00:00Le Petit Matin Sud Radio, 5h-7h, Frédéric Brindel.
00:076h38, réveillez-vous bien, comme je vous l'annonçais, nous partons dans l'une des plus belles villes de France,
00:12à La Rochelle, de la Tour des Quatre Sergents au parc, avec ses petits animaux, le vieux porc.
00:17Nous sommes avec monsieur le maire de La Rochelle, Olivier Falorni.
00:20Bonjour monsieur Falorni.
00:23Bonjour, et vous avez bien raison, c'est la plus belle ville de France, je vous confirme.
00:26J'y ai passé beaucoup, beaucoup de mes vacances, avec un pied-à-terre à la place de la préfecture,
00:31c'est une de mes villes de cœur.
00:33Bon, et pourtant, monsieur le maire, on est un petit peu inquiets quand même,
00:37parce que vous lancez plusieurs mesures pour sécuriser l'espace public, avec des noms de cotes, Tranquility, Demandez Angela.
00:47Certaines étudiantes n'osent plus rentrer seules le soir, c'est ça ?
00:52Oui, parce que vous savez, La Rochelle est une ville magnifique, c'est pas un coupe-gorge,
00:55mais pour autant, La Rochelle n'est pas dans une bulle, et donc les phénomènes d'insécurité, de sentiments d
01:02'insécurité, ils existent.
01:03Et notamment, effectivement, chez les femmes, chez les jeunes femmes, le soir.
01:07Et donc c'est pour cela que nous prévoyons des dispositifs pour lutter contre le harcèlement de rue,
01:13pour lutter contre la soumission chimique, et puis pour faire en sorte que les gens, hommes, femmes,
01:20puissent circuler librement, sereinement, le jour comme la nuit d'ailleurs.
01:23Alors il y a ces deux programmes, donc on commence quoi ? Par Demandez Angela, ça consiste en quoi ?
01:29Oui, alors Demandez Angela est un dispositif qui avait été proposé il y a quelques années par le ministère chargé
01:35de l'égalité entre les femmes et les hommes,
01:37et qui prévoit en fait un réseau solidaire de lieux qui peuvent être privés, mais qui peuvent aussi être publics,
01:49des lieux dans lesquels on accueille des femmes qui sont en situation d'harcèlement.
01:54Donc Demandez Angela, c'est une sorte de nom de code pour être discret.
01:59Et en fait, ces lieux assurent une assistance, une prise en charge de la femme harcelée.
02:08Il s'agit de la mettre en sécurité, il s'agit de prendre les mesures adéquates,
02:13et évidemment de chercher la protection de la personne en prévenant les autorités compétentes.
02:24Donc en fait, ce que nous souhaitons...
02:26Oui, c'est un vrai accompagnement quoi, c'est un vrai accompagnement en fait.
02:28Oui, et puis c'est un réseau à l'échelle d'une ville,
02:32et c'est pour ça que je souhaite que la ville de La Rochelle s'y associe,
02:35parce que ce sont des lieux privés pour la plupart, des bars, des hôtels, des commerces,
02:41mais ça peut être aussi des lieux publics,
02:44et des municipalités peuvent participer au dispositif,
02:47et je le proposerai au conseil municipal de la semaine prochaine.
02:51Alors il faut préciser que ça ne concerne pas uniquement le centre-ville, bien sûr,
02:55des établissements de nuit se ne trouvent pas uniquement là-bas.
02:59Un mot sur Tranquility, alors là c'est quoi exactement ?
03:03Alors Tranquility, comme son nom l'indique, c'est pour assurer la tranquillité des personnes,
03:10et ITI, ce sont des itinéraires encore plus sécurisés,
03:16qui sont caractérisés par trois choses.
03:19D'abord, par un éclairage public permanent.
03:23Vous savez, La Rochelle, comme d'autres villes,
03:26a décidé d'éteindre l'éclairage public une partie de la nuit.
03:31Je ne remettrai pas ça en cause.
03:33Pour autant, c'est vrai que ça crée un sentiment d'insécurité,
03:36et parfois ça peut entraîner, faciliter des agressions potentielles.
03:43Donc nous voulons créer des itinéraires encore plus sécurisés.
03:49Nous commencerons d'ailleurs, dès la rentrée universitaire,
03:54par le cheminement qui ira du centre-ville au minime,
03:57qui est le quartier étudiant de La Rochelle,
03:59parce que c'est vrai que beaucoup d'étudiantes, comme vous le disiez,
04:02nous ont fait part de leur préoccupation, de leur angoisse de se déplacer à pied.
04:07Et je préfère, autant vous dire...
04:09Il s'agit de longer le vieux port, en fait, on rentre du centre-ville,
04:12on longe le vieux port, et c'est vrai qu'il y a plein de pièges,
04:14y compris se faire pousser dans l'eau, etc.
04:18Absolument, et puis des zones très sombres, pour ne pas dire lugubres.
04:22Donc, trois dispositifs.
04:25Un éclairage permanent la nuit, avec une variation d'intensité,
04:29c'est-à-dire que quand on passe, il y a un éclairage encore plus fort,
04:32et donc on n'est jamais en situation d'être dans la nuit,
04:37en tout cas dans le noir.
04:39Ensuite, des bornes d'appel d'urgence reliées à la police municipale
04:44et éventuellement à la police nationale, tout au long du parcours.
04:48Et troisième chose, un dispositif de caméras de vidéoprotection
04:52qui jalonneront l'ensemble du cheminement.
04:55Voilà, pour retrouver la sérénité, la belle sérénité de La Rochelle en Charente-Maritime.
05:02Alors, Olivier Falorni, évidemment, l'actualité nous rattrape,
05:05un rejet du principal article lundi par le Sénat
05:10concernant la proposition de loi sur l'aide à mourir.
05:13Vous êtes l'auteur du texte, ancien député,
05:17donc je le rappelle, vous êtes le maire de La Rochelle.
05:20Une réaction, Olivier Falorni,
05:22vous appelez Emmanuel Macron à ne pas céder aux injonctions de l'État, du Sénat.
05:29J'appelle Emmanuel Macron à faire en sorte que la promesse
05:33qu'il a tenue devant les Français le 31 décembre dernier
05:37se réalise, se concrétise.
05:39La Présion de la République a dit que ce serait
05:42la dernière grande loi de son mandat présidentiel.
05:46Donc, j'attends de lui qu'il fasse respecter cette promesse
05:50et qu'il permette à l'Assemblée nationale
05:52de délibérer avant la fin de l'été.
05:56Voilà, le Sénat est dans sa logique.
06:00Clairement, il souhaitait s'opposer de toutes ses forces à ce texte.
06:04Bon, voilà, dont acte.
06:05Mais, vous savez, nos institutions, elles sont claires.
06:08La Constitution, elle est limpide.
06:11Lorsqu'il y a un désaccord entre l'Assemblée nationale et le Sénat,
06:14et ça arrive fréquemment sur certains sujets de société,
06:21eh bien, l'Assemblée nationale a le dernier mot.
06:24Pourquoi ? Parce que les 577 députés sont élus au suffrage universel direct,
06:29ce qui n'est pas le cas du Sénat.
06:30Donc, en cas de désaccord, c'est l'Assemblée nationale
06:33qui doit avoir le dernier mot.
06:35Ce sont nos institutions.
06:378h15, ce sera le rendez-vous de l'invité politique sur Sud Radio.
06:40Bruno Retailleau, sénateur de Vendée,
06:43président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle,
06:46sera l'invité de Jean-François Aquili.
06:49Il propose un référendum sur la fin de vie.
06:52Vous allez dans son sens ou pas ?
06:55Non, ça n'est pas sérieux, ce que demande M. Retailleau,
06:59parce que faire un référendum à quelques mois d'une élection présidentielle,
07:05c'est impossible.
07:07Et puis, par ailleurs, il sait très bien que la question de la fin de vie,
07:12comme d'ailleurs la question de l'immigration,
07:14qui est, je sais, aussi chez lui une obsession,
07:17et sa demande de référendum sur l'immigration aussi est récurrente,
07:22tout cela, il sait que ça ne rentre pas aujourd'hui dans le champ de la Constitution.
07:26Bon, il vous répondra, en tout cas, tout à l'heure à 8h15.
07:30Merci Olivier Falorni, maire de La Rochelle, on a pu aussi évoquer votre livre.
07:34En tout cas, j'ai la conviction que ce texte sera voté.
07:37Vraiment, j'ai la conviction que ce texte sera voté,
07:39que l'Assemblée nationale, qui a deux reprises à donner largement son accord à ce texte,
07:44le fera en dernière lecture.
07:46Merci de votre intervention sur Sud Radio ce matin,
07:49M. Falorni, maire de La Rochelle, 6h46.
Commentaires