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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel.
00:04Bonjour Laurence.
00:05Et tout d'abord félicitations car notre émission rencontre un vrai succès d'audience tant à la télé sur CNews que sur Europe 1.
00:11Donc on remercie nos auditeurs et nos téléspectateurs.
00:13Oui, absolument. Ils le disent souvent. Je trouve adorable tous les gens qui nous arrêtent, moi qui m'arrête.
00:19Il y a des gens antipathiques mais il y a beaucoup de gens sympathiques.
00:21Et qui nous écoutent et nous regardent en même temps.
00:24Alors on va commencer cette émission mon cher Michel en évoquant la situation internationale.
00:28Beaucoup de dossiers brûlants évidemment.
00:30Peut-être en commençant par les grandes manœuvres au Groenland.
00:34Les Européens, dont les Français et les Allemands, ont décidé conjointement de mener plusieurs missions militaires sur ces terres glacées
00:40pour soutenir le Danemark face aux velléités américaines d'annexion que pèse l'Union Européenne face à Donald Trump.
00:46Ce dernier affirme notamment avoir un besoin vital de ce territoire pour sa stratégie de défense antimissile du sol américain.
00:52Toujours la colère des paysans, ils ont manifesté à Paris et dans toute la France.
00:56Furieux, désespérés de ne pas être entendus.
00:58Certains ont été reçus à l'Assemblée nationale mais pas d'autres.
01:02Le Premier ministre Sébastien Lecornu leur promet une loi d'urgence qui ne les satisfait pas.
01:06Pendant ce temps, le traité de libre-échange du Mercosur sera signé dans les prochaines heures par la Commission européenne de Bruxelles.
01:13On parlera aussi, mon cher Michel Monfray, des raisons de la dénatalité en France.
01:17Pour la première fois, le solde des naissances est inférieur au solde des décès.
01:23Seule l'immigration nous permet d'avoir un solde positif.
01:25Quelles sont les raisons, selon vous Michel, qui poussent les Français à ne plus faire d'enfants, en tout cas à moins en faire ?
01:31Là encore, j'ai hâte de vous entendre.
01:32Et puis le point philo, vous nous proposez le texte Platon, La République, le classique des classiques de la philosophie.
01:39Mais alors, pour vous, c'est le livre fondateur du communisme.
01:43Vous allez nous expliquer pour ce quoi, mon cher Michel Monfray.
01:45Allez, on commence avec nos amis d'Europe 1 et de CNews.
01:49Peut-être par le Groenland, parce que ce territoire glacé, dans lequel vivent, je crois, 56 000 personnes,
01:56est au cœur de toutes les attentions, notamment pour l'Europe, l'Union européenne.
02:00Un conseil de défense a été réuni cette semaine par Emmanuel Macron pour évoquer la volonté de Donald Trump d'annexer, coûte que coûte, le Groenland.
02:08C'est un enjeu stratégique, vital pour lui, dit-il.
02:11Écoutons le président américain et je vous passe la parole.
02:15Si nous ne prenons pas le Groenland, la Russie ou la Chine le fera.
02:19Et je ne laisserai pas cela arriver.
02:20Nous parlons d'acquérir, pas de louer, pas d'avoir à court terme.
02:24Nous parlons d'acquisition.
02:25Je pourrais envoyer beaucoup de soldats là-bas dès maintenant, si je le voulais.
02:28Mais il faut plus que cela.
02:30Il faut en être propriétaire.
02:31Il faut vraiment en avoir le titre, comme on dit en immobilier.
02:34Il y a cette position américaine et puis on parlera aussi de la position de l'Union européenne parce qu'il se trouve que les habitants du Groenland ont un passeport danois, donc européen.
02:43Là, il dit, j'en ai besoin pour des enjeux de souveraineté nationale.
02:46Qu'est-ce que ça évoque pour vous, Michel ?
02:48Un mensonge.
02:49C'est évidemment un mensonge.
02:50Ce n'est pas de la souveraineté.
02:50Il dit que ça peut lui permettre de protéger son sol américain.
02:54Oui, d'une certaine manière, oui.
02:56Je vais vous expliquer pourquoi.
02:57C'est comme avec le pétrole de Maduro.
03:00On fait l'éloge de belles idées.
03:03C'est comme avec le 6 juin 1944.
03:04On aimait tellement la liberté qu'on est venu en Normandie débarquer.
03:07C'était juste parce que les Américains voulaient faire la guerre à Hitler sur le territoire européen,
03:11puisque Hitler leur avait déclaré la guerre et qu'il n'était pas question pour eux de se prendre les bombes atomiques préparées à Hitler.
03:16Et avec les avions à réaction qu'Hitler avait déjà à cette époque-là.
03:22Donc il faut arrêter.
03:22Il n'y a pas de morale chez les Américains.
03:24C'est-à-dire que quand il dit...
03:26Il y a des intérêts.
03:26Il n'y a que des intérêts.
03:28Ici, le pétrole, là, les métaux rares.
03:32Les métaux rares, c'est quoi ?
03:33C'est ce qui permet d'utiliser nos téléphones, nos iPhones, nos ordinateurs, etc.
03:39Ce sont des conducteurs qui permettent des vitesses de propagation qui sont plus grandes que d'autres conducteurs.
03:44Et si vous gagnez des millisecondes, c'est extrêmement important quand vous envoyez une bombe atomique.
03:49Parce que si votre bombe atomique arrive avant celle du voisin, évidemment, c'est lui qui est mort et ce n'est pas vous.
03:53En même temps, tout le monde meurt.
03:54Si les bombes atomiques partent dans tous les sens.
03:55Oui, il y a des possibilités.
03:59C'est une espèce de guerre des étoiles.
04:00Tout ça se passe en l'air.
04:02Et si vous explosez ceux qui veulent vous exploser, c'est vous qui avez gagné.
04:05Sinon, vous avez perdu.
04:06Et si vous avez perdu, il y en a un qui ne sera pas explosé.
04:09Il y a l'autre qui sera explosé.
04:10Donc, en ce sens, il a raison.
04:11Il a besoin de métaux lourds qui sont le privilège aujourd'hui des Chinois.
04:17C'est ça qu'il faut savoir.
04:18C'est-à-dire, quand il dit les Chinois, les Russes, etc.
04:20Vous allez faire un petit tour au Groenland, ce que j'aimerais d'ailleurs faire.
04:23Vous allez y faire un tour et vous n'y voyez ni Russes ni Chinois.
04:26Il n'y a pas plus que d'autres, si vous voulez.
04:27Ils ne sont pas juste là.
04:28Il y a une base militaire, c'est tu l'es.
04:30Et elle est américaine.
04:31Il n'y a pas une base russe.
04:33Il n'y a pas une base chinoise.
04:35Donc, ce qu'il veut, ce sont les métaux lourds.
04:36Il y a des navires qui viennent dans le coin.
04:39Il y a des sous-marins, effectivement, tout ça.
04:42Donc, il dit, en gros, notre guerre, c'est la Chine.
04:45Et la Chine a aujourd'hui les moyens de nous avoir parce qu'elle maîtrise les supraconducteurs
04:51et avec les métaux rares qui sont là-bas.
04:53Donc, la souveraineté, elle est là.
04:55La souveraineté, c'est le sous-sol.
04:57J'ai besoin...
04:57Mais il parle quand même de sa stratégie militaire.
04:59Pardon, Michel, il veut faire un dôme d'or, non pas un dôme de fer comme en Israël,
05:02un dôme d'or.
05:03Et il dit qu'il pourrait arrêter les missiles antiaériens depuis le Groenland
05:07plutôt que d'attendre qu'ils arrivent sur le territoire américain.
05:09J'ose espérer que c'est déjà fait et que c'est déjà prêt.
05:11Moi, je suis allé plusieurs fois en Israël et on m'a fait voir comment fonctionnait le fameux dôme de fer.
05:16Je pense qu'il s'en inspire, sauf que lui, ça ne peut pas être du fer, c'est obligatoirement de l'or.
05:19Il le connaît que l'or.
05:20Et il y a à peu près que ça qui l'intéresse dans la vie.
05:22Mais j'espère...
05:23Enfin, j'ose espérer qu'avant lui, il y a eu des stratèges qui ont songé à ces choses-là
05:25et qu'on n'a pas attendu d'Odang Trump pour avoir ce genre de proposition militaire.
05:29Donc pour vous, c'est les minerais, c'est les métaux.
05:31Oui, bien sûr. Mais moi, je ne veux pas avoir le triomphe facile.
05:34Je veux dire, ça fait 30 ans que je parle de l'impérialisme.
05:36Ça fait 30 ans que derrière Huntington, je fais savoir qu'il y a des conflits d'intérêts
05:41entre des blocs civilisationnels qui sont des blocs culturels, qui sont aussi des blocs religieux.
05:45Ça fait 30 ans que je fais savoir que nous avons perdu notre souveraineté.
05:48Ça fait 30 ans que je fais savoir que l'OTAN n'est pas possible, n'est pas pensable.
05:53On ne peut pas déléguer. Je suis un gaulliste intégriste, en ce sens.
05:57Intégral et intégriste. On ne peut pas déléguer.
05:59C'est-à-dire que tous les gens qui divorcent se sont aimés un jour.
06:02Tous les gens qui se crêpent le chignon, qui se détruisent, qui s'insultent, qui se ravagent,
06:06qui font des faux témoignages un jour, ils se sont mariés, ils se sont dit leur amour pour la vie.
06:10Donc je connais un peu la nature humaine, j'ai l'âge qui me permet de connaître un peu ça.
06:15Et on n'est jamais très sûr que ces amis d'aujourd'hui ne soient pas nos ennemis de demain.
06:18Et d'ailleurs, nos ennemis de demain sont souvent nos amis de la veille.
06:21C'est pas ça un truc, on ne sait pas pourquoi, etc.
06:23C'est pourquoi le général de Gaulle ne voulait pas de l'OTAN.
06:25Il ne voulait pas qu'on puisse dire, nous vous donnons le soin de notre propre défense.
06:29Il ne voulait pas qu'on soit dans le conseil intégré, dans le cadre du réacteur.
06:34Il ne voulait pas que le sous-marin nucléaire français lanceur d'engin,
06:38ce soit le président des États-Unis qui dispose du bouton rouge, du bouton final.
06:43C'est là qu'est le problème.
06:44C'est-à-dire que là, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse avec le Groenland ?
06:46On voit l'impérité de la fin de la souveraineté et du souverainisme.
06:51Moi, je me suis fait traiter de tous les noms depuis des années parce que je parle de la souveraineté.
06:54C'est ça la souveraineté.
06:55C'est la possibilité de dire, je dispose de mon propre territoire et c'est moi qui décide.
07:00L'OTAN a décidé qu'effectivement, quiconque attaquait un des pays de l'OTAN,
07:04c'est-à-dire le Danemark, même si la relation entre Danemark et Groenland est particulière,
07:07mais si vous attaquez l'un des pays de l'OTAN, la totalité de l'OTAN réagit et réagit.
07:13Et là, qui attaque l'un des membres de l'OTAN ?
07:15Un membre de l'OTAN ?
07:16Moi, je pense que quand on a fait un tout petit peu de philo, on sait que la nature humaine étant ce qu'elle est,
07:21nos amis de l'OTAN, qui sont nos amis d'aujourd'hui, peuvent devenir nos ennemis le lendemain.
07:24Il suffit juste que le président de la République devienne ce fou qui est Trump.
07:29Donc, c'est l'impérité de ces gens qui ont craché sur le souverainisme.
07:32Il n'y a pas d'armée européenne, il n'y a pas de possibilité de répondre.
07:36Et puis, de toute façon, s'il arrive avec un cargo ou deux remplis de 300 personnes
07:40qui ont l'intention de s'installer, même pas militairement, qu'est-ce qu'il se passe ?
07:44Les Européens vont déployer des soldats au Groenland.
07:47La France va envoyer quelques dizaines de soldats.
07:49On va tirer sur des soldats américains ?
07:51Non, juste pour faire règle de présence, on va envoyer un consulat.
07:53Juste pour montrer qu'on n'est pas inertes, les bras ballants, face à Donald Trump.
07:57Juste pour montrer que des équipes de télévision vont arriver,
07:59et on va voir des soldats équipés avec des trucs de Robocop, etc.
08:02Les chasseurs alpins, alors, soyez attention.
08:05Moi, j'aime beaucoup les chasseurs alpins.
08:07On a une armée française qui est formidable et qui est humiliée.
08:10Elle est humiliée parce qu'on ne lui donne pas d'argent,
08:12elle est humiliée parce qu'on a humilié le général de Villiers,
08:15quand il a fait savoir que nous avions besoin d'une défense.
08:18Et nous avions, et nous avons, et nous aurons,
08:20pour ce qu'il y aura à défendre, nous aurions bien besoin d'une défense.
08:25Nous aurions besoin de prison, nous aurions besoin d'école,
08:27nous aurions besoin d'hôpitaux.
08:29Ben oui, mais ça fait 30 ans que je le dis,
08:30et ça fait 30 ans qu'on nous dit l'Europe, l'Europe, l'Europe.
08:33Donnons de l'argent à l'Europe, et l'Europe...
08:34Comme des cabris sur leur chaise, en Europe.
08:36On va écouter Pierre de Villiers.
08:37On donne de l'argent à l'Europe qui redistribue à des pays,
08:40c'est-à-dire nous n'avons pas l'argent que d'autres pays européens ont.
08:43Tant mieux s'il y a des autoroutes au Portugal,
08:45tant mieux s'il y a des hôpitaux en Roumanie,
08:47mais si nous n'avons pas nous d'autoroutes,
08:48si nous n'avons pas nous d'hôpitaux, ça pose quand même un problème.
08:50D'où le retour au général de Gaulle,
08:52à la souveraineté nationale et la possibilité de décider
08:55de sa politique intérieure, étrangère, militaire.
08:58On écoute juste le général Pierre de Villiers,
09:00il était notre invité cette semaine.
09:01Lui, il compare évidemment la réaction faible des Européens
09:04face à Donald Trump.
09:06Un pays qui attaque un autre pays de l'OTAN,
09:11on déclenche l'article 5,
09:12et tous les autres pays sont chargés de protéger celui qui est menacé.
09:16Donc ça voudrait dire qu'on déclencherait l'article 5
09:19face aux Etats-Unis qui fournissent plus de 50% des crédits de l'OTAN
09:23et que l'OTAN sait les Etats-Unis.
09:26Donc c'est impossible.
09:28Deuxième remarque,
09:31je ne vois pas l'intérêt pour le président Trump
09:35de faire une action militaire là où il pourrait arriver
09:39sans difficulté majeure.
09:40Il a déjà une base,
09:42je ne vois pas qu'il y ait des troupes suffisamment costauds
09:45pour résister à une quelconque arrivée,
09:47donc il va chercher à dealer.
09:49Là, on est dans la phase de deal.
09:50C'est un dealer,
09:51c'est un dealer professionnel,
09:53rapport de force.
09:54Donc,
09:56et la troisième remarque,
09:57c'est que,
09:57quitte à ce que ce pays soit contrôlé par quelqu'un,
10:01je préfère à titre personnel
10:02que ce soit les Etats-Unis,
10:04plutôt que la Russie ou la Chine.
10:06On est en face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
10:08Michel, on vient d'entendre le général Pierre de Villiers.
10:10Vous n'êtes pas d'accord avec lui ?
10:11Est-ce que ce n'est pas mieux que ce soit les Américains
10:13qui prennent le Groenland plutôt que les Russes ?
10:15Qui, d'après vous, je préfère ?
10:17Les Inuits.
10:18Oui, d'abord les Inuits et ensuite les Danois.
10:21C'est quand même sidérant
10:22de continuer à dire que l'OTAN est morte,
10:25mais que finalement,
10:26il faut toujours faire confiance aux Etats-Unis.
10:28Je veux dire,
10:28les pays européens
10:29qui ont acheté des avions américains,
10:32ils n'ont l'autorisation de bombarder
10:34que si les Etats-Unis le leur donnent.
10:36Mais comment peut-on accepter
10:37d'acheter des avions américains
10:39quand on est prétendument européen,
10:40quand on est polonais en l'occurrence,
10:41s'il faut parler précisément,
10:42quand on est allemand ?
10:43C'est-à-dire qu'on a des avions
10:45pour une défense nationale,
10:46voire pour une défense européenne,
10:47et on dit aux Etats-Unis,
10:48est-ce que vous nous autorisez
10:49à utiliser nos avions ?
10:51Donc voilà.
10:52Non, je ne suis pas d'accord
10:53avec cette idée
10:53qu'il faudrait choisir
10:54entre les Russes ou les Américains.
10:58Enfin, je n'entrerai pas dans le détail,
11:00je ne veux pas commenter,
11:00mais je veux dire que...
11:02Moi, je n'ai jamais souhaité des Américains.
11:04Et on peut dire,
11:05mais il y a une relation
11:06entre le Danemark
11:07et puis le Groenland.
11:10Moi, je suis allé au Pôle Nord
11:12pour les 80 ans de mon père,
11:14quand mon père était au voyage agricole,
11:16et je lui avais dit un jour
11:17si tu avais un voyage
11:18à faire gratuitement,
11:19où est-ce que tu irais ?
11:19Il m'avait répondu au Pôle Nord.
11:21Et donc, on est allé en terre de Baffin
11:22pour ces 80 ans.
11:24J'avais d'ailleurs déjà dénoncé
11:26tout ce qui se passait,
11:26le colonialisme américain
11:28sur les terres inuites.
11:29J'ai vu, moi, un inuit pleurer
11:30quand il a raconté
11:31qu'on l'avait monté au Nord,
11:34parce qu'effectivement,
11:35déjà, il fallait préparer la guerre
11:36avec les Russes,
11:37avec l'Union soviétique,
11:37et que, quand on les a montés au Nord
11:40et qu'on leur a donné leur chien,
11:41évidemment, quand la calotte glaciaire
11:43fait 20 mètres,
11:43vous ne pouvez pas creuser,
11:44vous ne pouvez pas chercher du poisson,
11:45vous ne pouvez pas manger de phob,
11:46vous ne pouvez pas manger.
11:47Donc, ils sont redescendus
11:48et les Américains,
11:48ils ont remontés
11:49et ont empalé leur chien de traîneau.
11:51D'accord.
11:52Il a pleuré, ce monsieur,
11:53en présence de mon père.
11:54Il y avait deux paysans,
11:55un paysan de la mer
11:55et mon père,
11:56un paysan de la terre.
11:57Ils étaient là tous les deux
11:58avec des larmes aux yeux
11:59et mon père a dit
12:00c'est comme nous,
12:01à la libération.
12:02Donc, ces gens savent
12:03ce que sont les États-Unis,
12:05la destruction que les États-Unis
12:07fabriquent en permanence
12:08dès qu'il s'agit d'aller chercher
12:09du pétrole, etc.
12:11D'ailleurs, l'Irak,
12:13la Libye,
12:14le Koweït,
12:14enfin, toutes ces choses-là
12:15s'expliquent avec le pétrole.
12:16Là, pour le coup,
12:17ce sont les métaux rares.
12:19Donc, d'abord,
12:19le peuple inuit,
12:20même s'il y a eu des vikings
12:21et que je ne descends pas d'inuit,
12:23mais je descends de vikings,
12:24mais même s'il y a eu
12:24une longue histoire.
12:25Simplement, il y a une tradition inuite
12:27et cette tradition-là,
12:29il faut la respecter
12:30et c'est en relation
12:32avec les monarchies
12:33qui, la plupart du temps,
12:34sont beaucoup plus tolérantes
12:34parce qu'elles sont
12:35plus fédéralistes
12:36au sens de la Révolution française.
12:38C'est-à-dire qu'il peut y avoir
12:40des régions
12:40et des indépendances particulières
12:43parce que vous avez un roi
12:43qui est...
12:44C'était la thèse de Maurras.
12:45Ce n'est pas forcément la mienne.
12:47J'enlève-le forcément
12:48parce que je ne suis pas
12:48ni Maurrasien,
12:50ni monarchiste,
12:51ni royaliste.
12:53Mais je pense simplement
12:54qu'avec un pouvoir fort,
12:55général de Gaulle,
12:56on avait la possibilité,
12:57c'était ce que souhaitait
12:57le dernier général,
12:58c'est-à-dire d'avoir
12:59une Europe fédérale,
12:59mais pas du tout,
13:00une France fédérale,
13:01je veux dire,
13:02mais pas du tout
13:02avec des autonomies telles
13:04qu'on détruirait la nation.
13:05Non, on construit une nation
13:06avec des identités fortes.
13:08Il y a des identités fortes.
13:09C'est une sous-préfecture,
13:10c'est une préfecture,
13:11le Groenland.
13:12On devrait pouvoir dire
13:13mais on va préserver
13:14nos minorités.
13:16Ils ont une pêche,
13:17ils ont des métaux rares,
13:17ils ont presque même
13:18une possibilité d'indépendance.
13:20Et donc,
13:21je suis très attentif, moi,
13:22à la possibilité
13:24d'avoir des indépendances
13:25particulières,
13:26voire...
13:26Mais on demande juste au peuple.
13:28C'est la même chose
13:29en Nouvelle-Calédonie.
13:29Vous demandez au peuple
13:30si le peuple dit
13:30on veut l'indépendance,
13:31on lui donne.
13:32Ou en Martinique,
13:33ou en Guadeloupe,
13:34ou en Corse,
13:35ou en Normandie,
13:36si l'on veut.
13:36Et puis le peuple dit
13:37ce qu'il veut.
13:38C'est ça le gaullisme,
13:39c'est le peuple qui décide.
13:40Vous avez aussi remémoré,
13:42vous êtes remémoré
13:43à un épisode qui remonte
13:43à 1941
13:44et qui nous mettait aux Etats-Unis,
13:46déjà,
13:47à peu du territoire
13:47de Saint-Pierre-et-Miquelon.
13:49Rappelez-nous ce qu'avait dit
13:50à l'époque
13:51le général de Gaulle.
13:52C'est formidable.
13:53Je crois que j'ai lu ça
13:54dans le Figaro.
13:55Et donc,
13:56j'ai découvert...
13:57Par les séries de Raphaël Orca.
13:57Oui.
13:58J'ai découvert cet épisode
14:00et effectivement,
14:01il y avait ici
14:02la possibilité
14:03d'une espèce de grande oreille
14:04qui écoutait.
14:04Alors,
14:05est-ce que cette grande oreille
14:05était pétiniste
14:06ou est-ce que c'était
14:07la France libre ?
14:08Et donc,
14:09Saint-Pierre-et-Miquelon,
14:09c'est évidemment tout petit.
14:10Les Américains ont dit
14:11bon,
14:11nous,
14:12on va faire le nécessaire
14:13et on va faire,
14:14on va tromper
14:14Saint-Pierre-et-Miquelon.
14:16Et le général de Gaulle
14:21les sous-marins
14:23de la France libre.
14:25Et là,
14:26l'Amérique
14:27toujours méprisante,
14:28toujours méprisante,
14:29toujours,
14:29et qui plus est
14:30que le général de Gaulle.
14:31Parce qu'il n'est pas
14:31chez le taille arrière, là.
14:32Pardon ?
14:32Non,
14:33il est...
14:33Bah oui,
14:34enfin,
14:34mystiquement,
14:35il porte
14:36la résistance nationale.
14:38Il est l'honneur
14:39de la France.
14:40Et...
14:40Et comment ?
14:42Toujours.
14:42Mais oui,
14:42bien sûr.
14:43Et le général de Gaulle
14:44dit,
14:44nous envoyons nos bâtiments.
14:46Et alors,
14:47ça met un certain temps
14:48pour traverser l'Atlantique
14:49et on lui fait savoir,
14:51on lui pose la question,
14:52on lui dit,
14:52mais alors,
14:53si les États-Unis
14:55interviennent quand même,
14:56il va se passer quoi ?
14:57Malheureusement,
14:58nous serons obligés de tirer.
14:59Voilà.
15:00Et les ?
15:00Qu'est-ce qu'il s'est fait ?
15:01Les Américains ont compris
15:02qu'il aurait tiré.
15:04Si le général de Gaulle
15:05dit,
15:06nous allons tirer,
15:07c'est le général de Gaulle.
15:07Si Macron dit,
15:08nous allons tirer,
15:09tout le monde rigole absolument
15:11en disant,
15:11allez oui,
15:12d'accord,
15:12tu vas tirer sans tirer
15:13tout en tirant,
15:14demain tu vas dire
15:14qu'on ne va plus tirer
15:15mais que finalement
15:16on aurait dû tirer
15:17si on avait pu tirer
15:17mais qu'on n'a pas pillé,
15:18etc.
15:19Bon,
15:19c'est Macron.
15:20Macron et les autres.
15:21Je veux dire,
15:22Macron et ça commence,
15:23Macron...
15:24Une grande faiblesse
15:24des Européens
15:25explique aussi
15:26pourquoi Trump
15:26avance ses pions ainsi.
15:28Mais c'est une grande
15:29faiblesse européenne
15:29alors que nous avons
15:30détruit la France.
15:31Tous ces gens
15:32qui râlaient contre
15:33le souverainisme,
15:34c'était détruisons la France
15:35pour faire une Europe puissance.
15:37On a détruit la France
15:38et il n'y a pas
15:38d'Europe puissance.
15:39Nous regardons passer les trains.
15:40Et nous sommes ridicules.
15:42C'est-à-dire que ces gens-là
15:42ont ridiculisé la France
15:43et ils ont aussi ridiculisé
15:44l'Europe.
15:45C'est-à-dire que ça ressemble
15:46à quoi cette Europe aujourd'hui
15:47qui prétend,
15:48avec un Macron qui dit
15:48je suis chef de l'Europe,
15:49je suis chef de l'Europe,
15:50qui lui aussi danse sur son siège
15:52en Europe, Europe
15:53et qui nous dit
15:54quand il y aura la paix,
15:56faites la paix en Ukraine,
15:57mais quand il y aura la paix,
15:57on mettra quelques soldats.
15:58Parce que tout de même...
15:59Quelques milliers.
16:00Oui, oui, c'est ridicule.
16:01C'est exactement la même chose
16:02que le spectacle
16:04que nous donnons
16:04avec notre propre impuissance,
16:05notre incapacité
16:06à défendre
16:07que ce soit une Europe
16:08maastrichtienne
16:10ou pas maastrichtienne.
16:11Pour le coup,
16:11je serais assez d'accord
16:12pour défendre cette Europe-là,
16:13c'est défendre la civilisation.
16:15Mais je rappelle que là aussi,
16:16le général de Gaulle,
16:17l'Europe de l'Atlantique à l'Oural.
16:19Et on pourrait presque
16:19quand même imaginer aujourd'hui
16:20une Europe de l'Atlantique à Téhéran.
16:22On pourrait très bien imaginer
16:23qu'un Iran libérait des Molins,
16:26la Grande Perse,
16:27qui a eu un empire de 2500 ans.
16:29Je rappelle que quand même,
16:30quand les Molins arrivent en 1979,
16:31ils détruisent un empire
16:32qui a 2500 ans.
16:34Le Shah avait fait des célébrations
16:36extrêmement fastueuses
16:37des 2500 ans de l'Empire Perse.
16:39Et il y a une grande intelligence
16:41du peuple perse.
16:42Il y a une grande intelligence
16:43des Iraniens
16:44qui est complètement contrainte
16:47depuis 1979,
16:48depuis que les Molins sont au pouvoir.
16:50Mais il y aurait,
16:51par le conditionnel,
16:52mais il y aurait la possibilité
16:53pour la France,
16:54dans une logique européenne,
16:55mais pas du tout
16:56une Europe maastrichtienne,
16:57une Europe des nations,
16:58de repenser,
16:59y compris avec la Turquie.
17:00Moi, je le dis depuis très longtemps,
17:01il y avait eu un excellent discours
17:02de Nicolas Sarkozy,
17:03peu après qu'il eût été élu,
17:05où il disait
17:06la Méditerranée,
17:07le Nord, le Sud, etc.
17:08J'ai eu l'occasion
17:09de rencontrer Nicolas Sarkozy
17:11pour Philosophie Magazine
17:11et on avait parlé de ça.
17:13Je lui dis,
17:13mais ce discours,
17:14il y avait peut-être
17:15du Henri Guénaud derrière,
17:16d'ailleurs.
17:17Et ils ont fait ça ensemble,
17:19évidemment.
17:20Mais je me disais,
17:20il y avait une perspective
17:21civilisationnelle là.
17:22On proposait à la Turquie
17:23non pas d'entrer dans l'Europe,
17:24j'étais contre.
17:25Et c'est comme ça
17:25que mon amitié
17:26avec Philippe de Villiers
17:27a commencé,
17:28c'est-à-dire sur la question
17:28du refus de faire entrer
17:30la Turquie en Europe,
17:31en disant,
17:31on fait une Europe
17:32des nations
17:33qui serait une Europe
17:34civilisationnelle
17:34et on demande à des pays
17:35qui à l'époque
17:36se réclamaient encore
17:37d'Atatürk.
17:38Je parle de la Turquie,
17:39c'est-à-dire de la laïcité.
17:41Et on a passé,
17:43on a laissé passer le coche
17:44comme on a laissé passer
17:44le coche d'un Poutine
17:45qui était pro-européen
17:46à l'époque.
17:47On s'est trompé sur Poutine,
17:48on voit ce que ça donne
17:49aujourd'hui.
17:49On s'est trompé sur Erdogan,
17:50on voit ce que ça donne
17:51aujourd'hui.
17:52On se trompe surtout,
17:53tout le temps,
17:53depuis qu'on est obsédé
17:54par cette Europe
17:55maastrichtienne.
17:56On aurait demandé
17:57à la Turquie
17:58d'être la tête de pont
18:00des pays musulmans
18:02en disant
18:02vous allez gérer ça,
18:04le sud de la Méditerranée,
18:05c'est vous,
18:05vous êtes au nord
18:06mais vous allez le gérer
18:07et on va gérer ça ensemble.
18:08Vous êtes éventuellement
18:09le patron de cette histoire.
18:12Et il y avait beaucoup à gérer.
18:13Le Maghreb, etc.
18:14Il fallait une vision
18:16sur ce sujet-là,
18:17une vision civilisationnelle.
18:19Nous ne l'avons pas depuis,
18:20je dirais depuis la mort
18:21du général de Gaulle.
18:22Il n'y a pas eu
18:22avec Pompidou non plus.
18:24On est en face à Michel Onfray
18:25sur CNews et sur Europe 1.
18:27Évoquons cette révolution
18:27en cours en Iran.
18:29On n'est plus sur une révolte,
18:31on est sur une révolution,
18:33une répression sanglante.
18:34Comment on commence
18:36et se termine
18:38les révolutions, Michel ?
18:39Alors comment commence-t-elle
18:40et comment se termine-t-elle ?
18:41C'est toujours très intéressant.
18:42Moi qui ai beaucoup lu
18:43parce que je trouve
18:44que c'est une période
18:44qui nous a fabriqués.
18:47Mais sur la révolution française,
18:48comment ça se passe ?
18:49Il y a peu de gens
18:50qui, je pense aux théoriciens,
18:52qui quand ils décrivent
18:53des histoires
18:53de la révolution française,
18:54démarrent très en amont.
18:55C'est le cas de Thènes
18:57qui fait un livre
18:58qui s'appelle d'ailleurs,
18:59pas l'histoire de la révolution française,
19:00mais les origines
19:01de la France contemporaine.
19:02Et il montre
19:02ce qui se passe avant,
19:04très en amont.
19:05Pourquoi un jour,
19:06ça prend feu ?
19:07Il explique pourquoi
19:07on répand de la poudre
19:09et pourquoi un jour,
19:10s'il y a une étincelle,
19:11ça se met à exploser.
19:12Et donc,
19:13c'est assez facile aujourd'hui
19:14de voir qui a répandu
19:15la poudre et comment.
19:16Je ne vais pas y revenir sans cesse,
19:17mais la fin de la souveraineté nationale,
19:18la disparition de la France,
19:20la dilution de la France,
19:22et plutôt la haine de soi
19:23de la France aussi,
19:24enfin toutes ces choses-là.
19:25Et puis,
19:26vous avez à un moment donné
19:28quelqu'un qui passe par là
19:29et qui dit
19:29« Ah, mais ça m'intéresse
19:30ces gens qui sont dans la rue. »
19:31Souvenez-vous,
19:31les gilets jaunes,
19:32formidable.
19:33Moi, j'ai écrit un livre
19:33qui s'appelle
19:33« Grandeur du petit peuple »
19:34et je ne renie pas ce livre
19:36et mon affection pour les gilets jaunes
19:37parce que d'un seul coup,
19:39sur les ronds-points,
19:39ils disent
19:39« On n'en peut plus. »
19:41Ils n'ont pas dit
19:41« Nous avons lu Rousseau
19:43et le contrat social, ceci. »
19:44Ou « Nous pensons que Montesquieu
19:46a raison sur la séparation des pouvoirs. »
19:47Non, ce sont des gens
19:54et on travaille.
19:55On ne va pas pouvoir faire
19:56le plein d'essence
19:56parce que ce n'est pas possible.
19:57On ne peut pas changer
19:58notre vieille voiture diesel
19:59parce que les hybrides,
20:01ça va bien
20:01mais si vous êtes
20:02infirmière libérale
20:04dans le fin fond du Cantal,
20:05ça ne peut pas marcher.
20:06Et les gens,
20:07ils se mettent sur les ronds-points
20:08et d'un seul coup,
20:08il se passe quelque chose.
20:10On voit comment ça commence.
20:11Comment ça se termine ?
20:12C'est la question
20:13de l'incarnation qui se pose.
20:14C'est-à-dire,
20:15quand les gilets jaunes
20:16ont dit
20:16« On ne veut personne,
20:17c'est tous des pourris,
20:18c'est tous des vendus,
20:18c'est tous des salauds. »
20:19Nous, pas totalement tort.
20:21Mais ils auraient pu, eux,
20:21faire surgir une figure
20:22en disant
20:23« Et nous allons fédérer.
20:24Et ce qui nous réunit
20:25est plus important
20:25que ce qui nous sépare. »
20:27Donc, Robespierre fait ça
20:28pour la Révolution française.
20:30Les Jacobins,
20:31mais ensuite Robespierre,
20:32on connaît l'histoire.
20:34Il n'y a pas eu ça
20:35avec les gilets jaunes.
20:37Il y a juste eu un Mélenchon,
20:38CGT, tout ça,
20:38qui a dit
20:39« Captez-moi tout ça. »
20:40Ils ont insulté
20:41tout au départ
20:42et puis trois semaines après
20:42quand ils ont vu
20:43que ça coagulait,
20:44ils ont dit
20:44« On va s'en servir.
20:45Venez ici, camarades,
20:46vous avez des mégaphones,
20:47vous expliquez
20:48à faire des banderoles, etc.
20:49Montez à Paris
20:50et c'était fini
20:51pour les gilets jaunes. »
20:52Là, on voit
20:52qu'il se passe quelque chose
20:53de terrible en Iran.
20:55C'est-à-dire que
20:55quand on voit des images
20:56de gens qui risquent
20:57de se faire rafaler.
20:58Là, ce n'est pas
20:59en descendant la rue
21:00alors que c'est interdit,
21:01c'est le Covid,
21:02vous n'avez pas le droit
21:02de sortir,
21:03mais vous sortez quand même
21:04et vous avez Castaner,
21:05le ministre qui dit
21:06« Moi, je suis prêt
21:06à mettre un genou à terre
21:07quand vous êtes en train
21:08de transgresser la loi. »
21:09Pas ça, l'Iran.
21:11Là, c'est vraiment
21:12vous sortez
21:13et on vous rafale,
21:13on vous rafale,
21:14on vous rafale,
21:14on vous rafale
21:15et il y a 1, 2, 100,
21:161000, 10 000, etc.
21:17mort.
21:18Ces gens sont d'un courage
21:19extraordinaire.
21:20Ils retrouvent le grand peuple
21:21perse.
21:23Mais qu'est-ce qui va se passer après ?
21:24Qui ?
21:25Que veut Trump ?
21:27C'est surtout ça.
21:27C'est-à-dire que Trump,
21:28il ne veut pas en finir
21:28avec Maduro.
21:29Il dit « Je veux en finir
21:30avec quelqu'un
21:30qui ne veut pas gérer avec moi. »
21:32Si le numéro 2
21:33de Maduro
21:33veut gérer avec moi,
21:38cet ayatollah,
21:39mais que vous en trouvez
21:39un deuxième un peu cool
21:40et qui dit
21:42« Mais moi, je veux bien.
21:42On arrête tout ça.
21:43Et je me calme
21:44sur la haine des États-Unis.
21:45Je me calme
21:46sur la haine d'Israël.
21:47Mais on garde le pouvoir. »
21:50Il y a une grosse mafia là-bas.
21:51Ça fait 50 ans
21:52que ces gens
21:53qui ne parlent que de Dieu
21:54ne pensent qu'au fric.
21:56Ils ont des appartements partout.
21:58Ils ont des appartements à Paris.
21:59Quand ils arrivent ici,
22:00ils enlèvent le turban,
22:01ils mettent le jean
22:02et puis ils vivent à l'occidental.
22:04Donc il faut en finir
22:05avec cette mafia
22:06et rendre possible
22:07une suite.
22:08Alors, le fils du chat,
22:09Reza Pallévi,
22:10lui, il dit
22:10« Moi, je viens juste
22:12pour la transition. »
22:13Pour la transition démocratique.
22:14Voilà.
22:14C'est bien.
22:15Quelqu'un qui donne le projet,
22:16qui donne le programme
22:17et qui dit
22:17« Je viens pour la transition. »
22:19La transition, c'est la démocratie.
22:20C'est juste de dire
22:21« Après, on fait des élections. »
22:21Le peuple.
22:22Le peuple souverain,
22:23comme chez les Inuits.
22:25Le peuple souverain
22:26qui, d'ailleurs,
22:26ont une grande tradition
22:27communaliste et libertaire.
22:30Le peuple est souverain
22:30et vous votez.
22:31Et si vous voulez
22:32remettre des mollas au pouvoir,
22:33vous remettez des mollas au pouvoir
22:34et vous allez choisir
22:35au mollas.
22:35Mais si vous voulez
22:36des démocrates,
22:37si vous voulez des marxistes,
22:38si vous voulez je ne sais quoi,
22:38eh bien, vous votez.
22:40C'est une chance pour le peuple
22:42iranien
22:44qui n'a pas forcément envie
22:45de remettre
22:45le fils du chat
22:47dont on se souvient
22:49de la SAVAX,
22:50sa fameuse police politique,
22:51pour les gens
22:52qui sont les moins cultivés,
22:53pour les gens
22:53qui sont les plus à même
22:54de croire
22:55à l'idéologie
22:57qu'on leur met dans la tête.
22:58C'était passionnant.
22:59On fait une petite pause.
23:00On se retrouve dans un instant,
23:01mon cher Michel Onfray.
23:02On évoquera la question
23:02des paysans.
23:03Ils sont toujours
23:03très en colère.
23:05Et puis,
23:05il y a de natalité.
23:06Nous ne faisons plus d'enfants.
23:07Mais pourquoi donc ?
23:08On en parle dans un instant
23:09dans Face à Michel Onfray.
23:10A tout de suite.
23:11On se retrouve pour la seconde partie
23:12de Face à Michel Onfray
23:13sur CNews et sur Europe 1.
23:15Michel,
23:15toujours la colère des paysans.
23:17À Paris,
23:18plusieurs actions ont été menées
23:19cette semaine
23:20devant la règle de triomphe
23:21à l'Assemblée nationale.
23:22Une intrusion
23:23a même été menée
23:24par la Confédération Paysanne
23:25dans une annexe
23:26du ministère de l'Agriculture.
23:29On va écouter Arnaud Rousseau,
23:30le patron de la FNSEA,
23:32le principal syndicat
23:33qui a été reçu
23:34à l'Assemblée nationale.
23:36L'objectif,
23:37c'est ce qui se passe
23:38derrière nous.
23:40C'est d'abord
23:40d'obtenir un budget
23:42pour apporter des réponses.
23:44Même si, encore une fois,
23:45les montants annoncés
23:45ne sont pas à la hauteur.
23:47Et j'ai eu l'occasion
23:47de le dire
23:48et je veux le redire
23:48devant vous.
23:50La situation
23:51ne pourra être résolue
23:52pour ce que nous demandons
23:54depuis plus de deux ans.
23:55C'est-à-dire
23:55un changement de logiciel
23:56qui valorise la production,
23:58qui valorise
23:59ceux qui se lèvent tôt,
24:00qui entreprennent,
24:01qui acceptent
24:01de prendre des risques.
24:03Ce changement de logiciel,
24:05ce sera la présidentielle
24:06dans un peu plus d'un an.
24:08Arnaud Rousseau,
24:08principal syndicat.
24:10Il y a d'autres syndicats
24:11à la Coordination Rurale
24:13qui est plutôt marquée à droite,
24:14la Confédération Paysanne à gauche.
24:15Est-ce qu'il y a
24:16une vraie convergence
24:17des demandes
24:19de ces syndicats
24:20ou est-ce qu'ils sont
24:20sur des axes différents
24:21selon vous, Michel ?
24:23Moi, d'abord,
24:24la Coordination Rurale,
24:25l'idée de dire droite,
24:26extrême droite, etc.,
24:27c'est un élément de langage.
24:28J'ai fait un livre
24:29avec Véronique Lefloc,
24:30je suis allé
24:31à leur Assemblée Générale Nationale,
24:34je n'ai pas vu des gens
24:34de droite ou d'extrême droite.
24:36Je n'ai pas vu des gens
24:37qui défendent leur terre,
24:40leur métier,
24:41leur tradition,
24:43leur paysage,
24:44leur production,
24:46qui défendent un mode de vie
24:47qui est incroyable.
24:48c'est-à-dire des gens
24:49qui veulent bien travailler
24:5012 heures par jour
24:51tous les jours
24:51sans jamais prendre de vacances,
24:53qui ne se prennent pas de salaire,
24:54etc., etc.
24:55Donc, s'y dire
24:56« on aimerait bien juste
24:57vivre de notre travail,
24:59c'est être de droite
25:00voire d'extrême droite »,
25:01moi, je crois qu'on fait
25:02des concessions sémantiques
25:03aux gens qui veulent absolument
25:04faire de la coordination rurale
25:06un genre de syndicat
25:08de droite,
25:08d'extrême droite,
25:09je ne sais quoi.
25:09Alors, à ce moment-là,
25:10parlons de la FNSEA
25:11et expliquons que le patron
25:12de la FNSEA
25:13est quand même quelqu'un
25:14qui gagne beaucoup,
25:15beaucoup d'argent
25:15et qui a personnellement
25:17très intérêt
25:17à ce que le Mercosur
25:18puisse exister.
25:19À ce moment-là,
25:20effectivement,
25:21on dira qu'il y a
25:21une lutte des classes
25:22parmi les syndicats paysans.
25:24Et cette lutte des classes,
25:25elle permet à M. Rousseau
25:27et aux siens
25:27d'arriver avec des tracteurs
25:29en file indienne
25:29qui roulent dans Paris
25:30et qui s'installent
25:32juste à côté
25:32de l'Assemblée nationale,
25:33devant,
25:34on fait des belles images,
25:35et puis on laisse passer
25:36les voitures,
25:36les autres,
25:37il y a toute communication.
25:38Communication de M. Lecornu,
25:41très malin,
25:42très finot.
25:42Il laissera un nom,
25:43je ne sais pas où
25:44dans l'histoire,
25:44mais du moins sur la finasserie
25:47un peu normande.
25:48Je peux me permettre
25:48ce genre de trait d'esprit.
25:50Mais cette espèce de façon
25:51un peu de bricoler les trucs
25:53peut-être bien que oui,
25:53peut-être bien que non.
25:54Même si j'aurais des choses
25:55à dire sur le peut-être bien que oui,
25:56peut-être bien que non,
25:57qui n'est pas du tout un art
25:58de ne pas décider,
25:59mais de dire,
26:00à l'origine,
26:00ce qu'on appelait la querelle
26:01chez les normands,
26:02de dire,
26:02expliquez-moi,
26:03vous expliquez-moi,
26:04puis après,
26:04je vais décider.
26:05Peut-être bien que oui,
26:06peut-être bien que non.
26:07Les origines du en même temps ?
26:07Oui, non, sûrement pas.
26:09Non, non,
26:09mais c'est très exactement
26:10le contraire.
26:11Si vous oubliez
26:11l'explication du peut-être bien
26:13que oui,
26:14peut-être bien que non,
26:14vous ne comprenez pas.
26:15C'est peut-être bien que oui,
26:16peut-être bien que non,
26:17quand j'aurai décidé,
26:17j'aurai décidé.
26:18Et quand vous m'aurez entendu
26:19me décider,
26:20vous ne me ferez pas revenir
26:21sur ma position.
26:22Simplement,
26:23j'ai besoin d'écouter,
26:24d'entendre,
26:25de voir un peu
26:25tout ce qui se passe.
26:26Et donc,
26:27M. Le Cornu,
26:28très normand en ce sens,
26:29il dit,
26:31il y a des images,
26:31on gouverne beaucoup
26:32avec les images
26:33quand on ne gouverne plus,
26:34quand on n'a plus de souveraineté,
26:35quand il reste 15 mois au pouvoir
26:37et qu'il faut absolument
26:38protéger le chef de l'État
26:39puisque le projet,
26:40ce n'est pas de sortir
26:41la France de son marasme,
26:42c'est de permettre
26:42à Emmanuel Macron
26:43d'aller sans encombre
26:44jusqu'au bout.
26:45Donc, il est le Premier ministre
26:46de ce genre de choses.
26:47Donc, il dit,
26:47mais les paysans,
26:48nous les recevons.
26:49Mais ils sont là,
26:50ils sont fort sympathiques,
26:51mais on va même pouvoir
26:52aller les voir.
26:53Et nous avons Mme Pivet,
26:54Pivet, là, qui sort.
26:55qui dit,
26:57on va se parler,
26:58on va se causer,
26:58et puis voilà.
26:59Puis après,
26:59vous avez...
27:00Ça avait été beaucoup plus
27:01honnêtement chahuté
27:03quand c'était la coordination orale.
27:04Elle avait été huée.
27:05On lui avait demandé sa démission.
27:07Donc, c'est plus difficile
27:08d'engager le Diaglog
27:08avec des gens qui...
27:09Mais il y a juste des gens
27:10qui ont compris
27:11ce qu'était vraiment
27:12l'avenir.
27:14C'est-à-dire,
27:14c'est la peine de mort.
27:15Le Mercosur va avoir raison.
27:17Il va être signé.
27:18Donc, c'est fini.
27:19Oui, bien sûr.
27:19Mais ce n'est pas le Mercosur.
27:20Là, il n'est même pas en...
27:21Mais c'est l'avenir de la paysannerie
27:25qui est en jeu.
27:26Bien sûr.
27:26Et lui,
27:27la FNSE1,
27:29ça ne le gêne pas.
27:30Ils ont des chèques de l'Europe.
27:31Ça fonctionne bien.
27:32Ils font du business, etc.
27:34Bon,
27:34ce n'est pas la même idéologie.
27:35Moi, je rappelle quand même
27:36que le 28 décembre dernier,
27:38il y a des policiers.
27:39Dieu sait si je les défends,
27:40les policiers.
27:41Mais là,
27:41je ne le défends pas.
27:42Ce policier qui a mis en joue
27:43un agriculteur dans son tracteur
27:45avec un revolver.
27:46Avec un pistolet, pardon.
27:47Pistolet.
27:48Il est comme ça.
27:49En région, c'est ça ?
27:50Je crois que c'est à Ahoche.
27:53Enfin, je ne sais pas.
27:54Mais enfin, dans le sud de la France.
27:54C'est la gendarmerie.
27:57Il était en civil.
27:59Enfin, peu importe.
28:00Tout ce que j'ai dit,
28:01que quand j'ai reçu cette image,
28:03je me suis dit
28:03mais c'est quand même terrible
28:04qu'aujourd'hui,
28:05on puisse...
28:06Pardon ?
28:07Le peuple contre le peuple.
28:08Oui.
28:08Mais il y a des ordres
28:09qui sont donnés, je pense.
28:10Et puis, j'ai vu,
28:11il y a encore cette semaine,
28:13alors là, je ne sais pas
28:14si ce sont des gendarmes.
28:15Oui, probablement des gendarmes
28:16puisqu'après,
28:17ils avaient des matraques.
28:18Ils ont cogné sur...
28:19Ils ont détruit des vitres de tracteurs
28:21pour pouvoir rentrer dans les tracteurs.
28:23C'est-à-dire,
28:23il y a ceux qui disent
28:23je te menace avec un pistolet
28:26et le coup peut partir.
28:28Il a fait quoi, le paysan ?
28:30Et puis, les autres
28:31qui ont dit
28:32mettez-vous en file indienne,
28:33il n'y a pas de problème,
28:33la présidente va vous recevoir,
28:35les caméras sont bien là,
28:36on y va.
28:36Oui, oui, nous allons faire une séance.
28:38Et pendant la séance...
28:39Un CRS.
28:40Il va se passer.
28:41Vous avez raison.
28:41C'était bien un policier, Michel.
28:42Pardon ?
28:43C'était bien un policier
28:44que vous évoquiez.
28:44Oui.
28:45Oui, il était en civil.
28:46Et donc, j'ai vu cette...
28:48Je pense même qu'ils étaient deux,
28:49mais cette image m'a sidérée.
28:50Après, il y a l'intelligence artificielle,
28:52on se dit
28:52est-ce que ça a vraiment eu lieu ou pas ?
28:53Ça a eu lieu.
28:54Oui, mais...
28:55Un tout petit mot de politique
28:56parce qu'il y a eu
28:56deux motions de censure
28:57à l'Assemblée nationale.
28:59Une par LF,
29:00une par l'URN
29:00à propos de ce Mercosur
29:02pour tenter de renverser
29:03le gouvernement
29:03sur cette question
29:05de traité du Mercosur
29:06qui sera signée là
29:07dans les prochaines heures.
29:08Écoutez la réponse
29:09de Sébastien Lecornu,
29:10Normand,
29:11qui dénonce
29:12cette opposition de façade.
29:13Écoutez-le.
29:14Oui.
29:15Au fond,
29:16on n'a pas besoin de compétiteurs.
29:18On vous a déjà.
29:20On a ces tentatives
29:21de sabotage interne
29:23en permanence.
29:24Et vous agissez,
29:25mesdames et messieurs les députés,
29:27tels des tireurs couchés
29:28en tirant dans le dos
29:30de l'exécutif
29:31au moment même
29:32où nous devons affronter
29:33justement
29:34des dérèglements internationaux.
29:36Donc,
29:36c'est votre droit
29:37le plus légitime
29:38de déposer
29:39cette motion de censure.
29:41C'est une démocratie
29:42et nous le respectons.
29:44Néanmoins,
29:44vous devez vous aussi
29:45prendre vos responsabilités
29:47et voir que
29:48en ce moment même,
29:50déposer des motions de censure,
29:51interroger la stabilité du pays,
29:54ralentir encore davantage
29:55les procédures budgétaires,
29:57tout cela a un impact
29:58et malheureusement,
30:00il sera payé
30:00par le peuple français.
30:02Alors,
30:02voilà pour Sébastien Lecornu.
30:03Qu'est-ce que vous en pensez,
30:04Michel Onfray ?
30:05Du vent.
30:05Enfin bon,
30:06du vent.
30:06Tout ça est écrit.
30:07Je me répète vraiment beaucoup.
30:09Mais c'est l'Europe
30:10qui décide.
30:10Ce n'est pas la France.
30:11et même le président de la République
30:12dit
30:13je défends le Mercosur
30:15puis après ça risque
30:15de m'exploser entre les mains
30:17donc je dis
30:17je n'irai pas signer
30:18mais ça a lieu quand même.
30:20Et puis,
30:21qu'est-ce qui va se passer ?
30:22Bah rien
30:22puisque la France
30:22n'a plus de souveraineté.
30:24D'ailleurs,
30:24Mme Mélonie,
30:24il faut arrêter de jouer du violon
30:25avec Mme Mélonie,
30:26pardon,
30:26de la flûte,
30:27du pipo.
30:27C'est du pipo,
30:28je préfère.
30:28Oui,
30:28avec Mme Mélonie
30:30parce qu'elle aussi,
30:31elle a voté pour...
30:33Elle a négocié en fait.
30:34Oui,
30:34elle a négocié pour elle.
30:35C'est un premier temps
30:35de Mercosur
30:35pour négocier la PAC.
30:36Oui.
30:37Ah oui ?
30:38Elle était finaude.
30:39Oui,
30:39si on veut,
30:39mais enfin,
30:40c'est l'ensemble.
30:40Elle a perdu les intérêts
30:41de son pays.
30:41C'est l'ensemble qui...
30:42Oui,
30:43on peut dire ça.
30:44Dans ce sens,
30:45on peut le dire ainsi.
30:46Ce que n'a pas fait
30:47Emmanuel Macron.
30:48Mais en même temps,
30:49quand vous négociez,
30:50vous négociez quoi ?
30:51Vous laissez passer
30:51beaucoup de choses.
30:52Donc vous allez négocier...
30:53Moi,
30:53je n'ai pas le détail
30:54de la négociation
30:54de Mme Mélonie.
30:55Je ne sais pas
30:55ce qu'elle a vendu,
30:56donner,
30:57brader
30:57pour obtenir quoi ?
30:59Tous ces gens-là
31:00font de la politique politicienne.
31:01Ils font ce qu'il faut
31:02pour garder leur électorat.
31:03Mais ça veut dire
31:04qu'on accepte le principe.
31:06On négocie,
31:07mais on accepte le principe.
31:08Il ne fallait pas,
31:08il n'aurait pas fallu,
31:09il n'eut pas fallu
31:10accepter le principe
31:13du Mercosur.
31:14C'est la destruction
31:14de la présidente française.
31:16On est dans face
31:16à Michel Onfray
31:17sur CNews et sur Europe 1.
31:18Michel,
31:18un tout petit mot
31:19de ce haut commissariat
31:20à la diversité
31:21et au diaspora
31:22qui a fait beaucoup parler
31:23en début de semaine
31:24sur nos confrères
31:25de l'Opinion,
31:26qui est un journal très sérieux,
31:27très bien renseigné,
31:28qui a révélé
31:28cette volonté
31:29d'Emmanuel Macron
31:31a priori
31:31de créer ce haut commissariat.
31:33Entre-temps,
31:34le ministre des Affaires étrangères
31:36Jean-Noël Barraud
31:37a dit que c'était absolument faux,
31:39qu'il n'y avait jamais eu cette idée.
31:40Chacun se fera son opinion.
31:42En tout cas,
31:42il avait cette idée
31:43de créer un haut commissariat
31:44à la diversité
31:45au diaspora.
31:47Qu'est-ce que ça évoque
31:48pour vous,
31:48Michel Onfray ?
31:49La préparation
31:50de l'après-Macron
31:52par Macron.
31:54Un ballon d'essai.
31:54On essaie,
31:56parce que je ne peux pas imaginer
31:57qu'il y ait eu une grosse
31:58fake news comme ça
31:59pendant si longtemps
31:59et qu'immédiatement,
32:02quand l'information
32:02a été donnée,
32:03le chef de l'État
32:04n'est pas fait savoir
32:04par un communiqué de l'Élysée.
32:06C'était facile
32:06de dire que c'était
32:07une fake news.
32:08Et voilà,
32:09on a donné des noms.
32:10Personne n'a dit
32:11parmi ces noms-là
32:12« Mais moi,
32:12je ne suis pas au courant.
32:13Ah bon ?
32:13Je suis surpris. »
32:14Etc.
32:16Après,
32:16on a vu Mme Rachida Dati
32:17dire « Je ne suis pas au courant.
32:18Moi,
32:19je ne m'a rien dit. »
32:19Bon,
32:20élément de communication.
32:21On sentait bien
32:21que si on ne lui avait rien dit,
32:23c'est que ça n'existait pas
32:24et que c'était une façon
32:25d'avancer pour préparer le terrain
32:26qui aurait permis,
32:27et ça l'a permis d'ailleurs,
32:29de dire au chef de l'État
32:29après « Ah non,
32:30mais ce n'est pas moi.
32:30Moi,
32:31je n'ai rien dit. »
32:32Mais on le sait bien.
32:32Ça fait dix ans
32:33qu'on le fréquente,
32:33hélas,
32:34et qu'il est capable
32:35de dire une chose
32:36sans contraire
32:37et de dire
32:37qu'il n'a jamais dit
32:38ce qu'il avait dit précédemment.
32:39Donc,
32:40s'il y a vraiment
32:40un haut commissariat,
32:41d'abord,
32:41je n'aime pas beaucoup
32:41ce haut commissariat.
32:42Il y avait un haut commissariat
32:43en question juive
32:44pendant l'occupation.
32:46On n'a pas besoin
32:46de haut commissariat.
32:47Mais si vraiment,
32:48il veut faire des commissions,
32:49eh bien,
32:50qu'il en fasse une.
32:51Je vais lui faire une plaisanterie.
32:52Mais enfin,
32:53en termes de commissions,
32:54il pourrait faire quelque chose
32:55qui permettrait de lutter
32:56contre l'antisémitisme.
32:57Ça,
32:57ce serait bien en France
32:58de dire
32:59nous allons faire
33:00un haut commissariat
33:01à la lutte
33:02contre l'antisémitisme.
33:03Et là,
33:03pour le coup,
33:04là où il y a de l'antisémitisme,
33:06eh bien,
33:06on va le traquer,
33:08on va le montrer,
33:08et puis,
33:09etc.,
33:09etc.
33:09Et quand vous aurez des gens
33:11qui diront que,
33:12par exemple,
33:13il y a un génocide
33:13en Israël
33:14et que Hamas,
33:17par exemple,
33:17est présenté
33:17comme un mouvement de libération
33:18dans un manuel scolaire
33:19qui a été imprimé
33:20par Achète
33:21et distribué
33:22et vendu,
33:22etc.,
33:23etc.,
33:24qu'on commence par dire,
33:26les gens qui,
33:26sur les plateaux de CNews,
33:27n'ont pas utilisé
33:27la bonne formule
33:28et le bon mot
33:29et de dire,
33:30allez, hop,
33:30tribunal, tribunal, tribunal,
33:31il y a une espèce de djihad
33:32aujourd'hui juridique
33:34qui fait que tout le monde
33:34a peur d'utiliser un mot
33:36pour dire la vérité.
33:38Eh bien,
33:38qu'on ait vraiment
33:39un haut commissariat
33:39qui nous dise,
33:40allez,
33:40on va mettre le paquet
33:41sur la question
33:41de l'antisémitisme,
33:42il n'est pas question
33:43que la France triomphe
33:44comme le pays
33:45de l'antisémitisme
33:45ou comme le fait
33:46que nos compatriotes juifs
33:48aient envie de partir,
33:49de faire leur alia,
33:49c'est-à-dire de quitter la France
33:51pour aller dans un pays
33:52en guerre,
33:53disons-le comme ça.
33:55Là, vraiment,
33:55il y a urgence
33:56mais évidemment,
33:57il valait mieux
33:57plutôt imaginer
33:58que nos compatriotes
34:00antillais étaient
34:01en provenance
34:02d'une diaspora
34:04ou procédés
34:05d'une diaspora.
34:07On se dit,
34:07ah bon,
34:08les antillais ne sont pas français ?
34:09Allez,
34:10on parle un tout petit peu
34:11de natalité,
34:11le temps file,
34:12pour qu'on fasse
34:13le point philo.
34:14Les Français font
34:14de moins en moins d'enfants,
34:15le solde,
34:16donc pour la première fois,
34:19le solde des naissances
34:19est inférieure
34:20à celui des décès.
34:21C'est seulement l'immigration
34:22qui nous permet
34:23d'avoir un solde positif.
34:24Qu'est-ce que ça vous inspire,
34:24Michel ?
34:25Pourquoi on fait plus d'enfants ?
34:26Alors,
34:27j'ai beaucoup entendu
34:28de gens qui nous disaient
34:29égoïsme,
34:29égocentrisme,
34:30réseaux sociaux,
34:32coup de l'appartement
34:33à Paris,
34:35etc.
34:35Je crois que,
34:36on ne peut pas dire
34:37que ce sont des imbéciles,
34:37mais vous savez,
34:38le sage montre le doigt
34:39et la lune
34:40et les imbéciles
34:41regardent le doigt,
34:42etc.
34:42Je veux bien qu'il y ait tout ça
34:43et je peux comprendre
34:44ce genre de choses.
34:45Simplement,
34:45on s'était proposé,
34:47vous et moi,
34:47dans cette émission
34:47d'aborder philosophiquement
34:49les questions,
34:50d'essayer de le faire du moins,
34:51puisque c'est à moi
34:52qu'il en incombe.
34:54Je pense que
34:54les écologistes
34:56font beaucoup de mal
34:56à la nature
34:57et à la planète
34:58parce qu'ils ne savent pas
34:59comment ils fonctionnent.
35:00Oui, parce que pour eux,
35:00c'était jadis le pot catalytique.
35:02On n'en parle plus,
35:03du pot catalytique.
35:04C'était une obsession,
35:05une époque.
35:05Trou de la couche d'ozone,
35:06on ne parle plus du trou
35:07de la couche d'ozone.
35:07C'est résorbé.
35:09Oui, c'est ça.
35:10Mais ils ont une lecture
35:12urbaine de l'écologie.
35:17Ils font de l'obsession
35:18sur la côte de bœuf
35:20ou sur le barbecue
35:21ou ce genre de choses.
35:21J'ai écrit un livre
35:22qui s'appelle Cosmos
35:22et qui essaie de voir
35:23comment fonctionne la nature,
35:25vraiment l'ensemble
35:26de la planète.
35:28Il y a ce qu'on appelle,
35:28c'est un gros mot,
35:29une homéostasie.
35:30Quand on faisait
35:31de la philo en classe terminale,
35:32on avait un philosophe,
35:33un médecin qui s'appelait
35:34Claude Bernard,
35:35qui était l'inventeur
35:35de la médecine expérimentale
35:36et qui avait écrit justement
35:38un livre qui s'appelait
35:38Introduction à la médecine expérimentale
35:40et qui a inventé
35:41la notion d'homéostasie.
35:42Je vais la définir.
35:43Le mot n'est pas de lui,
35:44de quelqu'un qui s'appelle Canon.
35:45Mais l'homéostasie,
35:46c'est ce qu'il fait,
35:47et les gens comprendront
35:47assez rapidement
35:48puisqu'on a eu froid
35:49il y a quelques temps,
35:49quand vous êtes chez vous
35:50et qu'il fait 20 degrés,
35:51il faut 18,
35:52politiquement correct,
35:53je crois que c'est 18,
35:54et que vous sortez
35:54et qu'il fait moins 5,
35:56il va se passer quelque chose
35:57qui fait que quand vous allez sortir,
35:59votre corps va faire le nécessaire
36:00pour que vous puissiez
36:01vous adapter
36:02à cet écart de température.
36:05Ça s'appelle l'homéostasie.
36:06C'est un système neurovégétatif
36:08qui dans le corps
36:09fait que vous avez
36:09des informations
36:10qui vous sont données.
36:11Là on dit,
36:11il faut respirer plus ceci,
36:12il faut respirer moins cela,
36:14le cœur doit battre plus,
36:15le cœur doit battre moins,
36:16il faut balancer
36:17tel type de substance
36:19ou d'hormones dans le corps,
36:20etc.
36:20C'est ce qui fait
36:21qu'il y a une régulation
36:22de l'être
36:22pour qu'il puisse exister.
36:23Il y a une régulation
36:24de la planète.
36:26Et cette régulation
36:26de la planète,
36:27elle fait que nous,
36:27par exemple,
36:28quand on nous dit
36:28la natalité tombe,
36:30le taux de natalité tombe en France,
36:31non,
36:31il tombe partout
36:32dans le monde,
36:33sauf dans quelques endroits
36:34qui sont comme par hasard,
36:36ce sont des hypothèses
36:36que j'ai mis en votre présence
36:38et pour nos auditeurs
36:39et nos téléspectateurs,
36:41dans les pays
36:42où l'homme est né,
36:44dans la corne est de l'Afrique,
36:45Tanzanie,
36:46Éthiopie,
36:46etc.,
36:47y compris Yémen
36:48et autres endroits
36:49où vous avez là
36:50un taux de natalité
36:51extraordinaire,
36:52très en expansion,
36:52mais partout ça tombe.
36:54Ça tombe en Chine,
36:55ça tombe au Japon,
36:55c'est une catastrophe
36:56pour le Japon.
36:57Ça tombe évidemment en France,
36:58mais ce n'est pas parce
36:59que le prix du loyer
37:00est trop cher à Paris
37:01que nous n'avons plus d'enfants.
37:02Donc il y a une homéostasie,
37:05c'est-à-dire que la nature
37:05estime que nous avons probablement
37:07fait trop d'humains
37:08sur la planète,
37:088 milliards,
37:098 milliards et demi.
37:10Donc un siècle,
37:11on va vers 10 milliards.
37:14La planète n'en peut plus.
37:16Et la planète,
37:17elle réagit,
37:18elle interagit,
37:19c'est-à-dire qu'elle est capable,
37:20la planète,
37:21de réguler.
37:22Vous avez des poissons,
37:23par exemple,
37:23qui sont mâles
37:24puis qui deviennent femelles
37:25si on manque de mâles,
37:26si on manque de femelles
37:27ou je ne sais quoi
37:27parce que la nature s'adapte.
37:30Il y a aujourd'hui
37:30un processus qui fait
37:31que notre taux de fécondité
37:33s'effondre.
37:34Oui, il y a
37:35les perturbateurs endocriniens,
37:36c'est vrai,
37:37c'est une catastrophe,
37:38les perturbateurs endocriniens.
37:39On en avale tout le temps,
37:40quoi qu'on fasse,
37:40quoi qu'on dise.
37:41Je touche cette table,
37:43je mets à mon visage
37:44et il y a des particules
37:45qui se sont détachées,
37:46etc.
37:47Mais pourquoi y a-t-il
37:48un taux d'infécondité si grand ?
37:50Pourquoi y a-t-il
37:50un taux de stérilité si grand ?
37:52Et pourquoi y a-t-il aussi
37:53une espèce de désir personnel,
37:55car nous ne sommes pas aussi libres
37:56que nous le croyons,
37:56nous sommes beaucoup déterminés
37:57par la nature,
37:58qui nous fait ne pas passer
38:00à l'acte ?
38:00Parce qu'on entend
38:01que des gens disent
38:01oui, j'aimerais bien
38:02avoir des enfants,
38:02mais non.
38:04Alors après,
38:04on trouve des exemples.
38:05C'est trop cher,
38:06on ne gagne pas assez,
38:07il faudrait s'endetter,
38:08il faudrait déménager,
38:09etc.
38:10Je pense que la planète
38:11est en train de faire savoir
38:12qu'elle en a assez.
38:13C'est une régulation
38:15en fait.
38:15Oui, c'est une régulation
38:16intrinsèque de la planète
38:19qui estime qu'elle n'en peut plus,
38:2110 milliards,
38:21ça ne va pas être possible
38:22et qu'on commence
38:23à ne plus faire d'enfants.
38:24Et si on détend un peu
38:27la féconde
38:28de la démographie planétaire,
38:30eh bien la planète
38:31survit.
38:32Oui, oui,
38:32on n'a pas le temps,
38:33mais je pourrais donner
38:34des exemples extrêmement
38:34intéressants à partir
38:35des plantes,
38:36comme par exemple
38:37des impalins,
38:38on n'a pas le temps,
38:39mais je raconterai un jour
38:40cette histoire
38:40de Jean-Marie Pelt,
38:41qu'il faut lire,
38:42un monsieur que j'aimais beaucoup
38:43qui a écrit sur les plantes
38:44des choses extraordinaires,
38:46qui était catholique
38:46et qui voyait des preuves
38:48de l'existence de Dieu
38:48dans cette fameuse
38:49homéostasie de la nature.
38:51Moi, j'y vois des preuves
38:52de l'existence de la nature,
38:53c'est déjà beaucoup.
38:54Le point philo,
38:54Michel,
38:55nos spectateurs
38:56et nos auditeurs,
38:57nous le réclame.
38:57Jacques Semen,
38:58le texte de Platon,
38:59La République.
38:59C'est un peu ardu ça,
39:00non ?
39:01Non, pas du tout.
39:02Classique des classiques.
39:04C'est pour vous
39:05le livre fondateur
39:06du communisme.
39:06Oui.
39:07Expliquez-nous, Michel.
39:07Oui.
39:08Alors, c'est un dialogue
39:09parce que Platon
39:11n'a écrit que des dialogues,
39:12donc il met en scène
39:12des personnages,
39:13machin,
39:13rencontre bidule,
39:14il lui dit
39:14« Ah, comment vas-tu ?
39:15J'en vais très bien.
39:16Ah, mais dis donc,
39:16etc. »
39:17Ça discute,
39:17ça discute, ça discute.
39:18Donc, c'est un dialogue
39:19dans lequel il se passe
39:20beaucoup de choses.
39:20Ça démarre avec la vieillesse,
39:22donc pas grand-chose
39:22avec notre sujet.
39:24Toujours est-il
39:25que la République
39:26est sous-titrée
39:26de la justice.
39:27C'est un dialogue
39:28qui concerne la justice.
39:29Donc, Platon nous dit
39:31« Nous allons parler
39:32de justice. »
39:34Et il nous dit
39:34« Voilà,
39:35il nous faut réaliser
39:36une cité idéale
39:37dans laquelle
39:38nous allons réaliser
39:40une hiérarchie
39:41trifonctionnelle.
39:42Il y a trois fonctions.
39:43Vous savez,
39:43Dumézy,
39:43il avait parlé
39:44de la trifonctionnalité,
39:45c'est-à-dire
39:46les prêtres,
39:47les soldats,
39:48les producteurs.
39:49Et il dit
39:49« Dans toutes les sociétés,
39:50il y a ces trois fonctions
39:51partout. »
39:52Et le Mont-Saint-Michel,
39:52d'ailleurs,
39:52est symboliquement construit
39:53comme ça.
39:54Il y aura des choses
39:54magnifiques à raconter
39:55sur le Mont-Saint-Michel
39:56et la trifonctionnalité.
39:58Mais Platon nous dit
39:58« Il faut un philosophe roi. »
40:00Au sommet,
40:02à la base,
40:03il faut des producteurs,
40:04des gens qui bossent,
40:04les artisans,
40:05les commerçants,
40:05les paysans,
40:06etc.
40:06Et entre deux,
40:07une couche de soldats.
40:09C'est-à-dire
40:09que les soldats,
40:10ils sont là
40:10pour éviter
40:11que les artisans,
40:13les commerçants,
40:14le petit peuple
40:15puissent avoir envie
40:16d'arriver au pouvoir.
40:17Le pouvoir,
40:17c'est le philosophe roi.
40:19Soit c'est un philosophe
40:20à qui on donne le pouvoir,
40:22soit c'est quelqu'un
40:22qui a le pouvoir
40:24et à qui on donne
40:24la connaissance philosophique.
40:27Et évidemment,
40:27cette lecture
40:30de la cité idéale,
40:32elle suppose
40:33une organisation communiste.
40:35Fin de la propriété.
40:36Par exemple,
40:37les enfants sont fabriqués
40:40sans que les parents
40:41sachent qui sont ces enfants.
40:42Dès que l'enfant arrive,
40:44on l'enlève
40:44à sa famille
40:45et il est éduqué
40:46à la collectivité,
40:47à la communauté.
40:48Les mariages sont organisés.
40:49On tire au sort,
40:50mais en fait,
40:50les tirages au sort
40:51ont été bidonnés
40:52pour que vous puissiez
40:53avoir machin et machine
40:54pour pouvoir faire
40:55des enfants, etc.
40:56Abolition de la famille,
40:57donc abolition de la propriété privée,
40:59toute propriété collective.
41:01Abolition de l'individu,
41:02et c'est ce qui fait
41:03le communisme,
41:04comme vous voyez,
41:04c'est-à-dire
41:05l'individu n'existe,
41:06que comme un rouage
41:06dans une grande machine
41:07qui est cette fameuse machine
41:08de la République,
41:09Respublica en latin,
41:11c'est-à-dire la chose publique,
41:13vous n'avez plus le droit
41:14de penser librement,
41:16de vous exprimer librement.
41:17Platon nous fait savoir
41:18que les poètes,
41:18c'est des gens un peu dangereux
41:19et qu'il faut expulser
41:20les poètes de la cité.
41:22Alors oui,
41:22on peut faire un peu de poésie,
41:24mais on choisit les poètes,
41:25on choisit les gens
41:26qui s'occupent de cette question-là
41:27et ça reste très...
41:29C'est un R.S. si vous voulez,
41:30c'est-à-dire une petite élite
41:31qui s'en occupera
41:32mais pas le grand peuple.
41:36C'est la même chose,
41:37il parle de modes particuliers,
41:38des modes phrygiens
41:39ou des modes amolissants
41:40ou des modes excitants
41:42ou nerveux.
41:42En gros,
41:43il faut une espèce de musique,
41:44une musique militaire
41:46qui puisse vous mettre en jambes
41:48et pas du tout
41:48des choses un peu languoureuses,
41:50du Bruckner ou du Mahler,
41:51par exemple.
41:52Et donc,
41:53on ne publie pas ce qu'on veut,
41:54on ne pense pas ce qu'on veut,
41:55on ne vit pas comme on veut,
41:56on n'a pas la sexualité qu'on veut,
41:58on ne possède rien,
41:59on est soumis
41:59à la dictature
42:01du roi philosophe
42:02et au cas,
42:02nous voudrions nous,
42:03à la base,
42:04dire peut-être
42:05que la démocratie
42:05qui serait le pouvoir du peuple
42:06pour le peuple,
42:07ça pourrait être possible,
42:08vous avez des soldats
42:09qui arrivent et qui disent
42:09sûrement pas.
42:11Donc,
42:11c'est le schéma
42:12d'un communisme
42:13qui est philosophique.
42:16À l'époque,
42:17il va donner un Campanella
42:18quelques temps plus tard,
42:19puis il va donner Thomas More
42:20un peu plus tard,
42:21puis il donnera Marx
42:22et puis il donnera
42:23les communismes
42:24du XXe siècle.
42:25C'est-à-dire que la base,
42:27elle est là.
42:27Et on pourrait même imaginer
42:28que certains chrétiens primitifs,
42:30dans l'Église primitive,
42:31je veux dire,
42:33aient pensé aussi
42:34en termes de ce communisme,
42:34avec ce communisme-là.
42:36Alors eux,
42:36c'était plutôt pas d'enfants,
42:38etc.
42:38Mais un moine,
42:41c'est ça.
42:41Moi,
42:42j'ai quelques amis moines,
42:44je salue les moines de la grâce
42:45si quelques-uns nous écoutaient,
42:47mais ils m'avaient expliqué
42:48un jour comment fonctionnait
42:49la démocratie chez eux.
42:51C'est extrêmement intéressant
42:52de voir comment ça fonctionne,
42:53mais c'est aussi un communisme.
42:55L'un d'entre eux
42:56me faisait voir sa montre
42:57et me disait
42:57j'ai pas choisi ma montre.
42:58Un jour,
42:58j'ai demandé à avoir une montre
42:59et il m'a dit
43:00voilà la montre.
43:01Même pas une montre
43:02parentale, amicale,
43:03je ne sais pas quoi.
43:04Donc il y a une espèce
43:05de pureté
43:05à l'endroit de la propriété
43:06ou ce genre de choses.
43:08Et il n'est pas étonnant
43:09qu'Alain Badiou,
43:09qui est le dernier philosophe
43:10maoïste contemporain,
43:13qui a 80 ans passé aujourd'hui,
43:15ait proposé une retraduction
43:17de la République de Platon.
43:18C'est bien la preuve
43:18que c'est le schéma
43:19de tout communisme
43:20qui se respecte.
43:21Et si vous avez envie
43:23de savoir
43:23ce qui se passe
43:24dans la tête
43:24d'un certain nombre
43:25d'électeurs
43:25de la France insoumise,
43:27eh bien lisez
43:28La République de Platon.
43:29C'est merveilleux.
43:29On a un beau programme
43:30pour le week-end.
43:31Absolument.
43:31C'est un peu plus
43:32qu'un week-end.
43:33Un peu plus que le week-end ?
43:33Oui, c'est un gros livre.
43:34Vous m'avez dit
43:35que c'était facile d'accès.
43:36C'est facile à lire,
43:36mais c'est quand même
43:37un gros livre.
43:38Bon, c'est cool.
43:39Merci beaucoup mon cher Michel.
43:40Moi qui vous remercie.
43:41C'est passionnant
43:41de vous entendre aujourd'hui
43:42sur CNews
43:43et sur Europe 1
43:44à la semaine prochaine.
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