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Philippe Fabry, historien : «Il y a la psychologie des acteurs et celle des spectateurs». Il réagit à la guerre en Iran qui dure depuis maintenant 22 jours.

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Transcription
00:00C'est quelque chose qui est très intéressant parce qu'il y a la psychologie des acteurs et puis il
00:03y a la psychologie des spectateurs.
00:05Je pense que la psychologie des spectateurs s'est beaucoup accélérée alors que la psychologie des acteurs est restée ce
00:10qu'elle est normalement.
00:10Et notamment, je suis persuadé qu'une bonne partie de l'appareil militaire iranien continue aussi à tenir parce qu
00:19'ils sont persuadés qu'ils tiennent encore d'une certaine manière.
00:21C'est-à-dire qu'on est face à des gens qui sont vraisemblablement un petit peu dans le déni
00:27finalement de ce qui se passe.
00:28Après la mort de Ramenei, il y a eu la mort de l'Arijani, ils ont un guide suprême dont
00:32on ignore s'il existe véritablement,
00:34un commandement qui a été décentralisé en direction des commandants locaux.
00:38Alors pour les commandants, je pense qu'ils auront peut-être le moral plus solide, mais pour les paramilitaires, les
00:44Basidji, tout ça,
00:45ça fait des gens qui sans doute petit à petit se mettent à réaliser qu'on n'est plus dans
00:50la situation d'avant.
00:51Qu'on ne vit plus dans le monde d'avant.
00:53Et donc se dire qu'il n'y a pas eu les défections dans les deux premiers jours ou dans
00:56les deux premières semaines, je pense que ce n'est pas choquant.
00:58C'est méconnaître la psychologie humaine, je pense qu'il faut quand même un petit peu plus de temps que
01:01ça pour réaliser qu'on a basculé dans autre chose.
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