- il y a 5 heures
Avec Jean-Michel Karam
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00:00Le réseau des chambres de métier de l'artisanat, artisans de la nouvelle économie, présente
00:06Sud Radio C. Sala France, Nathalie Schrengerma
00:09Bonjour à tous et bienvenue dans C. Sala France, l'émission du savoir-faire français.
00:13Chaque semaine nous mettons en lumière des parcours inspirants, des femmes, des hommes
00:17qui incarnent une France audacieuse, créative, entreprenante.
00:21Et mon invité aujourd'hui est l'incarnation parfaite de cette énergie.
00:25Entrepreneur, scientifique, pionnier des technologies MEMS,
00:28fondateur de plusieurs entreprises technologiques, ancien chercheur au CNRS.
00:33Il est aujourd'hui à la tête de plusieurs sociétés innovantes, il investit dans des projets d'avenir.
00:37Vous l'avez sûrement vu dans une célèbre émission d'M6 qui va être mon associé.
00:41Et son parcours est digne d'un roman et justement il a écrit son livre sur son parcours.
00:46Il est arrivé en France à 20 ans après avoir grandi dans un Liban marqué par la guerre.
00:51Il deviendra quelques années plus tard l'un des entrepreneurs français les plus audacieux de la tech.
00:55Il publie ce livre inspirant, La réussite est en vous, dans laquelle il raconte son parcours, ses échecs, ses victoires,
01:02ses clés de la résilience.
01:03Mais il vous donne aussi beaucoup de conseils.
01:05Merci d'être avec nous Jean-Michel Caram.
01:07Merci de m'accueillir.
01:09J'adore le nom de votre émission.
01:12Nous on est ravis de vous accueillir dans ces salles à France.
01:14Alors vous êtes à la tête de Memscap.
01:16Vous avez écrit Memscap qui est coté en bourse.
01:18Également fondé le groupe en 2020, IEVA Group, plutôt sur tout ce qui est cosmétique et l'IA ensemble.
01:25Oui, IEVA Group, c'est une maison de marques.
01:27C'est le numéro un de la beauté personnalisée et c'est une maison de marques, de services et d
01:32'expériences
01:33activées par l'intelligence artificielle, la tech et la data et portées par le storytelling, les communautés et le contenu.
01:40Ce qui est intéressant dans votre livre, et je trouve qu'il est assez étonnant, c'est qu'on a
01:44vraiment ce parcours, cette enfance mêlée aussi de conseils que vous donnez justement aux entrepreneurs.
01:54Et il y avait ce besoin de vous livrer, de vous dire, vous me voyez régulièrement avec mes costumes flamboyants.
02:01Mais derrière, il y a tout un parcours, il y a toute une vie, il y a une enfance qui
02:05a été marquée par plusieurs choses, notamment la guerre au Liban.
02:08Il y avait cette envie de mieux expliquer aux gens qui vous êtes réellement.
02:14En fait, franchement, le projet du livre, on m'a approché pour faire un livre, j'avais 32 ans.
02:19Donc c'est juste après l'introduction aux bourses de Memscap, etc.
02:22J'étais un golden boy à l'époque, donc tout ce que je faisais, ça devenait de l'or.
02:28Et en fait, j'ai toujours repoussé en inventant des excuses.
02:34Tantôt, je disais, je n'ai pas le temps.
02:36D'autres en disant que je ne suis pas encore mort, etc.
02:41Et en fait, réellement, j'avais peur d'écrire ce livre parce que je savais qu'un livre, moi, je
02:50lis beaucoup.
02:50Je lis quatre livres par semaine.
02:53Et je savais que quand on écrit un livre, il faut porter le lecteur sur les scènes.
03:00Donc il faut rentrer dans beaucoup de détails, vraiment beaucoup de détails.
03:04Et ces détails, il faut aller les chercher.
03:06Et moi, il y a des zones dans ma vie où il ne fallait pas trop aller chercher parce que
03:11j'ai mis des spadraps.
03:12Il fallait raviver des souvenirs et parfois des souvenirs plus douloureux.
03:14Exactement. Et là, il fallait ouvrir tout.
03:16Et franchement, quand j'ai écrit ce livre, il y a des nuits où je n'ai pas pu dormir
03:20tellement ça s'est réveillé en moi.
03:24Mais pour moi, c'était le moment parce que depuis 2024, où j'ai rejoint, qui veut être mon associé
03:35avec la saison 5, puis 6,
03:38il y a quelque chose qui s'est produit chez moi où j'ai commencé à vouloir pas seulement m
03:43'occuper de moi, de mes entreprises, de ma famille, etc.
03:47Mais essayer d'être utile, on va dire.
03:52Et je n'aime pas dire transmettre, etc.
03:55Parce que je trouve ça un peu pingouin.
03:58Un peu pompeux, un peu.
04:00Pour moi, en fait, j'essaie d'être utile.
04:03Moi, j'aime beaucoup la France.
04:05La France coule dans mes...
04:09Dans vos veines.
04:10Mes veines.
04:11J'aime beaucoup ce pays, profondément.
04:13Et j'avais un peu envie de rendre à ce pays ce qu'il m'a donné au début.
04:22J'en avais un peu marre des gens qui disent que des critiques sur la France.
04:27Et des gens qui partent.
04:30Moi, je ne fuis jamais une zone de guerre.
04:33Donc je ne vais pas fuir.
04:34Même le Liban, je ne l'ai pas quitté en guerre.
04:36Je l'ai quitté quand l'espoir est mort.
04:39Et donc, cette volonté, ça s'est matérialisé par beaucoup d'actions.
04:45La première, c'est le livre qui est la porte d'entrée.
04:48Pourquoi ?
04:49Parce que mon livre est fait pour qu'il soit lu par tout le monde.
04:52Il donne espoir.
04:54Il inspire, il donne espoir.
04:56Il raconte une histoire intéressante.
04:58Mais au-delà de tout, ce n'est pas un livre que je parle de moi.
05:01C'est un livre pour les gens.
05:03Et pour les entrepreneurs, en même temps, ils trouvent leur beurre dedans.
05:06C'est bien dosé.
05:08De manière à ce que les gens qui ne sont pas entrepreneurs puissent le lire.
05:11Et les gens qui sont entrepreneurs trouvent des conseils, des trucs sur le parcours.
05:15Les gens qui ne sont pas entrepreneurs ont envie d'entreprendre.
05:17Dès qu'ils ont lu votre livre, c'est vrai, on a envie d'y aller.
05:19Et pour les entrepreneurs, c'est vrai que vous donnez des conseils très pratiques aussi.
05:23Oui, c'est vrai.
05:24Parce que pour moi, c'est la première étape d'entrée chez moi.
05:27Après, il y a eu ma chaîne YouTube qui a vraiment cartonné.
05:32Et dans laquelle, là, on va rentrer vraiment purement entrepreneur.
05:35Et puis, il y a l'émission Skill.
05:38Donc, mon bras d'investissement dans les entreprises innovantes.
05:42Et pas, d'ailleurs.
05:44Mais innovantes d'une manière ou d'une autre.
05:45En tout cas, même si ce n'est pas technologique.
05:48Et aujourd'hui, il y a Amplify.
05:50Donc, avec Michel Benzeno, qui est la continuité de qui veut être mon associé.
05:56Et qui est les bootcamps, la formation, l'école avec le SCP, etc.
06:01Et pour moi, voilà, c'est un spectre de quatre actions très déterminées
06:06pour pouvoir aider d'autres gens à réussir.
06:09Moi, ce que je trouve aussi très intéressant dans votre livre,
06:11ça va rassurer aussi, j'imagine, des entrepreneurs,
06:14c'est que vous êtes resté vraiment très fidèle à la France.
06:16C'est que vous avez eu plusieurs possibilités, finalement,
06:18mais de partir à l'étranger,
06:20d'essayer de faire rentrer que des investisseurs étrangers.
06:22Mais il y avait cette volonté, quand même, de garder ce lien avec la France.
06:26Et justement, moi, ce qui m'intéresse, c'est de vous demander,
06:28vous qui avez ce regard peut-être un peu plus de hauteur
06:31par rapport à des Français qui ont toujours été en France depuis la naissance.
06:36Finalement, on a tendance à ne voir que ce qui ne va pas.
06:39Un pays qui régule constamment.
06:40Mais finalement, c'est possible d'entreprendre en France ?
06:43De trouver du capital ?
06:44D'y aller ?
06:45En fait, franchement, je suis content de cette question
06:48parce que les Français vivent au paradis et ils croient qu'ils sont en enfer.
06:53C'est incroyable.
06:55On a des pauvres en France,
06:56mais les pauvres Français sont plus riches que les autres pauvres du monde.
07:00Un pauvre Français, quel qu'il soit, il peut être soigné.
07:03Il va à l'hôpital et s'il est malade, il est soigné.
07:06Ces enfants ont la même condition, la même chance que ceux des riches.
07:11Aux États-Unis, au Liban, etc.,
07:13les enfants des riches vont aux meilleures écoles
07:15et les autres, dans des écoles où le prof vient une fois par semaine.
07:20Donc, on a beaucoup de choses en France.
07:24Et évidemment, pour donner toutes ces choses-là à tous les Français,
07:27il faut un système d'impôts.
07:29Et moi, je dis toujours, ce n'est pas grave de payer des impôts.
07:33Ce qui est grave, c'est de mal utiliser le fruit des impôts.
07:36Donc, c'est nos dirigeants qui doivent utiliser d'une autre manière
07:39l'argent qu'on leur donne pour que notre pays soit combatif, etc.
07:42Alors, est-ce qu'on peut entreprendre en France et réussir ?
07:47Je suis vraiment l'exemple même qui peut donner espoir d'une manière incroyable.
07:54Imaginez un enfant de 9 ans qui est en train de jouer dans son jardin
07:59à côté de sa maison au Liban avec des bombes qui tombent partout.
08:02Qui mettrait 10 euros sur lui ?
08:05Qui miserait sur ce gamin ?
08:07Moi, aujourd'hui, je ne mise pas sur lui.
08:10C'est impossible.
08:11Et pourtant, je suis venu en France, j'ai réussi.
08:15Donc, je suis une lueur d'espoir à tout le monde.
08:18Tout le monde peut réussir en France.
08:21Quand même, on est un pays avancé.
08:24On a accès à beaucoup de choses, à la formation, à l'éducation, etc.
08:31Nos ingénieurs, en particulier, sont les meilleurs ingénieurs du monde.
08:34Ils sont très généralistes, très formés, etc.
08:36Les Américains sont beaucoup plus...
08:38Le parcours américain est beaucoup plus sélectif et très pointu sur un domaine,
08:42mais ils ne sont pas généralistes.
08:43Donc, on a beaucoup de possibilités.
08:47Alors, certainement, il y a des freins.
08:51Certainement que quand on charge les entreprises de cette manière-là,
08:55quand on pense que l'entreprise, son argent, il vient, on ne sait pas d'où.
09:00Ça, c'est des freins.
09:02La culture économique en France est très faible.
09:05C'est-à-dire que tout le monde pense que le patron, en quelque sorte, il a l'argent.
09:08En fait, lui, c'est un employé qui ne fait que gérer l'argent des clients qui rentrent et qui
09:12les dépensent.
09:13Donc, il faut que la culture générale progresse.
09:15C'est pour cela que les actions qui sont faites, comme dans « Il veut être mon assiette », etc.,
09:21expliquent aux gens c'est quoi l'économie, etc.
09:25Et oui, on peut encore réussir en France.
09:28Alors, il est évident qu'il y a des choses qu'on peut réussir aux États-Unis qu'on ne
09:32peut pas réussir en France.
09:33Dans votre livre, vous donnez un exemple concret.
09:35Vous dites « Mark Zuckerberg serait né en France ».
09:37J'allais vous dire le même exemple.
09:39Ça va être compliqué.
09:40Et moi, je reçois souvent des entrepreneurs qui me disent « Ben voilà, mais moi, je vais être obligée de
09:44vendre ma technologie.
09:45Je vais être obligée d'aller voir ailleurs. »
09:46Et c'est ce que je trouve assez décourageant parfois.
09:49Parce qu'il semblerait qu'en France, on a moins cette culture, justement, d'investir dans des entreprises, dans des
09:56start-up.
09:57Ben oui, mais à chaque fois qu'un gouvernement a besoin d'argent, il va pomper l'argent des entreprises.
10:02Donc, ça devient plus dur pour les entrepreneurs.
10:05Mais bon, il faut savoir une chose, c'est que c'est vrai que chaque pays a ses problèmes.
10:14On a une dérive en France aujourd'hui réelle à pousser les entreprises vers le bas, etc.
10:22Mais il ne faut pas accepter ça.
10:24Et moi, je pense que critiquer n'amène à rien.
10:27Il faut se battre.
10:30Il faut expliquer.
10:31Il faut faire des émissions comme celle-ci où on explique aux gens les choses, etc.
10:35Jusqu'à ce que le savoir commun arrive à un niveau où les dirigeants de ce pays ne peuvent plus
10:42passer outre cet avis général.
10:47Donc, critiquer, c'est bien.
10:48Mais il ne faut pas rester là.
10:51Il faut faire des choses.
10:52Il faut faire des choses.
10:53Et on peut faire des choses.
10:54Et d'ailleurs, moi, je suis convaincu aujourd'hui que la seule manière de réussir d'une manière très forte
10:59en France, c'est de créer des écosystèmes.
11:01Et c'est pour cela que je n'ai pas une entreprise, mais j'ai un écosystème.
11:04Parce que l'écosystème se tire en entier vers le haut.
11:07C'est ça.
11:07Alors, pour ceux qui nous écoutent, un écosystème, c'est vraiment...
11:10On a une combinaison de...
11:11Beaucoup d'entreprises, beaucoup d'intervenants, de groupes.
11:16Voilà.
11:16En fait, tout le monde parle de la réussite de la Silicon Valley.
11:19Je l'ai dit beaucoup de fois aux hommes politiques, la Silicon Valley, ce n'est pas un bâtiment dans
11:23lequel...
11:24Ou une zone dans laquelle on met des entreprises.
11:26C'est un état d'esprit.
11:27Avant tout.
11:29Dans la Silicon Valley, les gens, ils sortent de leur travail vers 5h30 à peu près.
11:34À 6h, ils sont tous assis à table et ils mangent.
11:37Ils dînent et puis ils rentrent chez eux.
11:39Ils rentrent chez eux vers 7h30, 8h.
11:41Mais ils ont déjà dîné.
11:42Nous, on rentre à 8h, on n'a pas dîné encore.
11:46Mais quand eux, ils dînent ensemble, ils se passent des contrats.
11:51C'est une mafia.
11:52Mais vraiment.
11:53Moi, je me rappelle que quand je vais aux États-Unis avec une technologie de malade qui dépasse tous les
11:58Américains,
11:58ils ont tout de suite mis de l'argent, ils l'ont pris, etc.
12:01Dès que quelqu'un de la zone a développé une technologie qui se rapproche de la mienne,
12:07même si elle n'est pas si parfaite, il va lui donner sa chance, il va le prendre, etc.
12:15Quand quelqu'un réussit, tout le monde veut le voir pour apprendre de lui et essayer de faire pareil.
12:21Et tout le monde est heureux de la réussite de l'autre.
12:24Il s'entraide.
12:25C'est vraiment une mafia.
12:26Il s'entraide de tous les côtés.
12:27Nous, dès que quelqu'un réussit, on est tellement jaloux, on lui met des coups dans les genoux pour qu
12:32'il descend.
12:34Moi, au début de ma carrière, c'était vraiment incroyable.
12:37Parce qu'à 31 ans, j'avais très bien réussi et j'ai généré énormément de jalousie.
12:45À chaque fois que je faisais une couverture d'une magazine, j'avais plein de gens dans le coin grenoblois,
12:50qui voulaient à l'époque me mettre des bâtons dans les roues, etc.
12:55Cette attitude-là, on ne l'a pas aux Etats-Unis.
12:57Parce qu'aux Etats-Unis, on est convaincus qu'on peut réussir beaucoup plus ensemble
13:02en se tirant l'un l'autre et en créant cet écosystème qui s'appelle la Silicon Valley.
13:06Plus on est nombreux à avancer, plus on va aller loin.
13:08C'est sûr.
13:08On a besoin.
13:10L'économie, c'est une chaîne par cascade.
13:13Les donneurs d'ordres sont par cascade.
13:15Donc, plus on construit cet écosystème,
13:18et l'État français peut être un super entrepreneur.
13:22envoyer de l'énergie dans cet écosystème.
13:25D'ailleurs, il y a un très très bon travail qui est fait aujourd'hui
13:27par l'ABPI et par Nicolas Dufour et ses équipes.
13:33Franchement, qui aujourd'hui tient le temple.
13:36Ces gens-là travaillent vraiment...
13:38Ce n'est pas toujours facile,
13:39parce qu'on a des dirigeants au-dessus,
13:42des hommes politiques qui changent beaucoup dans nos pays en ce moment,
13:46avec des gouvernements qui succèdent.
13:48Et on a cette entité qui essaye de faire beaucoup de travail
13:54et qui peut doper l'écosystème français.
13:57Et il y a des initiatives comme la mienne,
14:00comme celle qui veut être mon associé,
14:02et des émissions comme celle-ci.
14:04Oui, exactement.
14:05Alors, on n'a plus beaucoup de temps,
14:07mais il y a une autre question que je voulais vous poser,
14:09parce que c'est vrai que vous le dites,
14:10ce livre, il le suit pour donner envie aux gens d'entreprendre.
14:13Vous souhaitiez le rendre le plus accessible possible.
14:16Vous dites cette phrase que je trouve très forte.
14:19Il n'y a rien de magique.
14:20Rien de magique ne peut arriver dans la zone de confort.
14:23Alors, que dire à ceux qui nous écoutent,
14:25qui rêvent d'entreprendre,
14:27mais qui n'osent pas y aller ?
14:29Comment les convaincre ?
14:30Moi, je vais leur dire une chose.
14:31D'abord, la première chose,
14:34aujourd'hui, les entrepreneurs sont devenus comme les DJs il y a quatre ans,
14:37donc tout le monde a envie d'entreprendre.
14:39C'est vrai.
14:40Et c'est très, très bien.
14:41Parce que transformer la France en terre d'entreprise,
14:44terre d'entreprendre, c'est quelque chose de génial,
14:46parce que ça porte le pays.
14:48Il faut savoir qu'il ne faut pas avoir peur.
14:51Il y a plein de gens qui pensent qu'ils n'ont pas l'idée.
14:53Il y a plein de gens, mais il y a plein de solutions.
14:57La franchise, par exemple, est une solution
14:59pour faire son premier pas dans les entreprises.
15:02Moi, je sais, j'ai l'atelier de sourcils en franchise.
15:04Nos franchisés, c'est des vrais entrepreneurs.
15:06Il y en a des gens qui ont maintenant dix boutiques.
15:09Donc, c'est une PME.
15:12Donc, la franchise est une manière d'y aller dans l'entreprise
15:15sans prendre beaucoup de risques, si on n'a pas d'idées, etc.
15:19Et ensuite, il y a la notion d'entreprise tout seul.
15:24Il faut savoir que ça, c'est dur.
15:27Ce n'est pas simple.
15:28Il faut savoir qu'on va travailler beaucoup plus que n'importe qui.
15:31Mais il faut savoir que personne ne peut avoir la sensation
15:35des aigles qui volent.
15:39Alors, je ne peux pas terminer cet interview
15:41sans évoquer votre maman
15:42parce qu'elle a une place extrêmement émouvante dans votre livre.
15:45C'est vrai que votre livre, il m'a vraiment marquée
15:47parce qu'on passe de l'émotion
15:49à des choses un peu plus concrètes.
15:52En fait, il y a de la joie.
15:54Il y a un moment aussi des...
15:56On est pris aussi parfois la gorge
15:58quand on lit certains passages.
15:59Et ce que je trouve assez incroyable, c'est que...
16:01Vous dites, je vais vous citer, ma plus grande défaite,
16:03c'est de ne pas avoir pu offrir à ma mère
16:04la vie qu'elle méritait.
16:06Vous avez la chance d'avoir votre papa
16:07qui est encore là et qui a pu vivre tout ça.
16:09Ça, c'est extraordinaire.
16:10Mais ce qui est intéressant, c'est que vraiment,
16:12elle est encore aujourd'hui,
16:13elle est vraiment cette boussole dans votre vie d'entrepreneur.
16:15De là où elle est, elle vous guide
16:17dans vos choix, dans ce que vous faites.
16:19Et elle est vraiment présente.
16:20D'ailleurs, ce livre lui est dédié.
16:22Bien sûr.
16:22Donc, elle est vraiment présente
16:23tout au long de ce livre.
16:24Oui.
16:25Et même, j'ouvre le livre en le dédiant.
16:30Et je le ferme par les remerciements.
16:32Qui sont très longs.
16:33Je suis très émouvant aussi, les remerciements.
16:34Les remerciements, c'était très dur pour moi.
16:36C'est le chapitre qui m'a fatigué le plus.
16:38Mais je l'ai fait d'un traite.
16:40Et d'ailleurs, je dis quoi ?
16:42Je dis, par rapport à un moment,
16:44je dis, ma mère était quelqu'un
16:46de vraiment profondément bon.
16:51Et moi, j'ai essayé de garder...
16:54J'ai pris mon cœur d'elle.
16:56Et j'ai essayé de garder mon cœur blanc
17:00pour la faire vivre plus longtemps.
17:05Et c'est vrai que je suis un mélange
17:10de combattants.
17:11Parce que je suis un vrai combattant.
17:14Mais je suis un combattant dans les règles.
17:16Ça veut dire que moi, je ne tape jamais personne à terre.
17:18L'honneur.
17:19Jamais.
17:20Et jamais, je vais taper quelqu'un sur la ceinture.
17:23Je joue dans les règles.
17:26Et je pense que c'est un exemple
17:29que je voulais que tous les entrepreneurs sachent.
17:32Que nous ne sommes pas...
17:35Les entrepreneurs sont des hommes d'honneur.
17:38Dans le temps, on disait un mot,
17:40on serrait les mains et c'est fini.
17:42Maintenant, même les contrats,
17:43les gens ne les respectent pas.
17:45Donc, il y a une déviance au niveau de ça.
17:48Et moi, personnellement,
17:51en étant qui je suis,
17:55en alignement avec l'éducation que j'ai eue auprès de ma mère et de mon père,
18:00je suis heureux.
18:01Je vis avec mes convictions.
18:03J'ai toujours été libre.
18:07cette chose-là, cette bonté-là, cette bienveillance ne m'a pas bloqué ni dans la réussite,
18:13ni dans la vie, ni d'être heureux, ni rien.
18:15Et je pense que sur le long terme, le bien l'emporte toujours sur le mal.
18:21Merci beaucoup, Jean-Michel Carame.
18:23Je rappelle votre livre,
18:24La réussite est en vous, chez Michel Laffont.
18:26Oui.
18:26Merci.
18:27L'éditeur que je voulais, depuis toujours.
18:29Ça, c'est une grande chance.
18:31Merci d'avoir pris le temps d'échanger avec nous.
18:33On va se quitter un court instant,
18:35puis on se retrouve juste à paix avec Thibaut, notre French Trotter.
18:38Merci beaucoup de m'inviter.
18:40Le réseau des chambres de métier de l'artisanat,
18:42artisans de la nouvelle économie, présente
18:46Sud Radio Cécile à la France, Nathalie Schrengerma.
18:49Et nous voilà de retour dans Cécile à la France,
18:51l'émission du savoir-faire français,
18:53avec Thibaut, notre French Trotter.
18:56C'est parti.
18:57Sud Radio Cécile à la France, avec Thibaut, le French Trotter.
19:00Et avec Thibaut, on repart en immersion dans les coulisses
19:02des stations de ski françaises.
19:05Alors aujourd'hui, direction deux stations
19:07qui, chacune à leur manière,
19:09racontent le patrimoine alpin d'aujourd'hui, Thibaut.
19:12Exactement, Nathalie.
19:13Deux stations voisines, mais deux histoires très différentes.
19:16Morzine est un ancien village d'Alpage, devenu station.
19:19Tandis qu'Avoria est une création des années 60,
19:21au moment du grand développement du ski en France.
19:24Deux modèles qui ont su évoluer tout en gardant leur spécificité.
19:28Et pour raconter l'histoire de ces stations,
19:30j'ai rencontré Chris Félissaz,
19:32enfant du pays et ancienne championne de ski,
19:34aujourd'hui à l'office de tourisme de Morzine-Avoria.
19:37Alors ces deux stations, Morzine est un village historique,
19:41de centaines d'années, avec de nombreuses familles
19:44qui vivaient de l'agriculture, des alpages,
19:48entre France et Suisse.
19:49Et puis, fin des années 60,
19:52Avoria, la station, est née,
19:54à l'origine, avec notre champion olympique morzinois,
19:57Jean Vuarnet,
19:58d'une idée un peu folle,
20:00exploiter le sommet à 1800 mètres d'altitude
20:03pour créer une station unique au monde,
20:06puisque piétonne,
20:08avec une architecture en bois et très reconnaissable.
20:11Voilà, et de lier ces stations
20:13et au reste des ports du soleil,
20:14puisque les ports du soleil étaient nés
20:17au début des années 60.
20:18Et si on devait trouver une spécificité
20:20à Morzine-Avoria, ce serait quoi en fait ?
20:22D'abord, ce sont deux stations complémentaires,
20:24une seule et même commune, Morzine-Avoria.
20:26Elles sont complémentaires,
20:27parce qu'il y en a une qui est à 1800 mètres d'altitude,
20:31c'est une station piétonne,
20:32et donc on accède très facilement à la Suisse de l'autre côté.
20:36Et puis à Morzine, on a les deux versants,
20:38on peut aller skier d'un côté et de l'autre,
20:39et on est très outdoor, été et hiver,
20:42parce qu'on n'a pas qu'une saison d'hiver,
20:45mais on a aussi une saison très riche en été,
20:47avec plein d'activités nature.
20:50Et on est aussi sur une terre d'héritage,
20:52d'héritage culturel,
20:53d'héritage aussi en termes de savoir-faire ?
20:55Oui, tout à fait,
20:55on a beaucoup de savoir-faire,
20:57de patrimoine,
20:58des stations qui sont riches culturellement,
21:00et il y a ce côté authentique,
21:01de par l'historique de nos villages,
21:04qui sont des chalets, de pierres, de bois,
21:07et même si les stations ont grandi,
21:10elles restent très belles au niveau de l'architecture.
21:13Est-ce que vous parlez d'une mine d'ardoise ?
21:15Oui, Morzine est très connue pour ses ardoisières.
21:19Effectivement, il en reste une en activité,
21:22et les toits de l'ose et d'ardoise sont très fréquents.
21:26L'ardoise de Morzine est effectivement très connue.
21:28Donc nous avons un ardoisier qui continue à travailler la pierre,
21:31dont on peut visiter son travail.
21:34Il explique comment est née l'ardoise,
21:37et comment il la travaille,
21:38comment il la façonne,
21:39et comment ça fait aujourd'hui de très très beaux bâtiments,
21:42enfin de très beaux toits d'ardoise et de l'ose.
21:45Alors Avoria, c'est vrai que c'est une station qui est entièrement piétonne,
21:49mais alors comment se déplace-t-on ?
21:51Excellente question.
21:52Justement, un mode de transport assez unique a été mis en place.
21:55Des calèches tirées par des chevaux de trait,
21:57qui remplacent les véhicules motorisés.
21:59Et j'ai fait une balade avec Étienne,
22:01coché à Avoria.
22:02Avec lui, on va découvrir son moyen de transport
22:04et ce patrimoine unique dans les Alpes.
22:08Est-ce que les gens sont étonnés
22:09quand ils découvrent ce système de transport unique ?
22:12Quand les gens arrivent, ils sont à l'accueil,
22:15là on les voit arriver,
22:15on a l'impression qu'ils sont sur une autre planète.
22:18Il y a combien de cochés à Avoria ?
22:20Il y a 20 cochés.
22:21Et à votre avis, il y a combien de chevaux ?
22:24Je pense qu'il y a un relais entre les chevaux.
22:27Bien sûr.
22:27Il y a 100 chevaux et un cheval,
22:29on le sort 3 heures par jour
22:31et 4 jours par semaine.
22:32Un jour sur deux.
22:34Sinon, comment ce service est organisé ?
22:36Est-ce qu'il faut réserver comme un taxi ?
22:38Bien sûr, bien sûr.
22:39Il y a un service qui s'appelle l'ALDA
22:41et il y a un numéro de téléphone.
22:43Les gens appellent à ce numéro.
22:45Nous, on a des radios.
22:46Ils nous envoient les courses par la radio.
22:48C'est la seule station piétonne ?
22:51Ah oui, à ma connaissance, oui.
22:52Jean Vuarnay avait eu une super idée.
22:54Et on peut dire deux mots sur cette architecture,
22:56très particulière aussi ?
22:58Ils vivent entièrement en bois.
22:59Ce qui est joli, c'est que c'est du recédard, le bois.
23:03Et le bois, il se teint en vieillissant.
23:06Ça veut dire qu'il se met un peu à la couleur du paysage.
23:10Et c'est un peu ce qu'il fait, le charme d'Avoria.
23:13Voilà.
23:13Les immeubles se fondent dans le paysage.
23:15Voilà.
23:16Quand on écoute Étienne, on ferme les yeux,
23:17on a vraiment l'impression d'être Avoria.
23:19Exactement.
23:20Merci beaucoup Thibault.
23:21On se retrouve la semaine prochaine pour la suite
23:23et la fin de ce feuilleton au cœur des stations de ski françaises.
23:28Merci à vous, chers auditeurs.
23:29Rendez-vous la semaine prochaine, même jour, même heure
23:31et même radio.
23:33Et surtout d'ici là, portez-vous bien.
23:36Sud Radio, c'est ça la France.
23:37Nathalie Schrengerma.
23:38Avec les chambres de métier de l'artisanat.
23:41Artisans, porteurs de projets, apprentis.
23:43Nous vous accompagnons depuis 100 ans
23:45pour faire battre le cœur de la France.
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