- il y a 28 minutes
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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:00Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:05On reviendra sur l'avenir de la Corse. A tout de suite.
00:21Et bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:24Séance à suivre en direct, en intégralité comme chaque mardi à partir de 15h.
00:28Restez sur LCP juste après, on revient sur les temps forts avec deux députés mais également quatre citoyens.
00:35Dans cette émission, nous retrouverons en salle des quatre colonnes Stéphanie Despierre et Nicolas Fleury.
00:39Dario Borgogno et lui d'ores et déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:43Et puis quelques minutes avant 15h, on vous fera suivre en direct l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu et
00:49des membres de son gouvernement.
00:51On vous retrouve tout de suite Nicolas depuis la salle des quatre colonnes.
00:55Il n'y avait plus tellement de suspense sur la session extraordinaire.
00:57Mais ça y est, le décret est paru ce matin, Nicolas.
01:02Trois semaines de sessions extraordinaires qui seront très chargées pour les députés afin de faire adopter plusieurs textes majeurs.
01:08A partir du 1er juillet, les parlementaires vont donc examiner la loi d'urgence agricole,
01:13le texte de Gérald Darmanin sur la justice criminelle et celui de Laurent Nunez sur la sécurité du quotidien.
01:19Mais aussi une loi très attendue, celle sur la protection de l'enfance.
01:22Elle sera au préalable revue par le gouvernement pour apporter des réponses à l'affaire Liena.
01:27Il y aura une vingtaine de textes au total qui n'ont pas pu être abordés cette année,
01:30marqués encore une fois par des embouteillages à l'agenda parlementaire,
01:34de la loi sur l'aide à mourir, à l'augmentation des dépenses militaires.
01:37Les députés vont donc siéger jusqu'à la semaine du 20 juillet.
01:41Merci beaucoup Nicolas, on va retrouver à présent Dario Borgogno depuis l'hémicycle de l'Assemblée Nationale.
01:47Quel sera le thème principal de la séance des questions au gouvernement, Dario ?
01:51Les députés vont s'emparer aujourd'hui du thème des nouvelles technologies et de l'intelligence artificielle,
01:57spécifiquement après la décision de la société anthropique de couper au monde entier l'accès à ces derniers modèles d
02:03'IA,
02:03après que l'administration Trump leur ait demandé de les réserver aux citoyens américains.
02:08Au moins trois questions à ce sujet, aujourd'hui en plein G7,
02:11où se trouvent à la fois Donald Trump et Emmanuel Macron.
02:15Merci beaucoup Dario.
02:16A noter que la séance commencera par un hommage rendu aux soldats Florian Gillet,
02:21mort au Liban, et l'ajudant gendarmerie Gwenaëlle Rafou.
02:24Une minute d'hommage en début de séance.
02:26On va parler à présent de l'avenir de la Corse avec nos deux invités.
02:30Michel Castellani, bonjour.
02:31Vous êtes député du groupe Liberté, Indépendant Outre-mer et Territoires,
02:35Liott, député de Haute-Corse, François-Xavier Tchécoli, bonjour.
02:39Bonjour.
02:39Député droite républicaine de Haute-Corse également.
02:42On va revenir sur le projet de loi constitutionnelle qui va vous occuper pendant les prochaines heures à l'Assemblée.
02:47Stéphanie Despierre, c'est un texte sensible où chaque mot est pesé.
02:51Il s'agit d'un texte pour créer un statut spécifique pour la cause dans la Constitution.
02:54C'est une vieille revendication des militants nationalistes et autonomistes.
02:59Et le débat s'annonce délicat pour le gouvernement car c'est un projet de loi constitutionnelle où chaque mot
03:04compte.
03:05Le texte s'intitule « Pour une Corse autonome au sein de la République ».
03:09Mais plusieurs formules inquiètent certains députés.
03:12L'article 2, par exemple, mentionne une communauté corse.
03:15Des parlementaires estiment que c'est une atteinte au principe universaliste de la République,
03:19au principe d'égalité entre les citoyens.
03:22D'ailleurs, le Conseil d'État a suggéré de supprimer ce mot « communauté ».
03:26Cette communauté a, et ce sont toujours les termes du projet de loi,
03:30développé un lien singulier à sa terre.
03:32Sa terre, c'est l'autre mot qui fâche.
03:34Éric Coquerel de la France Insoumise estime par exemple que cette définition pourrait donner un caractère ethnique
03:39à la définition citoyenne de la Corse.
03:42Alors au-delà des mots, pour la première fois, une partie du pays pourrait se voir reconnaître un statut d
03:47'autonomie,
03:47ce qui implique que la Corse pourrait voter ses propres lois et règles différentes de celles en vigueur sur le
03:54reste du territoire français.
03:56Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
03:58Alors on va revenir sur les mots qui parfois fâchent dans ce texte de loi,
04:02mais déjà sur sa philosophie.
04:04Michel Castellani, pourquoi vous, vous êtes favorable à un statut d'autonomie pour l'île de beauté ?
04:09Écoutez, si les lois générales suffisaient à traiter de façon favorable la Corse, on le saurait.
04:15On aurait une autre situation économique, sociale, culturelle.
04:18La situation de la Corse, elle est particulière, d'abord parce que c'est une île, mais pas seulement.
04:23C'est parce qu'il y a un peuple, je dirais, qui vit sur cette terre, avec son sentiment d
04:29'appartenance, sa langue.
04:30Et c'est très difficile de faire prendre en compte cette réalité dans le cadre d'un État-nation centralisé.
04:36Donc l'idée, ce n'est pas de faire de l'escalade institutionnelle, ce n'est pas de démembrer la
04:40France comme certains le craignent,
04:41c'est d'essayer de mieux prendre en compte ces réalités de la Corse qui nous tiennent vraiment à cœur.
04:47François-Xavier Tchécoli, pourquoi vous, vous n'êtes pas favorable à ce statut d'autonomie ?
04:51Alors nous ne sommes pas opposés au principe de ce statut.
04:54Simplement, nous disons, bien sûr qu'il faut que le territoire ait des capacités d'adaptation, la Corse, bien évidemment,
05:00mais aussi les autres territoires de la République, comme le disait déjà à l'époque le général de Gaulle.
05:03Par contre, nous avons un certain nombre de garde-fous, notamment au niveau du pouvoir législatif,
05:08au niveau du pouvoir de faire la loi ou de l'adapter.
05:11Et ces garde-fous, ils sont indispensables à la sécurité des Corses,
05:15puisqu'aujourd'hui, malheureusement, vous le savez, la Corse a quelques tristes records,
05:18comme celui du plus grand nombre d'assassinats en Europe.
05:22Et donc, on estime que donner du pouvoir aux élus pour proposer des choses, c'est très bien,
05:26mais que quelque part, squeezer, faire disparaître le rôle du Parlement,
05:30qui a un rôle quand même protecteur, c'est une erreur.
05:32Alors, on va revenir justement sur ce texte, parce qu'il pourrait être modifié en séance publique.
05:36Stéphanie le disait, il y a plusieurs termes dans ce texte qui vont être fortement débattus.
05:40Le terme de communauté.
05:42Le Conseil d'État avait encouragé le gouvernement à changer ce terme.
05:46Il est maintenu dans le texte.
05:48Certains y voient un risque de communautarisme.
05:50Qu'est-ce que vous leur répondez, Michel Castellani ?
05:52C'est très délicat. Vu, évidemment, du point de vue juridique, il y a un problème.
05:58Vu par ce que nous sommes, par ce que nous ressentons, par ce que nous ont laissé nos ancêtres,
06:04par notre sentiment d'appartenance.
06:06Nous sommes corse.
06:08Moi, j'ai le sentiment jusqu'au fond de moi-même de faire partie de ce peuple corse.
06:12Ce qui n'empêche que je suis citoyen du monde.
06:15Moi, je suis professeur d'université et j'enseignais sur quatre continents sur cinq.
06:20C'est clair.
06:20Je suis citoyen du monde.
06:21Je suis citoyen européen.
06:23Je suis citoyen français.
06:25Et j'ai en moi aussi cette appartenance immédiate à la Corse.
06:29Je fais partie d'un peuple.
06:31Et est-ce que vous comprenez ce qu'ils disent, finalement, qu'en République, il n'y a qu'une
06:34communauté ?
06:35C'est la communauté française.
06:37Oui, mais ça, c'est l'aspect juridique des choses.
06:39Mais justement, dans une vraie démocratie, on devrait comprendre que l'égalité face à la loi,
06:45passe par des traitements différenciés.
06:48L'égalité, ce n'est pas un traitement unique, uniforme des choses, formaté.
06:54C'est de s'adapter le mieux possible à des réalités.
06:57François-Xavier Tchécoli, sur ce terme de communauté,
07:01Michel Castellani dit, nous, en Corse, on le sait, on est Corse.
07:05Alors, on est aussi Français et citoyens du monde.
07:07Mais ce terme de communauté, il nous parle.
07:09Écoutez, pour être tout à fait honnête avec vous,
07:11le mot de communauté aux élus corse,
07:13ils ne parlent pas avec la même force que sur le continent.
07:17On va être très clair, quand vous discutez avec des Corses ou des élus,
07:20la notion de communauté, elle n'appelle pas une réaction aussi forte
07:24que ce que l'on peut vivre sur le continent pour des raisons simples.
07:26La notion de communautarisme,
07:28ces notions qui sont dénoncées par plusieurs députés de dérive,
07:31qu'elles soient liées aux origines ou liées à une manière de se comporter,
07:34nous ne l'avons pas en Corse.
07:35Donc, il est vrai, il faut le dire,
07:36le mot de communauté ne nous choque pas de la même façon en Corse que sur le continent.
07:40J'entends ce que vous dites,
07:41puisque beaucoup de mes collègues députés à droite le pensent aussi.
07:44Mais pour ma part, je suis un peu sur la même ligne.
07:46Je trouve qu'aujourd'hui, ce mot n'est pas avec une incidence trop forte en Corse.
07:50Par contre, j'entends ce qui se passe sur le continent.
07:52Exactement.
07:53Et c'est aussi le débat qui va avoir lieu dans l'hémicycle,
07:56à la fois d'avoir un débat ici, en tant que représentant de la nation,
07:59par des élus, Corse ou non Corse.
08:02Il y a un autre terme, sa terre, l'attachement à sa terre.
08:06Le rapporteur de ce texte,
08:08qui est aussi le président de la commission des lois, Florent Boudier,
08:10avait dit non, on va dire attachement à la terre.
08:12Est-ce que vous, vous êtes favorable à cet amendement
08:14qui corrige, non pas l'attachement à sa terre, mais à la terre ?
08:19Vous savez, derrière ce changement de lettre,
08:22c'est une simple lettre.
08:24Il y a beaucoup de choses.
08:27Moi, j'ai un attachement à la terre, oui.
08:29Mais pourquoi est-ce qu'on va me priver de dire que je suis enraciné,
08:34moi, sur cette île depuis des siècles ?
08:36Depuis des siècles.
08:38J'ai des parents du côté de mon père et du côté de ma mère,
08:41dont je sais que ça remonte à des six siècles.
08:44J'ai les documents.
08:45C'est ma terre.
08:46Ce qui ne veut pas dire que je méprise les autres terres.
08:49Loin de là.
08:50J'ai du respect.
08:50Vous n'avez pas une idée du respect que j'ai pour chacun d'entre nous,
08:55quel que soit l'endroit sur cette terre.
08:57J'ai conscience que nous sommes des citoyens du monde,
09:00que nous sommes sur une boule perdue au milieu de nulle part
09:03et que nous avons un destin commun.
09:05J'en ai conscience.
09:06Mais pourquoi veut-on, au nom de je ne sais quel principe juridique,
09:10me détacher de cet attachement particulier que j'ai à l'île de Corse ?
09:13C'est la question.
09:14Est-ce que c'est un débat sémantique ?
09:17Ou ça veut dire beaucoup aussi, ici dans le texte, à la fin,
09:20il y a écrit l'attachement à sa terre ou l'attachement à la terre.
09:24On voit que le président de la commission des lois, qui est rapporteur du texte,
09:27va proposer un amendement pour dire non, c'est à la terre.
09:30On ne peut pas désigner possessivement cette terre Corse.
09:35Écoutez, nous, quand on discute en Corse,
09:37le fait, moi qui suis originaire d'une famille de bergers,
09:39et quand on parle de la terre, de notre terre, ça ne nous choque pas.
09:42Mais là, encore une fois, il faut se projeter haut de loin.
09:45Si chacun d'entre nous commence à dire,
09:46moi, en région parisienne, c'est ma terre.
09:49Si moi, en Alsace, c'est ma terre, à la fin,
09:51on va quand même avoir une notion de personnes qui sont de cet endroit-là
09:55ou qui sont d'ailleurs, et c'est quand même les prémices de discussion
09:58qui peuvent aller au-delà.
09:59Peut-être même que pour certains, alors que ce n'est pas clairement dit,
10:02on n'est pas loin du statut de résident aussi,
10:04qui pose beaucoup de discussions.
10:06Je vais vous laisser répondre, Michel Castellani,
10:08mais on va donner la parole à d'autres groupes politiques.
10:10Le Rassemblement National, notamment,
10:12va retrouver le député Stéphane Rambeau,
10:14au micro de Nicolas Fleury, celle des quatre colonnes.
10:16Oui, bonjour Stéphane Rambeau.
10:17Alors, vous, au Rassemblement National,
10:19historiquement, la question de l'autonomie,
10:20c'était une opposition franche à ce terme-là.
10:23Et puis aujourd'hui, Marine Le Pen fait une contre-proposition
10:25à ce projet de loi dans lequel elle parle d'une autonomie insulaire.
10:28Mais qu'est-ce qui a changé ?
10:30En fait, c'est vraiment une autonomie insulaire.
10:34C'est à cause des particularités de la Corse
10:38qu'on a, comme vous dites, on a évolué, on a un peu changé.
10:43Mais on veut réussir cette autonomie insulaire,
10:46on veut la réussir pour les Corses.
10:49C'est ça qui est important.
10:50C'est pour ça qu'on préfère s'appuyer sur les spécificités
10:56et les singularités de la Corse
10:58pour justifier, justement, ce projet de loi d'autonomie,
11:06plus qu'en s'appuyant sur le terme de communauté
11:09qui, nous, on est pour l'écarter, ce terme,
11:16parce qu'il prête à confusion, il n'est pas clair.
11:19Pour nous, la communauté, c'est la communauté nationale.
11:22Donc, on est pour une autonomie insulaire,
11:26qui se base sur les singularités historiques,
11:29culturelles, géographiques, linguistiques de la Corse.
11:32Merci beaucoup.
11:34Merci.
11:35Michel Castellani, comment vous réagissez
11:38à la position du Rassemblement national,
11:40qui, à la fois, semble dire que le texte va trop loin,
11:42mais en même temps qui semble favorable
11:44à une autonomie insulaire corse ?
11:47Je crois que je ne peux pas parler au nom du Rassemblement national.
11:50Moi, ce que je juge, c'est que je pense qu'ils ont un problème,
11:53c'est qu'ils sentent qu'il y a vraiment un problème spécifique en Corse
11:57et qu'en même temps, ils ont des difficultés
11:58par rapport à leur positionnement central, je dirais,
12:01à prendre en compte cette réalité.
12:03Donc, ils préfèrent avoir une notion d'autonomie insulaire
12:07plutôt que de donner l'autonomie au peuple
12:10qui habite sur cette terre.
12:11Enfin, tout ça se discute.
12:12C'est un peu discutable.
12:15François-Xavier Tchécoli, vous comprenez
12:18le changement de pied, un peu, du Rassemblement national
12:20sur la question Corse ?
12:22Alors, je ne sais pas si c'est un changement de pied immédiat
12:25puisqu'ils s'étaient abstenus en commission des lois.
12:27Donc, effectivement, on ne connaissait pas leur position.
12:29Je pense qu'ils ont peut-être mis un peu de temps
12:31à la définir et à arrêter,
12:34puisque c'est le seul groupe qui propose carrément
12:36de réécrire l'article unique.
12:38Et de changer de logique.
12:40Et de changer de logique.
12:41En tout cas, ils ont une logique qui, pour certains côtés,
12:44et de mon côté, à moi, est progressiste.
12:46Et d'un autre côté, qu'il est un peu moins.
12:49Donc, c'est une proposition qui leur appartient.
12:52Mais, en tout cas, moi, je constate quand même
12:55une évolution par rapport au RN d'il y a quelques années
12:57où là, on avait des positions, me semble-t-il, moins ouvertes.
13:01Beaucoup moins ouvertes sur la question de l'autonomie.
13:03Peut-être que les résultats électoraux
13:04du Rassemblement national en Corse jouent aussi sur sa position ?
13:08Je pense aussi que...
13:09Bon, alors, les résultats, vous savez,
13:10c'est toujours étonnant d'analyser les résultats
13:12parce qu'à l'inverse, je pourrais vous dire
13:14qu'ils ont eu des bons résultats
13:15peut-être parce qu'ils étaient sur cette ligne-là, vous voyez.
13:16Donc, c'est toujours un peu hasardeux.
13:18Mais, en tout cas, je constate
13:19qu'il y a une volonté de leur part
13:20d'affiner une position différente.
13:22Vous avez parlé, Michel Castellani,
13:24de la spécificité insulaire, mais pas que.
13:27On voit que dans le texte, il est quand même précisé
13:29qu'on accorde ce statut à la Corse
13:31parce que c'est une île.
13:32Est-ce que c'est une façon de fermer le banc
13:34à des revendications d'autres territoires ?
13:38Façon de dire, attention,
13:39on ouvre à la Corse parce que c'est une île,
13:41mais on ne le fera pas pour la Bretagne
13:43ou le Pays Basque, par exemple.
13:44Est-ce que vous le ressentez de cette façon ?
13:46Oui, il y a ce souci de préserver l'unité de la France.
13:49Et il y a un souci, il suffit de lire les chroniques
13:52ou les tribunes dans les journaux
13:54pour se rendre compte qu'il y a un grand souci
13:56et que, pour certains, le fait de donner
13:58un peu de compétence à la Corse,
14:00c'est pratiquement dynamiter la France.
14:03Nous, ce n'est pas notre position.
14:05La République, elle doit donner l'égalité des citoyens
14:10face à la loi, c'est sûr.
14:12Mais cette égalité passe-t-elle obligatoirement
14:15par l'uniformité ?
14:16C'est la question.
14:17Il y a deux conceptions, il y a toujours eu
14:19deux conceptions dans la République,
14:21vous le savez très bien, depuis l'origine,
14:23depuis les Girondins et les Montagnards.
14:25Et aujourd'hui, on retrouve ce débat
14:27à la source actuelle dans l'hémicycle.
14:29Et justement, sur cette question de l'insularité,
14:31François-Xavier Tchécoli, est-ce que le fait
14:33d'insister sur ce terme dans le projet
14:36de loi constitutionnelle, c'est une manière aussi
14:38pour le gouvernement de se prémunir
14:40d'éventuelles revendications ?
14:42Pourquoi ce statut pour la Corse ne pourrait-il pas
14:44être demain revendiqué par d'autres régions
14:47avec une forte identité ?
14:49Je pense que vous avez tout à fait raison,
14:50mais ça s'entend.
14:52Aujourd'hui, quand même,
14:53dans des plaies à tous les territoires de la nation,
14:56la Corse, c'est la seule île, entre guillemets,
14:59qui n'est pas hors métropole.
15:01Donc, ce que je veux dire par là,
15:03c'est qu'il y a quand même des particularismes forts.
15:04Que l'on soit d'accord ou pas sur l'avancée,
15:06on ne peut pas nier qu'aller en Corse,
15:09il faut prendre un moyen de transport particulier.
15:11C'est arrivé pendant la Covid.
15:13S'il y a une évacuation liée à une maladie,
15:14on ne le fait pas en allant plus loin avec l'ambulance.
15:17C'est tout de suite un moyen aérien ou un bateau.
15:19Donc, je pense qu'aujourd'hui,
15:20il faut quand même prendre en compte ce particularisme.
15:22Et je pense que le mot insulaire,
15:23il a le mérite de caractériser une situation qui...
15:25Mais est-ce que c'est une façon de dire aux autres,
15:28si vous n'êtes pas en situation d'insularité,
15:30vous n'aurez pas le même statut ?
15:33Alors, ce n'est pas un gros mot.
15:34Moi, je pense que je suis un profond décentralisateur.
15:37Donc, je pense qu'aujourd'hui,
15:38il faut amener le reste du pays sur plus de décentralisation.
15:40Mais que la Corse, comme ça a toujours été le cas depuis 80,
15:43garde un temps d'avance en matière de décentralisation,
15:45ça me paraît la moindre des choses.
15:46Michel Castellani, juste un dernier mot sur cette...
15:49Sa terre, sa terre.
15:50C'est ce que disent certains.
15:53Ça pourrait faire comme une préférence nationale,
15:56une préférence aux Corses.
15:58Est-ce que vous comprenez les inquiétudes
16:00qu'il peut y avoir derrière,
16:01en disant finalement,
16:01on pourrait donner sur un territoire de France
16:05plus de droits à quelqu'un qui est descendant Corse
16:08qu'un nouvel arrivant, par exemple ?
16:10Est-ce que vous comprenez que certains craignent une hiérarchie ?
16:13Je vais vous répondre par la chose suivante.
16:17La Corse connaît plus de décès que de naissances.
16:21La Corse a des problèmes sociaux considérables.
16:23Et la Corse connaît une croissance démographique
16:25qui est quatre fois le rythme de la croissance
16:28de la population française moyenne.
16:32Donc, je vais vous dire,
16:33depuis l'an 2000, nous avons acquis 100 000 habitants en plus en Corse.
16:37100 000 alors qu'il y a eu 6 000 décès de plus.
16:40Vous comprenez que pour nous,
16:41se pose le problème du rapport à la terre, justement,
16:44à la propriété foncière.
16:46Il y a un reclassement par l'argent.
16:48Ce sont les plus fortunés qui débarquent en Corse
16:51et qui accaparent à la fois les maisons, les terrains.
16:54C'est une réalité.
16:56Il y a une spéculation effrayante en Corse.
16:58Donc, donnez-nous les moyens d'essayer de lutter.
17:01Ce n'est pas facile.
17:02Ce n'est pas facile parce qu'on se heurte à la liberté de marché
17:04et à la liberté d'établissement,
17:06qui sont deux fondements de la démocratie.
17:09Donc, le problème, il est su à table.
17:10Et ça pourrait aussi s'appliquer dans d'autres régions,
17:14de dire finalement, on pourrait permettre aux Bretons
17:16de s'installer plus facilement en Bretagne
17:18plutôt qu'à des gens qui veulent...
17:20Ça soulève quand même un certain nombre de questions
17:21pour tous les territoires, Michel Castellani.
17:25L'idée centrale, c'est de savoir ce qu'on veut faire.
17:28Moi, je n'ai pas de mépris pour les autres personnes.
17:30Ils ont autant de droits que moi.
17:32Cela dit, est-ce que le grand chambardement
17:35que l'on voit partout dans certaines zones touristiques,
17:37aux Pays Basques, dans certains coins de Bretagne,
17:39sur la Côte d'Azur, chez nous,
17:41est-ce que c'est positif ?
17:43Nous, nous disons non.
17:45Il faut maîtriser ce phénomène.
17:46Je le rappelle, vous allez donc parler,
17:49débattre de ce projet de loi.
17:50C'est qu'une première étape, Nicolas Fleury,
17:52on n'en est pas encore à la révision constitutionnelle.
17:56Non, Elsa, on en est loin,
17:57parce que le sort de ce texte, il est très incertain.
17:59Il y a les groupes qui ont d'abord clairement annoncé
18:01leur opposition, comme les Républicains.
18:03Et puis à côté, il y a ceux qui hésitent,
18:05les Insoumis, les écologistes d'abord,
18:07qui voudraient, eux, ajouter une clause
18:08de non-régression sociale et environnementale.
18:11Il y a aussi le RN.
18:12On en a un petit peu parlé.
18:14Marine Le Pen a présenté une sorte de contre-projet.
18:16Pas de pouvoir législatif pour la Corse dans ce projet,
18:19mais une marge d'adaptation des lois existantes.
18:21Et même au sein du Bloc central, d'ailleurs,
18:23certains sont mal à l'aise à l'idée de toucher,
18:25disent-ils, à l'unité de la République.
18:27Au total, une centaine d'amendements déposés
18:29qui promettent d'après-débat.
18:32Merci beaucoup, Nicolas Fleury.
18:34François-Xavier Tchécoli,
18:36si l'Assemblée vote ce texte,
18:38qui n'est vraiment pas assuré,
18:39le Sénat bloquera ?
18:40Le Sénat, on le rappelle, majorité de droite ?
18:43Je ne ferai pas un jure à mes collègues sénateurs
18:45que de vous dire ce qu'ils feront,
18:46puisque le groupe de la droite républicaine
18:49est très présent au Sénat,
18:50mais il n'est pas majoritaire simple.
18:51Il y a notamment les centristes.
18:53Et puis, on ne sait pas ce que vont donner
18:54les futures élections sénatoriales,
18:56puisqu'il y aura, bien évidemment, ces discussions
18:58une fois que le nouvel hémicycle, là-bas aussi, sera connu.
19:01Mais on peut estimer, effectivement,
19:02que connaissant les sénateurs,
19:04ils auront une position peut-être un peu plus dure.
19:06Je vous ferai répondre, Michel Castellani,
19:08mais je vous propose d'entendre encore
19:09un nouveau groupe politique,
19:11Emmanuel Morel est député du groupe
19:14Gauche, Démocrate et Républicaine.
19:15On le retrouve au micro de Stéphanie Despierres.
19:17Bonjour, Emmanuel Morel.
19:18Au sein de votre groupe,
19:19les positions sont très variées,
19:21mais vous, vous êtes très hostile
19:23à ce projet de loi sur la Corse.
19:24Pourquoi ?
19:25D'abord, parce que je pense qu'on ne modifie pas
19:27la Constitution comme ça,
19:29de façon impromptue et précipitée.
19:31On la change avec la main tremblante.
19:34Et là, on s'apprête,
19:35si le texte est voté,
19:36ce que je ne souhaite pas,
19:37à introduire dans la Constitution française
19:39des principes qui mériteraient
19:41que le peuple tout entier se prononce.
19:43Parce qu'expliquer aujourd'hui
19:44qu'il existe désormais des communautés
19:48historiques, linguistiques, culturelles,
19:50que ces communautés pourraient aussi
19:51se prévaloir d'un lien singulier à leur terre,
19:55je crois qu'on ne mesure pas ce que ça veut dire.
19:57C'est l'unité de la République,
19:59l'égalité des citoyens devant la loi
20:01qui est gravement remise en cause.
20:02Jusqu'à maintenant, il y avait un consensus
20:04en France pour dire que
20:07nous étions défavorables au communautarisme.
20:09C'est-à-dire que la France,
20:10elle reconnaît des citoyens
20:11qui ont tous les mêmes droits.
20:13Là, on est en train d'ouvrir
20:14une boîte de Pandore
20:15dont on ne connaît pas les conséquences.
20:17Enfin, parce qu'on parle des Corses aujourd'hui
20:19qui prétendent avoir une spécificité,
20:21ce que je ne nie pas.
20:22Mais demain, que dira-t-on
20:23aux Savoyards, aux Basques,
20:26aux Bretons, je ne sais pas moi,
20:27aux Picards,
20:28qui eux aussi argueront
20:29de leur rapport spécifique à la terre.
20:32Et puis, qu'est-ce que ça veut dire ?
20:33Ça veut dire qu'il y a des citoyens
20:37qui ont un lien spécifique à une terre
20:38plus que d'autres
20:39et donc qui devraient se prévaloir
20:41d'autres droits.
20:42Moi, je pense que c'est vraiment très dangereux.
20:44C'est dangereux d'un point de vue des principes.
20:47Et puis, je ne vois pas en quoi
20:48ce texte, cette modification constitutionnelle,
20:51réglerait les problèmes
20:51auxquels les Corses sont confrontés.
20:53Mesures économiques,
20:55enfin, problèmes économiques et sociaux,
20:57violences endémiques.
20:58Donc, bien sûr, je comprends
21:01qu'il faille de la décentralisation.
21:04Mais donc, il ne faut rien changer ?
21:05Il ne faut rien changer dans la Constitution,
21:07ça, c'est sûr.
21:08Je ne vois pas pourquoi
21:09on ajouterait un titre spécifique sur la Corse
21:11et puis, ce que je vous disais,
21:12demain, sur le Pays-Basque
21:13ou après-demain, sur la Bretagne.
21:14En revanche, une discussion
21:16avec les élus corse
21:17qui, maintenant, ont une collectivité unique
21:20sur comment l'État français
21:21peut mieux aider,
21:23oui, pourquoi pas ?
21:24Mais ça ne veut pas dire,
21:25parce que c'est concrètement
21:26ce qu'on s'apprête à faire,
21:27donner un pouvoir normatif
21:29différent, distinct
21:31aux élus d'une collectivité française.
21:33Il y a des garanties, quand même,
21:34dans le projet de loi
21:35sur la manière dont la collectivité de Corse
21:38pourra voter ses propres lois ?
21:40Moi, je trouve qu'il n'y a aucune garantie.
21:41D'ailleurs, j'étais assez sensible
21:43à l'appel des constitutionnalistes français
21:46réputés hier,
21:47qui disaient
21:47qu'on a un risque, en plus,
21:49d'une anarchie juridique.
21:50C'est-à-dire qu'à un moment,
21:51une confrontation
21:52entre les lois votées ici
21:53à l'Assemblée nationale
21:55et une application normative
21:58distincte au niveau de la Corse.
21:59Donc, non, moi, je trouve
22:00qu'il n'y a aucune garantie.
22:01Il n'y a que des risques.
22:02Et quand il y a trop de risques,
22:04le mieux, c'est quand même
22:05d'être prudent.
22:06Merci beaucoup.
22:07Merci, Stéphanie Despierre.
22:09Vous l'entendez, Michel Castellani,
22:11ce texte, il va faire débat.
22:13Est-ce que vous pensez
22:13qu'une adoption est possible
22:15quand on entend les réserves
22:16de plusieurs groupes politiques ?
22:18Les élus Corses, eux,
22:19sont très favorables.
22:21Ceux qu'on a à l'Assemblée,
22:22François-Xavier Tchécoli,
22:23vous faites exception,
22:24sont très favorables au texte.
22:26Mais il va falloir convaincre
22:27différents groupes.
22:29Bien sûr, il y a toujours
22:30deux conceptions de la République
22:31qui s'affrontent.
22:32Vous le savez très bien,
22:33ça remonte à l'origine
22:34des Montagnards et des Girondins.
22:36Et maintenant, nous avons
22:37la mouture contemporaine
22:39de ce débat.
22:40Là, moi, j'invite M. Morel
22:42à ce que je lui réponde, moi.
22:43C'est une caricature
22:44qui vienne, les mains dans les poches,
22:46se balader chez moi,
22:47dans ma circo, à Bastia,
22:49qu'il aille dans les villages,
22:50qu'il écoute, qu'il regarde,
22:51qu'il aille voir l'école immersive
22:52de Bastia.
22:53Il verra ce que sont les petits gosses
22:55et ce que sont les écoles immersives.
22:56Je suis certain
22:57qu'il changerait d'avis.
22:59Certains.
22:59Parce qu'il faut vraiment vivre
23:01en Corse pour comprendre.
23:02Là, on a une caricature
23:03qui est une position théorique,
23:05si vous voulez, idéologique,
23:07mais qui est déconnectée
23:08des réalités de la Corse.
23:09Mais qui est partagée
23:10par certains élus.
23:11Est-ce que la révision constitutionnelle
23:13peut exister, Michel Castellani ?
23:15Ça, le match, on va le jouer.
23:17Et puis, le résultat du match,
23:18on le voit à la fin,
23:19pas au début.
23:19Nous, nous essayons...
23:20On vote dans les mêmes termes
23:21Assemblée Sénat
23:22et ensuite les 3-5e.
23:23Ça ne va pas être évident.
23:24Nous allons essayer
23:24de faire valoir nos arguments
23:26qui sont réels
23:26et qui sont notre vécu
23:27de la Corse.
23:28Après, on peut avoir
23:29toutes sortes d'analyses.
23:31François-Xavier Tchécoli,
23:33il faut aussi rappeler
23:34un contexte politique
23:35où cette promesse
23:36vient après l'assassinat
23:37d'Yvan Colonna
23:38avec des manifestations
23:40de colère.
23:41Le gouvernement
23:42s'y est engagé
23:43sur cette question
23:44de l'autonomie.
23:44Est-ce qu'il peut reculer
23:45maintenant ?
23:47Alors, reculer,
23:48ce n'est pas l'impression
23:48qu'il donne,
23:49mais je pense qu'il s'y est engagé
23:51fort maladroitement.
23:53Et en clair,
23:53il a fait à peu près
23:54tout ce qu'il ne fallait pas faire.
23:55Parce que vous savez,
23:56on est en train de parler
23:56de beaucoup de choses
23:57en disant
23:57nous, on pense que
23:59les Corses pensent ça,
24:00nous, on pense que
24:00les Corses pensent si,
24:01nous, on a été élus à 75%,
24:03donc c'est nous qui avons raison.
24:04Il y aurait eu une mesure,
24:05une manière très simple
24:06de régler le problème.
24:07Le texte est arrêté
24:08et vous entendez comme moi
24:09que tout le monde dit
24:09il ne faut pas toucher une virgule,
24:10on va le dénaturer.
24:11Il aurait fallu
24:12que de manière préalable
24:13à cette discussion,
24:15et ça date de 2022 quand même,
24:16les premières discussions,
24:17il aurait fallu consulter
24:18les Corses.
24:19Il aurait fallu dire aux Corses
24:20voilà, on a un texte
24:21parce que c'est le propre
24:22du gouvernement.
24:23On le consultait.
24:24Croyez-moi,
24:24si les Corses avaient dit oui,
24:25ça se serait imposé
24:26à tous les députés.
24:28Malheureusement,
24:28on n'a pas choisi Schumala,
24:30c'est le gouvernement
24:30et je pense qu'il a fauté
24:31en faisant cela.
24:32Michel Castellani,
24:33est-ce qu'il aurait fallu
24:33consulter les Corses ?
24:36C'est un débat démocratique
24:38qui engage
24:38chaque habitant de Corse,
24:40donc il est logique
24:40dans une démocratie,
24:43dans un fonctionnement normal
24:45que les gens soient consultés
24:46effectivement.
24:47Et est-ce que
24:48dans les amendements
24:50qui pourraient être adoptés
24:51pour rassurer peut-être
24:52certains qui doutent,
24:53il y a la question
24:54d'exclure tout le régalien
24:58sur le champ
24:59de possibilités
25:00de dérogation ?
25:01Est-ce que ça,
25:02vous seriez d'accord
25:02pour dire sur le régalien,
25:04la Corse ne peut pas avoir
25:05des règles différentes ?
25:06C'est à qui ça ?
25:07Nous n'avons jamais demandé
25:08ni la police,
25:09ni la monnaie,
25:10ni...
25:11Oui, ça c'est quelque chose
25:12de la justice.
25:12Ça, François-Xavier Tchécoli,
25:13il y aura une correction.
25:15Oui, mais ce n'est pas précisé
25:16dans le texte.
25:17Là, le rapporteur du texte
25:18veut que ce soit écrit noir sur blanc
25:20qu'on exclue
25:22la capacité de déroger
25:23au régalien.
25:24D'ailleurs, c'est une remarque
25:25du Conseil d'État
25:26et effectivement,
25:27tel que c'était rédigé,
25:28ça pouvait laisser une ouverture.
25:30Mais je pense pouvoir
25:31parler au nom de tout le monde
25:31en disant qu'aujourd'hui,
25:33tout le monde est d'accord
25:33pour dire que le régalien
25:34ne serait pas concerné
25:35par cette modification
25:37constitutionnelle.
25:37Vous parliez, Michel Castellani,
25:39de nécessité de développement économique,
25:42vous rappeliez aussi des chiffres
25:43sur la Corse
25:44en matière aussi de criminalité.
25:46Est-ce qu'il faut vraiment
25:47passer par une révision constitutionnelle
25:49pour changer les choses ?
25:50C'est vraiment nécessaire ?
25:51Il n'y a pas d'autre moyen
25:52d'améliorer la situation des Corses ?
25:54C'est un gros débat,
25:55vous savez,
25:56c'est un débat
25:56où on nous oppose toujours
25:57en disant
25:57l'autonomie ne remplira pas
25:59les frigidaires.
26:00Mais dites-moi,
26:00mais si les frigidaires sont vides,
26:02c'est parce que le statut actuel
26:04n'est pas bon ?
26:04Qu'est-ce que vous voulez
26:05que je vous réponde ?
26:06Il y a une relation directe
26:07entre la vie économique,
26:08sociale, culturelle
26:09et l'environnement institutionnel
26:11de toutes terres,
26:12pas que de la Corse.
26:13François-Xavier Tchécoli,
26:14vous faites également ce lien
26:16en disant que par l'autonomie,
26:18un développement économique,
26:19social peut suivre.
26:21Pour vous,
26:21il pourrait y avoir
26:22des mesures spécifiques
26:24aussi dans différents budgets.
26:25Ça existe d'ailleurs.
26:26Il y a parfois dans le budget
26:27des règles dérogatoires
26:29pour certaines régions.
26:30Vous savez,
26:31pour répondre clairement
26:31à votre question,
26:32aujourd'hui,
26:33si l'autonomie
26:33réglait tous les problèmes,
26:34ça fait longtemps
26:35qu'on le saurait.
26:36On le voit
26:36dans d'autres îles
26:38de Méditerranée.
26:39D'ailleurs,
26:39je vous signale
26:39pour la petite anecdote
26:40que la Corse,
26:41tout en étant le PIB
26:42le plus faible de France,
26:43est le plus élevé
26:43des îles méditerranéennes.
26:45Voilà.
26:45Par contre,
26:45ce qui est sûr,
26:46c'est que quand vous accordez
26:47une possibilité
26:48de différencier les choses,
26:50ce n'est pas une mauvaise chose.
26:50Par exemple,
26:51le fait que vous soyez
26:51une île montagne
26:52et que vous ayez
26:52à la fois sur certaines communes
26:53la loi littorale,
26:54la loi montagne,
26:55ça ne rend pas
26:56les choses simples.
26:57Donc oui,
26:57bien évidemment
26:58aux capacités
26:59d'adapter,
27:00de déroger.
27:01Mais encore une fois,
27:02nous,
27:02on y remet le contrôle
27:03du Parlement
27:03parce que si quand vous modifiez
27:04un document d'urbanisme,
27:05et je vous rappellerai
27:06ce qu'a dit le maire de Bonifacio,
27:07qui n'est pas de mon obédience
27:08puisqu'il est macroniste,
27:09quand je tiens le crayon,
27:11je fais des riches ou pas.
27:12D'un côté,
27:12ça vaut 50 centimes
27:13le mètre carré,
27:13de l'autre côté,
27:14ça vaut 1000 euros
27:14le mètre carré.
27:15Vous pouvez imaginer
27:16les pressions qui vont avec.
27:18Allez,
27:18je vais vous faire parler
27:19d'une dernière chose.
27:20Ce soir,
27:21évidemment,
27:27Français,
27:28Corse ou pas,
27:29vont regarder le match.
27:30Michel Castellani,
27:31est-ce que quand on est député
27:32et qu'on doit siéger un soir
27:34du premier match de France
27:35dans la Coupe du Monde,
27:36comment on fait
27:37pour avoir le don
27:37du Big 8é ?
27:39Vous savez,
27:40nous avons conscience
27:41que l'équipe de France
27:43est remarquable,
27:44que la formation,
27:47la formation des joueurs
27:48en France,
27:49c'est probablement
27:49ce qui se fait de mieux au monde,
27:51est magnifique et remarquable
27:52et ils sortent des joyaux
27:54en permanence.
27:55Nous aimerions bien
27:56en avoir quelques-uns
27:56au Sporting Club
27:57de Bastia.
27:58Ah,
27:59mais vous soutenez quand même
28:00l'équipe de France,
28:00Michel Castellani.
28:01Oui,
28:02vous savez,
28:02on a tous nos équipes,
28:04l'équipe de France
28:05est parmi celles.
28:06François-Xavier Chécoli,
28:07comment on fait
28:08quand on est député
28:09et qu'on aime bien
28:09quand même le foot ?
28:11Vous allez pouvoir
28:11suivre le texte
28:12et regarder un peu le match ?
28:13Comme tous les Bastia
28:14et tous les Corses,
28:14j'adore le foot,
28:15mais je pense que par rapport
28:16à M. Castellani,
28:17qui est une éminence
28:18en la matière
28:18et qui intervient
28:19sur des plateaux télé,
28:20il sera sans doute
28:21plus gêné que moi ce soir.
28:22Alors,
28:22je vous ai demandé
28:24votre pronostic
28:24sur la révision
28:26constitutionnelle Corse,
28:26on a vu que ça pouvait
28:27être compliqué,
28:28sur le match ?
28:292-0.
28:302-0 pour la France ?
28:32Oui,
28:32pour la France.
28:33Je précise quand même,
28:34France Sénégale,
28:35François-Xavier Chécoli,
28:36votre pronostic,
28:37on le demandera
28:37à tous les députés
28:38qui viendront sur ce plateau
28:39aujourd'hui.
28:40Je ne sais pas
28:40ce que je gagnerais
28:40si je trouve le résultat,
28:42mais 3-1.
28:433-1,
28:43allez,
28:44on note et puis à la fin
28:45on vous dira du coup
28:46qui a gagné ou pas.
28:47Je vous rappelle
28:47qu'LCP se met également
28:48à l'heure de la Coupe du Monde.
28:50La Coupe du Monde
28:51et les matchs de football,
28:52ça peut être très très politique.
28:53Regardez le podcast
28:54Coupe du Monde,
28:55les matchs du pouvoir,
28:56c'est un podcast natif,
28:57comme on dit,
28:58présenté par Jean-Pierre Gratien,
29:005 numéros,
29:01vous pouvez les regarder,
29:02les écouter
29:03à la mi-temps
29:04de chaque match.
29:05Merci beaucoup Alain,
29:06comme à l'autre,
29:07d'avoir accepté
29:07de débattre
29:08sur l'avenir de la Corse.
29:09On va passer tout de suite
29:10au focus dans cette émission.
29:11Merci.
29:16Et on va retrouver
29:17les députés écologistes
29:18Boris Tavernier,
29:20celle des 4 colonnes.
29:21Vous savez,
29:21on fait parfois des dons
29:22dans les supermarchés,
29:23mais il faudrait
29:24que les grandes enseignes
29:25puissent mettre aussi
29:26la main à la poche, Stéphanie.
29:28Bonjour Boris Tavernier,
29:29vous,
29:29vous voulez changer
29:30la manière
29:30dont fonctionnent ces dons,
29:31qu'est-ce que vous voulez faire ?
29:33Alors,
29:33j'ai écrit un courrier
29:34au grand patron
29:35de la grande distribution
29:36avec 50 collègues parlementaires
29:38pour demander à la grande distribution
29:40de reverser ses marges
29:41lors des collectes alimentaires.
29:42Vous y avez certainement
29:43déjà participé,
29:45souvent en octobre, novembre
29:46avec les banques alimentaires
29:47ou les restaurants du cœur
29:48quand vous achetez des produits
29:49dans une grande surface
29:50et vous en achetez en plus
29:51pour l'aide alimentaire.
29:52Mais sur ces produits,
29:54donc qui montrent en tout cas
29:54la générosité des Français
29:56et il faut continuer de donner,
29:57c'est vraiment important,
29:58sur ces produits,
29:58la grande distribution marge.
30:00Et moi,
30:00je voudrais juste
30:00que les dons soient comptabilisés
30:03en entier
30:03et pas juste une petite partie.
30:05Donc,
30:05je demande simplement
30:06à ce que la grande distribution
30:07puisse reverser ses marges
30:08et participe
30:09à la solidarité nationale.
30:10Vous arrivez à savoir
30:11combien ça rapporterait
30:12en plus aux associations ?
30:13Aujourd'hui,
30:14c'est difficile de le mesurer
30:15parce qu'il y a une réelle opacité
30:16sur les marges
30:17de la grande distribution.
30:18Les seuls qui le font aujourd'hui,
30:20c'est Biocop
30:20et on sait que ça génère,
30:21donc Biocop,
30:22c'est 1%
30:23de toutes les ventes en France,
30:26on sait que ça génère
30:27un peu plus entre 250 000
30:28et 300 000 euros
30:29chaque année
30:29pour les associations.
30:31Donc,
30:31on peut flirter
30:32avec quelques millions.
30:33Donc,
30:33je pense que
30:34dans la situation
30:36dans laquelle
30:37sont les associations
30:37caritatives aujourd'hui
30:38avec beaucoup plus de demandes
30:40et moins de moyens,
30:41ça pourrait être
30:41une vraie bouffée d'oxygène
30:43que de récupérer
30:43cet argent-là
30:44pour pouvoir améliorer
30:45la qualité notamment
30:46des denrées données.
30:48N'y a-t-il pas un risque
30:49que les supermarchés,
30:50les grands distributeurs
30:50finalement,
30:51n'organisent
30:51ou n'ouvrent plus leurs portes
30:52pour faire des collectes
30:53s'il faut qu'ils renoncent
30:55à ces marges ?
30:55Je pense qu'en termes
30:56de responsabilité sociétale,
30:58ce serait quand même
30:59un très mauvais message
31:00de montrer
31:00que les grandes surfaces
31:01ne sont pas solidaires.
31:02Encore une fois,
31:03ce sont quasiment
31:04leurs plus grosses journées
31:05après les journées de Noël.
31:07Donc participer
31:08à cet effort-là,
31:09ce n'est pas grand-chose,
31:10ça ne leur demande
31:10pas plus de travail
31:11et ça ferait
31:11beaucoup de bien au pays.
31:13Vous voulez imposer ça
31:14par la loi ?
31:14Pour l'instant,
31:15je leur demande gentiment,
31:16en tout cas,
31:17c'est ce qu'on a fait
31:17avec les collègues parlementaires,
31:18par un courrier,
31:20on leur laisse l'été
31:20pour répondre,
31:22mais eux-mêmes
31:22nous demandent généralement
31:23de légiférer
31:24pour qu'il n'y ait pas
31:25de concurrence,
31:25que tout le monde
31:26soit logé à la même enseigne.
31:27Donc si je n'ai pas
31:27de réponse d'ici la rentrée,
31:29en septembre,
31:29on déposera une proposition
31:30de loi transpartisane
31:31qui va dans ce sens.
31:32Merci beaucoup.
31:33Merci à vous.
31:35Et bienvenue à vous
31:36si vous nous rejoignez
31:37sur LCP.
31:37Nous sommes à 30 minutes
31:38de la séance des questions
31:39au gouvernement
31:40à suivre en direct,
31:42en intégralité
31:42comme chaque mardi.
31:44Restez avec nous
31:45juste après.
31:45On revient sur les temps forts
31:46avec deux députés
31:48mais également
31:48avec quatre citoyens.
31:50Vous retrouverez
31:51tout au long de cette émission
31:52avec les députés
31:53qui dans un instant
31:54vont interpeller le gouvernement.
31:55Stéphanie Despierre
31:56et Nicolas Fleury
31:57depuis la salle
31:58des quatre colonnes.
31:59Dario Borgogno
32:00et lui en direct
32:01de l'hémicycle
32:02et puis vous vivrez
32:02en direct
32:03l'arrivée de Sébastien Lecornu,
32:05le Premier ministre
32:05et des membres
32:06de son gouvernement.
32:08Ils arrivent
32:08par la cour d'honneur.
32:10C'est une des entrées
32:11de l'Assemblée
32:11mais celle que vous connaissez
32:12peut-être davantage,
32:13c'est la vue
32:14depuis le pont de la Concorde.
32:16C'est ce qu'on appelle
32:16la colonnade.
32:17Et bien regardez,
32:18on va vous montrer
32:18cette image.
32:19C'est la vue
32:20que vous allez avoir
32:21à présent.
32:22Une nouvelle œuvre d'art,
32:23une fresque
32:25Marianne rêve
32:26de l'article 7,
32:27une Marianne tournée
32:28vers l'avenir
32:29qui sera justement
32:30sur la colonnade
32:31de l'Assemblée nationale
32:32jusqu'à la fin
32:32du mois de septembre,
32:34inaugurée tout à l'heure
32:34avec la présidente
32:35de l'Assemblée nationale.
32:37Voilà pour cette image
32:38qu'on tenait à vous montrer.
32:39Dario Borgogno
32:40dans 27 minutes,
32:41séance des questions
32:42au gouvernement.
32:43Quel sera le thème principal
32:44aujourd'hui, Dario ?
32:46Eh bien aujourd'hui,
32:47il sera question
32:48des nouvelles technologies
32:49dans l'hémicycle
32:50après que la société
32:51entreprise,
32:52la start-up
32:53la plus avancée
32:54en matière
32:54d'intelligence artificielle
32:56ait décidé de couper
32:57ses derniers modèles
32:58d'IA au monde entier
32:59après que l'administration
33:00Trump leur ait demandé
33:01de les réserver
33:02uniquement aux citoyens
33:04américains.
33:05Alors pour accélérer
33:06la souveraineté numérique
33:07de la France,
33:07le Premier ministre
33:08a annoncé ce matin
33:10un investissement
33:11de 655 millions
33:12d'euros supplémentaires
33:13dans le développement
33:14d'intelligence artificielle.
33:16Au moins trois questions
33:17à ce sujet aujourd'hui, Elsa.
33:18Et il y aura d'autres thèmes
33:20évoqués lors de la séance, Dario ?
33:23Tout à fait.
33:24La France insoumise
33:25va aussi aborder
33:26la situation au Liban
33:27avec la députée
33:28André Torina
33:29qui était présente
33:30sur place
33:31la semaine dernière
33:32avec d'autres représentants
33:33de son parti.
33:34Il réclame toujours
33:35un cessez-le-feu immédiat
33:36alors que les Etats-Unis
33:38et l'Iran
33:38ont acté un accord
33:40pour arrêter le conflit
33:41au Moyen-Orient.
33:42Il sera aussi question
33:43de violences faites
33:44aux enfants
33:45avec au moins
33:45deux questions
33:46dont une
33:47de la députée
33:48droite républicaine
33:49Alexandra Martin
33:50qui était présente hier
33:50à une réunion
33:51avec le Premier ministre
33:53pour demander
33:54l'inscription
33:54à l'ordre du jour
33:55d'une loi dite
33:56intégrale
33:57sur les violences
33:58sexistes et sexuelles
33:59réclamée par plus
34:00d'une centaine de députés
34:01depuis la mort
34:02de Liana dans le Gers.
34:04Merci beaucoup, Dario.
34:06On va parler
34:07de deux de ces thèmes
34:08de la séance
34:08des questions gouvernement
34:09avec nos deux
34:10nouveaux invités.
34:11Carole Guilherme,
34:12bonjour.
34:12Bonjour.
34:13Députée les démocrates
34:13des Hauts-de-Seine,
34:14Jordan Guitton,
34:15bonjour à vous.
34:16Bonjour.
34:16Députée Rassemblement
34:17National de l'Aube,
34:18on va retrouver,
34:19Dario vous en parlait,
34:20la députée droite républicaine
34:22Alexandra Martin.
34:23Elle va revenir
34:23sur la volonté
34:25des députés
34:25d'inscrire une loi
34:26intégrale contre les violences.
34:27Alexandra Martin,
34:28vous étiez reçue hier
34:29à Matignon.
34:30Est-ce que vous en êtes sorti
34:31avec la conviction
34:32que le Premier ministre
34:32était vraiment motivé
34:35à inscrire
34:35cette loi intégrale ?
34:36Oui, ça je pense,
34:37c'est évident.
34:39Il est motivé,
34:40il va y avoir
34:40plusieurs projets de loi,
34:43propositions de loi
34:43qui vont arriver.
34:45Je crois qu'il est important
34:46de dire qu'aujourd'hui,
34:47plus qu'une loi intégrale,
34:48c'est une politique publique
34:50intégrale
34:50qu'il va falloir
34:51que l'on construise ensemble.
34:52Et c'était une réunion
34:54transpartisane,
34:54donc ça donne, je pense,
34:56du poids à cette démarche.
34:58Et je pense que le droit
34:59des enfants
35:00et la protection des enfants
35:01méritent bien cela.
35:02Certains disent
35:03qu'on attend
35:04les réponses
35:05de l'inspection
35:07commandée par le gouvernement,
35:08mais que le problème,
35:10ce n'est pas la loi,
35:10mais le fonctionnement,
35:12même au quotidien
35:13de la justice,
35:14les moyens.
35:14Qu'est-ce que vous en pensez ?
35:15Oui, il y a les deux,
35:17mais je pense effectivement
35:18que dans l'affaire Liana,
35:20c'était, je pense,
35:22davantage un problème
35:23de bon sens,
35:23d'organisation,
35:24de fonctionnement,
35:25des parquets,
35:26plus qu'un problème
35:27législatif
35:28ou même réglementaire.
35:30Il y a dans la protection
35:31de l'enfant
35:32des problèmes organisationnels,
35:34fonctionnels
35:34et du législatif aussi.
35:36Et donc,
35:37on y viendra,
35:38que ce soit
35:38sur le projet de loi
35:39d'Armand Aris
35:41ou la loi intégrale
35:42qui serait programmée
35:44à l'automne prochain.
35:45On entend votre optimiste.
35:47Qu'est-ce que vous avez
35:47à demander
35:47cet après-midi
35:48au gouvernement ?
35:49Cet après-midi,
35:50je vais parler
35:51de la cyber-pédocriminalité
35:53parce qu'on ne peut pas
35:54entendre la protection
35:55de l'enfant
35:56sans appréhender
35:56ce champ immense,
35:58malheureusement,
35:59qui a été totalement envahi
36:01par ces prédateurs sexuels.
36:03La pédocriminalité,
36:04ça n'a pas de frontière.
36:05Ça prend une ampleur
36:07plus importante encore maintenant
36:09avec l'intelligence artificielle
36:10qui malheureusement
36:11offre des outils
36:12sans fin
36:13aux pédophiles.
36:15Et donc,
36:15j'ai déposé
36:16une première proposition
36:17de loi
36:17l'année dernière
36:18et déjà quasiment obsolète.
36:20Il faut avancer vite.
36:21Il faut que le droit pénal
36:23français
36:24puisse s'adapter
36:25à ces nouveaux crimes
36:26et délits,
36:26notamment comme la diffusion
36:28ou la création
36:29de deepfake.
36:30Vous savez,
36:30ces vidéos
36:31ou ces photos truquées.
36:32Ça,
36:32ce n'est pas dans la loi intégrale
36:33que vous avez co-signé ?
36:34Il y a dans la loi intégrale
36:36effectivement une partie,
36:37un chapitre sur le numérique,
36:38mais ma proposition de loi
36:39est beaucoup plus complète,
36:41ça va beaucoup plus loin
36:42et notamment,
36:42par exemple,
36:43incrimine l'utilisation
36:45d'enfants
36:45à des fins sexuelles
36:47dans le champ numérique.
36:49Vous savez,
36:49un enfant est alpagué
36:50toutes les 30 secondes,
36:52notamment dans les jeux vidéo
36:53en ligne
36:53par des prédateurs sexuels.
36:55Merci beaucoup.
36:56Merci.
36:57Merci Stéphanie Despierres.
36:59Avant de rentrer justement
37:00dans les mesures législatives,
37:02je voudrais savoir
37:02si l'un et l'autre,
37:04dans vos circonscriptions
37:05ce week-end,
37:05on vous a encore énormément
37:07de parler
37:07de l'affaire Liana,
37:08de l'émotion,
37:09de la colère.
37:10Quel rôle Guillaume ?
37:12Oui, bien sûr.
37:13On m'a énormément parlé
37:14évidemment de cette affaire
37:16qui n'est pas un simple fait divers,
37:17qui touche absolument
37:19l'entièreté des Français.
37:20C'est un sujet
37:21de préoccupation majeure.
37:23D'un côté,
37:23il y a évidemment
37:24cette colère que l'on ressent
37:26dans l'entièreté du pays.
37:27Cette incompréhension aussi
37:29pour cette affaire
37:31dont manifestement
37:32il y a eu des dysfonctionnements,
37:35en tout cas évidemment
37:35l'enquête administrative
37:37qui est en cours
37:38et dont les conclusions
37:39seront révélées
37:39d'ici à la fin du mois,
37:41nous révélera
37:42ce qui a pu poser problème.
37:45Toujours est-il
37:46que je partage évidemment
37:47comme députée
37:48et comme représentante
37:49de ma circonscription
37:50l'ensemble
37:51de ces interrogations
37:54et de cette émotion.
37:55Jordan-Guitton
37:56a également
37:56colère,
37:57incompréhension
37:58dit Carole Guillerme.
37:59Je pense que
38:00les Français et les Français
38:01sont conscients
38:01qu'il y a des faillites énormes
38:02de la part de notre État,
38:04de notre système de justice
38:05qui dysfonctionne
38:06et effectivement
38:06ils sont nombreux
38:07à avoir été marqués
38:08par cette affaire,
38:09ce drame familial.
38:10Donc évidemment
38:11il faut rendre hommage
38:12à la famille,
38:13ne pas instrumentaliser
38:15ce drame
38:15mais en tirer
38:16je pense toutes les leçons politiques
38:17et c'était la même chose
38:19avec l'affaire Lola,
38:20c'était la même chose
38:20avec l'affaire Philippines
38:21à chaque fois
38:22chaque personne
38:23va ressortir
38:24des propositions de loi
38:24mais en fait
38:25c'est tout le logiciel
38:25de la justice
38:26de notre pays
38:26qu'il faut revoir
38:27et qu'il faut changer
38:28pour faire en sorte
38:29que la justice
38:30protège les Français
38:31avant même de penser
38:32à la réinsertion sociale
38:33notamment des criminels.
38:34Donc on veut
38:35au Rassemblement National
38:35modifier tout le logiciel
38:37de la justice française.
38:38Alors justement
38:38les réponses
38:39elles sont législatives
38:40mais on entend beaucoup
38:42qu'il faut en fait
38:43un changement de mentalité
38:45que la protection des enfants
38:46devienne une priorité
38:48dans le pays
38:49ça ne passe pas forcément
38:50ni par un texte de loi
38:51ni pour la question de moyens
38:52est-ce qu'on a suffisamment
38:53pris conscience ?
38:54Il y a beaucoup de témoignages
38:55qui ont bouleversé
38:55les Français
38:56au fil des années
38:57est-ce qu'on a suffisamment
38:58pris conscience
38:59de ce que pouvait se passer
39:00dans la vie de nos enfants ?
39:02Carole Guilherme
39:02est-ce que la réponse
39:04est suffisante ?
39:05Alors la réponse
39:07le temps nous dira
39:08si elle est évidemment suffisante
39:09toujours est-il
39:10qu'aujourd'hui
39:11au sein de mon groupe
39:13la protection de l'enfance
39:14fait partie des priorités
39:15que l'on a toujours portées
39:16et je pense singulièrement
39:18à ma collègue Périne Goulet
39:19qui est aujourd'hui
39:20la présidente de la délégation
39:22aux droits des enfants
39:24et également
39:26à des députés
39:26comme Maude Petit
39:28et précédemment
39:29Sarah Alayri
39:30La réponse aujourd'hui
39:31le Premier ministre
39:32a pu l'évoquer
39:33évidemment
39:34lors des précédentes
39:35questions au gouvernement
39:36la semaine passée
39:37il y a une enquête
39:38administrative
39:38qui est en cours
39:39qui fera évidemment
39:40la lumière
39:41sur toute la chaîne
39:43si vous voulez
39:45mais peut-être
39:46qu'elle pointera
39:46des erreurs
39:47humaines individuelles
39:49et pour autant
39:50il faudra
39:51des réformes
39:51de plus ample
39:53Oui
39:53mais c'est pour ça aussi
39:54qu'il y a
39:55cette proposition
39:55de loi dite intégrale
39:57qui a été portée
39:58par un certain nombre
39:59de députés
40:00dont je suis co-signataire
40:01aussi à l'heure actuelle
40:02qui sera a priori
40:04évoquée
40:05dès l'automne prochain
40:06au sein de cet hémicycle
40:07on a également
40:08ce projet de loi
40:10que porte le gouvernement
40:11sur la protection
40:12de l'enfance
40:13qui devrait être discutée
40:14dans l'hémicycle
40:15à partir avant cet été
40:16donc on a d'ores et déjà
40:18en tout cas
40:18une réponse législative
40:20une réponse réglementaire
40:21en tout cas
40:22c'est la volonté
40:22qui a été ensufflée
40:23par le Premier ministre
40:25tel qu'il a pu évoquer
40:26les choses
40:27la semaine passée
40:28et évidemment
40:29une mobilisation parlementaire
40:31qui est assez transpartisane
40:32à l'heure actuelle
40:33Jordan Guitton
40:34est-ce qu'on est capable
40:36en France
40:36de dire
40:37la priorité maintenant
40:38numéro une
40:39c'est celle-ci
40:40c'est celle de la lutte
40:41contre les violences
40:42contre les femmes
40:42et les enfants
40:43ça veut dire en fait
40:44que c'est la seule
40:45une priorité
40:46on a le sentiment
40:46qu'il y en a beaucoup
40:47et à la fin
40:48il n'y en a plus
40:49est-ce que vous dites
40:50au Rassemblement National
40:51oui c'est notre priorité ?
40:52moi je pense que ça doit être
40:54une priorité
40:54l'État doit être là
40:55pour protéger l'ensemble
40:56des Françaises et des Français
40:57à commencer par les femmes
40:59évidemment
40:59et les enfants
41:00les enfants on l'a vu
41:01notamment dans l'affaire
41:02du périscolaire à Paris
41:03qui sont parfois
41:04dans des situations
41:04très fragiles
41:05et évidemment
41:06qui doivent être mieux protégées
41:08maintenant
41:08le sujet des moyens
41:09de la justice doit se poser
41:10de quoi on parle ?
41:11on parle de quelques milliards d'euros
41:13dont la justice a besoin
41:14chaque année
41:15en investissement
41:16dans un État
41:17qui a finalement
41:18et dans une politique
41:19macroniste
41:20qui a endetté l'État
41:21plus de 1300 milliards d'euros
41:22et donc au prochain budget
41:23vous défendrez
41:24ou vous voterez
41:25des amendements ?
41:25à chaque fois
41:26à chaque fois
41:26en commission des lois
41:27je défends au budget
41:28par exemple
41:28le fait de doubler
41:29le nombre de magistrats
41:30dans notre pays
41:30le fait d'aller chercher
41:31les 15 000 places de prison
41:32qu'Emmanuel Macron avait promis
41:34on en est à peine à 4000
41:35et à chaque fois
41:36nous votons des choses
41:38qui ne sont pas appliquées
41:39dans la fin des textes
41:40Carole Guilherme
41:41sur cette question des moyens
41:42même si on a bien vu
41:43que le président de la République
41:45semblait dans un premier temps
41:46dire que c'était pas le problème
41:48et puis
41:48on voit bien
41:49que ça commence à évoluer
41:50un petit peu
41:50est-ce que oui
41:51dans le prochain budget
41:52il faudra
41:53non pas seulement
41:54sanctuariser le budget
41:54de la justice
41:55que vous le rappelez souvent
41:56il y a eu des augmentations
41:57mais vraiment
41:58l'augmenter considérablement
42:00on a l'impression
42:01qu'en France
42:01on est très en retard
42:02sur la question
42:02des moyens de la justice
42:03Oui
42:04vous me permettrez évidemment
42:05de rappeler que le budget
42:06de la justice
42:07a été largement augmenté
42:09sous la mandature
42:10du président Emmanuel Macron
42:12les moyens ont été
42:13également augmentés
42:15en ce qui concerne
42:16le nombre de postes
42:17de magistrats
42:17de greffiers
42:18et ça se compte
42:19en plusieurs milliers
42:20cela étant évidemment
42:22qu'avec cette affaire
42:24qui met sous un jour nouveau
42:26la question des moyens
42:27dévolus à la justice
42:29la question va se poser
42:31lors du prochain budget
42:32on verra évidemment
42:34lors de la restitution
42:36de cette enquête administrative
42:38là où les choses
42:39ont pu être préjudiciables
42:42et on verra évidemment
42:43lors des discussions budgétaires
42:44donc à l'automne prochain
42:45mais j'invite évidemment
42:46mon collègue
42:47du Rassemblement National
42:49à peut-être éviter
42:50de dégainer immédiatement
42:51une motion de censure
42:53du budget
42:54Est-ce que sur la question
42:55de cette loi intégrale
42:57vous au Rassemblement National
42:58vous êtes favorable
42:58à l'inscrire
42:59c'est une loi dite intégrale
43:01dans le sens où
43:02il y a des mesures
43:03sur le champ du numérique
43:04sur le champ de l'école
43:05sur le champ de la santé
43:06pas seulement poli-justice
43:08Mais je pense qu'il y a
43:09tout un champ de la justice
43:10à revoir
43:11donc nous on votera
43:12au Rassemblement National
43:12tout ce qui va dans le bon sens
43:13comme on le fait depuis 2022
43:15les deux dernières lois
43:16de programmation de la justice
43:17en commission
43:18et en séance
43:18on les a votés
43:19pour apporter des moyens
43:20maintenant quand on voit
43:21ce que fait le gouvernement
43:22notamment début juin
43:23il a gelé 450 millions
43:24de crédits
43:25pour le ministère de la justice
43:26c'est pas tenable
43:27si on vote des orientations
43:28budgétaires
43:29ou même des nouveaux projets
43:30de loi qui ne sont pas
43:30appliqués dans les faits
43:31parce qu'il n'y a pas
43:32de volonté politique
43:33de la part de ce gouvernement
43:34de lutter contre la délinquance
43:35de lutter contre la criminalité
43:37on le dit
43:38ça ne fonctionnera pas
43:39et le deuxième sujet
43:40quand même
43:40c'est quand même
43:40de revoir le logiciel
43:41de la justice
43:42encore une fois
43:42on a une justice
43:43qui est trop laxiste
43:44qui vise avant tout
43:45à réinsérer socialement
43:46des criminels
43:47avant même de protéger
43:48l'ensemble de nos concitoyens
43:50donc il faut revoir
43:50ce logiciel
43:51et ça nous lisons
43:52depuis des années
43:53et nous n'attendons pas
43:54un drame
43:54est-ce qu'elle est vraiment
43:55il suffit de voir
43:56n'importe quelle affaire
43:57n'importe quelle enquête
43:58les françaises et les français
43:58en ont conscience
43:59et moi je pense
44:00qu'il faut revoir
44:01ce logiciel
44:01de manière à complètement
44:03changer notre fusil d'épaule
44:05en termes de justice
44:05il y a beaucoup de demandes
44:07justement sur la sévérité
44:09de la justice
44:10on voit que Sébastien Lecornu
44:12veut rendre justement
44:13la perpétuité
44:15pour les crimes sexuels
44:16d'enfants
44:17il y a le débat
44:19sur l'imprescriptibilité
44:20des crimes sexuels
44:20contre les enfants
44:21également
44:21est-ce que c'est un champ
44:23essentiel
44:24est-ce qu'il y a aussi
44:24l'aspect prévention
44:25qu'il faut renforcer
44:27un peu tous les aspects
44:28à la vérité
44:29mais c'est l'objectif
44:30justement de cette loi intégrale
44:32en tout cas
44:32que de verser dans le débat
44:34l'idée d'avoir
44:35une totale appréhension
44:37du sujet
44:38dans toutes ses composantes
44:39et le Premier ministre
44:40vous le rappelez à l'instant
44:41l'a d'ores et déjà annoncé
44:42l'ouverture d'une réflexion
44:44sur la question
44:45de l'imprescriptibilité
44:47la question des moyens
44:49également
44:50n'est absolument pas tabou
44:52la question de l'information
44:53des victimes
44:54tout au long
44:55de la procédure
44:56est évidemment
44:57plus qu'essentiel
44:58le fait aussi
44:59de devoir motiver
45:00toute décision
45:02de classement
45:02sans suite
45:03donc ça
45:04ce sont un ensemble
45:05de décisions
45:06que le Premier ministre
45:06a d'ores et déjà annoncé
45:08et qui font partie
45:09des réflexions
45:09qui sont engagées
45:10Alexandra Martin
45:11va attirer l'attention
45:12sur la cyberpédocriminalité
45:14c'est vrai que c'est un champ
45:16on découvre des choses
45:16absolument monstrueuses
45:18sur internet
45:19ou les réseaux sociaux
45:21il ne faut pas oublier
45:22que c'est pour les prédateurs
45:24parfois un domaine
45:26de liberté absolue
45:27je pense qu'il faut
45:27que notre système de justice
45:28évidemment se modernise
45:30s'adapte à la criminalité
45:31d'aujourd'hui
45:32moi quand je vois
45:33qu'il n'y a que 3 procureurs
45:34pour 100 000 habitants
45:35dans notre pays
45:35ça pose forcément
45:36un problème de justice
45:37et de suivi des dossiers
45:38on ne peut pas se retrouver
45:39avec 70 000 dossiers
45:41en attente
45:42dans notre pays
45:42et évidemment
45:43la réponse pénale
45:44ne se fera pas
45:44mais je tiens juste
45:45à dire qu'on entend
45:46le Premier ministre Lecornu
45:47le ministre Darmanin
45:48qui sont quand même
45:49aux responsabilités
45:49depuis 9 ans
45:51être là
45:51faire des constats
45:52et faire des propositions
45:53de loi
45:53mais qu'ont-ils fait
45:54ces 9 dernières années
45:55ils ont endetté le pays
45:56à plus de 1300 milliards d'euros
45:57et n'ont pas été capables
45:58de mettre quelques milliards d'euros
45:59en plus chaque année
46:00dans le budget de la justice
46:01et ça je pense
46:01que les Français
46:02et les Français
46:02doivent s'en apercevoir
46:03il y a eu plus 50%
46:04d'augmentation
46:06sous Emmanuel Macron
46:07est-ce que le Président
46:08n'a pas aussi hérité
46:09d'une situation très compliquée ?
46:10Non, il n'a pas hérité
46:11d'une situation très compliquée
46:12il a juste mis
46:13quelques moyens supplémentaires
46:14suite au quinquennat
46:15de François Hollande
46:16aussi catastrophique
46:17pour le budget de la justice
46:18mais on voit bien
46:19que ces moyens
46:19sont largement insuffisants
46:20et même le budget
46:21qu'on a voté
46:22ils ne sont pas tous appliqués
46:23dans les faits
46:23On va parler maintenant
46:24intelligence artificielle
46:26on va retrouver
46:26celle des 4 colonnes
46:27le député Horizon
46:28Xavier Albertini
46:29Oui bonjour
46:30Xavier Albertini
46:31alors aujourd'hui
46:31sur quoi comptez-vous
46:32interpeller le gouvernement ?
46:33Je souhaite l'interpeller
46:34au nom du groupe
46:35Horizon et Indépendance
46:36sur la partie relative
46:37à Anthropique
46:38c'est-à-dire l'interdiction
46:39depuis le week-end dernier
46:40par l'administration américaine
46:42de l'utilisation de l'IA
46:43par des non-résidents américains
46:45ça pose un certain nombre
46:47de problèmes de souveraineté
46:47et surtout d'avenir
46:48pour la sécurité de la France
46:50et surtout pour le fait
46:52de devenir
46:52que le marché de l'IA
46:53aujourd'hui devienne une arme
46:54une arme redoutable
46:56pour le développement
46:57de l'économie
46:58du savoir
46:59dans les prochaines années
47:00donc il nous faut
47:00une réponse du gouvernement
47:01en matière à la fois
47:03technologique
47:04financière
47:04et surtout de projets
47:05de prospectives
47:06et de stratégies
47:07par rapport à cette situation
47:08La France n'est pas exactement
47:10un pays en pointe
47:11aujourd'hui
47:11par rapport à des mastodontes
47:12comme les Etats-Unis
47:13qu'est-ce qu'on peut faire
47:14en tant que législateur ?
47:15C'est justement là
47:16la question que je souhaite
47:17poser au gouvernement
47:17savoir quelle est sa stratégie
47:19puisque nous législateurs
47:20nous pourrons légiférer
47:21à condition qu'il y ait
47:22une vision
47:22qui ne se résume pas
47:24simplement à une augmentation
47:25des moyens
47:25mais surtout à une stratégie
47:26et une tactique
47:28à développer
47:28pour que l'Europe
47:29bien évidemment
47:30et la France puisse
47:31se maintenir dans un peloton
47:32de tête qui est en train
47:33de se décrocher d'elle
47:34il me paraît important
47:35aujourd'hui d'alerter
47:36le gouvernement
47:36sur cette question
47:37Est-ce que c'est pas un peu tard
47:38alors que ces entreprises
47:39ont commencé à développer
47:39des modèles depuis des années
47:40déjà ?
47:41Nous l'avions déjà développé
47:42avec Edouard Philippe
47:43en 2018
47:43lorsqu'il était Premier ministre
47:44puisqu'il avait lancé
47:45un premier scénario
47:46autour de l'IA
47:47mais ceci n'est pas
47:48aujourd'hui suffisant
47:49il nous faut relancer
47:50si j'ose dire la machine
47:51et cette machine
47:52il nous faut la prendre
47:53à bas le corps
47:53Merci beaucoup
47:55Merci Nicolas Fleury
47:56Carole Guilherme
47:57on découvre
47:57que pour Donald Trump
47:58l'intelligence artificielle
47:59devient aussi
48:00des moyens de pression
48:02est-ce qu'il faut
48:02des solutions souveraines
48:04en France
48:05justement pour ne pas
48:05se retrouver dépourvu ?
48:07Alors le moins
48:07que l'on puisse dire
48:08c'est que Donald Trump
48:09nous met l'alerte
48:10sur un certain nombre
48:11de sujets
48:12on l'avait vu
48:13avec le conflit ukrainien
48:14et avec les enjeux
48:15de souveraineté de défense
48:16aujourd'hui on le voit
48:18avec Anthropique
48:18et les enjeux
48:19de souveraineté numérique
48:21évidemment qu'il faut
48:22que l'on développe
48:23en européen
48:24et en français
48:24des outils
48:25d'intelligence artificielle
48:27suffisamment autonomes
48:29vis-à-vis notamment
48:29des concurrents américains
48:31et aujourd'hui
48:33le Premier ministre
48:33l'a annoncé
48:34pas plus tard que ce matin
48:35des moyens supplémentaires
48:37dévolus aux enjeux
48:37Plus de 600 millions d'euros
48:39Absolument
48:39plus de 600 millions d'euros
48:42pendant le quinquennat
48:43d'Emmanuel Macron
48:44il y a toute une stratégie nationale
48:46dévolue à l'intelligence artificielle
48:47qui a été adoptée
48:49des moyens ont été mis
48:50sur la table
48:50évidemment il faut
48:51aller plus loin
48:52et je le disais
48:53en européen
48:54la souveraineté européenne
48:55en matière de numérique
48:56est essentielle
48:56Jordan Guitton
48:58en européen
48:59est-ce que nous
48:59seuls français
49:00on a les moyens
49:01de concurrencer les Etats-Unis
49:02ou alors il faut
49:03qu'on fasse une réponse
49:04européenne ?
49:05Non il faut d'abord
49:06avoir une réponse française
49:08sous forme de
49:09souveraineté numérique
49:10de souveraineté technologique
49:11qui peut être accompagnée
49:12par l'Europe
49:13mais on a un génie français
49:14qui s'appelle aujourd'hui
49:15Mistral
49:15qui n'a absolument pas
49:16été soutenu
49:17dans les marchés publics
49:19notamment européens
49:20et c'est le même problème
49:21sur les questions de défense
49:22on a des génies français
49:24d'assaut
49:25qui sont très peu utilisés
49:26par nos partenaires européens
49:28donc forcément
49:29ça pose un problème
49:30de souveraineté
49:31et d'entraide
49:32au niveau européen
49:32mais avant tout
49:33la France doit se doter
49:34d'un système
49:35notamment de souveraineté énergétique
49:36pour pouvoir accueillir
49:37ces data centers
49:38ces données numériques
49:40de manière à pouvoir
49:40développer au maximum
49:42aider Mistral
49:43qui est quand même
49:43notre génie français
49:44et notre fierté nationale
49:45à se développer
49:46à l'échelle européenne
49:47puis internationale
49:48pour pouvoir concurrencer
49:49évidemment demain
49:50la Chine et les Etats-Unis
49:51qui ont des dizaines
49:53et des dizaines d'années
49:54d'avance
49:54nous en Europe
49:55la seule chose
49:55qu'on a été capable
49:56de créer
49:56c'est le RGPD
49:57un règlement
49:58pendant que les autres pays
49:59eux créent de la croissance économique
50:00Carole Guillerme
50:02le Premier ministre
50:02aussi ce matin
50:03annonce que la DGSI
50:04les services extérieurs français
50:07vont se doter
50:08de solutions français
50:09c'est vrai qu'on s'aperçoit
50:10qu'on est aussi très dépendant
50:11des Etats-Unis
50:12sur la question du numérique
50:13et qu'avec Donald Trump
50:14au pouvoir encore plus
50:15il faut essayer
50:16d'être au maximum étanche
50:17oui absolument
50:19mais toute cette affaire
50:21et je comprends
50:22qu'il y a aussi
50:22des enjeux
50:23liés à l'administration américaine
50:25sur cette question d'anthropique
50:26mais toujours est-il
50:27que cela doit sonner
50:28comme un signal d'alarme
50:30aussi pour les Européens
50:31et les Français
50:32il y a une obligation
50:33désormais
50:34de déployer
50:35des solutions
50:36en matière de numérique
50:38qui soient souveraines
50:39qui soient européennes
50:40qui soient françaises
50:41par définition
50:42Jordan Guitton
50:43est-ce que c'est pas un peu
50:45illogique de votre part
50:46de dire
50:46il faut que les Européens
50:47utilisent les solutions françaises
50:48mais vous
50:49vous n'êtes pas forcément
50:50pour une solidarité européenne
50:51donc il ne faut pas s'étonner
50:53qu'ils préfèrent parfois
50:53utiliser des solutions américaines
50:54parfois sortir des caricatures
50:56nous sommes pour une Europe
50:57des nations
50:58c'est-à-dire qu'il y a
50:59des initiatives
50:59de nations européennes
51:01qui sont plutôt bonnes
51:02historiquement
51:02l'Europe d'Ariane
51:03l'Europe d'Airbus
51:04ça nous va très bien
51:04c'est juste que depuis 2007
51:06lorsqu'on a une Europe
51:07qui s'empare de la souveraineté
51:08des nations
51:09par exemple sur le RGPD
51:11par exemple sur d'autres choses
51:12et qui ne crée rien
51:13qui ne permet pas
51:14à nos entreprises
51:14par exemple
51:15qui ne permet pas à Mistral
51:16de se développer
51:17ni à nos entreprises de défense
51:18de mieux vendre en Europe
51:20entre partenaires
51:21on est dans un marché unique
51:22aujourd'hui
51:23où la France
51:24n'a pas l'impression
51:24d'être soutenue
51:25donc on a une voix française
51:26qui n'est pas soutenue à Bruxelles
51:28donc nous on parle évidemment
51:29d'utiliser l'Europe
51:30qui devrait soutenir
51:31la croissance économique française
51:32à commencer par la souveraineté numérique
51:34la souveraineté technologique
51:35que malheureusement
51:36nous n'avons pas
51:37et Donald Trump
51:38nous a mis une forme
51:40malheureusement
51:40de leçons de souverainisme
51:42sur cette histoire
51:43d'entropie
51:43qui a aussi heurté
51:44énormément d'acteurs
51:46technologiques français
51:46Carole Guilherme
51:48sur cette question
51:48est-ce que vous avez le sentiment
51:50qu'en France
51:51on a un peu méprisé
51:52l'intelligence artificielle
51:53ou alors
51:54comment on peut expliquer
51:56ce retard ?
51:56Alors il y a certaines entreprises
51:58il y a Mistralahi notamment
51:59qui sont en pointe là-dessus
52:01mais est-ce qu'on a eu
52:02un côté trop traditionnel
52:03en France
52:04en se disant finalement
52:05on préfère réfléchir
52:07avec nos neurones
52:07qu'avec nos outils
52:08c'est ce qui explique
52:09le retard qu'on peut avoir
52:10aujourd'hui ?
52:11Non
52:12à la vérité
52:13on a
52:14enfin il est assez rassurant
52:15de voir
52:16dans cette
52:16les réactions politiques
52:18qui ont pu
52:20se constater
52:21lors de
52:22de ce week-end
52:23qu'il y a
52:24tout de même
52:24une alerte
52:25qui est très prise en compte
52:26par absolument
52:27tout le monde
52:28aujourd'hui
52:28les sujets liés
52:29à l'intelligence artificielle
52:30à chaque problématique
52:32posée par ces cas d'usage
52:34sont assez largement
52:35appréhendés
52:36me semble-t-il
52:37par
52:37par la classe politique
52:41ensuite
52:41il y a évidemment
52:42la capacité
52:43à accompagner
52:44demain
52:44des grands champions
52:45de l'intelligence artificielle
52:47vous l'avez souligné
52:48Mistral
52:49en fait évidemment
52:50partie
52:50il faut qu'on puisse
52:51penser ces solutions
52:52à une échelle européenne
52:53cela va sans dire
52:54accompagner les grands champions
52:56et puis accompagner
52:57le commun des mortels
52:58si je puis dire
52:59si on veut équiper
53:00par exemple
53:00la fonction publique
53:01de certains logiciels
53:02c'est aussi des personnels
53:03à former
53:04il faut prendre du temps
53:05on sait que certains français
53:07peuvent avoir
53:07soit des réticences
53:09soit aussi une méconnaissance
53:10de ces nouveaux outils informatiques
53:11en quelques années
53:12on a eu une véritable révolution
53:14je pense que là aussi
53:15il faut travailler
53:16sur les centres de calcul
53:17et les data centers
53:18lorsqu'on entend
53:18ces acteurs
53:20technologiques
53:20comme Mistral
53:21et autres
53:21qui doivent se développer
53:22on doit se servir
53:23de notre outil
53:24pour le coup
53:24de souveraineté énergétique
53:25qui est le nucléaire
53:26qui permet de promulguer
53:28une énergie propre
53:29abondante
53:30comme on le connait
53:31sur l'électricité
53:32là encore
53:32la France a perdu
53:33de 2012 à 2022
53:345 ans sous François Hollande
53:365 ans au début
53:36d'Emmanuel Macron
53:3710 ans de développement
53:38d'énergie nucléaire
53:39il y avait beaucoup de réticences
53:40sur le nucléaire
53:41qui permettent
53:41non non non
53:42je ne peux pas vous laisser dire ça
53:43depuis 2012
53:44nous l'avons soutenu constamment
53:45avec Marine Le Pen
53:45mais ce que je veux vous dire
53:46par là
53:47c'est que cette souveraineté énergétique
53:48ce paradis énergétique
53:49et la France au sein de l'Europe
53:50devrait nous permettre
53:51d'accueillir ces acteurs technologiques
53:53ces centres de données
53:53et là aussi
53:54on a tardé effectivement
53:55à les développer
53:56pendant que les Etats-Unis
53:57la Chine
53:57ont pris des dizaines
53:59de longueurs d'avance
53:59Carole Guilherme
54:00ça nous réinterroge aussi
54:02avec notre relation
54:03avec les Etats-Unis
54:04puisque maintenant
54:05tout ce qui vient
54:06des Etats-Unis
54:07peut paraître suspect
54:09c'est à dire
54:09qu'on a vraiment le sentiment
54:10qu'on n'est plus là
54:11avec un allié
54:12mais avec un adversaire
54:14qui peut nous couper
54:15des choses technologiques
54:17il y avait eu aussi
54:17cette réflexion
54:18sur l'armement américain
54:19qui pourrait être contrôlé
54:20et finalement
54:21avec un Donald Trump
54:22aussi incertain
54:23ça nous oblige
54:25à repenser notre relation
54:26avec ce pays
54:26Il est certain
54:27que cela interroge
54:28évidemment la relation
54:29que l'on peut avoir
54:30en tant que français
54:31en tant qu'européen
54:32avec cet allié historique
54:34que sont les Etats-Unis
54:36vous l'évoquiez
54:38une forme de versatilité
54:39Aujourd'hui
54:40cela nous invite
54:41les uns et les autres
54:42à penser la souveraineté
54:44sur tous ces champs
54:46Il est vrai
54:46que le monde
54:47que l'on a connu
54:48post-seconde guerre mondiale
54:50avec ses règles
54:52basées sur le droit
54:54le respect de la loi
54:55semble désormais
54:56céder la place
54:57à une forme de brutalisation
54:59des rapports internationaux
55:01Cela nous oblige
55:02évidemment
55:02à nous renforcer
55:03en européen
55:04en français
55:05puisque l'Europe
55:06sans la France
55:07ne peut avancer
55:08tout comme la France
55:09sans l'Europe
55:10ne peut avancer également
55:11Jordan Guitton
55:13alors que le Premier ministre
55:14Sébastien Lecornu
55:14arrive par la Cour d'honneur
55:15de l'Assemblée nationale
55:16tout ce qui vient
55:17des Etats-Unis
55:18maintenant
55:19doit nous inspirer
55:20une forme de méfiance
55:21Non je ne pense pas
55:22qu'il faut se méfier
55:23de tout ce qui vient
55:23des Etats-Unis
55:24mais je pense qu'il faut
55:25que les Français
55:26se posent les bonnes questions
55:27à chaque fois qu'il y a
55:28une crise internationale
55:29en Iran
55:29en Ukraine
55:30aux Etats-Unis
55:31demain peut-être en Chine
55:32on réagit
55:32on réagit
55:33et on subit
55:34des événements internationaux
55:36parce que nous ne sommes pas souverains
55:37et ce débat sur la souveraineté nationale
55:39nous l'avons posé
55:40avec Marine Le Pen
55:40peut-être depuis 15 ans
55:42dans notre pays
55:42sur la souveraineté alimentaire
55:43sur la souveraineté énergétique
55:45sur la souveraineté technologique
55:46sur la souveraineté
55:47en matière de défense
55:48nous mettons tous ces sujets
55:49sur la table
55:50maintenant
55:50il y a une responsabilité
55:52du gouvernement en place
55:53Monsieur Lecornu
55:53en France
55:54avec Monsieur Macron
55:55Madame von der Leyen
55:56au sein de l'Europe
55:57et des institutions européennes
55:59la France
56:00est dans un continent
56:00largement en retard
56:02sur toutes ces questions
56:03c'est de la faute
56:03de ceux qui sont au gouvernement
56:04alors je vais vous poser
56:05une dernière question
56:06alors qu'il nous reste 3 minutes
56:07je vais vous demander
56:08vos pronostics
56:09pour ce soir
56:10France-Sénégal
56:11on note chaque pronostic
56:13des députés
56:13on verra qui a raison
56:14après Carole Guilherme
56:15la France évidemment
56:16alors quel score ?
56:18je pense 3-1
56:203-1
56:21François-Xavier Tchécoli
56:23était aussi sur ce pronostic
56:24Jordan-Guitton
56:25moi je vais dire 2-0
56:25pour la France
56:262-0 pour la France
56:27Michel Castellani
56:28était aussi là-dessus
56:29donc voilà
56:30on est à beaucoup de 2-0
56:31beaucoup de 3-1
56:31pour l'instant
56:32que des victoires françaises
56:33on croise les doigts
56:34je vous rappelle
56:34le podcast de la chaîne parlementaire
56:36en ces temps de coupe du monde
56:37puisque le football est politique
56:39Jean-Pierre Grassien
56:40vous invite à écouter
56:41les matchs du pouvoir
56:42vous pouvez les écouter
56:43pendant la mi-temps
56:44avant ou après
56:45c'est sur toutes les
56:47surfaces de podcast
56:48et puis sur notre site internet
56:50évidemment
56:50on va retrouver tout de suite
56:51Dario Borgogno
56:52grâce à son équipe
56:54nous avons pu suivre
56:55le gouvernement
56:55et le Premier ministre
56:56dans la cour d'honneur
56:57Dario rappelez-nous
56:58le menu de ces questions
56:59au gouvernement
57:01aujourd'hui les députés
57:03vont s'emparer
57:03de la thématique
57:04des nouvelles technologies
57:05et plus spécifiquement
57:06de l'intelligence artificielle
57:08après que la start-up
57:10anthropique
57:10ait décidé de couper
57:11au monde entier
57:12ces derniers modèles
57:14d'IA
57:14au moins 3 questions
57:15à ce sujet
57:16en plein G7
57:17où se trouvent à la fois
57:17Emmanuel Macron
57:18et Donald Trump
57:19la situation au Liban
57:21et les violences faites
57:21aux enfants
57:22seront aussi au programme
57:23de cette séance
57:24de questions gouvernement Elsa
57:27Merci beaucoup Dario
57:29retour dans cette salle
57:30des pas perdus
57:31avec les images
57:32de Gilles Lepêtre
57:33vous voyez que tout est prêt
57:34pour accueillir
57:35le passage de la présidente
57:36de l'Assemblée nationale
57:37dans quelques secondes
57:38Nicolas
57:38il n'y avait pas tellement
57:39de suspense
57:39sur la possibilité
57:41d'une session extraordinaire
57:42elle aura bien lieu
57:43demandez le programme
57:44Elle aura lieu
57:45elle s'annonce très chargée
57:46c'est plus de 3 semaines
57:47de sessions extraordinaires
57:49qui sont prévues
57:49pour les députés
57:51à partir du 1er juillet
57:52ils vont donc examiner
57:53plusieurs textes majeurs
57:55parmi lesquels la loi
57:55d'urgence agricole
57:56celle aussi de Gérald Darmanin
57:58sur la justice criminelle
57:59ou encore le texte
58:00de Laurent Nunez
58:01sur la sécurité du quotidien
58:03et puis il y a également
58:04la loi pour la protection
58:05de l'enfance très attendue
58:06elle sera au préalable
58:08revue par le gouvernement
58:09pour apporter des réponses
58:10à l'affaire Liana
58:11au total ce sont donc
58:12une vingtaine de textes
58:13qui n'ont pas pu être abordés
58:14cette année
58:15marqués une fois de plus
58:16par des embouteillages
58:17à l'agenda parlementaire
58:18de la loi sur l'aide à mourir
58:19à par exemple
58:20l'augmentation des dépenses militaires
58:22au total
58:22les députés seront amenés
58:23assiégés jusqu'à la semaine
58:25du 20 juillet
58:26et bien les députés
58:27le front
58:28LCP sera évidemment
58:29présent jusqu'à la fin
58:30pour vous faire vivre
58:31ce qui se passe
58:32à l'Assemblée nationale
58:33mais tout de suite
58:34retour à la séance
58:35des questions
58:35au gouvernement
58:36vous les entendez
58:38résonner dans la salle
58:39des pas perdus
58:40les tambours
58:40de la garde républicaine
58:42ce qui signifie
58:42que la présidente
58:43de l'Assemblée
58:43va arriver d'ici
58:44quelques instants
58:46pour ouvrir
58:46la séance des questions
58:47au gouvernement
58:49on la suivra
58:50évidemment
58:50en direct
58:51et en intégralité
58:52je vous rappelle
58:52que sur LCP
58:53ensuite
58:54on refait la séance
58:55on a en plateau
58:56deux députés
58:57mais également
58:58quatre citoyens
58:59qui vont venir
59:00avec leurs propres questions
59:01leurs interpellations
59:02pour les députés
59:03sur des thèmes
59:04très variés
59:05c'est après
59:05la séance
59:06des questions
59:07au gouvernement
59:07mais tout de suite
59:08la présidente
59:30question au gouvernement
59:31à suivre
59:32en direct
59:32en intégralité
59:33sur LCP
59:33les députés
59:34vont revenir
59:34sur la question
59:35de l'intelligence artificielle
59:37véritable coup de pression
59:38des Etats-Unis
59:39on reviendra également
59:40sur les violences
59:41faites aux enfants
59:42après les retentissements
59:43de l'affaire Liyana
59:44une séance qui va débuter
59:45par un hommage
59:46aux soldats
59:47Florian Gillet
59:48mort au Liban
59:48et à l'adjudant de gendarmerie
59:49Gwenele Rafou
59:51décédée en Haute-Savoie
59:52ouverte
59:53ouverte
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