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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:03Bonjour Michel.
00:04Bonjour Laurence.
00:05Encore une belle semaine d'actualité à commenter pour nos auditeurs et nos téléspectateurs
00:09qui sont toujours aussi fidèles, on les remercie comme chaque semaine.
00:12Il y a beaucoup d'agitation Michel et ça n'a pas échappé à notre public non plus, à l'international.
00:17Un climat qui pèse sur les Français, ils se disent inquiets des menaces qu'ils voient poindre de toutes parts.
00:22On entend beaucoup de nos responsables appeler au sursaut stratégique de l'Europe.
00:26On sait que vous n'y croyez pas, mais quelle autre solution est possible ?
00:31Les chiffres de l'immigration pour l'année 2025 révélés par le ministère de l'Intérieur.
00:35Jamais autant de délivrance de titres de premier séjour.
00:38On atteint des records historiques.
00:40Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon se fait illicite de la situation.
00:43On l'entendra pour vous.
00:44Tant que l'on restera dans l'Europe de Maastricht, rien ne sera possible.
00:49Le 81e anniversaire de la libération des camps de la mort,
00:53on va voir la façon dont on enseigne l'histoire à nos enfants,
00:57ce que représente aujourd'hui la Shoah, ce qu'ils en savent.
01:01C'est parfois malheureusement très surprenant.
01:04Et puis vous nous ferez part de votre inquiétude face à des images
01:08fabriquées par l'intelligence artificielle, justement, à propos de ces camps de la mort.
01:13Enfin, le point philo, Michel, on évoquera les sophistes,
01:16les maîtres de la rhétorique,
01:18à qui, à l'époque, Platon ou Socrate reprochaient de ne pas chercher la vérité,
01:22ou la justice, mais leur propre gauloire,
01:25en utilisant des arguments aberrants et fallacieux.
01:28Vous allez tout nous expliquer, Michel, ce que j'ai résumé à gros traits,
01:31mais vous, évidemment, vous allez affiner cette analyse.
01:34Voilà pour le sommaire, mon cher Michel.
01:36On va commencer par la politique, peut-être un mot de la politique nationale,
01:39parce qu'on est encore à deux motions de censure rejetées par l'Assemblée nationale.
01:43On va écouter Sébastien Lecornu, qui est très en colère.
01:47Et puis on va se poser la question du niveau de désespérance des Français
01:49par rapport à la situation politique, l'immobilisme total dans lequel nous sommes,
01:53et quel type de solution on pourrait envisager.
01:55D'abord, M. Lecornu, alors, il est à l'Assemblée nationale,
01:58il s'énerve contre une question d'Éric Ciotti.
02:01M. le Président Ciotti, puisque vous nous appelez à agir,
02:05pourquoi, dans une heure, vous allez censurer le budget du ministère de l'Intérieur,
02:11du ministère de la Justice, du ministère des Armées,
02:141 600 postes de policiers supplémentaires pour cette année ?
02:19Qu'attendez-vous pour agir, plutôt que de bloquer,
02:22plutôt que d'entraver, M. le Président Ciotti ?
02:25Ce double discours est insupportable de vous voir faire le recel de cette émotion.
02:30Et lorsque nous prenons nos responsabilités pour donner des moyens aux policiers, aux gendarmes,
02:36j'ai porté l'uniforme de la gendarmerie, M. le Président Ciotti.
02:39Donc, au bout d'un moment, halte avec cette petite politique,
02:43et enfin, vous prenez vos responsabilités.
02:46Michel Onfray, qu'est-ce que vous pensez de toute cette séquence,
02:49pas seulement à cet échange-là entre M. Lecornu et M. Ciotti ?
02:53C'est l'hôpital qui se moque de la charité, parce que la petite politique, c'est lui.
02:56Je veux dire, M. Lecornu, c'est pas seulement lui,
02:59mais c'est Emmanuel Macron, puisque la Vème République est ainsi faite,
03:03que vous avez un roi, un monarque à la tête de la République.
03:07Un monarque élu.
03:08Un monarque élu, et légitimé, c'est ce que j'allais dire, par le peuple.
03:12C'est-à-dire, vous n'êtes pas là parce que votre papa était roi,
03:14et que votre grand-père était roi, et que votre arrière-grand-père était roi,
03:17et que vous avez hérité de la tâche, parce que la monarchie serait héréditaire.
03:21C'est le génie du général de Gaulle d'avoir fait savoir
03:24qu'on pouvait garder ce qu'il y avait de plus intéressant dans la monarchie,
03:27c'est-à-dire un homme qui décide, mais de plus intéressant dans la République aussi,
03:30c'est un homme qui décide parce que le peuple qui décide doit avoir un homme,
03:34parce que c'est son incarnation.
03:36Le peuple, il est où ? Il est invisible, il est d'un seul coup.
03:38Quelqu'un dit, moi, je le suis, mais je le suis par vous.
03:41Et là, Emmanuel Macron, à part, j'ai beaucoup dit,
03:44mais à part les élections présidentielles qui sont ainsi faites
03:46qu'on instrumentalise Marine Le Pen pour expliquer qu'au bout du compte,
03:50il va falloir choisir entre la Shoah et la République,
03:52et qu'évidemment, la plupart se laissent encore abuser par ça.
03:56Mais pour le reste, il fait quoi, M. Lecornu, dont il nous dit qu'il est gaulliste ?
04:02Il assure la place au chef de l'État qui, lui, n'a plus la légitimité populaire
04:06et qui dit, je veux rester pendant 18 mois, donc débrouillez-vous.
04:09Alors oui, c'est de la petite politique politicienne.
04:11C'est je vote pour ceci, mais je vote pour cela.
04:12Lui, il vote qui ou quoi ? S'il vote ça, moi, je vais voter contre.
04:15Oui, mais là, on risque de se dire...
04:16Enfin, les Français ont bien compris, vous savez, les Français ne sont pas débiles.
04:19Ils voient bien avec ce genre d'image que c'est de la petite politique politicienne,
04:24de part et d'autre.
04:25Alors, parlons un petit peu des socialistes, de ce qui se passe à gauche,
04:28parce que les socialistes ont dicté quasiment ce budget à Sébastien Lecornu.
04:33Il nous avait dit, plus jamais avec la France insoumise,
04:35il y aura une digue infranchissable.
04:37Et on a appris que là, pour les municipales, en cas de second tour,
04:41il y aura une alliance de la gauche, comme prévu, dans les municipales.
04:45Ce n'est pas surprenant, évidemment, pour vous.
04:47Non, la gauche trahit ou elle décapite.
04:50Ce n'est pas compliqué.
04:50Donc, quand elle est au pouvoir, effectivement, en 1793, elle décapite.
04:55Et quand elle est au pouvoir régulièrement, de Léon Blum jusqu'à Mitterrand,
04:58en passant par quelques autres, elle trahit, elle trompe son public.
05:03Donc, évidemment, elle est bien obligée d'être forte de la division de la droite
05:08plutôt que forte de sa propre force.
05:09Depuis 1983, François Mitterrand a pris le programme de Giscard d'Estaing
05:13en disant, mars 83, la fameuse parenthèse ouverte, jamais fermée, de la rigueur.
05:18Vive Maastricht, vive l'Euro, vive le programme de Giscard, finalement,
05:22parce qu'on ne peut pas faire autrement.
05:24Et on avait, à l'époque, une gauche qui nous disait,
05:25il y a des gens formidables qui s'appellent Bernard Tapie,
05:28le modèle de la gauche, c'était ça.
05:29On ne fait pas plus de trahison.
05:30Et donc, ces gens, évidemment, ont été jugés par le peuple.
05:33Il a fait monter, François Mitterrand, le Front National, à l'époque,
05:37de Jean-Marie Le Pen, médiatiquement, en faisant intervenir, d'ailleurs.
05:41De façon extrêmement cynique.
05:42Absolument.
05:42En disant, invitez-le dans des grandes émissions, comme les vôtres,
05:45et qui donne une heure à quelqu'un en disant,
05:48voilà, vous allez pouvoir exposer qui vous êtes,
05:49ce que vous êtes montré également, quel tribun vous êtes.
05:51Et d'un seul coup, il explose tout, Jean-Marie Le Pen.
05:54Tout en créant SOS racisme en même temps.
05:56Après, jurisprudence Mitterrand qui dit, on va instrumentaliser ça.
06:00Cette droite-là, la droite nationale de Jean-Marie Le Pen est fasciste,
06:03les nazis, etc.
06:04Carpentras est devenue la création et la créature de Jean-Marie Le Pen,
06:08ce qui n'a jamais été le cas.
06:09On le sait, depuis, aujourd'hui.
06:10Mais ça a été instrumentalisé par François Mitterrand.
06:13Et d'un seul coup, la gauche ne gouverne qu'avec l'option Le Pen.
06:17Dès Le Pen.
06:18Donc, ça a marché pendant très longtemps.
06:20Et maintenant, ça recommence.
06:21C'est-à-dire, on nous dit, la France insoumise,
06:23non, on ne va pas s'allier avec eux, disent les socialistes.
06:25Oui, mais enfin, si enfin, s'il y a le Rassemblement National,
06:28c'est-à-dire le fascisme, on va quand même bien être obligés de le faire.
06:31Et c'est reparti pour un tour.
06:32Donc, évidemment, la gauche n'étant pas capable d'être force de sa propre force
06:36parce qu'elle ne propose rien, parce qu'elle a raté,
06:38parce qu'elle nous fait l'éloge de Maastricht depuis 30 ans
06:41et qu'on voit bien ce que ça produit,
06:42elle nous dit, mais regardez en face, le danger est là.
06:45Il y a quand même un tas de Français aujourd'hui
06:47qui ont compris que la ficelle était devenue un peu grosse.
06:49Et alors, vous avez noté aussi que François Hollande,
06:50évidemment, ne rêve que de pouvoir se présenter,
06:53se représenter, parce qu'il n'a pas pu se représenter.
06:55Vous dites qu'il pourrait être candidat et se poser un recours
06:59entre les deux extrêmes, c'est bien cela ?
07:02Jouer une forme d'union des républicains, entre guillemets ?
07:05C'est aussi comme ça que la politique se fait.
07:07C'est-à-dire, d'abord, dans la haine du Rassemblement national,
07:10parce qu'ils n'ont plus que ça comme programme,
07:11ils voient de l'extrême droite partout, ils voient du fascisme partout,
07:14ils voient du danger pour la République partout, etc.
07:17Moi, ça va, j'ai assez d'âge pour voir que quand Chirac parlait dans les années 70,
07:22il parle comme Bardella parle aujourd'hui.
07:24Donc, on est loin des chemises brunes, on est loin d'Adolf Hitler,
07:28on est loin des chambres à gaz, des grandes concentrations.
07:31Donc, il y a toujours la possibilité, après, quand vous faites de la petite politique politicienne,
07:34de ne pas, je le répète, de ne pas être fort de votre force,
07:37je parle de François Hollande, pour le coup, mais fort de la faiblesse des autres.
07:40Et la force de François Hollande, c'est la faiblesse de ces gens qui veulent s'unir.
07:45Et vous avez des gens qui disent, on va faire une primaire pour décider du candidat de la gauche,
07:49dans laquelle il n'y aura pas Mélenchon, dans laquelle il n'y aura pas le Parti communiste,
07:53et dans laquelle il n'y aura pas les écologistes, je crois, qui disent,
07:56eux, nous, de toute façon, on y va, etc.
07:57Donc, Hollande, il regarde tout ça, il dit, mais formidable,
08:00dans la mesure où la gauche est désunie, le ticket pour accéder au second tour
08:03est quand même beaucoup moins important.
08:05Et là, alors qu'à une époque, il fallait autour de 20 points,
08:08vous pouvez imaginer à 12 points, 13 points, y aller.
08:11Et les 12, 13 points, vous ne les avez pas tant par vous-même
08:13que parce que vous aurez, machin, bidule, intel,
08:16qui vont faire 2 points, 1 point, 4 points, et que vous faites le total.
08:19Jospin a été évincé comme ça, en laissant croire qu'il pouvait laisser aller Mme Taubira.
08:24On a dit de M. Chevènement qu'il était coupable et responsable.
08:28Chevènement, ce n'était pas Jospin, c'était deux façons d'être à gauche.
08:31Une qui était la mienne, celle de Jospin, de...
08:35Non, vraiment, je suis en train de tous les mélanger.
08:38De Chevènement.
08:38De Chevènement.
08:38Et puis l'autre.
08:40Et puis, on sait ce qui s'est passé.
08:42On sait.
08:42Le Pen, présent, au deuxième tour.
08:43Donc, François Hollande, qui connaît très, très bien la petite politique politicienne,
08:47les arrangissements, les arrangements, il connaît tout.
08:49Moi, je l'ai rencontré une fois, il parlait de ma région, presque mieux que moi.
08:53En m'expliquant, je cherchais une salle pour une université populaire,
08:56et il m'expliquait, ici, là, vous avez une salle de 400 places, avec machin,
08:59j'étais si déré qu'il connaisse le territoire français, le maillage territorial comme ça.
09:03Et c'est un malin.
09:04C'est-à-dire, avec son sourire matouin, il sait très bien que plus ils se battent,
09:09et mieux c'est.
09:09On a eu François Ruffin qui a fait une exposition de sa candidature,
09:13qui était pitoyable.
09:14Oui, c'est possible.
09:14C'est minable.
09:15Avec les trous de sa chemise, son petit machin, etc.
09:17Et puis, un texte appris par cœur, voilà pourquoi je suis candidat,
09:22qui a été dit dix fois en cinq minutes, je ne sais quoi,
09:24et puis aucune crédibilité, je veux...
09:26Évidemment qu'on a envie que les femmes de ménage soient mieux payées,
09:28on a envie que les gens qui aient des bas salaires,
09:30ça ne suffit pas pour avoir un projet civilisationnel.
09:33Ce qu'on veut aujourd'hui, c'est un projet civilisationnel.
09:36La politique, ce n'est pas de permettre à Emmanuel Macron de durer pendant 18 mois,
09:39c'est de dire, que voulez-vous faire désormais de la France ?
09:42Bien sûr. On est face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe par Michel.
09:45Il y a aussi un malaise du côté de la police, qui est très notable.
09:49Aujourd'hui, les policiers ont demandé aux Français de les rejoindre dans la rue
09:53pour manifester, pour dire à quel point il est difficile pour eux
09:56d'accomplir leur tâche, qui est de nous protéger.
10:00Ils nous demandent de nous aider à les protéger, eux, eux qui nous protègent.
10:04On va écouter le témoignage de Fabien Vanemelry,
10:06qui est le patron du syndicat de police d'Alliance.
10:08Et puis, on va voir si cette agrégation des colères
10:11peut aboutir sur autre chose.
10:14Le pays va très mal.
10:16Et c'est ce qu'on essaye de dire haut et fort
10:18par rapport à une situation que connaissent les policiers
10:20sur le terrain tous les jours.
10:22Donc, on appelle la population à nous aider.
10:24Malheureusement, surtout dans une prise de conscience,
10:27il faut avoir une vision globale de la situation.
10:31Soit le gouvernement prend conscience de la situation,
10:33mais maintenant, on commence à douter,
10:35parce que vu le nombre d'années où il est là,
10:37il aurait peut-être pu le faire avant.
10:38Soit la population est avec sa police d'après sondage,
10:42c'est tout à fait ça,
10:43et elle est derrière sa police sur sa grande majorité.
10:45Et là, dans ces cas-là, à elle de le montrer,
10:47qu'il faut soutenir la police pour qu'elle soit considérée, respectée.
10:50Et si on est considérée et respectée demain,
10:53ça sera une France plus sécurisée, tout simplement.
10:55Voilà pour ce discours d'un policier.
10:57Vous pensez, Michel, qu'il peut y avoir une union
11:00entre les colères des policiers,
11:02les colères des gendarmes,
11:04et des agriculteurs, pardon ?
11:08Oui, oui, je pense.
11:09Moi, quand j'ai créé le Front Populaire,
11:11dans mon esprit,
11:12qui était un jeu de mots qui renvoyait également au Front Populaire,
11:14dont peu de gens savent que
11:16les acquis du Front Populaire n'ont pas été obtenus par Léon Blum,
11:18mais par les grèves qui ont été faites par les ouvriers eux-mêmes.
11:21Donc, c'est une forme d'action politique positive, syndicale.
11:26Et je pense aujourd'hui qu'il nous faut effectivement
11:27un Front vraiment populaire.
11:29Et ce Front vraiment populaire,
11:30il pourrait être fait par des gens qui aiment la France.
11:32Ce n'est pas compliqué.
11:33Vous avez aujourd'hui des gens qui nous disent
11:35la France n'existe pas,
11:36la France n'a pas de langue,
11:37la France n'a pas de culture,
11:38la France est génocidaire.
11:40J'inclus Macron, j'inclus le chef de l'État là-dedans.
11:42Et qui nous disent, il faut en finir avec la France.
11:44Jean-Luc Mélenchon disant,
11:45le grand remplacement a réussi,
11:47vous avez perdu, c'est formidable,
11:49la France est morte,
11:50je déteste la Normandie qui m'accueille.
11:52Il dit Mélenchon quand il arrive,
11:53il y a trop de blancs alcooliques,
11:54ils sont tous alcooliques,
11:55je suis un homme du Maghreb.
11:57Bon, d'accord.
11:58Maghreb en européen.
11:59Oui, c'est ça.
11:59Donc il y a une vraie ligne de partage.
12:01Alors il y a la droite, la gauche,
12:02il y a les souverainistes et ceux qui ne le sont pas.
12:04Et je dirais aujourd'hui,
12:05le vrai Front populaire,
12:06il devrait se faire avec ceux qui aiment la France
12:07et ceux qui ne l'aiment pas.
12:09Et après, on peut avoir des dentistes,
12:11on peut avoir des notaires,
12:12moi j'ai des problèmes de dents,
12:14des problèmes de notaires,
12:15des problèmes de...
12:16Et je connais,
12:17la plupart du temps ils sont mes amis,
12:19mais quand les dentistes me racontent leur quotidien,
12:21quand les notaires me racontent leur quotidien,
12:23quand les paysans me racontent leur quotidien,
12:25y compris les pharmaciens qui racontent leur quotidien,
12:26mais c'est devenu invivable.
12:28La taxation, toujours de l'argent,
12:30toujours de l'argent.
12:31Les jeunes, les enfants de mes amis
12:32qui ont une trentaine d'années
12:34qui disent mais on s'en va,
12:35on quitte la France.
12:36Les gens qui sont propriétaires aujourd'hui
12:37qui commencent à vendre en disant
12:38mais nous on ne veut pas que nous bien sois squattés.
12:40On est taxés à chaque fois sur ça
12:42puis après on est taxés sur les taxes,
12:43puis etc.
12:44On n'a plus envie d'être en France,
12:45on n'a plus etc.
12:46Donc un vrai Front populaire qui dirait
12:48mais regardez,
12:49d'une certaine manière,
12:49les problèmes des paysans,
12:50les problèmes des policiers,
12:52les problèmes de la gendarmerie
12:54ou des CRS,
12:54ce sont les mêmes.
12:55Il y a eu une image qui m'a beaucoup touché,
12:57il faut faire attention aux images
12:58d'intelligence artificielle.
12:59Maintenant il faut vérifier.
13:00Oui, mais il y a des paysans
13:02qui avaient mis genoux à terre
13:04devant les CRS.
13:05Moi j'ai pleuré
13:06quand j'ai vu cette image,
13:08c'est-à-dire il y a un paysan
13:09qui parlait avec un mégaphone
13:10et puis les CRS qui étaient là
13:13et les autres disaient
13:13nous on vous respecte,
13:14vous êtes là pour l'ordre républicain,
13:16nous aussi vous aimez votre pays,
13:17nous aussi, nous etc.
13:18Et on va mettre un genou à terre.
13:20Important chez un paysan
13:21de mettre un genou à terre.
13:21En chantant la Marseillaise.
13:22En chantant la Marseillaise.
13:23Parce que pour eux
13:24mettre un genou à terre
13:25ça veut dire vraiment quelque chose.
13:27Ce sont des gens debout,
13:27meurent debout les paysans.
13:29Et donc je me suis dit
13:30quel bel exemple
13:31de front populaire,
13:33de vraiment un vrai front,
13:35il est vraiment populaire
13:36et il se fait au nom de la France.
13:37Après, de temps en temps
13:39je vois des influenceurs
13:41qui sont d'origine maghrébine,
13:42qui sont d'origine africaine
13:43et qui parlent superbement de la France.
13:45Je me dis mais ces gens-là
13:46sont des gamins formidables.
13:48Ils ont 30 ans et ils disent
13:48mec, tu fous là,
13:49t'as un quart parti à l'Algerie,
13:51la France, elle t'a donné ceci,
13:52elle t'a donné cela.
13:53Je me dis avec leur langage,
13:54avec leur façon d'être,
13:55leur façon de faire, etc.
13:56Je me dis allez hop,
13:56front populaire encore.
13:58C'est-à-dire ces gens
13:58qui sont capables de dire
13:59mon critère,
14:01ce ne sera pas votre couleur de peau,
14:02ce ne sera pas votre religion,
14:03ce ne sera pas votre âge,
14:04ce ne sera pas votre profession.
14:06Aimez-vous, oui ou non,
14:07la France.
14:08C'est gaullien,
14:08c'est tout bêtement gaullien.
14:09Ce n'est pas très étonnant
14:11de votre part,
14:11mon cher Michel.
14:12Un mot de la situation internationale
14:14qui inquiète aussi
14:14beaucoup les Français.
14:16Guerre en Ukraine,
14:17menace d'annexion du Groenland,
14:19bouleversement complet
14:20des alliances,
14:21avec une question,
14:22est-ce que nous pouvons
14:23nous défendre seuls
14:24au niveau européen ?
14:26On va juste écouter
14:26le patron de l'OTAN,
14:28l'alliance transatlantique,
14:30qui est Marc Routteux,
14:31qui lui pense
14:31qu'on ne peut rien faire
14:33sans l'OTAN, évidemment.
14:34Si quelqu'un pense
14:36encore ici
14:37que l'Union européenne
14:38ou l'Europe dans son ensemble
14:39peut se défendre
14:40sans les Etats-Unis,
14:41continuez à rêver.
14:42Vous ne pouvez pas,
14:43nous ne pouvons pas,
14:44nous avons besoin
14:45les uns des autres.
14:46Qu'est-ce que vous pensez
14:46de ça Michel Enfray ?
14:47Qu'il donne raison
14:48aux opposants de Maastricht,
14:50enfin aux opposants à Maastricht,
14:51qui ont dit
14:52qu'il y a une trentaine d'années
14:53on ne pouvait pas rêver
14:55une défense européenne
14:57parce que tant que
14:58cette défense européenne
14:59n'était pas faite,
15:00il fallait une défense nationale.
15:01Mais le mot national
15:02est une insulte.
15:03C'était tout de suite
15:03national égale fasciste
15:05égale nazi
15:05égale etc.
15:06Et on l'a bien vu
15:07avec le général de Villiers
15:08qui dit à un moment donné
15:09de manière très secrète
15:11et discrète
15:12les propos ont été
15:12bizarrement repris
15:13dans la presse
15:14mais ça n'a pas été
15:15c'est pas le genre
15:16du général de Villiers
15:16mais ça n'a pas été
15:17devant un micro
15:18en disant
15:18je dénonce
15:19le président de la république
15:20qui etc.
15:21Propos privés
15:22qui ont été tenus
15:23et devenus publics
15:24etc.
15:24Nous n'avons pas
15:25d'armée européenne.
15:27Nous n'en avons pas.
15:28En 30 ans
15:29les européistes
15:29ne l'ont pas faite.
15:31Et on a même
15:32très exactement le contraire.
15:33On a une armée allemande
15:34en Allemagne
15:34on a une armée portugaise
15:37au Portugal
15:37ou je ne sais quoi
15:37et on a une armée danoise
15:39au Danemark
15:39qui n'a pas grand chose.
15:42Et donc elle n'a pas été
15:42réalisée.
15:44C'était presque
15:44une armée allemande
15:45qui se serait dite
15:46européenne
15:47quand Emmanuel Macron
15:47a dit
15:48on a les codes
15:49du nucléaire
15:50si vous voulez
15:51on vous les donne
15:51Madame Merkel.
15:52Je me suis dit
15:53jusqu'où ira-t-on ?
15:54C'est-à-dire dans le fait
15:55de brader
15:55on a bradé notre énergie.
15:56Vous voulez partager
15:57à un moment
15:58effectivement la souveraineté
15:59en matière nucléaire.
16:01C'est-à-dire que n'importe qui
16:01peut devenir notre ennemi
16:02surtout nos amis.
16:04Ça marche dans le privé.
16:06Vous voyez tous ces gens
16:06qui se sont aimés
16:07adorés
16:07mariés
16:08qui se sont divorcés
16:10qui se sont insultés
16:11qui se sont arrachés
16:12les yeux
16:12et bien ça devrait
16:13renseigner
16:14ça se passe exactement
16:15de la même manière
16:15entre les pays
16:17entre les nations
16:18entre les peuples
16:19qu'entre les individus
16:20et là on n'a pas fait
16:21d'armée européenne
16:22donc on a d'une part
16:23pas fait d'armée européenne
16:24d'autre part
16:25défait les armées nationales.
16:27Donc ce monsieur a raison
16:27on ne peut pas aujourd'hui
16:29se défendre tout seul
16:30si on se fait agresser
16:31maintenant
16:31il faut aussi
16:32sur Trump
16:34voir comment fonctionne
16:35son cerveau.
16:36Voilà des gens
16:38qui nous ont dit
16:38il y a quelque temps
16:39que l'Europe
16:40avait fait plier Trump
16:41et qu'il y avait
16:42un pouvoir magnifique
16:43des lunettes
16:44d'Emmanuel Macron
16:45parce qu'il avait obtenu
16:46de Trump
16:46avec le regard top gun
16:47ce qu'on n'imaginait pas
16:50de la part de Donald Trump.
16:52Trump
16:52il a écrit
16:53enfin il a signé
16:54un livre de son nom
16:55je ne suis pas très sûr
16:55qu'il a écrit
16:56mais qui est l'art du deal
16:57c'est un livre qu'on ne trouve plus
16:58il coûte horriblement cher
16:59si vous cherchez à l'acheter
17:00on devrait le reprendre
17:03en livre de poche
17:03c'est une idée
17:04que je donne à mes éditeurs
17:06je vais bien le préfacer
17:06et montrer comment ce type fonctionne
17:09c'est une grande gueule
17:10donc il ne faut pas le juger
17:11sur ce qu'il dit
17:12mais sur ce qu'il fait
17:13et ce qu'il fait
17:15n'est pas ce qu'il dit
17:16donc moi je regarde
17:18le réel
17:18je doute des images
17:19je doute des propos
17:21c'est mon boulot de philosophe
17:22et après je regarde
17:24ce qui finalement se passe
17:26il y a armada
17:27pas armada
17:28attaque
17:28pas attaque
17:29il y a armada
17:30oui mais bon
17:31après
17:31effectivement
17:32je voudrais juste vous faire écouter
17:33alors vous avez évoqué
17:34le président français Top Gun
17:36il a reçu cette semaine
17:37le premier ministre groenlandais
17:39et la première ministre danoise
17:40alors on parle toujours
17:41de ce qui pourrait se passer là-bas
17:43et là aussi
17:44il a appelé au réveil stratégique
17:45de l'Europe
17:46écoutez-le juste
17:46ça dure peu de temps
17:47Michel
17:48et je vous passe la parole
17:49face à la posture russe
17:51dans le grand nord
17:52à la présence économique
17:54de la Chine
17:54aux conséquences stratégiques
17:55de ce rapprochement
17:56nous partageons
17:58la nécessité
17:59de renforcer
18:00notre posture de défense
18:01dans l'Arctique
18:01plusieurs états européens
18:04dont la France
18:05ont commencé à le faire
18:06dans le cadre
18:06des exercices conjoints
18:07dits Arctique Endurance
18:08à la demande du Danemark
18:10et nous soutenons aussi
18:12un engagement accru
18:13de l'OTAN
18:13dans l'Arctique
18:15à travers la création
18:16d'une activité
18:17de vigilance renforcée
18:18et nous sommes prêts
18:20à nous y joindre
18:21alors
18:22qu'est-ce que vous en pensez
18:23on peut
18:23être la force moteur
18:26de l'Europe
18:26dans ce réveil stratégique
18:28je solliciterais
18:28un ophtalmo déjà
18:29un opticien
18:30parce qu'il doit y avoir
18:31un grave problème
18:32pour n'apparaître plus
18:33qu'avec ça
18:33moi j'ai eu des problèmes
18:34les médecins disent
18:36qu'il faut 15 jours
18:36pour un problème ophtalmique
18:38de ce genre
18:38après voilà
18:39chacun est libre
18:39de porter ou non des nuets
18:40mais il y a un problème
18:41voilà
18:41médical
18:42pas seulement médical
18:43c'est un peu beaucoup
18:45c'est juste un peu beaucoup
18:46on a eu M. Retailleau
18:47qui a eu un problème
18:48de cet ordre là
18:49on a eu Philippe Devilliers
18:50qui a eu un problème
18:51de cet ordre là
18:51et on les a eu quelques temps
18:52pendant très peu de temps
18:53mais là d'un seul coup
18:55c'est devenu une signature
18:55sur le fond
18:56non c'est le fond aussi ça
18:57parce que chez ce monsieur
18:58la forme ça n'est plus que ça
19:00le fond
19:00il n'y a pas de fond
19:01il n'y a plus que de la forme
19:02donc sur le fond
19:03eh bien
19:04nous ne fabriquons pas
19:05d'opposition
19:08constituée
19:09avec des armées
19:10sonnantes et trébuchantes
19:11dans les 18 mois
19:13qui viennent
19:14il faut des années
19:15des décennies
19:16des décennies
19:17pour faire une indépendance stratégique
19:18ensuite il faut
19:19une décision
19:21c'est-à-dire pour le coup
19:22c'est pas
19:22alors tu votes pour moi
19:23non je ne vote pas pour toi
19:24ah toi tu as voté pour ça
19:25je ne voterai pas pour toi
19:25il faut un vote
19:27de l'Assemblée nationale
19:28et puis du Sénat
19:29il faut que le Congrès vote
19:30et appuie massivement
19:31pour que nous puissions disposer
19:33d'argent
19:33qui nous permettront
19:34de demander à des gens
19:36de travailler à des projets
19:37qui ceci
19:37qui cela
19:38etc
19:38nous avons parlé
19:39d'une espèce d'arme
19:40absolument étonnante
19:41qui aurait permis à Donald Trump
19:43de se saisir de Maduro
19:45il y a quand même eu 80
19:46presque une centaine de morts
19:48quand même
19:48ça c'est avec des bonnes
19:49vieilles balles
19:50à l'ancienne
19:51et on a vu
19:52quelques spécialistes militaires
19:53qui disent
19:53oui on ne sait pas
19:54c'est quoi
19:55peut-être des bombes ceci
19:55des bombes cela
19:56etc
19:56où en sommes-nous
19:57nous
19:57dans la technologie
19:59des armes de demain
20:00où en sommes-nous
20:00de la cyber-guerre
20:02parce que c'est essentiel
20:04si vous avez la possibilité
20:05comme les Etats-Unis
20:06de dire nous brouillons
20:07le ciel iranien
20:07et à ce moment-là
20:08plus rien ne se passe
20:09dans le ciel iranien
20:10nous pouvons rentrer
20:11avec nos propres avions
20:12etc
20:12en sommes-nous capables nous
20:13je ne crois pas
20:14je ne crois pas
20:15puisqu'on est dans une logique
20:16anti-militariste
20:17depuis Maastricht
20:18on n'aime pas les militaires
20:19on déteste les militaires
20:20on a le discours de gauche
20:21du la police tue
20:22on a le discours du
20:24si on a un militaire
20:25il doit avoir de neurones
20:26et guerre plus
20:26il y a des gens
20:27à l'état-major
20:28qui sont des gens
20:28de haute qualité
20:30de haute tenue intellectuelle
20:31des gens qui sont brillantissimes
20:32et qui pensent
20:33la question de la guerre
20:34et qui ne sont pas des bavards
20:35et ceux qu'on voit
20:36sur les plateaux de télévision
20:37ce ne sont pas ceux
20:38qu'il faut écouter
20:39et il faut écouter
20:40le silence de ceux
20:41qui ne parlent pas
20:42et qui dans la grande muette
20:43font vraiment avancer
20:44le dossier
20:44mais je ne crois pas
20:46que n'ayant pas
20:47l'argent
20:48n'ayant pas les missions
20:49les ordres de mission
20:49et n'ayant pas l'intelligence
20:51nous n'avons plus l'intelligence
20:52l'intelligence elle s'en va
20:53quand vous avez des enfants
20:54de 30 ans
20:55à qui on dit
20:56voilà le salaire
20:56qu'on vous propose
20:57les moyens dont vous disposez
20:58vous êtes gentils
20:59mais moi ça ne m'intéresse pas
21:01beaucoup de vivre comme ça
21:02et vous avez des gens
21:03qui disent
21:03nous ça nous intéresse
21:04et là vous allez bosser
21:05aux Etats-Unis
21:05ou autre
21:05regardez quand il y a
21:06des prix Nobel français
21:07ils travaillent tous à l'étranger
21:08c'est vrai
21:09quand vous avez cette femme
21:10hélas j'ai oublié son nom
21:12enfin qui a inventé
21:13les ciseaux
21:14qui permettent de tailler
21:15les rubans génés
21:16de l'ADN
21:17etc etc
21:18elle travaille
21:19elle ne travaille pas en France
21:21donc ce sont des effets
21:23de lunettes
21:24si je puis me permettre
21:24l'expression
21:25parce qu'il a 18 mois
21:27et qu'en 18 mois
21:28il ne va pas inventer
21:29des armes
21:30il ne va pas inventer
21:32des moyens
21:33de mener la cyberguerre
21:35il ne va pas inventer
21:35la création de drones
21:37et en même temps
21:38que nous sommes
21:39dans une maladie totale
21:41il n'y a plus rien
21:42une déshérence totale
21:42ce que nous avons
21:43nous le donnons aux Ukrainiens
21:45allez petite pause Michel
21:47on est en face à Michel
21:47on ferait sur CNews et Europe 1
21:49on va se retrouver
21:49on va parler de l'immigration
21:51les chiffres dévoilés aujourd'hui
21:53cette semaine
21:53par le ministère de l'Intérieur
21:54étaient très intéressants
21:55l'abandon des régions aussi
21:57parce que vous insurgez
21:59contre le fait
22:00on laisse vraiment
22:01les régions
22:02de plus en plus enclavées
22:03et de moins en moins
22:03bien desservies
22:04notamment par l'aérien
22:05et puis du triste anniversaire
22:07de la libération
22:08des camps de la mort
22:09à tout de suite
22:10on se retrouve pour la seconde partie
22:11de Face à Michel
22:12on ferait sur CNews
22:12et sur Europe 1
22:13Michel l'immigration
22:14les chiffres du ministère
22:15de l'Intérieur
22:16révélés cette semaine
22:17confirment que jamais
22:18le niveau de l'immigration
22:19n'a été aussi haut en France
22:20380 230 titres
22:22de premiers séjours
22:23délivrés
22:24c'est une hausse de 11%
22:26il y a une hausse aussi
22:27des demandes de visa étudiant
22:28évidemment
22:29ceux à titre humanitaire
22:31mais il y a une baisse
22:32des titres de séjour
22:32pour raison économique
22:34voilà
22:35c'est les gens
22:35qui veulent venir travailler
22:36et la baisse
22:37des régularisations
22:38que Bruno Retailleau
22:40estime
22:41qui est due
22:42à son action
22:42on va écouter juste
22:43Nicolas Pouvromonti
22:44directeur de l'Observatoire
22:45de l'immigration
22:46et de la démographie
22:47et je vous passe la parole
22:48sur ce sujet
22:48la France est aujourd'hui
22:51structurellement plus attractive
22:52que ses voisins
22:52et donc effectivement
22:54dans une zone de libre circulation
22:55les décisions de chacun
22:57emportent des conséquences
22:57pour le voisin
22:58quand l'Espagne régularise
23:00en vérité
23:00les étrangers qui seront régularisés
23:01auront un titre
23:02pour aller n'importe où
23:03dans l'espace Schengen
23:04et notamment en France
23:04et à l'inverse
23:05quand d'autres pays européens
23:06plus nombreux
23:07font le choix
23:08de se fermer
23:08à certains types d'immigration
23:09le nombre de demandes d'asile
23:11dans l'Union Européenne
23:11a baissé de 20% l'an dernier
23:13et bien la France
23:13peut aussi servir
23:14de pays de rebond
23:15c'est-à-dire que les flux
23:16ne se dirigent plus
23:17vers l'Allemagne
23:17ou vers la Scandinavie
23:18se dirigent vers la France
23:19Voilà pour le constat
23:20pour les chiffres
23:20Michel tant qu'on restera
23:22dans l'Europe de Maastricht
23:23rien ne sera possible
23:24c'est ça ?
23:24On ne peut pas
23:24voilà
23:25c'est-à-dire que tous
23:26tous les hommes politiques
23:27hommes et femmes politiques
23:28qui nous disent
23:29il n'y a qu'à il faudrait
23:30on devrait
23:30on va faire
23:31etc etc
23:32mentent
23:33s'ils ne nous disent pas
23:34qu'il faut en finir
23:35avec l'Europe
23:36c'est l'Europe qui fait la loi
23:36sur ce sujet-là
23:38et l'Europe est immigrationniste
23:39et c'est une Europe
23:41du patronat
23:41qui comme par hasard
23:42patronat et Mélenchon compris
23:44associé je veux dire
23:46défendent cette immigration massive
23:48alors les uns
23:49parce qu'ils pensent
23:49que ça leur permet
23:50de payer moins cher
23:51les ouvriers et les entrepreneurs
23:53thèse de la CGT
23:54thèse du parti communiste
23:55dans les années 70
23:56à l'époque où CGT
23:58et parti communiste
23:58n'étaient pas dans l'idéologie
24:00mais dans la défense
24:00du peuple
24:01du petit peuple
24:01du prolétariat
24:02et des ouvriers
24:03et aujourd'hui
24:05on voit bien
24:06qu'ils sont immigrationnistes
24:07on nous dit
24:07non non mais c'est très bien
24:08parce que ça permet
24:09de payer moins cher
24:11les travailleurs
24:11mais en même temps
24:12ça nous permet
24:12d'avoir un électorat
24:13Mélenchon ne pense qu'à ça
24:14il a l'impression
24:15qu'un migrant
24:16c'est un musulman
24:17un musulman
24:18c'est un électeur
24:18de la France insoumise
24:21parce qu'il essentialise
24:22non
24:22il n'y a pas
24:24un migrant
24:25avec un majuscule
24:26une espèce d'idée platonicienne
24:27il y a des gens
24:27qui viennent animer
24:28de bonnes intentions
24:29et qui veulent devenir français
24:30et puis des gens
24:31qui viennent en disant
24:32ça m'intéresse
24:32parce qu'il y a des subventions
24:33parce qu'il y a de l'argent
24:34parce qu'il y a une aide
24:35au logement
24:36parce qu'il y a une aide
24:37à l'existence
24:37il y a une aide à la santé
24:38et puis je suis un pays
24:39attractif
24:40c'est ce que dit monsieur
24:41tout à l'heure
24:41pourquoi c'est un pays attractif
24:43parce qu'on se rend attractif
24:44si aujourd'hui
24:45vous avez l'assistance
24:46qui vous permet
24:47de mieux vivre
24:48que le travail
24:48je pense aux paysans
24:49ou je pense à
24:50un certain nombre
24:51de gens
24:52qui font des métiers
24:53mal payés
24:53je peux comprendre
24:55moi je ne juge pas
24:56je peux comprendre
24:56quelqu'un qui dit
24:57moi je pars de mon Afrique
24:58où je crève la dalle
25:00où je souffre
25:01de malnutrition
25:02de nourriture
25:03de problèmes divers et multiples
25:05et j'arrive dans un endroit
25:06où on va m'aider
25:07on va me prendre en charge
25:07c'est humain
25:08ça me paraît humain
25:09que ces gens se comportent
25:10comme ça
25:10ça ne me paraît pas bien
25:12que des hommes politiques
25:12puissent dire
25:13allez-y allez-y
25:14puisqu'on sait très bien
25:15que de toute façon
25:15le gâteau est limité
25:17et qu'on ne peut pas partager
25:18indéfiniment
25:20on ne peut pas multiplier
25:21les galettes des rois
25:22et donc si on ne peut pas
25:23les multiplier
25:24ça veut dire que
25:24certains auront des grosses parts
25:25d'autres pas de part
25:26puis d'autres rien du tout
25:27certains des miettes
25:28etc.
25:29et on voit bien
25:29qui récupère les miettes
25:30aujourd'hui
25:31ce sont les paysans
25:31les policiers
25:33dont nous parlions tout à l'heure
25:34enfin ces gens
25:35qui sont sous-payés
25:35pour faire un métier
25:36dans lequel vous risquez votre vie
25:37je parle des policiers
25:38c'est quoi le prix
25:40de la vie d'un policier
25:41ces gens se réveillent le matin
25:43et peuvent très bien
25:44le soir
25:44soit être en prison
25:46parce que
25:46lors d'une algarade
25:48ils auront tiré
25:49soit se faire
25:50taper dessus
25:52se faire insulter
25:52ou je ne sais quoi
25:53soit se faire tuer
25:54parce qu'ils se seront fait rafaler
25:56ou je ne sais quoi
25:56et on leur dit
25:56vous allez avoir
25:57des salaires de misère
25:58évidemment on comprend
26:00que ça puisse bouger
26:03dans les troupes
26:03écoutons juste un petit extrait
26:05de Jean-Luc Mélenchon
26:06parce qu'il s'est amusé
26:07avec beaucoup de cynisme
26:08à utiliser la notion
26:09de grand remplacement
26:10évidemment à propos
26:13de l'immigration
26:14écoutez-le
26:15j'ai été accusé par monsieur Guénaud
26:18de vouloir supprimer
26:19et la langue française
26:20et le peuple français
26:21ma situation s'est depuis aggravée
26:24comme vous le savez
26:24puisque j'ai osé faire remarquer
26:27que le grand remplacement
26:28s'opérait à chaque génération
26:30et que c'était bien dommage
26:32qu'il ne veuille pas mourir
26:33mais tout le monde y est condamné
26:34la probabilité
26:35que la génération suivante
26:36soit très créole
26:37et très mélangée
26:38est tellement grande
26:39qu'on peut dire
26:39qu'ils ont perdu la partie
26:40et je le redis
26:41à tous ceux qui vivent
26:43dans l'angoisse
26:44du grand remplacement
26:45vous avez perdu
26:46qu'est-ce que vous en pensez
26:47Michel Onfray ?
26:48que les vieux mâles blancs
26:50se portent bien quand même
26:51parce qu'il n'est pas
26:51grand remplacé lui encore
26:53et que tous ces gens
26:54qui ont 50 ans
26:55qui sont blancs
26:56etc.
26:57et qui sont virés
26:58assez régulièrement
26:59lui il est là
26:59si vous en avez d'autres
27:01je ne sais pas
27:02que l'Arcom va encore
27:03donc je ne vais pas dire
27:04mais vous avez des gens
27:05qui nous ont fait l'éloge
27:06des très grands ariens
27:08blonds aux yeux bleus
27:08et qui étaient des tout petits
27:09bruns
27:10qui n'avaient pas grand chose
27:11d'arriens etc.
27:12et là on a envie de nous dire
27:12laisse ta place à Rima Hassan
27:14ou à Rachel Kequet
27:15et que ce soit crédible
27:17qu'un homme qui s'en vienne
27:19nous dire
27:19qu'on a marre
27:20des français blancs
27:21septuagénaires
27:22fassent la loi
27:23alors qu'il fait encore la loi
27:24un peu de cohérence
27:25monsieur Mélenchon
27:26laissez la place
27:26faites-vous grand remplacer
27:28que vous soyez crédible
27:29si vous ne le faites pas
27:30c'est que vous estimez
27:31que peut-être
27:31c'est un bon argument
27:32de politique politicienne
27:34et que la civilisation
27:35vous compte pour peu
27:37un peu absolument
27:38juste revenons un instant
27:39sur cette idée de Maastricht
27:41et de notre incapacité
27:43à faire quoi que ce soit
27:44sur le plan de l'immigration
27:45tant qu'on sera dans cette Europe
27:46on écoute juste
27:47Philippe Devilliers
27:47qui est votre ami
27:48sur le Frexit
27:49c'était dans son émission
27:50avec Elliot Deval
27:51le retour de la frontière
27:55le retour de la nation
27:58le retour du politique
28:00le retour de la puissance
28:02ces quatre retours
28:04expliquent
28:05ce qui va se passer
28:06dans les mois qui viennent
28:07dans les années qui viennent
28:09l'Union Européenne est morte
28:12elle est comme le canard
28:14dans la cour de ferme
28:15qui continue à courir
28:17mais il n'a plus de tête
28:18le Frexit
28:21est devant nous
28:22il est inéluctable
28:24alors le Frexit
28:25c'est-à-dire que la France
28:26quitte
28:27l'Union Européenne
28:29c'est envisageable pour vous ?
28:30ah oui oui absolument
28:30mais absolument
28:32c'est simplement
28:33il y a toute une intelligentsia
28:34et toute une classe
28:35de journalistes
28:36qui depuis des années
28:37et merci à CNews
28:38de rendre possible
28:38audible
28:39ce discours
28:40qui n'est pas tenable
28:41mais sinon
28:42c'était impossible
28:43souvenez-vous
28:43la Grande-Bretagne
28:45avec le Brexit
28:46elle allait disparaître
28:48ça ne disparaît pas du tout
28:49elle a tous les avantages
28:51alors après
28:51quand vous gardez la manœuvre
28:52le souverainisme c'est ça
28:53vous dites
28:54le bateau n'est pas conduit par moi
28:55je veux moi conduire mon bateau
28:57après vous pouvez continuer
28:58à le conduire
28:58dans la même direction
28:59que précédemment
29:00c'est ce que fait l'Angleterre
29:01donc là où ça ne va pas
29:02avec l'Angleterre
29:02c'est parce qu'elle continue
29:03à être maastrichtienne
29:04en ayant quitté Maastricht
29:05mais on est d'accord
29:07Philippe et moi
29:08depuis des années
29:09depuis les années 90
29:10parce que
29:10c'est aussi ça le front populaire
29:12c'est-à-dire
29:12de faire un front populaire
29:13entre gens de droite
29:14et gens de gauche
29:14qui estiment que
29:15on doit pouvoir défendre
29:17ces thèses-là
29:17ce ne sont pas des thèses
29:18de droite ou de gauche
29:19ce sont des thèses
29:20qu'on dira national
29:21on défend la nation
29:22on défend le peuple français
29:24on défend les frontières
29:25on défend la possibilité
29:26de mener une politique personnelle
29:27c'est quoi une politique personnelle ?
29:28une politique qui permettra
29:29la souveraineté du peuple
29:31la souveraineté du peuple
29:32n'existe plus
29:33la souveraineté du peuple
29:35aujourd'hui
29:35elle est jetée à la poubelle
29:36depuis 2008
29:37le traité de Lisbonne
29:38jusqu'à aujourd'hui
29:38où Emmanuel Macron nous dit
29:40ah ben je dis
29:41sous l'Assemblée nationale
29:42vous votez
29:42mais le résultat ne me plaît pas
29:44les premiers j'en veux pas
29:45les deuxièmes j'en veux pas
29:46les troisièmes vont être les gagnants
29:47et on met les troisièmes
29:48qui disent
29:48on va faire un peu
29:49de la politique des seconds
29:50parce qu'on va essayer
29:51avec les seconds
29:52de les casser en deux
29:52on va faire un peu
29:53de politique des socialistes
29:54mais pas du tout
29:55la politique de la France insoumise
29:56ils vont revenir vers nous
29:57enfin tout ce petit bricolage
29:59qui fait qu'on est loin du peuple
30:00et moi je ne regarde pas
30:02la bouche de qui dit
30:03je suis souverainiste
30:06c'est pas un problème pour moi
30:07qu'il soit de droite ou de gauche
30:08l'important c'est de dire
30:09on revient
30:10aux fondamentaux de la démocratie
30:12qui est le peuple décide
30:13et le chef d'état incarne
30:15il y a un parti
30:15qui portait cette dimension là
30:17qui était le Rassemblement National
30:18mais plus aujourd'hui
30:20Marine Le Pen
30:21ne veut plus sortir de l'euro
30:22ne veut plus sortir de l'Europe
30:23ne veut pas sortir de Schengen
30:24depuis longtemps
30:24ça vous interroge ça Michel ?
30:26oui parce que je pense que
30:27un peu comme Mitterrand
30:29a été l'espoir
30:30d'un certain nombre de personnes
30:31en 80
30:32avant 80
30:33et se disait
30:33bon a changé la vie
30:34la droite c'est Giscard
30:36les diamants
30:37c'est la bourgeoisie insolente
30:39est suffisante et prétentieuse
30:40c'est Louis XVIII
30:42c'est le retour du monarque
30:43etc etc
30:44enfin avec Mitterrand
30:45on passe des ténèbres à la lumière
30:47souvenez-vous Jacques Lang
30:48etc
30:48et mars 83
30:50paf d'un seul coup
30:50Mitterrand dit
30:51bon ça marche pas vraiment comme ça
30:52il le dit pas aussi clairement que ça
30:54mais le Giscardisme
30:55c'est pas si mal que ça
30:56qu'est-ce qui se passe ?
30:57d'un seul coup
30:57le Front National monte
30:58parce qu'on se dit
30:59il nous a trahi
30:59il nous a trompé
31:00hop l'espoir est là
31:01et le Front National
31:03n'est jamais arrivé au pouvoir
31:04donc on peut aujourd'hui
31:05ressortir des images
31:06de Jean-Marie Le Pen
31:07c'est bien
31:08il est en train de dire des choses
31:09il dit regardez
31:10il le disait à telle époque
31:11etc
31:11oui d'accord
31:11quand il s'est trouvé dans des villes
31:13de Rassemblement National
31:14il a fait quoi ?
31:15d'extraordinaire
31:15ou de fantastique
31:16ou de merveilleux
31:17voilà
31:18et le projet ça va être quoi ?
31:20imaginons que Mme Le Pen
31:21ou M. Bardella
31:22arrive au pouvoir
31:23il se passe quoi
31:24avec l'euro
31:24avec l'Europe
31:24elle a déjà dit
31:25il ne touche pas l'euro
31:26on ne touche pas l'Europe
31:26on ne touche pas Schengen
31:27on ne touche pas Maastricht
31:28mais on est fort
31:29on va faire plier le bras
31:30de l'Allemagne
31:31on va faire plier
31:32on va tendre le bras
31:34de Mme Ursula von der Leyen
31:35trop petit mon ami
31:37ça s'est passé comme ça
31:38avec Podemos
31:39ça s'est passé comme ça
31:40avec Syriza
31:40Podemos en Espagne
31:41Syriza en Grèce
31:44ça s'est passé avec
31:45Beppe Grillo en Italie
31:46et même avec Georgia Meloni
31:48quoi qu'on dise
31:48on dit oh là là
31:49elle a fait des choses formidables
31:50etc
31:50elle a accepté pas mal de choses
31:52elle a accepté notamment
31:53de ne pas toucher à l'Europe
31:54en disant à l'Europe
31:55bon allez vous me donnez
31:56deux ou trois trucs
31:57elle fait du deal
31:57en obtenant des contreparties
31:59voilà
31:59oui mais ça ne suffit pas
32:00les contreparties
32:00ce n'est pas des gâteaux
32:02qu'on vous offre
32:02pour calmer votre faim
32:03c'est de dire
32:04je veux mener
32:05une politique nationale
32:06et je ne vais pas demander
32:07à Mme Meloni
32:08ce que nous devons faire
32:09pour le peuple français
32:10ou pour la nation
32:11ou pour la France
32:12donc je crains
32:13qu'arrivons au pouvoir
32:15il y a encore une déception
32:17et là pour le coup
32:17le pire c'est certain
32:20on est dans face
32:21à Michel Onfray
32:22sur CNews et sur Europe 1
32:23Michel vous avez aussi
32:24été interpellé cette semaine
32:25par l'abandon
32:26par Ryanair Company
32:27une compagnie irlandaise
32:29de la destination
32:30de Clermont-Ferrand
32:31ça va être effectif
32:32dès le mois de mars
32:33malgré des taux de remplissage
32:35vraiment très très bons
32:36sur les lignes
32:36qui étaient exploitées
32:37qui allaient vers Porto
32:38Fès et Londres
32:39vous vous dites
32:41que ça aggrave évidemment
32:42l'enclavement des territoires
32:43tout ça à cause
32:44de la hausse des taxes
32:44sur l'aérien
32:45votée en 2024
32:46voilà des taxes encore
32:47c'est à dire que le taux
32:48de remplissage est maximum
32:50et on dit on va fermer
32:51c'est à dire que
32:52c'est ça la France
32:53c'est à dire que vous avez
32:53des boîtes qui marchent bien
32:54et qui doivent fermer
32:55parce que les taxes sont là
32:58et on dit
32:58vous prenez un billet d'avion
33:00hop taxé sur l'autorité
33:01vous faites un vol
33:02hop taxé sur l'autorité
33:02vous faites hop taxé
33:03taxe en permanence
33:04en permanence
33:05en permanence
33:05il y a un moment donné
33:06vous vous dites
33:06j'arrête parce que
33:07je ne gagne plus d'argent
33:08moyennant quoi
33:09il se passe quoi
33:09il se passe que les régions
33:10restent régionales
33:12et on ne peut pas les lier
33:16des aéroports
33:16mais à chaque fois
33:17c'est fluctuant
33:18on dit ça marche très bien
33:18mais il y a ceci
33:19il y a cela
33:20ils utilisent des biocarburants
33:21à Clermont-Ferrand
33:22enfin sur l'aéroport
33:23on voit bien
33:24qu'il y avait des solutions
33:25même pour ceux qui disent
33:27ça pollue en permanence
33:28etc.
33:29moi je vois bien
33:30quand je prends un avion
33:30à Carpiqué le matin
33:32ou quand je le prends le soir
33:33il y a beaucoup d'hommes
33:35dans la phallocratie
33:36effectivement
33:37les décideurs
33:39il y a quelques femmes
33:40évidemment
33:40mais on voit bien
33:42que ce sont les gens
33:42qui font du boulot
33:44et puis
33:45moi j'aimerais
33:45qu'il y a autant d'hommes
33:46que de femmes
33:46entendons-nous bien là-dessus
33:47je dis simplement
33:48que quand vous faites
33:48la sociologie de l'avion
33:49vous voyez bien
33:50que les décideurs
33:50qui sont là
33:51ils sortent leur ordinateur
33:52etc.
33:52ils prennent un avion
33:53et puis le soir
33:54ils sont chez eux
33:54à Lyon
33:55ou je ne sais pas quoi
33:55ou ils sont chez eux
33:56chez eux à Bordeaux
33:57je ne sais quoi
33:57regardez la liaison
33:58Paris-Bordeaux
33:59c'est plus rapidement fait
34:01que la liaison
34:02entre Caen et Paris
34:03donc si on veut vraiment
34:05désenclaver les territoires
34:06si on veut vraiment
34:07honorer la province
34:08plutôt que parler des territoires
34:09et qu'on commence à dire
34:10vous n'aurez pas d'aéroport
34:11vous n'aurez de toute façon
34:12pas de train
34:13et puis quand vous avez des trains
34:14ce sont des TER
34:14qui marchent
34:15pourvu qu'il n'y ait pas
34:16de sangliers sur la voie
34:17pourvu qu'il n'y ait pas
34:17de feuilles sur la voie
34:18pourvu qu'il n'y ait pas
34:19d'accidents de personnes
34:21comme on dit
34:21ou ce genre de choses
34:22moi je voulais soutenir
34:24les gens de Clermont-Ferrand
34:24en disant
34:25il faut des aéroports
34:26avec des avions
34:27qui polluent moins
34:27parce que vous avez
34:28des biocarburants aujourd'hui
34:29et qu'on peut envisager
34:30un avenir
34:31où il y aurait plus d'avions
34:32et non pas moins d'avions
34:33avec la possibilité
34:34pour des talents
34:34d'aller, de venir
34:35et de travailler
34:36pour qu'il y ait
34:37un véritable maillage
34:38du territoire
34:38Michel on va évoquer
34:39maintenant ce sujet
34:40extrêmement important
34:41le 81ème anniversaire
34:43de la libération des camps
34:44notamment celui
34:45d'Auschwitz-Birkenau
34:47on va passer sur la polémique
34:48de la photo
34:49d'une délégation
34:50d'élus parisiens
34:51qui étaient hilards
34:52dans l'avion
34:52qui les emmenait
34:53justement à Auschwitz
34:55ils ont depuis effacé
34:56la photo
34:56et ils se sont
34:57évidemment excusés
34:59parce que c'était
35:00totalement inapproprié
35:01j'aimerais nous
35:02qu'on s'intéresse
35:03à la façon
35:03dont on enseigne
35:04l'histoire dans nos écoles
35:05comme de tradition
35:08on est allé
35:08interroger des lycéens
35:09à la sortie
35:10de leur établissement
35:11on leur a demandé
35:12est-ce que vous savez
35:13ce qu'est la Shoah
35:13donc la mort
35:15de 6 millions de juifs
35:16pendant la seconde guerre mondiale
35:17on va écouter leurs réponses
35:18sans les accabler
35:19et après on va se poser
35:19la question
35:20mais comment on leur enseigne
35:21en réalité
35:22cet événement terrible
35:24de notre histoire
35:25écoutons
35:26est-ce que vous savez
35:27ce que c'est la Shoah
35:28euh
35:30non
35:31c'est le fait de
35:32tuer des juifs
35:34bah la Shoah
35:35c'était du coup
35:36bah pendant
35:37la seconde guerre mondiale
35:38c'était tout ce qui se passait
35:40par rapport aux juifs
35:41c'est-à-dire
35:42tous
35:43les camps de concentration
35:45etc
35:45toutes les déportations
35:47en Allemagne
35:48non je sais pas du tout
35:49c'est quoi
35:49non je connais pas du tout
35:51je connais pas
35:51bah c'est le truc
35:52des juifs là non
35:53c'est-à-dire
35:54le truc des juifs
35:55l'extermination des juifs
35:56la Shoah
35:57je sais pas
35:58non ça me dit rien
35:59en vrai non
36:00je m'en rappelle plus
36:01non comme ça
36:02ça m'est déjà rare
36:02pour la seconde guerre mondiale
36:04le truc
36:04qu'il y a eu et tout
36:06avec les juifs
36:07qui ont été tués
36:08c'est le génocide des juifs
36:09de 39 à 45
36:11le génocide
36:12c'est le génocide
36:13qui a eu lieu
36:13pendant la seconde guerre mondiale
36:15bien sûr
36:15évidemment
36:16période la plus
36:17sans doute la plus tragique
36:18de l'histoire française
36:19et européenne au final
36:20il y a à la fois des gens
36:22qui savent
36:22des jeunes qui savent
36:23d'autres qui savent pas
36:24est-ce qu'on leur a appris
36:26correctement les choses
36:26en fait Michel ?
36:27la preuve que non
36:27le truc des juifs
36:29c'est une horreur
36:30le truc des juifs
36:31c'est une horreur
36:32après il y a tout
36:34il faudrait reprendre
36:35chaque intervention
36:36d'abord ils ont tous
36:37en commun de s'exprimer
36:38comme des cochons
36:38ça c'est quand même
36:40assez sidérant
36:40moi quand je regarde
36:41de temps en temps
36:42des archives de l'INA
36:42et qu'on a des petits garçons
36:43des petites filles
36:44qui sont interrogés
36:45en CM2
36:46et qui vous font
36:47et qui vous parlent
36:48comme...
36:48et donc alors
36:49oui voilà
36:50ce truc
36:51c'est le truc
36:52l'accent
36:53bon il y a tout ça
36:54il y a la forme
36:55c'est une question
36:55des lunettes
36:56de monsieur qui nous savons
36:57mais il y a une méconnaissance
36:59parce que même
36:59parmi si on veut être généreux
37:01en disant
37:01ah il y en a qui savent
37:02qui savent quoi
37:03c'est la choix
37:05c'est la destruction
37:05des juifs
37:06à partir de 1942
37:07c'est pas 39-45
37:08c'est pas comme ça
37:09que ça se passe
37:10il y a du vrai
37:11il y a du faux
37:12il y a de l'approximatif
37:13etc
37:13le problème c'est que
37:14ça fait des années
37:16des années
37:16que la Shoah
37:18est un instrument
37:19de politique politicienne
37:20à cause de la gauche
37:22c'est la gauche
37:23qui a fait ça
37:23c'est la gauche
37:24qui a estimé
37:25on en parlait tout à l'heure
37:25quand Mitterrand
37:26s'est effondré
37:27et qu'il a fallu
37:27qu'il se refasse une santé
37:28il a fait une santé
37:29en disant
37:30on va refaire monter
37:30Jean-Marie Le Pen
37:31et on va transformer
37:32Jean-Marie Le Pen
37:33en icône nazie
37:34en icône d'extrême droite
37:35etc
37:35et donc quant à Carpentras
37:37des jeunes crétins
37:38qui estiment que le Front National
37:39est un parti de gauche
37:40et qui font ce qu'ils font
37:42sur les tombes
37:45en exhumant un monsieur
37:46qui d'ailleurs
37:47était sympathisant
37:48du Front National
37:49de l'époque
37:49là d'un seul coup
37:51on se dit
37:51le nazisme c'est ça
37:53si le nazisme c'est ça
37:54si aujourd'hui
37:55à chaque fois qu'il y a
37:56un second tour avec Marine Le Pen
37:57pour les élections présidentielles
37:58on nous dit
37:58Marine Le Pen
37:59c'est Oradour sur Glan
38:00c'est la Shoah
38:01c'est le nazisme
38:02c'est le retour des années sombres
38:03c'est ceci
38:03c'est cela
38:04c'est un truc
38:05comme disent les jeunes
38:07c'est le truc des juifs
38:08oui oui donc on banalise
38:08et on banalise
38:09et moi je le dis depuis des années
38:11arrêtez de banaliser
38:13y compris avec l'usage
38:13des mots fascistes
38:15extrême droite
38:16antifa
38:17c'est quoi antifa
38:18antifasciste
38:19c'est antifasciste
38:19de quoi
38:20qu'est-ce qu'ils risquent
38:21quand ils se font interpeller
38:22pas grand chose
38:23un antifasciste
38:24à l'époque où il y avait
38:25vraiment du fascisme
38:26dans un régime fasciste
38:26il risquait de se faire tuer
38:28il risquait de perdre la vie
38:30donc une espèce
38:31de surenchère sur les mots
38:33l'histoire ne peut plus être faite
38:34voilà pourquoi
38:35quand vous dites
38:35on passera sur cette image
38:36de l'Hidalgo etc
38:37non justement
38:38c'est la même chose
38:39c'est exactement la même chose
38:40ce sont les mêmes
38:41qui nous disent
38:41attention dimanche prochain
38:43si vous votez pour Marine Le Pen
38:45vous votez pour Ardour Surclan
38:46qui disent on va à Auschwitz
38:47ce sont les mêmes
38:48ce sont les mêmes
38:49et donc c'est un peu normal
38:50que vous ayez des jeunes
38:51qui disent
38:51oh c'est le truc des juifs là
38:52oui tout ça se tient
38:55ça veut dire qu'en plus de ça
38:56comment les choses sont-elles
38:58enseignées à l'école
38:59avec la peur des professeurs
39:02ben vous n'avez pas le droit
39:03vous avez des enseignants
39:05qui sont convoqués
39:06en disant il ne faut pas
39:07choquer une partie de la population
39:08c'est-à-dire choquer une partie
39:09de la population
39:09en disant qu'Adolf Hitler
39:10a été à l'origine
39:12de la destruction
39:13de 6 millions de juifs
39:14on n'ajoute pas
39:15que ça s'est fait
39:15avec le grand moufti de Jérusalem
39:16et que d'une certaine manière
39:18ce qui se passe en Palestine
39:19aujourd'hui
39:19a à voir dans le découpage du monde
39:21avec l'engagement
39:22des palestiniens à l'époque
39:23aux côtés du nazisme
39:25on ne dit pas ça
39:26on ne dit même pas ça
39:27mais si vous n'enseignez pas
39:29ben vous avez ce genre de choses
39:30oui le truc
39:30je me souviens plus
39:31je me souviens plus
39:32après on les interroge
39:34dans la rue
39:34aux députés
39:35on gardera
39:36l'idée que vous aviez
39:38de ces images
39:39de l'IA
39:40parce que là on n'a plus le temps
39:41il faut qu'on fasse le point philo
39:42sinon nos téléspectateurs
39:44nos auditeurs vont nous en vouloir
39:45mais on y reviendra
39:46la semaine prochaine
39:46parce que vraiment
39:47le fait qu'on puisse trafiquer
39:49ces images
39:49notamment des images historiques
39:51va nous entraîner
39:52dans une ère de post-vérité
39:54qui est absolument vertigineuse
39:55oui on parlera pour le coup
39:56à ce moment là
39:56de Shoah
39:57et de Claude Hansmann
39:58pourquoi Shoah est devenu Shoah
40:00ça s'appelait Holocauste avant
40:01ça s'appelait génocide avant
40:02pourquoi lui
40:03choisit de ne pas montrer d'images
40:05en montrant des témoignages
40:06etc
40:07mais bonne idée
40:08on garde ça pour la semaine prochaine
40:09le point philo
40:10les sophistes
40:11Michel
40:12la post-vérité
40:13on en parlait
40:13c'est ça
40:14pourquoi
40:14qu'est-ce qu'on peut lire
40:15des sophistes
40:16sans tomber dans les pommes
40:18et avoir mal à la tête
40:19non non
40:21vous savez la philosophie ancienne
40:22grecque et romaine
40:23ne donne pas mal à la tête
40:24elle est vraiment lisible
40:25c'est un truc tardif
40:27c'est à partir des allemands
40:28que ça devient problématique
40:29au 19ème siècle
40:30avec l'idéalisme allemand
40:3118ème
40:32avec Kant
40:32avec Hegel
40:33etc
40:33et après ce qu'on a appelé
40:35la phénoménologie
40:35mais les sophistes
40:37alors Sophia c'est la sagesse
40:39mais ce sont des gens
40:40qui enseignent la sagesse
40:41moyennant
40:42financent mais beaucoup d'argent
40:43beaucoup d'argent
40:44donc on les paye
40:45on les paye
40:45c'est-à-dire c'est ceux
40:46qui inventent
40:47les cours de philo
40:48ce sont les coachs
40:50qui se font payer très cher
40:51en faisant
40:52de la philosophie
40:54un moyen de gagner
40:55beaucoup d'argent
40:55on dit qu'un sophiste
40:57et je voudrais parler
40:58de Protagoras
40:58qui est l'un des plus connus
41:00c'est-à-dire que
41:01Platon en parle beaucoup
41:01il a des dialogues
41:02Platon dans lesquels
41:03il les met en scène
41:03dont un qui s'appelle
41:04Protagoras
41:05Ketias
41:05Gorgias
41:06qui sont des sophistes célèbres
41:08c'est parfois
41:09mille fois
41:10mille fois
41:10pour une conférence
41:12le salaire
41:12d'un artisan
41:13dans un mois
41:14à l'époque
41:14vous imaginez
41:16vous prenez un salaire
41:16de plombée aujourd'hui
41:17vous multipliez par mille
41:18vous voyez les conférences
41:19payées par ces gens-là
41:20qui roulaient
41:21voiture de luxe
41:22à l'époque
41:24c'était vraiment
41:25des dandies
41:25c'était très luxueux
41:26leur mode de vie
41:28ils enseignaient
41:29l'art de la parole
41:31et pas de la vérité
41:32c'est les communicants
41:33d'aujourd'hui
41:34c'est un communicant
41:35ce sont des avocats
41:37qui vous disent
41:37aujourd'hui
41:37ce type est indéfendable
41:38il faut le défendre
41:39comment peut-on défendre
41:40l'indéfendable
41:40et on enseigne
41:41des techniques de parole
41:42des techniques d'exposé
41:43des techniques d'exposition
41:44moyenne en finance
41:46dans une période
41:47qui est
41:48la démocratie est au pouvoir
41:49et l'aristocratie
41:50veut parvenir
41:51au pouvoir
41:52parce qu'il faut
41:53pouvoir bien parler
41:54et pouvoir bien séduire
41:55peu importe la vérité
41:56c'est ça la leçon
41:57et si j'ai choisi
41:58les sophistes
41:59et Protagoras parmi eux
42:00c'est parce que
42:00Protagoras dit
42:01l'homme est la mesure
42:02de toute chose
42:02si l'homme est la mesure
42:04de toute chose
42:04il n'y a pas de divin
42:05il n'y a pas de sacré
42:06il n'y a pas de transcendance
42:06il n'y a pas de vérité
42:08tout vaut tout
42:09si après tout
42:10vous parvenez à vos fins
42:11en disant quelque chose
42:12si vous parvenez à vos fins
42:13en disant le contraire
42:14de ce quelque chose
42:14si vous parvenez à nouveau
42:16à vos fins
42:16en disant le contraire
42:17du contraire
42:17de ce qui aura été dit
42:18peu importe
42:19vous aurez triomphé
42:20vous aurez gagné
42:20je vous aurais donné des leçons
42:22vous m'aurez payé très cher
42:23on fait du business
42:24avec la philosophie
42:25et donc on voit bien
42:26que les sophistes existent
42:27depuis le 5ème siècle
42:29avant Jésus-Christ
42:29ça fait 2500 ans
42:31que les sophistes existent
42:31et ont continué
42:33dans l'histoire
42:33de l'humanité
42:34et vous avez après
42:36un Trump
42:36qui vous parle
42:37de post-vérité
42:38qu'est-ce que ça veut dire
42:38post-vérité
42:39il y a eu un temps
42:40où il y avait de la vérité
42:41mais maintenant
42:42il n'y a plus de vérité
42:43s'il y a une post-vérité
42:44qu'est-ce qui prend la place ?
42:45L'homme
42:45le fameux homme
42:46qui est la mesure
42:47de toute chose
42:47me dit
42:47et protagoras
42:48ça veut dire
42:49que chacun s'autorise
42:49de lui-même
42:50et les réseaux
42:52aujourd'hui
42:52le triomphe du réseau
42:53c'est ça
42:53c'est-à-dire que
42:54jadis
42:54sur la question des sophistes
42:56par exemple
42:56quelqu'un de compétent
42:57c'était le professeur
42:59qui avait passé sa vie
43:00sur ce sujet-là
43:01qui avait écrit sa thèse
43:02puis 5 livres
43:03qui faisaient cours là-dessus
43:04depuis 30 ans
43:09je fais une petite synthèse
43:11je suis spécialiste
43:11moi aussi des sophistes
43:12et puis éventuellement
43:13je fais du coaching
43:14du coaching personnel
43:15donnez-moi un peu d'argent
43:16très à la mode
43:17donc on a des sophistes
43:19aujourd'hui
43:19parce que c'est devenu
43:20une espèce d'insulte
43:21c'est un sophiste
43:22en gros il n'est pas très crédible
43:23il est peut-être doué
43:24dans la parole
43:25mais tous ces gens
43:26qui aujourd'hui font de la politique
43:27et font du média training
43:29comme on dit
43:29exactement
43:30et bien c'est ça
43:31le type qui fait du média training
43:32très cher
43:32et qui vous dit
43:33monsieur machin
43:34je ne donne pas de nom
43:34madame bidule
43:35je ne donne pas de nom non plus
43:36mais peu importe la vérité
43:38Maastricht pas Maastricht
43:39Europe pas Euro
43:40Europe pas Europe
43:41Ukraine pas Ukraine
43:42ou je ne sais quoi
43:42peu importe
43:43maintenant vous allez me défendre
43:44le dossier ukrainien
43:45maintenant vous allez me défendre
43:46le dossier russe
43:47peu importe que l'un ait raison
43:49l'autre est tort
43:49peu importe que l'un envahisse l'autre
43:51et bombarde l'autre
43:52c'est pas ça le sujet
43:53si dans un débat
43:54vous avez besoin
43:54de défendre l'Ukraine
43:56voilà comment il faut vous y prendre
43:57donc la fin de la vérité
43:58c'est l'avènement du cynisme
43:59bon
44:00et bien écoutez
44:00on va se poser
44:01et nous y sommes
44:01et donc vous me promettez
44:03que je peux lire ça
44:04tranquillement
44:05ce week-end
44:06oui c'est facile à lire
44:08la difficulté
44:08c'est que ce sont des extraits
44:09des fragments
44:10les oeuvres ont été détruites
44:11il nous reste parfois
44:12une phrase
44:14l'homme est la mesure de toute chose
44:15il faut faire quelque chose de ça
44:16mais ce qui est très intéressant
44:17ce que vous pouvez faire
44:18c'est vous allonger dans votre canapé
44:20vous dire
44:20avec cette phrase
44:21que puis-je moi-même penser
44:22et passez vous-même
44:24une heure avec vous-même
44:24sur ça
44:25c'est-à-dire que
44:26tout n'est pas dit
44:27mais vous avez matière
44:28à tout penser
44:28à tout savoir
44:29mais méfiez-vous des sophistes d'aujourd'hui
44:31absolument
44:32mais on préfère passer une heure
44:33en votre compagnie
44:33de toute façon
44:34merci beaucoup Michel Onfray
44:36c'était votre émission
44:37et on se retrouve la semaine prochaine
44:38sur CNews et sur Europe 1
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