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  • il y a 2 jours
Les Vraies Voix avec Jean-Michel Fauvergue, Samuel Botton, Bruno Pomart

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-05-12##

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News
Transcription
00:00Et autour de nous, cette joyeuse bande du jour, Samuel Botton est avec nous, Jean-Michel Fauvergue et Bruno Pommard
00:06et vous au 0826-300-300 avec Philippe David.
00:09On est très heureux de vous accueillir et c'est Aude qui est là avec nous aujourd'hui pour notre
00:13plus grand plaisir.
00:14On revient sur cette information, en tout cas ce qu'a dit Timo de Montbrial ce matin chez Zanfançois Achilly.
00:21Nos politiques doivent assumer que lorsque les policiers ou gendarmes interviennent, cela peut occasionner des morts ou des blessés chez
00:27les délinquants.
00:28Avec cette question du soir, seriez-vous d'accord pour un durcissement du maintien de l'ordre en cas de
00:34débordement Philippe ?
00:35Et bien pour le moment vous dites oui à 88%, vous voulez réagir le 0826-300-300, des commentaires tiens.
00:41Quel type de débordement ? On voit déjà une énorme différence dans l'action de la police quand il s
00:45'agit de manifestations ouvrières ou agricoles.
00:47Par rapport au débordement, les soirs de victoire des Fouteux par exemple et Fantôme qui répond gilet jaune versus émeute
00:55de 2023.
00:56On en parlera bien entendu, vous souhaitez la bienvenue, Frédéric est déjà avec nous mais on vous attend bien entendu,
01:02c'est le grand débat du jour.
01:03Du coup, blessure, il y en a toutes les trois minutes.
01:05Il faut peut-être dissocier ce qu'est un manifestant d'un fauteur de trouble.
01:08On a le droit d'aller à une manifestation, c'est tout à fait légal même si elle n'est
01:12pas déclarée.
01:12Des actes de violence de plus en plus incontrôlés.
01:15Pour l'instant, les armes à feu ne sont pas utilisées contre la population et contre les forces de l
01:18'ordre.
01:19On n'est pas du tout dans l'approche la police-tue, moi je dirais que plutôt les forces de
01:23l'ordre sauvent.
01:27Et direction le 0826 300 300.
01:30Frédéric, à cette question, vous dites que vous êtes d'accord pour un durcissement du maintien de l'ordre en
01:35cas de débordement ?
01:36Oui, tout à fait. Nous sommes quasiment le seul pays d'Europe, peut-être du monde, à faire ça.
01:42Malheureusement, c'est un peu l'héritage de Mitterrand.
01:45Tous ces idéologues que vous avez, peut-être sur le plateau aujourd'hui, des chroniqueurs qui sont plutôt de gauche,
01:50sont toujours dans la mansitude, dans le pardon.
01:54C'est surtout dans l'éducation nationale.
01:56Il ne faut pas interdire, il ne faut pas corriger.
02:02Donc le problème, c'est que nous avons un Macron, nous avons eu Hollande, ça fait presque 15 ans maintenant,
02:08de gauche.
02:09Et en fait, l'idéologie prime auprès de la justice.
02:13Et c'est vrai qu'il y a deux pas, deux mesures.
02:15Contre les agriculteurs, ils envoient des petits chars.
02:17Ou contre les catholiques, quand c'était Hollande qui était président.
02:21Mais par contre, contre les racailles de banlieue qui viennent se mêler à de vrais supporters,
02:26puisque le foot, c'est quand même des supporters, et c'est plus un sport qui est populaire et familial.
02:32Donc les gens y allaient à l'époque en famille, avec leurs enfants, avec les grands-parents.
02:36Ce n'est plus le cas, puisque maintenant ce sont les racailles de banlieue qui ont inondé les tribunes.
02:41La billetterie a démarré à Marseille avec l'OM, quand Bernard Tapie a laissé la billetterie aux supporters ultra.
02:47Donc malheureusement, cette population des racailles de banlieue, par idéologie islamique et par le narcotrafic,
02:57ces deux actions font qu'il y a un laissé-faire du pouvoir.
03:00François Hollande et Macron, ce sont des idéologies de gauche qui nous amènent devant la Bible.
03:08Vous savez, en France, il y a plus de 300 morts depuis qu'Hollande a été président.
03:12Il y a 300 personnes qui ont été assassinées par des islamiques ou des racailles ou des narcotrafiques.
03:17On parle de guerre, mais la guerre, elle est en France.
03:20Oui.
03:21Vous vous rendez compte, 300 morts.
03:22Frédéric, on va vous répondre, bien entendu, puisque tout le monde n'est pas de votre avis.
03:26Et en l'occurrence, Samuel Botton, qui dodeline depuis tout à l'heure.
03:29Moi, je vous félicite, Frédéric, parce que vous avez parlé pendant une minute trente,
03:32et je ne suis pas sûr d'avoir trouvé une once de cohérence dans votre propos.
03:36D'abord, me mettre sur la même ligne François Hollande et Emmanuel Macron en termes d'idéologie politique.
03:40Franchement, il fallait oser.
03:41Vous avez un président qui est social-démocrate, et vous en avez un autre qui est plus d'inspiration de
03:46droite.
03:46Ensuite, me ramener ça à François Mitterrand, qui est mort il y a plus de 30 ans,
03:50sachant qu'entre-temps, on a quand même eu 12 ans de Jacques Chirac, une cohabitation,
03:547 ans de Nicolas Sarkozy et les deux autres que vous avez cités.
03:57Pardon, 5 ans de Nicolas Sarkozy plus les deux autres que vous avez cités.
04:00Il fallait oser.
04:01Alors après, vous m'avez fait un gros biboulga immonde entre le supporterisme, les liens avec l'islam, la mafia,
04:09le narcotrafic.
04:10Je n'ai rien compris à ce que vous avez dit, tout simplement.
04:13Tout simplement, Frédéric, je me suis retenu pendant une minute trente, et ce n'est pas l'envie qui me
04:17manquait.
04:18Je vous demande d'en faire autant pendant les 40 secondes qui me restent.
04:21Donc, autant vous dire que moi, j'entends, effectivement, il faut remettre de l'ordre,
04:24mais la question, c'est durcir les règles, mais les durcir comment ?
04:28Vous m'avez dit qu'entre les agriculteurs, on envoie les petits chars, mais excusez-moi,
04:32je n'ai pas souvenir d'une catégorie socioprofessionnelle qui ait bénéficié d'autant de mensuétude
04:38que les agriculteurs vis-à-vis des forces de l'ordre lors de leurs manifestations.
04:41Moi, j'ai souvenir qu'il y a des ministères qui ont été pris d'assaut,
04:44qu'on a déversé des kilos entiers de purins et de foins,
04:48et que là-dessus, qu'est-ce qu'il avait dit Gérald Darmanat à l'époque ?
04:51Oui, mais on peut comprendre la colère.
04:52Donc, encore une fois, votre propos n'est pas cohérent.
04:53Après, sur la question des racailles de banlieue, je sais bien que vous y accordez une attention toute particulière,
04:59mais la réalité est un peu plus complexe que ça,
05:01et c'est surtout la réalité des manifestations et du quotidien des forces de police.
05:06Aujourd'hui, leur demander de durcir encore plus que ce qui est fait actuellement,
05:10je ne dis pas que ce serait une erreur, effectivement, tout est envisageable.
05:13Mais il faut remettre de la mesure, et dans les propos,
05:15et dans le travail incroyable qui est aussi abattu par les forces de police sur le terrain.
05:19De là à dire qu'on vit dans l'anarchie et dans la guerre civile,
05:22je suis désolé, mais je ne suis pas d'accord avec ça.
05:25Allez-y, Félène.
05:26J'aimerais répondre à cette idée, j'aimerais répondre à cet idéologue.
05:30En fait, Macron, c'est le ministre de Hollande, d'accord ?
05:34Donc, c'est les mêmes partis,
05:36et il a toujours nommé des ministres de la justice de gauche.
05:41À l'exception d'Armanin.
05:43À l'exception, mais c'est vrai qu'avant, ça a été bébé, etc.
05:46En fait, le laxisme, Macron, il a fait venir 500 000, à peu près, migrants, d'accord ?
05:54Par an, comme Hollande, c'est la même, c'est la même politique.
05:58Sauf qu'il a une cravate, il est un peu plus mince, il fait des jogging.
06:02Hollande, il allait plutôt en scooter, voire sa maîtresse, pour...
06:05Un petit goûter, un petit goûter.
06:07C'était un petit déjeuner, Frédéric.
06:09Monsieur, nous sommes le pays d'Europe le plus endetté.
06:13Oui ou non ?
06:14Nous sommes le pays d'Europe le plus violent.
06:17Oui ou non ?
06:18C'est tout, répondez-moi, puisque vous avez étudié...
06:21Alors, attendez, excusez-moi.
06:22Alors, attendez, attendez, les amis.
06:25La France est le seul pays que je connaisse en Europe,
06:27le seul, et même au monde,
06:29où quand une équipe gagne,
06:31une équipe du pays gagne,
06:32ça tourne à l'émeute, avec des voitures brûlées,
06:35avec des...
06:36Attendez, vous permettez...
06:37On parle de sécurité, là, monsieur.
06:39Attendez, attendez, vous permettez, ça c'est de la sécurité.
06:42Politique, c'est vrai.
06:42Mais vous permettez, je ne peux en placer une.
06:44Quand le Real Madrid, il gagne la Coupe des Champions,
06:47et ils l'ont gagnée 14 fois.
06:48On parle de foudre.
06:49Tous les ans, ils vont faire la fête placée de la Cibeles à Madrid,
06:52il n'y a jamais une vitre de voiture cassée.
06:54Il n'y a que la France où c'est comme ça.
06:56Et alors, je termine,
06:57quand monsieur dit que la gauche a été laxiste,
07:00alors là, oui,
07:00quand en 81, on a aboli la loi anti-casseur,
07:03qui avait été faite par Pognatowski,
07:05ça, c'était du laxisme.
07:06Allez, on va faire tourner un petit peu la...
07:08Bougez pas, Frédéric, avec Jean-Michel Fauvergue.
07:11Oui, je voudrais un peu dépolitiser le débat,
07:14et parler technique et parler opérationnel,
07:16puisque avec Bruno,
07:18on s'y connaît un peu dans ce domaine-là,
07:19excusez-nous du peu,
07:20mais la vraie problématique,
07:23c'est qu'en termes opérationnels,
07:25c'est qu'il faut protéger ceux qui nous protègent.
07:28Et ceux qui nous protègent prennent des risques,
07:30et ils prennent plusieurs types de risques.
07:32D'abord, ils prennent des risques physiques,
07:33ensuite, ils prennent des risques administratifs,
07:35parce qu'ils peuvent être suspendus de leur fonction,
07:38s'il y a une violence ou une enquête de fait.
07:40Ils prennent des risques, évidemment,
07:41le risque pénal,
07:43et prennent le risque d'être déconsidérés par la presse, etc.
07:47Ces risques-là, ils les prennent tous les jours.
07:49Il faut les protéger.
07:50Ils ne sont pas assez protégés, nos policiers.
07:52Et donc, sur les manifestations...
07:54Protégés comment ?
07:55Protégés dans le cadre de leur travail,
07:58sur les manifestations, juridiquement.
08:00Que ce ne soient pas les premiers à être en garde à vue,
08:02plutôt que ceux qui ont des troubles en face.
08:06Et pour ça, il y a des techniques.
08:07Et c'est peut-être ce que voulait parler,
08:10Thibaut de Montbréal, ce matin.
08:11Technique, c'est peut-être aussi de faire en sorte
08:14que quand on a des émeutes...
08:15Alors, je fais la grosse différence entre une manifestation classique,
08:18où les policiers et les gendarmes
08:19ont des manières de faire
08:21qui sont techniquement opérationnelles.
08:26Et où il ne se passe pas grand-chose.
08:27Mais quand vous êtes face à des émeutes urbaines,
08:30eh bien, là, il faut agir différemment.
08:32Or, les policiers et les gendarmes,
08:34aujourd'hui, ne peuvent pas agir différemment
08:36parce qu'ils ont peur de se retrouver au trou.
08:37Et s'ils ont peur de se retrouver au trou,
08:39eh bien, ils ne défendront pas la population.
08:41C'est aussi simple que ça.
08:42Et je rajouterais ce que dit Jean-Michel,
08:44c'est sur la progression du maintien de l'ordre,
08:46des techniques du maintien de l'ordre.
08:47Ils sont reconnus dans le monde entier.
08:49D'ailleurs, entre nous,
08:49parce qu'on a beaucoup de policiers
08:50qui partent à l'étranger.
08:51On peut dire ce qu'on veut de la police,
08:52de savoir faire ou pas.
08:54Ils savent faire.
08:54Et beaucoup de plus depuis les JO.
09:00Mais il a quand même soutenu ces policiers
09:02et les a envoyés souvent au carton.
09:04Mais il y a eu une évolution du maintien de l'ordre
09:06qui a fait qu'il y a eu la création des braves,
09:08les compagnies d'intervention qui existaient déjà à Paris.
09:10Donc, il y a un maintien de l'ordre
09:13qui a été réajusté pour être plus répressif
09:16parce qu'on le voit dans les manifs.
09:18Les compagnies d'intervention et surtout les braves,
09:20lorsqu'elles interviennent,
09:21elles ne font pas en demi-mesure.
09:22Pour en revenir quand même à la question initiale
09:25de Thibault de Montbrial,
09:26parce qu'on a dérivé un petit peu partout.
09:27Thibault de Montbrial, il enfonce des portes ouvertes
09:30est-ce qu'on permet aux policiers
09:31de pouvoir triquer plus ?
09:32En gros, c'est ça.
09:34Est-ce que ça servira à quelque chose ?
09:35Pour moi, ça ne servira à rien.
09:37Parce que, comme le disait Jean-Michel,
09:38ça va mettre en avant encore nos policiers
09:40qui vont dire,
09:41à première altercation,
09:42ils vont se retrouver à l'IGPN.
09:43Ça, c'est un premier élément.
09:44Deuxième élément,
09:45qui est le plus important,
09:46c'est les mecs qu'on chope,
09:48il devrait y avoir une responsabilité collective
09:49de 5-6 mecs,
09:50casseurs, qu'on a identifié ça.
09:52C'était la loi anti-casseur de 70 ?
09:54Oui, on peut la remettre en place.
09:55C'était la loi anti-casseur ?
09:575-5 de prison ferme.
09:59C'est bien là qu'est le problème.
10:01Judiciaire.
10:02Judiciaire, je n'ai pas dit de triquer.
10:03Alors, attendez,
10:03la réponse judiciaire,
10:04c'est à cet ordre de rire.
10:06Rappelez-vous l'an dernier,
10:07le nombre de voitures brûlées,
10:09de commerces saccagées,
10:10pillées aux Champs-Elysées
10:12après la demi-finale contre Arsenal
10:13et la finale contre l'Inter.
10:15Je crois qu'il n'y a pas eu
10:17une peine de prison ferme
10:18qui a été prononcée.
10:19Et le pire,
10:20il y en avait un, je crois,
10:21qui avait tabassé des flics
10:22et on avait eu une représentante
10:24d'un syndicat de magistrats
10:25qui avait dit,
10:26attendez, il a un travail,
10:28il est inséré dans la société,
10:29on ne va quand même pas
10:30l'envoyer en prison.
10:31Qu'est-ce qu'il faut
10:31qui tue un Philippe David ?
10:33Le syndicat de la magistrature.
10:34C'était le syndicat de la magistrature.
10:35C'était le syndicat de la magistrature.
10:37Bien évidemment.
10:38Non mais Philippe David,
10:39vous prenez des cas à part.
10:41C'est le tout classique.
10:42Mais non, mais vous êtes
10:42le journaliste, j'entends.
10:44C'est le tout classique.
10:44Mais cher ami,
10:46non mais laissez-moi finir.
10:47Il y en a eu 10 mecs
10:48envoyés au ballon sur 3000.
10:50Au moins, on en a remis quelques-uns.
10:51Il y en a eu zéro de mémoire.
10:53PSG, là, ce qui s'est passé.
10:54Moi, je l'ai regardé,
10:54j'ai analysé le sujet.
10:56125 interpellations,
10:57il y en a 45 qui ont été relâchés, etc.
10:58Il y a des sanctions
10:59qui ont été données.
10:59Je vous rappelle qu'il n'y a pas eu
11:01de casse de magasin.
11:02Non mais on a l'impression
11:03qu'il y a eu une émeute énorme.
11:05Non, on a eu une voiture...
11:06Il y a eu des débordements.
11:07Oui, mais une voiture
11:09qui a été prise à partir
11:10de la police
11:11qui a été prise à partir.
11:11On l'a vue sur toutes les télés
11:13parce qu'on a commencé à braler.
11:13C'est montrer ce qui ne va pas.
11:15Mais à côté de ça,
11:16les forces de police
11:17qui étaient installées,
11:17je pense aux Braves,
11:18aux compagnies d'intervention de la CRS,
11:20ils ont maintenu, effectivement,
11:21le maintien de l'ordre.
11:22Ils l'ont tenu.
11:23Voilà.
11:23Le seul truc qu'on voit à la télé,
11:25évidemment,
11:25c'est la bannée de policiers
11:26qui reculent.
11:27On dit,
11:27les forces de l'ordre reculent.
11:28C'est un cliché, encore une fois.
11:30Parce qu'il y avait des milliers de mecs
11:31qui faisaient leur job
11:32et qui l'ont fait très bien
11:33parce qu'il n'y a pas eu,
11:33encore une fois,
11:34autant de casse
11:35qu'on veut bien le dire.
11:35Oui, ça a été contenu, effectivement.
11:38Moi, j'ai un souvenir assez précis
11:40parce que j'habite aussi dans le quartier
11:41où ont lieu les débordements,
11:43si on veut.
11:45Je peux vous assurer
11:46que c'était une soirée
11:47relativement tranquille
11:48par rapport à ce qu'a connu
11:49le Paris Saint-Germain
11:50dans son histoire
11:51en termes de célébration.
11:52Par exemple,
11:52si vous me parlez
11:53des premiers titres de l'RQSI
11:54où ça avait été fait
11:56des places du Troncadéro,
11:58où il y avait eu
11:59les bus de touristes japonais
12:01ou chinois
12:01qui avaient été dévalisés
12:03comme les diligences au Far West,
12:04on s'en rappelle encore.
12:05Alors, Philippe, ça pose une question.
12:07Ça pose la question
12:08du supporterisme
12:09et non pas de tous les supporters.
12:10Rien à voir avec le supporterisme.
12:12Rien à voir.
12:13Le groupe de supporters problématiques
12:15autour du Paris Saint-Germain
12:16et aussi, effectivement,
12:18comme vous le dites,
12:18de la voyoucratie.
12:19Mais me ramener, Philippe,
12:21avec tout le respect que j'ai pour,
12:22et vous savez que le PSG,
12:23je ne les porte pas forcément
12:24dans mon cœur.
12:25Mais quand je vois
12:26les 10 000 personnes
12:27qui sont allées célébrer
12:28et que finalement,
12:30bon, attention,
12:31on ne légitime pas,
12:32mais ça a été du débordement
12:34des poubelles renversées
12:35et éventuellement
12:36quelques vitrines cassées
12:37par rapport à ce qu'on a connu.
12:38Alors, effectivement,
12:39oui, je suis idéologue de gauche,
12:40on va dire que je permets tout.
12:41Ah, quand même !
12:42On a quand même
12:44un sacré bon en avant.
12:46Frédéric a raison.
12:47Moi, ce que je ne supporte plus,
12:48c'est qu'on mette en avant
12:50le supporterisme.
12:51Ceux qui sont allés dévaliser
12:53les bus de touristes asiatiques
12:55qui visitaient Paris
12:55lors de la célébration
12:56du premier titre au Trocadéro,
12:58c'était en 2012, je crois.
13:00Fini, t'as mis,
13:01je termine.
13:02À la Révolution française, carrément !
13:03C'était il y a 10 ans,
13:05j'ai envie de 13 ans.
13:06Attendez, excusez-moi,
13:07je ne connais pas un pays en Europe
13:08où on peut dévaliser comme ça
13:10les bus de touristes.
13:11J'en connais pas un.
13:12Citez-moi un !
13:13Philippe, le mot de la fin
13:15avec Frédéric.
13:16S'il vous plaît,
13:16s'il vous plaît,
13:1740 secondes,
13:18le mot de la fin avec Frédéric.
13:20Frédéric, vous êtes là ?
13:22Il n'est plus là.
13:23Oui, il n'est plus là.
13:24Donc, c'est de la faute
13:25des lois qui ne sont pas assez dures,
13:28des juges qui ne condamnent pas.
13:29Ils ne sont pas appliqués.
13:30Ils ne sont pas appliqués.
13:32Un ancien législateur,
13:34je ne peux pas vous dire
13:34qu'on n'a pas des lois assez dures.
13:35Elles ne sont jamais appliquées.
13:37Pas en particulier les magistrats.
13:38Mais bien sûr.
13:40Si on prend un cas particulier,
13:42par exemple,
13:42quelqu'un qui n'a pas de casier,
13:43qui s'est retrouvé
13:45pris sur le fait
13:46en train de défoncer une vitrine,
13:48cette personne,
13:49on fait quoi ?
13:49Moi, je l'envoie au ballon,
13:50je n'ai pas de problème.
13:51Bien sûr.
13:53Vous croyez qu'en Angleterre,
13:54il va pas en prison ?
13:55Au moins une amende.
13:56Au moins une amende.
13:57Une amende et même des travaux
13:58d'intérêt généraux,
13:59si vous voulez.
14:01Et je peux un truc,
14:02un name and shame.
14:03C'est-à-dire que vous prévenez
14:04son patron que le type
14:05a été prêt à faire ça,
14:06etc.
14:06Parce que je peux vous dire
14:07que là, ça va réagir.
14:09Et si vous voulez
14:09dans la fonction publique,
14:10vous le révoquez,
14:12le ministre le révoque.
14:13C'est vrai que je ne comprends pas
14:14quand tout le monde,
14:16tous ces gamins
14:17qui étaient même des adultes,
14:18hommes et femmes,
14:19chez Apple,
14:20à tout piquer,
14:21ces gens-là,
14:22on aurait dû les garder
14:23dans ce magasin
14:25en disant,
14:25on les nace à l'intérieur.
14:26Vos identités
14:27et vous allez payer
14:28ce que vous venez de casser.
14:30Il y en a qui ont été sanctionnés.
14:32C'est beaucoup de jeunes.
14:33Attention.
14:34Et alors ?
14:35On va chercher
14:36leurs parents.
14:36Excusez-moi,
14:37à 16 ans,
14:37quand on pille un magasin,
14:39on sait ce qu'on fait.
14:40Allez les amis,
14:42maintenant qu'on s'est bien disputé,
14:44on va faire une petite pause.
14:45On va revenir dans quelques instants
14:47avec le seul contre tous.
14:48Et c'est encore une façon
14:49de se disputer.
14:50Allez, à tout de suite.
14:5217h20,
14:53les vraies voix Sud Radio.
14:55Sud Radio,
14:57parlons vrai.
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