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  • il y a 18 heures
Avec Margot Prévos, Co-dirigeante de Flowrette

Retrouvez C'est Ça La France avec Nathalie Schraen-Guirma tous les dimanches à 12h30.

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##C_EST_CA_LA_FRANCE-2026-02-15##

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métier de l'artisanat vous accompagnent.
00:05La CMA, artisans de la nouvelle économie, présente
00:09Sud Radio Cé-Salle à France, Nathalie Schrengerman
00:13Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue dans Cé-Salle à France, l'émission du savoir-faire français.
00:17On va s'intéresser aujourd'hui à l'histoire d'une petite entreprise française qui refuse de se laisser faire
00:22face à un géant du commerce.
00:24Florette, marque nantaise spécialisée dans les fleurs durables, accuse le BHV de dizaines de milliers d'euros d'impayés
00:31a décidé donc de porter l'affaire devant la justice pénale.
00:34Et derrière ce bras de fer, une question centrale, comment les PME françaises peuvent-elles survivre
00:39quand la trésorerie est fragilisée par les retards de paiement des grandes enseignes ?
00:44On en parle tout de suite avec Margot Prévost, co-dirigeante de Florette.
00:48Sud Radio Cé-Salle à France.
00:50Merci d'être avec nous Margot.
00:53Bonjour, merci beaucoup.
00:54Au micro de Sud Radio.
00:55Alors, peut-être déjà un mot sur Florette.
00:57Florette, racontez-nous comment est née cette marque et quelle est son ambition de départ ?
01:03Oui, alors Florette existe depuis 2019, mais ce n'est pas moi qui ai fondé l'entreprise.
01:09On a repris l'entreprise avec Vincent Moriot qui est mon associé au mois d'avril dernier en 2025.
01:15Et chez Florette, notre spécialité c'est la fleur durable.
01:18Donc on fait de la fleur séchée, des bouquets de fleurs séchées, des fleurs en papier, des fleurs artificielles et
01:25puis plein d'accessoires fleuris pour amener du sourire chez les gens.
01:29Et un marché qui est en pleine évolution. Il y a une vraie demande de cette fleur plus durable qui
01:33va se garder.
01:35Oui, je pense qu'il y a un vrai enjeu autour de ce sujet. Il y a pas mal de
01:40polémiques et de questions qu'on peut se poser autour de la fleur fraîche.
01:42Et c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a vraiment un questionnement à voir sur comment est-ce qu
01:47'on peut continuer à avoir des fleurs et embellir son intérieur tout en réfléchissant aux aspects de durabilité qu'on
01:54peut mettre derrière ces nouveaux modes de consommation.
01:56Alors qu'est-ce qui vous a donné envie de reprendre la direction en avril le dernier de cette entreprise
02:00?
02:01Eh bien c'était une chouette mission. Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à faire pour
02:07faire grandir l'entreprise.
02:08Et puis les deux cofondateurs arrivaient à un tournant. Ils avaient envie d'aller faire autre chose.
02:13Et nous, on avait l'énergie et l'envie d'en mettre Florette à l'étape d'après.
02:17Donc c'est pour ça qu'on a repris pour justement construire la suite et développer des nouveaux projets et
02:23continuer de faire grandir Florette.
02:25C'est ça, mettre en valeur la fleur aussi locale, la relocalisation, cette volonté vraiment de, comme vous le disiez
02:30à l'instant,
02:31c'est-à-dire qu'on sait bien que les fleurs produites loin, loin, loin, à l'autre bout de
02:35la planète sont très controversées.
02:37Et donc voilà, il y avait ces valeurs de départ que vous vouliez apporter.
02:40Donc nous faire aimer la fleur naturelle et séchée.
02:46Elle était déjà au BHV, l'entreprise, quand vous l'avez reprise ?
02:50Oui, Florette était au BHV depuis 2024.
02:53Donc ça faisait déjà un petit moment.
02:56Et quand nous, on a repris l'entreprise, il y avait déjà un petit espace au BHV
03:01où on pouvait retrouver les différentes fleurs Florette.
03:05Donc vous faites partie de toutes ces marques du BHV.
03:07On rappelle que le BHV, ce grand magasin parisien incontournable,
03:12vous faisiez partie de ces marques qui, j'imagine, étaient assez méfiantes
03:15vis-à-vis de l'arrivée de Chine, cette fameuse entreprise chinoise Chine.
03:21Alors c'est vrai que pour nous, c'est arrivé assez tardivement.
03:24Bien sûr, on se pose beaucoup de questions liées au modèle d'entreprise comme Chine.
03:30Et c'est un modèle qu'aujourd'hui, nous, on cautionne pas
03:34parce qu'on est dans de la phase fashion, etc.
03:37Mais pour nous, c'est arrivé assez tardivement.
03:39En fait, on était déjà quasiment parti du BHV au moment où la problématique de Chine
03:44a commencé à se poser à cause de ces problèmes d'un payé.
03:47Et on se serait sûrement posé la question différemment
03:50si on était resté au BHV à ce moment-là.
03:52Mais finalement, on a été moins confronté à cette problématique
03:56que d'autres marques qui ont communiqué sur le fait qu'elle partait
03:58à cause de l'arrivée de Chine.
04:00Alors quand est-ce que vous avez commencé à constater
04:02les premiers reparts de paiement
04:04et à quel moment vous avez compris que la situation devenait vraiment critique ?
04:08Alors pour nous, ça a été compliqué depuis longtemps
04:10puisque les dernières factures en payé datent d'il y a plus d'un an,
04:15bientôt un an et demi.
04:17Donc ça fait un moment qu'on a des soucis de ce côté-là.
04:22Après, on a toujours essayé de trouver des solutions
04:24en bonne entente avec l'équipe du BHV.
04:28Et là où ça s'est compliqué, c'est plutôt à l'été dernier,
04:31à l'été 2025 puisqu'on nous a demandé de donner un coup de main
04:34en remettant en place un pop-up
04:36et en ramenant de nouveau de la marchandise au mois de juin dernier.
04:39Ce qu'on a fait, on a essayé de développer un nouvel espace.
04:42On avait plus de mètres carrés, donc plus de marchandises à amener à ce moment-là
04:46en échange d'un paiement qui devait arriver juste avant ce nouveau pop-up.
04:49Parce que c'était des frais engagés de votre part là encore
04:51pour pouvoir remettre en place ce nouveau pop-up.
04:54Exactement. Alors en termes de frais, c'est surtout beaucoup de marchandises
04:57qu'on envoyait au BHV qui du coup a été immobilisé à ce moment-là
05:03et surtout qui a été vendu entre temps et qui a créé une nouvelle facture impayée
05:07sur un volume de marchandises qui était non négligeable.
05:10Donc c'est surtout à ce moment-là, à l'été, que c'est devenu vraiment critique
05:13et qu'on s'est dit que là on pouvait plus...
05:15On avait fait le maximum pour jouer le jeu, mais qu'on ne pouvait pas aller plus loin
05:19et qu'il fallait que ça s'arrête à un moment, il fallait un peu sonner la fin de la
05:23récréation.
05:24Oui, et ce n'est pas simple de prendre une décision comme celle-là
05:27parce que voilà, le BHV, on sait bien que c'est un endroit assez incontournable dans Paris
05:31mais vous évoquez environ 50 000 euros d'impayés.
05:35Pour une PME comme la vôtre, quelles conséquences cela a-t-il concrètement
05:39sur votre façon de travailler, sur la trésorerie ?
05:43Alors je pense que c'est vrai que c'est un gros enjeu pour une petite entreprise comme Florette
05:4930 000, 50 000 euros, ça n'a pas le même impact probablement pour nous
05:53que pour une grosse structure comme le BHV.
05:55Nous, ça a une conséquence directe sur notre quotidien
05:57et sur tous les projets qu'on est en train de mener
06:00et qu'on avait déjà commencé à lancer.
06:02Là, notre gros projet, celui qui occupe nos journées,
06:05c'est la relocalisation d'une partie de la production en France.
06:08On a déjà un bâtiment pour le faire
06:12et en fait, il nous manque de la trésorerie pour continuer à l'équiper
06:15et surtout pour embaucher toutes les personnes dont on aurait besoin
06:18pour pouvoir avancer sur la production.
06:20Tout est prêt, on est prêt à les accueillir, à les motiver,
06:23mais on a besoin de pouvoir avancer sur ce projet.
06:26Donc en fait, c'est un gros coup de frein pour ce type de projet.
06:31D'où votre coup de gueule sur les réseaux sociaux,
06:33c'est comme ça que l'affaire a été médiatisée.
06:36Là, il en va de la survie de l'entreprise, vous n'avez pas le choix.
06:41Il faut vraiment que ça avance, il faut vraiment que vous ayez au moins
06:44le paiement d'une partie de ce que vous doit le BHV.
06:48Oui, alors ce n'est pas tant la survie de l'entreprise globale,
06:52c'est plutôt qu'on puisse vraiment développer ses projets
06:54et que ça aille dans le bon sens.
06:56Sinon, ça va prendre beaucoup plus longtemps que ce qui est prévu
07:00et c'est sûr que ça nous complique la vie au quotidien.
07:03Et du coup, vous n'êtes pas les seules dans cette situation.
07:06Est-ce qu'il y a une solidarité entre justement toutes ces marques
07:08qui se sont retrouvées avec des factures impayées au BHV ?
07:11Est-ce que vous essayez de vous organiser ensemble pour réussir ?
07:15Parce que c'est un peu David contre Goliath, en quelque sorte.
07:18Oui, alors c'est sûr que surtout suite à notre communication,
07:21on a été contacté par beaucoup de marques,
07:23certaines avec lesquelles on échangeait déjà avant.
07:26Après, chaque marque a eu un peu sa stratégie, on va dire,
07:30et a fait des démarches différentes.
07:33Certaines ont essayé d'autres voies.
07:35Nous, on en a choisi une.
07:37Aujourd'hui, on est contacté par des marques
07:39qui se demandent si on peut faire quelque chose en commun.
07:42Ce qui n'est pas facile, c'est de trouver la bonne façon de le faire
07:45parce qu'en France, on n'a pas la démarche de class action à l'américaine.
07:49Ça n'existe pas pour les entreprises.
07:52Donc, il faudrait trouver le bon format.
07:54Aujourd'hui, nous, on a pris la parole.
07:56Et ce qu'on se dit, c'est que déjà, ça permet de visibiliser le sujet.
08:00Et ça donne l'opportunité à d'autres marques aussi de se saisir du sujet
08:05et puis de faire entendre leur voix à leur tour.
08:08Et aujourd'hui, de cette façon-là, je pense qu'on contribue aussi
08:14aux attentes des autres marques qui n'avaient peut-être pas pris la parole jusque-là
08:17et qui ne savaient pas comment faire valoir leur droit, en fait.
08:20Parce que, qu'on comprenne bien, là, vous avez décidé d'aller jusqu'à une procédure pénale.
08:25C'est-à-dire, ce qui est plutôt rare, ce type de litige commercial.
08:28C'est un choix de votre part ?
08:30Oui, c'est ça. C'est un choix de notre part.
08:32On a décidé d'emprunter cette voie qui est un peu différente de la voie du civil
08:39que d'autres entreprises ont choisi d'exploiter,
08:42mais a priori sans résultat jusqu'à maintenant.
08:46Donc, nous, on a choisi une autre méthode.
08:48Et on verra ce que ça donne.
08:51On verra ce que l'avenir nous réserve.
08:52Personne ne sait.
08:53Mais c'est ce qu'on a choisi de faire aujourd'hui.
08:55D'ailleurs, vous le dites sur vos réseaux sociaux, vous rappelez,
09:00l'importance à un combat pour les PME et pour les artisans.
09:04Ce que vous menez en ce moment, c'est vraiment pour qu'on comprenne bien
09:07que ça peut vraiment déstructurer et déstabiliser une PME.
09:10C'est-à-dire que vraiment, ces retards de paiement, c'est vraiment handicapant.
09:16Oui, ça a un gros impact.
09:17Je pense qu'il y a vraiment une question de...
09:19On ne vit pas au même rythme, en fait, qu'un grand groupe.
09:23Nous, les effets, on les voit au quotidien.
09:26Alors, je ne vais peut-être pas dire heure par heure,
09:28mais en tout cas, au jour le jour, ça a des conséquences directes.
09:32Là où des plus grosses structures peuvent peut-être penser à la semaine, au mois,
09:36parfois même à l'année.
09:38Nous, on n'est pas du tout dans la même logique.
09:40On a des échanges avec nos fournisseurs, nos partenaires tous les jours.
09:44C'est vraiment du quotidien.
09:47Et quand on a un trou dans la trésorerie,
09:49c'est un impact sur les journées qui suivent directement.
09:53Oui, et puis donc, au-delà de l'attaque en justice du BHV,
09:58il y a aussi cette volonté, finalement, avec votre coup de gueule,
10:00de rappeler qu'il faut protéger ces petites entreprises.
10:03Vous venez de le dire, on n'a pas le même rythme.
10:05L'impact, il peut être vraiment dramatique.
10:08Donc, il faut les protéger.
10:10Et on en profite pour dire qu'il y a le 14 juillet, j'allais dire.
10:15Il y a la Saint-Valentin, mais pas que.
10:17Mais finalement, nous, en tant que consommateurs,
10:20chaque commande est un vote pour l'artisanat français.
10:22Donc, vous avez même lancé ce bouquet solidaire.
10:26Le franc-parler, d'ailleurs, vous l'avez intitulé le franc-parler.
10:30L'importance, finalement, de nous rappeler que nous aussi, à notre niveau,
10:32on peut faire changer les choses.
10:34On peut changer les choses.
10:35Oui, c'est vrai qu'en fait, on a eu beaucoup de propositions, de demandes
10:39quand on a commencé à communiquer de notre communauté qui nous a demandé
10:43comment est-ce qu'ils pouvaient nous aider.
10:45Certaines personnes ont même proposé de nous faire des dons.
10:47Mais c'est vrai que ce n'était pas notre objectif ou notre attente.
10:50On reste une entreprise.
10:52Et donc, on s'est demandé comment on pouvait faire quelque chose qui correspondait à notre ADN.
10:56Et ce bouquet franc-parler, donc le bouquet bleu-blanc-rouge,
10:59on l'a pensé un peu comme un bouquet manifeste avec trois niveaux de prix
11:03en fonction du niveau d'engagement que notre communauté pouvait mettre pour nous soutenir.
11:08Et on a été vraiment hyper touchés et surpris aussi parce que beaucoup de gens ont choisi
11:15de ne pas forcément mettre le prix minimum, mais de mettre un prix un peu plus élevé
11:19parce qu'ils avaient envie de soutenir le modèle qu'on défend aujourd'hui.
11:23Et je pense que ça en dit long aussi sur les attentes des consommateurs
11:28et sur le modèle d'entreprise qu'ils ont envie d'aider à grandir près de chez eux aujourd'hui.
11:33Oui, puis apporter du sens à son achat.
11:35Là, concrètement, on sait pourquoi on se fait plaisir parce que ça va être un magnifique bouquet.
11:40Et derrière, on est d'une entreprise qui, en ce moment, est dans un passage un petit peu plus compliqué.
11:46Oui, c'était vraiment un de nos enjeux.
11:48Je pense aussi, c'est d'être assez transparent auprès de notre communauté.
11:53Et on a eu aussi des retours là-dessus, en fait, partager les coulisses, expliquer vraiment ce qui se passe.
11:58Finalement, c'est assez rare.
11:59Il y a assez peu d'entreprises qui le font.
12:02On a souvent des communications un peu institutionnelles.
12:04On parle de ce qui va bien.
12:05On ne parle pas de ce qui est plus compliqué.
12:07Et pour nous, c'était important de garder cette transparence.
12:10Et c'est ce qu'on espère continuer à faire par la suite.
12:13Mais je trouve que ça rend les choses aussi plus humaines parce qu'on le sait bien,
12:15le monde de l'entreprise, c'est un peu parfois les montagnes russes.
12:18Et là, ben voilà quoi.
12:20Il y a ce bouquet solidaire qui est là.
12:22Alors, je parlais du 14 février.
12:23Attention, c'est le franc-parler.
12:25C'est un bouquet qui met en place, j'imagine, sur le long terme.
12:28Et puis, c'est vrai que pour le coup, c'est un bouquet qui est là en guise de solidarité.
12:33Mais alors, le poids de la communauté, ça, j'aimerais qu'on en parle aussi.
12:36Parce que ça change la donne, ça aussi.
12:38Le poids des réseaux sociaux, d'avoir une communauté qui vous suit.
12:42Oui, c'est hyper important pour nous.
12:45Alors, ça l'était déjà avant parce qu'on a toujours fait en sorte d'écouter, en fait,
12:49ce que souhaitait notre communauté, nos clients,
12:53pour comprendre comment est-ce qu'on pouvait répondre à leurs besoins le mieux possible.
12:57Mais c'est vrai que dans des moments comme ça,
12:59c'est aussi important de voir, en fait, ce qui les touche,
13:05ce qui les intéresse et ce dont ils ont envie.
13:07Et aujourd'hui, on parle de plus en plus de made in France,
13:10de relocaliser, de la production, etc.
13:13Mais on n'a pas toujours l'impression qu'il y a le soutien et l'engagement qu'il faudrait
13:17derrière.
13:18Parce que aussi, produire en France, ça coûte un peu plus cher.
13:21Parfois, les délais sont un peu plus longs.
13:23En tout cas, on peut avoir des enjeux qui ne sont pas les mêmes
13:26que quand on produit à l'étranger, à bas coût, etc.
13:30Et en fait, c'est hyper important aujourd'hui de sensibiliser à ces sujets-là
13:34et de communiquer avec ses clients.
13:37Parce qu'il y a un certain nombre de sujets dont ils n'ont pas forcément conscience,
13:40dont ils ne se rendent pas compte.
13:41Seulement en leur expliquant et en prenant leur retour
13:44qu'on peut construire quelque chose de gagnant-gagnant
13:47et qui crée une relation qui fonctionne à long terme pour tout le monde
13:50et qui fait qu'on peut créer des belles choses
13:52qu'ils aiment avoir dans leurs intérieurs, dans notre cas.
13:55Oui, et puis avec une relocalisation, ça aura forcément aussi un impact sur le prix.
13:58Mais quand on le comprend, ça peut être accepté.
14:01Mais c'est vrai que c'est d'où l'importance.
14:03Moi, je retiens aussi de notre échange cette transparence.
14:06Cette volonté d'être le plus transparent possible avec sa communauté, avec ses clients.
14:10Oui, c'est vraiment l'enjeu pour nous aujourd'hui et c'est ce qu'on cherche à faire.
14:15Et on n'est pas…
14:16Nous, notre métier, c'est d'envoyer des fleurs et des sourires chez les gens.
14:20Ce n'est pas de faire des grosses actions de communication habituellement.
14:23Et donc, on a envie de garder cette sincérité et ce côté spontané
14:28qui était à l'origine de cette démarche et qu'on met dans tout ce qu'on fait.
14:32Et c'est vraiment, je pense, en restant nous-mêmes
14:34qu'on va réussir à construire quelque chose de beau aussi avec nos clients pour la suite.
14:40Et d'une manière générale, Margot, qu'est-ce qui vous a donné envie, vous,
14:43de vous lancer dans l'entrepreneuriat ?
14:45Parce qu'on le voit bien, vous avez une énergie incroyable.
14:48Vous essayez vraiment de faire en sorte, de faire avancer cette entreprise comme vous le souhaitez.
14:54Il y a cette volonté de relocaliser.
14:56Donc, on voit qu'il y a beaucoup de projets à venir.
14:58Qu'est-ce qui vous plaît dans l'entrepreneuriat ?
15:02C'est une bonne question.
15:04Alors, moi, je ne suis pas un requin de l'entrepreneuriat.
15:08Mais je pense que ce qui me plaît, c'est de créer des choses qui vont rester chez les gens,
15:15qui les animent, qui les portent.
15:18En fait, quand on envoie un bouquet chez des clients et qu'on nous dit
15:22« Moi, j'ai choisi vos fleurs pour mon mariage parce que j'avais envie de les garder. »
15:26Et en fait, ça fait déjà six ans et j'ai encore mon bouquet et je suis super contente de
15:31l'avoir.
15:31Et voilà, en fait, c'est hyper précieux et ça donne envie de se lever le matin.
15:36Donc, en fait, se créer le métier qui donne envie de se lever le matin, c'est quand même assez
15:40formidable.
15:41Et le faire avec des fleurs, c'est quand même assez chouette aussi.
15:44C'est vrai.
15:44C'est une bonne motivation pour entreprendre.
15:49On vous souhaite beaucoup de courage.
15:50Et puis, on sait que via vos réseaux sociaux, on sera informé de la suite.
15:55Voilà, bravo encore à Margot Prévost.
15:57Et puis, j'espère que vous obtiendrez gaine cause avec le BHV assez rapidement
16:03et que ce projet de relocalisation va continuer à se mettre en place comme vous le souhaitez.
16:08Merci beaucoup, Margot, d'avoir échangé avec nous.
16:09Je rappelle que vous êtes la co-dirigeante de Florette.
16:12Et belle journée à vous.
16:14Merci beaucoup, bonne journée.
16:15Alors, on va se quitter un court instant et on se retrouve juste après avec Thibaut, notre French Trotter.
16:19Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métier et de l'artisanat vous accompagnent.
16:24La CMA, artisan de la nouvelle économie, présente.
16:29Sud Radio, c'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
16:32Nous voilà de retour dans ces salles à France, l'émission du savoir-faire français.
16:35Et il est temps d'aller se balader avec Thibaut, notre French Trotter.
16:41Sud Radio, c'est ça la France, avec Thibaut, le French Trotter.
16:44Thibaut qui continue son feuilleton hivernal autour de la montagne et des coulisses des stations de ski.
16:49Et aujourd'hui, je crois, Thibaut, qu'on part pour Morzine au cœur des Portes du Soleil,
16:54qui propose une animation assez originale.
16:56Exactement, Nathalie.
16:57Aujourd'hui, le ski de 9h à 17h, c'est terminé.
17:00Les stations rivalisent l'imagination pour proposer d'autres expériences aux visiteurs.
17:04A Morzine, par exemple, à l'heure du déjeuner, à la pointe d'Oignon,
17:07on peut déchausser les skis pour assister à un spectacle de rapaces
17:11proposé par le parc animalier des Aigles du Léman.
17:13Une animation à la fois spectaculaire et pédagogique
17:16qui permet de mieux connaître les oiseaux de montagne.
17:19Alex, fauconnier et animateur du spectacle, nous en dit plus.
17:23Alors avant tout, c'est pour présenter les oiseaux qui vivent de manière générale en montagne,
17:27en tout cas qui sont habitués au climat froid, étant donné qu'on est à Morzine, ici en montagne.
17:30Et c'est avant tout pour faire de la pédagogie, pour présenter les oiseaux,
17:33quels sont un peu leurs attributs biologiques,
17:35et ensuite quel est l'intérêt de les présenter pour ensuite les préserver.
17:37On garde les oiseaux justement pour avoir un réservoir génétique,
17:39puis ensuite en réintroduire si besoin à terme.
17:43On va vous présenter un petit couple de Milan,
17:45les Milan qui sont des oiseaux migrateurs.
17:47Ils reviennent chez nous à la belle saison au début du mois de mars.
17:49Pour se reproduire, ils vont ensuite repartir à la fin du mois,
17:52donc en migration en Afrique.
17:54Donc c'est une présentation de chaque type de rapace ?
17:58Voilà, ici on a 13 oiseaux, durant le spectacle on présente les oiseaux,
18:00du coup les 13 rapaces qu'on a,
18:02et puis afin de sensibiliser les gens,
18:04et apprendre à connaître les rapaces pour ensuite mieux les protéger du coup.
18:06Vous les faites voler, vous faites des démonstrations ?
18:08Oui, alors on fait 4 représentations par jour,
18:10on a une descente à ski avec un faucon,
18:13ensuite on a 2 représentations de rapaces qui durent à peu près 25 minutes,
18:15qui ont monté toujours avec un micro,
18:17donc à midi et demi, 14h30,
18:18et ensuite à 15h30 on fait partir à un aigle du sommet de la pointe de Nyon,
18:21donc il y a à peu près 600 mètres de dénivelé et 1 km de distance,
18:24de là où on est jusqu'à la pointe,
18:25donc elle, elle peut voler autant de temps qu'elle le veut,
18:27puis au bout d'un moment je la rappelle,
18:28et puis elle revient sur mon grand, si tout se passe bien.
18:30Mais comment on devient fauconnier ?
18:31Alors on devient fauconnier de voir passion,
18:33et puis après c'est souvent en faisant des stages,
18:36auprès d'autres passionnés dans d'autres voleries en France,
18:38donc moi c'est ce que j'ai fait,
18:39donc j'ai fait plusieurs stages dans différents parcs zoologiques,
18:42donc ils m'ont transmis cette passion et cet amour pour les os,
18:45et puis au fil des stages et au fil des mois,
18:47j'ai appris, petit à petit j'apprends encore à devenir le meilleur fauconnier que je puisse être.
18:52Il y a beaucoup de fauconniers en France ?
18:53Non il n'y a pas beaucoup de fauconniers,
18:54alors je ne pourrais pas vous dire exactement le nombre qu'il y en a,
18:56mais c'est un petit milieu vraiment tout petit,
18:59où tout le monde se connaît de manière générale.
19:00Après il faut bien différencier les fauconniers qui travaillent dans les voleries,
19:03et les fauconniers qui sont chasseurs,
19:04c'est bien deux branches différentes,
19:06nous on présente les os en spectacle,
19:07mais en tout cas c'est déjà pas mal, on est très content,
19:09et ça nous permet d'émerveiller les gens tous les jours.
19:11Ces oiseaux sont ici dans des volières à Morzine,
19:13mais où sont-ils le reste de l'année ?
19:15Alors le reste de l'année, les oiseaux redescendent avec nous aux Aigles du Léman,
19:18le parc animalier est basé au bord du lac Léman,
19:20entre Tonon et des Genèves,
19:22donc là on a un grand parc avec des grandes volières,
19:24et chacun en parie à sa volière,
19:25donc tout seul ou en communauté en fonction des besoins de l'espèce.
19:28Voilà une belle occasion de découvrir la beauté des rapaces.
19:31Alors vous l'avez dit, les stations diversifient leurs activités,
19:34et puis en plus ça tombe mieux,
19:35parce que c'est bientôt les vacances de février.
19:36Oui, j'ai justement interrogé le directeur des Portes du Soleil,
19:40Fabrice Mielzarek,
19:41et sur la manière dont les stations élargissent leur offre,
19:43avec notamment le vélo pendant l'été,
19:45mais pas seulement, écoutez.
19:46Alors aujourd'hui, il est clair que notre économie,
19:49elle réside sur l'économie d'hiver,
19:50puisqu'on a des grosses saisons d'hiver,
19:53mais par contre, dans les années 90,
19:55les Portes du Soleil ont eu la bonne idée
19:57d'imaginer que le vélo pouvait prendre une part importante,
20:00notamment l'été.
20:01On a 5 by-park,
20:02on fait quasiment 2 millions de passages,
20:03avec un chiffre d'affaires non négligeable,
20:06et aujourd'hui c'est une vraie référence européenne et internationale
20:09pour les gens qui aiment rider.
20:11Il y a plein d'autres activités aussi en montagne ?
20:13Bien sûr, il y a la randonnée,
20:15la randonnée c'est l'activité phare pour les gens,
20:17on n'est pas obligé de prendre le remonté mécanique,
20:19on fait comme on en vit,
20:20il y a le trail,
20:21le trail, les gens aiment courir dans la montagne,
20:23après il y a tout ce qui est culturel,
20:25et puis aussi les contemplatifs.
20:27Il ne faut pas oublier que les gens viennent aussi à la montagne
20:29pour simplement se reposer,
20:32je dirais se retrouver avec des amis,
20:33le partage,
20:34et aujourd'hui la montagne,
20:35je pense qu'on l'oublie un peu,
20:36mais c'est aussi le ressourcement.
20:39Est-ce que la clientèle vient chercher ?
20:40C'est aussi l'authenticité je crois ?
20:41Oui absolument,
20:42on a encore beaucoup de gens du pays
20:45qui sont restés au pays,
20:46qui croient en leur village,
20:48en leur station,
20:49et on a des gens plus réactifs,
20:51des moniteurs,
20:52des pisteurs,
20:53qui sont agriculteurs à côté,
20:54qui sont plombiers,
20:56électriciens,
20:56ou même ingénieurs,
20:57et ces gens-là en fait travaillent
21:00et aiment travailler au pays,
21:01et on a cette authenticité
21:03que d'autres domaines n'ont plus forcément.
21:05Voilà, encore un beau témoignage.
21:07On vous retrouve la semaine prochaine Thibaut
21:09pour la suite de ce feuilleton
21:11au cœur des stations de ski françaises.
21:13La semaine prochaine.
21:14Merci beaucoup Thibaut,
21:15merci à vous chers auditeurs,
21:16donc rendez-vous la semaine prochaine,
21:18même jour, même heure et même radio,
21:20et surtout, d'ici là,
21:22portez-vous bien.
21:23Allez, très bon dimanche à tous.
21:24Sud Radio, c'est ça la France,
21:25Nathalie Schrengerma.
21:26Avec les chambres de métier de l'artisanat,
21:29artisans, porteurs de projets,
21:30apprentis,
21:31nous vous accompagnons depuis 100 ans
21:33pour faire battre le cœur de la France.
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