- il y a 6 semaines
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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:00Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:04On reviendra sur la loi agricole, sur la protection des enfants, sur l'interdiction des réseaux sociaux.
00:10Dernière ligne droite pour les députés, c'est en direct sur LCP. A tout de suite.
00:25Et bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:27Séance à suivre en direct en intégralité sur LCP.
00:31Dernière séance de la session, c'est à suivre en direct à partir de 15h.
00:35Restez avec nous, après on suivra le vote solennel sur le projet de loi pour la protection des enfants.
00:41On va retrouver tout au long de cette émission Marco Pommier et Thibaut Enoch depuis la salle des 4 colonnes.
00:46Alicia Rogue est elle d'ores et déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée avec la liste des thèmes, des
00:50questions au gouvernement.
00:51Et puis quelques minutes avant 15h, pour la dernière fois de la saison,
00:54on vivra en direct l'arrivée du Premier ministre et des membres du gouvernement.
00:58Marco Pommier, vous avez passé la matinée dans l'Assemblée aux 4 colonnes notamment.
01:02Tout le monde revient sur la séance agitée d'hier soir, Marco.
01:06Oui, Elsa, une dernière journée de séance publique pour les députés avant la pause estivale.
01:12Une fin de session parlementaire extraordinaire et particulièrement animée.
01:16Plusieurs votes solennels sont attendus aujourd'hui.
01:19D'abord sur la protection de l'enfance juste après les CAG, juste après les questions au gouvernement.
01:24Puis l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
01:28Mais c'est un autre vote, vous l'avez dit, qui concentre toutes les attentions.
01:31La loi d'urgence agricole adoptée hier soir par les députés de vives tensions
01:36ont éclaté dans l'hémicycle sur l'acétamipride, ce fameux pesticide interdit en France
01:41qui pourrait faire son retour sur dérogation et après décision de l'ANSES.
01:46Merci beaucoup, Marco Pommier.
01:48Retrouvons à présent Alicia Rogueux depuis l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
01:51Un peu en avance sur les députés qui vont bientôt arriver.
01:54Alicia, quel sera le thème principal de la séance ?
01:58Oui, alors Elsa, le thème clé, le sujet qui va dominer ces CAG, ces questions au gouvernement aujourd'hui,
02:03ce sera la loi d'urgence agricole avec le retour de l'acétamipride.
02:08Ce pesticide est interdit en France, mais aujourd'hui, il est toujours autorisé au niveau européen.
02:13Le sujet va revenir à plusieurs reprises dans l'hémicycle avec pas moins de trois questions,
02:17notamment posées par le groupe de la France Insoumise, mais aussi Boris Vallaud, le président des socialistes,
02:24et Cyrielle Chatelain, la présidente du groupe écologiste.
02:27Ce sera donc au Premier ministre Sébastien Lecornu de leur répondre.
02:31Merci beaucoup, Alicia. On suivra évidemment la séance en direct et en intégralité.
02:35Mais dans cette première partie, on va revenir au projet de loi sur la protection des enfants.
02:40On y en discute avec vous, Marianne Maximi. Bonjour.
02:42Bonjour.
02:42Députée de la France Insoumise du Puy-de-Dôme, Alexandra Martin, bonjour.
02:46Députée droite républicaine des Alpes-Maritimes.
02:48Avant de vous exprimer sur le texte en entier, le gouvernement va demander un nouveau vote.
02:53C'est sur la question de la perpétuité, Thibaut Henoch.
02:56Oui, puisque le gouvernement, Elsa, a été battu un vendredi dernier lors d'un vote sur la perpétuité pour les
03:02viols sur mineurs.
03:03Il va remettre cette mesure aux voix cet après-midi.
03:06Ça s'appelle une seconde délibération.
03:08C'est autorisé par le règlement de l'Assemblée nationale.
03:12Le gouvernement dit l'article 101.
03:15Peut demander un nouveau vote sur un ou plusieurs articles juste avant l'adoption finale de la loi.
03:21C'est ce qu'a décidé la ministre Aurore Berger, la ministre de l'égalité femmes-hommes, dès vendredi dernier.
03:26Car rien ne s'est passé comme prévu sur l'une des mesures phares du texte.
03:30L'instauration donc d'une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour les viols sur mineurs.
03:36lorsque ceux-ci sont associés à des actes de torture ou lorsque le coupable a commis des viols en série.
03:43Cette mesure annoncée par le gouvernement après l'affaire Liana a fait l'objet de débats nourris dans l'hémicycle
03:49vendredi
03:49avant d'être finalement rejeté par 41 voix contre et 37 voix pour.
03:55C'est la gauche qui s'y est opposée, voyant une surenchère pénale et demandant à la place plus de
04:01moyens pour lutter contre la récidive.
04:04Merci beaucoup Thibaut Henoch. On va donc suivre le vote et avant ça justement l'amendement du gouvernement pour rétablir
04:10cette mesure.
04:11Marianne Maximi, ça a été beaucoup commenté pendant le week-end.
04:14Beaucoup n'ont pas compris pourquoi la gauche s'opposait à des peines de perpétuité pour les violeurs en série
04:20d'enfants.
04:20Expliquez-nous votre position.
04:22Alors je dirais déjà que ça n'a pas été compris parce que c'est un sujet qui a été
04:25particulièrement instrumentalisé tout le week-end par l'extrême droite
04:28mais aussi par le socle commun de faire croire que si on s'opposait à cette mesure, on était dans
04:32la protection des pédocriminales.
04:34Et je dois dire à quel point c'est honteux de traiter la question de cette manière.
04:37Nous sommes opposés à cette mesure parce qu'elle n'est revendiquée par aucune association de lutte contre les violences
04:42faites aux enfants,
04:43de lutte aux violences faites aux femmes.
04:44Et je dois dire que d'ailleurs aujourd'hui est sorti un communiqué de presse de la Civise,
04:49la Civise qui fait référence sur les questions de lutte contre les violences sexuelles et sexistes faites aux enfants,
04:53notamment sur l'inceste, et affirme aussi que cette mesure n'est pas demandée
04:58mais peut aussi avoir des effets contre-productifs sur la parole des enfants.
05:01Et ça j'alerte aussi beaucoup là-dessus mes collègues, c'est que beaucoup de victimes nous ont dit,
05:05notamment à la Civise, que plus on augmente les peines, moins les enfants vont pouvoir parler.
05:10Parce que là on parle bien dans 80% des cas d'inceste, c'est-à-dire de crimes sexuels
05:14qui sont faits par la famille proche de la victime.
05:17Et en fait, faire cette mesure-là, c'est aussi faire en sorte que les victimes parlent moins.
05:22Et ça c'est grave dans la période où nous sommes, où nous avons besoin que les victimes parlent et
05:26surtout qu'elles soient crues.
05:27Justement Alexandra Martin, vous êtes favorable à cette mesure.
05:30Marianne Maximi cite le communiqué de la Civise, je rappelle que c'est la commission indépendante sur l'inceste,
05:34sur les violences sexuelles faites aux enfants, qui fait effectivement référence dans la matière.
05:38Elle dit attention, il ne faut pas s'intéresser seulement au quantum des peines
05:42et la réclusion criminelle à perpétuité, ça doit être appréhendé avec une extrême prudence.
05:47Pourquoi vous, vous êtes favorable à cette peine de perpétuité ?
05:51Nous évoquons là des crimes de torture, de viols sériels sur des enfants, parfois sur des bébés, des tout-petits.
05:59Ce sont de véritables monstres qui commettent ces crimes.
06:03Et je crois que les Français réclament plus de fermeté.
06:08Une politique publique performante, et notamment celle de la protection de l'enfant,
06:12elle doit aller de la prévention en passant par la formation jusqu'à la sanction.
06:17Donc ce n'est pas exclusif, bien sûr, des mesures de prévention, d'éducation,
06:21mais il est important de sanctionner à la hauteur du crime commis.
06:25Et nous, nous demandons non seulement la perpétuité pour les crimes de moins de 15 ans,
06:30même s'il n'y a eu qu'un viol, et nous demandons même la perpétuité réelle dans ces cas
06:34-là.
06:34Marianne Maximi, votre réponse à ces deux arguments,
06:38la demande aussi sociétale de renforcement des peines,
06:41et le fait que ce n'est pas parce qu'on veut sanctionner davantage,
06:44qu'on ne veut pas non plus prévenir aussi davantage.
06:47Alors elles sont où les mesures de prévention ?
06:49Où sont les mesures de prévention qui sont, là pour le coup,
06:51une revendication commune de toutes les associations, de la civise ?
06:54Toutes les associations demandent 3 milliards.
06:563 milliards justement pour faire de la prévention et agir en amont.
06:59Là, on est en train de s'intéresser à notre aveu d'échec collectif dans cette société
07:04qui n'est pas capable de protéger les enfants.
07:06Parce que la mesure, elle concerne une fois que les passages à l'acte ont été faits,
07:09une fois que la récidive a été faite.
07:11Et ça, ce n'est pas acceptable.
07:13Nous, on le dit, et si on avait vraiment un souci collectif ?
07:16Et si on était d'accord pour agir ?
07:18Et bien ce texte-là, il n'aurait pas des impensées aussi graves,
07:20c'est-à-dire oublier la prévention, oublier les moyens budgétaires.
07:24Moi, j'ai passé 3 jours au banc en tant que rapporteur à parler des moyens.
07:28Aucune réponse du gouvernement, aucune réponse, aucune annonce, aucune promesse budgétaire.
07:32Là, on est dans un moment où, oui, les gens sont évidemment bouleversés, choqués.
07:38Ça vient nous percuter.
07:39C'est immonde de ce dont on parle.
07:41Ça, on est bien d'accord.
07:41Mais nous, le travail de législateur, ce n'est pas de réagir dans la précipitation ni dans l'émotion.
07:46C'est de réfléchir sereinement à tout ça et d'être capable d'avoir, par exemple, une échaîne d'épètes
07:50cohérente.
07:51Parce que même dans son étude d'impact, le Conseil d'État alerte les législateurs que nous sommes
07:55sur l'incohérence que nous sommes en train de créer.
07:56Parce qu'aujourd'hui, les homicides seront moins sanctionnés que, par exemple, des viols sériels.
08:00Et bien, il y a un moment, on ne peut pas légiférer de cette manière-là.
08:03Le droit pénal, c'est quelque chose de précis, de sérieux.
08:06Et moi, je crois que cette façon dont nous travaillons, elle n'est pas bonne parce qu'elle ne va
08:10pas protéger les enfants.
08:11Alexandra Martin, sur plusieurs points soulevés par Marianne Maximi.
08:14La question des moyens.
08:15C'est vrai que quand cette question est posée, le gouvernement renvoie un peu à une trajectoire future.
08:19Est-ce qu'il ne faut pas se la poser dès ce texte de loi ?
08:22Sur la question aussi de la sanction.
08:23Est-ce que finalement, on dit souvent que les pédocriminels,
08:26ce n'est pas le fait de savoir qu'ils encourrent 20-30 la réclusion criminelle à perpétuité
08:31qui va les empêcher de commettre leurs crimes.
08:33Et puis, peut-être aussi sur un dernier point, sur cette question d'échelle des peines.
08:38Et c'est vrai que ces mesures-là, elles ont été ajoutées après l'affaire Liana.
08:41Donc, sans forcément avoir été visées par le Conseil d'État.
08:44Est-ce qu'il n'y a pas un problème dans la manière de légiférer sur ce texte de loi,
08:48sur des sujets aussi graves ?
08:49Non, mais ce projet de loi, il est une étape utile.
08:53Néanmoins, effectivement, moi, personnellement et avec mon groupe,
08:56on déplore qu'il manque dans cette loi, effectivement, un chapitre,
09:01notamment sur la prévention et la formation des professionnels qui travaillent au contact des enfants.
09:06Mais, bon, cette loi est là et elle va permettre quand même d'avancer sur des points très importants,
09:11comme l'ordonnance de protection des enfants.
09:14Ça existait pour les femmes.
09:15Pourquoi ça n'existe pas pour les enfants ?
09:18Je le disais tout à l'heure, c'est une politique publique globale pour la protection de l'enfance.
09:23Ça doit, effectivement, partir de là.
09:26Et les moyens aussi, pourquoi pas ?
09:27Effectivement, nous avions évoqué une loi de programmation sur cette politique.
09:32Et c'est vrai qu'on a besoin de visibilité sur les trajectoires financières.
09:35Sur la question des sanctions, est-ce qu'elles sont vraiment dissuasives ?
09:39Ou est-ce que, comme vous le disiez, c'est aussi un message plutôt envoyé à l'opinion publique ?
09:44Alors, il apparaît, effectivement, que des sanctions de cette nature ne sont pas dissuasives
09:48sur des criminels qui ont des pulsions de cet ordre-là.
09:53Néanmoins, il est impératif que la société envoie des signaux d'extrême fermeté
09:58dans un climat, quand même, il faut bien le dire, de grand laxisme.
10:02Et moi, ce qui m'a choquée, plus que tout, c'était de voir dans l'hémicycle
10:06les députés de la France Insoumise mettre tant d'énergie pour défendre la liberté de ces criminels
10:12plutôt que de défendre une sanction venant dire que ce que ces criminels ont fait
10:19était horrible sur ces enfants.
10:21Votre réponse, Marianne Maxime ?
10:22C'est une façon très malhonnête d'appréhender ce débat-là,
10:26parce qu'aucun moment, nous avons défendu la liberté des pédocriminels.
10:29Ça, c'est une déformation, mais qui a des conséquences très graves, je vais vous le dire.
10:33Par exemple, moi, tout le week-end, j'ai eu des menaces de viol sur mes enfants,
10:36suite à ce que vous avez fait.
10:37Ça, c'est inacceptable.
10:38Vous voyez ?
10:39Donc, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut empêcher les passages à l'acte.
10:42Et tous les exemples qui ont été pris dans l'hémicycle, l'affaire Le Square Neck,
10:46mais d'autres...
10:47Je reprécis juste un médecin où il y avait 299 viols et effectivement qu'il a été condamné à 20
10:52ans.
10:52Il a été signalé en 2005.
10:53Il ne s'est rien passé.
10:54Et vous voyez, c'est là l'échec collectif.
10:56C'est qu'en fait, on n'écoute pas les enfants.
10:58On n'écoute jamais les enfants quand ils parlent.
10:59Parce qu'en fait, toutes ces affaires-là, on est dans la récidive,
11:02mais il y a eu un moment où quelqu'un a lancé l'alerte et n'a jamais été pris
11:04en compte.
11:04On pourrait parler de M. Barrella.
11:06M. Barrella, il y a eu des plaintes contre lui, notamment de la petite Rosa.
11:09Qu'est-ce qu'on en a fait ?
11:10Et c'est là qu'on aurait dû travailler.
11:11C'est là-dessus qu'on aurait dû avancer.
11:13Et là, il n'y a aucune réponse.
11:14Aucune réponse à part du populisme pénal.
11:17Alors, rassurez, évidemment, l'opinion publique, c'est assez confortable de votre côté.
11:20Mais la question, c'est d'être efficace.
11:22Et nous, ce qu'on défend, c'est ça.
11:23Et absolument pas le procès d'intention que vous faites à mes collègues.
11:25Alexandra Martin, sur cette question, sur les peines, effectivement,
11:30on rappelle que dans les affaires de violences sexuelles,
11:32il y a très peu d'affaires qui vont jusqu'au tribunal et jusqu'à une condamnation.
11:36Est-ce que ce n'est pas une mesure d'affichage de créer cette perpétuité ?
11:40Alors que certains le disent, comme Marianne Maximi,
11:42ce qu'il faut, c'est voir et souvent on s'aperçoit que dans ce genre d'enquête,
11:45il y a des défaillances avant la condamnation.
11:48Et finalement, la condamnation à la fin, qu'elle soit de 20 ou 30 ans,
11:52tant que les actes sont faits, finalement, j'ai envie de dire,
11:54voilà, ce qui compte serait plus d'avoir empêché la personne ou l'arrêter plus tôt.
11:58Mais bien évidemment, le crime, on n'a pas envie qu'il ait lieu.
12:04Donc ce qui compte, c'est de l'empêcher, évidemment.
12:06Et ce qui s'est passé, notamment autour de la jeune Liana,
12:09est un dysfonctionnement structurel que l'on voit et que l'on constate depuis des années.
12:15On est en délégation des droits des enfants, dans les commissions d'enquête.
12:18Et à chaque fois, la priorisation, notamment des plaintes pour pédo-criminalité, est au centre de tout.
12:26Mais là, on met le focus, vous mettez le focus sur les sanctions.
12:29Donc je parle des sanctions.
12:30Mais bien évidemment, il faut avant toute chose que ces affaires aillent vite,
12:35que les enquêteurs aient les moyens aussi de pouvoir mener leurs enquêtes.
12:38On met le focus puisque l'amendement qui a été adopté, le gouvernement lui-même,
12:44demande une nouvelle délibération dans l'hémicycle.
12:47Vous pensez, Marianne Maximi, que la mobilisation va un peu s'inverser
12:51et que du coup, la perpétuité va être réintégrée dans le texte ?
12:54Écoutez, on va avoir la réponse dans quelques heures, dans peu de temps.
12:57Moi, ce que je déplore, c'est que pendant trois jours,
12:59nous avons débattu d'une question éminemment importante dans un hémicycle à peu près vide.
13:04Et mon groupe était le groupe le plus mobilisé.
13:06Donc aujourd'hui, une seconde délibération veut dire quoi ?
13:09Ça veut dire que les autres n'étaient pas présents.
13:12Et on nous fait des grandes leçons de morale sur l'intérêt de défendre des enfants.
13:14Pourquoi le RN n'était pas là ?
13:16Pourquoi le socle commun n'était pas là ?
13:18La vraie question est là.
13:19Et la question de défendre les droits des enfants,
13:23c'est une question qui est beaucoup plus importante que ce genre de bataille politicienne.
13:26Nous, nous sommes contre cette seconde délibération.
13:28Mon avis ne changera pas,
13:29sachant que de ce que j'ai pu voir juste avant de rentrer en plateau,
13:31c'est que c'est le texte de la commission aggravé par des amendements,
13:34notamment de la Macronie, mais aussi du groupe de Mme Martin,
13:37qui va être remis en discussion.
13:39Alors que pendant la séance,
13:40beaucoup de groupes ont rétropédalé sur leur vote,
13:42notamment pour faire passer à 30 ans la question des crimes sériels.
13:46Donc on a un bazar incroyable.
13:49Et je le dis,
13:50cette question est beaucoup trop importante
13:52pour faire de la politique politicienne comme c'est en train de se passer.
13:55Un mot sur cette question, Alexandra Martin,
13:57puisqu'effectivement, ça peut paraître particulier,
13:59Thibaut Hénoc le rappelait,
14:00le gouvernement peut faire une seconde délibération
14:02lorsqu'il estime avoir perdu un vote dans l'hémicycle.
14:05La question de la mobilisation aussi.
14:07Les députés de gauche ont réussi à enlever cette mesure
14:10parce qu'ils étaient aussi davantage mobilisés dans l'hémicycle et sur ce texte.
14:14Alors moi, je ne suis pas là pour commenter ce que fait le gouvernement.
14:16C'est leur projet de loi.
14:18Et ce n'est pas la première fois qu'on reviendra sur une seconde délibération.
14:21Je crois néanmoins que cette question est très importante.
14:25Et moi, je suis satisfaite qu'elle revienne en séance.
14:28Oui, la question de la mobilisation, évidemment.
14:31On était mobilisés pendant trois jours sur les bancs.
14:34Mon groupe aussi.
14:36Et c'est effectivement une question importante,
14:39surtout lorsque l'on traite de textes qui touchent à des enjeux si cruciaux.
14:44Et on continuera aussi à élargir un petit peu.
14:46C'est vrai que deux mesures dont on a énormément parlé,
14:48c'est la perpétuité.
14:49Une autre, c'est la question de l'imprescriptibilité.
14:52Thibault Enoch, ce n'était pas forcément dans le texte à l'origine.
14:56C'est un ajout gouvernemental.
14:58Oui, effectivement, cette mesure, l'imprescribilité des crimes commis sur les mineurs
15:02ne figurait pas à l'origine dans le projet de loi du gouvernement.
15:05Mais elle était réclamée par beaucoup de députés et d'associations.
15:09La commission d'enquête sur l'inceste qui a rendu son rapport début juillet
15:14et en faisait ainsi l'une de ses principales préconisations jeudi dernier
15:18au cours des débats sur la loi sur la protection des enfants.
15:22Une série d'amendements transpartisans est donc venue ajouter cette mesure à la loi.
15:27Et le premier de ces amendements, défendu par le député écologiste Arnaud Bonnet,
15:31a donc été adopté.
15:33Fait décisif le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'y est déclaré favorable.
15:39Il a cependant alerté sur un risque.
15:41La mesure pourrait ne pas être constitutionnelle.
15:44Une incertitude qui ne devrait pas empêcher les députés d'adopter cette mesure
15:49ainsi que l'ensemble de la loi en première lecture en fin d'après-midi.
15:53Merci Thibault Enoch.
15:55On suit le vote en direct sur LCP.
15:57Ajout parlementaire Marianne Maximi avec l'aval du gouvernement.
16:01Pourquoi vous êtes défavorable à cette question de l'imprescriptibilité ?
16:06Là, les associations pourtant souvent le demandent.
16:08Elles sont assez divisées sur la question.
16:10Et je crois que les groupes parlementaires le sont aussi à l'intérieur des groupes.
16:13Il suffit de regarder les votes de l'autre jour en fonction des présences.
16:17Et je pense que si on votait avec un hémicycle complet,
16:19on serait surpris de se rendre compte que cette question n'allait pas trancher.
16:22Parce que moi, j'étais opposée sur la méthode, notamment en tant que rapporteur, je l'ai dit.
16:26Le gouvernement a une forme d'hypocrisie à nous dire.
16:29On ne le met pas dans le texte.
16:30Alors qu'il aurait pu l'intégrer à sa lettre rectificative,
16:33notamment parce que ça avait été annoncé en QAG, mais ils ne l'ont pas fait.
16:37Et ensuite, on a un ministre de la Justice qui vient nous dire
16:40« Je vais donner un avis de sagesse sur tous les amendements,
16:43mais ce n'est pas sûr que ce soit constitutionnel. »
16:45Moi, je trouve que cette façon de légiférer n'est pas sérieuse.
16:48Je le dis parce que l'imprescriptibilité, c'est une modification fondamentale de notre droit.
16:53Et ça doit se faire avec des études d'impact, des avis du Conseil constitutionnel
16:56et tout ce qui doit permettre l'imprescriptibilité.
16:59Et là, il n'y a rien du tout, si ce n'est une mesure qui a été discutée en
17:02cinq minutes de suspension de séance.
17:04Et je trouve que l'aspect déceptif, si le Conseil constitutionnel retoque ça, sera assez grave pour les personnes concernées.
17:10On va rejoindre Arnaud Bonnet, le député écologiste, qui a porté l'amendement juste sur la méthode, Alexandra Martin.
17:16C'est vrai que c'est un sujet, certains diront, cardinal de notre droit,
17:21rajouté par voie d'amendement dans un texte.
17:23Est-ce qu'il n'aurait pas fallu un texte à part avec une étude d'impact,
17:26un passage au Conseil d'État sur la méthode avant de débattre du...
17:29Nous, nous avons mené une mission d'information avec Arnaud Bonnet et Périne Goulin
17:32en délégation de droit des enfants sur ce sujet, qui a duré six mois.
17:35Six mois d'audition, où nous avons effectivement eu la conviction qu'il fallait aller vers cette imprescriptibilité
17:41de tous les crimes commis contre les enfants.
17:43Donc je pense qu'il était temps.
17:44Nous avons élaboré une proposition de loi qui, effectivement, n'a pas été retenue
17:47pour être mise à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
17:50Donc je pense que c'était un moyen légitime, en tous les cas,
17:55de pouvoir inscrire cette notion qui est fortement demandée par les victimes.
18:00Alors justement, Arnaud Bonnet avait déposé l'amendement adopté sur cette question de l'imprescriptibilité.
18:04On va le retrouver tout de suite au micro de Marco Pommier.
18:07Oui, Arnaud Bonnet, vous souhaitez rendre imprescriptibles les crimes contre les mineurs.
18:11Mais est-ce que ce n'est pas une mesure symbolique ?
18:14Comment on va faire pour juger des affaires 40, 50 ans plus tard,
18:17lorsqu'il n'y a plus vraiment de témoins parfois disponibles, encore en vie,
18:21ou lorsque les expertises médicales, par exemple, sont impossibles ?
18:24Bonjour à vous. Donc non, ce n'est pas symbolique, parce qu'on voit que l'âge moyen des révélations,
18:29eh bien c'est entre 45 et 50 ans, en gros, au-delà des 48 ans actuellement disponibles pour la
18:35prescription.
18:37Et du coup, on a ce devoir envers les victimes de leur apporter cette réponse, cette possibilité,
18:45parce que sinon on invisibilise énormément de victimes.
18:48Il faut comprendre que sur ces violences faites aux enfants sexuels, d'ordre sexuel,
18:53on va avoir un cercle essentiellement familial et d'amis très proches de la famille, pour 80%.
19:01Et donc, quand on est une victime dans ce cadre, forcément, c'est excessivement compliqué de faire ces révélations,
19:07parce que ça rompt la filiation, tout simplement.
19:11Mais est-ce que les procès, du coup, ne reposeront pas uniquement sur des témoignages, finalement,
19:15si on juge les faits 40, 50 ans plus tard ?
19:16Alors ça, c'est pour moi, vraiment, un des sujets centraux sur lequel il faut qu'on travaille.
19:20C'est la preuve. Qu'est-ce qui fait preuve aujourd'hui ?
19:23Aujourd'hui, par nature, la parole de l'enfant, elle va être changeante, cette parole de l'enfant.
19:27C'est normal.
19:29Par contre, il y a des protocoles qui évoluent, d'ailleurs.
19:32Ce ne sont plus les mêmes aujourd'hui qu'il y a 10 ans.
19:35C'est notamment le protocole NICHD, donc NICHT,
19:39qui est un protocole de recueil de la parole pour ne pas influencer les enfants
19:42et avoir une parole qui peut être faire preuve, justement, plus le faisceau d'indices.
19:49Et actuellement, on voit bien, d'ailleurs, dans le périscolaire,
19:51que même quand il y a une démultiplication d'enfants qui révèle des faits,
19:56derrière, il ne peut pas y avoir, par la justice, de condamnation de ces faits.
20:00Parce qu'il n'y a pas de preuves tangibles.
20:02Et c'est là-dessus qu'il faut qu'on travaille sur le long terme aussi.
20:05C'est comment ces preuves, notamment les preuves biologiques, vont être conservées.
20:09Il n'y a actuellement pas de centre national.
20:10Très rapidement, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, est favorable à votre mesure.
20:14Mais il a pointé quand même un risque d'inconstitutionnalité devant le Conseil constitutionnel
20:18sur l'imprescriptibilité des crimes contre, pour, sur les mineurs.
20:23Est-ce que vous partagez cette inquiétude ?
20:25Alors, il y a eu déjà un avis du Conseil constitutionnel sur l'imprescriptibilité
20:29disant que c'était faisable.
20:31Là où il y a une difficulté, et c'est pour ça que travailler un petit peu dans la précipitation,
20:35c'est absolument pas anecdotique.
20:37parce que c'est dans la rédaction de cette imprescriptibilité,
20:41c'est dans le périmètre de cette imprescriptibilité qu'il peut y avoir des difficultés,
20:45notamment au niveau de la hiérarchie des peines, bien sûr.
20:49C'est pour ça qu'on avait fait rentrer, nous, l'ensemble des crimes sur les enfants,
20:52torture, etc. également.
20:55Et donc, c'est cette précipitation qui met en danger, en fait, potentiellement,
20:59cette imprescriptibilité.
21:00C'est pour ça que, personnellement, je réclamais un texte en propre.
21:03Merci beaucoup, Arnaud Bonnet, d'avoir répondu à nos questions.
21:06Merci, Marco Pommier.
21:07Marianne Maximi, vous vous êtes exprimée sur la méthode, mais sur le fond.
21:11Effectivement, on voit que dans les cas de violences sexuelles,
21:13la parole, elle se libère parfois 30, 40 ans plus tard.
21:17Arnaud Bonnet le précisait, il y a déjà 30 ans après la majorité pour les crimes sexuels,
21:21pourquoi vous, vous n'êtes pas favorable à cette question d'imprescriptibilité ?
21:26Non, moi, je suis assez, je veux dire, de manière très individuelle,
21:29je ne vais pas parler au nom de mon groupe, mais moi, j'entends évidemment les arguments,
21:33et en tant que professionnelle de la protection de l'enfance, j'ai eu affaire à étudier
21:37ces phénomènes de dissociation, d'amnésie traumatique, que je comprends.
21:40Moi, je m'interroge au regard du droit, et c'est pour ça que je trouve que le véhicule législatif
21:44n'est pas bon, parce que je crois qu'on aurait besoin d'un débat éclairé,
21:46justement pour affirmer une position.
21:49La question à laquelle ne répond pas, par exemple, ces amendements,
21:51c'est la question de conservation des preuves.
21:53Je crois qu'on a un vrai sujet.
21:55Une autre question que je me pose, c'est que donne cette prescription glissante ?
21:59Le fait, justement, qu'on a déjà décalé la prescription pour les crimes sexuels
22:03sur les mineurs, où on n'a aucune évaluation.
22:05Est-ce que ça a été favorable dans les dépôts de plainte, ou pas ?
22:08Et moi, j'ai besoin, en tant que députée, pour me positionner, d'avoir ces éléments-là.
22:12Et j'entends aussi des arguments, évidemment, qui disent
22:14l'effet déceptif aussi pour les victimes peut être immense.
22:17Et une dernière chose, c'est que c'est difficile de parler à la place des victimes.
22:20Et je crois qu'il faut qu'on fasse très attention à ça,
22:22parce que j'ai aussi entendu des victimes me dire,
22:24et on le regarde aussi, c'est que des fois, il y en a qui prennent la parole
22:26au moment où la prescription commence à s'appliquer,
22:28parce que, justement, la question des procès n'est pas une revendication.
22:32Donc, c'est des sujets qui sont extrêmement sensibles,
22:35qui ne sont pas liés aux questions psychologiques en tant que victime,
22:38mais aussi au regard du droit.
22:40Et moi, je suis très attachée aussi au principe du droit.
22:42Et c'est là où, moi, je crois qu'il y a un emballement d'une surenchère
22:45qui n'est pas bonne et qu'on a besoin de légiférer sereinement sur ces questions.
22:49Alexandra Martin, sur les réserves émises par Marianne Maximi,
22:52sur le fait que, et d'ailleurs, la présidente de l'Assemblée nationale,
22:56qui est dans le bloc central, avait émis aussi des réserves
23:00sur l'imprescriptibilité, en disant que, finalement,
23:02est-ce que ça ne donne pas de faux espoirs aux victimes ?
23:04Comment juger 40, 50 ans plus tard, quand déjà, on voit qu'on s'est jugé rapidement,
23:09très souvent, la question des preuves peut poser souci ?
23:12Est-ce que ça ne risque pas d'avoir un effet, justement, décevant pour les victimes ?
23:15Vous savez, aujourd'hui, déjà, le recueil des preuves, il est compliqué
23:19dans ces crimes d'inceste, notamment.
23:23Donc, ce n'est pas vraiment un argument.
23:26Et puis, nous avons émis 32 recommandations dans notre rapport de mission d'information
23:31qui, recommandations, permettraient, justement, un meilleur recueil de ces preuves,
23:37et notamment avec le numérique.
23:40Donc, non, je crois que ce n'est pas déceptif.
23:42Ce qui est déceptif pour les victimes, notamment, c'est quand on leur dit
23:45qu'elles ne peuvent plus aller faire reconnaître leur état de victime
23:49parce que les faits sont prescrits.
23:52Et vous savez, la prescription glissante, oui, elle existe, et c'est très bien,
23:55mais elle est très compliquée à mettre en œuvre, et tous les professionnels nous l'ont dit.
23:58Donc, ça simplifie aussi les choses, ça permet de s'adapter à la fois
24:01au temps long de la révélation des victimes, au temps long de leur reconstruction,
24:05et ça permet aussi que ce temps ne vienne pas bénéficier aux auteurs,
24:12mais plutôt aux victimes.
24:13J'aimerais vous entendre aussi sur le reste du texte.
24:16Il est question du contrôle de toutes les personnes
24:20qui peuvent être amenées à s'occuper d'enfants.
24:22Que ce soit au sein de la protection de l'enfance,
24:24mais aussi dans un cadre scolaire, extrascolaire,
24:26et des récentes affaires ont alerté, bousculé énormément de parents.
24:30Marianne Maximi, sur ce contrôle d'honorabilité,
24:33est-ce que vous dites, oui, il faut le renforcer absolument,
24:35il faut que chaque parent puisse avoir l'identité,
24:40savoir que les antécédents judiciaires de la personne ne font pas une suspicion sur les encadrants d'enfants ?
24:47Ce que je dis d'abord, c'est que ce texte qui devait parler de la protection de l'enfance
24:51invisibilise les enfants placés, et ça, ça me met vraiment en colère.
24:54Je voulais le dire parce que c'était quand même le fondement de ce texte-là,
24:56et on n'en parle plus du tout.
24:57Et on voit bien qu'effectivement, après l'affaire l'INA,
24:59et après l'affaire du périscolaire,
25:01il y a quand même 400 000 enfants en protection de l'enfance
25:03qui sont livrés à eux-mêmes avec des professionnels qui n'en peuvent plus,
25:0530 000 post-vacants, enfin je veux dire, on aurait dû légiférer,
25:08et là, le gouvernement est en dessous de tout.
25:10Sur l'honorabilité, c'est ce qu'on a apporté,
25:11notamment avec Paul Vannier,
25:13par la commission d'enquête Betaram et le texte qui en est issu.
25:16Je dois dire quand même que le spectacle donné en hémicycle,
25:19jeudi dernier, sur l'article 5,
25:21avec une surenchère de gens qu'on rajoute dedans,
25:23avec aucun sens, sans que personne ne sache réellement
25:25ce qu'on est en train de faire,
25:26ni les membres du gouvernement qui étaient présents
25:28qui ont été incapables de répondre aux questions,
25:30ni les députés qui ont rajouté par sous-amendement
25:32plein de choses, ne sachant pas si c'est applicable.
25:35C'est-à-dire sur des infractions, des actions d'infraction ?
25:38Écoutez, on en était à vérifier
25:39si la personne employée municipale
25:41qui vient dans la crèche changer l'ampoule
25:42doit relever de l'honorabilité
25:43alors qu'elle ne sera pas en contact avec des enfants.
25:45Je vais vous dire, à un moment, ça ne sera pas applicable.
25:47L'autre chose que nous avons soulevé,
25:49c'est la question du casier B2,
25:50où vont être inscrites les amendes forfaitaires suite à la loi Riposte.
25:53Une amende forfaitaire, par exemple,
25:54participation à une rêve partie,
25:56vous serez dans le fichier honorabilité
25:58et donc du coup incompatible pour vous occuper des enfants.
26:01Je crois que ça n'a rien à voir
26:02et je crois qu'il ne faut pas confondre
26:04l'exemplarité citoyenne et l'honorabilité
26:07quand on s'occupe d'enfants
26:08et je crois que là, on a vraiment glissé.
26:09C'est ça qui m'inquiète beaucoup sur cet article.
26:11Alexandra Martin, est-ce qu'on a glissé,
26:14effectivement contrôlé les personnels
26:15pour voir s'il n'y a pas eu d'infraction de nature,
26:18sur violence physique ou sexuelle,
26:20ça semble évident.
26:22Après, est-ce qu'on n'est pas allé trop loin ?
26:23Non, mais c'était une exigence.
26:25Voilà, c'était une exigence.
26:26C'est vrai qu'en commission spéciale,
26:28nous avons étudié des dizaines et des dizaines d'amendements
26:30qui venaient ajouter des professions, des lieux, etc.
26:33et que j'ai trouvé très pertinent
26:35de réécrire cet article 5
26:36afin qu'il soit un article cadre
26:38et qu'il demande cette honorabilité
26:41à tous les professionnels
26:42qui travaillent au contact des enfants.
26:44Ça me paraît être une évidence.
26:47Marianne Maximi, il y a la question
26:49du mise en cause, des mises en cause.
26:52Que doit-on faire quand il y a une suspicion,
26:54quand l'affaire n'est pas jugée,
26:56mais en même temps,
26:57et on connaît tout ça dans les écoles,
26:59dans les centres de loisirs,
27:00après tout le monde se parle,
27:01tout le monde est au courant.
27:02Qu'est-ce qu'il faut faire ?
27:03Est-ce qu'effectivement,
27:04il y a une frontière floue
27:05entre la présomption d'innocence
27:07et le fait d'écarter la personne
27:09du contact des enfants ?
27:10Je crois que ce n'est pas incompatible
27:12de garder ce principe du droit
27:14qui est la présomption d'innocence
27:15et le principe de précaution.
27:16Et je crois que c'est d'ailleurs
27:17tout l'équilibre sur les droits des enfants
27:18qu'on doit trouver,
27:19qu'on a trouvé aussi
27:19avec l'ordonnance de sûreté de l'enfant,
27:21qui est aussi de prendre des mesures
27:23de protection immédiate,
27:24comme on le fait pour les femmes,
27:25tout en attendant qu'un juge, au fond,
27:27puisse examiner la situation.
27:29Mais en tout cas,
27:30dans le moindre doute,
27:30on protège les enfants.
27:31Ce qui n'est pas, je le redis,
27:33incompatible avec les droits
27:33des personnes qui sont suspectées,
27:35en tout cas, vues comme telles,
27:37et qu'elles puissent se défendre aussi.
27:38Donc, c'est l'équilibre
27:40qu'il faut trouver,
27:40mais sur l'article 5,
27:42je crois qu'on est allé très loin.
27:44Et surtout, la question,
27:45c'est l'efficacité de ce que nous votons.
27:47Et la possibilité de l'appliquer
27:49pour réellement protéger les enfants.
27:50Et je crois que là,
27:51on a un gros raté
27:52sur une partie de ce texte-là.
27:54Alexandra Martin,
27:55sur la question de la suspicion,
27:58quand une affaire est déclenchée
27:59dans une école
28:00ou dans un centre de loisirs,
28:03on écarte,
28:04il y a des suspensions provisoires,
28:06qu'est-ce qu'on doit faire ?
28:07C'est un risque que l'on ne peut pas prendre
28:08pour nos enfants.
28:09Donc, effectivement,
28:10je crois qu'il faut dissocier
28:11la protection des enfants
28:13dans ces cas-là
28:13et la présomption d'innocence.
28:15Et puis, évidemment,
28:16si cette personne
28:18finit par être innocentée,
28:20elle peut bien sûr revenir
28:22prendre son poste.
28:24Mais là,
28:25le principe de précaution
28:26est existentiel
28:27pour nos enfants.
28:28Merci à l'une comme à l'autre
28:29d'avoir assisté
28:30à ce débat sur LCP.
28:32Je vous rappelle
28:32que nous suivrons
28:33en direct sur LCP
28:34le vote solennel
28:35sur le projet de loi
28:36relatif à la protection des enfants
28:38avec donc une deuxième délibération
28:40au début
28:40sur la question
28:41de la perpétuité.
28:42Autre vote,
28:43vous pourrez le suivre
28:44sur notre chaîne YouTube.
28:45Cette fois,
28:45comment protéger
28:46les mineurs
28:46des dangers
28:47des réseaux sociaux ?
28:48C'est la proposition
28:49de loi Lormilleur.
28:50C'est le focus.
28:54Et on retrouve
28:55Lormilleur,
28:56celle des quatre colonnes,
28:57auprès de Marco Pommier.
28:58Lormilleur,
28:59bonjour.
28:59Pour commencer,
29:00pourquoi cette interdiction ?
29:02Pourquoi vous souhaitez
29:03interdire les réseaux sociaux
29:04pour les moins de 15 ans ?
29:05Ça fait maintenant
29:06quelques années
29:06qu'on a des scientifiques
29:08qui nous alertent
29:08sur l'impact
29:09des réseaux sociaux
29:10sur la vie quotidienne
29:11des jeunes
29:11et notamment
29:12sur la santé mentale
29:13des jeunes.
29:14Donc on a eu
29:14beaucoup de rapports,
29:15on a eu une commission
29:16d'enquête à la fois
29:17au Sénat
29:17et à l'Assemblée nationale
29:19l'année dernière
29:19sur l'impact direct
29:20des réseaux sociaux
29:21sur la santé mentale
29:22des jeunes.
29:23Et ce que nous permet
29:24de faire désormais
29:25l'Union européenne,
29:26la réglementation européenne,
29:27c'est de pouvoir légiférer
29:29en droit national
29:29pour poser une limite.
29:30Et cette limite,
29:31c'est l'interdiction
29:32des réseaux sociaux
29:33avant l'âge de 15 ans.
29:34Raison pour laquelle
29:35on a souhaité
29:36et on va essayer
29:36de légiférer là-dessus
29:37aujourd'hui.
29:38Certains parlent
29:39d'une loi d'affichage
29:40de symboles.
29:41Comment vous allez
29:42concrètement
29:43contrôler l'âge
29:44de ceux qui voudront
29:45s'inscrire
29:46sur un réseau social ?
29:47Alors déjà,
29:48en effet,
29:48il y a une dimension
29:49symbolique dans cet âge-là.
29:50Vous le savez,
29:52dans le passé,
29:52nous avons pu poser
29:53des limites sur l'alcool,
29:55sur le tabac
29:55pour les jeunes,
29:56pour protéger les jeunes
29:57lorsqu'il y a un sujet
29:58de santé publique.
29:59Il me semble que
29:59cette limite sur les réseaux sociaux,
30:00elle doit être posée
30:01dans notre société.
30:02Mais ça n'est pas
30:02que symbolique.
30:03En effet,
30:04ce que ça va contraindre
30:05aujourd'hui,
30:06cette loi,
30:07la loi,
30:08elle va contraindre
30:09les plateformes
30:09de réseaux sociaux
30:10à mettre une vérification
30:12d'âge
30:13lorsqu'on va s'inscrire
30:14sur la plateforme.
30:15Donc concrètement,
30:15il y aura l'idée
30:16d'un tiers de confiance.
30:17En fait,
30:17c'est un site neutre
30:18qui ne donne
30:19au réseau social
30:21que l'information
30:21selon laquelle
30:22vous avez plus
30:22ou moins de 15 ans.
30:23Ce qui fait que
30:24nos données sont
30:25parfaitement protégées,
30:26heureusement,
30:27mais que vous pouvez
30:28ensuite avoir
30:28cette limite
30:29qui est garantie
30:30par les plateformes
30:31qui devront respecter
30:32la loi.
30:32Alors c'est vrai
30:33que la France
30:33est pionnière
30:34sur ce sujet.
30:35Est-ce que l'Europe
30:36va suivre derrière ?
30:37Vous en avez l'assurance ?
30:38Alors en tout cas,
30:39c'est ce que dit
30:39la présidente
30:39de la Commission européenne
30:40qui nous a répété
30:41encore récemment
30:42qui va le redire
30:42à la rentrée
30:43au mois de septembre
30:43au Parlement européen.
30:45Il y a une volonté
30:45parce qu'il y a
30:46plusieurs États
30:46avec la France
30:47qui militent en la matière
30:48pour dire qu'il faut
30:49une réglementation européenne,
30:51une limite d'âge européenne
30:53pour que ça soit
30:53évidemment plus efficace.
30:54Mais je pense que
30:54c'était important
30:55que la France
30:56avec d'autres pays,
30:57la Grèce est juste
30:57derrière nous
30:58et a déjà notifié son texte,
31:00qui ouvrent la voie
31:00et qui permettent
31:01de montrer que c'est possible
31:02et de montrer
31:03qu'on peut agir
31:03et qu'il n'y a pas
31:04d'impunité
31:04pour les grandes plateformes
31:05qu'elles soient
31:05américaines ou chinoises.
31:07On sait que cette interdiction
31:08des réseaux sociaux
31:08pour les moins de 15 ans
31:09c'était un cheval de bataille
31:11d'Emmanuel Macron
31:11à l'Elysée.
31:13Est-ce qu'on sait concrètement
31:13quand cette interdiction
31:14va rentrer en vigueur ?
31:16Alors la loi le prévoit
31:17et la loi si on la vote
31:18cet après-midi
31:19prévoit une entrée en vigueur
31:19le 1er septembre.
31:21Mais il faut savoir...
31:21Ce n'est pas trop court
31:22comme délai ?
31:22Ça peut paraître
31:23assez court
31:24mais en vérité
31:24vous savez
31:25il y a un travail
31:25qui est déjà fait
31:26par les plateformes
31:27avec les services français
31:29le ministère du numérique
31:31mais aussi avec les services
31:32de la Commission européenne
31:33depuis de nombreux mois.
31:35Cette loi d'ailleurs
31:35elle avait été déposée
31:36il y a maintenant
31:37au mois de novembre dernier
31:38donc ça ne date pas d'hier
31:39et donc tout le monde
31:41est en capacité
31:41d'être prêt
31:42pour mettre en oeuvre cette loi.
31:43Merci beaucoup
31:44Laure Miller
31:44d'avoir répondu
31:44à nos questions.
31:45Merci à vous.
31:46Et bienvenue à vous
31:47si vous nous rejoignez
31:48sur LCP.
31:48Nous sommes à 26 minutes
31:50de la séance des questions
31:51au gouvernement
31:51la dernière de la session
31:53avant la pause estivale.
31:54Restez avec nous
31:55juste après
31:55on suit en direct
31:56en intégralité
31:57le vote solennel
31:58sur le projet de loi
31:59de protection des enfants.
32:01Au long de cette émission
32:02vous retrouverez
32:03depuis la salle
32:04des quatre colonnes
32:04Marco Pommier
32:05et Thibaut Enoch.
32:07Alicia Rogue est-elle
32:08dans l'hémicycle
32:09de l'Assemblée nationale
32:09et puis quelques minutes
32:10avant 15h.
32:11On vous fera vivre
32:12pour la dernière fois
32:13avant la pause
32:14l'arrivée du Premier Ministre
32:16et des membres
32:16de son gouvernement.
32:18Alicia, je le disais
32:19on vous retrouve
32:19dans l'hémicycle
32:20vous avez les thèmes
32:21de la dernière séance
32:21des questions au gouvernement.
32:24Oui alors au menu
32:25aujourd'hui des QAG
32:26des questions au gouvernement
32:27la loi d'urgence agricole
32:29avec le retour
32:30à l'acétamipride
32:31mais aussi des questions
32:32sur la sécurité civile
32:34et les pompiers européens.
32:35Pour cet été
32:36l'UE renforce son dispositif
32:38face aux incendies
32:39de forêt
32:40avec plus de 700 pompiers
32:41venus de 14 pays
32:43européens différents.
32:44une réponse au feu
32:45qui continue
32:46dans le sud de la France
32:47et dans le centre
32:48le groupe Ensemble
32:49mais aussi le groupe
32:50écologiste et social
32:52interrogera le gouvernement
32:53à ce sujet.
32:54Autre thème
32:55qui sera abordé
32:55les attaques antisémites
32:57visant l'artiste
32:58Barbara Butch.
32:59En effet
33:00la DJ a été prise à partie
33:01lors de son concert
33:02samedi à Grenoble.
33:04Son concert avait été
33:05interrompu
33:06alors qu'une centaine
33:07de militants pro-palestiniens
33:08étaient venus manifester
33:10contre sa présence.
33:11Elle avait été visée
33:12par un appel au boycott
33:13des élus
33:14dits insoumis
33:15pour avoir signé
33:16une tribune
33:17de soutien
33:17à la proposition
33:19de loi Yadant.
33:20Ce sera le groupe
33:21Ensemble
33:21qui questionnera
33:22le gouvernement.
33:24Merci beaucoup
33:25Alicia.
33:26Séance à suivre
33:26en direct
33:27en intégralité
33:28à 15h
33:28les députés ont choisi
33:29de revenir sur la question
33:30de la sécurité civile
33:32des incendies
33:33plus intenses
33:34plus précoces
33:35et puis plus disséminés
33:36partout en France
33:37Thibault Henoch.
33:38Oui avec deux questions
33:39sur ce sujet brûlant
33:40c'est le cas de le dire
33:41la députée Sandra
33:42régole pour le groupe
33:43écologiste
33:44et le député
33:45EPR
33:46Jean-Marc Fievet
33:46interrogeront le gouvernement
33:47sur les moyens
33:49de prévention
33:50et de lutte
33:50contre les incendies
33:51alors que l'on a appris
33:52ce matin
33:53ce chiffre
33:54plus de 42 000 hectares
33:56ont brûlé en France
33:57entre janvier
33:58et mi-juillet
33:59voilà qui dépasse
34:00le précédent record
34:01de 2022
34:03jamais en 20 ans
34:04de mesure
34:05les satellites européens
34:06EFIST
34:07n'ont mesuré
34:08de tels incendies
34:10en France
34:10le gouvernement
34:11tentera donc
34:12de répondre
34:13sur ce sujet
34:13Merci beaucoup
34:15Thibault Henoch
34:16on va en parler
34:16avec nos nouveaux invités
34:17Philippe Ballard
34:18député Rassemblement National
34:19de l'Oise
34:20Bonjour
34:20Christopher Weisberg
34:22député Ensemble
34:23pour la République
34:23Bonjour
34:24Vous représentez
34:25les Français établis
34:26hors de France
34:27la question du budget
34:28de la sécurité civile
34:30va se poser
34:31Philippe Ballard
34:32il y a eu
34:32des rencontres
34:34on attend toujours
34:35la loi
34:36Alors déjà
34:37on se souvient quand même
34:38parce qu'on ne peut pas
34:39échapper au débat
34:40qu'il y a eu
34:4052 millions d'euros
34:42de crédits annulés
34:43en 2024
34:44par Gabriel Attal
34:48ça correspond à un Canadair
34:49quasiment
34:50qui n'a pas pu être
34:51commandé
34:52donc oui
34:52il faut renforcer
34:52évidemment
34:53les moyens
34:53de la protection civile
34:54j'en profite quand même
34:55pour saluer
34:56nos pompiers
34:57qui sont sur le terrain
34:58on sait que malheureusement
34:59il y en a un
35:00qui a perdu la vie
35:01en Haute-Savoie
35:03puis même
35:03toute cette chaîne
35:04de solidarité
35:04avec les agriculteurs
35:05qui se met en place
35:07mais on ne peut pas
35:07faire l'économie
35:08effectivement de ce débat
35:09il faut absolument
35:10renforcer les moyens
35:11de la protection civile
35:12il y a
35:13Thibaut Henoch
35:14qui donnait les chiffres
35:14il y a quelques instants
35:15de ce qui a brûlé déjà
35:17on est à la mi-juillet
35:19dépassé
35:20et on atteint déjà
35:21le montant
35:23des superficies
35:24brûlées
35:24en un an
35:26donc oui
35:26il faut s'adapter
35:28Christopher Weisberg
35:29je vous laisse
35:30quand même répondre
35:31puisque l'argument
35:31de Philippe Ballard
35:32a été aussi
35:33énormément repris
35:34par la France insoumise
35:35sur cette ligne
35:36dans la sécurité civile
35:38qu'on a enlevée
35:38dans ses crédits
35:39est-ce que c'est vraiment
35:40des Canadaires en moins
35:41on sait que la société
35:42aussi ne peut pas
35:42en livrer autant
35:43qu'elle ne le souhaite
35:46priorité au direct
35:46le ministre de l'Intérieur
35:47parle à celle des 4 colonnes
35:50révélation
35:50de ce qui est paru
35:52dans la presse
35:52concernant les menaces
35:54qui pèsent sur
35:54monsieur le maire
35:55d'Alès
35:56d'abord vous dire
35:57que comme vous le savez
35:58il y a quelques jours
35:59il a reçu
36:00des menaces
36:00notamment
36:01par tag
36:02ou par envois postaux
36:04signés de la DZ Mafia
36:06qui le menaçaient
36:07très directement
36:07et
36:09ce que je veux vous dire
36:10aujourd'hui
36:11c'est que
36:11hier soir
36:12il a été porté à ma connaissance
36:14par les services de renseignement
36:16du ministère de l'Intérieur
36:18qui comme vous le savez
36:19travaille sur les dossiers
36:20de narcotrafic
36:21il a été porté à ma connaissance
36:23qu'un projet d'action violente
36:26pouvait être en préparation
36:28contre monsieur le maire d'Alès
36:30et que la réalisation de ce projet
36:33de cette action
36:34était imminente
36:36donc
36:36j'ai donc pris la décision
36:38un
36:39de prévenir
36:39monsieur le maire d'Alès
36:40et de le dire
36:41que nous allions
36:42le placer
36:43sous protection
36:44et l'exfiltrer
36:46de son domicile
36:47pour le mettre
36:48en lieu sûr
36:48et assurer sa protection
36:50par les services
36:51du RAID
36:52dans le même temps
36:53qu'un certain nombre
36:54de lieux
36:54à Alès
36:55sont mis
36:55sous protection
36:56statique
36:57au moment où je vous parle
36:58je l'ai appelé
36:59pour lui dire
37:00c'était la première décision
37:01qui était d'assurer
37:02sa protection
37:04premièrement
37:05deuxièmement
37:06évidemment
37:07la décision a été prise
37:10c'est à dire qu'il y a eu
37:12un travail
37:12des services de renseignement
37:13qui a été effectué
37:14que je veux à nouveau saluer
37:16et qui travaille énormément
37:17sur les dossiers
37:18de narcotrafic
37:19il y a l'action judiciaire
37:20et l'action des services
37:20de renseignement
37:21et donc il a été décidé
37:22de judiciariser
37:23ces informations
37:24c'est à dire que des services
37:25de police judiciaire
37:27investissent maintenant
37:28sur cette menace
37:29qui pèse sur le maire d'Alès
37:31et dans le cadre
37:32de cette enquête
37:32dont il ne vous a pas échappé
37:34que le PNACO
37:35s'est saisi aujourd'hui
37:37donc dans le cadre
37:37de cette enquête
37:38il sera fait toute la lumière
37:39sur cette menace
37:41et évidemment
37:41en attendant
37:42que ces investigations
37:43soient menées
37:44monsieur le maire d'Alès
37:45continue à faire l'objet
37:46d'une protection
37:47ce que je veux dire
37:48également de manière
37:48très solennelle
37:49très solennelle
37:50puisque cette menace
37:52émanerait également
37:54du copuscule
37:55de la DZ mafia
37:56ce que je veux dire
37:57très solennellement
37:58c'est qu'évidemment
37:59ça n'intache à rien
37:59la détermination
38:00des services de l'Etat
38:01celle du ministre de l'Intérieur
38:03celle de l'ensemble
38:04de ces services
38:04à continuer cette lutte
38:06acharnée
38:07contre le narcotrafic
38:08Alès est un lieu
38:09où manifestement
38:11la DZ mafia
38:12tente de s'implanter
38:13où les actions
38:14notamment
38:14de la police judiciaire
38:15du Gard
38:15que je veux saluer
38:16réalisent des affaires
38:18extraordinaires
38:19en décembre
38:19ce sont 4 personnes
38:20qui ont été écrouées
38:214 trafiquants
38:22puis en mars
38:237 personnes
38:23qui ont été interpellées
38:24et écrouées
38:25évidemment on va continuer
38:26cette action
38:27avec beaucoup de détermination
38:28de la même façon
38:29que ces jours derniers
38:30suite aux menaces
38:31dont a fait l'objet
38:31monsieur le maire d'Alès
38:32j'ai déployé
38:33des renforts policiers
38:34de voie publique
38:34ces renforts policiers
38:35vont être maintenus
38:36évidemment ces menaces
38:38n'entachent en rien
38:39notre détermination
38:40et on va poursuivre
38:41à lutter de manière
38:42résolue et déterminée
38:43contre le narcotrafic
38:45à Alès
38:46comme partout
38:46sur le territoire national
38:47voilà ce que je voulais vous dire
38:49ministre qui s'exprime
38:50juste avant une séance
38:51des questions au gouvernement
38:51c'est assez rare
38:52aux 4 colonnes
38:53il s'agit du maire
38:55de la commune
38:56donc d'Alès
38:56Christophe Riven
38:58exfiltré de chez lui
38:59en pleine nuit
39:00parlerait d'après
39:01des menaces
39:01de la DZ mafia
39:02on sait que c'est
39:03une organisation
39:05spécialisée dans le narcotrafic
39:06Christopher Weisberg
39:08vous m'interrogez
39:09juste avant la coupure
39:09vous m'interrogez
39:10sur les canadaires
39:12et je voulais juste
39:12quand même intervenir
39:13là dessus
39:13on revient après
39:14un mot quand même
39:15sur le maire d'Alès
39:16et après promis
39:17je vous réinterroge
39:17sur les canadaires
39:18ça veut dire que la menace
39:19est quand même gravissime
39:20un élu de la République
39:21exfiltré de chez lui
39:22la menace est gravissime
39:23je pense que les services
39:24sont sur le coup
39:25je pense que ce qui a été voté
39:26ces dernières années
39:27permet d'être à la hauteur
39:29et par ailleurs
39:30si vous voulez
39:30évidemment on n'est pas encore
39:32dans une situation
39:32de ce qui s'est passé en Italie
39:34avec la mafia
39:35pendant des années
39:35et tous
39:36et je pense qu'on est loin de cela
39:38il faut qu'on lutte contre ça
39:39la clé c'est de lutter contre ça
39:41de façon extrêmement efficace
39:43et d'être tous
39:45collectivement responsables
39:46contre ces actes abjects
39:48Philippe Ballard
39:48un mot sur cette situation
39:50d'un maire
39:51exfiltré de son domicile
39:52suite à des menaces
39:53mais on a tardé à réagir
39:54vous savez
39:55il y a un rapport du Sénat
39:56qui date de 3-4 ans
39:56qui mettait en garde
39:57contre la montée en puissance
39:59des narco-trafiquants
40:00qu'est-ce qu'il faut faire
40:01quand vous voyez
40:02ce qui se passe aux Pays-Bas
40:02qui a été un pays
40:03qui a légalisé le cannabis
40:04et c'est le pays
40:06le plus grand grainé
40:06par les narco-trafiquants
40:07c'est réagir
40:08à les têtes de réseau
40:09qui sont parfois
40:10installées
40:11dans le golfe versique
40:12mais pas que
40:13avec les pays
40:14où ils sont abrités
40:15c'est faire un bras de fer
40:16ces pays-là
40:17par exemple
40:17ils investissent en France
40:18on peut bloquer leurs avoirs
40:19s'ils ne coopèrent pas
40:20après il y a
40:21ceux qui sont sur le terrain
40:22vous savez
40:23il y a un policier
40:23qui a été gravement blessé
40:24aujourd'hui
40:24par une voiture
40:25et quand on voit
40:26les personnes qui étaient à bord
40:28il y avait 4 personnes
40:29dont 3 mineurs
40:29recrutées sur les réseaux sociaux
40:31pour faire les petites mains
40:32et puis un mot pour les consommateurs
40:33c'est un marché la drogue
40:34s'il n'y a pas d'acheteurs
40:36il n'y aura pas de vendeurs
40:37on referme cette parenthèse
40:38vous vouliez
40:39Christopher Weisberg
40:40et à juste titre
40:41défendre aussi
40:42peut-être un peu
40:42Gabriel Attal
40:43attaqué pour avoir
40:44enlevé des millions
40:45à la sécurité civile
40:46est-ce que finalement
40:47ces millions qu'on a gelés
40:48ont empêché la France
40:49d'avoir davantage de Canadair
40:51c'est une polémique indigne
40:52parce que pour connaître
40:53l'entreprise qui devait les vendre
40:54parce qu'ils sont sur
40:55ma circonscription
40:56ils sont aujourd'hui en retard
40:57sur des centaines d'avions
40:59et donc évidemment
41:00ça n'a pas été annulé
41:01parce qu'on ne voulait pas les acheter
41:02c'était une promesse
41:03de les acheter
41:04la promesse elle se poursuit
41:05mais ils n'étaient pas
41:07en mesure de livrer
41:08ces avions
41:09c'est uniquement pour ça
41:10et je trouve que
41:10ces polémiques
41:11les unes après les autres
41:12après l'air conditionné
41:13maintenant c'est la protection civile
41:15tout le monde a envie
41:15de mettre les moyens
41:16et félicitations encore une fois
41:17à nos pompiers
41:18qui font un travail remarquable
41:19Philippe Ballard
41:20on est dépendant
41:21d'une société
41:22pour les Canadair
41:23et on voit bien
41:23que même les Canadair commandés
41:25ont pris énormément de retard
41:26on aurait pu en commander
41:273, 4, 10
41:28ils ne seraient toujours
41:29pas livrés aujourd'hui
41:30oui alors
41:31il y a des solutions
41:32je vais vous en parler
41:32mais enfin on se souvient
41:33également qu'Emmanuel Macron
41:34avait dit en 2027
41:35il y aura 16 Canadair
41:37qui sont renouvelés
41:38il aurait pu se renseigner
41:39sur l'état de santé
41:40de cette société
41:41il y a les A400M par exemple
41:43alors ce sont des avions militaires
41:44notamment de transport de troupes
41:46mais pas que
41:46il y a des pays comme l'Espagne
41:47qui ont acheté des kits
41:49alors ils ne vont pas écoper
41:51il faut les remplir
41:52sur la piste d'atterrissage
41:53sur le tarmac
41:54mais ces 20 000 litres d'eau
41:566 000 pour un Canadair
41:58ça aiderait grandement les pompiers
41:59est-ce qu'il faut s'adapter ?
42:01des députés du bloc central
42:03proposent aussi cette idée
42:05de transformer un peu
42:06des avions militaires
42:07de s'en servir aussi
42:08pour transporter de l'eau
42:10et éteindre les incendies
42:11c'est quelque chose
42:11qui a été fait dans le passé
42:13il y a une vingtaine d'années
42:13il y a des avions
42:14qui étaient transformés
42:15ça fait partie des solutions
42:16qu'on va aborder
42:17évidemment ça peut être
42:18une option
42:19et il ne faut plus dépendre
42:20d'autres pays
42:20pour nos Canadiens ?
42:21la souveraineté
42:22on en revient toujours
42:22à la souveraineté
42:23il vaudrait mieux que Airbus
42:24l'efface
42:24mais c'est une spécialité
42:26canadienne pour l'instant
42:27on va passer à un autre thème
42:29qui a agité l'hémicycle
42:30hier soir
42:31qui continuera
42:32lors de la séance
42:32des questions au gouvernement
42:33Anne Stammbach-Renoir
42:35députée de la France Insoumise
42:36va revenir sur le vote d'hier
42:37elle est au micro
42:38de Marco Pommier
42:39oui Anne Stammbach
42:41la France Insoumise
42:42a voté contre
42:42le projet de loi
42:43d'urgence agricole
42:45et vous souhaitez
42:45interpeller à nouveau
42:46le gouvernement
42:46aujourd'hui sur ce sujet
42:47qu'allez-vous lui demander ?
42:50je vais lui demander
42:50de prendre ses responsabilités
42:51en fait
42:52face au scandale
42:52qui s'est déroulé hier
42:54dans l'hémicycle
42:54je rappelle pour ceux
42:55qui nous écoutent
42:55qu'en fait
42:56le gouvernement
42:57a même refusé
42:58de prendre des amendements
42:59émanant
42:59y compris de membres
43:00du groupe EPR
43:01pour justement
43:03enlever
43:04la réautorisation
43:05de l'acétamipride
43:06et d'un autre insecticide
43:07extrêmement dangereux
43:07on sait que c'est un véritable
43:09scandale sanitaire
43:10que c'est insupportable
43:11c'est toute la biodiversité
43:12qui est menacée
43:12mais c'est notre santé
43:13aussi à toutes et tous
43:14derrière
43:15dans un pays
43:16où les cancers pédiatriques
43:17par exemple
43:17explosent
43:18c'est juste absolument
43:19insupportable
43:20le gouvernement
43:20s'est encore une fois
43:21assis sur les 2,2 millions
43:24de signatures
43:24qui s'étaient prononcées
43:26contre la loi du plomb
43:27l'année dernière
43:28souvenez-vous
43:28et puis aussi
43:29contre l'avis
43:30du conseil national
43:31de l'ordre des médecins
43:31qui dit lui-même
43:32que c'est un véritable danger
43:33pour la population
43:34alors le gouvernement
43:35dit que c'est un compromis
43:36c'est un compromis
43:36qui a été trouvé
43:37entre députés et sénateurs
43:38en commission mixte paritaire
43:40et Sébastien Lecornu
43:41disait ce matin
43:41que l'Assemblée
43:42ne revenait pas
43:43que cette proposition de loi
43:44ne revenait pas
43:45sur l'interdiction
43:46de ce pesticide
43:47parce que ce serait
43:48à titre dérogatoire
43:49sous condition
43:50et sur décision
43:51de l'ONSES
43:52est-ce que vous lui répondez ?
43:53alors je réponds
43:54un que pour un compromis
43:55entre la droite
43:56et l'extrême droite
43:57on n'est pas vraiment
43:57sur un compromis
43:58mais surtout il ment
43:59il ment
43:59il suffit de regarder
44:00les articles
44:00de Quater et Quinquies
44:02qui disent littéralement
44:03qu'on peut déroger
44:04à l'interdiction
44:05sur ces produits-là
44:07mais il dit
44:08qu'on ne revient pas
44:08exactement sur l'interdiction
44:09dans le sens
44:10où c'est à titre dérogatoire
44:12que c'est l'ONSES
44:12qui prendra la décision
44:14vous voyez ?
44:14l'ONSES sur demande du ministre
44:16donc oui
44:17c'est possible
44:18de faire des dérogations
44:19à une interdiction
44:19ce ne sera donc plus
44:20une interdiction
44:21et c'est toute la population
44:22qui est en danger
44:23nous sommes très très très en colère
44:24et on écoutera
44:25votre question au gouvernement
44:26et la réponse de celui-ci
44:27merci à vous Anne Stonbach
44:29merci beaucoup Marco Pommier
44:31je précise à nos téléspectateurs
44:33que Philippe Ballard
44:34vous avez voté
44:34pour le compromis
44:37contrairement à la majorité
44:37de votre groupe
44:38Christopher Weisberg
44:39vous avez voté contre
44:40vous nous expliquerez pourquoi
44:41Philippe Ballard
44:42le Premier ministre avait dit
44:44dans ce texte de loi
44:45on ne va pas réintroduire
44:46la question des pesticides
44:47parce que ça fait trop débat
44:48on va essayer de voter
44:50plutôt un texte consensuel
44:51on s'est raté pour le coup
44:52il y a la CMP
44:53qui a quand même décidé
44:54de le réintroduire
44:55je ne sais pas
44:55on est à l'Assemblée nationale
44:56si vous voulez
44:57à partir du moment
44:58où les parlementaires
44:58désirent une chose
44:59je ne vais pas m'y opposer
45:01mais pourquoi on l'a fait
45:02mais c'est une mesure de bon sens
45:03parce que c'est un produit
45:04c'est ce que les téléspectateurs
45:06doivent comprendre
45:06qui est utilisé dans quasiment
45:07tous les pays de l'Union Européenne
45:09c'est-à-dire quand vous mangez
45:10des noisettes
45:11alors il n'y en a quasiment plus
45:12en France
45:13et puis on peut même élargir
45:14aux betteraves, aux cerises
45:15vous les importez
45:16de pays de l'Union Européenne
45:17eux ils ont traité avec ce produit
45:19donc vous le mangez
45:19vous le consommez
45:20mais nous on ne peut plus
45:21le traiter
45:22on ne peut plus des agriculteurs
45:24de forcément autoriser
45:26en France
45:26si c'est autorisé
45:27ben oui
45:28parce que vous n'allez plus manger
45:29de fruits, de légumes
45:30il y a un moment
45:31il faut revenir sur terre
45:32donc on a voté
45:34oui cette mesure
45:35de mon sens
45:35et puis quand il y a
45:36un produit de substitution
45:37il sera le bienvenu
45:38et on l'emploiera
45:39Christopher Weisberg
45:40pourquoi vous
45:41vous avez voté
45:41contre ce texte
45:42on le rappelle
45:43effectivement
45:44il y a eu une commission
45:44mixte paritaire
45:45jusqu'au dernier moment
45:46on s'est demandé
45:46si le gouvernement
45:47allait déposer un amendement
45:49pour retirer cette mesure
45:50finalement non
45:51le texte a été adopté
45:52mais vous ne l'avez pas voté
45:52moi je ne l'ai pas voté
45:53parce que déjà
45:54sur ce point là
45:55sur le glyphosate
45:57sur tous les produits
45:58phytosanitaires
45:59j'ai toujours été
45:59contre tout ce qui n'est pas
46:02véritablement travaillé
46:03en amont
46:03et là le véritable problème
46:05et c'est pour ça
46:05que j'ai voté contre
46:06c'était que le gouvernement
46:07nous avait dit
46:08que ce projet de loi
46:09parlerait de plein de sujets
46:10très importants
46:11qui ont d'ailleurs été
46:12consacrés par le texte
46:13sur encore une fois
46:15le rapport à l'eau
46:16sur un certain nombre
46:17de repères économiques
46:19pour nos agriculteurs
46:20mais pas sur les phytos
46:21et je suis convaincu
46:24que quand on approche
46:25un texte comme ça
46:26en termes d'études d'impact
46:27en termes d'audition
46:28on doit être en mesure
46:29d'avoir des réponses
46:29que là nous n'avions pas
46:30et dans ce contexte là
46:33je regrette que le gouvernement
46:34n'ait pas pris nos amendements
46:35et évidemment
46:36en toute raison
46:38j'ai choisi
46:39de ne pas voter
46:39pour ce texte
46:40Philippe Ballard
46:41vous disiez
46:42qu'on en consommait
46:43dans d'autres pays européens
46:45c'est vrai que par exemple
46:45sur la question des noisettes
46:47on s'aperçoit
46:47que beaucoup sont traités
46:48avec de l'acétamipride
46:49dans d'autres pays
46:51pour autant
46:51on voit que dans la population
46:53il y a eu la pétition
46:54notamment
46:55à 2 millions de signatures
46:56la question des produits
46:58phytosanitaires
46:59elle crée débat
47:00elle crée une suspicion
47:01est-ce qu'il ne faudrait pas
47:02que la France soit
47:03fer de lance
47:03sur l'interdiction
47:04justement des produits
47:05phytosanitaires
47:06et j'ai envie de dire
47:07peu importe ce que font
47:07les autres pays d'Europe
47:09ah bah non
47:10parce qu'on est en concurrence
47:11si vous voulez
47:11c'est un marché global
47:13là on parle de l'Europe
47:14on pourrait même élargir
47:16aux poulets qui viennent
47:17de l'Amérique du Sud
47:19et qui ne sont pas conformes
47:20on consomme des produits
47:21qu'on ne peut pas produire
47:22en France
47:22c'est un rapport sénatorial
47:24qui nous l'apprenait
47:24il y avait un quart des produits
47:25que nous consommions
47:26que nous avions dans nos assiettes
47:28nos agriculteurs
47:29ne peuvent pas les produire
47:30donc pardon
47:30mais il y a un sujet
47:31à ce niveau là
47:32après
47:32mais si on trouve des produits
47:34qui sont
47:34je ne suis pas scientifique
47:36je lis des articles de presse
47:39je me fais une idée
47:40mais là
47:41nos agriculteurs sont étouffés
47:42par les normes
47:43sont étouffés
47:44on surtranspose
47:45tout ce qui nous vient
47:46de Bruxelles
47:47mais ils n'en peuvent plus
47:48vous vous souvenez
47:48l'hiver dernier
47:49quand même
47:49de la colère des agriculteurs
47:50et là on voudrait
47:51remettre une pièce
47:51dans la machine
47:52c'est pas raisonnable
47:53Christopher Weisberg
47:54sur cette question
47:55avec des agriculteurs
47:57qui voient sur les étals
47:58des supermarchés
47:59ou des marchés
48:00des produits
48:01qui sont produits
48:02en Espagne
48:03en Italie
48:04ou dans d'autres pays
48:05d'Europe
48:05avec des produits
48:06phytosanitaires
48:07interdits en France
48:08et qui se disent
48:08moi je souffre
48:09alors que je vois
48:10tout le monde
48:10qui les achète
48:11venus d'Italie
48:12traités avec ces mêmes produits
48:13est-ce que vous entendez
48:15cette colère ?
48:16évidemment
48:17et c'est tout à fait
48:18justifié
48:18ça se comprend parfaitement
48:20qu'il y a une colère
48:20on a parfois
48:22les mêmes enjeux
48:22sur les traités
48:23de libre-échange
48:24sur les traités commerciaux
48:25moi je trouve
48:26que justement
48:26quand je vote
48:27un traité commercial
48:28c'est généralement
48:29en évitant ce genre de choses
48:30donc typiquement pour moi
48:31l'accord canadien
48:32est un meilleur accord
48:33que l'accord en Amérique du Sud
48:34parce qu'il ne permet pas
48:35de faire ce genre de choses
48:36mais maintenant
48:36aujourd'hui
48:37quand on a la possibilité
48:38de donner ou pas
48:39une autorisation
48:39on doit répondre
48:40à cette question
48:41pas à une autre question
48:42et donc en conscience
48:43moi j'ai choisi
48:44de ne pas voter pour
48:46ça vous occupe moins
48:48Philippe Ballard
48:48parce que vous
48:49ne faites pas partie
48:50justement du gouvernement
48:51vous n'êtes pas lié
48:52avec les engagements
48:53justement du Premier ministre
48:54je confirme
48:54voilà vous pouvez le confirmer
48:56mais c'est vrai que
48:57est-ce que vous comprenez
48:59le sentiment
48:59d'avoir rajouté
49:00cette mesure
49:01justement au Sénat
49:02c'était pas prévu dans le texte
49:04c'est un débat
49:04on voit qui agite la société
49:06qui la divise aussi peut-être
49:08le Conseil constitutionnel
49:10avait censuré
49:10une partie de la première loi
49:11du plomb
49:12sur cette question même
49:13de l'acétamipride
49:15pourquoi avant l'été
49:16remettre ce sujet
49:18on aurait pu en discuter
49:19à la rentrée
49:20dans un texte séparé
49:21non mais je ne veux pas répondre
49:22à la place du gouvernement
49:23surtout quand on a vu
49:24quand même hier
49:25Gabriel Attal
49:26prendre la parole
49:27au-delà de minuit
49:28pour pardon
49:28mais flinguer
49:30le Premier ministre actuel
49:31M. Lecornu
49:31là à la limite
49:32on n'a plus besoin d'être là
49:33ils se débrouillent très bien
49:35entre eux
49:35mais non mais
49:36c'est une mesure d'urgence
49:37il faut se rendre compte
49:38quand même
49:39que nous avons des producteurs
49:40qui sont le couteau
49:41sous la gorge
49:42et qui vont faire faillite
49:43et ils vont voir débarquer
49:44dans nos assiettes
49:45des produits
49:46qu'eux n'ont pas le droit
49:47de produire
49:47mais on marche sur la tête
49:48vous vous souvenez
49:49que les agriculteurs
49:50avaient inversé
49:52dans les entrées de ville
49:53tous les noms
49:54des villes
49:55les villages
49:56parce qu'on marche sur la tête
49:57voilà
49:58on marche sur la tête
49:59Christophe Versberg
50:00sur cette question
50:00un peu politique
50:01on a vu aussi
50:02un bras de fer
50:03au sein du gouvernement
50:04entre la ministre
50:05de l'agriculture
50:06Annie Gennevar
50:07la ministre de la transition écologique
50:08Monique Barbu
50:09dont on dit
50:10qu'elle pourrait quitter son poste
50:12Gabriel Attal
50:13reproché au Premier ministre
50:14justement d'avoir
50:15renié sa parole
50:16sur cette question
50:17des phytosanitaires
50:18il y a aussi en coulisses
50:19une bataille
50:19qui s'est jouée
50:20au sein de votre camp
50:21mais en fait
50:22quel est notre camp aujourd'hui
50:23on a la droite sénatoriale
50:25est-ce qu'elle fait partie
50:26de mon camp
50:26pas vraiment
50:27elle participe
50:28à un équilibre politique
50:30un équilibre institutionnel
50:31moi je regrette véritablement
50:33qu'on se soit fait
50:34casser le bras
50:35par les sénateurs
50:36qui ont décidé
50:36de mettre un sujet
50:37extrêmement polémique
50:38dans un texte
50:39qui n'avait pas vocation
50:40à l'accueillir
50:41et que normes
50:42moi je crois beaucoup
50:42dans la capacité
50:44à légiférer
50:45dans de bonnes conditions
50:46dans un moment
50:46qui est déjà plein
50:48de divisions
50:49ne créons pas
50:50des divisions factices
50:51ça a été le cas
50:51le texte est passé
50:53moi très clairement
50:54sur ces sujets-là
50:55comme beaucoup
50:55des parlementaires
50:56de mon groupe
50:56on est évidemment clair
50:58pas de phytos
50:59dans nos assiettes
51:00et on va voir
51:01il y a trois questions
51:02au gouvernement
51:02au moins
51:03dont deux
51:03posées par des présidents
51:05de groupe
51:05Boris Vallaud
51:05pour les socialistes
51:06Cyril Châtelain
51:07pour les écologistes
51:08dans le texte
51:09il y a aussi une question
51:10éminemment importante
51:11celle de l'eau
51:13certains craignent
51:13un accaparement
51:14de la ressource en eau
51:15par les agriculteurs
51:16Philippe Ballard
51:17non
51:18mais je voudrais juste
51:19revenir sur une phrase
51:19que mon collègue
51:20vient de prononcer
51:21pas de phytos
51:21dans nos assiettes
51:22mais alors il faut
51:23interdire les importations
51:24parce que ce qu'on vient
51:25de démontrer là
51:26c'est que nos agriculteurs
51:27ne peuvent pas
51:28employer des produits
51:29phytos notamment
51:30mais n'empêche que
51:32bah oui
51:32mais vous dites
51:32pas de phytos
51:33dans nos assiettes
51:34on arrête toutes les importations
51:36puisqu'ils sont remplis
51:37de ces produits
51:37mais attendez
51:38le fait que la mondialisation
51:39ça apporte son lot
51:40de contradictions
51:41j'en suis certain
51:41moi si vous voulez
51:42sur le traité
51:43sur le CETA
51:44que vous êtes toujours
51:45opposé au CETA
51:46le CETA
51:46il donne toutes les garanties
51:47pour éviter ce genre de choses
51:49alors que le traité
51:49avec le Mercosur
51:51notamment
51:52vous avez le droit
51:53si vous voulez
51:53de changer les questions
51:55et de ramener ça
51:56à votre obsession
51:57je vous dis simplement
51:58que moi
51:59pour ma part
51:59j'ai choisi
52:00faute d'avoir une étude
52:01d'impact appropriée
52:02de ne pas voter ce texte
52:03en conscience
52:04et vous savez
52:04que les clauses miroirs
52:05n'existent pas vraiment
52:06est-ce qu'on peut manger
52:07c'est vous qui le dites
52:07mais moi j'ai les résultats
52:10j'ai les résultats
52:12du traité commercial
52:14avec le Canada
52:14et elle s'applique
52:15est-ce qu'on peut manger
52:16français justement
52:17sans phytosanitaire
52:18c'est votre vœu
52:19Philippe Ballard
52:19après tout
52:20oui mais on peut manger
52:21bio aussi
52:21attendez moi ça me pose
52:22pas de problème
52:22moi je consomme du bio aussi
52:24non mais vous dites
52:24qu'on consomme des produits
52:26à l'étranger
52:27traités avec des phytosanitaires
52:28mais beaucoup de français
52:29essayent aussi de consommer
52:30des produits locaux
52:31sans phytosanitaires
52:32je les encourage vivement
52:33nous on est pour le localisme
52:34cette mondialisation en rose
52:35qu'on nous a vendu
52:36ça nous a mis dans le mur
52:37donc oui consommons local
52:39réindustrialisons le pays
52:40par ailleurs ça a un impact
52:41environnemental
52:41sur un écosystème aussi
52:42donc c'est pas que dans l'assiette
52:44c'est aussi en amont
52:44sur l'écosystème
52:46Christopher Weisberg
52:46sur cette question de l'eau
52:48il y a une bataille
52:50aujourd'hui
52:51entre les agriculteurs
52:52et le reste aussi
52:54de la population
52:54sur cette question
52:55de la gestion de l'eau
52:56et des soupçons
52:58d'accaparement
52:58de la ressource en eau
52:59Christopher Weisberg
53:00à une époque
53:01où on voit bien
53:02qu'on va en manquer de l'eau
53:03je pense que tout le monde
53:03est capable de le voir
53:05est-ce qu'il faut faire
53:05très attention
53:06à qui a le droit
53:08d'avoir une priorité
53:09sur la ressource eau
53:10écoutez
53:11ça fait partie
53:12de ces sujets complexes
53:12c'est comme si vous me demandez
53:13est-ce qu'il faut de la clim
53:14ou il ne faut pas de la clim
53:15moi je pense qu'il faut de la clim
53:16il faut limiter
53:16l'usage de la climatisation
53:18maintenant évidemment
53:19les agriculteurs
53:19ils ont besoin
53:20d'eau en priorité
53:21parce que dans une tomate
53:23il y a 90% d'eau
53:24et donc il faut bien
53:25avoir des personnes
53:27nos producteurs
53:28nos éleveurs
53:29qui aient en priorité
53:30ces ressources-là
53:31donc j'essaye d'éviter
53:32de faire des polémiques
53:33sur absolument tous les sujets
53:34et sur ce point-là
53:36pour moi il est assez important
53:37que nos agriculteurs
53:38aient quand même
53:38en priorité
53:39cet accès à l'eau
53:40Philippe Ballard
53:41on voit que ces inquiétudes
53:43ne sont pas partagées
53:44que par des associations
53:45écologistes
53:46par exemple
53:47le MEDEF par exemple
53:49localement
53:49pouvait s'interroger
53:50justement sur l'accaparement
53:52une forme d'accaparement
53:53de l'eau
53:53par les agriculteurs
53:54non mais je pense que
53:56c'est un peu un faux débat
53:57parce que si on résume
53:58la situation
53:58et la position des écologistes
54:00donc il ne faut plus d'engrais
54:01il ne faut plus de produits
54:03phytosanitaires
54:03il ne faut plus d'eau
54:04pour produire
54:04en agriculture
54:05là je ne sais pas
54:06comment on va faire
54:06donc il y a un moment
54:07il faut revenir sur terre
54:09ça doit être encadré
54:10bien évidemment
54:10mais il faut que l'agriculture
54:12ait accès à l'eau
54:13mais c'est juste
54:14une question de bon sens
54:15des fois quand on est
54:16dans l'hémicycle
54:16on entend les écologistes
54:17parler
54:17alors c'est pas qu'une question
54:19d'accès
54:20c'est une question
54:20d'accès prioritaire
54:21on a le sentiment
54:22que les agriculteurs
54:24ce qu'ils voudraient
54:24c'est pouvoir
54:25un accès prioritaire
54:26mais ils savent
54:27ce qu'ils font
54:27ils ne gâchent pas l'eau
54:28pour le plaisir
54:29de gâcher de l'eau
54:29les agriculteurs
54:30c'est les plus respectueux
54:32en termes d'environnement
54:33donc il faut arrêter
54:34de leur jeter la pierre
54:35un dernier mot
54:36Christopher Weisberg
54:37le gouvernement a voulu éviter
54:38Philippe Ballard le rappelait
54:39les agriculteurs
54:40quand ils se mobilisent
54:41ça fait du bruit
54:42politiquement c'est compliqué
54:43en acceptant ce texte
54:44de la commission mixte paritaire
54:45le gouvernement a voulu
54:46s'économiser une crise
54:47avec le monde agricole
54:50légitime
54:51enfin les agriculteurs
54:51ils ont été
54:52dans une période de crise
54:53il y a quelques mois
54:53le texte il répond
54:54à 90%
54:55à peu près
54:56toutes les demandes
54:57qui ont été faites
54:57moi j'avais un désaccord
54:58sur un sujet fondamental
54:59qui ne devait pas faire partie
55:00du texte
55:01mais je ne crois pas
55:02qu'il faille juste se coucher
55:04il faut réussir
55:05dans une période difficile
55:07où on n'a pas de stabilité politique
55:09à essayer d'être en accord
55:10avec ce qu'on a dit
55:11et la parole donnée
55:12c'était d'éviter
55:12de mettre les phytosanitaires
55:13dans ce texte là
55:14et pour autant
55:14le reste du texte
55:15j'ai été très favorable
55:16Merci beaucoup
55:17Christopher Weisberg
55:18merci Philippe Ballard
55:19d'avoir accepté
55:20d'être nos deux invités
55:21pour avant cette dernière
55:23séance de questions
55:24au gouvernement
55:24Alicia Rogue
55:25on vous retrouve
55:25vous étiez dans l'hémicycle
55:26vous êtes descendu
55:27dans la cour d'honneur
55:28grâce à vos images
55:29on a vu l'arrivée
55:29du gouvernement
55:30Alicia
55:30quel sera le thème
55:32de cette séance
55:32des questions au gouvernement ?
55:34Au menu aujourd'hui
55:35des questions au gouvernement
55:36il y aura donc
55:37la loi d'urgence agricole
55:39avec le retour
55:40de l'acétamipride
55:41il y aura aussi
55:42des questions
55:42sur la sécurité civile
55:44et les pompiers européens
55:45pour cet été
55:46l'UE renforce son dispositif
55:48avec plus de 700 pompiers
55:49venus de 14 pays différents
55:51tous en Europe
55:53le groupe Ensemble
55:54mais aussi le groupe
55:55écologiste et social
55:56interrogera le gouvernement
55:57à ce sujet
55:57et il y aura aussi
55:59un dernier thème
55:59qui sera abordé
56:00notamment les attaques
56:02antisémites
56:02visant l'artiste
56:04Barbara Butch
56:04en effet la DJ
56:05avait été prise à partie
56:07lors de son concert
56:08samedi à Grenoble
56:09et ce sera le groupe
56:10Ensemble
56:10qui questionnera
56:12son gouvernement
56:14Merci beaucoup
56:15Alicia Rogues
56:16Séance à suivre
56:17dans une poignée de minutes
56:18en direct en intégralité
56:19sur LCP
56:19Marco Pommier
56:21Alicia en parlait
56:22les députés vont revenir
56:23sur le projet de loi
56:25d'urgence agricole
56:26Oui Elsa
56:27dans moins de 48 heures
56:28l'Assemblée
56:29fermera ses portes
56:30et cette session parlementaire
56:32cette fin de session parlementaire
56:33est extrêmement animée
56:35on l'a dit du coup
56:36avec ce projet de loi
56:37d'urgence agricole
56:39qui a cristallisé
56:40toutes les tensions
56:40hier soir
56:41il a été adopté
56:42dans l'hémicycle
56:42avec de vifs débats
56:44et de vives tensions
56:45sur le retour
56:46peut-être de l'acétamipride
56:48sous condition
56:49et sous dérogation
56:51sur décision de l'ANSES
56:52deux votes solennels
56:53importants cet après-midi
56:54d'abord
56:56plutôt après
56:57sur l'interdiction
56:57des réseaux sociaux
56:58pour les moins de 15 ans
57:00et puis ce texte
57:01sur la protection
57:02de l'enfance
57:03les groupes politiques
57:04arrêtent leur position
57:05ou sont en train
57:06d'arrêter leur position
57:07sur ce texte
57:08Sébastien Lecornu
57:09sera au banc
57:10dans l'hémicycle
57:11pour suivre
57:12le vote solennel
57:13signe de l'importance
57:14que le gouvernement
57:15y accorde
57:18Merci beaucoup
57:19Marco Pommier
57:20On vit en direct
57:21ces images
57:22pour la dernière fois
57:23de la session parlementaire
57:25c'est la dernière séance
57:26des questions au gouvernement
57:27aujourd'hui
57:28à l'Assemblée nationale
57:30et comme chaque mardi
57:31de l'année
57:32vous entendez
57:33les tambours
57:33de la garde républicaine
57:34retentir
57:35signe que la présidente
57:37de l'Assemblée
57:37Yael Brown-Pivet
57:38va traverser
57:40cette salle
57:40des pas perdus
57:41dans un instant
57:41je vous redonne
57:42le programme
57:43sur LCP
57:44sur notre antenne
57:45Canal 8
57:45la séance
57:46des questions
57:47au gouvernement
57:47suivie du vote solennel
57:49sur le projet de loi
57:49pour la protection
57:51des enfants
57:51sur notre chaîne
57:52Youtube
57:52après vous pourrez suivre
57:53les réseaux sociaux
57:55interdits aux mineurs
57:57voilà le programme
57:58de cette journée
57:59encore bien chargé
58:01à l'Assemblée nationale
58:02et tout de suite
58:03on vit en direct
58:03le passage
58:04de Yael Brown-Pivet
58:05la présidente
58:06de l'Assemblée
58:06des salles
58:06des pas perdus
58:26les images
58:27de Marion Goussiès
58:29en direct
58:29de la salle
58:30des pas perdus
58:31on vit ensemble
58:31cette séance
58:32de questions
58:32au gouvernement
58:33les députés
58:34vont revenir
58:34sur le vote
58:35du projet
58:35de loi
58:36d'urgence agricole
58:37hier dans l'hémicycle
58:38deux présidents
58:39de groupe
58:39interpelleront
58:40le gouvernement
58:40sur la question
58:41il y aura
58:42Cyril Châtelain
58:43pour les écologistes
58:44et Boris Vallot
58:45pour les socialistes
58:45mais on sait
58:46que la méthode
58:47a divisé
58:48au sein du bloc
58:49central également
58:50on suit la séance
58:51en direct
58:51en intégralité
58:52sur LCP
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