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  • il y a 2 semaines
Avec Emmanuel Berthod, directeur général, du groupe O

Retrouvez C'est Ça La France avec Nathalie Schraen-Guirma tous les dimanches à 12h30.

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##C_EST_CA_LA_FRANCE-2026-01-25##

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News
Transcription
00:00Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métier de l'artisanat vous accompagnent.
00:05La CMA, artisans de la nouvelle économie, présente
00:08Sud Radio Cé-Salle à France, Nathalie Schrengerma.
00:13Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue dans Cé-Salle à France, l'émission du savoir-faire français.
00:17Chaque année, le CES de Las Vegas nous projette dans le futur.
00:22Robots domestiques, intelligence artificielle, objets connectés,
00:25Mais derrière les écrans et les algorithmes, une question beaucoup plus fondamentale s'impose, celle des ressources essentielles.
00:32En 2026, au cœur du plus grand salon technologique mondial, une entreprise française est venue rappeler une évidence parfois oubliée.
00:38Sans eau, il n'y a ni technologie, ni confort, ni avenir.
00:41Cette entreprise, c'est Groupe O, une start-up créée fin 2024, revenue tout juste du CES de Las Vegas,
00:47avec une ambition forte, rendre les particuliers autonomes en eau, grâce à une solution baptisée Infinito.
00:55Une technologie biomimétique, on va en parler, sans chimie, lourde, capable de capter, régénérer et réutiliser l'eau dans l'habitat,
01:02jusqu'à créer un cycle quasi infini.
01:05Une innovation française, conçue entre le Nord et le Sud, pensée pour répondre au stress hydrique mondial.
01:12Et pour en parler, nous recevons aujourd'hui Emmanuel Berthaud, directeur général,
01:16dont la vision de l'eau circulaire s'exporte désormais à l'international.
01:21C'est parti !
01:21Sud Radio, c'est ça la France.
01:23Emmanuel Berthaud, qui est à la tête de ce Groupe O, merci d'être avec nous Emmanuel.
01:28Oui, bonjour.
01:30Alors cette vision de l'eau circulaire, cette volonté de rappeler finalement, même au CES de Las Vegas,
01:35qu'il faut placer l'eau au cœur de l'innovation technologique mondiale, c'est bien ça ?
01:41Oui, c'est la vie, donc si on n'a pas d'eau, qu'est-ce qu'on fait ?
01:44Alors, rappelez-nous un petit peu comment s'est créé ce Groupe O.
01:48C'était fin 2024, donc c'est une entreprise qui est quand même toute récente.
01:52Quel a été le déclencheur initial ?
01:55Alors en fait, David Blanjy, c'est fondateur du Groupe O.
01:59Il est docteur en biologie de l'eau, il est président du Groupe O.
02:02Et il a toujours eu cette vision sur l'eau.
02:05Donc en février, il m'a recontacté, puisqu'il savait que j'avais cette même vision
02:11et que j'avais cédé mon entreprise l'année dernière.
02:17Deux points importants, c'est que David, en tant que docteur en biologie de l'eau,
02:20était en fait expert en traitement de l'eau et avait racheté l'année dernière un actif
02:25qui s'appelle Inphito et qui permet de faire de la phytoépuration.
02:28Donc c'est ce qu'on appelle le traitement par les bactéries, par la nature des eaux noires.
02:34Et de mon côté, moi je suis l'expert français de la biofiltration
02:38puisque ces biofiltrations permettent de traiter les eaux grises.
02:42Et en se rejoignant, on a décidé de cette manière-là de créer Inphito
02:46qui est une solution qui est capable de traiter toutes les eaux de l'habitat.
02:50Donc les eaux grises, c'est les eaux de pluie, les eaux de douche, les eaux de bain.
02:53Les eaux noires, ce sont les eaux de toilette, de cuisine, donc l'évier et la vaisselle.
02:58Et donc c'est de pouvoir finalement capter ces eaux dans l'habitat, les bio-régénérer sans chimie
03:04et d'avoir finalement une eau qui va être stockée pure et réutilisable,
03:09comme vous l'avez dit, à l'infini dans l'habitat, douce non infinito.
03:12Donc vous étiez complètement complémentaire.
03:14Exactement, et on avait cette vision globale de protéger l'eau.
03:20Et pour y arriver, il y avait besoin de cette double dimension de compétences techniques
03:26et aussi d'avoir des outils autour du finalement ce qu'on appelle la gestion digitale de l'eau.
03:32Parce qu'aujourd'hui, on ne peut pas imaginer d'avoir uniquement des solutions complètement low-tech.
03:36Les technologies du vivant sont de low-tech parce qu'elles se servent du domaine du vivant,
03:43des bactéries et donc de la régénération qui est en chimie.
03:47Mais d'ailleurs, il y a besoin d'intelligents embarqués, ce qu'on appelle la gestion digitale de l'eau,
03:51qui va permettre de s'assurer que l'eau est toujours en parfait état,
03:55que le système est parfaitement opérationnel
03:56et automatiser tous les processus de manière intelligente.
04:00C'est-à-dire que c'est grâce à l'intelligence artificielle qu'on peut développer aussi cette solution-là ?
04:07Alors, on va dire de l'intelligence peut-être pas artificielle
04:12parce que là, on va dire que l'intelligence va surtout s'assurer de la qualité de l'eau et des contrôles
04:18pour qu'on ait un système qui garantisse finalement que l'eau, si elle n'est pas bonne, on a un problème.
04:24Donc on a besoin d'être sûr qu'elle est bonne.
04:25L'artificiel, je dirais, c'est qu'on est capable de se connecter à des bases de données
04:32qui vont nous donner des prévisions météo, qui vont nous donner des informations
04:35qui vont permettre d'améliorer la performance du système.
04:38Mais en quoi Infinito constitue-t-il une rupture par rapport aux autres systèmes classiques de récupération
04:46ou de traitement de l'eau qu'on peut trouver sur le marché ?
04:50Alors, c'est une rupture en plusieurs points.
04:52La première chose, c'est que c'est une machine unique qui permet de traiter l'ensemble.
04:55Aujourd'hui, vous êtes capable de trouver des sous-composants qui vont traiter l'eau de pluie,
05:00qui vont traiter l'eau de grise, qui vont traiter les eaux noires.
05:04Mais aucun d'eux ne se parle et aucun d'eux n'est fait pour aller ensemble.
05:07Donc ils ne permettent pas d'aller vers cet objectif de l'autonomie en eau de l'habitat.
05:12Et ils ne se parlent pas ni sur le plan de l'eau, ni sur le plan biologique,
05:17ni sur le plan justement de la gestion digitale de l'eau.
05:19Et donc, le fait d'avoir un outil complet permet, un, d'assurer cet objectif qui est l'autonomie en eau de l'habitat.
05:27Et deux, ça permet de garantir cette qualité d'eau qu'on ne trouverait pas.
05:33Et trois, pour finir, c'est bien plus économique.
05:35C'est-à-dire que si vous achetez cinq machines pour faire le job pour tout l'habitat,
05:39vous allez faire que vous aurez cinq fois de la redondance technique.
05:43Dans notre cas, il y a une seule machine, donc c'est beaucoup plus compétitif.
05:47Donc ça devient envisageable financièrement.
05:49Parce que si l'outil vaut 15 000 euros ou en vaut 50, ce n'est pas la même chose.
05:55D'ailleurs, c'est quoi la fauchette de prix ?
05:56Ah voilà, 15 000 euros, c'est ça.
05:5815 000 euros pour l'installation.
06:00Voilà, on est entre 15 000 et 20 000 en fonction de la taille de l'habitat.
06:03Et vous annoncez pour cela, la promesse et l'autonomie totale,
06:08ça veut dire que jusqu'à 100% d'économie d'eau.
06:11Du réseau pour une maison, de combien de personnes ?
06:13De quelle surface qu'on puisse se projeter ?
06:17Voilà, alors il y a une eau qu'on ne fera pas,
06:21mais c'est un choix, je dirais, volontaire, c'est l'eau à boire.
06:24Pourquoi ? Parce que pour ça, il faudrait avoir un laboratoire d'analyse d'eau embarquée
06:30qui est capable de garantir que l'eau est toujours refaite.
06:32Pour une deuxième raison, c'est qu'il y a dans l'eau à boire,
06:36il y a des minéraux, il y a un certain nombre de composants
06:38qu'il faudrait réintroduire, ce que font très bien certaines machines
06:42et ce qui sera une option à venir dans nos futurs systèmes.
06:46Mais aujourd'hui, commençons par le commencement,
06:48et aujourd'hui, l'eau à boire, c'est 2%,
06:52ça veut dire qu'en fait, sur les 98%, on est capable de régénérer 100% de l'eau
06:58et comme en plus on capte, s'il y a toujours un petit peu d'eau qui est perdue
07:02par des évaporations, par des rinçages, juste comme ça,
07:05comme en plus on capte les autres pluies, on a toujours plus d'eau que ce qu'il nous en faut
07:09et c'est donc parfait.
07:11Alors, votre solution, vous l'avez dit, s'inspire de ce qu'on appelle le biomimétisme,
07:16donc il n'y a pas de chimie, il y a cette volonté de reposer
07:18sur une régénération biologique naturelle.
07:22Est-ce que vous pouvez nous en dire plus, justement ?
07:25Alors ça, je dirais que c'est la base de notre choix historique et personnel.
07:33Sans produits chimiques, quoi.
07:34Voilà. David, comme moi, on a une vision qui est protéger l'environnement.
07:40Donc protéger l'environnement, ça veut dire ne pas introduire de polluants
07:43dans toute action que l'on va générer sur le traitement de l'eau.
07:48Donc pour y arriver, on se sert de bactéries.
07:52Ce qu'il faut savoir, c'est que notre corps est composé de milliards de bactéries.
07:57S'il n'y avait pas les bactéries, il n'y aurait pas de vie.
07:59Donc il y a des fois, les gens disent, ah là, les bactéries, ça fait peur.
08:01Mais non, parce qu'en fait, là, on est sur des bactéries dites de classe 1,
08:04donc complètement inoffensives pour l'homme.
08:06Et c'est classé, certifié, il n'y a aucun doute là-dessus.
08:10Donc l'eau va passer par des filtres.
08:14Ce sont ce qu'on appelle des filtres biomécaniques.
08:16C'est-à-dire qu'en fait, le bio étant la dimension biomimétisme,
08:20donc mécanique étant la dimension barrage,
08:23c'est-à-dire que dans un filtre, l'eau passe, les particules se déposent,
08:27les bonnes bactéries font leur travail qui est de biodégrader les particules qui sont captées
08:32et qui fait que le filtre ne va pas s'encrasser de manière inutile et inopénie.
08:38Et donc ça, c'est clé parce que du coup, on fait exactement ce qui se passe dans la nature.
08:42Si vous prenez les lacs, les rivières, vous avez l'eau qui va aller sur les lagunes,
08:47sur les bords, qui va déposer des particules au pied dans les lagunes.
08:52Donc qu'est-ce que c'est ? Ce sont des bactéries.
08:54Les bactéries vont biodégrader ces fameuses particules qui ont été captées
08:59et l'eau va retourner à la nappe phréatique en sous-sol.
09:03Donc nous, on va reproduire de manière artificielle ce qui se fait dans la nature.
09:08Ça veut dire qu'en termes de durabilité, ça permet justement, comme vous le disiez,
09:13de pouvoir maintenir son appareil le plus longtemps possible ?
09:16En termes de durabilité, ça veut dire que c'est non-intrusif, c'est non-agressif.
09:19Ça veut dire que c'est une machine qui est conçue pour durer plus de 20 ans.
09:22La seule chose qu'elle ait, elle a besoin de deux choses.
09:28Elle a besoin d'un tout petit peu d'électricité pour faire circuler l'eau,
09:32mais ça a été même pensé là-dessus pour intégrer la dimension solaire,
09:36la dimension heure creuse, pour minimiser l'impact financier,
09:40et que ça soit vraiment extrêmement léger.
09:42Et un consommable, qui est sous forme liquide,
09:45qui sont un petit bidon qu'on va mettre, qu'on va changer une fois par trimestre,
09:48dans lequel il y a les fameuses bonnes bactéries
09:50qui sont fabriquées par un expert en production de bactéries,
09:54qui est un partenaire à nous.
09:56Et ces bactéries, elles sont injectées avec une micropompe chaque jour
10:01pour s'assurer que la filtration est toujours parfaitement opérationnelle.
10:04Mais alors justement, en termes d'amortissement de rentabilité
10:07après l'achat d'un objet technologique comme celui-ci,
10:13vous l'avez estimé à combien d'années ?
10:16Alors, on ne va pas parler d'amortissement en France,
10:22parce qu'en France, on a de l'eau et des traitements d'eau qui sont...
10:26On a quasiment la meilleure eau du monde,
10:28et cette eau, on la met dans les toilettes.
10:30Oui, ce qui est absurde, bien sûr.
10:31C'est comme ça, et parce qu'on a la chance d'avoir beaucoup d'eau,
10:36ce qui ne sera peut-être pas éternel,
10:37puisque moi je vois, le laboratoire,
10:40toute la partie R&D innovation sur l'eau
10:41et tout ce qui est gestion digitale de l'eau
10:44est développé à Aix-en-Provence,
10:46puisque le siège du groupe est à côté de l'île, à Caudry,
10:50à côté de...
10:51La ville de la dentelle.
10:52Oui, exactement.
10:54Et donc, toute la partie fabrication des outils se fait dans le nord,
10:59et toute la partie R&D en question se fait dans le sud.
11:02Donc ça, c'est intéressant,
11:03parce qu'en fait, comme vous le disiez tout à l'heure en introduction,
11:06les problématiques d'eau, on les a partout.
11:08Bien sûr.
11:08Et que ça soit à Aix-en-Provence,
11:10où on a l'été des manques d'eau,
11:13ou même à Boulogne-sur-Mer,
11:14où on a des sols qui sont argilos-gliseux,
11:16et l'été dernier, on a eu une interdition
11:19de pouvoir consommer des eaux à certains moments,
11:22puisqu'il y avait des restrictions.
11:23Donc ces sujets, c'est les mêmes sujets partout,
11:26mais ils sont beaucoup plus importants dans des pays à l'étranger,
11:29où le manque d'eau est encore plus massif,
11:32puisqu'il n'y a pas d'eau.
11:35Et donc, quand il n'y a pas d'eau,
11:37l'eau n'a plus de prix.
11:38Et donc, finalement, le temps de retour sur amortissement,
11:41il est immédiat,
11:43puisque la ressource en eau devient essentielle.
11:46Donc, ce qui se passe aujourd'hui dans certaines régions du globe,
11:50qui sont des phénomènes d'exception,
11:51mais qui représentent quand même déjà aux Etats-Unis,
11:54il y a 50 millions, pardon, 40 millions de personnes
11:57qui sont ce qu'ils appellent off-grid.
12:00Off-grid, c'est-à-dire hors-réseau,
12:02c'est-à-dire qu'ils n'ont pas l'eau de la ville,
12:04et ils n'ont parfois pas d'eau ou très peu d'eau.
12:08Ça veut dire qu'aujourd'hui, pour ces gens-là, c'est clé.
12:12Donc, c'est un peu ces pays-là que vous visez ?
12:17C'était les pays du Sud ou bien les Etats-Unis ?
12:20Aujourd'hui, c'est sûr qu'en France,
12:23on commence à sensibiliser les gens,
12:26à se dire qu'il faut prendre soin de l'eau,
12:28mais on a une réglementation qui ne permet pas
12:30de faire tout ce qu'on veut,
12:32puisqu'on a tellement d'eau.
12:33L'Espagne a traité la question depuis 30 ans,
12:38parce qu'ils avaient beaucoup plus de problèmes d'eau
12:40que nous en France,
12:41et donc aujourd'hui, il y a beaucoup de réutilisation
12:43des eaux grises qui est faite en Espagne.
12:45Maintenant, si on va beaucoup plus loin,
12:47qu'on va dans les pays du Golfe,
12:49ou qu'on va dans des déserts
12:51comme au sud des Etats-Unis, etc.,
12:54là, on a en effet un vrai besoin aujourd'hui,
12:57mais le vrai besoin aujourd'hui, dans 10 ans,
12:59ça sera encore pire à d'autres endroits.
13:02C'est qu'en fait, la problématique de certains d'aujourd'hui
13:04sera la problématique de tous, en 10 ans.
13:06Alors, justement, vous revenez du CES de Las Vegas,
13:09le dernier, en 2026.
13:11Que retenez-vous, justement, de cette édition 2026,
13:13et est-ce que c'est, selon vous,
13:15vraiment un passage obligé
13:16quand on est une start-up technologique,
13:18et qu'on souhaite capter, notamment,
13:20le marché américain, entre autres ?
13:23Alors, il s'avère que moi, à titre personnel,
13:26c'est la quatrième fois que je vais au CES,
13:28puisque j'ai accompagné d'autres sociétés
13:31dans le passé que je dirigeais.
13:34Et je vous dirais que, déjà,
13:35c'est le meilleur CES que j'ai fait.
13:40Et étonnamment.
13:41C'est-à-dire en termes de retour sur place ?
13:43En termes de retour sur place, exactement.
13:47Alors, moins de monde que les années précédentes,
13:49mais beaucoup plus quali.
13:50Alors, peut-être que le produit est encore plus attractif
13:54que tout ce qu'on avait pu présenter dans le passé.
13:56Ça, c'est sûr.
13:57Mais, indiscutablement, nous, on revient
14:00avec des distributeurs potentiels
14:03dans toutes les zones à stress hydrique
14:06qui nous intéressaient,
14:08plus tous les États-Unis,
14:10où là, franchement, on ne s'attendait pas
14:11à avoir autant d'appétence
14:13et autant de demandes sur le produit.
14:15Et on y allait pour trois raisons.
14:18On y allait, un,
14:19pour valider cette perception
14:23qu'on avait et ce produit
14:25en approche marché
14:26qui, pour nous, est maîtrisé techniquement.
14:29Mais avoir le regard du client
14:31sur un produit, c'est juste clé.
14:33Et donc là, aujourd'hui,
14:33on a la confirmation
14:34qu'il n'y a pas de doute sur ce produit.
14:38Il y a un vrai marché.
14:39Il y a un vrai marché.
14:41Et puis, ça nous a permis d'affiner aussi
14:42parce qu'il y a une problématique juridique.
14:44Oui, bien sûr.
14:45Il y a des territoires
14:47où on va pouvoir mélanger
14:49toutes les eaux,
14:50qu'elles soient issues du noir, du gris.
14:52On va pouvoir, à la fin, les regrouper.
14:54Il y a d'autres territoires
14:55où ça ne sera pas du tout le cas
14:56et on sera obligé
14:57de garder des circuits séparés.
14:59Mais le produit a été conçu
15:01et pensé du point de vue modulaire.
15:02Et donc, on est capable de faire tout.
15:04Mais donc, c'est ça qui est bien.
15:05C'est que nous, ça nous permet
15:06dans cette dernière phase
15:07d'industrialisation qu'on fait,
15:09en fonction de la zone qu'on va toucher,
15:10que ce soit la ville de Las Vegas,
15:13de Los Angeles,
15:14qui n'aura pas les mêmes réglementations
15:15ou une autre ville au Texas
15:17ou ailleurs,
15:18là, on sait qu'on aura
15:19des différences sur le produit
15:21et donc, on doit avoir un produit
15:22qui est conçu pour s'y adapter.
15:24Donc ça, c'est un message clé pour nous
15:27dans cette dernière phase
15:28d'industrialisation qu'on fait.
15:29On l'avait imaginé,
15:30mais ça nous le confirme.
15:32Donc déjà,
15:33c'est confirmation de marché.
15:36Deuxièmement,
15:37des distributeurs concrets
15:38qui attendent le produit.
15:39Un cahier d'adresse
15:40qui se remplit, oui.
15:41Exactement.
15:42Et troisième chose,
15:43on y allait aussi.
15:44À partir du moment
15:44où vous mettez un pied quelque part,
15:46vous ne pouvez pas y aller
15:47sans investir.
15:48Donc, nécessité de fonds
15:50pour chaque territoire
15:51que vous allez ouvrir.
15:52Donc, nécessité de lever ces fonds.
15:54Et aujourd'hui,
15:55très clairement,
15:56il y a des investisseurs
15:58qu'on a rencontrés sur le salon
16:00avec qui on a déjà
16:01des nouveaux rendez-vous prévus.
16:03Et des investisseurs
16:04qui sont étrangers.
16:06Certains sur les pays arabes,
16:08d'autres aux Etats-Unis
16:09et d'autres en France.
16:11On a rencontré
16:12des investisseurs en France aussi
16:13qui sont très intéressants.
16:15Ce qui est plutôt rassurant
16:16parce qu'on a toujours
16:16cette crainte après
16:17que le savoir-faire,
16:18je vais dire,
16:20quitte le territoire.
16:21Donc, c'est vrai
16:21que c'est toujours rassurant
16:22de se dire qu'on a
16:23des investisseurs en France
16:24également
16:25et pas que à l'étranger.
16:27Oui.
16:27Alors, pour nous aussi,
16:28comme vous le dites,
16:30mais nous aussi.
16:31et c'est vrai que
16:32le fait de pouvoir
16:35finalement faire
16:36un cofinancement
16:37France
16:38et territoire étranger
16:40peut faire que
16:41les financements
16:42à l'étranger
16:42vont se concentrer
16:43sur les licences
16:44et les développements
16:45des BBU
16:46qui sont à l'étranger
16:47et en France
16:48sur finalement
16:49le siège
16:50et l'activité R&D
16:51et l'innovation
16:53qui va se passer en France.
16:54Et ça,
16:55je pense que c'est
16:57un vrai gage
16:59d'équilibre
16:59pour la suite.
16:59En tout cas,
17:00on l'a bien compris,
17:02un retour très positif
17:03de ce CES
17:04de Las Vegas
17:04et ça fait plaisir
17:06à entendre.
17:07Merci beaucoup
17:07Emmanuel Berthaud
17:08d'avoir pris le temps
17:09de nous présenter
17:10ce groupe eau
17:12et cette belle innovation
17:13pour nous rendre
17:14autonomes en eau.
17:15100% autonomes.
17:16Merci beaucoup
17:17et bonne journée à vous.
17:18Au plaisir, au revoir.
17:19Au revoir.
17:20On va se quitter
17:20un court instant
17:21et on se retrouve
17:21juste après
17:22avec Thibaut,
17:23notre French Trotter.
17:24Artisans, porteurs de projets,
17:26apprentis,
17:26les chambres de métier
17:27et de l'artisanat
17:28vous accompagnent.
17:29La CMA,
17:30artisans de la nouvelle économie,
17:31présente
17:32Sud Radio,
17:34c'est ça la France,
17:35Nathalie Schrengirma.
17:37Nous voilà de retour
17:38dans ces salles à France,
17:38l'émission du savoir-faire français.
17:40Et il est temps
17:41d'aller se balader
17:42avec Thibaut,
17:44notre French Trotter
17:45qui parcourt
17:45la France
17:46pour l'émission.
17:47Sud Radio,
17:48c'est ça la France
17:49avec Thibaut,
17:50le French Trotter.
17:51Vous êtes en plein cœur
17:52du bocage vendéen.
17:53Il y a beaucoup
17:53de chemins creux
17:54à découvrir.
17:55Quels sont les lieux
17:55que vous invitez
17:56vos visiteurs
17:57à aller voir ?
17:58On a plusieurs cités,
18:00petites cités de caractère,
18:01notamment Pouzeuge
18:02au plus près,
18:03Mouchon,
18:03qu'on aime beaucoup,
18:05Malièvre,
18:05qui est magnifique
18:06à découvrir aussi.
18:08Une fois qu'on a proposé ça,
18:09il y a quelques sites
18:10un peu plus ciblés famille
18:12comme le Manoir de Réaumur,
18:14le Château de Saint-Mémin.
18:15Quelquefois,
18:16certains s'aventurent
18:16jusqu'à Tifauge.
18:18Le Château de Barbe Bleue ?
18:19Oui,
18:19le Château de Barbe Bleue,
18:20qui a de très beaux spectacles
18:23l'été
18:25et qui attire quand même
18:26bon nombre de familles
18:29avec de jeunes enfants
18:30pour voir les combats
18:31de chevaliers
18:31et de joutes.
18:34Quelquefois,
18:35les gens s'aventurent
18:36jusqu'au bord de mer
18:37mais en général,
18:38ils restent quand même
18:39sur le bocage.
18:40On l'a pas dit,
18:41ici,
18:41le domaine terre et eau
18:42est entouré d'animaux ?
18:43Chez nous,
18:43effectivement,
18:44tous les matins,
18:44on fait le tour des bêtes
18:45qu'on propose aux familles.
18:47Souvent,
18:47c'est même réclamé,
18:48arriver 10h,
18:4910h30,
18:49si on ne m'a pas vue
18:50dans le paysage,
18:51les enfants viennent me voir,
18:53viennent me chercher.
18:54On va commencer
18:55par aller chercher les oeufs,
18:56nourrir nos volailles.
18:58Donc,
18:58on a poules,
19:00canards,
19:01dindes,
19:02différentes races
19:04de canards
19:05et puis,
19:06effectivement,
19:06on va continuer notre tour,
19:07on va aller voir les oies.
19:09Nous avons des lapins en clapier,
19:10donc qui dit lapin,
19:11dit petit.
19:13Donc,
19:13voilà,
19:13il y a toute cette séance,
19:15j'ai envie de dire,
19:15de...
19:16C'est le rituel du matin.
19:17C'est un vrai rituel
19:19et où là,
19:21on ne regarde pas la montre
19:21et pour le coup,
19:22on peut facilement rester
19:23une heure avec les enfants,
19:25une heure,
19:25une heure trente
19:26à faire le tour
19:26pour un peu qu'on aille
19:27ensuite au potager.
19:29On a une volière également
19:30avec des pans
19:31et des faisans.
19:32Donc,
19:33voilà,
19:34le but est de nourrir
19:35tout ce petit monde
19:36et on en profite,
19:36voilà,
19:37pour parler un petit peu
19:38de ce petit élevage
19:40qui est géré
19:42à la fois par mes enfants,
19:43par mon mari
19:44et puis,
19:45quand tout le monde
19:46est un peu plus occupé
19:47ou à l'école,
19:48c'est maman qui récupère
19:49un peu le boulot, quoi.
19:50On va préciser
19:51que les repas
19:52sont faits maison
19:53à partir des produits
19:54de la propriété.
19:55J'apporte une attention
19:57particulière
19:57à ce que la cuisine
19:58soit maison
19:59et soit des produits
20:01de circuit court.
20:02Ce que je vous ai cuisiné,
20:03du coup,
20:04c'est avec de la viande locale.
20:06Idéalement,
20:07je cuisine quand même
20:08nos volailles.
20:10Et c'est un régal.
20:11Il faut le préciser,
20:12on a eu droit
20:13à une blanquette de veau
20:14qui était délicieuse
20:15et une tarte
20:16aux pommes maison.
20:17Oui, oui.
20:18On a encore
20:18quelques pommes chez nous.
20:19On a replanté.
20:21Il y a un petit verger
20:22planté il y a 4 ans maintenant
20:24et là,
20:25voilà,
20:26cet hiver,
20:26on va replanter de nouveau
20:27pour essayer
20:27de densifier un petit peu
20:29notre petit terrain
20:30et tendre vers un maximum
20:32d'autonomie
20:33en termes de fruits et légumes
20:34de chez nous.
20:35Le tourisme durable,
20:36pour vous,
20:37c'est un vrai engagement ?
20:38C'est un vrai engagement
20:39dans le sens où,
20:41lorsque nous sommes arrivés,
20:43on nous parlait déjà
20:45de cette manne touristique
20:46liée à l'accueil
20:47de la clientèle
20:48du Puy-du-Fou.
20:49Je ne pouvais pas rester
20:52les bras ballants
20:53en me disant
20:53« ça va être facile,
20:56on accueille des gens
20:56du Puy-du-Fou ».
20:57Aujourd'hui,
20:59il y a les Airbnbs
21:00et il faut savoir
21:03que du coup,
21:03ça marche.
21:04Quand on a un concept,
21:05qu'on a un appui aussi,
21:07parce que le réseau
21:08lié au prêt
21:08cible vraiment
21:10une clientèle
21:11en accord
21:13avec nos valeurs
21:14et avec le slow tourisme
21:16et avec la déconnexion,
21:18ça marche.
21:19C'est juste qu'il faut tenir,
21:21il faut savoir
21:22accueillir les gens.
21:23Chez nous,
21:24il n'y a pas de boîte à clés,
21:25il y a un accueil physique
21:26et il faut savoir
21:27être disponible.
21:28Et ça, effectivement,
21:28ça prend du temps
21:29mais il faut savoir
21:30ce que l'on souhaite
21:31dans notre accueil.
21:32Mais aujourd'hui,
21:33on fait attention
21:34sur nos consommations,
21:36on est sur de l'eau de source,
21:38on fait attention
21:38à notre consommation électrique,
21:41on fait attention
21:41sur notre consommation alimentaire,
21:44sur des tas de choses
21:45d'un point de vue personnel
21:47et professionnel.
21:48Donc oui, c'est possible.
21:50Et c'en est la preuve,
21:51voilà.
21:51Et je peux témoigner,
21:53on est remarquablement bien
21:54accueillis ici
21:54dans ce domaine
21:55terre et eau.
21:56Merci beaucoup Adeline.
21:58Avec plaisir.
21:59Merci Thibaut.
22:00On vous retrouve
22:00la semaine prochaine
22:01pour une autre
22:02découverte en France.
22:05Sud Radio,
22:05c'est ça la France
22:06avec Thibaut,
22:07le French Trotter.
22:08C'est ça la France
22:09c'est terminé pour aujourd'hui.
22:10Merci chers auditeurs,
22:11on se retrouve
22:12la semaine prochaine
22:13pour de nouvelles aventures ensemble.
22:14Rendez-vous même heure,
22:16même chaîne
22:17et même radio.
22:18Et d'ici là,
22:19portez-vous bien.
22:21Sud Radio,
22:22c'est ça la France,
22:23Nathalie Schrengerma.
22:24Avec les chambres de métier
22:25et de l'artisanat.
22:26Artisans,
22:27porteurs de projets,
22:28apprentis,
22:28nous vous accompagnons
22:29depuis 100 ans
22:30pour faire battre
22:31le cœur de la France.
22:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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