Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 24 minutes
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:05On va revenir sur la loi de programmation militaire, à tout de suite.
00:21Et bienvenue pour les questions au gouvernement, séance à suivre en direct en intégralité
00:25comme chaque mardi à partir de 15h. Après la séance, n'oubliez pas, restez sur LCP.
00:31On revient sur les temps forts avec des députés, mais aussi avec des citoyens.
00:35Tout au long de cette émission, ils seront nos yeux et nos oreilles.
00:37Depuis la salle des 4 colonnes, lieu d'échange entre journalistes et députés,
00:41Stéphanie Despierre et Dario Borgogno.
00:44On retrouvera également Marion Becker depuis l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:48Et puis quelques minutes avant 15h, on vous fera vivre en direct l'arrivée du Premier ministre
00:52et des membres de son gouvernement.
00:54Marion Becker, je le disais, vous êtes dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:57Quel sera le thème principal de la séance aujourd'hui, Marion ?
01:01Eh bien Elsa, les députés de gauche vont interpeller le gouvernement
01:04sur la polémique Bolloré en marge du festival de Cannes
01:08avec une question de Sarah Legrin pour la France Insoumise,
01:13Céline Hervieux pour le Parti Socialiste
01:15et Jérémy Yordanoff pour les écologistes.
01:17A noter également, Elsa, deux questions sur les féminicides.
01:21Six femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons sur les neuf premiers jours de mai 46.
01:27Depuis le début de l'année, des associations tirent la sonnette d'alarme.
01:32Et puis Elsa, le groupe Horizon s'intéressera, lui, aux conséquences économiques
01:36de la guerre au Moyen-Orient, notamment sur le prix des carburants.
01:41Merci beaucoup, Marion.
01:42Voilà les thèmes que les députés vont évoquer dans un peu moins d'une heure.
01:45On va revenir dans la première partie de cette émission sur la loi de programmation militaire
01:49avec Jean-Michel Jacques.
01:50Bonjour.
01:51Bonjour.
01:51Député Ensemble pour la République du Morbihan,
01:53président de la Commission Défense ici à l'Assemblée, Bastien Lachaud.
01:56Bonjour.
01:56Bonjour.
01:57Député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis.
01:59Donc les députés vont être amenés à voter juste après la séance
02:01pour ou contre cette actualisation de la loi de programmation militaire.
02:04Que prévoit le texte, Stéphanie Despierre ?
02:07Il y a deux ans et demi, le Parlement avait voté cette loi de programmation militaire,
02:10plus de 400 milliards d'euros pour les années courants de 2024 à 2030.
02:14Mais le gouvernement a voulu l'actualiser.
02:16Il demande donc à l'Assemblée de voter 36 milliards d'euros de rallonge.
02:21Un effort inédit, a dit Catherine Vautrin la ministre des Armées.
02:25En 2030, la dépense militaire représentera 2,5% du PIB de notre pays.
02:31L'argent sera d'abord consacré à augmenter les stocks de munitions,
02:35à développer la lutte anti-drone.
02:37Il permettra également le recours aux algorithmes pour le renseignement.
02:41Et puis il y a des nouveautés, le service national volontaire pour les 16-25 ans.
02:44Et puis la journée de défense et citoyenneté, l'ancienne journée d'appel qui change encore de nom
02:49et qui aura des missions renforcées plus orientées vers le recrutement des jeunes.
02:54Merci beaucoup Stéphanie.
02:56Alors première question à l'un comme à l'autre.
02:57Sur ce constat, sur ces 36 milliards d'euros pour vous Jean-Michel Jacques,
03:01ils sont nécessaires aujourd'hui face à une menace qui s'accroît ?
03:04Oui, une menace qui s'accroît et qui change de forme.
03:08Et aussi des ruptures technologiques qui sont vraiment présentes,
03:11qui changent finalement le champ de bataille.
03:14On le voit bien en Ukraine par exemple.
03:16La robotisation du champ de bataille fait que nous sommes obligés
03:21de revoir finalement cette loi de programmation militaire.
03:24Alors pas pour la changer fondamentalement,
03:28mais en tout cas pour la mettre à jour sur le plan des technologies
03:31et lui donner une certaine épaisseur dans certains domaines.
03:35Je pense entre autres aux munitions, mais aussi à la dronisation.
03:40Pour s'adapter aux nouvelles formes de conflits.
03:43Bastien Lachaud, sur cette mise à jour,
03:46cet épaississement justement de notre force armée,
03:4936 milliards d'euros, est-ce qu'ils sont nécessaires aujourd'hui ?
03:52Ces 36 milliards d'euros, c'est ce que le gouvernement n'avait pas mis
03:56il y a deux ans et demi.
03:57Parce que si on regarde ce qui est produit en plus,
04:01on ne voit vraiment pas la différence par rapport à il y a deux ans et demi.
04:03Les projets à effet majeur qui coûtent le plus cher,
04:06comme le SCAF, l'avion du futur, comme le char du futur,
04:09comme la constellation Iris satellitaire,
04:12sont reportés au-delà des échéances de cette LPM.
04:17Donc c'est-à-dire qu'il y a 36 milliards de plus,
04:19mais il n'y a pas grand-chose en plus.
04:20C'est juste en fait, d'une certaine manière,
04:23la mise en adaptation, en corrélation,
04:26de ce que le gouvernement voulait faire il y a deux ans et demi
04:29et qu'il n'avait pas suffisamment budgété.
04:31Nous avions dit à l'époque que la LPM était sous-budgétée.
04:34Nous avons raison.
04:35Aujourd'hui, cette LPM ne tire pas les leçons réellement des évolutions.
04:39Il faudrait bouleverser notre structure de défense.
04:43Le gouvernement ne le fait pas.
04:44Il prépare d'une certaine manière la guerre d'hier,
04:46mais avec toujours plus d'argent.
04:47Alors Jean-Michel Jacques, vous, vous disiez justement que c'est une adaptation.
04:50On voit qu'il y a quand même 8 milliards d'euros de plus
04:52pour l'effort sur les munitions,
04:542 milliards de plus sur les drones.
04:55Pourquoi cette question des munitions, elle est centrale aujourd'hui ?
04:58La France utilise énormément de munitions
05:01dans le cadre de coopération avec certains États.
05:03Elle est centrale parce qu'au regard des menaces,
05:06et je pense particulièrement à la menace russe,
05:09d'ailleurs qui n'est souvent pas citée ou pas dite
05:12ni par la France insoumise, ni par le Rassemblement national,
05:16mais par rapport à cette menace,
05:18il faut que la France soit en possibilité de décourager
05:21toute véilité de la Russie, entre autres.
05:25Mais il n'y a pas que ça. On le voit bien aussi en Iran en ce moment,
05:29par exemple, où on a un partenariat avec un certain nombre de pays
05:32du Moyen-Orient.
05:33Les Émirats arabes unis notamment.
05:35Exactement. Que l'on honneure et que l'on défend
05:38conformément aux accords de défense que nous avons.
05:41Et donc c'est de la dépense de munitions.
05:42C'est 8 milliards d'euros en plus,
05:45mais en tout sur la loi de programmation militaire,
05:47c'est 26 milliards pour les munitions.
05:51Alors, munitions de petit calibre, de moyenne dimension
05:54pour les obus, les chars, si vous préférez,
05:56mais aussi les munitions complexes,
05:57ce qu'on appelle les missiles.
05:59Pour toute cette gamme de munitions,
06:01c'est beaucoup d'argent et c'est beaucoup d'emplois à la clé
06:04parce que les munitions se font essentiellement en France.
06:08Et c'est vrai qu'on dit beaucoup, Bastien Lachaud,
06:09que ces munitions, c'est un peu le nerf de la guerre.
06:12Effectivement, il y a des alertes sur les stocks de munitions.
06:15On met 8 milliards en plus.
06:17Est-ce qu'avec ça, on va être un peu plus à l'aise sur cette question ?
06:19Écoutez, quand on dépense 1 million pour acheter un missile
06:23qui va permettre de détruire un drone qui coûte 20 000 euros,
06:27oui, en effet, il va falloir construire des munitions.
06:28Vous pensez qu'il y a une inadaptation entre les munitions qu'on utilise
06:31et les technologies utilisées sur les drones, notamment ?
06:33En effet, il y a une inadaptation des munitions,
06:37mais en effet, l'essentiel de l'argent part sur des munitions
06:40qu'on a déjà consommées.
06:41Et surtout, moi, sur la menace, les menaces qui frappent notre pays.
06:46Le président a parlé de la menace russe,
06:49mais la menace russe, elle est aujourd'hui sur le territoire national
06:52par des moyens de guerre hybride, etc.
06:55Il n'y a pas que la menace russe.
06:57Les Etats-Unis aussi, d'une certaine manière, agissent sur notre territoire.
06:59Et là-dessus, il n'y a rien.
07:01Quand on voit que les données des Français sont volées
07:05et que le gouvernement dit,
07:06allez, on va mettre 200 millions d'euros
07:08pour améliorer la sécurité des serveurs, etc.
07:10Mais c'est dramatique.
07:12C'est évidemment que sur le numérique,
07:13nous, ça fait avec Jean-Luc Mélenchon,
07:14depuis 2017, on dit qu'il faut investir sur cette technologie de rupture,
07:18le numérique, aujourd'hui.
07:19Nous n'avons aucun data center souverain,
07:22nous n'avons pas de cloud souverain pour protéger les données des Français.
07:25Comment expliquer que l'ANTS,
07:26qui gère les données de l'ensemble des Français...
07:29Des titres de sécurité, vous savez,
07:30quand on reçoit les amendes, ce genre de choses.
07:33Mais même la fabrication des cartes d'identité.
07:34Des cartes grises, des cartes d'identité.
07:35Tout ça a été piraté.
07:36Comment cela est possible ?
07:38Réponse à cette question.
07:39C'est vrai qu'on voit que les munitions,
07:41ça coûte très très cher.
07:42Parfois, les armes utilisées,
07:43des drones notamment maintenant,
07:45sont fabriquées pour quelques milliers d'euros.
07:47Est-ce que c'est bien adapté d'utiliser des missiles
07:50qui comptent si cher,
07:51contre des armes finalement,
07:52qui maintenant, coûtent beaucoup moins ?
07:54Alors, quand on parle de munitions,
07:55en réalité, on parle de toutes sortes de munitions.
07:57Il y a les missiles,
07:58mais il y a aussi ces fameux drones,
08:00ces munitions téléopérées.
08:02C'est des drones qui,
08:03finalement, c'est des munitions,
08:04qui vont se diriger et servir.
08:06Et donc, c'est toutes ces technologies
08:08que l'on développe.
08:10Aussi bien des munitions,
08:11à plus des 26 milliards pour les munitions,
08:14il y a 8 milliards pour la dronisation.
08:17Et donc, c'est indispensable
08:18parce que le champ de bataille,
08:19effectivement, se dronise et se robotise.
08:23Et donc, ça demande beaucoup de moyens.
08:25Il y a aussi 10 milliards dans la recherche.
08:28Je pense particulièrement aux quantiques
08:31et à l'intelligence artificielle.
08:34Ces 10 milliards d'euros
08:35vont irriguer aussi toutes les formes d'armement.
08:38Mais on peut voir que cette question des algorithmes
08:40a posé aussi débat.
08:41Je vous propose de faire un détour
08:42par la salle des 4 colonnes
08:43pour retrouver le député du Rassemblement National,
08:45Laurent Jacobelli.
08:47Oui, M. Jacobelli, alors en commission,
08:49votre groupe, le Rassemblement National,
08:50s'était abstenu de voter ce texte
08:53de programmation militaire.
08:54Là, le texte a évolué
08:55depuis les débats dans l'hémicycle.
08:57Quelle va être la position de votre groupe
08:59lors de ce vote solennel ?
09:00Nous sommes toujours très peu enthousiastes
09:02par rapport à ce texte
09:03qui est un petit texte d'experts comptables.
09:04On attendrait un texte de stratège.
09:06Mais nous avons obtenu un certain nombre de choses,
09:09notamment l'idée de la priorité nationale
09:10pour la commande publique d'armement.
09:13Le fait, par exemple,
09:14que le point d'indice des anciens combattants
09:16soit réévalué.
09:17Et donc, dans la mesure où un certain nombre
09:18de nos demandes ont été entendues,
09:20où la priorité nationale prend le pas
09:22sur la défense européenne,
09:24un vieux mythe cher au gouvernement,
09:26plus rien ne s'oppose à ce que nous votions favorablement
09:28à cette actualisation de la loi de programmation militaire,
09:31même si on pense que c'est un tout petit chemin,
09:33mais ça va dans la bonne direction.
09:35Et cet article 21 qui a fait polémique
09:37sur la création d'un État d'alerte de sécurité nationale,
09:40qu'est-ce que vous en pensez ?
09:41Pour vous, c'était nécessaire ?
09:42Oui, c'est-à-dire que si vraiment il y a un grave risque,
09:44on peut permettre, par exemple, à des entreprises
09:47de créer un nouvel hangar de fabrication d'armement,
09:50même s'il y a une grenouille rouge.
09:52Vous voyez, c'est ce genre de choses.
09:53Mais la gauche, évidemment, a poussé des cris d'orfraie.
09:55Je ne sais pas si c'est le mot sécurité
09:57ou le mot national qui leur déplaît le plus,
09:58mais moi, je trouve que ce sont deux mots
10:00très importants dans la vie politique française.
10:02Et vous, ces 36 milliards de hausse,
10:03c'est quand même un bon pas, quand même ?
10:05Est-ce qu'il faudrait encore augmenter
10:06de combien dans les prochaines années ?
10:07L'idéal, et c'est l'actuel Premier ministre
10:09qui l'a dit lorsqu'il était aux affaires de la Défense,
10:12c'est 100 milliards par an.
10:13Nous n'y sommes pas.
10:14C'est 36 milliards, en fait.
10:16Ce n'est pas 36 milliards.
10:17C'est un peu moins.
10:18C'est surtout des effets comptables
10:19où on répare des erreurs du passé,
10:20des dépenses non budgétées,
10:22des dépenses qui ont été retardées.
10:23Ce n'est pas vraiment 36 milliards.
10:25Mais je vais vous dire,
10:26même si c'est 10, 15 milliards réels,
10:28ça va une fois encore dans le bon sens
10:30puisque nos armées ont besoin d'être soutenues.
10:32Elles ont besoin de refaire des stocks
10:33parce que oui, bien sûr,
10:34aujourd'hui, il existe une menace,
10:36une menace plurielle
10:37par les sources de menaces
10:38et par les types de menaces.
10:40Merci beaucoup, M. Jacobelli.
10:42Merci beaucoup, Dario Borgogno.
10:44On reviendra sur cet article 21
10:46dont vous avez aussi beaucoup parlé
10:47dans l'hémicycle.
10:48Sur l'état de la menace,
10:50vous en parliez, Jean-Michel Jacques,
10:51et c'est Fabien Mandon,
10:52le chef d'état-major des armées,
10:54qui pointe la possibilité
10:55d'une guerre ouverte avec la Russie.
10:56C'est la préoccupation première.
10:58On parle de se préparer à un conflit
10:59de haute intensité.
11:00Vous faites l'un comme l'autre
11:02beaucoup d'auditions
11:02dans la commission défense.
11:04C'est ça le principal risque
11:05et c'est pourquoi on a besoin
11:06de 36 milliards supplémentaires ?
11:07Oui, c'est un des risques principaux.
11:09Ce n'est pas le seul, hélas,
11:11parce qu'on peut aussi voir
11:13les VLT de la Chine,
11:15on peut voir ce qui se passe aussi
11:17au Moyen-Orient
11:17et puis la politique complètement instable
11:21des États-Unis.
11:22Donc ces différentes déstabilisations
11:24et menaces font qu'on est obligé
11:26d'augmenter notre budget de la défense.
11:28Mais effectivement,
11:29la menace russe est documentée
11:30et tous les services de renseignement,
11:32vous savez que j'ai été président
11:34de la délégation parlementaire
11:35au renseignement,
11:36donc je suis tout de même informé,
11:38mais au-delà des services français,
11:39tous les services de renseignement
11:40sont convergents.
11:42La menace russe est vraiment là,
11:45réelle, ils ont cette intention.
11:47Si on regarde dans le rétroviseur,
11:49on voit bien qu'ils ont toujours fait
11:51ce qu'ils ont dit.
11:52Le seul moyen d'éviter qu'ils le fassent,
11:55qu'ils aillent plus loin,
11:56c'est de les décourager
11:57et c'est spécifiquement ce que ne dit pas
12:01les Insoumis et ce que ne disent pas aussi
12:03le Rassemblement National.
12:04Est-ce que vous sous-estimez cette menace russe
12:07et est-ce que pour vous,
12:08Bastien Lacheux,
12:08cette loi de programmation militaire,
12:09elle est finalement pour être en capacité
12:11de s'engager dans un conflit ouvert,
12:13un engagement majeur à haute intensité ?
12:16Qu'est-ce que ça veut dire ?
12:18Écoutez, ce que cela veut dire,
12:20c'est qu'aujourd'hui,
12:21ce que nous propose le gouvernement,
12:25c'est de préparer la guerre.
12:26Et on le voit dans l'histoire.
12:28A chaque fois qu'on a préparé la guerre,
12:29on a obtenu la guerre.
12:30Donc la question est,
12:31est-ce que vous voulez la guerre ?
12:32Nous, nous ne voulons pas la guerre.
12:34Et donc il faut mettre en place...
12:35Après, la guerre s'impose parfois à nous
12:36sans qu'on la veuille.
12:37Et il vaut mieux être bien préparé,
12:38Bastien Lacheux.
12:39Tout à fait.
12:39Mais pour autant,
12:41il faut aussi préparer la paix.
12:43Et aujourd'hui,
12:43quand on voit que ceux qui ne respectent pas
12:45le droit international,
12:46il y a évidemment les Russes
12:47qui ont envahé l'Ukraine,
12:48mais il y a également les Etats-Unis
12:50qui ont attaqué l'Iran
12:51en dépit du droit international,
12:55nous, l'enjeu pour la France,
12:56c'est de défendre le droit international.
12:58Et quand on voit que Gabriel Attal,
12:59qui est le président du groupe de M. Jacques,
13:02explique que le droit international,
13:03c'est fini,
13:04ce qui compte aujourd'hui,
13:04c'est le rapport de force entre les nations.
13:06Moi, je suis très inquiet.
13:08Est-ce que la France,
13:09qui n'est pas la plus forte dans le monde,
13:11c'est sûr.
13:12Donc la France,
13:12elle a besoin du droit international
13:14et de cette protection.
13:15Sur cette question, Jean-Michel Jacques,
13:16les déclarations de Gabriel Attal
13:18qui avaient dit effectivement
13:19qu'on est un petit peu naïf
13:20avec cette question de droit international.
13:21Est-ce qu'on prépare la guerre
13:23puisqu'il marche plus droit international
13:25et c'est que le rapport de force qui fonctionne ?
13:27Non, le droit international
13:28doit être notre boussole.
13:30Mais pour pouvoir le faire respecter,
13:32il faut se faire respecter.
13:35Et pour ça, il faut être craint.
13:36Alors, il ne faut pas être craint
13:38pour faire du mal à qui que ce soit
13:39car ce n'est pas du tout
13:40ni les valeurs françaises
13:42ni les valeurs européennes.
13:43Mais en tout cas,
13:44une diplomatie,
13:46pour qu'elle soit forte,
13:47il faut qu'elle s'appuie
13:48non seulement sur l'économie
13:50mais aussi sur une puissance militaire.
13:51Et c'est la convergence de cela
13:53qui fait que l'on pourra
13:55obliger les belligérants
13:57à calmer le jeu
13:58et à revenir sur la table
13:59du droit international.
14:01Est-ce que, pour être respecté,
14:03il faut être craint ?
14:03Souvent, les insoumis,
14:04vous dites
14:04mais on est déjà craint
14:05parce qu'on est une puissance nucléaire
14:06et finalement, ça suffit
14:07pour être craint
14:09par les autres pays.
14:10Je suis tout à fait d'accord avec vous.
14:11Évidemment, la France...
14:13Je citais les insoumis
14:13donc vous ne pouvez pas
14:14être en désaccord.
14:15Exactement.
14:16Mais la France,
14:16c'est une puissance nucléaire.
14:17D'ailleurs, ça nous coûte
14:18plusieurs milliards tous les ans.
14:20Donc, où on nous explique
14:21que la dissuasion nucléaire
14:22ne sert plus à rien.
14:23Et donc, on économise ces milliards.
14:25Où la dissuasion nucléaire
14:26est quelque chose qui sert
14:28et dans ces cas-là,
14:29on les dépense.
14:29Nous, nous pensons
14:29que la dissuasion nucléaire
14:30aujourd'hui,
14:31elle fonctionne encore.
14:32Et d'ailleurs,
14:34qui menace
14:34le territoire national français ?
14:36Personne.
14:37D'ailleurs,
14:38ce que M. Jacques
14:39omet de dire
14:40quand on parle d'un conflit
14:41à échéance 2030,
14:42ce n'est pas un conflit
14:43sur le territoire national.
14:45C'est un conflit
14:46aux frontières est
14:47de l'Europe
14:48dans le cadre de l'OTAN.
14:49Et dans le cadre de l'OTAN,
14:51nous...
14:51Où la France pourra être amenée
14:53à agir
14:54dans le cadre des différences
14:55de l'OTAN.
14:56Mais qui est défendu,
14:57c'est un modèle d'armée
14:57au sein de l'OTAN.
14:58Et nous,
14:59nous sommes pour quitter l'OTAN.
15:00Nous sommes pour quitter l'OTAN
15:01parce que l'OTAN
15:01ne défend que les intérêts
15:02des Etats-Unis.
15:03Or,
15:04nous n'avons pas besoin
15:05de défendre
15:05Jean-Michel Jacques,
15:06est-ce que la dissuasion nucléaire
15:08ne suffit plus ?
15:09On est obligé
15:10de mettre 36 milliards d'euros
15:11bien qu'on ait l'arme nucléaire ?
15:13Cela a toujours été,
15:14en fait.
15:15La dissuasion nucléaire
15:17est pour préserver
15:19et protéger
15:19nos intérêts vitaux.
15:21Mais vous imaginez bien
15:22que dans un cadre
15:24de droit international
15:25ou de diplomatie
15:26ou d'un bras de fer
15:27avec un adversaire,
15:30on ne peut pas utiliser
15:31la bombe atomique
15:32directement.
15:33C'est la dissuasion nucléaire
15:35est adossée
15:36à une force conventionnelle
15:38qui doit être de qualité.
15:40et c'est tout l'objet
15:41finalement de cette loi
15:42de programmation militaire,
15:43c'est de faire en sorte
15:44que non seulement
15:45notre dissuasion nucléaire
15:46soit la plus pointue possible,
15:48donc ce qui fait sa force,
15:50sa robustesse,
15:51mais en plus
15:52qu'elle soit adossée
15:53à une armée de qualité
15:54avec du personnel entraîné,
15:57motivé et du bon matériel.
15:57Et il y a notamment
15:57un objectif de 275 000
15:59équivalents en plein
16:00à 2030.
16:01Un mot sur cette question
16:02parce que je voudrais
16:02après parler des algorithmes.
16:04Justement,
16:05toute la question est
16:05à quoi sert notre armée ?
16:07Est-ce que notre armée
16:08est là pour défendre
16:09nos concitoyens
16:10et notre territoire,
16:11ce que nous croyons
16:12à la France insoumise ?
16:13Ou alors est-ce que notre armée
16:14est là pour être
16:14le supplétif des intérêts
16:16des Etats-Unis
16:17au sein de l'OTAN,
16:17ce que croit M. Jacques ?
16:19Et donc, en effet,
16:19dans le cadre de l'OTAN,
16:20il faut pouvoir être
16:21en capacité de...
16:23En un mot,
16:24sur l'OTAN,
16:25c'est vrai qu'on a beaucoup dit
16:26que l'OTAN finalement...
16:27Notre grande France,
16:29bien entendu,
16:29a une armée forte
16:31pour se défendre,
16:32mais aussi pour faire valoir
16:33ses valeurs,
16:35ses intérêts
16:35et la liberté.
16:36On va parler de l'article 21,
16:37mais juste avant ça,
16:38puisque Bastien Lachaud,
16:39vous parliez aussi
16:40de s'adapter aux menaces,
16:41il y a la question
16:42des algorithmes,
16:42d'autoriser ou non
16:44à utiliser ces algorithmes.
16:45Vous savez,
16:46alors c'est un peu
16:47comme une pompe aspirante
16:48où on peut un peu observer
16:49beaucoup de choses
16:49qui se passent sur Internet,
16:51j'essaye de vulgariser.
16:52Est-ce que vous y êtes favorable
16:53ou pas ?
16:54Est-ce que ça va trop loin
16:55ou est-ce que l'état
16:55de la menace fait que
16:56il faut surveiller
16:57ce qui se passe sur Internet
16:58parce que la menace,
16:59elle est en partie virtuelle
17:00sur Internet aussi ?
17:01Ça va trop loin
17:01et ça va trop vite.
17:03Les algorithmes,
17:04ça a été refusé
17:05par le Conseil constitutionnel
17:07il y a peu.
17:08Dans le cadre de la loi
17:09contre le narcotrafic ?
17:10Tout à fait,
17:11parce que le Conseil constitutionnel,
17:12je vous disais
17:13que c'était disproportionné.
17:14Là, on se retrouve
17:15avec cet article
17:16qui arrive dans la LPM
17:18qui nous parle
17:19de crimes organisés
17:19dans la LPM.
17:20On voit bien
17:21qu'il y a une inadéquation.
17:23Donc en fait,
17:23le gouvernement
17:24essaye de faire repasser
17:25par la fenêtre
17:25quelque chose
17:26qui avait été rejeté
17:27par le Conseil constitutionnel
17:28garant de nos libertés publiques.
17:29Sur cette question
17:30des algorithmes ?
17:31On le voit bien
17:31que finalement
17:32notre Assemblée
17:33a voté cela
17:35et que finalement
17:36la plupart des députés
17:38mis à part
17:38la France insoumise
17:40essentiellement
17:42veulent protéger
17:43finalement les Français
17:44de ces menaces
17:45dans le monde immatériel
17:47qui sont de plus en plus pesants.
17:48Mais le Conseil constitutionnel
17:49lui-même dit
17:50attention à cette question
17:50des algorithmes
17:51elle doit être gérée
17:52avec parcimonie.
17:53Il faut trouver le point d'équilibre
17:53ce qui est le cas
17:54et nous devons avancer
17:56pour protéger les Français.
17:57C'est ce que les Français
17:58attendent des élus
18:00et c'est important
18:01d'être au rendez-vous
18:02pour protéger
18:03nos citoyens
18:04des menaces.
18:04En un mot
18:05parce qu'après on parle
18:06de l'état d'alerte.
18:06Vous n'êtes même pas capable
18:07de protéger
18:07les données des Français.
18:09Voilà.
18:10Nous ce qu'on vous demande
18:10déjà c'est de protéger
18:11la liberté des Français.
18:12Allez autre débat.
18:13Non mais non mais si
18:14parce que
18:15abandonner ces libertés
18:16au profit
18:17d'une pseudo-sécurité
18:19qui ne fonctionnera pas
18:21on le sait
18:21ce qu'ils font
18:22ils pompent des choses
18:23qui ne serviront pas.
18:24C'est le même principe
18:25qui vous amène
18:25à désarmer la police
18:27de l'article 21.
18:28D'ailleurs que vous dites
18:29de vous-même
18:29que la police tue
18:30alors ce qui n'est pas
18:31du tout le cas.
18:31Allez on reste aux militaires
18:32et l'article 21.
18:34Les policiers tuent.
18:35L'article 21
18:37a fait polémique
18:38dans cette loi
18:39de programmation militaire
18:40mais on voit
18:40qu'il y a d'autres sujets
18:41qui ont fait polémique
18:42Stéphanie Despierre.
18:43Quel est ce fameux article 21 ?
18:45Cet article crée
18:46un état d'alerte
18:47de sécurité nationale.
18:49L'objectif est de faire face
18:50aux menaces hybrides
18:51par exemple
18:51une attaque
18:52d'une puissance étrangère
18:53sur le réseau d'énergie
18:54ou sur les infrastructures
18:56numériques
18:56et dans un contexte
18:57lui aussi hybride
18:58ni un temps de paix
19:00ni vraiment un temps de guerre
19:01selon la ministre des armées.
19:03C'est en fait
19:03un nouveau régime juridique
19:04d'exception
19:05différent de l'état d'urgence
19:07qui existe déjà
19:07dans la constitution
19:08et qui a été utilisé
19:10par exemple pendant le Covid
19:10ou après les attentats
19:11de 2015.
19:13Cet état d'alerte
19:14serait activé
19:15en cas de menace grave
19:16pour la sécurité nationale
19:18par décret
19:19en Conseil des ministres
19:20pour deux mois.
19:21Il pourrait être en vigueur
19:22partout en France
19:23ou sur une partie
19:23de territoire seulement.
19:25Il permet en fait
19:26de déroger
19:26à certaines règles
19:27en matière d'urbanisme
19:28d'environnement
19:29ou d'administration
19:30pour réagir plus vite.
19:31Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
19:33Jean-Michel Jacques,
19:34pourquoi d'après vous
19:34il faut un nouvel état d'alerte
19:36de sécurité nationale ?
19:37Ça manque dans l'arsenal d'après vous ?
19:39Oui, parce qu'on est
19:40dans un nouvel ère.
19:41En fait, nous ne sommes pas en guerre
19:43mais nous ne sommes plus vraiment en paix.
19:45Et c'est cette ambiguïté
19:46qui est très difficile
19:47à gérer maintenant
19:48pour les autorités publiques
19:50qui ont comme devoir
19:52de protéger la population,
19:54de protéger les Français.
19:55et donc il était nécessaire
19:56d'avoir un outil
19:58qui puisse permettre
19:59d'être réactif
20:01face à une menace
20:02et d'être efficace.
20:03Bastien Lachaud,
20:04vous avez dénoncé
20:06ce nouvel état d'alerte
20:07de sécurité nationale
20:08mais est-ce qu'il ne faut pas
20:10parfois prendre des décisions
20:11un peu vite
20:11en cas d'un conflit
20:13qui s'annoncerait dans le pays ?
20:14Est-ce qu'on peut le faire
20:16dans l'état dans lequel nous trouvons ?
20:17Mais bien sûr
20:18qu'il faut réagir vite
20:19lorsqu'il y a un conflit.
20:20D'ailleurs, ça s'appelle
20:21l'état de guerre
20:22ou ça s'appelle
20:23l'état de siège.
20:25Ce sont des choses
20:25qui existent déjà.
20:26Est-ce qu'il ne fallait pas
20:27quelque chose
20:27d'un peu intermédiaire
20:28comme dit Jean-Michel Jacques
20:29entre les deux ?
20:30On peut envisager
20:31quelque chose d'intermédiaire
20:32mais dans ces cas-là
20:32il faut un certain nombre
20:33de garde-fous
20:34qui n'existent pas.
20:35Là, on est sur quelque chose
20:35de très flou.
20:37Une menace grave,
20:38une attaque sur des réseaux cyber,
20:40etc.
20:40Là, tous les jours,
20:41la France subit
20:42des attaques cyber.
20:44Pendant les Jeux Olympiques,
20:45la SNCF a subi une attaque
20:46qui a coupé son réseau.
20:48Est-ce que cela peut entraîner
20:51un état d'alerte ?
20:52Nous, nous pensons
20:54que ça ne devrait pas être le cas
20:55mais dans le texte,
20:57tout cela est très flou.
20:59Et c'est quand même
21:00un état d'alerte
21:00qui entraîne
21:01des privations de liberté
21:03pour un certain nombre
21:04de concitoyens
21:05et cela n'est pas possible
21:06dans de telles conditions.
21:07Est-ce que les contours
21:09sont trop flous ?
21:10Puisque Bastien Lachaud
21:11dit qu'il n'est pas défavorable
21:12à réfléchir à un nouvel État
21:14mais là, ça semble trop flou.
21:16Est-ce qu'effectivement
21:17ça manque de précision
21:18d'après vous,
21:19cet article 21 ?
21:20Non, les preuves
21:20c'est qu'il a été voté.
21:21Alors, bien entendu...
21:22Mais ça, ça ne veut rien dire.
21:23Alors, après, on verra
21:24ce qu'en dit le Sénat
21:25et le Conseil constitutionnel,
21:26Jean-Michel Jacquet.
21:27J'ai totalement confiance
21:28en nos sénateurs
21:30qui ont aussi ce souci
21:32de protéger les Français
21:33et s'ils peuvent améliorer
21:34le texte, ce n'est que mieux
21:36mais il est structurellement
21:38bien fait et nécessaire
21:40pour protéger nos concitoyens
21:42des menaces actuelles.
21:43Qu'est-ce qui pourrait permettre
21:44demain ?
21:44Laurent Jacobelli disait
21:46que ça peut permettre
21:47des ouvertures de hangars
21:48pour stocker, par exemple,
21:49des avions militaires
21:50mais on s'imagine
21:51qu'il n'y a pas que ça.
21:52Il ferait moins débat
21:53si c'était qu'une question
21:54de construction de hangars,
21:55Jean-Michel Jacque.
21:56Oui, bien sûr,
21:57il peut y avoir
21:57différentes situations
21:58où on peut être amené
22:01à accueillir, par exemple,
22:03des alliés
22:04qui ont besoin
22:05de passer sur le territoire national
22:08pour remplir des missions communes
22:10que nous souhaitons.
22:12un titre d'exemple
22:13mais nous le voyons bien
22:15dans le monde cyber
22:16il se passe beaucoup de choses
22:17et à tout moment
22:19nous devons parfois
22:20changer les choses.
22:22Il peut y avoir aussi
22:23des attaques bactériologiques
22:25qui peuvent venir.
22:26Vous savez,
22:26c'est des menaces qui existent.
22:28Dans ce cadre-là,
22:29on peut imaginer
22:30devoir déployer
22:32des moyens spécifiques
22:33dans des endroits particuliers
22:35et que là,
22:36on aura besoin
22:37d'être efficace et rapide.
22:38C'était un des arguments
22:40de la ministre, je crois,
22:41de pouvoir accueillir
22:42aussi des forces étrangères.
22:43C'est terrifiant.
22:45C'est-à-dire que,
22:46par décret,
22:47c'est-à-dire que
22:48le gouvernement a refusé
22:49que,
22:50c'est un de nos amendements,
22:51que cet état d'alerte
22:52soit mis en oeuvre
22:53par une loi.
22:54Ce qui est faisable.
22:54On sait faire des lois
22:55en 48 heures.
22:57On sait aussi que c'est parfois
22:57difficile de les voter
22:58dans cette assemblée,
22:59Bastien Lachaud.
23:00Oui, mais s'il y avait
23:01vraiment une menace grave,
23:02cela n'existe pas.
23:03Regardez,
23:03lors de la Covid,
23:04tous les textes de loi
23:05ont été votés en 48 heures.
23:06Il n'y a eu aucun souci.
23:07Là, c'est deux mois
23:08avant de devoir passer
23:09devant le Parlement
23:10pour être prolongé.
23:10C'est-à-dire que là,
23:11on parle d'un conflit
23:12à l'est de l'Europe.
23:13On parle de soldats américains
23:14avec leurs tanks
23:15qui arriveraient à Brest
23:16ou au Havre
23:17et qui traverseraient
23:18le territoire national
23:19sans que le Parlement
23:21ne puisse...
23:21Les exemples cités
23:22sont des exemples caricaturaux.
23:23Non, c'est vous
23:24qui avez parlé d'alliés
23:26qui traverseraient le territoire.
23:27Il peut y avoir
23:27de petits événements
23:28qui ne méritent pas
23:29de passer forcément
23:30en hémicycle
23:31et d'encombrer...
23:33Oui, mais est-ce que
23:33le texte le dit
23:34si clairement que ça,
23:35Jean-Michel Jacques ?
23:36Je suis désolé,
23:37c'est vous qui avez parlé
23:37d'alliés qui traverseraient
23:38le territoire.
23:39Donc, ce n'est pas caricatural.
23:40Mon exemple,
23:40je reprends le vôtre.
23:41Donc, ou vous étiez caricatural
23:42ou alors acceptez que...
23:43Je reprends votre exemple
23:44et expliquez-moi
23:45comment vous pouvez penser
23:46et accepter
23:47que la France laisse traverser
23:49son territoire
23:49par des alliés
23:51pour aller faire une guerre
23:52sans que le Parlement
23:54ne le vote.
23:55Cette question du Parlement,
23:56il faudra attendre
23:57deux mois
23:58avant que le Parlement
23:58soit consulté.
24:01au long ?
24:02Tout dépend de l'objet
24:04et je suis persuadé
24:06que si la cause
24:08est vraiment importante,
24:10vraiment caricaturale,
24:12mais bien entendu,
24:13tous les députés
24:14d'emblée,
24:15nous nous exprimerons
24:17et nous aurons tout de suite
24:18des débats
24:19qui se mettront
24:19en route
24:20dans l'espace public.
24:22Sauf que nous n'aurons
24:22pas le droit
24:23de se réunir pour tout.
24:24Il y a tellement de choses
24:25qui se passent
24:26continuellement
24:27et M. Lachaud
24:27l'a encore rappelé,
24:28on a des menaces actuelles
24:30qui se font tous les jours
24:31et donc on a besoin
24:32d'une certaine souplesse
24:34d'agilité
24:34pour protéger les Français.
24:36Donc vous confirmez
24:36la demande des Français.
24:37C'est équilibre,
24:37liberté, sécurité
24:38il va trop loin
24:39d'après vous dans cette affaire.
24:40Bien sûr,
24:41on voit bien que c'est très flou.
24:42Le président Jacques dit
24:44si jamais c'est très grave,
24:46évidemment que le Parlement
24:47sera saisi.
24:47C'est faux,
24:48ce n'est pas dans le texte.
24:49Et de la même manière,
24:50il dit
24:50on est attaqué tous les jours
24:51donc tous les jours
24:52quasiment le gouvernement
24:53pourrait mettre en place
24:54cet état d'alerte.
24:55On voit bien que c'est flou,
24:56on voit bien
24:56que c'est dangereux
24:57et que c'est liberticide.
24:58Alors on verra ce que dit le Sénat
24:58et le Conseil constitutionnel
24:59sur cette question.
25:00On va finir sur cette question de l'armée.
25:02C'est un budget sanctuarisé
25:04dans votre camp,
25:05Jean-Michel Jacques.
25:06Est-ce que vous pensez
25:06qu'il continuera à l'être ?
25:08On sait que la loi
25:09de programmation militaire
25:10allait voter jusqu'à 2030
25:11mais chaque mois
25:11on peut la corriger.
25:13Pour vous,
25:13lors de la campagne présidentielle
25:14de 2027 par exemple,
25:16il y aura la question de savoir
25:17si on maintient ou pas
25:18ce degré d'investissement
25:20dans nos armées ?
25:20Oui, ça doit être fondamental
25:22dans la campagne électorale.
25:24Nous devons en parler clairement
25:26aux Français.
25:26Nous savons à l'heure actuelle
25:28que les Insoumis
25:29ne votent jamais
25:30l'augmentation du budget des armées
25:32ainsi que le Parti communiste
25:33pour des raisons différentes.
25:35Le Parti communiste,
25:35c'est très clair,
25:36ils sont contre la dissuasion nucléaire.
25:38Pour les Insoumis,
25:39c'est beaucoup plus flou.
25:40Mais tous les autres partis
25:43eux sont pour augmenter
25:45parce qu'on est conscient des menaces
25:47et donc il faut que ça rentre
25:49dans le débat public
25:49et je suis persuadé
25:51qu'on trouvera des majorités
25:53même dans l'avenir
25:54pour que l'augmentation de ce budget
25:56se fasse
25:57car c'est une nécessité
25:58pour la France.
25:58De la campagne présidentielle,
26:00Bastien Lachaud,
26:00qu'est-ce que diront
26:01les Insoumis
26:02sur ce budget de l'armée ?
26:03Qu'il faut le maintenir ?
26:04Qu'il faut le baisser ?
26:05Il est évident
26:06qu'il y aura une nouvelle LPM
26:07en 2028
26:08une fois que Jean-Luc Mélenchon
26:09aura été élu
26:09à l'élection présidentielle.
26:10S'il l'est.
26:11Oui, mais de toute manière
26:12n'importe quel autre président
26:13refera une LPM.
26:14Mais vous,
26:14elle ira dans quel sens ?
26:15Augmentation, maintien
26:16ou baisse des budgets ?
26:17La question n'est pas le budget.
26:19La question est
26:19qu'est-ce qu'on finance avec ?
26:20Nous, ce que nous mettrons en œuvre,
26:22c'est une conscription.
26:24Ce que nous mettrons en œuvre,
26:26c'est des développements
26:27dans les domaines de rupture
26:28qui sont aujourd'hui
26:29là où se passent les menaces,
26:30c'est-à-dire le cyber,
26:31c'est-à-dire l'espace,
26:32c'est-à-dire les fonds marins.
26:33Il y a dans cette LPM
26:34des choses sur le spécial.
26:36Il retarde plutôt les programmes.
26:38Mais nous mettrons l'argent
26:40là où c'est réellement utile
26:41pour assurer la sécurité des Français.
26:42Pour l'espace, par exemple.
26:44Oui, 6 milliards d'euros.
26:44Et la constellation Iris
26:45est repoussée.
26:46La constellation Iris Carré,
26:48elle aussi, est repoussée.
26:49C'est-à-dire que nous n'aurons plus
26:50de compétences optiques
26:52pour surveiller
26:52et nous n'aurons plus
26:53de compétences
26:54de communication sécurisée.
26:56Voilà votre bilan.
26:57Disons que franchement,
26:58on pourrait faire mieux.
26:58Ce qui va s'entrechoquer
27:00sur le vote
27:01de la loi de programmation militaire
27:02qui va très certainement
27:03être adoptée,
27:03on entend le Rassemblement national
27:05qui votera pour.
27:06Jeudi, le Premier ministre
27:07va faire des annonces
27:08sur les carburants,
27:09certainement,
27:09en disant qu'elles restent ciblées
27:11et on sait que notamment
27:12c'est parce que l'État
27:13n'a plus d'argent.
27:14Est-ce que dans votre circonscription,
27:15Jean-Michel Jacques,
27:15ou parmi les Français
27:16que vous croisez,
27:18ils comprennent
27:18qu'on met 36 milliards
27:19dans l'armée
27:20et qu'on dise
27:21mais on ne peut pas vous aider
27:22dans le quotidien
27:23pour payer votre essence ?
27:24Oui, ils le comprennent
27:25et ils en font même un lien.
27:27Ils savent très bien
27:27que la situation internationale,
27:30que ça a été la guerre,
27:32l'agression russe en Ukraine,
27:33mais ce qui se passe en Iran aussi,
27:35joue un flux sur leur quotidien
27:37et sur la pompe à essence.
27:38Et donc, du coup,
27:40ils sont d'accord
27:40pour l'augmentation de ce budget.
27:43Par contre,
27:43il faut absolument aider
27:45tous ceux qui produisent,
27:47qui travaillent
27:47et qui ont cette nécessité
27:50de se déplacer
27:50et donc de carburant.
27:52Et donc,
27:52il faut faire des aides ciblées
27:53parce que, hélas,
27:55on est obligé de cibler
27:56parce que l'argent
27:56ne tombe pas du ciel.
27:58L'argent public,
27:59c'est les impôts des Français,
28:00les impôts des entreprises
28:01et il faut faire attention
28:03de garder un certain équilibre.
28:04Donc, aider, oui,
28:05mais de façon ciblée.
28:06Pour finir sur cette question,
28:07Bastien Lachaud,
28:08est-ce que vous,
28:08vous mettez en regard
28:09justement ce budget
28:10qu'on alloue à l'armée
28:11et en même temps
28:12qu'on n'a plus d'argent
28:13pour les aides aux carburants ?
28:1460% des Français
28:15refusent l'augmentation
28:16des budgets militaires
28:17tant que nous n'augmenterons pas
28:18également le budget
28:19des autres services publics.
28:21Il y a de l'argent dans ce pays,
28:22on peut tout financer
28:23et pour la question des carburants,
28:24le plus simple,
28:25c'est de faire payer
28:25ceux qui s'enrichissent,
28:27ceux qui font des milliards
28:28de bénéfices,
28:28je pense notamment à Total,
28:29il faut faire un blocage des prix,
28:31c'est ce que propose
28:31la France Insoumise
28:32et c'est ce qui réglerait
28:34concrètement le problème
28:35pour nos concitoyens à la pompe.
28:37Merci Alain,
28:37comme à l'autre,
28:38Jean-Michel Jacques Bastien Lachaud.
28:39Je rappelle que la loi
28:40de programmation militaire,
28:41son actualisation,
28:42sera votée ou non
28:43par les députés
28:44mais on a entendu
28:45comme le Rassemblement national
28:46semble favorable,
28:47ça devrait passer
28:57On va parler d'une loi
28:58ou plutôt de son application,
29:00de sa non-implication.
29:01Elle concerne la prise en charge
29:03des soins liés au cancer du sein.
29:04On va retrouver le député
29:05qui a apporté cette loi,
29:06Yannick Monnet,
29:07celle des 4 colonnes,
29:08au micro de Dario Borgognoff.
29:10Effectivement,
29:10votre texte porté
29:11par votre groupe
29:12sur le traitement
29:13des femmes malades
29:15du cancer du sein
29:15n'est toujours pas appliqué
29:17alors qu'il a été voté
29:18en janvier 2025.
29:19Comment vous l'expliquez ?
29:21Moi je l'explique
29:22qu'il y a deux raisons.
29:23La première raison
29:24c'est un manque
29:24de volonté politique,
29:26un manque de volonté manifeste.
29:29Et puis la deuxième raison
29:30c'est un manque budgétaire
29:32de volonté
29:33de vouloir
29:35prendre en charge
29:36ce que la loi a décidé.
29:39Je pense qu'on ne peut pas
29:40on ne peut pas négliger
29:42cette situation faite
29:43aux 700 000 femmes
29:44qui ont été victimes
29:45qui sont concernées
29:46par le cancer du sein.
29:47C'est 60 000 nouveaux cas par an.
29:48C'est 12 000 femmes
29:49qui décèdent
29:51du cancer du sein.
29:52Et donc nous
29:53notre proposition de loi
29:53qu'on a fait voter en 8 mois
29:57navettes parlementaires
29:57comprises
29:59doit être appliquée
30:00maintenant.
30:01Qui décide dans ce pays ?
30:02Est-ce que ce sont
30:03les administrations
30:04ou est-ce que ce sont
30:05les hommes et les femmes politiques ?
30:06Au point de vue démocratique
30:07il faut que cette loi
30:08soit appliquée
30:09et donc ces décrets
30:10doivent sortir.
30:10Et ce n'est pas un problème technique.
30:12La technique ça se règle.
30:13Les associations sont expertes
30:14en la matière.
30:15Elles savent les produits
30:16qu'on a besoin
30:16pour ces femmes.
30:19Parce que pour rappel justement
30:20qu'est-ce que votre proposition de loi
30:21va changer pour le quotidien
30:23de ces femmes ?
30:23En plus notre proposition de loi
30:25elle est importante
30:26elle va changer des choses concrètes.
30:27Mais on aurait aimé aller plus loin.
30:29Je rappelle que
30:30au départ
30:30notre intention
30:31c'était que
30:32l'ensemble des soins
30:33liés au cancer du sein
30:34soit pris en charge intégralement
30:35par la sécurité sociale.
30:37Bon, il a fallu débattre
30:38il a fallu faire du compromis
30:39du consensus
30:39et faire du transpartisan
30:41on l'a fait.
30:42Et donc aujourd'hui
30:42ce qu'on attend
30:43c'est l'extension du forfait existant
30:45de 180 euros
30:46pour que ce forfait intervienne
30:48dès le dépôt du diagnostic
30:49c'est la création
30:51d'un autre forfait
30:51pour des produits prescrits
30:53tels que les vernis à ongles
30:55parce qu'il y a certains traitements
30:56qui font tomber les ongles
30:57tels que la pommade
30:58puisqu'il y a des traitements
30:59qui assèchent la peau
31:00voilà
31:01on a besoin de
31:02ça ce sont des mesures concrètes
31:03la prise en charge intégrale
31:05du renouvellement des prothèses mammaires
31:06qui n'est pas un petit sujet
31:08aujourd'hui on a 15% des femmes
31:10qui renoncent à la construction mammaire
31:11pour des raisons financières
31:13donc ce n'est pas des sujets
31:14qui sont anodins.
31:16Et votre texte en plus
31:18ce n'est pas le seul
31:18il y a plusieurs textes
31:19qui manquent de décrets d'application
31:21qui ont été publiés
31:22comme par exemple
31:22la loi agricole
31:23la loi sur Mayotte
31:24la loi narcotrafic
31:24en fait comment on va résoudre ce problème
31:26comment vous allez arriver
31:27à résoudre ce problème
31:28on voit que ça ne marche pas
31:29pour l'instant.
31:30Alors il y a 35% des textes
31:31aujourd'hui
31:32pour 2025
31:33qui ne sont pas impliqués
31:35alors qu'ils ont été votés
31:36à l'Assemblée Nationale
31:38moi je pense
31:39qu'il faut impérativement
31:40qu'on redouble
31:42d'efforts
31:43et que les services
31:44les administrations
31:44redoublent d'efforts
31:46peut-être
31:46je le dis au passage
31:47qu'il faut arrêter
31:47de supprimer des postes
31:48de fonctionnaires
31:49parce qu'il faut quand même
31:49qu'on ait des fonctionnaires
31:50et on ait des fonctionnaires
31:51de talent dans notre pays
31:52mais il faut peut-être
31:53arrêter de supprimer des postes
31:54et redonner des moyens
31:55à l'administration
31:56pour qu'elle puisse travailler
31:56dans de bonnes conditions
31:57je n'écarte pas aussi
32:00ce sujet-là
32:01mais il est important
32:02que les textes votés
32:03soient appliqués
32:03sinon quel sens ça
32:05pour les citoyens
32:06d'avoir des députés
32:07qui légifèrent
32:07qui travaillent
32:08qui débattent
32:09et qu'au bout
32:10rien ne se passe
32:12mais c'est un discrédit
32:13terrible
32:13pour la classe politique
32:14et pour le Parlement
32:15alors qu'au Parlement
32:16les députés
32:17sont des élus
32:17qui travaillent
32:18et on passe
32:18beaucoup de temps
32:19à travailler
32:19et c'est très bien
32:22mais il faut que ce travail
32:23soit respecté
32:23c'est une question
32:24de démocratie aussi
32:25et depuis
32:26vous avez eu
32:26des engagements
32:27de la ministre
32:27vous savez à peu près
32:28quand ces décrets
32:29d'application
32:29vont être publiés
32:30ou pas du tout
32:30on a eu des engagements
32:31en octobre
32:32quand j'ai interpellé
32:33la ministre
32:33et ma collègue
32:35Cathy Apursopoli
32:36au Sénat
32:37l'a interpellé aussi
32:37on nous a dit
32:38les décrets arrivent
32:39d'ici la fin d'année
32:41rien en fin d'année
32:42je réinterpelle le gouvernement
32:43au début d'année
32:45de cette année
32:46et on me dit
32:46il y a des questions
32:47techniques peut-être
32:48qu'il faut qu'on voit
32:49par exemple
32:50sur le remboursement
32:51des pommades
32:51en fait le fond aussi
32:53de ce sujet
32:54c'est qu'on est tellement
32:55habitué dans notre pays
32:56à dérembourser
32:57plutôt qu'à mieux rembourser
32:58et bien j'ai l'impression
32:59que c'est plus comment faire
33:00pour mieux rembourser
33:01merci beaucoup
33:02on suivra ça tout à l'heure
33:03dans les prochains jours
33:04dans les prochains mois
33:05dans l'hémicycle
33:05merci à vous
33:07et bienvenue à vous
33:08si vous nous rejoignez
33:09sur LCP
33:09nous sommes à moins de
33:1025 minutes de la séance
33:11des questions au gouvernement
33:12qu'on suivra évidemment
33:13en direct et en intégralité
33:15au long de cette émission
33:16on va retrouver
33:17Stéphanie Despierres
33:18et Dario Borgogno
33:19depuis la salle
33:19des 4 colonnes
33:20avec à leur micro
33:21les députés
33:22qui vont interpeller
33:22le gouvernement
33:23et puis Marion Becker
33:24est-elle dans l'hémicycle
33:25de l'Assemblée
33:26avec la liste
33:27des questions au gouvernement
33:29quelques minutes
33:29avant 15h
33:30on vous fera vivre
33:31en direct
33:31l'arrivée par la cour d'honneur
33:33du Premier ministre
33:34Sébastien Lecornu
33:35et des membres
33:36de son gouvernement
33:37Marion Becker
33:38je le disais
33:39vous connaissez
33:39les thèmes
33:40que les députés
33:41ont choisi d'aborder
33:41aujourd'hui
33:42quel est le thème principal
33:43Marion ?
33:45et bien Elsa
33:46les députés de gauche
33:47vont interpeller
33:47le gouvernement
33:48sur la polémique
33:49Bolloré
33:49en marge du festival
33:50de Cannes
33:51avec une question
33:53de la députée
33:53insoumise Sarah Legrin
33:55une députée
33:56de Céline Hervieux
33:57pour le parti socialiste
33:58et de Jérémy Yordanoff
33:59pour les écologistes
34:00pour rappel
34:01Elsa
34:02600 professionnels
34:03du cinéma
34:04ont signé
34:04une tribune
34:06ont dénoncé
34:07dans une tribune
34:07l'emprise
34:08du groupe
34:08Bolloré
34:09sur le 7ème art
34:10en réponse
34:11Canal Plus
34:12dont Bolloré
34:12est le principal actionnaire
34:14a annoncé
34:14qu'il ne travaillerait plus
34:15avec ses signataires
34:16depuis le collectif
34:18Zappé
34:19Bolloré revendique
34:20650 signatures
34:22supplémentaires
34:23et puis Elsa
34:23en marge
34:24toujours de Cannes
34:25une autre question
34:26portera sur le film
34:28l'abandon
34:29sur l'assassinat
34:30du professeur
34:31Samuel Paty
34:32le député UDR
34:33Mathieu Bloch
34:34va interroger
34:34le ministre
34:35de l'éducation nationale
34:36pour demander
34:37à ce que ce film
34:38soit diffusé
34:39dans tous
34:40les collèges
34:41enfin
34:42à noter Elsa
34:43une question
34:44du groupe Horizon
34:45qui s'intéressera
34:46cette fois aux conséquences
34:46économiques
34:47de la guerre
34:48au Moyen-Orient
34:49en France
34:49notamment
34:50sur le prix du carburant
34:52Merci beaucoup
34:53Marion Becker
34:54on va suivre évidemment
34:55ces thèmes
34:55et on va en débattre
34:56avec nos deux nouveaux invités
34:58Marie-Agnès Poussier-Vinsbach
34:59bonjour
35:00députée Horizon
35:01et indépendante
35:01de Seine-Maritime
35:02vice-présidente de l'Assemblée
35:03Mathias Renaud
35:04bonjour
35:05députée Rassemblement
35:06national de la Somme
35:07on va avoir
35:08dans quelques instants
35:09le président
35:09de votre groupe
35:09Laurent Marc-Angéli
35:11justement
35:11qui va interpeller
35:12le gouvernement
35:13sur les conséquences
35:14économiques du conflit
35:15une question à l'un
35:16comme à l'autre
35:16dans vos circonscriptions
35:18on vous parle beaucoup
35:19du prix de l'essence
35:20est-ce qu'on commence
35:20à vous parler aussi
35:21de hausse des prix
35:23divers
35:23on vous en parle tout le temps
35:24Mathias Renaud
35:25alors les prix de l'essence
35:26bien évidemment
35:27d'ailleurs on a fait une campagne
35:28au Rassemblement national
35:29de tractage
35:30en sortie de supermarché
35:32en sortie de station essence
35:33où effectivement
35:33c'est un sujet
35:34qui est absolument prégnant
35:35nous on continue
35:36à le dire
35:38il faut baisser
35:39les taxes
35:39sur le carburant
35:40qui représente
35:41quasiment 60%
35:42du prix à la pompe
35:43quand on regarde
35:44nos voisins européens
35:45quasiment tous nos voisins
35:46ont fait des baisses de taxes
35:47on se retrouve en France
35:48avec le niveau
35:49quasiment le plus haut
35:50avec les Pays-Bas
35:51au niveau des taxes
35:52sur le carburant
35:53donc il faut que le gouvernement
35:55se réveille un petit peu
35:56parce que là on voit bien
35:57la stratégie
35:57qui consiste à faire
35:58des aides ciblées
35:59à attendre le plus possible
36:00avant de baisser les taxes
36:01Marie-Agnès Pousset
36:02Vinsbach
36:02est-ce qu'aussi
36:03dans votre circonscription
36:04on vous en parle énormément
36:06on en parle énormément
36:07lors des séances
36:07des questions au gouvernement
36:08toutes les semaines
36:08il y a des questions
36:09sur le sujet
36:09j'imagine que
36:11parmi les français
36:11que vous croisez
36:12beaucoup également
36:12comme vous le dites
36:13notre président
36:14va poser une question
36:14tout à l'heure
36:15bien évidemment
36:15on n'est pas hors sol
36:17donc les habitants
36:18nous en parlent
36:19les habitants
36:19mais aussi
36:20les chefs d'entreprise
36:22nous avions fait remonter
36:23les attentes
36:24les angoisses
36:25des pêcheurs
36:26des agriculteurs
36:27des grands rouleurs
36:29des infirmiers
36:30bref
36:31cette situation géopolitique
36:33que nous ne contrôlons pas
36:34a des conséquences
36:35sur les français
36:36mais justement
36:37vous disiez
36:38situation géopolitique
36:39qu'on ne contrôle pas
36:40est-ce que c'est ce que vous
36:41avez aussi dans vos échanges
36:42avec les français
36:43qu'ils ne tiennent pas forcément
36:44le gouvernement
36:45pour responsable
36:47alors peut-être
36:47qu'ils ne trouvent
36:48qu'ils n'agissent pas suffisamment
36:49mais qu'en tout cas
36:50le facteur extérieur
36:51c'est ça qui joue beaucoup
36:53dans ma circonscription
36:54ils sont parfaitement conscients
36:56de cette situation
36:56évidemment
36:57ils regardent les informations
36:59ils savent
37:00et en effet
37:01ils savent aussi
37:02que la mesure
37:02qui est présentée
37:04par le Rassemblement National
37:05n'est juste pas réaliste
37:06elle n'est pas réaliste
37:08parce que de toute façon
37:08elle n'est pas applicable
37:09en l'état du droit européen
37:11on ne peut pas
37:12on ne peut pas l'appliquer
37:14et ils savent
37:16que ce n'est pas possible
37:17au regard
37:17vous êtes
37:18monsieur le député
37:19commissaire
37:20aux finances
37:21ils savent aussi
37:22ils connaissent
37:23la situation financière
37:24de notre pays
37:25sur ces trois points
37:26Mathias Renaud
37:26le fait que ce n'est pas
37:27une décision politique
37:29comme au moment
37:30des gilets jaunes
37:30par exemple
37:31qui a augmenté
37:31le prix de l'essence
37:32sur le fait
37:33que la baisse de la TVA
37:34c'est vrai qu'au niveau européen
37:35ça peut coincer
37:36est-ce que vous entendez aussi
37:38ces gens
37:39qui peuvent partager
37:40ces sentiments avec vous ?
37:41alors la première chose
37:42c'est que évidemment
37:43les gens ont conscience
37:44de la situation internationale
37:45ils ne sont pas coupés du monde
37:47deuxièmement
37:47ils ont aussi conscience
37:48du niveau des taxes
37:50en France
37:51en particulier
37:51dans des départements
37:53limitrophes
37:53où ils peuvent comparer
37:54le niveau des prix
37:56à la pompe
37:56et là-dessus
37:57alors on ne va pas être
37:58trop technique
37:59mais enfin
37:59il y a plusieurs taxations
38:00il y a la TVA
38:01et puis il y a la TICPE
38:02la TICPE
38:03on est très largement
38:05au-dessus
38:05des seuils minimaux
38:07européens
38:07quand on regarde
38:08ce qu'ont fait
38:08les autres pays européens
38:09évidemment
38:10ils ont baissé les taxes
38:11donc oui c'est possible
38:12la question c'est
38:13quelle baisse de dépenses publiques
38:14on fait par ailleurs
38:15vous dites
38:15Marie-Agnès Poussier-Vinzbach
38:17qu'au niveau européen
38:17ça peut bloquer
38:18mais c'est vrai que
38:19certains frontaliers
38:20de l'Espagne
38:21par exemple
38:21se rendent compte
38:22en se disant
38:22disons que l'essence
38:23elle est moins chère
38:23dans d'autres pays
38:24et que d'autres pays
38:26ont mis en place
38:27des mesures
38:27que la France ne prend pas
38:28ça a hélas
38:29toujours été le cas
38:31sur de nombreux produits
38:33hélas
38:33nous voyons
38:34alors parfois inversement
38:36qu'il y a des différences
38:37de prix
38:37d'un pays à l'autre
38:38notamment à nos frontières
38:40encore une fois
38:41je me permets
38:41d'appeler l'attention
38:43des téléspectateurs
38:44sur la situation
38:46de nos finances publiques
38:47nous savons
38:47nous avons déjà
38:48un déficit annoncé
38:49de 5%
38:50nous ne pouvons pas
38:52aujourd'hui
38:52qu'est-ce que nous allons
38:54contre quoi
38:55donc en effet
38:56le gouvernement
38:57a décidé de cibler
38:58ces aides
38:59à ceux qui en ont
38:59le plus besoin
39:01comme dans une période
39:02de crise
39:03les efforts
39:04sont demandés
39:05peut-être
39:05est-ce qu'il serait légitime
39:07aux personnes
39:08les plus riches
39:08de baisser
39:09le taux de la TVA
39:11en revanche
39:11pour ceux qui en ont
39:13vraiment besoin
39:13et qui vont travailler
39:15là il y avait urgence
39:16justement sur cette question
39:18Mathias Renaud
39:19les caisses sont vides
39:19c'est un peu ce qu'on comprend
39:21est-ce qu'effectivement
39:22l'état de nos services
39:24de nos finances publiques
39:25peuvent nous permettre
39:26d'aider massivement
39:27les français
39:28sachant
39:28et je rajoute
39:29qu'on est dans une crise
39:30dont il est difficile
39:31de mesurer la durée
39:32et quand on commence
39:33on ne sait jamais
39:34quand on finit
39:35si et seulement si
39:37on baisse le niveau
39:38des dépenses publiques
39:39donc de toute façon
39:39si on touche à la fiscalité
39:41il faudra ouvrir
39:42un projet de loi de finances
39:43rectificative
39:44donc ça avant
39:45le projet de mesure
39:45et on voit bien
39:46la stratégie du gouvernement
39:47qui essaye
39:47avec ses aides ciblées
39:48de gagner du temps
39:49jusqu'au prochain
39:49et des gels de crédit
39:51qui peuvent être faites
39:52hors d'un projet
39:53de loi de finances
39:54rectificative
39:54et qui n'ont pas été
39:55mis en oeuvre
39:56d'ailleurs
39:56et par ailleurs
39:57on propose une autre mesure
39:58qui est la suspension
39:59de ce qu'on appelle
40:00les certificats
40:00d'économie d'énergie
40:01donc qui là
40:02ne coûte rien
40:03aux finances publiques
40:04parce que c'est une taxe
40:05quasi-taxe privée
40:06qui vient financer
40:07notamment des travaux
40:08de rénovation énergétique
40:10donc là-dessus
40:10ça représente
40:1115 à 17 centimes
40:13le litre
40:13tout de même
40:14donc là on demande
40:14une suspension
40:15et on n'est pas les seuls
40:16d'ailleurs
40:16on a été les premiers
40:17à demander
40:18à réclamer cette mesure
40:19mais depuis
40:20on a été suivi
40:21le rassemblement national
40:22dit très bien
40:23les caisses sont vides
40:24mais on peut essayer
40:25de les remplir
40:25ces caisses
40:26comment ?
40:27alors par exemple
40:28sur ces fameux certificats
40:29d'économie d'énergie
40:31sur quoi ?
40:32enfin moi j'ai
40:33comme vous
40:33on a beaucoup participé
40:35aux échanges
40:38lors de nos débats
40:40sur le budget
40:40et on voit bien
40:42qu'aujourd'hui
40:42on n'a pas de majorité
40:44dans cette assemblée
40:45pour tomber d'accord
40:46sur des baisses publiques
40:47des baisses
40:48de l'argent public
40:49et des dépenses publiques
40:50hélas
40:51moi je fais partie
40:52de celles
40:53qui considèrent
40:53qu'en effet
40:54aujourd'hui
40:55la dépense publique
40:56est bien trop forte
40:57mais peut-être
40:58une volonté
40:59de baisse
41:00des dépenses publiques
41:01et peut-être
41:03majoritaires
41:04dans l'assemblée
41:04mais les moyens
41:05d'y arriver
41:05n'y sont pas
41:06Mathias Renaud
41:07vous voyez bien
41:07que vos solutions
41:08ne sont pas les mêmes
41:09que les solutions
41:09du gouvernement
41:10ni de la gauche
41:11pour remplir
41:12les caisses de l'Etat
41:13si on n'a pas d'accord
41:13sur aucune économie
41:15on peut commencer
41:15à s'inquiéter
41:16on a fait des prévisions
41:17évidemment
41:17on connait
41:18nos prévisions
41:19sur l'immigration
41:20sur l'Union Européenne
41:21mais aussi sur les opérateurs
41:22qui ne rencontrent pas
41:22de consensus
41:23Mathias Renaud
41:24certes
41:24mais aussi sur les opérateurs
41:25de l'Etat
41:26aussi sur le soutien
41:27aux énergies renouvelables
41:28sur le niveau
41:31de l'Etat
41:32de manière générale
41:32sur le millefeuille administratif
41:33là je pense qu'on peut
41:34trouver des majorités
41:35de circonstances
41:35sur ces questions-là
41:36Marie-Agnès Poussier
41:37vous avez dit
41:38il est nécessaire
41:39d'aider les français
41:39qui en ont le plus besoin
41:40par ces mesures ciblées
41:42pour l'instant
41:42on est dans un ciblage
41:44très ciblé
41:45si je puis dire
41:45puisque pour les gros rouleurs
41:47je crois qu'il faut
41:48pour une personne
41:49déclarer moins de 17 000 euros
41:50par an
41:52les infirmières libérales
41:53par exemple
41:54qui ont un niveau de vie
41:55peut-être plus décent
41:57que certains français
41:58mais qui roulent énormément
41:59qui ont besoin
42:00de leur véhicule
42:00pour aller soigner
42:01des patients
42:01elles pour l'instant
42:02elles ne sont pas
42:03dans ce ciblage
42:03est-ce qu'il faut
42:04corriger cela ?
42:06C'est vrai que le statut
42:07des infirmiers et infirmières
42:08est en effet particulier
42:10je crois qu'on le partage
42:12je pense que le gouvernement
42:12est en train de regarder
42:13en effet
42:14encore une fois
42:15pardon d'y revenir
42:16mais la situation
42:18est complexe
42:19sur le plan
42:20des finances publiques
42:20donc pour l'instant
42:22je crois que le gouvernement
42:23est allé sur vraiment
42:24les urgences
42:25on va dire
42:26les transporteurs
42:27les agriculteurs
42:28encore une fois
42:28les pêcheurs
42:31et en effet
42:32enfin on ouvre
42:33un peu pour
42:34les grands rouleurs
42:35qui ont de faibles revenus
42:37Sur cette question
42:38Mathias Renaud
42:39justement
42:40d'élargir
42:42on voit bien
42:42qu'il n'y aura pas
42:42de mesure générale
42:43que le gouvernement
42:44n'est ni favorable
42:45au blocage des prix
42:45ni favorable
42:46à votre baisse de la TVA
42:47est-ce qu'il faut
42:47à tout le moins
42:49élargir la liste
42:50des professions
42:50qui peuvent bénéficier
42:52justement
42:52de crédits, d'impôts
42:54ou d'aides ?
42:54C'est bien le minimum
42:55enfin on voit bien
42:56cette espèce de séquençage
42:58d'ailleurs on devrait avoir
42:58de nouvelles annonces
42:59jeudi du Premier ministre
43:01qui consiste à élargir
43:03un peu plus
43:04la vraie question
43:04c'est la question
43:05des actifs
43:06qui sont obligés
43:06de prendre leur voiture
43:07et là on voit
43:08qu'il y a des conditions
43:09qui sont extrêmement restrictives
43:11c'est-à-dire à la fois
43:12grands rouleurs
43:12et des revenus
43:13quand même assez faibles
43:14donc j'ose espérer
43:15la TVA c'est pour tout le monde
43:16même les plus riches
43:17oui la TCPE
43:18oui oui
43:19mais je voudrais vous dire aussi
43:21qu'il y a les ménages
43:23et puis il y a aussi
43:23les entreprises
43:24parce qu'il y a un effet
43:24inflationniste
43:25à la longue
43:26des prix du carburant
43:27sur les plastiques
43:28sur les transporteurs
43:29sur les emballages
43:31sur aussi par exemple
43:32le prix des CBA
43:33et on peut voir
43:33des réactions en chaîne
43:34on va écouter justement
43:35le président du groupe Horizon
43:36Laurent Marc-Angéli
43:37qui va interpeller
43:38le gouvernement
43:39et ce sera donc
43:40le Premier ministre
43:40qui lui répondra
43:42alors justement
43:42Monsieur Marc-Angéli
43:43qu'est-ce que vous allez demander
43:44au Premier ministre
43:45aujourd'hui
43:46nous allons lui poser
43:47une question
43:47qui est la suivante
43:48que compte faire l'Etat
43:49pour apporter des réponses
43:51aux entreprises
43:51dans le bâtiment
43:53chez les agriculteurs
43:55dans celles et ceux
43:56qui travaillent
43:56et qui sont frappés
43:57de plein fouet
43:58par la crise
43:59des prix du carburant
43:59et par l'évolution
44:01de la situation
44:01par rapport au détroit d'Hormuz
44:03c'est une question
44:04qui est adressée directement
44:05au Premier ministre
44:06on espère avoir des réponses
44:07parce que dans nos circonscriptions
44:09ils sont nombreux
44:09à s'interroger
44:10est-ce que pour l'instant
44:11l'Etat ne répond pas assez
44:12à ces demandes
44:13des citoyens ?
44:14non l'Etat a apporté
44:15les réponses
44:15que nous estimons
44:16nécessaires
44:16mais aujourd'hui
44:18il y a de nouvelles évolutions
44:18par rapport à la situation
44:20internationale
44:20et à ce qui se passe
44:21au Moyen-Orient
44:22ça a des répercussions
44:23il y a un chômage
44:24qui risque de remonter
44:25à la hausse
44:25il y a des carnets de commandes
44:27qui risquent
44:27de s'en ressentir également
44:29il y a des prix
44:30des matériaux
44:31également dans le bâtiment
44:32qui peuvent augmenter
44:33de manière très forte
44:34donc c'est à travers
44:36ce prisme-là
44:36que nous allons nous adresser
44:37au gouvernement
44:38merci beaucoup
44:38monsieur Marc Angeli
44:39on suivra ça
44:40tout à l'heure
44:40dans l'hémicycle
44:42merci beaucoup
44:43Dario Borgogno
44:44un dernier mot
44:44à l'un comme à l'autre
44:45vous allez demander
44:46justement un peu plus
44:48au gouvernement
44:48sans pour autant
44:49tomber dans la mesure générale
44:50on sent que le gouvernement
44:51gagne aussi du temps
44:52ne pas rentrer
44:53dans le quoi qu'il en coûte
44:54trop vite
44:55Marie-Agnès Poussier-Vinsbach
44:56parce que nous avons vu
44:58là où nous en sommes
44:59avec le quoi qu'il en coûte
45:00en effet
45:00à l'époque
45:01c'est apparu
45:02la solution
45:03mais nous voyons
45:05que ça coûte
45:05en effet
45:06sur nos finances publiques
45:07et Mathias Renaud
45:08quand il a fallu
45:09couper ce robinet
45:10du quoi qu'il en coûte
45:11c'est Bruno Le Maire
45:13le ministre de l'économie
45:13qui le dit souvent
45:14il n'y a aucun groupe parlementaire
45:15qui est venu me dire
45:16il faut baisser les aides
45:17il faut baisser les aides
45:18c'est aussi un peu
45:19la crainte du gouvernement
45:20enfin il y a une question
45:21d'ordre de grandeur
45:22parce que là
45:22je vais me référer
45:24à un papier des échos
45:25qui montrait
45:26tout pays européen
45:27confondu
45:28quel était le poids
45:29des mesures
45:29sur le carburant
45:30on était
45:31en bon dernier
45:32donc là je pense
45:32qu'effectivement
45:33le gouvernement
45:34cherche à gagner du temps
45:35vous c'est 10 milliards
45:36ou 15 milliards
45:37la baisse de la TVA
45:39TVA et TICPE
45:41maintenant à charge
45:42aussi pour le gouvernement
45:42de poser un projet
45:43de loi de finances
45:44rectificative
45:44s'il veut rentrer
45:45sur le terrain
45:46et de faire une proposition
45:47en ce sens
45:48et puis il y a toujours
45:49la mesure de la suspension
45:50des certificats
45:51d'économie d'énergie
45:52ça peut se prendre
45:52par décret
45:53et il y a beaucoup
45:54de transparence
45:54sur cette question
45:55du gouvernement
45:56sur le fait
45:57de tordre le coup
45:58à l'idée
45:58que l'Etat
46:00gagnerait de l'argent
46:01pas de surplus
46:02baisse de la consommation
46:03moins 30%
46:04pour les premiers jours
46:05de mai
46:05mais ça veut bien dire
46:07que les français
46:07ils continuent à serrer
46:08la ceinture
46:09Mare Agnès Poussier-Vinsbach
46:10bien sûr
46:10mais je vous dis
46:12encore une fois
46:13je crois qu'il y a l'un
46:13et l'autre
46:14nos circonscriptions
46:15sont à 100 km
46:16à vol d'oiseau
46:17nous vivons
46:18avec les habitants
46:20de nos circonscriptions
46:20qui nous disent
46:21que la situation
46:22est difficile
46:22à leur dire
46:23qu'on restera
46:24sur des mesures
46:25ciblées
46:25est-ce que le gouvernement
46:26si la situation dure
46:27sera bien obligé
46:28à un moment
46:29de prendre une mesure
46:29plus large ?
46:30Eh bien écoutez
46:31je pense que le gouvernement
46:32avisera en temps voulu
46:34pour l'instant
46:36moi je suis quand même
46:37souvent surprise
46:39des échanges que j'ai
46:39avec les habitants
46:40qui me disent
46:41aussi comprendre
46:42la situation
46:42dans laquelle nous sommes
46:43les français sont aussi
46:45responsables
46:46et bien conscients
46:47de la situation financière
46:48de notre pays
46:49Est-ce que vous continuerez
46:51semaine après semaine
46:51au Rassemblement National
46:52comme d'autres groupes politiques
46:54à évoquer cette question
46:55à demander des comptes
46:55au gouvernement ?
46:56Non mais plus c'est dur
46:57plus la question sera prégnante
46:59et les aides ciblées
47:00ne suffiront pas
47:01parce que là on voit
47:01qu'au-delà des questions
47:02de pouvoir d'achat
47:03et de gêne
47:05pour des professionnels
47:06qui ont besoin de ça
47:07pour leur activité
47:08il y a un effet
47:09inflationniste sous-jacent
47:10donc plus ça dure
47:11plus il y aura un effet
47:12aussi macroéconomique
47:13et ça ça deviendra
47:13un problème
47:14y compris pour Bercy
47:14Allez on va parler
47:16de Cannes
47:17alors pas forcément
47:18du cinéma
47:18et des derniers films
47:19présentés
47:20mais de cette polémique
47:21justement
47:22une tribune
47:23anti-Bolloré
47:24et le Maxime Sada
47:26du groupe Canal Plus
47:27qui menace
47:28de ne plus financer
47:29les films
47:29des signataires
47:30de cette tribune
47:31Mathias Renaud
47:31votre regard là-dessus
47:33il dénonce
47:34ces artistes
47:35une tendance
47:36de prise en main
47:37de l'extrême droite
47:38par Vincent Bolloré
47:41écoutez déjà
47:42un regard
47:43un peu distant
47:43parce que
47:45il s'agit là
47:46de professionnels
47:47du cinéma
47:48qui s'adressent
47:48à un financeur privé
47:50on sait que
47:51le financement
47:52du film français
47:52ça passe par
47:53trois grands acteurs
47:54donc il y a
47:55France Télévisions
47:56le centre national
47:56du cinéma
47:57et puis cet acteur privé
47:58qui est Canal Plus
47:59bon vous avez
48:00des professionnels
48:01du cinéma
48:02de gauche
48:02on va le dire
48:03les choses
48:03très calmement
48:05qui s'adressent
48:06à leurs financeurs privés
48:07et leur disent
48:08bah écoutez
48:09en gros
48:09vous êtes des fascistes
48:10alors même
48:11qu'ils sont financés
48:12pour leurs films de gauche
48:13bon le soi-disant
48:14fasciste en question
48:15se retourne vers eux
48:16en disant
48:16mais non je vous finance
48:18et bien puisque
48:18vous ne voulez pas
48:19travailler avec moi
48:20dont acte
48:21ne travaillons plus ensemble
48:22et à ce moment-là
48:22ça provoque une bronca
48:24je trouve ça assez grotesque
48:25en réalité
48:26cette tribune
48:27Marie-Agnès Poussier-Vencebach
48:28qu'avez-vous pensé
48:29de cette polémique
48:31par cette tribune
48:32et cette réaction
48:33à cette tribune
48:34moi elle m'interroge
48:35sur plusieurs points
48:36quand je vois la tribune
48:38je pense que c'est
48:39une tribune militante
48:40comme il y en a
48:42dans de nombreux domaines
48:44et de plus en plus souvent
48:45du reste
48:45j'ai l'impression
48:46que les pétitions
48:47les tribunes
48:48alors chez les artistes
48:49c'est la liberté d'expression
48:51donc voilà
48:51moi je la lis
48:52de cette manière-là
48:52je trouve regrettable
48:54que le président
48:55de Canal Plus
48:56soit tombé
48:57dans le piège
48:58entre guillemets
48:59en reprenant ça
48:59moi je pense
49:00qu'il faut vraiment
49:00se calmer
49:01on a la chance
49:01d'avoir dans notre pays
49:03un cinéma
49:04qui fonctionne
49:04tout de même très bien
49:06qui n'a rien à envier
49:08aux pays les plus gros
49:09les américains notamment
49:12et est-ce que l'on veut
49:13que nos films demain
49:14soient diffusés
49:15sur les plateformes américaines
49:16je crois que c'est ça
49:17le sujet
49:18il faut apaiser le débat
49:19la liberté d'expression
49:21elle existe
49:22et on y tient tous
49:23et la liberté de création
49:25également
49:25je pense que tout ça
49:26est très très excessif
49:28alors on va écouter
49:29ce qu'en pense
49:29la députée insoumise
49:30Sarah Legrin
49:31puisqu'elle va interpeller
49:32le gouvernement
49:32sur cette question
49:33dans quelques instants
49:33bonjour Sarah Legrin
49:35qu'allez-vous demander
49:35au gouvernement
49:36je ne vais pas leur demander
49:37grand chose
49:38parce que je n'attends
49:39rien d'eux
49:39je vais surtout
49:40les dénoncer
49:41dénoncer ce qu'ils ont fait
49:42en laissant
49:42en fait
49:43bollorer
49:44s'emparer
49:45de l'ensemble
49:45de notre système
49:46médiatique et culturel
49:47et en laissant
49:48finalement
49:48les artistes
49:49et notamment le cinéma
49:50à la main de Bolloré
49:52voilà je vais alerter
49:52sur ce sujet
49:53adresser tout mon soutien
49:54à toutes celles et ceux
49:56qui travaillent dans le cinéma
49:57et qui ont eu raison
49:58de s'inquiéter
49:59de l'hyperconcentration
50:00à l'oeuvre
50:00entre les mains de Bolloré
50:01dans le cadre
50:02du cinéma français
50:03certains disent
50:04Canal Plus
50:05a le droit de choisir
50:06les films qu'il finance
50:07oui alors
50:08Canal Plus aime bien faire
50:09comme s'il faisait la charité
50:10je rappelle déjà
50:10que c'est une obligation
50:11le financement
50:12parce que
50:12en échange de ce financement
50:13Canal Plus
50:14achète et peut ensuite
50:15diffuser les oeuvres
50:16donc il y gagne
50:17donc c'est pas un système caritatif
50:19et effectivement
50:20choisir
50:21et commencer à dire
50:21qu'on choisit
50:22sur la base
50:22d'une liste noire
50:23en blacklistant des personnes
50:24parce qu'ils ont opposé
50:25ils ont exprimé
50:26une opposition à Bolloré
50:27c'est gravissime
50:28c'est une atteinte
50:29vraiment assumée
50:30à la liberté d'expression
50:31à la liberté de création
50:33et en fait
50:33ça ne doit pas tellement
50:34nous étonner
50:35parce qu'on est déjà prévenus
50:36par le système Bolloré
50:38le Canal Plus appartient
50:40à Bolloré
50:40ça ne date pas d'hier
50:41est-ce que vous
50:43vous avez vraiment
50:44des points précis
50:45des exemples précis
50:46de films
50:46qui n'auraient pas été
50:47financés
50:48pour des raisons politiques
50:49alors premièrement
50:50il y a déjà eu des alertes
50:51effectivement
50:52sur des films d'ozon
50:52il y a eu des alertes
50:53sur des films
50:54où il avait été dit
50:55que Bolloré
50:56ne voulait pas financer
50:57ni de PD
50:58ni de syndicalistes
51:00c'était Christophe Honoré
51:01qui avait dit ça
51:01mais surtout
51:02on est prévenu
51:03vous avez vu
51:03ce qui s'est passé
51:04dans l'édition
51:05Bolloré fait dans l'édition
51:06une concentration
51:07exactement comme
51:08ce qui se passe
51:08dans le cinéma
51:09il possède le groupe Hachette
51:10mais ensuite
51:11il possède aussi
51:11les relais
51:12les moyens de diffusion
51:13bon
51:13qu'est-ce qu'il a fait
51:14il a remplacé les équipes
51:15chez Fayard
51:16Grasset
51:17comme il l'a fait aussi
51:18au JDD
51:18à Europe 1
51:19donc en fait
51:20dans les médias
51:21il remplace les équipes
51:22pour un changement
51:22de ligne éditoriale
51:23donc on est prévenu
51:24sur le risque
51:25et ils ont raison
51:26ces personnes
51:27qui signent ces signatures
51:28ces pétitions
51:29de s'inquiéter du risque
51:31il y a évidemment
51:32un risque
51:33que se produise la même chose
51:34que ce que Bolloré
51:34fait partout ailleurs
51:35ce n'est pas raisonnable
51:37de laisser comme ça
51:37notre industrie culturelle
51:38entre les mains
51:39d'un tout petit nombre
51:40de milliardaires
51:41et notamment
51:41de ce multimilliardaire
51:42qu'est Bolloré
51:43qui a un agenda
51:46civilisationnel
51:46comme il le dit lui-même
51:48merci
51:49merci beaucoup
51:50Stéphanie Despierre
51:51plusieurs groupes de gauche
51:53vont interpeller le gouvernement
51:54sur cette question
51:54Mathias Renaud
51:56Sarah Legrin dit
51:56il en vient de la liberté
51:57d'expression des artistes
51:58de dire
51:59nous on s'inquiète
51:59de la reprise en main
52:01on sait que Vincent Bolloré
52:02va acheter aussi
52:02les cinémas UGC
52:03il en détient une partie
52:05ils ont le droit
52:06de s'inquiéter
52:06sans être menacés
52:07ensuite
52:08par Maxime Saadat
52:09de Canal Plus
52:10mais ils ont leur liberté
52:11d'expression
52:12y compris de dire
52:12n'importe quoi
52:13donc en l'occurrence
52:14de faire des faux procès
52:15et d'accuser Canal Plus
52:16de ne financer
52:17en gros
52:18que des films de droite
52:19ce qui n'est absolument
52:20pas vrai
52:20alors ils accusent
52:21Vincent Bolloré
52:22d'avoir un projet politique
52:23et de se servir
52:25de la culture
52:25pour le mettre
52:26à ce moment-là
52:27il faut bien cibler
52:28en fait il faut être précis
52:29dans la cible
52:30est-ce qu'il vise
52:31l'Empire Bolloré
52:33privé
52:33tout secteur confondu
52:35ou est-ce qu'il vise
52:36le financement
52:37du film français
52:38bon ben quand j'ai lu
52:39la tribune
52:39j'ai cru comprendre
52:40que ce qui était visé
52:41c'était le financement
52:42par Canal Plus
52:43des différents films français
52:45en l'occurrence
52:46Canal Plus
52:47finance des films
52:47engagés à gauche
52:50et en fait
52:50il vise
52:51Vincent Bolloré
52:52et son groupe
52:53et le modèle économique
52:54qu'il y a derrière
52:55pour essayer de
52:55comme ils disent
52:56démanteler le groupe Bolloré
52:57mais c'est une autre question
52:59voilà
52:59ça n'est pas la question
53:00du financement du film français
53:01mais on a le droit
53:01de s'opposer politiquement
53:03à Vincent Bolloré
53:04ben lui a le droit
53:05de ne pas financer
53:06en l'occurrence
53:07pour vous
53:08c'est un peu dommage
53:09parce que jusque-là
53:09il finançait des films de gauche
53:10donc bon
53:11et si on critique
53:12Vincent Bolloré
53:13maintenant on est prévenu
53:14on sait que
53:15les financements d'un film
53:16ne pourra pas se faire
53:17si l'acteur
53:18l'actrice ou le producteur
53:19a été un peu trop critique
53:21envers Vincent Bolloré
53:22pour moi tout ce qui est excessif
53:23est insignifiant
53:24ça ne vient pas de moi ça
53:25et là on est typiquement
53:27dans ce type de polémique
53:28je crains que d'ici 2027
53:29on en ait des autres
53:30mais on est vraiment
53:31dans l'excès total
53:34qu'on s'interroge là-dessus
53:35et encore une fois
53:35moi je vous le disais
53:37dans mon discours introductif
53:39évidemment que nous sommes
53:40tous attachés
53:40enfin en tous les cas
53:41moi je le suis
53:42à la liberté d'expression
53:44mais ça relevait
53:46pour moi du militantisme
53:47et non pas de choses
53:49concrètes à reprocher
53:50qu'il y ait des appréhensions
53:52elles sont légitimes également
53:53et je trouve normal
53:55dans une démocratie
53:56mais on ne peut pas
53:57abîmer notre modèle
53:58français culturel
53:59dans ce type de polémique
54:02Saada a été en Afrique
54:05il y a quelques jours
54:06lors de l'Africa Forward
54:08à aucun moment
54:09on s'est interrogé
54:10en disant
54:11mais qu'est-ce qu'il fait là
54:12est-ce que le groupe Bolloré
54:13tolère qu'on finance
54:14le cinéma africain
54:15c'était une réalité
54:16Mathias Renaud
54:17est-ce qu'il n'y a pas
54:19une inquiétude
54:20de dire
54:21demain il faudra
54:21faire allégeance
54:22à Vincent Bolloré
54:23pour espérer
54:23un financement
54:24de Canal Plus
54:25puisque là
54:26c'est l'effet inverse
54:26qui se produit
54:28comme disait
54:29le directeur du CNC
54:31qui d'ailleurs
54:31ne se reconnaissait pas
54:33dans la tribune
54:33il a dit
54:34attention aux prophéties
54:35auto-realisatrices
54:36c'est-à-dire que là
54:37en ce moment
54:37on a un système
54:38dans lequel Canal Plus
54:39finance toutes sortes de films
54:40y compris des films très à gauche
54:42je vais prendre l'histoire
54:42de Suleyman
54:43on ne peut pas dire
54:44que ce soit un film fasciste
54:46et donc là
54:46ils déterrent
54:48l'âge de guerre
54:49vous avez des gens de gauche
54:49qui déterrent l'âge de guerre
54:50en disant
54:50on ne veut plus
54:51comme ils disent
54:52zappons Bolloré
54:53c'est eux-mêmes
54:53qui appellent
54:54à couper les ponts
54:55finalement
54:55l'intéressé dit
54:57d'accord
54:57coupons les ponts
54:58et finalement
54:58ça devient un problème
54:59donc attention
55:00aux prophéties
55:01auto-realisatrices
55:02quelque part
55:03Merci beaucoup
55:04Mathias Renaud
55:05merci Marie-Agnès
55:06Poussier-Lenspac
55:07d'avoir évoqué
55:08avec nous
55:08les thèmes
55:09qui vous occuperont
55:10dans quelques instants
55:10vous et les ministres
55:11lors de la séance
55:12des questions au gouvernement
55:13on va retrouver
55:13depuis la cour d'honneur
55:15Marion Becker
55:15Marion redites-nous
55:17de quoi va-t-on parler
55:18dans un instant
55:20Eh bien
55:20les députés de gauche
55:21vont interpeller
55:22le gouvernement
55:23on l'a entendu
55:24sur votre plateau
55:25sur la polémique
55:27Bolloré
55:27autour du festival
55:28En Marche
55:29du festival de Cannes
55:30avec la voix
55:31par la voix
55:32de Sarah Legrin
55:33la députée
55:33de la France Insoumise
55:34mais aussi celle
55:35de Céline Hervieux
55:36pour le parti socialiste
55:37et de Jérémy Yordanov
55:38pour les écologistes
55:39à noter également
55:40Elsa
55:41deux questions
55:42sur les féminicides
55:43depuis le 1er mai
55:45en neuf jours
55:46six femmes
55:47ont trouvé la mort
55:48sous les coups
55:48de leurs compagnons
55:5046 femmes au total
55:51depuis le début de l'année
55:52des associations
55:54tirent la sonnette d'alarme
55:55enfin Elsa
55:56à noter
55:57une question
55:58du groupe Horizon
55:59sur les conséquences
56:01de la guerre
56:02au Moyen-Orient
56:02conséquences économiques
56:03notamment
56:04sur le prix
56:05des carburants
56:06en France
56:08merci beaucoup
56:09Marion Becker
56:10on va suivre tous ces thèmes
56:11lors de la séance
56:11des questions au gouvernement
56:12juste après cette séance
56:14il y aura le vote
56:15sur la loi de programmation
56:16militaire
56:17Stéphanie Despierre
56:18un vote attendu
56:19après la séance
56:20de quoi
56:21que contient ce texte
56:22justement
56:22c'est le renforcement
56:23des moyens pour nos armées
56:24Stéphanie
56:24Exactement
56:25une loi de programmation
56:26militaire
56:26avait été déjà votée
56:27il y a deux ans et demi
56:29elle prévoyait
56:29plus de 400 milliards d'euros
56:31entre 2024 et 2030
56:33mais le gouvernement
56:34a voulu aller plus loin
56:35l'Assemblée devrait
56:37donner son feu vert
56:38cet après-midi
56:38à 36 milliards d'euros
56:40de rallonge
56:40un effort inédit
56:41selon la ministre des armées
56:43en 2030
56:44les dépenses militaires
56:45représenteront
56:462,5%
56:48du PIB
56:48du pays
56:49l'argent sera d'abord
56:50consacré
56:51à augmenter
56:51les stocks de munitions
56:53à développer
56:54la lutte anti-drone
56:55et puis il y a
56:56quelques nouveautés
56:56le service national volontaire
56:58pour les 16-25 ans
56:59et puis la journée
57:00défense et citoyenneté
57:02qui s'appelait
57:02la journée d'appel
57:03change à nouveau de nom
57:04et ses missions
57:05seront beaucoup plus orientées
57:07sur le recrutement
57:08il y a aussi
57:09également quelques mesures
57:10pour faciliter
57:11l'utilisation des algorithmes
57:13pour les services
57:14de renseignement
57:15Et Stéphanie
57:16il y a dans cette loi
57:17de programmation militaire
57:18un article
57:18qui a fait polémique
57:19l'article 21
57:20de quoi s'agit-il ?
57:21C'est un article
57:22qui crée un état
57:23d'alerte de sécurité nationale
57:25alors l'objectif
57:26c'est de faire face
57:26aux menaces hybrides
57:27par exemple
57:28une attaque
57:29sur un réseau d'énergie
57:30sur les infrastructures numériques
57:31sur les infrastructures
57:32de transport
57:33et ce dans un contexte
57:34lui aussi hybride
57:36ni en temps de paix
57:36ni vraiment en temps de guerre
57:38comme l'a expliqué
57:39la ministre des armées
57:40c'est donc en fait
57:41un nouveau régime juridique
57:42d'exception
57:42différent de l'état d'urgence
57:44qui existe déjà
57:45dans la constitution
57:46et qui a été utilisé
57:47par exemple
57:47pendant le Covid
57:49ce nouveau régime
57:50serait activé
57:50en cas de menaces graves
57:52pour la sécurité nationale
57:53par décret
57:54par décision
57:55en Conseil des ministres
57:56et pour deux mois
57:57il pourrait être en vigueur
57:59partout en France
58:00ou sur une partie seulement
58:02du territoire
58:02il permet de déroger
58:04à certaines règles
58:05d'urbanisme
58:05d'environnement
58:06d'administration
58:07pour aller plus vite
58:08la ministre
58:09la ministre a promis
58:09que ça n'entacherait pas
58:10les libertés individuelles
58:12mais la gauche
58:12s'y est opposée
58:13car elle a de gros doutes
58:14et elle estime
58:15que le déclenchement
58:16de ce nouvel état d'alerte
58:17de sécurité nationale
58:19n'est pas assez encadré
58:20et trop fou
58:22Merci beaucoup Stéphanie Despierre
58:24je vous rappelle que
58:25justement
58:26les députés vont voter
58:27après la séance
58:27des questions au gouvernement
58:28si vous souhaitez
58:30les résultats
58:30sur nos réseaux sociaux
58:31évidemment
58:32on va suivre ensemble
58:33en direct la séance
58:34on va se retrouver après
58:35pour les temps forts
58:36avec deux députés
58:37qui viendront commenter
58:39cette séance
58:39mais qui viendront également
58:40répondre aux questions
58:41aux interpellations
58:42de trois citoyens
58:44vous avez vu à l'image
58:44le gouvernement qui arrive
58:46Sébastien Lecornu
58:47le premier ministre
58:48est arrivé il y a quelques secondes
58:50à l'Assemblée nationale
58:51et c'est maintenant
58:52la présidente de l'Assemblée
58:53Yael Brompivet
58:54qui va traverser
58:55la salle des pas perdus
58:56au son des tambours
58:57de la gare républicaine
59:26Yael Brompivet
59:27qui va s'installer
59:28dans un instant
59:29au perchoir
59:30pour ouvrir la séance
59:30des questions au gouvernement
59:31il sera question
59:32des conséquences économiques
59:33de la guerre
59:34au Proche-Orient
59:35plusieurs questions
59:36également sur
59:37les tribunes
59:38anti-Bolloré
59:39et la réponse
59:40de Maxime Saadat
59:41Canal Plus
59:41on suit ça ensemble
59:42et on se retrouve
59:43juste après
59:43Merci
59:44Merci
59:44Merci
Commentaires

Recommandations