- il y a 1 jour
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:00:05Doit-on, peut-on interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ? On en parle tout de suite.
00:00:22Et bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:00:25Séance à suivre en intégralité, vous le savez, comme chaque mardi à partir de 15h.
00:00:29Après la séance, on revient sur les temps forts avec deux députés, mais aussi avec des citoyens qui, eux aussi, ont bien des questions.
00:00:36Tout au long de cette émission, on va retrouver dans la salle des quatre colonnes Stéphanie Despierre et Thibaut Henoch.
00:00:41Marion Becker est-elle dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale avec la liste des thèmes des questions au gouvernement.
00:00:46Et puis, quelques minutes avant 15h, on suivra en direct l'arrivée du Premier ministre et des membres de son gouvernement par la Cour d'honneur de l'Assemblée nationale.
00:00:54Marion Becker, je le disais, on vous retrouve dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:00:57Quels seront les thèmes abordés aujourd'hui, Marion ?
00:00:59Eh bien, Elsa, aujourd'hui, les députés se saisissent de l'actualité nationale pour ces questions au gouvernement,
00:01:07avec une question sur la contamination de lait infantile, une autre sur la suppression de postes à l'éducation nationale à la rentrée prochaine,
00:01:15et enfin, une dernière sur, notamment, les ZFE, ces zones à faible émission.
00:01:18A noter deux questions internationales, une sur la situation en Iran, et puis une autre sur l'ICE, cette police anti-immigration aux Etats-Unis.
00:01:28Voilà, Marion, on reviendra sur les thèmes de ces questions lors de la deuxième partie de notre émission, mais on commence avec l'actualité parlementaire, avec Charles Easton-Stoul.
00:01:35Bonjour.
00:01:35Bonjour.
00:01:36Député ensemble pour la République du Barin, Paul Vannier, bonjour.
00:01:39Bonjour.
00:01:39Député la France insoumise du Val d'Oise, on va revenir sur les réseaux sociaux.
00:01:43Thibaut Henoch, une proposition de loi a été adoptée hier pour protéger les moins de 15 ans.
00:01:48La France a été votée hier soir dans l'hémicycle, Thibaut.
00:01:50Oui, avant 15 ans, les réseaux, c'est non.
00:01:53Voilà la principale mesure votée par les députés hier soir.
00:01:58Le cerveau de nos enfants n'est pas à vendre, a déclaré la ministre chargée du numérique en ouverture des débats.
00:02:05Le texte déposé par le groupe Ensemble pour la République a été largement adopté, 130 voix pour et 21 contre.
00:02:13Il prévoit donc l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans et la suspension des comptes déjà existants.
00:02:21Deuxième mesure clé, la loi entend proscrire l'utilisation des téléphones portables au lycée, tout comme c'est le cas déjà au collège et en primaire.
00:02:30Les débats ont essentiellement porté sur la façon de faire appliquer la restriction d'âge,
00:02:35car une telle mesure et les sanctions pour veiller à son respect par les plateformes relèvent normalement du droit européen.
00:02:42La rapporteure du texte, la députée Laure Miller, a reconnu que la solution se trouvait au niveau de l'Union européenne,
00:02:48mais a estimé que la France, par cette loi, envoyait, je cite, un signal.
00:02:52Vote en première lecture, Thibault, ici à l'Assemblée nationale et le gouvernement veut aller vite.
00:02:56Oui, le gouvernement qui soutient ce texte, il a engagé la procédure accélérée sur celui-ci,
00:03:03ce qui signifie qu'il n'y aura qu'une lecture par chambre.
00:03:05Le texte va donc maintenant partir au Sénat et l'aider et d'aller vite pour avoir une adoption définitive d'ici l'été
00:03:13et une mise en œuvre de cette loi et de cette interdiction pour la rentrée scolaire de septembre prochain.
00:03:19Merci beaucoup Thibault Henoch.
00:03:21On va revenir évidemment sur les modalités, sur le rapport aussi avec la Commission européenne.
00:03:26On voit que c'est un petit peu compliqué, mais déjà sur le principe, le constat.
00:03:29Est-ce qu'il faut, Charles Dissenstuhl, protéger les moins de 15 ans de ses réseaux sociaux ?
00:03:34Personnellement, j'ai voté le texte hier dans la nuit.
00:03:38Je pense qu'il faut interdire l'usage des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
00:03:41Pourquoi ? Parce que maintenant, on a suffisamment de recul sur les impacts des réseaux sociaux.
00:03:47Ça fait 20 ans, en gros, que les réseaux sociaux existent.
00:03:49De mémoire, Facebook doit être lancé en 2007 ou 2008.
00:03:52Et beaucoup de bonnes choses,
00:03:54mais aussi des aspects terribles qu'on a découverts avec le temps.
00:03:59Des gens qui sont piégés dans des bulles informationnelles,
00:04:02des gens qui reçoivent des contenus agressifs, violents,
00:04:05d'incitation au suicide, de l'extrémisme, de la radicalisation,
00:04:09notamment à destination des jeunes.
00:04:10Et puis ces jeunes qui passent de plus en plus de temps sur leur téléphone,
00:04:14derrière un écran, et qui ne vivent pas la vie réelle.
00:04:18Et ça, c'est un fléau.
00:04:19Et donc maintenant, il faut des mesures fortes.
00:04:21Un sujet d'inquiétude, certainement, pour les parents qui nous regardent.
00:04:23Paul Vannier, vous, votre groupe, vous n'étiez pas favorable à ce texte.
00:04:27Pourquoi ?
00:04:28D'abord, bien sûr, il faut protéger les plus jeunes des effets nocifs,
00:04:31délétères, des algorithmes des réseaux sociaux qui captent l'attention,
00:04:34qui portent atteinte à la santé mentale des jeunes.
00:04:37Mais ça n'est pas ce que fait ce texte de loi.
00:04:39Ce texte de loi, il renverse les responsabilités.
00:04:41Il rend les jeunes responsables,
00:04:42en vouloir leur interdire l'accès à ces réseaux sociaux.
00:04:45Et il laisse de côté les plateformes.
00:04:47Il ne régule pas les algorithmes.
00:04:49C'est ce qu'il faudrait faire pour que le contenu,
00:04:51les contenus diffusés, priorisés sur ces réseaux sociaux,
00:04:54ne soient pas ceux qui sont à l'origine de ces phénomènes.
00:04:57Et puis, cette loi, elle est parfaitement inefficace.
00:04:59Tout le monde le sait.
00:04:59Elle va être contournée.
00:05:01Elle porte atteinte à des principes fondamentaux.
00:05:03On ne sait pas, par exemple, en termes de transmission d'informations...
00:05:07Comment vérifier l'âge d'une personne ?
00:05:08On ne sait pas à qui seront transmises des informations,
00:05:10y compris au-delà des jeunes.
00:05:12Y compris les adultes, demain, pourraient être amenés à transmettre leur identité
00:05:15pour pouvoir utiliser ces réseaux sociaux.
00:05:18Cela pose des questions en termes d'anonymat.
00:05:20L'anonymat peut aussi être une protection d'un certain nombre de libertés individuelles
00:05:23et de libertés d'expression.
00:05:24Donc, elle est dangereuse sur le plan des principes.
00:05:26Elle est inefficace dans sa forme.
00:05:27Et puis, surtout, elle épargne les plateformes qui sont à l'origine du mal.
00:05:31Justement, c'est une des reproches qui est faite à cette proposition de loi
00:05:34qui a dû être réécrite après l'avis du Conseil d'État.
00:05:37En France, on ne peut pas, vous ne pouvez pas, vous député,
00:05:40contraindre tellement ces plateformes, Charles-Eston Stuhl.
00:05:43Alors, est-ce que vous donnez le sentiment de renverser la responsabilité sur les mineurs, les enfants ?
00:05:47Moi, je dirais oui et non.
00:05:49Parce qu'il y a effectivement un certain nombre de règles qui se passent au niveau européen.
00:05:54Et la rapporteure Laure Miller, hier, a bien dit qu'il y avait un cadre européen dans lequel on évolue.
00:06:00Alors, la France est peut-être un peu en avance et ça fera bouger des choses au niveau européen.
00:06:04Mais la deuxième chose, c'est qu'il y a aussi le droit commun.
00:06:07Enfin, le droit qui existe déjà.
00:06:09L'incitation à la haine, la propagation de contenus terroristes, dangereux, radicaux, etc.
00:06:16Nous avons déjà un arsenal juridique extrêmement puissant.
00:06:19Mais parfois, on voit que c'est très difficile d'enlever les mineurs sur les plateformes.
00:06:23Et pour le coup, je pense que là, on a un sujet d'application des lois existance.
00:06:28Et ça, c'est aussi l'affaire du pouvoir judiciaire.
00:06:32Je pense qu'il faut que les procureurs et les juges tapent davantage sur ces grandes plateformes.
00:06:38Le droit actuel le permet déjà avec des législations très anciennes
00:06:42et qui n'étaient pas forcément celles destinées aux réseaux sociaux à l'époque.
00:06:45Mais les réseaux sociaux sont arrivés.
00:06:46Paul Vannier, la Commission européenne tout à l'heure dit
00:06:49si les parlements nationaux, les pays ont le droit quand même de donner un âge minimum.
00:06:54On voit que les choses sont peut-être aussi en train de bouger au niveau européen.
00:06:57Mais finalement, cette interdiction, c'est aussi un message, un symbole, une règle de société
00:07:02qui consistera à dire, on est tous d'accord pour dire qu'en dessous de 15 ans,
00:07:06attention, les réseaux sociaux, c'est vraiment dangereux.
00:07:08On peut y voir des choses qui causent des ravages chez les mineurs.
00:07:12Paul Vannier.
00:07:12Bien sûr, bien sûr.
00:07:13Il faut adresser ce message.
00:07:14Mais vous avez raison, on est davantage dans l'ordre du symbole que dans autre chose.
00:07:18Cette proposition de loi, elle vient dans un contexte de course aux petits chevaux
00:07:22entre le président de la République, le président de groupe Gabriel Attal, ancien Premier ministre.
00:07:26Ces gens se positionnent dans un débat très politicien.
00:07:29Alors, cette arbitrée, a priori, ce sera le véhicule législatif.
00:07:32En tout cas, elle est probablement aussi mal écrite en raison de ce contexte.
00:07:36Et puis, je vais montrer une contradiction.
00:07:38Elle vise aussi à interdire les téléphones portables dans les lycées.
00:07:41C'est l'autre aspect de cette proposition de loi.
00:07:42Je veux dire qu'au même moment, et là, on est dans une journée de motion de censure,
00:07:45partie 2 du budget sur les dépenses, le gouvernement va tenter d'imposer la suppression
00:07:50de 3 000 postes de surveillants.
00:07:53Qui est chargé de vérifier l'interdiction des téléphones dans les établissements ?
00:07:58Ce sont les surveillants.
00:07:59Donc, vous voyez, d'un côté, on interdit, et puis de l'autre, on retire les moyens
00:08:02qui permettraient la mise en œuvre dans l'interdiction.
00:08:04C'est parfaitement paradoxal.
00:08:05Je vous laisse répondre rapidement, mais je propose qu'on passe aussi à cette question
00:08:08des téléphones dans les établissements un peu plus tard.
00:08:10Mais effectivement, sur ce contrôle des téléphones portables,
00:08:12c'est bien une question de moyens, Charles Dinsenstoul, il faut du personnel pour vérifier.
00:08:16C'est une question de moyens, c'est une question de volonté.
00:08:18Et dans les établissements primaires ou les collèges, globalement, tout ça a été fait.
00:08:25C'est faux. 70% des chefs d'établissement dans les collèges qui ont expérimenté la mesure
00:08:29disent qu'ils ne peuvent pas la mettre en œuvre, faute de moyens pour le faire.
00:08:31Moi, on ne peut pas baisser les bras comme ça.
00:08:34Au bout d'un moment, il y a des nouvelles règles qui rentrent en vigueur.
00:08:37Elles doivent être appliquées.
00:08:39Elles sont appliquées dans un certain nombre d'établissements.
00:08:41C'est peut-être plus compliqué à certains endroits que d'autres.
00:08:44Mais je pense que c'est aussi la responsabilité des députés et de l'État,
00:08:48à un moment, de mettre un certain nombre d'interdictions
00:08:51quand on voit que les usages sont néfastes pour la jeunesse.
00:08:54On reviendra.
00:08:55C'est le deuxième point de la loi.
00:08:57Je vous propose de rester sur les réseaux sociaux encore un peu plus rapidement.
00:09:00Paul Vannier, est-ce qu'il faut une décision au niveau européen ?
00:09:03La France dit que ça peut être aussi le premier pays en Europe à avoir une interdiction ferme.
00:09:07Si tout le monde suit et que les règles européennes suivent, ça peut contraindre les plateformes à vérifier l'âge des utilisateurs.
00:09:14Mais tout dépend de quelle façon.
00:09:16Car je reviens à ces aspects assez fondamentaux de libertés individuelles, de protection, de l'anonymat,
00:09:21de transmission de données qui peuvent être très sensibles à des entreprises privées.
00:09:25Qu'en feront-elles demain si elles ont l'information de votre identité, des contenus que vous consultez,
00:09:31des réseaux sur lesquels vous allez, du type d'informations que vous échangez ?
00:09:35On connaît la dimension très marchande qui peut accompagner la gestion de cette donnée.
00:09:38Donc si le cadre européen protège les libertés individuelles,
00:09:41s'il fixe une règle pour l'ensemble des États membres, regardons.
00:09:45Mais si l'Europe, comme souvent elle le fait, préserve d'abord l'intérêt des grandes entreprises,
00:09:50des logiques de marché au détriment des libertés fondamentales
00:09:54et de la protection des citoyens et des citoyennes, alors là je dis méférence.
00:09:57Est-ce que là la France a fait de l'ence sur cette question ?
00:10:01Mais si ça ne suit pas au niveau européen, on rappelle que vous aviez voté il y a déjà quelques années
00:10:05une proposition de loi pour une majorité numérique à 15 ans.
00:10:07Et comme c'est en contradiction avec le doigt européen, ça ne peut pas être accepté ?
00:10:10À l'époque, le cadre européen n'était pas le même.
00:10:13Ça peut bouger au niveau européen d'après Charles Stenstuhl.
00:10:15Les lois européennes ont déjà changé.
00:10:17Donc la loi qui a été votée hier, qui doit maintenant encore aller au Sénat,
00:10:20la loi définitive n'a pas eu lieu, rentre déjà dans le cadre européen.
00:10:23Mais au niveau européen, c'est vrai que la France l'a pris de l'avance.
00:10:25Une anecdote, ce matin, j'ai une amie députée de Pologne, que je connais,
00:10:32qui m'a envoyé un message et qui a vu ce matin aux informations en Pologne,
00:10:34effectivement le vote de l'Assemblée nationale française.
00:10:36Et qui m'a dit, est-ce que tu peux m'expliquer, est-ce que tu peux m'envoyer les documents ?
00:10:39Donc ça montre que ce qui s'est passé cette nuit à l'Assemblée nationale française
00:10:43et vu en Europe, va être vu en Europe, la France est à l'avant-garde.
00:10:46Paul Vannier, vous êtes d'accord pour dire qu'il y a des risques sur les réseaux sociaux ?
00:10:50Il y a de plus en plus d'études qui le prouvent.
00:10:52Ça peut aller de suicide et jusqu'à, voilà, peut-être moins grave.
00:10:57On ne va pas hiérarchiger les risques.
00:10:58Mais en tout cas, c'est vrai qu'il y a eu une attention sur des réseaux sociaux
00:11:00pendant des heures et des heures.
00:11:01Mais alors comment on fait ?
00:11:02Vous dites qu'il ne faut pas interdire, la loi, ça ne peut pas passer comme ça.
00:11:05Mais en même temps, beaucoup de parents aujourd'hui sont désœuvrés
00:11:08de voir leurs gamins accrochés à leur téléphone toute la journée,
00:11:12et tomber en dépression ou pire ?
00:11:14On s'attaque à la source du problème, les plateformes.
00:11:16C'est TikTok, WhatsApp et on régule les plateformes.
00:11:21On les contraint à obéir à des règles qui permettent de protéger les usagers.
00:11:25Vous voyez, c'est en allant à la source du problème que je crois on peut agir,
00:11:29que la loi, là, peut intervenir avec efficacité.
00:11:30Est-ce que c'est si facile que ça, Paul Vannier ?
00:11:32On imagine que si ça l'était, ce serait fait plus longtemps.
00:11:35Je crois que c'est une question de volonté politique
00:11:36et la volonté doit assumer de contredire, d'aller à l'encontre d'intérêts privés.
00:11:42Ce sont des géants qui dégagent des milliards et des milliards,
00:11:46des dizaines de milliards d'euros, de dollars, de chiffre d'affaires à l'échelle mondiale et de bénéfices.
00:11:49Bien sûr, ces intérêts privés peuvent être contrariés par une loi qui vise à protéger les usagers.
00:11:54Vous voyez, c'est l'inverse au fond de ce que fait le gouvernement
00:11:57et la minorité présidentielle aujourd'hui,
00:11:59qui s'en prend à des jeunes qui peuvent trouver un intérêt à ces réseaux sociaux.
00:12:03On a toujours un regard très, très dévalorisant, mais c'est aussi de l'échange.
00:12:07C'est une façon de prolonger une amitié, de trouver des informations.
00:12:11Il y a aussi du bon dans ces plateformes qui sont celles de notre temps.
00:12:15Et moi, je n'aime pas cette façon de faire porter la responsabilité sur des enfants, des adolescents,
00:12:19plutôt que sur ceux qui sont à l'origine de ces contenus et ces algorithmes.
00:12:23Sur cette question, parce que les contenus, on a envie de dire que ce soit pour les moins de 15 ans,
00:12:27les plus de 15 ans, on ne devrait pas avoir accès à des contenus
00:12:29qui promeuvent l'anorexie, l'antisémitisme et voilà tout.
00:12:33Est-ce que le problème, ce n'est pas de réguler ces contenus de plateforme ?
00:12:36Comment est-il possible qu'il y ait des contenus pareils qui circulent ?
00:12:39Est-ce que les plateformes jouent avec les règles justement du droit commun
00:12:42ou est-ce qu'elles agissent en impunité totale ?
00:12:44Mais c'est la vraie question et c'est le vrai problème.
00:12:47C'est-à-dire que sur certaines plateformes,
00:12:49on a des contenus qui sont déjà en fait contraires manifestement à notre droit.
00:12:54Et je disais il y a quelques instants que moi, ma conviction,
00:12:57c'est que déjà avec le droit positif actuel, nous pourrions taper davantage,
00:13:02taper beaucoup plus fort, l'autorité judiciaire pourrait taper beaucoup plus fort
00:13:06sur un certain nombre d'entreprises parce qu'il y a des contenus
00:13:10qui sont manifestement contraires à la bonne société, aux règles élémentaires d'une démocratie.
00:13:16Je voulais aussi dire que je pense que cette affaire, elle est la faite,
00:13:19en réalité c'est un sujet de l'ensemble de la société.
00:13:22C'est un sujet bien sûr des familles, c'est pas toujours facile,
00:13:26c'est un sujet bien sûr des enseignants, des éducateurs, de tout le monde
00:13:29parce qu'il y a un certain nombre de familles où on a conscience effectivement
00:13:33de la nocivité des réseaux sociaux.
00:13:35La vérité c'est qu'il y a aussi un certain nombre de familles
00:13:38dans lesquelles peut-être on n'a pas encore totalement pris conscience
00:13:41qu'avoir un enfant à 10, 12 ou 14 ans qui passe des heures et des heures
00:13:46derrière un téléphone portable, c'est mauvais.
00:13:48Donc ça c'est l'affaire de la société, c'est une espèce d'éducation collective
00:13:54que nous devons faire.
00:13:54Paul Vannier, justement vous dans l'hémicycle Les Insoumis
00:13:56vous avez dénoncé un texte paternaliste.
00:13:58Pourquoi ? Parce que c'est l'État, ce serait aux familles de réguler.
00:14:01Charles Dissonchou le dit, c'est pas toujours facile pour les familles
00:14:04déjà de comprendre peut-être la nocivité
00:14:06et puis ensuite d'interdire aux enfants de passer autant de temps sur les réseaux sociaux.
00:14:10Mais moi je rejoins cet enjeu de l'éducation.
00:14:14Mais pardon, c'est pas pour précipiter notre discussion vers les enjeux budgétaires
00:14:18mais il y a 4000 postes d'enseignants en moins, 3000 postes de surveillants je le disais.
00:14:21Donc si on veut éduquer les plus jeunes, si on veut aider les familles
00:14:24y compris celles qui sont en difficulté, c'est une réalité.
00:14:28Il faut des éducateurs, des formateurs, il faut de la présence humaine
00:14:31il faut de la discussion plus que de l'interdiction
00:14:33il faut de la pédagogie plus que ces outils qui, par ailleurs, je veux le redire
00:14:38ne fonctionneront pas.
00:14:39Tous les jeunes de notre pays connaissent les VPN par exemple
00:14:42qui permettent de contourner très très facilement ce type d'interdiction.
00:14:46Mais il y a toujours des moyens de contourner, on ne peut pas mettre sa ceinture de sécurité
00:14:49il y a de la règle et quand même qu'elle est obligatoire.
00:14:52Il y a de l'éducation en prévention routière, il y a un code de la route
00:14:55il y a un permis de conduire avec des moniteurs pour vous aider à faire tout ça.
00:14:59Donc bien sûr il faut du temps mais il faut aussi des moyens.
00:15:01Je veux insister sur ce qui me paraît être une démagogie fondamentale
00:15:04d'appeler à de grands objectifs, je suis en désaccord sur la méthode
00:15:07mais par ailleurs de ne pas proposer les moyens permettant de les atteindre.
00:15:10Sur ces questions d'interdiction, la gauche, la France insoumise
00:15:14comme souvent sur ces questions, dit non ce qu'il faut c'est plus de prévention.
00:15:17Est-ce que pour vous il faut apprendre au moins de 15 ans
00:15:20à se servir correctement de certains réseaux sociaux
00:15:23ou est-ce que, j'ai regardé vos âges à tous les deux,
00:15:27on n'avait pas de réseaux sociaux nous il y a 25 ans à l'école,
00:15:30est-ce qu'on s'en portait si mal ?
00:15:31Pour vous l'interdiction c'est obligatoire ?
00:15:34La prévention, l'éducation ne suffirait pas ?
00:15:38Aujourd'hui je pense que nous avons assez de recul sur la nocivité
00:15:41des réseaux sociaux vis-à-vis des plus jeunes.
00:15:46Je veux dire tout ça, tout ce que nous sommes en train de faire
00:15:49n'est pas quelque chose qui tombe du ciel.
00:15:51On a maintenant 20 ans de recul sur l'impact des réseaux sociaux,
00:15:55sur la jeunesse que ce soit en termes de concentration,
00:15:58de vie affective, de développement cognitif, de psychologie,
00:16:03de comportement social.
00:16:05Nous savons que les effets négatifs sont extrêmement importants.
00:16:08Et donc je maintiens, oui, il faut interdire au moins de 15 ans
00:16:12parce que ça protège la jeunesse.
00:16:15Paul Vannier, il y a peut-être des parents qui nous regardent
00:16:17et qui sont d'accord en disant
00:16:19« Moi je ne veux pas de prévention, qu'on m'explique, etc.
00:16:21Ce que j'aimerais c'est que ce soit complètement interdit.
00:16:24Comme ça au moins les enfants pourront retrouver,
00:16:26peut-être faire plus de sport. »
00:16:28Et puis ne pas être dans ces boucles à longueur de temps,
00:16:31à la fin de l'école,
00:16:32qui continuent jusqu'à 2-3 heures du matin à la maison.
00:16:35Vous comprenez que certains parents se disent
00:16:36« Finalement, l'interdiction, c'est la meilleure des solutions. »
00:16:38Bien sûr, mais moi mon devoir est de leur dire
00:16:40que cette loi n'interdira pas.
00:16:43Dans la réalité de votre enfant,
00:16:45dans sa chambre, le soir, seul,
00:16:47il pourra, s'il le souhaite, contourner cet outil.
00:16:51Ce qui compte, j'y reviens,
00:16:52les réseaux sociaux n'ont pas toujours été les mêmes.
00:16:55Je veux dire, TikTok, c'est un réseau social assez récent.
00:16:58C'est celui peut-être qui capte le plus l'attention.
00:17:01Il y a d'autres réseaux sociaux,
00:17:02à d'autres moments,
00:17:03qui n'utilisaient pas les mêmes algorithmes
00:17:05et les mêmes mécanismes.
00:17:06Donc j'y reviens, c'est quel type de réseau social ?
00:17:08Si on a un réseau social...
00:17:09On ne faut pas mettre tout le monde,
00:17:10voilà, ce serait une liste par l'ARCOM.
00:17:12En tout cas, réguler,
00:17:14pour protéger, bien sûr,
00:17:15les enfants de ces effets absolument délétères
00:17:18que vous avez décrits,
00:17:19alors le problème est réglé.
00:17:21Mais si on maintient,
00:17:22si on ne touche pas à ces réseaux sociaux
00:17:24tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui,
00:17:25en tentant d'en interdire l'accès,
00:17:26alors que nous savons que cette interdiction
00:17:28peut être contournée,
00:17:30nous ne résolvons pas le problème.
00:17:32Allez, un dernier tout petit point
00:17:34avant de repasser sur la question du budget,
00:17:35sur la question des téléphones dans les lycées.
00:17:37On voit que c'est quand même compliqué.
00:17:39Là, on parle d'un endroit
00:17:40où on pourrait consulter son téléphone.
00:17:42Parfois, on a besoin de son téléphone
00:17:43pour badger à la cantine, etc.
00:17:45Interdire dans les lycées,
00:17:46c'est possible, Charles Zittenstuhl ?
00:17:48Ça ne sera pas facile à certains endroits.
00:17:53Je pense qu'il faut le faire.
00:17:55Je pense qu'il faut le faire
00:17:56parce que là aussi,
00:17:57nous avons maintenant suffisamment de recul
00:17:59pour savoir que des jeunes
00:18:03passent des heures et des heures
00:18:05et des heures sur leur téléphone,
00:18:06que tout ça est très mauvais pour eux,
00:18:08pour leur développement,
00:18:09pour la vie en société,
00:18:10pour ce que sera la société demain,
00:18:12et ce que seront ces jeunes demain.
00:18:14Donc maintenant, il faut des règles simples,
00:18:17strictes, l'interdiction,
00:18:18et également pour que,
00:18:20on ne pense jamais à eux,
00:18:21pour que les enseignants
00:18:23puissent avoir une règle claire à appliquer.
00:18:26Ils le demandent aussi,
00:18:27c'est-à-dire à un moment
00:18:27que la règle soit claire.
00:18:29Je vous laisserai répondre, Paul Vannier,
00:18:31mais comme on va passer au budget
00:18:32et que c'est lié,
00:18:33comme vous l'avez fait dans votre démonstration,
00:18:34vous répondrez tout à l'heure.
00:18:35On va parler justement de ce budget.
00:18:37C'est presque la fin, Stéphanie Despierre.
00:18:40Rappelez-nous quel est le calendrier
00:18:41des prochains jours.
00:18:42Bientôt la fin, en effet.
00:18:43Après avoir échappé à la censure vendredi,
00:18:46dans la foulée,
00:18:47Sébastien Lecornu a dégainé
00:18:48un second 49-3 sur le budget,
00:18:50sur la partie dépenses.
00:18:52Qui dit 49-3,
00:18:53dit donc motion de censure.
00:18:55Cet après-midi,
00:18:55donc après les questions au gouvernement,
00:18:57une motion des écologistes
00:18:59soutenue par la France Insoumise
00:19:00et les communistes,
00:19:01et une autre motion
00:19:02du Rassemblement National
00:19:03seront discutées.
00:19:04Comme vendredi,
00:19:05où il a manqué à 19 voix,
00:19:06aucune ne devrait être votée.
00:19:09La loi de finances
00:19:09partira ensuite au Sénat
00:19:11pour revenir à l'Assemblée Nationale.
00:19:13une toute dernière fois,
00:19:14vendredi matin.
00:19:15Là encore,
00:19:16le gouvernement déclenchera
00:19:17le troisième et dernier 49-3
00:19:19sur le budget.
00:19:21Le scénario ne change pas.
00:19:22La gauche,
00:19:23or les socialistes et le RN,
00:19:24devraient déposer chacun
00:19:25une motion de censure.
00:19:27Si elles ne sont pas votées,
00:19:28ce qui est le plus probable,
00:19:29eh bien la semaine prochaine,
00:19:30Sébastien Lecornu aura,
00:19:32avec quelques semaines de retard,
00:19:33gagné son double pari,
00:19:35donné un budget au pays
00:19:36et resté à Matignon.
00:19:38Merci beaucoup Stéphanie.
00:19:40On va rester celle des quatre colonnes
00:19:41pour voir ce qu'en pense
00:19:42le Rassemblement National.
00:19:43Le député Mathias Renaud
00:19:45est au micro de Thibaut Hénoc.
00:19:46Bonjour Mathias Renaud.
00:19:48Bonjour.
00:19:48Deuxième motion de censure
00:19:49de votre groupe aujourd'hui
00:19:51sur le budget.
00:19:52La première n'a pas été adoptée
00:19:53très largement.
00:19:54Quel espoir avez-vous
00:19:54et pourquoi cette deuxième motion ?
00:19:56Écoutez, pour être tout à fait honnête,
00:19:57on a relativement peu d'espoir
00:19:59que ça passe.
00:20:01Alors pourquoi poser
00:20:02une deuxième motion de censure ?
00:20:04Parce que j'ai envie de dire,
00:20:05on saisit notre chance
00:20:06à chaque fois que c'est possible.
00:20:08Déjà, et ensuite,
00:20:09on a cru comprendre
00:20:10qu'il y avait un certain nombre
00:20:11de députés LR,
00:20:12notamment M. Michel Barnier,
00:20:13qui pouvaient être tentés
00:20:14de voter au moins
00:20:15une des deux motions de censure.
00:20:17Donc on verra bien politiquement
00:20:18ce qui peut se passer,
00:20:20même si, encore une fois,
00:20:21on n'a pas trop de doutes
00:20:22sur l'issue de la motion.
00:20:24Et puis là,
00:20:25il s'agit de discuter des dépenses.
00:20:28C'est vrai qu'on avait eu
00:20:29un discours sur la fiscalité.
00:20:31On constatait qu'il y avait
00:20:32une augmentation de la fiscalité.
00:20:33Ce sera aussi l'occasion
00:20:35pour nous de dire
00:20:36qu'il y a une augmentation
00:20:37à nouveau des dépenses publiques
00:20:39et d'ailleurs 9 milliards d'euros
00:20:41de plus que la copie initiale
00:20:43du gouvernement.
00:20:44Il y a une augmentation
00:20:44des dépenses publiques
00:20:45mais dont certaines sont nécessaires.
00:20:47Par exemple,
00:20:47sur la défense, 6 milliards.
00:20:49Est-ce que c'est responsable
00:20:50de ne pas voter ce budget
00:20:52et ces dépenses-là, notamment ?
00:20:54Écoutez,
00:20:54dans la copie initiale
00:20:55du gouvernement,
00:20:56il y avait déjà une augmentation
00:20:57du budget de la défense
00:20:58qui était prévue
00:20:58conformément à la notre
00:20:59programmation militaire
00:21:00qu'on avait votée.
00:21:01Donc ça, il n'y a pas trop
00:21:02de sujets là-dessus.
00:21:03Moi, ce que je constate,
00:21:04c'est que dans les économies
00:21:05qui sont faites,
00:21:06les petites économies,
00:21:07donc il y a 1 milliard d'euros
00:21:08d'investissement
00:21:09qui sont annulés
00:21:10et puis il y a une espèce
00:21:11de coup de rabot
00:21:11sur des ministères,
00:21:12y compris régaliens d'ailleurs,
00:21:14qui sont effectués,
00:21:15mais aucune économie structurelle.
00:21:17Sur certaines agences de l'État,
00:21:18est-ce que vous réclamez ?
00:21:19Non, c'est un petit coup de rabot.
00:21:20C'est-à-dire qu'on fait du moins,
00:21:22je ne sais plus,
00:21:22c'est 2% sur les opérateurs,
00:21:25mais sans remettre en cause
00:21:26la structure.
00:21:27On avait fait de nombreuses propositions,
00:21:29à peu près 80 propositions,
00:21:31alors soit de réinternalisation,
00:21:33soit de fusion d'agences,
00:21:34puisque c'est le sujet
00:21:35sur lequel vous m'interrogez,
00:21:36mais aussi beaucoup d'autres économies,
00:21:37notamment sur les énergies intermittentes,
00:21:40les subventions aux énergies intermittentes,
00:21:42les éoliennes et les éoliennes en mer
00:21:43en particulier,
00:21:44ou sur l'immigration,
00:21:45la contribution à l'Union Européenne,
00:21:46etc.
00:21:47Un dernier mot pour finir,
00:21:48il y aura certainement un troisième 49.3
00:21:50sur la lecture définitive.
00:21:51Vous déposerez aussi une motion ?
00:21:52Très certainement.
00:21:53On en discutera en réunion de groupe.
00:21:55Là, la logique,
00:21:56c'est qu'effectivement,
00:21:57on dépose des motions partout
00:21:59là où c'est possible.
00:22:00Merci beaucoup Mathias Renaud.
00:22:01Merci.
00:22:02Merci beaucoup Thibaut Hénoc.
00:22:04Paul Vagné,
00:22:04juste après la séance,
00:22:05la motion de censure des Insoumis
00:22:07sera débattue.
00:22:08Vendredi dernier,
00:22:09elle n'a pas été adoptée.
00:22:11269 voix pour,
00:22:12il en fallait 288.
00:22:13Il y a plus de chances tout à l'heure
00:22:15où l'histoire,
00:22:16elle est écrite.
00:22:16Elle n'est jamais écrite.
00:22:17Tout dépend des députés.
00:22:19J'ai bien noté que M. Barnier,
00:22:21après la dernière motion de censure,
00:22:23a fait savoir
00:22:24ses interrogations,
00:22:25ses doutes,
00:22:26envisageait manifestement
00:22:28peut-être de voter
00:22:29la motion de censure.
00:22:30M. Barnier est un ancien Premier ministre.
00:22:32Je crois qu'il a de l'influence
00:22:33dans son groupe
00:22:33et vous l'avez rappelé,
00:22:34il n'a manqué que 19 voix.
00:22:36C'est extrêmement peu.
00:22:38Et donc,
00:22:38nous verrons tout à l'heure,
00:22:39il y aura une autre motion de censure.
00:22:41Je veux rappeler que
00:22:41c'est 30 milliards de coupes
00:22:42qui vont faire très mal
00:22:43au service public,
00:22:44qui vont contre les objectifs
00:22:45de bifurcation écologique
00:22:46avec au moins 67%
00:22:48notamment pour le fond vert.
00:22:49C'est 4000 postes d'enseignants
00:22:50en moins à l'heure
00:22:52où nous avons 15 millions
00:22:53d'heures de cours
00:22:53qui ne sont pas remplacées.
00:22:55Donc,
00:22:55toutes celles et ceux
00:22:55qui veulent empêcher
00:22:56ces mauvais coups
00:22:57portés au pays,
00:22:58aux Françaises et aux Français
00:22:59doivent se saisir
00:23:00d'une motion de censure
00:23:01que je veux terminer là-dessus
00:23:02qui est portée par
00:23:03les insoumis,
00:23:04les écologistes
00:23:04et les communistes
00:23:05ensemble fidèles
00:23:07à leurs engagements
00:23:08pris devant leurs électeurs
00:23:09dans l'opposition
00:23:10à la Macronie.
00:23:11Charles Distanchtoul,
00:23:12est-ce qu'il y a un risque ?
00:23:13Là,
00:23:14on voit les insoumis
00:23:15essayent de convaincre.
00:23:16Il a manqué 19 voix
00:23:17la dernière fois.
00:23:18Il y a une motion de censure
00:23:18tout à l'heure.
00:23:19Il y en aura une autre
00:23:19en début de semaine prochaine.
00:23:21L'histoire,
00:23:21elle n'est pas écrite.
00:23:22Il y a un risque
00:23:23que la censure passe
00:23:24ou pour vous,
00:23:24ça y est,
00:23:25c'est bon,
00:23:25le Premier ministre ?
00:23:26On verra tout à l'heure.
00:23:28Politique,
00:23:28il n'y a que le résultat
00:23:29d'un vote qui compte.
00:23:31Après,
00:23:31je pense qu'il y a quand même
00:23:32une majorité
00:23:33de députés
00:23:35qui souhaitent
00:23:36que nous passions
00:23:36à autre chose.
00:23:38Ça va faire
00:23:42les délais.
00:23:43Normalement,
00:23:44un budget doit être voté
00:23:45avant la fin de l'année.
00:23:47On a largement été au-delà.
00:23:49Tout ça n'est quand même
00:23:49pas reluisant
00:23:50pour l'image de la France.
00:23:52Il faut que la France
00:23:52ait un budget.
00:23:53Elle aura un budget.
00:23:53Est-ce que ce budget
00:23:54est génial ?
00:23:55Non.
00:23:55Je pense que personne,
00:23:56au fond,
00:23:56n'est satisfait de ce budget.
00:23:58Mais la France aura un budget.
00:23:59L'État pourra fonctionner.
00:24:02Et puis,
00:24:03tout ça parce que
00:24:04nous avons aussi besoin
00:24:05de stabilité.
00:24:06Alors,
00:24:06il y a des forces politiques
00:24:08au sein de cet hémicycle.
00:24:09La France insoumise,
00:24:10l'extrême droite
00:24:11qui souhaite
00:24:13une instabilité chronique.
00:24:16C'est leur perspective.
00:24:17C'est leur façon
00:24:18de faire la politique.
00:24:19Il y a aussi
00:24:19beaucoup d'autres mouvements
00:24:21qui veulent une stabilité
00:24:23que demandent aussi
00:24:24beaucoup de Français,
00:24:25notamment les chefs
00:24:26d'entreprise.
00:24:27Que les choses
00:24:27se calment un peu
00:24:29dans notre pays.
00:24:30On ne peut pas avoir
00:24:31un grand débat permanent.
00:24:33Il y aura une élection
00:24:33présidentielle dans un an.
00:24:35Paul Vannier,
00:24:36Charles Zistenshtoul,
00:24:37le disait.
00:24:38Sur ce budget,
00:24:39il n'est pas génial.
00:24:40On n'a pas trouvé
00:24:40un député pour nous dire
00:24:41qu'il était formidable.
00:24:42Ce que les socialistes
00:24:42disent, c'est
00:24:43OK, ce n'est pas notre budget,
00:24:45mais en tout cas,
00:24:45il est mieux,
00:24:46moins pire
00:24:47que celui
00:24:48qui était prévu au début.
00:24:49Ils lisent notamment
00:24:50la prime d'activité,
00:24:51le repas en euros.
00:24:53Eux, leur stratégie,
00:24:54c'était de dire
00:24:55qu'on a obtenu
00:24:55quelques petites victoires.
00:24:56C'est déjà mieux que rien.
00:24:58Il est pire
00:24:58que le budget Bayrou,
00:24:59qui était déjà
00:25:00très grave
00:25:01dans les coûts
00:25:02qu'il portait
00:25:02aux services publics,
00:25:03notamment.
00:25:04Ces petites victoires
00:25:05qui sont revendiquées
00:25:07par le Parti Socialiste,
00:25:07on sait que c'est
00:25:08les Françaises et les Français
00:25:09qui vont en payer le prix
00:25:09à d'autres endroits.
00:25:11Le repas à un euro
00:25:12pour les étudiants,
00:25:14c'est davantage de coupes
00:25:15dans le budget
00:25:15de la vie étudiante
00:25:16sur les deux prochaines années,
00:25:18par exemple.
00:25:19Mais je veux revenir
00:25:19au départ de tout ça.
00:25:21Il y a à la fois
00:25:22le Parti Socialiste
00:25:23et M. Le Corneau,
00:25:24le Premier ministre,
00:25:24qui ont pris un engagement
00:25:25devant les Françaises
00:25:26et les Français
00:25:26et les députés,
00:25:27pas de 49.3.
00:25:28Là, c'est le 30e 49.3.
00:25:30Il y en aura un.
00:25:3131e,
00:25:31depuis que je suis député,
00:25:32depuis 2022,
00:25:33je n'ai jamais pu voter
00:25:34sur un budget.
00:25:35Vous dites,
00:25:36les Français ont envie
00:25:37et les députés
00:25:38que nous passions à autre chose.
00:25:38C'est la prérogative fondamentale
00:25:41des députés
00:25:41que de voter le budget
00:25:42de la nation.
00:25:42Mais Paul Magnon,
00:25:42on voit bien qu'avec cette Assemblée,
00:25:44il n'y a pas de majorité
00:25:44pour voter un texte.
00:25:45Je ne sais pas.
00:25:46Parce qu'il y a une loi spéciale.
00:25:47Elle a été votée.
00:25:47Elle nous donne du temps.
00:25:48Elle nous donne le temps
00:25:49du débat parlementaire,
00:25:50de vote, oui,
00:25:51peut-être contradictoire,
00:25:52mais de majorité
00:25:53sur chaque amendement,
00:25:54sur chaque mission
00:25:55qui se dégagerait
00:25:57et à la fin,
00:25:57il y aurait un budget
00:25:58et chacun se prononcerait.
00:25:59Moi, je n'accepte pas
00:26:00cette dimension antidémocratique,
00:26:02je veux y revenir,
00:26:03qui va conduire une fois de plus
00:26:04à contraindre
00:26:05une majorité de Françaises
00:26:06et de Français
00:26:06à se voir imposer
00:26:07un budget qui ne se fera.
00:26:08J'imagine que vous
00:26:09et vos collègues,
00:26:09vous avez été en circonscription.
00:26:10Est-ce qu'on vous en parle,
00:26:12ça, du Premier ministre
00:26:12qui effectivement avait dit
00:26:13je ferais 149.3
00:26:15et à la fin,
00:26:16il y a des 49.3.
00:26:17On rappelle que sur le budget,
00:26:18le texte est découpé.
00:26:19Il y a 3 49.3 nécessaires.
00:26:22C'est pour le projet
00:26:22de loi de finances, un texte.
00:26:24Il y a beaucoup de gens
00:26:25qui comprennent
00:26:25qu'il n'avait pas le choix.
00:26:26L'Assemblée nationale
00:26:30a eu sa chance.
00:26:31Je regrette,
00:26:32en tant que député,
00:26:33que nous n'ayons pas pu
00:26:35voter de budget
00:26:35dans les délais impartis.
00:26:38Ce qui permet aussi,
00:26:39d'ailleurs, je fais une remarque,
00:26:40à toutes les personnes
00:26:42qui veulent que nous passions
00:26:43un système proportionnel,
00:26:45je trouve là aussi
00:26:47quand même une mise en garde.
00:26:48Parce qu'aujourd'hui,
00:26:49on a une Assemblée
00:26:49qui ressemble à peu près
00:26:50à ce que serait l'Assemblée nationale
00:26:52si on avait une proportionnelle
00:26:53permanente.
00:26:54Une proportionnelle permanente,
00:26:55c'est quand même des risques
00:26:57de ne pas voter le budget
00:26:59tous les ans.
00:27:01Je tiens à le rappeler aussi.
00:27:02On voit que malheureusement,
00:27:04ça n'a pas fonctionné.
00:27:05Et donc,
00:27:06le Premier ministre
00:27:06n'a pas eu le choix
00:27:07que d'utiliser le 49.3
00:27:09parce que le pays
00:27:10doit avoir un budget.
00:27:11J'ai un désaccord là,
00:27:11pour le coup,
00:27:12avec mon collègue Vanier.
00:27:14On ne va pas passer
00:27:14des mois et des mois
00:27:16à discuter du budget.
00:27:17Tout ça est ridicule.
00:27:19Et tout ça affaiblit
00:27:20aussi la France
00:27:21à l'international.
00:27:22Donc, on a un budget,
00:27:22point barre.
00:27:23Vous dites,
00:27:23voilà, il faut discuter.
00:27:24C'est vrai que ce budget,
00:27:25on a l'impression
00:27:25d'en parler depuis
00:27:26le mois de septembre.
00:27:27Est-ce qu'il y a un moment,
00:27:28comme dit Sébastien Le Tocornu,
00:27:30il faut trancher ?
00:27:31Il y a le 49.3.
00:27:32En contrepartie,
00:27:32vous pouvez déposer
00:27:33une motion de censure.
00:27:34Et si elle n'est pas adoptée,
00:27:35on passe à autre chose.
00:27:36Il y a des textes qui attendent.
00:27:37Je pense à un texte
00:27:37sur la fin de vie,
00:27:38par exemple,
00:27:38pour lequel votre groupe
00:27:40est majoritairement favorable.
00:27:41Est-ce que vous n'avez pas envie
00:27:43de discuter un peu d'autre chose
00:27:44ici à l'Assemblée nationale
00:27:45que des questions budgétaires ?
00:27:45Non, parce que c'est discuter de tout.
00:27:47C'est discuter des aspects fondamentaux
00:27:49de la vie de la nation.
00:27:50Et il faut trancher,
00:27:51je suis d'accord,
00:27:51mais par le vote,
00:27:52permettre aux parlementaires
00:27:53de faire ce pour quoi
00:27:54ils ont été élus.
00:27:55Vous savez,
00:27:55tout ça nourrit
00:27:56une très grave crise démocratique.
00:27:57Parce qu'au-delà
00:27:58de la conjecture
00:27:59et du moment
00:28:00qui nous permettra
00:28:01peut-être de voir
00:28:01ce budget être adopté
00:28:03de force,
00:28:05eh bien,
00:28:05il y a dans le pays
00:28:05un ressentiment très profond.
00:28:07Il y a une crise
00:28:08de la représentation.
00:28:10Il y a un débout
00:28:11de la part de nos compatriotes
00:28:12qui ne trouvent plus sens
00:28:13à des élections
00:28:14qui les conduisent
00:28:15à désigner de façon représentative
00:28:17des parlementaires
00:28:18et à les voir privés
00:28:18de leurs prérogatives.
00:28:19Moi, cela m'inquiète
00:28:20parce que je sais
00:28:20que cette crise démocratique,
00:28:21elle nourrit aussi
00:28:22la progression
00:28:23de l'extrême droite
00:28:24et je ne m'y résoudrai jamais.
00:28:26Si vous gouvernez un jour
00:28:27les Insoumis,
00:28:27il n'y aura jamais de 49-3
00:28:28dans cette Assemblée ?
00:28:29Il y aura une 6ème République.
00:28:30Nous appelons,
00:28:30parce que nous la voyons bien,
00:28:32elle est obsolète
00:28:32cette 5ème République.
00:28:33Mais quand il n'y a pas
00:28:34de majorité à l'Assemblée,
00:28:35c'est compliqué.
00:28:36Nous convoquerons
00:28:36une Assemblée constituante
00:28:37et nous écrirons
00:28:38une nouvelle règle du jeu
00:28:40pour revivifier
00:28:41nos institutions démocratiques
00:28:41qui sont à bout de souffle.
00:28:42Selon vous,
00:28:43si la motion de censure
00:28:44cet après-midi,
00:28:44l'OTAN début d'une semaine,
00:28:45ne passe pas,
00:28:46il n'y a pas de censure
00:28:47jusqu'en 2027 ?
00:28:48Sébastien Lecornu
00:28:49peut rester même à Matignon ?
00:28:50Ça, on ne peut pas répondre.
00:28:53Mais c'est vrai
00:28:53que si le budget est passé,
00:28:55c'est quand même
00:28:56un des cols
00:28:58les plus difficiles
00:28:59qui sera franchi
00:29:01par Sébastien Lecornu,
00:29:02métaphore cycliste,
00:29:04même si ce n'est pas encore
00:29:05le Tour de France.
00:29:06Et après,
00:29:07on ira sur d'autres sujets
00:29:09avec, je le rappelle aussi,
00:29:11au mois de mars,
00:29:11les élections municipales.
00:29:12Le Parlement ne fonctionnera pas
00:29:13pendant le mois de mars
00:29:14pour laisser les élections.
00:29:16Et après les élections municipales,
00:29:18il y aura aussi,
00:29:19je dirais,
00:29:20un comptage politique
00:29:21qu'il faudra faire.
00:29:22Et l'élection présidentielle
00:29:24de 2023 ?
00:29:25Qui ont été battues ?
00:29:26A laquelle on pourra déjà ?
00:29:28Donc au printemps,
00:29:29on sera de toute façon
00:29:30dans une nouvelle séquence politique.
00:29:32Merci beaucoup,
00:29:32Charles Easton Stuhl.
00:29:33Merci, Paul Vannier.
00:29:34On va passer tout de suite
00:29:35au focus dans cette émission.
00:29:39Deux invités aujourd'hui.
00:29:40Un homme, une femme
00:29:41de deux groupes politiques différents
00:29:43qui défendent un même texte
00:29:44pour mettre fin
00:29:44à ce que l'on appelle
00:29:45le devoir conjugal.
00:29:47Paul Christophe,
00:29:47Marie-Charlotte Garins,
00:29:48au ton micro de Stéphanie Despierre.
00:29:50Bonjour à tous les deux.
00:29:51Donc Elsa Ladi,
00:29:52c'est un peu particulier.
00:29:53Vous êtes de deux parties,
00:29:54deux groupes politiques différents
00:29:55ici à l'Assemblée,
00:29:55mais vous portez un même objectif,
00:29:57mettre fin à cette notion
00:29:59de devoir conjugal,
00:30:01notion d'un autre temps
00:30:02mais qui est encore
00:30:02dans le droit français.
00:30:03Qu'est-ce que vous voulez faire concrètement ?
00:30:05Écoutez, c'est porter une loi
00:30:06effectivement transpartisane
00:30:08que j'ai eu plaisir
00:30:08de travailler avec Marie-Charlotte
00:30:09qui vise finalement
00:30:10à prolonger les travaux
00:30:11sur ce qu'on appelle
00:30:12le consentement
00:30:12pour bien éclairer finalement
00:30:14sur le fait que même
00:30:15au sein du mariage,
00:30:16le consentement a toute sa place
00:30:17et au regard des chiffres
00:30:18qui sont produits,
00:30:19notamment le fait
00:30:20qu'un quart des hommes
00:30:21avouent avoir eu
00:30:22des relations sexuelles
00:30:23sans être vraiment assurés
00:30:24du consentement de leur épouse,
00:30:25quelque chose
00:30:26qui doit nous interpeller.
00:30:26La notion de devoir conjugal
00:30:29ne figure pas in extenso
00:30:30dans le code civil
00:30:31alors qu'est-ce que vous voulez changer
00:30:33Marie-Charlotte Garin ?
00:30:34Cette notion,
00:30:35elle a été interprétée
00:30:36par les juges
00:30:36de la notion de communauté de vie
00:30:37qui elle figure dans le code civil
00:30:39et donc qui a été aussi transcrite
00:30:40un petit peu comme
00:30:41communauté de vie
00:30:42égale communauté de lit
00:30:43et nous ce qu'on vient de dire
00:30:44dans le code civil
00:30:44c'est que cette communauté de vie
00:30:46elle n'implique pas
00:30:47d'obligation de relations sexuelles
00:30:48entre les époux
00:30:49donc très concrètement
00:30:50ce n'est pas parce que vous dites oui
00:30:51au moment du mariage
00:30:52que vous dites oui
00:30:53pour des relations sexuelles à vie.
00:30:55Ça a des conséquences
00:30:56dans les divorces
00:30:57c'est ça ?
00:30:58Oui effectivement
00:30:58on voit qu'aujourd'hui
00:30:59la notion de divorce pour faute
00:31:00pour absence de relations sexuelles
00:31:02au sein du couple
00:31:03reste aujourd'hui
00:31:04pendant notamment
00:31:04dans les plaidoiries
00:31:05pas forcément dans les jugements
00:31:06je pense qu'il était important
00:31:07qu'on vienne finalement
00:31:08graver ça dans le marbre
00:31:10dans le code civil
00:31:11pour que demain
00:31:11il n'y ait plus
00:31:12l'opprobre jeté finalement
00:31:14sur l'épouse.
00:31:15Vous disiez
00:31:16qu'il y a la question
00:31:18du consentement
00:31:18qui peut se poser
00:31:19mais devoir conjugal
00:31:20et viol conjugal
00:31:21c'est quand même pas pareil.
00:31:22Ce n'est pas la même chose
00:31:23mais il faut se dire
00:31:24qu'avec cette notion
00:31:24de devoir conjugal
00:31:26on peut à l'époque
00:31:27remonter au viol légal
00:31:28qui était en fait
00:31:29très courant au 19ème siècle
00:31:30et très clairement
00:31:31qui renvoyait au viol conjugal
00:31:32et aussi la notion
00:31:33d'autocontrainte
00:31:34donc c'est à dire
00:31:35qu'aujourd'hui
00:31:35on a quand même
00:31:36un français sur deux
00:31:37une française sur deux
00:31:38qui va se forcer
00:31:39à avoir des relations sexuelles
00:31:40dans le cadre conjugal
00:31:41alors qu'elle n'en a pas envie.
00:31:42Et nous ce qu'on dit
00:31:43dans la prolongation
00:31:43des travaux
00:31:44que nous avons menés
00:31:44sur le consentement
00:31:45dans le code pénal
00:31:46c'est que la culture
00:31:47du consentement
00:31:47c'est partout
00:31:48et que le mariage
00:31:48ne doit pas être
00:31:49une zone de non-droit
00:31:50où cela ne s'appliquerait pas
00:31:51et c'est ça
00:31:52qu'on vient changer
00:31:53avec un élément très fort
00:31:54qui est que les maires
00:31:55quand ils vont prononcer
00:31:56les mariages aujourd'hui
00:31:57en mairie
00:31:58et bien ils vont prononcer cela
00:31:59ils vont dire
00:32:00que la communauté de vie
00:32:01n'implique pas
00:32:02de relations sexuelles
00:32:03entre les époux.
00:32:03Donc votre proposition de loi
00:32:04devrait être débattue
00:32:05dans la semaine
00:32:06à l'Assemblée nationale
00:32:07est-ce que vous avez l'espoir
00:32:08qu'elle soit aussi adoptée
00:32:09au Sénat
00:32:10et à quelle échéance
00:32:10une adoption définitive ?
00:32:12Effectivement
00:32:12on a bon espoir
00:32:13qu'elle soit adoptée
00:32:14comme elle l'a été
00:32:14en commission
00:32:15donc demain soir
00:32:16ou au pire jeudi matin
00:32:17et nous travaillons déjà
00:32:18à son atterrissage
00:32:19si je puis dire
00:32:20au Sénat
00:32:20parce qu'il est important
00:32:21pour nous
00:32:21qu'elle soit promulguée
00:32:22rapidement
00:32:23au regard des échéances
00:32:24électorales qui arrivent.
00:32:26Et rapidement pour vous
00:32:27vous êtes sur quel calendrier
00:32:28à peu près ?
00:32:29Alors on cible avant l'été
00:32:30de toute façon
00:32:31à ce que le texte
00:32:32soit pleinement opérationnel.
00:32:33Merci beaucoup
00:32:34à tous les deux.
00:32:37Et bienvenue à vous
00:32:38si vous nous rejoignez
00:32:38sur LCP
00:32:39nous sommes à 26 minutes
00:32:41de la séance
00:32:42des questions gouvernement
00:32:43à suivre en direct
00:32:43en intégralité
00:32:44après la séance
00:32:454 citoyens
00:32:46vont revenir
00:32:47sur les temps forts
00:32:47et leurs questions.
00:32:49Vous allez retrouver
00:32:49au long de cette émission
00:32:50Stéphanie Despierres
00:32:51et Thibaut Hénoc
00:32:51depuis la salle
00:32:52des 4 colonnes.
00:32:53Marion Becker
00:32:53est-elle dans l'hémicycle
00:32:54de l'Assemblée nationale
00:32:55et puis quelques minutes
00:32:56avant 15h
00:32:57on vous fait vivre
00:32:58en direct
00:32:58l'arrivée de Sébastien Lecornu
00:32:59et de ses ministres.
00:33:02Marion Becker
00:33:02vous avez la liste
00:33:03des thèmes
00:33:04que vont évoquer
00:33:05les députés
00:33:06dans quelques instants
00:33:06Marion.
00:33:09Et bien Elsa
00:33:10aujourd'hui
00:33:11les députés
00:33:11vont se concentrer
00:33:12sur l'actualité nationale
00:33:14avec notamment
00:33:15une question
00:33:16de la députée
00:33:16insoumise
00:33:17Mathilde Higné
00:33:19sur le retrait
00:33:21de lait infantile
00:33:22qui ont été contaminés.
00:33:24Une question également
00:33:25du député écologiste
00:33:27Arnaud Bonnet
00:33:27sur les suppressions
00:33:28de postes
00:33:29à l'éducation nationale.
00:33:30Pour la rentrée prochaine
00:33:314000 suppressions de postes
00:33:33ont été annoncées hier
00:33:34par le ministère
00:33:35de l'éducation nationale.
00:33:37A noter également
00:33:37une question
00:33:38du rassemblement national
00:33:40sur les ZFE
00:33:41ces zones à faibles émissions
00:33:43car riguère
00:33:44le gouvernement
00:33:45a reporté
00:33:45le vote définitif
00:33:47de la loi
00:33:47de simplification
00:33:48qui contient
00:33:49notamment
00:33:50cette suppression
00:33:51des ZFE.
00:33:52Et puis Elsa
00:33:52seulement deux questions
00:33:54aujourd'hui
00:33:54à l'international
00:33:55une sur la situation
00:33:56en Iran
00:33:57et une seconde
00:33:59sur l'ICE
00:33:59cette police
00:34:00anti-immigration
00:34:01aux Etats-Unis
00:34:03avec une question
00:34:03très précise
00:34:04sur l'aide
00:34:05d'une entreprise
00:34:06française
00:34:07Capgemini
00:34:07à cette ICE
00:34:08cette police
00:34:09anti-immigration
00:34:10aux Etats-Unis.
00:34:11Merci beaucoup
00:34:13Marion Becker
00:34:13pour revenir
00:34:14sur les thèmes
00:34:14de la séance
00:34:15j'ai le plaisir
00:34:15d'accueillir
00:34:16Gabriel Catala
00:34:17bonjour
00:34:17député
00:34:18la France insoumise
00:34:19du Val d'Oise
00:34:19Bruno Fuchs
00:34:20bonjour
00:34:20député
00:34:21les démocrates
00:34:22du Haut-Rhin
00:34:22président de la commission
00:34:23des affaires étrangères
00:34:24ici à l'Assemblée
00:34:26on va avoir
00:34:26dans un instant
00:34:27un député
00:34:27qui va poser une question
00:34:28justement sur les zones
00:34:29à faible émission
00:34:30je vous interroge
00:34:31sur la forme
00:34:31vous deviez voter
00:34:32sur le texte
00:34:33simplification
00:34:34après la séance
00:34:36finalement c'est décalé
00:34:37faute de compromis
00:34:38Bruno Fuchs
00:34:38pourtant il y a eu
00:34:39une commission mixte paritaire
00:34:40chargée de trouver un compromis
00:34:41a été conclusive
00:34:42ça c'est la décision
00:34:43du ministre chargé
00:34:45en relation avec le Parlement
00:34:46donc il faudra lui poser
00:34:47la question
00:34:47mais sur le fond
00:34:49sur la forme
00:34:50il y a une deuxième forme
00:34:51c'est que
00:34:51cette disposition
00:34:52dans la loi
00:34:53à mon avis
00:34:54est ce qu'on appelle
00:34:54un cavalier
00:34:55alors expliquez-nous
00:34:56ce que ça veut dire
00:34:56un cavalier législatif
00:34:57c'est une disposition
00:34:58qui est introduite
00:34:59comme amendement
00:35:00dans la loi
00:35:00mais qui ne va pas
00:35:02dans l'objet de la loi
00:35:03qui était la simplification
00:35:05économique des entreprises
00:35:06je pense que de toute façon
00:35:06cette disposition
00:35:07ne pourra pas être intégrée
00:35:08à la loi in fine
00:35:09mais après sur le fond
00:35:10on peut parler du fond
00:35:11bien évidemment
00:35:11mais je laisse ma collègue répondre
00:35:12Alors justement
00:35:13sur la forme
00:35:14est-ce que vous avez été surprise
00:35:15justement que le gouvernement
00:35:16retire de l'ordre du jour
00:35:17ce texte ?
00:35:18Normalement quand il y a
00:35:19une commission mixte paritaire
00:35:20conclusive
00:35:21c'est qu'on a travaillé
00:35:22pour qu'il puisse être voté
00:35:23dans les deux chambres
00:35:24Oui encore une fois
00:35:25le gouvernement
00:35:26contourne la décision
00:35:27du Parlement
00:35:28dans la commission
00:35:28mixte paritaire
00:35:29mais moi quelque part
00:35:31je me réjouis
00:35:31que cette loi soit repoussée
00:35:32puisque cette loi
00:35:33c'est quoi ?
00:35:34La base c'est des dizaines
00:35:35d'articles
00:35:35qui démantèlent
00:35:36le droit de l'environnement
00:35:37qui permettent à des data centers
00:35:39au service d'entreprises américaines
00:35:41de s'implanter plus facilement
00:35:43en France
00:35:43et qui font de nous
00:35:44finalement une colonie
00:35:46numérique américaine
00:35:47au service d'entreprises
00:35:48comme Apple
00:35:49et donc je me réjouis
00:35:50que tout cela soit repoussé
00:35:52parce que notre pays
00:35:53dans l'urgence climatique actuelle
00:35:54n'a aucun intérêt
00:35:55à voter ce type de loi
00:35:56Sur la question spécifique
00:35:57des ZFE
00:35:58Bruno Fuchs
00:35:59on voit bien que
00:36:00beaucoup saluaient ce principe
00:36:01de zone à faible émission
00:36:02justement
00:36:03mais que dans la mise en application
00:36:04après finalement
00:36:05il y avait peu de monde
00:36:06pour les défendre
00:36:07ces ZFE
00:36:07Nous notre position
00:36:08au mouvement démocrate
00:36:09c'est
00:36:09il faut garder ces ZFE
00:36:11sur les trois grandes
00:36:12villes ou agglomérations
00:36:14Paris Lyon-Marseille
00:36:15Et pour le reste
00:36:16il faut laisser les agglomérations
00:36:17faire elles-mêmes
00:36:18Là dans le texte
00:36:19c'est des suppressions complètes
00:36:20Oui
00:36:20mais c'est la raison pour laquelle
00:36:21c'est difficile de supprimer
00:36:23parce qu'on est engagé
00:36:24à l'échelle européenne aussi
00:36:25donc s'il n'y a plus
00:36:26de ZFE
00:36:26au-delà du mauvais message
00:36:28que c'est pour
00:36:29la question
00:36:30de la responsabilisation
00:36:32des citoyens
00:36:33vis-à-vis de l'environnement
00:36:34c'est également
00:36:35des pénalités fortes
00:36:37et on enfreint
00:36:39les règles de l'Europe
00:36:41donc on ne peut pas
00:36:41supprimer les ZFE
00:36:42comme ça
00:36:43mais sur le fond
00:36:44c'est trop contraignant
00:36:45et ça pénalise surtout
00:36:47dans les agglomérations
00:36:48de taille moyenne
00:36:48les gens les plus précaires
00:36:50il faut remplacer les voitures
00:36:51il faut se déplacer
00:36:52etc
00:36:52donc il faut simplifier
00:36:54en France
00:36:54c'est une idée
00:36:55mais pas à n'importe quel prix
00:36:57Gabriel Catala
00:36:58sur cette question
00:36:59des ZFE
00:36:59on voit que c'est un peu
00:37:00la difficulté
00:37:02à faire des mesures
00:37:03à la fois environnementales
00:37:04et sociales en fait
00:37:06là c'est une contradiction
00:37:07entre les deux
00:37:08ou de toute façon
00:37:09pour baisser le nombre
00:37:10le risque lié
00:37:11à la pollution de l'air
00:37:12il faut de toute façon
00:37:12moins de voitures
00:37:13dans les centres-villes
00:37:14Effectivement
00:37:15les ZFE
00:37:15c'est encore une fois
00:37:16une écologie
00:37:17au service des plus riches
00:37:18et pas une écologie populaire
00:37:19parce qu'avec les ZFE
00:37:20finalement vous pouvez arriver
00:37:21en centre-ville avec un SUV
00:37:22mais vous êtes privé
00:37:24de le faire
00:37:25avec une Clio deuxième génération
00:37:26c'est ça les ZFE
00:37:27alors nous nous sommes
00:37:28favorables à la France Insoumise
00:37:29à un moratoire
00:37:30sur les ZFE
00:37:31et à la mise en place
00:37:32de transports en commun
00:37:34et au fait de conditionner
00:37:36l'application des ZFE
00:37:37uniquement dans une situation
00:37:39où les personnes auraient
00:37:40des transports accessibles
00:37:42et fonctionnels
00:37:43et en l'occurrence
00:37:43ce n'est pas le cas
00:37:44d'ailleurs les ZFE
00:37:45il y a une grande difficulté
00:37:45à les appliquer
00:37:46elles ne s'appliquent que
00:37:46dans 25 villes en France
00:37:48et même les écologistes
00:37:49aujourd'hui remettent en cause
00:37:50ce système
00:37:50qui n'est pas
00:37:51la même manière dans les villes
00:37:53c'est parfois
00:37:53les plus vieux véhicules
00:37:54qui sont les plus polluants
00:37:55qui sont dans les ménages
00:37:57les plus précaires
00:37:57il faut laisser
00:37:58les agglomérations
00:37:59il faut laisser
00:38:00la décentralisation se faire
00:38:01et que chacun puisse
00:38:02en responsabilité
00:38:03décider si ça peut s'appliquer
00:38:05ou pas s'appliquer
00:38:05pour des tas de paramètres
00:38:07que l'on connaît
00:38:08il y a aussi la qualité de l'air
00:38:09il y a une question
00:38:10de santé publique
00:38:11exactement
00:38:11alors qu'est-ce qu'on fait
00:38:12justement ?
00:38:13on ne peut pas être
00:38:13sous la contrainte
00:38:14il faut que chaque situation
00:38:15étant différente
00:38:16il faut que chaque président
00:38:16d'agglomération puisse décider
00:38:18avec bien sûr
00:38:19son concept
00:38:20on dit en même temps
00:38:20qu'il y a plusieurs milliers
00:38:21de morts à cause
00:38:22justement de ces particules fines
00:38:23et en même temps
00:38:24dès qu'on veut interdire
00:38:25les véhicules
00:38:25qui émettent ces particules fines
00:38:27on dit non mais là
00:38:28c'est pas possible
00:38:29la solution elle est simple
00:38:30il faut investir
00:38:31dans les transports publics
00:38:32c'est ce que nous avons
00:38:33sans cesse proposé
00:38:34par amendement
00:38:35nous avons proposé
00:38:35de multiplier les financements
00:38:37des plans vélo
00:38:37des plans pour réhabiliter
00:38:39le ferroviaire
00:38:40notamment le frais
00:38:41tout cela a été rejeté
00:38:42a été balayé
00:38:43par les 49.3
00:38:44l'année dernière
00:38:44ce sera de nouveau le cas
00:38:45cet après-midi certainement
00:38:46si les socialistes
00:38:47ne censurent pas le gouvernement
00:38:48et donc tant qu'il n'y aura pas
00:38:50de politique publique globale
00:38:52de mise en place
00:38:52de transports en commun
00:38:54et tant que toutes les mesures
00:38:55qui concernent l'aviation
00:38:56parce qu'on parle beaucoup
00:38:57des particules fines
00:38:58mais parlons par exemple
00:38:59des jets privés
00:39:00alors pas les jets privés
00:39:02évidemment les transports
00:39:03en commun Bruno Fuchs
00:39:04puisque beaucoup de gens disent
00:39:05moi je veux bien
00:39:05passer de ma voiture
00:39:06mais si j'ai pas de bus
00:39:07pas de métro
00:39:07pas de verre
00:39:08dans des petites agglomérations
00:39:10de 150 ou de 100 000 habitants
00:39:12vous n'avez jamais
00:39:13de transports en commun
00:39:14d'une ville périphérique
00:39:15à une autre
00:39:16donc chaque situation
00:39:17doit vraiment être étudiée
00:39:18il faut décentraliser
00:39:19dans ce pays
00:39:19et c'est une bonne occasion
00:39:20de laisser la main
00:39:21au président
00:39:22d'agglomération
00:39:24sur ce type de sujet
00:39:25on va justement
00:39:26les trois plus grandes
00:39:27qui elles ont des transports
00:39:29en commun
00:39:29et qui génèrent
00:39:30beaucoup beaucoup
00:39:31on va finir sur cette question
00:39:32des ZFE
00:39:33en retrouvant Pierre Merin
00:39:35le député
00:39:35qui va interpeller le gouvernement
00:39:36sur la question
00:39:37Pierre Merin bonjour
00:39:38bonjour
00:39:39votre groupe se réjouit
00:39:40il y a quelques jours
00:39:40que les ZFE soient abandonnés
00:39:42finalement il n'y a pas le vote
00:39:43cet après-midi
00:39:44vous interpellez le gouvernement
00:39:45je vais interpeller
00:39:47le gouvernement
00:39:47pour lui demander
00:39:49si c'est normal
00:39:50de s'asseoir
00:39:50sur les travaux du Parlement
00:39:51parce que désinscrire
00:39:52un texte
00:39:53qui a trouvé une majorité
00:39:53à quatre reprises
00:39:54dans le cadre
00:39:55de la navette parlementaire
00:39:56j'appelle ça
00:39:57une forfaiture démocratique
00:39:58je ne sais pas
00:39:59si le gouvernement
00:39:59a pour finalement
00:40:01objectif
00:40:01de chanter définitivement
00:40:03le Parlement
00:40:04donc moi je dénonce
00:40:05une dérive illibérale
00:40:07d'un gouvernement
00:40:07qui s'assoit
00:40:08sur le travail parlementaire
00:40:09c'est un texte
00:40:10de simplification
00:40:10de la vie économique
00:40:11attendu par les entreprises
00:40:13et la suppression
00:40:14des ZFE
00:40:14est premièrement
00:40:15une mesure
00:40:16de simplification
00:40:17de la vie économique
00:40:18je pense à la France
00:40:18du C15
00:40:19des artisans
00:40:20qui auront des problèmes
00:40:20d'accès
00:40:21à leur chantier
00:40:22en ville
00:40:23à cause des ZFE
00:40:24donc je prétends
00:40:24que les ZFE
00:40:25c'est la mesure
00:40:26la plus importante
00:40:26de ce texte
00:40:27pour simplifier
00:40:27la vie économique
00:40:28elle est surtout attendue
00:40:30si je puis me permettre
00:40:30accessoirement
00:40:31par 15 millions
00:40:32d'automobilistes
00:40:32qu'avec les ZFE
00:40:34on veut empêcher
00:40:34d'aller au boulot
00:40:35d'aller se soigner
00:40:35d'emmener leurs enfants
00:40:37à l'école
00:40:38etc
00:40:38donc c'est un scandale
00:40:39démocratique
00:40:39de désinscrire ce texte
00:40:42sous couvert
00:40:42de ne pas faire de vagues
00:40:43pour les municipales
00:40:43j'imagine
00:40:44oui le gouvernement
00:40:44dit vouloir se donner
00:40:46le temps
00:40:46de trouver un compromis
00:40:47sur cette question
00:40:47non mais ça
00:40:48pour le coup
00:40:48ça s'appelle
00:40:49se moquer du monde
00:40:50si vous voulez
00:40:50parce que
00:40:51ce texte
00:40:51devait être inscrit
00:40:52en commission
00:40:52mixte paritaire
00:40:53à mois de septembre
00:40:54il n'y avait pas le temps
00:40:55entre septembre et janvier
00:40:56de trouver un compromis
00:40:58donc je pense que
00:40:58c'est une fausse excuse
00:40:59que le gouvernement
00:41:00essaye d'enterrer
00:41:02le texte
00:41:04qui finalement
00:41:04est devenu
00:41:06peut-être
00:41:06trop piégeux
00:41:07pour lui
00:41:07moi de toute façon
00:41:09je vais vous dire
00:41:09si vous voulez supprimer
00:41:10les ZFE
00:41:11notamment dans les métropoles
00:41:12il va falloir voter
00:41:13pour les candidats
00:41:14du rassemblement national
00:41:15aux élections municipales
00:41:15parce que c'est pas
00:41:16avec ce gouvernement
00:41:17qui s'assoit
00:41:18sur le travail parlementaire
00:41:18qu'on va y arriver
00:41:19merci Pierre Meurand
00:41:20on écoutera votre question
00:41:21et la réponse du gouvernement
00:41:23dans l'hémicycle
00:41:24merci beaucoup Thibaut Hinoch
00:41:25on va passer
00:41:26à un autre thème
00:41:27lors de la séance
00:41:29des questions au gouvernement
00:41:29une question va être posée
00:41:30sur l'Iran
00:41:31vous êtes je l'ai dit
00:41:32président de la commission
00:41:33des affaires étrangères
00:41:34ici à l'Assemblée nationale
00:41:35le porte-avions américain
00:41:37est tout près
00:41:38de la zone iranienne
00:41:39est-ce qu'il y a un risque
00:41:40de frappe américaine
00:41:41sur l'Iran
00:41:42dans les prochaines heures
00:41:43Bruno Fuchs
00:41:43alors bien sûr
00:41:44qu'il y a un risque
00:41:45sinon il ne serait pas là-bas
00:41:46moi ce que je souhaite
00:41:47d'abord
00:41:47il faut apporter un soutien
00:41:49total au peuple iranien
00:41:50qui est un courage
00:41:51absolument incroyable
00:41:53c'est une répression
00:41:54barbare
00:41:55que le régime iranien
00:41:57aujourd'hui
00:41:58a décidé
00:41:59de ne pense pas
00:42:01de tous les échos
00:42:02que j'ai
00:42:02des consultations
00:42:03que j'ai pu avoir
00:42:04que le peuple lui-même seul
00:42:05pourra venir à bout
00:42:07du régime
00:42:08donc il faut l'aider
00:42:08de l'extérieur
00:42:09donc des frappes
00:42:12peut-être
00:42:12mais avant tout
00:42:13je pense qu'il faut
00:42:13armer un maximum autour
00:42:15et faire pression
00:42:16pour que le régime
00:42:17tombe avant les frappes
00:42:18les frappes
00:42:18ne seraient pas
00:42:19une solution
00:42:19en tant que telle
00:42:20on sait ce que les Américains
00:42:21ont fait dans la zone
00:42:22depuis longtemps
00:42:23et les frappes
00:42:24n'ont jamais apporté
00:42:24vraiment de gouvernance
00:42:26et dernier point
00:42:27si vous le voulez bien
00:42:28si ces frappes
00:42:29devraient avoir lieu
00:42:29moi je souhaite
00:42:30que les Américains
00:42:30demandent l'autorisation
00:42:32au Conseil de l'ONU
00:42:33n'agissent pas seuls
00:42:35dans cette intervention
00:42:37Gabriel Catala
00:42:373000 morts
00:42:39c'est le chiffre du régime
00:42:4030 000
00:42:40c'est celui de certaines associations
00:42:42et de médias
00:42:43Bruno Fuchs disait
00:42:44on ne peut pas dire
00:42:45au peuple iranien
00:42:46débrouillez-vous tout seul
00:42:47pour faire tomber le régime
00:42:48il faut une aide extérieure
00:42:50une intervention extérieure
00:42:51je crois que nous devons
00:42:52écouter le peuple iranien
00:42:54moi il me semble
00:42:54que le peuple iranien
00:42:55à qui je veux aussi
00:42:56apporter mon soutien
00:42:57le plus total
00:42:58ne demande pas
00:42:59une intervention américaine
00:43:01tout le monde sait
00:43:01que les Américains
00:43:02n'ont jamais amené
00:43:03la démocratie nulle part
00:43:04et on n'amène pas la liberté
00:43:05avec des bombardements
00:43:06les Américains
00:43:07c'est un pays
00:43:08qui a inventé
00:43:09des armes chimiques
00:43:10pour attaquer l'Irak
00:43:11c'est un pays
00:43:12qui a kidnappé
00:43:14en violation totale
00:43:16du droit international
00:43:17un chef d'état étranger
00:43:18qui a renversé
00:43:19Salvatore Lende
00:43:20avec l'aide de la CIA
00:43:21pour installer Pinochet
00:43:22c'est ça les Etats-Unis
00:43:23et donc nous devons
00:43:25nous inscrire
00:43:25dans le cadre onusien
00:43:26la France doit prendre
00:43:27une initiative
00:43:27au Conseil de sécurité
00:43:29de l'ONU
00:43:29et nous devons demander
00:43:30aux Iraniens
00:43:31ce qu'ils souhaitent
00:43:32et nous devons
00:43:32les soutenir
00:43:33dans ce qu'ils souhaitent
00:43:34et pas imposer
00:43:35comme ça
00:43:35une nouvelle ingérence
00:43:36mais comment on leur demande
00:43:37Gabriel Catala
00:43:38c'est pas si simple
00:43:39que ça
00:43:39les Iraniens
00:43:40ont vécu
00:43:40vivent
00:43:4147 ans
00:43:42depuis 47 ans
00:43:43une dictature abominable
00:43:45mais il existe
00:43:46des réseaux d'opposition
00:43:47dans la société civile
00:43:48des partis d'opposition
00:43:49que nous devons interroger
00:43:51d'ailleurs ils ont des relais
00:43:51en France
00:43:52et nous avons des relations
00:43:53avec eux
00:43:53et c'est ces personnes-là
00:43:54qui nous devons nous adresser
00:43:56Bruno Fout
00:43:56on ne peut évidemment pas parler
00:43:57au nom des Iraniens
00:43:58le témoignage que j'ai
00:43:59en tout cas
00:43:59d'un certain nombre
00:44:00de partis
00:44:01ou d'Iraniens
00:44:02d'origine différente
00:44:03ou politique différente
00:44:04c'est qu'ils ont l'impression
00:44:06que seuls
00:44:06ils n'arriveront pas
00:44:07à faire tomber le régime
00:44:08donc il faut une intervention
00:44:09quand je dis intervention
00:44:10c'est pas forcément militaire
00:44:11et c'est pas forcément
00:44:13Donald Trump
00:44:14tout seul dans son point
00:44:15je ne souhaite pas
00:44:15qu'elle soit militaire
00:44:16mais en dernière extrémité
00:44:17s'il fallait
00:44:18je pense qu'il faut le faire
00:44:20mais dans un cadre international
00:44:21il faut tout faire
00:44:22pour éviter
00:44:23l'intervention militaire
00:44:24et l'intervention politique
00:44:26de rapport de force
00:44:27et des menacés
00:44:28à tel point
00:44:29qu'il y a des éléments
00:44:30sur lesquels
00:44:30il pourrait perdre
00:44:31à tel point
00:44:32qu'il décide d'eux-mêmes
00:44:33de renoncer au pouvoir
00:44:36et de quitter le pouvoir
00:44:37et justement
00:44:38sur cette question
00:44:39est-ce que
00:44:41Donald Trump
00:44:42vous pensez
00:44:43pourrait réintervenir
00:44:45refrapper l'Iran
00:44:46dans les prochains jours
00:44:47alors là
00:44:48nous pouvons
00:44:48monsieur Trump
00:44:49est totalement imprévisible
00:44:50ce qui est sûr
00:44:52c'est que les américains
00:44:53sont dans un impérialisme
00:44:54d'une telle agressivité
00:44:55un impérialisme
00:44:56de prédation
00:44:57qui a franchi
00:44:58un nouveau cran
00:44:59depuis le retour au pouvoir
00:45:00de monsieur Trump
00:45:01et que nous pouvons
00:45:01nous attendre à n'importe quoi
00:45:02et il y a à peine un an
00:45:05l'Iran avait été bombardé
00:45:06par Israël
00:45:07là aussi en toute illégalité
00:45:09avec l'aval des américains
00:45:10donc les américains
00:45:11peuvent envisager
00:45:12d'intervenir
00:45:13notamment pour faire
00:45:14concurrence à la Chine
00:45:15puisque l'Iran
00:45:16verse en moyenne
00:45:1715% de son pétrole
00:45:1915% de son pétrole
00:45:20pardon
00:45:21est acheté par la Chine
00:45:21il y a des intérêts économiques
00:45:22évidemment
00:45:23c'est finalement
00:45:23dans sa guerre commerciale
00:45:25avec la Chine
00:45:25que les Etats-Unis
00:45:26pourraient intervenir
00:45:27ce n'est pas en soutien
00:45:27du peuple iranien
00:45:28ce n'est pas bien sûr
00:45:28en soutien au peuple iranien
00:45:29deux éléments peut-être
00:45:31le premier c'est que
00:45:32au-delà de cela
00:45:35il faut rétablir l'Internet
00:45:37donc la communauté internationale
00:45:38il y a un problème
00:45:39de télécommunication
00:45:40des communications
00:45:41évidemment
00:45:41entre les Iraniens
00:45:43et avec la communauté internationale
00:45:45et le deuxième élément
00:45:46qu'il faudrait arriver
00:45:47à travailler dans les jours
00:45:48il y a pas mal de gens
00:45:49qui travaillent là-dessus
00:45:50c'est le plan de transition
00:45:51pour arriver jusqu'aux élections
00:45:53parce que dans la plupart
00:45:54des changements brutaux
00:45:55de régime
00:45:56soit par la force
00:45:57avec des exemples
00:45:58que l'a donné ma collègue
00:45:59et bien ensuite
00:46:00il faut inventer une transition
00:46:02et il n'y a pas de gouvernance prévue
00:46:04donc il faut
00:46:05pour l'Iran
00:46:05avant de faire tomber
00:46:07entre guillemets
00:46:08le régime
00:46:08si on y arrive
00:46:09qu'il y ait une transition
00:46:10qui soit à peu près écrite
00:46:11les modalités de cette transition
00:46:12la gouvernance de cette transition
00:46:14et un retour
00:46:15à l'ordre institutionnel
00:46:16et donc aux élections
00:46:17assez vite
00:46:17préparer la transition
00:46:19s'assurer qu'ensuite
00:46:20il pourrait y avoir
00:46:21des élections libres
00:46:23un changement de régime
00:46:24c'est possible
00:46:25Gabriel Catala
00:46:25ou pour vous
00:46:26c'est de l'interventionnisme ?
00:46:28et bien c'est
00:46:28là encore
00:46:30ce n'est pas à nous
00:46:31de décider
00:46:31pour un autre peuple
00:46:33qui a le droit
00:46:33à l'autodétermination
00:46:34de ce qu'il voudrait
00:46:35nous devons aider
00:46:36la société civile iranienne
00:46:38et ses représentants
00:46:39à organiser
00:46:40des élections libres
00:46:40s'ils le souhaitent
00:46:41et nous plier au résultat
00:46:42en tout cas ce qui est sûr
00:46:43c'est que les Iraniens
00:46:43ne veulent pas d'ingérence étrangère
00:46:45je voulais vous entendre aussi
00:46:46sur un point précis
00:46:46Bruno Fuchs
00:46:47on a deux compatriotes
00:46:49qui sont retenus encore
00:46:50en Iran
00:46:50ils ne sont plus emprisonnés
00:46:52ils ont été libérés
00:46:52de la prison des villes
00:46:53mais ils sont à l'ambassade
00:46:54ils n'ont pas le droit
00:46:55de revenir en France
00:46:55j'ai le sentiment
00:46:57que ça compte beaucoup
00:46:58Jean-Noël Barraud
00:46:58ministre des affaires étrangères
00:46:59et Sébastien Lecornu
00:47:01quand ils sont interrogés
00:47:02sur l'Iran
00:47:02disent
00:47:02n'oublions pas
00:47:03c'est aussi compliqué
00:47:05on est dans un dossier
00:47:06avec les Iraniens
00:47:07où on doit aussi
00:47:08peut-être une forme
00:47:09de prudence
00:47:09Bruno Fuchs
00:47:10bien sûr
00:47:11c'est logique
00:47:12si certaines actions
00:47:15ou propos
00:47:15pouvaient porter préjudice
00:47:17à nos deux compatriotes
00:47:19on le reprocherait
00:47:20bien évidemment
00:47:20à l'exécutif
00:47:22et c'est la raison
00:47:23pour laquelle
00:47:23il y a une diplomatie
00:47:24de la société civile
00:47:25une diplomatie parlementaire
00:47:26des gens qui peuvent
00:47:27s'exprimer
00:47:28comme on le fait aujourd'hui
00:47:29assez clairement
00:47:29même assez radicalement
00:47:31et il faut qu'on puisse
00:47:32mettre en mouvement
00:47:33cette diplomatie
00:47:35de la société civile
00:47:36ces diplomaties parlementaires
00:47:37qui sont un bon relais
00:47:39d'un certain nombre de situations
00:47:40et c'est salé
00:47:40de la diplomatie traditionnelle
00:47:43Mais est-ce que vous comprenez
00:47:44qu'il y a une forme
00:47:44de prudence
00:47:45je crois que c'est le mot
00:47:46qu'avait employé
00:47:46le Premier ministre
00:47:47dans l'hémicycle
00:47:48justement du fait
00:47:48de la situation
00:47:49de nos deux compatriotes
00:47:50Cécile Collère
00:47:51et Jacques Paris
00:47:51on ne peut pas
00:47:52le gouvernement français
00:47:54ne peut pas dire
00:47:55tout et n'importe quoi
00:47:56sur l'Iran
00:47:56en sachant évidemment
00:47:57C'est un rôle d'équilibriste
00:47:59les diplomates
00:48:00du ministère
00:48:00des Affaires étrangères
00:48:01connaissent leur dossier
00:48:03d'ailleurs je veux
00:48:03les remercier
00:48:04pour tout le travail
00:48:05qu'ils ont fait
00:48:06pour conduire à la libération
00:48:07de Madame Collère
00:48:08et de Monsieur Jacques Paris
00:48:09qui ont été transférés
00:48:11à l'ambassade de France
00:48:12à Téhéran
00:48:12mais encore une fois
00:48:14la France doit faire pression
00:48:16sur le régime iranien
00:48:18pour arriver à les exfiltrer
00:48:20et à les mettre en sécurité
00:48:21C'est un moyen de pression
00:48:22de l'Iran
00:48:23sur la France ?
00:48:24Non je ne pense pas
00:48:24parce que la France
00:48:25ce n'est pas le seul acteur extérieur
00:48:27qui intervient
00:48:28dans le champ iranien
00:48:30donc je ne pense pas
00:48:31non mais c'est une position
00:48:32de prudence
00:48:34de réalisme
00:48:35moi j'ai beaucoup
00:48:35d'affection
00:48:36pour les deux
00:48:37otages
00:48:38enfin ex-otages
00:48:39et on a cru
00:48:41à une libération
00:48:41ils habitent
00:48:42à 20 kilomètres
00:48:42de chez moi
00:48:43et donc j'ai rencontré
00:48:44les parents
00:48:45leur famille
00:48:46un comité soutien
00:48:48ici à la comité nationale
00:48:49les ambassadeurs d'Iran
00:48:49à plusieurs reprises
00:48:50pour lui demander
00:48:51d'intervenir
00:48:51on a fait ce qu'on pouvait
00:48:52et donc il faut préserver
00:48:54leur intégrité
00:48:55et attendre qu'ils reviennent
00:48:56en France
00:48:57et donc c'est assez logique
00:48:58de faire attention
00:49:01en tout cas
00:49:01quand on est ministre
00:49:02des affaires étrangères
00:49:03en revanche
00:49:04d'autres
00:49:04peuvent le faire
00:49:05avec moins de modération
00:49:07Justement sur cette question
00:49:09un dernier mot
00:49:09sur cette question de l'Iran
00:49:10on entend la sonnerie
00:49:11à retentir
00:49:12c'est que nous sommes
00:49:12à 10 minutes
00:49:13de la séance des questions
00:49:14au gouvernement
00:49:15donc vigilance
00:49:16sur une éventuelle
00:49:17intervention américaine
00:49:18mais dans un cadre
00:49:19de l'ONU
00:49:20ça pourrait aller jusqu'où
00:49:21Gabriel Katala
00:49:22parce que vous dites
00:49:22il faut laisser les Iraniens
00:49:23choisir
00:49:24et en même temps
00:49:24on pourrait donner mandat
00:49:25à l'ONU
00:49:26pour une forme d'intervention
00:49:27pour aider à faire tomber
00:49:28le régime
00:49:28C'est à la France
00:49:29de proposer une initiative
00:49:31au conseil de sécurité
00:49:32de discuter sur ce qui
00:49:33pourrait être porté
00:49:34à l'ONU
00:49:35pour aider les Iraniens
00:49:36mais le conseil de sécurité
00:49:37on ne va pas se leurrer
00:49:38la Chine et les Etats-Unis
00:49:40sont membres permanents
00:49:42et donc dans le cas
00:49:42où le conseil de sécurité
00:49:43serait incapable
00:49:44de prendre une décision
00:49:46il faudrait confier
00:49:47une décision
00:49:47à l'Assemblée générale
00:49:48des Nations Unies
00:49:49où tous les Etats du monde
00:49:50pourraient se prononcer
00:49:51Je n'ai pas mieux à dire
00:49:53parce que je pense
00:49:54que les un ou deux membres
00:49:56du conseil de sécurité
00:49:57mettront leur veto
00:49:57la Chine ou la Russie
00:49:59Evidemment
00:49:59on a parlé des Etats-Unis
00:50:01on va continuer
00:50:02à en parler
00:50:03avec ICE
00:50:03la fameuse police
00:50:05de l'immigration
00:50:05une question sera posée
00:50:06par Pouria Mircheil
00:50:07député écologiste de Paris
00:50:09il est au micro
00:50:09de Stéphanie Despierres
00:50:10celle des 4 colonnes
00:50:11Bonjour
00:50:12qu'allez-vous demander
00:50:13au gouvernement
00:50:13à propos des Etats-Unis ?
00:50:16D'abord
00:50:16je vais lui demander
00:50:17de prendre des sanctions
00:50:18à l'égard
00:50:19de nos entreprises
00:50:20en tout cas
00:50:20de tout faire
00:50:21pour qu'aucune de nos entreprises
00:50:22puisse cautionner
00:50:24par des politiques
00:50:25en l'occurrence
00:50:26par un contrat
00:50:26c'est le cas de Capgemini
00:50:27aux Etats-Unis
00:50:29à travers sa filiale
00:50:30des politiques publiques
00:50:32de ségrégation
00:50:33d'humiliation
00:50:33qui vise à arrêter
00:50:35des étrangers
00:50:36qui vise à les remigrer
00:50:39c'est-à-dire
00:50:40à appliquer
00:50:40le programme de Trump
00:50:41Très précisément
00:50:42qu'est-ce qui est reproché
00:50:44qu'est-ce que vous reprochez
00:50:45à Capgemini
00:50:45pour que les téléspectateurs
00:50:47comprennent bien ?
00:50:47Capgemini
00:50:48c'est une entreprise française
00:50:49qui a une filiale
00:50:50aux Etats-Unis
00:50:50et qui a tout simplement
00:50:52passé un contrat
00:50:53avec ICE
00:50:54la police anti-immigration
00:50:56de Trump
00:50:57qui est une milice institutionnelle
00:50:58dans le but
00:50:59de les cibler
00:51:00de les interpeller
00:51:01et de les ramener
00:51:01à la frontière
00:51:02avec tous les drames
00:51:03que l'on sait
00:51:04il y a un contrat
00:51:05qui a été signé
00:51:06en bonne et due forme
00:51:06pire que ça
00:51:07ICE
00:51:07est payé
00:51:08en plus de son contrat
00:51:09avec un bonus
00:51:11une forme de récompense
00:51:12au nombre de personnes
00:51:14interpellées
00:51:14donc c'est le cynisme
00:51:15le plus absolu
00:51:16la France ne doit pas
00:51:18encourager
00:51:19des entreprises françaises
00:51:20voire même
00:51:21doit les sanctionner
00:51:22lorsqu'elles se comportent
00:51:23de cette façon
00:51:23mais elle doit aller plus loin
00:51:24on a affaire à un pouvoir
00:51:26le pouvoir trumpiste
00:51:26qui est dangereux
00:51:28pour la démocratie
00:51:28il faut pouvoir prendre
00:51:30des sanctions
00:51:30contre les dirigeants américains
00:51:31qui sont responsables
00:51:32des politiques criminelles
00:51:33et il faut aussi être capable
00:51:34maintenant de poser
00:51:35franchement la question
00:51:36est-ce qu'il n'est pas temps
00:51:37d'ouvrir le droit d'asile
00:51:38pour certains citoyens américains
00:51:39mais avec quel motif
00:51:40le gouvernement peut agir
00:51:41c'est une entreprise privée
00:51:43elle passe des contrats
00:51:43avec qui elle veut
00:51:44et on peut très bien
00:51:45aussi la sanctionner
00:51:46de différentes façons
00:51:47au moins en politique intérieure
00:51:48à défaut de pouvoir
00:51:49les sanctionner aux Etats-Unis
00:51:50j'imagine que
00:51:51la filiale de Capgemini
00:51:53a des statuts
00:51:54propres aux droits américains
00:51:56j'entends bien l'argument
00:51:57mais on ne pourrait pas se cacher
00:51:59derrière cet argument-là
00:52:00pour ne rien faire
00:52:01il y a en face de nous
00:52:03un pouvoir
00:52:03disons les mots
00:52:04fascisant
00:52:05qui nous menace
00:52:06qui menace directement
00:52:07l'Union européenne
00:52:07qui moque matin, midi et soir
00:52:08la France
00:52:09son président de la République
00:52:11ses institutions
00:52:11il faut réagir
00:52:12merci beaucoup
00:52:13merci à vous
00:52:14merci beaucoup
00:52:15Stéphanie Despierre
00:52:16Bruno Fouques
00:52:17ces révélations
00:52:18de l'œil du 20h
00:52:19est-ce que ça vous choque
00:52:20qu'une entreprise française
00:52:21travaille
00:52:22collabore avec cette police
00:52:23ICE
00:52:24dont on a vu les méthodes
00:52:25c'est choquant
00:52:26aujourd'hui
00:52:27mais je pense que
00:52:28et donc il faut aujourd'hui
00:52:29traiter la question
00:52:30aujourd'hui
00:52:30mais quand vous êtes
00:52:30une entreprise française
00:52:32qui opère aux Etats-Unis
00:52:33vous cherchez à avoir
00:52:34des contrats
00:52:34vous avez une agence d'Etat
00:52:36qui est là
00:52:37qui fait un appel d'offres
00:52:37vous y répondez
00:52:38vous gagnez
00:52:39vous ne savez pas
00:52:40que quelques mois après
00:52:41ou quelques semaines après
00:52:42vous allez avoir
00:52:43des comportements
00:52:44de cette nature
00:52:45voilà
00:52:45Capgemini
00:52:46n'a pas donné
00:52:48de militaires
00:52:50en tout cas
00:52:50d'individus
00:52:51c'est une prestation
00:52:52technologique
00:52:53et le groupe a dit
00:52:54qu'il allait regarder
00:52:55les détails du contrat
00:52:56moi je serais Capgemini
00:52:57aujourd'hui
00:52:57à la lumière
00:52:59des comportements
00:53:00absolument inqualifiables
00:53:01que l'on voit
00:53:02de cette
00:53:03qu'on appelle milice
00:53:04qui n'est pas une milice
00:53:04mais enfin
00:53:05elle se comporte
00:53:05comme une milice
00:53:06et d'ailleurs
00:53:07parce qu'on peut expulser
00:53:08les gens sans passer
00:53:09devant un juge
00:53:09ce qui en France
00:53:09serait impossible
00:53:10donc ce qu'on voit
00:53:11aux Etats-Unis
00:53:11ne pourrait pas se faire
00:53:12en France
00:53:13tout de suite
00:53:13je vais rassurer
00:53:14les gens qui font
00:53:15des amalgames
00:53:16et aujourd'hui
00:53:17effectivement
00:53:17la lumière
00:53:18de cette situation
00:53:19les responsables
00:53:20de l'entreprise
00:53:20doivent s'interroger
00:53:21bien évidemment
00:53:21Gabriel Catala
00:53:22s'interroge aujourd'hui
00:53:24mais voilà
00:53:25ce que disait Bruno Fuchs
00:53:26ils ne savent pas
00:53:27que ces images
00:53:28vont être produites
00:53:28que ces comportements
00:53:29c'est une agence
00:53:30légale aux Etats-Unis
00:53:32et effectivement
00:53:34ces dernières semaines
00:53:35qu'on a aussi vu
00:53:36un certain nombre
00:53:37de comportements
00:53:38même des américains tués
00:53:39mais est-ce qu'il faut
00:53:40dénoncer le contrat
00:53:40aujourd'hui Gabriel Catala
00:53:42évidemment
00:53:42et contrairement
00:53:43à ce que peut raconter
00:53:44cette entreprise
00:53:45ou certains collègues
00:53:46ce n'est pas nouveau
00:53:47parce que pendant
00:53:47le premier quinquennat
00:53:49de monsieur Trump
00:53:49son premier mandat
00:53:50ICE avait assassiné
00:53:5123 personnes
00:53:53et les agents
00:53:53qui ont assassiné
00:53:54des personnes migrantes
00:53:55ou des américains
00:53:56n'ont jamais été poursuivis
00:53:58et là aussi
00:53:58il y avait déjà
00:53:58un basculement
00:53:59vers le néofascisme
00:54:00et la fin de l'état de droit
00:54:01aux Etats-Unis
00:54:02l'année dernière
00:54:0435 personnes
00:54:05mortes
00:54:06dans les prisons de ICE
00:54:07parce que ICE
00:54:07a un système carcéral
00:54:09parallèle
00:54:09où 70 000 personnes
00:54:11sont détenues
00:54:11dans des situations
00:54:12désastreuses
00:54:15et indignes
00:54:16pour la condition humaine
00:54:18donc il faut évidemment
00:54:19rompre ce type de contrat
00:54:21mais aussi
00:54:22mettre en place
00:54:23des sanctions
00:54:24et des gels
00:54:24des avoirs
00:54:25à l'égard des agents
00:54:26et des dirigeants
00:54:27de cette milice fasciste
00:54:28ce n'est pas juste une agence
00:54:29c'est une milice fasciste
00:54:30et ça illustre
00:54:31ce que ferait l'extrême droite
00:54:32en France au pouvoir
00:54:33donc ça devrait nous alerter
00:54:35Bruno Fuchs
00:54:35ça réinterroge
00:54:36notre rapport aux Etats-Unis
00:54:38est-ce qu'on
00:54:38commerce avec les Etats-Unis
00:54:40comme on le fait
00:54:41avec un pays ami
00:54:42ou est-ce qu'on se méfie
00:54:43on dit non
00:54:44comme avec un adversaire
00:54:46pour réagir
00:54:47je pense dans l'ordre
00:54:47des grands principes
00:54:48le principe d'état de droit
00:54:50de démocratie
00:54:51est bien plus fort
00:54:51que le moindre contrat
00:54:52commercial
00:54:53qu'on peut avoir
00:54:54pour ça il faut dire les choses
00:54:55ensuite sur votre question
00:54:56je pense
00:54:58la première réaction
00:54:59que j'ai
00:54:59c'est que ce scénario
00:55:00d'un renversement
00:55:01d'alliance
00:55:02des Etats-Unis
00:55:03depuis la fin
00:55:05de la deuxième guerre mondiale
00:55:05même avant
00:55:06la première guerre mondiale
00:55:08est quelque chose
00:55:08absolument
00:55:09que personne n'avait scénarisé
00:55:10donc on a un scénario
00:55:12en tout cas
00:55:12un schéma
00:55:14dans lequel
00:55:14on n'avait pas
00:55:15de réponse immédiate
00:55:17et écrite
00:55:18donc il faut complètement
00:55:19reconfigurer
00:55:20notre façon de penser
00:55:21et nos relations
00:55:22avec les Etats-Unis
00:55:22mais c'est un marché important
00:55:24je pense qu'on travaille
00:55:26avec la Chine
00:55:27on travaille avec d'autres pays
00:55:28qui sont moins
00:55:28donc je pense que
00:55:29le commerce
00:55:30les relations commerciales
00:55:32c'est autre chose
00:55:32que les relations politiques
00:55:33Bruno Fuchs le dit
00:55:35certaines entreprises
00:55:36ont des contrats
00:55:37avec des pays
00:55:39qu'on ne peut pas forcément
00:55:39appeler des démocraties
00:55:40partout
00:55:41est-ce qu'il faudrait
00:55:41tout dénoncer
00:55:42finalement
00:55:43on ne commerce pas forcément
00:55:45avec des gens
00:55:45avec qui on est tout le temps d'accord
00:55:46il faut dénoncer
00:55:48et rompre les contrats
00:55:49avec tout type
00:55:51de service
00:55:52comme ça
00:55:53qui est présenté
00:55:53comme un service public
00:55:54et qui n'en est pas un
00:55:55ou avec tout type
00:55:56d'entreprise étrangère
00:55:57qui ne respecte pas
00:55:58les droits humains
00:55:59c'est pour ça que nous aussi
00:56:00nous appelons à rompre
00:56:01l'accord commercial
00:56:02entre l'UE et Israël
00:56:04c'est pour les mêmes raisons
00:56:05lorsqu'il y a des violations
00:56:06de droits humains
00:56:06pourquoi on continuerait
00:56:07à commercer
00:56:08avec ce type d'individus
00:56:09Cap Jiminy
00:56:10je crois peut avoir
00:56:10d'autres contrats
00:56:11avec des personnes
00:56:12respectables
00:56:13et n'a pas besoin
00:56:14de commercer
00:56:14avec une milice facile
00:56:15la ministre des armées
00:56:16a dit
00:56:17voilà
00:56:17vigilance
00:56:17qu'elle voulait
00:56:18des précisions
00:56:18sur le dossier
00:56:19mais on sent
00:56:20une forme d'embarras
00:56:22même le patron
00:56:23Cap Jiminy
00:56:24dit on va regarder
00:56:25quand même
00:56:25chacun est responsable
00:56:26de ses actes
00:56:27le chef de l'entreprise
00:56:29patron
00:56:29le bord de Cap Jiminy
00:56:31et les politiques
00:56:33et les citoyens
00:56:33en général
00:56:34a donné l'ordre
00:56:35des priorités
00:56:36et des grands principes
00:56:37et donc aujourd'hui
00:56:39quand on voit ces images
00:56:40la prestation de Cap Jiminy
00:56:41prête
00:56:42enfin pose problème
00:56:43voilà
00:56:44mais ce n'était pas le cas
00:56:45lorsque l'appel d'offres
00:56:46a été lancé
00:56:46je pense
00:56:47une dernière question
00:56:48mais c'est
00:56:48moi ce que je pense
00:56:49c'est qu'il faut
00:56:50qu'on aille réveiller
00:56:51parce que je trouve
00:56:52un peu endormi
00:56:54en tout cas
00:56:54tous les démocrates américains
00:56:56des démocrates en sens large
00:56:56mais des gens
00:56:57qui sont dans le parti d'opposition
00:56:59à Donald Trump
00:57:00et la coupe du monde
00:57:01il faut la boycotter
00:57:02certains disent
00:57:02il faut boycotter
00:57:03la coupe du monde
00:57:03aux Etats-Unis
00:57:04nous nous sommes
00:57:04pour le boycott
00:57:05de la coupe du monde
00:57:06et j'ajoute que
00:57:07ce n'est pas juste
00:57:08un conflit
00:57:08extrême droite
00:57:09démocrate
00:57:10parce que la semaine dernière
00:57:11à l'Assemblée Nationale
00:57:12certains du bloc central
00:57:13ont soutenu
00:57:15la mise en place
00:57:15d'une présomption
00:57:16de légitime défense
00:57:17pour les policiers
00:57:18qui renversaient
00:57:18totalement les principes
00:57:20de notre cénateur
00:57:20je le rappelle
00:57:21Gabriel Catala
00:57:21sur la coupe du monde
00:57:22comme ça
00:57:23ça vous permet
00:57:23d'avoir une réponse rapide
00:57:25c'était le problème
00:57:26de Le Pen
00:57:26aujourd'hui
00:57:29l'administration Trump
00:57:30ce n'est pas
00:57:30les Etats-Unis
00:57:31il y a un peuple américain
00:57:32il y a des Américains
00:57:33on a des relations avec eux
00:57:34tous les jours
00:57:35des centaines
00:57:36des milliers
00:57:36de franco-américains
00:57:37échangent
00:57:38et donc
00:57:39il ne faut pas sanctionner
00:57:41les Etats-Unis
00:57:42il y a l'administration Trump
00:57:43il faut se battre
00:57:44contre l'administration Trump
00:57:45pour ce qui est là
00:57:46comme exaction
00:57:46et donc pas boycotter
00:57:47Sébastien Lecornu
00:57:48bien d'arriver
00:57:49merci beaucoup Bruno Fuchs
00:57:50on vous réinvitera
00:57:51pour reparler
00:57:52justement de cette coupe du monde
00:57:53merci Gabriel Catala
00:57:54on vient de voir passer
00:57:55le premier ministre
00:57:56Marion Becker
00:57:56vous étiez justement
00:57:57avec la caméra
00:57:59coordonneur
00:58:00pour nous montrer
00:58:00en direct ces images
00:58:01de quoi va-t-on parler
00:58:03lors de la séance
00:58:03des questions gouvernement
00:58:04c'est dans une poignée de secondes
00:58:06oui Elsa
00:58:08et bien d'abord
00:58:09ce seront les questions
00:58:10d'actualité française
00:58:12qui seront à la une
00:58:12de ces questions au gouvernement
00:58:13avec notamment la question
00:58:15de la contamination
00:58:16des laits infantiles
00:58:17retirés du marché
00:58:18une question de la France insoumise
00:58:19une question des écologistes
00:58:21sur les suppressions de postes
00:58:23à l'éducation nationale
00:58:24à la rentrée
00:58:244000 annoncées hier
00:58:26par le ministère
00:58:27de l'éducation nationale
00:58:28à noter une question
00:58:29également sur les ZFE
00:58:30vous en avez débattu
00:58:31avec vos invités
00:58:32et puis deux questions
00:58:34sur l'international
00:58:35une sur l'Iran
00:58:37et puis une sur l'Aïs
00:58:39cette police anti-immigration
00:58:40aux Etats-Unis
00:58:41a-t-elle bénéficié
00:58:43de l'aide
00:58:43d'une entreprise française
00:58:44Capgemini
00:58:45pour traquer les migrants
00:58:45c'est ce que vous verrez
00:58:47dans l'hémicycle
00:58:48tout à l'heure
00:58:49Merci Marion Baker
00:58:51séance à suivre
00:58:52dans quelques secondes
00:58:53vous entendez les tambours
00:58:54de la garde républicaine
00:58:56ici dans la salle
00:58:57des pas perdus
00:58:57annonce que la présidente
00:58:59de l'Assemblée
00:58:59va passer d'ici
00:59:00une seconde à l'autre
00:59:01on va retrouver très rapidement
00:59:02Stéphanie Despierre
00:59:03Stéphanie avec vous
00:59:04on va faire un petit point
00:59:05on en a parlé depuis des mois
00:59:06du budget
00:59:07c'est bientôt la fin Stéphanie
00:59:08Oui c'est bientôt la fin
00:59:09car il y a à nouveau
00:59:10deux motions de censure
00:59:12cet après-midi
00:59:12déclenchées suite au 49-3
00:59:14le deuxième sur le budget
00:59:15dégainé par Sébastien Lecornu
00:59:18vendredi
00:59:19motion des écologistes
00:59:20motion du Rassemblement National
00:59:21qui a priori ne devrait pas être
00:59:23adoptée cet après-midi
00:59:25ensuite le texte partira au Sénat
00:59:27il reviendra à l'Assemblée
00:59:29pour un troisième
00:59:3049-3 a priori vendredi
00:59:32et un dernier volant
00:59:34de motion de censure
00:59:35la semaine prochaine
00:59:36si elle ne passe pas
00:59:36Sébastien Lecornu
00:59:38aura réussi à son pari
00:59:39doter le pays d'un budget
00:59:41et rester à Matignon
00:59:42Merci beaucoup Stéphanie Despierre
00:59:44vous avez vu à l'image
00:59:45la présidente de l'Assemblée Nationale
00:59:48qui va s'installer dans un instant
00:59:49au perchoir
00:59:49pour ouvrir la séance
00:59:50des questions gouvernement
00:59:51je vous rappelle qu'après
00:59:53on revient sur les temps forts
00:59:54de la séance avec deux députés
00:59:55mais on accueille également
00:59:56quatre citoyens
00:59:57ils réagiront à la séance
00:59:59et ils viendront surtout
01:00:00poser leurs questions
01:00:01leur thème de préoccupation
01:00:02Bonne séance
01:00:03à très vite
01:00:04Bonjour à tous
Commentaires