- il y a 2 jours
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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:01Bienvenue à vous sur LCP, on se retrouve dans un instant.
00:04Pour les questions au gouvernement, on reviendra sur le rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:08A tout de suite.
00:22Bonjour, bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:24Séance à suivre en direct en intégralité à partir de 15h.
00:28A l'issue de la séance, on revient sur les temps forts avec deux députés, mais aussi avec quatre citoyens.
00:33En attendant, ils seront nos yeux et nos oreilles tout au long de cette émission depuis la salle des quatre
00:37colonnes.
00:38Stéphanie Despierre et Clément Perrault.
00:40Marion Becker est-elle d'ores et déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale avec la liste des thèmes,
00:46des questions au gouvernement.
00:47Et puis quelques minutes avant 15h, nous vous ferons vivre en direct l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu et
00:52des membres de son gouvernement.
00:54Marion Becker, je le disais, vous êtes dans l'hémicycle de l'Assemblée.
00:57Vous avez pris connaissance des questions au gouvernement.
00:59Quel sera le thème principal aujourd'hui, Marion ?
01:02Eh bien Elsa, aujourd'hui, les députés vont interpeller le gouvernement sur le prix du carburant,
01:07mais également sur les dernières annonces concernant le logement.
01:11Ils vont également, ces députés, revenir sur les tirs racistes visant des enfants qui sont survenus la semaine dernière en
01:18Haute-Floire.
01:19Et puis, à noter Elsa, cet hommage en début de séance aux deux soldats français tués dans l'exercice de
01:25leur mission pour la finule au Liban.
01:28L'adjudant Florian Montorio et le caporal-chef Anisset Girardin.
01:33Un hommage donc en début de séance.
01:36Merci beaucoup Marion, le suivra évidemment en intégralité sur LCP.
01:40On va passer au premier thème, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
01:43On en a beaucoup parlé, on va continuer à en parler avec nos invités.
01:46Jérémy Ordanoff, bonjour.
01:47Député écologiste et social de l'ISER, Bartholomé Lenoir, bonjour.
01:51Bonjour.
01:51Député Union des droites pour la République de la Creuse.
01:54Alors on va en parler sur le fond, sur la forme.
01:56On va revenir sur ce qui s'est passé hier, Stéphanie Despierre, avec une longue, très longue réunion ici pour
02:02parler de ce rapport justement.
02:04Ça a été long comme jamais.
02:05Après quatre heures de discussion à huis clos, les députés ont finalement dit oui au rapport de Charles à l
02:11'oncle.
02:11Douze voix pour, dix contre.
02:13Un vote très serré, symbole des hésitations, des choix cornéliens pour de nombreux membres de cette commission d'enquête.
02:20Fallait-il dire non au risque d'être accusé de censure et de jeter aux oubliettes 200 heures d'audition
02:25?
02:25Fallait-il dire oui au risque de valider du saut de l'Assemblée un rapport dont on ne partage ni
02:30les conclusions ?
02:32Et bien certains députés parlaient même de mensonges, de mise en cause personnelle.
02:36Finalement, toute la gauche a voté contre, à l'exception d'un député insoumis.
02:40L'ERN a voté pour, la droite républicaine aussi.
02:43Le Bloc central s'est abstenu, mais pas le président de la commission d'enquête.
02:47Jérémy Patriel-Etus a finalement voté pour par souci de transparence.
02:51Et malgré ces divergences, dit-il, avec les conclusions du rapporteur Charles Aloncle.
02:56Petit rappel, la commission d'enquête a donné son feu vert, mais le rapport ne sera officiellement publié que lundi
03:01prochain.
03:01C'est le règlement de l'Assemblée nationale.
03:03Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
03:06Bartholomé Lenoir, vous faites partie du groupe de Charles Aloncle, le rapporteur.
03:09Il y avait des craintes sur la publication de ce rapport avant cette réunion qui a duré très longtemps.
03:13Vous pensiez qu'il y allait avoir un blocage des députés ?
03:16Oui, il y avait des craintes, parce que d'ailleurs le résultat nous a montré que c'était finalement très
03:20serré.
03:20Donc il y avait des craintes, il y avait un peu des annonces contradictoires dans les médias, des possibles abstentions.
03:26Donc effectivement, on était craintifs, si c'est le cas de le dire, sur le fait que ce rapport ne
03:32puisse pas être publié.
03:33Et au-delà du fond du rapport, c'est quand même un travail très très long et très sérieux qui
03:39a été mené par Charles Aloncle,
03:40et même aussi par l'ensemble des députés qui faisaient partie de la commission d'enquête.
03:43Et on perdait six mois de travail, en plus du fond, qui était évidemment important à révéler aux Français.
03:50Alors Jérémy Yordanov, vous, ainsi que d'autres groupes de gauche, vous avez voté contre.
03:54Pourquoi vous ne vouliez pas que ce rapport soit publié ?
03:57Alors, moi justement, j'ai participé à ces auditions. Vous avez dit, ça a été très long.
04:02C'est vrai, ça a été très long, mais ça n'est pas du tout un travail sérieux qui a
04:05été mené.
04:06Et je crois que tout le monde a pu le voir. Il y a eu de la transparence sur ces
04:08auditions.
04:09Tout a été filmé et c'est une des conditions d'enquête.
04:11Et diffusé bien souvent sur LCP notamment.
04:13Diffusé en direct, sur LCP, diffusé sur les réseaux sociaux avec des extraits tronqués.
04:18Et en fait, il y a eu beaucoup de manipulations déjà sur les auditions.
04:23Et donc, il n'y avait pas d'intérêt particulier. Dans le rapport, il n'y a rien, je vais
04:26vous dire.
04:27Ce rapport n'a aucun intérêt. Par contre, je pense qu'on ne peut pas laisser l'Assemblée nationale valider
04:33ce travail de la commission d'enquête,
04:35qui est un travail de sape. Depuis le début, l'objectif de la commission d'enquête, c'est d'affaiblir
04:40l'audiovisuel public
04:41et non pas d'améliorer les choses et de faire un travail sérieux, justement, avec du contradictoire.
04:45Juste, je termine là-dessus. Le rapporteur avait la parole tout le temps.
04:49Les autres groupes parlementaires n'avaient que deux minutes à chaque fois.
04:51Donc, ça n'a pas été un travail contradictoire. Ça n'a pas été un travail collectif.
04:54Ça a été un travail de sape de M. Alloncle contre l'audiovisuel public.
04:58Et c'est cette méthode qui, à mon avis, n'est pas digne de l'Assemblée nationale.
05:04Et il fallait mettre un stop à ça.
05:05Bartholomé Lenoir, vous parliez de travail collectif, mais le rapport, c'est le rapporteur qui tient la plume.
05:10Quand certains groupes politiques sont complètement opposés à ce qu'il y a dans le rapport,
05:15qui ont critiqué la manière dont M. Alloncle a conduit ses auditions,
05:18est-ce que vous comprenez qu'à la fin, ils disent « on me dit pour ou contre le rapport
05:21? »
05:21Je suis contre, puisque je ne suis absolument pas d'accord avec ce qui peut être écrit.
05:24Moi, je m'inscris en faux, mais c'est un débat qui pourrait être éternel.
05:28Moi, je trouve qu'au contraire, Charles Alloncle a mené de façon sérieuse ces débats,
05:33il a posé des questions, il les a reposés pour avoir des réponses.
05:37Donc, je m'inscris en faux par rapport à ce qui a été dit.
05:39Mais on peut être en désaccord avec la manière et avec les conclusions qu'il tire de ses auditions.
05:43Tout à fait, être en désaccord.
05:45Et il m'a semblé que le rapport allait comporter, d'après les échanges,
05:49mais c'était à vérifier parce que je ne suis pas membre de la commission d'enquête,
05:52allait comporter des participations de différents groupes.
05:55Ensuite, je voudrais quand même dire une chose.
05:56Je pense que des millions de Français veulent pouvoir savoir ce qu'il y a dans ce rapport
06:01et que ce n'est pas à des députés, à un petit nombre de députés,
06:05d'exclure la volonté des millions de Français
06:08qui souhaitent avoir simplement la vérité sur ce rapport.
06:11Et il faut quand même le dire, qui a eu un intérêt
06:13et qui a suscité l'intérêt de millions de Français.
06:16Et Jérémy Yordanov, c'est un peu le dilemme que certains avaient.
06:19On aura Céline Calvel pour le groupe Ensemble pour la République
06:22qui nous expliquera justement pourquoi son groupe s'est abstenu.
06:25Beaucoup disaient en fait, le plus grand risque,
06:27c'est de mettre ce rapport de côté, de le cacher,
06:30de donner finalement le sentiment aux Français qu'on veut leur cacher quelque chose.
06:33Finalement, laissons le rapport être publié
06:35et puis ensuite, chacun peut dire avec quoi il est d'accord,
06:37avec quoi il est en désaccord.
06:39Est-ce que vous comprenez aussi l'argument de ceux qui disaient
06:41finalement, c'est pire de pouvoir être accusé de censure ?
06:44Moi, je crois qu'il ne faut pas intérioriser ces attaques
06:47qui viennent de l'extrême droite.
06:48Il y a un agenda qui est très clair,
06:51qui vient de Vincent Bolloré,
06:52qui vient des partis d'extrême droite,
06:54qui disent l'audiovisuel public ne sert à rien.
06:56Il y en a qui veulent le privatiser,
06:57d'autres qui veulent le mettre au pas de l'exécutif.
07:01C'est d'ailleurs une des propositions du rapport.
07:02Il y en a qui veulent simplement supprimer les finances de ça
07:05parce qu'ils ne veulent pas d'informations vérifiées, fiables, publiques.
07:09Ils veulent laisser toute la place au privé dans l'information.
07:13Donc ça, c'est un agenda.
07:14Et je crois qu'on ne peut pas laisser faire ça, simplement.
07:19Mais imaginez, si le rapport n'avait pas été publié hier soir après le vote,
07:23on peut imaginer qu'ensuite, Charles Aloncle aurait dénoncé une censure dans les médias.
07:27Certains de vos collègues de la commission disaient finalement
07:29qu'il aurait pu se poser en victime d'une censure
07:32si le rapport n'était pas publié.
07:34Dans tous les cas, l'extrême droite se pose en victime depuis des années
07:36et ils le feront encore pendant des années
07:38jusqu'à ce qu'ils arrivent peut-être au pouvoir, je ne l'espère jamais.
07:41Cette commission d'enquête, elle a été filmée, elle a été publique.
07:43Toutes les auditions ont été rendues publiques.
07:45Il n'y a rien à cacher.
07:47Et quand le rapport sera rendu public, vous verrez que dedans,
07:49il n'y a rien qui puisse améliorer le devisage public.
07:52Il y a des omissions, il y a des attaques personnelles,
07:56il y a des choses qui ne sont pas correctes,
07:58il y a des qualificatifs qui n'ont rien à faire dans un travail parlementaire.
08:00Ce n'est pas un travail sérieux.
08:01Je crois que ça met le discrédit sur l'ensemble du travail de l'Assemblée nationale.
08:05Et certains ont des mots aussi très forts contre le travail du rapporteur.
08:08La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon,
08:11dit que c'était une commission qui a été utilisée à des fins politiques
08:14avec des méthodes détestables.
08:16Qu'est-ce que vous lui répondez à Maude Bréjon, à Bartholome et Lenoir ?
08:18Je leur réponds que Charles Laloncle, ainsi que le groupe UDR,
08:21a été élu démocratiquement.
08:23Que avoir un droit de tirage pour faire une commission d'enquête
08:26est démocratique et constitutionnel.
08:28Donc nous avons le droit d'avoir cette commission d'enquête.
08:32Et Charles Laloncle, je le répète, l'a très bien mené.
08:34Monsieur le député a s'est exprimé hier, si je ne m'abuse,
08:37en disant qu'il faut avoir le courage de censurer ce rapport.
08:41Moi, je crois qu'il n'y a aucun courage à censurer.
08:44Je crois qu'il y a une histoire aussi d'argent public dans l'audiovisuel public.
08:49Et on sait aujourd'hui, je suis sûr que vous y êtes sensibles,
08:51qu'on assiste beaucoup à des manifestations en circonscription,
08:54puisqu'on ferme des écoles, on ferme des classes,
08:57parce qu'il n'y a plus d'argent public.
08:59Et avoir l'honnêteté et le travail de dire
09:02est-ce qu'il y a des dépenses excessives,
09:04est-ce qu'il y a des économies à faire sur l'audiovisuel public
09:08est quelque chose qui est demandé par les Français.
09:09Et je dis juste quelque chose.
09:11Le rapport, et en tout cas beaucoup d'auditions,
09:13ont montré qu'il y a, si vous voulez,
09:15beaucoup d'argent qui vont vers des entreprises privées.
09:18Or, vous, vous vous opposez,
09:20et nous, on n'est pas forcément pour la privatisation du service public,
09:24de l'audiovisuel,
09:25mais je crois que ça aurait été des questions
09:27que vous auriez pu légitimement soulever
09:30et qui sont intéressantes.
09:31Sur ces deux remarques,
09:33à la fois, effectivement,
09:34chaque groupe politique ici à l'Assemblée nationale
09:36dispose d'un droit de tirage
09:37pour justement faire une commission d'enquête
09:39et ensuite, on peut considérer,
09:41mais on en débattra à la fin de cette émission,
09:43qu'elle peut la mener comme bon lui semble.
09:44Et sur les questions qui peuvent paraître légitimes,
09:46c'est de l'argent public,
09:48il y a des questions de savoir, justement,
09:49combien est donnée à des sociétés de production privées, etc.
09:52Finalement, c'est un travail qui peut s'avérer utile.
09:54Absolument.
09:54Je pense que c'est un travail qui pourrait être intéressant sur le fond
09:57s'il était mené de manière intellectuellement honnête.
10:00Sur le droit de tirage des commissions d'enquête,
10:02moi, je suis très attaché à ce droit de tirage
10:04et les groupes d'opposition ont le droit
10:06de mettre les sujets qu'ils veulent sur la table
10:08et d'auditionner qui ils veulent.
10:09Il n'y a aucun problème avec ça
10:10et je le défends.
10:11Et j'aurais même pu voter pour un rapport
10:13avec lequel je n'étais pas d'accord sur les recommandations.
10:16Mais par contre, je suis attaché
10:17à ce que le travail soit mené de manière honnête intellectuellement.
10:21C'est-à-dire qu'il n'y ait pas des attaques personnelles,
10:23qu'il n'y ait pas des mensonges par omission,
10:26qu'il n'y ait pas des insinuations.
10:29Et en fait, ce travail de SAP,
10:30il n'est pas rigoureusement, intellectuellement,
10:32il n'est pas rigoureux parce qu'on sait que dès le départ,
10:35l'objectif, ce n'est pas d'améliorer le service public.
10:37Ce n'est pas de mieux dépenser l'argent public.
10:40C'est d'enlever de l'argent public
10:42pour l'information publique
10:45et de laisser le privé faire ce qu'il veut.
10:47Et c'est ça le problème, si vous voulez.
10:49Si on voulait améliorer le système,
10:51on aurait pu auditionner les Allemands, les Anglais.
10:54L'audiovisuel public, il est financé de manière différente
10:56dans d'autres pays.
10:57Ce n'est pas un travail sérieux.
10:59On n'a pas fait un travail comparatif sérieux, je crois,
11:01sur cette commission.
11:02Alors, je vais vous donner la parole pour réagir,
11:03mais je vous proposais, puisque je vous en avais parlé,
11:05justement, de retourner, de revoir Céline Calves,
11:07ça, des 4 colonnes, membre du groupe Ensemble pour la République,
11:10qui va nous expliquer, justement,
11:11pourquoi son groupe s'est abstenu.
11:13Céline Calves, pourquoi avoir décidé
11:15de s'abstenir sur ce vote ?
11:17Parce qu'on était face à un dilemme cornelien.
11:20C'est que si on votait pour le rapport à l'ongle,
11:23on donnait notre go à ces propositions,
11:27même ce qui ne relève pas du tout
11:28du niveau d'un rapport parlementaire.
11:30Et si nous votions contre
11:31et allions à l'encontre de la publication,
11:34ça pouvait participer à ce climat de suspicion
11:36que l'ensemble des travaux ont fait régner,
11:38aussi bien sur le sérieux de l'Assemblée
11:41que sur l'audiovisuel public.
11:42Et donc, pour nous, à l'occasion de cette publication,
11:45ça va surtout être celle de la critique
11:48ouverte et transparente de ce qu'il y a dans ce rapport.
11:51Et c'est ce que nous ferons avec une contribution,
11:53une contribution que le groupe EPR,
11:55Ensemble pour la République, ajoutera à ce rapport.
11:58Pour nous, il était vraiment difficile, cette question,
12:02mais l'abstention, c'était surtout de ne donner
12:04pas de voix supplémentaire à ce rapport
12:07qui n'est sans doute ni fait ni à faire.
12:09Du moins, il y aura beaucoup de critiques.
12:11On pourra aussi rejoindre quelques propositions du rapporteur.
12:15Lesquelles, par exemple ?
12:16Je ne peux pas vous en parler,
12:17puisque aujourd'hui, il n'est pas rendu public.
12:20Mais ce que j'ai pu constater,
12:22c'est qu'il y avait quelques propositions
12:24qu'on pouvait accepter, en tout cas accepter...
12:26Sur quels sujets ?
12:27Sur des sujets qui ne sont plus,
12:32comment je vais vous dire, financiers,
12:34mais pas dans ce qu'il veut enlever.
12:36Très bien. On suivra ça avec attention.
12:38Merci à vous.
12:40Merci beaucoup, Clément Perrault.
12:42Bartholomé Lenoir, effectivement,
12:43il y a, on le sent, chez Céline Calves
12:45et chez Jérémy Yordanoff,
12:47ce n'est pas juste qu'ils étaient contre
12:48les propositions du rapport.
12:50Je pense que ça peut arriver
12:50dans différentes commissions d'enquête.
12:51C'était vraiment sur la méthode,
12:53le ton employé par Charles Aloncle
12:55lors des auditions
12:56et dans son rapport
12:58avec des attaques personnelles,
13:00avec des questions parfois insistantes.
13:01On a aussi beaucoup parlé
13:02des réseaux sociaux
13:03et des tweets dans lesquels
13:04le rapporteur pouvait interpeller
13:05des futurs auditionnés.
13:07Est-ce que ça, ça ne pose pas question
13:09quand même dans la manière
13:10de procéder, Bartholomé Lenoir ?
13:11Je vais vous répondre.
13:13Mais si vous voulez,
13:13je trouve qu'on est dans une contorsion
13:16incroyable pour ne pas publier ce rapport,
13:19pour pouvoir, dans ce cas là précis,
13:21s'abstenir.
13:22S'abstenir pour que le rapport soit public ?
13:24C'est le dilemme un peu cornelien
13:26que résumait Céline Calves.
13:28Si on veut que le rapport soit public,
13:30on votait pour.
13:31La question qui s'est posée hier,
13:34c'est est-ce que les Français
13:35auront le droit ou non
13:36de lire le rapport
13:37qui a été écrit par Charles Aloncle ?
13:40Tout le monde sait que Charles Aloncle
13:41fait partie de l'UDR,
13:43donc il n'y avait pas,
13:43si vous voulez,
13:45la commission d'enquête
13:46était de notre droit de tirage.
13:47Il fallait le...
13:48Évidemment, c'est ça la question profonde,
13:49c'est est-ce que les Français
13:50ont ou non le droit
13:52de savoir ce qu'il y a dans ce rapport ?
13:53Et dans le rapport
13:54qu'on fait par un député
13:56qu'on le veuille ou non
13:57qui a énormément travaillé.
13:58Donc je trouve
13:58tous ces arguments,
13:59si vous voulez,
14:01un peu
14:02plein de moyens,
14:03plein de techniques
14:04pour essayer
14:04de masquer le rapport.
14:05Jérémy Yordanoff,
14:07après tout,
14:07est-ce que c'est pas juste
14:08le rapport de Charles Aloncle,
14:10rapporteur UDR
14:11de la commission d'enquête ?
14:12Pour vous,
14:13ce qui était grave,
14:13c'est quoi ?
14:14C'est que vous avez le sentiment
14:15que ça engage la commission d'enquête,
14:16que ça engage l'Assemblée nationale ?
14:18Bartholomé Lenoir dit finalement
14:19que ce sera ses propositions
14:21à l'issue de cette commission d'enquête.
14:23Alors, le problème,
14:23c'est que ça n'est pas le sens
14:24du règlement de l'Assemblée nationale.
14:26Dans une mission d'information,
14:27quand vous publiez un rapport,
14:28vous votez pour ou contre
14:29la publication du rapport.
14:30Dans une commission d'enquête,
14:32vous votez pour ou contre
14:32le fond du rapport.
14:34Et donc là,
14:34il y a une vraie différence.
14:35Et donc, moi,
14:35je veux pointer une hypocrisie terrible
14:38du Bloc central,
14:40qui n'a pas le courage,
14:41qui a eu des mots très durs
14:42contre le rapport,
14:43et qui n'a pas eu le courage
14:44d'aller jusqu'au bout de la logique
14:47et de dire que ce rapport
14:48n'est pas un travail parlementaire sérieux.
14:50Et ça ne reflète pas
14:52ce qui s'est passé
14:53dans la commission d'enquête,
14:54en réalité.
14:54Alors, ils le disent,
14:55mais ils disent en même temps
14:56qu'il aurait été pire d'après eux
14:58d'être accusé de censure,
15:00d'être accusé de vouloir
15:01cacher aux Français,
15:02justement,
15:02ce qui avait dans ce rapport.
15:03Ils ont peur de l'extrême droite.
15:05Ils leur donnent le point
15:06à chaque fois.
15:07Ils leur donnent des vice-présidents
15:08à l'Assemblée nationale.
15:09Ils laissent dérouler
15:10des commissions d'enquête
15:11de manière totalement honteuse
15:13et à aucun moment,
15:14ils n'ont mis un stop.
15:15Maintenant,
15:15ils ont la pression
15:16et donc,
15:17on leur demande de plier le rapport
15:18et ils le publient.
15:19Ils étaient contre,
15:20il y avait une majorité
15:20contre le rapport
15:21au début de la commission hier.
15:24Et à la fin,
15:25il y a deux voix
15:25qui changent d'avis.
15:26On ne sait pas trop pourquoi,
15:27parce qu'il y a deux virgules
15:28qui ont été changées dans le rapport
15:29qui, franchement,
15:31je pense qu'ils ont peur
15:32ou c'est des lâches.
15:33Je ne sais pas
15:33qu'est-ce qui s'est passé
15:34mais il y a un problème
15:35en tout cas entre ce qu'ils disent
15:36et ce qu'ils font.
15:37Bartholomé Lunoire,
15:38est-ce que vous...
15:39Je voudrais redire,
15:40on a été élus démocratiquement.
15:44On n'est pas d'extrême droite ici.
15:46On est députés.
15:47Mais Jérémy Yordanoff disait
15:48ce rapport,
15:50il est après tamponné
15:51du saut de l'Assemblée nationale.
15:52Ce n'est pas juste
15:53pour ou contre la publication.
15:54Ça donne le sentiment
15:55d'être d'accord avec le rapport.
15:56Prenez l'historique
15:57des commissions d'enquête parlementaires.
16:00Il y en a une seule
16:01dont le rapport n'a pas été voté
16:02et dont les auditions
16:03étaient faites à huis clos
16:04sur le financement des syndicats.
16:06C'est extrêmement rare
16:07qu'un rapport ne soit pas publié.
16:08C'est extrêmement rare
16:10d'avoir une commission d'enquête
16:11avec autant de tensions
16:12et de divergences aussi.
16:14Cet argument fait partie
16:16des autres arguments
16:17qui tendent à vouloir censurer,
16:20nous censurer,
16:22alors même que,
16:22et je vous le redis,
16:23que nous avons été élus
16:25démocratiquement
16:25et je réfute totalement.
16:27D'abord,
16:29ces dénonciations,
16:29vous êtes d'extrême droite,
16:31etc.
16:31Ça n'est pas juste.
16:32Nous avons été élus démocratiquement
16:34pour faire un travail
16:35et nous sommes en train
16:35de montrer aux Français
16:36que nous y arrivons,
16:37que nous parvenons
16:38à changer les choses.
16:39Et ça, ça les embête.
16:41Jérémy Patrielletus,
16:42le président
16:42de la commission d'enquête
16:43qui a finalement voté pour,
16:45justement,
16:46en disant qu'il fallait
16:46que ce rapport soit publié,
16:48a malgré tout
16:49des mots très durs.
16:50Bartholomé Lenoir,
16:50il dit que c'était
16:51un tribunal politique,
16:52il y a eu des tentatives
16:53d'ingérence inédites.
16:55Le journal Le Monde révèle
16:56que le groupe Lagardère,
16:57notamment,
16:57a envoyé une forme de question.
16:58Est-ce que ça ne pose pas
16:59quand même des questions
17:00sur la manière
17:01dont cette commission d'enquête
17:02a été pilotée ?
17:04Moi, je pense que
17:05le président
17:05de la commission d'enquête,
17:07en tout cas,
17:07quand j'ai suivi
17:08d'un œil extérieur,
17:09parce que je n'en étais pas encore,
17:10je n'en étais pas membre,
17:12lui-même a suspendu
17:13la commission.
17:14Ça ne s'est jamais vu.
17:16Lui-même a fait
17:17différentes choses
17:18qui tendent,
17:18encore une fois,
17:19à aller dans ce sens
17:20de un peu censurer
17:21cette commission d'enquête.
17:24la même déclaration
17:25à l'envers.
17:26Qu'est-ce que vous,
17:27vous pensez
17:27dans la manière
17:28dont Jérémy Patriel
17:29est juste le président
17:30de la commission d'enquête,
17:31on rappelle,
17:31il y a toujours un président
17:32et un rapporteur
17:33qui ne sont pas
17:34du même bord politique,
17:35à mener les débats
17:36et finalement,
17:37le vote à la fin
17:37où il considère,
17:39malgré tout,
17:39qu'il faut que ce rapport
17:40soit public ?
17:41Un mot d'abord
17:41pour répondre
17:42sur la question
17:43de la démocratie
17:44et de l'extrême droite.
17:45L'extrême droite
17:46peut très bien
17:46être élue démocratiquement.
17:48Ce n'est pas un problème.
17:49Et quand moi,
17:49je vous qualifie
17:50d'extrême droite,
17:51vous pouvez contester
17:51la qualification.
17:52Pour moi,
17:53ça veut dire
17:53que vous utilisez
17:55des insinuations,
17:56des attaques personnelles
17:57et vous les faites passer
17:58pour des faits.
17:58Donnez-moi des faits,
17:59donnez-moi des exemples.
18:01Dans le rapport,
18:01je rappelle que normalement,
18:02on n'est pas censé en parler.
18:04Vous pouvez regarder
18:04l'ensemble des auditions.
18:05J'ai regardé
18:06les auditions.
18:09À tous les moments,
18:10j'ai trouvé un travail sérieux.
18:11Il faut arrêter de dire
18:12ils ont fait ça,
18:12ils ont fait ci,
18:13ils ont fait ça,
18:13alors qu'en réalité...
18:14Bartolomé Lenoir,
18:15vous savez que plusieurs personnes
18:16qui ont été auditionnées
18:17ont eu le sentiment
18:18d'assister comme un procès.
18:21Mais parce qu'ils étaient,
18:22si vous voulez,
18:22on leur demandait
18:23de répondre à la question
18:24à laquelle ils n'ont pas
18:24l'habitude de répondre.
18:25Mais il faut se plier
18:26à l'exercice.
18:27On ne va pas être d'accord.
18:28Il y a un rapport au fait
18:28qui est très distant
18:30avec l'extrême droite.
18:31Donc ils ont une réalité alternative.
18:33Très bien,
18:33je la leur laisse.
18:34Là où je critique
18:34le président de la commission,
18:36c'est qu'il n'a pas fait respecter
18:37un travail serein,
18:39équilibré,
18:40du début jusqu'à la fin.
18:41Il aurait dû
18:43interrompre les travaux,
18:44faire différemment,
18:45avoir peut-être des auditions.
18:47Il a laissé faire
18:48le rapporteur
18:50à sa manière,
18:51c'est-à-dire sur les réseaux sociaux,
18:52avec de la diffamation,
18:53avec des insinuations,
18:55avec des propos tronqués,
18:56avec des choses
18:56qui sont factuellement fausses.
18:57Il a laissé faire
18:58du début jusqu'à la fin.
18:59Il a laissé convoquer
19:01un nombre d'auditions incroyable
19:02et tout a été public.
19:03Donc ne dites pas
19:04qu'il y a eu de censure.
19:05Et ensuite,
19:05là où je lui en veux beaucoup,
19:06c'est qu'il a changé d'avis
19:07pendant la commission
19:08pour que le rapport
19:09soit voté à la fin.
19:11Vraiment.
19:12Bartholome et Lenoir,
19:13très rapidement,
19:13comme ça on ira ensuite
19:14de retrouver la France insoumise.
19:15Quand on veut évacuer
19:16et ne pas parler du fond,
19:17on s'attaque à la forme
19:19en essayant de trouver des...
19:20Là, ça fait dix minutes
19:21qu'on nous dit
19:21il a fait ci,
19:22il a fait ça,
19:23etc.
19:23Mais on parle du fond.
19:25On parle de 4 milliards d'euros,
19:26la moitié du budget
19:27de l'Agriculture.
19:29Justement,
19:29on va commencer à parler
19:30justement des préconisations
19:31des rapports.
19:32On va juste retrouver
19:32Aurélien Saint-Toul,
19:33le député de la France insoumise,
19:35justement,
19:35pour avoir les différentes voix
19:36des groupes politiques
19:37sur cette question.
19:38Aurélien Saint-Toul,
19:40député LFI,
19:41vous avez voté contre ce rapport.
19:42Mais est-ce que vous voyez
19:43derrière ce vote positif
19:44la possible influence
19:46de certaines sphères médiatiques,
19:47je pense notamment
19:48à l'Empire Bolloré ?
19:49Ce qui est certain,
19:50c'est que la notoriété
19:51acquise par M. Aloncle
19:52en quelques semaines
19:53tient beaucoup
19:54au service après-vente
19:55de tout l'Empire Bolloré.
19:56Du point de vue des médias,
19:57il a été largement poussé,
19:59largement mis en évidence
20:00et il est clair que
20:01parmi celles et ceux
20:02qui auront décidé
20:03au dernier moment
20:04de voter pour,
20:04il y a sans doute
20:05la volonté de se concilier
20:06les bonnes grâces
20:07de ce monde-là.
20:08En tout cas,
20:08ce qui est certain,
20:09c'est qu'on ne peut pas
20:10imaginer que le président
20:11de la commission
20:12Patrie Léthus
20:13ait décidé au dernier moment
20:14de voter pour
20:15en se fondant
20:16sur les tout petits ajustements
20:19totalement cosmétiques
20:20qu'il aurait obtenus.
20:21Quand même,
20:21je signale,
20:22trois éléments seulement
20:23qui ont été modifiés
20:24dans le rapport.
20:25Un qui était de fond
20:26et qui portait sur une proposition
20:27qui n'avait pas vraiment trait
20:28à la télévision,
20:30qui était sur un crédit d'impôt
20:32pour le cinéma.
20:33Et puis,
20:34deux autres aspects
20:35qui concernaient juste
20:36la personne de Yael Brond-Pivet
20:38et celle de Jérémy Patrie Léthus
20:39qui était un peu égratigné
20:42dans l'introduction
20:42du rapporteur Charles Aloncle.
20:44Et le simple fait
20:45d'avoir obtenu
20:46que personnellement
20:47il soit épargné
20:48a justifié,
20:49soi-disant,
20:50pour M. Patrie Léthus
20:51de voter pour la publication.
20:53Ça paraît incompréhensible.
20:54On a du mal à croire
20:54que dans 360 pages
20:57d'un rapport très problématique,
20:58ce qui a été dit
20:59par beaucoup de personnes,
21:02le simple fait
21:03de revenir sur ces trois éléments
21:04qui étaient totalement périphériques
21:06puisse avoir changé
21:07le vote du président.
21:08Comment vous le qualifieriez,
21:09vous, ce rapport ?
21:10Moi, j'ai dit
21:11qu'il est partiel,
21:12mensonger,
21:13malveillant.
21:14En réalité,
21:14pour dire les choses simplement,
21:15il a introduit
21:16dans l'Assemblée nationale
21:17les méthodes de CNews.
21:19Et donc,
21:19déjà que les méthodes
21:20de CNews
21:21ne sont pas du journalisme,
21:22alors j'ai envie de dire
21:24qu'a fortiori,
21:24ce n'est pas du parlementarisme,
21:26ce n'est pas le travail
21:26d'une enquête.
21:28Une commission d'enquête,
21:29elle doit établir des faits d'abord.
21:31Et pour celles et ceux
21:32qui auront vu
21:32les enregistrements,
21:33les auditions,
21:34ils auront remarqué
21:35que M. Alloncle
21:36ne demandait jamais
21:37qu'avez-vous fait
21:38tel jour à telle heure
21:39et qu'avez-vous fait
21:40après éventuellement.
21:41Il a toujours dit
21:42est-ce que vous condamnez ?
21:44Est-ce que vous auriez fait
21:46la même chose ?
21:47Est-ce que vous ne pensez pas que ?
21:48Etc.
21:49En gros,
21:49il a interrogé les opinions
21:50des personnes qu'il a auditionnées
21:52parce que c'était en réalité
21:53le sens de sa démarche
21:54qui était purement macartiste.
21:56Il n'a jamais établi de faits.
21:57Si bien qu'à la fin,
21:58ce document n'est pas vraiment
22:00un rapport parlementaire
22:01et celles et ceux
22:02qui ont décidé de le publier
22:04ont créé un dangereux précédent.
22:06Ils n'ont pas fixé de limite en fait.
22:08Donc dorénavant,
22:09si vous voulez calomnier,
22:10si vous voulez insinuer des choses
22:12dans un rapport,
22:12vous pourrez le faire
22:13en vous appuyant
22:14sur cette espèce
22:14de jurisprudence à l'oncle.
22:16Merci à vous.
22:16Merci à vous.
22:17Merci Clément Perrault.
22:18Un mot chacun pour réagir
22:19et puis on va parler au fond
22:20et aux préconisations.
22:22Que répondez-vous
22:22à Aurélien Saint-Toul
22:23qui dit finalement
22:24ceux qui ont voté pour ce rapport ?
22:25Alors évidemment,
22:26au-delà du Rassemblement National
22:28et votre groupe UDR,
22:29c'est qu'ils ont eu peur
22:30finalement qu'ensuite
22:31sur les médias,
22:32notamment du groupe Bolloré,
22:33ils soient vilipendés
22:34pour avoir censuré Charles Aloncle.
22:36Encore une fois,
22:37c'est un détournement du sujet.
22:39Donc là maintenant,
22:40on est sur les thèses complotistes
22:41de la LFI.
22:43Si vous voulez,
22:43le sujet,
22:44c'est le fond.
22:46Est-ce qu'il y a des gabegis
22:47sur France Télé ?
22:48Est-ce qu'on peut récupérer
22:49de l'argent pour pouvoir investir
22:50dans le service public de terrain ?
22:52Tout ça, nous on veut en parler.
22:53Mais tous les écrans de fumée
22:55avec des théories complotistes
22:57me paraissent
22:57complètement aberrantes.
22:59Écran de fumée,
23:00dit Bartholomé Le Noir,
23:01Jérémy Yordanoff.
23:02Pour vous,
23:03c'est vraiment une peur
23:04qui a pu être suscité
23:05justement par les médias
23:06du groupe Bolloré
23:07envers ceux qui pourraient
23:08s'opposer à la publication
23:09du rapport ?
23:10Je ne sais pas de quoi
23:10ils ont eu peur.
23:11En tout cas,
23:12ils ont eu peur.
23:12Il y a une forme de lâcheté
23:13dans le vote
23:14puisqu'il y a quelque chose
23:16qui ne correspond pas
23:16entre leur discours
23:17pendant la commission
23:18et le vote.
23:20Voilà.
23:20Et moi, je crois
23:21qu'il y a une bataille culturelle
23:23autour de ce sujet
23:24de l'audiovisuel public.
23:25C'est la bataille culturelle
23:26qui est menée
23:27par la droite réactionnaire
23:28et l'extrême droite
23:28qui aujourd'hui
23:29veulent affaiblir
23:30tout ce qui est
23:31audiovisuel public,
23:32tout ce qui est culture,
23:33tout ce qui est financement
23:34par l'État,
23:35de l'information libre,
23:38du reportage
23:39et au profit
23:39de formats qui sont quoi ?
23:40Qui sont CNews,
23:41des formats d'opinion.
23:43Et en fait,
23:43je crois que dans une démocratie,
23:44on a besoin d'avoir
23:45un débat public
23:46qui est sincère,
23:47qui est sur des faits,
23:48sur des reportages
23:49et on a besoin
23:49d'un service public
23:50de mettre les moyens
23:51pour avoir une information
23:52de qualité
23:53et ça, c'est la démocratie.
23:55C'est au service
23:55de l'ensemble des Françaises
23:56et des Français.
23:57On va justement débattre
23:57de ce qu'il y a
23:58comme préconisation
23:59dans ce rapport
23:59même s'il sera public
24:00le lundi 4 mai.
24:02Seuls les députés
24:03de la commission d'enquête
24:03ont pu vraiment le consulter
24:04mais Stéphanie Despierre,
24:05il a eu de nombreuses suites.
24:07Alors que sait-on
24:08des préconisations de Charles Aloncle ?
24:09Le député Charles Aloncle
24:11ne fait pas dans la dentelle.
24:12Il veut réduire
24:12d'un milliard d'euros
24:13le budget de l'audiovisuel public.
24:15Cela représente
24:16environ un quart
24:17de l'enveloppe actuelle.
24:18Comment ?
24:19Eh bien en fusionnant
24:20France 2 avec France 5
24:21et la chaîne France Info
24:23avec France 24
24:24en supprimant France 4,
24:26France TV Slash,
24:27deux chaînes dédiées
24:28à la jeunesse
24:28et la radio musicale Le Mouve
24:30ou encore l'orchestre
24:30de Radio France.
24:32Plus surprenant,
24:33l'élu siotiste
24:33qui n'a cessé
24:34pendant la commission d'enquête
24:35de dénoncer
24:36à des collusions
24:36entre l'audiovisuel public
24:38et les politiques
24:39veut rendre à l'Elysée
24:40le pouvoir de nommer
24:41les patrons
24:42de ces chaînes publiques.
24:43Ça se passait comme ça
24:44jusqu'en 2013.
24:45Voilà donc pour les principales
24:47pistes de ce rapport
24:47que la trentaine de députés
24:49de la commission d'enquête
24:50a pu lire la semaine dernière
24:51mais l'intégralité du document
24:53plus de 300 pages
24:54et 80 préconisations
24:55ne sera publiques
24:56que lundi prochain.
24:58Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
25:00Un milliard de moins
25:01pour l'audiovisuel public.
25:02C'est un quart de son financement.
25:05Est-ce que c'est pas affaiblir
25:06l'audiovisuel public
25:07que de lui retirer
25:07un quart de son financement
25:08Bartholomé Lenoir ?
25:09Il y a une question
25:10c'est l'efficacité
25:11de l'argent public.
25:12C'est-à-dire est-ce qu'on arrive
25:13avec un milliard de moins
25:15à avoir une performance
25:16de l'audiovisuel public ?
25:18Et puis il y a des questions
25:19qui se posent.
25:19Je n'ai pas lu le rapport
25:20parce que je ne peux pas le lire.
25:22Mais par exemple
25:22je crois qu'il a émis l'idée
25:24de supprimer la télé-réalité
25:26sur l'audiovisuel public.
25:27Ça me paraît assez cohérent
25:29sur l'émission de service public.
25:30Donc peut-être qu'il y a
25:31des économies à faire
25:32pour recentrer
25:32sur l'émission de service public
25:34l'audiovisuel public.
25:35Et encore une fois
25:36on sait le déficit français.
25:38Et quand on sait
25:39que le budget
25:39de l'audiovisuel public
25:40c'est la moitié
25:41du ministère de la Culture.
25:42Moi c'est moi.
25:43Vous savez par exemple
25:43j'ai beaucoup de patrimoine
25:44qui est en train de s'abîmer
25:45etc.
25:46Parce qu'il n'y a plus de fonds
25:47au ministère de la Culture.
25:48Où est l'équilibre ?
25:49Et moi je crois
25:50que c'est important
25:50de faire des économies.
25:51Jérémy Yordanoff
25:52s'il faut faire des économies
25:53sur l'audiovisuel public
25:54prendre un milliard
25:56et le donner à la gestion
25:57ou à la rénovation
25:58du patrimoine français.
25:59Moi je crois
26:00qu'on est dans une période
26:03politique internationale
26:03qui est extrêmement compliquée
26:06qui affaiblit la démocratie.
26:07On voit le débat public
26:08aujourd'hui il est polarisé.
26:10Il est en partie phagocyté
26:12drivé par les réseaux sociaux
26:14et par les algorithmes.
26:15Et on a besoin face à ça
26:16pour que l'opinion publique
26:17soit éclairée
26:18pour que nos concitoyens
26:19connaissent la réalité des faits.
26:20Et on a besoin
26:21d'un service public
26:22de l'audiovisuel
26:22qui soit indépendant
26:23et qui soit fort.
26:24Moi je veux bien
26:25qu'on parle des missions.
26:26Je veux bien
26:26qu'il soit neutre
26:27mais le rapport le montrera.
26:30Il n'y a rien
26:30qui a démontré
26:31une non-neutralité
26:32du service public
26:33de l'audiovisuel.
26:33Mais Charles Allon
26:34veut encore plus
26:35une neutralité renforcée
26:36pour les figures
26:37du service public.
26:38Et la neutralité.
26:39Et je ne comprends
26:40absolument pas
26:40cette proposition
26:41de dire
26:41on va donner
26:42au président de la République
26:42le pouvoir de nomination.
26:44Mais c'est quoi ça ?
26:45C'est l'ORTF ?
26:46C'est le pouvoir de nomination
26:48du président de la République
26:50parlement et de l'ARCOM ?
26:52Et de la représentation nationale.
26:53Encore une fois
26:53je n'ai pas lu la proposition.
26:55Honnêtement
26:56on sait très bien
26:57que les anciens présidents
26:59étaient choisis
26:59et je crois
27:00que ça avait été déclaré
27:01par à l'époque
27:01François Hollande
27:03pour Mme Ernot.
27:04Donc je crois
27:05qu'il y a le fait
27:06de renforcer
27:07par un vote du Parlement
27:08le choix de la présidence
27:10me paraît intéressant
27:12sur des questions
27:12de neutralité.
27:14Mais c'est une nomination
27:14du président de la République ?
27:16Mais validé
27:16d'après ce que j'ai compris
27:18validé par le Parlement
27:19et par l'ARCOM.
27:20et par l'ARCOM.
27:21Donc il donne plus de crédit
27:22plutôt qu'une nomination
27:23dont on ne sait pas
27:24d'où elle vient
27:24et qui laisse le trouble
27:26et en tout cas
27:26la non-transparence
27:28vis-à-vis des Français.
27:28Je crois qu'il faut être transparent.
27:29Il nous reste quelques minutes
27:30j'aimerais juste
27:31qu'on revienne sur ce que ça nous dit
27:32des commissions d'enquête
27:33de leur fonctionnement.
27:34Vous avez parlé
27:35à plusieurs reprises
27:36le rapport
27:36dont on ne peut pas parler
27:37il y a des règles très strictes
27:39seuls les membres de la commission
27:40peuvent en parler
27:41il y a un vote
27:41ensuite il y a 5 jours
27:42avant cette publication.
27:44Jérémy Yordanoff
27:44est-ce que tout ça
27:45peut rester d'actualité
27:47dans un monde
27:47où vous l'avez répété
27:48les auditions ont été diffusées
27:50largement partout
27:51reprises sur les réseaux sociaux
27:53comment imaginer
27:54que si le rapport
27:54n'avait pas été adopté
27:56tout ça disparaît
27:57ça n'existe plus ?
27:58Alors effectivement
27:59il y a peut-être
28:00un anachronisme
28:01dans la méthode
28:02dans le règlement
28:04de l'Assemblée nationale
28:05il faut peut-être
28:05revoir un peu tout ça.
28:06Je veux quand même souligner
28:06que 90% des commissions
28:08d'enquête
28:09se passent très bien
28:09les rapports sont sérieux
28:10il y a des propositions
28:11qui débouchent ou pas
28:12sur des propositions de loi
28:13et l'amélioration de la loi.
28:14Le but c'est quoi ?
28:15C'est de regarder
28:16ce qui se passe
28:16et de proposer
28:17des améliorations
28:18de la loi.
28:19Là je crois
28:20qu'on voit
28:21un dysfonctionnement
28:21parce que l'objet
28:22de la commission d'enquête
28:23ça n'a pas été
28:24d'améliorer les choses
28:25mais ça a été
28:25de détruire
28:26l'audiovisuel public.
28:27Je pense qu'il ne faut pas
28:28permettre ce type
28:29de format-là
28:31qui n'ont aucun intérêt
28:32d'un point de vue
28:33du législateur.
28:34Peut-être qu'il faut
28:35revoir effectivement
28:36les modalités
28:36de ces commissions d'enquête.
28:38Bartholomé Lenoir
28:38est-ce que vous
28:39alors évidemment
28:43ensuite sa consultation
28:44le vote
28:45où on vote
28:46non pas oui ou non
28:46pour la publication
28:47mais finalement
28:48un peu pour le fond du rapport
28:49ce qui a le sentiment
28:49de bloquer un certain
28:50nombre de députés.
28:51Est-ce qu'il faut revoir
28:52ces règles de fonctionnement
28:52ici à l'Assemblée ?
28:54Je citerai cette phrase
28:56très connue de Voltaire
28:57qui fait partie
28:58de l'histoire française.
28:59Je ne suis pas d'accord
29:00avec ce que vous dites
29:01mais je me battrai
29:01pour que vous puissiez le dire.
29:02Moi je pense qu'il faut
29:03qu'il y ait la même règle
29:03qu'il y ait un rapport
29:04si c'est un rapport
29:05de la LFI
29:06contre lequel je me combats
29:07toute la journée
29:08s'ils ont été élus
29:09démocratiquement
29:10et qu'ils font un rapport
29:10il faut qu'il puisse être publié.
29:12Et quoi qu'il arrive
29:13il faut que ça puisse être publié.
29:15Ça n'a eu lieu
29:16qu'une seule fois.
29:17Ça n'est pas le rapport
29:18du rapporteur
29:19c'est le rapport
29:19de la commission d'enquête.
29:20Là il y a une nuance.
29:21Est-ce que c'est ça
29:22qu'il faut modifier un peu
29:23Jérémy Yordanoff ?
29:24Autoriser peut-être
29:24le rapporteur ?
29:26Ou alors on donne tout pouvoir
29:26au rapporteur
29:26et à ce moment-là
29:27les membres de la commission d'enquête
29:29n'endossent pas le rapport.
29:30On laisse faire
29:31mais on ne nous demande pas
29:32notre avis à ce moment-là.
29:32Puisqu'on voit bien
29:33que c'est un peu
29:33le nœud du problème
29:34Bartholomé Lenoir
29:35à la limite que
29:36Charles Aloncle
29:37fasse des propositions
29:38je pense que tout le monde
29:40accepte de débattre.
29:41C'est que là vraiment
29:41le rapport...
29:42S'il n'avait pas voté le rapport
29:43il n'aurait pas été publié.
29:44Je pense qu'il faut arrêter
29:44de se voiler la face.
29:45Il faut que tous les rapports
29:46puissent être publiés.
29:47Mais sans forcément
29:48avoir le saut
29:49de l'Assemblée nationale
29:50et de la commission d'enquête
29:51au nom de tous les députés présents.
29:53Si pour permettre
29:53la liberté d'expression
29:54et la liberté d'accès
29:55aux informations des Français
29:56il faut qu'il n'y ait pas
29:57le tampon
29:58de l'ensemble
29:59de l'Assemblée nationale.
30:02Très bien.
30:02Mais en tout cas
30:03il faut être concret,
30:05pragmatique.
30:05Hier la question c'était
30:06est-ce qu'on le publie ou non ?
30:07Il fallait voter pour évidemment.
30:09Merci Jérémy Yornanoff.
30:10Merci beaucoup Bartholomé Lenoir.
30:12On va passer tout de suite
30:13au focus dans cette émission.
30:19Et on va retrouver
30:20Christophe Marion
30:20co-rapporteur
30:21sur le projet de loi
30:22relatif à l'extension
30:23des prérogatives
30:24des polices municipales.
30:25On le retrouve
30:26celle des 4 colonnes.
30:28Christophe Marion,
30:29bonjour.
30:29Votre proposition de loi
30:30est actuellement
30:32examinée en commission.
30:33Elle arrivera
30:34dans l'hémicycle
30:35à la fin du mois de mai.
30:36Est-ce que vous pouvez
30:37nous dire
30:38quelles sont
30:38les grandes mesures
30:39prévues par ce texte
30:40qui s'adressent
30:41aux policiers municipaux ?
30:43Alors d'abord
30:43c'est un projet de loi
30:44qui émane du gouvernement
30:45qui est passé au Sénat
30:46et qui arrive à l'Assemblée.
30:48La mesure principale
30:49c'est évidemment
30:49le renforcement
30:50des pouvoirs
30:51et des compétences
30:52des policiers municipaux
30:53notamment à travers
30:54la possibilité
30:55pour un maire
30:55de mettre en place
30:56un service de police municipale
30:58à compétence judiciaire élargie.
31:00L'idée
31:00c'est de permettre
31:01aux policiers municipaux
31:02de reconnaître
31:04un certain nombre
31:05d'infractions
31:06aujourd'hui
31:06et de pouvoir établir
31:07des amendes forfaitaires
31:08délictuelles
31:09pour un certain nombre
31:10d'infractions
31:11sur lesquelles
31:11aujourd'hui
31:11ils ne peuvent rien faire.
31:12Quelles infractions
31:13par exemple concrètement ?
31:14Ça va être
31:15la vente à la sauvette,
31:16ça peut être
31:17le contrôle d'alcoolémie
31:18et de stupéfiants
31:19notamment
31:19lors d'un accident,
31:21ça peut être
31:22le vol
31:22pour des biens
31:23d'une valeur inférieure
31:24à 300 euros,
31:26la vente d'alcool
31:27à des mineurs,
31:27donc des choses
31:28qui relèvent
31:29de la sécurité
31:30du quotidien
31:30si j'ose dire.
31:31Tous les français
31:32aujourd'hui
31:32sont confrontés
31:34à des problématiques
31:34de sécurité
31:35du quotidien,
31:36cette loi
31:36entend apporter
31:37des réponses
31:38en permettant
31:38aux policiers municipaux
31:40d'être plus efficaces
31:40sur le terrain.
31:41Alors si les policiers
31:42municipaux font
31:43de la police judiciaire,
31:44ils devront aussi répondre
31:45aux procureurs
31:46et plus simplement
31:47aux maires de la commune,
31:48est-ce que ça peut
31:48donner lieu
31:49à des difficultés ?
31:50C'est la séparation
31:51des pouvoirs.
31:52Aujourd'hui,
31:52il est en effet
31:53tout à fait logique
31:54que pour les compétences
31:55judiciaires
31:55qu'ils seront amenés
31:56à exercer,
31:57ils soient placés
31:58sous l'autorité
31:59du procureur.
31:59Mais tout comme finalement
32:00un policier municipal,
32:01OPJ,
32:02un gendarme
32:03est placé aussi
32:04pour ce qui relève
32:04du judiciaire
32:05sous la responsabilité
32:06du procureur.
32:07Je crois que c'est
32:08véritablement quelque chose
32:09qu'on peut expliquer
32:10aux maires
32:10et qu'ils acceptent.
32:12Ce projet de loi
32:12a fait l'objet
32:13de très nombreuses auditions
32:14dans le cadre du Beauvau
32:16des polices municipales
32:18mais aussi dans le cadre
32:19des auditions
32:19qu'on a menées
32:20avec mon co-rapporteur
32:21Eric Poget.
32:21Et les élus,
32:23les associations d'élus
32:24sont globalement
32:25très favorables
32:26à cette évolution législative.
32:28Alors il y a la question
32:28de l'armement
32:29des policiers municipaux
32:30qui est très régulièrement
32:32débattue en France.
32:33Est-ce que c'est une question
32:34qui est abordée
32:34dans ce texte ?
32:35Alors en effet,
32:37la question de l'armement
32:38est abordée.
32:39La réponse que nous y apportons
32:40aujourd'hui,
32:41c'est de faciliter
32:42de mettre de l'huile
32:42dans les rouages
32:43si vous voulez.
32:43Quand un policier municipal
32:44change de département
32:45parce qu'il change d'employeur,
32:47l'idée c'est qu'il puisse
32:48dès sa nouvelle affectation
32:49conserver son port d'armes,
32:52son agrément d'armement,
32:53charge au maire
32:54qui l'accueille
32:55d'adresser au préfet
32:57du département
32:57tous les éléments
32:58permis de port d'armes,
33:00agrément de port d'armes
33:01si j'ose dire,
33:02et puis prouver
33:03que toutes les formations
33:04de mise à niveau
33:05ont bien été suivies
33:06par le policier municipal.
33:07Mais ça va éviter
33:08d'attendre plusieurs mois
33:10avant que le policier municipal
33:11dans sa nouvelle affectation
33:13puisse être armé
33:14dans le cadre de son service.
33:15Donc on met un peu d'huile
33:16dans les rouages.
33:17Le texte, vous l'avez dit,
33:18a été voté au Sénat
33:19avec un relatif consensus.
33:21Est-ce que vous pensez
33:21qu'on peut voir la même chose
33:22à l'Assemblée ?
33:23On voit bien
33:24à l'occasion
33:24des premiers échanges
33:25qu'on a eus
33:26qu'il y a deux visions différentes
33:27de la police municipale.
33:28Pour nous,
33:29on veut en faire
33:30des acteurs essentiels
33:31de la sécurité du quotidien.
33:32C'est d'ailleurs
33:33ce qu'ils demandent.
33:34Et pour la gauche,
33:35notamment,
33:36ils envisagent
33:37de faire de ces policiers municipaux
33:39des médiateurs sociaux.
33:41Or, pour moi,
33:43ce n'est pas l'objectif,
33:44ce n'est pas la mission
33:44et ce n'est pas ce qu'ils souhaitent.
33:46Merci à vous.
33:48Et bienvenue à vous.
33:49Si vous nous rejoignez sur LCP,
33:51nous sommes à 25 minutes
33:52de la séance
33:52des questions au gouvernement
33:53à suivre en direct,
33:55en intégralité,
33:56à partir de 15 heures.
33:58On retrouvera justement
33:59au micro de Stéphanie Despierres
34:00et Clément Perrault
34:01les députés
34:02qui vont interroger
34:03le gouvernement
34:03dans quelques instants.
34:04On aura également
34:05Marion Becker
34:06en direct de l'hémicycle
34:07avec la liste des thèmes
34:09des questions au gouvernement
34:10et puis quelques minutes
34:11avant 15 heures.
34:12On suivra en direct
34:12l'arrivée de Sébastien Lecornu,
34:14le Premier ministre
34:15et des membres
34:15de son gouvernement.
34:17Marion Becker,
34:18je le disais,
34:19vous avez la fameuse liste,
34:20la liste des questions
34:21que les députés vont poser
34:22dans quelques instants, Marion.
34:25Exactement, Elsa.
34:26Et le député socialiste
34:27Philippe Brun
34:28ainsi que le député
34:29de droite républicaine
34:31Thierry Liger
34:32vont interpeller
34:32le gouvernement
34:33sur le prix des carburants.
34:35Ces carburants
34:36à la hausse
34:36depuis l'offensive
34:39menée par les Etats-Unis.
34:41Les députés
34:42poseront également
34:43quelques questions,
34:44demanderont des précisions
34:45sur le plan logement
34:47dévoilé
34:48par le gouvernement
34:50cette semaine.
34:51Les députés
34:51vont également
34:52revenir
34:53sur les tirs racistes
34:54visant des enfants
34:56survenus
34:57en Haute-Loire
34:58la semaine dernière
34:59de questions
35:00notamment
35:00du député
35:02LFI
35:02Antoine Léoman
35:03et de l'écologiste
35:04Sabrina Sebailly.
35:06Et à noter,
35:07Elsa,
35:08également
35:08au début
35:09de ces questions
35:10au gouvernement,
35:11au début
35:12de cette séance,
35:13un hommage
35:14aux deux soldats français
35:15tués lors de l'exercice
35:16de leur mission
35:17pour la finule
35:18au Liban.
35:19L'adjudant
35:20Florian Montorio
35:21et le caporal-chef
35:23Anissé Girardin
35:24un hommage
35:25leur sera donc rendu
35:26dès 15h.
35:27Et on suivra
35:28évidemment
35:28la séance
35:29des questions
35:29au gouvernement
35:30et l'hommage
35:31pour débuter
35:31cette séance.
35:32On va revenir
35:33justement
35:33sur les thèmes
35:34qui vont occuper
35:35les députés
35:35et le gouvernement
35:36dans quelques instants
35:37avec Marianne Maximi.
35:38Bonjour.
35:38Bonjour.
35:39Députée de la France
35:39Insoumise du Puy-de-Dôme
35:40Sylvain Berrios.
35:41Bonjour.
35:41Bonjour.
35:42Députée apparentée
35:42au groupe Horizon
35:43du Val-de-Marne.
35:44On va commencer
35:44par une question
35:45sur le logement.
35:46On va retrouver
35:46la députée ensemble
35:47pour la République
35:48Anna-Ygle Meur
35:49celle des 4 colonnes.
35:50Bonjour.
35:51Alors vous,
35:51vous voulez en savoir
35:52un peu plus
35:52sur les intentions
35:53du gouvernement
35:54en matière de logement.
35:55Qu'allez-vous lui demander
35:55précisément ?
35:56Alors précisément,
35:57je vais demander
35:58l'ensemble du plan
35:59mais précisément
36:00c'est le point
36:01sur la rénovation urbaine.
36:02C'est très attendu
36:03parce qu'il y a eu
36:04des plans précédents
36:05qui ont permis
36:05de la mixité sociale
36:06qui ont permis
36:07de rénover les quartiers
36:08et là on veut savoir
36:09sur quoi ça va s'appuyer.
36:11On a des petites idées
36:12il y a déjà
36:13des notions de sécurité
36:14qui ont été proposées
36:16mais aussi
36:16tout ce qui est ruralité
36:18donc ruralité
36:19et à la fois
36:20rénovation urbaine
36:20c'est quelque chose
36:21de nouveau
36:22donc j'attends
36:22d'en savoir un peu plus.
36:24Est-ce que vous avez
36:24des inquiétudes
36:25concernant le financement
36:26parce qu'on sait
36:27que les finances
36:27de la France
36:27sont en mauvais état
36:29et que la politique
36:29du logement
36:30en a pâti beaucoup
36:31ces dernières années ?
36:32Alors effectivement
36:33les financements
36:34c'est quelque chose
36:35d'important,
36:36c'est essentiel
36:36mais il y a beaucoup aussi
36:37de volonté politique
36:38à mettre en place
36:39sur les territoires
36:39et de les accompagner
36:41effectivement avec
36:41des financements.
36:42L'ANRU a toujours eu
36:43donc c'est l'abréviation
36:44pour la rénovation urbaine
36:45a toujours eu des financements
36:47pour pouvoir le faire.
36:48On arrive en fait
36:48à un fin de financement
36:50jusqu'en 2030
36:51donc on anticipe en fait
36:52ce financement
36:53sur les années à venir.
36:55Donc c'est pas
36:55quelque chose d'immédiat
36:56c'est quelque chose
36:57de projeté
36:57donc c'est plutôt intéressant
36:58d'avoir enfin
36:59des propositions
37:00qui nous projettent
37:01au-delà de 2030.
37:02Merci beaucoup
37:03et on verra
37:04à ce que vous répond
37:04le gouvernement.
37:05Merci beaucoup
37:06Stéphanie Despierre.
37:07Alors ça fait plusieurs années
37:08qu'on entend parler
37:09du logement
37:09d'une future loi logement
37:11ici à l'Assemblée nationale.
37:12Le gouvernement semble
37:13voilà
37:14c'est décidé
37:142 millions de logements
37:15construits d'ici à 2030
37:17c'est l'objectif.
37:18Pourquoi c'est important
37:19d'après vous
37:19Sylvain Berrios ?
37:21D'abord c'est un
37:22c'est un
37:23d'un projet de loi
37:24et c'est intéressant
37:25de le noter
37:26qui est proposé
37:27par un ministre
37:28qui a été maire
37:29et ça se voit
37:30Vincent Jambrun
37:31maire de la Hiveros
37:32Vincent Jambrun
37:32et ça se voit
37:32parce qu'il remet les maires
37:34au cœur du dispositif
37:35à la fois
37:35en faisant en sorte
37:37que ce projet de loi
37:38ne s'intéresse pas
37:39uniquement au logement
37:40mais également
37:40à la sécurité
37:42à la rénovation
37:43à tout ce qui fait
37:44qu'on peut mieux vivre ensemble
37:46et puis il met le maire
37:47au cœur du dispositif
37:48pour l'attribution
37:49des logements
37:50lorsque un projet
37:51semble essentiel
37:52au maire
37:53il peut en discuter
37:53avec le préfet
37:54et si le préfet
37:55et le maire sont d'accord
37:56alors il y a une accélération
37:57des moyens
37:58et une simplification
37:59des mesures
38:00et je pense que c'est
38:01très important
38:02d'avoir ce pragmatisme
38:03et Vincent Jambrun
38:04qui a été maire
38:05on sent là
38:05la patte d'un maire
38:07que quelqu'un
38:07qui a été un délu local
38:08alors justement
38:09vous les avez cités
38:11Sylvain Berrios
38:11mais simplification
38:13pragmatise
38:13c'est un peu au cœur
38:14du projet de loi
38:14sur le logement
38:16Marianne Maxime
38:16est-ce que ce sont des termes
38:17qui ont plutôt tendance
38:18à vous inquiéter ?
38:20évidemment que ça nous inquiète
38:21être maire
38:22ne nous donne pas
38:23non plus le droit
38:24c'est pas parce qu'on a été maire
38:26qu'on a des bonnes idées
38:27je peux dire les limites
38:28de monsieur Jambrun
38:29sur la question du logement
38:30d'ailleurs
38:30ces dernières déclarations
38:31ne nous rassurent pas
38:32mais ce texte
38:33c'est de la régression
38:34notamment sur les passoires thermiques
38:36le fait de pouvoir
38:36remettre sur le marché
38:37des biens qui ne sont pas isolés
38:39qui sont dangereux
38:40qui surconsomment
38:41pendant 5 ans
38:42avec juste la promesse
38:43d'un propriétaire de rénover
38:44c'est une régression totale
38:45pour les droits des locataires
38:46des plus précaires
38:47moi je voulais juste rappeler
38:48quand même
38:49la case du logement
38:50sous Emmanuel Macron
38:51c'est 5 euros d'appel en moins
38:52c'est la fin de l'aide à la pierre
38:54pour les bailleurs sociaux
38:55c'est la baisse du loyer de solidarité
38:57c'est la hausse de l'indice
38:58de référence des loyers
38:59c'est la tentative
39:00de supprimer 14 000 places
39:02d'hébergement d'urgence
39:03dans l'heure des derniers PLF
39:04c'est 30% d'expulsion en plus
39:06et c'est surtout
39:07900 personnes qui sont mortes
39:09à la rue en 2024
39:10dont 38 enfants
39:11dont 19 avaient moins de 4 ans
39:13j'ai fait une liste
39:13parce qu'elle est longue
39:14et aujourd'hui
39:15vous entendez parler de logement
39:16alors vous avez cassé
39:17le logement social
39:18vous avez mis à la rue
39:19des familles entières
39:20précarisé encore plus
39:21les classes populaires
39:22et vous nous êtes en train
39:24de nous sortir un texte
39:24qui va être aggravé encore
39:26ce que vous avez fait
39:27pendant 10 ans
39:27moi je suis hyper inquiète
39:28pour les locataires
39:29qu'est-ce que vous répondez
39:30justement à Marianne Maxime
39:31on va peut-être prendre
39:31cette fameuse exemple
39:32du DPE
39:33diagnostic énergétique
39:34il était question
39:35d'interdire à l'allocation
39:36les logements
39:37qui étaient mal isolés
39:38donc notés F et G notamment
39:40là on revient sur cette mesure
39:42mais pour vous
39:43Sylvain Berrieuse
39:43il fallait revenir
39:45ou c'est un recul en arrière ?
39:46En fait
39:47la réponse à votre question
39:49on a interdit
39:50l'allocation de logements
39:52parce qu'ils étaient mal isolés
39:54et c'est vrai
39:54qu'ils étaient indignes
39:55à la location
39:56mais bien en l'opération
39:57ces logements
39:58aujourd'hui sont vides
39:59donc dire qu'on va les remettre
40:01sur le marché
40:02avec l'engagement
40:03pour le propriétaire
40:04d'avoir de faire des travaux
40:05moi me paraît
40:06une mesure de bon sens
40:07on va libérer
40:09une partie des logements vacants
40:11qui seront ainsi rénovés
40:12et qui vont bénéficier
40:13à tous
40:14enfin c'est une mesure
40:15encore une fois
40:15très pragmatique
40:16de bon sens
40:17et qui permettra
40:18en plus
40:19d'avoir des objectifs
40:22environnementaux respectés
40:23il faut s'en féliciter je pense
40:25sur cette question
40:25du diagnostic
40:26de performance énergétique
40:28je pense qu'elle parle
40:28à énormément
40:29de téléspectateurs
40:30mais on voit
40:31Marianne Maximi
40:32parfois
40:32certains sont très surpris
40:34parce qu'ils sont diagnostiqués
40:35avec des mauvaises lettres
40:37alors qu'ils peuvent considérer
40:38que leur appartement
40:39s'ils y vivent dedans
40:40est plutôt confortable
40:41et quand on voit
40:42qu'il faut isoler
40:43parfois par l'extérieur
40:44c'est des choses
40:45qui sont quasiment impossibles
40:46à réaliser
40:47pour gagner une lettre
40:48est-ce qu'il n'y avait pas
40:49quand même là
40:50un problème
40:51sur ces diagnostics énergétiques ?
40:53Il y a peut-être
40:53un problème
40:54de la manière
40:54dont sont réalisés
40:55aujourd'hui les diagnostics
40:56mais très automatisés
40:57notamment
40:58c'est ce que disent
40:58les gens qui vivent
41:00l'hiver
41:01dans des passoires thermiques
41:02c'est-à-dire
41:02qui doivent chauffer
41:03gaspiller énormément d'argent
41:04alors que ce sont souvent
41:05les plus pauvres
41:06qui n'ont pas les moyens
41:07de chauffer
41:07et l'été dans des bouilloires
41:09parce que c'est aussi
41:09de ça dont il s'agit
41:10c'est des conditions
41:12de vie indignes
41:12et là on est en train
41:13de nous expliquer
41:14que c'est du bon sens
41:15alors que c'est un non-sens total
41:16de remettre à l'allocation
41:17des logements
41:18dont les propriétaires
41:19n'ont pas fait les travaux
41:20comme s'ils allaient les faire
41:21maintenant
41:21alors qu'ils allaient percevoir
41:22le loyer
41:23c'est pas possible
41:24ce sont les mêmes
41:25qui vont trinquer
41:25et les mêmes
41:26qui vont s'enrichir
41:27sur le dos des plus précaires
41:28ceux qui vivent
41:29dans ces logements
41:30Marianne Maximil disait
41:31souvent souffrent
41:32du froid en hiver
41:33de la chaleur en été
41:34est-ce qu'une simple promesse
41:36d'un propriétaire
41:37peut fonctionner ?
41:38Là on avait mis
41:39quand même
41:39un certain nombre de délais
41:41pour pouvoir faire les travaux
41:42et on voit que ceci
41:42n'a pas été fait
41:43pourquoi ?
41:44Mais encore une fois
41:45ce sont aujourd'hui
41:46des logements
41:47qui sont vides
41:48on peut les regarder vides
41:49moi je préfère les regarder
41:51mais qui sont vides
41:52parce que les propriétaires
41:53n'ont pas entrepris
41:54les travaux nécessaires
41:55Oui mais s'ils s'engagent
41:55s'il y a un engagement
41:56une capacité
41:57à vérifier l'engagement
41:59de travaux
42:00pourquoi est-ce qu'on passerait
42:01à côté ?
42:02À un moment donné
42:02vous savez
42:03et c'est une grande différence
42:05entre la gauche et la droite
42:06la gauche voudrait
42:07nationaliser le logement
42:08moi je pense
42:10à l'inverse
42:10que la dynamique
42:12des propriétaires
42:13la dynamique
42:13de l'investissement
42:15permettra
42:16de nous sortir
42:17de la crise du logement
42:18c'est pas l'Etat
42:19qui va nous sortir
42:20d'une crise du logement
42:20qu'il a lui-même créée
42:21en revanche
42:22être capable d'investir
42:24la pierre
42:25c'est un investissement
42:26et c'est un investissement
42:27pour tous les français
42:28qui rêvent d'être propriétaires
42:29Et cette crise du logement
42:30est-ce qu'elle peut
42:31avoir des réponses
42:33justement dans ces objectifs
42:34fixés par le gouvernement
42:352 millions de logements construits
42:36est-ce qu'il faut construire
42:37plus de logements
42:38des logements de meilleure qualité
42:40justement
42:40et peut-être plus accessibles ?
42:42Je vais lui donner le point
42:42sur le fait que c'est l'Etat
42:43qui a lui-même créé la crise
42:44et c'est votre gouvernement
42:45d'ailleurs qui a affaibli
42:46la question du logement social
42:48qui a mis en difficulté
42:50des milliers et des milliers
42:51de personnes
42:51qui sont locataires
42:52au profit souvent
42:54de multipropriétaires
42:55Et oui il faut des nouveaux logements
42:56mais il faut relancer
42:57la commande publique
42:58il faut des logements sociaux
42:59il faut faire en sorte
43:00que les villes
43:01et vous en parliez
43:02respectent la loi
43:03construisent des logements
43:04pour loger les personnes
43:05qui ont peu de moyens
43:07aujourd'hui dans notre pays
43:08et c'est la réalité
43:08la population s'appauvrit
43:10il n'y a jamais eu
43:11autant de pauvres
43:11que depuis que vous êtes
43:12au gouvernement
43:13donc en fait
43:13vous êtes les responsables
43:14de la crise
43:15et en fait
43:15comme un pompier pyromane
43:16vous êtes en train
43:17de rajouter de la crise
43:18à la crise
43:18et je reviens juste
43:19sur l'ANRU 3
43:20parce que les maires
43:21vont nous dire
43:22beaucoup
43:22en tout cas les maires de droite
43:23que c'est une bonne nouvelle
43:24moi dans ma ville
43:25Clermont-Ferrand
43:25il y a eu l'ANRU 1
43:27l'ANRU 2
43:27ces deux programmes
43:28de l'ANRU
43:29devaient aussi relancer
43:30alors évidemment
43:31c'est la question du logement
43:32mais c'est aussi
43:32la baisse du chômage
43:33la création de l'emploi
43:35bon je peux vous dire
43:35que dans les quartiers concernés
43:36c'est pire qu'avant
43:37j'ai quartier de Croix-Nera
43:39où Auchan est parti
43:40on a rénové le logement
43:41et aujourd'hui
43:41il n'y a plus d'employeurs
43:43il n'y a plus personne
43:43et l'état a été
43:44complètement défaillant
43:45les mairies aussi
43:46et c'est ça
43:46qu'il faut régler aujourd'hui
43:48et c'est pas
43:48en finançant la destruction
43:49des logements
43:50comme vous le faites
43:51avec l'ANRU
43:52sans vraiment rénover
43:53parce qu'en fait
43:53c'est une prime à la casse
43:54l'ANRU
43:55l'Agence Nationale
43:55de Rénovation Urbaine
43:57sur ses critiques
43:58Sylvain Berriot
43:59sur le manque
44:00de logements sociaux
44:01notamment sur le fait
44:02que la rénovation urbaine
44:03elle ne tient pas
44:04toutes ses promesses
44:05dans certains quartiers
44:06si j'étais taquin
44:07je dirais que c'est peut-être
44:08pour ça que Camont-Ferrand
44:09n'est plus à gauche
44:11dans les faits
44:12après des gestions de gauche
44:14on s'aperçoit
44:15dans nos villes
44:16qu'il y a des catastrophes
44:17urbaines
44:18alors on peut les reproduire
44:20à l'infini
44:20moi je pense à l'inverse
44:22que dans des villes de droite
44:23y compris celles
44:24qui étaient à gauche
44:25et qui ont été reprises
44:26par la droite
44:26il y a des politiques d'urbanisme
44:28qui font que les choses
44:29sont plus apaisées
44:30qu'on y vient mieux
44:30et qu'on crée du logement
44:31du logement pour tous
44:32à la fois du logement social
44:34du logement en accession
44:35à la propriété
44:35du logement en accession sociale
44:37à la propriété
44:37moi je pense que cet équilibre là
44:39cette harmonie là
44:40est essentiel
44:41on ne peut pas créer du logement
44:42pour créer du malheur
44:43on doit créer un ensemble
44:45qui permette de bien vivre
44:46et ce projet de loi
44:48précisément parce que c'est un maire
44:49qui l'a élaboré
44:50Vincent Jambrun
44:51et bien ça nous permet
44:52d'avoir une nouvelle vision
44:53des choses
44:54et c'est une bonne chose
44:55Marianne Maximi
44:56vous parlez de logement social
44:57mais il y a aussi
44:58le logement qui n'est pas social
45:00est-ce que le rêve
45:02d'être propriétaire
45:03vous comprenez
45:04que beaucoup de transe
45:05c'est long
45:05et qu'effectivement
45:06il faut peut-être construire
45:06plus de logements
45:07justement
45:08mais encore faut-il
45:09que les gens
45:10aient les moyens de l'acheter
45:11il y a des constructions
45:12de logements
45:12en tout cas de logements privés
45:14des opérateurs privés
45:14souvent les trois gros
45:15promoteurs
45:16se répartissent ce marché là
45:18font monter les prix
45:19dans les villes
45:20en tout cas ça participe
45:21à augmenter le prix
45:22du foncier
45:23et qui a les moyens
45:24d'acheter aujourd'hui
45:25à qui prêtent les banques
45:26la question de l'accès
45:27à la propriété
45:28elle peut être un rêve
45:29un idéal
45:30moi je n'ai pas de diff
45:31chacun a son rêve
45:32mais en tout cas
45:33comment on y a accès
45:34aujourd'hui il n'y a aucun dispositif
45:36qui permette d'aider
45:37des familles de classe moyenne
45:38et populaire
45:39d'accéder au logement
45:40donc en fait dans les villes
45:41en tout cas moi je le vois
45:42sur ma ville
45:43ça crée une augmentation
45:44des prix
45:44et ça fait que les classes
45:46populaires sont reléguées
45:47en périphérie
45:48et sont enlevées
45:48des centres-villes
45:49et bien ça c'est pas
45:50une politique qui me satisfait
45:51et effectivement
45:52c'est porté par un maire
45:53mais il faut préciser
45:54par un maire de droite
45:55qui a une vision de droite
45:56de la question du logement
45:57nous défendons les logements
45:58effectivement publics
46:00le fait que des bailleurs sociaux
46:01aient les moyens de construire
46:02d'aménager le territoire aussi
46:04de répartir
46:05de faire de la mixité sociale
46:06mais ça ça sera pas possible
46:07avec votre texte de loi
46:08alors justement
46:09Sylvain Berriot
46:09sur cette question du logement
46:11c'est bien beau d'en construire
46:12encore faut-il
46:13que les français
46:14et les moyens
46:15justement soit de les louer
46:16soit de les acheter
46:17est-ce que dans ce projet de loi
46:18il y a des aides
46:19justement pour permettre
46:20aux jeunes couples français
46:22par exemple
46:23d'avoir de s'acheter
46:24un logement
46:24est-ce que ça s'est pensé
46:25dans ce texte aussi
46:26cette question du pouvoir d'achat
46:27les mesures pour accompagner
46:28ceux qui souhaitent
46:29accéder au logement
46:30être propriétaires
46:32elles existent
46:33le PTZ par exemple
46:34existe
46:34le prato zéro
46:35le prato zéro
46:36pardon
46:36qui va être du reste
46:38étendu
46:38donc c'est une mesure
46:40d'accompagnement
46:41l'accession sociale
46:42à la propriété
46:43avec le bail réel
46:44et solidaire
46:45va être poussée
46:46par ce projet de loi
46:47et c'est une façon
46:48aussi
46:49d'accéder au logement
46:50pour les revenus
46:51les plus modestes
46:52donc il ne faut pas dire
46:53qu'il n'y a rien
46:54ce n'est pas le grand jour
46:56ce n'est pas le grand soir
46:57c'est peut-être une politique
46:58de droite
46:58mais il se trouve que je suis de droite
46:59donc moi ça me va
47:00et au fond
47:01on a bien compris
47:02du coup
47:04ce gouvernement
47:05et Vincent Jean Brun
47:07font des propositions
47:08et bien moi je vais m'en saisir
47:09parce que si on peut rendre
47:11les gens heureux
47:12avec du logement
47:13et bien
47:13et également un environnement
47:15qui convient
47:16et bien il faut s'en saisir
47:17un dernier mot
47:17sur cette question
47:18Marianne Maximi
47:19sur le fait de donner
47:20plus de pouvoir
47:20aux maires
47:21aux collectivités
47:23je sais que la question
47:23de la décentralisation
47:25est souvent mise en avant
47:25par ce gouvernement
47:26est-ce que pour vous
47:27c'est une bonne chose ?
47:28mais en fait
47:28c'est faux
47:29parce que c'est le contraire
47:30qui s'est passé depuis 10 ans
47:31je reprends la question
47:32des bailleurs sociaux
47:33qui a affaibli
47:33mis à mal
47:34les bailleurs sociaux
47:35c'est les gouvernements
47:36d'Emmanuel Macron
47:37donc il y a le discours
47:38et puis il y a les actes
47:39aujourd'hui on voit
47:40mais même les moyens
47:41qui sont attribués aux collectivités
47:43la dotation générale
47:44de fonctionnement
47:44on voit bien
47:45que le discours
47:46c'est une chose
47:47mais les actes concrets
47:49budgétaires
47:50financiers
47:51disent tout à fait l'inverse
47:52allez je suis sûre
47:54je ne vais pas vous mettre d'accord
47:55sur le prochain sujet
47:56mais tant pis
47:57on va parler carburant
47:58prix des carburants
47:59on va retrouver le député
48:00droite républicaine
48:01Thierry Liget
48:02celle des 4 colonnes
48:04oui Elsa
48:04avec Thierry Liget
48:05un nouveau visage
48:06de l'Assemblée
48:07vous êtes arrivé hier
48:07vous étiez le suppléant
48:08de Véronique Louvagie
48:10qui est devenue maire
48:11de l'Aigle dans l'Orne
48:12et donc vous prenez sa place
48:13et pour cette séance
48:14de questions au gouvernement
48:15qu'allez-vous demander
48:16justement
48:17je crois que c'est sur
48:18le prix des carburants
48:18tout à fait oui
48:19une question sur le prix
48:20du carburant
48:22notamment l'impact
48:23de ce prix du carburant
48:24vis-à-vis des salariés
48:25nombreux salariés
48:26qui sont dans les territoires ruraux
48:28obligés de prendre leur véhicule
48:29matin et soir
48:30pour faire souvent
48:30des dizaines de kilomètres
48:32pour se rendre
48:32sur leur lieu de travail
48:33et pour qui aujourd'hui
48:34les propositions
48:36de l'Etat
48:37les ont un peu oubliées
48:38qu'est-ce que vous souhaiteriez-vous
48:40personnellement ?
48:40moi je souhaiterais personnellement
48:42que
48:43comme le groupe
48:44LR l'a demandé
48:44que sur
48:45les recettes supplémentaires
48:47liées à l'augmentation
48:48du carburant
48:49elles soient directement
48:51redistribuées
48:51sous forme de diminution
48:52du prix à la pompe
48:53pour qu'elles profitent
48:54aussi aux salariés
48:55qui se déplacent
48:56merci monsieur Liget
48:57on suivra votre question
48:58dans l'hémicycle
48:59et la réponse
48:59que vous apportera
49:00le gouvernement
49:01merci beaucoup
49:02Clément Perrault
49:03la sonnerie retentie
49:04dans la salle des pas perdus
49:05signe que nous sommes
49:05à 10 minutes
49:06de la séance des questions
49:07au gouvernement
49:08je le disais
49:09en plaisantant
49:09que vous ne serez pas d'accord
49:10mais peut-être
49:11Marlène Maximi
49:11vous serez d'accord
49:12avec Thierry Léger
49:13de la droite républicaine
49:14est-ce qu'il faut
49:14des aides
49:16pour les salariés
49:17qui travaillent ?
49:18on sait que le gouvernement
49:18pour l'instant
49:19a des aides ciblées
49:20envers certaines entreprises
49:22certains gros rouleurs
49:23est-ce qu'il faut
49:23que les salariés
49:24les plus modestes
49:25soient concernés
49:25par ces aides ?
49:26alors non
49:27je ne vais pas être d'accord
49:28parce que je crois
49:29que le fond du problème
49:30aujourd'hui
49:30ce sont les marges
49:31des pétroliers
49:32qui s'en mettent
49:33plein les poches
49:34qui profitent
49:34de la guerre
49:35et de la crise
49:36pour faire des super profits
49:37c'est le cas de Total
49:38je dirais juste
49:39que quand même
49:40les profits ont augmenté
49:41ont été multipliés
49:42par 4 depuis le début
49:43de la guerre
49:44pendant les 3 premières semaines
49:46les pétroliers ont fait
49:4712 millions d'euros
49:48de bénéfices par jour
49:49donc en fait
49:50s'il y a aujourd'hui
49:51là où il y a de l'argent
49:53il faut bloquer des choses
49:54c'est à ce niveau là
49:55parce que sinon
49:55on va payer deux fois
49:56on va payer deux fois le plein
49:57et les aides qui sont payées
49:58avec l'argent public
49:59et donc ce n'est pas du tout
50:01une bonne solution
50:01et surtout
50:02quand je vois qu'aujourd'hui
50:04alors je vais le rejoindre
50:04quand même sur un point
50:05c'est que là
50:06ce qui a été proposé
50:07c'est assez ridicule
50:08quand on voit
50:08l'impact de cette crise
50:10sur les travailleurs
50:11les travailleuses
50:11notamment les plus pauvres
50:12les aides à domicile
50:13celles et ceux
50:14qui roulent toute la journée
50:15et que ça a été
50:16un impensé total
50:17du gouvernement
50:17et du président de la République
50:18On en a 180 millions d'aides
50:21pour le mois de mai
50:22Sylvain Berriose
50:23Marianne Maximi
50:24disait
50:24ce n'est pas des aides
50:25dont on a besoin
50:26parce que l'Etat
50:27sera perdant deux fois
50:28avec un coût des carburants
50:29très cher
50:29et puis des aides à payer
50:30il faut agir
50:31sur les distributeurs
50:32sur les pétroliers
50:33est-ce que ça
50:34il faut regarder
50:34effectivement
50:35cette question des marges
50:36Les marges
50:37des distributeurs
50:38et des pétroliers
50:39les deux
50:40parce que
50:41les différentes
50:43vérifications
50:43qui ont été opérées
50:44montrent aussi
50:45des marges
50:46qui ont été multipliées
50:47chez les distributeurs
50:50et notamment
50:50les grandes surfaces
50:51donc il ne faut pas faire
50:52comme s'il n'y avait
50:53qu'un seul coupable
50:54certains
50:55en ont profité
50:57sciemment
50:57ou pas
50:58mais en tout cas
50:58il faut faire
50:59et éclaircir les choses
51:00mais
51:01la question qui est devant nous
51:02c'est combien de temps
51:03va durer la crise
51:04et est-ce que
51:06on doit
51:07aujourd'hui
51:08prendre des mesures
51:09pour aller encore plus loin
51:10quitte à déséquilibrer
51:11le budget de l'Etat
51:12ce qui supposera
51:13un rectificatif
51:14et est-ce qu'on sera capable
51:15de voter un budget rectificatif
51:17je n'en suis pas sûr
51:18ou est-ce que
51:19lorsque les choses
51:20iront mieux
51:21ou iront plus mal
51:22à ce moment-là
51:23des mesures
51:24beaucoup plus profondes
51:25devront être prises
51:26pour faire en sorte
51:27que les français
51:28jusqu'à la fin de l'année
51:29peut-être jusqu'à l'année prochaine
51:30puissent passer le cap
51:32c'est à ce moment-là
51:33d'équilibre qu'on est
51:34et je pense qu'il faut
51:35être attentif
51:36à ce qu'on fait
51:36le gouvernement a pris
51:37des mesures
51:38y compris pour les gros rouleurs
51:39c'est quand même
51:392,9 millions de français
51:41qui vont en bénéficier
51:42ce n'est pas rien
51:43est-ce que c'est assez
51:44on peut en discuter
51:45toujours est-il
51:46qu'aujourd'hui
51:47nous avons des mesures
51:48ponctuelles
51:49qui précéderont
51:51probablement
51:51des mesures plus profondes
51:52une fois qu'on y verra clair
51:53dans cette guerre
51:55au Moyen-Orient
51:55et notamment
51:56au coeur du détroit d'Hormuz
51:58Marianne Maximi
51:59ce qui Berberio se dit
52:00il faut faire attention
52:01si on comprend bien
52:02si on lâche trop
52:03on ne sait pas
52:03combien de temps
52:04elle va durer
52:05est-ce qu'il faut se donner
52:05encore un peu le temps
52:06de voir
52:07avant d'avoir
52:09une mesure plus radicale
52:10écoutez le blocage des prix
52:11on peut le ferner maintenant
52:13ça a été fait en 1990
52:14au moment de la guerre du Golfe
52:16c'est permis par le code du commerce
52:17mais on va plus loin nous
52:18avec la France insoumise
52:19on a déprosé
52:19une proposition de loi
52:20avec Aurélie Trouvé
52:21pour faire un mécanisme
52:24lié à cette crise-là
52:25parce qu'effectivement
52:26ça va durer
52:27parce que même après la réouverture
52:28on peut estimer environ à deux ans
52:29avant que les choses
52:30rentrent dans l'ordre
52:31sans compter les infrastructures
52:32qui ont été touchées
52:33pas forcément en Iran
52:34mais dans la région
52:35où il y a des destructions
52:36assez massives
52:37et le temps de reconstruction
52:39sera encore plus long
52:39que ces deux années
52:40donc on a une crise
52:41de temps long devant nous
52:43qui va impacter là encore
52:44les plus pauvres de notre pays
52:45donc il y a des mesures
52:46effectivement à prendre
52:47là où je vais le rejoindre
52:47encore une fois
52:48ça fait deux fois sur ce débat
52:49mais c'est sur la nécessité
52:50d'un PLFR
52:52d'un budget rectificatif
52:53parce qu'on va en avoir besoin
52:54aujourd'hui
52:55et l'esquiver encore une fois
52:56comme ça a été le cas
52:57les années précédentes
52:58ça serait scandaleux
52:59d'un point de vue démocratique
53:00alors pour l'instant
53:00c'est des suppressions de crédits
53:02qui sont autorisées
53:02dans une certaine mesure
53:04mais c'est ce que
53:05Sylvain Berriot se disait
53:06un projet de loi
53:07de finances rectificatives
53:08dans cette assemblée
53:09c'est impossible
53:10Marianne Maximi
53:10ah bon ?
53:12parce que la configuration
53:13de l'assemblée
53:13ne permet pas
53:14de faire de la démocratie
53:15donc on est en train
53:16d'enregistrer tous ensemble
53:17ici sur ce plateau
53:17que l'assemblée nationale
53:19ne peut pas délibérer
53:20à 577 députés
53:21sur un projet
53:22de loi de finances
53:23rectificative avant l'été
53:23à quoi sert-on ici
53:24sinon
53:24si ce n'est de discuter
53:25de budget
53:26de texte de loi
53:27dans ce cas-là
53:27on rentre chez nous
53:28non moi je ne suis pas
53:29d'accord avec ça
53:30nous avons un mandat
53:31nous le portons
53:32et je crois qu'un PLFR
53:33c'est la seule issue
53:34pour rediscuter
53:35des recettes
53:36et des dépenses
53:37de notre pays
53:37vous n'en voulez pas
53:38de ce projet
53:39de loi de finances
53:40rectificative
53:40Sylvain Berriot
53:41on a quand même
53:41le sentiment
53:42que là le gouvernement
53:42fait tout ce qu'il
53:43est possible de faire
53:44sans devoir avoir recours
53:46justement à un nouveau
53:47texte budgétaire
53:49en fait c'est marrant
53:50parce que le temps passe
53:52et on finit par oublier
53:54l'imbroglio
53:56la dramaturgie
53:57qui a eu lieu
53:58il y a quelques semaines
53:59au moment du budget
54:00on s'en souvient
54:01on s'en souvient
54:01il faut être honnête
54:02soyons honnêtes
54:03cette assemblée nationale
54:06en fait c'est ridiculisé
54:07avec ce budget
54:08c'est ridiculisé
54:10et donc est-ce qu'on va
54:11remettre une pièce
54:12à un moment
54:14où on ne sait pas
54:14exactement
54:15personne n'est capable
54:16de le dire
54:16exactement ce qu'il faut faire
54:18et quelle est la profondeur
54:19de la mesure
54:20moi je pense
54:21qu'il faut être prudent
54:22le premier ministre
54:23Sébastien Lecornu
54:24qui arrive à l'Assemblée nationale
54:26avec notre équestre
54:27Madame Klinkert
54:28voilà Brigitte Klinkert
54:29c'est Sébastien Baus
54:30qui commente en direct
54:31Marianne Maximi
54:32sur la question
54:33des carburants
54:34est-ce que vous
54:34vous craignez
54:35un impact plus grand
54:36sur l'inflation
54:37Serge Papin
54:37le ministre des petites entreprises
54:39dit voilà
54:39c'est le risque
54:40là cette crise
54:41elle va se répercuter
54:41c'est les carburants
54:42on sait que c'est les engrais
54:43dans le monde agricole
54:44la France s'apprête à connaître
54:46des mois difficiles
54:47d'après vous
54:47mais le monde s'apprête
54:48à connaître des mois
54:49et des années difficiles
54:50effectivement le capitalisme
54:51est en crise
54:51c'est une chose
54:53qui est certaine
54:54la crise inflationniste
54:55on l'a connue en 2022
54:56on voit les impacts
54:56que ça a eu
54:57sur les Français
54:58et les Françaises
54:59mais plus largement
54:59sur les secteurs
55:01de l'emploi
55:02hier il y a eu
55:03des annonces
55:04de plans sociaux
55:04toute la journée
55:05au niveau industriel
55:06mais aussi dans
55:07la grande distribution
55:07nous sommes dans
55:08une période de crise
55:09d'où le fait
55:10qu'on ne peut pas
55:11dire que le Parlement
55:12ne doit plus travailler
55:13ne doit plus réfléchir
55:13aux questions budgétaires
55:14parce que le nœud du problème
55:15dans notre pays
55:16pour amortir cette crise
55:17c'est la question des recettes
55:18et tant qu'on restera
55:20avec un gouvernement
55:21qui par décret
55:21annule une partie du budget
55:22pour tenir ses équilibres
55:24on sera dans un moment
55:25qui est complètement antidémocratique
55:26et qui va continuer cette crise
55:28en tout cas
55:28ne rien faire
55:29pour qu'elle s'arrête
55:30est-ce qu'il n'y a pas un risque
55:31Selvain Barrios
55:32qu'effectivement
55:32le budget voté
55:33il y a peut-être peu de temps
55:34soit insincère
55:35ou en tout cas
55:36plus d'actualité
55:37avec la crise
55:37que nous sommes en train de vivre
55:38est-ce qu'il faut que vous
55:39les parlementaires
55:40vous puissiez être amenés
55:41à revoter quelque chose
55:44ou en tout cas
55:45en redébattre dans l'hémicycle
55:46Ici c'est exactement
55:47ce que je vous ai dit
55:48ce risque existe
55:49est-ce que nous sommes arrivés
55:51à ce point
55:51où il faudra
55:52un projet de loi rectificatif
55:54je ne pense pas
55:55parce qu'on n'a pas encore
55:56toutes les données
55:57qui peut dire
55:58comment la situation
56:00va évoluer
56:00dans le détroit de Ramouse
56:01encore une fois
56:02on peut le faire tout de suite
56:04et puis faire un deuxième
56:05PLFFR
56:06projet de loi rectificatif
56:08pardon
56:08je ne sais pas moi
56:09au mois de juillet
56:10mais je pense que
56:10ça vaut le coup parfois
56:11de se poser quelques instants
56:13avant de remettre une pièce
56:15dans l'imbroglio budgétaire
56:16dont on est capable
56:17à l'Assemblée nationale
56:18Est-ce qu'il y a un risque
56:19de pénurie ?
56:20C'est un mot dont on entend parler
56:21le Président de la République
56:22se veut rassurant
56:23et puis on a l'impression
56:24qu'en plus
56:24plus on le prononce
56:25plus il y a des risques de pénurie
56:26puisque les gens s'en inquiètent
56:28Marianne Maximi pardon
56:29C'est ce qu'on agite beaucoup
56:30pour dire
56:30attendez il ne faut rien faire
56:31parce qu'il y a toujours
56:32un risque de pénurie
56:32total à des stocks
56:34il suffit aussi
56:35que l'État soit un peu
56:36plus ferme
56:36et agisse
56:38mais c'est en tout cas
56:39pas le chemin qu'on en prend
56:39j'en l'entends bien
56:40mais non je ne suis pas d'accord
56:42à chaque fois
56:42qu'on nous agite
56:43ce risque de pénurie
56:44pour dire
56:44on n'agit pas
56:45parce qu'on ne sait jamais
56:46si on manquait de tout
56:47en tout cas
56:48les classes populaires
56:49les plus pauvres
56:50sont en train de manquer de tout
56:51je ne sais pas si vous avez regardé
56:51mais il y a des gens aujourd'hui
56:52qui nous expliquent
56:53que pour limiter leur trajet
56:54ils vont dormir dans la voiture
56:55devant leur lieu de travail
56:56pour éviter d'avoir
56:57des allers-retours à faire
56:58c'est la réalité aujourd'hui
56:59d'une partie de la population
57:00dont on n'entend pas souvent
57:01la voix à l'Assemblée nationale
57:02mais je vous assure
57:03qu'on sera là pour la porter
57:04Justement là
57:05il y a un risque
57:06pour une partie de la population
57:07que cette crise des carburants
57:08qui se répercute aussi
57:09fasse vraiment
57:10une crise de pouvoir d'achat
57:11très importante
57:12Bien sûr
57:13bien sûr
57:14bien sûr elle existe
57:15mais ce n'est pas juste
57:16la crise des carburants
57:16nous rentrons dans un monde en crise
57:19de crise économique
57:20pas encore
57:21mais ça peut se dessiner
57:23assez rapidement
57:24et donc on aura
57:25des mesures à prendre
57:26qui feront probablement
57:27l'objet d'ailleurs
57:28à l'occasion du débat budgétaire
57:29d'un débat très approfondi
57:31Merci beaucoup
57:32Sylvain Berriouz
57:33Merci beaucoup
57:34Marianne Maxime
57:35On va retrouver Marion Becker
57:36avec la liste
57:37des questions au gouvernement
57:38Marion
57:40Oui Elsa
57:41et bien les députés
57:41vont interpeller
57:42le gouvernement
57:43sur le prix des carburants
57:46le prix des carburants
57:47qui a fortement augmenté
57:48ces dernières semaines
57:49ils vont également demander
57:51des précisions au gouvernement
57:52sur le plan logement
57:54qui a été dévoilé
57:55il y a quelques jours
57:56les députés
57:57vont aussi revenir
57:58sur les tirs racistes
58:00visant des enfants
58:01survenus en Haute-Loire
58:03et puis
58:03vous l'avez dit
58:05il y aura aussi
58:05cet hommage
58:06cet hommage
58:07à l'adjudant Florian Montario
58:08et au caporal-chef
58:10Anissé Girardin
58:11deux soldats français
58:12tués dans l'exercice
58:13de leur mission
58:14au sein de la Finule
58:15au Liban
58:16un hommage
58:17donc par la présidente
58:18de l'Assemblée nationale
58:19en tout début de séance
58:20à 15h
58:23Merci beaucoup
58:24Marion Becker
58:25retour dans la salle
58:26des pas perdus
58:26vous voyez
58:27la garde républicaine
58:29et ses tambours
58:30prêts justement
58:31qui tambourine
58:32pour accueillir
58:33la présidente de l'Assemblée
58:34qui va dans un instant
58:35à l'autre
58:36traverser
58:37cette salle
58:37des pas perdus
58:39Yael Broun-Pivet
58:40qui va ensuite
58:41ouvrir la séance
58:42des questions
58:42au gouvernement
58:43on reviendra
58:44on en parlait
58:45avec nos invités
58:45sur la crise
58:46des carburants
58:47il y aura aussi
58:49des questions
58:50sur le racisme
58:51qui s'est manifesté
58:52ces derniers jours
58:53en Haute-Loire
58:54et puis cette séance
58:56des questions
58:56au gouvernement
58:57Marion Becker
58:57vous le disait
58:58va débuter par un hommage
59:00rendu aux deux soldats
59:01français décédés
59:02tués au Liban
59:24la séance
59:25débute dans quelques secondes
59:26je vous rappelle
59:27que sur LCP
59:27on se retrouve
59:28à l'issue
59:29de cette séance
59:29des questions
59:30au gouvernement
59:30pour revenir
59:31sur les temps forts
59:32avec deux députés
59:33mais aussi
59:33avec quatre citoyens
59:35qui viendront poser
59:36eux les questions
59:37à nos invités
59:39députés
59:39on commence
59:40par l'hommage
59:41de l'Assemblée
59:42aux deux soldats français
59:43tués au Liban
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