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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120minutesInfoWE tous les vendredis et samedis à 15h

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00:00:00Il est 15h sur CNEOS, bienvenue dans 120 minutes info week-end.
00:00:03Ravi de vous accueillir pour décrypter l'actualité jusqu'à 17h autour du conflit au Moyen-Orient
00:00:10qui est entré ce samedi dans sa quatrième semaine.
00:00:12Les derniers développements, le décryptage avec les invités dans une poignée de secondes.
00:00:16Mais d'abord on accueille Noémie Hardy.
00:00:17Noémie, pour l'essentiel de l'actualité, bonjour à vous.
00:00:19Bonjour Julien, bonjour à tous.
00:00:21A la une de l'actualité, une école a été visée en Israël.
00:00:25Des images montrent les dégâts causés par une frappe de missile qui a endommagé une école maternelle.
00:00:30Elle est située au sud de Tel Aviv.
00:00:33L'établissement était fermé au moment des faits.
00:00:35Aucune victime n'a été signalée par la police israélienne.
00:00:38Tsaal affirme que les missiles proviennent d'Iran.
00:00:42L'Iran qui s'est dit prêt à aider les navires japonais à traverser le détroit d'Hormuz.
00:00:47Une aide précieuse car le Japon dépend des importations de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient.
00:00:52La majeure partie de ce pétrole transite par le détroit d'Hormuz.
00:00:56Pour rappel, depuis lundi, Tokyo a annoncé que le Japon a commencé à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole.
00:01:03Elles sont parmi les plus importantes au monde.
00:01:05C'est l'équivalent de 254 jours de consommation intérieure.
00:01:09Et puis en France, le scandale des violences et agressions sexuelles dans le périscolaire est un sujet clé des municipales
00:01:16à Paris.
00:01:16Un rassemblement a eu lieu aujourd'hui à Paris contre les violences sexuelles dans les écoles parisiennes.
00:01:22Ils étaient à une cinquantaine de parents et enfants rassemblés devant l'hôtel de ville.
00:01:26Cartable sur le dos et doudou en main, ils demandent la fin de l'omerta autour de ce scandale.
00:01:31Voilà Julien pour l'essentiel.
00:01:32Merci beaucoup Noémie, on vous retrouve toutes les 30 minutes pour nos points d'actualité.
00:01:36Karima Brick est avec nous cet après-midi.
00:01:38Merci Karima, re-bonjour à vous.
00:01:40Je vous dis re-bonjour, mais on s'est croisé il y a quelques secondes, journaliste de la rédaction.
00:01:44Re-bonjour, bonjour.
00:01:45Général Phil Ptidos, merci d'être avec nous pour ces deux heures, ancien chef du bureau de lésion de liaison
00:01:50de la finule.
00:01:51Florian Gérard Mercier, directeur des études du millénaire, bonjour à vous.
00:01:55Et bonjour à François Costantini, géopolitologue spécialiste du Proche-Orient.
00:01:59Nous entrons dans la quatrième semaine de guerre contre l'Iran.
00:02:03Pardonnez-moi, quatre semaines après les premières frappes du régime iranien,
00:02:06et bien ce régime est encore debout, l'instabilité plus grande que jamais dans la région.
00:02:10Donald Trump ce matin affirmait que les objectifs étaient atteints.
00:02:13Il dit même envisager de réduire les efforts militaires.
00:02:16On en discutera dans un instant parce que les Etats-Unis et Israël continuent de frapper ces dernières heures,
00:02:21notamment le site nucléaire de Nathan, situé au sud de Téhéran.
00:02:25Israël qui a par ailleurs continué lui de frapper le Liban, la banlieue sud de Beyrouth,
00:02:29les bases du Hezbollah de nouveau ciblées ces dernières heures,
00:02:31nouvelles attaques de drones enfin et de missiles cette nuit sur l'Arabie saoudite et le Koweït.
00:02:36Jusqu'ici dans une posture défensive, les pays du Golfe pourraient perdre patience.
00:02:40S'ils décidaient de répondre militairement, le conflit pourrait prendre une nouvelle tournure.
00:02:44Voilà tous les sujets que nous allons discuter ensemble,
00:02:46et notamment cette information qui nous est parvenue il y a quelques instants,
00:02:50et vous le voyez en bas de l'écran, François Constantin peut être un premier mot,
00:02:54le détroit d'Hormuz, l'armée américaine qui affirme ces dernières minutes,
00:02:58c'est une des pêches qui nous est parvenue il y a moins d'une heure.
00:03:02Les Etats-Unis qui affirment avoir réduit la capacité de l'Iran à menacer la navigation dans le détroit d
00:03:08'Hormuz
00:03:08en bombardant cette semaine donc une installation souterraine abritant notamment des missiles de croisière.
00:03:12Je cite la tête du commandement américain pour le Moyen-Orient qui nous dit
00:03:17« Nous avons non seulement détruit l'installation, mais nous avons également anéanti des sites de renseignement,
00:03:22des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires.
00:03:27La crise du détroit d'Hormuz est-elle en passe d'être résolue ? »
00:03:32Résolue peut-être pas, mais peut-être qu'une certaine sécurisation avance.
00:03:36Résolue non, parce que l'Iran a quand même toujours des capacités de nuisance.
00:03:38On a vu quand même que cette nuit, ils ont quand même tiré un missile sur l'île de Diego
00:03:42Garcia.
00:03:43Diego Garcia c'est en plein milieu de l'océan Indien, c'est une base stratégique sur les anciens territoires
00:03:48britanniques,
00:03:48mais une base stratégique américaine qui leur sert de pivot entre l'extrême-Orient et le Proche-Orient.
00:03:53On a vu quand même que l'Iran avait des capacités de nuisance.
00:03:54C'est à peu plus de 4000 km de Téhans, ça veut dire qu'il y a une capacité de
00:03:58nuisance qui va au-delà des frontières du Moyen-Orient.
00:04:01C'est le tir de missiles le plus grand, le plus long depuis le début du conflit.
00:04:04Ce n'est pas rien.
00:04:06Ensuite, sur la sécurisation du détroit d'Hormuz, les Américains ont un avantage, c'est la maîtrise aérienne.
00:04:13Et également un avantage quand même sur mer qui n'est pas négligeable, on sait quand même que l'aérien
00:04:20et le maritime, ce n'est pas le point fort,
00:04:22ce n'est pas le point névralgique notamment de la défense iranienne.
00:04:25D'ailleurs, ils n'ont pas fondé leur stratégie de défense dessus, ils l'ont fondé sur d'autres...
00:04:29Sur les missiles balistiques notamment et les drones.
00:04:31Sur les missiles, sur la défense terrestre, sur la guerre asymétrique.
00:04:36Hormuz, alors il y a le détroit d'Hormuz, le détroit d'Hormuz, vous savez, il est décomposé, il y
00:04:40a l'entrée, la sortie, il y a l'île de Cargue.
00:04:43En effet, on peut penser que les Américains poseraient peut-être par une sorte de méthode des petits pas,
00:04:47si on peut parler de méthode des petits pas à la guerre, c'est-à-dire en prenant peut-être
00:04:52possession, en sécurisant un certain nombre peut-être de poches,
00:04:55notamment dans le détroit d'Hormuz, l'île de Cargue, peut-être en effet en s'avançant, en bénéficiant notamment
00:05:01de l'appui des monarchies du Golfe.
00:05:04Par ailleurs, on apprend, mon général, général Sidos, qu'une vingtaine de pays, dont la France, on parle des Émirats
00:05:11Arabes Unis, du Royaume-Uni, de la France,
00:05:12donc le Canada, le Japon, se disent, je cite, prêts à contribuer aux efforts nécessaires à cette fameuse réouverture du
00:05:21détroit d'Hormuz.
00:05:21Qu'est-ce que cela implique ? Ça prend quelle forme la sécurisation de ce détroit ?
00:05:26Alors déjà, la sécurisation du détroit, ça commence effectivement, on a déjà toutes les frappes américaines,
00:05:31toute la neutralisation de tous les systèmes de défense.
00:05:35Alors je sais que les Iraniens ont des missiles anti-navires qui sont montés sur camions, potentiellement, mais sur camions
00:05:41civils.
00:05:41Alors ça se déplace, ça se camoufle assez facilement.
00:05:43Donc le danger existe toujours.
00:05:45Qu'un certain nombre de pays aient déclaré être prêt à s'engager sur le détroit d'Hormuz, c'est
00:05:50quand même une étape supplémentaire.
00:05:52Ce n'était pas du tout le discours il y a quelques jours.
00:05:55Alors qu'est-ce que les Américains ont fait pour obtenir ce début ?
00:05:58Est-ce que là, c'est, pardon de vous interrompre, mais c'est très important, d'autant que la France
00:06:01s'implique de fait dans ces 20 pays.
00:06:04Est-ce que ça veut dire que nous restons, que la France reste, et ces pays qui aident, restent tout
00:06:08de même dans cette logique que l'on appelle défensive,
00:06:10où on change de braquet à partir du moment où on entre dans cette sécurisation ?
00:06:14Oui. Alors je crois d'ailleurs que pour ces déclarations, certains pays, peut-être tous, c'est à voir, ont
00:06:22déclaré qu'ils participeraient à la sécurisation
00:06:25quand la sécurité sera assurée par les Américains.
00:06:28Est-ce qu'il y a une nuance qui a été apportée ?
00:06:30On sécurise quand on s'est sécurisé, oui.
00:06:32Alors ça, c'est pas forcément...
00:06:34La nuance apparaît, parce que si on reste sur la phrase, on est prêt à contribuer à la sécurité du
00:06:40détroit d'Hormuz,
00:06:41c'est une mission quasiment offensive, dans l'esprit.
00:06:44Et là, nous devenons...
00:06:45Si on met la nuance, c'est on y vient quand c'est fini.
00:06:49Donc c'est là où il faudra voir, entre le déclaratoire et la réalité.
00:06:52Parce que la sécurisation, effectivement, du détroit d'Hormuz, vous montrez encore des images de ce qui s'est passé
00:06:57il y a quelques jours.
00:06:59Avec ces fameux navires bloqués ou attaqués par les forces iraniennes.
00:07:04Alors qui ont été attaqués sous diverses formes, qui peuvent être attaqués par des drones,
00:07:07qui peuvent être attaqués par des vedettes rapides.
00:07:10Alors les vedettes, les petits bateaux, il peut y en avoir énormément avec un peu d'explosifs.
00:07:15Ça, c'est une spécialité de la guerre asymétrique.
00:07:20Le premier test, j'ai envie de dire, le premier test qui pourrait y avoir,
00:07:23et ce qu'a déjà abordé M. Constantini, c'est des prises de gages dans le détroit d'Hormuz.
00:07:28Et pour prendre des prises de gages, il faudrait passer par le détroit d'Hormuz.
00:07:32Alors on a déjà vu qu'il y a une première...
00:07:34Des prises de gages, c'est-à-dire précisément ?
00:07:35Des prises de gages, par exemple, d'îles, par exemple, des îles.
00:07:39Ou même cette île de Carg, dont on a beaucoup parlé hier, qui a été bombardée il y a quelques
00:07:43jours.
00:07:43Les installations militaires ont été bombardées.
00:07:45Et puis il y a eu des déclarations pour dire que l'île de Carg, on pourrait très bien s
00:07:49'en emparer, etc.
00:07:50Alors il y a ce groupe opérationnel des Marines qui vient avec l'USS Tripoli, qui vient du Japon.
00:07:56On a annoncé un deuxième qui vient avec un bâtiment qui s'appelle bâtiment central porte-hélicoptère ou porte-avion
00:08:03à décollage court.
00:08:06Ça dépend de la configuration qu'on lui donne.
00:08:08L'USS Boxer, qui déjà a servi dans le golfe Persique lors de la guerre contre l'Irak.
00:08:13Mais concernant la contribution française, ça passerait par le Charles de Gaulle ?
00:08:16Non, le Charles de Gaulle, il serait en dehors du golfe Persique, il serait en dehors.
00:08:20Ça pourrait être des chasseurs de mines, ça pourrait être des frégates.
00:08:24On a un certain nombre de chasseurs de mines, des chasseurs de mines tripartites,
00:08:27qui ont d'ailleurs été fabriquées tripartites avec les Belges et les Hollandais, de mémoire.
00:08:31Et des frégates qui pourraient assurer la défense antiaérienne, la défense antimissiles, ce genre de choses comme ça.
00:08:36Mais là, on rentre quasiment, si on fait de l'escorte de convois, c'est de la vraie mission opérationnelle.
00:08:40Parce que la menace iranienne, jusqu'à preuve du contraire, elle existe.
00:08:48Jusqu'à preuve du contraire.
00:08:50Elle nous prouve chaque jour qu'elle existe, cette menace iranienne, malheureusement.
00:08:54Et en particulier, bien sûr, pour le peuple iranien.
00:08:57Nous ne le rappelons peut-être pas encore assez.
00:09:00Le détroit d'Hormuz, zone stratégique dans laquelle les choses pourraient bouger rapidement,
00:09:04en tout cas si on en croit la communication américaine des dernières heures.
00:09:07Les Etats-Unis et Israël qui ont frappé également, un petit peu plus tôt aujourd'hui, selon les médias iraniens,
00:09:12le site nucléaire de Natanz, situé au sud de Téhéran.
00:09:16L'organisation iranienne de l'énergie atomique dénonce des attaques criminelles,
00:09:20mais précise quand même qu'aucune fuite de matière radioactive n'a été signalée.
00:09:24Avant de livrer cette information à votre analyse, Sarah Varny de la rédaction qui nous a rejoint.
00:09:29Bonjour, Sarah, pour un petit point un petit peu plus précis sur les informations d'abord dont nous disposons sur
00:09:36ce site.
00:09:37Oui, regardez, il s'agit de l'un des trois complexes d'enrichissement d'uranium connus en Iran.
00:09:44Sur la carte, il existe aussi, vous le voyez pas, mais du coup, voilà, on voyait.
00:09:51Natanz, ce site, est situé donc au centre de l'Iran.
00:09:54Mais il existe aussi d'autres sites stratégiques nucléaires dans le pays.
00:10:00Ce complexe ultra protégé est l'un des sites les plus secrets et les plus sensibles du programme nucléaire iradien
00:10:06qui produit de l'uranium enrichi à 60%, un seuil proche des 90% nécessaires à la production de l
00:10:14'arme nucléaire.
00:10:14Ce n'est pas la première fois que ce site est visé par des frappes.
00:10:17Non, Julien, effectivement, Israël a déjà ciblé ce complexe, notamment lors de la guerre des 12 jours.
00:10:24En juin 2025, les frappes israéliennes avaient détruit la partie en surface de l'usine
00:10:29ainsi que des points d'entrée supposés aux installations souterraines.
00:10:35En avril 2021, un sabotage avait provoqué également une panne de courant,
00:10:41un sabotage attribué par l'Iran au Mossad.
00:10:44Et en juillet 2020, une explosion avait endommagé une usine d'assemblage de centrifugeuses
00:10:49sans ralentir pour autant l'activité.
00:10:51Merci beaucoup pour les précisions.
00:10:53Sarah Varny de la rédaction.
00:10:54Florian, j'ai remercié un commentaire de votre part.
00:10:57C'est vrai qu'on a tendance à se perdre un petit peu quand même ces derniers jours
00:11:00sur les objectifs de guerre américano-israéliens.
00:11:03On sait que le site, et on vient de le rappeler avec Sarah, avait été touché en juin dernier.
00:11:07Pourquoi on repasse sur l'attente ? C'est une question qu'on peut se poser.
00:11:10Oui, alors pour clarifier les choses, il y a quand même toujours eu des objectifs purement militaires
00:11:15qui sont le désarmement de l'Iran en termes de missiles balistiques,
00:11:20de capacité globalement à nuire de manière offensive.
00:11:24Et puis des objectifs plus politiques qui sont le changement de régime
00:11:27et donc la fin finalement de la menace quelque part à tout jamais.
00:11:31Et donc ici, le programme nucléaire et les missiles balistiques,
00:11:37ça a toujours été quelque chose pour les Américains et pour les Israéliens,
00:11:40notamment pour les Israéliens, une menace existentielle,
00:11:43quelque chose qu'ils ont toujours refusé.
00:11:44Sauf qu'il y a une guerre qui s'est nommée la guerre des 12 jours en juin dernier,
00:11:49qui était censée avoir pilonné ce site de Natanz.
00:11:52Et on se dit, mais alors du coup, il était encore en état de fonctionner.
00:11:55Il n'a pas du tout été mis hors d'état de nuire ce site de Natanz.
00:12:14Ils sont maintenant plus ou moins maîtres du ciel complètement.
00:12:17Ils n'ont pas la suprématie totale, mais quand même.
00:12:19Et ce qui leur permet de faire des opérations qu'ils ne pouvaient pas faire il y a encore trois
00:12:22semaines.
00:12:23François Constantini, votre regard.
00:12:24C'est vrai que compte tenu de tout ce qu'on voit,
00:12:27et d'ailleurs c'est amusant parce que, enfin c'est amusant,
00:12:29c'est intéressant parce qu'on voyait à l'instant l'illustration qui est sortie de l'écran,
00:12:33mais on voyait des missiles alignés.
00:12:36Compte tenu de tout ce qu'on voit en termes de dissimulation de stocks,
00:12:39et c'est pour ça que je faisais référence aux missiles,
00:12:41mais de dissimulation également d'infrastructures nucléaires.
00:12:44La vérité c'est que nous n'avons absolument aucune garantie.
00:12:47Non, aucune.
00:12:48Surtout qu'on sait qu'il y a environ 450 kilos,
00:12:52alors on ne sait pas si l'uranium du plutodium serait plutôt de l'uranium
00:12:55qui se promènerait quelque part.
00:12:57Toujours introuvable.
00:12:58On a eu des rumeurs en Russie, ce serait quand même peu probable.
00:13:00Mais la probabilité, enfin si on croit à certains services de renseignement,
00:13:04c'est que cet uranium serait enterré de façon très profonde
00:13:08et pratiquement inatteignable.
00:13:10C'est-à-dire qu'il faudrait d'une part que le service de renseignement...
00:13:13Il y a des experts qui nous disent que le Mossad ou la CIA savent où il se trouve cet
00:13:16uranium.
00:13:16Ensuite, vous savez, il faut percer, et puis c'est pas seulement percer,
00:13:19d'après, je crois que c'était Claude Moniquet qui disait ce matin sur CNews,
00:13:24il faudrait des opérations d'ailleurs de services spéciaux,
00:13:27avec notamment des forages, des pilonnages, avec plusieurs milliers de soldats.
00:13:31Vous imaginez déjà sécurisé, c'est plus le risque nucléaire.
00:13:35Donc en effet, c'est un risque majeur qu'il y a,
00:13:38sachant quand même que le bombardement des centrales nucléaires était fragile.
00:13:42Et on sait néanmoins, alors c'est pas forcément, peut-être un petit peu plus rassurant,
00:13:48d'après quand même la CIA, même le Mossad, depuis l'été dernier, voire l'été 2024,
00:13:54le programme nucléaire iranien serait resté au point mort.
00:13:58Au point mort, mais...
00:13:59S'il reste à vérifier, voilà.
00:14:00Votre regard général ?
00:14:04Les installations toujours présentes, cette problématique de l'uranium enrichi,
00:14:07toujours centrale et introuvable,
00:14:10cette attaque sur le site de Natanz, dont on pensait qu'il était quasiment anéanti,
00:14:15en tout cas qu'il n'était plus une menace,
00:14:18chaque jour livre un scénario différent.
00:14:19Oui, et il y a des déclarations différentes.
00:14:21Aussi, et on va venir sur les déclarations de l'intrême dans quelques instants également, bien sûr.
00:14:25Sur l'enrichissement d'uranium par les Iraniens, je crois que récemment,
00:14:31même des Iraniens ont déclaré qu'ils ne faisaient plus rien.
00:14:33Les hautes autorités iraniens ont...
00:14:34Ils déclarent beaucoup de choses, les Iraniens.
00:14:36Voilà, bon.
00:14:36Et là, ils se disent, on est attaqué.
00:14:38Donc vous voyez, on est des gentils, on est attaqué.
00:14:41Ce sont des médias iraniens d'ailleurs qui déclarent qu'ils ont été attaqués.
00:14:43Et ce n'est pas confirmé par les Israéliens,
00:14:45et ce n'est pas confirmé par les Américains.
00:14:47C'est pour ça qu'on l'inscrit sur l'écran, oui.
00:14:50Donc, alors, est-ce que ça fait partie de...
00:14:52Quel est l'objectif iranien derrière ça ?
00:14:55Contre des installations nucléaires israéliennes ?
00:14:58Ou aller au-delà, comme on l'a vu avec l'attaque de ces missiles contre Diego Garcia ?
00:15:03C'est quand même une étape supplémentaire.
00:15:04On découvre qu'ils ont des missiles qui peuvent aller jusqu'à 4000 km.
00:15:08Quels seraient les nouveaux objectifs iraniens ?
00:15:104000 km, je me permets de préciser, puisque vous en reparlez,
00:15:13c'est à peu près la distance de l'Europe, entre l'Europe et l'Iran.
00:15:16Donc, ça nous pose évidemment d'autres questions.
00:15:19D'autant que nous sommes sur le point d'entrer dans cette sécurisation du détroit d'Hormuz.
00:15:23Nous savons que nous sommes une cible pour les Iraniens.
00:15:25Et la mort de l'adjudant-chef Frion en est une terrible preuve.
00:15:30C'est une information d'importance.
00:15:32Et on peut se poser, et on peut poser des questions et mettre des hypothèses sur un système militaire
00:15:38qui est le dos au mur, qui utilise peu d'armement.
00:15:41Il n'y a que deux missiles qui sont partis vers Diego Garcia, mais qui sont totalement nouveaux.
00:15:45On était, pour l'instant, sur des missiles qui allaient à 2000 km.
00:15:48Est-ce qu'on peut imaginer d'autres objectifs ?
00:15:50Est-ce qu'on peut imaginer le canal de Suez ?
00:15:54Est-ce qu'ils ont déjà tiré sur Chypre, une fois, sur une base britannique ?
00:15:59Voilà, dans des scénarios stratégiques, il faut tout imaginer.
00:16:03Récemment, on n'en parle pas beaucoup, mais les Israéliens ont détruit la flotte iranienne en mer Caspienne.
00:16:10Au nord du pays, c'est un petit peu le lien avec la Russie.
00:16:12Et c'est directement le lien avec la Russie.
00:16:14Et c'est très proche de l'Azerbaïdjan.
00:16:16L'Azerbaïdjan qui est proche d'Israël.
00:16:18Alors, est-ce que, pour l'instant, les Iraniens ne sont pas vraiment pris à l'Azerbaïdjan ?
00:16:25Mais Israël neutralise cette source de lien avec la Russie,
00:16:31qui fournit très probablement de la technologie.
00:16:34Très probablement.
00:16:35Il ne faut pas être dupe de ça.
00:16:37Donc là, c'est une étape en avance.
00:16:40Là, pour les Iraniens, moi, je fais le lien justement entre le tir de ces deux missiles vers Diego Garcia
00:16:47et cette attaque sur un site nucléaire avec un missile bien filmé
00:16:53et qui n'est en aucun cas confirmé par les autorités israéliennes.
00:16:57C'est un type de missile qu'on n'avait jamais vu depuis le début de cette guerre.
00:16:59Nous sommes d'accord.
00:17:01Sur l'attaque sur la centrale Terre, ça, non.
00:17:05Mais ce que je veux dire, c'est que...
00:17:06Non, l'attaque sur la base américaine.
00:17:07Sur la base américaine, les 4000 kilomètres, on ne l'a pas vu.
00:17:09On n'était pas à 2000 kilomètres.
00:17:11Ça montre qu'il y a encore de quoi déstabiliser la région,
00:17:16plus encore peut-être de la part de l'Iran, qui est loin d'avoir les deux genoux à terre.
00:17:21Florian Gérard, merci.
00:17:22Oui, juste pour rebondir sur ce point, ça montre bien que ceux qui disaient
00:17:27« c'est pas notre guerre », etc., en fait, se sont trompés.
00:17:30Parce que les capacités de nuisance de l'Iran avec ce missile qui va à 4000 kilomètres et ça
00:17:35montrent bien que certes, peut-être, à l'instant T, l'Iran n'était pas spécialement une menace pour l
00:17:40'Europe.
00:17:41Mais quand imaginons un Iran doté de l'arme nucléaire, doté de capacités balistiques permettant d'aller frapper Paris,
00:17:49est-ce qu'on a envie d'être dans un monde où les MOLA peuvent aller frapper Paris d'une
00:17:54bombe nucléaire ?
00:17:54Je ne pense pas.
00:17:55La réponse à la question.
00:17:57Sauf qu'on n'a pas posé la question, parce qu'in fine, on reste spectateur et on est dans
00:18:01une position défensive,
00:18:02alors qu'effectivement, c'est de guerre nous concernant aussi.
00:18:03Parce que c'est très difficile de conscientiser ce qui peut arriver et de dire que nous sommes directement,
00:18:10et de se dire que nous sommes directement impliqués par ce qui se passe,
00:18:13parce que c'est vrai qu'il y a cette règle de proximité,
00:18:15et tant que les gens ne voient pas que ça se passe en bas de chez eux,
00:18:18et c'est vrai pour beaucoup, beaucoup de choses,
00:18:20on a du mal à se dire que cela arrive vraiment et que nous sommes directement menacés.
00:18:23Oui, et aussi, il y a cette peur, initialement, avant qu'il y ait cette guerre qui a été déclarée,
00:18:30déclenchée,
00:18:31il y avait quand même cette peur de l'engrenage, et on est en pleine dent maintenant.
00:18:35Et on est en pleine dent, c'est-à-dire qu'il y a, vous savez, ces guerres qu'on
00:18:38dit choisies,
00:18:40c'est ce qu'a choisi de faire donc Israël et les États-Unis avec les premières frappes,
00:18:44et ensuite, les guerres subies où vous avez à vous poser la question,
00:18:47est-ce que finalement vous vous engagez, est-ce que vous faites quelque chose ?
00:18:50Et aujourd'hui, on voit que parce qu'il y a des conséquences mondiales,
00:18:53notamment sur le prix de l'énergie, on voit qu'il y a des pays qui commencent à réagir,
00:18:58en fait, qui ont déjà réagi.
00:18:59On a vu en Italie, Giorgia Meloni, qui a annoncé, par exemple,
00:19:02la baisse de 25 centimes sur le litre des carburants.
00:19:07On a vu aussi, dans d'autres pays également, je voyais aujourd'hui,
00:19:10Kirstermer, du côté du Royaume-Uni, qui a décidé de faire une réunion d'urgence,
00:19:15qui va aussi déployer de l'aide pour les travailleurs les plus vulnérables.
00:19:19Donc, tout ça pour dire qu'on est dans cette logique d'engrenage,
00:19:22parce qu'on se rend compte qu'aujourd'hui, il y a un impact majeur,
00:19:25si ça dure encore trop longtemps, sur l'économie mondiale...
00:19:28Mais une logique d'engrenage voulue et théorisée par le régime des Molas, justement.
00:19:33Oui, oui, mais c'est pour ça aussi, je pense qu'initialement,
00:19:36il y avait beaucoup de crainte à commencer, à se dire, bon, est-ce qu'on y va?
00:19:39Tant qu'on peut mettre un peu, comme on dit, vous savez, le couvercle sur la marmite,
00:19:43et on se dit, bon, bien, on surveille ça à distance,
00:19:46il n'y a pas d'embrasement total, même régional,
00:19:49maintenant, on est en pleine dents, et c'est pas pour rien qu'on voit
00:19:52qu'il y a maintenant une vingtaine de pays qui se disent,
00:19:54OK, on n'aura peut-être pas le choix de se rendre sur place
00:19:57et de sécuriser éventuellement le Détroit,
00:20:00même si c'est extrêmement à haut risque, je suis désolée,
00:20:03mais c'est extrêmement à haut risque.
00:20:05Donc oui, les États-Unis, les Israéliens disent,
00:20:07on est en train de diminuer, de baisser la possibilité de réplique de l'Iran,
00:20:13mais néanmoins, vous êtes à quelques kilomètres des côtes iraniennes,
00:20:17il y a des drones, il y a des missiles possibles,
00:20:18donc bref, ça reste quand même une opération extrêmement complexe
00:20:23et surtout très risquée.
00:20:24On va marquer une pause dans quelques secondes, François Constantini,
00:20:26mais à quand on remonte, et du haut de vos connaissances et vos expertises,
00:20:30votre expertise, à quand on remonte la dernière fois
00:20:32qu'on a été aussi proche d'un conflit mondialisé
00:20:36comme ce qui est en train de se dessiner ?
00:20:38Peut-être, quand on réfléchit bien, alors peut-être sous le contrôle,
00:20:42peut-être la crise des missiles de Cuba, où vraiment on a eu quelque chose de très très aigu.
00:20:46Donc ça fait 60 ans ?
00:20:471962.
00:20:48Ça fait donc 64 ans ?
00:20:5064 ans.
00:20:52Récemment, quand on regarde les conflits d'après-guerre froide,
00:20:55les conflits d'Afghanistan, les conflits les plus chauds,
00:20:57ni d'Irak, n'ont pas entraîné loin de là un conflit.
00:21:01C'est peut-être le seul moment dans la guerre froide
00:21:04où on a été proche d'un conflit, encore qu'il s'est quand même réglé assez vite,
00:21:08puisque Américains et Soviétiques ont compris qu'ils avaient un intérêt
00:21:12quand même à ne pas rentrer dans un engrenage fatal.
00:21:14Très vite, parce qu'on va marquer la pause.
00:21:15Sans oublier la crise de Suez de 1956.
00:21:17Sans oublier, bon, quelques années avant, mais là, il y avait un...
00:21:20Il y avait une menace nucléaire, notamment des Soviétiques.
00:21:23Et voilà.
00:21:23Sur les Français et les Britanniques, c'est vrai.
00:21:25Bon, on va marquer une courte pause,
00:21:28décrypter aussi les derniers propos de Donald Trump,
00:21:30parce qu'il faut y arriver,
00:21:32à les décrypter avec un président qui souffle le chaud et le froid,
00:21:35qui la veille nous parle d'un renfort de plus de 2000 Marines,
00:21:38je crois, sur le terrain,
00:21:40pour aujourd'hui nous expliquer que,
00:21:42et vous le voyez en bas de l'écran,
00:21:44il veut réduire les opérations militaires de façon graduelle.
00:21:47Que comprendre ?
00:21:49Faut-il y voir aussi une forme de déstabilisation du régime par médias interposés ?
00:21:52C'est aussi envisageable.
00:21:54La réponse avec nos intervenants dans une seconde.
00:22:0015h30, nous sommes de retour dans 120 minutes infos week-end.
00:22:02On poursuit nos discussions autour des derniers développements,
00:22:05bien sûr, de cette guerre contre l'Iran,
00:22:07qui était entrée dans sa quatrième semaine.
00:22:08Mais d'abord, à 15h30 pile,
00:22:11Noémie Hardy pour l'essentiel.
00:22:12Bonjour tout le monde, bonjour à tous.
00:22:13A la une de l'actualité,
00:22:15une vingtaine de pays se disent prêts à contribuer aux efforts nécessaires
00:22:19pour la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:22:21Parmi ces pays, les Émirats Arabes Unis,
00:22:23la France, le Royaume-Uni,
00:22:25le Canada et le Japon.
00:22:26Dans un communiqué commun,
00:22:28ces pays, principalement européens,
00:22:30ont également condamné les récentes attaques iraniennes.
00:22:33Des attaques qui ont visé des navires,
00:22:35des infrastructures pétrolières et de gaz.
00:22:37Ils demandent un moratoire immédiat et global sur les attaques d'infrastructures civiles.
00:22:42Plusieurs explosions ont été entendues aujourd'hui dans la capitale de Bahreïn, Manama.
00:22:47Deux missiles ont été interceptés dans le ciel.
00:22:50Plusieurs détonations ont été entendues
00:22:52et des sirènes d'alerte ont été déclenchées.
00:22:54Pour rappel, Téhéran vise Bahreïn et d'autres pays voisins
00:22:57depuis les attaques américano-israéliennes lancées le 28 février.
00:23:02Et puis en Irak, un officier a été tué aujourd'hui dans une attaque de drones.
00:23:06Cette attaque visait les services de renseignement irakien
00:23:09dans un quartier résidentiel du centre de Bagdad.
00:23:12Elle intervient en pleine festivité de l'Aïd qui marque la fin du Ramadan.
00:23:16Elle n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.
00:23:18Merci beaucoup Noémie, qu'on retrouve dans une trentaine de minutes pour un nouveau point actus.
00:23:23Toujours avec Karim Abrik, le général Philippe Sidos,
00:23:25François Constantini, Florian Gérard, merci.
00:23:28Réduire graduellement les opérations militaires.
00:23:31Les mots sont signés Donald Trump qu'on va voir s'afficher.
00:23:33D'ailleurs, ça a été posté très tôt ce matin, heure française.
00:23:37Nous sommes sur le point d'atteindre nos objectifs
00:23:40et nous envisageons de réduire progressivement nos importants efforts militaires
00:23:45au Moyen-Orient face au régime terroriste iranien.
00:23:49Général Sidos, il n'avait jamais prononcé ces mots depuis le début de la guerre.
00:23:5224 heures plus tôt, il évoquait des renforts de Marines par milliers
00:23:56sur le théâtre de cette guerre.
00:23:58Que faut-il penser ?
00:23:59Que faut-il croire ?
00:24:01Les mots de Donald Trump.
00:24:03Il faut dire que le conflit coûte très cher aux contribuables américains.
00:24:06On est sur une base de 1 milliard de dollars par jour.
00:24:08Oui, effectivement.
00:24:10Et d'autant qu'il y a un budget supplémentaire qui a été demandé, je crois, au Sénat,
00:24:14qui n'a pas vraiment été accepté.
00:24:16Donc, effectivement, il y a quand même quelques difficultés.
00:24:19Et puis, il y a des voix concordantes également, même à haut niveau aux États-Unis.
00:24:22Donc, il est tout à fait possible que le président Trump fasse cette déclaration
00:24:26pour un petit peu rentrer dans cet ensemble de discours apaisants,
00:24:32ou tout au moins qui éviterait d'inquiéter le public américain,
00:24:36qui voit effectivement déjà le deuxième groupe amphibie de Marines partir pour le golfe Persique,
00:24:42qui peut s'inquiéter parce que n'importe quel observateur et les Américains,
00:24:47il y a énormément quand même d'anciens militaires, énormément de gens qui connaissent le sujet,
00:24:51se demandent, c'est effectivement deux groupes amphibies de Marines
00:24:54qui partent vers le golfe Persique, pour quelles raisons ?
00:24:57Donc là, le lendemain, ils déclarent qu'ils vont réduire les efforts.
00:25:01Est-ce que c'est pour gagner du temps ? Est-ce que c'est pour préparer un autre discours
00:25:04?
00:25:05Moi, je vous avoue, quand je vois ça, je suis assez sceptique.
00:25:07J'ai l'impression vraiment que c'est de la communication.
00:25:10Vraiment.
00:25:10C'est de la communication ou est-ce qu'il faut y voir autre chose ?
00:25:13Une manière d'être ambiguë, peut-être, pour déstabiliser le régime iranien ?
00:25:18L'opinion américaine, pourquoi pas également faire d'une pierre deux coups ?
00:25:22Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une contradiction totale avec les dernières déclarations
00:25:25de ces renforts annoncés sur place que l'on vient d'évoquer avec le général Sidos, François Constantini.
00:25:30C'est vrai, c'est que Donald Trump n'est pas un total maître de guerre dans cette affaire.
00:25:34Il a un paramètre qui est son opinion publique.
00:25:36Et ces élections dites de middle and term, qui vont arriver rapidement au mois de novembre,
00:25:40on va rentrer très vite en campagne, dans lesquelles il y a quand même un risque,
00:25:43alors pratiquement avéré, de perdre de la majorité à la chaire de représentants,
00:25:47mais également une majorité républicaine au Sénat qui est menacée.
00:25:50Alors là, on peut penser que Donald Trump joue en quelque sorte,
00:25:54en quelque sorte, n'a pas ses cartes une à une pour des raisons,
00:25:57pour avoir une opinion quelque peu, entre guillemets, apaisée,
00:26:00c'est-à-dire ne pas la faire rentrer, ne pas lui faire comprendre qu'elle serait éventuellement une logique
00:26:05de guerre.
00:26:05Mais il y a peut-être également aussi, chez Donald Trump,
00:26:08peut-être une stratégie également plus progressive dans la guerre,
00:26:13c'est-à-dire commencer par les objectifs, par le contrôle d'Ormuz,
00:26:16et puis espérer peut-être que ce régime ne tombe pas, comme il le dit, comme un château de cartes.
00:26:20Ce régime n'est pas un château de cartes.
00:26:21C'est plutôt un mur, certes, un mur qui commence à vaciller,
00:26:24qui commence à se fissurer, qui peut commencer.
00:26:26Mais qui a des fondations particulièrement solides.
00:26:28Mais ce n'est pas parce qu'on a frappé le premier jour du conflit, la tête du régime,
00:26:32que le régime va s'effondrer.
00:26:33Donc il faut se préparer peut-être à ce qu'on a appelé,
00:26:35notamment dans cette région, les guerres d'usure.
00:26:38– Oui, parce que lui, il craint peut-être aussi cette forme d'enlisement,
00:26:42ce bourbier dans lequel l'entraîne ce régime iranien,
00:26:45Faurian Gérard-Mercier, en disant cela aussi.
00:26:49Et ce sont des réflexions qu'on s'est faites au moment de la guerre de Gaza,
00:26:53après le 7 octobre 2023.
00:26:54Un répit, certes, mais c'est aussi un moyen pour le régime iranien.
00:27:00Une pause, ou une trêve, ou appelez ça comme vous voulez,
00:27:02une réduction graduelle des opérations militaires,
00:27:04puisque c'est comme ça que le formule Donald Trump,
00:27:07ça permettrait aussi au régime de se revigorer.
00:27:10– Peut-être, peut-être pas.
00:27:11En fait, il faut voir quand même, dans le début de son message,
00:27:14il indique ce qu'étaient ses objectifs militaires,
00:27:16qui étaient la destruction des capacités balistiques,
00:27:20la destruction du complexe industriel iranien, etc.
00:27:26Et ça, effectivement, bon, on n'a pas les informations,
00:27:29mais ils ont quand même fait déjà beaucoup de travail en trois semaines.
00:27:32Donc est-ce qu'il y a encore beaucoup de cibles
00:27:34qui mériteraient des attaques aériennes aussi intenses qu'aujourd'hui ?
00:27:39Pas certain.
00:27:40Maintenant, donc, ça, voilà, les importants d'efforts,
00:27:44si ça va juste peut-être rester juste des efforts,
00:27:46je doute, par exemple, que les Américains vont laisser tomber
00:27:50la suprématie aérienne qu'ils ont actuellement.
00:27:52Je pense qu'ils vont la maintenir peut-être plus dans le temps.
00:27:55Et enfin, le dernier point sur les renforts de Marines,
00:27:59bon, il est très loin d'être exclu, effectivement,
00:28:02qu'ils puissent prendre possession de l'île de Khar,
00:28:05où il y a 90% du pétrole iranien qui transite.
00:28:09Tout simplement.
00:28:10Pour faire très clair, l'île de Khar, c'est la pompe à essence de l'Iran.
00:28:13Exactement, juste pour se payer en pétrole.
00:28:15Il est adepte de faire des deals pétroliers et sur les matières premières.
00:28:22On a bien vu qu'au Venezuela, c'est aussi ça qu'il voulait réussir
00:28:25à négocier avec la présidente par intérim.
00:28:28Bon, ben là, peut-être que c'est tout simplement ça aussi
00:28:30qui prendrait place sur le terrain
00:28:33pour derrière pouvoir mieux négocier avec ce qui reste du régime des molars.
00:28:36Alors, c'est encore plus flou, parce que Donald Trump dit
00:28:38vouloir réduire les opérations militaires,
00:28:41mais exclut totalement également, pour parler en termes de cesser le feu.
00:28:45Écoutez-le un petit peu plus tôt.
00:28:49Je ne veux pas faire un cesser le feu.
00:28:53Vous savez, vous ne faites pas de cesser le feu
00:28:55quand vous anéantissez littéralement l'adversaire.
00:28:58Ils n'ont ni marine, ni armée de l'air,
00:29:00ni équipement, ni observateur, ni défense antiaérienne,
00:29:03ni radar, et leurs dirigeants ont tous été tués à tous les niveaux.
00:29:07Ce n'est pas ce que nous cherchons à faire.
00:29:11Et en même temps, difficile de négocier un cessez-le-feu
00:29:14quand il n'y a pas d'interlocuteur en face,
00:29:16vu que tout l'organigramme, ou presque, du régime iranien a été décimé.
00:29:19Il reste potentiellement le...
00:29:21Avec qui on discute ?
00:29:22Le président Péchet-Germain, mais qui n'a aucun pouvoir,
00:29:24qui est en fait un petit commis de l'État,
00:29:26qui n'a aucun pouvoir.
00:29:27Celui qui aurait été pressenti pour la discussion,
00:29:31c'était Harry Larijani.
00:29:32Qui n'est plus de ce monde.
00:29:33Je pense que justement, son élimination ne touche pas également.
00:29:36C'est également peut-être pour atteindre un point de non-retour,
00:29:38notamment de couper les routes des négociations.
00:29:40Il reste le président du Parlement, peut-être.
00:29:44Quant au ministre des Affaires étrangères,
00:29:46il semblerait visiblement qu'il soit peut-être,
00:29:49pour le moment, entre guillemets, préservé.
00:29:51Ça reste un moment.
00:29:52Comment on arrête concrètement ?
00:29:55Comment ça se traduit dans les faits,
00:29:57cette réduction des opérations militaires,
00:29:59sans cesser le feu ?
00:30:00C'est-à-dire qu'on lance une fléchette sur un jour du calendrier,
00:30:03et on dit que ça s'arrête là.
00:30:04Je caricature, évidemment.
00:30:05Mais comment ça se passe, en fait ?
00:30:07Non.
00:30:07Alors, cette déclaration, nos gros efforts militaires.
00:30:11Peut-être qu'il y aura un changement d'efforts militaires.
00:30:13Peut-être que les efforts militaires que l'on voit là,
00:30:15avec des frappes incessantes, destruction,
00:30:18au bout de trois semaines...
00:30:20Mais ils montent en puissance, l'effort militaire,
00:30:22puisque vous envoyez 2500 marines en plus ?
00:30:24Les 2500 marines, ce ne seront pas du tout les mêmes images.
00:30:28Les 2500 marines, on vient de parler de l'île de Cargue.
00:30:31On en a beaucoup parlé la semaine dernière.
00:30:33Elle a déjà été frappée.
00:30:35Les moyens militaires de l'île de Cargue ont été réduits.
00:30:38On pourrait rentrer dans une autre forme de guerre.
00:30:41Un blocus.
00:30:42Une forme de blocus.
00:30:43Une forme de prise de possession d'un gage territorial.
00:30:47Alors là, ça serait impressionnant,
00:30:48parce que cette île, elle n'est pas très loin de la côte iranienne, certes.
00:30:52Elle n'est pas très grande non plus.
00:30:53Elle n'est pas très grande.
00:30:54Donc, l'aéroport de Roissy, pour comparer.
00:30:56Au début, quand il y avait le seul premier groupe d'intervention de marines
00:31:00qui venait du Pacifique, du Japon,
00:31:03je trouvais que 2500 hommes,
00:31:05avec des troupes qui sont déjà disposées en Arabie Saoudite,
00:31:07c'était peut-être un peu léger.
00:31:09Là, on a un deuxième groupe amphibie qui arrive.
00:31:11C'est déjà moins léger.
00:31:12C'est déjà...
00:31:14Il y en aura peut-être un troisième qui va arriver.
00:31:16Et après, il peut y avoir dans la forme d'intervention militaire,
00:31:19donc un changement qui pourrait être effectivement la prise de possession de cette île
00:31:25avec la guerre de la communication
00:31:26qui pourrait peut-être donner du baume au cœur aux Américains.
00:31:29Les marines se débarquent sur une île,
00:31:31s'en emparent, plantent le drapeau américain.
00:31:33Et là, on a les grandes images de la gloire américaine.
00:31:36Je lisais récemment que l'un des films de guerre les plus réussis,
00:31:40c'était « Les lettres d'Iwo Jima » de Clint Eastwood.
00:31:42On est dans cette mythologie.
00:31:44La guerre, ce n'est pas que frapper, détruire, anéantir.
00:31:47Il y a également « toucher les esprits ».
00:31:49D'ailleurs, le premier objectif de guerre...
00:31:52Fermer le robinet, fermer le robinet du pétrole aussi.
00:31:55À partir de là, il y a à la fois un effet psychologique,
00:31:58un effet sur le moral des Américains,
00:32:01un effet stratégique majeur
00:32:03avec la prise de possession du robinet de pétrole iranien.
00:32:08Karima ?
00:32:09Donald Trump, en fait, vous savez, cette ère de communication,
00:32:13si on se remet dans le temps,
00:32:15on peut penser quand il y a eu, par exemple, la première guerre du Golfe,
00:32:19quand on était au Koweït, ça a été très court.
00:32:21Ensuite, il y a eu, bien sûr, la guerre en Irak qui a duré beaucoup plus longtemps.
00:32:25Mais la communication aujourd'hui,
00:32:27autant à l'époque, on était dans les télévisions en continu,
00:32:31aujourd'hui, c'est 24-7 réseaux sociaux.
00:32:34Tous les pays, tous les citoyens du monde entier sont témoins de ça.
00:32:39Il y a énormément de communication.
00:32:40Donc, je pense que cette stratégie de dissimulation, de dire une chose,
00:32:44de dire l'inverse le lendemain, quelques jours plus tard,
00:32:48ça fait aussi partie de cette stratégie.
00:32:50En fait, c'est Donald Trump.
00:32:51On l'a vu sur d'autres dossiers aussi.
00:32:53Il pouvait changer d'idée.
00:32:54Il annonce quelque chose.
00:32:55Donc, ça crée un flou.
00:32:57Ça crée aussi le fait que tout le monde est toujours un petit peu sur ses gardes.
00:33:01On se dit, bien, tout est possible.
00:33:02Peut-être qu'on devra réagir.
00:33:04Peut-être pas.
00:33:04Il nous met dans cette situation un peu de sidération, de stupéfaction.
00:33:08Et le fait que peut-être on aura, nous aussi, à agir.
00:33:11Donc, tout ça pour dire qu'on est, on le vit en direct,
00:33:13ce changement aussi dans la communication, dans la façon de vivre ces conflits
00:33:17et de le vivre de façon planétaire aujourd'hui.
00:33:21Mais une chose peut-être à retenir pour les gens qui nous écoutent,
00:33:24Donald Trump, il a un oeil sur quoi?
00:33:26Évidemment, sur la région.
00:33:27Il faut qu'il y ait un gain.
00:33:30Il y a quand même plusieurs scénarios qui ont été regardés.
00:33:34On sait que cette armée est extrêmement puissante.
00:33:36Donc, il n'est pas non plus seul à décider comme ça.
00:33:39Il y a des gens autour du côté de l'armée américaine, du renseignement.
00:33:42Donc, il y a quand même cet aspect.
00:33:44Il a un oeil sur les marchés.
00:33:45Il a un oeil sur le prix du carburant.
00:33:47Je rappelle que non seulement aux États-Unis,
00:33:49ça a augmenté de plus de 30 % depuis les dernières semaines.
00:33:53Donc, c'est quand même, depuis le début du conflit, c'est énorme.
00:33:55On va prendre le temps tout à l'heure de parler des prix d'énergie et de l'essence
00:33:57et de ce que vivent les Français également en conséquence de cette guerre.
00:34:01Donc, il doit envoyer le signal qu'ils sont puissants,
00:34:05ils sont capables de fonctionner sur place,
00:34:07mais en même temps, il a toujours une porte de sortie.
00:34:10Et il aura toujours non seulement une porte de sortie,
00:34:12mais peut-être, comme on dit, un trophée de guerre.
00:34:15Et il y a cet aspect économique.
00:34:17Et il dit aussi, à sa base, aux Américains,
00:34:20qu'ils pourront aussi gagner économiquement.
00:34:24Paradoxal, mais c'est un peu la stratégie de Trump.
00:34:26Commentaire, et on va partir pour Israël après.
00:34:28Oui, je reprends un petit peu, d'ailleurs, ce qui était dit dans une émission ce matin.
00:34:31On parlait beaucoup du brouillard de la guerre.
00:34:32Mais le brouillard de la guerre, il est dans les déclarations de Trump.
00:34:36Et puis, il ne faut pas prendre Trump pour un imbécile.
00:34:39Il ne faut pas le prendre pour un imbécile.
00:34:41Et on risque de découvrir, au bout du bout,
00:34:43qu'il a quand même une sacrée stratégie dans la tête,
00:34:45certes commerciale, mais pourquoi pas,
00:34:48qu'il écoute ses généraux,
00:34:49qu'il lui donne un certain nombre d'options,
00:34:51et qu'il les utilise, effectivement, en fonction,
00:34:54certes, il le dit de son instinct,
00:34:55mais également de tous les conseils qu'il reçoit.
00:34:57Et il connaît le peuple américain.
00:34:59Il sait comment il réagit.
00:35:00Il connaît les dirigeants internationaux.
00:35:02Il leur a fait pression avec l'affaire du Groenland,
00:35:04avec un certain nombre de choses.
00:35:05Il joue également sur eux.
00:35:06Il a quand même obtenu, en une semaine,
00:35:08que les dirigeants internationaux disent
00:35:09on ne veut pas y aller, maintenant on y va.
00:35:12Certes, c'est déclaratoire,
00:35:14mais c'est déjà pas mal.
00:35:15Il y a une force de conviction,
00:35:17et en effet, on le taxe d'impréparation,
00:35:20mais les jours qui passent montrent parfois le contraire,
00:35:23malgré les déclarations,
00:35:24c'est vrai qu'ils peuvent paraître contradictoires.
00:35:26Faisons un détour par Israël,
00:35:28avec nos envoyés spéciaux,
00:35:29et notamment Valentin Royon,
00:35:30qui est en direct avec nous,
00:35:31sur place pour ces news.
00:35:34Au cœur du pays, Richon, les Sillons,
00:35:37où vous trouvez Valentin,
00:35:38ville qui a été touchée ces dernières heures,
00:35:40d'ailleurs par des bombardements,
00:35:42un mot de la situation sur place,
00:35:44avant de prendre un peu de hauteur,
00:35:46et d'évoquer la stratégie de l'armée israélienne
00:35:48ces dernières heures.
00:35:50Et un jardin d'enfants qui a été pris pour cible,
00:35:51notamment.
00:35:55Oui, absolument, jardin d'enfants,
00:35:57une école maternelle qui a été complètement détruite
00:36:01par un fragment de missile qui est tombé,
00:36:03et donc dans cette ville que vous avez effectivement citée,
00:36:06cette ville de Richon-Letsion,
00:36:08qui a connu ce matin plusieurs localités
00:36:14où les fragments de missiles sont tombés,
00:36:16dont celle-ci, on voulait vous la montrer,
00:36:17que Fabrice Elsner, c'est ce cratère,
00:36:19c'est à peu près toujours la même chose,
00:36:21c'est toujours assez impressionnant,
00:36:22parce que vous avez ce cratère qui se forme
00:36:25ce matin à 8h30,
00:36:27et puis qui souffle ce muret,
00:36:29qui l'explose,
00:36:30et puis vous voyez,
00:36:31la terre qui est projetée,
00:36:32c'est assez caractéristique,
00:36:33à vrai dire,
00:36:34pour vous dire,
00:36:35à chaque fois qu'on essaye de trouver les lieux,
00:36:37c'est comme ça qu'on les retrouve,
00:36:38parce qu'en fait,
00:36:39la terre est complètement projetée,
00:36:41comme vous le voyez sur ce mur,
00:36:43et donc, là, heureusement,
00:36:45pas de blessés,
00:36:46pas de blessés à déplorer,
00:36:48ici, dans cette ville,
00:36:50et dans, en tout cas,
00:36:51tous les impacts qu'il y a eu,
00:36:52on en compte quatre,
00:36:53on en compte quatre pour l'instant,
00:36:54et donc, voilà,
00:36:55c'est des habitants qui se sont protégés,
00:36:58qui respectent toujours
00:36:59les règles des autorités,
00:37:02parce qu'ils étaient tous à l'abri ce matin, Julien.
00:37:04Les images impressionnantes,
00:37:06et puis cette discipline, en effet,
00:37:07que vous décrivez parfaitement,
00:37:08du peuple israélien,
00:37:09qui a tristement l'habitude
00:37:10de ces sirènes
00:37:12et de cette façon
00:37:12de se mettre à l'abri.
00:37:14Valentin,
00:37:15Israël qui prévient également aujourd'hui
00:37:16que l'intensité des frappes en Iran
00:37:18va augmenter considérablement
00:37:20dans les prochains jours,
00:37:21je cite les mots de l'armée,
00:37:23et puis, vous savez,
00:37:24on sait qu'il y a ce second front,
00:37:26de lourdes frappes sur le Liban,
00:37:27à la banlieue sud de Beyrouth,
00:37:28ces dernières heures également.
00:37:33Oui, absolument, au nord,
00:37:35c'est évidemment très quotidien,
00:37:38là, c'est vrai que Tel Aviv,
00:37:39ici, en tout cas, dans sa banlieue,
00:37:40on a eu une alerte ce matin,
00:37:42pas depuis, en tout cas,
00:37:44cet après-midi,
00:37:45mais dans le nord,
00:37:46c'est toutes les 20 minutes,
00:37:47cette nuit,
00:37:47les habitants ont vraiment fait
00:37:48une nuit blanche,
00:37:50donc toutes les 20 minutes.
00:37:51Hier, l'armée qui disait avoir
00:37:53déjà frappé 2000 bastions
00:37:54du Hezbollah au Liban,
00:37:56donc c'est vrai que les affrontements
00:37:58sont très réguliers,
00:37:59on a fait, en tout cas,
00:38:01cette frontière,
00:38:02on l'a longé,
00:38:03ce mur qui sépare
00:38:04donc Israël et le Liban
00:38:05avec Fabrice Elsner,
00:38:06à la rencontre des habitants
00:38:07qui sont évidemment très apeurés,
00:38:09parce qu'ici, c'est vrai
00:38:10qu'à Tel Aviv,
00:38:12les habitants,
00:38:12on sent qu'il y a un peu plus
00:38:13de panique parce que
00:38:14les morts augmentent,
00:38:15le bilan est toujours
00:38:16à 15 morts ici
00:38:18depuis le début
00:38:18de cette guerre,
00:38:20mais les gens paniquent
00:38:21un peu plus,
00:38:22c'est vrai qu'on les voit
00:38:22courir aux abris,
00:38:23mais c'est vrai que dans le nord,
00:38:24ceux que nous avons rencontrés
00:38:26qui habitent à 200 mètres
00:38:27de la frontière
00:38:28sont très apeurés
00:38:29et surtout,
00:38:30de cette possible
00:38:32invasion terrestre
00:38:33du Hezbollah
00:38:34sur les terres israéliennes.
00:38:35Merci beaucoup Valentin Rouillon
00:38:37avec Fabrice Elsner
00:38:38à Richon Letzion,
00:38:39donc en Israël.
00:38:41Merci pour les précisions.
00:38:42Avant d'en dire quelques mots,
00:38:43écoutez le colonel de réserve
00:38:44Olivier Rafrujic,
00:38:46porte-parole de Tsaal.
00:38:49Israël ira jusqu'au bout,
00:38:50dit-il.
00:38:52Tant que les objectifs
00:38:54ne seront pas atteints,
00:38:55cette guerre doit continuer
00:38:56et elle va continuer
00:38:58jusqu'à l'obtention
00:38:59des objectifs.
00:39:00La fin de la menace balistique,
00:39:02la fin de la menace nucléaire,
00:39:04la fin, espérons-le,
00:39:05de ce régime des Mollah
00:39:06remplacé grâce au peuple iranien
00:39:08par quelque chose d'autre,
00:39:10j'espère de démocratique
00:39:11et de libre,
00:39:12et la fin du Hezbollah
00:39:14mais qui est liée en fait
00:39:15quelque part de manière
00:39:16presque symbiotique
00:39:18à ce régime des Mollah.
00:39:20Général Sidhose,
00:39:20vous connaissez particulièrement
00:39:22bien le Liban
00:39:23pour avoir été
00:39:23l'ancien chef du bureau
00:39:24de liaison de la finule.
00:39:26Israël peut tenir longtemps
00:39:27sur ces deux fronts ?
00:39:28C'est la grande question,
00:39:30effectivement.
00:39:30Alors, on ne sait pas
00:39:31exactement les mêmes moyens
00:39:33puisque au Liban,
00:39:34ce sont des moyens terrestres.
00:39:36Il y a déjà deux divisions
00:39:36qui sont rentrées,
00:39:37je crois qu'il y en a trois
00:39:37qui sont en réserve.
00:39:39Alors, ce sont des divisions
00:39:39qui avaient déjà été employées
00:39:40à Gaza parce que,
00:39:42bon, à Gaza,
00:39:43ça doit être maintenant,
00:39:44je pense,
00:39:44un conflit de bas niveau.
00:39:46Mais effectivement,
00:39:46l'inquiétude que les Israéliens
00:39:48pourraient avoir,
00:39:48c'est que les moyens aériens,
00:39:50les moyens de renseignement,
00:39:51les moyens potentiellement
00:39:52de forces spéciales,
00:39:53sont également employés en Iran.
00:39:56Alors, ils n'ont pas
00:39:57des ressources humaines.
00:39:57C'est d'où la question,
00:39:58peuvent-ils tenir les deux fronts
00:39:59sur la longue durée ?
00:40:00Et c'est pour ça
00:40:01que les opérations
00:40:02qui sont menées,
00:40:02enfin, ce que j'en vois,
00:40:04les opérations qui sont menées
00:40:05en ce moment au sud Liban
00:40:06sont très progressives.
00:40:08Ça fait quand même déjà
00:40:09un moment qu'ils sont rentrés.
00:40:10Ils ont pris possession
00:40:12de certaines hauteurs
00:40:13qui, effectivement,
00:40:14menaçaient directement Israël,
00:40:17le nord d'Israël.
00:40:18Et les combats sont très lents.
00:40:19Il y a très peu de pertes encore.
00:40:21Alors, je sais que le Hezbollah
00:40:22a revendiqué avoir tiré
00:40:23sur des Merkava
00:40:24et avoir dit
00:40:25qu'ils en avaient détruit 5.
00:40:26Alors là, on rentre
00:40:26dans la vieille mythologie de 2006.
00:40:27Sur des ?
00:40:28Des Merkava, pardon.
00:40:29Le Merkava, excusez-moi.
00:40:30Ce sont des chars israéliens.
00:40:31C'est un char israélien.
00:40:32C'est un très gros char
00:40:33qui, déjà, a pas mal d'années,
00:40:35qui avait la réputation
00:40:35d'être quasiment indestructible,
00:40:38qui protège son équipage
00:40:39en grande priorité.
00:40:41Et pendant la guerre de 2006,
00:40:42qui est toute une guerre improvisée.
00:40:44Et à la limite,
00:40:45ce que les Israéliens font aujourd'hui,
00:40:46c'est totalement l'inverse
00:40:47de ce qu'il y a eu en 2006.
00:40:48En 2006, c'était une guerre
00:40:50de réaction à une attaque
00:40:51contre une patrouille israélienne.
00:40:52Et là, c'est une guerre
00:40:53qui est très progressive.
00:40:54Elle aurait pu commencer en 2023.
00:40:56Le Hezbollah a tiré sur Israël
00:40:58dès 2023.
00:41:00En 2024, il y a eu un cessez-le-feu.
00:41:02Et là, on est dans une troisième phase.
00:41:04Et cette troisième phase,
00:41:05tactiquement,
00:41:06prend en compte
00:41:07toutes les leçons du passé.
00:41:08C'est-à-dire une progression méthodique,
00:41:12prudente,
00:41:14avec l'objectif d'occuper...
00:41:15Enfin oui, ça se dit
00:41:16d'occuper le sud-Liban.
00:41:17En fait, la vérité,
00:41:19c'est que tant que les États-Unis
00:41:19sont derrière,
00:41:20ils peuvent continuer
00:41:21et sont soutenus.
00:41:23C'est surtout ça,
00:41:25la contingence la plus importante,
00:41:27la condition la plus importante
00:41:28pour continuer sur ces deux fronts,
00:41:30c'est l'appui américain.
00:41:31C'est l'appui américain.
00:41:32Et l'appui américain
00:41:33est globalement cohérent.
00:41:34Dans ce qu'a dit
00:41:36le colonel Rafovitz,
00:41:37en fait,
00:41:38il y a un centre de gravité,
00:41:39c'est le pouvoir à Téhéran.
00:41:41Il a présenté les autres avant,
00:41:42la menace balistique,
00:41:43nucléaire,
00:41:45le Hezbollah.
00:41:46Mais pour eux,
00:41:47si on fait tomber
00:41:48le pouvoir à Téhéran,
00:41:49tout tombe.
00:41:49Le Hezbollah tombe,
00:41:50la menace balistique
00:41:51et le programme nucléaire.
00:41:52Sauf que le pouvoir de Téhéran
00:41:53est uni.
00:41:54On en reparlera d'ailleurs
00:41:55dans quelques instants
00:41:56avec la deuxième prise de parole,
00:41:59enfin prise de parole
00:42:00par lecture et texte
00:42:01interposée
00:42:02du nouveau guide suprême.
00:42:04Je voudrais qu'on reste,
00:42:04avant de marquer la pause
00:42:05et en effet de s'intéresser
00:42:06plus précisément
00:42:07au régime iranien,
00:42:09rester encore un instant
00:42:10sur le Liban
00:42:11et peut-être que François Constantini
00:42:12pourra en dire un mot aussi.
00:42:13Il y a trois acteurs
00:42:14sur ce front concrètement.
00:42:15Vous avez l'État israélien,
00:42:17l'État hébreu,
00:42:18l'État libanais
00:42:18et le Hezbollah.
00:42:19Le président libanais
00:42:21qui a demandé des discussions
00:42:22pour faire cesser les frappes.
00:42:24Mais cette impression,
00:42:25plusieurs jours après
00:42:26ces déclarations
00:42:27du chef de l'État libanais
00:42:29et du gouvernement libanais,
00:42:30qu'ils sont seuls
00:42:31en fait à demander ça.
00:42:33Personne d'autre
00:42:34ne veut vraiment
00:42:35un arrêt des frappes
00:42:36au Liban
00:42:38parmi ces trois acteurs.
00:42:39Dans les trois acteurs,
00:42:40les Israéliens
00:42:42sont fermement résolus.
00:42:44Ils ont lancé,
00:42:45on le sait,
00:42:46depuis 1978,
00:42:47plusieurs opérations au Liban
00:42:48pour régler le problème
00:42:49de la menace.
00:42:51Ça se présente en ce moment
00:42:53plus favorablement
00:42:54que les autres conflits.
00:42:55Beaucoup mieux.
00:42:56Ah bon ?
00:42:57Oui, moi je trouve.
00:42:58Pour eux,
00:42:59d'abord parce qu'ils ont un allié,
00:43:00ils ont l'allié américain,
00:43:01tout simplement.
00:43:02Ils n'avaient pas eu d'allié
00:43:04depuis Suez en 1956.
00:43:06En plus, l'affaire de Suez
00:43:07s'était terminée
00:43:08un peu rapidement.
00:43:10Là, ils sont en coalition.
00:43:12Ça, c'est déjà
00:43:13une première étape.
00:43:13La deuxième étape,
00:43:15c'est qu'on a quand même
00:43:15la démonstration quasi définitive
00:43:18que l'État libanais
00:43:19ne peut pas reprendre
00:43:21la main sur le Hezbollah.
00:43:22Alors, le président libanais
00:43:23a interdit la branche militaire
00:43:26du Hezbollah
00:43:27depuis le 2 mars.
00:43:28Mais il y a déjà
00:43:29une petite opposition
00:43:30entre le président libanais
00:43:32et son chef d'état-major.
00:43:33Le président libanais
00:43:34voulait quasiment
00:43:34que l'armée libanaise intervienne.
00:43:36Le chef d'état-major a dit non.
00:43:38J'ai envie de dire
00:43:39très raisonnablement,
00:43:40l'armée libanaise
00:43:41n'est en aucun cas
00:43:42en mesure de s'imposer
00:43:43face au Hezbollah,
00:43:45sauf à recommencer
00:43:46la guerre civile.
00:43:47Le Hezbollah,
00:43:47des pêches qui nous est parvenus
00:43:49il y a 10 minutes,
00:43:51pardonnez-moi,
00:43:52le Hezbollah qui affirme
00:43:52combattre l'armée israélienne
00:43:54dans deux villes frontalières
00:43:55du sud libanais.
00:43:56La formation fait état
00:43:57d'affrontements directs
00:43:59avec les forces
00:43:59de l'armée ennemie israélienne
00:44:00dans la ville de Kiam
00:44:01qui ont duré 4 heures
00:44:03avec des armes légères
00:44:04et moyennes
00:44:04ainsi que des roquettes.
00:44:05C'est du combat
00:44:06au Mahom quasiment
00:44:07au sud liban.
00:44:08Le Hezbollah
00:44:09sur Israël
00:44:11est quand même
00:44:11plus autonome
00:44:12pour plusieurs raisons.
00:44:13C'est que déjà
00:44:14c'est un intérêt
00:44:15vraiment vital.
00:44:16C'est-à-dire qu'il veut
00:44:17sécuriser véritablement
00:44:18une bonne fois pour tout Israël
00:44:20notamment le nord-israël
00:44:21mais tout Israël
00:44:21puisque je rappelle
00:44:22qu'il y a également
00:44:23Haïfa qui a été frappé
00:44:24pour la première fois.
00:44:25Et Haïfa,
00:44:25c'est le terminal,
00:44:26c'est le port en eau profonde,
00:44:27c'est le terminal
00:44:28pétrolier gazé,
00:44:29c'est le poumon économique
00:44:30du pays.
00:44:31Et ensuite,
00:44:31c'est qu'Israël
00:44:32sur le plan du renseignement
00:44:33la maîtrise véritablement
00:44:34ce qui se passe au Liban.
00:44:36Mais en effet,
00:44:36la question qui se pose
00:44:38c'est que le général Sides
00:44:39disait avec raison
00:44:40que les circonstances
00:44:41sont plus propices
00:44:42en effet parce qu'il y a
00:44:43cette fois-ci
00:44:43personne à part le Hezbollah
00:44:44n'est derrière le Hezbollah.
00:44:45Tous les chrétiens sont contre,
00:44:47les sunnites sont contre.
00:44:47Contrairement à 2006
00:44:48où le Hezbollah
00:44:49avait gagné une partie
00:44:50de la population,
00:44:50là même les chiites,
00:44:52une proportion
00:44:53de plus en plus croissante
00:44:55des chiites
00:44:55s'opposent au Hezbollah.
00:44:57On en a assez.
00:44:57En disant on en a assez
00:44:58du Hezbollah
00:44:59qui nous envoie à chaque fois
00:45:00dans une guerre
00:45:00qui n'est pas la nôtre.
00:45:01Alors c'est vrai
00:45:02que l'armée libanaise
00:45:03ne peut pas
00:45:04et ne veut pas intervenir.
00:45:05Il ne faut pas oublier
00:45:05que cette armée
00:45:06a été formatée par la Syrie
00:45:08et ensuite
00:45:09est notamment pénétrée
00:45:11par les éléments
00:45:12de renseignement du Hezbollah
00:45:13et que ce n'est pas par elle
00:45:14notamment que passera
00:45:14le désormément du Hezbollah.
00:45:15On marque une pause.
00:45:16On se retrouve à 16h
00:45:17avec le journal de Noé Méhardi
00:45:18et on continue une discussion
00:45:19évidemment toujours
00:45:20autour des dernières informations
00:45:22sur ce conflit au Moyen-Orient.
00:45:23A tout de suite.
00:45:27Il est 16h
00:45:28la suite de 120 minutes infos
00:45:29au week-end
00:45:30c'est d'abord
00:45:31le journal de Noé Méhardi.
00:45:32Rebonjour Noémi.
00:45:33Bonjour Julien.
00:45:34Bonjour à tous.
00:45:35A la une de l'actualité
00:45:36ce samedi
00:45:37des frappes américaines
00:45:39et israéliennes
00:45:39ont ciblé
00:45:40le site nucléaire iranien
00:45:42de Natanz.
00:45:43Il s'agit de l'un
00:45:44des trois complexes
00:45:45d'enrichissement d'uranium
00:45:46connu en Iran.
00:45:47Ce site ultra protégé
00:45:49est l'un des sites
00:45:50les plus secrets
00:45:51et les plus sensibles
00:45:52du programme nucléaire iranien
00:45:53qui produit de l'uranium
00:45:54enrichi à 60%.
00:45:56Une attaque
00:45:57qui a été condamnée
00:45:58par Moscou.
00:45:59Israël va intensifier
00:46:01ses frappes en Iran.
00:46:02Le ministre israélien
00:46:03de la Défense
00:46:04Israël Katz
00:46:05s'est exprimé
00:46:06ce samedi
00:46:06lors d'une réunion
00:46:07d'évaluation
00:46:08de situation.
00:46:09Il a annoncé
00:46:10que l'intensité
00:46:11des frappes en Iran
00:46:12va augmenter considérablement
00:46:14dans les prochains jours
00:46:14probablement dès demain.
00:46:17Et puis l'Iran
00:46:18a tenté de frapper
00:46:18sans succès hier
00:46:20la base américano-britannique
00:46:22de Diego Garcia
00:46:23située dans l'océan Indien.
00:46:25Une information confirmée
00:46:26par une source
00:46:27officielle britannique.
00:46:28Selon cette source
00:46:29cette tentative
00:46:30infructueuse
00:46:31a eu lieu
00:46:31avant que le gouvernement
00:46:33britannique
00:46:33annonce vendredi
00:46:34qu'il autorisait
00:46:35les Etats-Unis
00:46:36à utiliser
00:46:36certaines de ses bases
00:46:38pour frapper
00:46:38des sites iraniens.
00:46:39Des sites qui permettraient
00:46:41aux Iraniens
00:46:42d'attaquer des navires
00:46:43dans le détroit d'Hormuz.
00:46:45Merci beaucoup
00:46:46Noémie Hardy
00:46:46pour l'essentiel.
00:46:47On vous retrouve
00:46:48dans une demi-heure
00:46:49pour un nouveau point
00:46:50actus.
00:46:50Karim Abrik
00:46:51toujours avec nous.
00:46:52Général Philippe Sidos
00:46:54Florian Gérard
00:46:54Mercier
00:46:55et François Constantini.
00:46:57Avant d'évoquer
00:46:58les pays du Golfe
00:46:59et nous irons sur place
00:47:00à Dubaï
00:47:01pour voir cette forme
00:47:03d'ultimatum
00:47:04prononcée par les pays du Golfe
00:47:06envers l'Iran
00:47:06et cette éventualité
00:47:07de les voir entrer
00:47:09de manière offensive
00:47:10dans ce conflit.
00:47:11C'est deux informations
00:47:12importantes de la mi-journée
00:47:13avec l'armée américaine
00:47:14d'abord
00:47:15qui a affirmé
00:47:16tout à l'heure
00:47:17avoir réduit
00:47:18la capacité de l'Iran
00:47:19pardonnez-moi
00:47:20à menacer la navigation
00:47:21dans le détroit d'Hormuz
00:47:22en bombardant cette semaine
00:47:23une installation souterraine
00:47:25abritant notamment
00:47:26des missiles de croisière.
00:47:28Je cite
00:47:29l'amiral Brad Cooper
00:47:30à la tête du commandement
00:47:31militaire américain
00:47:32nous avons non seulement
00:47:33détruit l'installation
00:47:34nous avons également
00:47:35anéanti des sites
00:47:36de renseignement
00:47:36de relais radars
00:47:37de missiles
00:47:37qui servaient à surveiller
00:47:38les mouvements de navires
00:47:40la capacité de l'Iran
00:47:41à menacer la liberté
00:47:42de navigation
00:47:42dans le détroit d'Hormuz
00:47:44et aux alentours
00:47:45est de ce fait réduite
00:47:47et nous n'arrêterons pas
00:47:48de poursuivre ces cibles.
00:47:50Va-t-on
00:47:51général
00:47:53Sidos
00:47:53vers une résolution
00:47:55de cette problématique
00:47:58qui est le détroit d'Hormuz
00:47:59hautement stratégique
00:48:00bien sûr ?
00:48:00Tant que ce n'est pas fini
00:48:01on ne peut pas parler
00:48:02néanmoins
00:48:04ce que dit
00:48:05l'amiral
00:48:05qui commande
00:48:06le central commande
00:48:07qui est le grand commandement
00:48:09du Moyen-Orient
00:48:09comme on dit
00:48:10CENCOM
00:48:10c'est à la fois
00:48:13le commandement
00:48:13et le nom
00:48:14de l'amiral
00:48:15en l'occurrence
00:48:15qui commande ça
00:48:16s'il fait une déclaration
00:48:17comme ça
00:48:18c'est pour préparer
00:48:19à mon avis
00:48:19effectivement une réouverture
00:48:21c'est très clair
00:48:21c'est-à-dire
00:48:22on a atteint un objectif
00:48:23ça fait le détroit d'Hormuz
00:48:24il y a quand même
00:48:25plusieurs jours
00:48:25qu'on en parle
00:48:27il y a une énorme
00:48:27pression internationale
00:48:28sur ce sujet-là
00:48:30et donc là
00:48:30il introduit
00:48:32une note positive
00:48:33une note positive opérationnelle
00:48:35il introduit
00:48:36un résultat opérationnel
00:48:37ce serait une vraie respiration
00:48:38dans cette quatrième
00:48:38semaine de guerre
00:48:39exactement
00:48:39donc maintenant
00:48:42ça reste à démontrer
00:48:42et ça reste à démontrer
00:48:43comment ?
00:48:43en faisant passer des navires
00:48:44bien évidemment
00:48:46et on peut le penser
00:48:46les premiers navires à passer
00:48:48ça pourrait être
00:48:48quand même
00:48:49des navires américains
00:48:49des navires militaires
00:48:50parce que
00:48:51c'est toujours bien de tester
00:48:53on ne va pas redemander
00:48:54à des tankers
00:48:56dont l'assurance
00:48:57coûte une fortune
00:48:58de jouer la chèvre
00:49:00c'est un petit peu délicat
00:49:01donc ça c'est une chose
00:49:03et ça pourrait correspondre
00:49:04également à ce qu'a dit
00:49:04à ce qu'a dit le président américain
00:49:06en disant
00:49:07je vais réduire les moyens
00:49:08donc vous voyez
00:49:09la communication
00:49:11peut apparaître
00:49:12également très cohérente
00:49:13Donald Trump
00:49:14qui a obtenu d'ailleurs
00:49:14l'aide de certains
00:49:15de ses alliés
00:49:16puisqu'on apprend
00:49:17dans le même temps
00:49:17qu'une vingtaine de pays
00:49:18dont les Émirats
00:49:19le Royaume-Uni
00:49:20la France
00:49:20le Canada
00:49:21le Japon
00:49:21se disent prêts
00:49:22à contribuer
00:49:23aux efforts nécessaires
00:49:24à la réouverture
00:49:25du détroit d'Hormuz
00:49:26dans les faits
00:49:27qu'est-ce que ça veut dire
00:49:28comment la France
00:49:29et nous pensons bien sûr
00:49:30à notre pays
00:49:31comment la France
00:49:32peut-elle sécuriser
00:49:33ce détroit
00:49:34sous quelle forme
00:49:35alors dans l'immédiat
00:49:36il faut que la mission
00:49:37soit donnée
00:49:38alors ça c'est facile
00:49:39vous savez c'est l'échappatoire
00:49:39est-ce qu'on reste
00:49:40dans une mission défensive
00:49:42elle serait
00:49:42oui alors toute mission défensive
00:49:43a des moyens offensifs
00:49:44non plus ça ne faut pas
00:49:45bon
00:49:46ça ne va pas dire grand chose
00:49:47en fait
00:49:47ce sont des mots
00:49:47de la communication
00:49:48c'est des mots
00:49:49pour rassurer le public
00:49:50des mots de la diplomatie aussi
00:49:51voilà
00:49:51et rassurer pour dire
00:49:53on ne fait pas partie
00:49:54de la coalition offensive
00:49:55la coalition offensive
00:49:56c'est très clair
00:49:57ce sont les Israéliens
00:49:57les Américains
00:49:58après il peut y avoir
00:49:59la coalition défensive
00:50:00nous on y est déjà
00:50:01avec les accords de défense
00:50:03qu'on a aux Émirats Arabes Unis
00:50:05nos Rafales interviennent
00:50:06la consommation
00:50:07de missiles
00:50:08Mika
00:50:09anti-aériens
00:50:10qui servent à détruire
00:50:11les drones iraniens
00:50:14était plus qu'exponentielle
00:50:16enfin
00:50:16on a consommé
00:50:17nos pilotes volent
00:50:18nos pilotes agissent
00:50:20et défendent
00:50:21et défendent
00:50:22les Émirats Arabes Unis
00:50:23contre les
00:50:24attaques iraniennes
00:50:25l'autre information notable
00:50:26de la première partie
00:50:28de journée
00:50:28François Constantini
00:50:29les Etats-Unis
00:50:30et Israël
00:50:31qui ont frappé
00:50:31le site nucléaire
00:50:32de Natanz
00:50:34information rapportée
00:50:35par les médias iraniens
00:50:36parce que Tzahal
00:50:37n'a pas confirmé
00:50:37cette information
00:50:39site nucléaire
00:50:40qui est au sud
00:50:40de Téhéran
00:50:41l'organisation iranienne
00:50:42de l'énergie atomique
00:50:43a dénoncé
00:50:43des attaques criminelles
00:50:44mais précise
00:50:45qu'aucune fuite
00:50:46de matière radioactive
00:50:47n'a été signalée
00:50:48ce site de Natanz
00:50:50considéré comme un site
00:50:51d'enrichissement
00:50:52d'uranium
00:50:53il fait partie
00:50:54des buts de guerre
00:50:55notamment américains
00:50:56quelle menace
00:50:57il représentait aujourd'hui
00:50:58parce qu'on savait
00:50:59qu'il avait été frappé
00:51:00pendant la guerre
00:51:01des 12 jours
00:51:02on pensait
00:51:02ses capacités nucléaires
00:51:03anéanties
00:51:04mais pas du tout
00:51:05alors comme vous dites
00:51:05l'information doit être
00:51:06confirmée par les américains
00:51:07et les israéliens
00:51:08ce serait à mon avis
00:51:09mais quel intérêt
00:51:10l'Iran aurait à dévoiler
00:51:12une fausse information
00:51:13sur cette frappe
00:51:13là-dessus
00:51:14c'est que s'il y a
00:51:15une frappe en effet
00:51:16c'est qu'on sait quand même
00:51:17que l'Iran a avancé
00:51:18son programme d'enrichissement
00:51:19c'est pas l'accord
00:51:20de 2016
00:51:21qui l'en a empêché
00:51:23alors les estimations
00:51:24vont en tout cas
00:51:25au-delà de 50-60%
00:51:27d'uranium
00:51:28il faut rappeler
00:51:28que le civil
00:51:29commence à 3,67%
00:51:31et le militaire
00:51:32est atteint
00:51:33le seul militaire
00:51:33est atteint
00:51:34à 90%
00:51:34il est certain
00:51:36que là-dessus
00:51:36la pression est mise
00:51:38sur l'Iran
00:51:38tant par les israéliens
00:51:39que pour les américains
00:51:40là il y avait
00:51:41un consensus
00:51:43des buts
00:51:43bon pourquoi l'Iran
00:51:44en parle ?
00:51:45parce que vous avez vu
00:51:45que c'est l'organisation
00:51:46iranienne de sûreté nucléaire
00:51:47et que là
00:51:48l'Iran essaye
00:51:49de se raccrocher
00:51:50à des textes internationaux
00:51:51vous savez qu'il y a
00:51:52une prohibition
00:51:52convention de Genève
00:51:53il me semble
00:51:54qui prohibit
00:51:54notamment les attaques
00:51:55sur les centrales nucléaires
00:51:57on a vu qu'en Ukraine
00:51:57c'était une question
00:51:58extrêmement sensible
00:51:59donc l'Iran
00:52:01essaye
00:52:01comme toujours
00:52:02d'essayer
00:52:02de se raccrocher
00:52:04de faire un tour
00:52:04de passe-passe
00:52:05et de se raccrocher
00:52:06à un pseudo-droit
00:52:07international
00:52:07c'est intéressant
00:52:09ce site nucléaire
00:52:10et cette incertitude
00:52:12autour des installations
00:52:14qu'elles soient nucléaires
00:52:15qu'elles soient militaires
00:52:16autour des missiles balistiques
00:52:18en fait
00:52:18François Constantini
00:52:19on sait que le régime
00:52:20est très organisé
00:52:22notamment en souterrain
00:52:24avec les tunnels
00:52:25dans lesquels
00:52:26il y a notamment
00:52:27ces missiles
00:52:28qui sont stockés
00:52:29pourquoi pas
00:52:29des sites souterrains
00:52:31qui sont creusés
00:52:31depuis une trentaine d'années
00:52:33c'est quasiment
00:52:35un Iran souterrain
00:52:36qui existe
00:52:37également
00:52:38et c'est en cela
00:52:39que même en termes
00:52:40de renseignement
00:52:41que vous soyez
00:52:42la CIA
00:52:43ou le Mossad
00:52:44qui sont peut-être
00:52:45les deux services
00:52:46de renseignement
00:52:47les plus performants
00:52:47au monde
00:52:48il y a forcément
00:52:49des trous d'air
00:52:49parce qu'on ne connaît pas
00:52:50le réseau souterrain
00:52:52iranien
00:52:53dans sa totalité
00:52:54par nature
00:52:54tout est souterrain
00:52:55dans le nucléaire
00:52:56les recherches
00:52:57les essais
00:52:57et même aujourd'hui
00:52:59on a prétenduement
00:53:00prohibé les essais nucléaires
00:53:02on les miniaturise
00:53:03et on les fait
00:53:03de façon souterraine
00:53:05même la France
00:53:06quand elle faisait
00:53:06des essais
00:53:07dans le Pacifique
00:53:08c'était des essais
00:53:10souterrains
00:53:11donc là on sait
00:53:11il est probable
00:53:12qu'on ait en fait
00:53:13des sites enterrés
00:53:14souvenons-nous
00:53:14les Américains
00:53:15avaient commencé à frapper
00:53:16les sites nucléaires
00:53:17ça avait duré
00:53:18deux jours
00:53:18trois jours
00:53:19parce qu'ils avaient vu
00:53:20qu'au-delà
00:53:21il fallait faire une recherche
00:53:22faire interdire
00:53:23les services
00:53:23de renseignement
00:53:24d'où le fait
00:53:24que notamment
00:53:25même la maîtrise
00:53:26du ciel aérien
00:53:27même la maîtrise
00:53:29de l'air
00:53:29même la supériorité
00:53:31en termes de frappe
00:53:32écrasante
00:53:33n'est peut-être pas
00:53:34suffisante là-dessus
00:53:35je voudrais qu'on avance
00:53:36dans nos développements
00:53:38et qu'on se déplace
00:53:40un petit peu
00:53:41vers les pays du Golfe
00:53:42parce que de nouvelles
00:53:43attaques de drones
00:53:43et de missiles également
00:53:44ont eu lieu
00:53:45sur l'Arabie saoudite
00:53:46sur le Koweït
00:53:47le régime qui cible
00:53:48des infrastructures
00:53:49essentielles
00:53:50pour ces pays
00:53:51depuis le début de la guerre
00:53:52les infrastructures
00:53:54pétrolières et gazières
00:53:54du Golfe
00:53:55sont prises pour cible
00:53:56ces derniers jours
00:53:56de nombreuses frappes
00:53:57ont fait des dégâts
00:53:58considérables
00:53:59avant d'aller sur place
00:54:00retrouver nos envoyés spéciales
00:54:01Pauline Trevzer
00:54:03et Stéphanie Rouquier
00:54:03je voudrais qu'on regarde
00:54:04ce sujet
00:54:05cet état des lieux
00:54:06de Julia Ferrand
00:54:34les pays du Golfe
00:54:37en mer
00:54:37en plein cœur
00:54:38du Golfe Persique
00:54:39ce gisement
00:54:40est exploité
00:54:41dans sa partie nord
00:54:42par l'Iran
00:54:42et dans sa partie sud
00:54:43par le Qatar
00:54:44sous le nom
00:54:45de North Dom
00:54:46South Park
00:54:46qui fournit 70%
00:54:48du gaz naturel
00:54:49consommé en Iran
00:54:50en Arabie saoudite
00:54:51un drone
00:54:52s'est abattu jeudi
00:54:53sur la raffinerie
00:54:54de Samref
00:54:54située dans la zone
00:54:56industrielle de Yambou
00:54:57sur les rives
00:54:58de la mer Rouge
00:54:59le pays
00:55:00abrite également
00:55:01l'une des plus grandes
00:55:02raffineries du Moyen-Orient
00:55:03Rastanoura
00:55:04située dans la péninsule
00:55:06saoudienne
00:55:06avec une capacité
00:55:07de 550 000 barils
00:55:09par jour
00:55:09au début du conflit
00:55:11une attaque
00:55:12de drones iraniens
00:55:13la contrainte
00:55:13à un arrêt partiel
00:55:14enfin
00:55:15dans le Golfe Persique
00:55:16se situe
00:55:17la quatrième
00:55:18plus grande raffinerie
00:55:19au monde
00:55:19celle de Ruaïs
00:55:20à Abu Dhabi
00:55:21ainsi que l'île de Karg
00:55:23site pétrolier
00:55:24crucial de l'Iran
00:55:25d'où proviennent
00:55:2690%
00:55:27des exportations
00:55:28de son pétrole brut
00:55:29visée samedi
00:55:30par des frappes américaines
00:55:31Donald Trump
00:55:32a menacé
00:55:33de détruire
00:55:33les infrastructures
00:55:34de l'île
00:55:35Bonjour Pauline
00:55:36Pauline Trevzer
00:55:37depuis Dubaï
00:55:38avec Stéphanie Rouquier
00:55:39pour les équipes
00:55:41CNews sur place
00:55:42les monarchies du Golfe
00:55:43qui pourraient
00:55:44commencer à perdre
00:55:45patience
00:55:46sous le feu
00:55:47des frappes iraniennes
00:55:49et cette idée
00:55:50que les états du Golfe
00:55:51pourraient pourquoi pas
00:55:52prochainement entrer en guerre
00:55:53ce qui ferait entrer
00:55:54bien sûr ce conflit
00:55:55dans encore une autre dimension
00:55:56Pauline
00:56:00Oui on voit bien ici
00:56:01que la politique
00:56:02de retenue
00:56:03des pays du Golfe
00:56:04est de moins en moins
00:56:05tenable
00:56:06cette semaine
00:56:06le ministre des affaires
00:56:07étrangères saoudien
00:56:08a affirmé
00:56:09la patience
00:56:09dont nous avons fait preuve
00:56:11n'est pas illimitée
00:56:12ce sont les mots
00:56:13du ministre
00:56:14il faut bien comprendre
00:56:15qu'une possible riposte
00:56:16est de plus en plus plausible
00:56:18Riyad avait également
00:56:20affirmé que l'Arabie saoudite
00:56:21s'accordait le droit
00:56:22de riposter militairement
00:56:24vers l'Iran
00:56:24et on sait
00:56:25par ailleurs
00:56:26que les pays du Golfe
00:56:27se rapprochent
00:56:27de plus en plus
00:56:28des Etats-Unis
00:56:29les Etats-Unis
00:56:30qui viennent d'ailleurs
00:56:31d'obtenir l'accès
00:56:32à la base aérienne
00:56:33du roi Fahad
00:56:34à Taïf
00:56:34en Arabie saoudite
00:56:36une nouvelle position
00:56:37stratégique
00:56:38à l'ouest du pays
00:56:39moins exposée
00:56:40aux frappes iraniennes
00:56:41c'est un signal
00:56:43important
00:56:44Julien
00:56:44car on voit bien
00:56:45que ces pays du Golfe
00:56:46ont besoin
00:56:47des Etats-Unis
00:56:47pour se défendre
00:56:49et pour une éventuelle riposte
00:56:51le soutien
00:56:52des Américains
00:56:53serait aussi crucel
00:56:55Merci beaucoup
00:56:56Pauline Trevzer
00:56:57avec Stéphanie Rouquier
00:56:57à Dubaï
00:56:59aux Émirats
00:57:00François Constantini
00:57:02les mois d'archi du Golfe
00:57:04vont pouvoir rester
00:57:05dans la retenue
00:57:06encore longtemps ?
00:57:07Vous savez qu'en théorie
00:57:07elles sont liées
00:57:08par un pacte
00:57:09entre elles
00:57:09depuis 1981
00:57:10existe le conseil
00:57:11de coopération du Golfe
00:57:12qui est non seulement
00:57:13un accord économique
00:57:14mais une coopération
00:57:16politique et militaire
00:57:18on sait très bien
00:57:18que l'Iran
00:57:19sait que ces pays
00:57:20ne sont pas des pays
00:57:20belliqueux par nature
00:57:21ils n'ont pas été formés
00:57:23par la guerre
00:57:24par la défense
00:57:24mais uniquement
00:57:25par la rente pétrolière
00:57:27et pour des raisons
00:57:28économiques
00:57:29C'est le petit paradis
00:57:30de la région
00:57:30Voilà
00:57:31mais il va falloir
00:57:32qu'un jour ou l'autre
00:57:32ces pays se disent
00:57:33que l'histoire est tragique
00:57:35malheureusement
00:57:36vous savez
00:57:37comme disait Saint-Exupéry
00:57:39c'est l'ennemi
00:57:39qui te définit
00:57:40et qui te dit
00:57:40finalement ce que tu dois faire
00:57:42et bien il faudra
00:57:43qu'un jour ou l'autre
00:57:45ces pays comprennent
00:57:46que l'Iran
00:57:46est un danger pour eux
00:57:48Ce jour n'a jamais été
00:57:49aussi proche
00:57:50Voilà le danger
00:57:51y compris le Qatar
00:57:52qui était quand même
00:57:52le pays le moins éloigné
00:57:53parce qu'il y a des connivences
00:57:55notamment en raison
00:57:56de la mouvance
00:57:58frère musulman
00:57:59qui a une certaine
00:58:00prégnance sur le Qatar
00:58:01et qui est proche
00:58:03de l'Iran
00:58:04mais ces pays
00:58:05un jour ou l'autre
00:58:05il y a des accords de défense
00:58:07il va bien falloir qu'ils jouent
00:58:08il va bien falloir
00:58:08que ces pays
00:58:09un jour l'autre
00:58:10se protègent
00:58:10parce qu'ils sont
00:58:23des fameuses usines
00:58:23de dessalement
00:58:24qui sont vitales
00:58:26pour des millions
00:58:26et des millions
00:58:27de populations
00:58:28qui en quelques mois
00:58:29peuvent assécher
00:58:30totalement les robinets
00:58:31d'eau potable
00:58:32des populations
00:58:32et en effet
00:58:33là on parle de question
00:58:34de vie ou de mort
00:58:35tout simplement
00:58:36pour ce pays
00:58:37Florian Gérard Mercier
00:58:39François Constantini
00:58:40qui parlait de l'exemple
00:58:40du Qatar il y a un instant
00:58:41je notais tout à l'heure
00:58:43que 17%
00:58:44aujourd'hui
00:58:4417%
00:58:45nous sommes à 17%
00:58:47des capacités
00:58:48des exportations de gaz
00:58:49du Qatar
00:58:50qui ont été détruites
00:58:52il va falloir des années
00:58:53pour reconstruire
00:58:54ces installations
00:58:55l'impact est réel
00:58:57et coûteux
00:58:58et va devenir
00:58:59pourquoi pas
00:58:59vital également
00:59:00dans ces pays
00:59:01la réponse est attendue
00:59:02oui tout à fait
00:59:04parce que évidemment
00:59:04ces pays du Golfe
00:59:07qui ont pour la plupart
00:59:08des niveaux de vie
00:59:09parmi les plus hauts
00:59:10du monde aujourd'hui
00:59:11c'est effectivement
00:59:12grâce aux exportations
00:59:13de pétrole et de gaz
00:59:15et donc pour elles
00:59:17et pour leur population
00:59:17c'est un enjeu
00:59:19absolument vital
00:59:20mais il faut rappeler
00:59:21que ça vient quand même
00:59:22de plus loin tout ça
00:59:23parce que l'Arabie Saoudite
00:59:24a quand même été en guerre
00:59:26avec les milices houtistes
00:59:28soutenues par l'Iran
00:59:29au Yémen
00:59:31pendant des années
00:59:33d'ailleurs c'était
00:59:34une campagne très longue
00:59:35très compliquée
00:59:35qui s'est soldée
00:59:36pas vraiment
00:59:37par une quelconque victoire
00:59:39et donc la rivalité
00:59:40entre Arabie Saoudite
00:59:42et Iran
00:59:43sur une forme de leadership
00:59:44sur l'ensemble
00:59:45de la région
00:59:46ne date pas du tout
00:59:47d'hier
00:59:48il y avait eu
00:59:49des rapprochements
00:59:51sous d'ailleurs
00:59:52l'égide de la Chine
00:59:54il y a quelque temps
00:59:56bon là aujourd'hui
00:59:57clairement
00:59:57il y a un réalignement
00:59:59qui va sûrement se faire
01:00:01de manière très claire
01:00:02tout simplement
01:00:03sous la pluie de bombes
01:00:05puisque je veux dire
01:00:06l'Iran a fait le choix
01:00:07aussi de répliquer
01:00:08en attaquant
01:00:09les alliés américains
01:00:10en prenant
01:00:11quelque part
01:00:12les pays du Golfe
01:00:12comme des cobelligérants
01:00:13et donc voilà
01:00:15c'est sûr qu'il va y avoir
01:00:16un réégnement
01:00:16c'est certain
01:00:17général un mot
01:00:18un instant là-dessus
01:00:20les déflagrations
01:00:21de cette guerre
01:00:23dans la région
01:00:24pourraient rapidement
01:00:25devenir absolument
01:00:26incontrôlables
01:00:27c'est ce que cherchait
01:00:28à faire l'Iran
01:00:29je pense
01:00:30tout simplement
01:00:30alors est-ce qu'ils ont
01:00:32au niveau stratégique
01:00:33imaginé
01:00:35reprendre un peu
01:00:36ce que Ben Laden
01:00:36avait imaginé
01:00:37ce que reprochait
01:00:37Ben Laden
01:00:38et l'Arabie Saoudite
01:00:39c'est-à-dire
01:00:39les implantations
01:00:40de bases américaines
01:00:42sur leur territoire
01:00:43les Iraniens
01:00:44en ont parlé au début
01:00:44mais en fait là
01:00:45il n'y a aucune réaction
01:00:48en faveur de l'Iran
01:00:49et contre les Etats-Unis
01:00:50en fait
01:00:50le déclaratoire politique
01:00:52est quand même important
01:00:52et là les Saoudiens
01:00:54ont franchi
01:00:55une nouvelle étape
01:00:57avec ces déclarations
01:00:58ah d'ailleurs pardon
01:00:58parce que je n'ai pas
01:00:59fait entendre
01:01:00à nos téléspectateurs
01:01:00le ministre des Affaires étrangères
01:01:01de l'Arabie Saoudite
01:01:04écoutons-le un instant
01:01:04et vous reprenez tout de suite
01:01:05pardonnez-moi
01:01:08le royaume
01:01:11ne cédera pas
01:01:12à la pression
01:01:13et au contraire
01:01:14cette pression
01:01:15se retournera
01:01:16contre eux
01:01:18elle se retournera
01:01:19politiquement
01:01:21moralement
01:01:22et bien sûr
01:01:23comme nous l'avons
01:01:24clairement affirmé
01:01:25nous réservons
01:01:26le droit
01:01:27de prendre
01:01:27des mesures militaires
01:01:28si cela est jugé
01:01:30nécessaire
01:01:35mon général
01:01:36poursuivre
01:01:37oui effectivement
01:01:39l'entrée
01:01:40en diplomatie
01:01:42je n'allais pas dire
01:01:42l'entrée en guerre
01:01:43de l'Arabie Saoudite
01:01:43l'entrée en diplomatie
01:01:45de force
01:01:46disons
01:01:46présente
01:01:47des Saoudiens
01:01:49est quand même
01:01:49assez importante
01:01:50c'est quand même
01:01:50le gardien des Luiossins
01:01:52c'est quand même
01:01:52ça tout le monde le sait
01:01:53c'est quand même
01:01:54un acteur majeur
01:01:55très proche des Etats-Unis
01:01:56on le sait
01:01:56il n'y a aucun doute
01:01:57il n'y a pas eu
01:01:58de clivage
01:01:59si les Iraniens
01:02:00espéraient effectivement
01:02:01couper les Saoudiens
01:02:03des Etats-Unis
01:02:03ce n'est pas fait
01:02:05et il n'y a aucun
01:02:07élément qui permette
01:02:08effectivement
01:02:08comme on le voit
01:02:09d'aller dans ce sens là
01:02:10donc là
01:02:11du côté iranien
01:02:12il y aurait un échec
01:02:13d'une première stratégie
01:02:15quelle va être
01:02:16la deuxième stratégie
01:02:17c'est ça aussi
01:02:18la deuxième question
01:02:19qu'on peut se poser
01:02:20puisque bon
01:02:20bien sûr
01:02:21ils ont porté
01:02:22des coûts très sévères
01:02:23à l'industrie pétrolière
01:02:24donc le monde
01:02:25commence effectivement
01:02:26à s'inquiéter
01:02:27il y a certains rapports
01:02:28économistes
01:02:29qui sont
01:02:31catastrophiques
01:02:31sur la suite
01:02:32des événements
01:02:33et qui engagent
01:02:34tous les pays occidentaux
01:02:35et orientaux
01:02:35avec la Chine
01:02:36et le Japon
01:02:37mais
01:02:38ce double objectif
01:02:39n'est pas atteint
01:02:40par les Iraniens
01:02:41puisque
01:02:42donc il y a cette déclaration
01:02:43cette première déclaration
01:02:44des pays européens
01:02:45ou d'un certain nombre
01:02:45d'autres pays
01:02:46pour dire
01:02:46on va agir
01:02:47on va agir
01:02:48l'étape est franchie
01:02:49on n'en est plus à dire
01:02:50et qu'est-ce qu'on va faire
01:02:51après on va voir
01:02:52comment ça se formule
01:02:53pour ne pas prendre
01:02:54trop de risques
01:02:55un autre axe
01:02:55de lecture
01:02:56de compréhension
01:02:57de ce conflit
01:02:58que je voulais évoquer
01:02:59avec vous
01:02:59avant de marquer
01:03:00une pause
01:03:01et ces images
01:03:02tiens de l'agence iranienne
01:03:03Isna
01:03:04qui a diffusé
01:03:04les images du passage
01:03:06à l'an 1405
01:03:07vous savez que c'est aujourd'hui
01:03:08le nouvel an perse
01:03:10dans le calendrier persan
01:03:11donc nous sommes
01:03:12à l'an 1405
01:03:13cette vidéo
01:03:15François Constantini
01:03:15peut-être juste un mot
01:03:16cette vidéo
01:03:17qui est tournée
01:03:18dans le nord du pays
01:03:19en présence
01:03:20de nombreux fidèles
01:03:22elle nous dit
01:03:22quelque chose
01:03:23de particulier
01:03:24ces images
01:03:25de propagande
01:03:26images d'état
01:03:27de médias iraniens
01:03:28évidemment
01:03:29je le précise
01:03:30à nos téléspectateurs
01:03:31ça me fait penser
01:03:31à un parallèle
01:03:32avec l'histoire
01:03:32c'est Staline
01:03:33à la patrie du communiste
01:03:34qui était allé ouvrir
01:03:35les monastères
01:03:35et sortir les prêtres
01:03:37pour dire que c'était
01:03:38la grande guerre
01:03:39patriotique russe
01:03:40là l'Iran
01:03:41essaie de faire le coup
01:03:42d'une guerre perse
01:03:43eux qui quand même
01:03:44ont cherché quand même
01:03:45à annuler tout ce qui était
01:03:46pré-islamique
01:03:47à essayer quand même
01:03:48de réduire
01:03:49de réduire quand même
01:03:50l'identité perse
01:03:51in mener
01:03:52vous savez que
01:03:52le chat d'Iran
01:03:53on parle toujours
01:03:54des grandes fêtes
01:03:55de 2161
01:03:56de 2160
01:03:57de Persépolis
01:03:58là en effet
01:03:59l'Iran
01:03:59essaie de redéployer
01:04:00sa stratégie
01:04:01sa propagande
01:04:02vers en effet
01:04:03une espèce de guerre nationale
01:04:04qui serait non pas
01:04:05une guerre menée
01:04:05contre le régime
01:04:06mais contre l'Iran
01:04:07ce qu'il a
01:04:08et contre ses racines
01:04:09les plus profondes
01:04:10les plus anciennes
01:04:11c'est une tactique
01:04:13qu'on a déjà vue
01:04:13par l'histoire
01:04:14c'est important quand même
01:04:16parce qu'effectivement
01:04:17comme le régime
01:04:18là ce sont à l'image
01:04:19des fidèles du régime
01:04:20et Karima
01:04:21je vous rends tout de suite
01:04:21la parole
01:04:22c'est vrai que la question
01:04:22qu'on s'était posée
01:04:23à l'aune de cette journée
01:04:25extrêmement importante
01:04:26dans la civilisation perse
01:04:27c'est une journée
01:04:29où traditionnellement
01:04:30les gens allaient dans la rue
01:04:31et on s'est demandé
01:04:32ces dernières heures
01:04:33est-ce que c'est pas
01:04:34un jour clé
01:04:35où le peuple
01:04:36iranien anti-régime
01:04:37va descendre dans la rue
01:04:38et quelque chose
01:04:39pourrait se passer
01:04:39en l'occurrence
01:04:40à part ces images
01:04:41de propagande
01:04:42a priori
01:04:43pas de retour
01:04:43d'un mouvement
01:04:44de population quelconque
01:04:45en ce jour
01:04:45particulièrement important
01:04:47pardon
01:04:47oui mais c'est intéressant
01:04:48et c'est important
01:04:49ce que vous dites
01:04:50parce que c'est justement ça
01:04:51comme le régime
01:04:52donc joue sa survie aussi
01:04:54c'est dans ces images
01:04:55de communication
01:04:56de montrer que voyez-vous
01:04:57malgré tout ce qu'on voit
01:05:01ces attaques
01:05:01ces frappes
01:05:02les atteintes même
01:05:04à des lieux stratégiques
01:05:05en Iran
01:05:06et bien nous sommes toujours là
01:05:07et c'est aussi la crainte
01:05:09c'est l'idée de créer
01:05:11ce sentiment justement
01:05:12nationaliste
01:05:13le côté très fort
01:05:14de cette civilisation
01:05:15qui est forte
01:05:16et de dire
01:05:16bien vous voyez
01:05:17l'ennemi au fond
01:05:18c'est quoi
01:05:18nous sommes assaillis
01:05:20par l'impérialisme américain
01:05:22par les Israéliens
01:05:24et nous sommes encore là
01:05:25donc c'est vraiment
01:05:26cette étape
01:05:27pour éviter justement
01:05:28de se dire
01:05:29qu'il pourrait y avoir
01:05:30des milliers
01:05:31voire des millions
01:05:32de personnes
01:05:33qui pourraient aller
01:05:33dans les rues
01:05:34pour ce changement
01:05:35de régime
01:05:36parce que c'est ça
01:05:37qui n'est pas encore observé
01:05:38malheureusement
01:05:39pour le peuple iranien
01:05:40traditionnellement
01:05:41en ce jour de nouvel an
01:05:42le guide suprême
01:05:44s'exprime
01:05:44et il l'a fait
01:05:45sauf qu'on a ni le son
01:05:47ni l'image
01:05:47la voix n'est pas la sienne
01:05:48et le texte est écrit
01:05:50écoutez
01:05:52en ce moment
01:05:54en raison de l'unité particulière
01:05:56qui s'est créée
01:05:57entre vous
01:05:57nos compatriotes
01:05:58malgré toutes vos différences
01:05:59d'origine religieuse
01:06:01intellectuelle
01:06:01culturelle et politique
01:06:02l'ennemi a été vaincu
01:06:09on est à l'antenne
01:06:09Florian Gérard
01:06:10merci
01:06:10un mot
01:06:11on ne peut pas
01:06:12s'empêcher
01:06:12de penser
01:06:14que
01:06:15Moshtaba
01:06:15Khamenei
01:06:16n'est pas en mesure
01:06:17de gouverner
01:06:18et on n'est pas
01:06:19on ne peut
01:06:20se poser qu'une question
01:06:21qui dirige
01:06:22l'Iran
01:06:22aujourd'hui
01:06:24alors
01:06:25c'est
01:06:26oui
01:06:26est-ce qu'il est capable
01:06:27de gouverner
01:06:28en tant que
01:06:29chef suprême
01:06:30et de
01:06:31un peu
01:06:31tout contrôler
01:06:32probablement pas
01:06:33mais justement
01:06:34on voit bien
01:06:35le fait qu'il y a
01:06:36des missiles
01:06:37qui continuent
01:06:37de partir
01:06:37tous les jours
01:06:39le fait que
01:06:39les milices
01:06:41civiles
01:06:42qui sont
01:06:43l'appareil
01:06:44de répression
01:06:44sur le terrain
01:06:45sont toujours
01:06:47visiblement
01:06:47tout aussi
01:06:48efficaces
01:06:49c'est un modèle
01:06:49décentralisé
01:06:50et c'est ça
01:06:51toute la difficulté
01:06:53pour le peuple iranien
01:06:55qui voudrait
01:06:56se libérer
01:06:57en fait
01:06:57ce n'est pas par
01:06:57des protestations
01:06:58qu'il va pouvoir
01:07:00y avoir un changement
01:07:00de régime
01:07:01il faudrait
01:07:01qu'il y ait
01:07:02un certain nombre
01:07:02de conditions
01:07:03cumulatives
01:07:04on l'a publié
01:07:05dans une étude
01:07:05au millénaire
01:07:06ce serait
01:07:07premièrement
01:07:07que l'appareil
01:07:08sécuritaire
01:07:08soit paralysé
01:07:09alors les frappes
01:07:09américaines
01:07:10et israéliennes
01:07:11vont un peu
01:07:11dans ce sens là
01:07:12mais malgré tout
01:07:13sur le terrain
01:07:14dans les quartiers
01:07:15ceux qui contrôlent
01:07:16les immeubles
01:07:17sont toujours là
01:07:18le deuxième point
01:07:19c'est qu'il faudrait
01:07:19une scission
01:07:20dans l'élite
01:07:21on ne la voit pas
01:07:21pour l'instant
01:07:22non plus
01:07:22et il faudrait
01:07:23enfin un renversement
01:07:25du monopole
01:07:27de la violence
01:07:28c'est à dire que
01:07:28les iraniens s'arment
01:07:29et pour l'instant
01:07:29on en est aussi
01:07:30très loin
01:07:30justement
01:07:31on va faire ce point
01:07:32dans un instant
01:07:33restez avec nous
01:07:33parce qu'on va faire
01:07:34le décompte
01:07:35vraiment prendre
01:07:36la mesure
01:07:37du niveau
01:07:38à quel point
01:07:39l'appareil dirigeant
01:07:40de la république islamique
01:07:41a été mis à mal
01:07:43et puis aussi
01:07:44restez bien avec nous
01:07:44parce qu'on va faire
01:07:45un point sur un sujet
01:07:46qui nous touche
01:07:47qui vous touche
01:07:47encore plus directement
01:07:49avec cette guerre
01:07:51qui ferra
01:07:51jeter bien sûr
01:07:52la flambée
01:07:52des prix de l'énergie
01:07:53on fera un point
01:07:54là dessus également
01:07:54restez bien avec nous
01:07:55on revient tout de suite
01:07:59120 minutes
01:08:00infos week-end
01:08:00la dernière partie
01:08:01merci d'en rejoindre
01:08:02en direct sur CNews
01:08:0316h30
01:08:04pile moins 8 secondes
01:08:05le temps de saluer
01:08:06Noémie Hardy
01:08:08pardonnez-moi
01:08:09chère Noémie
01:08:09pour l'essentiel de l'actualité
01:08:11bonjour Julien
01:08:12bonjour à tous
01:08:13à la une de l'actualité
01:08:14une école a été visée
01:08:15en Israël
01:08:16des images montrent
01:08:17les dégâts causés
01:08:18par une frappe de missile
01:08:20qui a endommagé
01:08:21une école maternelle
01:08:22elle est située
01:08:23au sud de Tel Aviv
01:08:24l'établissement était fermé
01:08:26au moment des faits
01:08:27aucune victime
01:08:28n'a été signalée
01:08:29par la police israélienne
01:08:31Tsaal affirme
01:08:32que les missiles
01:08:32provenaient d'Iran
01:08:34et les gardiens
01:08:35de la révolution
01:08:36affirment avoir ciblé
01:08:37un avion F-16 israélien
01:08:39ils ont déclaré
01:08:40sur leur site
01:08:41un avion de chasse
01:08:42F-16 ennemi
01:08:43appartenant au régime
01:08:45sioniste
01:08:45a été touché
01:08:46à 3h45
01:08:47dans le centre de l'Iran
01:08:48l'armée israélienne
01:08:50avait pour sa part
01:08:51indiqué plutôt
01:08:52qu'un missile Sol-R
01:08:53avait été tiré
01:08:55contre un appareil
01:08:56israélien
01:08:57et puis les réquisitions
01:08:58sont connues
01:08:59dans l'affaire
01:08:59de Justine Vérac
01:09:01la réclusion criminelle
01:09:02a perpétuité
01:09:03et une peine de sûreté
01:09:04de 22 ans
01:09:05c'est ce qui a été requis
01:09:06samedi à Tulle
01:09:07contre Lucas Larivé
01:09:09le jeune homme
01:09:10de 24 ans
01:09:11était jugé
01:09:12pour le viol
01:09:12et le meurtre
01:09:13de Justine Vérac
01:09:14après une soirée
01:09:16en discothèque
01:09:16en 2022
01:09:17en Corrèze
01:09:19Merci Noémie Hardy
01:09:20pour l'essentiel
01:09:21de l'actualité
01:09:22Karim Abrik
01:09:23le général
01:09:23Sidos
01:09:24François Constantini
01:09:25Florian Gérard
01:09:25Mercier
01:09:26toujours avec nous
01:09:26pour cette dernière partie
01:09:27si vous étiez avec nous
01:09:28avant la pause
01:09:29on se posait la question
01:09:30de l'affaiblissement
01:09:31du régime
01:09:31à quel point
01:09:32les dignitaires
01:09:33ont été éliminés
01:09:34qui dirigent
01:09:35l'Iran
01:09:35aujourd'hui
01:09:36en plus de 3 semaines
01:09:37de guerre
01:09:38de nombreux responsables
01:09:39politiques et militaires
01:09:40iraniens
01:09:41ont été éliminés
01:09:42décapitant une partie
01:09:43une grande partie
01:09:44de l'appareil dirigeant
01:09:46de la république
01:09:46islamique
01:09:47retour avec ce sujet
01:09:48sur les principales figures
01:09:50iraniennes éliminées
01:09:51pardon
01:09:52avec Chloé Tarka
01:09:54L'Iran
01:09:55est en train
01:09:56d'être décimé
01:09:57c'est ce qu'affirmait
01:09:58jeudi
01:09:58le premier ministre
01:09:59israélien
01:10:00Benyamin Netanyahou
01:10:01en 3 semaines
01:10:03plusieurs figures
01:10:04clés du régime
01:10:04iranien
01:10:05en tant n'effet
01:10:06étaient ciblées
01:10:07c'est dès le premier
01:10:08jour de la guerre
01:10:08que le coup
01:10:09le plus spectaculaire
01:10:10est porté
01:10:11le guide suprême
01:10:12Ali Ramenei
01:10:13au pouvoir
01:10:14depuis 1989
01:10:15est tué
01:10:17le 28 février
01:10:18lors d'une frappe
01:10:19à Téhéran
01:10:20dans le même temps
01:10:20plusieurs hauts responsables
01:10:22militaires
01:10:22sont éliminés
01:10:23Mohamed Pakpour
01:10:25récemment nommé
01:10:26à la tête
01:10:26des gardiens
01:10:27de la révolution
01:10:28est lui aussi tué
01:10:29dès le début
01:10:30du conflit
01:10:30autre figure majeure
01:10:32Ali Shamrani
01:10:33pilier de l'appareil
01:10:35sécuritaire
01:10:36depuis les années
01:10:361980
01:10:37est tué
01:10:38lors des premières
01:10:39frappes
01:10:40même sort
01:10:41pour Mohamed Shirazi
01:10:42chargé de coordonner
01:10:43les différentes branches
01:10:44des forces de sécurité
01:10:46au sein
01:10:47du bureau
01:10:47du guide suprême
01:10:48et pour
01:10:49Abdel Haïm Mousavi
01:10:50nommé
01:10:51chef d'état-major
01:10:52des forces armées iraniennes
01:10:53quelques mois plus tôt
01:10:55le 17 mars
01:10:56Ali Larijani
01:10:57figure politique
01:10:58majeure du régime
01:11:00est tué
01:11:01à son tour
01:11:01dans une frappe israélienne
01:11:02dans la région
01:11:03de Téhéran
01:11:04malgré ces pertes
01:11:06certaines figures clés
01:11:07ont survécu
01:11:08comme le président
01:11:09du parlement
01:11:10Mohamed Bagher-Galibaf
01:11:11mais surtout
01:11:12la république islamique
01:11:13s'est rapidement réorganisée
01:11:15remplaçant
01:11:16les responsables tués
01:11:17tout en poursuivant
01:11:18la guerre
01:11:19contre les Etats-Unis
01:11:20et Israël
01:11:21un commentaire
01:11:22François Constantini
01:11:23c'est vrai
01:11:23qu'on a bien compris
01:11:24maintenant
01:11:25depuis 4 semaines
01:11:26que cette capacité
01:11:27de résistance du régime
01:11:28a été sous-estimée
01:11:29sous-évaluée
01:11:30je rappelle
01:11:31500 000 soldats
01:11:32dans l'armée régulière
01:11:34un peu moins de 200 000
01:11:35gardiens de la révolution
01:11:36500 000 miliciens
01:11:37basidji
01:11:37qui sont donc
01:11:38encadrés par ces gardiens
01:11:40de la révolution
01:11:40tous sont répartis
01:11:41à échelle locale
01:11:43dans ces 31 provinces
01:11:44que compte
01:11:45cet immense pays
01:11:464 fois grand
01:11:46comme la France
01:11:47qui est l'Iran
01:11:48il y a un système
01:11:49tentaculaire
01:11:49qu'il est très difficile
01:11:51de mettre à terre
01:11:52très très difficile
01:11:53d'autant que
01:11:53comme vous dites
01:11:53les 31 provinces
01:11:54ont été également
01:11:56programmées
01:11:57pour avoir
01:11:57une certaine autonomie
01:11:58stratégique
01:11:58dans le cadre
01:11:59de la coupure
01:12:00de la chaîne
01:12:01de commandement
01:12:01elles peuvent agir
01:12:02ça fait penser un peu
01:12:03vous savez
01:12:04général
01:12:04en 1945
01:12:05vous savez
01:12:06qu'il y avait
01:12:06des poches
01:12:06de résistance allemande
01:12:07qui ont été vidées
01:12:08pratiquement au moment
01:12:09de l'armistice
01:12:10qui ont résisté
01:12:11pratiquement un an
01:12:12après le débarquement
01:12:12parce qu'elles avaient
01:12:13une autonomie
01:12:14qu'elles pouvaient
01:12:14s'entretenir
01:12:15donc imaginez
01:12:16l'Iran chez lui
01:12:17notamment
01:12:17c'est la fameuse défense
01:12:19mosaïque décentralisée
01:12:21dont on parle
01:12:21qui permet de gagner
01:12:22du temps
01:12:22pendant que le conflit
01:12:24s'enlise
01:12:24qui est autonomie
01:12:25qui est prévue
01:12:26ensuite les militaires
01:12:28ont sûrement des stratégies
01:12:29pour casser ces cellules
01:12:30pour les démanteler
01:12:31une à une
01:12:32il y a certainement
01:12:32notamment des plans
01:12:33israéliens et américains
01:12:34qui sont faits
01:12:35mais il faut savoir
01:12:35que ce régime
01:12:36a posé quand même
01:12:37des bases de résilience
01:12:38extrêmement fortes
01:12:40Karim Abrik
01:12:41ils ont cette défense
01:12:42mosaïque
01:12:42je le disais
01:12:43Téhéran qui fragilise
01:12:45l'économie mondiale
01:12:45on en a parlé
01:12:46depuis 15h
01:12:47alors ensemble
01:12:48on voit à quel point
01:12:48la région est déstabilisée
01:12:50et surtout à quel point
01:12:51Washington, Tel Aviv
01:12:52pourraient s'épuiser
01:12:53c'est tout l'objet
01:12:54de ce régime
01:12:55ça montre encore une fois
01:12:57à quel point
01:12:58c'est complexe
01:12:59c'est difficile
01:13:00d'y aller vers
01:13:01cette ultime étape
01:13:02du changement de régime
01:13:03on avait été averti de ça
01:13:05on le sait
01:13:05et pensez-y
01:13:06c'est hallucinant
01:13:08on se dit que
01:13:09pour les américains
01:13:10notamment pour Donald Trump
01:13:11il aime avoir
01:13:12comme on dit
01:13:12ses trophées de guerre
01:13:14en disant
01:13:15j'ai réussi
01:13:15il y a des choses
01:13:16extrêmement fortes
01:13:17on parle quand même
01:13:18des têtes de réseau
01:13:19on parle du guide suprême
01:13:21on parle d'un affaiblissement
01:13:22quand même
01:13:23de tout ce qui est
01:13:24de défense
01:13:24il y avait cette idée
01:13:26mais on parle malgré tout cela
01:13:27de bombardements incessants
01:13:28de ce régime iranien
01:13:29qui continue d'impressionner
01:13:31notamment avec cette base américaine
01:13:32à plus de 4000 km
01:13:33qui a été visée
01:13:34ces dernières heures
01:13:35donc c'est tout le paradoxe
01:13:36oui c'est le paradoxe
01:13:37mais en même temps
01:13:38quand on écoutait tout à l'heure
01:13:39le colonel Rafovitch
01:13:40même du côté
01:13:42de l'argumentaire
01:13:42de Donald Trump
01:13:43cette fameuse porte de sortie
01:13:45c'est qu'ils disent toujours
01:13:46au final
01:13:47ça reviendra
01:13:48au peuple iranien
01:13:50donc ils font le nécessaire
01:13:52ils font ce qu'ils peuvent
01:13:53mais ensuite
01:13:53c'est au peuple iranien
01:13:54que revient cette idée
01:13:56de se dire
01:13:56est-ce qu'ils vont réussir
01:13:58oui ou non
01:13:58à changer de régime
01:13:59on l'entendait
01:14:00donc du côté israélien
01:14:01en disant
01:14:01on espère
01:14:02si ce n'est pas
01:14:03le changement de régime
01:14:04un changement dans le régime
01:14:06mais on voit à quel point
01:14:07c'est extrêmement difficile
01:14:08dernier mot là-dessus
01:14:09je pense que c'est toute la difficulté
01:14:11en fait
01:14:12d'un régime théocratique religieux
01:14:14c'est-à-dire que
01:14:15peut-être que dans n'importe quel autre pays
01:14:16avec autant de dirigeants
01:14:18qui sont morts
01:14:19quelqu'un aurait essayé
01:14:20de prendre le pouvoir
01:14:20et de proposer
01:14:22une alternative politique
01:14:23là il n'y a pas du tout ça
01:14:25pas du tout
01:14:25et peut-être
01:14:26c'est ce fanatisme
01:14:27aussi qu'il y a derrière
01:14:29qui fait que
01:14:29tout le monde reste aligné
01:14:30c'est les Bastiges
01:14:31les Pazdaran
01:14:32tout le monde reste aligné
01:14:33dans ce régime des mots là
01:14:35et le peuple reste muselé
01:14:37c'est toute la tragédie
01:14:39notre dernière thématique
01:14:40autour de cette guerre
01:14:41et qui nous donne
01:14:43un lien direct
01:14:44entre nous
01:14:45et les conséquences
01:14:45de ce conflit
01:14:47c'est la flambée des prix
01:14:47de l'énergie
01:14:48causée par la guerre
01:14:49la France qui tergiverse
01:14:50ces derniers jours
01:14:51là où plusieurs pays
01:14:52européens
01:14:53ont déjà agi
01:14:54sur la maîtrise des prix
01:14:55évidemment
01:14:56à commencer par l'Italie
01:14:57de Giorgia Meloni
01:14:57a annoncé hier
01:14:58ou avant-hier
01:14:59une baisse
01:15:00de l'essence
01:15:02de 25 centimes
01:15:03par litre d'essence
01:15:04en Espagne
01:15:05Pedro Sanchez
01:15:06présente un plan massif
01:15:07de 5 milliards d'euros
01:15:09et les consommateurs
01:15:10voient eux
01:15:11un soulagement
01:15:12tangible
01:15:13et immédiat
01:15:14Alexis Prince
01:15:15nous résume la situation
01:15:17à quand un blocage
01:15:18voire une baisse des prix
01:15:19à la pompe en France
01:15:20une question qui devient pesante
01:15:22à l'heure où le gouvernement
01:15:23n'annonce toujours
01:15:24aucune mesure de protection
01:15:25et se refuse notamment
01:15:26à baisser la TVA
01:15:28reconnaissant même
01:15:29son impréparation
01:15:30face à la flambée des prix
01:15:31ça s'est envolé
01:15:32bien au-delà
01:15:33de ce qu'on pensait
01:15:34je pense qu'il faut savoir
01:15:35dire en politique
01:15:36quand on s'est trompé
01:15:37d'autres pays européens
01:15:38ont eux mis la main
01:15:39à la poche
01:15:39pour baisser les taxes
01:15:40c'est le cas du Portugal
01:15:42de la Serbie
01:15:43ou encore de l'Espagne
01:15:44qui a promis de les diminuer
01:15:45jusqu'à 30 centimes d'euros
01:15:47par litre
01:15:47au milieu d'un plan
01:15:48anti-crise énergétique
01:15:49de 5 milliards d'euros
01:15:50en Italie
01:15:51le gouvernement
01:15:52de Giorgia Meloni
01:15:53a fait passer un décret
01:15:54réduisant les prix à la pompe
01:15:55de 25 centimes d'euros
01:15:56par litre
01:15:57pendant 20 jours
01:15:58un dispositif
01:15:59qui attire
01:15:59de nombreux conducteurs français
01:16:01dans les stations italiennes
01:16:02et qui s'accompagne
01:16:03de mesures ciblées
01:16:04pour les professionnels
01:16:05outre Rhin
01:16:05nos voisins allemands
01:16:07ont décidé de débloquer
01:16:08une partie
01:16:08de leur réserve stratégique
01:16:09de pétrole
01:16:10à hauteur de 19 millions
01:16:12de barils
01:16:12qui vont faire baisser
01:16:13les prix en entrant
01:16:14sur le marché
01:16:15en Croatie
01:16:16les prix sont désormais
01:16:17plafonnés
01:16:18comme en Hongrie
01:16:19où la mesure
01:16:19ne bénéficie toutefois
01:16:20qu'aux voitures
01:16:21immatriculées dans le pays
01:16:22citons enfin la Grèce
01:16:24qui a elle
01:16:24choisi d'agir
01:16:25sur la spéculation
01:16:26en plafonnant
01:16:27jusqu'à fin juin
01:16:27les marges dégagées
01:16:28par les stations-service
01:16:29à 12 centimes d'euros
01:16:31par litre
01:16:31certains pays frontaliers
01:16:33tels la Belgique
01:16:34ou le Luxembourg
01:16:34laissent à l'inverse
01:16:35les prix et les taxes
01:16:36s'envoler
01:16:37comme en France
01:16:38où le gouvernement
01:16:39demeure astreint
01:16:40à la discipline budgétaire
01:16:42Et oui Florian Gérard
01:16:43Mercier
01:16:44contrairement à la France
01:16:45la situation économique
01:16:46de l'Espagne
01:16:47de l'Italie
01:16:47en l'occurrence
01:16:48est plutôt favorable
01:16:50la France n'a plus
01:16:51les moyens
01:16:51de faire ce que font
01:16:52nos voisins
01:16:53C'est exactement ça
01:16:54on est entre le marteau
01:16:55les prix de l'essence
01:16:56ces dernières heures
01:16:57pardonnez-moi
01:16:58on est entre le marteau
01:16:59du déficit
01:17:00et l'enclume
01:17:01de l'envolée des prix
01:17:03et en fait
01:17:03même pour l'Etat
01:17:05vous vous rendez compte
01:17:06avec ces augmentations
01:17:12sur les carburants
01:17:13si vous regardez
01:17:14sur la TV
01:17:15il y a à peu près
01:17:17la moitié
01:17:18du prix de l'essence
01:17:1950 à 55%
01:17:20des prix de l'essence
01:17:21en France
01:17:21est représenté par les taxes
01:17:22Exactement
01:17:23donc il y a la TICPE
01:17:24qui elle est fixe
01:17:25donc qui ne change pas
01:17:26en fonction du prix
01:17:26et après on paye la TVA
01:17:27sur l'ensemble
01:17:28et donc là
01:17:29avec cette augmentation
01:17:30de prix
01:17:31en fait en TVA
01:17:32l'Etat va récupérer
01:17:33entre 3,5 et 4 milliards
01:17:34de plus
01:17:35voilà
01:17:36donc c'est
01:17:37voilà
01:17:37l'Etat profite
01:17:39de l'envolée des prix
01:17:40donc ce qu'on propose
01:17:42au millénaire
01:17:42par exemple
01:17:42ce serait de dire
01:17:43une chose très simple
01:17:44c'est que l'Etat
01:17:45ne s'enrichisse pas
01:17:46sur les crises
01:17:46et qu'au moins
01:17:47du coup on ait une taxe
01:17:48qui soit flottante
01:17:49qui permette à l'Etat
01:17:50d'avoir tout le temps
01:17:51Le problème c'est que vous refaites
01:17:52le quoi qu'il en coûte
01:17:53c'est suicide économique
01:17:54Justement
01:17:54c'est pour ça
01:17:55que là il ne s'agit pas
01:17:55d'un quoi qu'il en coûte
01:17:56on est d'accord
01:17:56on n'a plus les moyens
01:17:57du quoi qu'il en coûte
01:17:58le gouvernement le dit lui-même
01:17:59c'est heureux qu'ils le disent
01:18:01on n'a plus les moyens
01:18:02du quoi qu'il en coûte
01:18:03néanmoins
01:18:03et c'est ce qu'on aurait dû faire
01:18:04d'emblée
01:18:04c'est-à-dire plutôt que des mesures
01:18:06qui bénéficient à tout le monde
01:18:07et aussi aux frontaliers
01:18:09ou ceux qui viennent s'approvisionner
01:18:11qui pourraient venir s'approvisionner
01:18:12chez nous
01:18:12c'est des mesures très ciblées
01:18:21les infirmiers etc
01:18:22qui sont sur la route tout le temps
01:18:23voilà c'est plus sur des catégories
01:18:25comme ça
01:18:26on devrait faire des mesures ciblées
01:18:27un peu comme sur le modèle
01:18:28de ce qu'a fait l'Italie
01:18:29effectivement
01:18:30L'exécutif sur une ligne de crête
01:18:33François Constantini
01:18:33d'un côté intervenir
01:18:35et mettre en péril
01:18:36nos finances publiques
01:18:37qui sont déjà exsangues
01:18:38comme chacun sait
01:18:39et de l'autre rester passif
01:18:40mais subir le courroux
01:18:42une colère légitime
01:18:43des français qui roulent
01:18:45et qui ont besoin
01:18:46de cette essence au quotidien
01:18:47Oui pour dire ce qu'a dit Florent
01:18:48l'Italie par contre
01:18:49elle peut se permettre
01:18:50parce qu'on se moque toujours
01:18:52de la dette italienne
01:18:52la dette italienne
01:18:53est plus mauvaise en termes de stock
01:18:55mais elle est bien meilleure
01:18:55en termes de flux
01:18:56c'est à dire que les Italiens
01:18:57eux se sont attaqués
01:18:58au déficit budgétaire
01:18:59avec Giorgia Meloni
01:19:00et ils se donnent aujourd'hui
01:19:01un peu de respiration
01:19:02ils peuvent se permettre
01:19:03de baisser de 50 centimes
01:19:04Ils ont un excédent budgétaire primaire
01:19:06en plus ce qui arrive maintenant
01:19:07c'est à dire qu'ils sont attaqués
01:19:08à la source quand même
01:19:09de la dette
01:19:10qui est quand même le déficit
01:19:12quand vous avez une fuite chez vous
01:19:13avant de conmater la fuite
01:19:14peut-être commencer par
01:19:16fermer le robinet
01:19:17et puis la France paye aussi
01:19:19l'impéricide d'Emmanuel Macron
01:19:20depuis 9 ans
01:19:21il est arrivé pour faire plaisir
01:19:22à M. Nicolas Hulot
01:19:23on a fermé 14 réatées annulaires
01:19:25et fait sa ligne
01:19:26pour faire plaisir
01:19:26à Mme Angela Merkel
01:19:27et à l'Allemagne
01:19:28et maintenant on se retrouve
01:19:31excusez-moi
01:19:31un cul par-dessus tête
01:19:32si vous me permettez l'expression
01:19:33Allez je vous permets
01:19:34parce que c'est la fin de l'émission
01:19:35On en arrive à réouvrir
01:19:38la centrale au charbon
01:19:39de Saint-Avold
01:19:41à des contresens
01:19:42au plan énergétique
01:19:43parce qu'on a lâché
01:19:44notamment nos atouts énergétiques
01:19:46moi en France
01:19:47dans les années 70
01:19:48je me rappelle de la pub
01:19:49on n'a pas de pétrole
01:19:49mais on a des idées
01:19:50on n'a pas de pétrole
01:19:51mais on a des idées
01:19:52et en plus des idées
01:19:53qui sont mauvaises
01:19:54Voilà
01:19:55sur cette belle remarque
01:19:57que s'achève
01:19:58ce 120 minutes
01:19:58Info Weekend
01:19:59merci à tous les quatre
01:20:00d'avoir participé
01:20:01à l'émission
01:20:02je remercie Sébastien Calcino
01:20:03et Florian Hambur
01:20:04qui l'ont préparé
01:20:06la suite ce sera
01:20:07avec Punchline
01:20:08dans quelques minutes
01:20:08avec Thierry Cabane
01:20:09tiens je vous donne
01:20:10rendez-vous demain
01:20:10je rappelle que les bureaux
01:20:12de vote partout en France
01:20:13enfin dans les 4%
01:20:15de communes françaises
01:20:16qui n'ont pas encore
01:20:17dévoilé leur mère
01:20:18seront d'ouvrir demain
01:20:19à partir de 8h
01:20:20soirée spéciale
01:20:21sur l'antenne de CNews
01:20:22à partir de 17h
01:20:24j'aurai le plaisir
01:20:25de vous retrouver demain
01:20:25entre 11h et 13h
01:20:26et puis à 15h
01:20:27et évidemment
01:20:28quel que soit votre choix
01:20:30quelle que soit vos sensibilités
01:20:32allez votez
01:20:33très bonne fin de journée
01:20:34bon week-end
01:20:35et à demain sur CNews
01:20:36et à nossos
01:20:38membres de ça
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