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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel, on ferait sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel. Bonjour Laurence.
00:05Vous êtes prêt à passer au crible l'actualité de la semaine ?
00:08Oui. Allez, c'est parti. On va commencer par la République des copains.
00:12Le président Macron, qui voit sa fin d'arène arriver, n'a de cesse d'utiliser ses prérogatives prévues par la Constitution
00:18en nommant ses proches à des postes clés, comme la ministre Amélie de Montchalin à la Cour des comptes.
00:23Cette semaine, on avait déjà eu Richard Ferrand au Conseil constitutionnel.
00:27Il pourrait se passer la même chose pour la Banque de France et le Conseil d'État.
00:31Que signifie pour vous Michel ce verrouillage des institutions clés de notre pays ?
00:37La loi sur l'audiovisuel public va-t-elle passer à la trappe ?
00:40Le gouvernement de Sébastien Lecornu pourrait renoncer à faire passer devant l'Assemblée ce texte
00:45qui visait à regrouper France Télévisions, Radio France et Lina sous une même molding.
00:50Encore une concession faite à la gauche, bien sûr.
00:52Nous reviendrons aussi sur la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public
00:57qui tente de comprendre non sans mal ce que l'on fait de l'argent public,
01:01de l'argent des Français, on parle de 4 milliards d'euros tout de même,
01:05et dont le rapporteur Charles Aloncle est la cible d'une campagne de dénigrement majeur.
01:10L'affaire Epstein, ce milliardaire américain doublé d'un prédateur sexuel qui a sévi pendant des années en toute impunité
01:17avant de mettre fin à ses jours en prison aux Etats-Unis en 2024.
01:21Cette affaire rebondit à la faveur de la publication par l'administration de Donald Trump
01:25de plus de 3 millions de dossiers mail qui éclaboussent le monde entier.
01:30En France, Jack Lang a été contraint à la démission de son poste de l'Institut du monde arabe.
01:35Quel secret recèle encore cette affaire ?
01:38Tout le monde savait, murmure-t-on, dans les milieux parisiens.
01:41Mais qui est ce tout le monde ? C'est ce que nous allons nous demander avec vous, mon cher Michel.
01:45Enfin, le point philo, c'est Sénèque, évidemment, et alors là vous me faites plaisir.
01:50Les derniers jours de l'humanité, ce philosophe stoïcien qui nous enseigne que le monde est mortel,
01:54qu'il meurt, qu'il renaît.
01:56Alors où notre civilisation est en péril, quel enseignement peut-on en tirer ?
02:00Magnifique programme pour aujourd'hui, Michel. Vous êtes prêts ?
02:03Oui, absolument.
02:03Allez, on commence par la République des copains. Bon, le titre est assez facile,
02:06mais c'est tellement ce qui se passe en ce moment-même sous nos yeux.
02:09On a ces postes-clés dans nos institutions.
02:12On parle du conseil constitutionnel, c'est fait.
02:14Richard Ferrand, conseil d'État, ça va sans doute arriver.
02:17La Cour des comptes, maintenant, c'est Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics.
02:21Elle est extrêmement compétente, zéro doute sur ses compétences.
02:24Pourra-t-elle juger, encore une fois, un budget à la Cour des comptes
02:28qu'elle a elle-même faite en tant que ministre ?
02:30Ça pose un certain nombre de questions. On va écouter d'abord les réactions de l'opposition.
02:34Ils sont devant debout. D'abord un député RN, Yohann Gillet, puis M. Coquerel.
02:39Et je vous passe la parole, Michel Onfray.
02:40Voilà le scandale démocratique dont vous êtes l'incarnation.
02:44Vous et l'ensemble de la Macronie.
02:46La république des copains à ciel ouvert.
02:48La république de ceux qui savent qu'ils vont être sortis par les Français du pouvoir
02:52et qui, avant de partir, tentent de tout verrouiller.
02:56Nommer une macroniste de la première heure à la tête de la Cour des comptes,
03:00c'est confier le contrôle de l'argent des Français à ceux qui ont vidé les caisses.
03:04Une honte, une audace, une provocation, une dérive illibérale.
03:07Je l'affirme, de cette nomination, rien ne va.
03:11La question des qualités de Mme Monchalin n'est pas en cause,
03:14hormis qu'elle n'est pas membre du corps des magistrats financiers.
03:18Rappelons d'abord que la Cour des comptes est une institution
03:20dont l'indépendance incontestée est capitale
03:23à un moment où la population doute parfois de nos institutions.
03:27La charte de déontologie des juridictions financières est claire.
03:31Elle impose neutralité, indépendance, impartialité
03:33et prévention des conflits d'intérêts, notamment vis-à-vis du pouvoir en place.
03:38Or, jamais personne n'est passé de la tête du ministère des Comptes publics
03:42à la tête de la plus haute autorité censée contrôler les comptes de la nation.
03:46Voilà pour les réactions Michel Onfray et du RN et de la France insoumise.
03:49Qu'est-ce que vous pensez de cette nomination ?
03:51D'abord, moi je n'utiliserai pas la formule de la République des copains,
03:54parce que ce n'est plus une République.
03:55C'est très exactement le contraire de la République.
03:58C'est un oxymor, c'est une opposition.
03:59S'il y a des copains, il n'y a pas de République.
04:00S'il y a de la République, il n'y a pas de copains.
04:02Donc c'est quoi ?
04:03C'est une oligarchie.
04:04C'est le pouvoir qui a remplacé le pouvoir démocratique.
04:08Avec le général de Gaulle, le pouvoir c'est le peuple.
04:10Et c'est très précisément la définition de la démocratie.
04:13Étymologiquement, le démo c'est le peuple,
04:15l'écratie c'est le pouvoir du peuple.
04:17Soit le pouvoir n'est plus au peuple,
04:19et à ce moment-là il n'y a plus de démocratie,
04:21disons-le franchement.
04:22Soit il est au peuple, et alors à ce moment-là on ne dit pas,
04:25j'ai décidé, surtout 18 mois avant de partir,
04:28en ayant cette légitimité qui est quand même assez mince,
04:30qui est quand même assez fragile,
04:31et encore c'est une litote,
04:32on évite de dire je vais nommer cette dame pour 40 ans.
04:35Quelque chose comme ça.
04:36Oui parce que c'est à vie en fait, c'est une nomination à vie.
04:37Donc là je crois 40 ans cette dame,
04:40et vous dites, vous êtes tranquille jusqu'à la retraite,
04:42avec d'excellents salaires,
04:43et plus les choses qui vont avec,
04:45et pourquoi faire ?
04:47Eh bien dans tous ces endroits,
04:48c'est très exactement l'organisation du pouvoir contre le peuple.
04:51C'est le peuple qui ne dit plus rien,
04:53à qui on ne demande plus rien,
04:55bon on ne lui demande plus avec le référendum,
04:56pardonnez-moi mais j'y aviens sans cesse,
04:58mais 2005, on a donné son avis.
04:592008, on a dit vous avez mal voté,
05:01excusez-nous mais on va faire voter le Congrès,
05:03et le Congrès sait bien ce qu'il faut voter,
05:05au contraire de vous.
05:06Et maintenant on dit, vous allez voter,
05:08mais c'est juste pour rire.
05:09Quand vous allez voter...
05:10En 2027 ?
05:12Eh bien par exemple, on dit dissolution de l'Assemblée nationale,
05:15vous allez voter, les Français votent,
05:16ils mettent le Rassemblement national en tête en termes de voix,
05:19et on dit vous n'aurez pas le Rassemblement national
05:21comme vivier d'un Premier ministre.
05:24On a en deuxième le nouveau Front populaire,
05:27on dit vous n'aurez pas non plus un Premier ministre
05:28qui sera trouvé ici,
05:30mais vous aurez le perdant.
05:31Eh bien c'est très exactement le mépris du peuple,
05:34l'insulte du peuple,
05:35parce que moi je pense qu'on doit pouvoir redonner au peuple le pouvoir
05:38dans tous les domaines,
05:39et par exemple en matière de magistrature.
05:41Il n'est pas normal que trois magistrats décident de l'avenir de Marine Le Pen.
05:46J'allais dire de l'avenir de l'électorat de Marine Le Pen.
05:50Parce que ce n'est pas exactement la même chose,
05:52enfin c'était un peu la même chose,
05:52vous avez raison,
05:53avec l'avenir de Marine Le Pen.
05:55Mais c'est quand même un électorat
05:56à qui on dit vous n'aurez pas le droit de voter pour...
05:58Bien sûr.
05:59Monsieur Fillon tombe pour trois costumes,
06:01trois costumes en tronc,
06:02pour deux ou trois petites choses du genre
06:05il faisait travailler sa femme, etc.
06:06Ce que font tous les gens de droite et de gauche,
06:08la plupart.
06:08À l'époque en tout cas.
06:09Mais oui, et encore,
06:11je ne voudrais pas qu'on aille vérifier aujourd'hui.
06:12Mais y avait-il véritablement un motif
06:14quand on découvre avec l'affaire Epstein,
06:15dont nous allons reparler,
06:17que finalement il y a des gens
06:18qui ont probablement beaucoup plus à se reprocher.
06:20Mais on voit bien,
06:21il n'y avait pas quelqu'un d'autre que Jacques Lang
06:23pour diriger cet institut du monde arabe
06:25dont nous pourrions parler d'ailleurs.
06:27On va en parler dans un instant.
06:28Oui, mais par exemple...
06:28Verdez vos munitions.
06:29Non, non, mais j'aurais des choses à dire
06:31supplémentaires sur ce sujet,
06:33mais je veux dire que,
06:33vous voyez bien comment on nomme des gens
06:35dans des endroits,
06:36alors que je voudrais qu'on puisse voter, moi.
06:38Je voudrais que les Français puissent voter pour les magistrats.
06:40Moi, je parlais de 2027.
06:41Est-ce que ça veut dire, Michel,
06:42qu'en fait,
06:43quel que soit le résultat de l'élection de 2027,
06:46de toute façon,
06:47les postes clés seront verrouillés ?
06:49Oui.
06:49Donc ça veut dire qu'on entravera
06:50la marge de manœuvre de qui sera élu.
06:53C'est ça.
06:54Donc c'est contourner le peuple.
06:55Absolument.
06:56Absolument.
06:56C'est contourner le peuple.
06:57C'est faire sans le peuple.
06:58C'est-à-dire que c'est une oligarchie.
07:00Ça n'est pas une république des copains.
07:01C'est une oligarchie.
07:02C'est-à-dire des gens qui ont le pouvoir entre eux.
07:04Sans doute, vous avez dit en annonce qu'ils disaient
07:06mais on savait.
07:07Tous ces gens qui savaient,
07:08c'est drôle, c'est les mêmes.
07:09Alors là, pour le coup,
07:10c'est droite et gauche confondus
07:11pourvu qu'ils soient maastrichiens.
07:13On ne voit pas de gens,
07:15on n'a pas de communistes corrompus dans cette aventure.
07:17On ne voit pas, etc.
07:18Et donc, on place des gens
07:20parce qu'on se dit
07:21bon, le peuple pourra dire ce qu'il voudra.
07:23À l'Assemblée nationale,
07:23vous allez pouvoir dire des choses.
07:25Mais nous, nous allons voir
07:26ce que l'Assemblée nationale aura décidé.
07:27On dit, ah, ce n'est pas constitutionnel.
07:29Ah, mais ça n'est pas possible.
07:30Votre texte n'est pas possible.
07:31Vous avez des textes
07:33qui sont impossibles aujourd'hui.
07:35Il faut être agrégé de droit
07:36pour pouvoir comprendre
07:37les lois telles qu'elles sont produites.
07:39Et là, vous avez des amendements
07:40et des amendements
07:41et des amendements.
07:41Comment le peuple français peut-il dire
07:44c'est vraiment ce que j'ai choisi ?
07:45Et puis, cette idée
07:46de nul n'est censé ignorer la loi.
07:48Et vous avez des juristes,
07:49des spécialistes en droit constitutionnel
07:50qui se battent
07:51pour faire des interprétations
07:52en disant, oui, mais non,
07:52on peut penser ceci.
07:53Et nul n'est censé ignorer la loi.
07:55Non, il y a un travail à faire
07:57sur la question de la loi
07:57et permettre au peuple
07:58de redevenir celui qui fait la loi.
08:00Mais Michel, vous dites,
08:01ce n'est pas la République,
08:02mais ce sont les institutions de la 5e.
08:04Tout ça a été prévu par la Constitution.
08:06Rien n'est illégal.
08:07Si, c'est illégal
08:07parce qu'il y a l'esprit et la lettre.
08:09Oui, il y a l'esprit,
08:10mais rien n'est illégal.
08:11L'esprit, c'est quand même que
08:12vous êtes là par la volonté du peuple.
08:15Et si vous n'êtes pas là
08:15par la volonté du peuple,
08:17vous n'avez pas de légitimité
08:18à être là.
08:19Soit le peuple vous élit,
08:20soit vous avez vraiment
08:21quelqu'un qui dit
08:22j'ai une légitimité.
08:23Quand le général de Gaulle
08:24se retrouve avec des légitimités
08:25à 55%,
08:26il estime que ça ne va pas.
08:28Ce n'est pas une légitimité, ça.
08:29Il estime que c'est massif.
08:31Alors, ce n'est pas 100%.
08:32Ça, c'est dans les pays amis
08:33de M. Mélenchon.
08:35Mais c'est bien lui
08:36qui décide que le président de la République
08:38peut nommer, peut faire ça.
08:39Mais cet homme est illégitime.
08:41Emmanuel Macron est illégitime.
08:42Ah non, son élection est légitime, Michel.
08:44Oui, mais dans ces cas-là...
08:45C'est un éternel débat.
08:46Dans ces cas-là,
08:47il est légitime
08:49et donc il est légitimement
08:50en droit de nommer
08:51qui il veut
08:52quand il veut,
08:52comme il veut.
08:53Ça a toujours existé ?
08:54Non.
08:55Le général de Gaulle,
08:55je vous le rappelle,
08:56estime que sa légitimité,
08:57ce n'est pas lui qui en décide,
08:58c'est le peuple.
08:59Ce n'est pas Macron qui dit
09:00je suis votre chef d'État
09:00pendant 5 ans
09:01et vous allez tout avaler,
09:02y compris le contraire
09:03de ce que je vous avais promis.
09:05J'avais décidé que,
09:06maintenant j'ai décidé
09:07que c'était le contraire.
09:08Je suis légitime,
09:08vous n'avez rien à dire là-dessus.
09:09Mais si, bon sang,
09:10il faut défendre
09:11l'esprit de la République
09:12et la lettre de la République
09:14et ce n'est pas parce
09:15qu'on est arrivé au pouvoir
09:16qu'on a le droit
09:16de faire ce qu'il veut.
09:18Aujourd'hui,
09:18il dit je suis légitime,
09:20j'ai le droit
09:20d'aller faire la guerre
09:20à la Russie.
09:22Demandez au peuple.
09:23Est-ce que le peuple
09:23veut vraiment,
09:24alors qu'on lui dit
09:25on ne va pas rembourser
09:26vos aides auditives
09:28ou vos lunettes
09:29ou vos problèmes de santé,
09:31il y a des médicaments
09:31dont on vous dit
09:32vous allez les payer désormais
09:33parce qu'il n'y a plus d'argent.
09:34Mais il a décidé
09:35que cet argent
09:36était nécessaire
09:37pour aller défendre l'Ukraine.
09:38Je ne veux pas dire
09:39qu'il faut laisser
09:42dire qu'il y a d'autres solutions
09:43que la solution militaire
09:44qui engage la France
09:45dans des dépenses budgétaires
09:47qui pourraient peut-être
09:47être préférables ailleurs.
09:49Même si moi,
09:49je n'ai jamais été de ceux
09:50qui pensaient que l'armée
09:51était quantité négligeable
09:52parce que l'Europe
09:52allait fabriquer la paix
09:53entre les peuples et les nations.
09:55La légitimité,
09:56ce n'est pas seulement dire
09:56j'ai été élu
09:57et dans quelles circonstances
09:58et comment
09:58sans avoir fait
09:59de campagne présidentielle
10:00en ayant fait le nécessaire
10:01pour que la candidate en face
10:03soit présentée
10:03comme une nazie
10:04et un fasciste, etc.
10:05La légitimité,
10:06ce n'est pas ça.
10:07Quand le général de Gaulle
10:07quand on dit au général de Gaulle
10:10ne pourrait pas utiliser
10:10la francisque de M. Mitterrand
10:12il vous suffisait juste
10:13de dire
10:14vous allez pouvoir voter
10:14entre la croix de Lorraine
10:16et la francisque
10:16et puis l'affaire est pliée
10:17et le général de Gaulle
10:18ne dit surtout pas
10:18pas de boule puante
10:19je ne fais pas la politique
10:20des boules puantes
10:21dit-il
10:21et il estime que
10:22eu égard à la fonction
10:23de chef de l'Etat
10:24on ne peut pas salir la fonction
10:25en disant
10:26si un jour il est susceptible
10:27il est devenu
10:28d'être président de la République
10:29il ne faut pas
10:30que ce soit entaché.
10:31Donc les institutions
10:33de la République
10:33c'est l'esprit
10:34et la lettre
10:35donc j'estime
10:36que quand ce type dit
10:37mais moi je nomme
10:38qui je veux
10:38quand je veux
10:39j'ouvre les bouteilles
10:40que je veux
10:40je reçois les rois
10:41que je veux
10:42et j'ai décidé
10:43que j'inviterais
10:43tant de personnes
10:44qu'il y aurait
10:45des factures de vin
10:46de temps etc.
10:47Il dit mais c'est
10:48magie-timité
10:48non la République
10:49ce n'est pas la monarchie
10:50Bon allez
10:51on est d'en face
10:52à Michel Onfray
10:52sur CNews et sur Europe 1
10:53Michel on va parler maintenant
10:55de l'audiovisuel public
10:56il y a une loi
10:57qui a déjà été retardée
10:58trois fois
10:59une fois par le Covid
11:00une fois par une dissolution
11:03une fois parce qu'un gouvernement
11:04est tombé
11:04qui devait réunir
11:05dans un même holding
11:06c'est un mot anglais
11:07pour dire
11:07les mêmes entités
11:08France Télévisions
11:09Radio France Célina
11:10visiblement
11:11on n'est plus tout à fait certain
11:12que cette loi
11:13va être présentée
11:13un jour au Parlement
11:14et puis d'autre part
11:15il y a cette commission
11:16d'enquête parlementaire
11:18cette fois-ci
11:18sur l'audiovisuel public
11:20dont le rapporteur
11:21est un député UDR
11:23qui s'appelle
11:23monsieur Charles Aloncle
11:24et qui fait l'objet
11:26de toutes les critiques
11:27aujourd'hui
11:27du monde intellectuel
11:29culturel
11:30de ce pays
11:31il y a même une tribune
11:32dans le monde
11:33qui a été co-signée
11:34par Eva Jolie
11:36Laura Adler
11:37par exemple
11:37visiblement
11:38il faut sauver
11:39le soldat
11:40France Télévisions
11:41on va juste écouter
11:42un extrait de la commission
11:43où il parle
11:43où il s'exprime
11:44puis après vous allez nous dire
11:45s'il est légitime ou non
11:46de savoir comment est utilisé
11:47l'argent public
11:48des français
11:49Charles Aloncle
11:50Vous savez qu'il y a eu aussi
11:52un chiffre
11:53qui a je pense
11:54interpellé
11:56le nombre de français
11:56c'est celui
11:57de la cinquantaine
11:58de cadres dirigeants
12:00qui bénéficient
12:01de voitures de fonction
12:02chez France Télévisions
12:03on a pu apprendre
12:04notamment dans les documents
12:06transmis par France Télévisions
12:07que vous en faisiez
12:08tous les deux parties
12:09est-ce que vous pouvez
12:10nous expliquer
12:10à quelle occasion
12:11vous faites usage
12:12de ce véhicule
12:14de fonction
12:15non mais moi
12:16je réponds la même chose
12:17que ce que je vous réponds
12:18depuis le début
12:18ce sont des éléments
12:19que vous avez à disposition
12:21encore une fois
12:21ça fait partie
12:22des éléments privés
12:23je vous rappelle
12:24c'est un principe
12:24à valeur constitutionnelle
12:25donc je ne me prononcerai pas
12:27dessus
12:27merci monsieur Liachat
12:28il n'y a pas d'éléments
12:29à valeur constitutionnelle
12:30il y a une liste
12:32d'avantages
12:33qui sont attribués
12:34au titre
12:35des bénéfices accordés
12:36par la direction
12:37de France Télévisions
12:38c'est de l'argent public
12:39je pense que
12:40il y a eu aussi
12:41une information
12:42qui a pu interpeller
12:45le nombre de français
12:45sur la cinquantaine
12:46de directeurs
12:47qui bénéficient
12:47de voitures de fonction
12:48vous en faites
12:49tous les deux parties
12:50monsieur Le Tranchant
12:51a expliqué
12:51comment il utilisait
12:52cette voiture là
12:53ça me paraît nécessaire
12:54comment est-ce que
12:56vous pouvez nous assurer
12:57que le véhicule
12:58de fonction
12:58qui vous est attribué
13:00sachant que vous êtes
13:01aussi maire adjoint
13:02à la mairie de Paris
13:04maire adjoint
13:04d'Anne Hidalgo
13:05c'est un véhicule
13:06de fonction attribué
13:07par la direction
13:08de France Télévisions
13:09qui est financé
13:10par l'impôt du contribuable
13:11comment est-ce que
13:12vous pouvez nous assurer
13:13que ce véhicule
13:14n'est pas utilisé
13:16pour vos fonctions
13:16politiques
13:18dans le cadre
13:18de votre mandat
13:19pour les questions
13:20de Charles Daloncle
13:21est-ce qu'il a raison
13:22Michel Oufret
13:23il est très bon
13:24je trouve très bon
13:25il a évidemment raison
13:26mais ça continue
13:27dans la lignée
13:28de ce que nous nous disions
13:29tout à l'heure
13:29c'est-à-dire
13:30ce que vous appeliez
13:32la république des copains
13:33c'est-à-dire
13:34la représentation nationale
13:36tous ces gens
13:37qui n'arrêtent pas
13:37de dire l'état de droit
13:38ils n'arrêtent pas
13:38tous ces signataires
13:39les Laura Adler
13:40les Eva Jolie
13:41ils n'arrêtent pas
13:41de dire l'état de droit
13:42là pour le goût
13:43c'est l'état de droit
13:44et l'état de droit
13:45leur dit
13:46mais dites donc
13:46il y a de l'argent public
13:48qui a été dépensé
13:48un peu bizarrement
13:49c'est quand même
13:49beaucoup d'argent
13:50il n'y a pas que ça
13:51évidemment il y a cet extrait
13:52mais je veux dire
13:52c'est considérable
13:53les chiffres qui ont été donnés
13:54c'est considérable
13:55d'abord c'est une entreprise
13:56qui est en faillite
13:57ou quasiment en faillite
13:57avec des dépenses incroyables
13:59madame Ernot
14:00tout est effondré
14:02elle se vote
14:03je ne sais pas si elle se vote
14:04parce qu'on peut se retrouver
14:05au tribunal
14:06pour avoir dit
14:06elle se vote
14:06mais elle obtient
14:08elle obtient
14:10un petit bénéfice
14:11de 80 000 euros
14:12en fin d'année
14:13pour résultat
14:14pour bonne performance
14:15c'est-à-dire
14:16vous mettez la boîte
14:17à la limite
14:18de la faillite
14:19et d'un seul coup
14:19on lui dit
14:19vous avez bien travaillé
14:2180 000 euros
14:21pour vous faire plaisir
14:22et M. Alloncle dit
14:24on aimerait savoir
14:25pourquoi, comment
14:25on dit
14:26mais vous nous prenez pour qui
14:27on ne va pas répondre
14:27puis après c'est
14:28l'inquisition
14:30enfin c'est tout de même inadmissible
14:31cette façon de nous poser des questions
14:32et puis ce ton dans la voix
14:34enfin
14:34tous ces gens-là
14:35qui finalement sont
14:36quand vous posiez tout à l'heure
14:37la question
14:38tout le monde savait
14:39mais tous ces gens-là
14:40tous ces gens-là savaient
14:41c'est ce petit monde
14:43qui dit
14:43le peuple est fatigant
14:44le peuple on n'en peut plus
14:46le peuple est un facho
14:47le peuple est d'extrême droite
14:48le peuple il se trompe tout le temps
14:50le peuple n'a-t-il pas élu
14:51d'ailleurs Adolf Hitler
14:51ce qui est totalement faux
14:52c'est pas que le peuple
14:53n'a pas élu Adolf Hitler
14:55ça n'a pas été une élection
14:56au suffrage universel direct
14:57ça a été une nomination
14:58après que les partis
14:59n'aient pas réussi à s'entendre
14:59donc si Hitler arrive au pouvoir
15:01c'est parce que
15:02le parti communiste
15:03et le parti socialiste
15:04de l'époque
15:05n'arrivent pas à s'entendre
15:06que Hitler se trouve
15:07nommé par Hindenburg
15:08et pas par le peuple
15:09donc c'est pas le peuple
15:10qui a mis Hitler au pouvoir
15:11ce sont tous ces gens-là
15:12vous avez raison de le rappeler
15:13parce que c'est tellement
15:15un argument contre le peuple
15:16disons le peuple peut errer
15:18la preuve
15:18il s'est trompé
15:19en votant non
15:20au traité européen
15:21tiens ça m'étonne
15:23c'est longtemps
15:23qu'on n'en avait pas parlé
15:24Michel
15:24et là c'est vraiment
15:26l'intelligentsia
15:27et l'isme hésion
15:28qui se mobilise
15:29il faut sauver
15:30le soldat France Télévisions
15:31ne touchons pas
15:31aux subventions
15:32ne touchons pas
15:33à ce service public
15:34que j'aime par ailleurs
15:35beaucoup
15:36mais pourquoi ne pas comprendre
15:37comment fonctionne
15:38vraiment ce service public
15:39je suis d'accord avec vous
15:40c'est à dire
15:41ce qu'on reproche
15:41au service public
15:42c'est de ne pas être
15:43un service public
15:43s'il était service public
15:45on le défendrait
15:46moi je le défends
15:46par principe
15:47j'ai été invité récemment
15:49par un monsieur formidable
15:50je ne vais pas l'impliquer
15:52mais je vais dire
15:52à Radio France Internationale
15:54pour parler d'un de mes livres
15:55qui brisait l'omerta
15:57quelqu'un lui a dit
15:58il est contre le service public
15:59pourquoi l'inviter
16:00d'abord
16:01personne n'est contre le service public
16:02mais ensuite
16:02l'aurais-je été
16:03que je peux tout de même
16:04aussi m'exprimer
16:05je suis pour le service public
16:07mais je suis pour le fait
16:08que le service public
16:08soit un service public
16:10c'est à dire qu'il y ait
16:11avec l'usage
16:12de l'argent public
16:13une clarté publique
16:16et qu'on puisse dire
16:17oui
16:17nous avons utilisé
16:18des voitures de fonction
16:19mais en même temps
16:20ils font le tour du monde
16:21en permanence
16:21avec la voiture de fonction
16:22c'est à dire qu'on se dit
16:23ils tournent la nuit
16:25ils tournent le jour
16:26ils ne prennent pas de vacances
16:27et puis la voiture
16:28tourne tout le temps
16:29ce n'est pas possible
16:29donc on sait bien
16:31parce que ça s'est passé
16:31avec machin biduleintel
16:32je ne vais pas redonner les noms
16:33mais qu'il y a des codes
16:35qui sont donnés
16:35à la femme
16:37au mari
16:37au petit copain
16:38à l'amende
16:39à la maîtresse
16:40aux enfants
16:40et que tout ce monde-là
16:41circule avec
16:42donc quand M. Alloncle
16:43pose la question
16:44il ne va pas la poser clairement
16:45en disant
16:46pourriez-nous dire
16:47quand vous aviez là
16:47justement un trajet
16:48mais vous étiez ici
16:50c'est bien vous
16:51qui ceci etc
16:52tout un travail
16:53qui pour le coup
16:53ne serait pas d'inquisition
16:54mais de respect
16:55de l'état de droit
16:55comme dirait Mme Adler
16:57comme dirait Mme Jolie
16:58comme disent tous ces gens-là
16:59qui nous disent
16:59ah là là là
17:00l'état de droit etc
17:01là il n'y a plus
17:02d'état de droit
17:03M. Alloncle
17:04il faut lui donner
17:04je ne vais pas dire une médaille
17:06parce qu'il s'en moque un peu
17:07je pense
17:07mais il fait vraiment un travail
17:09espérons que ce rapport
17:10ne soit pas mis aux oubliettes
17:12une fois que ce sera terminé
17:13mais bien sûr que si
17:13tout va être fait pour ça
17:14c'est à dire que la rédaction
17:15ce n'est pas lui
17:16qui écrira tout ça
17:17c'est tout le monde
17:18et puis d'autres diront
17:18oui mais enlève ceci
17:19remettons cela
17:20reformulons ceci
17:21et puis il y aura un rapport
17:22on dira deux fois
17:23le rapport nous dit
17:24ce qu'on savait déjà
17:25j'y généralisais
17:26et puis après
17:27après ça continue
17:28et tout ça évidemment
17:29alimente la défiance
17:31des Français
17:31vis-à-vis
17:31et de leurs élites
17:33et de la politique
17:3678% des Français
17:37Michel n'ont pas confiance
17:38dans la politique
17:3976% trouvent que la démocratie
17:41ne fonctionne pas très bien
17:42ou pas bien du tout
17:43et après
17:45ce qui est intéressant
17:45c'est qu'ils ont plus confiance
17:47dans l'échelon local
17:48ils ont confiance
17:49à 58%
17:50dans leur conseil municipal
17:51et à 60% dans leur maire
17:52ce qui n'est pas étonnant
17:52parce qu'au moins
17:53ils les connaissent
17:54mais toutes ces affaires
17:55qu'on vient d'évoquer
17:58nomination
17:59Omerta
18:00sur l'audiovisuel public
18:01ça alimente
18:02cette défiance pour vous
18:03mais oui bien sûr
18:04c'est à dire
18:04on dit
18:05on dit au peuple
18:06ne vous occupez pas
18:07des affaires qui vous concernent
18:09laissez-nous
18:09nous nous sommes compétents
18:10et donc on a une radio d'Etat
18:11qui est une radio d'idéologie
18:13et quand on leur dit
18:13mais vous faites quand même
18:14beaucoup d'idéologie
18:15mais pas du tout
18:15nous sommes respectueux
18:17etc. etc.
18:18mais il n'y a pas de chiffres
18:19on ne dit pas
18:19voilà qui a été invité
18:21qui n'a pas été invité
18:21combien de fois il a été invité
18:23le pourcentage
18:24enfin tout ça
18:24ce serait très clair
18:25et puis
18:26dire des saloperies
18:28et des ordures
18:29et des insanités
18:29en éclatant de rire
18:30ça ne s'appelle pas de l'humour
18:31on pourrait réfléchir
18:32sur la question de l'humour
18:33et la question des humoristes aussi
18:34on peut traiter quelqu'un
18:36enfin je...
18:37non ne répétons pas leur voix
18:38j'aurais pu faire une citation
18:40mais je ne veux pas leur donner
18:41non plus la publicité
18:42mais je veux dire
18:42qu'il y a des attaques à dominem
18:44avec des rires gras
18:44c'était à l'époque
18:45Martine Aubry
18:46et c'était insupportable
18:48qu'on parle de cette manière-là
18:49de Martine Aubry
18:49d'abord parce que c'est une femme
18:51et qu'on ne cesse de dire
18:52ah les femmes ceci
18:52les femmes cela
18:53etc.
18:53et puis ensuite
18:54parce que ça ne se fait pas
18:55point à la ligne
18:56et on a estimé
18:57qu'on avait bien le droit à l'humour
18:58mais si on commence
19:02c'est ça qui est assez singulier
19:04moi je trouve que cette commission
19:05elle devrait aller
19:06beaucoup plus loin
19:06je crois qu'ils ont
19:07un pouvoir de police
19:08et qu'ils ont la possibilité
19:09de faire débarquer des gens
19:10en disant bon
19:11les papiers que vous ne voulez pas
19:12nous donner
19:12on vient les chercher
19:13parce que quand il s'agit
19:14de le faire chez M. Mélenchon
19:15il n'y a pas de problème
19:16il y avait je ne sais combien
19:17de policiers
19:17à l'heure du laitier
19:19qui sont arrivés
19:19pour aller chercher
19:20les papiers de M. Mélenchon
19:21c'est l'épisode
19:22du La République c'est moi
19:23etc.
19:24c'était ça
19:24et bien qu'on envoie
19:26des gens
19:27des huissiers
19:28je ne sais pas si ce sont
19:28des huissiers
19:29des policiers
19:29des gendarmes
19:30je ne sais quoi
19:30qui arrivent un jour
19:31dans un bureau
19:31en leur disant
19:33vous n'avez pas souhaité
19:34nous donner ces informations
19:35vous nous dites
19:36de manière publique
19:37que vous les avez données
19:38nous ne les avons pas reçues
19:39comme par hasard
19:39on les a données
19:40je ne les ai pas reçues
19:41et bien on vient les chercher
19:42et au cas où vous auriez donné
19:44je présume que vous avez des copies
19:45donc donnez nous les copies
19:46et on va chercher
19:47dans vos ordinateurs
19:48etc.
19:48faire un vrai travail d'enquête
19:49ce travail d'enquête
19:50ne peut pas avoir lieu
19:51et on voit bien même
19:52que le président
19:52parfois insulte le rapporteur
19:54et qu'il se lève
19:55on a vu les images
19:57tout ça est assez déplorable
19:58les enquêtes ne se font pas
20:00le travail ne se fait pas
20:01et ils ne supportent pas
20:03qu'on puisse leur demander des comptes
20:04en disant
20:05mais laissez-nous faire
20:06on détourne l'argent public
20:07on en fait un mauvais usage
20:08on ne fait pas un usage public
20:09on en fait un usage idéologique
20:10on se sert de l'humour
20:12pour faire un usage idéologique
20:13du pouvoir que vous nous donnez
20:14on méprise les gens
20:15qui nous donnent
20:15cet argent avec lequel
20:17on roule en taxi nuit et jour
20:18etc.
20:18mais vous n'allez tout de même pas
20:19en plus de ça
20:20nous demander des comptes
20:21ça c'est une salve
20:22bien envoyée
20:23Michel on fera un feu
20:24une petite pause
20:24on se retrouve dans un instant
20:25dans votre mission
20:26face à Michel Onfray
20:27sur CNews et sur Europe 1
20:28on reviendra sur l'affaire Epstein
20:30qui éclabousse le monde entier
20:32et qui évidemment
20:33atteint la France
20:35à tout de suite
20:35et on se retrouve
20:38pour la seconde partie
20:38de face à Michel Onfray
20:39sur CNews et sur Europe 1
20:41Michel on va aborder maintenant
20:42l'affaire Epstein
20:43du nom de ce milliardaire américain
20:45doublé d'un prédateur sexuel
20:47qui a sévi pendant des années
20:48en toute impunité
20:49avant de mettre fin
20:50à ses jours en prison
20:50aux Etats-Unis
20:52en 2024
20:52dans des conditions
20:53assez douteuses
20:54cette affaire elle rebondit
20:55évidemment à la faveur
20:56de la publication
20:57par l'administration de Trump
20:59de millions de dossiers
21:01et de mails
21:01on parle de 3 millions
21:02de dossiers et mails
21:03qui sont en train
21:03d'être épluchés
21:04dans le monde entier
21:05ça éclabousse absolument
21:07tout le monde
21:08aux grandes Bretagnes
21:10le pouvoir actuel
21:11est en grande difficulté
21:12la royauté aussi
21:13mais pour Emmanuel Macron
21:15c'est une affaire américaine
21:17et pas une affaire française
21:18on écoute le président
21:19puis on va voir
21:19qu'il y a des déclines
21:20ils ont évidemment en France
21:21il y a des personnalités françaises
21:23qui sont citées
21:24et donc la justice
21:25fera son travail
21:25mais je pense qu'elle concerne
21:26surtout les Etats-Unis d'Amérique
21:27et donc il faut que la justice
21:29là-bas fasse son travail
21:30c'est tout
21:30c'est une affaire
21:31mais quand il y a une affaire
21:32il faut que la justice
21:32fasse son travail
21:33parce qu'il y a des victimes
21:34il y a une élucidation
21:36de la vérité
21:36qui suppose que des gens
21:37fassent un travail
21:37de manière méthodique
21:38voilà
21:40il faut que la justice
21:41fasse son travail
21:42on sait déjà que
21:43madame Brom-Thévin
21:44ne veut pas
21:45qu'il y ait de commission
21:45d'enquête parlementaire
21:46tout le monde renvoie
21:47la balle à la justice
21:48et il y a déjà
21:49des déclinaisons
21:50c'est ce qu'on se disait
21:51Jack Lang
21:52qui a été contraint
21:53à la démission
21:53de l'Institut du Monde Arabe
21:55il y a un diplomate français
21:56aussi
21:57qui est dans la tourmente
21:58qui est cité
21:59à plusieurs reprises
22:00dans les dossiers Epstein
22:01qui a été visé
22:02par une enquête américaine
22:03pour consultation
22:04d'images pédopornographiques
22:05le ministre des Affaires étrangères
22:06Jean-Noël Barros
22:07se dit effaré
22:08et indigné
22:09Michel
22:09en fait
22:10vous vous ne supportez pas
22:11le côté
22:12tout le monde savait
22:13et personne n'a rien dit
22:14depuis des années
22:15oui oui
22:16ça j'entends plein de gens
22:17qui quand je viens à Paris
22:19et que je retourne
22:19dans ma campagne
22:20à Paris
22:21tout le monde qui me dit
22:22tous ces gens
22:23qui me disent
22:23mais tout le monde savait
22:24alors je dis
22:25d'abord si tout le monde savait
22:26pourquoi n'avez-vous pas dit
22:26d'une part
22:27et puis d'autre part
22:28qui est tout le monde
22:29qu'est-ce que ça veut dire
22:30c'était la même chose
22:31avec Mitterrand à l'époque
22:32et sa fille cachée
22:33tout le monde savait
22:34moi je ne savais pas
22:35je ne savais pas
22:36donc simplement
22:36il y a deux mondes
22:37il y a deux frances
22:38il y a une France qui sait
22:39et qui ferme les yeux
22:40je ne dis pas
22:41qu'ils sont tous d'accord
22:42et tous coupables
22:43mais je dis simplement
22:44qu'il y a une France
22:44qui ferme les yeux
22:45et puis il y a une France
22:46qui découvre en disant
22:47ah oui c'est ça la France
22:48il y a quelque chose
22:49qui m'intéresse aussi
22:49c'est cette façon
22:50d'utiliser le mot complotiste
22:51dès que vous n'êtes pas d'accord
22:52avec l'idéologie dominante
22:55vous êtes un complotiste
22:56alors évidemment
22:57c'est facile de trouver
22:57des gens qui sont un peu complotistes
22:59quand ils estiment
23:00que quand ils voient des traces
23:01dans le ciel
23:02parce qu'un avion passe
23:03il y a un dépendage
23:04de produits chimiques
23:05qui sont censés
23:06limite quand même
23:07à la croyance
23:08toutes les croyances
23:10mais sur ce sujet
23:12quand on dit
23:12mais il y a
23:13un réseau de pédophiles
23:15qui est un réseau
23:16international planétaire
23:17etc
23:17alors après
23:18il y a des enfants
23:20ils boivent le sang
23:21des enfants
23:22etc
23:22ça c'est le complotiste
23:23oui
23:24après comme mon ami
23:26Emmanuel Macron dit
23:27laissons faire la justice
23:28et nous verrons
23:28ce qu'elle conclura
23:29et si elle conclut
23:30qu'il n'y a pas eu
23:31d'enfants égorgés
23:31et pas de sang
23:32il y a des gens tellement cinglés
23:33qui sont capables
23:34de faire tellement de choses
23:35comment faire
23:36comment peut-on
23:37justifier d'avoir
23:38des relations sexuelles
23:39avec des nourrissons
23:39avec des bébés
23:40monsieur qui était un militant
23:41de la France insoumise
23:42dont on ne parle pas beaucoup
23:43d'ailleurs
23:43qui lui avait abusé
23:45d'une jeune fille
23:46handicapée
23:47dans son lit
23:47elle était sous assistance
23:49respiratoire
23:49etc
23:50là on ne parle pas
23:50de ces problèmes-là
23:51donc de ce genre
23:53de sujet
23:53mais il y a quand même
23:55à un moment donné
23:55on se dit
23:56ils n'ont pas de tort
23:57surtout ces gens
23:57quand ils nous disent
23:58qu'il y a un réseau
23:59et que ce réseau
24:00c'est le réseau
24:01pour le coup des copains
24:01c'est pas la république
24:02des copains
24:03mais oui tout le monde
24:04savait dans le petit monde
24:05où on sait ce qu'il y a à savoir
24:06et où on dit
24:08mais que le peuple
24:09ne sache pas
24:10laissez-nous
24:10nous faire nos orgies
24:11un peu à la satiricone
24:13le satiricone de Petron
24:14vous voyez
24:14on mange des bons vins
24:16on boit des bons
24:17enfin on mange des bons
24:17des bons mets
24:18on boit des bons vins
24:19on voyage dans des jets privés
24:21on rencontre des jeunes filles
24:21qui nous font des massages
24:22et puis quand monsieur Macron
24:24nous dit que
24:25Epstein c'est une affaire américaine
24:26je ne sais pas
24:27s'il sait qu'il avait
24:28un appartement
24:29avenue Foch
24:30c'est qu'il y passait
24:30plusieurs mois par an
24:31ça fait un peu français
24:32c'est une des plaques tournantes
24:33mais c'est planétaire
24:34c'est planétaire
24:35donc on ne peut pas dire
24:36c'est uniquement américain
24:37je ne sais pas quel intérêt
24:39il a laissé croire
24:40que ça se passe
24:40de l'autre côté de l'Atlantique
24:41et que ça n'a rien à voir avec nous
24:42il y a des gens concernés
24:44simplement moi je pense
24:45que ça ne débouchera pas
24:46parce que Trump est jugé parti
24:47Trump fait partie
24:48de ce petit monde
24:49de ça
24:50c'est lui qui permet
24:51à ces dossiers
24:52d'être publiés
24:52il n'a pas le choix
24:53il avait dit au départ
24:54c'était une promesse
24:55à sa base maga
24:56une promesse
24:56il a dit
24:57on saura tout
24:58vous verrez etc
24:58et quand il arrive
24:59il dit bon vous saurez tout
25:03pas vous dire tout
25:04mais c'est du Trump quoi
25:05puis un jour il dit
25:06bon ben voilà
25:06je vous donne tout
25:07simplement il n'y a pas les noms
25:07il n'y a pas les photos
25:08et puis j'ai un
25:09quelques noms caviardés
25:10ah oui et pourquoi
25:11on aimerait savoir
25:12pourquoi caviardés
25:13c'est quoi à raison d'état
25:13ah oui non mais
25:15si vous avez des choses à cacher
25:16ben justement
25:17ce que vous avez à cacher
25:18c'est ça qui nous intéresse
25:19on nous a dit
25:20dans le dossier langue
25:21il y a des choses qui ont disparu
25:22il aime tellement l'art
25:23c'était tellement une affaire d'art
25:25c'était tellement une affaire de
25:26M. Chasselin
25:27c'était tellement une affaire de musique
25:28M. Abidu, Lintel etc
25:31enfin il ne faut pas donner des noms
25:33probablement
25:33mais je veux dire
25:34ils sont dans la presse
25:35moi je ne sais pas
25:35vous avez raison
25:36ce ne sont pas des amis à moi
25:39de ce monde là
25:40qui m'auraient dit
25:41il y a machin
25:41il y a Abidu, Lintel
25:42moi je fais ma revue de presse
25:43pour notre travail à tous les deux
25:44et donc j'ai vu passer ces noms là
25:46j'ai vu un footballeur aussi
25:47j'ai vu ce genre de choses
25:49non ça concerne les puissants
25:51ça ne concerne pas les Etats-Unis
25:52ça concerne les puissants
25:53dont M. Macron fait partie
25:54et donc il y a plein de gens
25:56qui ne sont pas des puissants
25:57gens qui nous regardent
25:58et qui se disent
25:58bah ouais nous si
25:59on traverse le village
26:00à 50 à l'heure
26:01alors que c'est 30
26:02on va avoir des ennuis
26:03avec la police
26:03et puis on va se faire
26:04confisquer des points
26:05et puis on va etc
26:06donc c'est la France d'en haut
26:08la France d'en bas
26:09qui se trouve opposée
26:10c'est pas les Etats-Unis
26:11qui font des trucs pas bien
26:11nous on est des gens
26:12fort sympathiques en France
26:13on ne fait pas ce genre de choses
26:14ça ne nous regarde pas du tout
26:15et puis moi j'aimerais
26:19que la justice puisse avoir confiance
26:21dans les justices
26:22je n'ai pas confiance
26:23dans une justice
26:23qui aux Etats-Unis
26:24nous dit
26:24vous aurez des documents
26:26caviardés
26:27ce qui m'intéresse
26:28c'est ce qui est caviardé
26:28pourquoi ?
26:30ne donnez pas forcément les noms
26:31ne donnez pas forcément
26:32les motifs
26:33mais expliquez-nous
26:34ce qui aura justifié
26:35que nous ne sachions pas
26:36vous continuez
26:37à nous cacher des choses
26:38donc évidemment
26:40tout ça entretient
26:41un vote protestataire
26:42de gens qui disent
26:43débarrassez-nous
26:44de tous ces gens-là
26:44parce que finalement
26:45la gauche mitterrandienne
26:48les maastrichtiens
26:49de droite et de gauche
26:50les macronistes
26:51tous ces gens-là disent
26:51allez c'est un faux problème
26:53un clou chasse l'autre
26:55et puis passons à autre chose
26:56c'est pas très important
26:56mais on peut aussi noter
26:59une forme de complaisance
27:00de certains milieux de gauche
27:02face à la pédocriminalité
27:04ça date des années 60
27:05évidemment
27:0568 particulièrement
27:07Michel
27:07on a souvent évoqué
27:08sur ce plateau
27:09enfin pas seulement
27:10il y a eu 68
27:10il y a eu 77
27:11quand les bons journaux
27:13de référence
27:14Le Monde et Libération
27:15publiaient des pages entières
27:16de gens qui nous disaient
27:18c'est formidable
27:18la pédophilie
27:19déjà à l'époque
27:20le nom de Jack Lang s'y trouvait
27:21et d'autres individus
27:23d'aujourd'hui
27:24dont je ne donnerai pas les noms
27:25mais qui aujourd'hui
27:25nous donnent des leçons
27:26sur la décadence de notre époque
27:27sur ce pas etc
27:28il y a quand même des gens
27:30qui bénéficient de protection
27:31sur ce terrain-là
27:32et puis d'autres
27:33qui là pour le coup
27:34la chose est visible
27:35ça s'appelle
27:35Le Grand Bazar
27:36c'est un livre de Daniel Cohn-Bendit
27:39et donc il a avoué
27:41lui-même que c'était le cas
27:42il l'a dit chez Bernard Pivot
27:43personne n'a estimé
27:44que ce monsieur
27:45était peut-être
27:45un peu moins légitime
27:46pour donner des leçons
27:48et qu'on devrait pouvoir
27:49s'en séparer
27:50donc oui il y a une impunité
27:51sur ce terrain de la gauche
27:52et quand vous dites
27:5368, 68 heures etc
27:55je crois que dans les années 90
27:56Jacques Lang nous dit
27:57que le continent
27:59de la sexualité puéri
28:00l'infantime
28:01infantile
28:01il dit n'a pas encore été exploré
28:03et qu'il faut attendre
28:05des courageux du 21ème siècle
28:06qui effectueront ce travail
28:07qu'est-ce que ça veut dire
28:08le continent de la sexualité infantile
28:10ça s'appelle
28:11les relations sexuelles
28:13avec des enfants
28:13donc ces choses
28:15l'étaient dites
28:15c'était dans Le Guépier
28:16un journal qui s'appelait Guépier
28:18qui n'existe plus
28:20je crois
28:21je ne sais pas
28:21mais la chose était dite
28:23encore dans les années 90
28:24elle était tolérée
28:25elle était acceptée
28:26elle était acceptable
28:27donc je pense
28:28qu'il n'y a pas que
28:29la gauche non plus
28:30c'est-à-dire
28:30on a beaucoup focalisé
28:31sur l'église aussi
28:32on a dit
28:33il y a l'église
28:33mais il y a pas mal
28:34de gens de gauche
28:35il y a aussi pas mal
28:35de gens qui faisaient
28:37alors je ne dis pas
28:37que tous les entraîneurs
28:38sportifs de gamins
28:39le dimanche
28:39ce sont tous les milieux
28:41mais avec une complaisance
28:43intellectuelle
28:44parce que ça n'a pas été
28:45théorisé par l'église
28:47en disant que c'était formidable
28:48en revanche
28:48l'extrême gauche
28:49a trouvé que c'était formidable
28:50que c'était l'ouverture
28:51de droits nouveaux
28:51que c'était un nouveau continent
28:53qu'on allait explorer
28:54et découvrir
28:55c'est ça
28:56c'est la légitimation intellectuelle
28:57qui est insupportable
28:58la pratique aussi
28:59bien sûr
29:00on est en face à Michel Onfray
29:02sur CNews
29:02et sur Europe 1
29:03Michel on va repasser
29:04à un sujet
29:05très concret
29:06pour les français
29:07c'est leur facture
29:07d'électricité
29:08visiblement
29:10elle risque un peu
29:10d'augmenter
29:11parce qu'il y a
29:12la programmation
29:14pluriannuelle
29:15de l'énergie
29:16qui a été présentée
29:17cette semaine
29:17c'est la feuille de route
29:18énergétique
29:19pour notre pays
29:20d'ici 2035
29:21qui a d'ailleurs été publiée
29:23au journal officiel
29:23par décret
29:24et non pas présentée
29:25au parlement
29:26c'est encore
29:26une façon de contourner
29:27le peuple
29:28on en est d'accord
29:30le but c'est
29:31d'accroître
29:31la production énergétique
29:32décarbonée
29:33notamment électrique
29:34pour réduire la consommation
29:36d'énergie fossile
29:37c'est-à-dire le pétrole
29:37c'est-à-dire l'essence
29:38on sait à la fin
29:39qui va payer
29:40les français le savent
29:41très bien
29:42écoutez juste
29:43André Merlin
29:43qui est l'ancien fondateur
29:45de RTE
29:46réseau de transport
29:47électricité
29:47qui dit
29:48que c'est une aberration
29:49la consommation
29:52d'électricité
29:53en France
29:53n'a cessé
29:55de baisser
29:55depuis 2012
29:57elle est au niveau
29:59de 2003
30:01au moment
30:02où je dirigeais
30:03encore RTE
30:04si vous voulez
30:05et donc
30:06on ne voit pas
30:06l'intérêt
30:07dans les
30:0810 prochaines années
30:10de mettre en service
30:12de nouveaux moyens
30:13de production
30:13parce qu'actuellement
30:14la capacité de production
30:16dépasse
30:18de 25%
30:19la consommation
30:20d'électricité
30:21en France
30:22et en fait ça
30:22c'est un enfant
30:23de 5 ans
30:24qui comprend ça
30:24ben oui
30:25c'est un enfant
30:26de 5 ans
30:27qui comprend ça
30:27exactement
30:28voilà donc
30:29monsieur Merlin
30:30qui était chez Pascal Praud
30:31donc notre consommation
30:32d'électricité baisse
30:33mais on va augmenter
30:34nos capacités à produire
30:35en même temps
30:36si on veut assurer
30:37notre souveraineté
30:38et notre indépendance énergétique
30:39pourquoi pas
30:40comment vous voyez
30:40cette chose
30:41Michel
30:41cette PPE
30:42quel beau mot
30:43souveraineté
30:44d'un seul coup
30:44ben oui
30:45moi je trouve
30:46le monsieur nous dit
30:47à un moment donné
30:48monsieur Merlin
30:48Merlin pardon
30:50Merlin exactement
30:51comme l'enchanteur
30:52qui ne sait pas pourquoi
30:53moi j'ai une petite hypothèse
30:54c'est-à-dire c'est idéologique
30:55il y a les élections présidentielles
30:58bientôt
30:58il y a les élections municipales
30:59bientôt
30:59il faut donner des gages
31:00aux écologistes
31:02qui sont des défenseurs
31:03idéologiques et obstinés
31:04des énergies
31:05dites renouvelables
31:07alors qu'en fait
31:08la démonstration a été faite
31:09qu'elles ne peuvent pas
31:10fonctionner autrement
31:11qu'idéologiquement
31:11il y a du vent
31:13c'est bien
31:13on a de l'électricité
31:14il n'y a pas de vent
31:14on n'a pas d'électricité
31:15et comment on fait
31:16quand on n'a pas d'électricité
31:17et qu'il faut d'électricité
31:18le boulanger de mon village
31:19quand il fait sa fournée
31:20à 3h du matin
31:21il dit
31:21il n'y a pas eu de vent
31:22il n'y a pas d'électricité
31:23vous n'allez pas pouvoir
31:24faire votre pain
31:24ah ben on ne fera pas de pain
31:25aujourd'hui etc
31:26donc on a la possibilité de dire
31:28il n'y a pas d'électricité
31:29c'est de vent avec les éoliennes
31:30il n'y a pas de problème
31:31on y va
31:32on envoie l'électricité
31:33atomique et nucléaire
31:34donc tous ces gadgets
31:37des écologistes
31:38ne sont possibles
31:38que pour faire plaisir
31:39aux écologistes
31:40d'une part
31:40et d'autre part
31:41que parce que derrière
31:42il y a le sérieux
31:44qui est le nucléaire
31:45et qu'on nous dit
31:46ne vous inquiétez pas
31:48si ça ne marche pas
31:48alors qu'on sait très bien
31:49que par exemple
31:51le solaire
31:51ça permet de faire
31:53de considérables bénéfices
31:55à la Chine
31:55les panneaux solaires
31:56c'est une économie chinoise
31:58nous donnons de l'argent
31:59aux Chinois
31:59dans cette aventure
32:01en plus de ça
32:01d'un point de vue écologique
32:02c'est terrible
32:03ces choses là
32:04sont impossibles à récupérer
32:06quand elles ne sont plus
32:07susceptibles d'être utilisées
32:08donc il y a une pollution
32:09qui est considérable
32:10mais c'est juste un signe
32:11qu'on envoie aux écologistes
32:12en disant
32:13allez les écologistes
32:14vous allez vous associer
32:15aux socialistes
32:15qui eux-mêmes vont s'associer
32:16à les Mélenchons
32:17et il va falloir vous associer
32:18contre le fascisme
32:19que sera Marine Le Pen
32:20ou Jordan Bardella
32:21donc vous voyez bien
32:22qu'on est dans le même monde
32:23et puis qui va payer la facture ?
32:25les crétins, les pauvres
32:26ceux qui ne savent pas
32:27les boulangers
32:28et puis les gens modestes
32:30les gens qui ne se chauffent pas l'hiver
32:32parce qu'ils peuvent payer la facture
32:33bien sûr
32:33et les gens modestes
32:34à qui on fait encore une fois
32:36à qui on inflige encore un impôt
32:39en leur disant
32:40si vous avez un peu froid cet hiver
32:41grand-mère
32:42mettez un petit peu plus cher
32:45et puis vous allez donner aussi des taxes
32:46et puis là vous allez avoir
32:47de l'électricité ici
32:48puis là puis ailleurs
32:49vous n'allez pas arrêter votre rigideur
32:50vous n'allez pas arrêter votre congélateur
32:52vous n'allez pas arrêter votre télévision
32:53vous n'allez pas arrêter votre grippin
32:55donc c'est un impôt captif
32:57et cet impôt captif
32:58ça permet de faire plaisir aux écologistes
33:00ça permet de mépriser le peuple
33:02c'est pourquoi d'ailleurs
33:03on ne demande pas au peuple de décider
33:04et qu'on dit
33:05on a signé deux ou trois petits papiers
33:06
33:07puis madame de Montchalin
33:08et ses copines
33:08et ses copains
33:09vont pouvoir dire
33:09tout ça est très constitutionnel
33:11tout ça est formidable
33:11bien sûr c'est normal
33:12c'est pour l'économie de la planète
33:14donc c'est pour le bien de tous
33:16nous sommes dans l'état de droit
33:17Marine Le Pen a reproché d'ailleurs
33:18à Sébastien Lecornu
33:20de vouloir passer en force
33:21alors qu'il ne dispose d'aucune légitimité populaire
33:23ni parlementaire
33:24pour engager le pays sur autant d'années
33:26parce qu'on parle de 30 ans
33:2935 ans même quasiment
33:30pareil pour Bruno Retailleau
33:32qui avait demandé à M. Lecornu
33:34de renoncer
33:34peine perdue
33:35bon voilà
33:37long tact
33:38gouverner sans le peuple
33:39contre le peuple
33:40malgré le peuple
33:40c'est leur obsession
33:41encore une démonstration
33:43Michel parlons du numéro de Front Populaire
33:45qui est en kiosque cette semaine
33:46Bonne idée
33:47Le Monde selon Elon Musk
33:48alors c'est un sujet qui vous fascine
33:50on en a souvent parlé dans cette émission
33:51c'est le milliardaire le plus connu de la planète
33:54qui possède à la fois Tesla
33:56Starlink
33:57et cette compagnie de fusée
33:59dont le nom m'échappe
34:00mais vous allez
34:01SpaceX
34:01SpaceX merci
34:02c'est un entrepreneur libertarien
34:05multicart
34:06pourquoi est-ce qu'il vous a intéressé
34:07dans Front Populaire ?
34:09Moi il m'intéresse depuis plusieurs années
34:10j'avais souhaité le rencontrer
34:13et on avait même
34:13des gens nous avaient dit
34:14ah mais moi je peux vous aider
34:15je vais aux Etats-Unis
34:16je dis bah oui
34:17parce qu'on n'envoie pas un monsieur Musk
34:19nous voudrions à Front Populaire
34:21Vous pourriez tenter sur sa plateforme X ?
34:23Je crois pas non
34:23faire un entretien avec vous etc
34:25et puis la dame très gentille
34:27m'a dit
34:28écoutez moi je vous prends pas d'argent
34:29simplement si vous faites l'entretien
34:31je prendrai de l'argent à ce moment là etc
34:32on n'a pas versé d'argent
34:33parce qu'il n'a jamais obtenu
34:34quelque contact que ce soit
34:35mais je comprends
34:37l'homme le plus riche du monde
34:37peut-être même l'homme le plus fou du monde
34:39et puis l'homme le plus déglingué
34:41depuis l'affaire
34:42des compagnonnages avec Trump
34:44il a autre chose à faire
34:46que de nous répondre
34:47et donc ça fait plusieurs années
34:48que je souhaitais ce numéro
34:49et on a fini par le faire sans lui
34:51et il y a eu quelques biographies depuis
34:54moi j'ai lu tout
34:55il n'y a pas grand chose
34:56il y a 4-5 livres
34:57parfois des gros livres
34:58mais enfin
34:58et c'est factuel
34:59ce type prévoit
35:01sur les longues durées
35:03et moi c'est ce qui m'intéresse
35:04en philosophie
35:04depuis plusieurs années
35:05c'est de penser notre civilisation
35:06les civilisations
35:07et notre civilisation
35:08une civilisation
35:09ça se fait pas sur
35:10sur un mandat de 5 ans
35:12c'est aussi ça le problème
35:13des démocraties
35:14c'est-à-dire que dès que vous êtes élu
35:15vous voulez être réélu
35:16un roi
35:17un empereur
35:18ou un tyran
35:19ou un autocrate
35:20un Poutine qui dit
35:21mais moi j'ai 30 ans devant moi
35:22il peut décider d'un certain nombre de choses
35:25lui il dit
35:25moi je décide
35:26de l'avenir
35:27de l'humanité
35:28de l'humanité
35:29et il dit
35:30d'un point de vue astrophysique
35:31on le sait
35:31astronomique
35:32pardon
35:33notre planète va disparaître
35:35quoi qu'on fasse
35:36trottinette
35:37pas trottinette
35:38gaz à effet de serre
35:39ou pas gaz à effet de serre
35:39ça ça se réalise pas
35:40notre univers est né
35:42on est presque dans le sujet philosophique
35:44qu'on va aborder tout à l'heure
35:45il croit
35:46il décroît
35:46puis il va disparaître
35:47puis ça va disparaître
35:48donc à un moment donné
35:49il n'y aura plus de terre
35:50où il n'y aura plus l'univers
35:51qui est le nôtre
35:52et il n'y aura plus d'humains
35:53sauf si vous dites
35:54on va les sauver
35:55on va sauver ces humains-là
35:57vous avez un tsunami qui arrive
35:58la fin de cet univers
35:59et lui dit
36:00avant qu'il arrive
36:01on va organiser une vie
36:02post-humaine
36:03et post-terrestre
36:05c'est cinglé
36:06mais ça peut marcher
36:07c'est-à-dire que
36:08tout ce qu'il fait
36:09c'est-à-dire on dira
36:09je conduis une Tesla
36:10c'est pour les datas
36:11c'est pas juste pour faire
36:12une jolie voiture
36:13c'est juste pour les informations
36:14que vous donnez
36:15et qui sont susceptibles
36:16de donner
36:16un univers de data incroyable
36:18vous allez un jour
36:19nous allons un jour
36:20nous réduire à nos datas
36:21vous êtes ce que seront vos datas
36:23c'est-à-dire les données
36:24que vous fournissez
36:26au système numérique
36:27il dit
36:29on va faire des fusées
36:30qui vont être susceptibles
36:31d'être utilisées
36:31réutilisées
36:32un certain temps
36:32parce qu'il va falloir partir
36:33sur une autre planète
36:34laquelle
36:35à priori c'était Mars
36:37maintenant c'est un peu plus
36:38la Lune visiblement
36:38oui mais il y a quelque chose
36:39qui est très proche
36:40et qui est
36:41une station orbitale
36:43c'est-à-dire que
36:44pour le coup
36:44vous n'avez pas besoin
36:45d'aller très loin
36:45et vous pouvez organiser
36:46la vie dans une station orbitale
36:48on ne pouvait pas faire
36:48comme Noé
36:49en embarquant dans l'arche
36:51un couple d'animaux
36:53en disant
36:53j'ai eu un vache-bœuf
36:54au taureau
36:55les poules
36:56les lapins
36:56le tout en couple
36:57et puis on va reproduire
36:58tout ça
36:58non
36:59pourquoi il y a des gens
36:59qui travaillent aujourd'hui
37:00sur le clonage
37:01des cellules animales
37:02évidemment
37:02la viande cellulaire
37:04vous avez la possibilité
37:06de fabriquer
37:07vous avez la possibilité
37:09même de dire
37:09mais si vous partez
37:10très longtemps
37:11pour aller sur Mars
37:12ça va vous prendre
37:12des années et des années
37:13sur notre planète
37:14encore plus longtemps
37:15nous ne sommes que notre cerveau
37:17et on sait très bien
37:18que d'ailleurs
37:19on m'enlève mes mains
37:19mes doigts
37:20je reste moi
37:21mais si on m'enlève mon cerveau
37:22voilà
37:23si on me donne votre cerveau
37:24je suis vous
37:25et si on vous donne
37:26mon cerveau
37:27vous êtes moi
37:28moi je suis mieux
37:28si j'ai votre cerveau
37:29que chacun conserve le sien
37:31mais simplement
37:32ce cerveau
37:33qui risque d'être
37:34votre identité définitive
37:36puisque finalement
37:37vous n'avez pas besoin
37:38d'aller faire un tour
37:39sur la plage
37:39si vous avez
37:40les sensations
37:40du tour sur la plage
37:42on n'a pas le temps
37:43de rentrer dans le détail
37:43mais lui
37:44il travaille sur ça
37:45et il dit
37:45à un moment donné
37:46ce sera l'humanité
37:48sinon il n'y aura plus d'humanité
37:49donc l'intérêt
37:50quand on a un type
37:50comme ça sur la planète
37:51c'est d'aller lui poser
37:52quelques questions
37:52et si on ne peut pas
37:53lui poser quelques questions
37:54c'est de faire réfléchir
37:55un certain nombre de personnes
37:56et notre rédacteur en chef
37:58Maxime Lédagar
37:59a fait là encore
38:00un bon numéro
38:01c'est un hors-série
38:02hors-série
38:03qui est en kiosque
38:04cette semaine de Front Populaire
38:05un tout petit coup de coeur
38:06avant de passer au point philo
38:07que nous attendent
38:08nos téléspectateurs et auditeurs
38:09vous avez été ému
38:10Michel
38:10par un petit garçon
38:11qui s'appelle Maxence
38:12qui a chanté la Marseillaise
38:14en langue des signes
38:15avec l'équipe de France
38:16de rugby au Stade de France
38:17lors du match contre l'Irlande
38:18le 5 février dernier
38:20il est atteint d'un handicap
38:21une maladie génétique rare
38:22qui va peut-être
38:23un peu le conduire
38:24à une surdité
38:24il dit
38:25combien il a été fier
38:27de ce moment
38:27il dit
38:27je suis handicapé
38:28je l'admets
38:29ça va m'empêcher
38:30de faire des choses
38:31je l'admets
38:31mais cela ne va pas
38:32m'empêcher de réaliser
38:34mes rêves
38:34je sais que ça vous a ému
38:35aux larmes
38:36cette séquence Michel
38:37et c'est bien
38:38qu'on ne puisse pas
38:39voir les images
38:39parce que je pense
38:40que j'aurais pu
38:40vous auriez pleurer
38:41non je voulais
38:41un coup de chapeau
38:42pour ce garçon formidable
38:43petit garçon formidable
38:44qui est le contraire
38:45de ce qu'on fait aujourd'hui
38:46c'est à dire
38:47pas du tout
38:47la plainte victimaire
38:48et puis qui défend la France
38:50et qui défend les sportifs
38:52et qui ne dit pas
38:53je suis réduit
38:54à mon handicap
38:55oui quand ça va continuer
38:57ça ne va pas être formidable
38:58mais quand même
38:59il a ce sourire
38:59et je me dis
39:00mais vive la France
39:02quand on a ce petit français
39:04vive ce petit français
39:05et on a envie
39:06que tous les petits français
39:07soient comme lui
39:08et que éventuellement
39:10peut-être la médecine
39:11lui permette un jour
39:11de ne pas complètement perdre
39:12son audition
39:13et ça nous amène
39:14peut-être aussi
39:15à notre point philo
39:16et au stoïcisme
39:17parce que c'est
39:18accepter au fond
39:19quel talent vous avez
39:20accepter le sort
39:22et transformer
39:23ce que l'on nous impose
39:26en positif
39:26oui vous avez raison
39:27et pour en parler
39:28de Sénèque
39:29voilà
39:29on arrive à Sénèque
39:30de ce livre de Sénèque
39:31qui n'est pas forcément
39:32le plus stoïcien
39:33d'ailleurs ce n'est pas un livre
39:36c'est un petit texte
39:37et les éditions
39:38des belles lettres
39:38les derniers jours d'humanité
39:39voilà
39:40c'est une grande
39:40des belles maison d'édition
39:41avec des illustrations
39:43à l'intérieur
39:43très belles
39:44je trouve que cet artiste
39:44fait de très belles choses
39:45celui qui fait la couverture
39:47c'est le galle je crois
39:48et c'est un petit texte
39:51mais extrêmement dense
39:52magnifique
39:52magnifique
39:53parce qu'il est poétique
39:54c'est une description
39:55du déluge
39:56le déluge est une vieille histoire
39:57il y a déjà
39:59l'épopée de Gilgamesh
40:01avant notre déluge à nous
40:02qui est celui de la Genèse
40:04et je rappelle quand même
40:05que pour ceux
40:05qui n'ont pas lu la Genèse
40:06que Dieu détruit le monde
40:08c'est quand même quelque chose
40:09que les gens oublient
40:10mais il y a un moment donné
40:11où il se dit
40:12ce monde ne me convient pas
40:13déluge
40:14je détruis tout
40:15et Noé
40:15invente l'arche
40:17et dit voilà
40:17j'emmène un couple
40:19de chaque bestiole
40:20et puis on va refaire
40:21l'humanité
40:22et là c'est
40:23alors on est au premier siècle
40:24de notre ère
40:25mais le christianisme
40:26n'a pas encore
40:27pris le pouvoir
40:28je dirais dans l'Occident
40:29et c'est une conception
40:30du temps
40:30qui nous est proposée
40:31chez Sénèque
40:32et qui est une conception
40:32cyclique
40:33nous nous avons
40:34une conception linéaire
40:35derrière moi le passé
40:36ici où je suis le présent
40:38devant moi le futur
40:38et c'est une flèche
40:40qui fait que nous venons
40:41d'un endroit
40:42et nous allons quelque part
40:43alors au 18ème siècle
40:45cette flèche
40:46vous la montez un petit peu
40:46et vous avez le progressisme
40:47c'est à dire que
40:48quoi qu'il arrive
40:49quand vous montez
40:49ça va toujours vers le mieux
40:50mais à l'époque
40:52le christianisme
40:53il dit
40:54au bout de la flèche
40:55il y a quelque chose
40:56qui s'appelle la parousie
40:57et la parousie
40:58c'est le retour de Jésus
40:58en splendeur
41:00c'est à dire que Jésus
41:01est mort
41:01ressuscité
41:02il redescendra
41:03du vivant
41:04des gens
41:05qui entendent ce discours
41:07que Saint Paul tient
41:07et vous verrez
41:08il y aura le jugement dernier
41:09à ce moment là
41:10et ce sera le salut
41:11c'est un schéma
41:12que le marxisme reprendra
41:13avec le progressisme
41:14etc
41:14mais pour revenir à Sénèque
41:16la conception du monde
41:17à l'époque
41:17elle est cyclique
41:18et il nous dit
41:19ce que je crois moi
41:20c'est à dire que
41:20les univers sont des organismes
41:22vivants
41:23alors c'est pas vivant
41:23au sens où ça se reproduit pas
41:25etc
41:26mais vivant
41:27c'est qu'il y a
41:27naissance, croissance, décroissance
41:29disparition
41:29ça marche comme ça
41:30et Sénèque nous dit
41:32le monde est programmé
41:34comme ça
41:35il va disparaître
41:35et quand il disparaîtra
41:37réapparaîtra
41:38un nouveau monde
41:39donc c'est une réflexion
41:40sur la philosophie de l'histoire
41:41qui nous dit
41:41bien avant Paul Valéry
41:43qui nous dit que les civilisations
41:44sont mortelles
41:44et la plupart des élèves
41:46de Terminal
41:47ont souffert sur cette phrase
41:48mais lui nous dit
41:49les civilisations
41:50sont mortelles
41:51toutes
41:51et l'humanité
41:52est mortelle
41:52donc ça va exploser
41:54alors c'est soit la conflagration
41:56elle est pure aussi
41:57chez les grecs
41:57chez les stoïciens
41:58mais lui
41:59il est dans la logique du déluge
42:00et il nous explique comment les eaux montent
42:02comment les gens montent sur les montagnes
42:04pour éviter les eaux qui montent
42:05puis comment à un moment donné
42:06les hommes disparaissent complètement
42:07puis à un moment donné
42:08ça redescend
42:08ça disparaît
42:09et on refait l'humanité
42:10et donc cette humanité
42:12elle est inscrite
42:14dans le coeur même
42:15du vivant
42:15et le vivant
42:16c'est une civilisation
42:17c'est pourquoi c'est quelque chose
42:18qui peut nous intéresser aujourd'hui
42:20oui les civilisations sont vivantes
42:21oui elles sont mortelles
42:22oui l'un autre l'est
42:23oui nous sommes dans une période
42:24de disparition
42:25Elon Musk dit
42:27justement
42:27il y en a une autre qui arrive
42:28et c'est moi qui vais vous donner des idées
42:30pour qu'elles deviennent
42:31ce qu'elles doivent être
42:31donc il y a une cohérence
42:32dans tout ce qu'on aura fait aujourd'hui
42:34c'est à dire
42:34l'analyse de la société chez Musk
42:36et puis ce qu'il nous dit
42:38et surtout
42:38c'est un très beau texte poétique
42:40il se fait que
42:40j'ai rencontré une fois ou deux
42:41Pierre Arditi
42:42dont j'aime bien la diction
42:43c'est un personnage extrêmement sympathique
42:45et je lui ai dit
42:46écoutez Pierre
42:47il y a ce texte
42:48j'aimerais vous l'entendre lire
42:49parce qu'il ne fait pas d'effet
42:51il n'est pas hystérique sur scène
42:52c'est quelqu'un qui est vraiment
42:53qui sert les textes
42:55plutôt qu'il ne s'en sert
42:56et le texte de Sénèque
42:57est éminemment poétique
42:58je vais le commander je crois
42:59vous m'avez donné envie de le lire
43:01et bien je vais vous l'offrir
43:02je ne le connaissais pas
43:03ah en tout cas
43:04non mais c'est absolument passionnant
43:06Sénèque
43:06les derniers jours de l'humanité
43:08la maison d'édition
43:09on la recommande
43:09c'est laquelle ?
43:09les belles lettres
43:10les belles lettres
43:11merci beaucoup Michel Enfray
43:12c'était passionnant
43:13encore plein de thèmes
43:14évidemment pour la semaine prochaine
43:16je vous remercie
43:17et je remercie nos auditeurs
43:18et nos téléspectateurs
43:19merci beaucoup
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