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  • il y a 1 jour
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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00:01Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:05On va revenir sur le projet de loi d'urgence agricole. A tout de suite.
00:21Et bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:24Séance à suivre en direct en intégralité comme chaque mardi sur LCP à partir de 15h.
00:29Après la séance, on revient sur les temps forts avec deux députés mais aussi avec quatre citoyens.
00:34Pour tout comprendre de l'actualité parlementaire, on retrouvera tout au long de cette émission Stéphanie Despierre et Nicolas Fleury
00:40depuis la salle des quatre colonnes.
00:41Dario Borgogno et lui d'ores et déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale avec les thèmes choisis par
00:46les députés.
00:47Et puis quelques minutes avant 15h, on vous fera vivre en direct l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu et
00:52des membres de son gouvernement.
00:54Dario, je le disais, vous êtes dans l'hémicycle, vous connaissez les thèmes.
00:57Il fait chaud partout en France et on va revenir sur cette chaleur dans l'hémicycle.
01:02Exactement. Elle a plusieurs questions aujourd'hui autour de la canicule, notamment de la part des groupes écologistes et Ensemble
01:09pour la République.
01:10Le président du groupe Luiot, Christophe Légelen, lui, va plutôt poser une question sur le pouvoir d'achat des Français.
01:16Enfin, cette séance de questions au gouvernement va surtout être marquée par cette minute de silence en hommage à la
01:23députée Horizon de Vendée, Béatrice Bellamy, dont on a appris le décès.
01:27Elle était très engagée sur les questions autour du sport et c'est notamment à ce sujet que son président
01:32de groupe, Laurent Marcangeli, va interpeller le gouvernement.
01:36Merci beaucoup, Dario Borgogne. On va parler du projet de loi d'urgence agricole avec deux spécialistes, nos invités.
01:41Julien Dive, bonjour.
01:42Bonjour.
01:42Député droite républicaine de l'Aisne, Benoît Biteau, bonjour.
01:45Oui, bonjour à vous.
01:46Député écologiste et social de Charente-Maritime.
01:48Avant cela, Dario le disait, la séance va commencer par un hommage à la députée Béatrice Bellamy.
01:53Important que toute la représentation nationale, Julien Dive, salue sa mémoire aujourd'hui.
01:57Bien entendu, c'est une députée engagée, une députée comme beaucoup de députés, d'ailleurs comme tous les députés, une
02:03personne très respectable et qui était en plus une personne attachante, qui avait des vraies convictions et qui avait envie
02:10de faire avancer la cause du sport, mais aussi la lutte contre les cancers.
02:13On sait qu'on a encore aujourd'hui sur les cancers du sein, malgré le fait que les députés savent
02:17s'associer et voter à l'unanimité des lois.
02:19On voit encore qu'il n'y a pas les décrets qui suivent, comme dans beaucoup de textes et c
02:23'est malheureux quand c'est sur ces textes-là.
02:24Des combats transpartisans, Benoît Biteau, elle avait notamment fait une commission d'enquête avec une de vos collègues sur les
02:31violences sexuelles dans le sport.
02:32Oui, oui, tout à fait. C'est toujours extrêmement émouvant, bouleversant même, de perdre un collègue pendant le mandat pour
02:41des raisons X ou Y.
02:42Moi, j'ai déjà vécu ça avec une très très bonne amie quand j'étais député européen, avec Michel Rivasi.
02:47Et c'est toujours bouleversant de voir des élus qui s'impliquent, qui donnent leur vie.
02:52Et quand on est député, on ne fait presque que ça.
02:54Dans notre vie, au détriment souvent de notre vie familiale, de notre vie même sociale.
03:02Et quand on, malgré ça, l'un des nôtres s'en va, c'est toujours extrêmement éprouvant.
03:08Et on suivra évidemment l'hommage rendu par la représentation nationale au début de la séance des questions au gouvernement.
03:13On va parler du projet qui vous occupe, messieurs, dans l'hémicycle de l'Assemblée, le projet de loi d
03:18'urgence agricole.
03:18Stéphanie Despierre, les députés continuent à examiner le texte.
03:21Il est peut-être question même d'ouvrir ce week-end.
03:23De quoi s'agit-il ?
03:24Alors c'est la troisième loi agricole en trois ans.
03:26Une loi de réconciliation, selon les mots de la ministre de l'Agriculture.
03:30C'était une promesse du gouvernement après les mobilisations d'agriculteurs.
03:33En janvier dernier, rappelez-vous, j'étais devenue en tracteur devant l'Assemblée nationale.
03:38Alors au programme de cette loi, les retenues d'eau, l'élevage intensif, le loup ou encore les importations.
03:43Mais le Premier ministre n'a pas voulu rouvrir le débat explosif sur les pesticides, notamment sur l'acétamipride.
03:49Cet insecticide est interdit en France, mais pas ailleurs en Europe.
03:53Les producteurs de betteraves, de noisettes voudraient qu'ils soient à nouveau autorisés pour protéger leurs récoltes.
03:57Il n'en est pas question dans le texte du gouvernement.
04:00Je vous rappelle qu'en 2025, la loi Duplon, qui voulait réintroduire cet acétamipride, a électrisé le débat public.
04:06La semaine dernière, dans l'hémicycle, les députés du Rassemblement national ont quand même réclamé sans succès la légalisation de
04:12ce pesticide.
04:13Le gouvernement sait que s'il remet ce sujet sur la table et dans le texte, sa loi d'urgence
04:18n'a aucune chance d'être adoptée.
04:19Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
04:21Julien dit, vous êtes un des rapporteurs de ce texte sur la question des importations.
04:25Le gouvernement voulait interdire l'importation de denrées cultivées avec des pesticides interdits en Europe.
04:31Les députés ont dit non interdit en France.
04:34Certains députés.
04:35Certains députés, une majorité, puisque l'amendement a été adopté.
04:38Pourquoi ça ne vous va pas ?
04:39Parce qu'on est là pour, c'est un texte d'urgence, et on est là pour être opérationnel, être
04:43efficace.
04:44Moi, si je voulais faire de la popole ou de la poloche, j'aurais voté cet amendement sans difficulté, sauf
04:49que cet amendement est inapplicable.
04:50Et donc la réécriture aujourd'hui fait que l'article en question devient inapplicable.
04:54Donc c'est au niveau européen que tout doit se jouer ?
04:56Oui, parce qu'en fait, on est dans un cadre, à moins de vouloir l'autarcie et de sortir de
05:00l'Union Européenne,
05:01mais on est dans un cadre qui est celui de l'Union Européenne et des règles de l'Union Européenne.
05:05Ou libre circulation des biens et des marchandises.
05:07Et dans un cadre d'accords commerciaux, ceux de l'OMC, qui nous permet d'exporter au passage.
05:12Et si on ne respecte pas ces accords, et si on ne respecte pas ce cadre, on est sanctionnable.
05:16Or, nous, on avait voulu, au travers de cet article, corriger l'article 44 d'Egalim,
05:20puisque c'était déjà un sujet qui avait été évoqué à l'époque,
05:24en prenant juste le petit trou de souris qu'il y a sur la partie européenne et la partie sanitaire.
05:30Ainsi, on pouvait très rapidement, dès la promulgulation de la loi, lutter contre l'importation de ces denrées.
05:35Aujourd'hui, avec l'écriture actuelle, ça ne marche pas.
05:37Benoît Biteau, est-ce qu'en voulant élargir cette interdiction aux insecticides interdits en France et non plus en Union
05:43Européenne,
05:43vous n'êtes pas allé trop loin et vous n'avez pas rendu un dispositif inapplicable ?
05:46Vous avez été député européen.
05:49Oui, mais on envoie un signal, en tout cas.
05:51C'est-à-dire qu'effectivement, on pourrait peut-être se poser la question de l'applicabilité de ce qu
05:57'on a voté.
05:57Mais le signal est fort.
05:59On ne peut pas dire qu'on est en train de vouloir écrire un texte pour réconcilier le monde agricole
06:03avec le reste du monde,
06:04l'agriculture et la nature, les mangeurs et les agriculteurs,
06:07et piétiner à ce point les attentes sociétales et citoyennes.
06:10Je vous rappelle que sur la loi Duplomb, il y a plus de 2 millions de personnes qui ont signé
06:14une pétition pour s'y opposer.
06:16Et donc là, on est encore en train de faire de la demi-mesure, de faire de l'à peu
06:20près,
06:20alors que les attentes sociétales sont fortes.
06:22Donc effectivement, on peut se poser la question, et je me suis interrogé pour être complètement honnête,
06:27parce que j'ai été député européen effectivement sur la pertinence de voter ou pas cette réécriture,
06:32mais à un moment donné, il faut envoyer des symboles, il faut envoyer des signaux forts à ce gouvernement.
06:36Si vraiment on veut de la réconciliation, eh bien on met les ingrédients pour réussir.
06:39C'est envoyé un signal, Julien Diff, parce que la concurrence déloyale,
06:43les agriculteurs français la dénoncent aussi au niveau européen.
06:46Certaines substances sont autorisées tout près de chez nous, en Italie ou en Espagne,
06:50et ça fait concurrence aux produits français.
06:52La concurrence au niveau européen, elle est d'abord franco-français,
06:54c'est les normes qu'on s'est imposées nous-mêmes.
06:56Ce sont les lois que nous avons votées nous-mêmes, ou qui ont été votées, qui ont été instaurées.
06:59D'ailleurs, c'était l'objet du débat de la loi Duplomb l'an dernier.
07:02Donc voilà, je ne vais pas revenir sur ce qui manque dans le texte, mais en tout cas, il est
07:05là le sujet.
07:06Aujourd'hui, cet article 2 visait à lutter contre l'importation de denrées alimentaires interdites.
07:10Et d'ailleurs, je précise, on voulait notamment préciser par le biais d'amendements
07:14la question des hormones de croissance et la question des antibiotiques.
07:18Exactement ce qu'on retrouve dans les traités du libre-échange de Mercosur, et qu'on a tous rejetés.
07:22Donc moi, je veux bien envoyer des signaux.
07:24C'est ce qu'on a pu faire et pu se faire plaisir ces derniers mois.
07:27Sauf qu'il reste 12 mois avant la fin de nos mandats.
07:29Et pour les 12 derniers mois, il faut être efficace.
07:31Et donc, je suis désolé, c'était une mesure efficace.
07:33Benoît Biteau, il y a une discussion qui reste possible.
07:35On sait que le texte est à l'Assemblée, il va ensuite aller au Sénat.
07:37Est-ce qu'il y a possibilité de trouver un compromis pour que cette réglementation des importations,
07:42très attendue par les agriculteurs, puisse aboutir ?
07:44Alors, je ne sais pas si tous les agriculteurs l'attendent, parce qu'il faut aussi se calmer avec ça.
07:48C'est-à-dire qu'on est en train de dire qu'il y a des agriculteurs, tous les agriculteurs
07:51seraient là à attendre.
07:52Et Julien Dive est d'accord. Vous êtes d'accord sur ce point ?
07:54Oui, ce n'est pas le grand soir. C'est des réponses complémentaires.
07:55Sur ce texte-là, moi, ce que je vois, c'est qu'il s'adresse surtout à une frange agricole.
08:00Quand on veut faire des mégabassines, ça ne concerne que 6% des agriculteurs.
08:03Quand on veut déplafonner les ICPE, ça ne concerne que 3% des élevages.
08:08Alors, les ICPE, c'est pour la question notamment de l'élevage.
08:10C'est pour l'environnement. Et donc, ce texte ne s'adresse pas à tous les agriculteurs.
08:16Et justement, il y a des agriculteurs en souffrance qui ne se sentent pas concernés par ce texte.
08:20Donc, attention, la FNSEA, ce n'est pas tous les agriculteurs.
08:23Alors, on va parler justement, on va faire le tour d'horizon des différents groupes politiques
08:27pour savoir leur positionnement sur ce texte.
08:29Je vous propose de retrouver Hélène Laporte, députée Rassemblement National, celle des 4 colonnes.
08:35Oui, on est avec Hélène Laporte ici aux 4 colonnes.
08:37Vous êtes députée Rassemblement National du Lot-et-Garonne.
08:40Cette loi d'urgence agricole, pour vous, elle ne va pas assez loin. Pourquoi ?
08:43Non, mais pour plusieurs raisons.
08:44Parce que déjà, dans l'article 2, nous, on souhaitait la réintroduction de l'autorisation
08:47de certaines molécules en phytosanitaire pour pallier aux urgences de plusieurs filières
08:52comme les cerises, comme les pommes, comme la noisette, bien évidemment,
08:55mais également la betterave sucrière.
08:57On aurait voulu qu'il y ait le débat sur la réintroduction de l'acytamipride
09:00parce qu'on sait très bien qu'on est le seul pays européen à ne pas pouvoir l'utiliser,
09:03que ça nous met dans une grande concurrence déloyale avec les autres pays européens.
09:05C'est un exemple parmi tant d'autres.
09:07Donc on a quelques mesures qui vont s'ajouter, qui vont permettre une amélioration
09:12des conditions de travail de nos agriculteurs,
09:14mais ce n'est pas du tout une loi qui va révolutionner l'agriculture française.
09:17Il y a aussi une question d'importation de produits qui contiennent des substances interdites
09:21depuis d'autres pays que la France ?
09:23Oui, bien sûr.
09:24Mais pour ça, il va falloir réformer par la suite
09:26parce que là, à l'heure actuelle, c'est passé via un article 2,
09:29mais on sait très bien que ça risque d'être retoqué, bien évidemment.
09:31Donc on a besoin qu'il y ait des réformes en profondeur par la suite.
09:34Il y a un enjeu aussi en fin de financement pour beaucoup d'agriculteurs.
09:38Oui, non mais tout à fait.
09:39Il y a beaucoup d'agriculteurs qui se retrouvent dans des grandes impasses
09:41parce qu'on ne s'attaque pas aux réalités du problème, en fait.
09:44On donne des petits pansements, il y a des prêts garantis par l'État,
09:48il y a différentes mesures.
09:49Mais tant qu'on ne traitera pas le sujet,
09:51quand on ne fera pas de l'agriculture,
09:53une exception agriculturelle par rapport au traité libre-échange,
09:55tant qu'on ne fera pas de grandes réformes,
09:57on ne pourra pas faire en sorte que notre agriculture aille bien.
09:59C'est possible vu les divisions de cette Assemblée ?
10:01À l'heure actuelle, mais il ne vous a pas échappé
10:03qu'on va rentrer en campagne présidentielle
10:05et que certainement par la suite, on aura une autre Assemblée nationale
10:07avec, je l'espère, Marine Le Pen ou Jordan Bardella
10:10pour pouvoir commencer ces réformes pour l'agriculture.
10:12Merci beaucoup.
10:13Je vous en prie.
10:14Merci.
10:15Merci Nicolas Fleury.
10:16On va poursuivre le débat en plateau avec une question centrale.
10:19La question de l'eau, ça concerne un quart des amendements
10:21qui ont été déposés sur ce texte.
10:23Julien Dive, les écologistes notamment,
10:25vous accusent, et par votre biais le gouvernement,
10:27de vouloir privatiser la question de l'eau pour quelques agriculteurs.
10:32Pourquoi cette question de l'eau, elle est centrale d'après vous ?
10:34La question de l'eau est centrale parce qu'elle nous concerne toutes et tous,
10:36particulièrement aujourd'hui en période de canicule exceptionnelle au mois de mai.
10:40Maintenant, la question de l'eau est tellement centrale
10:42qu'elle nous intègre, elle intègre d'office la question alimentaire.
10:47Et les agriculteurs qui ont besoin de stocker de l'eau,
10:50qui ont besoin d'utiliser de l'eau pour ensuite irriguer des cultures,
10:55même du maraîchage, c'est pas pour uniquement leur personne,
10:59c'est aussi pour nourrir les populations.
11:00Donc ça intègre l'ensemble de la société.
11:03Il ne faut pas imaginer que c'est simplement du stockage dans un précaré
11:05qu'on se garde pour soi-même et son petit potager qu'on garde.
11:08Non, c'est pour nourrir les populations, c'est pour nourrir la société.
11:11Donc je pense que la question de l'eau nous dépasse largement.
11:14C'est un sujet, un enjeu qui est bien entendu important
11:17et qui va nous occuper pour le siècle qui vient,
11:19mais qui est aussi une question de société.
11:21Gestion de l'eau, très rare.
11:23Benoît Biteau, certains disent que c'est une question de bon sens.
11:26En fait, quand il pleut, on doit pouvoir stocker cette eau-là
11:29justement pour pouvoir s'en servir quand il ne pleut pas.
11:31Et sans caricaturer, avec des méga-bassines,
11:33ça peut être des stockages d'eau de taille raisonnable.
11:36On est justement dans la caricature en permanence.
11:38C'est-à-dire qu'on voudrait penser, y compris dans l'hémicycle,
11:40qu'il y a des gens contre l'irrigation et des gens pour l'irrigation.
11:43Personne n'est contre l'irrigation. Personne.
11:45Sauf que dans la caricature, on va jusqu'à dire
11:47que quand on va stocker de l'eau, ça va être pour tous les agriculteurs.
11:50C'est les 5% d'agriculteurs ou 6% qui ont accès à l'eau d'irrigation aujourd'hui
11:54qui vont bénéficier des méga-bassines.
11:56Dans les textes, on n'a que 5% de volume réservé à des nouvelles installations.
12:00Et donc, on ne règle pas la question de l'eau pour tous les agriculteurs.
12:04Et de surcroît, on nous parle du maraîchage.
12:07Très bien, arroser des fruits, des légumes.
12:09Moi, je suis pour. Y compris, je vais être provocateur.
12:11Et pourquoi pas irriguer du tabac et retrouver notre autonomie.
12:14Sauf que 60% de l'eau qu'on utilise aujourd'hui en irrigation
12:17va irriguer une plante qui s'appelle le maïs.
12:20Et donc, si on était dans des vraies logiques de partage de l'eau,
12:23conformément aux codes de l'environnement,
12:25on ne ferait pas de méga-bassines pour le maïs.
12:28Et pour écarter la problématique de méga-bassines,
12:31il faut qu'on réinstalle le grand cycle de l'eau
12:34et qu'on réaménage le territoire.
12:35Quand l'eau est abondante et qu'il y a des inondations,
12:38il faut des zones d'épandage de crues pour éviter qu'il y ait des inondations.
12:41Et quand on a des zones d'épandage de crues,
12:43on ralentit, on retient, on laisse s'infiltrer,
12:45on recharge les nappes souterraines et on a de l'eau pour tout le monde.
12:48De sortir, alors peut-être des caricatures, Julien Dive.
12:51Est-ce que c'est vrai que ces stockages d'eau,
12:53c'est finalement des méga-bassines qui vont profiter à quelques-uns
12:56pour notamment irriguer les cultures de maïs ?
12:58Il n'est écrit nulle part dans la loi que c'est pour faire des méga-bassines.
13:00On parle de stockage, faciliter le stockage de l'eau.
13:02Après, ce sera dimensionné en fonction des besoins.
13:05Ce sera soumis à des autorisations.
13:07Il ne faut pas imaginer non plus qu'il y ait un régime d'exception qui est créé.
13:09Il y aura toujours des enquêtes publiques,
13:11il y aura toujours le respect des normes environnementales.
13:12Mais elles sont moins obligatoires.
13:14Les préfets peuvent contourner aussi certaines décisions.
13:16Ce n'est pas un contournement, ne laissons pas penser
13:18qu'on fait des passe-droits pour tous les projets.
13:20Il y a évidemment une facilitation,
13:22il y a évidemment une volonté d'accélérer.
13:23Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, ça prend des années.
13:25Et je ne veux pas qu'on tombe dans la caricature
13:27uniquement de la culture du maïs.
13:28Oui, il y a un sujet sur la culture du maïs et l'irrigation du maïs
13:32avec certainement, et c'est peut-être un des angles morts de ce texte,
13:35d'accompagner des territoires.
13:36On l'a cherché à l'avoir au travers de l'article 1er
13:38sur les projets d'amnés agricoles,
13:39mais peut-être un angle mort, c'est celui de comment accompagner des territoires
13:42où on a des cultures qu'on va devoir
13:46engager dans une transition
13:47pour faire d'autres types de cultures,
13:48moins consommatrices d'eau, etc.
13:49Ça, c'est un angle mort, je le concède parfaitement.
13:51Je sais reconnaître ce qui va, ce qui ne va pas.
13:53Mais ce n'est pas que la question du maïs.
13:54Je ne veux pas te contourner sur ces caricatures.
13:56Et ce qu'il y a de bien, c'est que quand j'entends Benoît Abito à l'instant,
13:58c'est qu'il n'est pas contre tout.
13:59Donc on peut peut-être trouver un terrain d'entente.
14:01Écoutez, sur son plateau, on essaie de trouver des terrains d'entente.
14:04Mon parcours professionnel et politique
14:09à une époque de ma vie, à ce que les stockages soient financés
14:12par 100% d'argent public,
14:13donc la gueule de l'antibacine quand même,
14:15100% d'argent public pour garantir une gestion publique de l'eau.
14:18Et sur la question des zones humides,
14:20en commission,
14:21les articles avaient été réécrits, ils ont été recorrigés.
14:24Pour vous, j'imagine,
14:26ils ont été supprimés.
14:27Et justement, pourquoi d'après vous,
14:30il fallait les rétablir, il fallait les corriger
14:32comme ça a été le cas en commission du développement durable ?
14:34Non, moi je pense qu'il fallait les supprimer
14:35parce que tel que c'est écrit, c'est inopérant.
14:38Les zones humides sont éminemment stratégiques
14:41et je l'ai abordé tout à l'heure
14:42quand j'ai évoqué le grand cycle de l'eau.
14:44Si on veut restaurer un grand cycle de l'eau
14:46qui accueille, qui retient, qui ralentit,
14:48qui laisse s'infiltrer
14:49et qui stocke suffisamment longtemps
14:51pour qu'il y ait des débits permanents,
14:53moi je viens d'une zone littorale,
14:54si on n'a pas des débits permanents
14:55pour réalimenter en eau douce en été
14:57le bassin austrécole de Marraine-Oléron,
15:00le bassin mythilicole de la moule de Charon,
15:02il n'y aura plus ces activités-là
15:04qui sont des activités emblématiques, authentiques,
15:06identitaires de notre territoire.
15:07On a besoin de ces zones humides
15:08et on est dans un article qui veut affaiblir
15:11la portée réglementaire des zones humides.
15:13Donc là, on fait vraiment fausse route.
15:15Et si je fais le lien avec le stockage de l'eau,
15:17si on n'a pas ces zones humides
15:18pour retenir et ralentir d'eau,
15:20probablement on n'aura pas d'eau
15:22pour remplir ces équipements de stockage.
15:23Justement, sur cette question des zones humides,
15:25Julien Dive, importante pour la biodiversité,
15:27il y a des compensations
15:28quand on les transforme notamment.
15:31Là, il s'agit de quoi ?
15:32De dire que ces compensations doivent exister
15:34mais elles doivent être moins contraignantes
15:35pour les agriculteurs ?
15:36Il s'agit surtout de reconnaître
15:37qu'il y a des zones qui ne sont plus
15:39classées zones humides,
15:40qui ne sont plus aujourd'hui humides.
15:43C'est le cas de le dire.
15:44En fait, vous avez forcément,
15:45c'est une cartographie,
15:46une reconnaissance qui a plusieurs décennies.
15:48Et c'est peut-être aussi un sujet
15:49qu'il aurait fallu revoir.
15:50C'est revoir la cartographie des zones humides,
15:52redéfinir ce que sont les zones humides.
15:54Il y a des zones humides
15:55qui n'ont plus vu d'eau depuis plusieurs années.
15:57Il y a des zones qui n'étaient pas reconnues
16:00zones humides, qui le sont devenues.
16:01C'était un point sur lequel il fallait travailler.
16:03Et du coup, celles qui ne sont plus zones humides,
16:05c'est comment les ramener dans l'activité,
16:07comment les réutiliser
16:08sans mettre en contrainte le monde agricole.
16:10C'est uniquement ça.
16:11C'est donner de la souplesse.
16:12Donner de la souplesse, Benoît Biteau,
16:14puisqu'effectivement,
16:15certaines zones qui ont été aménagées
16:17depuis un certain nombre d'années,
16:18est-ce qu'on peut vraiment les qualifier
16:19de zones humides aujourd'hui
16:20et de dire qu'il faut des compensations,
16:22des préservations particulières ?
16:23Vous vous rendez compte le mouvement
16:24qu'on est en train d'essayer de faire ?
16:25C'est-à-dire qu'on fait le constat
16:26qu'on a un cycle de l'eau qui dysfonctionne,
16:28qui provoque des inondations,
16:30qui provoque des sécheresses.
16:31Probablement parce que ces zones humides
16:32ont disparu et qu'on les a attribuées
16:34à d'autres usages
16:35que ce que pourraient être
16:37les fonctions d'une zone humide.
16:38Et on est en train de nous dire
16:39qu'on les a détruits.
16:40Ce qu'il faut pour restaurer
16:43le grand cycle de l'eau,
16:43c'est retrouver des zones humides.
16:44Et au moment où on pourrait restaurer
16:46ces zones qui étaient des zones humides fonctionnelles,
16:48on dit non, il ne faut plus y toucher
16:49parce qu'elles ne sont plus fonctionnelles.
16:50À ce moment-là, si je vous écoute,
16:52Bonobito, il va falloir raser une partie de Paris
16:53puisque Paris s'est construite
16:54sur des marais qui ont été asséchés,
16:56qui étaient donc des zones humides.
16:57Et toute l'ensemble de Paris,
16:58une grande partie de Paris
16:59a été construite sur des zones humides.
17:00Julien Dive,
17:01réponse à cette question,
17:03Benoît Bito.
17:03Je suis capable de faire
17:04ce genre de caricature aussi.
17:06On a beaucoup travaillé
17:07sur d'autres zones
17:07que la zone parisienne.
17:08Et par exemple,
17:09sur le marais Poitvin,
17:10on a retourné 33 000 hectares
17:11de zones humides
17:12qui font défaut aujourd'hui
17:13à la gestion de cette zone humide
17:15qui est quand même
17:15une zone humide remarquable.
17:16Ce que montrent les études,
17:17c'est qu'on n'a pas besoin
17:18de remettre les 33 000 hectares
17:20de prairies en prairies humides,
17:21mais 10 000 hectares.
17:22Mais parmi ces 10 000 hectares,
17:24il y a des zones
17:25qui sont éminemment stratégiques
17:26parce que,
17:27je ne veux pas être trop technique,
17:27mais si on ne les restaure pas,
17:29les casiers hydrauliques
17:30vont dysfonctionner.
17:31Et pourtant,
17:32ce sont des zones humides
17:33fortement endommagées
17:34et qui,
17:35si on écoute ce texte de loi,
17:36ne seraient plus concernées
17:37par la restauration de zones humides.
17:38Donc c'est là
17:39où on fait fausse route.
17:40Est-ce qu'on peut restaurer
17:41certaines zones humides,
17:42dire sur certaines,
17:43ok, on les sort de l'appellation
17:44zone humide,
17:45mais d'autres,
17:46classifier avec un travail de terrain,
17:50c'est certainement pas réduire
17:52la portée des zones humides,
17:53c'est au contraire
17:53de pouvoir reclasser, déclasser,
17:55c'est trouver le bon équilibre.
17:56Il est uniquement là, le sujet.
17:58Alors, je vous propose
17:59de parler d'un autre sujet
18:00qui fait débat dans ce texte,
18:02celui de l'élevage en général.
18:04Vous commencez à en parler,
18:05Benoît Biteau,
18:06il est question de simplifier
18:07l'installation d'élevage.
18:09On parle notamment
18:09de poulailler, par exemple.
18:11On consomme de plus en plus
18:12de poulet, d'œuf,
18:13et on n'a pas suffisamment
18:15d'œuf et de poulet.
18:15Est-ce que la solution,
18:16ce n'est pas de construire
18:17plus de poulaillers,
18:192200 nécessaires,
18:20selon la filière, en 10 ans ?
18:21Le sujet, ce n'est pas
18:22d'arrêter de faire de l'élevage,
18:24ce n'est pas d'arrêter
18:24de produire des œufs,
18:25ce n'est pas d'arrêter
18:26de produire des poulets,
18:26c'est de le faire
18:27sur des entités
18:28beaucoup plus modestes,
18:29de manière à ce qu'il y ait
18:30de l'acceptation sociale
18:31et sociétale.
18:32Et de surcroît,
18:33au-delà de l'acceptation
18:35sociale et sociétale,
18:36ça permettrait aussi
18:38de pouvoir trouver
18:39des autonomies.
18:40C'est-à-dire que
18:40quand on est sur des grosses unités,
18:42on est obligé d'aller chercher
18:43l'alimentation ailleurs,
18:44de chercher des céréales,
18:46pourquoi pas du soja
18:47qui vient de l'autre côté
18:48de l'Atlantique
18:48pour alimenter ces poulaillers.
18:50Alors que si on était
18:50sur des entités plus modestes,
18:52plus à dimension familiale,
18:54moi j'aime bien parler de ça,
18:55ou paysanne,
18:56eh bien on aurait la possibilité...
18:58C'est combien ?
18:5840 000 poulets,
18:58ça reste familial ?
18:59Oui, il faut essayer de définir,
19:01mais effectivement,
19:02les seuils de l'agriculture biologique
19:04sont peut-être
19:04ceux qu'il faut retenir.
19:06Sur l'agriculture biologique,
19:07c'est 24 000 volailles
19:08par poulailler.
19:10Eh bien là,
19:10on a potentiellement
19:11sur la même structure
19:13l'équipement du poulailler,
19:14la production de céréales,
19:15la production de protéines,
19:16et qui fait qu'on est
19:17sur des circuits courts
19:18et on retrouve de l'autonomie
19:19et donc de la compétitivité.
19:21Julien Dive,
19:21on va revenir sur la question
19:22de la souveraineté,
19:23mais sur la question
19:23de l'acceptabilité.
19:24C'est vrai que ces grands projets,
19:25parfois de grands poulaillers,
19:26sont parfois contestés
19:29par les populations.
19:30Ça fait du bruit,
19:31ça fait des odeurs.
19:32Attendez,
19:32je vais casser tout de suite
19:33ce qu'on pourrait laisser penser.
19:35L'article ne dit jamais
19:35qu'il faut porter le poulailler
19:36à 48 000 obligatoirement.
19:38L'article ne dit pas
19:39qu'il faut doubler absolument.
19:40Il enlève le seuil
19:41de 40 000 poulets
19:42pour la nécessité
19:43de demander
19:44des autorisations spécifiques.
19:45Il donne la possibilité
19:45de le faire.
19:46Mais aujourd'hui,
19:47un poulailler ou des poulaillers
19:48de 24 000 poulets
19:49doivent passer aussi
19:50par le règlement ICPE.
19:51Donc en fait,
19:51il n'y a pas de sujet.
19:52On est juste en train de dire
19:53qu'un élevage
19:55ne peut pas être considéré
19:56comme une usine industrielle
19:59particulièrement dangereuse,
20:00on va dire,
20:01avec des produits à risque
20:02pour la population.
20:04Ce n'est pas la même chose.
20:05Donc ce qu'on dit,
20:06c'est qu'on les met
20:07dans un cas d'exception,
20:09comme on l'a fait
20:09pour l'élevage bovin,
20:11dans un cas d'exception,
20:12que ce soit valable
20:13pour 24 000 comme 48 000.
20:14C'est tout ce qu'on dit.
20:15Pourquoi 48 000 ?
20:16Parce qu'on se réfère
20:17au niveau européen.
20:18Et on est en train
20:18de pleurer à chaudes larmes
20:20qu'on est en distorsion
20:21de concurrence en Europe,
20:22qu'on est en distorsion
20:23de concurrence avec les pays européens.
20:24On mange en France
20:25la moitié de notre poulet
20:26qui vient d'ailleurs,
20:28qui vient d'Ukraine,
20:29qui vient de Pologne,
20:29qui vient d'Amérique du Sud.
20:30Et on va se mettre
20:31à nouveau des bâtons
20:33dans les roues
20:33pour nos bâtiments d'élevage.
20:34On est chez les tarés.
20:35On entendra les socialistes
20:37juste pour répondre
20:38à cette question,
20:38Benoît Biteau.
20:39C'est vrai qu'on consomme du poulet,
20:40on en importe
20:41dans des conditions
20:42qui sont bien moins bonnes
20:43que celles produites en France
20:44et en même temps,
20:45on ne veut pas en produire suffisamment.
20:46Il faut quand même
20:47qu'on ait un minimum de cohérence.
20:48On ne peut pas,
20:49la main sur le cœur,
20:50dire on ne veut plus
20:51de poulet d'Ukraine,
20:52on ne veut plus de poulet
20:52qui vienne de Mercosur
20:53parce que les conditions
20:55d'élevage sont insupportables
20:56et dire finalement
20:57on va faire des poulaillers
20:58comme en Ukraine
20:59et au Mercosur.
21:00Mais est-ce que c'est
21:00ce que ce texte dit,
21:01Benoît Biteau ?
21:02Il ne dit pas qu'on va faire
21:03des élevages à 200 000 poulets.
21:04On est quand même
21:04en train de décliner l'offre.
21:07Non, il y a une dimension sociale.
21:07En tous les cas,
21:08on ne pourra pas le faire,
21:08c'est dans la Constitution.
21:09Il y a une dimension sociale.
21:10C'est-à-dire qu'est-ce qu'au motif
21:12qu'on aurait des revenus plus modestes,
21:13on doit forcément manger
21:15des poulets de mauvaise qualité,
21:16qu'ils viennent d'Ukraine
21:17ou de France demain
21:18avec ce genre d'équipement ?
21:19Moi, j'ai du mal.
21:20Donc je préfère
21:21des poulaillers de taille plus modeste
21:30Alors, on va voir ce qu'en pense
21:31le Parti Socialiste,
21:32le député Dominique Potier.
21:33On va le retrouver,
21:34celle des 4 colonnes.
21:35Bonjour.
21:36On parlait à l'instant
21:37des élevages industriels,
21:39de la volonté du gouvernement
21:39d'augmenter la taille des élevages.
21:41Quelle est la position des socialistes ?
21:43Nous pensons qu'il faut reconquérir
21:44notre souveraineté alimentaire
21:46en matière de viande blanche.
21:48Et le groupe socialiste
21:49n'est pas opposé par principe
21:50à l'augmentation de la taille des élevages.
21:52Il pose deux questions
21:53qui actuellement ne sont pas résolues
21:55par l'ordonnance.
21:56La première, c'est
21:57qui porte ces élevages ?
21:58Nous nous méfions
21:59d'une logique de firme
22:00et nous voulons que ce soit
22:01des fermes,
22:01donc des paysans
22:02qui portent ces élevages
22:03sur le plan capitalistique,
22:04sur le plan de la décision
22:05et du travail.
22:06Et deuxièmement,
22:07nous nous intéressons
22:08à la question
22:08de où seront ces élevages ?
22:09Si nous concentrons à nouveau
22:11la production de viande blanche
22:13dans l'Ouest,
22:14nous allons vers des conditions
22:15économiques et écologiques
22:16qui devront devenir insolubles.
22:18Donc nous plaidons
22:19pour que cette viande blanche
22:20que nous devons reconquérir
22:22soit produite
22:22dans des zones intermédiaires
22:23où ils apportent à la fois
22:24un engraisement des sols
22:25par les effluents
22:27et puis par ailleurs,
22:28que ce soit l'occasion
22:29de produire de la protéine
22:30dans l'autre pays
22:31afin de gagner en souveraineté
22:32non seulement en viande
22:33mais en protéine animale
22:34et en protéine humaine.
22:35Bref,
22:36il y a un vrai travail
22:37de planification à faire.
22:38Qui porte,
22:39où ça se passe,
22:40ce sont les questions essentielles
22:41pour nous.
22:41L'autre grand sujet
22:42de ce projet de loi,
22:43c'est l'eau,
22:44son stockage,
22:44comment on la contrôle,
22:46qui a le droit de l'utiliser.
22:48Vous étiez en commission
22:49plutôt favorable au texte
22:51et là,
22:51il semblerait
22:52que vous étiez
22:53un peu changé d'avis.
22:54L'équilibre
22:54que nous avait proposé
22:55le gouvernement,
22:55c'est un peu plus
22:57le stockage facilité
22:58pour les paysans,
22:59notamment pour les cultures maraîchères,
23:00la semence,
23:01l'abreuvement du bétail
23:02contre une meilleure protection
23:03des captages
23:04n'a pas résisté
23:05à l'examen en séance.
23:06On a vu une sorte de dérive
23:07où on a une captation
23:09de l'eau potentielle
23:10par des opérateurs privés
23:12qui soient en contradiction
23:13avec la planification
23:14sur les bassins versants.
23:16Donc,
23:16c'est la négation
23:16du principe de réalité
23:17et de l'obligation
23:18de coopérer
23:19là où la compétition est vaine.
23:20Et puis,
23:20par ailleurs,
23:21sur le captage,
23:22les prescriptions qui sont données
23:23sont devenues tellement illusoires
23:25qu'elles ne méritent plus
23:26notre intérêt.
23:27Bref,
23:27l'équilibre est rompu.
23:28Malheureusement,
23:29l'eau,
23:29c'est un bien commun.
23:30Les paysans en ont besoin
23:31mais pour ça,
23:32il nous faut de l'intelligence collective.
23:33Il faut parler,
23:34il faut dialoguer.
23:35Ce n'est pas le rapport de force
23:36qui compte,
23:36c'est la coopération.
23:37En un mot,
23:38vous votez pour le texte
23:39ou vous ne votez pas ?
23:40Alors qu'il est ?
23:40Trop tôt,
23:40nous sommes pionniers
23:42dans les propositions
23:43sur le foncier,
23:44sur le revenu.
23:45Le texte n'est pas terminé.
23:46On ne désespère pas
23:46de retrouver un équilibre.
23:47Merci.
23:48Merci.
23:49Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
23:50Sur les deux axes
23:51développés par Dominique Potier,
23:53à la fois le fait
23:53que ces élevages
23:54ne doivent pas être captés
23:56par des grandes firmes
23:57et aussi ne doivent pas
23:58être trop concentrés,
23:59notamment on pense
23:59à l'ouest du territoire.
24:00Là-dessus,
24:01vous étiez plutôt d'accord
24:02avec ces inquiétudes ?
24:03Bien sûr,
24:03je suis d'accord avec Dominique Potier
24:05sur ces points-là.
24:05Il a raison.
24:06On est là pour faire une loi
24:08pour les agriculteurs,
24:08pas pour les grandes industriels.
24:10Donc je crois que c'est le sens même
24:12de l'ensemble des articles
24:13qui sont portés.
24:14D'ailleurs,
24:14si on veut simplifier,
24:15c'est pour éviter
24:15des agriculteurs
24:16qui se retrouvent
24:17à attendre des années.
24:19J'en ai l'exemple
24:19d'un éleveur porcin
24:20en Bretagne
24:21qui a mis 6 ans
24:22pour son bâtiment d'élevage.
24:23Ça lui a coûté
24:2490 000 euros d'études.
24:25Le sujet,
24:26c'est d'accompagner
24:26ces éleveurs,
24:27ces agriculteurs
24:28à pouvoir porter leurs projets,
24:29parfois des projets d'une vie.
24:30Quant à la concentration,
24:31ça rejoint ce que vous disiez
24:32tout à l'heure
24:32sur l'acceptabilité
24:34de la population.
24:35Évidemment,
24:35si on concentre tout
24:36au même endroit,
24:37on va se heurter
24:37à un problème d'acceptabilité.
24:39Je le vis sur un autre sujet
24:40qui est l'éolien.
24:40Dans ma région
24:41des Hauts-de-France,
24:42on en a partout,
24:42à chaque village,
24:43il y a un sujet
24:44d'acceptabilité.
24:45Pourtant,
24:45je pense que les gens
24:46sont tous pour
24:47la transition énergétique.
24:48C'est la même chose
24:49sur les bâtiments d'élevage.
24:50Benoît Biteau,
24:50sur cette question
24:51et sur le coût
24:52que peuvent représenter
24:53toutes ces études,
24:54est-ce que ce n'est pas
24:55justement cet empilement
24:56de normes
24:56qui favorise
24:57les grandes firmes
24:58qui, elles,
24:58peuvent très bien
24:59remplir des dossiers facilement
25:00plutôt que les éleveurs
25:01de taille familiale
25:02comme vous aimez les appeler ?
25:03Oui, oui,
25:04parce que le risque,
25:05c'est qu'on retombe
25:06sur des logiques d'intégration,
25:07ce qu'on appelle l'intégration
25:08où c'est l'industriel
25:09qui va définir
25:10la taille du bâtiment
25:11mais c'est l'agriculteur
25:12qui va le payer.
25:12C'est l'industriel
25:13qui va définir
25:14l'alimentation
25:14qu'on va mettre
25:15dans le bâtiment
25:15mais c'est l'agriculteur
25:17qui va le payer.
25:18C'est l'industriel
25:19qui va définir
25:20les animaux
25:21qu'on va mettre
25:21dans le bâtiment
25:22mais c'est l'agriculteur
25:22qui pèse.
25:23Mais est-ce que simplifier,
25:23ça n'aide pas
25:24les agriculteurs aussi ?
25:25Au bout du bout
25:25et au bout du bout
25:26on ne sait pas
25:27combien il va vendre
25:27le produit.
25:29Et donc on a bien vu
25:29les désastres de l'intégration
25:30et donc il ne faut pas
25:31reproduire ça.
25:33Après, moi je suis désolé
25:34mais les logiques
25:35de spécialisation
25:36de zones de territoire
25:36on sait où ça a amené.
25:37Ça a amené à des excédents
25:40azotés structurels
25:41en Bretagne
25:41avec des algues vertes
25:42et le besoin
25:43de trouver de la fertilisation
25:45azotée
25:46dans les zones céréalières.
25:48Diversifions les zones
25:49de territoire,
25:50ça nous éloignera
25:50de l'utilisation
25:51des pesticides,
25:51des engrais de synthèse.
25:52On parle beaucoup
25:53du blocage
25:54du détroit d'Ormouz
25:54mais si on sortait
25:56de ces spécialisations
25:56Et la question des engrais
25:57effectivement
25:58Si on sort de spécialisation
25:59on allume
26:00un véritable cercle vers
26:01Julien Dive.
26:02Donc si on veut faire
26:02de la polyculture élevage
26:03il faut faciliter
26:04les bâtiments d'élevage.
26:04Je suis content
26:05de votre bonobuto
26:06dans ce combat.
26:06Oui mais de plus petite taille.
26:07Oui mais de plus petite taille.
26:08Ah oui mais
26:08on va dire que vous êtes d'accord
26:10oui mais Julien Dive
26:11le texte à l'Assemblée nationale
26:13c'est une bataille.
26:14Il ira au Sénat après
26:15où il y a un certain
26:16Laurent Duplomb
26:16qui rêve de pouvoir
26:17réintroduire ses dispositions
26:19sur l'acétamipride
26:20là dans cette lecture
26:21le gouvernement a dit
26:22il ne faut pas
26:23qu'on rentre dans ce débat là.
26:24Est-ce qu'il fallait
26:24rentrer dans ce débat ?
26:25Est-ce qu'on va y revenir après ?
26:26Ou est-ce que vous dites
26:27par rapport à cette Assemblée
26:29par rapport aussi
26:29à la société
26:30qui s'est manifestée contre
26:32il ne faut pas
26:33qu'on rouvre ce dossier ?
26:33Le sujet ce n'est pas
26:34uniquement l'acétamipride
26:35puisque ça c'est l'arbre
26:36qui cache la forêt
26:36c'est l'ensemble
26:37des distorsions de concurrence
26:38sur les produits
26:39phytosanitaires
26:40et les processus
26:40d'autorisation
26:41de mes seuls marchés.
26:42Moi je pense
26:49Merci
26:49ça permet de garantir
26:51la validation
26:52ou la non-validation
26:52de certaines substances
26:53autorisées dans l'agriculture
26:54au niveau européen
26:55et ça permet
26:56d'accélérer
26:57dès lors que ça rentre
26:58dans le cadre sanitaire
27:00mais moi ce que je regrette
27:02c'est qu'on n'ait pas
27:02ce débat global
27:03sur les questions
27:04des phytosanitaires
27:04de la distorsion
27:05des normes
27:06Mais est-ce qu'il fallait
27:07l'avoir dans ce texte là ?
27:08Le gouvernement a dit
27:09si c'est dans ce texte là
27:10ce sera invotable à la fin
27:11Mais ils n'en savent rien
27:12d'abord
27:13eux ils se focalisent
27:14sur l'expérience passée
27:16deuxièmement
27:16on a un texte
27:17qui prend plein de sujets
27:18qui les touche du bout du doigt
27:19et il en oublie d'autres
27:20et c'est regrettable
27:21c'est tout
27:22Alors moi je vous dis
27:23je pars de ce texte
27:24je veux obtenir
27:25des choses pour le monde agricole
27:26la simplification en fait partie
27:28la question de la lutte
27:29contre les denrées alimentaires
27:30traitées avec des pesticides
27:31interdits en Europe
27:32en fait partie
27:33et il y a d'autres sujets
27:34qui en font partie
27:34mais je regrette
27:36qu'il y ait des absents
27:36Est-ce que
27:37au contraire
27:38vous Benoît Habiteau
27:39vous dites au gouvernement
27:40qu'il a bien fait
27:41de ne pas réintroduire
27:42cette question ?
27:43Oui
27:44et puis j'invite
27:45monsieur Duplomb
27:45à emboîter le pas
27:46au gouvernement
27:47Moi je reviens aux fondamentaux
27:49ce qui menace
27:49la souveraineté alimentaire
27:50Julien l'a entendu
27:51des milliers de fois déjà
27:52ce qui menace
27:53la souveraineté alimentaire
27:54c'est l'effondrement
27:54de la biodiversité
27:55et le dérèglement climatique
27:56donc on est
27:57complètement décalé
27:58pour ne pas dire
27:59incohérent
28:00à continuer
28:01de légiférer
28:03sur des logiques
28:04qui accélèrent
28:04le dérèglement climatique
28:05et l'effondrement
28:06de la biodiversité
28:06et puis il faut aussi
28:07aller voir les agriculteurs
28:09qui savent produire
28:10sans utiliser
28:10les pesticides
28:11en grès de synthèse
28:11à n'aller voir
28:12que ceux qui font
28:13avec des pesticides
28:15vous n'aurez que des agriculteurs
28:17qui disent
28:17on ne sait pas faire sans
28:18alors que des initiatives existent
28:20et que ça marche
28:20qu'on ne perd pas
28:21en compétitivité
28:22et que moins on utilise
28:24de pesticides
28:24moins on en a besoin
28:25Est-ce que l'un comme l'autre
28:26quand on vous écoute
28:27et on arrive quasiment
28:28au terme de ce débat
28:30on a le sentiment
28:31qu'il y a peut-être
28:31deux visions politiques
28:32de l'agriculture
28:33mais est-ce qu'il y a
28:33deux agricultures
28:34aussi en France
28:35ceux qui demandent
28:36moins de normes
28:37ceux qui demandent
28:37de pouvoir utiliser
28:38peut-être les pesticides
28:39autorisés ailleurs
28:40et des agriculteurs
28:41qui eux veulent
28:42des plus petites exploitations
28:43Il ne faut surtout pas
28:44opposer les modèles agricoles
28:45c'est ça qu'il faut
28:46arrêter de tenter de faire
28:48si on a des agriculteurs
28:49qui ont besoin de produire
28:50c'est parce qu'on a une demande
28:51et cette demande
28:52si on ne la satisfait pas
28:53on continuera d'importer bêtement
28:55donc moi je comprends
28:56parfaitement
28:56qu'il y a des logiques
28:57et des marchés
28:58sur lesquels il faut répondre
28:59et évidemment
29:00il faut qu'on ait
29:02un écosystème
29:03qui fonctionne bien
29:03un équilibre économique aussi
29:04parce que
29:05ce n'est pas des philanthropes
29:06les agriculteurs
29:07ils veulent juste vivre
29:07du fruit de leur travail
29:08ce n'est pas encore une fois
29:09sans caricature
29:10Martine à la ferme
29:11donc on a besoin
29:11de tous les modèles
29:12dès lors que ces modèles
29:13ont trouvé leur équilibre
29:14et y compris leur viabilité
29:15et on voit qu'au niveau
29:16des consommateurs
29:17Benoît Habiteau
29:18tout n'est pas si simple
29:18parce que beaucoup sont contre
29:19un certain nombre de pesticides
29:21quand ils achètent des produits
29:22en grande surface
29:23parfois c'est fait avec
29:24des noisettes qui viennent d'ailleurs
29:25et qui sont très mal produites aussi
29:27ou l'article 2
29:28mais ça c'est le rôle
29:30des politiques publiques justement
29:31c'est à dire que
29:32si on arrête de perfuser
29:33l'agriculture
29:34qui utilise des pesticides
29:35des engrais de synthèse
29:36et qu'on met cet argent
29:37y compris celle de la PAC
29:38mais y compris celle
29:39qu'on utilise aujourd'hui
29:40pour porter des logiques curatives
29:42pour rémunérer des agriculteurs
29:43qui prennent soin
29:44de l'intérêt commun
29:44je vous garantis que
29:45tout le monde va s'y retrouver
29:46et les agriculteurs
29:48qui seront moins en difficulté économique
29:49et le consommateur
29:50qui aura accès
29:51à des produits
29:52de très très bonne qualité
29:53sans avoir
29:55à être dans des difficultés économiques
29:57et on a une dimension sociale
29:59à tenir
29:59c'est pas parce qu'on est plus pauvre
30:01qu'on doit manger des produits
30:02qui sont dangereux pour la santé
30:03qui accélèrent le dérèglement climatique
30:05et l'effondrement de la biodiversité
30:06Allez Julien, pour finir
30:08on vous écoute sur
30:09réponse à Benoît Habiteau
30:10et surtout là vous allez siéger
30:11peut-être jusqu'à ce week-end
30:12vous êtes rapporteur du texte
30:13vous pensez qu'il peut passer en l'état ?
30:15Il est passé aux commissions
30:16pourquoi il ne passerait pas ?
30:17En l'état je ne sais pas
30:18on va voir comment évoluer
30:18Il y a eu des modifications
30:18sur l'eau notamment ?
30:19Monsieur, monsieur
30:20mais encore une fois
30:21il y a eu une navette parlementaire
30:22celle du Sénat
30:22et je ne voudrais pas
30:24qu'on laisse penser
30:24que les agriculteurs
30:25sont des vilains pollueurs
30:26ils ont quand même fait
30:26une transition
30:28assez énorme
30:29sur les 20 dernières années
30:30en réduisant
30:30de moins plus de 50%
30:32la part de pesticides utilisés
30:33c'est plutôt une bonne nouvelle
30:34et il faut les encourager
30:36Merci beaucoup Alain
30:37comme à l'autre
30:37pour ce débat
30:38vous n'êtes pas d'accord sur tout
30:39mais on voit que vous avez
30:40on essaye de sortir des caricatures
30:42même si
30:43dans le débat
30:44effectivement
30:45c'est parfois un peu
30:46ce qu'il y a
30:46dans le cadre de l'agriculture
30:48et à travailler
30:48vous avez siégé tout le week-end
30:49donc effectivement
30:51Merci Alain comme à l'autre
30:51restez avec nous tout de suite
30:52on va passer au focus
30:53dans cette émission
30:59Jeudi matin
31:00à l'initiative du groupe
31:01Liott
31:01les députés vont abroger
31:03le code noir
31:04c'est l'initiative d'un député
31:05Max Mathiazin
31:06qu'on va retrouver tout de suite
31:07salle des 4 colonnes
31:08au micro de Nicolas Fleury
31:09Oui bonjour Max Mathiazin
31:11vous êtes donc député
31:11Liott de la Guadeloupe
31:13pourquoi vous souhaitez
31:14abroger le code noir
31:15cet ensemble de textes
31:16qui n'est bien sûr plus appliqué
31:17puisqu'il régissait l'esclavage
31:18pourquoi l'abroger maintenant ?
31:20Parce que tout simplement
31:20nous avons vécu
31:22vécu toute notre vie
31:23nos ancêtres ont vécu
31:24nos parents
31:25en pensant que le code noir
31:26avait été abrogé
31:27puisqu'il n'avait plus
31:28puisqu'il n'avait plus d'application
31:29mais en réalité
31:30lorsque l'esclavage
31:32a été aboli
31:33par la convention
31:34en 1794
31:35par la loi
31:36qu'on appelle
31:37loi du 16
31:38plus vieux en 2
31:39l'esclavage
31:40le code noir
31:41n'a pas été abrogé
31:42mais je pense que
31:43les révolutionnaires
31:44de l'époque
31:44ils étaient sincères
31:45pour eux
31:46ils construisaient un nouveau monde
31:47dans lequel
31:49il ne pouvait plus
31:49avoir de privation
31:50de liberté
31:50pour un homme
31:51ou une femme
31:52quelle que soit la couleur
31:53de sa peau
31:53mais quand
31:55Napoléon par exemple
31:56en 1802
31:57rétablit l'esclavage
31:59et il dit
32:00dans son décret
32:02selon toutes les dispositions
32:03antérieures
32:04ça veut dire que
32:05c'est selon le code noir
32:06et c'est le code noir
32:07qui va continuer
32:07à s'appliquer
32:08pendant encore 46 ans
32:09jusqu'à l'abolition
32:12en 1848
32:13et qu'en 1848
32:14l'esclavage
32:15est aboli
32:16par un décret
32:17que l'on dit
32:18des créchelles
32:19chers
32:19on ne parle pas
32:21des esclaves
32:22à ce moment-là
32:22on parle des maîtres
32:24qui on évalue
32:25en fait
32:26si on parle d'eux
32:27c'est pour évaluer
32:28le montant
32:29du cheptel
32:30entre guillemets
32:31puisque les esclaves
32:32étaient considérés
32:32comme bien meubles
32:34et donc
32:35du cheptel
32:36perdu
32:37par le colomb
32:39et qui soit
32:40remboursé
32:41et dédommagé
32:43mais jamais
32:44on n'a parlé
32:44de ces personnes
32:45qui travaillaient
32:46qui étaient privées
32:47de liberté
32:47et qui étaient
32:48josifiées
32:49Aujourd'hui
32:49des siècles plus tard
32:50il y a aussi
32:50une autre question
32:51que vous avez abordée
32:52en commission
32:52et que vous voulez
32:53travailler à l'avenir
32:54c'est celle des conséquences
32:55actuelles
32:56que toutes ces dispositions
32:57légales
32:58et bien sûr
32:59l'esclavage
32:59ont sur la société
33:00d'aujourd'hui
33:01qu'est-ce que vous en dites
33:02qu'est-ce qu'il faudrait faire
33:03le travail a l'air énorme
33:05c'est sûr que l'esclavage
33:06en tant que système
33:07d'économie
33:09de plantation
33:11a structuré
33:11l'économie
33:12a structuré la société
33:13parce que les places
33:15qui nous étaient assignées
33:16qui étaient assignées
33:16aux hommes et aux femmes
33:17dans les colonies
33:19étaient fonction
33:20de la couleur
33:21de leur peau
33:21ça veut dire
33:22que plus on était
33:23foncés de peau
33:24plus on était
33:24au bas de l'échelle sociale
33:26donc il y avait
33:27toute une subdivision
33:28de métissage
33:29jusqu'au blanc
33:31la question
33:33du dédommagement
33:34puisque je vous ai dit
33:35que les colons
33:36ont été dédommagés
33:37et ont été remboursés
33:37la question du dédommagement
33:39est une question
33:40hautement symbolique
33:41mais très importante
33:43ça veut dire que
33:44lorsqu'on vous fait
33:45quelque chose
33:45lorsqu'on vous estimez
33:47qu'on vous a fait
33:47quelque chose
33:48et bien il faut absolument
33:50que ce soit réparé
33:51et reconnu
33:52et réparé
33:53donc le fait
33:55la loi Tobira
33:56d'il y a 25 ans
33:57c'était un premier pas
33:59et la brogation
34:00du code noir
34:00est un jalon
34:01la question
34:02des réparations
34:03ça se discute
34:03on peut
34:04c'est une
34:05c'est la question
34:06de la réconciliation
34:07si je puis dire
34:07et ça c'est très important
34:09on ne peut pas vivre
34:10dans une société
34:11s'il y a de telles fractures
34:12de telles cassures
34:13que ce soit matériel
34:14psychologique
34:15économique
34:17si on ne répare pas
34:18justement ces réparations
34:19quelle forme
34:20elle devrait avoir
34:21selon vous
34:21financière
34:22éducative
34:24je ne peux pas répondre
34:25à la place
34:25de tous les autres
34:26moi je pense
34:27qu'il faut d'abord
34:27qu'il y ait une entente
34:28sur la question
34:30des réparations
34:31parce que
34:31le président de la république
34:32l'a dit l'autre jour
34:33à l'Elysée
34:34et puis après
34:35se mettre autour
34:36d'une table
34:37pour discuter
34:38avec des personnes
34:40je dirais
34:41de bonne composition
34:41et pour s'entendre
34:43sur une modalité
34:43mais ça peut être
34:45par exemple
34:46lié à l'enseignement
34:48parce que vous savez
34:49on n'a pas enseigné
34:50l'histoire de l'Est d'Aval
34:51dans les livres
34:51de la France
34:52nous on nous disait
34:53nos ancêtres
34:55sont des gaulois
34:56et ils vivaient
34:57dans des rues de basse
34:58peut-être que
34:59l'apprentissage
35:01dans les manuels
35:02scolaires
35:03de ces faits
35:04qu'on ne peut plus
35:05occulter
35:05peut-être que
35:05ça m'amènerait
35:07la France
35:08à se réconcilier
35:09avec elle-même
35:09parce que
35:10c'est aimé
35:10c'est Zergézi
35:11qu'une civilisation
35:13qui ruise
35:14avec son histoire
35:14est une civilisation
35:16moribonde
35:16donc n'allons pas
35:17jusque-là
35:17préservons-nous
35:19mais essayons
35:19d'être honnêtes
35:21avec nous-mêmes
35:21merci beaucoup
35:23et bienvenue à vous
35:25si vous nous rejoignez
35:25sur LCP
35:26nous sommes à 25 minutes
35:27de la séance
35:28des questions
35:28au gouvernement
35:29à suivre en direct
35:30et en intégralité
35:31comme chaque mardi
35:32au long de cette émission
35:33on va retrouver
35:34Stéphanie Despierres
35:35et Nicolas Fleury
35:36depuis la salle
35:37des quatre colonnes
35:37avec à leur micro
35:39les députés
35:39qui vont interpeller
35:40le gouvernement
35:41et puis Dario Borgogno
35:42et lui dans l'hémicycle
35:43de l'Assemblée nationale
35:44avec la liste des thèmes
35:45évoqués lors de la séance
35:47quelques minutes avant 15h
35:48on vous fera suivre
35:49en direct
35:49l'arrivée du Premier ministre
35:50et des membres
35:51de son gouvernement
35:52Dario
35:53je le disais
35:53vous avez déjà
35:55les thèmes
35:56que les députés
35:56vont évoquer
35:57dans quelques instants
35:59effectivement
36:00et aujourd'hui
36:01il y aura plusieurs questions
36:02sur cette canicule
36:03qui frappe la France
36:04des records de chaleur
36:05qui ont été battus
36:06pour un mois de mai
36:07des températures
36:08qui dépassent
36:09les 30, 32, 34 degrés
36:11notamment dans l'ouest
36:12du pays
36:13Sébastien Lecornu
36:14tiendra d'ailleurs
36:15une réunion interministérielle
36:17à ce sujet
36:17jeudi
36:18le président du groupe
36:19Lyot
36:20Christophe Neiglène
36:21lui va plutôt
36:21s'intéresser
36:22au pouvoir d'achat
36:23des français
36:24une question
36:25quelques jours
36:26après les annonces
36:27faites par le Premier ministre
36:29sur plus de 700 millions
36:31d'euros
36:32d'aides supplémentaires
36:33à ce sujet
36:34pour faire face
36:35à la crise énergétique
36:35Elsa
36:36et Dario
36:37la séance va commencer
36:38par un moment
36:39de recueillement
36:42exactement
36:42un hommage
36:43et une minute
36:44de silence
36:45pour honorer
36:46la mémoire
36:47de la députée
36:47de Vendée Horizon
36:49Béatrice Bellamy
36:50décédée
36:51à la suite
36:51d'un cancer
36:52à seulement 59 ans
36:54elle a été élue
36:55pour la première fois
36:56ici en 2022
36:57réélue
36:57en 2024
36:58et elle était
36:59très concernée
37:00par les questions
37:02autour du sport
37:03et c'est à ce sujet
37:03notamment
37:04que le président
37:05de son groupe
37:06Laurent Marcangeli
37:07va interpeller
37:08le gouvernement
37:08pour savoir
37:09quelle suite
37:10donner aux engagements
37:11de Béatrice Bellamy
37:13Merci Dario
37:14et on va revenir
37:14sur les thèmes
37:15principaux de cette séance
37:16avec nos deux nouveaux
37:17invités
37:17Céline Calvez
37:18bonjour
37:19député ensemble
37:20pour la République
37:20des Hauts-de-Seine
37:21Philippe Ballard
37:21bonjour
37:22député rassemblement
37:23national de l'Oise
37:24Dario le disait
37:25le président du groupe
37:26l'Oise
37:26va par les pouvoirs d'achat
37:27votre groupe
37:28également
37:29Philippe Ballard
37:30et ce depuis
37:30plusieurs semaines
37:32vous interpellez
37:33sur les carburants
37:33sur le pouvoir d'achat
37:34vous ne lâcherez pas
37:35le gouvernement
37:36Sébastien Lecornu
37:37a annoncé
37:37700 millions
37:38d'êtes supplémentaires
37:39la semaine dernière
37:40mais ça fait même
37:41plusieurs années
37:41qu'on a mis ce thème
37:43en tête de nos priorités
37:45moi je me rappelle
37:45je faisais partie
37:46de l'équipe de campagne
37:46de Marine Le Pen
37:47en 2022
37:48et dès septembre 2021
37:50Marine Le Pen avait dit
37:51ça sera mon thème central
37:53lors de cette campagne électorale
37:55de la présidentielle de 2022
37:56donc les années ont passé
37:58mais il y a de plus en plus
37:59un problème de pouvoir d'achat
38:01en France
38:01donc c'est pas qu'on ne lâche pas
38:02le gouvernement
38:03c'est qu'on a des propositions
38:05qui ne sont pas retenues
38:06et pour l'instant
38:07quand on va dans nos circonscriptions
38:09soit on fait le plein du frigo
38:11soit on fait le plein du réservoir
38:12Céline Calves
38:13de plus en plus de Français
38:14deux tiers
38:15disent devoir limiter
38:16leur déplacement
38:17la semaine dernière
38:18Sébastien Lecornu
38:19a dit changer d'échelle
38:21mais a bien précisé
38:22que les aides restaient ciblées
38:24il faut que ça soit ciblé
38:25parce qu'on sait très bien
38:26qu'il y a des personnes
38:27qui n'ont pas les mêmes défis
38:29à affronter par rapport au carburant
38:31nous avons
38:31moi je suis issue
38:32d'une circonscription
38:33où la voiture
38:34est très peu utilisée
38:35mais je mesure
38:35que dans les autres circonscriptions
38:36nous avons des personnes
38:38pour qui le tarif du carburant
38:40est très très important
38:41puisque c'est vécu au quotidien
38:42donc il faut effectivement
38:44cibler sur ceux
38:45qui en ont le plus besoin
38:46il y a des professions
38:46dont le travail
38:47est d'utiliser leur voiture
38:49et donc le carburant
38:50donc forcément
38:51il faut que ce soit ciblé
38:53il faut aussi
38:53que ça soit accompagné
38:54pas seulement sur le regard
38:56sur le quotidien
38:57mais aussi à long terme
38:58et c'est notamment
38:59dans ce cadre là
39:00que le président de la République
39:00a fait des annonces
39:01sur l'électrification
39:02qui est aussi une manière
39:03de régler le pouvoir d'achat
39:04de demain
39:05Ce que le dit le gouvernement
39:07quasiment franchement
39:08c'est qu'on n'a pas non plus
39:09les moyens d'aider tout le monde
39:10et quand on le fait
39:11on se rappelle notamment
39:12pendant la période du Covid
39:13du quoi qu'il en coûte
39:14ou du bouclier énergétique
39:15il est très difficile
39:17de revenir en arrière
39:17et ça coûte très très cher
39:19sur nos finances publiques
39:20Philippe Ballard
39:20Alors ça coûte très cher
39:21et il n'y a plus un rond
39:22dans les caisses
39:22et là on est d'accord
39:23mais c'est pas une marotte
39:25de baisser la fiscalité
39:26la TVA
39:27mais aussi les assises
39:28et l'ancienne TICPE
39:29et puis les certificats
39:30d'économie d'énergie
39:31mais pour revenir sur la fiscalité
39:32c'est un produit
39:33de première nécessité
39:34c'est ça qu'il faut comprendre
39:36comme l'alimentation
39:37dans ma circonscription
39:38c'est un produit
39:39de première nécessité
39:40tout simplement
39:41alors le coût
39:42on l'a chiffré
39:42c'est entre 10 et 12 milliards
39:44d'euros par an
39:45mais en regard
39:46je renvoie au contre-budget
39:47que nous on avait présenté
39:48au mois d'octobre dernier
39:49on fait des économies
39:51structurelles
39:52pas des coûts drabeaux
39:53à droite
39:53à gauche
39:54mais des économies structurelles
39:55sur notre politique migratoire
39:56sur notre contribution
39:58au budget
39:58de l'Union Européenne
39:58sur le train de vie
39:59de l'Etat
39:59sur les énergies intermittentes
40:01et la liste est encore longue
40:02et qui ramène des milliards
40:03Baisser les taxes
40:04ou bloquer les prix
40:06c'est inenvisageable
40:07pour Sébastien Lecornu
40:08c'est vrai que le prix de l'essence
40:10et les Français le savent
40:11est composé en grande partie
40:12de taxes
40:13Exactement
40:13mais sauf que
40:14si on baisse ses taxes
40:15ça va faire des revenus
40:16pour l'Etat
40:17qui vont être moindres
40:18or aujourd'hui
40:19ce qu'on doit faire
40:19c'est pouvoir assurer
40:21nos finances publiques
40:22avec le déficit
40:23avec la dette
40:24on a de moins en moins
40:24de confiance
40:25et il faut vraiment
40:26qu'on le fasse
40:26donc ce serait sans doute
40:28une mauvaise solution
40:29l'autre solution
40:30le blocage des prix
40:31ça peut aller jusqu'à
40:33des pénuries
40:33et ça peut vraiment
40:35avoir des conséquences
40:36qui dépassent largement
40:37ce qu'on peut attendre
40:37donc je pense que
40:39les aides ciblées
40:41c'est aider massivement
40:42ceux qui en ont le plus besoin
40:44sont la bonne réponse
40:45aussi bien au regard
40:46du pouvoir d'achat
40:47des Français
40:47que de la situation
40:48de nos finances publiques
40:49Sur cette question
40:50des taxes
40:51qui est sous-entendue
40:52enfin c'est même
40:52ce qui avait été assumé
40:53par le Rassemblement National
40:55on parle un peu plus fort
40:56puisque dans cette salle
40:56des pas perdus
40:57vous voyez la garde républicaine
40:58s'installe
40:59il y a un petit peu de bruit
41:01ça laissait entendre
41:02et vous l'avez dit
41:03que le gouvernement
41:03s'enrichissait sur cette crise
41:05Sébastien Lecornu
41:06a bien tenu à dire
41:07que ce n'était pas le cas
41:08moins un tiers de consommation
41:09il a publié tous les 10 jours
41:11les revenus fiscaux
41:13les rentrées fiscales supplémentaires
41:14et il n'y en a pas
41:15l'État ne s'enrichit pas
41:16alors les premiers jours
41:18oui maintenant moins
41:19parce que pourquoi
41:20il y a un effet récessif
41:21de ne pas baisser les taxes
41:22on consomme moins
41:23oui
41:24moins 30%
41:25d'après les chiffres officiels
41:26et moi je le vois
41:27dans ma circonscription
41:28oui les gens
41:29vu le prix du carburant
41:31font de moins en moins
41:32souvent le plein
41:33ou limitent leur déplacement
41:34c'est à dire
41:35qu'est-ce que ça veut dire
41:35limiter le déplacement
41:36c'est le week-end
41:37pas forcément aller voir
41:38ses grands-parents
41:39ou ses parents
41:40les gamins
41:41pas forcément les emmener au sport
41:43etc.
41:45oui mais c'est un effet récessif
41:47donc baissons les taxes
41:48tout de suite
41:48il y a une autre mesure
41:49qui avait été annoncée
41:52par le premier ministre
41:53c'est cette prime carburant
41:54en gros vous dites
41:55c'est aux entreprises
41:56aux patrons
41:57de pouvoir aider les salariés
41:58s'ils le souhaitent
41:59une prime défiscalisée
42:01en gros vous donnez
42:03un petit peu
42:03cette responsabilité
42:05aux chefs d'entreprise
42:06mais je pense que
42:07le défi qui nous est posé
42:08au niveau énergétique
42:10comme au niveau du pouvoir d'achat
42:12ça doit être une mobilisation
42:13collective
42:14et donc ce n'est pas seulement
42:15à l'état
42:16et ce n'est pas seulement
42:17aux ménages
42:17de pouvoir y répondre
42:18les entreprises
42:19également
42:20peuvent avoir
42:21leurs responsabilités
42:22on a parlé pendant des années
42:23de la responsabilité sociale
42:24et environnementale
42:26je pense que
42:26ça en fait partie aussi
42:28et en cela
42:29l'état n'est pas absent
42:30puisqu'il conforte aussi
42:32l'effort qui serait fait
42:33par les entreprises
42:34les entreprises
42:34celles qui le peuvent
42:35peuvent également
42:36aider leurs salariés
42:38certaines font des marges suffisantes
42:39pour pouvoir se le permettre
42:40on rappelle la prime Macron
42:42défiscalisée aussi
42:43notamment
42:43plusieurs entreprises
42:44beaucoup même
42:45avaient utilisé ce levier
42:47mais est-ce que vous vous rendez compte
42:48du point où on en est
42:49c'est-à-dire on demande
42:50au secteur privé
42:51aux entreprises
42:52de suppléer la faillite
42:54quasi-faillite
42:55de l'état
42:55elles ont beaucoup d'aides publiques
42:57aussi
42:57ces entreprises
42:58Philippe Ballard
42:59elles peuvent aussi redistribuer
43:00une économie moderne
43:02ça ne marche pas comme ça
43:03pardon
43:03mais ce n'est pas l'URSS
43:04donc on demande à Total
43:05de faire un effort
43:06en plafonnant ses prix
43:07très bien
43:08c'est ce qu'elle fait
43:08on demande aux entreprises
43:10de distribuer des chèques carburants
43:12plafonnés à 600 euros
43:14mais dans une période de crise
43:15c'est quand même à l'état
43:17alors on n'a pas une vision socialiste
43:18contrairement à ce qu'on veut
43:19nous faire croire
43:20de l'économie
43:21mais c'est aussi à l'état
43:22d'être protecteur
43:23là on renvoie
43:24parce que oui
43:24il n'y a plus un rond dans les caisses
43:25oui c'est sûr
43:26c'est le bilan de 9 ans
43:27de Macronisme
43:27on renvoie aux entreprises privées
43:29il y a également la question
43:30de sur-profit
43:32des super-profits
43:33alors on parle de Total
43:34mais on pourrait regarder aussi
43:35d'autres distributeurs
43:36et d'autres énergéticiens
43:38est-ce que d'après vous
43:39il faut regarder effectivement
43:40s'il y a eu des bénéfices records
43:41cette année
43:42avec l'explosion du prix du pétrole
43:44qui parfois
43:44quand il baisse
43:45on ne le ressent pas forcément
43:46à la pompe
43:47Céline Calvet
43:47c'est une piste
43:48en fait nous on n'est pas
43:49contre l'idée du profit
43:51puisque l'idée du profit
43:52en général c'est bien réparti
43:54et il faut créer de la valeur
43:55mais le sur-profit
43:56ça pose un autre système
43:57donc bien sûr
43:58il faut regarder
43:58est-ce qu'on a pu profiter
44:01est-ce qu'une entreprise
44:01a pu profiter
44:02non pas de sa stratégie
44:04mais d'une situation de crise
44:06comme le détroit d'Hermouz
44:08nous y parvienne
44:09et là dans ces cas-là
44:10il faut se poser vraiment
44:11la question
44:11de taxer ce sur-profit
44:13mais encore
44:14ne faut-il pas confondre
44:15profit et sur-profit
44:16Philippe Ballard
44:17oui ou non
44:18faut-il taxer les entreprises
44:19si on s'aperçoit
44:20qu'elles ont profité
44:21de cette crise
44:21alors on distingue bien
44:23sur-profit et super-profit
44:25qu'est-ce que c'est
44:25qu'un sur-profit
44:26c'est une entreprise
44:27qui bénéficie
44:28d'une période de crise
44:29la Covid
44:29la grande distribution
44:30a bénéficié du fait
44:32qu'on fermait
44:32tous les commerces
44:33en centre-ville
44:34elles ont fait des sur-profits
44:35ceux-là
44:36oui on doit regarder de près
44:37on remonte plusieurs années
44:38en arrière
44:39est-ce qu'il y a eu
44:40un sur-profit
44:41si c'est le cas
44:42il y a la possibilité
44:44de taxer
44:44alors on nous dit toujours
44:45Etotale
44:45Etotale font déjà un effort
44:47puisqu'ils plafonnent
44:48leur prix
44:48donc ça ne rentre pas
44:49dans ce cadre-là
44:50super-profit c'est différent
44:52une entreprise
44:53qui par un brevet
44:55rend les choses
44:56plus faciles
44:57ou développe
44:58un vaccin
44:59par exemple
44:59bon là on n'est pas dans ce cas
45:00à priori personne n'a inventé
45:01le pétrole
45:01parce qu'il y a une confusion
45:02entre sur-profit
45:03et super-profit
45:05voilà on fait bien
45:05on distingue les deux
45:07On va parler d'un autre sujet
45:09vous le constatez
45:10depuis quelques jours
45:11il fait chaud
45:12il fait très chaud en France
45:13plusieurs questions sur la canicule
45:14on va retrouver le député de Dordogne
45:16Sébastien Peitaville
45:17celle des quatre colonnes
45:18Oui bonjour
45:19Sébastien Peitaville
45:19vous êtes député de Dordogne
45:21vous siégez avec le groupe
45:22écologiste et social
45:23quelles questions allez-vous poser
45:24aujourd'hui au gouvernement ?
45:26Eh bien nous sommes devant
45:27des températures exceptionnelles
45:30pour un mois de mai
45:31ces températures exceptionnelles
45:33arrivent de plus en plus tôt
45:34et durent de plus en plus
45:35et on voit que la France
45:37est totalement impréparée
45:39à ces enjeux
45:40donc c'est une question au gouvernement
45:43ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir
45:44et on voit qu'aujourd'hui
45:46la réponse n'est absolument pas la hauteur
45:47Parmi ces enjeux dont vous parlez
45:49il y a j'imagine la rénovation énergétique
45:51qui devient encore plus pressante
45:52face à ces épisodes ?
45:54On se retrouve devant
45:55il y a la question du logement
45:57il y a la question des classes d'école
45:59qui ne sont pas
46:01les bacheliers
46:02révisent aujourd'hui
46:03dans des conditions
46:04qui ne sont absolument pas acceptables
46:06il y a toutes les personnes âgées
46:07les personnes handicapées
46:08qui sont dans des établissements
46:09qui sont hospitalisés
46:10dans des chambres
46:11dans lesquelles il fait plus de 30 degrés
46:13on voit bien en fait
46:14que tous les pans de la société
46:15aujourd'hui ne sont pas prêts
46:16il y a des travailleurs
46:17qui sont dehors
46:18là en plein soleil
46:19et là où l'Espagne
46:20a pu mettre un congé climatique
46:22par exemple
46:23nous nous n'avons strictement
46:24aucune réponse à la hauteur
46:25Cette adaptation
46:26au changement climatique
46:28elle risque de coûter cher ?
46:30Non mais ce qui coûte cher
46:31aujourd'hui
46:32ce sont les conséquences
46:33on a déjà 7 décès
46:34qui auraient pu
46:35dû être évités
46:36donc en fait
46:37les questions aujourd'hui
46:39elles sont absolument là
46:39la question est le coût
46:41et on voit bien
46:41que dans les enjeux
46:42pour le monde agricole
46:44avec les questions
46:45des assurances
46:45que ce soit
46:46la question
46:48de notre habitabilité
46:49dans le monde
46:49ça ça coûte cher
46:50et aujourd'hui
46:51ne pas se préparer pour
46:52ne pas être arrivé
46:53depuis 10 ans
46:54à se préparer pour
46:55ça fait quand même
46:56plus de 30 ans
46:56que les scientifiques
46:57nous alertent
46:57et on voit qu'aujourd'hui
46:58aucune réponse
46:59est à la hauteur
46:59En termes de santé publique
47:01également ?
47:01Oui bien sûr
47:02Il faut savoir
47:03qu'il y a quand même
47:04quelques étés
47:05les blocs opératoires
47:06de certains hôpitaux
47:08n'étaient pas en capacité
47:09de maintenir les températures
47:11pour pouvoir permettre
47:11des opérations
47:12donc on voit bien
47:12que là-dedans
47:13c'est toute la société
47:14qui se retrouve impactée
47:15et si on ne réfléchit pas
47:16et qu'on ne permet pas
47:17un investissement
47:18à la hauteur
47:19on ne pourra pas répondre
47:20à ces questions
47:20Merci beaucoup
47:22Merci beaucoup Nicolas Fleury
47:24canicule la plus précoce
47:25depuis 1944
47:26une nouvelle question
47:27du groupe Ensemble
47:28pour la République
47:29Bonjour Jean-François Rousset
47:30vous êtes député
47:31Ensemble pour la République
47:32qu'allez-vous demander
47:32au gouvernement ?
47:34Écoutez c'est un sujet
47:35d'actualité
47:35qu'on vit
47:37aujourd'hui même
47:38dans la salle
47:38des 4 colonnes
47:39et que j'ai vécu
47:39ce week-end
47:40dans mon département
47:41c'est un épisode
47:42de chaleur très intense
47:43anormal par son intensité
47:46et anormal par sa précocité
47:48donc mes questions
47:49vont tourner autour de ça
47:50est-ce qu'il est possible
47:54peut-être d'anticiper
47:55un peu plus ces épisodes
47:56puisque pour le moment
47:58on a l'impression
47:58que c'est calqué
47:59plutôt sur un agenda
48:001er juin etc
48:01alors qu'on voit
48:02que des règlements
48:02peuvent amener
48:04ces épisodes en mai
48:05alors est-ce qu'il ne serait
48:06pas possible
48:06d'anticiper un peu plus
48:07en tenant compte
48:08des réalités
48:09de la météorologie
48:10et ensuite
48:11Qu'est-ce qu'il faudrait faire
48:12selon vous
48:12pour mieux anticiper ?
48:14Je crois qu'il faut suivre
48:15les actualités
48:16de météorologie
48:19qu'on a eu
48:20on est très performant
48:21en France
48:21et peut-être discuter
48:23avec eux
48:23en amont
48:24pour savoir
48:25si effectivement
48:25ces dômes de chaleur
48:27comme on nous le présente
48:28ne peuvent pas
48:29impacter le travail
48:30du gouvernement
48:32et des élus
48:33pour anticiper
48:34auprès des personnes
48:35vulnérables
48:35des écoles
48:36des gens qui font du sport
48:38puisqu'il y a eu
48:39je crois 3 ou 4 décès
48:41au cours d'activités sportives
48:43donc tout ça
48:44sans doute
48:46on a peut-être
48:47encore un petit peu
48:48de travail à faire
48:49Merci beaucoup
48:49et on écoutera la réponse
48:50que vous fera le gouvernement
48:52Merci Stéphanie Despierres
48:53on entend la sonnerie retentir
48:54nous sommes à 10 minutes
48:55de la séance des questions
48:56au gouvernement
48:57Céline Calves
48:59adaptabilité
48:59c'est ce qu'il faut faire
49:01prévision également
49:02chaque année
49:03on semble surpris
49:04par ces vagues de chaleur
49:06qui pourtant
49:07arrivent de plus en plus
49:08En fait on ne devrait pas
49:09être surpris
49:09parce qu'on sait très bien
49:11que l'évolution du climat
49:12va nous amener à des épisodes
49:14de stress comme ça
49:16vraiment important
49:16donc au-delà
49:18avant de s'adapter
49:19il faut déjà anticiper
49:20anticiper, prévenir, s'adapter
49:22pour moi c'est vraiment
49:22un triptyque très important
49:23et aujourd'hui
49:24face à cet épisode caniculaire
49:26certes précoce
49:27certes intense
49:27c'est vraiment sur la prévention
49:29et ne pas se retrouver
49:30face à des risques
49:31qu'on peut éviter
49:32notamment par manque
49:33d'hydratation
49:34donc c'est vraiment
49:34de dire à tout le monde
49:35attention
49:36buvez
49:37ne faites pas
49:38d'efforts
49:39surhumains
49:39sportifs
49:41protégez-vous
49:41mettez-vous à l'ombre
49:42c'est un épisode
49:43ils vont se reproduire
49:44il va falloir
49:45vraiment
49:46collectivement
49:46pouvoir les affronter
49:47et on rappelle évidemment
49:48ces conseils
49:50d'hydratation
49:51et puis de ne pas hésiter
49:51aussi à passer
49:52un petit coup de fil
49:52aux personnes fragiles
49:53Philippe Ballard
49:54l'année dernière
49:55pendant la canicule
49:56vous aviez une réponse
49:57c'était la climatisation
49:58est-ce que c'est toujours
49:59d'actualité
50:00c'est ce que vous prenez
50:01climatiser
50:02partout les écoles
50:03oui bien sûr
50:04partout
50:05mais oui
50:05les EHPAD
50:06les écoles
50:07les endroits
50:08où les personnes fragiles
50:09se trouvent
50:10bien évidemment
50:11oui
50:12après
50:13il y a les causes
50:13et les solutions
50:14ça c'est une solution
50:15mais quand on parle
50:16des causes
50:16la France
50:17c'est 0,9%
50:18des émissions
50:19de CO2
50:20et la moitié
50:21sont dues
50:21à nos importations
50:22il y a 3 pays
50:23dans le monde
50:24qui concentrent
50:2460%
50:25de la pollution
50:26des CO2
50:26c'est la Chine
50:27les Etats-Unis
50:28et l'Inde
50:28donc c'est peut-être
50:29à eux aussi
50:29de demander des efforts
50:30pour pas qu'on se retrouve
50:32devant de tels épisodes
50:34Céline Calves
50:35est-ce que répondez-vous
50:35au Rassemblement National
50:36qui dit climatisation
50:37est-ce que c'est une bonne solution
50:39est-ce que dans le cadre
50:40de l'électrification
50:42promis par Emmanuel Macron
50:43qui paye
50:44en fait on a toujours
50:45la possibilité
50:46de donner des solutions
50:46mais à un moment
50:47ça coûte de l'argent
50:48donc en fait
50:48est-ce qu'on est capables
50:49tous de convenir
50:50de cette solution
50:51vous allez aussi avoir
50:52des personnes
50:52qui vont dire
50:53que la climatisation
50:54n'est pas forcément
50:54la bonne solution
50:55puisque c'était une course
50:57à l'utilisation d'énergie
50:58et ça ne règle pas du tout
51:00justement
51:00notre défi énergétique
51:01donc il faut avoir
51:03quelques raisons
51:04pour la climatisation
51:05est-ce qu'il faut aussi
51:06s'adapter
51:07dans les constructions
51:08alors soit par la rénovation
51:09thermique
51:10soit par le fait
51:10comment on construit
51:11on sait
51:12c'est des solutions faciles
51:13plus on met d'arbres
51:14plus il fait frais
51:15etc.
51:15est-ce que ça peut être aussi
51:16des solutions comme ça
51:17Philippe Ballard ?
51:18Oui mais nous
51:18la prime rénov'
51:19je pense qu'elle a montré
51:20quand même ses limites
51:21on est pour un crédit d'impôt
51:22on prend les choses
51:23un petit peu différemment
51:24mais oui il va falloir
51:25s'adapter effectivement
51:26dans les constructions
51:27que ce soit les collectivités
51:29ou bien les maisons individuelles
51:31et puis des gestes de prévention
51:32pas faire de sport
51:34quand il fait 30-35 degrés
51:35s'hydrater etc.
51:37La rénovation thermique
51:38ça coûte très très cher
51:40Céline Calves
51:41alors certains disent
51:41c'est un investissement à faire
51:42puisqu'à la fin
51:43ça rapportera
51:44mais est-ce que le gouvernement
51:46peut mettre des milliards
51:47pour rénover des bâtiments
51:48aujourd'hui ?
51:49En fait on a besoin de rénover
51:50puisqu'on a besoin de loger
51:51des gens
51:52on a besoin aussi
51:53d'avoir des administrations
51:54des écoles
51:55qui puissent être thermiquement
51:56mieux développées
51:57alors certes
51:58c'est un coup de départ
51:59très important
52:00mais il va falloir choisir
52:02quels sont les bâtiments
52:02qu'on va choisir de rénover
52:05à l'heure où maintenant
52:06on a une démographie
52:07où les écoles
52:08sont peut-être
52:09moins fréquentées demain
52:10est-ce qu'on va rénover
52:12toutes les écoles
52:13alors que peut-être
52:13qu'on va les fermer demain
52:14il faut se poser cette question
52:16mais c'est un investissement
52:17et ce n'est pas
52:18que la climatisation
52:19qui peut
52:19la rénovation
52:20est une solution
52:21Est-ce que Philippe Ballard
52:23dans votre circonscription
52:24par exemple
52:24et dans la vôtre
52:25Céline Calvaise
52:25vous avez demandé
52:26l'interdiction
52:26de certaines manifestations
52:28est-ce qu'il y a une réflexion
52:29sur le fait que les écoles
52:30les cours peuvent se tenir
52:31ou pas ?
52:31On sait qu'il peut y avoir
52:32aussi des examens
52:33dans les prochains jours
52:34est-ce que le gouvernement
52:35doit décider de décaler
52:37certaines manifestations collectives ?
52:39J'ai regardé la météo
52:40les prévisions
52:41la semaine prochaine
52:42on tombe à 20 degrés
52:43A priori dimanche
52:45ça s'arrête
52:46Mais est-ce que là
52:46il aurait fallu
52:47justement l'anticiper ?
52:49On a connu
52:50deux semaines quasiment
52:51de forte chaleur
52:51Oui
52:52il y a eu des incidents
52:52sur des crosses
52:54ou des semi-marathons
52:56c'est de la responsabilité
52:57des organisateurs
52:58de la mairie
52:59voire du préfet
53:00en dernier recours
53:01après malheureusement
53:02il y a eu neuf décès
53:03je crois dans des cours d'eau
53:03dans la Loire
53:04où la baignade est interdite
53:06des décès par noyade
53:07notamment
53:07C'est terrible
53:09à chaque fois
53:09ce sont évidemment
53:10des drames
53:10mais chacun doit être
53:11aussi responsable
53:12de ses actes
53:13Céline Calvet
53:13sur l'autorisation
53:14l'interdiction
53:15dans les écoles
53:16notamment ?
53:17En fait je pense
53:18qu'il ne faut pas
53:19se servir
53:19de la situation
53:20du climat
53:21pour pouvoir dire
53:22qu'on ne respecterait
53:23pas d'autres lois
53:25l'exemple de la Loire
53:26c'est un bon exemple
53:28nous n'avons pas
53:29le droit de se baigner
53:30pourquoi on y va
53:31les jours de canicule ?
53:33En fait ce n'est pas
53:33une occasion
53:34pour aller outrepasser
53:35la Loire
53:35Et dans les écoles
53:35est-ce que les enfants
53:36peuvent avoir cours
53:37quand dans certains bâtiments
53:38on affiche 35, 36, 38 degrés ?
53:40En fait c'est vraiment
53:41une question
53:41qu'on doit se poser
53:42puisque c'est de plus en plus
53:43le cas
53:43et plus on va arriver
53:44dans l'année
53:45plus tôt
53:45Et plus en plus tôt
53:46avant c'était pendant
53:47les vacances scolaires
53:48ça facilitait peut-être
53:49les débats
53:49Effectivement
53:50on aimerait bien
53:50que les établissements
53:51puissent accueillir
53:52les enfants
53:52de meilleure manière
53:54et donc on sait très bien
53:55et des enseignants
53:56ont pu le dire ce matin
53:57qu'ils préfèrent presque
53:59voir des enfants
54:00chez leurs grands-parents
54:01au frais
54:02que chez eux
54:03on peut le comprendre
54:04moi je pense quand même
54:05que l'école
54:06pourrait investir davantage
54:07dans ses équipements
54:09mais ça c'est une responsabilité
54:11de l'État
54:11ou des collectivités locales
54:13ou de tout le monde ?
54:13L'État, collectivités locales
54:15l'État ne peut pas forcément tout
54:16Philippe Ballard ?
54:17Non l'État ne peut pas forcément tout
54:19on peut inciter
54:20nous on est pour un crédit d'impôt
54:21je le disais à l'instant
54:22qui serait plus lisible
54:23et plus efficace
54:24que ma prime Rénov
54:26les collectivités locales
54:27même si certaines
54:28sont exemptes
54:29d'un point de vue finance
54:30mais je renvoie
54:31au plan climatisation
54:32nous on est à fond pour le nucléaire
54:34l'hydraulique
54:35et les énergies géothermiques
54:36donc oui
54:37l'électrification
54:38ça peut avoir du bon
54:39On vous l'a gardé
54:40quelques secondes
54:41puisque en début de séance
54:42vous allez rendre hommage
54:43à votre collègue du groupe
54:44Horizon Béatrice Bellamy
54:45décédée ce week-end
54:46c'est important
54:47à chaque fois
54:48effectivement la représentation nationale
54:50marque par un hommage
54:51à la députée
54:52disparue ce week-end
54:53C'est important
54:54puisque c'est un hommage
54:55à elle
54:55c'est un hommage
54:56au travail très engagé
54:57sur le sport
54:58et notamment la gouvernance
55:00des fédérations
55:01c'est aussi un hommage
55:03à tous ceux
55:03qui luttent contre le cancer
55:05sa disparition
55:08est brutale
55:09mais nous rappelle
55:09qu'on doit tous
55:10aussi collectivement
55:11combattre le cancer
55:13qui touche
55:13de nombreux
55:14de nos compatriotes
55:15donc c'est une manière
55:16aussi de célébrer
55:17ces combats
55:18Philippe Ballard
55:19hommage unanime
55:20dans quelques secondes
55:21dans l'Assemblée nationale
55:22Oui bien sûr
55:23c'est avec beaucoup d'émotion
55:24hier matin
55:25on a pris son décès
55:28elle s'était engagée
55:29ça vient d'être dit
55:31par ma collègue
55:32Céline Carvez
55:32pour le sport
55:33mais c'était un long combat
55:34qu'elle a mené
55:35contre la maladie
55:36contre le cancer
55:37qui finalement
55:37malheureusement
55:38a eu raison
55:39de sa personne
55:41à 59 ans
55:42c'est aussi ça
55:43qu'on retient
55:43l'âge
55:44de notre collègue
55:47donc oui
55:47je pense qu'il y aura
55:47beaucoup d'émotion
55:48dans quelques instants
55:49au sein de l'hémicycle
55:50de l'Assemblée
55:51La présidente de l'Assemblée
55:52va parler
55:52le président de son groupe
55:53également
55:54merci beaucoup
55:55Céline Calves
55:56merci Philippe Ballard
55:57on va retrouver
55:59Dario Borgogno
56:00cours d'honneur
56:01qui a filmé
56:01l'arrivée du premier ministre
56:02Sébastien Lecornu
56:03rappelez-nous
56:04les thèmes de la séance
56:05Dario
56:07Alors comme
56:07un peu partout en France
56:08ici dans la cours d'honneur
56:09il fait très chaud
56:10et donc il y aura
56:10plusieurs questions
56:11autour de la canicule
56:13dans l'hémicycle
56:14aujourd'hui
56:14le président du groupe Lotte
56:16lui va plutôt
56:16s'intéresser
56:17sur le pouvoir d'achat
56:18des Français
56:19et enfin
56:20vous en avez
56:20beaucoup parlé
56:21mais on va aborder aussi
56:22en fait
56:23la députée
56:24de Vendée Horizon
56:25Béatrice Bellamy
56:26qui est décédée
56:27des suites d'un cancer
56:28à l'âge de 59 ans
56:29l'Assemblée
56:30va lui rendre
56:30un hommage
56:31et une minute de silence
56:34Attention
56:36De retour
56:38dans la salle
56:38des pas perdus
56:39vous le voyez
56:40la garde républicaine
56:41est installée
56:42les visiteurs
56:43sont présents
56:43avec leur téléphone
56:44pour immortaliser
56:45le passage
56:45de la présidente
56:46de l'Assemblée nationale
56:48Stéphanie Despierres
56:49qui occupe les députés
56:50cette semaine
56:50peut-être même ce week-end
56:51c'est le projet de loi
56:52d'urgence agricole
56:53Stéphanie
56:53Oui la troisième loi agricole
56:55en trois ans
56:56le gouvernement
56:56veut réconcilier
56:58les agriculteurs
56:59les écologistes
57:00bref tout le monde
57:01mais ça paraît
57:01assez difficile
57:03au menu
57:04de ce projet de loi
57:05les sujets sont très variés
57:06le stockage de l'eau
57:07l'élevage intensif
57:08le loup
57:08ou encore
57:09les importations
57:10de denrées
57:10traitées avec des produits
57:11chimiques interdits en France
57:12mais il n'y a pas
57:14dans ce texte
57:15la question
57:15de l'acétamipride
57:17cet insecticide
57:18tueur d'abeilles
57:19qui est interdit en France
57:20mais pas ailleurs en Europe
57:21et que des agriculteurs
57:23veulent pouvoir utiliser
57:24en 2025
57:25souvenez-vous
57:25la loi du plomb
57:26voulait réintroduire
57:27ce pesticide
57:28elle avait électrisé
57:29le débat public
57:30les députés
57:32Rassemblement National
57:33ont réclamé à nouveau
57:34la légalisation
57:35de ce pesticide
57:35mais sans succès
57:36le gouvernement
57:37ne veut pas
57:38le mettre dans le texte
57:39il sait que s'il le fait
57:40il y a très très peu de chances
57:41de voir aboutir
57:43cette nouvelle loi agricole
57:45Merci beaucoup
57:47Stéphanie Despierre
57:48depuis la salle
57:49des quatre colonnes
57:50voilà dans la salle
57:51n'est pas perdu
57:51les tambours
57:52de la garde républicaine
57:53qui sont prêts
57:54à accueillir le passage
57:56de la présidente
57:57de l'Assemblée Nationale
57:58je vous rappelle
57:59qu'en début de séance
58:00elle va accorder
58:01une minute de silence
58:02à la députée de Vendée
58:03Béatrice Bellamy
58:04députée Horizon
58:05décédée des suites
58:06d'un cancer
58:07le président du groupe Horizon
58:09Laurent Marcangéli
58:09dira un mot
58:10il consacrera aussi
58:12sa question
58:13au combat
58:14de Béatrice Bellamy
58:15ici à l'Assemblée
58:16députée très investie
58:18dans la question
58:18du sport
58:20notamment
58:21met tout de suite
58:21le passage
58:22de la présidente
58:22de l'Assemblée Nationale
58:23dans la salle
58:24des pas perdus
58:50séance qui va s'ouvrir
58:51dans quelques secondes
58:52dans l'hémicycle
58:52de l'Assemblée Nationale
58:53les députés vont revenir
58:54sur l'épisode caniculaire
58:56que connaît la France
58:57des questions également
58:58sur la situation internationale
59:00et puis en tout début de séance
59:02ce moment d'hommage
59:03rendu à la députée
59:04de Vendée
59:05Béatrice Bellamy
59:05on suit cette séance
59:07en direct et en intégralité
59:08sur LCP
59:08et dans le bute
59:09de la fin du
59:09de la fin du
59:09découvert
59:09de la fin du
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