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  • il y a 2 jours
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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00:01Bienvenue sur LCP, émission spéciale. Aujourd'hui, on suit les questions au gouvernement, mais évidemment, l'actualité du jour, c
00:07'est l'arrêt de la cour d'appel.
00:09Marine Le Pen, éligible, mais une campagne sous bracelet. On essaye de décrypter tout ça dans un instant.
00:27Bonjour à tous, émission spéciale sur LCP. Nous sommes ensemble jusqu'à 17h30.
00:32Pour suivre évidemment l'actualité du jour, c'est l'arrêt de la cour d'appel dans le procès des
00:37assistants parlementaires.
00:38Marine Le Pen, condamnée, mais la peine d'inillégibilité pourrait lui permettre d'être candidate, mais sous bracelet électronique, elle
00:47avait exclu cette situation.
00:49On va décrypter tout ça depuis l'Assemblée nationale avec Marco Pommier, Nicolas Fleury et Martin Bornet pour les premières
00:56réactions des députés ici à l'Assemblée.
00:58Et puis nous sommes évidemment en direct depuis le palais de justice sur l'île de la Cité avec Stéphanie
01:02Despierre.
01:04Stéphanie Despierre, qu'on va rejoindre tout de suite. Les choses sont allées beaucoup plus vite que prévu.
01:08Stéphanie Despierre, ça y est, l'arrêt a été rendu concernant Marine Le Pen.
01:14Oui, la cour d'appel a rendu son arrêt. Marine Le Pen est déclarée coupable de détournement de fonds publics.
01:21Elle est condamnée à trois ans de prison, dont un enferme sous bracelet électronique.
01:26Elle est également condamnée à de l'inéligibilité à 15 mois.
01:31Elle va donc pouvoir être candidate. Rien ne lui interdit légalement d'être candidate.
01:36En revanche, elle sera sous bracelet électronique.
01:39Et il y a quelques jours, elle avait dit qu'elle ne ferait pas campagne sous bracelet électronique
01:42parce que c'était compliqué de ne pas être libre de ses mouvements, de ne pas pouvoir faire un meeting
01:47comme elle le souhaitait.
01:48Donc c'est Marine Le Pen qui a le choix.
01:50C'est elle qui va décider.
01:51Ce soir, elle est attendue aux 20h de TF1.
01:54C'est elle qui dira si elle choisit, in fine, de faire campagne quand même avec un bracelet électronique
02:00ou si elle passe le flambeau à Jordan Bardella.
02:03Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
02:06Sur ce plateau, on a le plaisir d'accueillir Hugo Bernalicis.
02:08Bonjour.
02:09Bonjour.
02:09Député La France Insoumise du Nord.
02:11Alors, vous deviez évidemment avoir un député face à vous,
02:14mais un député du groupe d'Éric Ciotti a annulé sa venue.
02:18On va évidemment essayer de trouver une contradiction.
02:21Mais votre première réaction, Hugo Bernalicis ?
02:23Alors déjà, effectivement, on attendait un arrêt beaucoup plus long.
02:27Visiblement, la Cour a décidé de statuer assez vite.
02:30C'est un peu un entre-deux, finalement.
02:32Elle peut être candidate, mais elle serait sous bracelet électronique.
02:36Quelle est votre première réaction ?
02:38Bon, écoutez, déjà, nous, nous avions dit que ça ne changeait pas grand-chose pour nous,
02:43la France Insoumise, au vu de la campagne électorale à venir,
02:45que ce soit Marine Le Pen, Jordan Bardella ou qui y veulent.
02:48Voilà, peu importe.
02:49Donc, sur l'aspect purement politique, pas de changement avec cette décision.
02:53Je veux dire, qu'importe, en fait, que ce soit Marine Le Pen, Jordan Bardella,
02:55c'est pour nous à peu près la même chose.
02:57Le plus important, à mon avis, à retenir de cette décision,
03:01je mets de côté volontairement, justement, la question de l'exécution provisoire
03:04de la peine d'inéligibilité et la peine d'inéligibilité en elle-même.
03:07Marine Le Pen est condamnée.
03:09Elle est reconnue coupable du détournement de fonds publics.
03:12Elle est coupable du détournement de fonds publics.
03:14Voilà, c'est confirmé.
03:15Il n'y a pas de débat sur le sujet, etc.
03:17Donc, ça pose une question.
03:20Vous savez, main propre, tête haute,
03:21qui était un peu le slogan d'antan de Marine Le Pen.
03:25Bon, voilà.
03:25Pour vous, c'est le premier effet politique avec cette décision.
03:28Sauf que vous savez bien que pour tout le monde,
03:30la question, c'était de savoir aussi
03:31si elle allait être en mesure d'être candidate à l'élection 2027.
03:35Mais je comprends que ça les occupe eux.
03:36Et là, la réponse...
03:37C'est compréhensible.
03:38Alors, ça nous occupe un peu aussi, nous, les journalistes, je dois l'avouer.
03:42Sauf que là, la décision, elle est un peu entre deux.
03:44La peine d'inéligibilité de 15 mois, ça passe ?
03:48Ça lui permet donc d'être éligible ?
03:51En fait, vous savez, tous les jours dans notre pays,
03:54il y a des gens qui font de la détention provisoire.
03:56Je ne parle pas d'exécution provisoire d'une peine d'inéligibilité
03:58où vous êtes libre de vos mouvements au quotidien.
04:00Détention provisoire, c'est quand vous êtes en prison
04:02avant même d'avoir été jugé.
04:03Et des tas de gens dans notre pays, tous les jours,
04:05se font juger coupables et avec une peine de la durée exacte
04:10qu'ils ont passé en détention provisoire.
04:13Vous avez fait six mois en détention provisoire,
04:14on va vous condamner à six mois.
04:15En fait, vous sortez libre, vous condamnez libre.
04:16C'est quand même un truc assez extraordinaire.
04:18Voilà, ils ont fait pareil pour Mme Le Pen.
04:19Le temps qu'il y ait l'audience, ça a fait 15 mois.
04:22Donc on dit, c'est bon, on a déjà fait 15 mois d'inéligibilité.
04:24Alors, c'est une inéligibilité assez extraordinaire
04:26puisqu'elle ne s'est pas appliquée, puisqu'il n'y a pas eu d'élection
04:28auxquelles elle n'a pu être inéligible.
04:29Donc le sens de la peine dans tout ça est quand même assez...
04:32Et on y reviendra dans un instant.
04:34Je vous propose d'aller, celle des quatre colonnes,
04:36retrouver le député socialiste Guillaume Garraud
04:38au micro de Marco Pommier.
04:40Oui, Guillaume Garraud, Marine Le Pen peut a priori
04:43être candidate à l'élection présidentielle
04:44à condition qu'elle accepte de faire campagne
04:46avec un bracelet électronique, ce qu'elle avait exclu
04:49à plusieurs reprises.
04:50Quelle réaction du côté des socialistes ?
04:52En tout cas, de mon côté,
04:55elle a donc été condamnée.
04:56Ça veut dire que les faits qui lui sont reprochés
05:00sont confirmés.
05:01C'est du détournement d'argent public.
05:04Donc la question qui se pose à elle
05:06comme dirigeante de parti, c'est
05:08est-ce qu'elle peut être candidate
05:10malgré cette condamnation ?
05:13Je rappelle que ce sont les mêmes
05:14qui reprochent bien souvent à la justice
05:17d'être trop laxistes vis-à-vis des délinquants
05:20qui aujourd'hui, je l'entends déjà, nous diront
05:23« Ah, c'est un procès pour nous empêcher
05:26d'être candidat, pour empêcher Marine Le Pen
05:29d'être candidat. »
05:31Ben non, la justice est passée.
05:33Encore une fois, c'est à elle de le dire.
05:35Mais ce qu'il faut rappeler,
05:37ce qu'il faut bien noter,
05:39ce qui ne change pas,
05:40c'est qu'elle est condamnée
05:42pour détournement de fonds publics.
05:46Merci, Guillaume Garraud.
05:47Et je vois que les écologistes vont réagir
05:49dans cette salle des 4 colonnes.
05:51Merci pour cette réaction socialiste.
05:53Merci beaucoup, Marco Paumier, Guillaume Garraud,
05:56qui est sur la même ligne que vous,
05:57de dire « L'important, c'est la condamnation. »
06:00Mais nous, évidemment, ce qu'on regardait aussi,
06:02c'était si elle pouvait être candidate ou pas.
06:04A priori, sur la peine d'inéligibilité,
06:07ça lui permet de l'être.
06:08Tout à fait.
06:08Mais elle est condamnée aussi
06:10à un an de bracelet électronique.
06:12Et ça, elle avait exclu de faire campagne
06:14dans ce cas-là.
06:14Un an de prison ferme, aménageable.
06:17Un an de prison ferme, exactement.
06:18Vous avez tout à fait raison.
06:19Un an de prison ferme.
06:20Mais on sait que pour ces peines-là,
06:21c'est aménageable.
06:22Ça peut donc être effectué
06:23avec un bracelet électronique.
06:24Mais ça peut aussi ne pas être le bracelet.
06:25Il y a d'autres types d'aménagement de peines.
06:26Il faut quand même le dire aux gens
06:27qui nous écoutent.
06:28Mais quand bien même, ce serait un bracelet,
06:30j'ai envie de vous dire,
06:31comme Nicolas Sarkozy,
06:32elle aura dorénavant la justice
06:34chevillée au corps.
06:36Mais elle-même avait exclu
06:38de faire campagne avec un bracelet électronique.
06:41Sauf qu'à l'époque,
06:44l'éligibilité l'empêcherait d'être candidate.
06:48Là, je ne vais pas vous demander
06:49de vous mettre à la place de Marine Le Pen,
06:50mais ce qu'on se demande tous,
06:51c'est que est-ce qu'elle va maintenir son engagement
06:53en disant je ne peux pas faire campagne
06:54si je suis sous bracelet électronique
06:56ou est-ce que vous pensez
06:57que certains ou son entourage,
06:59ceux qui veulent que ce soit elle,
07:00vont dire qu'en fait,
07:01il faut le faire malgré tout ?
07:04Franchement, le positionnement leur revient.
07:05C'est vrai qu'il y a un côté un peu cocasse.
07:07Vous êtes sous bracelet,
07:08vous avez des horaires
07:08à laquelle vous devez être
07:10à proximité de la borne,
07:11c'est-à-dire chez vous en réalité,
07:12et des horaires où vous avez le droit
07:14de vous déplacer comme vous voulez.
07:15Et c'est vrai qu'une campagne électorale,
07:16vous faites quelques déplacements,
07:17vous n'êtes pas toujours chez vous.
07:19Il faudrait demander des permissions à chaque fois.
07:21Au juge d'application des peines,
07:22bonjour, je voudrais avoir la possibilité
07:24pour la faire...
07:25Tout ça devient cocasse et ridicule à la fin,
07:28mais je pense que la décence,
07:30la moralité et la vertu en politique
07:32commanderait qu'elle n'y aille pas
07:34du fait de sa condamnation.
07:35Que sa simple condamnation...
07:36Mais là, ça devient un problème aussi
07:37pour Jordan Bardella
07:38puisqu'il a maille à partir dans l'affaire.
07:40Alors, je rappelle à nos téléspectateurs
07:43qui nous font la gentillesse,
07:44l'amitié de nous suivre sur LCP.
07:46On avait invité évidemment un contradicteur,
07:48un député du groupe UDR,
07:49d'Éric Ciotti,
07:50puisque les députés du Rassemblement National
07:52ne s'expriment pas aujourd'hui
07:53avant la déclaration de leur candidate
07:56ou non à 20h.
07:57Voilà pourquoi sur ce plateau,
07:59il y a une chaise vide
07:59et que Hugo Bernalicis,
08:01vous êtes seul.
08:02Ce que je peux vous dire aussi,
08:03c'est qu'on s'attendait à une décision
08:04beaucoup plus longue.
08:05On pensait que ça allait durer peut-être
08:06deux, trois heures
08:07avant de connaître l'arrêt.
08:08Stéphanie Despierre,
08:08on va vous retrouver depuis le palais de justice.
08:11Tout s'est fait finalement très vite
08:13et on a en tout cas les premiers éléments
08:15sur la condamnation de Marine Le Pen.
08:17Stéphanie.
08:20Tout à fait, tout est allé très vite.
08:22Marine Le Pen est arrivée à 13h.
08:24L'audience a commencé à 13h30
08:26et avant 14h,
08:27on avait la décision.
08:29Marine Le Pen est donc jugée coupable
08:31pour la deuxième fois
08:32de détournement de fonds publics.
08:34Elle est condamnée à trois ans de prison,
08:36dont un enferme qui peut être fait
08:38sous bracelet électronique.
08:39Elle est également condamnée
08:41à de l'inéligibilité.
08:4315 mois,
08:43ce qui lui permettrait
08:44a priori d'être candidate
08:46à la présidentielle.
08:47En tout cas,
08:47elle également rien ne l'en empêcherait.
08:49Mais si elle est sous bracelet électronique,
08:51la question se pose.
08:52C'est elle-même qui, il y a quelques jours,
08:54avait dit qu'elle ne ferait pas campagne
08:56sous bracelet électronique.
08:57Parce que pour une campagne,
08:58on a besoin d'être libre
08:59de ses mouvements.
09:00On verra ce soir à 20h
09:02ce qu'elle décide.
09:03Elle dira donc si elle décide
09:05d'aller en campagne,
09:06malgré un bracelet électronique.
09:07Ou finalement,
09:08si elle passe le flambeau
09:10à Jordan Bardella.
09:11Concernant le jugement,
09:13la décision, pardon,
09:14dans le détail,
09:15la présidente a fait état
09:16de faits graves
09:17qui ont duré plus de 11 ans,
09:18qui ont causé
09:19plus de 2 millions d'euros
09:20de préjudice
09:21au Parlement européen.
09:23Des faits qui,
09:23a dit la présidente,
09:24attestent d'un système
09:25visant à accaparer
09:27les fonds du Parlement européen
09:29via les assistants parlementaires,
09:31qui auraient donc aussi
09:32jeté le discrédit
09:33sur l'institution européenne.
09:34En revanche,
09:35la Cour a noté
09:36qu'il n'y avait pas
09:37d'enrichissement personnel
09:38des prévenus.
09:40Merci beaucoup,
09:41Stéphanie Despierre.
09:43C'est vrai que c'est un scénario
09:44un petit peu particulier
09:45aujourd'hui,
09:46puisque Marine Le Pen
09:47pourrait être candidate,
09:49mais c'est elle
09:50qui a exclu de l'aide
09:51avec un bracelet électronique.
09:53Alors,
09:53ce n'est pas forcément
09:53un bracelet électronique,
09:55une peine d'un enferme
09:56aménageable,
09:57mais parfois,
09:57ça l'est.
09:58C'est souvent le cas,
09:58c'est vrai.
09:59C'est souvent le cas.
10:00de cette manière-là.
10:01Donc,
10:01est-ce que Marine Le Pen
10:02va suivre ce qu'elle considérait avant ?
10:04On verra.
10:05Nicolas Fleury,
10:06on va vous retrouver
10:06depuis la salle
10:07des quatre colonnes,
10:08puisque pour tout vous dire,
10:09on va vous dire la vérité,
10:10on n'avait pas du tout prévu
10:11une décision rendue si vite.
10:13Les journalistes
10:14qui ont suivi aussi ce procès
10:16indiquaient plutôt
10:16deux heures au moins
10:18pour la lecture.
10:19Là,
10:19en une demi-heure,
10:20tout a été plié.
10:21Nicolas Fleury
10:21et beaucoup de monde,
10:22les journalistes,
10:23les députés,
10:23ont suivi la décision
10:24depuis l'Assemblée nationale.
10:26Exactement.
10:26Et l'ambiance ici
10:27aux quatre colonnes tranche
10:30puisque c'était assez calme
10:31avec ces députés RN,
10:32vous l'avez dit,
10:33qui avaient pour mot d'ordre
10:34de ne pas faire de déclaration,
10:35de les réserver,
10:37réserver la parole
10:37à celle de Marine Le Pen
10:38ce soir.
10:39Et puis,
10:40les journalistes ont,
10:40un peu comme nous,
10:41été pris de court
10:42par cette lecture du jugement
10:43qui a été très rapide,
10:44beaucoup plus qu'en première instance.
10:46Et donc,
10:47on retrouve tout de suite
10:48très vite
10:48beaucoup de médias,
10:52principalement nationaux,
10:52puisque vous avez pu le voir
10:54avec Stéphanie Despierre,
10:55il y a de nombreux médias
10:55qui sont aussi,
10:56même à l'international,
10:57présents au tribunal.
10:58Ici,
10:58l'activité est également
10:59très importante
11:00avec de premiers parlementaires
11:02qui viennent déjà
11:03livrer leurs réactions
11:04au micro des journalistes.
11:07Merci beaucoup,
11:08Nicolas Fleury.
11:09On retournera
11:10avoir des réactions
11:11depuis la salle
11:11des quatre colonnes.
11:12On retournera,
11:13évidemment,
11:13au palais de justice.
11:14Marine Le Pen devrait sortir
11:15d'ici peu de temps.
11:17Hugo Bernalicis,
11:18vous disiez finalement
11:19que ce soit Marine Le Pen.
11:21Ah, excusez-moi,
11:22on va retrouver Marco Pommier
11:23tout de suite.
11:23Priorité au direct.
11:24Exactement,
11:25priorité au direct.
11:26Alors,
11:26chers téléspectateurs,
11:27vous avez peut-être le sentiment
11:28que Hugo Bernalicis
11:30présente aussi,
11:30il est invité,
11:31il va avoir quelqu'un
11:32face à lui dans un instant.
11:33Un député nous a fait faux bon,
11:35mais la contradiction arrive.
11:36Marco Pommier,
11:36on vous retrouve avec
11:37à votre micro
11:38Benjamin Lucas Lundi
11:39du groupe des écologistes.
11:40Oui,
11:41Benjamin Lucas Lundi,
11:41Marine Le Pen est donc
11:42a priori éligible
11:44pour l'élection présidentielle,
11:45mais elle devrait faire campagne
11:46avec un bracelet électronique,
11:47ce qu'elle avait exclu.
11:48Quelle est votre réaction ?
11:50Avant même de parler
11:51de la campagne présidentielle,
11:52Marine Le Pen,
11:52présidente du groupe
11:53Rassemblement National
11:54à l'Assemblée Nationale,
11:55est reconnue par la justice
11:56comme une voleuse.
11:57Elle a volé le contribuable européen,
11:59elle a volé les Français,
11:59plus de 4 millions d'euros,
12:00elle a mis en place,
12:01c'est la justice qu'il y a,
12:02un système d'emploi fictif
12:04pour enrichir son parti,
12:05pour détourner la loi.
12:07Elle est une délinquante
12:08et donc,
12:08avant même de savoir
12:09si elle devrait ou pas être connue
12:10à la présidentielle,
12:11c'est leur primaire interne
12:12cet après-midi
12:12avec M. Bardella,
12:13moi je pense qu'elle ne devrait
12:14même plus siéger
12:15comme députée ici
12:16à l'Assemblée Nationale.
12:17Ces gens passent leur temps
12:18à dire tolérance zéro
12:18et en réalité,
12:19c'est le parti du tous pourri.
12:20Alors vous condamnez Marine Le Pen,
12:22on l'entend bien,
12:22mais est-ce que vous pensez
12:23qu'elle peut faire campagne
12:24avec un bracelet ?
12:25Ce n'est pas moi
12:26qui condamne Marine Le Pen,
12:27c'est la justice.
12:27Écoutez,
12:27elle avait dit elle-même
12:28qu'elle ne le ferait pas.
12:29Nous, nous combattrons
12:30que ce soit Jordan Mardella
12:31ou Marine Le Pen,
12:32si elle fait campagne en délinquante,
12:33les choses seront d'autant plus qu'elles.
12:35Nous pourrons faire campagne nous aussi
12:36en expliquant aux Françaises
12:37et aux Français
12:37qu'ils pourraient élire
12:38à la présidence de la République
12:39une délinquante.
12:39Imaginez l'image de la France
12:40si à l'Elysée rentrait quelqu'un
12:42avec un bracelet électronique.
12:43Franchement,
12:43on pousserait vraiment le ridicule
12:44très très loin.
12:45En plus du projet d'apartheid raciste
12:47qui est celui de l'extrême droite,
12:48ce serait vraiment pousser
12:48l'abaissement de la France
12:50le plus loin qu'on le puisse.
12:51Donc on va se battre
12:51pour empêcher ça.
12:52Donc cet après-midi,
12:53vous appelez le Rassemblement National
12:55à déclarer Jordan Bardella
12:56comme le candidat officiel
12:58du Rassemblement National.
12:59Non, moi je n'appelle à rien.
13:00Je combats Jordan Bardella
13:02qui est un raciste
13:02qui est lui aussi d'ailleurs
13:03complice de tout ce système.
13:04C'est un parti,
13:05c'est une organisation systémique
13:06qui a été mise en place
13:07de délinquants.
13:08Leur projet est un projet
13:09d'apartheid raciste
13:10qui va fracturer la société
13:11donc je le combats.
13:12Je n'ai pas de préférence
13:13sur l'adversaire à combattre
13:15donc je n'appelle à rien.
13:16Ils se débrouillent entre nous,
13:17nous les combattrons
13:18avec la plus grande énergie,
13:20la plus grande force
13:20parce qu'ils sont un danger,
13:21un danger pour le pays
13:22puis on l'a vu,
13:23un danger pour la probité.
13:24Ce sont des gens
13:24qui sont malhonnêtes profondément.
13:26C'est l'histoire entière
13:26de l'extrême droite
13:27qu'ils montrent.
13:27Ils ont passé leur vie
13:28à dire tous pourris
13:29en parlant des autres.
13:29Le parti où il y a
13:30le plus de pourris aujourd'hui
13:31c'est l'extrême droite,
13:32c'est le Rassemblement National.
13:33Merci beaucoup
13:34Benjamin Miquel-Handi
13:34pour cette réaction.
13:36Merci beaucoup Marco Pommier.
13:37On retournera
13:38dans la salle des 4 colonnes.
13:39On n'espérait pas
13:40avoir des réactions si vite
13:41puisqu'on nous annonçait
13:43un arrêt lu
13:44pendant peut-être plusieurs heures.
13:45La décision est tombée.
13:46Marine Le Pen peut
13:48a priori être candidate
13:49mais elle a écopé
13:51d'un enferme aménageable.
13:52Elle avait déjà exclu
13:53de faire campagne
13:53sous bracelet électronique.
13:55Hugo Bernalicis
13:55on reprend la discussion avec vous.
13:57Vous disiez que la seule condamnation
13:59devait entraîner
14:00un retrait de la course
14:01à la présidentielle.
14:02Est-ce que vous pensez...
14:03C'est pour eux
14:04moi que je dis ça.
14:05Et on imagine que ce sera
14:06un de vos angles d'attaque
14:08lors de cette campagne.
14:09Jean-Luc Mélenchon
14:10lors de la première instance
14:11avait un peu surpris
14:13par sa réaction
14:14en disant que finalement
14:15ce n'était pas à la justice
14:16de choisir les candidats.
14:18Mais façon de dire aussi
14:19que cette justice
14:20elle pouvait être un peu politique ?
14:21Elle choisissait les candidats ?
14:23C'est-à-dire qu'en fait
14:25c'est la question
14:26de l'exécution provisoire
14:27qui était posée là
14:28parce que le principe
14:28de l'inéligibilité
14:29on en est d'accord
14:30mais il est amagné quand même
14:31avec une certaine précaution
14:33parce que si on pense
14:35que demain
14:36on va pouvoir mettre
14:38des peines complémentaires
14:39d'inéligibilité
14:39pour des délits d'opinion
14:41de prise de position
14:42bah oui ça pose
14:42un problème démocratique.
14:43Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
14:44Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
14:45Et c'est le législateur
14:46qui avait demandé
14:47à ce que dans des cas
14:48de détournement de fonds publics
14:49on assortisse les peines
14:50d'une peine d'inéligibilité.
14:51Très bien.
14:51Sauf que ça venait percuter
14:52à un autre principe en droit
14:54qui est celui
14:54de la présomption d'innocence
14:55et que l'appel
14:56est suspensif de la décision
14:57et que c'est un droit fondamental
14:59y compris dans un état de droit
15:00et dans une démocratie.
15:02Donc on aurait pu faire
15:03comme d'autres
15:03se dire
15:04ah c'est l'extrême droite
15:05ce sont nos adversaires
15:06donc franchement
15:06nos principes
15:07on peut s'asseoir dessus
15:08pour une fois
15:08ça nous arrange.
15:09Voilà.
15:09On a décidé de ne pas faire ça.
15:11Et d'ailleurs
15:12dans beaucoup de circonstances
15:14on nous crédite
15:15de la permanence
15:17de nos arguments
15:17et de nos positionnements.
15:18D'ailleurs sur l'exécution provisoire
15:19ça m'a fait assez sourire
15:21récemment sur un texte
15:22qui est passé sous les radars
15:23qui était celui de la GRASC
15:24l'agence de gestion
15:25et de recouvrement
15:26des avoirs saisis criminels
15:27où il y avait un principe
15:28d'exécution provisoire
15:29pour pouvoir détruire
15:30les biens saisis par la justice.
15:32Le Rassemblement National
15:33avait voté pour en commission.
15:34Moi je leur ai dit
15:34attendez l'exécution provisoire
15:36normalement vous êtes devenus contre.
15:37Et ils ont changé leur vote
15:38dans les ministères.
15:38Et c'est vrai qu'on a vu aussi
15:40parfois...
15:40et il y a ceux qui font le yo-yo
15:41en fonction de leurs intérêts.
15:43Et je rappelle à nos téléspectateurs
15:44que face à vous
15:45nous avions invité un député UDR
15:47les alliés de Marine Le Pen
15:49le groupe d'Éric Ciotti
15:50puisque les députés
15:51du Rassemblement National
15:52avaient pour consigne
15:53de ne pas s'exprimer
15:53avant le 20h de Marine Le Pen.
15:55Ce député s'est décommandé
15:57voilà pourquoi vous êtes seul
15:58sur ce plateau.
15:59Ce que je peux vous dire également
16:00c'est que notre journaliste
16:01Raphaël Marchal
16:02était dans la salle d'audience
16:03il y avait 75 journalistes
16:05qui n'avaient pu accéder
16:06à la salle d'audience.
16:07Les journalistes ont été sortis
16:08de la salle.
16:09Marine Le Pen était en train
16:10de débriefer avec ses avocats
16:13peut-être qu'elle-même
16:14alors je supplie
16:15mais ne s'attendait pas
16:16à avoir une décision si rapide
16:18c'est vrai qu'on parlait
16:19de 2-3 heures.
16:20Je vous dirais
16:21ce que notre journaliste
16:22Raphaël Marchal
16:23nous donne comme information
16:24c'est pas pour faire
16:26de la psychologie
16:26regardez
16:27elle sort
16:28image en direct
16:29depuis le palais de justice
16:30sur l'île de la cité
16:31à Paris
16:32on a vu Bruno Bild
16:33un intime de Marine Le Pen
16:35Jean-Philippe Tanguy
16:36Kevin Pfeffer
16:37du Rassemblement National
16:38qui était venue la soutenir
16:40dans quelques instants
16:41on essaiera de vous remontrer
16:42l'image
16:43Marine Le Pen
16:44qui devrait sortir
16:45du palais de justice
16:46Laure Lavalette
16:47autre députée
16:48qui était venue
16:49soutenir Marine Le Pen
16:51notre journaliste
16:52Raphaël Marchal
16:53qui était dans la salle d'audience
16:54nous a dit
16:55que ses avocats
16:55avaient pris un moment
16:56avec Marine Le Pen
16:57pour débriefer
16:58c'est vrai qu'on y reviendra
17:00la décision de justice
17:01voilà
17:01il faut essayer de la lire
17:02de comprendre
17:03tout ce qu'elle contient
17:04et on accueille sur le plateau
17:06en direct
17:06Marc Ferracci
17:07bonjour
17:08merci
17:08député Ensemble pour la République
17:10vous représentez
17:10les Français de l'étranger
17:11je vais vous donner la parole
17:13je vous couperai
17:14si on a l'image de Marine Le Pen
17:15qui sort de la salle d'audience
17:16votre première réaction
17:18Marc Ferracci
17:19je prends acte
17:21de cette décision
17:22de la Cour d'appel
17:23c'est une décision lourde
17:25c'est une décision
17:26qui concerne
17:26des faits particulièrement graves
17:27je peux bien le dire
17:28de détournement
17:29de fonds publics
17:30cette décision
17:31elle va forcément avoir
17:34un impact
17:35une influence
17:35sur les prochaines semaines
17:36sur la campagne présidentielle
17:37mais moi ce que je veux dire
17:38c'est que ça ne change pas
17:39fondamentalement
17:41les données du problème
17:43le problème auquel sont confrontés
17:44ceux qui depuis des années
17:46luttent contre le Rassemblement National
17:47ne va pas disparaître
17:49et quelles que soient
17:50les conséquences
17:51sur la candidature de Marine Le Pen
17:52justement
17:53puisque
17:54sur ces conséquences là
17:55qu'est-ce que vous
17:57vous comprenez
17:57de ce qui vient de se passer
17:59puisque Marine Le Pen
18:00elle reste éligible
18:02puisqu'on a vu
18:0345 mois
18:04dont 30 avec sursis
18:05ça fait 15 mois
18:06c'est bon
18:07cette question est purgée
18:09entre guillemets
18:09la question qui reste à savoir
18:10c'est peut-elle faire campagne
18:12sous bracelet électronique
18:13et ça j'ai envie de dire
18:14c'est une décision
18:14qui n'appartient qu'à elle
18:16elle a déjà considéré
18:17qu'elle la rejetait
18:18mais d'après vous
18:19est-ce que c'est si clair
18:20aujourd'hui
18:20ce soir
18:21à 20h
18:22elle va dire quoi
18:23elle va dire finalement
18:25je peux faire campagne
18:26je le ferai malgré tout
18:27même si je suis un petit peu empêchée
18:28ça n'est pas à moi
18:29de répondre à cette question
18:30c'est à elle
18:30et elle s'exprimera ce soir
18:31mais je voudrais dire
18:32que la question du bracelet électronique
18:34n'est pas la seule question
18:35qui se pose
18:35ça c'est une question pratique
18:37est-ce qu'on peut faire campagne
18:38avec un bracelet électronique
18:39j'attire l'attention
18:40pratique et peut-être morale également
18:41exactement
18:42c'est ce sur quoi je voulais venir
18:44c'est pas simplement
18:45une question pratique
18:46et cette question pratique
18:47est parfaitement inédite
18:48dans l'histoire de nos institutions
18:50dans l'histoire de la 5ème République
18:51mais il y a derrière
18:52une question morale
18:53ce qui sépare Marine Le Pen
18:54d'une candidature
18:55à l'élection présidentielle
18:56ça n'est pas simplement
18:57un bracelet électronique
18:58c'est son sens moral
19:00et l'intégrité dont elle fait preuve
19:02vis-à-vis de cette condamnation
19:03qui est encore une fois
19:04extrêmement grave
19:05sa condamnation
19:06que ce soit sortie
19:07d'une peine d'inéligibilité
19:09ou non
19:09avec une peine aménageable
19:10ou non
19:11devrait d'après vous
19:12suffire pour dire
19:13qu'elle ne doit pas être candidate
19:14écoutez
19:15c'est à elle de prendre la décision
19:17il me semble
19:18qu'être condamné
19:19pour détournement
19:19de fonds publics
19:20devrait quand même
19:21faire réfléchir à deux fois
19:22avant de se lancer
19:22vers la candidature
19:24à l'élection suprême
19:25et on a vu
19:25donc Marine Le Pen
19:26sortir de la salle
19:28on a vu un certain nombre
19:29de ses soutiens
19:29ça a duré
19:30finalement l'audience
19:31était convoquée
19:32à 13h30
19:33un peu moins de 40 minutes
19:35on a eu
19:35les peines
19:36très rapidement
19:37on ne s'y attendait pas forcément
19:38Hugo Bernalicis
19:40je vais peut-être
19:41vous faire répéter
19:42mais d'après vous
19:43aujourd'hui
19:44est-ce qu'il est clair
19:45dans votre tête
19:46ce sera Marine Le Pen
19:47ce sera Jordan Bardella
19:48ou pour vous
19:49cette décision justice
19:50fait que
19:51ce n'est pas si sûr
19:52là aujourd'hui
19:53ça ne peut pas être encore tranché
19:54sans entendre
19:55ce qu'elle dit ce soir
19:56c'est à eux de le trancher
19:57donc effectivement
19:58je fais comme vous
19:58je vais attendre
19:59ça ne change pas
19:59les conditions de la bataille politique
20:01pour nous
20:01que ce soit Marine Le Pen
20:02ou Jordan Bardella
20:03j'ai même envie de dire
20:03que cette séquence
20:04au-delà de la condamnation
20:06et qui est extrêmement importante
20:07à rappeler
20:08Marine Le Pen
20:09on revoit bien
20:10les images de sa sortie
20:11de son arrivée au tribunal
20:14tout à l'heure
20:14être candidate
20:15avec une condamnation pareille
20:16c'est plutôt un handicap
20:18mais ça aura mis aussi
20:19au goût du jour
20:20des divergences internes
20:21entre Jordan Bardella
20:22et Marine Le Pen
20:23qui ne sont peut-être pas
20:24si réversibles
20:26qu'on le pense
20:26et c'est pour ça
20:27que ce n'est peut-être pas
20:28tout à fait la même chose
20:29quand vous dites
20:29finalement c'est pareil
20:30que ce soit elle ou lui
20:31pour nous c'est l'extrême droite
20:32je veux dire
20:32mais sur la ligne
20:34ils n'ont pas la même ligne
20:35Marine Le Pen
20:36elle dit qu'elle n'est
20:37ni de gauche
20:38ni de droite
20:39alors que lui
20:41assume une ligne
20:41beaucoup plus libérale
20:43beaucoup plus vers
20:44l'union des droites
20:45ça change quand même
20:46quelque chose
20:46oui oui ça change quelque chose
20:48évidemment
20:48mais je veux dire
20:49ça ne change pas
20:51au sens où ce seront
20:51nos adversaires principaux
20:52ils seront crédités
20:53de la même manière
20:54dans les sondages
20:55les sondages d'opinion
20:55alternent les deux combinaisons
20:57depuis déjà plusieurs semaines
20:59avec une différence
21:00qui est de l'épaisseur
21:01d'une feuille de papier
21:02à cigarette
21:02donc c'est en ça
21:04que je dis ça
21:05mais du coup
21:06maintenant on va pouvoir
21:06reprendre la bataille politique
21:07et on ne va pas s'arrêter
21:08aux décisions judiciaires
21:09quoique j'en sais rien
21:10peut-être y aura-t-il
21:10un pourvoi en cassation
21:11il y a aussi cette option
21:12qu'on n'a pas mise
21:12sur la table
21:13Marc Ferracci
21:14est-ce que pour vous
21:16que ce soit Marine Le Pen
21:18ou Jordan Bardella
21:19c'est la même chose
21:20au RN on dit
21:21ce sera le même programme
21:22la même campagne
21:23on voit bien que
21:24sur la question des retraites
21:25ils ne sont pas d'accord
21:25au niveau du style
21:27ce n'est pas la même chose
21:28les récentes photos
21:29de Jordan Bardella
21:30au Grand Prix
21:31à Monaco
21:32de Formule 1
21:33beaucoup ont dit
21:33que Marine Le Pen
21:34n'aurait pas fait ce genre d'erreur
21:35lequel est le plus dangereux
21:37pour vous
21:38qui soutenez
21:38un candidat du Bloc Central
21:40moi contrairement à Hugo Bernalessi
21:42je pense que ça ne change pas
21:43ça ne change pas grand chose
21:43ça ne change pas grand chose
21:44parce que le projet
21:45du Rassemblement National
21:46restera le projet
21:47du Rassemblement National
21:48c'est-à-dire un projet
21:49de rétrécissement de la France
21:50de rétrécissement de la France
21:51sur ses frontières
21:52avec quelque chose
21:54qui n'est pas assumé
21:55mais qui est extrêmement clair
21:56dans le programme
21:57du Rassemblement National
21:58c'est la sortie de l'Europe
21:59la sortie de l'Europe
22:00car si vous appliquez
22:01le programme du Rassemblement National
22:02et bien tout amène
22:03à sortir des traités européens
22:05ça que vous soyez Jordan Bardella
22:07ou que vous soyez Marine Le Pen
22:08vous devez l'assumer
22:09car ça fait partie
22:09de l'ADN du Rassemblement National
22:11mais sur les retraites
22:11sur la relation au patron
22:12c'est pas tout à fait
22:13la même chose
22:14ces dernières semaines
22:15ont bien montré
22:16que les lignes
22:17n'étaient pas tout à fait
22:17les mêmes
22:18il ne m'a pas échappé
22:19que Jordan Bardella
22:20essaye de renouer
22:22les fils du dialogue
22:22avec les milieux économiques
22:23pour discuter beaucoup
22:25avec les milieux économiques
22:26en tant que député
22:27en tant qu'ancien ministre
22:28je constate
22:28qu'il ne convainc pas beaucoup
22:29et que la compétence
22:31et l'expérience
22:32ne sont pas dans son camp
22:34comme ils ne sont pas
22:34dans le camp du Rassemblement National
22:35depuis des années
22:36donc c'est un problème
22:37qu'il faudra résoudre
22:38quel que soit le candidat
22:39On va retrouver avec Marco Pommier
22:41le député Horizon
22:42Loïc Carvran
22:43pour une nouvelle réaction
22:44depuis la salle des 4 colonnes
22:45Oui parce que pour l'instant
22:46on a entendu
22:47beaucoup de réactions à gauche
22:48on va entendre une réaction
22:49du bloc central
22:50du groupe Horizon
22:51Marine Le Pen
22:52donc condamnée
22:53pour détournement
22:54de fonds publics
22:54son jugement lui permet
22:55a priori
22:56de se présenter
22:57à l'élection présidentielle
22:58qu'est-ce que vous en pensez
22:59quelle réaction ?
23:00Bon d'abord
23:00je pense que vous commencez
23:01à connaître Horizon
23:02nous ne sommes pas
23:03dans le commentaire
23:03encore moins
23:04dans le commentaire immédiat
23:05moi-même
23:05je n'ai pas encore lu
23:06la décision
23:06donc la justice
23:07elle a tranché
23:08elle a reconnu
23:09Marine Le Pen coupable
23:11il y a une chose
23:12qui est certaine
23:12et qu'elle n'a pas besoin
23:13de trancher la justice
23:14c'est que notre adversaire politique
23:15c'est le rassemblement national
23:17c'est clairement notre adversaire
23:18et nous on va porter
23:19ce combat-là
23:20quel que soit le candidat
23:21et quelle que soit
23:22la décision de Marine Le Pen
23:23Elsa Mondangava
23:24en parlait justement
23:25à Hugo Bernalicis
23:26de la France Insoumise
23:27est-ce que vous pensez
23:28que c'est plus simple
23:29pour Edouard Philippe
23:30votre candidat Horizon
23:31d'affronter
23:31Jordan Bardella
23:32ou Marine Le Pen ?
23:33Je crois que nous
23:34nous sommes dans une logique
23:35on ne choisit pas
23:37nos adversaires
23:38c'est pas comme ça
23:38qu'on voit la démocratie
23:39c'est pas comme ça
23:40qu'on voit le combat politique
23:41on a certes
23:43des différences
23:44entre les deux candidats
23:45des différences
23:46programmatiques d'ailleurs
23:46assez importantes
23:48il sera intéressant
23:49de voir selon
23:50leurs candidats
23:51quels vont être
23:51les choix politiques
23:52qu'ils vont faire
23:53mais je dirais que
23:54peu nous importe
23:55à la fin
23:56nous on a notre programme
23:57on a un adversaire politique
23:59le rassemblement national
24:00et on va mener ce combat-là
24:01pour la présidentielle
24:02et pour porter Edouard Philippe
24:03à la présidence de la République
24:04et le message est bien passé
24:05merci Loïc Caron
24:07merci beaucoup Marco Pommier
24:09on a vu à l'image Marine Le Pen
24:10qui a quitté
24:11le palais de justice de Paris
24:12qui devrait arriver
24:14acquitté en deux mots
24:15oui
24:16elle n'a pas été acquittée
24:17elle a quitté
24:18disait Hugo Bernalicis
24:20elle devrait arriver bientôt
24:21au siège de son parti
24:22François Ruffin
24:22nouvelle réaction
24:23celle des quatre colonnes
24:24est-ce qu'elle va se présenter
24:26pas se présenter
24:26que cette simple question
24:28soit dans nos esprits
24:30comment peut-on imaginer
24:32une candidate
24:33à l'élection présidentielle
24:34qui fait campagne
24:36avec un bracelet électronique
24:38c'est un marqueur
24:40du degré de corruption
24:41de la nation
24:43parce que
24:44oui on a déjà eu
24:45un ancien président de la République
24:47Nicolas Sarkozy
24:48qui est entré à l'Elysée
24:49avec son bracelet électronique
24:50et donc finalement
24:52il y a une accoutumance
24:53à ça
24:54ce que note
24:55l'ONG Transparency International
24:56qui dit que la France
24:57dégringole
24:58dans le classement
24:59de lutte contre la corruption
25:01et que face à ça
25:02on a une léthargie politique
25:04pour moi
25:04que simple question
25:06que ça vienne à notre esprit
25:07que Marine Le Pen
25:08puisse faire campagne
25:09avec bracelet électronique
25:10est le marqueur
25:11d'une acceptation
25:12de la corruption
25:13dans notre pays
25:14mais techniquement
25:14la justice
25:15ne l'empêche pas
25:16et bien
25:17c'est la décence
25:18et le sens commun
25:19qui devrait
25:20de soi
25:23faire qu'elle en soit
25:24empêchée
25:24de la même manière
25:25que jusqu'à Emmanuel Macron
25:28tout ministre
25:29mis en examen
25:29abandonnait son ministère
25:31et ça allait de soi
25:32et il n'y avait pas besoin
25:33d'une condamnation
25:34pour ça
25:37et voilà
25:38où sont les mœurs
25:39dans notre pays
25:40le poisson pourri
25:41par la tête
25:42et là
25:43je cite
25:44quelques noms
25:44on pourrait ajouter
25:45Richard Ferrand
25:46à la tête du conseil constitutionnel
25:49gardien de la loi
25:50alors qu'il n'a échappé
25:52à la justice
25:52que par la prescription
25:54et on a accepté ça
25:55on s'est habitué à ça
25:57et derrière
25:59se tournent des centaines
26:01de personnes
26:01dont les noms
26:03ne sont pas trop connus
26:04mais
26:04qui passent
26:06naturellement
26:06des ministères
26:08de cette assemblée
26:09au lobby
26:10lobby pour Chine
26:12lobby pour Amazon
26:13lobby pour Google
26:15lobby pour Facebook
26:16et en fait
26:17on s'est habitué
26:18à cette corrosion
26:19de la nation
26:21il faut que
26:23ça soit
26:23une alarme
26:24que cette question
26:26vienne
26:26de est-ce que Marine Le Pen
26:27va pouvoir se présenter
26:28va aller à l'élection présidentielle
26:30sous bracelet électronique
26:31on en est là
26:32dans notre pays
26:35et donc
26:36pour moi
26:38pourquoi
26:38pourquoi on en est là
26:39je vais vous dire
26:40je pense qu'il y a trois
26:41François Ruffin
26:43qui s'exprimait
26:44depuis la salle
26:45des quatre colonnes
26:46on reste en plateau
26:47encore avec
26:47Marc Ferracci
26:48Hugo Bernalicis
26:49vous vous demandez peut-être
26:50pourquoi le rassemblement national
26:51n'est pas représenté
26:52évidemment
26:53on leur avait demandé
26:54d'être présent ce jour-là
26:55consigne a été donnée
26:55au groupe
26:56de ne pas s'exprimer
26:57avant la prise de parole
26:58de Marine Le Pen
26:59ce soir à 20h
27:01on avait sollicité
27:02des députés du groupe
27:02UDR
27:03alliés le groupe
27:04d'Eric Ciotti
27:04un député devait venir
27:06il n'est pas venu
27:07mais Marc Ferracci
27:08est venu
27:08apporter
27:09une forme de contradiction
27:11aussi sur ce plateau
27:12même si on voit bien
27:13que sur le côté
27:14de Marine Le Pen
27:15vous partagez
27:16un petit peu
27:17le même sentiment
27:18la condamnation
27:18devrait en elle-même
27:20l'empêcher d'être candidate
27:21Marc Ferracci
27:22est-ce que vous pensez
27:24que dans l'électorat
27:25du rassemblement national
27:26je vous ai demandé
27:26votre avis pour vous
27:27en stratégie politique
27:28ça change quelque chose
27:30que ce soit elle ou lui
27:33je ne connais pas suffisamment
27:34l'électorat
27:35du rassemblement national
27:35mais je pense qu'il est composé
27:37de françaises et de français
27:38qui ont un sens moral
27:39et c'est pas
27:41très fréquent
27:42que je sois d'accord
27:43à la fois en partie
27:44avec Hugo Bernalicis
27:45et avec François Ruffin
27:46mais l'idée que
27:47faire campagne
27:47sous bracelet électronique
27:48pose un problème moral
27:50considérable
27:51je pense que c'est une idée
27:52que beaucoup de gens partagent
27:53y compris au sein
27:54de cet électorat
27:55maintenant je ne suis pas
27:56dans la tête
27:56des gens qui votent
27:57pour le rassemblement national
27:58nous verrons bien
27:59dans les prochaines semaines
28:00comment les choses vont évoluer
28:01même question Hugo Bernalicis
28:03est-ce que vous pensez
28:04que pour les électeurs
28:05du RN
28:05ça change quelque chose
28:07ce qu'on a eu le sentiment
28:09depuis la condamnation
28:10en première instance
28:11peut-être que le rassemblement
28:12national a été surpris
28:13c'est que finalement
28:14il n'y avait pas non plus
28:15une levée de bouclier
28:16contre la décision de justice
28:17de Marine Le Pen
28:18c'était finalement
28:19si c'est lui
28:20que ce soit elle ou lui
28:22il y a plusieurs éléments
28:23parce que
28:24souvenez-vous
28:25à l'époque
28:25ils ont essayé d'organiser
28:26un grand rassemblement
28:27sur Paris
28:28et des rassemblements locaux
28:29pour s'opposer à cette décision
28:31et ça a été globalement
28:31des flops
28:32donc il y a un élément
28:34qui nous indique
28:34que les électeurs
28:36du rassemblement national
28:37ne se sont pas
28:39ultra mobilisés
28:39à ce moment-là
28:40pour dénoncer
28:40une décision de justice
28:41voilà
28:42néanmoins
28:44la vérité c'est qu'il y a
28:45d'autres hommes
28:46et femmes politiques
28:46qui ont été condamnés
28:47par le passé
28:47à des décisions de justice
28:48qui ont aussi été
28:49brillamment réélus
28:50derrière
28:50et qui ont réussi
28:51à se poser en victime
28:52du système judiciaire
28:54d'un complot
28:54de je ne sais trop quoi
28:56voilà
28:56il y a un ancien président
28:57de la République
28:57qui vient de faire ça
28:58il n'y a pas longtemps
28:58avec un joli bouquin
28:59et 21 jours de yaourt
29:00bon
29:02donc il y a des ressorts
29:03quand même
29:03mais après sur l'élection
29:04c'est les français
29:06les juges de paix
29:07de savoir si
29:08ça les dérange ou pas
29:09oui oui
29:09de savoir si ça les dérange
29:11d'avoir quelqu'un
29:11à la tête de l'état
29:12qui est condamné
29:13pour détourner des fonds publics
29:14ça sera un argument
29:15ça ne doit pas être le seul
29:17à mon avis
29:17mais ils ont un autre problème
29:18c'est que Jordan Bardella
29:19il n'est pas blanc comme neige
29:20non plus quoi
29:21parce qu'on parle de Marine Le Pen
29:22de son bracelet etc
29:23mais si c'était Jordan Bardella
29:25je crois qu'il est mis en cause
29:26il y a eu des enquêtes justement
29:28au sein du parlement européen
29:29il y a un petit problème d'ajada
29:31où il a fait des gribouillis dessus
29:32un peu au hasard
29:33mais dans la procédure ad hoc
29:34il n'est pas concerné
29:35on le rappelle
29:35oui oui
29:37il n'était pas dans la liste
29:39il faut s'en tenir
29:40à la liste des gens
29:41qui sont condamnés
29:42bien sûr mais il y a quand même
29:43une instruction qui a été ouverte
29:44là justement
29:45sur le faux
29:45qui a été fait
29:46dans le cadre de cette enquête
29:47finalement
29:48autre question
29:49Marc Ferracci
29:50et ce sera la dernière question
29:52justement sur le fait
29:53de savoir si c'est elle
29:54ou lui
29:55est-ce que cette condamnation
29:56de Marine Le Pen
29:57peut jouer dans l'électorat
29:59en disant finalement
30:00est-ce que là
30:01dans les quelques heures
30:02où il faut vraiment
30:03elle prenne sa décision
30:04parce qu'on l'a bien compris
30:05elle n'est pas empêchée
30:07par l'inéligibilité
30:08c'est la question
30:09de l'aménagement
30:10de son un an de prison ferme
30:11peut-être sous bracelet électronique
30:13qu'est-ce qu'elle va décider
30:14à votre avis ?
30:16Je ne vais pas faire de pronostic
30:17ce que je peux vous dire
30:18c'est que
30:19si j'étais
30:21dans la tête
30:22des gens
30:23qui vont avoir à prendre
30:24cette décision
30:25Marine Le Pen
30:26Jordan Bardella
30:27je me poserai la question
30:29quand même
30:29de savoir
30:31comment on explique
30:32aux français
30:32qu'un parti
30:33c'est-à-dire
30:34pas simplement
30:35un individu
30:36mais qu'un parti
30:37auquel ils appartiennent
30:38tous
30:38a organisé
30:40ce système
30:40de détournement
30:41de fonds publics
30:41et je pense
30:42qu'il faut aussi
30:42dépersonnaliser
30:43la question
30:44on a affaire
30:45à quelque chose
30:47qui dépasse
30:47la personne
30:48de Marine Le Pen
30:49et je pense
30:50que Jordan Bardella
30:51ayant eu un mandat
30:53et il a toujours
30:54un mandat
30:54au Parlement européen
30:55évidemment
30:56ne peut pas ignorer
30:57ce qui s'est passé
30:58ce qui a été organisé
30:59au détriment
31:00de l'ensemble
31:02des contribuables
31:02de l'ensemble
31:03des citoyens
31:03parce que je veux rappeler
31:04que le détournement
31:05de fonds publics
31:06c'est quelque chose
31:06qui touche
31:06tous les français
31:07Et un dernier mot
31:08sur cette question
31:09Hugo Bernalicis
31:10pourtant vous le rappelez
31:10quand ils sont
31:11sondés l'un comme l'autre
31:13ils sont très très hauts
31:14dans les sondages
31:15cette affaire
31:15n'a pas semblé
31:16clabousser leur électorat
31:17plus que de raison
31:18Non mais à ceux
31:19qui ont cru
31:20à un moment donné
31:20que ça allait être suffisant
31:21pour tuer le rassemblement
31:22national électoralement
31:24bon non
31:24c'est pas là dessus
31:25que ça va se passer
31:25c'est aussi sur le débat d'idées
31:27sur comment on fait reculer
31:30il y a quand même
31:30un racisme
31:31et une xénophobie
31:31qui progressent
31:32dans le pays
31:33sur lequel ils surfent
31:34en permanence
31:34peu importe
31:34leurs programmes économiques
31:35et sociaux d'ailleurs
31:36c'est quand même
31:37le fil conducteur
31:38du rassemblement national
31:39sur le temps long
31:40et donc c'est là dessus
31:41aussi sur ce terrain là
31:41où on doit aller
31:43donc vraiment
31:45je pense qu'il faut
31:47faire campagne
31:47il faut continuer
31:48on peut enfoncer des coins
31:49maintenant avec cette affaire
31:50judiciaire
31:50parce qu'à un moment donné
31:51oui quand vous avez
31:52un discours sur l'ordre
31:53de la sécurité
31:53vous voulez faire condamner
31:54mettre tout le monde en prison
31:55quand vous êtes concerné
31:56vous allez l'air moins malin
31:58Hugo Bernalicis
31:59Marc Ferracci
32:00merci infiniment
32:01d'avoir débriefé
32:01à chaud
32:02vraiment à chaud
32:03cette décision
32:04de justice
32:05on va retrouver
32:06depuis le palais de justice
32:07Stéphanie Despierre
32:08tout est allé
32:08beaucoup plus vite
32:09que prévu Stéphanie
32:13oui beaucoup plus vite
32:14que prévu
32:15Marine Le Pen
32:15a quitté le palais de justice
32:17il y a 10-15 minutes
32:18environ
32:19alors que l'audience
32:19n'avait commencé
32:20qu'à 13h30
32:22audience qui est allée
32:22très vite finalement
32:24la cour a prononcé
32:25la culpabilité
32:26de Marine Le Pen
32:27elle est condamnée
32:28à 3 ans de prison
32:29avec sursis
32:30dont un enferme
32:31sous bracelet électronique
32:32et à 15 mois
32:33d'inéligibilité
32:33la peine d'inéligibilité
32:35est donc particulièrement
32:36réduite par rapport
32:37au premier procès
32:38la cour a expliqué
32:40que les peines
32:40d'inéligibilité
32:41aujourd'hui
32:42étaient prononcées
32:43et pondérées
32:43par rapport
32:44à la liberté
32:45des candidatures
32:46et par rapport
32:46au libre choix
32:47des électeurs
32:48pour garantir
32:49les conditions
32:50de l'expression
32:51démocratique
32:52ce qui veut donc dire
32:52que Marine Le Pen
32:53pourra se présenter
32:55à l'élection
32:56présidentielle
32:57de 2027
32:58en revanche
32:59il y a quelques jours
32:59elle avait précisé
33:00qu'il n'était pas question
33:01de faire campagne
33:02sous bracelet électronique
33:03elle aura un bracelet électronique
33:05alors c'est son choix
33:06à elle
33:06elle va dire ce soir
33:07si finalement
33:08elle décide quand même
33:09de faire campagne
33:09sous bracelet électronique
33:11ou si elle passe
33:11le flambeau
33:12à Jordan Bardella
33:13pour en revenir
33:14à la condamnation
33:15elle est donc condamnée
33:16comme les autres prévenus
33:18pour détournement
33:19de fonds publics
33:20elle est accusée
33:21d'avoir accaparé
33:23les fonds du Parlement européen
33:24via les assistants parlementaires
33:26pour financer le parti
33:27le Front National
33:28puis le Rassemblement National
33:31La présidente de la Cour
33:32a dit que ces faits
33:33étaient très graves
33:33qu'ils avaient duré 11 ans
33:35qu'ils avaient coûté
33:352 millions d'euros
33:37au Parlement européen
33:38elle a en revanche
33:38souligné qu'il n'y avait pas
33:40eu d'enrichissement personnel
33:42de Marine Le Pen
33:43Merci beaucoup Stéphanie Despierre
33:46retour en plateau ici
33:48dans la salle des pas perdus
33:49à l'Assemblée
33:50on est ensemble justement
33:52jusqu'à 17h30
33:53émission spéciale
33:55pour revenir sur la décision
33:56de justice rendue
33:58il y a quelques instants
33:59Stéphanie Despierre
34:00vous en parlait
34:00on est en direct
34:01du palais de justice
34:02du siège du Rassemblement National
34:04et de l'Assemblée
34:04nos deux invités
34:06que je vous présente
34:07Julien Bruggerolle
34:08bonjour
34:09député gauche
34:10démocrate et républicaine
34:12Carole Guilherme
34:13bonjour
34:14bonjour
34:14député
34:15les démocrates
34:16excusez-moi
34:17j'en perds mon latin
34:18c'est vrai que la décision
34:19est arrivée très très vite
34:21plus vite que prévu
34:22vos premières réactions
34:23écoutez on attendait
34:24cette décision
34:25pour cet après-midi
34:26il est heureux
34:28qu'elle intervienne
34:29les choses vont pouvoir
34:30prendre leur cours
34:31si j'ose dire
34:32en tout cas pour cette
34:33élection présidentielle
34:35une partie des candidats
34:36est désormais connue
34:37je ne commenterai pas
34:39plus au-delà
34:40évidemment
34:40cette décision
34:41de justice
34:43mais nous avons
34:44d'ores et déjà
34:44maintenant
34:45une fraction des candidats
34:46donc nous allons pouvoir
34:48débattre
34:48mais est-ce que vous l'avez
34:49complètement cette fraction
34:50des candidats
34:51pour vous
34:51vous êtes certaine
34:52que Marine Le Pen
34:53tout à l'heure
34:53va dire qu'elle ne sera pas
34:55candidate
34:55je rappelle
34:56elle est condamnée
34:57à un an
34:58sous bracelet électronique
35:00elle avait exclu
35:01d'être candidate
35:02dans ce cas là
35:03mais rien ne l'en empêche
35:05d'un point de vue légal
35:06si je puis dire
35:07oui absolument
35:07on comprend à l'issue
35:08de cette décision
35:10qu'elle a la possibilité
35:12d'être candidate
35:13qu'elle devrait
35:14l'exprimer
35:15dès ce soir
35:16donc on va attendre
35:17évidemment
35:18la suite
35:19des événements
35:20et cette décision
35:22mais nous avons
35:23d'ores et déjà
35:24maintenant
35:24une campagne
35:26qui se lance
35:27qui va pouvoir se lancer
35:28avec un certain nombre
35:29de candidats
35:30qui s'expriment déjà
35:31sur les idées
35:32Julien Bruggerolle
35:33comment vous
35:34vous accueillez
35:34cette décision
35:35c'est vrai que
35:36voilà
35:36il y avait des hypothèses
35:38qu'on étudiait
35:39donc là c'est une hypothèse
35:41l'inéligibilité
35:42qui ne l'empêche pas
35:43théoriquement d'être candidate
35:44mais le fait d'être
35:46sous bracelet électronique
35:47qu'elle-même
35:48avait exclu
35:49pour faire campagne
35:51écoutez ce qu'il faut
35:51ce qu'il faut retenir
35:52d'abord c'est qu'elle a été
35:53à nouveau condamnée
35:54par rapport au fait
35:55qu'il lui était reproché
35:56et à son parti politique
35:57je crois que c'est ça
35:58d'abord l'essentiel
35:59pour le reste
36:00sur la spéculation
36:01sur les candidatures
36:02aux présidentielles
36:04nous ça nous importe peu
36:06parce que de fait
36:07son parti politique
36:09le Rassemblement National
36:10porte un projet politique
36:11que nous on va combattre
36:12et c'est ça l'essentiel
36:13je sais qu'au niveau médiatique
36:15sans doute
36:15il y a de l'importance
36:17à savoir
36:17si effectivement
36:18elle peut être candidate
36:19ou pas être candidate
36:20si elle va être candidate
36:21ou si elle va pas être candidate
36:22mais pour nous
36:23c'est le projet politique
36:24qui compte
36:25et c'est l'affrontement
36:26face au Rassemblement National
36:27qui sera important
36:28Mais la question sous-jacente
36:30c'est Carole Guermes
36:31est-ce que le projet politique
36:32est tout à fait le même
36:33si c'est Marine Le Pen
36:34ou si c'est Jordan Bardella
36:35ces dernières semaines
36:36ces derniers mois
36:37ont montré
36:38que sur la question économique
36:39notamment
36:40ils avaient deux lignes
36:41avec des petites sensibilités
36:44différentes tout de même
36:44Oui bien sûr
36:45après ils nous ont montré
36:47depuis ces quelques mois
36:48qu'ils étaient interchangeables
36:51si j'ose dire
36:52et la contestation
36:53de l'Europe
36:54des fondamentaux européens
36:55est bien présente
36:56dans les deux discours
36:57la contestation également
36:59d'une certaine manière
37:00des enjeux climatiques
37:01même si aujourd'hui
37:02ils semblent redécouvrir
37:04l'enjeu de la transition écologique
37:06de nos sociétés
37:07il est présent aussi
37:09dans leurs discours
37:10la contestation
37:12parfois semble-t-il
37:13et tout au long de cette affaire
37:14en a été
37:15la démonstration
37:16de l'état de droit
37:17a été entendue
37:18dans la bouche
37:19de l'un comme de l'autre
37:20donc pour ma part
37:23au sein du groupe démocrate
37:24nous nous engagerons
37:26dans cette campagne présidentielle
37:27avec un candidat
37:28d'ici à l'automne prochain
37:30et au fond
37:32qu'importe le candidat
37:33que ce soit Marine Le Pen
37:34ou Jordan Bardella
37:35nous combattrons évidemment
37:36les idées
37:37et les propositions
37:38qui seront les leurs
37:40Julien Bruggerolle
37:40pour vous c'est exactement
37:41la même chose
37:42que ce soit l'un ou l'autre
37:43dans les sondages
37:44on voit qu'ils ont
37:44un socle équivalent
37:47ensuite on voit bien
37:48que dans l'électorat
37:49Jordan Bardella
37:50peut peut-être plus facilement
37:51convaincre un électorat
37:52de droite plus classique
37:53là où Marine Le Pen
37:54se revendique
37:56toujours ni de droite
37:57ni de gauche
37:58oui moi je crois
37:58que c'est quand même
37:59beaucoup un jeu de dupe
38:00tout ça
38:00qui était un jeu
38:02à deux têtes
38:03mais le projet politique
38:04il est le même
38:05et c'est bien le problème
38:06et c'est en particulier
38:08un projet politique
38:09avec des relents xénophobes
38:12de rejet de l'autre
38:13et surtout
38:14une vision économique
38:15d'ailleurs
38:16qui est très en phase
38:17avec le patronat
38:19avec les plus fortunés
38:21de notre pays
38:21on le voit régulièrement
38:22à l'Assemblée nationale
38:23quand ils ont des vôtres
38:25à émettre
38:25justement vis-à-vis
38:27de la taxation
38:27des plus riches
38:28des plus fortunés
38:30systématiquement
38:30ils rejettent
38:31ces propositions là
38:33donc il ne faut pas
38:34se faire d'illusion
38:35sur le fait
38:36que ça change
38:37le projet politique
38:37ce projet là
38:38il est profondément néfaste
38:39pour les français
38:40c'est ça que je pense
38:42Cette décision de justice
38:43Carole Guilherme
38:44dans quelle mesure
38:45elle va impacter
38:47les français
38:47je pense qu'au Rassemblement
38:49National
38:49on a pu être surpris
38:50en première instance
38:52leur électorat
38:53ne s'est pas levé
38:54pour dénoncer
38:55la décision de justice
38:56il y a beaucoup de reportages
38:57qui ont montré
38:58que finalement
38:58que ce soit Marine Le Pen
39:00ou Jordan Bardella
39:01qu'il n'y avait pas
39:01un attachement viscéral
39:02de leur électorat
39:03à elle plutôt qu'à lui
39:05qu'est-ce que ça change
39:06aujourd'hui
39:07cette décision de justice
39:08elle était très attendue
39:09elle va être très commentée
39:10on voit que là
39:12a priori
39:13elle ne sera pas candidate
39:14si elle s'en tient
39:15à ce qu'elle a déclaré
39:16ces derniers jours
39:17ça change les choses
39:19vraiment
39:19à quelques mois
39:20de la présidentielle ?
39:21Écoutez en tout cas
39:22la justice a tranché
39:24aujourd'hui
39:25on est sur la décision
39:26d'appel
39:27les juges
39:29confirment
39:29la condamnation
39:30donc évidemment
39:32cette décision
39:33doit être respectée
39:34comme pour tout
39:34citoyen
39:35qu'importe au fond
39:37que nous soyons
39:38parlementaires
39:39membres de la représentation
39:40nationale
39:40il est donné
39:42à chacun
39:42de respecter
39:43l'état de droit
39:44dans lequel nous évoluons
39:45les choses vont changer
39:47dans le sens
39:47où nous allons avoir
39:48désormais
39:49un échequier politique
39:50dans le cadre
39:51de cette élection présidentielle
39:53qui se déroulera
39:54dans quelques mois
39:54qui devrait être connue
39:56désormais
39:57de manière assez imminente
39:59Allez, priorité au direct
40:00Boris Vallot
40:00président du groupe socialiste
40:01exprime, on l'écoute
40:02Je dirais que les électeurs
40:04aient la parfaite conscience
40:05que c'est une délinquante
40:06qui se présenterait
40:07elle est coupable
40:08de détournement
40:09de fonds publics
40:10et le Rassemblement National
40:11a été condamné
40:13pour détournement
40:13de fonds publics
40:14Voilà un parti
40:15je ne l'appelle à rien
40:16je dis juste
40:17elle est une délinquante
40:18et elle est coupable
40:19Voilà, merci
40:25Et on retourne en plateau
40:27évidemment
40:28on vous fera suivre
40:29différentes réactions
40:30depuis la salle
40:31des quatre colonnes
40:32on sera en direct
40:33du siège
40:33du Rassemblement National
40:34du Palais de Justice
40:36on continue
40:37à être ensemble
40:37pour décrypter
40:38cette décision de justice
40:39jusqu'à 17h30
40:40émission aussi
40:41chaque voix compte
40:42ce soir
40:43consacrée
40:44à cette situation
40:45évidemment
40:45on vous fera vir
40:46les questions
40:47au gouvernement aussi
40:47même si on imagine
40:48que les députés
40:49peuvent avoir
40:50la tête aussi
40:51un peu ailleurs
40:52aujourd'hui
40:53Julien Brugerole
40:54non, Julien Brugerole
40:55pas du tout
40:56il aura la tête
40:56aux questions
40:57au gouvernement
40:57je poursuis
40:58sur notre discussion
40:59sur justement
41:00si c'est Jordan Bardella
41:01si c'est Marine Le Pen
41:02est-ce que d'après vous
41:04pour vous c'est le programme
41:06que vous allez combattre
41:07vous n'êtes pas sûr
41:07qu'il soit tellement différent
41:08que ce soit l'un ou l'autre
41:09dans l'incarnation
41:11de personnalités
41:12complètement différentes
41:13Jordan Bardella
41:14ne porte pas le nom Le Pen
41:15mais il est plus jeune
41:16moins expérimenté
41:19lequel si je puis dire
41:20apparaît le plus dangereux
41:21pour le communiste
41:22que vous êtes
41:22non mais moi
41:23je ne suis pas
41:23dans la spéculation politique
41:25c'est ce que je disais
41:25tout à l'heure
41:26je crois que d'ailleurs
41:27dans les différents sondages
41:29qui sont projetés
41:30on est sensiblement
41:31au même niveau
41:32attention
41:33regardez sur ces images
41:34en direct
41:35Marine Le Pen
41:36qui arrive au siège
41:38de son parti
41:39dans le 16ème arrondissement
41:41l'y attend
41:42Jordan Bardella
41:44qui s'est rendue
41:45au siège du parti
41:46dans le 16ème arrondissement
41:47depuis ce matin
41:48et on voit
41:49Marine Le Pen
41:50s'était annoncé
41:52qui allait rejoindre
41:53le siège du parti
41:54alors on le prévoyait
41:54pour un peu plus tard
41:55dans l'après-midi
41:56on pensait que l'arrêt
41:57de la cour d'appel
41:58allait être un peu plus long
41:59il est 14h43
42:00et on voit donc
42:01sur ces images
42:02Marine Le Pen
42:03au siège
42:04de son parti
42:05je vous redonne la parole
42:06Julien Bruggerolle
42:07sur les deux personnalités
42:08qui sont quand même
42:09assez différentes
42:10oui c'est des personnalités
42:12différentes
42:12mais le fond politique
42:13est le même pour moi
42:14donc je vais répéter
42:15ce que je dis déjà
42:17pour moi
42:17il faut combattre
42:19ce projet politique
42:20c'est ça l'essentiel
42:20d'ailleurs je ne suis pas certain
42:22que les français
42:23soient aussi vissés
42:24devant leur télé
42:25devant cette problématique
42:26ils ont d'autres préoccupations
42:27aujourd'hui
42:28et je pense que c'est de ça
42:29qu'on devrait parler
42:30plutôt que de l'affaire
42:31de Marine Le Pen
42:32Carole Guilherme
42:32un dernier mot
42:33sur Marine Le Pen
42:34je dis un dernier mot
42:34mais je ne vous promets pas
42:35que ce soit le dernier
42:36pour vous
42:37vous souhaiteriez soutenir
42:38un candidat du bloc central
42:40qui est le plus dur à battre
42:43Jordan Bardella
42:43ou Marine Le Pen
42:44parce qu'on entend
42:45un peu tout
42:46et son contraire
42:46à la fois Jordan Bardella
42:48moins expérimenté
42:49qui peut peut-être
42:49plus facilement aussi
42:50en débat
42:51avoir des faiblesses
42:52et en même temps
42:53Marine Le Pen
42:53qui porte un nom
42:54qui l'empêcherait
42:56d'avoir
42:57enfin qui fait
42:58un plafond de verre
42:59pour elle
42:59je ne pense pas
43:00que la question
43:01se pose exactement
43:01dans ces termes
43:02dans le cadre
43:03de cette élection présidentielle
43:04j'ai envie de dire
43:05maintenant
43:06place aux idées
43:07d'une certaine manière
43:07on a beaucoup parlé
43:09des personnalités
43:10de l'incarnation
43:11parfois même
43:11des divisions
43:12pour ce qui me concerne
43:13je m'engagerais
43:14dans cette élection
43:15avec le candidat
43:16que nous choisirons
43:18d'ici à l'automne prochain
43:19alors je continue
43:21à vous faire un peu
43:22commenter cette décision
43:23même si Julien Bruggerolle
43:24on vous réinvitera
43:25pour parler évidemment
43:26d'autres sujets
43:29je ne veux pas dire
43:30que cette décision
43:31a été prise
43:32dans ce sens là
43:32mais ce qu'on voit
43:33dans cette décision
43:34de justice
43:35c'est que la peine
43:36d'inéligibilité
43:37n'empêche pas
43:38Marine Le Pen
43:39de se présenter
43:40le fait qu'elle soit
43:41sous bracelet électronique
43:42pendant un an
43:43fait que finalement
43:44c'est à elle de trancher
43:45et à elle seule
43:47légalement
43:48elle peut être candidate
43:48est-ce que
43:49à votre avis
43:50la justice
43:51qui n'est pas aussi
43:52qui ne peut pas être
43:53complètement imperméable
43:54à ce qui se passe autour
43:56c'est un choix
43:57un peu délibéré
43:57de faire que cette responsabilité
43:59elle repose sur les épaules
44:00de Marine Le Pen
44:01qui ne pourra pas dire
44:02c'est à cause de la justice
44:03et de l'inéligibilité
44:04que je ne peux pas me présenter
44:05devant les français
44:06moi j'ai totalement confiance
44:07dans la justice
44:08dans son indépendance
44:09et dans la qualité
44:11sur le fond de son jugement
44:12et ce qu'il faut vraiment retenir
44:14c'est qu'il y a une confirmation
44:15effectivement
44:16de sa condamnation
44:18par rapport aux faits
44:19qui ont été reprochés
44:20à ce parti
44:20pas qu'à Madame Le Pen
44:21d'ailleurs
44:21à d'autres membres
44:23de son parti également
44:24qui sont condamnés
44:25et ça c'est quand même
44:26assez grave
44:28et c'est ça
44:29qu'il faut retenir
44:30plus que
44:30la possibilité
44:32qu'elle aura
44:32de choisir
44:33si elle se présente
44:33ou si elle ne se présente pas
44:36elle aura bien sûr
44:37la décision
44:37entre ses mains
44:38mais je le redis
44:39je le redirai
44:40la question
44:41c'est
44:42que ce soit Madame Le Pen
44:43ou Monsieur Bardella
44:45c'est de combattre
44:46son projet politique
44:48qui sera
44:48je le pense
44:49nuisible
44:50aux français
44:51et c'est à nous
44:51de convaincre
44:52qu'on a d'autres
44:54propositions
44:54à mettre
44:55dans le débat
44:56et pour convaincre
44:58on a bien entendu
44:59la position
45:00de Julien Bougerolle
45:01l'important
45:01c'est la condamnation
45:02déjà en soi
45:03et puis le projet politique
45:04du RN
45:05peu importe
45:05lequel des deux
45:06le porte
45:06mais Carole Guilherme
45:08cette décision de justice
45:09effectivement
45:10le choix
45:11si je puis dire
45:12est entre ses mains
45:13c'est elle
45:14qui s'est engagée
45:14à ne pas faire campagne
45:15avec un bracelet électronique
45:17elle considère
45:17qu'elle ne peut pas
45:18d'une certaine façon
45:19mais rien ne l'en empêche
45:21Hugo Bernalicis
45:22qui était sur ce plateau
45:23avant vous
45:24disait
45:25il faudra négocier
45:26avec le juge d'application
45:27des peines
45:27certains déplacements
45:28mais en soi
45:29elle peut faire campagne
45:31oui absolument
45:32ce choix là
45:33a priori
45:33lui appartient
45:35aujourd'hui
45:36on a une décision
45:37de justice
45:38qui a été prise
45:39et la justice
45:40en France
45:41est libre
45:41et indépendante
45:43il est heureux
45:44que nous ayons
45:45une forme de clarification
45:46d'ici à l'échéance
45:48présidentielle
45:49elle était attendue
45:50libre
45:51à Madame Le Pen
45:52de choisir
45:53évidemment
45:54la suite des choses
45:55et la conduite
45:56qu'elle entend avoir
45:57je comprends
45:57qu'elle devrait
45:58s'exprimer
45:58d'ici ce soir
46:00et il est heureux
46:02que nous puissions
46:02engager
46:03enfin le débat d'idées
46:04oui
46:05désolé pour le débat d'idées
46:07là aujourd'hui
46:07Julien Bruggerolle
46:08me regarde
46:08Clément Amérique
46:09non on va retrouver
46:10Stéphanie Despierres
46:11depuis le palais de justice
46:13de Paris
46:13vous y êtes depuis tôt
46:14ce matin
46:15Stéphanie Marine Le Pen
46:16était convoquée
46:17elle arrivait un peu
46:18sa convocation
46:19à 13h30
46:20et tout est allé
46:20très vite
46:23oui elle est arrivée
46:25un peu avant
46:25à 13h
46:26avec des proches
46:27avec d'autres prévenus
46:29dans ce procès
46:30l'audience a démarré
46:30à 13h30
46:31et on a eu la décision
46:32très vite
46:33moins d'une heure
46:34après le début
46:35de cette audience
46:36Marine Le Pen
46:37est repartie du tribunal
46:39moins d'une heure
46:39après y être arrivée
46:41en ne s'exprimant pas
46:43elle n'a pas dit un mot
46:44en sortant de la salle d'audience
46:45elle est partie
46:46directement au siège
46:47du rassemblement national
46:49elle est donc déclarée coupable
46:51de détournement
46:51de fonds publics
46:53sa peine d'inéligibilité
46:54a été ramenée
46:55à 15 mois
46:56par rapport
46:56au premier procès
46:57ce qui devrait donc
46:58lui permettre
46:59d'être candidate
47:00à la présidentielle
47:01rien ne l'empêche
47:02légalement
47:03de se présenter
47:04selon cette décision
47:05je vous rappelle
47:06que le premier tour
47:06est prévu
47:07le 18 avril 2027
47:09en revanche
47:10elle est donc condamnée
47:11à 3 ans de prison
47:12avec sursis
47:12dont un an ferme
47:14sous bracelet électronique
47:15elle a dit
47:16il y a quelques jours
47:16qu'elle ne ferait pas campagne
47:18sous bracelet électronique
47:19parce que pour une campagne
47:20elle avait besoin
47:21d'être libre
47:22de ses mouvements
47:23on verra donc ce soir
47:24c'est à elle de trancher
47:25on verra ce soir
47:26au journal de 20h
47:27si elle décide
47:28in fine
47:28d'être candidate
47:29ou si elle maintient
47:31sa position
47:31en disant que
47:32sous bracelet électronique
47:33ce n'est pas possible
47:33et qu'elle base donc
47:34le flambeau
47:35à Jordan Bardella
47:36en tout cas
47:37sur les faits
47:38la cour a considéré
47:40que les faits
47:40étaient graves
47:41qu'ils avaient duré
47:41plus de 11 ans
47:42qu'ils avaient coûté
47:432 millions d'euros
47:44au parlement européen
47:45la présidente
47:46a dénoncé
47:47un système
47:47qui visait
47:48à accaparer
47:49les fonds du parlement
47:49européen
47:50via les assistants parlementaires
47:51pour financer
47:52le FN
47:53puis le RN
47:55mais elle a précisé
47:56qu'il n'y avait pas
47:56d'enrichissement personnel
47:58du côté
47:59de Marine Le Pen
48:01Merci beaucoup
48:02Stéphanie Despierre
48:03sur ces images
48:04vous aviez vu à l'instant
48:05Marine Le Pen
48:05au siège du parti
48:06elle est accompagnée
48:07par des députés
48:08de sa garde rapprochée
48:09des très proches
48:10qui étaient avec elle
48:11au palais de justice
48:12de Paris
48:13on les a vues
48:14sur les images
48:15toutes les équipes
48:15de LCP sont mobilisées
48:16pour vous faire vivre
48:17justement les réactions
48:18des députés ici
48:19à l'assemblée
48:20et puis on est en direct
48:20du palais de justice
48:21du siège du rassemblement national
48:23on est ensemble
48:24jusqu'à 17h30
48:25chaque voix compte
48:26consacrée également
48:26de 19h30
48:27à 20h40
48:29à cette question
48:30on va retrouver
48:31Clément Méric
48:31depuis le siège
48:33du rassemblement national
48:34Clément
48:34on a vu l'arrivée
48:35de Marine Le Pen
48:37et de sa garde rapprochée
48:40sa garde rapprochée
48:41qui continue d'arriver
48:42à l'instant
48:43on vient de voir
48:43Renaud Labaye
48:44ou Jean-Philippe Tanguy
48:45juste avant
48:46Laure Lavalette
48:47est arrivée
48:48accompagnée de Kevin Pfeffer
48:49ou encore Caroline Parmentier
48:50qui était aux côtés
48:51de Marine Le Pen
48:52au palais de justice
48:53Marine Le Pen
48:53elle est arrivée
48:54ici au siège
48:55du rassemblement national
48:56un petit peu avant
48:5714h45
48:57elle n'a pas dit
48:58un mot à la presse
48:59elle s'est engouffrée
49:00dans le bâtiment
49:01que vous voyez
49:01derrière moi
49:02là où Jordan Bardella
49:04lui-même est arrivé
49:05aux alentours
49:06de 13h15
49:07il a suivi
49:08depuis son bureau
49:08ici au siège
49:09du rassemblement national
49:10la décision de justice
49:12rendue par la cour d'appel
49:13en présence
49:15d'autres membres
49:15de l'équipe de campagne
49:16du rassemblement national
49:17avec notamment
49:18Andréa Cotarac
49:19Alexandre Loubet
49:21Gaëtan Dussaucet
49:22également
49:22sont arrivés ici
49:23Laurent Jacobelli
49:24également
49:25et une réunion
49:26doit à présent
49:27se tenir
49:27une réunion stratégique
49:28pour décider en fait
49:29de qui sera
49:30le candidat
49:31du rassemblement national
49:32le ou la
49:33candidate du rassemblement national
49:34en tout cas
49:35personne ne s'exprime ici
49:36au rassemblement national
49:38en attendant
49:39l'intervention
49:39de Marine Le Pen
49:40au journal de 20h
49:41de TF1
49:42Merci
49:43Merci beaucoup
49:44Clément Méric
49:45en direct du siège
49:45du rassemblement national
49:47évidemment
49:47puisqu'on en parle
49:48depuis qu'elle est tombée
49:49cette décision de justice
49:50elle n'empêche pas
49:51Marine Le Pen
49:52d'être candidate
49:53mais il faudra
49:53d'être sous bracelet électronique
49:55on va retrouver
49:56Nicolas Fleury
49:57depuis la salle
49:57des quatre colonnes
49:58évidemment les députés
49:59les journalistes présents
50:00à l'assemblée ont appris
50:01cette décision
50:01une demi-heure avant
50:03le début des questions
50:03au gouvernement
50:04Oui et c'est peu dire Elsa
50:05qu'ils ont été pris de court
50:06puisque tout le monde
50:07s'attendait à une lecture
50:08du jugement plus longue
50:09un petit peu comme en première instance
50:11et en fait il n'a fallu
50:12qu'une demi-heure à peu près
50:13pour avoir cette condamnation
50:15et donc l'assemblée
50:16a retrouvé son effervescence
50:17très rapidement
50:18vous le voyez sans doute
50:19derrière moi ici
50:19aux quatre colonnes
50:20avec dès l'annonce du verdict
50:22de première réaction
50:23de parlementaires
50:24et tout ça continue encore
50:26il y a de plus en plus
50:27de journalistes
50:28de médias présents
50:29ici aux quatre colonnes
50:30une ambiance qui tranche
50:31totalement avec ce qu'on a
50:32constaté depuis ce matin
50:33puisque vous l'avez entendu
50:34c'est la même chose
50:35que ce que vous a raconté
50:36Clément du côté du siège
50:37du RN ici non plus
50:38à l'assemblée
50:39pas de prise de parole
50:40des parlementaires RN
50:41c'était aussi le mot d'ordre
50:43la même chose
50:43et donc bien sûr
50:44ici avec cette ambiance
50:46pleine d'effervescence
50:48avec des réactions
50:49de tous les bords politiques
50:50l'ambiance est très différente
50:52de celle qu'on a connue
50:53jusqu'alors
50:54Merci beaucoup Nicolas Fleury
50:56et vous le dites
50:57et on le rappelle
50:58on avait évidemment
50:59sollicité aujourd'hui
51:00des parlementaires
51:00du RN
51:01mais ils ont eu
51:03comme consigne
51:03de ne pas s'exprimer
51:04avant Marine Le Pen
51:05à 20h ce soir
51:06voilà pourquoi
51:07vous avez de nombreuses
51:08réactions à nos micros
51:09mais pas de RN
51:11on regarde sur ces images
51:13le siège du RN
51:15Julien Bruggerolle
51:16est-ce qu'à votre avis
51:17alors on a bien
51:18voilà je continue
51:19à vous parler
51:20de cette affaire Le Pen
51:21est-ce qu'à votre avis
51:22là la décision
51:24est prise
51:25dans la tête de Marine Le Pen
51:26ou pas
51:26elle avait pris l'engagement
51:27de ne pas pouvoir
51:28être en campagne
51:29sous bracelet électronique
51:30après on sait
51:30qu'il peut y avoir
51:31des aménagements de peine
51:32est-ce qu'à votre avis
51:33c'est moins clair
51:34que prévu avec cette question
51:35ou alors vous refusez
51:36de vous mettre
51:37dans la tête de Marine Le Pen
51:39je suis désolé
51:40je vais vous décevoir
51:41dans mes commentaires
51:42mais vraiment
51:43j'insiste là-dessus
51:44je sais que c'est un temps
51:45médiatique
51:45un sujet important
51:48par rapport
51:48à la présidentielle
51:49et je crois vraiment
51:50que les français
51:51ils ne sont pas là-dessus
51:52aujourd'hui
51:52on va affronter
51:53une nouvelle canicule
51:55on a des difficultés
51:56de vie qui sont
51:56extrêmement importantes
51:57dans le pays
51:58si la seule préoccupation
52:00politique du moment
52:01pendant une semaine
52:01ou 15 jours
52:02c'est le sujet
52:03de savoir si Marine Le Pen
52:04est candidate
52:04ou n'est pas candidate
52:05je pense qu'on passe
52:06à côté des vraies
52:07préoccupations des français
52:08alors on diffusera bien sûr
52:09sur LCP
52:10l'intégralité de la séance
52:12des questions au gouvernement
52:13où les députés
52:13vont interpeller justement
52:15le gouvernement
52:15sur ces questions
52:16bien sûr que beaucoup
52:18de nos émissions
52:18sont consacrées également
52:19à ces questions de fond
52:21aujourd'hui
52:22avec l'arrêt
52:24de la cour d'appel
52:24on consacre évidemment
52:25cette émission
52:26à cette décision
52:28de Marine Le Pen
52:28même question pour vous
52:29Carole Guillerme
52:30mais alors à la limite
52:31est-ce que vous avez
52:31dans le même sens
52:32que Julien Brugerelle
52:33pour vous les français
52:34ils n'ont pas la tête
52:35dans la présidentielle
52:36et ils n'ont pas la tête
52:37aujourd'hui
52:37à savoir si c'est
52:38Jordan Bardella
52:39Marine Le Pen
52:39etc
52:40Oui alors je ne suis pas
52:41plus que mon collègue
52:42dans la tête de Marine Le Pen
52:44Mais dans celle des français
52:45est-ce qu'à votre avis
52:46ça les intéresse ou pas ?
52:47Dont nous sommes
52:47les représentants
52:49oui je pense
52:50qu'effectivement
52:51nous avons là
52:52un moment politique
52:53comme on peut en connaître
52:55Madame Le Pen
52:56est condamnée
52:57aujourd'hui
52:58c'est de confirmer
52:58en procédure d'appel
53:00et encore une fois
53:02je pense qu'effectivement
53:03comme mon collègue
53:04les français
53:04sont plus préoccupés
53:06aujourd'hui par l'ampleur
53:07de la canicule
53:08la manière dont elle les touche
53:09l'enjeu des finances publiques
53:11qui sera probablement
53:12un des enjeux majeurs
53:13de cette élection présidentielle
53:15et un certain nombre
53:17de problématiques
53:18géopolitiques
53:19comme nous pouvons les connaître
53:20à l'heure actuelle
53:20et on a remontré à l'image
53:22la sortie de Marine Le Pen
53:24justement de la cour d'appel
53:25du palais de justice
53:26de Paris
53:27une audience beaucoup plus courte
53:28on tablait plutôt
53:29sur 2-3 heures
53:30d'ailleurs on pensait
53:30que l'arrêt allait être rendu
53:32pendant que vous étiez
53:33en séance
53:34pendant la séance
53:35des questions au gouvernement
53:36ça a été plutôt
53:37ce qui nous a obligé
53:38Julien Bruggerolle
53:39à consacrer l'intégralité
53:40de notre émission
53:42à cette décision
53:43je vais vous laisser
53:43un dernier mot chacun
53:44même si je comprends
53:45que vous considérez même
53:46que vous en avez trop dit
53:47sur Marine Le Pen
53:48quel impact ça a aujourd'hui
53:50pour vous
53:50pour les français
53:51aujourd'hui
53:53est-ce que ça veut dire
53:53qu'ils n'ont pas la tête
53:54à la présidentielle
53:56de toute façon ?
53:57Ils ont la tête
53:58au sujet
53:59qui vont concerner
54:00la présidentielle
54:00c'est-à-dire des préoccupations
54:01du quotidien
54:03et je pense que le casting
54:05et notamment le casting
54:06du Rassemblement National
54:07ne change pas forcément
54:08la donne
54:08puisque le projet
54:09je l'ai dit tout à l'heure
54:10je pense qu'il est le même
54:12quelle que soit la tête
54:13qui soit finalement désignée
54:14et quel que soit le choix
54:15de Marine Le Pen
54:16d'être candidate
54:16ou de ne pas être candidate
54:17je pense qu'elle va l'annoncer
54:18ce soir d'ailleurs
54:19Sauf qu'on le voit
54:20que dans tous les camps
54:20ça s'organise
54:21dans le vote aussi
54:22tout le monde est en train
54:23de voter en ce moment
54:24de savoir si on présente
54:25une candidature autonome ou pas
54:26donc la présidentielle
54:27tous les partis y pensent
54:28Julien Bruggerolle ?
54:29Bien sûr
54:29mais on est surtout focalisés
54:30sur le projet
54:32et notre parti
54:33le parti communiste français
54:34est en réflexion aussi
54:35à la fois sur son projet
54:37et sur la candidature
54:38avec la proposition
54:38de Fabien Roussel
54:39comme candidat
54:40qui sera sans doute
54:41désigné au mois de septembre
54:43mais la question
54:44c'est le projet
54:44c'est le contenu
54:45c'est ce qu'on porte
54:48Mais là pour l'instant
54:49Carole Guilherme
54:50c'est vrai que Marine Le Pen
54:51Jordan Bardella
54:52Gabriel Attal
54:53Edouard Philippe
54:53on parle beaucoup de casting
54:54en ce moment
54:55c'est ce qui compte aussi
54:56l'incarnation
54:57on ne va pas se mentir
54:58L'incarnation est évidemment
54:59importante dans une campagne
55:01présidentielle
55:01c'est pour ça que
55:02de mon côté
55:03j'appelle évidemment
55:04à avoir une candidature unique
55:05pour ce qui concerne
55:06le bloc central
55:07mais encore une fois
55:09les français nous attendent
55:10aujourd'hui
55:10sur des enjeux
55:12d'exemplarité
55:12sur des réponses
55:14aux phénomènes caniculaires
55:16des réponses
55:17sur l'école
55:18sur les logements
55:19sur l'hôpital
55:19sur la transition écologique
55:21sur des enjeux internationaux
55:23c'est ça ce que nous devons
55:24aux français aujourd'hui
55:25Et justement
55:25Martin Bornet
55:26séance des questions
55:27au gouvernement
55:28qui sera consacrée
55:29à toute autre chose
55:30puisque c'est des questions
55:31d'actualité
55:32et pas l'actualité
55:33dont on vient de parler
55:34qui vont occuper
55:35les députés
55:35et les ministres
55:36dans quelques instants
55:38Oui et bien
55:39il y a deux thèmes
55:40véritablement
55:41qui vont dominer
55:41cette séance de questions
55:42au gouvernement
55:43c'est d'abord
55:44la canicule
55:44et les incendies
55:45alors qu'une nouvelle
55:46vague de chaleur
55:47s'abat sur la France
55:49pour la deuxième fois
55:50en moins d'un mois
55:50on a aujourd'hui
55:5161 départements
55:53en vigilance canicule
55:54et autant en risque
55:55élevé d'incendie
55:56et puis l'autre thème majeur
55:57il portera
55:58sur la proposition
55:59de loi
56:00sur la présomption
56:01de légitime défense
56:02pour les forces de l'ordre
56:03qui sera débattue
56:05en fin d'après-midi
56:06dans l'hémicycle
56:10Merci beaucoup
56:11Martin Bornet
56:12ces images
56:13de Marion Goussiès
56:14nous sommes
56:15depuis la salle
56:15des pas perdus
56:16mais LCP est mobilisé
56:17pour vous faire vivre
56:18cette journée
56:19à l'assemblée
56:20salle des pas perdus
56:21dans l'hémicycle
56:22dans quelques instants
56:23salle des 4 colonnes
56:23pour toutes les réactions
56:24et puis on est évidemment
56:25au palais de justice
56:26de Paris
56:27et au siège
56:28du rassemblement national
56:29où on va retrouver
56:30notre envoyé spécial
56:31Clément Méric
56:32réunion au siège
56:34justement
56:35avec les principaux
56:36dirigeants du parti
56:39Oui toute l'équipe
56:40de campagne
56:40présidentielle
56:41du rassemblement national
56:42est réunie
56:43derrière moi
56:44dans le nouveau siège
56:45du rassemblement national
56:46on a vu Marine Le Pen
56:47arriver ici
56:47directement en provenance
56:48du palais de justice
56:49un peu avant
56:5014h45
56:50autour d'elle
56:52un peu avant
56:52un peu après
56:53son entourage
56:54qui était à ses côtés
56:55au palais de justice
56:56Jean-Philippe Tanguy
56:56Caroline Parmentier
56:57ou Kevin Pfeffer
56:58Renaud Labaye également
56:59et puis avant elle
57:00ils sont arrivés un peu plus tôt
57:01vers 13h15
57:02Jordan Bardella
57:03qui a donc suivi
57:04le rendu de cette décision
57:05de justice
57:05depuis son bureau
57:06ici au 4ème étage
57:07et vous le disiez
57:08donc il y a
57:09une réunion stratégique
57:10en cours
57:11pour décortiquer
57:12toutes les conséquences
57:13de ce jugement
57:14de cette décision
57:15de la cour d'appel
57:16et choisir donc
57:17qui sera candidat
57:18à l'élection présidentielle
57:19personne ne s'exprime ici
57:20en attendant
57:21la prise de parole
57:22ce soir
57:22de Marine Le Pen
57:23au journal de 20h de TF1
57:26Merci beaucoup
57:27Clément Méry
57:27qui m'agent en direct
57:28depuis la salle
57:29des pas perdus
57:30la garde républicaine
57:31est en place
57:32dans quelques instants
57:33les tambours vont retentir
57:34et on vivra ensemble
57:35en direct
57:35comme chaque mardi
57:37le passage
57:38de la présidente
57:39de l'Assemblée nationale
57:40Nicolas Fleury
57:41vous êtes dans la salle
57:41à côté
57:42la salle des 4 colonnes
57:43tout le monde a vécu
57:44en direct
57:45l'arrêt
57:45de la cour d'appel
57:47Exactement
57:47et peu de journalistes
57:48attendaient à ce que
57:49cet arrêt soit donné
57:50aussi rapidement
57:50que les peines
57:52soient révélées
57:52aussi rapidement
57:53et donc
57:53l'effervescence
57:54est partie très vite
57:55ici à l'Assemblée
57:56vous le voyez peut-être
57:56c'est même un peu difficile
57:57parfois de se frayer
57:58un chemin entre les confrères
58:00qui recueillent les réactions
58:01des parlementaires
58:02de tous les bords politiques
58:03ici à l'Assemblée
58:03une séance de questions
58:04au gouvernement
58:05que peu de monde
58:05imaginait déjà
58:07sur ce thème-là
58:08de la condamnation
58:09de Marine Le Pen
58:11Merci beaucoup
58:12Nicolas Fleury
58:13On regarde donc
58:16ensemble
58:17en direct
58:17la séance
58:18des questions
58:19au gouvernement
58:20je vous rappelle
58:21le menu
58:21cette séance
58:22de questions
58:23au gouvernement
58:23va débuter
58:24par un hommage
58:25à la députée
58:26Horizon
58:26Béatrice Bellamy
58:28on entendra
58:29la présidente
58:29de l'Assemblée
58:30le président
58:31du groupe
58:31également
58:32et ses collègues
58:33députés
58:33vont lui rendre
58:34un hommage
58:34au début
58:35de la séance
58:36ensuite
58:36deux thèmes clés
58:37aujourd'hui
58:38la canicule
58:39encore et toujours
58:40nouvelle vague
58:41de chaleur
58:42en France
58:42et puis
58:43également
58:44la question
58:44de la légitime
58:45défense
58:46des policiers
58:47un texte examiné
58:48juste après la séance
59:08Yael Brunpivet
59:09qui va ouvrir
59:09cette séance
59:10des questions
59:11au gouvernement
59:11en commençant
59:12par un éloge
59:13à la députée
59:14Béatrice Bellamy
59:15décédée
59:17Béatrice Bellamy
59:17était une députée
59:18du groupe Horizon
59:19ensuite séance
59:20des questions
59:21au gouvernement
59:21deux thèmes
59:22la canicule
59:23et la légitime
59:24défense des policiers
59:25on est ensemble
59:25jusqu'à 17h30
59:26restez avec nous
59:27juste après
59:28on revient
59:28sur l'arrêt
59:29de la cour d'appel
59:29Marine Le Pen
59:30éligible
59:31mais sous bracelet électronique
59:32Merci
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