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  • il y a 3 jours
Avec Michel Bassot Directeur Général Délégué Bigben Interactive

Retrouvez C'est Ça La France avec Nathalie Schraen-Guirma tous les dimanches à 12h30.

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##C_EST_CA_LA_FRANCE-2026-05-10##

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News
Transcription
00:00Le réseau des chambres de métier de l'artisanat, artisans de la nouvelle économie, présente
00:06Sud Radio, c'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
00:10Bonjour Ă  tous et bienvenue dans ces salles Ă  France sur Sud Radio.
00:12Aujourd'hui on met à l'honneur une réussite industrielle française qui bouscule ses idées reçues.
00:17Ceux qui pourraient penser que c'est difficile de produire en France, d'innover, de s'imposer sur la durée.
00:23Depuis 30 ans, Big Ben Connected s'impose comme un acteur clé des accessoires mobiles en Europe
00:28avec un modÚle basé sur la qualité, le service et la responsabilité.
00:33On en parle avec son président Michel Basso qui est avec nous.
00:37Sud Radio, c'est ça la France.
00:39Bonjour Michel Basso, bienvenue au micro de Sud Radio.
00:43Alors une vraie success story industrielle française, ça fait plaisir.
00:46Une entreprise qui a été créée en 1996, 30 ans d'existence.
00:51Vous ĂȘtes devenu leader français dans le top 5 en Europe des accessoires mobiles.
00:57Racontez-nous justement tous les produits que vous faites pour ceux qui nous écoutent.
01:00Que fabrique Big Ben concrĂštement ?
01:03On va faire simple, le produit qu'on connaßt mieux le tout, c'est notre téléphone mobile.
01:07Tout ce que vous pouvez mettre autour de votre téléphone, protÚge-écran, coque, chargeur, cùble, support voiture,
01:13tout ça, c'est 4000 références et c'est ça notre métier, c'est fabriquer.
01:16C'est ça, jusqu'à 60% des coques produites en France, vous les fabriquez notamment dans les Hauts-de
01:22-France.
01:22On a un gros centre logistique de 29 000 mÚtres carrés.
01:26Qui est basé à Douai et dans le souci de fabriquer mieux et aussi de maniÚre responsable,
01:32dans les critĂšres de choix de notre partenaire en termes d'industrie,
01:35nous souhaitons qu'il soit proche du stock, moins de transport, moins de CO2.
01:39Alors, produire en France, c'est un choix militant, c'est un choix économique ?
01:45Économique, militant, pragmatique et j'espùre visionnaire.
01:48C'est-Ă -dire ?
01:49Alors en fait, lorsqu'on fabrique en France, c'est une évidence, le prix de revient du produit est plus
01:54élevé.
01:55Le coĂ»t de la main-d'Ɠuvre est plus Ă©levĂ©, on ne pourra pas comparer la protection sociale en France
01:59ou dans les pays à bas coût, c'est une évidence.
02:02Par contre, lorsqu'on n'a pas Ă  faire 10 heures d'avion ou 2 mois de bateau ou 10
02:08000 kilomĂštres,
02:09mais qu'on fait 1h30 d'avion, pardon, qu'on fait 1h30 de camion,
02:12c'est quand mĂȘme beaucoup plus simple, moins de CO2, moins cher et du gain de temps.
02:16C'est ça, du gain de temps.
02:17AprÚs, est-ce que le client est sensible justement à cette volonté aussi de l'entreprise
02:24d'ĂȘtre plus Ă©co-responsable, peut-ĂȘtre aussi plus flexible dans sa façon de fabriquer ?
02:29Le consommateur aujourd'hui, l'éveil des consciences, c'est encore un petit peu lent,
02:32il faut en le connaĂźtre.
02:33Par contre, dans les achats corporets ou B2B,
02:36lorsque une grande entreprise souhaite équiper ses flottes de téléphones,
02:40il y a des flottes qui font 30 ou 40 000 téléphones,
02:43il faudra 30 000 chargeurs, 30 000 cĂąbles, etc., des supports.
02:46Là, ces entreprises sont trÚs sensibles à la faible empreinte de CO2 aux fabriqués en France.
02:52Mais j'imagine qu'elles sont aussi sensibles à un prix qui est compétitif.
02:55Et c'est lĂ  votre force, parce qu'effectivement, on le voit malheureusement,
02:59c'est un sujet qui revient souvent dans les commandes publiques,
03:02on peut avoir un prix proposĂ© français qui va ĂȘtre plus Ă©levĂ© qu'un concurrent Ă©tranger.
03:09Et parfois, la balance ne se fait pas forcément du cÎté de la France.
03:13Alors, vous soulevez deux sujets.
03:14Le premier, c'est est-ce qu'il est possible de faire des produits grand public en France ?
03:18Oui. Est-ce que c'est difficile ?
03:19Oui, c'est beaucoup plus difficile.
03:21Fabriquer un tableau de bord d'Airbus, c'est trĂšs cher, c'est trĂšs complexe.
03:24Mais il y a des clients.
03:25Quand, par contre, il faut vendre une bonne coque
03:28et que quelque part, au-delĂ  de 29 euros, l'acceptation est plus difficile.
03:31Et qu'on a beaucoup de concurrents, notamment sur le territoire asiatique ?
03:34Il y a beaucoup de concurrents.
03:35Effectivement, on peut voir des marques que je ne citerai pas,
03:37Temu, Shine, etc.,
03:39qui arrivent avec des produits qui, évidemment, sont non conformes, peu chers,
03:43n'ont pas payé toutes les taxes à l'entrée.
03:45Je ne dévoile aucun mystÚre, bien entendu.
03:47Et ça ne peut pas leur faire injure.
03:48Les rĂšgles de concurrence ne sont pas les mĂȘmes.
03:50Bien sûr, tout simplement.
03:51Donc, quand les gens peuvent trouver des coques Ă  9 euros,
03:53pour qu'on puisse, nous, leur vendre des coques Ă  29 euros,
03:56il faut le bon canal, il faut un bon produit,
03:58il faut que le premier soit sincĂšre,
04:00que le client puisse mesurer,
04:01que le produit est bien meilleur que celui Ă  qui il le compare,
04:04qu'il se dise, ok, je vais faire ce petit effort de payer 29 euros,
04:07une coque parce qu'elle est de meilleure qualité,
04:09et garantie Ă  vie.
04:10Alors ça, c'est important, garantie à vie.
04:11Parce que du coup, il a aussi, je pense,
04:14fallu revoir votre business model
04:16pour pouvoir justement ĂȘtre compĂ©titif.
04:18Quand vous dites que l'accessoire est un service,
04:21ça veut dire quoi ?
04:21Que vous ne gagnez plus votre argent comme avant ?
04:23C'est-Ă -dire que la garantie Ă  vie,
04:25c'est vraiment la petite plus...
04:26En fait, j'allais dire,
04:27c'est un pari sur le long terme,
04:30grĂące Ă  la garantie Ă  vie ?
04:31C'est un pari sur le long terme,
04:32ce n'est pas un modÚle économique en soi.
04:35Nos coques sont un petit peu plus chĂšres,
04:36sont de meilleure qualité.
04:37Pour prouver cette qualité,
04:38il y a deux approches.
04:40Lorsqu'un client voit que le produit est garanti Ă  vie,
04:42il se dit,
04:42ce fabricant pour oser faire ça,
04:44est sûr de son produit.
04:46Ça, c'est la chose rĂ©assurance.
04:48Et ensuite, c'est la sincérité, la réalité.
04:50Si ma coque a jaune,
04:51si ma coque est abßmée,
04:52si quelque chose ne va pas avec sa qualité,
04:54on va échanger gratuitement,
04:56pour le client,
04:57pour une coque neuve.
04:58C'est vrai aussi pour les cĂąbles et les chargeurs.
05:01C'est ça la plus-value.
05:02C'est-Ă -dire qu'en fait,
05:03vous privilégiez aussi cette relation client.
05:04Bien sûr.
05:05Et ça veut dire qu'une partie des produits
05:07que nous rĂ©cupĂ©rons vont ĂȘtre recyclĂ©s.
05:10Alors lĂ  aussi, il y a l'environnement.
05:13C'est vrai que je pense que lĂ ,
05:15je ne sais pas,
05:16d'ailleurs je vous pose la question
05:17si les consommateurs sont sensibles
05:18à ce qu'on appelle l'obsolescence programmée.
05:21Parce que vous, justement,
05:23vous luttez contre ça avec la pérennité programmée.
05:26Oui, il y a lĂ  aussi,
05:30les clients commencent à s'intéresser,
05:31je parle du consommateur,
05:33commencent à s'intéresser,
05:34Ă  savoir si le produit est un peu plus durable,
05:36mieux fabriqué,
05:37s'il va ĂȘtre recyclĂ© un jour ou non,
05:40quelle est sa qualité réelle,
05:41quels sont les composants.
05:42Donc oui, ça commence à intéresser les gens
05:44et ça les intéresse de savoir
05:45d'oĂč vient le produit,
05:47comment ils vont s'en servir,
05:48est-ce qu'il sera recyclé un jour.
05:49MĂȘme la jeune gĂ©nĂ©ration,
05:50celle qui a tendance Ă  consommer justement ces coques,
05:53est-ce qu'ils sont vraiment,
05:54est-ce qu'ils prennent le temps de regarder tout ça ?
05:56Grand paradoxe,
05:57ils sont Ă  la fois acheteurs
05:59sur les pires plateformes de vente
06:00et Ă  la fois clients de produits
06:02un petit peu plus responsables.
06:04Ils ont ce paradoxe
06:05et c'est eux qui choisissent,
06:07donc il faut s'adapter Ă  eux.
06:09Donc nous, pour les attirer plutĂŽt vers nos produits,
06:11on augmente les promesses.
06:13Alors vous avez d'ailleurs décidé
06:15d'afficher l'empreinte carbone.
06:16Bien sûr.
06:16Les produits, ça aussi, ça ne se fait pas encore beaucoup.
06:19Alors, ça ne se fait pas, c'est trÚs facile.
06:21Depuis 2022, nous sommes la seule entreprise
06:23dans notre catégorie à le faire en Europe
06:25sur chacun de nos produits.
06:27Un petit QR code qui permet d'aller vérifier
06:29pour le consommateur
06:30ou l'acheteur professionnel, aprĂšs tout,
06:33quelle est l'empreinte carbone du produit
06:34et c'est en temps réel au produit.
06:37Alors quand on vous écoute, on se dit,
06:38ben voilĂ , mais finalement,
06:41la France reste un pays industriel compétitif.
06:45C'est possible.
06:46Et lĂ , on parle de coque,
06:47on parle de tous ces accessoires
06:49qui touchent notre smartphone.
06:50LĂ  encore, je le redis,
06:51on ne parle pas de technologie de pointe,
06:53on ne parle pas de produits cosmétiques haut de gamme,
06:57on parle vraiment d'un produit mass market du quotidien.
07:00Oui, c'est possible.
07:01Alors, c'est possible et en mĂȘme temps,
07:02pardon de vous corriger un petit peu,
07:03c'est assez complexe.
07:04On ne va pas faire du cours de chimie
07:06sur comment on fabrique une coque.
07:08Mais ce que je veux dire,
07:08c'est que savoir faire complexe
07:09est trÚs développé ailleurs.
07:10C'est-à-dire qu'on ne sait pas comme si c'était un...
07:12Enfin, je ne sais pas,
07:12alors peut-ĂȘtre que c'est un savoir-faire breveter.
07:16Alors, il y a des brevets,
07:17mais on peut donner des exemples.
07:18Dans un chargeur,
07:19il y a prĂšs de 300 composants.
07:21Donc finalement, c'est complexe.
07:22Et une coque, elle peut ĂȘtre multi-injectĂ©e.
07:24Il y a plusieurs étapes.
07:26Du polycarbonate, du PU.
07:27Je ne voulais pas rentrer dans le détail,
07:28mais vous m'y poussez.
07:29Donc ça demande en fait,
07:30c'est pratiquement une trentaine d'opérations industrielles
07:33pour produire une coque.
07:35Et le critÚre n'est pas tellement la difficulté.
07:37Et finalement, c'est une fois encore un critĂšre humain.
07:39Il faut que lorsqu'on cherche un partenaire,
07:41les usines ne nous appartiennent pas,
07:42mais nous avons des partenaires,
07:44que le dirigeant de cette entreprise
07:46ait envie de ce relais de croissance.
07:48Et qu'il mette ses équipes avec lui,
07:49qu'il les emmĂšne,
07:50et qu'il prenne ce risque
07:51de changer un petit peu son métier,
07:53de passer de l'automobile.
07:54Par exemple, souvent,
07:55c'était des plasturgistes en automobile,
07:57acceptent d'aller dans ce métier des coques,
07:59grand bien leur font.
08:00Aujourd'hui, pour un certain nombre de partenaires,
08:02on est leur premier client.
08:03Alors justement,
08:04quels sont les grands aménagements
08:05que vous avez dĂ» faire au sein de l'entreprise
08:06pour pouvoir justement proposer
08:08tous ces produits à des prix compétitifs ?
08:12Trois, principalement.
08:13C'est les changements culturels.
08:15Les coques, ça se vend dure mois sur douze,
08:17ça se produit douze mois sur douze.
08:18Ça veut dire que les entreprises
08:20qui acceptent de travailler avec nous
08:22et de profiter de ce business qui est lĂ ,
08:24il faut trouver des gens
08:25qui veulent bien ne pas prendre de vacances en août.
08:27Évidemment, ils les prennent en septembre.
08:28Et pourquoi pas en août ?
08:29Avec la sortie de l'iPhone en septembre,
08:31il faut reproduire en août.
08:32Donc ça, c'était la premiÚre chose à faire.
08:33C'était ce petit changement culturel.
08:35Ensuite, il faut convaincre nos partenaires
08:37que finalement, d'investir
08:40pour diminuer la partie main-d'Ɠuvre
08:41et n'avoir que de la main-d'Ɠuvre qualifiĂ©e,
08:43ça c'est important d'acheter des machines
08:45qui vont permettre que le temps,
08:47le coût humain soit plus faible
08:49et on a des machines qui assurent aussi
08:50une meilleure qualité.
08:52Et troisiĂšmement ?
08:53Ensuite, ça va ĂȘtre de pouvoir...
08:55Un grand patron d'entreprise
08:56qui va pouvoir motiver...
08:57C'est pas moi qui les fabrique.
08:59C'est pas moi qui les fabrique.
09:00Oui, c'est convaincre les gens d'y aller.
09:01C'est convaincre et ensuite,
09:02ça va ĂȘtre de faire Ă©voluer en permanence
09:04le produit, d'innover.
09:05Chaque fois qu'une nouvelle matiĂšre sort,
09:07est-ce qu'elle est de meilleure qualité ?
09:08Est-ce qu'elle est un petit peu moins chĂšre ?
09:09Un exemple, les granules que nous utilisons
09:12pour fabriquer nos coques
09:13viennent d'Allemagne.
09:14Ce paraĂźt idiot.
09:15C'est pas du patriotisme mal placé.
09:17C'est simplement que,
09:18plutĂŽt que de faire 10 000 km
09:19pour acheter des granules un peu moins chĂšres en Chine,
09:22il vaut mieux payer un tout petit peu le chien en Allemagne,
09:24mais ils vont faire quelques centaines de kilomĂštres
09:26pour arriver Ă  nos usines.
09:27Ça, c'est des petits gains
09:28qui permettent d'ĂȘtre plus agiles,
09:29plus efficaces.
09:30Et c'est aussi la sincérité du produit.
09:32Tout est bien fabriqué en France
09:34avec des sourcils européens en complément.
09:36Et j'imagine qu'il y a du coup
09:38un département recherche et développement
09:39qui est trĂšs actif
09:40parce qu'effectivement,
09:41vous venez de le dire,
09:42c'est bien plus complexe qu'on ne pourrait le croire.
09:44Oui, tout Ă  fait.
09:45Il y a 10 ans, par exemple,
09:46lorsque nous envoyons nos commandes en Chine
09:48sans trop savoir ce qui se passait derriĂšre,
09:50nos équipes faisaient le design des produits.
09:52Aujourd'hui, nous avons des chefs de produits
09:54qui ont la compétence de dessiner des moules.
09:56Ça n'existait pas avant.
09:58Donc, on est devenu créateur,
10:00propriétaire de moules
10:00qu'on met Ă  disposition
10:01de nos partenaires dans les usines.
10:02Donc, c'est aussi un changement de métier pour nous.
10:04Je parlais tout Ă  l'heure
10:05d'évolution des compétences.
10:07Ça en fait partie.
10:08Création de nouveaux métiers.
10:09Absolument.
10:09Sur le territoire.
10:10Il y a une partie qui est encore fabriquée en Asie,
10:12c'est ça ?
10:12Vous ĂȘtes entre l'Asie et la France.
10:14Oui, tout Ă  fait.
10:14En fonction des produits.
10:15Absolument.
10:15Alors, on peut dire qu'aujourd'hui,
10:17Ă  la marque Force,
10:18plus d'une coque sur deux
10:19est fabriquée en France.
10:20Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas
10:21fabriquer certaines coques en France
10:23pour amortir l'outil industriel et les moules ?
10:25Il faut d'assez grandes séries.
10:27Certaines marques, comme Apple,
10:29ont des produits qui durent trĂšs longtemps.
10:30Le premier temps de possession aujourd'hui
10:32pour un téléphone en Europe,
10:33c'est 4 ans.
10:33On est tranquille.
10:35D'autres marques,
10:35que je ne citerai pas,
10:36ont des produits qui ont une durée de vie d'un an.
10:38On ne pourra pas amortir l'outil industriel.
10:40Donc, ces coques de petits volumes
10:42restent fabriquées en Chine aujourd'hui.
10:44Mais on espĂšre arriver Ă  optimiser
10:46suffisamment l'outil industriel,
10:48la chaĂźne logistique,
10:49pour qu'on puisse un jour
10:50tout faire en France.
10:51Vous espérez à combien de temps
10:52pour voir justement
10:54quel délai vous vous donnez
10:55pour rĂ©ussir peut-ĂȘtre Ă  rapatrier
10:58toute la production ?
10:59Ça, c'Ă©tait la question piĂšge d'aujourd'hui.
11:01Quelques années.
11:02Mais c'est impossible de dire
11:03parce qu'on le voit aujourd'hui
11:03avec le contexte géopolitique.
11:05Il y a beaucoup de fluctuations.
11:07Il y a des détroits qui s'ouvrent,
11:08qui se ferment.
11:09La partie transport,
11:10une coque fabriquée en France,
11:12c'est 60% de carbone en moins.
11:14Un chargeur, c'est 40% en moins.
11:16Mais si le transport devient
11:17un énorme problÚme,
11:18alors ça ira plus vite.
11:20Si le transport est facile,
11:21ça va moins vite.
11:22L'autre point fort de votre entreprise,
11:25c'est aussi la distribution.
11:27Le choix d'ĂȘtre distribuĂ©.
11:28Alors c'est étonnant,
11:29vos produits sont partout.
11:30Que ce soit de la FNAC
11:31aux stations de service,
11:32il y a cette volonté là aussi
11:34d'ĂȘtre dans la proximitĂ©.
11:36Deux raisons.
11:36Parce que c'est lĂ  oĂč on...
11:37Enfin oui, je vous en prie,
11:39je vous écoute.
11:40Deux raisons pour ce choix.
11:41Le marchĂ© du tĂ©lĂ©phone lui-mĂȘme,
11:43le smartphone,
11:45accuse des baisses de 5 Ă  10%
11:47depuis des années
11:47puisque les gens les gardent plus longtemps.
11:49En revanche,
11:49ils achÚtent des téléphones
11:51plus haut de gamme.
11:52On a tous envie d'avoir un téléphone
11:53qui fait des trĂšs bonnes photos.
11:54Et finalement,
11:55il nous faut nous adapter
11:56Ă  la vie quotidienne des gens
11:58et de leur téléphone.
11:59Personne ne va faire 10 km
12:00pour acheter un cĂąble
12:01s'il l'a perdu.
12:02Vous allez aller lĂ  oĂč vous ĂȘtes.
12:04Vous ĂȘtes dans une enseigne de prĂ©colage,
12:06il y a un cĂąble,
12:06vous l'achetez.
12:07Vous faites le plein,
12:08vous l'achetez.
12:09Vous allez dans un magasin de décoration,
12:11il y a un cĂąble,
12:11vous l'achetez.
12:12LĂ  oĂč vous ĂȘtes,
12:12personne ne va faire 10 km
12:14pour acheter un accessoire.
12:15Ça, ça n'existe plus.
12:16Donc, Ă  nous de nous adapter
12:18au fait qu'on doit ĂȘtre
12:19au bout de la main
12:20de nos clients.
12:22Et ça va avec l'augmentation
12:23de la durée de vie
12:24puisque finalement,
12:25si on n'achĂšte qu'une seule fois
12:27en mĂȘme temps que le tĂ©lĂ©phone,
12:28pendant 4 ans,
12:28on va réacheter
12:29ce qu'on a perdu,
12:31le cùble que le chien a mangé,
12:33la coque,
12:34le chargeur,
12:35vous avez bien le talsi.
12:36Il y a beaucoup de raisons
12:37de perdre ces accessoires.
12:39C'est important pour l'entreprise
12:40d'avoir ce label
12:41Origine France Garantie
12:43qui permet justement
12:44de certifier une production française
12:46pour la partie qui est faite en France.
12:48C'est fondamental.
12:50Économiquement,
12:51Ă  terme,
12:52on pense que c'est un bon pari.
12:53Et il y a un élément
12:55qui me paraĂźt fondamental,
12:56mĂȘme s'il peut paraĂźtre anecdotique
12:58sur une coque ou un chargeur,
12:59c'est la souveraineté.
13:00Finalement,
13:01on voit aujourd'hui
13:01qu'en un contexte géopolitique
13:02assez troublé,
13:03je ne vois pas bien
13:04ce qui permettrait
13:05de le rendre plus paisible
13:06dans les années à venir.
13:07Quand il y a eu le Covid,
13:08tout le monde s'est réveillé
13:09sur les médicaments.
13:10C'est trĂšs important.
13:11Bien sûr,
13:12nos coques,
13:12c'est un petit peu moins important.
13:14Mais de ne pas dépendre
13:15du contexte géopolitique,
13:16c'est trĂšs important.
13:17Cette souveraineté,
13:18on doit lutter
13:19pour l'avoir partout
13:20et remettre de la vie
13:21dans les territoires.
13:22On a une usine
13:24qui est dans la somme.
13:24Il y a peut-ĂȘtre
13:26quelques centaines d'habitants,
13:27mais c'est trĂšs bien.
13:28On apporte de la commande.
13:29Ils ont réembauché,
13:30acheté des machines,
13:32agrandi les stocks
13:32et ça,
13:33c'est important pour nous.
13:34On redynamise
13:34de cette façon-là
13:35le territoire.
13:36Il y a beaucoup de raisons
13:37pour lesquelles
13:37ĂȘtre certifiĂ©
13:38d'une France garantie.
13:39C'est important
13:40parce que ça donne
13:41la crédibilité
13:41à cette démarche.
13:43Est-ce que l'entreprise
13:44a été créée
13:45il y a 30 ans ?
13:46Oui.
13:47Il y a 30 ans,
13:48vous étiez déjà
13:48sur ces produits-lĂ 
13:49ou bien ça a évolué
13:50au fil des années ?
13:51Il y a 30 ans,
13:52je ne dirigeais pas
13:53l'entreprise,
13:54mais je la connaissais déjà
13:55puisque j'en étais
13:56son premier client,
13:57comme quoi l'histoire
13:57peut ĂȘtre parfois rigolote.
13:59C'était des coques
14:00beaucoup plus simples.
14:01Les téléphones avaient
14:02ce qu'on appelait
14:02des flips.
14:03Pour ceux qui s'en rappellent,
14:04c'est-Ă -dire que le rabat
14:04était vers le bas.
14:05Il n'y avait pas d'écran
14:06ou tout petit.
14:07On changeait les batteries.
14:08Chaque connecteur
14:09était identique.
14:10C'était un monde
14:11beaucoup plus chaotique.
14:11On Ă©tait quand mĂȘme dĂ©jĂ 
14:12sur tout ce qui touche
14:13aux accessoires
14:15de téléphones portables.
14:16DÚs l'avÚnement du téléphone,
14:18il a fallu des chargeurs,
14:19des coques de protection
14:20et beaucoup de batteries.
14:21À l'Ă©poque,
14:21on changeait l'abrité
14:22de son téléphone.
14:23C'est une norme
14:24qui va revenir en 2027.
14:26Vous ĂȘtes aux commandes
14:27depuis combien d'années
14:28de l'entreprise ?
14:28Depuis plus de 10 ans.
14:30En 10 ans,
14:31quel bilan vous dressez
14:32de Big Ben Connected ?
14:34Il faut de l'innovation,
14:36de la volonté,
14:37du rĂȘve,
14:37ne pas avoir peur
14:38de tenter l'expérience.
14:40Nous avons réussi
14:41la marque Force
14:42depuis maintenant
14:43plus de 10 ans.
14:44C'est plus de 25 millions
14:45de produits premium
14:46qui ont été vendus.
14:47Mais avant ça,
14:48on avait créé une autre marque
14:49qui avait complÚtement raté
14:50au bout d'un an.
14:51Alors qu'est-ce qu'on peut
14:52vous souhaiter
14:54pour les prochaines années,
14:56pour Big Ben ?
14:56Et le nom Big Ben Connected,
14:58c'est vrai,
14:58c'est un nom anglophone
14:59pour le coup.
15:00Pour le moins.
15:01Alors mon patron,
15:03aujourd'hui,
15:03a d'abord commencé
15:04par vendre des montres.
15:05Et en allant Ă  Londres,
15:06il a pensé
15:07Ă  Big Ben.
15:08Tout simplement.
15:09Comme ça,
15:09on est une entreprise
15:10bien française
15:10qui s'appelle Big Ben.
15:12Qu'est-ce qu'on peut nous souhaiter
15:14de continuer à réussir,
15:15Ă  innover,
15:15Ă  accroĂźtre
15:16nos deux points de vente
15:17et Ă  accroĂźtre encore
15:19la production en France ?
15:20Merci beaucoup,
15:21Michel Bassot,
15:21d'avoir pris le temps
15:22d'échanger avec nous
15:23sur le succĂšs
15:25de Big Ben Connected
15:26et puis sur votre parcours
15:28au sein de cette entreprise.
15:29Un grand merci Ă  vous.
15:30On va se quitter
15:30un court instant
15:31puis aprĂšs,
15:32on va aller se balader
15:33avec Thibaut,
15:34notre French Trotter.
15:35Le réseau des chambres
15:37de métiers
15:37et de l'artisanat,
15:38artisans de la nouvelle économie
15:40présente
15:42Sud Radio,
15:43C'est ça la France,
15:44Nathalie Schrengerma.
15:45Et nouvelle de retour
15:46dans C'est ça la France,
15:47l'émission du savoir-faire français.
15:49Et on part tout de suite
15:50retrouver Thibaut,
15:51notre French Trotter
15:52qui a visité pour nous
15:53les salons du tourisme
15:54et destination nature,
15:56deux rendez-vous parisiens
15:58incontournables
15:58pour préparer ses vacances.
16:00Sud Radio,
16:01C'est ça la France
16:02avec Thibaut,
16:03le French Trotter.
16:04Et oui Nathalie,
16:04ces deux salons,
16:05c'est l'occasion de faire
16:06le plein d'idées d'escapades
16:07partout en France
16:08et on commence
16:08par le salon du tourisme.
16:10Je suis avec le lieutenant
16:11Colonel Krauss
16:11qui représente deux musées
16:13qui m'intéressent beaucoup.
16:14Le musée des blindés de Saumur
16:16et le musée de la cavalerie.
16:17Alors donnez-nous envie
16:18d'aller voir ces musées.
16:19Qu'est-ce qu'on y voit ?
16:20Alors ce sont deux sites
16:21mais c'est un seul et mĂȘme musĂ©e.
16:23Sur le musée de la cavalerie,
16:24vous allez voir
16:24toute l'histoire
16:25de la cavalerie française
16:30avec des belles oeuvres artistiques,
16:34des bronzes,
16:35des beaux uniformes,
16:36des belles médailles
16:37et surtout des objets
16:38qui ont appartenu
16:39Ă  des personnages illustres.
16:40Vous avez des objets
16:41qui ont appartenu
16:42Ă  Leclerc,
16:44Patton,
16:45Maréchal Delattre,
16:46de Tassigny.
16:47Donc vraiment des objets
16:47qui racontent
16:48la grande histoire de France.
16:49Puis des objets
16:50de soldats moins connus,
16:51des combats de Saumur,
16:52les fameux canets de Saumur
16:54qui fin juin
16:55ont combattu les Allemands
16:57Ă  1 contre 10.
16:58Donc voilĂ  des beaux objets,
17:01des beaux espaces
17:02et surtout un espace exceptionnel
17:04dans l'écrin
17:05que sont les anciennes écuries
17:06du cadre noir.
17:07Un bĂątiment
17:08qui est aussi trÚs chargé
17:09en termes d'histoire.
17:11On rappelle
17:11l'école de Saumur,
17:12l'école de cavalerie de Saumur,
17:13c'est l'excellent séquestre
17:15à la française.
17:16Oui, tout Ă  fait,
17:17avec la création
17:18de la formation
17:20de tous les cadres de cavalerie.
17:21Puis en 1825,
17:24la création
17:25du fameux cadre noir
17:26qui au départ
17:27est fait pour
17:28les cavaliers militaires
17:29et qui dans les années 70-80
17:31va basculer
17:32sur une structure
17:33plus civile
17:34qui est aujourd'hui
17:35l'institut de formation
17:36du cheval
17:36et de l'équitation
17:37qui contient toujours
17:38ce cadre noir
17:39avec qui on continue
17:40Ă  entretenir
17:41des liens forts
17:42et qui en chef
17:43étant un colonel
17:44de l'armée de terre.
17:45Et à cÎté de ça,
17:46vous avez le musée
17:47des blindés
17:47qui lui a une histoire
17:49plus récente
17:50qui date des années 60
17:51avec la volonté
17:52d'un homme,
17:53le colonel Aubry
17:53qui va rassembler
17:55des chars français
17:56de la Seconde Guerre mondiale
17:58mais d'un peu partout
17:59dans le monde.
18:00Et aujourd'hui,
18:00vous avez prĂšs
18:00de 160 véhicules
18:02qui sont exposés
18:04au sein du musée
18:04sur prĂšs de 10 000 m2.
18:06VoilĂ ,
18:06et donc lĂ ,
18:07on a exposé
18:08un Renault R35
18:10sur le salon
18:10pour raconter
18:11cette histoire
18:13des combats
18:14de 1940.
18:15Et il a la particularité
18:16d'ĂȘtre roulant.
18:17C'est un des deux
18:18R35 roulants au monde.
18:19Il est décoré
18:19de maniĂšre particuliĂšre ?
18:20Oui,
18:21il a des couleurs
18:22un peu particuliĂšres.
18:24Donc en 1935,
18:25on a une palette
18:26de 16 couleurs
18:27réglementaires.
18:28LĂ ,
18:28on en a 7 sur le char
18:29dont un violet
18:31et un mauve
18:32qui sont assez frappants.
18:34Mais c'est lĂ  aussi
18:35pour interpeller le public.
18:36Mais c'est les couleurs
18:37qui auraient pu ĂȘtre peintes
18:38sur les chars de l'époque.
18:39Les busées sont ouverts
18:40tous les jours ?
18:41Donc jusqu'en juillet,
18:42ils sont ouverts tous les jours
18:43sauf le jeudi.
18:44À partir du mois de juillet,
18:45ils sont ouverts
18:46tout au long de la semaine.
18:47Merci beaucoup,
18:48mon colonel.
18:48On viendra.
18:49Merci beaucoup Ă  vous.
18:51Passons maintenant
18:51du cÎté du salon
18:52Destination Nature.
18:54Je suis avec Yvanine
18:56de Destination Luberon.
18:57D'ailleurs,
18:58on dit Luberon
18:58ou Luberon ?
19:00Alors moi,
19:00je préfÚre utiliser
19:02Luberon.
19:04Par chez nous,
19:04c'est plutÎt ça
19:05qu'on utilise.
19:06Donnez-nous envie
19:07de venir dans le Luberon.
19:09Des pépis,
19:09des destinations,
19:10un petit peu
19:10hors des sentiers battus.
19:11On connaĂźt Cavaillon,
19:12on connaĂźt Corde,
19:13mais il y a beaucoup
19:14d'autres choses.
19:14Oui,
19:15vous avez
19:17tous nos petits villages
19:18perchés
19:19qui sont trĂšs jolis
19:20Ă  visiter.
19:21Vous avez par exemple
19:22au Paix de Levieux,
19:23vous avez aussi
19:24l'ourmarin.
19:25Quels sont les savoir-faire
19:26de la région ?
19:27J'aime beaucoup
19:27mettre Ă  l'honneur
19:28moi le terroir
19:30parce qu'on a vraiment
19:31beaucoup,
19:31beaucoup de producteurs,
19:33que ce soit de vin,
19:34que ce soit
19:35de l'huile d'olive.
19:36On a aussi
19:37des maĂźtres confituriers
19:38par exemple,
19:39pour les fruits confits
19:40aussi.
19:41On met aussi en avant
19:42la truffe
19:44Ă  certaines saisons.
19:45On a la truffe d'été,
19:46la truffe d'hiver.
19:47En deux mots,
19:48pourquoi il faut visiter
19:49le Luberon ?
19:50C'est une destination
19:50trĂšs authentique
19:51pour les amoureux
19:52de la nature
19:53qui aiment s'évader
19:55un peu des sentiers battus.
19:57On a des randonnées
19:59qui peuvent ĂȘtre
20:00accessibles Ă  tous.
20:02De la randonnée familiale,
20:03trĂšs facile,
20:04jusqu'à la randonnée
20:05assez difficile,
20:07voilĂ .
20:08OĂč on va dĂ©couvrir
20:09des producteurs,
20:10oĂč on va pouvoir
20:12vraiment s'immerger
20:13dans la partie
20:14trĂšs intime
20:15un peu
20:16du Luberon.
20:17Merci beaucoup
20:18Yvénine,
20:19voilĂ ,
20:19un territoire à découvrir
20:21avec toutes ses richesses.
20:22VoilĂ  Nathalie,
20:23c'est tout pour aujourd'hui,
20:24je vous retrouve
20:24la semaine prochaine.
20:26Merci beaucoup Thibaut,
20:27on retient
20:27toutes ces belles idées
20:28de destination.
20:29On vous retrouve
20:30la semaine prochaine.
20:31Merci Ă  vous
20:32chers auditeurs,
20:33mais oui,
20:33rendez-vous la semaine prochaine,
20:35mĂȘme jour,
20:35mĂȘme heure
20:36et mĂȘme radio
20:37et surtout d'ici lĂ ,
20:38portez-vous bien.
20:39Sud Radio Cessa la France,
20:41Nathalie Schrengerma.
20:42Avec les chambres de métier
20:44de l'artisanat.
20:45Artisans,
20:45porteurs de projets,
20:46apprentis,
20:47nous vous accompagnons
20:48depuis 100 ans
20:49pour faire battre
20:49le cƓur de la France.
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