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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfraise sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel ! On se retrouve en cette période de fête, Noël est passé, le nouvel an approche
00:09pour faire un petit bilan de l'année 2025 que vous avez placé sous le signe du recul des libertés.
00:15C'est bien cela Michel ? C'est ça.
00:17Alors on va commencer par la fermeture en mars de C8 sur décision de l'Arcom,
00:22l'autorité de régulation des médias qui a décidé de ne pas renouveler la fréquence
00:26qui était attribuée à cette chaîne, comptant parmi ses animateurs le regretté Philippe Labreau,
00:31mais encore William Lémergie ou Cyril Hanouna, il n'est jamais anodin de fermer une chaîne de télévision dans une démocratie.
00:38Vous nous expliquerez quels ressorts sont à l'œuvre selon vous.
00:41Le 31 mars, c'est le coup de tonnerre de l'annonce de l'inéligibilité de Marine Le Pen,
00:46la triple candidate à la présidentielle, est condamnée à 4 ans de prison dans 2 fermes
00:51et à 5 ans d'inéligibilité avec exécution immédiate dans l'affaire des assistants parlementaires européens
00:58du Front National à l'époque, aujourd'hui Rassemblement National.
01:02Son français en appel aura lieu du 13 janvier au 12 février 2026.
01:06S'agit-il d'une justice politique ? Là encore, vous allez nous en parler.
01:11Autre date symbolique pour vous Michel, au mois de juillet dernier, a eu lieu l'annonce d'un euro numérique
01:15qui sera appelé à remplacer l'argent liquide, décision de la Banque Centrale Européenne.
01:20Elle devrait être mise en application dès 2027.
01:23C'est une façon d'adosser notre monnaie directement, encore plus directement, à l'Union Européenne.
01:28Encore un signe de perte de souveraineté pour vous Michel.
01:31Le 25 septembre dernier, condamnation de Nicolas Sarkozy à 5 ans d'emprisonnement ferme
01:35avec exécution provisoire dans l'affaire dite libyenne concernant le financement de la campagne de 2007.
01:40Cette décision a conduit l'ancien chef de l'État à la prison de la santé.
01:44Pour une détention de trois semaines, dont il a tiré un récit, journal d'un prisonnier, sorti à la mi-décembre.
01:51Pourquoi cette exécution provisoire de la peine, qui met à mal le droit à faire appel, vous met en colère Michel ?
01:57Là aussi, on vous entendra.
01:59Toujours au chapitre de la liberté d'expression, le 19 novembre, Emmanuel Macron a une nouvelle fois appelé un label
02:04pour les médias et sites d'information afin de distinguer les bons des faux, enfin les bons des mauvais médias.
02:10Une atteinte directe à la liberté de la presse ou une simple tentative de réguler les fausses informations sur les réseaux sociaux ?
02:17On verra où se trouve le juste milieu.
02:19Dans le même temps, le service public de l'audiovisuel, représenté par mesdames Mernot et Veil,
02:23a décidé de porter plainte contre CNews et Europe 1 pour dénigrement,
02:27après l'affaire Patrick Cohen-Thomas Legrand, journaliste du service public,
02:30qui ont été surpris lors d'un déjeuner avec des responsables socialistes,
02:34dans une attitude pour le moins partiale.
02:36Enfin, évidemment, on va terminer cette émission avec la colère paysanne.
02:40Nos agriculteurs font face à de multiples crises sanitaires.
02:44La dernière en date, les dermatoses nodulaires contagieuses qui provoquent l'abattage de tout un troupeau.
02:50Mais il n'y a pas que cela.
02:51Il y a aussi de nombreuses inquiétudes sur la PAC, le Mercosur ou encore l'entrée éventuelle de l'Ukraine dans l'Union Européenne.
02:58Vaste programme pour aujourd'hui, mon chère Michel.
02:59On commence tout de suite ce programme que vous avez choisi avec la fermeture de C8,
03:04je l'ai rappelé, sur décision de l'Arcom.
03:06On va écouter William Lémergier qui finit son émission en larmes, entouré de toute son équipe.
03:141280 émissions plus tard.
03:17Je vais demander, mais ce n'est pas nécessaire, ils sont tous là.
03:20Oui, ils sont tous.
03:21Très bien.
03:21Merci à vous tous, donc, mais je vous l'ai déjà dit, je vous le confirme.
03:27Merci à tous ceux qui sont dans la régie.
03:29Je les salue, là je ne les vois pas, mais je sais qu'ils sont là,
03:32puisque sans eux, ça n'existerait pas tout ça.
03:35Au revoir mes enfants.
03:37Et je ne vous dis pas à demain.
03:41Je vous dis à bientôt.
03:43Merci de nous avoir si souvent reçus, et je vous dis comme chaque jour, bon après-mais-y.
03:55Donnez-moi vos mains.
03:56On vous aime, William.
04:00Bon, j'avoue que j'ai beaucoup d'émotions, parce que j'ai travaillé sur cette chaîne,
04:03Michel en revoyant ces images.
04:05Qu'est-ce que ça symbolise pour vous, de fermer une chaîne, de cette façon ?
04:09D'abord, j'ignorais ces images de William Limergy, qui sont touchantes.
04:14C'est toujours pénible de voir un homme pleurer.
04:16Et ce pouvoir fait pleurer les hommes.
04:18J'ai vu les paysans pleurer aussi, récemment.
04:20J'ai vu Christian Convert, sur ce plateau, pleurer aussi.
04:23Et c'est pas rien, William Limergy, c'est des heures et des heures de professionnalisme,
04:29au service d'une aventure dont il dit bien.
04:32J'en profite pour le dire aussi, mais je voulais vous remercier.
04:35Je voulais remercier l'équipe qui est là en régie,
04:37et tous ceux qui font que la chose est possible.
04:39C'est une aventure collective.
04:40On peut être là, celui qui parle, ça peut s'appeler face à Michel Onfray,
04:43mais il y a des gens derrière qui font le travail.
04:46Et un petit coucou à Samuel Vasselin, qui est là toutes les semaines.
04:48Bien sûr, et qui sont des gens formidables, parce que discrets, silencieux,
04:52dans l'humilité efficace, qui travaillent, et qui font qu'on vient, on parle, on s'en va,
04:56et puis d'un seul coup, il y a une belle émission.
04:57Quand je dis belle émission, elle est bien montée, elle est bien construite,
05:00elle est bien faite, elle est bien présentée, et puis elle touche les gens.
05:03Donc on voit William Limergy avec son équipe.
05:05Et il est, avec Sophie Davant, avec quelques autres, je dirais,
05:10ce sont des, avec Michel Drucker, je ne voudrais pas être insultant,
05:14mais des anciens, les grands noms de la télévision qui sont encore là,
05:18on a le même âge à peu près, donc je peux le dire comme ça.
05:21Et je ne supporte pas qu'on fasse pleurer les gens, comme on les a mis à bout.
05:25Alors ce que ça veut dire, ça veut dire effectivement que,
05:28quand on en a parlé, vous et moi, qu'on a voulu une émission avec une trame,
05:31qui puisse nous permettre de faire une lecture de l'année passée
05:34sans faire quelque chose qui serait une juxtaposition,
05:37nous trouvons une cohérence.
05:39Moi, quand j'étais adolescent, j'avais lu 1984 d'Orwell,
05:42que j'avais beaucoup aimé.
05:43Et il y a 3-4 ans, je ne sais plus les dates,
05:45mais il y a eu une nouvelle traduction d'Orwell,
05:47et j'ai lu cette nouvelle traduction,
05:49parce que je me suis dit, tiens, ça va être traduit comment ?
05:50Et puis j'en avais fait un livre qui était théorie de la dictature,
05:54et ça marchait pour expliquer notre époque.
05:56Et là, ça marche pour expliquer notre époque.
05:58Quand un chef de l'État, il a beau dire,
05:59c'est pas moi, c'est les autres, c'est pas...
06:01Il y a des commissions, c'est bien que ces commissions sont aux ordres,
06:04que les gens qui pilotent ces commissions,
06:07ils ont été nommés,
06:08et que tout ça est un dispositif politique
06:10qui est fait pour économiser la parole du peuple.
06:13La parole du peuple, depuis 2008,
06:14on l'a mise à la poubelle en disant, ça ne nous intéresse plus.
06:16Laissez faire maintenant le Conseil d'État,
06:17mais laissez faire le Conseil constitutionnel,
06:19laissez faire la Commission européenne,
06:21laissez faire le Conseil des sages, etc.
06:23Parfois même, on s'inspire de Mme Ségolène Royal,
06:26en disant, on va faire de la démocratie participative,
06:28et on tire des noms au sort,
06:30et puis on dit, vous allez, droit sans citoyen,
06:33penser à la place du peuple.
06:34Mais on demande au peuple.
06:35Puis un jour, vous avez vu,
06:36dans les gens qui avaient été tirés au sort,
06:37il y avait Daniel Cohn-Bendit, étonnant quand même.
06:40Alors Daniel Cohn-Bendit a dit,
06:41ben non, j'étais tiré au sort,
06:42c'est évidemment un effet du hasard,
06:44mais je n'en fais pas partie.
06:46On voit juste que quand un pouvoir commence à dire,
06:48je supprime une chaîne,
06:50mais pas seulement, il y a eu la suppression de ces huit,
06:52mais il y a eu aussi la suppression de Spoutnik,
06:54il y a eu la suppression de Russian Today,
06:56et j'ai beaucoup dit,
06:57puis maintenant j'entends les gens le dire,
06:58je trouve ça très bien, l'idée a fait son chemin,
07:00mais que moi, quand j'ai ma télécommande,
07:02je peux accéder à Al Jazeera.
07:04Il n'y a aucun problème,
07:05personne n'a dit, on va faire sauter Al Jazeera,
07:06qui est la voix d'un certain type d'islam,
07:09et là, on a la possibilité d'entendre la voix de l'islam,
07:12et c'est très bien.
07:14Et les Français ne sont pas des crétins,
07:15Russian Today, ça veut dire la Russie aujourd'hui,
07:17donc on se doute bien qu'effectivement,
07:19on aura une version qui sera la version de la Russie.
07:2199,99% des informations données sur ce sujet-là
07:25sont monocolores,
07:27et est-ce qu'on ne pourrait pas avoir une autre version ?
07:29Les gens sont assez intelligents pour pouvoir juger eux-mêmes.
07:32Donc quand on détruit une télévision,
07:34c'est qu'on détruit une parole
07:35parce qu'on estime qu'il ne faut pas qu'on l'entende.
07:37Il y a un discours officiel,
07:38il est tenu par Macron,
07:39et les siens, c'est-à-dire le fameux bloc central,
07:42ce que j'appelle les maastrichtiens de droite et de gauche,
07:44et leurs alliés globalement.
07:45Parce que globalement, ils finissent tous par se rallier,
07:47quand il s'agit d'aller à la soupe pour pouvoir continuer à être sénateur,
07:50pouvoir continuer à être député,
07:52pouvoir être réélu aux prochaines municipales.
07:54Tout le monde va à la soupe.
07:55Il n'y a plus d'idées, il n'y a plus de réflexions,
07:57il n'y a plus de cerveau, il n'y a plus d'intelligence,
07:59il n'y a plus qu'un cerveau reptilien
08:00qui fait qu'on s'en va là où on va pouvoir être élu ou réélu.
08:03Et ces gens-là parlent de la France, évidemment, bien sûr.
08:05Mais C8, c'était une chaîne libre,
08:07une chaîne...
08:08Mais bien sûr.
08:09Oui, je le disais, Philippe Labreau,
08:11Hanouna, les animaux de la 8,
08:14c'était une chaîne familiale.
08:15Le style d'Hanouna, c'est ça.
08:16C'est-à-dire, il y a parfois des grossièretés,
08:19de la vulgarité, de la plaisanterie, de la rigolade.
08:21Comme dans la vie.
08:22C'est sérieux.
08:23C'est lui, il est comme ça.
08:25Il est très ogresque, il est très rablaisien.
08:27C'est un personnage rablaisien.
08:28Il sort du tiers-livre, du quart-livre,
08:30de l'œuvre complète de Rabelais.
08:33Ça fait partie de la France,
08:34des gens comme ça, comme Patrick Sébastien.
08:36Je ne suis pas forcément fanatique
08:38du contenu idéologique de Patrick Sébastien.
08:40Mais il fait rire les gens,
08:41il fait danser avec des mélodies simples.
08:44Et je ne suis pas pour la censure,
08:47pour l'interdiction.
08:48Il y a des médias où on peut se réfugier
08:51si on a envie d'un téléfilm lituanien
08:55sous-titré en serbo-croate
08:56avec un débat qui sera fait
08:58avec une dame qui aura fait une thèse
09:00sur la culture des Balkans au Moyen-Âge.
09:03Et tout ça est possible aussi.
09:04Et c'est bien, il faut qu'il y ait
09:05des services publics pour que ces émissions...
09:06Mais laissez les gens être informés
09:09et laissez le cerveau des gens fonctionner
09:11et que les gens puissent passer
09:12de LCI, par exemple, à Russian Today
09:15et qu'ils puissent se faire une idée,
09:16qu'ils puissent se faire un avis.
09:17On va maintenant revenir sur le coup de tonnerre
09:19de l'annonce de l'inéligibilité
09:21de Marine Le Pen.
09:22La triple candidate à la présidentielle
09:24a été condamnée, je le disais,
09:25à 4 ans de prison
09:26dans 2 fermes
09:26et surtout 5 ans
09:28sans pouvoir se présenter.
09:29On va écouter sa réaction.
09:31Elle dit
09:31on ne se laissera pas faire.
09:33On ne se laissera pas faire.
09:36Et on ne se laissera pas faire
09:37non pas tant pour nous défendre
09:38seulement nous-mêmes,
09:40mais pour défendre
09:41les Français
09:42qui ont le droit de voter
09:44pour qui ils le souhaitent
09:45et puis pour défendre
09:46le pays.
09:47Parce qu'aujourd'hui,
09:48le pays est en train de vaciller.
09:50Il vacille sur ses principes,
09:53il vacille sur ses valeurs.
09:54Marine Le Pen,
09:56on verra,
09:57le procès en appel
09:58aura lieu du 13 janvier
09:59au 12 février
09:59de cette année,
10:012026.
10:03Pour vous,
10:04là encore,
10:04c'est un recul des libertés,
10:05Michel ?
10:06Oui, elle dit
10:06on ne se laissera pas faire.
10:07Elle se laissera faire
10:08parce qu'elle n'aura pas le choix.
10:10Toutes les juridictions
10:11ont été fabriquées,
10:12je le redis,
10:13parce que je crois
10:14que c'est un leitmotiv,
10:14mais pour empêcher
10:15que le peuple puisse choisir
10:16ses dirigeants.
10:18Et donc,
10:18on voit bien que,
10:20par exemple,
10:21François Fillon
10:22ne pouvait pas correspondre.
10:24Il avait dit des choses
10:24qui n'étaient pas politiquement correctes
10:26sur l'avortement,
10:27sur le mariage homosexuel,
10:28sur la famille,
10:28sur des choses
10:29un peu tradites ou traditionnelles,
10:31sur le catholicisme.
10:32Il l'était,
10:32il le faisait savoir.
10:33Il y a une espèce de grande christianophobie
10:35chez tous ces gens-là aussi.
10:37Et donc,
10:37il fallait s'en défaire.
10:38Alors après,
10:38vous trouvez trois costumes.
10:39Vous trouvez un emploi fictif,
10:40des emplois fictifs,
10:41mais qui n'a pas eu d'emploi fictif
10:43quand on a un poste de député ?
10:46On a une enveloppe
10:47et on nous dit
10:47vous avez la possibilité
10:48de la dépenser
10:49comme vous le souhaitez.
10:50Après,
10:50vous pouvez donner à tel ou tel,
10:52demander du travail
10:53ou non moins demander.
10:53Il y a aussi des gens
10:54qui, dans des postes,
10:55travaillent pour beaucoup
10:55et d'autres travaillent beaucoup,
10:56etc.
10:57Est-ce que c'était une occasion
10:58pour dire
10:59qu'on va choisir le candidat ?
11:01La réponse est non.
11:01Mais on voit bien.
11:02Moi, j'ai eu une hypothèse aussi
11:03sur Nicolas Sarkozy.
11:04C'est-à-dire que
11:05s'il y a des velléités comme ça,
11:08on se dit
11:08celui-là,
11:09on choisit
11:09et comme on choisit
11:11les candidats,
11:12on ne le choisit pas lui.
11:14Et donc,
11:14on va parler de justice,
11:15bien sûr.
11:16C'est toujours au nom de la justice,
11:17c'est toujours au nom de la vérité,
11:18c'est toujours au nom de l'enquête,
11:19c'est toujours qu'on dise
11:20vous écartez-vous.
11:21In fine,
11:22il va rester qui ?
11:23Le fameux client
11:24du maastrichien de base
11:26et puis celui qui est en face
11:28va être Adolf Hitler
11:29qu'on aura flatté
11:30dans le sens du poil
11:31pendant des années.
11:31Marine Le Pen,
11:32on dit qu'elle est gentille,
11:33elle aime les chats,
11:34on fait des émissions,
11:34on l'invite.
11:35Et puis d'un seul coup,
11:36il y a une furie.
11:3715 jours avant les élections,
11:38on dit attention,
11:38le nazisme,
11:39on radoue sur glane,
11:40la Shoah et tout,
11:41et on n'a tout de même pas
11:41voté pour Adolf Hitler.
11:43D'ailleurs,
11:44il y avait un nazi
11:45qui,
11:46autant d'eux,
11:46etc.,
11:46où personne n'est contemporain
11:49de cette époque-là.
11:49Et si on veut vraiment
11:50aller chercher
11:51le passé de tout le monde,
11:53alors reparlons
11:53de l'époque
11:55où François Mitterrand
11:55faisait l'éloge
11:56de la milice,
11:57reparlons du parti communiste
11:58à l'époque du pacte
11:59charme de soviétique,
12:00reparlons de l'époque
12:01où les écologistes
12:01envoyaient au présidentiel
12:03un candidat
12:04qui avait fait l'éloge
12:04de l'agriculture productiviste
12:06des nazis
12:06dans une revue pétiniste.
12:07Si vraiment,
12:08on va chercher des poux
12:08dans la tête de tout le monde
12:09dans le passé,
12:10on n'y arrivera pas.
12:10Pourquoi cela
12:11plutôt que tel autre ?
12:12C'est quand même bizarre.
12:14Donc évidemment
12:14que les juridictions
12:16aujourd'hui
12:17servent à faire tomber
12:18ou à faire chuter
12:19des gens
12:19qui sont en course
12:21ou prêts à la course.
12:22Et Marine Le Pen,
12:23quand il dit
12:23on ne se laissera pas faire,
12:24elle fait son travail
12:24de militante,
12:25elle mobilise
12:26ses couleurs d'affiches,
12:28ses électeurs,
12:29ses sympathisants.
12:30Mais au fond d'elle-même,
12:32je pense qu'elle sait bien
12:34qu'elle n'a pas trop le choix.
12:35Si c'est ainsi,
12:35c'est ainsi
12:36que c'est qu'il voulait faire.
12:37On est en face
12:37à Michel Onfray.
12:38Michel recule des libertés
12:40aussi à travers
12:41cet euro numérique
12:42qui risque de nous tomber
12:44sur le coin du nez
12:45en 2027.
12:47Il sera testé a priori
12:48en 2027.
12:48avec un vrai lancement
12:49en 2029.
12:51Il est remplacé,
12:52il est amené
12:53à remplacer
12:53l'euro liquide.
12:55Et ce sont les gouverneurs,
12:56et ça ne vous étonnera pas,
12:58des banques centrales
12:58de la zone euro
12:59qui ont donné leur feu vert
13:00à cette phase opérationnelle
13:02du projet d'euro numérique.
13:04Qu'est-ce que ça signifie
13:04pour vous ?
13:05C'est-à-dire qu'on pourra
13:06payer dans les magasins,
13:08on pourra payer comme ça.
13:09Ça veut dire quoi ?
13:10Qu'on addosse encore plus
13:11notre monnaie
13:12à l'Union européenne ?
13:14Ça veut dire
13:14qu'il y a une traçabilité
13:15de tout échange.
13:17C'est-à-dire qu'on sera...
13:18Ah, c'est fait pour ça.
13:20Vous avez raison.
13:20C'est Big Brother
13:22qui vous regarde.
13:23C'est-à-dire qu'à chaque fois
13:23que vous allez acheter
13:24une baguette,
13:25que vous allez payer un café,
13:27que vous allez acheter
13:27une voiture,
13:28on saura à quel jour,
13:29à quel endroit
13:30vous avez effectué
13:31tel type de dépenses.
13:32C'est déjà le cas,
13:32mais ça, c'est les GAFAM
13:33qui s'en occupent.
13:34Donc là, ça serait
13:35l'Union européenne.
13:35Oui, mais les GAFAM,
13:36il y a des gens derrière
13:37les GAFAM.
13:38Bien sûr, oui,
13:38mais on est déjà tracés.
13:40Voilà, mais il est très ami.
13:42Enfin, les pouvoirs
13:42sont très amis,
13:43je n'ai pas donné de nom,
13:44mais les pouvoirs
13:45sont très amis des GAFAM
13:46et ils sont très amis
13:46des algorithmes
13:47qui nous permettent...
13:48L'Europe va faire le nécessaire
13:49pour que nous ayons
13:50une espèce de carte
13:51d'identité numérique
13:52qui nous permettra
13:53de savoir combien on gagne,
13:54combien on dépense,
13:55ce qu'on a acheté.
13:56Et si un jour,
13:57dans une brocante,
13:58on a acheté, par exemple,
14:00un objet,
14:01il faudra qu'on puisse justifier
14:02qu'on ait acheté cet objet,
14:03qu'il soit chez nous
14:04et qu'on ne l'ait pas offert
14:05à un copain
14:05pour son anniversaire,
14:06je ne sais quoi.
14:07Donc, il y a une traçabilité
14:08qui fait qu'à un moment donné
14:09aussi on vous dira
14:10maintenant les impôts
14:11ça va être prélevé automatiquement,
14:12on n'aurait plus besoin
14:12de déclarer ce que vous faites
14:14et puis à un moment aussi
14:15où des banques diront
14:16mais attendez,
14:17nous on voit
14:18votre profil numérique
14:19et vous consommez mal,
14:21vous dépensez mal votre argent.
14:23Donc, il ne faut pas acheter ceci,
14:24il faut plutôt acheter cela,
14:25on va vous apprendre
14:26à faire des économies.
14:27Si vous n'avez pas appris
14:28à faire ces économies-là
14:29comme on vous aura dit
14:30qu'il faudra les faire,
14:31c'est le FMI avec les États,
14:33si vous voulez.
14:34On vous dit toc,
14:34on coupe tout,
14:35vous n'avez plus d'argent
14:35et les banques diront
14:36vous gérez trop mal,
14:37on va vous apprendre à gérer
14:38et maintenant on vous mettra
14:39à disposition de la banque
14:41et vous serez du moins
14:42à disposition de la banque
14:43et c'est la banque
14:44qui va vous dire
14:44ça c'est fini.
14:45Donc, vous arriverez
14:46avec votre carte
14:46et puis la carte dira non
14:49parce que ça on vous dit
14:49le pain peut-être,
14:50il faut manger du beurre,
14:51des oeufs pour nourrir
14:52les enfants, etc.
14:53D'accord, très bien.
14:54Puis à un moment donné,
14:54on dira quoi ?
14:55Ils sont en train d'acheter
14:56la revue Front Populaire
14:56par exemple ?
14:57Et on dira,
14:58ah non, il n'y a pas d'argent
14:59pour ça parce que ça
15:00c'est de l'argent en trop,
15:01faites l'économie
15:02de ceci ou de cela, etc.
15:03C'est une caporalisation
15:05du porte-monnaie
15:06des Français,
15:08des citoyens
15:08et c'est une invitation
15:09à faire de telle sorte
15:10que les crypto-monnaies
15:11puissent flamber
15:12parce que les gens
15:13vont aller du côté
15:14des crypto-monnaies
15:14où là pour le coup
15:15vous pouvez acheter
15:16tout ce que vous voulez.
15:16Si vous voulez acheter
15:17aujourd'hui,
15:17sur Internet
15:19je voudrais une Kalachnikov,
15:20non, il faut aller
15:21sur le Darknet
15:22et le jour où le type
15:23vous dit oui
15:23j'ai une Kalachnikov
15:24elle est avant tant d'euros,
15:26eh bien vous ne dites pas
15:27je vous fais un virement
15:30vous payez avec des bitcoins
15:31et ces monnaies-là
15:33sont l'occasion
15:34de faire du trafic d'armes
15:36et d'ailleurs
15:36les États ne s'en privent pas
15:37quand il s'agit
15:38d'éviter des traçabilités
15:39parce qu'on vend des armes
15:40et que par exemple
15:41quand on donne des armes
15:42à l'Ukraine,
15:43la pauvre Ukraine
15:44qu'il faut défendre
15:44contre le méchant russe
15:45et que ces armes
15:46elles disparaissent
15:46et qu'elles repartent
15:48dans le circuit international
15:49avec des gens
15:50qui sont très proches
15:52du pouvoir
15:53on se dit tiens
15:53c'est quand même très drôle
15:54que tout ce qui se trouve donné
15:56pour le peuple,
15:57le valeureux peuple ukrainien
15:58se trouve détourné
15:59par des proches
16:00de Vladimir Zelensky
16:01et que ces armes
16:02elles soient ensuite
16:03sur le marché
16:03du darknet
16:04qui vous permettra
16:05de payer etc.
16:06Donc voyez comment
16:06le verrouillage s'effectue
16:08donc on ferme
16:09les chaînes de télévision
16:10pour vous empêcher de penser
16:11on numérise la monnaie
16:13en vous disant
16:13maintenant on saura
16:14ce que vous dépensez
16:15comment vous le dépensez
16:16si vous avez bien fait
16:16de le dépenser
16:17comme ceci et comme cela
16:18donc c'est les taux totalitaires
16:19qui se resserrent.
16:20On est face à Michel Onfray
16:21Michel on continue
16:22cette petite revue
16:24de l'année 2025
16:25à la lumière du recul des libertés
16:27autre personnage politique
16:28de Oran
16:29qui a eu affaire
16:30à la justice
16:30c'est Nicolas Sarkozy
16:3125 septembre dernier
16:32condamné à 5 ans
16:34d'emprisonnement ferme
16:35dans l'affaire du pseudo
16:36financement de la campagne
16:38de 2007
16:395 ans d'emprisonnement ferme
16:40avec exécution provisoire
16:42évidemment de la peine
16:43et ça l'a conduit
16:44à 3 semaines de prison
16:45dont il a tiré un récit
16:47journal d'un prisonnier
16:49pourquoi cette exécution provisoire
16:51vous met en colère
16:52on va juste écouter
16:52le président Sarkozy
16:53lorsqu'il est sorti de l'audience
16:55en septembre
16:56et puis je vous passe
16:57la parole Michel
16:57ce qui s'est passé
17:00aujourd'hui
17:01dans cette salle
17:03du tribunal
17:04correctionnel de Paris
17:06est d'une gravité
17:08extrême
17:09pour l'état de droit
17:12pour la confiance
17:15qu'on peut avoir
17:15pour la justice
17:16le tribunal prononce
17:18l'exécution provisoire
17:20pour me voir dormir
17:22en prison
17:23le plus tôt possible
17:25je suis innocent
17:27cette injustice
17:30est un scandale
17:32je ne m'écuse pas
17:36de quelque chose
17:38que je n'ai pas fait
17:39voilà pour la défense
17:40de Nicolas Sarkozy
17:41ça vous met en colère
17:42ce qui s'est passé
17:43Michel Emprès
17:44oui parce que
17:45je voudrais faire
17:45de la philosophie du droit
17:46je ne voudrais pas
17:47même pas ne pas parler
17:48de Sarkozy si on veut
17:49ou de l'affaire
17:50ce n'est pas ça le sujet
17:51le sujet c'est la façon
17:52qu'on a de le traiter
17:53lui parce qu'il est
17:54Nicolas Sarkozy
17:55donc on voit bien
17:57qu'il y a un schéma
18:00qui est celui
18:01du tribunal révolutionnaire
18:02sur plein de sujets
18:04sur la fiscalité
18:04sur ce qui se passe
18:05actuellement avec le budget
18:06sur la question de la propriété
18:09l'idée qu'on pourrait
18:10aller chercher votre bien
18:11l'idée qu'on pourrait
18:11vous piquer de l'argent
18:12votre épargne
18:13votre épargne etc
18:14tout ça
18:15c'est une espèce
18:16de révolution jacobine
18:18à bas bruit
18:18et là
18:19il y a quelque chose
18:20qui me déplaît souverainement
18:21dans ce qu'on inflige
18:21à Nicolas Sarkozy
18:22c'est le fait
18:23qu'on dit
18:24oui vous avez le droit
18:25à l'appel bien sûr
18:25mais vous allez tout de même
18:27en prison
18:27c'est à dire
18:28l'appel vous permet
18:29de dire non
18:29je ne suis pas d'accord
18:30et je voudrais pouvoir
18:31défendre mon dossier
18:32différemment
18:33autrement
18:33et tant que l'appel
18:35n'a pas eu lieu
18:36vous êtes considéré
18:37comme innocent
18:37et si l'appel fait
18:40qu'il y a confirmation
18:41de la peine
18:41alors la peine
18:42doit être effectuée
18:42point à la ligne
18:43là pour Nicolas Sarkozy
18:44on dit oui bien sûr
18:45vous avez le droit à l'appel
18:46mais vous allez quand même
18:46en prison
18:47mais c'est la destruction
18:48du droit
18:49c'est le retour
18:50du droit révolutionnaire
18:51de 1793
18:52qui dit mais de toute façon
18:53vous vous êtes un suspect
18:54il y avait une loi
18:55sur les suspects
18:55de la révolution française
18:57si vous étiez noble
18:58aristocrate
18:58si vous étiez prêtre
18:59si vous étiez évêque
19:00si vous étiez dans le clergé
19:01etc
19:01si vous étiez éventuellement
19:03au service d'un noble
19:04ça suffisait
19:05femme de chambre
19:06dans un château
19:07si vous n'étiez pas
19:08assez zélé
19:09dans la révolution
19:10c'est à dire
19:10on pouvait dire
19:11mais ce citoyen
19:12il est révolutionnaire
19:13c'est un girondin
19:14oui mais les girondins
19:15ils ne sont pas assez zélé
19:16donc lui aussi
19:17on l'envoie au tribunal
19:18et pas de droit d'appel
19:20et là je me dis
19:22c'est très exactement ça
19:23qui revient
19:23c'est le retour de la terreur
19:24qui revient
19:25bien habillé
19:25bien poudré
19:26et on dit
19:27ah mais vous ne vous aime pas
19:28vous êtes Nicolas Sarkozy
19:29vous avez dit sur les magistrats
19:30des choses qu'on n'a pas digéré
19:32et donc les magistrats aujourd'hui
19:33vont vous faire payer
19:34ces choses-là
19:35alors il aura droit à un appel
19:36bien sûr
19:36oui mais il a fait de la prison
19:37il a juste fait de la prison
19:38ma question
19:39c'est pas ça
19:40s'il y a un appel
19:41et qu'il est condamné
19:42il y aura un appel
19:42il sera condamné
19:43je dis juste
19:44qu'on n'envoie pas en prison
19:45quelqu'un à qui on a dit
19:46vous n'aurez pas droit
19:47à l'appel
19:47ce que je fustige
19:48dans cette séquence
19:49c'est l'interdiction
19:50du droit à l'appel
19:51parce qu'on est en train
19:52d'avancer
19:53alors tout le monde parle
19:54de l'état de droit
19:54moi je ne parle pas
19:55de l'état de droit
19:56on a toujours su
19:57que le droit
19:58était l'exercice
19:59d'un rapport de force
19:59et que le rapport de force
20:01il est entre les mains
20:02d'un certain type
20:02de magistrats aujourd'hui
20:03et que certains
20:04en font les frais
20:05d'autres pas
20:05je ne sache pas par exemple
20:07que sur à peu près
20:08la même affaire
20:08François Bayrou
20:10ait eu les mêmes problèmes
20:11je suis quasi sûr
20:13qu'avec le même problème
20:14avec les mêmes problèmes
20:15Marine Le Pen
20:15aura elle des ennuis
20:16je crois savoir également
20:18qu'il y a des affaires
20:19en cours sur Jean-Luc Mélenchon
20:21où ça ?
20:21qui ça ?
20:22Jean-Luc qui ?
20:23et oui oui
20:24il y a un dossier comme ça
20:24et le dossier de Jean-Luc Mélenchon
20:25il a été mis ici
20:26donc c'est prévu
20:27en 2500
20:28on en parlera
20:30et il y aura une
20:31mais on se dit
20:32mais pourquoi
20:32est-ce que pour certains
20:33ça va très vite
20:34et c'est très expéditif
20:35et pour d'autres
20:36ça n'apparaît jamais
20:36ça ne surgit jamais
20:37si vous êtes un homme politique
20:39du bon camp
20:41et qu'on retrouve
20:41des liasses de billets liquides
20:43de chez vous
20:43à l'heure du petit
20:45du passage du laitier
20:46etc.
20:47ça c'est pas un problème
20:47si vous avez utilisé
20:49des voitures de fonction
20:50quand vous n'étiez plus
20:51conseiller général
20:51de tel député
20:52je ne veux pas donner de nom
20:53pour éviter qu'on les reconnaisse
20:55et bien on dit
20:55ça c'est pas un problème
20:56vous pouvez continuer
20:57et donner des leçons
20:58et puis exceptuagénaire
20:59dire que
21:00des dégagistes quand même
21:01un vieux blanc
21:03un vieux mâle blanc socialiste
21:04qui est là
21:05et qui nous dit
21:05vive les jeunes créolisés
21:07on se dit
21:07ben commence par toi
21:08va-t'en
21:08laisse la place
21:09à madame Rima Hassan
21:10et donc là on se dit
21:11non non ça c'est bien
21:12c'est le côté du bien
21:13le côté du mal
21:14Nicolas Sarkozy
21:14je crains
21:15enfin je ne vais pas
21:16je ne vais pas
21:18dire un avenir terrible
21:19mais je veux dire
21:20que c'est pas impossible
21:21qu'avec l'appel
21:22on lui dise
21:22mais monsieur
21:23nous allons confirmer
21:24vous allez pouvoir repartir
21:25et pour plus longtemps
21:26le conseil constitutionnel
21:27d'ailleurs a début décembre
21:29rendu un avis
21:30en disant que
21:30cette exécution provisoire
21:31quand même posait question
21:32qu'il fallait un débat
21:33contradictoire à l'audience
21:35ce qui n'a pas été le cas
21:36évidemment pour Nicolas Sarkozy
21:37sur le fond
21:38ça ne changerait pas grand chose
21:39il peut y avoir un débat
21:40contradictoire pendant l'audience
21:41il a quand même décidé
21:42d'envoyer les gens en prison
21:43oui
21:43mais c'est bizarre
21:44cette décision
21:45avec un peu de décalage pour vous
21:46non c'est toujours
21:47dans l'esprit
21:48de la révolution française
21:49du pire de la révolution française
21:51c'est à dire
21:51du tribunal de la terreur
21:52c'est il faut qu'il y ait un ville
21:54c'est tous ces gens-là
21:55qui avaient déjà
21:55rédigé le procès verbal
21:57les attendus
21:58les conclusions
21:58disant
21:59je n'ai pas encore parlé
21:59de toute façon vous êtes coupable
22:00vous êtes suspect
22:01donc vous êtes coupable
22:02et aujourd'hui
22:03tous ceux qui parlent
22:04de l'état de droit
22:04il faut se méfier
22:05dès que les gens
22:05commencent à parler
22:06de l'état de droit
22:06la plupart du temps
22:07ne sont pas forcément
22:08les meilleurs garants
22:09de l'état de droit
22:10mais l'état de droit
22:11c'est la possibilité
22:11pour le droit d'exister
22:12et ce n'est pas non plus
22:13la possibilité
22:14pour un certain nombre
22:15d'idéologues
22:16de fabriquer du droit
22:16en disant
22:17on va faire une loi exprès
22:18contre M. Bolloré
22:20parce qu'on voit bien
22:21aujourd'hui
22:21il y a des lois
22:22qui sont faites
22:23dans le cerveau
22:24de ces gens-là
22:24c'est une loi
22:25qu'il s'agit d'utiliser
22:27contre une personne
22:27le droit c'est pas ça
22:28c'est certes
22:29l'expression
22:30d'un rapport de force
22:31mais je le rappelle
22:31en temps normal
22:32avec la volonté du peuple
22:33théoriquement
22:34Nicolas Sarkozy
22:35a été condamné
22:36au nom du peuple français
22:37le peuple français
22:39c'est plus du tout
22:39lui qui dirige
22:40de quelque manière que ce soit
22:41s'il vote
22:42on met à la poubelle
22:43ce qu'il a voté
22:44si il n'a pas voté
22:46si il vote
22:49on lui a choisi les candidats
22:50en disant
22:50vous n'allez pas avoir
22:51le choix entre celui-ci
22:52entre celui-là
22:52mais vous allez avoir
22:53le choix entre bonnet blanc
22:54et blanc bonnet
22:55donc on voit bien
22:56là encore
22:56qu'on est dans une logique
22:57de tyrannie
22:59j'allais dire à bas bruit
23:00je ne dis pas à bas bruit
23:01donc vous le dites carrément
23:02oui
23:02c'est une tyrannie
23:03qui se reformule
23:04dictature tyrannie
23:05oui je le dis
23:06dans ma théorie de la dictature
23:08en disant
23:08si on pense toujours
23:09dictature en regard d'Hitler
23:11de Mussolini
23:11de Franco etc
23:12oui d'accord très bien
23:13mais il s'est passé un siècle
23:14et la dictature
23:15il n'y avait pas
23:16téléphone portable
23:17il n'y avait pas internet
23:18à l'époque d'Hitler
23:18il n'y avait pas de réseaux sociaux
23:20il n'y avait pas de GAFAM
23:21il n'y avait rien de tout ça
23:21donc ça prend des formes différentes
23:23il n'y avait pas de caméras
23:23de surveillance
23:24donc tout le dispositif
23:25sécuritaire aujourd'hui
23:26ce dont nous parlions
23:27tout à l'heure
23:27à savoir la traçabilité
23:29numérique des euros
23:30ça aussi ça fait partie
23:31d'un dispositif tyrannique
23:32puisque c'est toujours
23:33pour votre bien
23:34et puis c'est aussi
23:35pour votre bien
23:36qu'un jour on vous apprend
23:36que vous avez mal consommé
23:38qu'on va consommer
23:38à votre place
23:39donc on va penser pour vous
23:40consommer pour vous
23:41manger pour vous
23:42se comporter
23:43puis un jour on vous dira
23:44mais vous n'avez pas fait
23:46le nombre de pas nécessaire
23:47la prise en charge
23:48de la sécurité sociale
23:49n'est plus possible
23:49vous avez raison
23:50ne faites pas assez de sport
23:51donc si vous avez fait
23:53un infarctus
23:53c'est à cause de votre sédentarité
23:55donc l'assureur dira
23:56on ne vous assure plus
23:57le médecin dira
23:58ça ne va pas être gratuit
23:59il va falloir payer
23:59etc.
24:01Merci Michel
24:01on fait une toute petite pause
24:02parce que l'émission
24:03n'est pas terminée
24:04on va continuer
24:05la seconde partie de l'émission
24:06là sous la lumière
24:07du recul des libertés d'expression
24:09dans notre pays
24:10à tout de suite
24:11sur CNews d'Europe
24:11On se retrouve
24:14pour la seconde partie
24:15de Face à Michel Onfray
24:17Michel
24:17cette émission
24:18est dédiée au recul
24:19des libertés
24:19là on va parler
24:20de la liberté d'expression
24:22le 19 novembre dernier
24:24Emmanuel Macron
24:25a proposé à nouveau
24:26la création d'un label
24:27pour les médias
24:28et sites d'information
24:29afin de distinguer
24:30en réalité
24:31les bons
24:31des mauvais médias
24:33sous couvert
24:34de réguler
24:34les réseaux sociaux
24:35et de lutter
24:36contre les fake news
24:37qui est une réalité
24:38mais le plan
24:40c'était
24:40de donner
24:41ce label
24:42de le confier
24:43à RSF
24:44reporter sans frontière
24:45et de faire
24:46le tri
24:46écoutez ce que disait
24:47Emmanuel Macron
24:48en 2018 déjà
24:49ce qu'il a redit
24:50le 19 novembre aussi
24:51et la démarche
24:53de reporter sans frontière
24:54d'inventer une forme
24:55de certification
24:56des organes de presse
24:57respectant la déontologie
24:59du métier
24:59me paraît à cet égard
25:01non seulement intéressante
25:02mais souhaitable
25:03il vous revient
25:05d'organiser en quelque sorte
25:08les règles de votre profession
25:11si nous ne voulons plus
25:13que tout puisse se valoir
25:16et qu'aucune hiérarchie
25:17ne soit faite
25:18voilà
25:19et c'est exactement
25:20à peu de choses près
25:21ce qu'il a redit
25:22le 19 novembre
25:23je ne sais pas si vous voulez
25:23l'écouter
25:23mais là c'est clair
25:25pour vous
25:25il y a une volonté
25:26de mise sous tutelle
25:27de l'information
25:27oui oui
25:28mais depuis le début
25:29depuis le début
25:30c'est 2018
25:30ça va faire
25:31oui oui
25:322017
25:33je l'ai déjà dit
25:35mais il crée
25:36une cellule de riposte
25:37contre moi
25:38en disant que
25:38je l'énerve
25:39et que je prends trop de place
25:41dans la narration
25:41du récit français
25:42et il met
25:43Michel Serres
25:44le philosophe Michel Serres
25:45et Pierre Nora
25:45en charge de ce dossier
25:48contre moi
25:49parce qu'il faudrait riposter
25:50voilà un homme
25:51qui vient d'être élu
25:51qui a eu avec lui
25:53le Sénat
25:54l'Assemblée Nationale
25:55qui a tous les médias
25:56qui a eu je ne sais combien
25:56de couverture
25:58de une de papier
25:59pour être élu
26:00qui a toute la presse
26:00tout le monde le trouve génial
26:01fantastique
26:02merveilleux
26:02formidable
26:03Mozart de ceci
26:04Mozart de cela
26:05et vous avez juste
26:06un philosophe
26:06qui dit de temps en temps
26:07avant les élections
26:09parce que moi
26:09j'ai commencé mon combat
26:10contre ce monsieur
26:11et ses idées
26:12dès avant
26:13puisque j'avais publié
26:14des choses au moment
26:15de la campagne présidentielle
26:16et là il dit
26:17je ne supporte pas
26:17et qu'est-ce qu'une fake news
26:19pour Emmanuel Macron
26:20une pensée qui n'est pas la sienne
26:21qu'est-ce que
26:22dire tout et n'importe quoi
26:23c'est dire le contraire
26:24de ce qu'il dit
26:25il faut décoder
26:26Emmanuel Macron
26:26à chaque fois qu'il parle
26:27il est dans une logique narcissique
26:28si vous dites Emmanuel Macron
26:30quand même
26:30il n'a pas réussi
26:31ses deux mandats
26:32c'est une fake news
26:33si vous dites Emmanuel Macron
26:34quand même
26:35il ne représente pas bien la France
26:36quand il se comporte mal
26:37en faisant ceci
26:38ou en faisant cela
26:38des doigts d'honneur
26:39avec des antillés
26:40c'est une fausse information
26:42c'est n'importe quoi
26:43c'est en permanence
26:45c'est devenu ça maintenant
26:46vous avez bien du talent
26:48et de la peine
26:49à interviewer des hommes politiques
26:50qui aujourd'hui
26:51ne fonctionnent qu'avec du média training
26:53moi je refuse
26:53de rencontrer ces gens-là
26:54et l'essentiel
26:55je ne donnerai pas des noms
26:56parce qu'il faut donner
26:57les noms de tout le monde
26:57mais vous avez
26:58ce que le général de Gaulle
26:59faisait du média training
27:00en disant prenez le micro
27:01et puis vous allez annoncer
27:02un appel du 18 juin
27:03non non
27:04parler plutôt comme ceci
27:05parler comme cela
27:06maintenant
27:06vous avez des gens
27:07qui sont formatés
27:07ils ont réponse à tout
27:08et ils sont dans le mensonge
27:11ils sont dans la surenchère
27:12ils sont dans la provocation
27:14c'est faux
27:14ce que vous dites est faux
27:15mais ce n'est pas vrai
27:16bien sûr que
27:16moi ça m'est arrivé
27:17de me retrouver avec des gens
27:18qui me disaient c'est faux
27:19alors que je savais pertinemment
27:20que c'était vrai
27:20qu'est-ce que vous dites
27:21quand quelqu'un vous dit
27:22c'est faux
27:22vous mentez
27:23vous avez l'habitude
27:24vos chiffres ne sont pas les bons
27:25etc
27:25le personnage qui est en train
27:27d'écouter
27:27il se dit
27:27mais moi je ne sais pas
27:28il y en a un qui me ment
27:28il y en a un qui dit
27:29mais je n'ai pas les moyens
27:30de savoir
27:30alors si vous êtes partisan
27:31de celui-ci
27:32ou partisan de celui-là
27:33vous allez dire
27:33etc etc
27:34ce sont des gens comme lui
27:37ce sont ces gens-là
27:37qui contribuent à la fabrication
27:38des fake news
27:39les communications
27:42vous avez la mémoire des chiffres
27:43que je n'ai pas
27:44mais il y a un budget
27:45communication
27:45qui est considérable
27:47un nombre de gens
27:51considérable
27:51si vous prenez
27:52madame Hidalgo
27:53moi quand j'ai vu
27:53les budgets de communication
27:55et le nombre de personnes
27:56qui travaillent à la communication
27:57mais je me frotte les yeux
27:59en me disant
27:59communiquer quoi
28:00pourquoi
28:01les gens sont bien assez
28:02assez grands
28:03quand ils viennent faire
28:04un tour dans Paris
28:05avec une voiture
28:05pour comprendre
28:06ce qu'est
28:06la gestion
28:09de la ville de Paris
28:09mais pour en revenir
28:10à Emmanuel Macron
28:11alors il dit
28:11mais ce ne serait pas nous
28:12qui nous occuperions
28:13de ce label
28:13c'est surtout pas l'État
28:14c'est vous la profession
28:16la profession si c'est RSF
28:17non merci
28:17on ne va pas dire
28:18que c'est Emmanuel Macron
28:19qui dirige France Inter
28:20mais c'est lui
28:21qui a nommé la patronne
28:22donc évidemment
28:22vous ne pouvez pas tout faire
28:24quand vous êtes chef de l'État
28:25en revanche
28:25ce que vous pouvez faire
28:26c'était l'une des grandes jouissances
28:27de Mitterrand
28:27c'était de nommer des gens
28:31ça dit que Mitterrand
28:32il était capable de dire
28:33à dix personnes
28:33qu'il songeait à elle
28:34pour le poste de ceci
28:36le poste de cela
28:37on n'est pas par hasard
28:37à la tête de Pompidou
28:38on n'est pas par hasard
28:39à la tête du Louvre
28:40on n'est pas par hasard
28:40à la tête de la Bibliothèque Nationale
28:42on n'est pas par hasard
28:43à la tête des grandes écoles
28:47vous êtes nommé
28:48et vous êtes nommé
28:49pourquoi ?
28:50pas pour votre intelligence
28:51ça se saurait
28:51mais parce que
28:52vous avez courbé les chines
28:53parce que vous avez été
28:54un courtisan
28:55moi je ne vais jamais
28:56dans les dîners en ville
28:57ou les choses comme ça
28:57ou quand j'ai des gens
28:58qui m'invitent à des remises
28:59de légion d'honneur
29:00je n'y vais pas non plus
29:01parce qu'on voit
29:04tous les courtisans
29:05qui sont là
29:05monsieur le Président
29:06monsieur le Président
29:06comment allez-vous
29:07c'est assez drôle
29:08c'est une comédie humaine
29:10assez intéressante
29:11et bien c'est chez ces gens-là
29:12qu'on va choisir
29:13les individus
29:13qui vont être nommés
29:15et qui vont faire le travail
29:16alors évidemment
29:16Emmanuel Macron
29:17dit mais moi
29:17je n'ai jamais demandé
29:18la tête de Michel Onfray
29:20en l'interdisant
29:20de France Culture
29:21non non
29:22c'est Mme Sandrine Trenner
29:23qui s'est dit un jour
29:23j'apporte le plateau
29:24et le jour où il faudra
29:25peut-être une promotion
29:26peut-être
29:27ça suffira
29:28et peut-être
29:28je dis peut-être
29:29aujourd'hui
29:29un de nos amis de l'ARCOM
29:31que je salue
29:31joyeux Noël
29:32et bien
29:33vous avez des gens
29:34et bon
29:35bonne année
29:36bonne année
29:36bon anniversaire
29:37on va tout mettre
29:38mais c'est les fêtes
29:39ce sont les fêtes
29:40de Noël
29:41et donc
29:42on se retrouve
29:43avec des gens
29:44qui sont nommés
29:44et puis un chef d'état
29:45qui dit moi
29:45je n'ai rien demandé
29:46c'est des gens
29:47qui sont nommés
29:47ils sont nommés par lui
29:48et on le sait bien
29:49quand Mitterrand
29:50est arrivé au pouvoir
29:51il a viré des gens
29:52à la tête de l'ORTF
29:53on va redonner
29:54le nom de ces gens-là
29:54qui ont refait carrière
29:55dont certains sont encore
29:56aujourd'hui sur le service public
29:57mais pas forcément
29:59sur le service public
29:59non pas forcément
30:00non non
30:01mais vous nommez
30:02et puis vous faites valser
30:03et puis vous avez des gens
30:04dont l'échine est assez souple
30:05pour avoir été
30:06gaulliste de Gaulle
30:07le giscardien sous giscard
30:09pompidolien après
30:11dans le sens du vent quoi
30:12mitterrandien
30:12puis qui ont été sarkozistes
30:14avant de devenir macronien
30:15tous ceux qui aujourd'hui
30:16sont chez Macron
30:17et ont été sarkozistes
30:18tous ceux qui
30:19madame Gaël Vierne
30:20Pivet
30:21j'oublie son nom
30:22qui vient du socialisme
30:25et qui en même temps
30:26se retrouve aujourd'hui
30:27à la présidence
30:28de l'Assemblée Nationale
30:29et qui s'en vient
30:30faire copain copain
30:30à France Inter
30:31pour aller taper
30:32sur les commissions autonomes
30:33etc
30:34c'est le petit monde
30:35c'est le petit monde
30:35qui enquête sur les médias
30:36au hasard
30:37oui bien sûr
30:37donc quand Emmanuel Macron
30:39ne dit pas moi qui choisit
30:40non mais il choisit
30:40ceux qui choisissent
30:41donc c'est pire
30:42Michel Onfray
30:43on est dans votre émission
30:44sur CNews et sur Europe 1
30:46justement ça nous amène
30:47à parler de cette plainte
30:48qui a été portée
30:50par les services publics
30:50contre CNews
30:52et pour dénigrement
30:54plainte portée
30:55par mesdames
30:55Ernaud et Veil
30:56après l'affaire
30:58Patrick Cohen
30:58Thomas Legrand
30:59deux journalistes
31:00du service public
31:01qui ont été surpris
31:02lors d'un déjeuner
31:03avec des responsables
31:04socialistes
31:05dans une attitude
31:06pour le moins
31:07partielle
31:08on va être gentil
31:09en disant cela
31:09vous trouvez sur le fond
31:12que c'est absolument
31:13inadmissible
31:13on va juste écouter
31:14ce que disait
31:16madame Ernaud
31:16qui a été auditionnée
31:17par la commission
31:18d'enquête parlementaire
31:18que vous avez évoquée
31:21et qui explique
31:22pourquoi elle a qualifié
31:23notre chaîne
31:25de façon désagréable
31:26et pourquoi
31:27elle a porté
31:27cette plainte
31:28contre nous
31:29vous m'avez interpellé
31:32sur CNews
31:34et l'article
31:35que
31:35l'article du
31:38du Figaro
31:39voilà
31:39je voudrais rappeler
31:41que
31:41j'ai dit que CNews
31:43et France Télévisions
31:44je considère que
31:45nous ne faisons pas
31:46le même métier
31:46en fait
31:47je vous renvoie
31:48d'ailleurs aux signatures
31:49de nos deux chaînes
31:50France Télévisions
31:51nous considérons
31:51que l'information
31:52n'est pas une opinion
31:53à CNews
31:55c'est venez avec vos convictions
31:56vous vous ferez une opinion
31:57et monsieur Nedjar
31:59lui-même
32:00le patron
32:00a qualifié CNews
32:01de chaîne d'opinion
32:02au pluriel
32:02alors quand je parle
32:05de chaîne d'opinion
32:05que je sois claire
32:06c'est pas du tout
32:07un jugement moral
32:08c'est un autre modèle
32:10éditorial
32:11et c'est pas le nôtre
32:12d'ailleurs
32:13nommer un modèle éditorial
32:14c'est pas le juger
32:15définir
32:16ça n'est pas condamner
32:17il existe d'ailleurs
32:19en France
32:20une presse d'opinion
32:21comme Humanité
32:23Valeurs Actuelles
32:24enfin tout le spectre
32:24est représenté
32:25il existe même
32:26des radios d'opinion
32:28comme Radio Courtoisie
32:29ou Radio Libertaires
32:31en revanche
32:32jusqu'à présent
32:32il n'y avait pas
32:34de chaîne d'opinion
32:34voilà pour Delphine Arnaud
32:36qu'est-ce que vous en pensez
32:36Michel Onfray ?
32:37d'abord une remarque
32:38c'est-à-dire le diable
32:39est dans les détails
32:39mais quand elle parle
32:40de Serge Nedjar
32:40en disant qu'il dit
32:41que c'est une radio
32:42d'opinion avec un S
32:43elle a joué avec un S
32:44bah oui
32:45ça pourrait même
32:46heureusement que Serge Nedjar
32:47l'a dit
32:47mais il l'a fait
32:48sciemment évidemment
32:49mais juste pour expliquer
32:51qu'opinion
32:51c'est pas au singulier
32:54c'est au pluriel
32:55il faut des opinions
32:56il n'y a pas des opinions
32:57à France Inter
32:57et quand ils disent
32:58ah mais on a invité
32:59des gens de gauche
33:00mais moi quand j'étais invité
33:00je me faisais casser la figure
33:02donc ce ne sont pas
33:04les invitations
33:04c'est une France virtuelle du terme
33:05j'imagine
33:06oui bien sûr
33:07vous êtes traité de nazi
33:08quand est-ce que vous avez voté
33:10Adolf Hitler la dernière fois
33:11en gros on commence par ça
33:13il y a des intellectuels
33:14qui ont dit
33:14quel livre formidable
33:15fantastique
33:16qu'est-ce que vous pouvez nous dire
33:16quelle est votre thèse
33:17ou etc
33:17Michel Onfray
33:18vous êtes quand même un polémiste
33:20un auteur controversé
33:21par exemple
33:22aux dernières élections
33:23vous avez dit
33:24je suis venu pour parler
33:25d'un livre sur
33:25je ne sais pas quoi
33:26sur Démocrite
33:27et puis voilà
33:28donc oui il y a
33:30des opinions
33:31et justement ça s'écrit
33:32au pluriel
33:32et il est dommage
33:33qu'on soit obligé
33:34de dire aujourd'hui
33:34qu'opinion ça s'écrit
33:35au pluriel
33:36parce que si c'est
33:37comme France Inter
33:38effectivement une chaîne
33:39d'opinion
33:39et qu'on ne met pas de S
33:40et bien effectivement
33:41ça s'appelle une chaîne d'Etat
33:42ça s'appelle une chaîne idéologique
33:43on est payé par l'Etat
33:45et puis on tient
33:46un discours d'Etat
33:47mais bon
33:48globalement
33:48c'est un discours mastrichien
33:50vous savez
33:50si c'est la droite
33:52ils vont mettre
33:52une droite mastrichienne
33:54à gauche
33:55une gauche mastrichienne
33:55mais ce seront les mêmes idées
33:56il y aura toujours
33:57les mêmes idées sur le climat
33:58il y aura toujours
33:59les mêmes idées sur l'écologie
34:00il y aura toujours
34:00les mêmes idées sur Trump
34:01et sur Poutine
34:02que ce soit les personnalités
34:03nommées effectivement
34:03oui voilà
34:04après ce sont des
34:05ce sont des hommes de paille
34:06des femmes de paille
34:07ces gens là
34:08ils sont là justement pour ça
34:09parce que ce sont des perroquets
34:10leur travail
34:11c'est ce qu'on appelle
34:12le psytacisme
34:12c'est à dire la répétition
34:13on leur a dit
34:14les éléments de langage
34:15tout le matin
34:16et puis ils sont des chefs
34:17donc tout le monde
34:17tout le monde a peur
34:19ils font des réunions
34:20et en même temps
34:20le chef
34:20il a l'oreille du chef de l'Etat
34:24qui lui a dit
34:24ce qu'il fallait faire
34:25comment il fallait faire
34:25etc etc
34:26même aujourd'hui
34:27Rachida Dati
34:27n'a plus les moyens
34:28il dit
34:28ah mais je découvre que
34:29etc etc
34:30pensez bien qu'à l'époque
34:31il y avait l'ORTF
34:32elle a découvert cette plainte
34:34c'est ce qu'elle a dit
34:34à l'Assemblée Nationale
34:35elle dit
34:36j'ai pas été informée
34:37alors qu'elle est la ministre
34:38de la Culture
34:38donc vous imaginez bien
34:39ça fonctionne
34:40comme un réseau fermé
34:42d'abord ce sont les syndicats
34:43qui dirigent
34:43qui gouvernent
34:43moi j'ai appris
34:44deux ou trois choses
34:45où des gens m'ont dit
34:46non c'est pas nous
34:46qui avons pris cette décision
34:48de vous interdire
34:49c'est les syndicats
34:50qui veulent pas
34:50et donc c'est géré
34:52par des syndicats
34:53et donc si vous voulez
34:54avoir la paix avec les syndicats
34:55vous leur donnez
34:56ce qu'ils vous demandent
34:57et puis etc
34:58alors après qu'on arrête
34:58de parler de services publics
35:00de pluralité
35:00d'opinion avec un S
35:02ou sans S
35:02et puis qu'on arrête aussi
35:03de subventionner
35:04les journaux
35:05qui nous font le coup
35:05ces paysans
35:07qui veulent absolument
35:08qu'on fasse attention
35:09à leur alimentation
35:10et qui ne veulent pas
35:11les importations du Mercosur
35:12sont des protectionnistes
35:13sont des fascistes
35:14mais en revanche
35:14si vous voulez être protectionniste
35:15pour les journaux
35:16qui nous permettent d'exister
35:17alors là il n'y a pas de problème
35:18on tape sur le désir protectionniste
35:20des paysans
35:22mais quand il s'agit
35:22de vivre avec l'argent public
35:24toute la presse
35:25sauf Front Populaire
35:26toute la presse
35:27il y a peut-être
35:27une ou deux autres presse
35:29mais qui ne vivent
35:31que parce qu'ils sont
35:32subventionnés par l'Etat
35:33donc le problème
35:33ce n'est pas que France Inter
35:34soit une chaîne d'opinion
35:35sans S
35:36et une chaîne idéologique
35:37c'est que ça se fasse
35:38avec l'argent du contribuable
35:39que ce soit
35:40moi je suis pour le service public
35:42mais avec un service public
35:43qui estime que
35:43si Marine Le Pen
35:45pèse la moitié
35:45de l'électorat français
35:47les idées de Marine Le Pen
35:48doivent se retrouver
35:48avec des émissions
35:50et des directeurs d'antenne
35:51si l'idée
35:51qu'un journaliste
35:52puisse aider
35:53Jordan Badella
35:53à écrire
35:54l'idée qu'il puisse le faire
35:55ça n'a même pas été le cas
35:57vos licenciements
35:58vous soyez mis à la porte
35:59bonjour
36:00la chaîne d'opinion
36:01sans S
36:02ça veut dire aussi
36:03que notre groupe
36:05notre chaîne
36:05le JDD
36:06CNews Europe 1
36:07bouscule
36:08un establishment
36:09quelque chose
36:10qui avait un magistère moral
36:11depuis des années
36:12celui de la gauche
36:13alors écoutez
36:14vraiment je vous remercie
36:15de me poser la question
36:16parce que je n'aurais pas
36:17osé moi-même le dire
36:18mais je le pense
36:19je n'avais pas envie
36:20de dire à CNews
36:22que heureusement
36:22que CNews était là
36:23pour rendre possible ça
36:24mais merci
36:26de me permettre de le dire
36:27parce qu'en fait
36:27c'est parce qu'il y a
36:29une voix discordante
36:31dissonante
36:31qu'on peut se dire
36:33mais ah bon
36:34ça se passe comme ça
36:35à France Inter
36:35ah oui ils font des émissions
36:36ah bon ils sont payés aussi cher
36:38ah oui ils ont des congés payés
36:3915 semaines
36:40on a appris ça
36:4115 semaines de congés payés
36:42sinon
36:42s'il n'y avait pas l'aiguillon
36:43qui est CNews
36:45ou le groupe
36:46Europe 1 BDD
36:47voilà
36:47et s'il n'y avait pas
36:48cet aiguillon
36:49qui consiste à dire
36:50nous on a fait une enquête
36:51c'est comme ça
36:52que ça se passe
36:52fasciste
36:53nazi
36:53bien sûr
36:54sauf que les français
36:55ne sont pas des crétins
36:56quand vous leur dites
36:57voilà les salaires
36:57voilà comment ces gens là
36:59se gobergent
36:59en nourriture
37:01pendant le Covid
37:01pendant le Covid
37:02mais moi j'ai vu
37:04moi j'ai refusé
37:05d'aller dans des endroits
37:06comme ça
37:06mais j'en ai vu des gens
37:07qui m'invitaient
37:07pendant le Covid
37:08à aller dans des arrières salles
37:10dans des arrières boutiques
37:10de restaurants
37:11et j'en connais
37:12on m'a dit des noms
37:13on m'a donné des noms
37:14des députés de droite
37:15bien peignés
37:16etc
37:16et qui allaient dans des trucs
37:18avec des gens de gauche
37:19pour manger des saucisses
37:20de ceci
37:20avec des bons vins de cela
37:21etc
37:21j'ai dit mais jamais de la vie
37:22on interdit aux Français moyens
37:24de faire ce genre de choses
37:25et moi vous pensez
37:25que je vais aller prendre le train
37:26pour venir dans des sous-sols
37:28de grands restos
37:28manger des trucs
37:29à la barbe et au nez
37:30des gens qui ont peur de sortir
37:32parce qu'ils n'ont pas les moyens
37:33de payer une contredanse
37:34de 130 euros
37:35donc pendant tout ce temps là
37:36les taxis
37:37mais c'est incroyable
37:37ils font le tour du monde en taxi
37:39qu'est-ce qui se passe ?
37:40donc il y a des gens
37:41on a déjà vu
37:41vous avez raison
37:42on le sait
37:43il y a eu des gens
37:44qui ont eu des problèmes comme ça
37:45parce que finalement
37:45c'est le fils, la mère, l'amant, la maîtresse
37:47qui prennent le taxi
37:48le chien
37:49etc
37:50et puis il y a 10 personnes
37:51qui prennent le taxi
37:52ça ne peut pas s'expliquer autrement
37:53tous ces frais de taxi
37:54vous avez des gens
37:55qui prennent des vacances tout le temps
37:56qui mangent tout le temps
37:57qui sont en taxi tout le temps
37:58et ceux avec l'argent public
37:59et qui estiment que si
38:00à CNews vous dites quelque chose
38:02vous êtes une nazie
38:03donc
38:03on est en face à Michel Onfray
38:05Michel on va aborder
38:06la colère des paysans
38:07elle a marqué
38:08toute la fin de l'année
38:09et je sais que vous êtes
38:10très sensible à ce thème là
38:11non seulement en tant que normand
38:13mais en tant qu'amoureux
38:15de ce que représente
38:16le monde paysan
38:17qui est vraiment
38:17celui qui a façonné
38:19notre pays
38:20qui en a fait les paysages
38:22qui est partie intégrante
38:23de l'identité française
38:25il y a de nombreuses crises
38:26évidemment
38:26qui frappent les agriculteurs
38:28en cette fin d'année
38:28sanitaire
38:30la diamartose nodulaire
38:31il y a le problème
38:32de la PAC
38:33qui va être revu
38:34le problème du Mercosur
38:35il y a le problème
38:35évidemment
38:36de l'éventuelle entrée
38:37de l'Ukraine
38:38dans l'Union Européenne
38:39on va écouter la colère
38:40d'un agriculteur
38:41qui nous dit
38:42on nous prend
38:43pour des imbéciles
38:44donc quittez le tour
38:45de ces deux questions
38:46c'est notre endroit
38:47c'est notre base
38:48notre association
38:49est née sous ce pont
38:50on a mis des sapins
38:54on est prêts
38:55à y faire les fêtes
38:55ce cri
38:57c'est le cri du monde
38:57des paysans
38:58qui ne veut pas mourir
38:59Michel
38:59oui mais
39:00c'est le principe
39:02un peu de notre émission
39:03c'est de
39:03prendre de la distance
39:04et de penser en termes
39:05de longue durée
39:06ce que les historiens
39:07du début du XXème siècle
39:08ont appelé
39:09les longues durées
39:10et si on pense
39:11en termes de décennies
39:12mais de centenaires
39:14et de millénaires
39:15si on veut faire
39:15de la réflexion
39:16civilisationnelle
39:17on voit bien
39:18que l'agriculture française
39:19est en train
39:20de disparaître
39:21que c'est fait pour
39:22que c'est un projet
39:23qu'il y a un projet
39:24un véritable projet
39:25productiviste
39:26il s'agit d'en finir
39:28avec les petits paysans
39:29les petits fromages
39:30les petites productions
39:31les petites viandes
39:32produites par des gens
39:33qui connaissent
39:34leurs moutons
39:35leurs bœufs
39:36par leur prénom
39:36il s'agit d'industrialiser
39:39c'est pas étonnant
39:40que le Mercosur
39:41fasse la loi
39:42moi je l'ai dit
39:43il y a très longtemps
39:44il suffirait d'aller rechercher
39:44l'archive
39:45j'avais dit
39:45ce sera signé
39:46quand Gabriel Attal
39:47venait avec son petit costume
39:49et qu'il déposait sa veste
39:51sur des balles de pas
39:52il disait
39:52ne vous laissez pas faire
39:55il était premier ministre
39:55à l'époque
39:55il était premier ministre
39:56je disais à mes amis
39:58de la coordination rurale
39:59ne le croyez pas
40:00il ment
40:01il ment
40:02évidemment
40:02nous n'avons plus
40:03le choix
40:04de nos politiques agricoles
40:06pas plus que
40:07j'enlève agricole
40:07de nos politiques
40:08je vais revenir là dessus
40:09mais tant qu'on sera
40:10dans cette configuration européenne
40:11le peuple français
40:13ne fera pas la loi
40:13voilà pourquoi
40:14le peuple français
40:14ne fait plus la loi
40:15parce que c'est madame
40:16Ursula von der Leyen
40:17qui fait la loi
40:18et qui décide de la loi
40:20et qui décide
40:20de faire une guerre en Ukraine
40:22et qui décide
40:22de ne pas la faire
40:23éventuellement
40:24qui décide du Mercosur
40:25ou qui décide
40:25de ne pas faire le Mercosur
40:26elle a décidé
40:27de faire cette guerre
40:28elle a décidé
40:28de détruire
40:30c'est la Russie
40:31qui a décidé
40:32de faire la guerre en Ukraine
40:32non mais de la faire
40:34comme nous sommes en train
40:35de la faire
40:35c'est à dire qu'évidemment
40:36c'est la Russie
40:37qui envahit l'Ukraine
40:38tout le monde est convaincu de ça
40:40après on pourrait faire
40:41la généologie de ça
40:43le sujet c'est le futur
40:45de cette guerre
40:46le futur de cette guerre
40:47Emmanuel Macron
40:48souhaiterait que ce soit
40:49le nôtre
40:50les Anglais souhaiteraient
40:51que ce soit le leur également
40:52et d'un seul coup
40:53on se dit
40:54mesdames
40:55préparez-vous
40:56vos fils
40:57vont aller
40:57parlez-fils
40:58il n'y a pas de parité
40:59vont aller sur le front
41:00à Ukraine
41:01vos enfants
41:02il a dit vos enfants
41:03oui vos enfants
41:04les enfants
41:05il y en a déjà
41:06beaucoup qui meurent
41:07aujourd'hui
41:07sous des coups de couteau
41:08et ça n'a pas déclaré
41:10un état de guerre nationale
41:12un état d'urgence
41:13contre les narcotrafiquants
41:14contre les gens
41:16qui donnent des coups de couteau
41:17et qui tuent
41:17plutôt que d'aller s'occuper
41:19des guerres étrangères
41:21est-ce qu'on n'aurait pas
41:21l'intérêt à s'occuper
41:22d'une guerre intérieure
41:23qui risque de nous mener
41:25justement aux guerres étrangères
41:26moi je défends la paix
41:27en disant
41:28mais trouvons quelque chose
41:29avec la Russie
41:29et l'Ukraine
41:31sans que ce soit encore
41:32l'occasion de bombarder
41:33bombarder
41:33bombarder
41:34vendre des armes
41:34vendre des armes
41:35envoyer des gens
41:36qui vont se tuer
41:36j'ai entendu l'autre jour
41:37mille morts chaque jour
41:38certains jours
41:40et on pense bien sûr
41:41aux paysans
41:42qui sont dans la détresse
41:44et qui disent
41:44leur colère
41:45et évidemment
41:46qu'on soutient Michel
41:47oui parce que
41:47il y a de l'argent
41:49pour les conflits internationaux
41:50pour aider
41:51la cause palestinienne
41:53pour aider
41:53les pauvres chinois
41:54qui ont du mal à exister
41:55mais il n'y a pas d'argent
41:56pour aider les paysans
41:57le point philo
41:58Michel
41:58vous avez choisi aujourd'hui
42:00de nous faire découvrir
42:00Pierre Hadot
42:01H-A-D-O-T
42:02pour ceux qui ne connaissent pas
42:03qu'est-ce que la philosophie antique
42:05alors on est à l'heure
42:07du changement d'année
42:07des bonnes résolutions
42:09c'est une lecture
42:09qui peut nous permettre
42:10de changer des choses
42:11dans notre vie
42:12c'est ça ?
42:12oui c'est ce que j'ai choisi
42:13expliquez-nous
42:13vous savez toujours
42:14quand les années nouelles arrivent
42:16on dit
42:16oh je vais faire du sport
42:17je vais maigrir
42:17il faut que j'arrête le vin
42:19etc etc
42:20et là j'ai dit
42:21ben changer de vie
42:21vous pouvez changer de vie
42:23pas mal
42:23faites le coup
42:25avec je ne sais pas quoi
42:26le 31 décembre
42:27en vous disant
42:29si une princesse
42:31arrivait avec une baguette magique
42:32en me disant
42:32qu'est-ce que tu veux
42:33pour ta vie
42:33qu'est-ce que vous choisiriez ?
42:35c'est une idée intéressante
42:35moi la même personnellement
42:36ben c'est ce qu'il faut pouvoir dire
42:38ceux qui répondent la même
42:39sont des gens heureux et rares
42:40et ceux qui répondent
42:42ouais je changerai ceci
42:43je changerai cela
42:44je ne dis pas changer de mari
42:45changer de femme
42:45changer de boulot
42:46je ne sais pas quoi
42:46je ne change rien
42:47et donc Pierre Hadot
42:47c'est un curé défroqué
42:49comme mon vieux maître
42:50Lucien Gerfagnon
42:51alors défroqué
42:52le froc c'est une partie
42:53du vôtre religieux
42:54et qui sont entrés
42:57dans la philosophie antique
42:58un peu par fidélité
43:00à Jésus
43:01l'époque
43:01la période
43:02etc etc
43:02et Pierre Hadot
43:03il y a Marcel Conch aussi
43:04qui lui n'est pas défroqué
43:06mais qui est un
43:07ce sont d'abord
43:08des historiens de la philosophie
43:09donc des gens qui travaillent
43:11pour par exemple
43:12pour Pierre Hadot
43:15c'était enfin peu importe
43:16mais des néo-platoniciens
43:17pas très connus
43:18et puis il rentre un peu
43:19dans l'arène philosophique concrète
43:20et il écrit ce petit livre
43:21Qu'est-ce que la philosophie antique ?
43:23et il nous dit quelque chose
43:24de majeur
43:24il nous dit
43:25c'est l'art de mener
43:26une existence philosophique
43:28c'est pas l'art d'écrire
43:28des bouquins de philo
43:29c'est pas l'art de lire
43:30des bouquins de philo
43:31c'est pas l'art de faire
43:32un commentaire
43:33de la métaphysique d'Aristote
43:34ça c'est des trucs
43:35d'universitaires
43:36de professeurs
43:37ça peut exister
43:37mais c'est de dire
43:38comment puis-je vivre
43:39en épicurien ?
43:40Quand puis-je vivre
43:41en stoïcien ?
43:41Quand puis-je vivre
43:42en platonicien ?
43:43Puis-je vivre en sceptique ?
43:44etc.
43:44Il prend toutes les écoles
43:45de l'antiquité
43:46et il dit
43:47il n'y a pas un philosophe
43:48à l'époque
43:48qui fait de la philosophie
43:50en disant
43:50j'en fais un business
43:51et puis après
43:53je fais le contraire
43:53de ce que j'enseigne
43:54pas du tout
43:54si vous enseignez le cynisme
43:56vous l'enseignez
43:57dans une vie
43:57philosophique cynique
43:58c'est des philosophes
44:00qu'on appelait les cyniques
44:01ça a donné le mot cynique
44:02aujourd'hui
44:02mais on n'a pas le temps
44:03d'expliquer pourquoi
44:04et comment
44:04mais vous pouvez mener
44:05une vie cynique
44:06mais alors ça veut dire
44:07vous dépouillez
44:07de tout ce qui fait
44:09le quotidien des gens
44:11l'amour de l'argent
44:12des honneurs
44:14des richesses
44:15l'usage du mensonge
44:16ou ce genre de choses
44:17et il nous dit
44:18Pierre Hadot
44:19que si vous allez lire
44:21Épicure
44:22ne le lisez pas
44:22comme un archéologue
44:23en disant
44:24qu'est-ce qu'il nous raconte
44:25sur les désirs
44:25à l'époque
44:26d'Épicure
44:27c'est de dire
44:28mais moi
44:28avec mes désirs
44:29qu'est-ce que je fais
44:29avec mes plaisirs
44:31qu'est-ce que je fais
44:31sous-entendu
44:32quel est mon rapport
44:33aux honneurs
44:33à l'argent
44:34au pouvoir
44:35aux richesses
44:36quel est mon rapport
44:37à l'amitié
44:38à l'amour
44:38quel est mon rapport
44:39à ma propre vie
44:40est-ce que je réussis ma vie
44:41est-ce que etc
44:42et vous avez des réponses
44:43la réponse épicurienne
44:44n'est pas la réponse
44:45stoïcienne
44:46qui n'est pas
44:46la réponse platonicienne
44:48et je dis
44:49lisez ce livre
44:50qui est facile à lire
44:51en plus
44:51parce que
44:52vous pourrez
44:53quand vous l'aurez terminé
44:54vous dire
44:54j'ai plutôt envie
44:55de mener une vie
44:56je ne sais pas quoi
44:56épicurienne
44:57cynique
44:58sceptique
44:58stoïcienne
44:59et puis vous verrez
45:00qu'en lisant Marc Aurel
45:02il vous invite
45:03à vous construire
45:04une citadelle intérieure
45:05en disant
45:06sois un peu
45:06comme une espèce de roc
45:07au plein milieu de la mer
45:08il y a des vagues
45:09il y a de l'écume
45:11ça explose sur le rocher
45:12mais le rocher est là
45:13construis-toi
45:14comme un rocher
45:15pour être solide
45:16pour construire ton existence
45:17comme tu le souhaites
45:18pour être inaccessible
45:20aux choses
45:21qui font la trivialité
45:22de la vie
45:22et c'est une façon
45:24de sortir la philosophie
45:25de l'université
45:25alors moi
45:26j'en avais fait à l'époque
45:27l'université populaire
45:28ensuite la revue
45:29Front Populaire
45:30à moi disant
45:31il faut que la philosophie
45:31serve à tout le monde
45:32et elle ne sert pas juste
45:34à faire du conseil
45:35du coaching
45:36c'est pas ça
45:37c'est pas du coaching
45:38c'est juste une vraie transformation
45:40c'est à dire que
45:40quand on rencontre un philosophe
45:42et que
45:42on l'a entendu
45:44on l'a écouté
45:45ce qui a été mon cas
45:45avec mon vieux maître
45:46Lucien Gerfagnon
45:47la vie change
45:48on ne mène plus la même vie
45:49et c'est une autre vie
45:50et ça se passe comme ça
45:51dans l'antiquité
45:52vous êtes porte-fait
45:52porté des fagots
45:54sur les épaules
45:55et puis d'un seul coup
45:55vous avez quelqu'un
45:56qui est là
45:57et qui est en train
45:57de tenir un discours philosophique
45:58vous posez votre truc
45:59et vous dites
45:59mais je veux vivre comme ça
46:01et vous devenez philosophe
46:02parce qu'à l'époque
46:03je vous l'aurai dit
46:03un philosophe n'écrit pas
46:05des livres de philosophie
46:06il peut le faire
46:06mais il mène une vie philosophique
46:08vous avez aujourd'hui
46:09des philosophes
46:09qui ne mènent pas tout à fait
46:11une vie d'ascèse
46:12non
46:12des cantiens
46:13qui ne sont pas cantiens
46:14des spinosistes
46:15qui ne sont pas spinosistes
46:16des gens qui nous font
46:17les loges de la vertu
46:18et qui ne sont pas forcément
46:19très vertueux
46:20et retrouver le sens
46:22des classiques
46:22et avec les classiques
46:23après
46:23des classiques de l'antiquité
46:25ceux dont Ado nous dit
46:26qui ils sont
46:26et les gens verront
46:28effectivement que
46:29les philosophes antiques
46:30sont faciles à lire
46:31surtout les romains
46:32les grecs sont un peu plus
46:33compliqués
46:34mais que
46:35si vous avez des douleurs
46:36des souffrances
46:37des peines
46:37si vous avez envie
46:38d'être heureux
46:39avec l'amour
46:39avec l'amitié
46:40avec un autre rapport au monde
46:42un rapport à la nature
46:42un rapport avec la mort
46:43c'est une question extrêmement
46:44importante aussi
46:45chez les philosophes antiques
46:46si vous êtes angoissé par la mort
46:48si vous êtes inquiet
46:48d'avoir à mourir un jour
46:50vous avez des réponses
46:51extrêmement concrètes
46:52chez les épicuriens
46:53ou chez les stoïciens
46:53on aura compris
46:54que ce sont les deux
46:55qui ont ma sympathie
46:56on a cette lecture
46:57de fin d'année
46:58qu'est-ce que
46:59la philosophie antique
47:00de Pierre Ado
47:01merci Michel
47:02on rappelle quand même
47:03que nos téléspectateurs
47:04nos auditeurs
47:04peuvent aussi lire
47:05Front Populaire
47:06pendant les vacances
47:07et l'excellent GD News
47:08avec Philippe Devilliers
47:09que vous aimez beaucoup
47:10oui absolument
47:11voilà
47:12merci à vous Michel
47:13qui est l'un des rares
47:14à parler de l'Europe
47:15et qui est l'un des rares
47:16tant qu'on ne parlera pas
47:18de l'Europe
47:18on dira tout et n'importe quoi
47:19en termes de politique
47:20et on embrasse
47:21Philippe Devilliers
47:22de concert
47:23merci Michel
47:24je vous souhaite
47:24une bonne fin d'année
47:25à vous aussi
47:25bonne année à tous
47:26et à nos téléspectateurs
47:28et à nos auditeurs
47:28on se retrouve l'année prochaine
47:30bonne journée
47:31et bonne soirée à vous