- il y a 12 heures
Les clefs d'une vie de Julie Pietri
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-05-12##
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05En 50 ans de carrière, vous avez alterné les succès et les épreuves.
00:09Vous vous êtes toujours relevé avec l'énergie d'un premier jour
00:13beaucoup plus proche de nous que celui lié à une femme qui vous a porté bonheur.
00:17Bonjour Julie Vétry.
00:19Bonjour Jacques.
00:20Alors je vous retrouve pour un nouvel album
00:22qui est à la fois un album de nouveautés et de reprises dans un temps nouveau.
00:25On va l'évoquer, mais le principe des clés d'une vie, vous le savez,
00:28c'est d'évoquer votre parcours à travers les dates clés.
00:31Oui d'ailleurs, je voulais un petit peu vous reprendre.
00:33Je n'ai pas encore 50 ans de carrière toute seule.
00:36Non, non.
00:36Voilà.
00:37Oui, mais je sais, mais enfin, justement, on va en parler.
00:39Vous comptez ce qu'il y avait avant.
00:41Mais on va en parler.
00:42Et justement, on va revenir d'abord à votre enfance
00:46avec une date qui est une date tragique.
00:48Le 26 mars 1962, c'est le jour du massacre de la rue d'Islie,
00:52c'est-à-dire la répression menée par l'armée française contre les pieds noirs.
00:56Et ça, ce jour-là, vous êtes aux premières loges.
00:58Julie Piedry.
00:59Alors, je ne suis pas vraiment aux premières loges
01:01parce que je suis toute petite et que mes parents ne m'emmenaient pas
01:03là où il y avait du sang quand même.
01:05Mais c'était tout près.
01:05Ils n'étaient pas fous.
01:08Mais j'ai vu ça, oui, à 7 ans, en passant en voiture.
01:16Voilà.
01:16On peut dire que je suis née quasiment avec la guerre.
01:20Ce qu'on appelait d'ailleurs les événements
01:21et qui était tout simplement une guerre.
01:23Oui, la guerre d'Algérie,
01:24c'est-à-dire l'insurrection indépendantiste de l'Algérie.
01:26Voilà, exactement.
01:28Alors, vous êtes née à 30 km d'Algérie, à Douara.
01:30À Douara, où il y a, je crois, aujourd'hui,
01:32un des plus grands stades d'Algérie qui fait 40 000 places.
01:34Ah, je ne sais pas parce que je n'ai jamais voulu retourner en Algérie.
01:38J'ai vécu à Casablanca, près de l'Algérie.
01:42J'ai beaucoup tourné, notamment le clip de Ève, en Tunisie.
01:49Mais je ne suis jamais retournée en Algérie.
01:51C'était trop dur pour moi.
01:52Oui, parce qu'il y a l'angoisse des jeunes années
01:54où pratiquement vous alliez à l'école entre deux rafales de mitraillettes.
01:58En tout cas, on les entendait quand on était en classe.
01:59On était en cours préparatoire.
02:00et on entendait que ça tirait en bas
02:04et on nous faisait mettre à plat ventre dans la classe.
02:06Donc, c'était très difficile à vivre pour un petit enfant.
02:09Et je compatis, vraiment.
02:12C'est le sort qui est réservé à tous les enfants dans la guerre,
02:15que ce soit dans n'importe quelle guerre.
02:17Et n'importe quel enfant, c'est un drame.
02:19Et je crois que vous avez failli être défigurée dans votre salle de bain.
02:23Par une glace qui est tombée.
02:24Alors oui, bien vue, si j'ose ainsi m'exprimer.
02:30En fait, j'étais donc encore une fois toute petite.
02:32J'avais 7 ans et tout a sauté autour de chez nous.
02:35Et j'étais dans la salle de bain.
02:37Je venais de me laver les mains pour aller déjeuner.
02:41Et toutes les vitres ont sauté.
02:42J'ai reçu quelques éclats, oui.
02:45Mais j'avais quelques bobos, quelques pansements.
02:49Mais en tout cas, on se demande comment on peut ne pas oublier ce genre de choses.
02:53Et je crois qu'aujourd'hui encore, il vous arrive d'en rêver la nuit, Julie Piedry.
02:56Alors non, plus maintenant. Plus maintenant.
02:58Et Dieu merci, Dieu merci, Samuel.
03:02Je conseille à tout le monde d'ailleurs, ce sont les bienfaits d'une bonne thérapie.
03:08Je pense qu'il faut aller voir des thérapeutes pour ça.
03:10Il faut aller voir des psys.
03:11Et puis se décharger un peu de tous ces traumas.
03:15Petit à petit, on devient résilient.
03:16Oui, mais la guerre faisait tellement partie du quotidien
03:19que je crois que Xavier et Denise, vos parents, faisaient comme si de rien n'était pratiquement.
03:24Oh, je pense qu'ils étaient un peu hors sol.
03:26Je pense qu'ils étaient tellement partie prenante dans ces difficultés
03:33qu'ils ne se rendaient pas compte que les gosses étaient là au milieu.
03:36Voilà.
03:36Et d'ailleurs, votre mère, je crois que vous avez été la mère de votre mère, Julie Piedry.
03:42On peut dire ça non, parce que ma maman a toujours eu un peu des troubles hyper dépressifs.
03:48Et on la comprend, ne serait-ce que par son histoire.
03:51Parce que c'est une enfant dont la maman est morte en lui donnant naissance.
03:55Donc elle a traîné un peu ce chagrin, cette dépression toute sa vie.
04:01Donc j'ai toujours été très proche de maman.
04:03Et je l'ai soutenue au maximum.
04:05Plus qu'elle ne m'a soutenue elle-même, même s'il était absolument délicieuse.
04:09Et puis je crois qu'en revanche, votre père a été votre héros,
04:12parce qu'il avait beaucoup de courage face à tous ces événements.
04:16Alors, papa, ce n'est pas face à ces événements.
04:19Moi, je ne le savais pas à l'époque qu'il avait ce courage-là.
04:24Je vivais moins dans la guerre et ce n'était pas drôle du tout.
04:26Donc il a été plus mon héros plus tard.
04:29Parce qu'il m'a beaucoup accompagnée sur le tard.
04:33Enfin, quand je suis devenue chanteuse après mes études d'orthophoniste,
04:37il a été assez bluffé.
04:39Et il est devenu...
04:41C'est là qu'on s'est vraiment rapprochés avec mon papa.
04:43Il vous surnommait Attila.
04:46Qui ?
04:47Votre père. Il vous appelait Attila.
04:49Moi ?
04:49Oui.
04:51Non, il disait beaucoup plus prosaïquement parlant.
04:54Il disait, quand elle a une idée, dans la tête, elle ne l'a pas ailleurs.
04:59Alors, je crois que vous avez presque chanté avant de parler, Julie Pitry.
05:05Oui, parce que je pense que...
05:08Moi, j'étais très réservée.
05:09J'étais un peu dans cette angoisse de l'enfance dans les bombes.
05:15Et que je pense que ce qui m'a bercé ou ce qui m'a calmé, c'était ma propre
05:20voix.
05:20C'était de me bercer avec ma voix.
05:22Ou en écoutant, en tout cas, les disques que mon père et ma mère se passaient en boucle à la
05:28maison.
05:29Que ce soit de Aznavour, Gilbert Bécaud, Piaf.
05:34Voilà.
05:36Quand il dansait le rock dans le salon sur I'm Just Gigolo.
05:39C'était très mignon.
05:40Et je crois que la première chanson que vous avez interprétée, c'est celle-ci.
05:51C'est vrai que ça vous a marqué, la Clairefontaine, Julie Pitry.
05:55Je ne sais plus.
05:56Alors, c'était enfant, c'était la chanson, on m'a dit que vous chantiez le plus fréquemment.
06:00Toute petite.
06:02En fait, peut-être, oui.
06:04Parce que mon père a porté beaucoup, beaucoup de disques de comptines enfantine.
06:09Oui, c'est peut-être.
06:11Disons qu'en tout cas, je me berçais de certaines chansons.
06:15Et j'oubliais un peu ce qui se passait dehors.
06:19Puis un jour, il faut quitter l'Algérie.
06:20C'est obligatoire.
06:21Parce que tout saute autour de vous.
06:24Et vous allez les retrouver d'abord à Marseille.
06:26Et puis en Haute-Savoie, à Samoins.
06:29Oui, absolument.
06:30Absolument.
06:30J'avais un oncle qui était pneumologue.
06:33Et qui avait un chalet.
06:35On s'est retrouvés un peu à 25 dans un chalet qui ne pouvait pas contenir autant de personnes.
06:40Mais ça a été notre port d'attache à nous avant de reprendre nos esprits.
06:45En tout cas, Samoins, c'est célèbre.
06:46Car il y a des tailleurs de pierres qui ont construit des monuments.
06:50Parmi lesquels l'hôtel de ville d'Annecy et les plusieurs forts de Vauban.
06:55Très bien.
06:55Mais depuis quelque temps, je ne suis pas vraiment retournée dans la région.
06:59Que j'aime cependant beaucoup, beaucoup, beaucoup.
07:01Puis à la Normandie, le petit queville, vous avez aussi grandi.
07:05Alors je vais vous dire, les différences de température entre l'Algérie.
07:11Même si j'étais très jeune et que j'avais 7-8 ans, les différences de température entre l'Algérie,
07:16Samoins, et encore mieux, le petit queville, la banlieue de Rouen.
07:23Alors en hiver, je vais vous dire un truc, c'est quelque chose.
07:26C'est-à-dire ?
07:40Il y a une usine très célèbre à Petit-Queville, je ne sais pas si vous le savez, c'est
07:43celle de la fermeture éclair, qui est née à Petit-Queville.
07:47Non, un petit queville, moi j'ai d'autres souvenirs qui sont ceux de mon institutrice qui m'a fait
07:53rentrer très rapidement,
07:55voyant que j'étais un peu, beaucoup, introvertie et pas très bien dans ma peau,
08:00m'a demandé si je voulais faire partie de la chorale.
08:01Et ça, ça a été vraiment un très grand bienfait pour moi, parce que c'est là que j'ai
08:06vraiment ressenti de l'amour pour la musique et du bien-être en chantant.
08:15Car très vite, elle m'a demandé si je ne voulais pas faire quelques solos, être la petite soliste de
08:22la petite chorale de l'école primaire.
08:25Oui, car elle avait remarqué votre voix.
08:28Très rapidement, comme elle était à côté de moi pour donner le la, très rapidement, elle m'entendait chanter dans
08:33les chœurs, quand on était tous ensemble.
08:36Il y avait des gamines ou des gamins qui chantaient très faux, et elle, elle a trouvé que je chantais
08:40très juste.
08:41Et elle me dit, tu sais, je trouve que tu chantes très juste, tu devrais peut-être être la soliste,
08:47essaye.
08:48Ça m'a vraiment beaucoup aidée, elle m'a aidée.
08:54Et puis, il y a la chanson, mais il y a aussi le cinéma que vous avez découvert dans une
08:58ville liée à un film.
09:04Casablanca, un frère Bogart et Lorraine Bacal.
09:08Absolument.
09:08Je sais qu'au départ, ils ne devaient pas jouer le rôle.
09:10C'était Ronald Reagan, qui est jeune comédien, qui devait jouer le rôle de Bogart.
09:14Et c'était Michel Morgan qui devait jouer le rôle de Lorraine Bacal, mais elle était trop chère.
09:18Oh ben, dis donc !
09:19C'est fou, hein ?
09:20Elle était trop chère !
09:22C'est drôle, cette anecdote !
09:25Bah, écoutez, en tout cas, ce couple-là est mythique, aussi.
09:29Et, oui, c'est vrai que...
09:30Et Casablanca aussi, pour vous ?
09:32Moi, Casablanca, évidemment, tout de suite après le petit quevillis qui a duré que quelques mois,
09:37j'étais habité...
09:38Je suis allée à Casablanca avec papa et maman et mon grand frère, parce que papa a trouvé un poste
09:45qui correspondait à ce qu'il savait faire.
09:47Il était ingénieur agronome et il savait extrêmement bien, évidemment, compte tenu de l'Algérie, il était très renseigné sur
09:56les cultures et l'agriculture d'Afrique du Nord.
09:58Alors, donc, le Maroc était tout indiqué.
10:01Et moi, j'avoue que j'ai adoré, adoré ces quatre ans passés à Casablanca.
10:07Vraiment.
10:07Et nouvelle mutation à Saint-Germain-en-Laye et au PEC.
10:11Eh oui !
10:12Près Paris.
10:12Eh oui, il a fallu quitter Casac, que j'adorais, parce que c'était un peu l'Algérie sans la
10:17guerre, donc j'adorais.
10:19Et puis, je m'étais fait plein de copines et c'était vraiment très joyeux.
10:22Et il a fallu rentrer encore dans la banlieue parisienne, donc au PEC.
10:28Voilà, j'habitais dans une résidence qui s'appelle le Petit Verger, qui s'appelle toujours, parce qu'il y
10:33a quelques temps, je suis passée de nouveau devant pour regarder, pour me souvenir.
10:37Le Petit Verger, c'est toujours, voilà, c'est une résidence, une sorte de HLM.
10:41Et c'était un peu la banlieue pas très bourgeoise de Saint-Germain-en-Laye, que tout le monde connaît
10:52comme étant une très belle banlieue, très bourgeoise et très agréable avec le château.
10:56Et donc, moi, j'allais au lycée à Saint-Germain-en-Laye et j'avais toujours des copines qui avaient
11:00tellement plus d'argent que nous, quoi.
11:05Moi, j'habitais dans mon HLM et elles avaient toujours les fringues, derniers cris, etc.
11:10Mais n'empêche, je me suis fait des super copines.
11:12Je me suis fait, ça a été des moments extraordinaires d'adolescence où j'ai appris, où j'ai fait
11:20des rencontres de musique entre mon grand frère, les copines, et puis le souvenir de Véronique Sanson.
11:27Voilà, et j'ai passé mon bac là-bas avec mention, donc c'est un beau souvenir aussi.
11:31Voilà, et la musique est ensuite entrée dans votre vie et on va évoquer la date du 26 décembre 1976.
11:37A tout de suite sur Sud Radio avec Julie Pétry.
11:39Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Julie Pétry.
11:46Nous parlons tout à l'heure de votre nouvel album avec des reprises et une nouveauté.
11:50On en revient à votre carrière et le 26 décembre 1976, votre première télé dans cette émission.
12:02Générique de Claude Bolling pour les rendez-vous du dimanche, émission culte déjà de Michel Drucker et un cadeau de
12:08Noël pour les téléspectateurs avec votre première chanson.
12:19La bande à Basile avec l'extrait au début et à la fin de l'émission, ce qui était exceptionnel.
12:25Alors, c'est très gentil de me le rappeler parce que je ne m'en souviens plus du tout et
12:28ce n'est pas ma chanson mais la chanson de la bande à Basile.
12:31Oui, mais ce sont vos débuts officiels à la télévision.
12:34Voilà, ce sont mes débuts à la télévision dans un groupe.
12:38Après, la carrière a été très différente car je suis et je continue à avoir 45 ans de carrière seule.
12:45On va en parler aussi, c'est prévu, mais là je reviens à cette histoire car vous êtes la gitane
12:50et je crois que vous avez beaucoup travaillé pour vous intégrer dans ce groupe
12:53parce qu'au départ, la musique, vous en aviez envie et je crois que tout a commencé à Saint-Germain
13:00-en-Laye par une rencontre avec des musiciens dans une cave.
13:03Alors, c'est mon grand frère, c'est mon grand frère qui m'a présenté des musiciens, des copains à
13:09lui, je ne sais plus s'ils étaient de Poissy ou de...
13:13Voilà, qui cherchaient une chanteuse parce qu'ils voulaient faire les maisons des jeunes et de la culture, enfin des
13:21choses comme ça.
13:22Et moi, je trépignais parce que j'avais très envie de faire de la musique et toujours grâce à mon
13:28grand frère qui me faisait écouter un nombre incalculable de disques import qu'il ramenait à la maison.
13:34Et il a entretenu cette passion de la musique qui a démarré chez moi depuis petite en me faisant tout
13:43écouter.
13:44Ça allait dans tous les sens. C'était nous Garo, c'était Miles Davis, c'était dans tous les sens.
13:49Il m'a même amenée, alors que j'étais gamine, dans des concerts, alors que mon père m'internisait de
13:54sortir.
13:54Mais lui, comme il était plus âgé, il avait son permis en plus, donc il disait « Non mais t
13:59'inquiète, je m'occupe d'elle, c'est la petite sœur, je la mène dans tel concert ».
14:03Et ça a été vraiment génial. Et c'est lui qui m'a présenté ces garçons et ces filles dans
14:08ce groupe qui s'est appelé finalement Julie plus Transit.
14:13Et on a fait de la musique en reprenant Véronique Sanson, Joe Cooker et des gens comme ça.
14:19Et on a fait quelques maisons des jeunes et de la culture. C'était super mignon.
14:24Mais bon, on a même fait un petit disque chez RCA et ça n'a pas marché du tout parce
14:29qu'en fait mon père refusait complètement que je fasse autre chose que mes études.
14:33Oui, ce disque n'est pas beaucoup passé à la radio, mais on va quand même en passer un extrait.
14:37Ça s'appelle « On s'est laissé faire ».
14:48C'est une très belle voix déjà. On reconnaît la voix de Julie Pétry, mais c'est une voix presque
14:56de berceuse. C'est étonnant.
14:59C'est étonnant parce que je m'écoute, j'ai 16 ans, mon Dieu.
15:02Et vous avez tremblé, je crois, en enregistrant ce disque.
15:06Je tremblais de tous mes membres. En plus de ça, dans le studio d'à côté, il y avait Al
15:10Jarreau qui chantait.
15:12Mais moi, je me sentais tellement mal et illégitime.
15:16Mais c'était horrible, horrible, horrible.
15:19Mais quand même, j'arrivais à chanter juste avec ma petite voix qui avait si peur.
15:23En tout cas, Al Jarreau, il a quand même remporté 7 Grammy Awards.
15:26Et c'est le seul chanteur au monde à avoir remporté ses distinctions dans les trois catégories.
15:31Jazz, R&B et Pop.
15:33Merveilleux chanteur. Merveilleux chanteur de jazz.
15:36Ça a été une de mes passions quand j'avais 18 ans.
15:38Avec mon frère, on est allé le voir aussi sur scène, évidemment.
15:41Alors, il se trouve qu'ensuite, il y a une autre rencontre importante.
15:44Un dîner où vous rencontrez des musiciens qui sont en devenir.
15:50Ah ! Alors, j'étais en train d'écrire mon mémoire d'orthophonie.
15:55Car mon père me disait, je te coupe les vives si tu ne fais pas des études.
15:59Donc, j'étais en fac de médecine à la Salle Pétrière.
16:02Et j'écrivais mon mémoire.
16:04Et je sortais avec plein de musiciens.
16:06On était là.
16:07J'avais rencontré, grâce à un copain d'adolescence qui était devenu ingénieur du son,
16:13qui me dit, attends, je te présente des potes et tout.
16:15Dans une maison, on faisait des boeufs.
16:17Il y en avait un qui prenait le piano.
16:19Moi, je faisais un peu du blues et tout.
16:25Et les jeunes m'ont entendu.
16:27Une nana qui s'appelle Albane me dit, mais tu sais, tu as un sacré grain de voix.
16:32Tu devrais peut-être faire autre chose et faire de la musique.
16:35Je lui dis, non, non, non, je ne suis pas prête du tout.
16:37Et elle me dit, tu sais, dans quelques temps, on fait une audition pour un groupe.
16:42En fait, au départ, c'est un groupe pour enfants.
16:45D'où les costumes de Comédia Del Arte.
16:47Ce n'était pas destiné aux parents qui ont ensuite marché avec nous.
16:51Mais c'était pour les enfants.
16:52Donc, on était grimés, costumés en Comédia Del Arte.
16:57Il y avait le Pierrot, il y avait l'Arlequin, etc.
17:00Et donc, je vais faire cette audition.
17:03Je passe, c'est quand même un peu troublant, parce que ce n'était pas tout à fait dans le
17:08style.
17:09Je passe Vancouver de Véronique Sanson en audition.
17:13Et on me dit, écoutez, ce n'est pas tout à fait le style qu'on va vous proposer pour
17:16les chansons.
17:18Mais, on vous prend parce que vous chantez très juste, vous êtes très mignonne.
17:23Si vous voulez, alors moi, j'ai été choquée parce que je ne m'y attendais pas.
17:26Il fallait que je termine vite mon mémoire pour passer et montrer mon diplôme à mon père.
17:32Pour être tranquille.
17:33Pour être tranquille.
17:34Et il m'a découverte, d'ailleurs, à la télé, chez Drucker ou chez, je ne sais plus sur quelle
17:41télé.
17:41Il y a eu une télé en Suisse aussi, où vous êtes passée, présentée par Henri Desk, qui a fait
17:45mille compliments sur vous en disant,
17:47cette jeune fille au milieu des autres, elle va réussir.
17:49C'est fou ça.
17:50C'était Claude Michel Schoenberg qui m'avait, qui m'a fait un compliment absolument magnifique.
17:56Tout le monde sait que c'est le compositeur et l'auteur des Misérables qui tournent dans le monde entier,
18:02qui sont une merveille avec Alain Boublil.
18:04C'est eux qui avaient monté la Bande à Basile avant de créer Les Misérables.
18:10Et moi, j'étais très impatiente dans la Bande à Basile.
18:13Il me disait, moi, je me chantais autre chose, etc.
18:15Il me disait, mais pourquoi tu es aussi impatiente ?
18:17Je dis, parce que je suis sûre.
18:19Je disais n'importe quoi.
18:21Ça, je vous l'accorde, Jacques.
18:22Je disais n'importe quoi.
18:24J'avais un peu la tête près du bonnet, comme on dit.
18:28J'ai dit, oui, je suis sûre que je vais réussir avec ma voix et tout.
18:31Je vais réussir.
18:32Alors, il me disait, bon, calme-toi.
18:34On verra bien.
18:35Et quand je suis arrivée, bien, bien plus tard, après plusieurs tubes,
18:40première du top 50 avec Ève, lave-toi.
18:43Que tout le monde connaît, évidemment, qui est mon blockbuster.
18:47Il était dans un restaurant, à une table de restaurant non loin de moi.
18:50Il a laissé un mot au vestiaire.
18:52J'ai ouvert l'enveloppe et il y avait marqué.
18:55Oui, tu avais raison.
18:58Bravo encore.
18:59Claude Michel.
19:00Ça, c'était la classe de Claude Michel Schoenberg.
19:03Oui, il vit aujourd'hui à Londres dans une très belle maison
19:06où il surveille les misérables.
19:08Il faut savoir qu'Alain Boubli et Claude Michel Schoenberg se sont rencontrés
19:11dans les coulisses, dans les studios du Pote et Marconi
19:13quand il y avait un jeune producteur, Christian Fechner,
19:16qui avait découvert Antoine.
19:17Alain Boubli est devenu éditeur.
19:20Schoenberg, directeur artistique,
19:22avec d'autres comme Michel Berger qui débutait.
19:24Et puis un jour, Alain Boubli a eu envie de faire une comédie musicale,
19:28La Révolution française.
19:29C'est comme ça que c'est né.
19:30Et ensuite, Les Misérables.
19:31Et La Révolution française, je crois que ceux qui ont débuté avec vous
19:35étaient ensuite dans La Révolution française.
19:37Alors, je crois que chronologiquement parlant,
19:41c'est des gens qui avaient, certains d'entre eux avaient fait
19:43la Révolution française et se sont retrouvés dans La Bande à Basile.
19:47Oui, c'est ça.
19:48Voilà, moi je dis toujours d'ailleurs,
19:50c'est un vilain mot que les gens prennent au premier degré.
19:53Je dis La Bande d'imbéciles parce qu'on était tellement jeunes
19:55et tellement idiots qu'on faisait mille et une bêtises.
19:58Donc je nous appelais gentiment La Bande d'imbéciles.
20:01J'étais incluse dans le truc, évidemment.
20:03Oui, mais en même temps, c'était une joie de vivre.
20:05C'est ça !
20:06Et que vous n'imaginez pas le succès de ces chansons.
20:10Mais non, en fait, pour tout vous dire,
20:12moi j'étais pas exactement concernée.
20:16Je me disais, j'ai pourvu que je fasse quelque chose d'autre
20:18après toute seule.
20:19Voilà.
20:19Je crois que dans la Bande aussi, il y avait Gérard Blanc qui débutait.
20:22Alors, il n'était pas dans la Bande à Basile.
20:24Non, dans la Bande de gens avec qui vous dîniez régulièrement,
20:27il était là, il débutait lui aussi.
20:29C'était un très grand copain.
20:30Et c'est là qu'ils ont commencé avec le Martin Circus.
20:35Avec le recul, vous mesurez cette bande de jeunes qui débutait
20:39et qui ont réussi ensuite, dont vous ?
20:41Je mesure que j'avais quelques velléités.
20:48Et j'ai eu de la chance que ça arrive.
20:50Parce que quand je disais que je serais la seule qui réussirait
20:53à Claude Michel Schoenberg,
20:55j'exagérais un petit peu.
20:57Je ne savais pas comment j'allais être croquée.
20:58Ce qui a été super sympa avec la Bande à Basile,
21:01c'est que j'ai été remarquée par un directeur artistique de CBS.
21:06C'est ça l'idée.
21:08Et moi, c'est ça le bienfait de ce métier.
21:12C'est que vous pouvez être remarquée.
21:14Et que vous pouvez démarrer une carrière.
21:16Et ça a été mon cas.
21:18Oui, et ça c'est du travail, c'est de l'acharnement.
21:20C'est vraiment, vous vouliez y arriver.
21:22Ah oui, j'avais cette ambition-là.
21:25Je ne peux pas le cacher, je ne peux pas vous le cacher.
21:27J'avais une ambition suprême.
21:29Eh bien, résultat, ça a marché.
21:30Et une autre date importante dans votre parcours,
21:32et après on va faire un retour en arrière,
21:34c'est le 23 mai 2003.
21:36A tout de suite sur Sud Radio avec Julie Pétry.
21:40Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
21:43Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Julie Pétry.
21:46On évoquera tout à l'heure ce nouvel album,
21:49très attendu par vos fans.
21:50Alors, on a évoqué vos débuts, la bande à Basile.
21:53Et le 23 mai 2003, c'était votre retour
21:56dans une émission qui s'appelle Retour Gagnant.
22:00Ça, ça a été absolument extraordinaire.
22:03J'avais en effet quitté ce métier
22:07pour m'occuper de ma fille,
22:08que j'ai eue en 1992.
22:12Et je n'avais pas beaucoup...
22:15Je n'étais pas réapparue au niveau médiatique.
22:17Et on propose à mon manager une émission
22:22qui s'appelle Retour Gagnant
22:23et qui est basée sur le fait de reprendre une chanson
22:28qu'on a choisie soi-même
22:30et de la présenter dans une émission de télé sur TF1
22:34pour ne pas la citer
22:36et d'être en concurrence
22:39avec une dizaine d'autres artistes.
22:42Et je vais à cette émission en disant
22:44« Ok, c'est cool, ça peut peut-être me remettre le pied à l'étrier. »
22:48Et vous avez chanté ceci.
23:01Extraordinaire, chanson de David Hallyday
23:02qui a pris le risque justement
23:05de produire l'album de son père Johnny.
23:08Et vous n'avez pas choisi cette chanson par hasard, je crois.
23:12Non, simplement parce que je trouvais que c'était...
23:15Ce que j'avais envie de vivre, c'était de vivre pour le meilleur
23:17et d'y revenir, quoi.
23:19Et souvent, je reprends un petit bout de ce « Vivre pour le meilleur »
23:22de Johnny, composé par David, son fils
23:25et tout cet album, d'ailleurs, sublime, qu'il a composé pour son père.
23:30Je me disais
23:31« Mais si je suis dans cette émission, c'est pour vivre pour le meilleur.
23:36C'est pour revenir. »
23:38Et souvent, j'ai repris des petits bouts,
23:41des refrains sur scène
23:42de ce « Vivre pour le meilleur »
23:44parce qu'il m'est arrivé des choses difficiles
23:46et que quand je suis revenue,
23:48je disais ça au public en disant
23:50« Voyez, si j'arrive à revenir aujourd'hui, c'est pour ça. »
23:54Et je chantais un petit bout de « Vivre pour le meilleur »
23:56qu'on vient d'entendre, en effet.
23:58Oui, et en même temps, cette chanson est très difficile à interpréter.
24:00On se rend compte de la force de Johnny
24:02quand on doit chanter cette chanson.
24:05Alors, Johnny, c'est l'exemple même
24:08de la plus grande voix qu'on ait eue en France.
24:12Alors, je rajouterais Florent Pagny
24:14parce que franchement, là, on est dans le très haut.
24:18Mais moi, les gens, quand ils m'ont entendu dans cette émission
24:21ou sur scène le chanter,
24:23ils m'ont appelé la Johnny féminine.
24:25Alors, c'est très gentil, merci beaucoup.
24:27Non mais, je n'oserais reprendre ce terme.
24:32En tout cas, j'ai gagné cette émission
24:35et ça m'a permis de revenir sur le devant de la scène depuis 2003.
24:40Voilà, dans cette émission, il y avait quand même
24:41Claude Barzotti, Gene Manson, Gérard Blanc, Peter Eslaune.
24:44Et ça a été votre retour gagnant dans tous les sens du terme.
24:47Et je crois que si on réfléchit bien,
24:49cette émission est à l'origine de toutes les tournées des années 80 d'aujourd'hui.
24:52Parce que c'est là où ça a démarré.
24:55Peut-être, je n'en ai pas conscience.
24:57Eh oui, ça a vraiment démarré là et ensuite, ça s'est enchaîné.
25:00Alors, c'est vrai que vous avez eu des hauts et des bas.
25:04Et puis, il y a une chanson qui vous a ouvert la voix.
25:06C'est celle-ci.
25:17Alors là, on est dans Julie et pas encore dans Julie Piedry.
25:20Eh oui, les gens ne savent pas qu'à mes débuts,
25:25le patron de Séméas,
25:28je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
25:32C'est en fait qu'on ne demandait pas son avis à une artiste féminine.
25:37Il faut bien dire que les choses ont bien changé grâce à Dieu
25:40ou grâce à leur combat pour les femmes aujourd'hui.
25:43Mais à l'époque, on ne m'a pas demandé mon avis.
25:46On a lancé Maria Magdalena parce qu'on estimait que c'était un probable tube
25:53parce qu'on l'avait fait écouter à des programmateurs,
25:56dans des grandes stations de radio.
25:58Oui, à l'époque, il y en avait trois.
26:00Il y avait RTL, Europe 1 et France Inter.
26:02Et qui avait donné un avis favorable.
26:04Moi, j'étais partie à Ibiza, pour tout vous dire,
26:07faire un peu la fête avec ma bande de potes.
26:10Et il n'y avait pas de portable, pas d'Internet, rien du tout.
26:14Je rentre d'Ibiza et je trouve des télégrammes dans ma boîte aux lettres.
26:20Qu'est-ce que vous faites ? Où êtes-vous ?
26:21On a sorti le disque. Il est très bien accueilli.
26:24Quoi ?
26:25Moi, je l'avais enregistré, cette chanson,
26:27en me disant, mais non, mais ça ne marchera jamais.
26:30Moi, je suis un peu défaitiste.
26:32J'ai le syndrome de l'imposture.
26:35Je me dis, non, non, non, ça ne marchera jamais.
26:38Ce n'est pas possible.
26:39Va-t'en, tu tenteras autre chose plus tard.
26:41Et là, la surprise, c'est qu'on me sort un disque un peu dans mon dos
26:45avec une photo que je n'ai pas choisie,
26:48avec mon prénom, parce qu'ils n'ont pas retrouvé le contrat
26:50ou ils ne l'ont pas cherché.
26:53Et donc, ils se disent, attends, Julie Magdalena, c'est très bien.
26:56Moi, je dois dire que pendant toute une partie de ma carrière,
27:00pendant 5-6 ans, j'ai été la petite Julie.
27:03Moi, ça m'embêtait d'être la petite Julie, un peu anonyme comme ça.
27:07Ce n'était pas anonyme, mais c'était pénible,
27:09parce que mon nom, c'est Julie Pietri.
27:12Mon nom en entier, ce n'est pas ce nom-là,
27:14c'est Nicole Juliette Pietri.
27:16Oui, peu importe, mais je n'ai jamais demandé à m'appeler Julie Toucou.
27:21Sauf qu'on n'a jamais demandé mon avis.
27:23Mais vous savez, c'est encore une fois un temps
27:24où on ne demandait pas l'avis aux chanteuses.
27:28Alors, il y a quelqu'un qui vous remarque
27:30et qui vous invite à l'Olympia, c'est Sajalistel.
27:34J'adorais, j'adorais ce monsieur.
27:36Beaucoup d'élégance, beaucoup, beaucoup d'élégance.
27:38Et il me dit, écoutez, il appelle la maison 10,
27:41je vous aime beaucoup, j'aime beaucoup l'album,
27:43qui était éponyme d'ailleurs, qui s'appelle Julie Toucou,
27:47où il y a Magdalena, où il y a deux ou trois chansons
27:50que j'aime beaucoup.
27:51Ne voudriez-vous pas faire l'américaine de mon Olympia ?
27:55Et là, moi, je suis tombée des nus.
27:57Il me dit, je vous prête mes musiciens
27:58et vous passerez avec mes musiciens,
28:00on fera les répétitions.
28:02Alors, j'étais à la fois complètement affolée,
28:04mais affolée.
28:05Je me suis dit, mais je n'y arriverai jamais.
28:07Puis ça, chère Distel, mon Dieu,
28:08mais c'est une icône, enfin, je veux dire.
28:11À l'époque, c'était une super star qui remplissait l'Alympia.
28:14Les gens ne se rendent plus compte aujourd'hui.
28:16C'était Oh la belle vie,
28:18que j'ai repris d'ailleurs plus tard
28:19dans un album de jazz que j'ai fait, etc.
28:22250 versions dans le monde, la belle vie.
28:24C'était 250 versions, bravo.
28:27Mais je ne suis pas étonné.
28:29Et Distel, c'était une icône.
28:31Il faisait le Sacha Show,
28:33il faisait des émissions de télé,
28:34il était le meilleur ami des Carpentiers.
28:36Ça a été une merveille.
28:37J'ai fait d'ailleurs un Carpentier
28:38avec une des chansons de l'album Julie.
28:40Et j'ai fait cette Américaine de Sacha Distel
28:46et en chantant avec lui aussi un duo
28:50pendant son tour de chant
28:51qui était un homme et une femme,
28:53Shabadabadar, quand même.
28:54D'ailleurs, qui faisait au départ Dabadabada
28:56parce que les paroles n'étaient pas terminées
28:57et c'est devenu Shabadabadar.
28:59C'est devenu Shabadabadar
29:00et tout le monde s'en souvient de Shabadabadar.
29:01Mais c'était un honneur pour moi.
29:03Il a été charmant.
29:04Très grand monsieur.
29:06Alors, il y a eu ensuite
29:06une étape supérieure de Julie
29:08avec l'adaptation d'une chanson.
29:20Quand je dis une étape supplémentaire,
29:22c'est qu'au départ,
29:22c'est une chanson des Kings
29:23que vous avez adaptée en français, Julie Pétry.
29:25Oui, ça a été l'écriture de moi.
29:27Ça me fait sourire
29:28quand j'entends ma petite voix de jeunette.
29:32Mais c'est la première fois
29:34que j'ai écrit un texte.
29:35Oui, j'ai écrit cette adaptation.
29:36Une adaptation, les gens ne le savent pas.
29:37Ce n'est pas de traduire.
29:40Il faut réinventer
29:41parce que ce ne sont pas les mêmes sons.
29:43Donc, il faut que ça colle
29:44avec que ce soit une prosodie
29:47qui colle avec le même nombre de pieds
29:51qu'il y a dans une phrase,
29:53dans une strophe.
29:55Enfin bon, c'est assez complexe.
29:57Et j'ai tenté cette histoire.
29:59Ça m'a pris beaucoup de temps.
30:00Je dois dire que j'ai sué sang et eau.
30:03Et j'ai eu l'immense honneur
30:05d'être acceptée à la SACEM
30:06avec mon premier texte
30:08en train de signer Julie Pétry,
30:10Ray Devis,
30:11qui était le leader,
30:13auteur-compositeur des Kings
30:14que mon frère m'avait fait écouter
30:16quand j'avais 12 ans, 13 ans.
30:18Un jour, il y a eu un rituel.
30:20Un jour, il voit un spectateur
30:21endormi au premier rang.
30:22Il lui jette de la bière.
30:23Et ça a tellement plu
30:23que dans chaque concert,
30:24un peu comme Aznavour
30:25avec le mouchoir dans la bohème,
30:27il jetait de la bière
30:28sur le premier rang
30:29au début de chaque concert.
30:30Je ne savais pas.
30:32Ça ne m'étonne pas.
30:33C'est un super groupe de rock.
30:36Enfin, c'est iconique.
30:38Ensuite de ça,
30:39je savais qu'il avait eu
30:40pendant un moment
30:41comme fiancée Chrissy Hines
30:43la chanteuse des Pretenders.
30:45Et c'est en écoutant la voix
30:46de Chrissy Hines
30:47que j'ai eu envie
30:49de reprendre cette chanson
30:50en disant
30:50« Ça colle à une femme ».
30:52Alors ensuite,
30:53il y a une autre aventure.
30:54Au départ,
30:54vous avez l'idée
30:55d'un blues en duo
30:56et puis ça va donner ça.
30:57« Amoureux fou »
31:02« Amoureux amouris »
31:06Ce qui est extraordinaire,
31:07c'est que « Amoureux fou »
31:08avec Herbert Léonard
31:10n'aurait jamais dû exister.
31:12Vous vouliez où au départ
31:13eu un blues ?
31:14Alors, j'étais passée
31:17de CBS,
31:20qui était l'ex-appellation de Sony,
31:26à la maison de l'histoire de chez La.
31:28« Carrière ».
31:29Et oui,
31:30j'aime pas dire son nom
31:31parce que c'est quelqu'un
31:32que je n'aime pas,
31:33qui m'en a fait voir
31:34de toutes les couleurs.
31:35Et quand je lui ai proposé
31:36cette idée,
31:37parce que j'adore,
31:38et j'adorais la voix
31:39de Herbert Léonard,
31:41qui est une voix,
31:41il avait commencé d'ailleurs
31:42avec du rhythm and blues,
31:44enfin,
31:44il avait chanté du rock,
31:45enfin,
31:46une voix extrêmement puissante,
31:48mais à la fois très...
31:49J'avais l'idée
31:51de faire une adaptation
31:54d'un blues américain
31:57à deux voix,
31:58avec la voix d'Herbert
32:00et de lui proposer ça
32:01au travers de ce producteur,
32:03donc celui de chez La.
32:05Et il me dit
32:06« Oui, oui,
32:07je vais joindre
32:08l'équipe d'Herbert Léonard. »
32:12Et puis,
32:13il me rappelle,
32:14trois semaines plus tard,
32:15il me dit
32:15« Bon, ça y est,
32:16j'ai fait affaire
32:17avec l'équipe d'Herbert Léonard.
32:18Tu vas chanter leur chanson
32:19avec leur texte
32:20et leur musique. »
32:22Et moi,
32:22j'étais là,
32:23je suis restée atterrée
32:24parce que,
32:26même si la chanson
32:27est absolument magnifique,
32:28ce n'était pas du tout
32:29ce que je souhaitais
32:31dans la continuité
32:32de ce « Et c'est comme ci »,
32:34etc.
32:35Et il y avait
32:35quelques phrases
32:36de l'auteur
32:37que je ne trouvais pas
32:38« Bienvenue dans nos bouches ».
32:43Enfin, bon,
32:43je ne sais pas.
32:44Et je me suis quasiment fâchée
32:46avec tout le monde
32:47parce qu'elle me disait
32:48« Mais qu'est-ce qu'elle veut ? »
32:49parce qu'à l'époque,
32:50on ne respectait absolument pas
32:51les femmes dans ce métier,
32:53les artistes féminines.
32:55on m'a appelée
32:55comme par un nom d'oiseau
32:56en disant
32:57« Mais que veut-elle,
32:57cette petite idiote ? »
33:01Pour ne pas dire pire,
33:04elle réclame à changer une phrase.
33:06Pour qui se prend-elle ?
33:07Oh là là,
33:07une phrase !
33:08Mon Dieu,
33:08mon Dieu !
33:09Bon,
33:09mais c'était encore une fois,
33:11autre temps,
33:12autre mœurs.
33:13Mais j'étais tout de même ravie
33:14d'avoir le succès
33:14que nous avons eu
33:15avec Herbert
33:16qui a été extraordinaire.
33:17On est partis faire une tournée.
33:18On s'est beaucoup amusés.
33:19C'était extraordinaire.
33:20C'était fabuleux.
33:21Et il faut savoir
33:22qu'Herbert Lenore
33:22a eu un trou dans sa carrière.
33:24Il est devenu journaliste
33:25dans un journal
33:25Aviation Magazine.
33:26Et à l'époque,
33:28les rédacteurs
33:28ne savaient pas
33:29que c'était le chanteur.
33:30Il était totalement anonyme.
33:31C'était extraordinaire.
33:32Il y a des gens
33:32qui ne savent pas.
33:33Il y a des gens
33:33qui sont très intéressés
33:34par le journalisme
33:37de l'aviation.
33:38Sur l'aviation,
33:39notamment russe.
33:40Et c'était sa spécialité.
33:43Je ne sais pas pourquoi.
33:43C'était son truc.
33:45C'était une idée à lui.
33:47Et qui me disent
33:47« Ah non,
33:48il écrit des articles formidables. »
33:49Je me dis « Chanteur. »
33:51Ah bon ?
33:52C'est extraordinaire.
33:53Alors,
33:54il y a eu aussi
33:54une autre activité
33:55que vous avez eue.
33:56Et on peut l'évoquer
33:57à travers une chanson
33:58qui s'appelle « Immortelle ».
34:06C'est aussi le nom
34:08d'une ligne de produits
34:09de beauté,
34:10de maquillage.
34:11Ce qui a été
34:11une autre activité
34:12et qui vous a valu,
34:13je crois,
34:13des chroniques
34:14dans une émission
34:14de De Chavane.
34:15De De Chavane,
34:16absolument.
34:17J'avais lancé
34:17cette ligne
34:18de maquillage
34:20et puis ensuite
34:21un parfum
34:21qui s'appelait
34:22en effet « Immortelle ».
34:23Et qui a duré
34:24plusieurs années.
34:25Je faisais moi-même
34:26les collections.
34:27Les collections
34:27automne-hiver,
34:28printemps-été,
34:28etc.
34:30et j'avais une chronique
34:33une fois par semaine
34:34chez De Chavane
34:35dans cet encore mieux
34:36l'après-midi
34:36et nous faisions
34:39un tuto.
34:40Aujourd'hui,
34:41on dirait un tuto
34:42sur Internet
34:43et on donnait
34:44des conseils.
34:45On maquillait
34:46une jeune fille
34:47que nous recrutions
34:49en banlieue
34:51ou parmi les fans
34:52avec toutes sortes
34:54de types différents
34:56pour essayer
34:57des maquillages
34:58sur elle
34:58et donner des conseils.
34:59C'était extraordinaire
35:01jusqu'à ce qu'une
35:01célèbre maison
35:03vienne plus
35:06en vue
35:07que ma pauvre
35:09petite personne
35:10d'artiste
35:11qui s'est plainte
35:12en disant
35:12comment nous
35:13on nous demande
35:15des sommes
35:16faramineuses
35:17pour faire partie
35:17des séquences
35:19de pubs
35:20qui entrecoupent
35:21toutes les émissions.
35:22On nous demande
35:23des sommes faramineuses
35:24et cette demoiselle
35:26fait des émissions
35:27avec son meuble
35:28ses expositions
35:31de produits
35:32et avec ses produits
35:32on voit la marque.
35:34Donc,
35:34qu'est-ce qui se passe ?
35:35Donc,
35:35ça s'est arrêté
35:36au moment où il y a eu
35:37cette plainte
35:38d'une immense maison
35:39que je ne peux pas citer ici.
35:41Non,
35:41on va plutôt citer
35:43vos chansons,
35:44vos nouvelles chansons
35:45à travers la date
35:45du 20 mars 2026.
35:46A tout de suite
35:47sur Sud Radio
35:48avec Julie Pétry.
35:50Sud Radio,
35:51les clés d'une vie,
35:52Jacques Pétry.
35:52Sud Radio,
35:53les clés d'une vie,
35:54mon invité Julie Pétry.
35:56Alors,
35:56on a évoqué votre passé.
35:57Maintenant,
35:58on parle du futur
35:59mais en même temps
35:59c'est un futur lié au passé
36:01avec la date
36:02du 20 mars 2026
36:03avec un album
36:05qui s'appelle
36:06Iconique Résonance
36:07qui est un album
36:08de remix électro-disco
36:10de beaucoup de vos chansons
36:11avec une nouveauté.
36:12Pourquoi justement
36:12cet album aujourd'hui ?
36:14Alors,
36:16l'explication
36:18est...
36:19Voilà.
36:20En 2022,
36:21je commençais
36:22une tournée
36:24avec mon dernier album
36:25qui s'appelle
36:26Origami
36:27et tout s'est arrêté
36:29net,
36:30la promotion,
36:30les tournées
36:31lorsque l'on m'a
36:33diagnostiqué
36:33un cancer de l'endomètre
36:34et j'ai été opérée
36:36au mois de
36:38mars 2023.
36:39J'ai subi
36:40des radiothérapies
36:42etc.
36:42etc.
36:43Et ça a un peu
36:45coupé
36:45toute promotion
36:47et toute apparition
36:48de ma part.
36:51Voilà.
36:51Mais je suis heureuse
36:52d'être en tout cas
36:53bien vivante
36:55et en bonne santé
36:56en rémission totale.
36:58Et j'ai donc repris
36:59un peu mes activités
37:02en 2024-2025
37:04et je me suis dit
37:07comment faire
37:07pour revenir
37:09me rappeler
37:09aux bons souvenirs
37:10du public
37:10quelque part.
37:11Et je me suis dit
37:12bon,
37:13je vais un peu repasser
37:14tous les titres
37:15un peu emblématiques
37:16de ma carrière
37:17dont Eve,
37:17la veuille-toi
37:18puisque je savais
37:19qu'en 2026
37:19c'était les 40 ans
37:20de Eve,
37:21la veuille-toi,
37:22Salambeau,
37:23tous les morceaux
37:24que j'ai,
37:24c'est comme ci,
37:25etc.
37:26Nouvelle Vie.
37:27J'ai tout
37:29revu
37:29avec un garçon
37:31qui a travaillé
37:32avec notamment
37:32Johnny Hallyday,
37:34avec une équipe
37:35qui a travaillé
37:35avec Jams.
37:36Donc un peu
37:38en électropop
37:39sans déformer
37:39les mélodies
37:40mais en les renouvelant
37:42complètement au niveau
37:43de l'ambiance
37:44musicale.
37:45Et j'ai réussi ça
37:47en me disant,
37:47je vais me repositionner
37:48en disant
37:48coucou les gars,
37:49je suis là
37:50et en produisant
37:52également un inédit
37:53qui s'appelle
37:53Le Dernier Bateau
37:54en disant
37:55ouais,
37:55il n'y a pas que ça,
37:57on va continuer
37:58parce que je vais
37:59ressortir un album
38:00en 2027.
38:01Et bien voilà,
38:02justement,
38:03Eve lève-toi
38:03qui a 40 ans,
38:04elle n'a pas 40 ans,
38:05elle a toujours 20 ans
38:06et deux fois plus tôt que une.
38:17Votre voix n'a pas changé,
38:19on reconnaît vraiment
38:20la chanson,
38:21chanson à laquelle
38:21vous avez cru
38:22et je crois qu'au départ
38:23vous avez été la seule
38:23à croire en cette chanson.
38:24Ah mon Dieu,
38:25oui.
38:26Ah mon Dieu,
38:27oui.
38:28Moi,
38:29c'était moi,
38:29je savais que j'avais
38:30quelque chose.
38:32C'était un peu
38:33mon champ de libération,
38:35c'était ma révolution
38:37intérieure à moi
38:38et ma révolution artistique.
38:40Je sortais donc de,
38:42j'avais récupéré
38:43mon contrat
38:45de chez,
38:46de,
38:46de,
38:46de,
38:46de,
38:47le fameux producteur
38:48de chez là
38:48que je refuse de citer
38:51qui avait d'ailleurs,
38:52qui m'avait dit
38:53ok,
38:53je te laisse ton contrat
38:55mais comme tu me dois
38:55encore des disques,
38:57je vais te confisquer
38:59toutes tes royalties
38:59sur les ventes
39:00de tes précédents morceaux.
39:02Ben voyons.
39:02Ben voyons,
39:03il y avait besoin
39:04d'un cure-dent en diamant
39:05peut-être,
39:06on ne sait jamais.
39:07Ça lui a,
39:08voilà.
39:09Et moi,
39:11lui,
39:11il pensait probablement
39:12que je ne ferais rien derrière
39:13mais moi je savais,
39:14je savais que j'avais déjà
39:15une équipe
39:15que j'avais cherchée
39:16entre temps
39:17et j'avais ce morceau
39:19que j'ai voulu tellement,
39:20mais tellement,
39:21qui était très,
39:24je ne sais pas là,
39:24j'ai co-écrit le texte
39:26avec Jean-Michel Berria
39:28et je lui ai dit,
39:29voilà,
39:29ce que je vais expliquer
39:30c'est que je suis comme Ève
39:32qui a été bannie du ciel
39:33et moi je vais être
39:35en renaissance
39:36et que je vais demander
39:37à toutes les Èves
39:38de se lever,
39:39toutes les femmes,
39:40voilà.
39:40Et comme Ève étant
39:41la première femme
39:42et qu'elle a été bannie,
39:44on va dire aux femmes
39:47qu'il n'y a pas que ça,
39:48on doit se lever,
39:49rester debout
39:50et s'intégrer
39:53à la société,
39:54au combat de notre société.
39:56Donc pour un enfant d'Afrique
39:57qui a perdu le sourire,
39:59etc.
40:00Délaissée par le ciel,
40:01elle a mal.
40:01Qu'est-ce que c'est qu'elle tienne ?
40:03Malgré le fait
40:04qu'elle ait eu ses enfants,
40:06etc.
40:07Elle reste debout
40:08et elle se lève
40:09et elle reste debout,
40:10voilà.
40:10Oui, mais ça aussi,
40:11vous étiez une pionnière
40:12parce qu'à l'époque,
40:13personne n'en parlait.
40:14Moi, je me souviens
40:15des premiers bureaux,
40:16j'avais fait un reportage
40:17sur les premiers bureaux
40:18des ligues féminines,
40:18il y avait trois personnes.
40:19D'où votre question.
40:22L'idée de parler
40:23de la première femme
40:24et de dire que les femmes
40:25doivent rester debout
40:27et doivent d'abord se lever
40:28et résister,
40:30mais ce n'était pas
40:31à la mode du tout.
40:32Donc les gens en radio
40:33me disaient,
40:34dites donc,
40:35qu'est-ce que vous racontez
40:35aux femmes uniques ?
40:37Mais qui êtes-vous ?
40:39Que racontez-vous ?
40:40Mais c'est quoi
40:41cette musique arabe ?
40:42Parce qu'évidemment,
40:42je faisais...
40:45C'est quoi cette musique ?
40:47Et moi,
40:47je voulais un mélange
40:48des cultures.
40:48J'arrivais d'Afrique du Nord.
40:49J'aimais le mélange
40:51des cultures,
40:52le mélange des musiques,
40:53musicales,
40:54et le fait
40:55d'affirmer
40:57ma libération,
40:58ma propre libération,
40:59en sortant
41:00de chez ce fameux producteur
41:02qui m'avait mis
41:02des bâtons dans les roues
41:03et je me disais,
41:05non mais j'y crois
41:06et je savais
41:07que c'était fort.
41:08Je le sentais.
41:09Et je crois
41:09que vous avez débuté
41:10la chanson dans les discothèques.
41:12C'est comme ça
41:12que le bouche-à-oreille
41:13s'est fait.
41:14Exactement.
41:14C'était l'avènement
41:15de ce qu'on appelait
41:16les radios libres
41:17et on m'avait dit
41:19non mais si vous ne le lancez pas
41:21dans les grosses discothèques,
41:22ça ne marchera jamais.
41:22Et on a eu,
41:23avec mon équipe,
41:24l'envie,
41:25l'idée de faire
41:26les remixes de l'époque.
41:29Mais aujourd'hui,
41:30c'est un peu obsolète,
41:31bien sûr.
41:31Mais on a lancé ça
41:32dans toutes les...
41:33Vous savez,
41:33il y avait d'énormes...
41:34C'est comme des usines
41:36où il y avait 2000 personnes
41:37qui rentraient pour danser.
41:38C'était dingue.
41:40Et les gens sont rentrés
41:41de vacances
41:43début août
41:44en disant
41:45mais c'est quoi ce truc ?
41:46Ève,
41:46Ève, lève-toi.
41:47Et ils ont acheté
41:48tout ce qu'ils ont trouvé
41:51chez les disquaires,
41:52tout ce qui était disponible
41:53et il y en avait assez peu.
41:55Et là,
41:56il y a eu panique
41:57de la maison de disques.
41:59J'étais revenue
42:00avec justement
42:01Ève, lève-toi
42:02chez CBS.
42:04Chez Sony à l'époque
42:06donc qui était devenue Sony.
42:08C'est quoi ?
42:09Il faut fabriquer.
42:10Alors ça a été
42:1110 000
42:12en une semaine
42:13puis ça a été
42:1410 000 jours
42:16et puis ça a été
42:17de la folie.
42:18Je suis rentrée
42:18dans le top 50
42:19de l'époque
42:20au mois d'août
42:21et en début octobre
42:23j'étais première
42:24de top 50
42:25et j'y suis restée
42:266 mois et demi.
42:26Et il y a une autre chanson
42:28aussi par rapport
42:29à une femme
42:29qui est chère
42:30à votre souvenir.
42:44Carthage,
42:45Salambo,
42:45le roman de Gustave Flaubert
42:47ça vous a inspiré ?
42:48Je vais vous dire
42:49ça m'a inspiré
42:50cette prêtresse
42:54incandescente
42:55avec ses bijoux
42:56et ses voiles
42:57en fait c'est papa
42:58qui m'a offert
42:59ce bouquin
43:01et je vais vous rassurer
43:02tout de suite
43:02je n'ai jamais pu le finir
43:03parce que les descriptions
43:05sont
43:05c'est trop long
43:06pour moi
43:06c'est trop
43:07c'est pas le meilleur
43:09c'est pas le meilleur Flaubert
43:10mais je trouvais l'idée
43:12tellement belle
43:12de cette prêtresse
43:13que j'ai voulu
43:14reprendre mon idée
43:16de Ève
43:16de ces prêtresses
43:18qui apportent la parole
43:19qui portent quelque chose
43:20de mythique en elle
43:22et je trouvais
43:23que ça sonnait tellement bien
43:24sur cette musique
43:25et j'étais repartie
43:27pour le combat des femmes
43:28et le clip je crois
43:30était tourné au Portugal
43:31absolument
43:32c'était absolument magnifique
43:33c'était très épique
43:34j'avais une épée
43:35comme si j'étais
43:38moi-même
43:38une prêtresse
43:39qui portait
43:40une épée
43:42sur un hôtel
43:44avec des bougies
43:45c'était très
43:45c'était très onirique
43:49j'ai beaucoup aimé
43:50aller au Portugal
43:51j'adore le Portugal
43:52et Gustave Flaubert
43:53a mis 6 ans
43:54à écrire ce livre
43:54en enquêtant un peu partout
43:56et il avait écrit aussi
43:57un conte
43:58qui est à l'origine
43:58de Salambo
43:59on ne le sait pas assez
44:00qui s'appelle
44:00Les 7 fils de Dervich
44:02qui lui a donné l'idée
44:03du personnage ensuite
44:04et qui est devenu un classique
44:06moi ce que je trouvais
44:07c'était le titre
44:07Salambo
44:08dans les jambes
44:09toujours un seul N
44:10un seul M
44:11c'est deux M
44:12et c'est cette prêtresse
44:14que je trouvais
44:15assez incroyable
44:16voilà
44:16donc
44:18et puis c'était
44:19parce que papa
44:20m'avait offert ce bouquin
44:21alors dans cet album
44:23il y a aussi
44:23donc un inédit
44:24vous l'avez dit
44:25il s'appelle
44:25Le Dernier Bateau
44:26c'est comme un dernier bateau
44:33l'envie d'être seul sur l'eau
44:41comme dans un vieux mello
44:49jouer un guichet fermé
44:55un guichet fermé
44:56je crois que c'était
44:56d'ailleurs votre spectacle
44:57à la Lambra
44:59en avril dernier
45:00et c'est vrai
45:01qu'une nouvelle vie
45:03une vie de plus
45:03parce que finalement
45:04vous avez eu plusieurs vies
45:05et à chaque fois
45:06qu'il y a eu une épreuve
45:06Julie Piétry
45:07vous êtes remonté immédiatement
45:09alors je crois
45:10qu'on dit
45:14je renais de mes propres cendres
45:16c'est une façon
45:17je suis un peu
45:17oui comme un phoenix
45:19je vais dire
45:20que je suis une résiliente
45:21c'est un mot à la mode
45:22mais qui veut bien dire
45:23ce qu'il veut dire
45:24je crois que
45:26je ne me laisse pas
45:28aller
45:29je ne me laisse
45:30jamais tomber
45:31moi-même
45:33je rebondis
45:34j'ai la chance
45:35d'être aidée
45:35d'être aimée
45:36j'ai un public extraordinaire
45:39vous parliez du 4 avril
45:41dernier à la Lambra
45:42qui était en effet
45:43à guichet fermé
45:44c'était absolument merveilleux
45:46et ce morceau
45:48est symptomatique
45:49parce que
45:50il me questionne
45:52c'est un questionnement
45:53de ma part
45:53parce que j'ai co-écrit
45:55le texte
45:55sur le fait
45:56est-ce qu'on continue
45:58ou est-ce qu'on s'arrête
45:59est-ce que
46:00est-ce que j'ai envie
46:01maintenant
46:02d'aller voyager
46:03de par le monde
46:04ou est-ce que je continue
46:05alors je ne sais pas
46:06si j'arriverai
46:07à me séparer de la musique
46:08c'est une idée
46:10sur ce morceau
46:11comme ça
46:11un peu jazz
46:12un peu
46:14qui plane
46:14un peu
46:15qui fait planer
46:15mais
46:18le dernier bateau
46:19j'ai eu envie
46:19de l'écrire
46:20en me disant
46:20et si c'était
46:21la dernière fois
46:22que j'enregistrais
46:22quelque chose
46:23oui mais en même temps
46:24ça vous permet
46:25d'oublier
46:25quelques galères
46:26si j'ose dire
46:27oui oui
46:28moi je passe outre
46:29et ça me permet
46:30en continuant à écrire
46:32ou en essayant
46:33de voir
46:35ce que ça peut donner
46:35ou si j'ai envie
46:36de continuer
46:37ou d'arrêter
46:39ça me permet
46:41de voir ailleurs
46:41que mes petits malheurs
46:42personnels
46:43il y a tant de malheurs
46:44ailleurs
46:44voilà
46:45et puis une chanson
46:45optimiste aussi
46:46qui est dans cet album
46:47de remix
46:48je veux croire
47:06alors cette chanson
47:08on la considère
47:09comme l'une des premières
47:10de l'ère post-disco
47:12exactement
47:13mais c'est d'ailleurs
47:14ce clin d'oeil
47:15que j'ai fait
47:15dans cet album
47:16iconique
47:16résonance
47:17c'est que justement
47:18il y a un côté
47:19très disco aussi
47:21disco avec les nouveaux
47:22sons de jour
47:22de 2026
47:24mais il y a un côté
47:25très disco
47:26et il y a aussi
47:27notamment dans ce morceau
47:28je veux croire
47:28qui a été aussi un tube
47:30dans ma carrière
47:32il y a un gospel
47:34et justement
47:35le 4 avril dernier
47:36je suis passé sur scène
47:37avec un gospel
47:38et il n'est pas
47:40interdit de penser
47:41que par la suite
47:43il va y avoir
47:44peut-être dans le concept
47:45de prochain album
47:46quelque chose
47:47un peu soul
47:48comme ça
47:48oui et en plus
47:49il y a de plus en plus
47:50d'artistes qui chantent
47:51dans les églises aussi
47:51ça vous irait très bien
47:53de pousser la note
47:53pourquoi pas
47:54j'ai prouvé
47:55enfin les gens
47:56ont été assez bluffés
47:58que je pouvais allier
47:59modernisme et gospel
48:01le 4 avril
48:02encore une fois
48:02à la lombra
48:03et ça a étonné beaucoup
48:04et ça m'a donné l'idée
48:06de rebondir là-dessus
48:07et bien l'avenir justement
48:08il est également présent
48:09dans cet album
48:09avec Une Nouvelle Vie
48:11Nouvelle Vie
48:12tu vas dans mon corps
48:14bien à l'abri
48:16tu m'en restes
48:18Nouvelle Vie
48:19tu vas sans effort
48:20le cœur d'abord
48:25Toi Nouvelle Vie
48:27tu cours
48:28dans la lueur
48:30tu prends mes jours
48:30En chissant difficile
48:31je vous demande
48:32si vous n'êtes pas
48:32un symbole de l'optimisme
48:34dont nous avons bien besoin
48:35Julie Piétry
48:36je le veux
48:37de toutes mes forces
48:38c'est mon vœu
48:39le plus cher
48:40c'est de
48:40c'est de transmettre
48:44quelque chose
48:45de l'ordre de l'énergie positive
48:47l'énergie vitale
48:48déjà
48:48parce que moi
48:49j'ai eu la chance
48:49de réchapper
48:50à des histoires
48:52difficiles
48:53et
48:54de l'énergie positive
48:56et
48:57du vivre ensemble
48:58je trouve que
48:59d'être toujours
49:01séparés
49:02les uns des autres
49:02ou très
49:03autonomes
49:04ou très
49:06égocentriques
49:06c'est dommage
49:08j'ai envie
49:08de transmettre
49:09quelque chose
49:10de toute façon
49:13pour moi
49:14le vivre ensemble
49:14c'est quand même
49:16ça provoque
49:17quand même
49:17le maximum
49:18je ne vois pas
49:19comment
49:19écoutez
49:20c'est comme si
49:20vous faisiez
49:21un barbecue
49:21sans personne
49:22autour du barbecue
49:23vous ne pouvez pas
49:24faire de la musique
49:25tout seul
49:25vous avez besoin
49:26d'un public
49:26vous avez besoin
49:27de partager
49:28moi je suis dans
49:28le partage
49:29alors ça
49:30Isonée Crésonnance
49:31est sorti
49:31maintenant l'avenir
49:32un nouvel album
49:33détourné
49:34oui
49:34donc nouvel album
49:36fin 2027
49:38détourné
49:39on est reparti
49:40sur les routes de France
49:41à partir du mois de juillet
49:42fin juin
49:43début juillet
49:44et puis
49:45de plus en plus
49:46et probablement
49:48encore une scène
49:48à Paris
49:49fin 2027
49:50pour présenter
49:50le nouvel album
49:51et bien on en reparlera
49:52dans les clés
49:52j'espère
49:53j'en suis certain
49:54merci Julie Piétry
49:56et continuez ainsi
49:57on a besoin d'optimiser
49:58merci beaucoup
49:59les clés d'une vie
50:00c'est terminé
50:00pour aujourd'hui
50:01on se retrouve bientôt
50:02restez fidèles
50:03à l'écoute de Sud Radio
50:03Sous-titrage Société Radio
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