- il y a 4 heures
- #midinewswe
Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Il est 14h, bonjour, soyez les bienvenus. 14h15, c'est votre rendez-vous d'info du samedi après-midi.
00:07Un seul titre, la guerre au Moyen-Orient, 22e jour de guerre.
00:11Les dernières images, les dernières informations et cette information importante, selon le site Tasnim,
00:17un média iranien, les Etats-Unis et Israël auraient frappé le site nucléaire iranien de Natanz.
00:22On va y revenir longuement durant cette heure.
00:25Mais tout de suite, les toutes dernières informations et c'est avec un réel plaisir que j'accueille Noemi Hardy.
00:30Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:32A la une de l'actualité, Israël va intensifier ses frappes en Iran.
00:36Le ministre israélien de la Défense, Israël 4, s'est exprimé ce samedi lors d'une réunion d'évaluation de
00:42la situation.
00:43Il a annoncé que l'intensité des frappes en Iran va augmenter considérablement dans les prochains jours, probablement dès demain.
00:51En Irak, un officier a été tué aujourd'hui dans une attaque de drone.
00:56Cette attaque visait les services de renseignement irakien dans un quartier résidentiel du centre de Bagdad.
01:02Elle intervient en pleine festivité de l'Aïd qui marque la fin du Ramadan.
01:06Elle n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.
01:09Et puis le nombre de cas de méningite en Angleterre monte à 34.
01:12Cette maladie a déjà fait deux morts dans le sud de l'Angleterre.
01:16Le ministre anglais de la Santé a qualifié l'épidémie de sans précédent.
01:20Pour rappel, un cas a été signalé en France et le ministère français de la Santé a confirmé mercredi qu
01:25'une personne était hospitalisée dans un état stable.
01:28Voilà Thierry pour l'essentiel de l'actualité.
01:30Et on vous retrouve dans 30 minutes.
01:32A tout à l'heure, Noémie.
01:33Je vous présente l'équipe qui m'accompagne.
01:35J'accueille beaucoup de plaisir.
01:36Manaz, chère, ali sociologue et spécialiste de l'Iran.
01:38Soyez là, bienvenue.
01:40Vincent Roy est avec nous.
01:41Bonjour Vincent.
01:42Bonjour Thierry.
01:42Le général Philippe Sidos, ancien chef du bureau de liaison de la Finul est avec nous.
01:46On aura bien besoin de votre regard après ce 22e jour de conflits au Moyen-Orient.
01:52Et j'accueille pour la première fois Myriam Shermer, journaliste politique israélienne.
01:55Soyez la bienvenue.
01:56Bonjour.
01:57On va donc commencer, si vous le voyez bien, par cette information que je vous donnais dans les titres.
02:01Les Etats-Unis et Israël auraient mené des frappes contre le complexe nucléaire iranien de Nathan situé dans le centre
02:08du pays.
02:08C'est une information de l'agence de presse iranienne Tasnim.
02:12Sarah Varni est avec nous.
02:13Bonjour Sarah.
02:14Que s'étend très précisément autour de cette information ?
02:18Eh bien, regardez, il s'agit de l'un des trois sites de complexe d'enrichissement d'uranium connus en
02:26Iran.
02:27Sur cette carte, vous pouvez que le site de Nathan se trouve au centre du pays.
02:32Mais regardez, il existe également d'autres installations nucléaires un petit peu partout dans le pays.
02:40Ce complexe ultra protégé est l'un des sites les plus secrets et les plus sensibles du programme nucléaire iranien
02:47qui produit de l'uranium enrichi à 60%, un seuil proche des 90% nécessaires à la production d'une
02:54arme nucléaire.
02:55Ce n'est pas la première fois que ce site est visé par des frappes.
02:59Ça, c'est important.
03:00Effectivement, Thierry, Israël a déjà ciblé ce complexe, notamment lors de la guerre des 12 jours.
03:06En juin 2025, les frappes israéliennes avaient détruit la partie en surface de l'usine
03:12ainsi que des points d'entrée supposés aux installations souterraines.
03:18En avril 2021, un sabotage avait provoqué une panne de courant, un sabotage attribué par l'Iran au Mossad.
03:27Et en juillet 2020, une explosion avait endommagé une usine d'assemblage de centrifugeuses sans ralentir l'activité.
03:35Alors, pourquoi y a-t-il autant d'inquiétudes ?
03:37Eh bien, car l'enrichissement de l'Iran en uranium est ambigu, car il peut avoir des fins civiles aussi
03:43bien que militaires.
03:44Selon les Américains, l'Iran aurait environ 460 kg d'uranium enrichi à 60% et il leur faudrait moins
03:51de 10 jours
03:52pour atteindre les 90% nécessaires pour produire l'arme nucléaire.
03:56Après l'annonce de cette nouvelle attaque contre le site de Natanz, l'Agence internationale de l'énergie atomique appelle
04:03à la retenue militaire.
04:04Merci pour ce point très précis.
04:07Je commence avec vous, Général Philippe Sidos.
04:09Ça nous dit quoi de ce 22e jour de guerre et de cette attaque de ce site qui n'est
04:14pas effectivement confirmée ?
04:15On sera avec le colonel Olivier Raffovitch dans quelques instants.
04:18Mais pour le moment, on n'a pas de confirmation.
04:20Non, on n'a pas de confirmation.
04:21Enfin, c'est dans la poursuite de la grande mission de destruction des sites nucléaires
04:25et de la capacité de l'Iran à produire des armes nucléaires.
04:29Alors, c'est peut-être légèrement contradictoire avec les déclarations récentes de la directrice du renseignement militaire américain
04:35qui a dit que tout avait été détruit, voire même la déclaration d'Iranien qui disait qu'il n'était
04:40plus capable de produire.
04:42Néanmoins, ça démontre une certaine résilience, une multitude d'objectifs encore à frapper.
04:48C'est surtout ça que je vois.
04:49Mena Zschiali, qu'est votre réaction sur cette information ?
04:52Encore une fois, non confirmée par les Israéliens, non confirmée par les Américains.
04:55De toute façon, vous savez, les Iraniens n'ont jamais montré beaucoup d'intérêt pour le programme nucléaire de leur
05:02régime.
05:03Et on ne comprenait pas pourquoi un pays qui repose sur un océan de gaz et de pétrole
05:08doit s'investir dans le projet nucléaire au détriment des intérêts nationaux des Iraniens.
05:14Le bombardement des centrales nucléaires font évidemment très plaisir au peuple,
05:21contrairement aux dirigeants iraniens qui ont vraiment lapidé la richesse de ce pays
05:26dans un projet totalement frauduleux.
05:28Meryem, quelle est votre réaction ?
05:30C'est évidemment l'objectif israélien.
05:33On entend des déclarations contradictoires de la part du président Trump sur la durée éventuelle de cette opération.
05:37On avait dit six semaines au départ, on le souvenait.
05:40On avait dit six semaines et puis des fois il dit que ce sera bientôt fini.
05:42Et puis là, hier soir, il nous dit qu'on va bientôt finir nos opérations.
05:45Donc les Israéliens font au plus vite, au mieux.
05:47On a une banque énorme de cibles préparées par les renseignements israéliens.
05:51Et donc l'objectif effectivement, c'est vraiment de décapiter le régime,
05:55pas seulement sur le plan humain, mais vraiment pour que le lendemain de la guerre,
05:58le régime iranien ne soit plus capable de fonctionner à tous les niveaux.
06:01Vincent ?
06:02Écoutez, on ne comprend pas grand-chose.
06:04La guerre, c'est quand même le terrain de la communication pour part mensongère.
06:08Durant la guerre des 12 jours, après la guerre des 12 jours,
06:11on nous a expliqué que finalement, on avait réglé le problème
06:15et que les Iraniens étaient incapables de produire une bombe nucléaire.
06:21Bon, voici qu'aujourd'hui, on y revient.
06:23Vous parliez de la durée de la guerre.
06:25La durée de la guerre, elle est corrélée aux objectifs américano-israéliens.
06:29Soit on veut détruire la possibilité de nucléaire militaire, ça c'est une durée.
06:37Soit on veut renverser le régime iranien, c'est une autre durée et peut-être une autre paire de manches.
06:45D'autant qu'on est à 22 jours, que dans 60 jours, la poursuite de la guerre sera soumise pour
06:53Donald Trump à un vote.
06:54Et on m'explique qu'on fait venir un porte-avions depuis la Californie et que ce porte-avions va
06:59mettre 3 semaines à arriver.
07:01Tout ça allonge considérablement le temps de la guerre.
07:05Et l'épée de Damoclès, tu votes de 60 jours aux Etats-Unis, repose sur les épaules,
07:12ou risque de tomber sur les épaules de Donald Trump.
07:14Alors, est-ce que l'objectif, parce que c'est très flou,
07:17Donald Trump dit un jour quelque chose et le lendemain autre chose.
07:19Est-ce que l'objectif, c'est uniquement le nucléaire militaire iranien ?
07:25Est-ce que c'est renverser le régime ?
07:28J'avoue que de ma fenêtre, objectivement, on a du mal à comprendre à la fois ce que veulent les
07:36Américains.
07:36Il me semble que les Israéliens, d'une certaine manière, c'est un peu plus clair.
07:40Mais on a du mal à comprendre quels sont exactement les objectifs.
07:43D'abord, s'il y en a plusieurs ou s'il n'y en a qu'un seul.
07:46Donc, pour l'heure, c'est un large point d'interrogation.
07:48D'autant que, me semble-t-il, les frappes, là, ne sont pas confirmées par les Israéliens,
07:56mais confirmées uniquement par les Iraniens.
07:58Général Philippe Sillot, c'est juste avant de retrouver, justement, le colonel Olivier Rafovitch qui nous attend.
08:02C'est revendiqué par les Iraniens, enfin, déclaré par les Iraniens.
08:06Est-ce que ça ne pourrait pas leur donner prétexte à frapper, justement, des centrales nucléaires israéliennes ?
08:12Voilà.
08:12C'est aussi de la guerre d'information.
08:14Est-ce qu'ils ont besoin de prétexte ?
08:15Est-ce qu'ils ont besoin de prétexte, c'est ça.
08:17Ils l'ont déjà fait, je crois, mais ça leur donnerait un nouveau prétexte, effectivement.
08:21Alors, on est avec le colonel Olivier Rafovitch, porte-parole, vous le savez, de l'armée israélienne.
08:26Bonjour, colonel.
08:26Merci, merci mille fois d'être avec nous.
08:28J'ai beaucoup de questions à vous poser en ce samedi matin.
08:31D'abord, évidemment, cette information, ces frappes sur le site nucléaire de Nathan's.
08:35Une information iranienne, on ne cesse de le souligner,
08:38non confirmée par Israël, non confirmée par les Américains.
08:43Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire très précisément, colonel ?
08:47La même chose.
08:48Merci de m'inviter dans votre émission aujourd'hui.
08:51En aucun cas, nous ne confirmons ces frappes.
08:53Ce que je peux vous confirmer, par contre, c'est que dans cette campagne contre le régime des Mola,
08:58l'objectif est entre autres de réduire à néant la capacité militaire nucléaire du régime des Mola.
09:06Je rappellerai à ceux qui ont oublié, c'est qu'en juin 2025, durant l'opération des 12 jours,
09:11ce n'était pas seulement une opération aérienne, une aventure militaire,
09:15c'était la manière d'empêcher l'Iran à l'époque d'obtenir entre 9 et 15 bombes atomiques.
09:21Un extrémisme, on l'a empêché.
09:23Maintenant, l'opération s'est arrêtée, mais ce que nous savons,
09:26si le renseignement israélien sait ce que le renseignement américain sait,
09:30et d'autres d'ailleurs agences de renseignement dans le monde,
09:32c'est que le régime des Mola, après juin 2025, ne s'est pas arrêté là.
09:37Il a continué à essayer de construire ce programme nucléaire militaire secret.
09:43Il a accéléré des manières d'enfouir et de fortifier des sites nucléaires.
09:50Je ne veux pas parler de l'uranium en Régi que vous connaissez comme sujet,
09:55mais si vous permettez une petite parenthèse,
09:57j'entends tous ces panels de gens qui ne savent pas,
10:00qui ne comprennent pas, qui posent des questions,
10:02sur le temps, sur qui, sur quoi.
10:05Je voudrais vous dire une chose du côté israélien qui doit être claire et net
10:08pour les opinions publiques en Europe et en France en particulier.
10:11Pour nous, cette guerre, elle est existentielle.
10:13Parce qu'on est face à des gens qui, depuis 47 ans,
10:16crient mort à l'Amérique et mort à Israël,
10:18et qui travaillent d'arrache-pied pour faire que cette vocation
10:22de vouloir détruire Israël soit appliquée.
10:27Donc, quand on fait la guerre au régime des Mola,
10:30lorsqu'on cherche les missiles balistiques,
10:32lorsqu'on détruit le programme nucléaire militaire secret
10:36et les systèmes multiples qui sont éparpillés sur le sol iranien,
10:40ce n'est pas seulement une campagne militaire classique.
10:43C'est une guerre existentielle.
10:45Et je rappelle qu'il y a à peine deux jours,
10:47le guide suprême, le nouveau guide suprême a dit
10:49qu'il voulait continuer à faire tout pour détruire l'État d'Israël,
10:53qu'il y a eu, je crois, hier avant-hier,
10:55une fatwa qui est sortie des Mola ou des Ayatollahs
10:57qui disent que maintenant l'Iran doit ou a le devoir
11:00de produire une bombe atomique.
11:02On n'est pas ici seulement dans des paroles.
11:04Et ceux qui se posent des questions sur le temps de l'opération,
11:07je vais vous répondre.
11:08L'État d'Israël n'a pas de chronomètre en main.
11:10Enfin, en aucun cas.
11:12Et aujourd'hui, nos alliés américains ont, je crois, la force,
11:16la détermination et également la manière
11:18de ne pas vous dire qui, quoi et comment
11:20parce que l'ennemi écoute.
11:22Si maintenant, supposez un instant que
11:23M. Trump ou le Pentagone vous diraient
11:25l'opération va durer X temps.
11:27De l'autre côté, l'ennemi va jouer la montre.
11:30Dans quelle guerre vous dites à votre ennemi
11:34quand c'est que vous arrêtez de frapper
11:35et quand c'est que c'est terminé ?
11:37Dans aucune guerre.
11:38Nous sommes dans une véritable guerre.
11:40Et je rappellerai juste un dernier point
11:42avant votre question, je suppose.
11:44C'est que cette nuit, le régime des Molas
11:46a tiré deux missiles balistiques de moyenne portée
11:49à 4 000 km de distance sur l'île de Diego Garcia
11:52qui appartient au Royaume-Uni
11:55où il y a également des éléments américains.
11:57Ça veut dire que la capacité balistique de l'Iran,
12:00même conventionnelle, n'est-ce pas,
12:02est capable de porter des coups
12:04dans toutes les capitales d'Europe de l'Ouest.
12:06Et ça fait des années que nous disons
12:08attention, ce régime est un régime dangereux.
12:11Ce n'est pas un problème israélien,
12:12c'est un problème international.
12:14Aujourd'hui, heureusement, je dis bien heureusement,
12:17l'allié américain, l'administration américaine,
12:20le président américain, avec nous,
12:22avons choisi l'action
12:24et non, je dirais, l'attente
12:26ou l'apaisement
12:29face à un régime qui est extrêmement dangereux.
12:31Et justement, colonel,
12:32vous venez de préciser cette frappe
12:35sur la base de Diego Garcia,
12:36ce n'est pas anodin,
12:37ça devrait interpeller
12:38l'ensemble des pays européens,
12:414000 kilomètres de distance.
12:44Je veux dire que nous sommes,
12:46je vous le dis franchement,
12:48nous sommes un peu surpris
12:49de la non-action
12:51et d'une certaine passivité,
12:54même si elle n'est pas totale,
12:56de la part de grands pays
12:57qui regardent, qui comprennent,
12:59mais qui n'agissent pas.
13:02C'est pareil avec le Hezbollah au Liban,
13:04où on est face à une menace
13:05depuis des années,
13:06où le Liban est vraiment métastasé
13:08par l'Iran via le Hezbollah
13:10en territoire libanais.
13:12On discute,
13:13on essaie de faire des commissions,
13:15des comités, des rencontres,
13:16mais ce n'est pas comme ça.
13:18Ce n'est pas comme ça, malheureusement,
13:19qu'on arrête des pays
13:20qui veulent vous détruire.
13:22Ni le Hezbollah pour Israël
13:23et pour l'État libanais en tant que tel,
13:26ni l'Iran des Molas.
13:27D'ailleurs, aujourd'hui,
13:27vous voyez très bien
13:28qu'ils attaquent tout le Moyen-Orient,
13:30ils bombardent le Moyen-Orient,
13:32ils veulent créer
13:32une véritable crise internationale.
13:34Et ce n'est pas du tout
13:35quelque chose
13:36qui est seulement
13:38concentré sur Israël.
13:39Et qu'est-ce qu'attend le monde,
13:41le monde libre,
13:41au-delà d'Israël et des Américains,
13:43pour comprendre
13:45que cette menace,
13:46elle est existentielle
13:47et qu'elle peut devenir demain
13:48dangereuse pour d'autres pays
13:49qui aujourd'hui pensent
13:50qu'ils sont en dehors
13:51du scope d'action
13:52de ce régime des Molas ?
13:54Et on le voit avec cette frappe,
13:564000 kilomètres,
13:56évidemment,
13:57ça devrait être un avertissement
13:58sérieux pour tous les pays européens.
14:00L'armée israélienne,
14:01colonel,
14:01a annoncé ce matin
14:03avoir lancé des frappes
14:04sur Beyrouth
14:05et plus que jamais,
14:06l'objectif numéro un,
14:07mais on en a déjà parlé ensemble,
14:08je vous le rappelais ce matin,
14:09c'est le Hezbollah.
14:10Hezbollah et Hezbollah.
14:13Le Hezbollah,
14:14c'est des dizaines
14:15de milliers d'hommes
14:16au sein du Liban
14:17qui, depuis des années,
14:18reçoivent à peu près
14:18un milliard de dollars par an
14:19des caisses
14:20des gardiens de la Révolution
14:21pour faire la guerre à Israël
14:23sur le dos des Libanais
14:24au détriment de l'État libanais.
14:26Trois jours après
14:27la campagne américano-israélienne
14:28contre le régime des Molas,
14:30ils sont entrés
14:30dans une campagne
14:31extrêmement intense
14:32contre Israël.
14:33Drones et missiles
14:34tous les jours,
14:35le Nord est attaqué.
14:36Nous répondons
14:37très sérieusement,
14:37mais la différence
14:38cette fois-ci,
14:39et je l'ai dit autrefois
14:40sur vos antennes,
14:41à vous-mêmes d'ailleurs,
14:43c'est que cette fois-ci,
14:44et encore une fois,
14:45je vous l'ai dit à l'époque,
14:46je pèse mes mots,
14:46là je repèse mes mots,
14:48cette fois-ci,
14:49c'est terminé.
14:49Nous ne laisserons plus jamais
14:51le Hezbollah
14:52être une menace
14:53pour Israël,
14:54militaire,
14:55terroriste,
14:55et aujourd'hui,
14:56nous avons deux divisions
14:57actuellement
14:58en territoire libanais
14:59dans des opérations
15:02qui sont limitées encore
15:03au sud du fleuve Litani.
15:06Nous avons détruit
15:07de très nombreux ponts
15:09qui traversent le Litani
15:10pour ne pas permettre
15:10aux forces du Hezbollah
15:11de traverser
15:13du sud au nord
15:14ou du nord au sud.
15:15Nous essayons quelque part
15:16de prendre en étau
15:18les forces du Hezbollah
15:19qui se trouvent
15:19au sud du Liban.
15:22Nous avons demandé
15:23aux populations
15:23d'évacuer pour leur sécurité.
15:25C'est vrai qu'il y a à peu près
15:26un million de Libanais,
15:27surtout des Libanais chiites,
15:29qui ont dû évacuer
15:30pour leur sécurité.
15:31Ce n'est pas du tout
15:32le but d'Israël
15:34que le Liban souffre
15:35ou que les Libanais souffrent.
15:36Par contre,
15:36nous savons que
15:37les membres du Hezbollah
15:38empêchent des gens
15:39de Beyrouth
15:40ou de Beyrouth sud
15:41d'évacuer
15:43dans des zones sécurisées
15:44pour les laisser
15:45comme des boucliers humains.
15:46Et dernier point,
15:48malgré la propagande
15:49du Hezbollah
15:49et de ses alliés,
15:50de ses amis,
15:50et je vois également
15:51en France
15:51des gens qui ne comprennent pas
15:54pourquoi Israël
15:55attaque le Hezbollah,
15:57ils voudraient peut-être
15:57que nous laissions
15:58le Hezbollah
15:58se développer tranquillement
16:00et devenir une Iran
16:02démolade
16:02dans l'intérieur du Liban,
16:04que le Liban soit remplacé
16:05par le régime des Mollas.
16:07Nous ne voulons pas
16:08et nous ne permettrons pas
16:09que le Hezbollah
16:10continue à être une menace.
16:12D'ailleurs,
16:12le gouvernement libanais
16:13sait très bien
16:14pourquoi nous faisons ça.
16:15Ils n'ont pas les moyens
16:16malheureusement
16:16de leur volonté.
16:17L'armée libanaise
16:18est très faible.
16:19Les pays qui aident
16:20le Liban
16:20n'ont pas réussi
16:21à faire que l'armée libanaise
16:24puisse arriver à bout
16:25du Hezbollah.
16:26Et aujourd'hui,
16:27encore une fois,
16:28si Israël
16:29ne passe pas à l'action,
16:31le Hezbollah
16:31continuera à être une menace
16:32et pour le Liban
16:33et pour Israël.
16:35Konrad Arpovic,
16:36cette information
16:37également que j'aimerais
16:37vous donner
16:38puisqu'on a commencé
16:40cet échange
16:41sur ces frappes
16:42que vous ne confirmez pas
16:44et j'en ai pris bonne note
16:46sur le site nucléaire
16:47de Natanz
16:48mais Moscou condamne
16:49les frappes irresponsables
16:50sur le site nucléaire
16:50de Natanz.
16:51Voilà,
16:52je vous donne
16:52et je vous livre l'information.
16:53C'est une dépêche
16:54de l'agence France Presse
16:55qui tombe à l'instant.
16:56Vous savez,
16:57il y a quelques jours,
16:58l'armée de l'air israélienne
16:59a détruit la marine iranienne
17:01dans la mer Caspienne.
17:02Une des raisons
17:03de ces attaques
17:04qui ont détruit
17:06la marine iranienne
17:08dans la mer Caspienne
17:08c'est le fait
17:09qu'il y a
17:09des transferts
17:12d'armes
17:12et d'autres moyens
17:14de la Russie
17:14vers l'Iran.
17:16La Russie,
17:16aujourd'hui,
17:17nous le savons,
17:18a des relations
17:18avec l'Iran.
17:20Nous l'avons vu
17:20avec la guerre en Ukraine
17:22où des drones
17:24shahid iraniens
17:26sont arrivés en Russie
17:27et ont touché
17:27les villes
17:29d'Ukraine,
17:30n'est-ce pas,
17:30par centaines,
17:31par milliers.
17:32Cette relation,
17:32elle existe.
17:33La relation,
17:34aujourd'hui,
17:37avec Israël
17:37et la Russie
17:38n'est pas une relation
17:39du tout
17:39de conflit,
17:41mais il est clair
17:42que l'Iran
17:43a des relations
17:44avec la Russie
17:45et elles existent,
17:47encore une fois.
17:47Mais je dois juste
17:48revenir sur un point
17:49sur le nucléaire iranien.
17:50Pourquoi l'Iran
17:52veut la bombe atomique ?
17:53L'Iran veut la bombe atomique
17:55comme la Corée du Nord,
17:56à l'époque,
17:56a voulu la bombe atomique.
17:58Sauf que la Corée du Nord
17:59a réussi à l'obtenir
18:00et a réussi
18:01à sanctuariser
18:02à Déternam
18:03un régime
18:04de gangsters,
18:05de voyous et de morts.
18:07Si l'Iran,
18:08aujourd'hui,
18:08veut la bombe atomique,
18:09c'est en fait
18:09le régime des Molas
18:10et c'est presque
18:11une petite poignée
18:12de ces chefs
18:14mafieux,
18:15gangsters,
18:16criminels
18:17qui veulent la bombe atomique
18:18comme un joujou personnel
18:20pour sanctuariser
18:21leur pouvoir.
18:23Maintenant,
18:24ça fait des années,
18:24des années
18:25que cette histoire
18:26court,
18:26elle continue.
18:27On ne peut pas
18:28laisser ce régime,
18:29même si aujourd'hui
18:30il est en difficulté
18:31grâce à l'action
18:32israélienne et américaine,
18:34se radicaliser
18:35et de nouveau
18:36essayer par tous les moyens
18:38d'obtenir la bombe atomique
18:39parce que ce régime
18:40n'a aucun problème,
18:42aucun problème
18:42d'aller dans une politique
18:44de jusqu'au boutisme,
18:45c'est-à-dire de mettre
18:46l'Iran à feu et à sang,
18:47qu'il y ait des milliers
18:48de morts en Iran
18:48puisqu'on a vu
18:49qu'ils ont tué eux-mêmes
18:50entre 50-60 000
18:52iraniennes et iraniens
18:53entre le 8 et 9 janvier
18:552026
18:55durant des manifestations
18:57anti-régime.
18:58Donc,
18:59ils n'ont aucun problème
19:00qu'il y ait des morts en Iran.
19:01Le problème,
19:01c'est qu'ils veulent
19:02rester au pouvoir.
19:03Ils veulent rester au pouvoir
19:05à tout prix
19:05et aucune négociation
19:07aujourd'hui,
19:08aucun compromis avec eux
19:09n'est acceptable.
19:11Ils doivent,
19:11ce régime,
19:13ils doivent être
19:14en dehors de l'Iran
19:14et nous espérons
19:15que le peuple iranien,
19:17les iraniennes et les iraniens,
19:18tout ce grand peuple iranien,
19:20est la capacité,
19:22est la détermination,
19:23est évidemment
19:25tout ce qui s'en suit
19:27pour être capable
19:28de changer de régime
19:29et nous,
19:30du ciel,
19:31comme l'a dit
19:32notre premier ministre,
19:33nous regardons
19:34et nous agissons.
19:36Mais l'action
19:37ne peut se faire
19:38que par le peuple iranien.
19:39Et Manaz Shirli
19:41qui est à mes côtés
19:41vous écoute
19:42et approuve évidemment.
19:43Dernière info,
19:46ce matin,
19:47c'est un jardin d'enfants
19:48qui a été pris pour cible
19:49en Israël.
19:50Deux mots
19:50sur ce qui s'est passé
19:52Colin Grafowicz
19:53et on terminera là-dessus.
19:55J'y étais ce matin,
19:56c'est à Richelene Zion,
19:58un missile balistique
19:59à fragmentation.
20:01Là,
20:01vous voyez les résultats
20:02d'une des bombes
20:03de cette tête explosive
20:05qui a touché de plein fouet
20:07cette crèche,
20:08ce jardin d'enfants
20:09où des enfants
20:09de 6 mois
20:10à 3 ans
20:11normalement
20:12sont là,
20:12présents.
20:14On parle d'une frappe
20:15qui est une des frappes
20:16parmi d'autres frappes
20:17en Israël,
20:18dans des centres urbains,
20:19dans des villes.
20:20Le but ici
20:20est de tuer des hommes,
20:21de tuer des femmes,
20:22de tuer des enfants.
20:23Évidemment,
20:23une arme qui est contre,
20:26c'est un crime de guerre
20:27puisqu'on parle
20:27d'une arme à fragmentation.
20:29Mais tous les réunis
20:30vous montrent également
20:31que ce pays-là,
20:32malgré 22 jours de guerre,
20:36continue à vouloir menacer,
20:38à vouloir cibler
20:40les villes d'Israël,
20:41les villes du Moyen-Orient,
20:43et tant que les objectifs
20:46ne seront pas atteints,
20:47cette guerre doit continuer
20:49et elle va continuer
20:50jusqu'à l'obtention
20:51des objectifs.
20:52La fin de la menace balistique,
20:55la fin de la menace nucléaire,
20:57la fin, espérons-le,
20:57de ce régime des Mollah
20:59remplacé grâce au peuple iranien
21:01par quelque chose d'autre,
21:03j'espère de démocratique
21:03et de libre,
21:05et la fin du Hezbollah
21:06mais qui est liée,
21:07en fait,
21:08quelque part,
21:08de manière presque symbiotique
21:10à ce régime des Mollah.
21:12Merci en tous les cas
21:13pour ce point très précis,
21:15colonel Olivier Raffovitch,
21:16porte-parole de l'armée israélienne.
21:17Merci d'avoir accepté
21:18notre invitation.
21:19Merci à vous.
21:20Merci beaucoup
21:20de ce jardin d'enfants.
21:22Donc, oui pour si,
21:22vous propose d'écouter
21:23ce policier
21:24qui était sur place,
21:25un témoignage recuit
21:26par nos équipes sur place.
21:31Cette école maternelle était fermée.
21:33Heureusement,
21:34personne n'a été blessé
21:35et les enfants n'étaient pas là.
21:36Mais on voit bien
21:37les dégâts que ces missiles
21:38peuvent causer.
21:41L'un des missiles
21:42s'est divisé en plusieurs fragments
21:44et l'une des bombes
21:45a frappé juste ici.
21:46On peut voir
21:46que cette seule bombe
21:47issue de ce missile
21:48a causé d'énormes dégâts
21:50lors de l'essai civil.
21:52Voilà, témoignage.
21:54Réaction,
21:55Mounaz Chirali.
21:56On a vu,
21:58et j'ai vu que vous approuviez,
22:00le colonel Rafovitch,
22:01ce sont les Iraniens,
22:02les Iraniennes
22:03qui doivent prendre
22:04les choses en main.
22:06Mais on en parlera
22:07dans cette émission.
22:08Les Mollahs continuent
22:09à mener des actions
22:10de répression.
22:11Mais on en reparlera.
22:12Alors, évidemment,
22:13c'est aux Iraniens
22:14qui, pour terminer le travail
22:16qu'ils ont commencé déjà
22:19pendant longues années,
22:20pendant longues années,
22:21les Iraniens ont essayé
22:23de faire des réformes
22:24à l'intérieur du régime.
22:26Ça n'a pas abouti.
22:27Pendant plusieurs manifestations,
22:29ils sont sortis,
22:30ils ont désavoué le régime.
22:32Et la seule réponse
22:33de la République islamique
22:35envers les Iraniens,
22:36c'était des massacres,
22:37comme vous avez vu,
22:38les 8 et le 9 janvier.
22:40Alors, c'est vrai
22:41que ce peuple ne pouvait pas,
22:43il était incapable
22:45de renverser ce régime.
22:47Donc, les Iraniens
22:48ont appelé de leur vœu
22:49l'intervention,
22:50de la communauté internationale.
22:52La communauté internationale
22:53n'a pas répondu.
22:54Il n'y a que les Américains
22:55et les Israéliens
22:56qui ont répondu.
22:57Ils sont venus en aide.
22:58Les témoignages
22:59que je reçois
23:00à longueur de journée,
23:01les Iraniens
23:02qui nous écrivent
23:02en disant
23:03que nous avons peur,
23:04évidemment.
23:05Notre maison
23:06tremble tout le temps.
23:08La peur est là,
23:09mais il y a l'espoir,
23:10l'espoir
23:11que ce régime tombe.
23:12Vous savez,
23:13M. Kabat,
23:14personne n'apprécie
23:15d'être bombardé.
23:16Personne ne veut
23:17que son pays
23:18soit bombardé.
23:19Même les Iraniens,
23:20avant les derniers massacres,
23:22l'idée de la guerre
23:23les répugnait.
23:25Mais si aujourd'hui,
23:27l'armée israélienne,
23:28aux yeux des Iraniens,
23:30est une armée de libération,
23:31c'est que les Iraniens
23:33n'avaient aucun autre choix
23:35que la guerre.
23:36Le régime ne pouvait pas partir
23:37avec la guerre.
23:38Je vais juste souligner une chose.
23:41Je reçois systématiquement
23:42des messages des Français
23:43qui me donnent
23:44des leçons patriotiques
23:45en disant que les Israéliens
23:47sont des massacreurs,
23:48il faut les dénoncer.
23:49L'Iran est un grand pays,
23:52il n'a rien à voir
23:52avec la bande de Gaza.
23:54Ce qui s'est passé au Gaza
23:56n'est pas en Iran.
23:58On ne peut pas passer
23:59d'un pays à l'autre
24:00et en reproduisant
24:02les mêmes chevins.
24:04La bande de Gaza
24:04ne fait même pas
24:05un centième
24:06de la ville de Téhéran.
24:07Donc, il faut arrêter
24:08de prendre exactement
24:10la même grille analytique
24:12et l'appliquer
24:13aux autres pays.
24:14L'Iran est entre les mains
24:16des mollas,
24:16des mafiosies des mollas
24:18et l'Iran doit être libérée.
24:20Aujourd'hui,
24:20l'armée israélienne
24:21est considérée
24:22comme l'armée de libération.
24:25Ce n'est pas du tout
24:26la même chose.
24:26Les Iraniens,
24:27contrairement aux Gazaouis,
24:29ne soutiennent pas
24:30la République islamique.
24:31Alors que jusqu'à
24:32la dernière minute,
24:32les Gazaouis ont soutenu
24:34bec et ongle
24:35le Hamas.
24:36On n'est pas
24:37dans le même cas de figure
24:38on n'est pas
24:39dans le même pays.
24:40La situation change.
24:41Aujourd'hui,
24:42nous souhaitons
24:43que la guerre continue
24:44jusqu'à ce que le régime tombe.
24:46On marque une pause
24:46dans ce mini-news
24:48de ce samedi.
24:49On se retrouve
24:49dans quelques instants
24:50pendant la direction
24:51de Dubaï
24:51et on continuera
24:52de décrypter
24:53cette situation
24:5422e jour
24:55de guerre
24:56au Moyen-Orient
24:56avec nos spécialistes
24:57et nos invités
24:58et nous envoyer spéciaux.
24:59A tout de suite.
25:0414h30,
25:04merci de nous accueillir.
25:06Évidemment,
25:06c'est la poursuite
25:07de votre rendez-vous
25:08de la mi-journée
25:09sur CNews
25:10avec cette édition spéciale
25:11consacrée
25:12à ce 22e jour de guerre.
25:13On fait un nouveau tour
25:14de l'info
25:15avec vous,
25:16Noémie Ardy.
25:17A la une de l'actualité,
25:19ce samedi,
25:19des frappes américaines
25:21et israéliennes
25:22ont ciblé
25:22le site nucléaire iranien
25:24de Natanz.
25:25Il s'agit de l'un
25:26des trois complexes
25:27d'enrichissement d'uranium
25:28connus en Iran.
25:29Ce site,
25:30ultra protégé,
25:31est l'un des sites
25:32les plus secrets
25:33et les plus sensibles
25:34du programme nucléaire iranien
25:35qui produit de l'uranium
25:37enrichi à 60%.
25:38Une attaque
25:39qui a été condamnée
25:40par Moskou.
25:41L'Iran a tenté
25:42de frapper sans succès
25:44hier la base
25:45américano-britannique
25:46de Diego Garcia
25:47située dans l'océan Indien.
25:49Une information confirmée
25:51par une source officielle
25:52britannique.
25:52Selon cette source,
25:53cette tentative infructueuse
25:55a eu lieu
25:55avant que le gouvernement
25:57britannique annonce
25:58vendredi
25:59qu'il autorisait
26:00les Etats-Unis
26:00à utiliser certaines
26:01de ces bases
26:02pour frapper des sites
26:03iraniens.
26:04Des sites qui permettraient
26:05aux Iraniens
26:06d'attaquer des navires
26:07dans le détroit d'Hormuz.
26:09Et puis,
26:09les réquisitions sont connues
26:11dans l'affaire
26:11de Justine Verac.
26:13La réclusion criminelle
26:14à perpétuité
26:15est une peine
26:16de sûreté
26:17de 22 ans.
26:18C'est ce qui a été requis
26:19samedi à Tulle
26:20contre Lucas à l'arrivée.
26:22Le jeune de 24 ans
26:23était jugé
26:24pour le viol
26:25et le meurtre
26:25de Justine Verac
26:27après une soirée
26:28en discothèque
26:28en 2022
26:29en Corrèze.
26:30Voilà Thierry
26:31pour l'essentiel
26:32de l'actualité.
26:32Merci beaucoup.
26:33On poursuit à mes côtés
26:34ce samedi.
26:35Vincent Roy est toujours là.
26:36Le général Philippe Sidos,
26:37ancien chef du bureau
26:38de liaison de la Finule,
26:39est avec nous
26:40Manaz Oshirali,
26:41sociologue et espéciste
26:41de l'Iran.
26:42Sans oublier Myriam Shermer,
26:43journaliste politique israélienne
26:45qui participe
26:46pour la première fois
26:46à nos émissions.
26:48On va poursuivre
26:48notre édition spéciale
26:49consacrée à ce 22e jour de guerre.
26:51On va prendre la direction
26:52de Dubaï,
26:53retrouver l'une de nos équipes
26:54sur le terrain,
26:55Pauline Trevzer
26:56et Stéphanie Rouquet.
26:57Bonjour Pauline.
26:59Merci d'être avec nous.
27:00Donc au 22e jour
27:01de cette guerre,
27:01le conflit,
27:02on le disait,
27:03semble prendre une autre tournure
27:05dans les pays du Golfe
27:06alors que les attaques
27:07se poursuivent.
27:07Le régime islamique iranien
27:10appelle désormais
27:11à l'évacuation
27:11de villes entières,
27:13notamment aux Émirats.
27:15C'est bien cela Pauline ?
27:18Oui, tout à fait Thierry.
27:20Ici aux Émirats
27:21où nous sommes
27:21avec Stéphanie Rouquet,
27:22nous avons été encore réveillés
27:24cette nuit par deux alertes.
27:27Il y a eu de nouvelles
27:27interceptions de missiles
27:29dans le centre de Dubaï.
27:31Mais ce qu'il faut retenir,
27:32Thierry, vous l'avez dit,
27:33c'est que Téhéran
27:34appelle désormais
27:35à évacuer une ville entière,
27:37la ville de Ras al-Qaïma,
27:38aux Émirats,
27:39où vivent plus de 200 000 personnes
27:41appelées désormais
27:42à être déplacées.
27:44Car l'Iran affirme
27:45que des attaques américaines
27:47contre son territoire
27:48auraient été lancées
27:49depuis cette ville.
27:51C'est la première fois
27:51que l'Iran appelle
27:53à une évacuation aussi massive.
27:55Et parallèlement,
27:56depuis hier,
27:57le régime des Mola
27:58continue de viser
27:59les autres pays du Golfe,
28:01le Koweït
28:01et aussi l'Arabie saoudite
28:03qui affirmaient avoir
28:04intercepté
28:05pas moins de 51 drones
28:06depuis ce matin.
28:07Alors, Pauline,
28:08on a le sentiment
28:09qu'il y a un rapprochement
28:10qui est en train
28:11de s'opérer
28:11entre les pays du Golfe
28:13et les Etats-Unis.
28:14J'ai juste une question.
28:15Est-ce qu'une riposte
28:17serait possible ?
28:21Oui, car on voit bien
28:22que la politique de retenue
28:24des pays du Golfe
28:25est de moins en moins tenable.
28:27On peut s'attendre
28:28à une possible riposte.
28:29Encore hier,
28:30le ministre des Affaires
28:32étrangères saoudien
28:33affirmait que la patience
28:34de l'Arabie
28:34avait ses limites.
28:36Il avait également affirmé
28:37que l'Arabie s'accordait
28:38le droit de riposter
28:40militairement vers l'Iran.
28:42On sait d'ailleurs
28:42que les pays du Golfe
28:43se rapprochent
28:44de plus en plus
28:45des Etats-Unis.
28:46Les Etats-Unis
28:47qui viennent d'ailleurs
28:48d'obtenir l'accès
28:49à la base aérienne
28:50du roi Fahad Attaef
28:51en Arabie saoudite.
28:53Une nouvelle position
28:54stratégique à l'ouest du pays,
28:56moins exposée
28:57aux frappes iraniennes.
28:59Merci Pauline.
29:00Pauline Trezer
29:00et Stéphanie Rouquet
29:01depuis Dubaï.
29:03Quel est votre regard
29:04justement sur la question
29:05que je posais
29:05Général Philippe Sidos
29:06à cette riposte possible
29:08ou pas ?
29:09Quel est votre regard ?
29:10Les Saoudiens
29:12qui sont effectivement
29:14dépendants
29:15et très alliés
29:15des Américains
29:17commencent à montrer
29:18les dents.
29:18Ils pourraient probablement
29:20s'intégrer
29:20dans un dispositif
29:21aérien américain
29:22puisqu'ils ont
29:22des avions américains,
29:23des personnels
29:25formés depuis des années
29:26et des années
29:27à travailler
29:28avec les Américains.
29:29Et ce serait effectivement
29:29une étape,
29:30une réelle étape
29:31de coalition,
29:32une coalition qui s'élargirait.
29:33Alors comme les Saoudiens
29:34ont des bonnes relations
29:35avec Israël,
29:36ça pourrait très bien
29:37s'intégrer,
29:37ça formerait un nouveau front.
29:39Et puis voilà,
29:40et puis ça isolerait
29:40un peu plus les Iraniens.
29:41Au niveau de grande stratégie,
29:43c'est un peu ça.
29:43Miam,
29:44cher,
29:44quel est votre regard,
29:45vous ?
29:46Alors bien évidemment,
29:47je pense que les Israéliens
29:48aimeraient le plus d'aide possible
29:49pour que ça dure
29:50le moins de temps possible.
29:51Ça, les appels ont été lancés.
29:52Bien sûr.
29:53Pas très entendus
29:53du côté de l'Occident,
29:55c'est le moins qu'on puisse dire.
29:55Aujourd'hui.
29:56Alors,
29:57Jérusalem est pour le moins
29:58très déçu
29:59de ce qui se passe
30:00du côté occidental,
30:01sachant que vraiment,
30:02d'une part,
30:02la menace iranienne,
30:03c'est une menace
30:03qui concerne les Européens,
30:04on l'a dit,
30:05et puis ils sont présents
30:06aussi sur le sol
30:06et on le sait.
30:07Il y a des opérations iraniennes
30:09qui sont menées
30:09en permanence
30:10contre l'Occident.
30:11Et puis vraiment,
30:12cette idée,
30:12si vous voulez,
30:13que pourquoi les Européens
30:16ont demandé de l'aide
30:17à la communauté internationale
30:18concernant l'Ukraine,
30:19mais ne sont absolument
30:20pas disposés
30:21à participer
30:21d'une opération
30:22qui finalement
30:23concerne la planète entière,
30:25évidemment concernant
30:25les marchés
30:26et le prix de l'essence,
30:27mais de manière générale
30:28contre une menace islamique.
30:29Encore une fois,
30:30le régime des Mullah,
30:31c'est le peuple iranien
30:32qui est prisonnier,
30:33ce sont les Israéliens
30:34qui sont visés,
30:34mais c'est une influence,
30:35on vient de parler du plan
30:37tout à l'heure,
30:37c'est une influence internationale
30:39et certainement,
30:39sa disparition
30:40pourrait contribuer
30:41à un Proche-Orient
30:42beaucoup plus stable.
30:43On vient de le voir,
30:44les pays modérés
30:45sont eux aussi attaqués
30:46et perdent patience.
30:47Ce serait une grande chose
30:48de voir l'axe modéré sunnite
30:50aux côtés d'Israël
30:51et des États-Unis
30:52contre l'axe islamiste chiite.
30:54Un mot sur la visite
30:55de M. Barraud hier
30:56qu'on a commenté
30:57sur l'antenne de CNews.
30:58Comment a été perçue
30:59cette visite,
31:01ces déclarations, etc. ?
31:02Le langage est un peu plus
31:04satisfaisant pour Israël
31:05parce qu'il y a des condamnations
31:05fermes.
31:06Notamment sur l'Hezbollah ?
31:07Notamment sur l'Hezbollah,
31:08ce qui était un point sensible.
31:10Vous savez que Jérusalem
31:10et Paris sont quand même
31:11assez fâchés,
31:12notamment depuis,
31:13ou en froid,
31:15depuis ce qui s'est passé
31:16en septembre
31:17avec la reconnaissance unilatérale
31:19de l'État palestinien
31:20par Paris.
31:21Mais effectivement,
31:22on accueille avec,
31:23en tout cas,
31:24satisfaction ces condamnations
31:26tout en sachant
31:26qu'on aimerait bien
31:27que l'action fasse suite
31:29au mot.
31:30Le gouvernement libanais
31:31qui est soutenu par Paris
31:32s'était engagé
31:33à désarmer le Hezbollah.
31:34Ce n'est pas arrivé.
31:35On l'a vu,
31:36on a de l'argent iranien
31:37qui continue d'arriver.
31:38On a ce qu'on appelle
31:39des propriétés privées
31:40qui contiennent en réalité
31:41les infrastructures du Hezbollah
31:42qui ne sont pas touchées
31:43par l'armée libanaise.
31:44Vous savez,
31:45cette nuit,
31:46les habitants du Nord
31:46ont été pilonnés 26 fois.
31:48C'est une alerte
31:49toutes les 20 minutes.
31:50C'est l'enfer.
31:51C'est impossible
31:51de tenir comme ça.
31:52Et Régine Elfour
31:53nous le disait hier
31:54en disant que les Israéliens,
31:56même s'il y a de la résilience,
31:57c'est le mot qu'on utilise souvent
31:59et c'est vrai,
32:00comment ça a été un peu fatigué.
32:01On entre dans la quatrième
32:02semaine de guerre.
32:03C'est une ambiance de confinement.
32:04Les enfants n'ont pas école
32:05mais les parents
32:06sont censés travailler.
32:07Vous avez trois enfants
32:08en moyenne par famille
32:09en Israël.
32:09Je ne sais pas si vous imaginez
32:10ce que ça veut dire.
32:11Ils sont censés avoir cours en ligne
32:12mais pas toutes les familles
32:14ne disposent de cinq écrans.
32:15On est dans une situation,
32:16on arrive à la fête juive de Pessar
32:18qui est la plus grande fête de l'année
32:19sans activité périscolaire
32:22pour les enfants,
32:23sans certitude
32:23pour la capacité de la fêter
32:25en sachant que chacun
32:26est plus ou moins confiné chez soi.
32:27Effectivement,
32:28ça commence à faire très long.
32:29Vincent ?
32:30Oui,
32:31il n'y a pas de moyens.
32:32Encore une fois,
32:34le Hezbollah,
32:35on ne peut pas s'en défaire
32:36aussi facilement
32:37qu'on le voudrait.
32:38Et sur ce point,
32:40le mot de parole,
32:41oui,
32:42le colonel Raphonite
32:43avait raison de dire
32:43de toute façon
32:44qu'on ne peut pas quantifier
32:45le temps que cela nous prendra.
32:49Non,
32:49on a un problème.
32:50Nous,
32:51effectivement,
32:52il s'agirait,
32:53d'après le président de la République,
32:54de faire quelque chose
32:55dans le détroit d'Hormuz,
32:56de faire en sorte
32:57qu'on puisse collaborer
32:58à sa réouverture
32:59parce que ça n'est pas évidemment
33:01sans conséquence
33:02sur les marchés européens.
33:04De manière générale,
33:05vous avez vu que l'Italie
33:06faisait un effort
33:07en baissant de 25 centimes
33:08le prix de l'litre d'essence,
33:10que l'Espagne
33:10faisait un effort
33:11de 30 centimes.
33:12Nous,
33:12comme on n'a plus d'argent,
33:13on ne peut pas effectivement
33:14faire d'efforts
33:15puisqu'on est totalement exempt.
33:16Donc là,
33:16il n'est plus de question
33:17de quoi qu'il en coûte.
33:18Mais il faut faire très attention
33:19à une chose
33:20parce qu'on parle beaucoup
33:21du pétrole
33:21et c'est vrai
33:22qu'il a énormément d'influence,
33:23y compris
33:26dans un nombre de domaines,
33:27dans les engrais,
33:28dans énormément de domaines.
33:30mais il faut faire attention
33:30également au gaz.
33:32Parce que vous savez
33:32qu'en France,
33:34ce n'est pas le cas
33:35en Espagne
33:36et ce n'est pas le cas
33:36au Portugal,
33:37mais le prix
33:38de l'électricité
33:39est connexe
33:40de celui du gaz.
33:41Il est indexé
33:42sur celui du gaz.
33:43Ça veut dire que
33:44si on avait une augmentation
33:45du prix du gaz,
33:46on aurait aussi une augmentation
33:47du prix d'électricité.
33:48Et alors là,
33:48ce sont les gilets jaunes
33:50multipliés par quatre.
33:51Vous voulez rajouter un mot ?
33:52Oui, je voulais rajouter quelque chose.
33:53On va retrouver Claude Moniquet.
33:55À ce qu'a dit Madame
33:56à propos du comportement
33:58du Hezbollah au sud-Liban.
33:59Effectivement,
33:59on a été dans une impasse
34:00particulière avec la finule
34:01et l'armée libanaise.
34:02Depuis 2006,
34:03vous savez qu'il y a
34:04la résolution 1701
34:05qui ne reconnaît
34:06comme force armée
34:07que l'armée libanaise
34:09au sud-Liban.
34:10Le Hezbollah
34:11a toujours avancé
34:12masqué au sud-Liban.
34:14La finule a toujours
34:15été mise en difficulté
34:17par justement
34:17ce que Madame a cité,
34:18les propriétés privées.
34:19Alors ça paraît totalement
34:20anodin effectivement
34:21dans le long discours.
34:22C'est un combat
34:23que la finule a mené
34:24parce que
34:25un des principes
34:26d'emploi de la finule
34:27c'était la liberté de mouvement
34:28dans toute la zone.
34:29Et en fait,
34:29on s'est constamment heurté
34:31au Hezbollah.
34:32Alors le Hezbollah n'existe pas.
34:33D'ailleurs,
34:34le nom de Hezbollah
34:35n'apparaît pas dans les résolutions.
34:36Ce sont des groupes armés
34:37non étatiques.
34:39Alors après,
34:39on le constate
34:40sur le terrain,
34:41on le constate
34:43quotidiennement
34:43avec toutes les patrouilles
34:44de la finule
34:44qui sont bloquées,
34:45qui sont bloquées
34:46sur des pistes
34:46et qui deviennent
34:47par l'enchantement
34:49du notarial local
34:51des propriétés privées.
34:52Et après,
34:53sont apparues également
34:54beaucoup de choses
34:54assez intéressantes.
34:56Le long de la Blue Line
34:57qui normalement
34:57est d'un accès
34:58totalement libre
34:59pour la finule
35:00pour éviter toute forme
35:01d'incident
35:02et toute escalade
35:02d'incident,
35:04est apparu
35:04un groupe écologiste
35:06Green Without Borders
35:07et qui construisait
35:09pile au bord
35:10de la ligne de séparation
35:12des tours d'observation
35:13pour protéger
35:14les oiseaux,
35:15les animaux.
35:16Donc vous voyez
35:16la guerre détournée
35:17que menait le Hezbollah
35:18contre la finule
35:19au Sud-Libre.
35:19Alors je sais
35:20que l'armée israélienne
35:22était globalement
35:23et que le gouvernement
35:24israélien pouvait être
35:25globalement mécontent
35:26du travail de la finule.
35:27La finule,
35:27ce n'était pas son mandat
35:29de désarmer le Hezbollah
35:30et en tout cas
35:30pas de l'affronter directement.
35:31En tout cas,
35:32il y a eu des affrontements
35:33violents,
35:34des tirs,
35:34des voitures brûlées,
35:36des personnels blessés
35:37et récemment,
35:38même la finule
35:38a fait une déclaration
35:40de protestants
35:41contre des tirs
35:42du Hezbollah,
35:43des tirs d'intimidation
35:44contre des soldats
35:46ghanéens
35:46et même dans le secteur français.
35:49Donc voilà.
35:49Alors maintenant,
35:50effectivement,
35:50devant cette situation,
35:52une forme d'impasse
35:53devant les reproches
35:54qui sont faits
35:55au gouvernement libanais
35:56et à la non-intervention
35:58de l'armée libanaise
35:59au Sud,
36:00l'armée israélienne,
36:01dans la foulée
36:02de la guerre
36:03à Gaza,
36:05intervient.
36:05Donc voilà
36:06la logique
36:06d'intervention
36:08et la logique
36:08opérationnelle
36:09de l'armée israélienne
36:10au Sud-Liban.
36:12Est-ce que l'armée libanaise
36:13a les moyens
36:13d'intervenir ?
36:14Je peux répondre.
36:15Très rapidement,
36:16parce qu'on est avec
36:16Claude Moniquet
36:17et il y a un autre aspect
36:18de cette guerre
36:18que j'aimerais aborder.
36:19En deux mots.
36:20Non seulement l'armée libanaise
36:21n'a pas les moyens,
36:22mais quant aux moyens
36:23opérationnels,
36:24les moyens d'entraînement,
36:25les moyens de formation,
36:25les moyens d'encadrement.
36:26Au niveau tactique,
36:28technique pur,
36:28non.
36:29Mais au Sud-Liban,
36:31l'armée libanaise,
36:33je ne vais pas dire
36:34marcher main dans la main
36:35avec le Hezbollah,
36:36mais enfin,
36:36ce n'était pas loin.
36:37Franchement,
36:38ce n'était pas loin.
36:38Allez, on enchaîne.
36:39On est avec Claude Moniquet,
36:41notre spéciste renseignement.
36:42Bonjour Claude,
36:43merci d'être avec nous.
36:44Je voyais qu'on aborde
36:45avec vous un aspect important
36:46dans cette guerre asymétrique
36:48qu'elle mène
36:48les autorités iraniennes
36:49qui ont déjà frappé
36:50des centres de données.
36:52On en a parlé
36:52d'entreprises américaines
36:53au Moyen-Orient,
36:54mais elles ont aussi menacé
36:56de recommencer
36:58et pourraient également
36:59s'en prendre
37:00à ces fameux câbles
37:02internet
37:02qui passent
37:03par le détroit d'Ormouz.
37:04Et ce n'est pas anodin,
37:05justement,
37:06dans cet aspect de guerre.
37:11Il y a trois manières
37:12dont les Iraniens
37:15peuvent mener
37:16leur guerre asymétrique
37:17dans le domaine du cyber.
37:18C'est d'une part,
37:19effectivement,
37:19les attaques
37:19sur les centres de données,
37:21les centres de recherche.
37:22Il y a déjà trois centres
37:23d'Amazon
37:23qui ont été ciblés,
37:25vous l'avez rappelé,
37:25à Bahreïn
37:26et aux Emirats Arabes Unis.
37:28Et après,
37:29vous avez les cyberattaques
37:31sur lesquelles on peut revenir.
37:32Et puis,
37:33il y a ces fameux câbles internet.
37:34Il y a 17 câbles internet
37:36qui traversent
37:37le détroit d'Ormouz
37:38puisque c'est un passage
37:39très étroit,
37:39donc idéal pour faire passer
37:41des câbles
37:41d'une terre à l'autre.
37:44Et par ces 17 câbles,
37:45transitent à peu près
37:4630%
37:48des flux internet mondiaux,
37:50dont quand même
37:51une très, très grande partie
37:52des flux
37:52entre l'Asie et l'Europe.
37:53Donc,
37:54s'ils étaient
37:54sabotés d'une part
37:56ou simplement
37:57victimes d'un accident,
37:58si un pétrolier
38:00est coulé demain
38:01dans le détroit,
38:02le détroit,
38:02c'est vraiment,
38:03c'est une petite baignoire,
38:04c'est très peu profond,
38:05mais ça pourrait
38:06redommager les câbles
38:07et ça pourrait évidemment
38:08avoir un effet direct
38:10sur les flux internet.
38:11Alors,
38:12la sécurité en matière
38:13de câbles internet,
38:14c'est la redondance.
38:15Donc,
38:16si à un moment donné,
38:16ces câbles sont sectionnés,
38:18sabotés
38:18ou endommagés
38:20accidentellement,
38:21ça va ralentir,
38:23voire arrêter
38:24le flux internet
38:25pendant quelques heures
38:26ou quelques jours,
38:27mais très rapidement,
38:29les données seront
38:30redirigées
38:31par d'autres routes.
38:32Donc,
38:33l'embarras ne sera
38:34que passager.
38:36Après,
38:36cela étant,
38:37il faudra réparer.
38:39Et puis,
38:39il y a aussi
38:39ces cyberattaques
38:41dont je parlais.
38:42L'Iran est considéré,
38:43avec la Chine
38:44et la Russie,
38:45comme l'un des trois
38:46acteurs majeurs
38:47d'attaques cyber
38:48dans le monde,
38:49que ce soit
38:50par des raisons économiques,
38:51de vol,
38:52de piratage,
38:53d'espionnage,
38:53etc.
38:54Donc,
38:54voilà encore
38:55un des trois aspects
38:57de cette guerre
38:57asymétrique
38:58dans le cyber
38:59que Téhéran
39:01peut mener
39:01pour viser
39:02les intérêts
39:03américains
39:03et israéliens,
39:04mais automatiquement,
39:06cela aura un impact
39:06sur l'ensemble du monde,
39:08y compris sur l'Europe.
39:09C'est important
39:10d'en parler.
39:10Merci.
39:10Restez avec nous,
39:11Claude,
39:11parce que j'aimerais
39:12vous faire agir
39:12sur un autre sujet
39:13dans quelques instants.
39:14Nous sommes au 22e jour
39:16de cette guerre
39:17et le moins qu'on puisse y
39:18on en a beaucoup parlé.
39:19Le régime iranien
39:20a été littéralement
39:22décapité.
39:23De nombreux responsables
39:23politiques et militaires
39:24ont été tués
39:25par des frappes
39:25israéliennes et américaines.
39:26On voit cela
39:26avec Chloé Tarka.
39:31L'Iran est en train
39:33d'être décimé.
39:34C'est ce qu'affirmait jeudi
39:35le premier ministre israélien
39:37Benyamin Netanyahou.
39:39En trois semaines,
39:40plusieurs figures clés
39:41du régime iranien
39:42ont en effet
39:43été ciblées.
39:44C'est dès le premier jour
39:45de la guerre
39:45que le coup
39:46le plus spectaculaire
39:47est porté.
39:48Le guide suprême
39:49Ali Rameney
39:50au pouvoir
39:51depuis 1989
39:52est tué
39:54le 28 février
39:55lors d'une frappe
39:56à Téhéran.
39:57Dans le même temps,
39:58plusieurs hauts responsables
39:59militaires sont éliminés.
40:01Mohamed Pakpour,
40:02récemment nommé
40:03à la tête
40:03des gardiens
40:04de la révolution,
40:05est lui aussi tué
40:06dès le début du conflit.
40:08Autre figure majeure,
40:10Ali Chemrani,
40:11pilier de l'appareil
40:12sécuritaire
40:12depuis les années 1980,
40:15est tué
40:15lors des premières frappes.
40:17Même sort
40:17pour Mohamed Shirazi,
40:19chargé de coordonner
40:20les différentes branches
40:21des forces de sécurité
40:23au sein du bureau
40:24du guide suprême
40:25et pour Abdel Haïm Mousavi,
40:27nommé chef d'état-major
40:29des forces armées iraniennes
40:30quelques mois plus tôt.
40:32Le 17 mars,
40:33Ali Larijani,
40:34figure politique
40:35majeure du régime,
40:37est tué à son tour
40:38dans une frappe israélienne
40:39dans la région
40:40de Téhéran.
40:42Malgré ces pertes,
40:43certaines figures clés
40:44ont survécu,
40:45comme le président
40:46du Parlement,
40:47Mohamed Bagher-Ghalibaf.
40:48Mais surtout,
40:49la République islamique
40:50s'est rapidement réorganisée,
40:52remplaçant
40:53les responsables tués
40:54tout en poursuivant
40:55la guerre
40:55contre les Etats-Unis
40:57et Israël.
40:59Manaz,
41:00on a le sentiment
41:01que le régime
41:03a été décapité,
41:04mais les molasses
41:05sont toujours présents
41:06et bien présents
41:06depuis le début
41:07de cette émission.
41:08La République islamique
41:10a littéralement
41:11perdu sa tête
41:12et proprement
41:13perdu sa tête.
41:15Et on a des doutes
41:16sur le nouveau guide
41:17également,
41:17sur le fait
41:19qu'il soit vivant,
41:20blessé, etc.
41:21de vos guides
41:21de ramenaï.
41:22Ça fait 500 ans,
41:23les chiites croient
41:24en imam caché
41:25et ils pensent
41:26que l'imam caché
41:26est vivant.
41:27Donc ça ne m'étonne pas
41:28que Hamenei,
41:29on croit qu'il est encore vivant,
41:30mais bon,
41:31je pense qu'il est mort
41:31avec son père
41:32et qu'on ne l'a pas
41:33encore enterré.
41:34Mais je voulais juste
41:35vous dire une chose.
41:36Contrairement à ce que
41:37les experts de plateau
41:38en France prétendent,
41:40la République islamique
41:41n'a pas un stock
41:43inépuisable
41:43de criminels de guerre
41:45et d'ayatollahs
41:46à sa tête.
41:46Ces gens-là,
41:47quand ils tombent,
41:48ils sont irremplaçables
41:50et la République islamique,
41:52alors qu'il avait
41:53beaucoup de mal
41:54pour les remplacer,
41:56ils ont complètement
41:57à terre,
41:59sauf sur les plateaux
42:00des médias français.
42:02Heureusement,
42:03ce n'est pas le cas
42:03dans votre chaîne.
42:04D'accord, merci.
42:05Rassurez-moi,
42:06Manaz Chirali.
42:07C'est pourquoi je suis là,
42:08mais pour vous dire
42:08que c'est vraiment
42:10très étonnant.
42:11Cette manière...
42:11On dit les faits,
42:12rien que les faits.
42:12On a créé
42:13de l'origine
42:15Manaz Chirali,
42:16un philosophe,
42:18quantia,
42:19alors qu'il était
42:20l'architecte
42:20des massacres
42:21des 8 et 9 janvier.
42:24On oublie le dire
42:25et on pleure
42:26son élimination
42:27comme quoi
42:28c'était une lumière
42:29qui a été éliminée
42:30et que c'est très facile
42:31pour la République islamique
42:32de remplacer
42:33ces lumières,
42:34mais ce n'est absolument
42:34pas le cas.
42:35Le régime est à terre.
42:36Le régime a complètement
42:37perdu sa confiance.
42:3822 jours après,
42:40on voit qu'il y a
42:41des défections.
42:42On voit complètement
42:44les posturants,
42:45l'armée,
42:46tout, tout, tout,
42:47ils ont perdu
42:47leur confiance.
42:48Ils n'ont même pas
42:49des bases
42:49où aller.
42:50Ils se réfugient
42:51sous les ponts
42:52et encore,
42:53ils sont visés
42:54systématiquement.
42:55Il faut arrêter
42:55de faire croire
42:56aux spectateurs français
42:57que le régime
42:59est encore debout,
43:00le régime est solide
43:01et qu'avec les bombardements,
43:03on n'arrive pas
43:03à renverser
43:05un régime
43:06comme la République.
43:07Bien sûr que si,
43:08le régime
43:09est déjà tombé
43:10et on attend
43:11encore
43:12de dégager
43:13son cadavre
43:14de terre iranienne.
43:15En attendant,
43:16Claude Miquet
43:16est toujours avec nous.
43:17Les mollards,
43:18hélas,
43:19même si Manaz
43:21Shirley dit
43:21que le régime
43:23est décapité,
43:24mais les mollards
43:25poursuivent
43:25leur sale boulot
43:26chez eux.
43:27Il y a eu
43:27trois émeutiers,
43:28on en a parlé.
43:29En fait,
43:29des manifestants
43:30qui ont été arrêtés
43:31en janvier
43:32et qui ont été pendus
43:32jeudi matin
43:33à Téhéran.
43:34Les mollards
43:34continuent leur sale boulot.
43:36Claude.
43:38Jeudi matin,
43:39trois pendaisons
43:40de soi-disant émeutiers,
43:42donc de manifestants
43:42du mois de janvier,
43:45dont un gamin,
43:47un jeune homme
43:47de 19 ans,
43:48un lutteur sportif
43:49qui a été pendu.
43:51Mercredi,
43:52c'était un espion,
43:54un soi-disant espion
43:56au profit d'Israël
43:57qui était un citoyen
43:58d'ailleurs
43:59irano-suédois
44:00qui a provoqué
44:01colère
44:02et indignation
44:03en Suède,
44:04mais enfin,
44:04sans beaucoup de réaction
44:05à part cette colère
44:08verbale.
44:09Mais oui,
44:09la répression continue,
44:10bien entendu.
44:12Les mollards
44:13ont...
44:14Alors les Basidji,
44:15Martin,
44:15j'avais tout à fait raison,
44:16les Basidji
44:17sont dans un très mauvais état,
44:18leur état-major
44:19a été décimé,
44:20des centaines
44:21de leurs commandants
44:22et de leurs soldats
44:24ont été tués,
44:27tous leurs bâtiments
44:27ont été détruits,
44:28ils vivent effectivement
44:29sous des tentes.
44:30Quand on a frappé
44:31les chefs
44:32du Basidji
44:34cette semaine,
44:35c'était dans des villages
44:36de tentes
44:36parce qu'ils n'ont plus
44:37effectivement de bâtiments
44:38où aller s'abriter.
44:40Mais ils restent
44:41quand même
44:42actifs dans la répression
44:44et ils ont...
44:46Enfin,
44:46le régime a un stock,
44:48malheureusement,
44:48il faut le dire comme ça,
44:49de détenus,
44:50à peu près 500...
44:52entre 500 et 600
44:53arrestations
44:54pour sabotage
44:55ou espionnage
44:56depuis le début
44:57de la guerre
44:58qui se rajoute
44:59aux dizaines
45:00de milliers
45:00de manifestants
45:01qui ont été arrêtés
45:02en décembre
45:03et en janvier.
45:04Parmi les gens
45:06qui sont en prison,
45:06il y a également,
45:07et à un moment donné,
45:08ça va sans doute
45:09être utilisé
45:10dans le cadre
45:10de la diplomatie
45:11des otages,
45:12il y a probablement
45:13une vingtaine
45:14de binationaux
45:16dont certains
45:17ont des nationalités
45:17européennes
45:18qui sont en prison,
45:19certains condamnés
45:20à mort
45:20pour espionnage,
45:22déjà parfois
45:23depuis des années.
45:24Je pense par exemple
45:25à un médecin iranien
45:26qui est un spécialiste...
45:28Claude, je vais devoir
45:28vous interrompre.
45:29Claude, je suis désolé
45:30mais vous savez,
45:30nous avons nos équipes
45:31qui sont sur le terrain
45:32donc priorité toujours
45:33au terrain
45:34et vous connaissez,
45:35vous avez fait beaucoup
45:36de terrain également
45:37dans votre vie
45:38avec les alertes,
45:38etc.
45:39Je ne voudrais pas
45:39leur faire prendre
45:40le moindre risque.
45:41Nous sommes avec
45:42Valentin Rouillon
45:42et Fawis Elsner
45:43en Israël.
45:45Merci Valentin,
45:46vous venez de vous connecter.
45:47Vous êtes sur un des lieux
45:48où il y a eu
45:49des dégâts récents,
45:51racontez-nous.
45:55Oui, absolument.
45:56Cela fait suite
45:56à l'alerte
45:57qu'il y a eu ce matin
45:58aux alentours
45:59de 8h30.
46:00Et regardez,
46:01en fait,
46:01on vous l'a montré,
46:02c'est assez caractéristique
46:03à chaque fois.
46:03En fait,
46:04vous avez ce qu'on voit
46:05là sur les voitures.
46:06Donc ça s'est passé ce matin.
46:07Déjà,
46:07tout a été mis en sécurité.
46:08Il y a ces bâches
46:09qui ont été installées
46:09sur les voitures touchées.
46:10Mais il y a cette terre
46:11qui est toujours
46:12assez caractéristique
46:13qui revient
46:13parce qu'en fait
46:14les débris de missiles
46:15tombent toujours.
46:16Ces missiles à défragmentation
46:17qui sont utilisés par l'Iran
46:18et projettent donc de la terre
46:20une fois qu'ils sont tombés.
46:21Ici,
46:22vous avez un exemple
46:23de ces débris
46:24qui ont un peu
46:26cassé des tuiles
46:27qui est tombé
46:27en fait de l'autre côté
46:29visiblement
46:29de cette maison
46:31en partie.
46:32Et vous voyez,
46:32il y a plusieurs voitures
46:33qui ont été touchées
46:34dans la rue
46:34qui ont été enlevées.
46:35Mais en tout cas,
46:37c'est toujours
46:38l'utilisation
46:39de ces missiles
46:40à défragmentation
46:41qui ont la particularité
46:42en fait de toucher
46:43plusieurs zones
46:44au kilomètre carré.
46:45Et dans la ville
46:46où nous sommes ici
46:47au sud
46:48de Tel Aviv,
46:49en banlieue de Tel Aviv,
46:50c'est plusieurs zones
46:52qui ont été touchées
46:53avec plusieurs kilomètres
46:55de différence
46:55à chaque fois.
46:56Merci beaucoup
46:57Valentin Royon
46:58avec Fabrice Elsner.
47:00Ainsi se termine
47:01cette édition.
47:02Je vous retrouve moi
47:03personnellement
47:03à 17h pour Punchal.
47:05Merci à vous
47:05de m'avoir entouré.
47:07Dans quelques instants,
47:08c'est Julien Pasquet.
47:09Merci à vous.
47:10Merci à vous.
47:11Merci à vous.
Commentaires