
23:20pour un tel ou un tel ou un tel,
23:21ça ne marche pas.
23:23On vous dit,
23:23il faut aller voter,
23:24mais comme dans les dictatures,
23:24on vous dit,
23:25pour qui il faut voter ?
23:26Et si vous ne votez pas
23:27pour celui qui est pressenti
23:30et qui est toujours un maastrichien,
23:32il faut que je prononce le nom,
23:34mais si vous ne votez pas pour lui,
23:36– Vous n'encore,
23:36vous ne l'aviez pas prononcé, Michel.
23:37– Si vous ne votez pas pour lui,
23:39le vote va à la poubelle.
23:40Donc Philippe peut avoir 5 millions.
23:43Je vous mets ma main à couper
23:45que s'il a 5 millions de signatures,
23:46eh bien, le président de la République
23:48dira, et alors ?
23:50Vous m'avez élu.
23:51Et tous ces gens qui disent aujourd'hui
23:53Macron dehors, Macron démission,
23:5480% des gens qui étaient dans la rue
23:56le 18 qui ont voté pour Macron,
23:58ils disent, moi j'ai une légitimité.
24:00Après, on ne va pas savoir
24:01comment il a obtenu sa légitimité.
24:02Le général de Gaulle dit,
24:03mais moi, une légitimité,
24:05ce n'est pas 50,01%.
24:06Ce n'est pas ça la légitimité.
24:07Il dit, j'ai besoin
24:08de l'assentiment du peuple.
24:09Et quand j'ai obtenu
24:10l'assentiment du peuple,
24:11aurais-je l'obtenu une fois
24:12en étant élu président de la République ?
24:14Je la lui demande régulièrement.
24:15Et les élections, ça sert à ça
24:17dans la Ve République.
24:18C'est-à-dire, ces gens
24:18qui crachent sur le peuple,
24:19qui crachent sur le référendum,
24:20ils crachent aussi sur le général de Gaulle.
24:22Parce que quand on perd une élection,
24:23on démissionne.
24:24Quand on perd une élection,
24:25on s'en va.
24:26Hormis ces deux élections présidentielles
24:28qu'ils gagnent,
24:28parce qu'on a toute la machine médiatique,
24:30sauf la chaîne...
24:32Sauf ces news.
24:34Sauf ces news.
24:34Ça vient de nous expliquer
24:35qu'on a le choix
24:36entre Emmanuel Macron et Adolf Hitler.
24:38Et que si on ne vote pas
24:39pour Emmanuel Macron,
24:40c'est qu'on vote pour Adolf Hitler.
24:41Je vous rappelle que Gabriel Attal,
24:43qu'Edouard Philippe
24:45ont appelé à voter Xavier Bertrand,
24:47tellement antifasciste,
24:48qu'ils ont appelé à voter
24:49pour des gens qui estiment
24:50que le Hamas est un parti
24:51fort sympathique.
24:52Donc, évidemment,
24:53là aussi, on ne respecte pas le peuple.
24:55Donc, il n'y aura pas de référendum.
24:58Ça, je vous l'assure,
24:59parce qu'ils n'ont pas besoin...
25:01D'autant qu'on n'a pas besoin
25:02d'un référendum
25:02quand on sait ce que pensent les Français.
25:04Justement.
25:04C'est-à-dire, vous pouvez très bien dire
25:05j'ai besoin d'une légitimité.
25:06Je rappelle que quand le général de Gaulle,
25:07les gens disent
25:07« Ah, le général de Gaulle,
25:08il a abandonné l'Algérie, etc. »
25:10Je rappelle que la souveraineté algérienne,
25:13elle est obtenue par un référendum
25:15que le général de Gaulle
25:16sollicite auprès des Français
25:17de la totalité.
25:18Il ne dit pas
25:19« On va faire quatre votes en Algérie
25:21ou ne voteront en Algérie
25:22que des Algériens
25:23qui auront leur carte au FLN,
25:25enfin, comme on fait
25:25avec la Nouvelle-Calédonie aujourd'hui. »
25:27Il dit « Tout le monde vote. »
25:28Les Normands, les Savoyards,
25:30les Corses,
25:31tout le monde vote pour savoir si, etc.
25:32Et les Français donnent leur indépendance
25:34et ils ont bien fait à l'Algérie.
25:35Donc, ce n'est pas le général de Gaulle
25:36qui a bradé l'Empire ou je ne sais quoi.
25:38Il a exercé un référendum
25:40en disant
25:40« Sur ce genre de questions,
25:42je sollicite le peuple. »
25:43On n'a pas besoin,
25:43quand on est chef de l'État,
25:44de dire « Ah, je fais un tour de France
25:45parce que j'aimerais bien savoir
25:46ce que pensent les Français. »
25:48Ou de dire « Ah, je vais faire
25:49une enquête d'opinion,
25:50j'aimerais bien savoir
25:50ce que pensent les Français. »
25:51Mais un chef d'État
25:52qui ne sait pas
25:52ce que pensent les Français
25:53est un...
25:54Je cherche un mot
25:56qui ne soit pas grossier,
25:57mais est un mot gentil
25:58et il est correct
25:59et poli et courtois.
26:00Michel, on ferait la deuxième question
26:02et le deuxième tiroir
26:02de ce dossier,
26:03c'est l'immigration.
26:04Est-ce qu'un jour,
26:04on pourra avoir un débat serein ?
26:06Non.
26:07Objectif.
26:07Non.
26:08Sur ce sujet.
26:09Non.
26:09Que les Français veulent traiter
26:11et dont on n'arrive pas
26:13à poser les contours
26:15d'un débat serein
26:16parce qu'il y a une mystérisation
26:18totale de la gauche
26:18sur ces questions-là.
26:20Oui, mais il faut faire
26:20une généalogie
26:21de cette question-là.
26:22Pourquoi est-ce que,
26:23par exemple,
26:23Sarah Wagenknecht,
26:25dans Front Populaire,
26:26on a fait un portrait,
26:28Nami Kousmanovic
26:29a fait un joli portrait
26:29de cette femme.
26:30Qui est une responsable
26:31politique allemande.
26:32De gauche, voilà.
26:33Et qui, en même temps,
26:34dit qu'il faut s'occuper
26:35de l'immigration.
26:36En France,
26:37on a un problème,
26:38c'est Jean-Marie Le Pen.
26:39C'est Jean-Marie Le Pen
26:40qui s'empare de cette question
26:41et Jean-Marie Le Pen
26:42est un antisémite.
26:43Moi, j'ai fait 80 000 signes,
26:45presque un livre,
26:46pour dire ce que Le Pen
26:48dit lui-même de lui-même.
26:49C'est-à-dire,
26:49il est la question de dire
26:50j'ai lu machin,
26:52bidule, intèle, etc.
26:52Il a écrit deux volumes de mémoire,
26:54ça fait 800 pages,
26:54je les ai lus
26:55et dans Front Populaire,
26:56j'ai fait 80 000 signes.
26:57C'est un livre,
26:57c'est presque un livre.
26:58Où on voit l'antisémitisme
27:00de cet homme
27:00du début jusqu'à la fin.
27:02La beauté du maréchal Pétain,
27:05la poignée de main molle
27:06de De Gaulle,
27:07l'excellence de Brasillac
27:09comme un grand auteur,
27:10auteur collaborationniste
27:11qui voulait qu'on envoie
27:12les enfants dans les chambres à gaz.
27:14C'est ça l'extrême droite,
27:14je le rappelle,
27:15pour ceux qui aujourd'hui
27:16utilisent le mot n'importe comment.
27:17Et le fascisme, c'est ça.
27:18Il nous dit que l'occupation
27:22n'a pas été si terrible que ça
27:23et puis les chambres à gaz,
27:25il n'est pas très sûr
27:25que ça existait, etc.
27:26Donc c'est clair,
27:27Jean-Marie Le Pen
27:28était un homme d'extrême droite,
27:29était un fasciste français.
27:31Il s'est emparé
27:32de la question de l'immigration.
27:34C'est terminé.
27:35Vous ne pouvez plus dire
27:35qu'il a raison sur un sujet
27:37parce qu'il a raison
27:38sur tous les sujets.
27:39La gauche, d'ailleurs,
27:40en parlait,
27:41Georges Marchais en parlait,
27:42Michel Rocard en parlait.
27:43Mais bien sûr.
27:43Et après, il y a eu
27:44une mystérisation sur cette question.
27:45Mais bien sûr.
27:46Et puis après,
27:46ils avancent tous un petit peu
27:47mais ils ont tous peur.
27:48Dès que vous commencez
27:49à parler un peu de ça
27:50et que vous êtes de gauche,
27:51d'un seul coup,
27:51vous allez passer
27:52pour un type de droite,
27:52d'extrême droite.
27:53Tous vos amis vont vous tourner le dos,
27:55ils vont se fâcher avec vous.
27:56Enfin, je vois bien.
27:57Quand vous dites
27:57regardons le réel
27:58et restons de gauche
27:59et justement parce qu'on est de gauche,
28:00regardons le réel,
28:01à ce moment-là,
28:02c'est interdit.
28:02Il n'y a pas de problème.
28:03On vous dit qu'il n'y a pas de problème.
28:04Si vous dites qu'il y a un problème,
28:06c'est que vous l'inventez,
28:06c'est que vous le créez, etc.
28:08Donc tant qu'on n'arrivera pas
28:09à dire sereinement
28:10abordons cette question,
28:11ce n'est pas non plus
28:12remigration massive,
28:14immigration zéro, etc.
28:16Mais c'est de dire
28:16une immigration
28:17dans laquelle on accueille dignement
28:19les gens qu'on accueille.
28:20Mais ce n'est pas bien.
28:21Vous, quand j'invite des gens chez moi,
28:24je ne vais pas leur dire
28:24écoutez, j'ai invité 50 personnes,
28:26j'ai juste trois tranches de jambon,
28:27moi je ne multiplie pas
28:28les pains et les jambons.
28:29Donc je ne peux accueillir chez moi
28:31que ceux que je peux accueillir.
28:32La France, c'est exactement la même chose.
28:34On ne peut pas dire
28:34qu'on accueille tout le monde.
28:35Les Gazaouis, aujourd'hui,
28:36a dit Emmanuel Macron,
28:37venez tous si vous voulez.
28:38Les Afghans, venez tous si vous voulez.
28:40Mais on ne peut pas faire
28:41des appels d'air en disant
28:42des millions de gens
28:44qui d'ailleurs détestent
28:44notre civilisation
28:45sont les bienvenus chez nous
28:47sans qu'il y ait des problèmes.
28:48Dire qu'il y a des problèmes
28:49civilisationnels de ce type-là,
28:51ce n'est pas être d'extrême droite.
28:52Mais hélas,
28:53l'ombre de Jean-Marie Le Pen
28:54fait toujours la loi.
28:55Parce que d'une certaine manière,
28:56l'ombre d'Hitler
28:57fait toujours la loi
28:58sur la politique française.
28:59Michel Onfray,
28:59vous avez évoqué
29:00le mot extrême droite.
29:01C'est le mot qui a été utilisé
29:02cette semaine
29:03par la patronne de France Télévision
29:04qui s'élivrait
29:05à une attaque inédite,
29:07outrancière
29:07contre notre chaîne de télé
29:09et notre groupe.
29:10En affirmant,
29:11il faut admettre
29:11que CNews est un média
29:12d'opinion
29:14qu'ils assument
29:15d'être une chaîne
29:16d'extrême droite.
29:16Cela fait suite, bien sûr,
29:18à la polémique liée
29:19à l'affaire Legrand-Cohen,
29:20journaliste du service public
29:21accusé de connivence
29:22avec l'OPS
29:23après la diffusion d'une vidéo
29:25les montrant
29:25en pleine conversation
29:26avec deux responsables socialistes.
29:28Mesdames Ernott
29:29et Veil,
29:30patronne de Radio France,
29:31estiment que
29:32le temps d'antenne
29:33qui a été consacré
29:34à cette affaire
29:34était très significatif
29:36avec des propos
29:37mettant en cause
29:37l'impartialité
29:38du service public.
29:40Ce sont des propos
29:40absolument scandaleux
29:41qui ont été tenus
29:42par Delphine Ernotte
29:43qui mettent en cause
29:44la probité
29:44de tous les journalistes
29:45qui travaillent
29:46à la fois sur CNews
29:47et sur Europe 1
29:47et qui en plus
29:48les mettent en danger
29:49puisqu'ils leur passent
29:50une cible dans le dos.
29:51Qu'est-ce que vous,
29:52vous en pensez, Michel ?
29:53Retour à Orwell,
29:54c'est l'un des signes
29:55distinctifs du fascisme
29:56que de faire savoir
29:57que ce sont les autres
29:58qui sont coupables
29:59et responsables de tout
29:59et soit pas.
30:01Et c'est aussi
30:01un signe distinctif
30:02du fascisme
30:02de dire que
30:03quand il y a un problème
30:03c'est qu'il n'y a pas
30:04un problème,
30:04le problème il est
30:05un problème d'à côté.
30:06Je m'explique très précisément
30:07la question du pluralisme
30:09elle est posée.
30:11Il n'existe pas
30:12le pluralisme
30:12sur France Inter
30:13et il existe si peu
30:14sur France Inter
30:15que dès 2013
30:16en présence
30:17de Frédéric Taddei,
30:19l'excellent Frédéric Taddei,
30:21Patrick Cohen
30:21dit qu'il existe
30:22effectivement
30:23une liste noire
30:24de gens
30:24qui ne sont pas invités
30:25sur France Inter.
30:27Au nom de quoi ?
30:29Au nom de quoi ?
30:29Sur le service public
30:30il y a-t-il des gens
30:31dont on dit
30:32qu'ils font partie
30:32d'une liste noire ?
30:33Qui décide de la liste noire ?
30:34Un jour il y a un papier,
30:35un crayon
30:35et quelqu'un qui dit
30:36machin, bidule,
30:37intel, etc.
30:39Moi ça fait 10 ans
30:39que je suis interdit
30:40donc je dois être
30:40sur la liste noire.
30:41Vous êtes sur la liste noire.
30:42Je suis sur la liste noire.
30:42Vous le dites.
30:43Et un certain nombre
30:43d'autres personnes.
30:44D'ailleurs si vous êtes invité
30:45pour parler de votre livre
30:46sur CNews
30:47vous entrez directement
30:49sur la liste noire.
30:50Donc je pense que
30:51c'est à ce moment-là
30:51qu'il aurait fallu le dire.
30:52Maintenant les gens découvrent
30:53que le service public
30:55n'est pas un service public
30:56et il est là le problème.
30:57Il n'est pas qu'un média
30:58soit engagé politiquement.
31:00Ça ne pose aucun problème.
31:00Vous avez de l'argent privé.
31:03Vous faites ce que vous voulez
31:03de votre argent privé.
31:04Vous créez un média
31:05et puis voilà.
31:05Moi j'ai créé Front Populaire
31:07et on y dit ce qu'on y dit
31:08et c'est clairement dit.
31:09On est souverainiste
31:09et on ne va pas accueillir
31:11des gens qui nous font
31:12l'éloge de l'Europe de Maastricht.
31:13C'est la ligne politique.
31:15Donc Delphine Arnaud
31:16ancre le fait que
31:18France Télévisions
31:19est à gauche en fait.
31:21Oui et ce qu'on peut lui reprocher
31:22la chose est extrêmement simple
31:24c'est de voler l'argent du contribuable.
31:26C'est de voler l'argent du contribuable.
31:27Vous avez un contribuable
31:28à qui on dit
31:29vous allez donner de l'argent
31:30c'est-à-dire qu'on ne lui demande pas
31:31s'il est d'accord ou pas.
31:32On lui prend de l'argent
31:33on lui dit voilà
31:34je n'ai pas la mémoire des chiffres
31:35mais ce sont des milliards
31:36qui sont donnés à France Inter
31:37pour un service public.
31:39Pour un service public.
31:41C'est-à-dire le service public
31:41est au service du public.
31:42C'est France Télé Arnaud
31:44mais en lambeau
31:46l'audiovisuel public.
31:48Allons-y pour Radio France
31:49allons-y pour France Culture
31:49pour France Inter
31:50pour France Info
31:51pour l'Arte, la 5 etc.
31:53Enfin pour tous ces gens-là
31:53on ne va pas lister
31:54mais enfin on sait
31:55comment ces gens-là fonctionnent.
31:57Ils interdisent des gens
31:58leur ligne politique
31:59est toujours exactement la même
32:00mais c'est du vol
32:02que de ne pas utiliser
32:03l'argent du contribuable
32:04pour le contribuable.
32:06C'est-à-dire on utilise
32:06l'argent du contribuable
32:07pour une minorité de contribuables
32:08pour les gens qui votent Glucksmann
32:09si on a bien compris.
32:11Globalement.
32:11C'est-à-dire ça veut dire
32:12en gros les gens qui ont voté
32:14pour Madame Hidalgo
32:15d'ailleurs apparemment
32:16une très belle garde-robe
32:17et bien ce sont quoi ?
32:192% des gens.
32:20C'est-à-dire la totalité
32:21de l'argent
32:23on braque le contribuable
32:26et cet argent qu'on a
32:27cambriolé finalement
32:28on dit ça va servir
32:29à 2% de la population
32:31et en plus de ça
32:31on n'a pas de publicité
32:32donc effectivement
32:33on peut dire
32:34vous avez vu nos audiences.
32:35Non les gens
32:35ils ont juste envie
32:36d'écouter une radio
32:37dans laquelle on ne va pas
32:38leur vendre des slips
32:38des chaussettes
32:39des préservatifs
32:39des machins etc.
32:40Et donc au bout du compte
32:41c'est ça qu'il faut reprocher
32:42à Madame Ernotte
32:43d'abord lui dire
32:44mais vous êtes bien
32:45un compagnon de route
32:46de Cohen
32:47qui nous dit liste noire
32:48c'est-à-dire qu'il y a des gens
32:49qui ont droit d'aller
32:49sur le CRS public
32:50et d'autres qui n'y vont pas
32:51donc ça s'appelle
32:53du vol
32:53le vol du contribuable
32:54et puis après
32:55de faire savoir
32:56que ceux qui font
32:57savoir ces choses-là
32:58sont des salauds
32:59d'extrême droite
32:59etc.
33:00d'un point de vue
33:01sémantique
33:01je ne sais pas
33:02elle est très inculte
33:03cette dame
33:03pour imaginer ça
33:04ce sont les éléments
33:05de langue
33:05ou alors
33:06elle est très engagée
33:07politiquement
33:07elle est engagée
33:08chez Staline
33:09puisque c'est Staline
33:10qui invente cette idée
33:11que quiconque n'est pas
33:12d'accord avec nous
33:13est un type d'extrême droite
33:14est un fasciste
33:15ça marche toujours
33:16ce sont les éléments
33:17de langage
33:17de l'extrême gauche
33:18hélas vous savez
33:19moi j'ai perdu des amis
33:20qui pensent que si
33:20effectivement on estime
33:21que la gauche
33:22c'est pas de louer
33:22des utérus
33:23féminins
33:24il faut aujourd'hui préciser
33:25ou d'acheter des enfants
33:30c'est à dire qu'on a
33:30laissé tomber l'histoire
33:31au profit de l'idéologie
33:32on est dans face
33:33à Michel Onfray
33:34Michel on va évoquer
33:35maintenant cet antisémitisme
33:36venu de la gauche
33:37qui continue de prospérer
33:38on en a eu un exemple
33:39le week-end dernier
33:40en Espagne
33:41la Vuelta
33:42tour d'Espagne
33:43cycliste a été interrompue
33:44par des militants
33:45pro-palestiniens
33:46sous les applaudissements
33:47de Pedro Sanchez
33:47premier ministre socialiste
33:48qui a salué le courage
33:50de ces militants
33:50chez nous je le disais
33:51c'est Olivier Faure
33:52premier secrétaire
33:53du parti socialiste
33:54qui a demandé à toutes les mairies
33:55de mettre le drapeau
33:56palestinien au fronton
33:57pour saluer la reconnaissance
33:58par Emmanuel Macron
33:59d'un état palestinien
34:01le 22 septembre prochain
34:02à New York
34:03les préfets eux
34:04ont reçu des consignes
34:06très strictes
34:06il n'est pas question
34:07de mettre le moindre
34:07drapeau palestinien
34:08au fronton des mairies
34:09parce qu'il y a le drapeau français
34:10qui peut y figurer
34:10point barre
34:11et puis on va écouter
34:13maintenant Emmanuel Macron
34:14parce que lui
34:15il a revendiqué
34:16cette volonté
34:17de reconnaître
34:18un état palestinien
34:19sur une chaîne israélienne
34:20on écoute ses arguments
34:21et je vous passe la parole
34:22Michel
34:22Israël a obtenu
34:28des résultats sécuritaires
34:30uniques
34:30et a restauré
34:31sa crédibilité
34:32dans la région
34:32contre le Hamas
34:33le Hezbollah
34:34des acteurs terroristes
34:35clés
34:36de la région
34:37cependant
34:39le fait
34:41de mener
34:42ce type d'opération
34:43à Gaza
34:44est totalement
34:46contre-productif
34:47c'est un échec
34:50je dois le dire
34:51je dois aussi dire
34:53que vous avez
34:54causé tellement
34:55de victimes civiles
34:57que vous avez
34:58détruit
34:58l'image
34:59et la crédibilité
35:00d'Israël
35:01pas seulement dans la région
35:01mais dans le monde
35:02voilà pour Emmanuel Macron
35:05deux choses
35:05donc la reconnaissance
35:06de l'état palestinien
35:07par la France
35:07et après
35:08ce que veut faire
35:09le parti socialiste
35:09avec les drapeaux palestiniens
35:10Michel Onfray
35:11Mélenchon sort de ce corps
35:13vous faites une dégustation
35:15à l'aveugle
35:15comme avec les grands vins
35:16et que vous mettez
35:17dans des carafes
35:18et les gens ne peuvent pas
35:19commenter l'étiquette
35:20parce qu'il faut faire
35:21un discours vrai
35:22là vous retranscrivez
35:23les propos d'Emmanuel Macron
35:24vous ne savez pas
35:25de qui c'est
35:25vous dites
35:26alors vous en pensez quoi
35:26on dirait
35:27c'est Mélenchon
35:28c'est le discours de Mélenchon
35:29c'est très exactement ça
35:30de Mathilde Panot
35:31d'Hercilia Soudé
35:32que nous aimons tant
35:34et de quelques autres
35:36donc il a clairement
35:38pris position
35:38en faveur du Hamas
35:39d'abord le Hamas
35:40veut un état
35:41et il lui dit
35:42au Hamas lui
35:43Macron
35:44je vous le donne
35:45mais au nom de quoi
35:46d'abord
35:46la France peut-elle
35:47décider de l'avenir
35:48d'Israël
35:49Israël est un pays
35:49un grand peuple
35:50avec un pays souverain
35:52et la souveraineté d'Israël
35:53passe par la possibilité
35:55d'être un pays
35:55de durer comme pays
35:56et de se battre
35:57contre ceux
35:58qui ont décidé
35:58d'en finir
35:59on ne va pas dire
36:00au général de Gaulle
36:01arrêter de faire la guerre
36:02vous n'êtes pas gentil
36:03vous êtes méchant
36:04vous acceptez
36:06qu'on bombarde
36:07les populations civiles
36:08de l'Allemagne
36:10etc
36:10le Hamas a déclaré
36:12une guerre
36:12la guerre se fait
36:13on a aujourd'hui
36:14des gens qui nous expliquent
36:15que la guerre
36:15ne devrait pas se faire
36:16comme ça
36:17alors évidemment
36:17on est dans une civilisation
36:18d'une ours
36:19de la bougie
36:20de vous n'aurez pas ma haine
36:21etc
36:21sauf que ces gens-là
36:22manquent de la virilité
36:23qui consiste à dire
36:24c'est ça une guerre
36:25ça veut dire qu'il y a des gens
36:26qui perdent leur vie
36:27ça veut dire qu'il y a des familles
36:28qui sont dans le deuil
36:29ça veut dire qu'aujourd'hui
36:30quand même
36:30on ne le dit plus
36:31il y a des otages
36:32il y a des otages
36:33qui sont maltraités
36:34on a vu dans quel état
36:35ils sont
36:35c'est-à-dire qu'on est en train
36:36de nous dire
36:37plus jamais ça
36:38en nous parlant d'Auschwitz
36:38et puis on a des gens
36:40qui aujourd'hui
36:40sont traités exactement
36:41de la même manière
36:42quand des femmes
36:43ne sont pas violées
36:43quand des femmes
36:44ne sont pas assassinées
36:45quand des corps
36:46ne sont pas échangés
36:47avec des faux corps
36:48des faux cadavres
36:49etc
36:49enfin c'est tout ça
36:50qui a lieu là
36:50et que dit Emmanuel Macron
36:51rien
36:52sur la question des drapeaux
36:53je vous mets ma main
36:54à couper
36:54que des maires le feront
36:56tout de même
36:56et qu'il ne se passera rien
36:57c'est tout
36:58il y en a qui ont prévu
36:59même de distribuer
37:00des milliers
37:00de drapeaux palestiniens
37:01lundi à leur population
37:02que va faire l'état français
37:02que va faire monsieur Retailleau
37:04ils vont dire
37:04c'est pas bien
37:05on a fait un signalement
37:06etc
37:06qu'est-ce qu'ils vont avoir
37:07comme punition
37:08ces maires-là
37:08rien
37:09un rappel à la loi
37:11comme des gens
37:12qui détournaient
37:13de l'argent
37:13de la MNF
37:13je ne sais pas quoi
37:14à une époque
37:14un rappel à la loi
37:17mais oui et alors
37:17et après
37:18donc non
37:19on a perdu
37:21je veux dire que
37:22c'est un
37:22jadis quand même
37:24afficher les drapeaux étrangers
37:25quand ça se faisait
37:26c'était intelligence avec l'ennemi
37:27quand on a un député français
37:29aujourd'hui
37:29qui est de l'oglu
37:30qui s'en vient baiser
37:31le drapeau algérien
37:32en disant que
37:33l'Algérie c'est bien plus importante
37:35que la France pour lui
37:36il n'y a aucun problème
37:37il peut demander
37:37la nationalité algérienne
37:39et puis vivre en Algérie
37:40on peut aimer l'Algérie
37:41les Algériens
37:41et le peuple algérien
37:42d'abord je distingue bien tout ça
37:43le gouvernement algérien
37:45n'a pas ma sympathie
37:46le peuple algérien
37:46a ma sympathie
37:47mais les gens qui arborent
37:49des drapeaux étrangers
37:49ça s'est fait en 40 à Paris
37:51il y a des gens qui ont fait ça
37:52qui ont descendu les Champs-Elysées
37:53avec des drapeaux
37:54qui n'étaient pas français
37:54et d'autres français
37:55qui applaudissaient
37:56quels étaient les gens
37:57qui à l'époque
37:58applaudissaient
37:59les drapeaux nazis
38:00des gens qu'on appelle
38:01des gens d'extrême droite
38:02et ça qui est étonnant
38:03c'est à dire que
38:04ceux qui aujourd'hui
38:04défendent le drapeau français
38:05sont des gens d'extrême droite
38:07pendant que ceux qui défendent
38:08le drapeau palestinien
38:08sont des héros
38:10de l'histoire
38:12je rappelle que
38:13ce qu'on appelle
38:14le palestinisme
38:14c'est à dire
38:15cette idéologie
38:15qui fait de la Palestine
38:17le drapeau
38:19de la totalité
38:20du combat anti-occidental
38:21partout sur la planète
38:23à une invention
38:23c'est une généalogie
38:24elle se fait
38:25et elle se fait
38:25chez les soviétiques
38:26au départ
38:27les soviétiques
38:28soutiennent
38:29la création
38:30de l'état
38:30de l'état d'Israël
38:31puis quand l'état d'Israël
38:32parce qu'il y a vaguement
38:33du compagnonnage
38:34avec la gauche
38:35avec le marxisme
38:36le sionisme
38:36est un marxisme
38:37à une époque
38:37et de gauche
38:38avec la possibilité
38:40de faire des kiboutts
38:41qui sont des formules alternatives
38:42coopératives
38:43et mutualistes
38:44etc.
38:44donc l'Union soviétique
38:46voit d'un bon oeil
38:47la création
38:47de l'état d'Israël
38:48Gromico à l'époque
38:48s'en vient dire
38:49formidable etc.
38:50puis d'un seul coup
38:51ils se disent
38:51mais les Américains
38:53sont avec Israël
38:54et comme c'est la guerre
38:55entre les Etats-Unis
38:56et l'Union soviétique
38:57ils disent
38:58il faut absolument
38:58qu'on crée
38:59un point de fixation
39:00dans cet endroit
39:00et ils créent
39:01le point de fixation
39:01de la Palestine
39:02pour fabriquer
39:03un combat
39:04en disant
39:04le combat arabe
39:06est un combat
39:06qui va rendre possible
39:07la destruction
39:08d'Israël
39:09etc.
39:09ça démarre là
39:10c'est à dire
39:10que tous ces gens
39:11qui aujourd'hui
39:12arborent le drapeau palestinien
39:13petit crétin
39:14du lycée Henri IV
39:17qui a perdu
39:18je ne sais combien de places
39:18parce qu'on ne peut pas
39:19passer son temps
39:19à brandir des drapeaux palestiniens
39:23et puis à faire
39:23des versions latines
39:24et bien
39:24ce sont des gens
39:25qui oublient
39:25qu'ils reprennent
39:26le vieux combat
39:27de la guerre froide
39:28et qu'ils sont toujours
39:30du côté de l'Union soviétique
39:31les mêmes
39:32qui permettent
39:32enfin ce sont les gens
39:33qui comme Yann Brossat
39:34nous parlent
39:35des victimes communistes
39:36en faisant ces petits signes
39:37d'adolescents là
39:38qui nous disent
39:39qu'il n'y a pas eu
39:39de pacte germano-soviétique
39:41c'est-à-dire que
39:42les idiots utiles
39:43qui aujourd'hui
39:44défendent prétendument
39:45la cause palestinienne
39:46sont des gens
39:47qui jouent le jeu
39:47de l'ex-Union soviétique
39:49qui est toujours représenté
39:50par quelqu'un
39:50qui s'appelle
39:51Vladimir Poutine
39:52d'accord
39:53et alors ça nous amène
39:54magnifiquement
39:54à notre point philo
39:55puisque c'est Marx
39:56le manifeste du parti communiste
39:58Michel
39:59il défend la violence
40:00il invite à la dictature
40:01du prolétariat
40:01vous dites aussi
40:02qu'il fonde la religion
40:03de l'égalitarisme
40:05et celle de la haine des riches
40:05en fait toute cette émission
40:06a eu un fil rouge
40:08communiste
40:10sur tout ce qu'on a dit
40:10en fait
40:11c'est-à-dire qu'il y a
40:12un mouvement
40:12le capitalisme industriel
40:14celui du 19ème siècle
40:15on est évidemment
40:15après la révolution française
40:16crée la paupérisation
40:18c'est une
40:19à l'analyse
40:20que fait très bien Proudhon
40:21dont nous reparlerons
40:21la semaine prochaine
40:22que reprend par la suite
40:23et de votre livre aussi
40:24Dévambulation dans les rues
40:25on en parlera
40:26mais il y a effectivement
40:27une paupérisation
40:28qui suppose
40:29qu'il y a
40:29de plus en plus
40:30de pauvres
40:31et qu'ils sont
40:32de plus en plus pauvres
40:33et de moins en moins de riches
40:34qui sont de plus en plus riches
40:35donc c'est le fonctionnement
40:37du capital
40:38et du capitalisme
40:38et Marx nous dit
40:39ça va créer une situation révolutionnaire
40:41avant la révolution
40:42il faut créer la terreur
40:44nous dit-il
40:44il faut faire peur
40:45aux bourgeois
40:46il faut faire peur
40:47aux propriétaires
40:48il faut s'approprier
40:50violemment
40:50les moyens de production
40:52il nous dit
40:53il y a
40:54une lutte des classes
40:55et la lutte des classes
40:55elle oppose
40:56les bourgeois et les prolétaires
40:57ça ne marche plus
40:58c'est-à-dire
40:59quelqu'un qui
40:59qui n'est pas propriétaire
41:01d'une usine
41:01mais qui est un PDG
41:02qui etc. etc.
41:03c'est un prolétaire
41:04il ne possède pas
41:05les moyens de production
41:05et puis un petit boulanger
41:07qui possède sa boulangerie
41:08qui s'est endetté
41:09et qui essaie
41:10de la rembourser
41:10sur plusieurs années
41:11c'est un bourgeois
41:12puisqu'il possède
41:12des moyens de production
41:13les catégories de Marx
41:14ne fonctionnent plus du tout
41:15mais il y a toujours
41:16cette idée
41:16qu'il faut détruire
41:17la propriété
41:18il faut détruire
41:19la propriété
41:19détruire la famille
41:20détruire la patrie
41:21détruire la nation
41:22détruire le passé
41:24du passé faisant table rase
41:25c'est-à-dire
41:26détruisons l'école
41:27détruisons la morale
41:28détruisons la raison
41:29c'est ce qui se fait
41:30à l'école aujourd'hui
41:31on est en plein dedans
41:32mais complètement
41:33mais c'est le programme de Marx
41:34c'est un programme communiste
41:35et l'une des russes
41:37de Mélenchon
41:38c'est de ne jamais
41:38utiliser le mot communiste
41:39c'est de ne jamais
41:40utiliser le mot marxiste
41:41c'est de toujours
41:42traiter de fasciste
41:43quiconque n'est pas d'accord
41:43avec lui
41:44mais qu'il le dise
41:45nous voulons réaliser
41:46le communisme en France
41:47nous voulons exproprier
41:48violemment
41:49les biens
41:51nous voulons nationaliser
41:52la totalité
41:53de tout ce qui est
41:54propriété privée
41:54qu'on le sache
41:55qu'on le voit
41:55très précisément
41:56il y a un usage
41:57en plus de ça
41:58de...
41:59alors la dictature
42:00le concept de dictature
42:01du prolétariat
42:01n'est pas dans le manifeste
42:03du parti communiste
42:04ça se trouve
42:04dans la lutte des classes
42:07la notion s'y trouve
42:08c'est la célébration
42:09de la violence
42:10c'est la légitimation
42:11de la violence
42:12l'appropriation
42:13collective
42:14des moyens de production
42:15ne peut se faire
42:15que par l'usage
42:16de la violence
42:16d'où les black blocs
42:17qui sont finalement
42:18très instrumentalisés
42:19par Mélenchon
42:20je ne vais pas dire
42:21qu'ils les commandent
42:22mais que de toute façon
42:23ils sont probablement
42:24en relation
42:24et je pense que
42:24si les black blocs
42:25votent
42:26ils ne votent pas
42:27pour Ford
42:28ils votent pour Mélenchon
42:29mais comme Ford
42:29finit par voter par Mélenchon
42:30c'est un petit peu
42:31le même monde
42:32et bien le projet
42:33est un projet communiste
42:34de ressentiment
42:35c'est-à-dire
42:35c'est la haine
42:36de ceux qui ont réussi
42:38de ceux qui sont des propriétaires
42:39de ceux qui ont de l'argent
42:40mais ceux qui ont de l'argent
42:42même s'ils sont
42:42parfois au XIXe siècle
42:44responsables de la vraie pauvreté
42:45il y a des vraies pauvretés
42:46il y a aussi des vraies pauvretés
42:47aujourd'hui
42:47mais je rappelle
42:48que tous ces gens
42:49qui disent à tous les migrants
42:50venez en France
42:51on vous accueille
42:52et qu'on les accueille
42:53sous des bâches en plastique
42:54sous les bretelles de périphériques
42:56là vous avez un prolétariat
42:57dont ne s'occupent pas beaucoup
42:58ces gens-là
43:00parce que finalement
43:00pas plus qu'ils ne s'intéressent
43:02aux palestiniens
43:03qui ne sont que des occasions
43:04de fabriquer la révolution
43:05ils ne s'intéressent
43:06aux migrants
43:07qu'ils laissent croupir
43:08dans les situations
43:08qui sont les leurs
43:09quand on les accueille massivement
43:10Michel Onfray
43:11démonstration implacable
43:12merci beaucoup
43:13pour cette belle heure
43:14qui est passée à toute vitesse
43:15encore une fois
43:15en votre compagnie
43:16on rappelle Front Populaire
43:18qui est sorti la semaine dernière
43:20me semble-t-il
43:21la gauche contre le peuple
43:22les nouvelles résistances
43:23et puis ce livre
43:24Michel Onfray
43:24déambulation dans les ruines
43:26on en parlera la semaine prochaine
43:27il sort la semaine prochaine
43:28je crois que vous serez l'invité
43:29de Pascal Praud
43:29on en parlera bien sûr
43:30dans notre émission
43:31merci beaucoup
43:32mon cher Michel
43:33à la semaine prochaine
43:34sur CNews et sur Europe 1
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