- il y a 1 semaine
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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:00Bonjour à tous et bienvenue si vous nous rejoignez sur LCP.
00:05A suivre dans un instant la séance de questions au gouvernement.
00:08On évoquera évidemment le 49.3 budgétaire et puis on parlera aussi de ce bras de fer engagé par Donald Trump avec l'Europe.
00:15A tout de suite.
00:15Le 49.3 budgétaire, il en sera question donc cet après-midi.
00:33Juste après la séance de questions au gouvernement avec l'annonce officielle dans l'hémicycle par Sébastien Lecornu.
00:37Ce sera évidemment à suivre en direct sur LCP.
00:40On évoquera aussi l'autre actu du jour, le bras de fer engagé par Donald Trump avec l'Europe.
00:45Et pour nous accompagner tout au long de cette émission, Stéphanie Despierre et Marco Pommier qui sont salle des 4 colonnes.
00:52Et puis Clément Perrault qui lui se trouve dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:56On se rend d'abord salle des 4 colonnes.
00:57Marco Pommier, de quoi est-ce qu'on parle autour de vous aujourd'hui ?
01:01Eh bien ce matin, on parle forcément du 49.3.
01:04Depuis ce matin, Sébastien Lecornu devrait l'annoncer en fin d'après-midi.
01:08Vous l'avez dit, sur la partie recette du budget, deux motions de censure seront déposées dans la foulée par la France Insoumise et le Rassemblement National.
01:17Motion qui pourrait être examinée vendredi.
01:20C'est peut-être le début de la fin de cette séquence budgétaire qui s'est ouverte début octobre quand même.
01:25Merci Marco Pommier.
01:28On se rend à présent dans l'hémicycle pour aller voir Clément Perrault.
01:31Clément, sur quoi vont porter les questions aujourd'hui ?
01:36Eh bien on en parlera dans cette émission.
01:38Clément, c'est la question sensible du Groenland qui va dominer la séance.
01:43Donald Trump, dans son style caractéristique, multiplie les coups de bluff, les coups de pression, les menaces.
01:48Face à cela, quelle doit être la réaction de la France et plus globalement de l'Europe ?
01:53La diplomatie française doit-elle monter en première ligne ?
01:56Plusieurs députés interrogeront aujourd'hui le gouvernement sur ce sujet.
02:00Merci à vous Clément Perrault, en direct de l'hémicycle.
02:03Et puis pour débattre de cette actualité, j'accueille sur ce plateau Thomas Ménager et Jean-René Cazeneuve.
02:09Merci à tous les deux.
02:10Bonjour.
02:10Thomas Ménager, député Rassemblement National du Loiret et Jean-René Cazeneuve, député Renaissance du Gers.
02:17On va donc évoquer ce 49-3 budgétaire annoncé officiellement hier par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
02:24Le Premier ministre qui s'était pourtant engagé à ne pas utiliser cet article de la Constitution.
02:31On va réécouter un extrait de son allocution hier.
02:33Nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel, avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume,
02:43mais d'engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finances.
02:51J'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole, mais en même temps pour tenir parole, il faudrait que je m'entête.
02:56Il faut être humble. C'est un semi-succès, semi-échec. Ça a fonctionné sur la sécurité sociale. Personne n'y croyait.
03:05Et ça a eu un mérite énorme, énorme, de remettre du sérieux et du calme dans la vie politique du pays.
03:12Alors Stéphanie Despierre, le Premier ministre, on vient de l'entendre, a fait part de ses regrets, de son amertume, mais il a dû revenir sur sa parole.
03:19Et oui, franc et direct. Pas de discours alambiqué pour le Premier ministre.
03:22Ce qui fait donc demi-tour, seule solution pour éviter une sortie de route définitive.
03:27Hier, trois mois après s'être engagé à ne pas utiliser le fameux 49-3 pour satisfaire la demande du Parti Socialiste,
03:34eh bien Sébastien Lecornu acte l'échec de son pari, dit-il, de gouverner autrement.
03:39Alors pour se justifier, il explique que les choses se sont gâtées à Noël avec l'échec de la commission mixte paritaire
03:44et le désalignement, dit-il, de l'Assemblée nationale et du Sénat.
03:47Il y a cru encore pendant la trêve des confiseurs, mais à la rentrée, patatras, Sébastien Lecornu parle désormais de sabotage par les oppositions visant LFI et le RN.
03:57Il dénonce même la désertion en nommant les écologistes et les communistes qui ne voulaient plus discuter à Matignon.
04:03Inutile de s'entêter, c'est lui-même qui le dit.
04:05Le Premier ministre va donc monter à la tribune cet après-midi vers 16h30, 17h, pour dégainer ce 49-3, le premier de Sébastien Lecornu,
04:14le 29e depuis 2022, selon les Insoumis, qui déposeront bien sûr une motion de censure.
04:19Stéphanie, quand on regarde le contenu de ce budget, est-ce qu'on peut parler d'une victoire pour le Parti Socialiste ?
04:24En tout cas, la stratégie de négociation des socialistes a fonctionné vendredi.
04:27Les annonces du Premier ministre comprenaient presque tous les éléments réclamés par l'EPS ces dernières semaines.
04:3350 euros de plus pour la prime d'activité chaque mois, la généralisation des repas étudiants à 1 euro,
04:39une rallonge de 200 millions d'euros pour le fonds vert, le dégel du barème de l'impôt sur le revenu.
04:43On sait aussi, depuis, que la surtaxe d'impôt sur les sociétés sera maintenue à 8 milliards d'euros, 7,5 peut-être.
04:49En tout cas, c'est la fourchette haute qui était réclamée par les socialistes.
04:53En revanche, il n'y a tout de même pas de taxe Zuckmann, car ici, il n'y avait pas de majorité pour la votée.
04:58En toute logique, l'EPS, ce matin, par la voix d'Olivier Faure, a donc confirmé qu'il ne censurerait pas ce gouvernement le cornu,
05:04malgré l'usage du 49.3.
05:06Merci à vous, Stéphanie Despierres, et à tout à l'heure.
05:09Jean-Hené Cazeneuve, on a entendu les regrets, l'amertume du Premier ministre,
05:13mais malgré tout, revenir sur sa parole comme ça, est-ce que ça n'affaiblit pas la parole publique ?
05:18Moi, je ne peux pas parler à la place du Premier ministre.
05:21C'est lui qui s'est engagé à ne pas l'utiliser, et c'est lui qui est effectivement revenu sur sa parole.
05:25Je pense qu'il a entendu les Français, le tissu économique, le tissu associatif,
05:32les collectivités territoriales, qui nous disent tous les jours, sur les marchés,
05:37qu'il faut un budget à notre pays.
05:40C'était l'objectif essentiel, primordial, la raison pour laquelle nous nous sommes engagés depuis le début
05:47sur la route du compromis, parce que nous voyons bien que nous n'avons pas la majorité à l'Assemblée nationale.
05:52Donc oui, c'était, je crois, quasi inéluctable de passer au 49.3.
05:57Pourquoi ? Tout simplement, et je terminerai là-dessus, parce que toutes les oppositions ont dit qu'elles votaient contre,
06:04et le Parti Socialiste a dit maintenant depuis un certain temps qu'ils ne le voteraient pas non plus.
06:07Donc l'arithmétique simple fait qu'il n'avait pas le choix.
06:11Thomas Ménager, vous avez écouté, j'imagine, Sébastien Lecornu hier, il a attaqué le Rassemblement national.
06:16Il dit, en gros, c'est à cause de vous, le Rassemblement national et de l'FI, que je suis obligé d'utiliser le 49.3.
06:23Oui, enfin, il réécrit un peu l'histoire.
06:24C'est-à-dire qu'à un moment, il n'a pas non plus tendu la main, notamment au Rassemblement national
06:28et au Rassemblement national, pour reprendre un certain nombre de nos mesures.
06:31Donc à un moment, on ne peut pas être tenu pour responsable.
06:33Il a refusé le dialogue, il a refusé de débattre avec l'ensemble des oppositions, il a fait le choix.
06:39C'est le sien, ça le regarde.
06:40De débattre exclusivement avec le Parti Socialiste, ça a été dit.
06:43C'est le budget, en grosse partie, rédigé, écrit par le Parti Socialiste.
06:47Mais moi, je regrette, oui, qu'il ait d'abord renoncé au 49.3 pour au final revenir sur sa parole.
06:53On ne l'a pas forcé.
06:54Et je pense que dans une situation, dans un pays où, en fait, il y a une perte de confiance dans la parole publique,
06:58il y a de l'abstention au moment des élections, d'avoir le Premier ministre, celui qui est tout en haut,
07:02qui, en finale, revient sur sa parole, alors qu'il n'aurait sûrement pas dû refuser, rejeter cette possibilité,
07:07je trouve que c'est quand même pas...
07:08Est-ce qu'il avait vraiment le choix ? Parce que là, on en était à 250 heures de débat budgétaire,
07:12il fallait continuer jusqu'à quand ? Jusqu'à Noël ?
07:14Je pense qu'on peut toujours faire autrement, mais il avait le choix de ne pas refuser un outil qui lui est offert,
07:19qu'un outil constitutionnel, on ne le remet pas en cause, qu'est le 49.3.
07:22Et là, je vais peut-être rejoindre ce que dit M. Cazeneuve, c'est que surtout, il y a des personnes qui ont obtenu,
07:27notamment les socialistes, beaucoup de choses, mais qui ne sont pas capables d'assumer qu'ils votent le budget,
07:33n'ont pas capables d'assumer qu'ils devraient voter le budget.
07:35Pour vous, le Parti Socialiste devrait aller au-delà de la non-censure ?
07:37On a un moment, il y a deux parties dans cet hémicycle, il y a les socialistes qui devraient assumer que c'est leur budget,
07:43et ils devraient le voter, et on devrait avoir par contre des républicains qui avaient fixé des lignes rouges,
07:47c'est-à-dire pas d'augmentation d'impôts, on refusera un budget socialiste, et qui eux devraient censurer s'il y a un 49.3.
07:52On va aller voir justement ce qu'en pensent...
07:53On va voir s'il y a une motion de censure dans quelques heures.
07:55On va aller voir ce qu'en pensent les socialistes justement, puisque vous êtes avec Arthur Delaporte, Marco Pommier.
08:01Oui, Arthur Delaporte, les socialistes ne censureront pas le gouvernement, malgré le 49.3 de Sébastien Lecornu.
08:07Il n'y a pas si longtemps, les socialistes étaient contre cet article de la Constitution, vous n'avez pas l'impression de vous renier ?
08:12On est toujours contre.
08:13C'est juste qu'on n'est pas au gouvernement.
08:15Et donc, à partir du moment où c'est le Premier ministre qui décide de l'enclencher contre son propre camp,
08:19puisque les macronistes ont été dans l'incapacité de faire les concessions que le Premier ministre leur demandait,
08:23donc de chercher un compromis dans le Parlement, à un moment, il ne reste plus beaucoup d'options.
08:27C'était soit les ordonnances, une procédure très autoritaire qui risquait de faire passer le budget en l'État, soit le 49.3.
08:32Ce que je constate, c'est que le renoncement au 49.3 depuis la désignation de Sébastien Lecornu
08:37a permis de faire passer le projet de loi de financement de la sécurité sociale avec la suspension de la réforme des retraites,
08:42et a permis, contrairement à ce qui s'était passé depuis le début de l'utilisation de 49.3 pour faire le budget,
08:48de négocier et finalement de tordre le bras au gouvernement sur un certain nombre de points.
08:51Donc, ce renoncement a permis d'avoir un budget qui protège mieux les budgets, les Français.
08:56Et c'est juste qu'aujourd'hui, comme les LR disent, il est hors de question d'avoir ce budget
09:00qui défend mieux les classes populaires que les plus riches,
09:02et bien peut-être que c'est là aujourd'hui qu'ils vont commencer à vouloir dire on vote contre.
09:06Donc, c'est pour permettre un budget qui passe contre la droite.
09:08C'est tout simple.
09:09Mais à gauche, vos partenaires ou anciens partenaires ne comprennent pas vraiment la position des socialistes.
09:15L'insoumis Éric Coquerel, le président de la commission des finances, disait ce matin
09:18ce budget, ça va être 20 milliards de coupes budgétaires.
09:22Qu'est-ce que vous leur dites ? Qu'est-ce que vous leur répondez ?
09:24Moi, j'attends de voir où est-ce qu'ils trouvent les 20 milliards de coupes budgétaires.
09:27Parce qu'on a quand même réussi à empêcher les Français de voir leurs impôts augmenter
09:32ou de rentrer dans l'impôt pour une partie d'entre eux.
09:35On a empêché les coupes sur les aides publiques au logement
09:37qui allaient faire qu'aujourd'hui, on n'allait pas avoir de revalorisation des APL.
09:41On a empêché la fiscalisation de l'allocation adulte handicapé
09:45et la mixe avec notamment tout ce qui va être prime d'activité.
09:49Donc, vous voyez, on a protégé les Françaises et les Français.
09:52Et donc, derrière, qu'ils me disent où est-ce qu'ils trouvent ces 20 milliards de coupes.
09:54Aujourd'hui, on protège aussi l'université, par exemple, de coupes sombres.
09:57Enfin, voilà, il y a plein de sujets sur lesquels on a des engagements du gouvernement pour avancer.
10:03Je ne dis pas que ce sera un budget parfait.
10:04Et tout ça, ça n'empêche pas les coupes budgétaires ?
10:06Ça ne sera pas le budget que les socialistes auraient présenté.
10:09Notamment, il n'y a pas la justice fiscale et notamment l'imposition des ultra-riches que nous réclamions.
10:14Certes, il y a une taxation avec l'impôt sur les sociétés des très grandes multinationales,
10:19mais ce n'est pas assez pour nous.
10:21Et donc, voilà, là, il y a évidemment des choses qui ne vont pas, mais on ne peut pas tout avoir.
10:24Il y a un moment, c'est soit il n'y a pas de budget, et dans ce cas-là, c'est la loi spéciale qui est terrible pour les Françaises et les Français,
10:29qui n'est pas du tout optimale.
10:30soit c'est une dissolution et pas de budget pendant six mois, une loi spéciale pendant six mois,
10:34soit un budget qui a un moindre mal avec des gains significatifs sur le pouvoir d'achat par ailleurs,
10:40par exemple avec la hausse de la prime d'activité qu'on a obtenue.
10:43Donc, vous voyez, voilà, nous, on préfère voir le verre à ma moitié bide que le verre très plein, que disent certains.
10:48Merci beaucoup, Arthur Delaporte.
10:49Et merci à vous, Marco Poimier.
10:50Jean-René Cazeneuve, qu'est-ce que vous répondez à Arthur Delaporte quand il explique qu'en fait,
10:53le 49-3, le Premier ministre, il l'a utilisé avant tout contre son propre camp qui ne voulait pas voter ce budget ?
11:01C'est quand même le comble.
11:02Donc, nous avons montré, nous, ensemble pour la République, que nous étions depuis le début pour le compromis.
11:08Et d'ailleurs, Gabriel Attal avait proposé...
11:11Pour le compromis, mais la copie qui est sur la table, elle aurait été votée par votre propre parti.
11:16Dès le début, il y avait une autre méthode qui avait été proposée par Gabriel Attal,
11:20qui était, dès le début des discussions budgétaires, de se mettre d'accord définitivement
11:25avec un certain nombre de concessions qui auraient été faites aux uns et aux autres
11:28et de partir de cette base pour discuter le budget.
11:32On ne serait peut-être pas aujourd'hui au 49-3.
11:34Probablement, ça aurait été une meilleure méthode que d'imposer le 49-3.
11:39Est-ce que, pour vous, le Premier ministre a trop lâché au PS ?
11:43Comme le dit, par exemple, le président du groupe Modem, Marc Fénaud,
11:46qui parle de lâcheté budgétaire, de dépenses publiques à l'aveugle
11:50et qui estime qu'on est allé trop loin en faveur du PS ?
11:54Je ne veux pas polémiquer avec le Parti Socialiste qui se revendique toutes les victoires.
11:59Chaque dépense, et je suis moi assez proche de ce que dit Marc Fénaud,
12:03chaque euro dépensé aujourd'hui, c'est un euro qui est financé par de la dette.
12:08Et aujourd'hui, notre pays se finance à des taux extrêmement élevés.
12:123,5% à 10 ans, 4,2% à 20 ans, c'est colossal.
12:19Donc je crois que l'Assemblée nationale, les partis, aujourd'hui, feraient mieux de réfléchir collectivement
12:25pour se dire comment on réduit nos déficits et pas demander telle ou telle dépense supplémentaire
12:32comme l'en font et comme l'ont fait les socialistes.
12:34Thomas Ménager, quel regard vous portez sur le contenu de ce budget ?
12:38Est-ce que vous iriez jusqu'à dire que c'est un budget socialiste ?
12:40Je pense que c'est assez clair. Il y a des hausses d'impôts, il y a des dépenses qui continuent d'augmenter.
12:45Il n'y a pas d'économie structurelle.
12:46C'est-à-dire qu'en fait, on va augmenter le problème qu'il va falloir à un moment régler.
12:50C'est-à-dire qu'on vit à crédit, on continue d'emprunter.
12:53Et comme là, je rejoins mon collègue Cazeneuve, pas sur les solutions, mais au moins sur le constat,
12:59c'est que voilà, ça ne fait qu'aggraver la situation.
13:03Et aujourd'hui, oui, c'est un budget socialiste.
13:05Mais j'ai entendu M. Fénaud qui parle de lâcheté budgétaire.
13:08Je n'avais pas entendu ses propos.
13:09Mais la lâcheté, c'est de laisser passer un budget comme ça.
13:11C'est-à-dire que quand vous avez des mots aussi durs, que ce soit les Républicains, que ce soit le modem sur ce budget,
13:15quand vous savez que vous allez en fait tuer l'avenir du pays,
13:18parce que vous allez créer un cercle vicieux négatif avec des entreprises qui vont être plus taxées,
13:22avec des Français qui vont moins consommer,
13:23avec une situation qui va être de plus en plus difficile à gérer,
13:27et une dette que les générations futures vont devoir payer,
13:30eh bien il faut avoir le courage et pas la lâcheté de dire non, de dire stop.
13:34Et si ça doit passer par une motion de censure votée, une censure et une dissolution éventuelle,
13:39ça ne sera pas six mois comme dit M. Delaporte.
13:41S'il y a une majorité qui se dégage après ces élections, en un mois de temps, il peut y avoir un budget.
13:45Alors des motions de censure, il va y en avoir deux.
13:47Celle déposée par votre parti, Marine Le Pen l'a annoncée,
13:49puis celle déposée par la France Insoumise.
13:51Vous voterez les deux, y compris celle de la France Insoumise ?
13:55Comme d'ordinaire, vous savez, c'est une censure.
13:58C'est-à-dire qu'en fait, tous les partis, depuis toujours, sous la Ve République,
14:01quand ils veulent censurer, ils sont obligés de voter parfois des motions de censure
14:04qui viennent d'un camp totalement opposé, avec qui on n'a absolument rien en commun,
14:08avec qui on ne partage pas les mêmes solutions.
14:09Et donc on votera l'ensemble des censures, parce qu'on souhaite la censure de ce gouvernement,
14:12on souhaite bloquer ce texte qui va augmenter les impôts et ne pas faire d'économie.
14:15Donc oui, nous le ferons bien entendu.
14:17Jean-René Cazeneuve, vous craignez ces motions de censure,
14:20vous avez peur que certaines voix du PS, de la droite, peut-être même dans votre propre camp,
14:25on ne sait jamais, aillent sur la censure ?
14:27Non, il n'y aura pas de censure dans notre propre camp.
14:30Nous sommes le camp de la responsabilité, et donc pas de l'instabilité politique.
14:35Tous les Gersois que je rencontre chaque week-end me disent
14:40« Sortez maintenant de ce débat budgétaire, passons à autre chose ».
14:44On voit bien la situation internationale qui est alarmante.
14:47Donc il est urgent, urgent qu'on tourne la page de ce budget.
14:52Donc oui, ce n'est pas un budget idéal,
14:55mais faire chuter le gouvernement n'apporterait pas de solution aux problèmes des Français.
15:00Refaire des élections nous enverrait là aussi dans l'inconnu,
15:03sans qu'on ait absolument aucune garantie qui ait une majorité qui nous permettrait de faire mieux.
15:08Donc vous êtes serein sur les motions de censure, vous n'avez pas peur ?
15:11Ce n'est pas moi qui vote, donc je respecterai évidemment,
15:13et je respecte la liberté de chacun.
15:16Je crois que l'esprit de responsabilité va l'emporter face à ceux qui cherchent le chaos,
15:22les uns dans la rue, les autres qui veulent voter jusqu'à ce qu'ils gagnent.
15:26Bon, on ne va pas voter non plus tous les ans, pour faire plaisir à M. Ménager.
15:29Allez, on va retourner celle des 4 colonnes pour aller voir Stéphanie Despierre,
15:32parce que vous êtes avec un des acteurs clés de ce très long débat budgétaire.
15:37Vous êtes avec le rapporteur général du budget, le député de la droite républicaine, Philippe Juvin.
15:42Bonjour Philippe Juvin.
15:44Quelle est votre réaction aux annonces de Sébastien Lecornu,
15:47qui a donné beaucoup de gages aux socialistes ?
15:51Pour baisser l'endettement, il y a deux manières de faire.
15:54Soit vous augmentez les recettes, c'est-à-dire les impôts et les taxes,
15:57soit vous baissez les dépenses.
15:59Manifestement, le choix qui est fait très majoritairement,
16:02c'est d'augmenter les impôts et les taxes,
16:03avec des entreprises qui vont être soumises à une grande pression fiscale,
16:07mais pas de beaucoup baisser les dépenses.
16:09En tout cas, moi je n'ai pas la copie finale,
16:12et je répète, je continue à répéter que nos marges de manœuvre,
16:15elles sont sur la baisse de la dépense,
16:17et donc je demande au Premier ministre de continuer à travailler,
16:20de nous présenter une copie avec une baisse réelle de la dépense publique.
16:23De ce que vous avez entendu, de ce que vous avez vu,
16:25est-ce que vous estimez qu'on est à 5% de déficit ou pas ?
16:28Je l'ignore totalement, puisque je n'ai pas la copie complète.
16:31Effectivement, vous avez raison, c'est un sujet.
16:32Je voudrais avoir la copie complète.
16:345% c'est le minimum.
16:36Je vous rappelle qu'il y a encore quelques mois,
16:38nous disions que l'objectif serait de terminer à 4,6, voire 4,7% de déficit.
16:43Là maintenant, tout le monde est satisfait si on arrive à 5%.
16:46Je ne sais même pas si on est à 5%. J'attends la copie.
16:48Le gouvernement a trop lâché aux socialistes ?
16:51Très clairement, le deal aurait dû être un deal global entre le PLFSS et le PLF.
16:58Le gouvernement a donné aux socialistes une suspension de la réforme des retraites.
17:03Dans mon esprit, c'était pour solde de tout compte.
17:07Et là, on revient sur le projet de loi de finances.
17:10Moi, je pense qu'il faut baisser la dépense publique.
17:12Les socialistes veulent l'augmenter.
17:13Donc effectivement, on a du mal à se mettre d'accord.
17:15Vous pourriez voter une censure, le groupe droite républicaine, ici à l'Assemblée ?
17:19Que quelques individualités soient tentées par la censure,
17:21c'est un secret de polichinelle.
17:23Mais je ne vois pas le groupe voter la censure dans son entièreté.
17:26Pourquoi ?
17:27Si vous votez la censure, c'est la situation la pire,
17:30parce que vous n'avez plus de gouvernement,
17:31mais surtout, vous n'avez plus du tout de budget.
17:33Et vous avez un risque, en plus, que soit nommé un Premier ministre socialiste.
17:37Alors là, pour le coup, on aura la taxe Zuckman,
17:39l'impôt sur la fortune, la taxe holding,
17:42qu'on a réussi à neutraliser dans la discussion budgétaire.
17:46C'est une des seules victoires que nous avons.
17:47Victoire très importante pour les ETI
17:49qui voyaient leur trésorerie mise en danger.
17:52Les entreprises de taille intermédiaire ?
17:53Oui, les entreprises de taille intermédiaire.
17:55Dans le projet initial, le gouvernement envisageait d'aller taper leur trésorerie.
17:58Ça, on a mis fin à tout ça.
18:00On a un peu limité les dégâts, si vous voulez.
18:02Donc je pense que la censure aurait beaucoup d'inconvénients.
18:05Et les mêmes qui nous demandent de censurer
18:06viendraient nous taper dessus en disant
18:08que vous avez livré le pays aux socialistes.
18:10Merci beaucoup.
18:11Merci à vous Stéphanie Despierre.
18:12Jean-René Cazeneuve, on le sent amer, le rapporteur général du budget,
18:15il dit qu'il n'y a pas assez de baisse de dépense
18:17et qu'il y a trop de taxes sur les entreprises.
18:18Il y a ces 8 milliards d'euros
18:20qui vont être à nouveau prélevés sur les grandes entreprises.
18:23Alors que le gouvernement s'était engagé à ne plus le faire,
18:25il y a la baisse de la CVAE qui n'aura pas lieu.
18:28Est-ce que ce n'est pas un budget anti-entreprise ?
18:30Alors, notre groupe a voté contre cette surtaxe
18:33sur l'impôt sur les sociétés
18:35et notre groupe a voté pour la baisse de la CVAE,
18:38cet impôt de production qui passe sur les entreprises.
18:40Votre parti, il est représenté au gouvernement.
18:43Après, c'est au gouvernement de prendre ses responsabilités.
18:47Mais notre position, elle est extrêmement claire.
18:49Nous avons toujours été pro-business,
18:51nous avons été toujours pour le soutien des entreprises depuis 2017.
18:55Pourquoi ?
18:55Parce que, si vous faites peser une fiscalité importante
18:59sur les entreprises, vous pouvez dire
19:00« Bon, ce n'est pas grave, elles ne votent pas. »
19:02Oui, mais en fait, elles-mêmes vont moins investir.
19:06Elles-mêmes vont moins augmenter leurs salariés.
19:09Elles-mêmes vont faire des choix, peut-être,
19:11d'aller produire ailleurs qu'en France
19:14si la fiscalité en France est supérieure.
19:17Et je voudrais, juste pour terminer là-dessus,
19:19dire que cette fausse idée,
19:21qu'à d'ailleurs, à un moment, était l'idée du Rassemblement national,
19:22de dire « Je fais de taxer les grandes entreprises,
19:24ce n'est pas grave, c'est des grosses. »
19:25Oui, ce n'est pas...
19:26Ce sont, au contraire, elles,
19:28qui sont dans la compétition internationale.
19:31La petite PME du GERS,
19:33elle est, d'une certaine manière,
19:34protégée de la compétition internationale.
19:37Alors que les grosses entreprises
19:38les fleuront dans notre industrie,
19:39c'est eux qui sont en confrontation
19:40avec l'international.
19:42Et si vous les pénalisez,
19:43vous donnez des billes à Boeing,
19:45vous donnez des billes aux grandes entreprises américaines.
19:48Thomas Ménager,
19:49l'ERN a un peu évolué sur ce sujet.
19:51Aujourd'hui, vous êtes contre cette surtaxe
19:53à l'impôt sur les sociétés des grandes entreprises.
19:56Mais parce que le vrai problème qu'il y a,
19:58c'est qu'on peut demander temporairement des efforts
19:59à certaines grosses entreprises.
20:02Mais si c'est pour baisser les impôts
20:03sur les classes populaires et les classes moyennes,
20:05qui est une baisse globale.
20:06Au final, on augmente la fiscalité sur les entreprises
20:09pour boucher des trous.
20:10Alors que pour boucher ces trous,
20:11il faudrait faire des économies.
20:12Par contre, M. Cazeneuve,
20:14je suis assez surpris.
20:14C'est-à-dire que quand on avait obtenu à l'Assemblée
20:16dans un premier vote
20:18la baisse des impôts de production de 5 milliards,
20:21la baisse de la suppression de la C3S,
20:23qui est un impôt de production,
20:24vous avez demandé une seconde délibération
20:25et vous ne l'avez pas soutenu.
20:27De la même manière,
20:27vous êtes abstenu,
20:29et j'ai vérifié avant de venir,
20:30parce que je savais que je serais face à vous
20:30et que vous êtes quelqu'un de très sérieux.
20:32Vous avez été rapporteur général du budget
20:33et que vous vous êtes abstenu
20:35sur l'augmentation de la CSG capitale,
20:37qui va toucher aussi un certain nombre
20:39des épargnants, les PER.
20:40Donc un moment, il faut aussi être cohérent.
20:42Nous, on est cohérents,
20:43c'est-à-dire que s'il y a une meilleure justice fiscale,
20:46c'est pour des baisses d'impôts
20:48sur les classes populaires et les classes moyennes.
20:49Est-ce que le RN est encore le parti du peuple,
20:52comme il s'en revendique,
20:53ou est-ce qu'il est devenu le parti
20:54des grandes entreprises, finalement ?
20:56Mais ce n'est pas du tout contradictoire.
20:58Si vous voulez que le peuple vive,
20:59si vous voulez que notre système social marche,
21:01si vous voulez qu'il y ait des recettes fiscales
21:03et sociales dans les caisses de l'État,
21:05il faut que les grosses entreprises
21:06et toutes les entreprises,
21:07elles puissent produire,
21:09elles puissent investir,
21:10elles puissent recruter.
21:10Ce n'est pas du en même temps,
21:11et du peuple et des grandes entreprises.
21:13C'est juste qu'à un moment,
21:13avant qu'il y ait un euro d'argent public
21:15dans les caisses de l'État,
21:16c'est de l'argent privé.
21:17L'argent public, il n'est pas magique,
21:19il ne tombe pas du ciel,
21:20sauf s'il vient de la dette et des emprunts.
21:23Mais aujourd'hui,
21:24si vous voulez plus d'argent
21:25pour faire plus de justice fiscale
21:27et plus de justice sociale,
21:28il faut aujourd'hui...
21:2935 milliards d'impôts supplémentaires
21:31sur les entreprises en première lecture.
21:32Non, c'était contre l'optimisation fiscale,
21:33parce que oui, Starbucks...
21:3435 milliards d'impositions supplémentaires.
21:35Vous le savez très bien.
21:35Vous dites ça,
21:36mais c'est la communication,
21:37ça ne veut rien dire,
21:37M. Cazeneuve,
21:38parce que bien entendu,
21:39Starbucks,
21:40qui ne paye pas ses impôts en France
21:41et qui fait remonter tout son argent
21:42en Irlande,
21:43par rapport à votre petite entreprise,
21:45ça a touché les entreprises françaises.
21:48Alors la sur-optimisation fiscale,
21:50on va en parler,
21:51parce que ça fait partie de ce budget aussi
21:52et des annonces de Sébastien Lecornu,
21:54via notamment une réforme du pacte d'Utreil.
21:57Pour faire simple,
21:57tous les biens personnels
21:59ne pourront plus être mis
22:00dans les holdings familiales.
22:02Qu'est-ce que vous mettez, vous,
22:03dans les biens personnels précisément,
22:05par exemple ?
22:06Ça, c'est l'administration fiscale
22:07qui va le déterminer avec précision.
22:10Pour nous, il est très important,
22:11nous n'avons pas touché au pacte d'Utreil,
22:13parce qu'il est très important
22:14que les entreprises,
22:16au moment des successions,
22:18restent françaises.
22:19Et donc, si vous taxez ces successions
22:21à un niveau trop important,
22:23eh bien, les actionnaires
22:24sont obligés de vendre
22:25et ce sont autant de pépites françaises
22:27qui peuvent passer dans les mains étrangères.
22:31Sauf qu'il y a des abus, visiblement.
22:32Oui, comme dans toute politique publique,
22:34hélas, il y a des abus.
22:35C'est pour ça que nous avons une loi
22:37pour lutter contre la fraude
22:39et l'optimisation fiscale.
22:41Et donc, il y a des abus.
22:43Donc, c'est normal que nous sortions
22:45de ce pacte d'Utreil,
22:48les biens qui sont des biens personnels,
22:51somptuaires.
22:51Donc, ça peut être la résidence secondaire,
22:53une voiture de luxe.
22:55Ça peut être, effectivement,
22:58un château, un vignoble, un jean-de-sert.
22:59Des actifs financiers, par exemple.
23:02Qui n'est pas dans l'activité principale
23:04de l'entreprise.
23:06Donc, voilà, c'est juste une mesure
23:07de anti-optimisation,
23:09que je trouve tout à fait logique.
23:11Mais, fondamentalement,
23:12nous ne voulons pas toucher
23:13au pacte d'Utreil,
23:14essentiel pour notre économie française.
23:17Je vous vois au chef de la tête,
23:18Thomas Ménager.
23:18Là-dessus, vous êtes sur la même ligne.
23:19Oui, c'est du bon sens, bien entendu.
23:22Il faut qu'il y ait la possibilité
23:23que ces entreprises perdurent
23:24et qu'elles puissent rester françaises
23:25et qu'il y ait ces possibilités
23:26de transmission.
23:27Mais, à un moment,
23:28il ne faut pas qu'il y ait d'optimisation.
23:29Il ne faut pas qu'il y ait des petits malins
23:30qui passent à côté
23:31et qui mettent un certain nombre de biens
23:33qui ne doivent pas relever
23:35de ce mécanisme.
23:36Parce que, oui, à un moment,
23:38une résidence secondaire,
23:40ce n'est pas quelque chose
23:40qui va, en fait, produire de la richesse,
23:42qui ne va pas être quelque chose
23:44qui est un bien professionnel.
23:45C'est un bien personnel
23:45et donc, ça ne doit pas pouvoir bénéficier
23:47d'un tel dispositif, bien entendu.
23:48J'aimerais qu'on revienne un peu plus
23:49sur la méthode aussi du Premier ministre
23:51parce qu'on a entendu Philippe Juvin
23:52il y a quelques instants
23:53être agacé de ne pas avoir encore
23:55la copie finale du budget.
23:57Sébastien Lecornu s'était engagé hier
23:59à envoyer une lettre aux députés,
24:01aux parlementaires.
24:02Elle est où, cette lettre ?
24:03Vous l'avez reçue ?
24:04Probablement encore, elle arrive.
24:05Pas encore ?
24:06Non, mais ça ne pose pas un problème pour vous.
24:08Est-ce que les députés
24:10vont peut-être être amenés
24:11à se prononcer sur la motion de censure
24:12sans avoir la version définitive,
24:14la copie définitive de ce budget ?
24:16Non, c'est possible.
24:17Le Premier ministre est obligé
24:18quand il dépose un 40 offre 3
24:21de déposer le texte
24:22et donc nous aurons 48 heures minimum
24:25pour regarder ce texte en détail.
24:28Et donc ça me paraît être la moindre des choses.
24:31Non, sur la méthode,
24:32je reviens sur ce que dit
24:33assez justement Philippe Juvin,
24:35le rapporteur général du budget,
24:37c'est qu'on aurait pu imaginer
24:40de se réunir,
24:42comme ça a été proposé par d'autres parties
24:44en particulier au mois d'octobre
24:47et de se dire, voilà,
24:49quel objectif on veut
24:50en matière de déficit,
24:52en matière de pression fiscale,
24:55en matière de niveau de dépense,
24:56avoir un deal un peu global
24:58et dérouler à ce moment-là
25:00dans l'hémicycle
25:01à partir de ce deal global
25:03et pas aller de surprise en surprise
25:05et imaginer que
25:06le cheminement en hémicycle
25:08allait nous permettre d'arriver à 5%.
25:10Vous pensez que ça aurait produit
25:12davantage de résultats
25:13pour ménager cette méthode ?
25:14Ça dépend de qui vous auriez mis
25:16autour de la table.
25:17Si vous ne mettez pas tout le monde
25:18autour de la table
25:19et que vous ne mettez pas
25:19notamment ceux qui,
25:20comme nous,
25:20Rassemblement National,
25:22souhaitent des vraies économies structurelles,
25:23je pense qu'on arrive toujours
25:24au même endroit.
25:25C'est-à-dire qu'il n'y a pas
25:25le courage politique aujourd'hui
25:27pour faire des économies
25:28sur le train de vie de l'État,
25:29sur le coût de l'immigration,
25:30sur le coût de l'Union Européenne,
25:31sur un certain nombre de sujets
25:32sur lesquels il y a aujourd'hui
25:33du gras,
25:34qu'il faut dégraisser ce mammouth
25:35et c'est ça le vrai sujet.
25:36Donc maintenant,
25:37la question de la lettre,
25:39c'est encore un exemple de plus
25:40que M. Lecornu
25:41promet des choses,
25:43annonce des choses
25:44et puis derrière,
25:44ça ne suit pas
25:45alors que c'est logique.
25:46Tout à l'heure,
25:47il va monter
25:47et annoncer le 49.3,
25:49il doit adoxer à côté
25:50un texte
25:51et on va avoir ce texte
25:52et là,
25:52on verra réellement
25:53à quel point
25:54la facture va être peut-être
25:55très chère
25:56pour les finances publiques
25:57et pour les Français.
25:58On va retourner du côté
25:58de la salle des 4 colonnes
26:00parce qu'on a vu
26:01que ce budget,
26:03il crispe aussi
26:04certains députés
26:05de la majorité
26:06du socle commun,
26:07notamment peut-être
26:07du côté d'Horizon.
26:08Stéphanie Despierre ?
26:09Bonjour Frédéric Valtoux.
26:11Alors vous non plus,
26:11Horizon,
26:12vous n'êtes pas vraiment
26:13convaincu par la copie
26:14budgétaire de Sébastien Lecornu ?
26:16Quand on regarde
26:17de près le texte,
26:17effectivement,
26:18c'est une copie
26:18qui est un grand renoncement,
26:20renoncement à maîtriser
26:21les dépenses,
26:23en général le déficit,
26:24mais des renoncements
26:25à stopper
26:27les hausses fiscales,
26:28renoncement
26:29à faire des économies
26:30et notamment
26:30sur le fonctionnement
26:31de l'État.
26:32Donc c'est vrai
26:33que c'est une copie
26:34qui n'est pas très satisfaisante.
26:36Le PLFSS
26:37n'était déjà
26:38pas satisfaisant,
26:40a été équilibré
26:41de manière artificielle
26:42par de lourds
26:42transferts financiers
26:44du budget de l'État
26:45vers le budget
26:46de la Sécurité sociale.
26:47Là,
26:48on a une copie
26:49encore aujourd'hui
26:50qui effectivement
26:51n'est pas
26:52ce qu'on aurait voulu.
26:54On le savait,
26:55c'est l'art du compromis,
26:56c'est l'art d'accepter
26:57des choses
26:58qui au départ
26:59n'étaient pas souhaitables.
27:00Mais là,
27:01franchement,
27:02c'est plus que du renoncement.
27:03C'est une suite
27:05de concessions
27:05qui aujourd'hui
27:06défigure complètement
27:07et surtout
27:08reporte à plus tard
27:09les efforts
27:10qu'il faudra faire
27:11pour maîtriser la dette,
27:12pour faire diminuer
27:14la fiscalisation
27:15des Français
27:16et des entreprises.
27:17Donc on repousse
27:18à plus tard
27:19des choix
27:20qui auraient dû
27:20être impulsés
27:21dès cette année.
27:22Quelles conséquences politiques
27:23vous en tirez ?
27:24Vous avez des ministres
27:25au gouvernement,
27:26vous êtes soutien
27:27en théorie
27:28du gouvernement
27:29parce que vous faites partie
27:29du bloc central,
27:30là on sent que le soutien
27:31n'y est plus.
27:32Quelle est la suite ?
27:33Alors Horizon a toujours dit
27:34qu'on ne souhaitait pas
27:35participer au gouvernement.
27:36Trois ministres ont fait
27:37le choix à titre individuel
27:38d'aller au gouvernement,
27:39ça ne l'engage pas
27:40forcément le parti Horizon.
27:42Et je pense
27:42qu'il sera peut-être
27:43temps un jour
27:44de le rappeler
27:44de manière peut-être
27:45plus forte
27:45qu'on l'a fait
27:47jusqu'à présent.
27:48On est effectivement
27:49aujourd'hui,
27:51on soutient le gouvernement
27:52dans le sens
27:52où on ne votera pas
27:53la motion de censure
27:54parce qu'on ne souhaite pas
27:55alimenter une crise politique
27:58et une valse
27:59des premiers ministres
27:59que l'on connaît maintenant
28:00depuis quelques années.
28:02Mais ce n'est pas pour autant
28:03qu'on applaudira
28:05à ce budget
28:05comme effectivement
28:06nous nous sommes abstenus
28:07sur le projet de loi
28:08de financement
28:09de la sécurité sociale
28:09et quelque part,
28:11heureusement qu'il y a
28:11un 49-3
28:12et qu'il n'y ait pas de vote
28:13parce que je ne suis pas sûr
28:14que beaucoup de députés
28:15Horizon aient eu envie
28:16de voter le budget
28:17tel qu'il est présenté
28:18aujourd'hui.
28:19Vous attendez encore
28:19quelque chose
28:20de Sébastien Lecornu ?
28:22Écoutez,
28:22aujourd'hui,
28:24on va voir,
28:25il a promis plein
28:26de chantiers
28:27sur la décentralisation,
28:29sur la réforme de l'État.
28:32Reprenons un exemple,
28:33je parle de la réforme
28:33de l'État.
28:35On nous annonçait,
28:36Madame de Montchalin
28:36nous annonçait
28:37la suppression
28:37de plein d'agences.
28:39Ça a été l'objet
28:39de nombreux débats
28:40pendant tout le printemps
28:41dernier.
28:42On voit qu'à l'arrivée,
28:43on ne touche plus à rien.
28:44Donc c'est vrai
28:45qu'aujourd'hui,
28:47non,
28:47on n'attend plus
28:47de grandes réformes.
28:48On attend surtout
28:49la présidentielle de 2027
28:50pour effectivement
28:51permettre aux Français
28:52de trancher sur ces réformes
28:54qui sont nécessaires et utiles.
28:55Merci beaucoup.
28:57Et merci à vous,
28:57Stéphanie Despierre.
28:59Jean-René Cazeneuve,
29:00on vient de comprendre
29:00entre les lignes
29:01que Frédéric Valtoux,
29:02il n'aurait sans doute pas
29:03voté ce budget.
29:04Et vous,
29:05vous l'auriez voté ?
29:05149,3 ?
29:06Nous sommes le parti
29:07du compromis
29:08et le parti
29:09de la stabilité.
29:11Donc,
29:12oui,
29:12nous aurions voté ce budget.
29:13Ça n'est pas un budget
29:14idéal pour nous.
29:17Je vous l'ai dit,
29:18il n'y a pas suffisamment
29:18de baisse de la dépense
29:20et donc le déficit
29:21n'est pas suffisamment
29:21réduit.
29:23Mais nous avons quand même
29:23obtenu un certain nombre
29:25de gains sur ce budget.
29:25Oui,
29:26nous aurions voté ce budget
29:27parce que nous ne voulons pas
29:28de saut dans l'inconnu.
29:30Donc,
29:30voilà,
29:31c'est le moindre mal
29:31aujourd'hui,
29:32ce qui est en train
29:33de se dérouler.
29:33Sur les baisses
29:35de dépenses
29:35que vous évoquiez,
29:37elles ont été
29:37vaguement évoquées
29:39mais pas très précisément.
29:40Vous avez été rapporteur
29:41général du budget.
29:41Quand on vous dit
29:42les dépenses en euros
29:43courant des ministères
29:44doivent baisser
29:45pour la première fois
29:46tout en augmentant
29:48celles du ministère
29:49de la Défense,
29:49de l'Éducation nationale,
29:51le budget de l'écologie,
29:53ça veut dire quoi
29:53concrètement ?
29:55Il faut les baisser
29:55de combien
29:56dans les autres ministères ?
29:58Écoutez,
29:59je ne peux pas vous faire
29:59la...
30:00A peu près,
30:00un ordre de grandeur.
30:01Est-ce qu'on parle
30:01d'un ou de milliards
30:02ou de 10 ou de 15 ?
30:03Écoutez,
30:04moi, je viens...
30:06J'avais une vie
30:07dans le privé
30:08avant de faire
30:08de la politique.
30:09J'ai cette chance-là
30:10et je sais que chaque année,
30:13on réfléchissait
30:13à la manière
30:14de baisser les coûts.
30:16Chaque année,
30:16on était capable
30:17de faire des économies.
30:18Donc je pense que
30:18c'est vrai que ça n'est pas
30:20nécessairement l'habitude
30:21aujourd'hui
30:22mais dans le mode
30:23de fonctionnement,
30:24dans les agences,
30:25dans un certain nombre
30:25de programmes,
30:26dans la simplification,
30:28bien sûr,
30:29je ne doute pas
30:30qu'on puisse faire
30:30des économies partout
30:32mais c'est vrai,
30:33au niveau
30:33de la sécurité sociale,
30:35c'est vrai au niveau
30:36de l'État
30:37et c'est vrai aussi
30:37au niveau des collectivités
30:38territoriales.
30:39Donc oui,
30:39c'est un état d'esprit
30:40dans lequel notre pays
30:42doit se projeter
30:42après des années
30:44où on a beaucoup
30:45aidé les Français.
30:46Je pense évidemment
30:47à la crise du Covid,
30:48je pense à l'inflation
30:49qui a été extrêmement forte.
30:51Maintenant,
30:52il faut penser différemment.
30:53Thomas Ménager,
30:54cette baisse des dépenses
30:56en euros courants
30:57dans les ministères,
30:58vous y croyez ?
31:00Il faut espérer,
31:01il faut espérer pour notre pays,
31:02il faut espérer globalement
31:03qu'il y aura la capacité,
31:05parce qu'aujourd'hui,
31:06c'est ça le sujet,
31:06de faire plus
31:07ou de faire pareil
31:08mais avec moins.
31:10Ça a été très bien dit
31:10dans le privé,
31:11les collectivités,
31:12vous savez,
31:12moi je suis dans le Loiret,
31:14les maires des petites communes,
31:15ils ont vu la DGF
31:16souvent stagner
31:17ou baisser
31:17ou du moins stagner
31:19alors qu'il y avait
31:19une augmentation
31:20et de l'inflation
31:21qui est arrivée,
31:21ils ont fait des économies,
31:22ils ont trouvé,
31:23ils se sont creusés la tête,
31:25vous savez,
31:25les Français le font bien,
31:26un certain nombre de Français
31:27qui soufflent le font bien
31:28sur leur budget,
31:29dans leur foyer,
31:30donc l'État doit être
31:31en capacité de le faire
31:32pendant des années.
31:33Il y a eu une facilité
31:35de se dire,
31:35dans tous les cas,
31:36il y aura des rallonges,
31:37on y va,
31:37on continue comme avant,
31:38on ne peut plus continuer comme avant.
31:39Merci beaucoup à tous les deux
31:41d'être venus débattre
31:42sur ce plateau d'LCP,
31:44salle des pas perdus
31:44ici même à l'Assemblée.
31:46On va évoquer à présent
31:46l'autre actualité
31:48qui fait beaucoup réagir
31:49à l'Assemblée,
31:50Marco Pommier,
31:51vous êtes salle des quatre colonnes,
31:52cette autre actualité,
31:53ce sont ces nouvelles menaces
31:55de droits de douane
31:56lancées par Donald Trump
31:57contre l'Europe en général
31:58et puis contre la France
32:00en particulier.
32:01Alors Emmanuel Macron
32:02vient de s'exprimer
32:02depuis le forum de Davos,
32:05on peut dire que
32:05la tension est à son comble
32:07entre l'Europe
32:07et les Etats-Unis.
32:09Oui Clément,
32:10la tension continue de monter
32:11entre Washington et l'Europe
32:13dans la nuit,
32:14Donald Trump a menacé
32:15de taxer à 200%
32:17les vins et champagnes français,
32:20motif officiel.
32:21Emmanuel Macron
32:21refuse de rejoindre
32:23le Conseil de paix
32:24voulu par le président américain
32:27en concurrence
32:28avec l'ONU.
32:28Alors vous l'avez dit,
32:29Emmanuel Macron
32:30a dénoncé
32:31il y a quelques minutes
32:32une concurrence américaine
32:34qui vise à affaiblir
32:35et subordonner l'Europe.
32:37Je cite,
32:38voilà pour la réaction
32:38du président français
32:40car c'est vrai,
32:41Donald Trump
32:41ne s'arrête pas là,
32:43il met aussi la pression
32:44sur les dirigeants européens
32:46réunis aujourd'hui,
32:47à partir d'aujourd'hui
32:48au forum économique
32:49de Davos
32:50en plein bras de fer
32:51sur le Groenland.
32:53Le président américain,
32:54vous le savez,
32:55souhaite s'emparer
32:56de ce territoire
32:56autonome du Danemark
32:58qu'il juge essentiel
32:59pour la sécurité nationale
33:01et mondiale
33:02et sur ce dossier aussi,
33:04il menace
33:04de surtaxes douanières
33:05les pays
33:06qui s'opposeraient
33:07à cette annexion,
33:08la France,
33:09le Royaume-Uni
33:10ou encore l'Allemagne.
33:11L'Union européenne
33:12de son côté
33:13étudie déjà
33:14des mesures
33:15de rétorsion commerciale.
33:17Les déclarations
33:17des dirigeants européens
33:18à partir d'aujourd'hui
33:19à Davos
33:20seront donc
33:20particulièrement scrutées.
33:23Le président américain,
33:24Donald Trump,
33:24lui,
33:24s'exprimera là-bas
33:25mercredi.
33:27Merci à vous,
33:28Marco Pommier.
33:29Il est 14h34
33:30si vous nous rejoignez
33:31sur RCP.
33:32Nous sommes à moins
33:32d'une demi-heure maintenant
33:33de cette séance
33:33de questions au gouvernement
33:35que vous allez vivre
33:36évidemment en direct
33:37à partir de 15h.
33:38Vous retrouverez aussi
33:39dans cette émission
33:40Stéphanie Despierre
33:41et Marco Pommier
33:41qui sont salles
33:42des 4 colonnes
33:43et puis Clément Perrault.
33:44Clément,
33:45vous vous trouvez
33:45dans l'hémicycle.
33:47Clément,
33:47est-ce que vous avez,
33:48vous pouvez nous donner
33:49une idée des questions
33:50qui vont être posées
33:50aujourd'hui par les députés ?
33:53Marco,
33:55on parlait à l'instant
33:56Donald Trump,
33:57le président américain,
33:58il ne sera bien sûr
33:58pas dans l'hémicycle aujourd'hui.
34:00En revanche,
34:00il sera très largement présent
34:02dans les discussions
34:03sur le Groenland,
34:05sur les menaces
34:06d'augmentation
34:07des droits de douane.
34:08Il y aura 3 députés
34:10qui vont interroger
34:11le gouvernement
34:12sur ce sujet.
34:14Quelle réponse
34:14doit apporter l'Europe ?
34:16Quelle réponse
34:17doit apporter la France ?
34:18La diplomatie française
34:19doit-elle prendre
34:20le leadership
34:21sur cette question ?
34:22A noter que les 3 députés
34:24qui interviendront
34:25sur ce sujet
34:25sont tous issus
34:26du bloc central.
34:27Ce sont des députés
34:28issus des groupes
34:29Modem, Horizon
34:30et Ensemble pour la République.
34:32Clément,
34:32quels seront les autres thèmes,
34:33les autres sujets
34:34abordés pendant ces questions
34:35au gouvernement ?
34:37En dehors de Donald Trump,
34:40on aura des questions
34:40extrêmement variées.
34:42Clément,
34:42j'ai noté une question
34:43du groupe
34:44La France Insoumise
34:44sur la Nouvelle-Calédonie.
34:46C'est intéressant
34:47dans un contexte
34:47où les négociations
34:49semblent patiner
34:49entre loyalistes
34:51et indépendantistes.
34:52Il y aura aussi
34:52une question
34:53du groupe Liot
34:54sur les dotations
34:54aux collectivités territoriales.
34:56C'est assez technique
34:57mais c'est un sujet
34:57qui intéresse beaucoup
34:59les élus locaux,
35:00en particulier les maires.
35:01Et puis,
35:02une question aussi
35:02du groupe
35:03Les Républicains,
35:04intéressante pour les pompiers.
35:05puisqu'elle portera
35:06sur les modalités
35:07de calcul
35:07de leur retraite.
35:09Merci à vous,
35:10Clément Perrault,
35:10en direct de l'hémicycle
35:12du Palais Bourbon.
35:14Et pour ce second débat,
35:15j'accueille
35:15Périne Goulet
35:16et Antoine Léaumant.
35:18Bonjour à tous les deux.
35:19Antoine Léaumant,
35:19député de la France Insoumise
35:20de l'Essonne.
35:21Périne Goulet,
35:22député des démocrates
35:23de la Nièvre.
35:24On va évoquer
35:25Donald Trump
35:26qui bouleverse un peu
35:27l'ordre international
35:29depuis un an,
35:30maintenant,
35:30encore un peu plus
35:31ces derniers jours.
35:32Il n'hésite pas
35:33à attaquer son allié historique,
35:34l'Europe.
35:35Il vient de décréter
35:36de menacer
35:37de nouveaux droits
35:38de douane
35:38contre l'Europe,
35:39à la fois sur la situation
35:40au Groenland
35:41et puis sur la situation
35:42à Gaza
35:43pour ce qui est de la France.
35:44On va en parler ensemble
35:45dans un instant.
35:46Mais on va aussi en parler
35:47avec votre invité,
35:48Stéphanie Despierre,
35:48parce qu'il va y avoir
35:49trois questions
35:49qui vont porter sur le sujet
35:50et notamment
35:51une question de votre invité.
35:52Pascal Lecan,
35:54qu'allez-vous demander
35:54au gouvernement ?
35:56Alors,
35:57j'ai proposé au groupe
35:57ce matin
35:58de poser une question
36:00au ministre
36:00d'Affaires étrangères,
36:01Jean-Noël Barraud,
36:02sur les nouvelles provocations
36:05du président Trump
36:06et en particulier
36:06la dernière
36:07au nouveau système
36:09de constitution
36:10de son Conseil de paix
36:11et du système
36:12d'adhésion premium
36:13à un milliard
36:14pour les pays
36:14qui voudront en être
36:16et puis surtout
36:17la présidence à vie,
36:18enfin la constitution
36:19finalement
36:19d'une sorte
36:20de régime parallèle
36:22un système multilatéral
36:23qui assure
36:24l'ordre équilibre
36:25et l'équilibre mondial
36:26depuis la Deuxième Guerre mondiale.
36:28Qu'est-ce que la France
36:29doit faire,
36:29qu'est-ce que la France
36:30doit dire
36:30pour affirmer
36:31et tenter
36:31de sauver
36:32un multilatéralisme ?
36:34Alors sauver
36:34le multilatéralisme
36:35pour la France
36:36aujourd'hui
36:37ça passe par l'Europe
36:38et je pense
36:39que notre travail
36:40aujourd'hui
36:40et je suis sûr
36:40que le ministre
36:42en est convaincu,
36:43c'est de convaincre
36:44l'Union Européenne
36:44de rester unie.
36:46Qu'est-ce qu'on a vu
36:46avec le Groenland ?
36:47Au Groenland,
36:48il y a six pays
36:49qui participent
36:49à une sorte
36:50de démonstration
36:51de présence,
36:52militaires de présence
36:53et ils sont immédiatement
36:55sanctionnés
36:55par des droits de douane
36:57dont on a entendu parler
36:59et finalement
37:00ils mettent des rétorsions
37:01sur six pays,
37:03sur les 27
37:03ou même plus
37:04que la Norvège
37:04j'ai compris
37:05que contre l'Europe
37:05pour tenter de diviser
37:07et aujourd'hui
37:08il y a vraiment
37:08un sujet
37:09pour préserver
37:09ce multilatéralisme
37:11d'unité européenne.
37:13Merci beaucoup
37:14d'avoir répondu
37:14à nos questions.
37:15Et merci à vous Stéphanie,
37:16Stéphanie Lépierre.
37:17Je vous pose la même question
37:18à tous les deux.
37:19Que doit faire Emmanuel Macron
37:21dans cette situation
37:22face à Donald Trump ?
37:23Est-ce qu'il doit
37:24lui tenir tête
37:25ou est-ce qu'il doit
37:26temporiser
37:26pour préserver
37:27l'unité
37:29de l'Union Européenne ?
37:30Périne Goulet.
37:31Je pense qu'il faut
37:32un peu des deux.
37:34C'est-à-dire
37:34qu'il faut qu'on puisse
37:35fédérer.
37:37Je pense que c'est là
37:37où on voit
37:38toute l'importance
37:39que la France
37:40ne soit pas isolée
37:40et qu'on soit
37:41en Europe
37:42et il faut qu'une réponse
37:43européenne importante.
37:45Ça, ça me paraît
37:46la première chose à faire.
37:49Par contre,
37:49il ne faut pas non plus
37:50rentrer dans l'escalade
37:51et donc il faut
37:52jouer un jeu
37:54d'équilibriste
37:54où il faut répondre
37:55à Donald Trump.
37:57On ne peut pas
37:57se laisser non plus
37:58marcher dessus.
37:58De la fermeté
37:59sans aller trop loin ?
38:00Exactement, c'est ça.
38:01Et je pense que
38:02la première chose
38:03qu'on pourrait faire
38:04c'est peut-être
38:04dénoncer l'accord
38:05qui était déjà
38:06très favorable aux Etats-Unis
38:07et moins à l'Union Européenne
38:09du mois d'août
38:10l'année dernière.
38:11Sur les tarifs douaniers.
38:12Sur les tarifs douaniers.
38:13peut-être pour lui montrer
38:14cette première vision
38:16du fait qu'on ne va pas
38:17se laisser faire.
38:18Mais on voit bien
38:19que Donald Trump
38:20est fait de la politique
38:23étrangère
38:24au bénéfice
38:25de la politique intérieure.
38:26Pourquoi il a de telles
38:27visées sur le Groenland ?
38:28On le sait tous.
38:29Bien entendu,
38:30il se dit que c'est
38:30pour protéger
38:31son économie
38:33et se défendre
38:34des Asiatiques.
38:35Mais on sait aussi
38:35très bien que dedans
38:36il y a des richesses
38:37que ces entreprises
38:38intérieures convoitent.
38:39et donc on a poussé
38:41au paroxysme
38:43la guerre économique
38:43telle qu'on peut la voir.
38:45Et Donald Trump
38:46fait une guerre économique
38:47aujourd'hui à l'Europe.
38:48Antoine Léomond,
38:48est-ce que vous êtes
38:49sur la même ligne
38:49de la fermeté
38:51sans aller trop loin
38:52face à Donald Trump ?
38:53Globalement,
38:54dans ce genre de situation,
38:56précisément,
38:57le premier élément important
38:58c'est d'essayer
38:59de parler d'une voix unique
39:00dans notre pays.
39:02Et j'ai des points
39:04de désaccord,
39:06mais je pense
39:07qu'on peut se rassembler
39:08sur l'essentiel,
39:08c'est-à-dire qu'effectivement
39:10il faut s'opposer fermement
39:11à ces actes
39:12d'autoritarisme
39:13et d'impérialisme américain
39:14qui sont mis en place
39:15par le président
39:16des Etats-Unis.
39:17Maintenant,
39:17le problème qu'il y a
39:18c'est que nous,
39:20nous n'avons cessé
39:21à la France insoumise
39:22de dénoncer
39:22cette logique impérialiste,
39:24que ce soit celle
39:24de la Russie,
39:26que ce soit celle
39:26des Etats-Unis,
39:27que ce soit celle
39:28d'Israël
39:29dans la bande de Gaza
39:29et on a l'impression
39:31que la parole
39:33de la France
39:33dans les dernières années
39:34a été parfois
39:36dans un sens,
39:37parfois dans un autre
39:38avec un peu
39:39un deux poids deux mesures.
39:40Quand le président Trump
39:42a enlevé
39:42le président du Venezuela,
39:43Nicolas Maduro,
39:44la dénonciation
39:45du président de la République
39:46n'a pas été ferme,
39:48forte dès le départ.
39:49Il y a eu une tentative
39:50de rattrapage après,
39:51mais chaque fois
39:51qu'on laisse des puissants,
39:53que ce soit Poutine,
39:54que ce soit Trump,
39:55que ce soit Netanyahou,
39:56avancer d'un pas
39:57en écrasant
39:58le droit international,
39:59eh bien potentiellement
40:00on se met en situation
40:01soi-même
40:01d'être victime
40:02des coups de force.
40:03C'est un peu ça
40:03qui manque
40:04dans cette situation-là.
40:05Et je dois dire que
40:07moi, ce que j'aimerais,
40:07j'ai entendu,
40:08on a parlé de l'Europe.
40:09Oui, bien sûr,
40:09c'est intéressant
40:10d'essayer de construire
40:11une coalition
40:12à l'intérieur de l'Europe
40:13pour faire face
40:14à Donald Trump.
40:15C'est même indispensable,
40:16mais il faut penser plus large.
40:17La France n'est pas
40:18que une puissance européenne.
40:20La France est aussi
40:20une puissance latino-américaine
40:22puisqu'elle est présente
40:23en Guyane.
40:24La France est une puissance mondiale
40:26et nous, notre rôle de français,
40:28parce que la parole de la France
40:29est encore un peu écoutée,
40:30même si on a beaucoup détruit
40:32la diplomatie française,
40:33notre rôle doit être
40:34d'aider à la création
40:36d'une coalition internationale
40:37pour faire face
40:38aux actes d'autorité
40:39de Donald Trump.
40:39Bien sûr,
40:40plus on sera nombreux
40:40pour faire face
40:41à ces actes d'autorité,
40:42plus on sera efficace.
40:43Périne Goulet,
40:44Antoine Lomand dit en gros
40:45la France a trop laissé faire
40:47Donald Trump,
40:47notamment au moment du Venezuela.
40:49C'est compliqué maintenant
40:50de le tenir sur le Groenland.
40:52Je pense que Jean-Norel Barrault,
40:54le ministre des Affaires étrangères,
40:55a tout de suite dénoncé
40:56le sujet au niveau du Venezuela.
40:59C'était moins clair
41:00du côté d'Emmanuel Macron
41:01dans sa première réaction.
41:02Oui, mais parce que je pense
41:02que le président
41:03essayait quand même
41:04de garder un contact
41:04avec le président Trump
41:06pour essayer de bouger les choses.
41:07D'ailleurs, le tweet
41:08qu'il fait sortir cette nuit
41:10montre bien
41:11que le président essaye encore
41:12d'agir auprès de Donald Trump,
41:14ce qui prouve qu'on est là
41:15et on est sur un fil
41:16parce que est-ce qu'il faut
41:18aller jusqu'au bout
41:20en espérant une guerre
41:21ou en ayant des douanes,
41:23des tarifs douaniers
41:24qui sont exorbitants
41:26pour et pour nous
41:27parce qu'à un moment,
41:27il faudra qu'on ait
41:28la réciprocité.
41:29Quand on voit
41:30le dernier tweet
41:31entre guillemets
41:32Donald Trump
41:33qui dit 200%
41:34sur certains produits,
41:36bon, si nous,
41:36on fait 200%,
41:37il va faire 300
41:38et puis on va faire 300,
41:38on va faire 400,
41:39enfin, on s'en sort pas.
41:40Et dans tout ça,
41:41qui en affaiblit,
41:42c'est nous
41:43et les Etats-Unis
41:44au détriment
41:45de ceux qui disent
41:46vouloir combattre,
41:47c'est-à-dire
41:47de la Chine,
41:48par exemple,
41:48ou de la Russie.
41:49Donc aujourd'hui,
41:50moi, je pense
41:51qu'il faut que
41:52Donald Trump
41:52se rappelle aussi.
41:54On peut avoir
41:55des désaccords,
41:55mais il y a des gens
41:56avec qui on a quand même
41:58une histoire,
41:59un historique,
42:00contrairement à des ennemis
42:01jurés
42:02avec lesquels
42:03il faut peut-être
42:04pas avoir
42:04la même vision.
42:06Donc moi,
42:07j'appelle vraiment
42:08à ce qu'on ait
42:09une fermeté
42:09et qu'on rappelle
42:11à Donald Trump
42:11qu'on est quand même
42:13assez liés.
42:14Et puis,
42:14n'oublions pas quand même
42:15que nous sommes,
42:16j'allais dire,
42:16430 millions d'Européens
42:18et je pense que
42:19si on s'unit tous,
42:20eh bien,
42:20on aura plus de facilité
42:22à faire,
42:23j'allais dire,
42:23peser notre avis
42:24au niveau international.
42:25Alors Antoine Léaumont,
42:26on voit que la France,
42:27elle n'est plus particulièrement
42:27ciblée par Donald Trump
42:29pour son refus
42:30de payer un milliard
42:31de dollars
42:31pour participer
42:32au Conseil de la paix
42:33et puis pour l'envoi
42:35de soldats
42:35sur le Groenland.
42:37Bon déjà...
42:37Vous sentez l'Europe unie
42:39derrière la France ?
42:41Non.
42:41Par exemple,
42:41comment jugez-vous
42:42la réaction de l'Allemagne
42:43sur le Groenland ?
42:44Mauvaise.
42:44La réaction de l'Allemagne,
42:46c'est une réaction
42:46qui est une réaction
42:48assez traditionnelle
42:48des Allemands
42:49puisqu'ils se sont placés
42:50un peu sous le parapluie
42:51militaire américain.
42:52Mais ça,
42:53je vais dire,
42:54nous à la France insoumise,
42:55on a toujours été cohérents
42:56sur ce sujet-là.
42:57Quand on nous parlait
42:58d'Europe de la défense
42:59intégrée dans le cadre
43:00de l'OTAN,
43:01on n'arrêtait pas de dire
43:02non,
43:02c'est pas ça qu'il faut faire,
43:03il faut une puissance
43:04militaire souveraine
43:05de la France
43:06et sortir du commandement
43:07intégré de l'OTAN
43:08parce que c'est une alliance
43:09qui est belliciste
43:10et là,
43:11on se retrouve dans
43:11une situation
43:12qui est quand même
43:12assez particulière
43:13si on veut bien l'entendre.
43:14C'est-à-dire qu'un allié
43:15de l'OTAN
43:16est en train d'attaquer
43:17d'autres alliés de l'OTAN
43:18et nous,
43:19comme nous avons cédé,
43:21je suis désolé de le dire,
43:22mais nous avons cédé
43:22notre puissance,
43:23y compris industrielle
43:24de production
43:25de matériel militaire
43:26petit à petit
43:27pour acheter
43:27le matériel américain
43:29puisque c'est ça
43:29qu'intéresse Donald Trump,
43:30c'est de vendre
43:30du matériel militaire américain
43:32essentiellement.
43:33Mais comme on a cédé
43:34ses capacités de production,
43:36on se retrouve
43:36un petit peu aujourd'hui démuni.
43:38Et sur le Conseil de la paix,
43:39c'est pareil.
43:40Moi, je suis capable
43:42de dire beaucoup
43:43de désaccords
43:43avec Emmanuel Macron,
43:44mais sur ce point-là,
43:44je suis d'accord avec lui.
43:45Le fait qu'il ait refusé
43:46d'intégrer le Conseil de la paix,
43:48c'est une bonne chose
43:48parce que ce Conseil de la paix,
43:51ce n'est pas un Conseil de la paix,
43:51c'est une agence
43:53qui est là
43:54pour concurrencer l'ONU.
43:55Ben non,
43:55il y a une agence internationale
43:56qui existe,
43:57qui est l'ONU,
43:58qui s'est faite
43:59au sortir de la Seconde Guerre mondiale
44:00et pas pour rien
44:01parce qu'il y avait aussi
44:01des logiques impérialistes
44:03et génocidaires
44:04qui sont mises en place
44:05dans la Seconde Guerre mondiale.
44:06Donc, notre rôle,
44:07c'est de défendre l'ONU
44:08dans ce cadre-là.
44:09On va reparler de tout cela
44:11avec vous
44:11et notamment de cette proposition
44:12de sortir de l'OTAN,
44:13mais on prend d'abord
44:13la direction de la salle
44:14des quatre colonnes
44:14pour aller voir Marco Pommier.
44:16Marco,
44:17vous êtes avec Isabelle Roche
44:18du parti Horizon.
44:20Oui, Isabelle Roche,
44:21vous allez poser une question
44:23au gouvernement
44:23sur la situation internationale.
44:25Qu'allez-vous lui demander
44:26au gouvernement exactement ?
44:27Je vais lui demander
44:28ce que les citoyens
44:28m'ont demandé tout le week-end
44:29et pas qu'à moi,
44:30à mon groupe,
44:31c'est-à-dire sur la situation internationale,
44:34comment nous allons nous comporter,
44:35nous, la France
44:36et nous, l'Europe,
44:37notamment face aux violations manifestes
44:38que Trump est en train de commettre
44:40au niveau international.
44:42Qu'est-ce qui vous choque
44:42du coup dans ces violations
44:44du droit international ?
44:45Eh bien, l'attitude des États-Unis
44:47et de son dirigeant
44:48face à l'Europe
44:50et au fait que certains aussi
44:52pourraient avoir tendance
44:53à avoir relayé cette position.
44:56On a besoin d'une Europe forte
44:57et c'est ce que je souhaite
44:58entendre cet après-midi.
45:00Notamment, vous faites référence,
45:01je suppose, à la question
45:02du Groenland.
45:03Est-ce que l'Europe
45:05a les moyens
45:05d'être puissante
45:07face aux États-Unis ?
45:08Est-ce qu'elle a les moyens
45:09de répondre
45:10à Donald Trump ?
45:11Oui, si on continue
45:12d'être unis,
45:13si on ne se fracture pas,
45:14on a les moyens
45:15de répondre à Donald Trump.
45:16En tout cas,
45:17c'est ma conviction
45:17et en tant que commissaire
45:19à la défense
45:20et aux affaires européennes,
45:21c'est en tout cas
45:22le message que je porte
45:23et ce que je fais
45:24dans toutes les mesures
45:26que je peux prendre.
45:27merci beaucoup,
45:28Isabelle Roche
45:29et on écoutera
45:30votre question
45:31au gouvernement
45:31et la réponse
45:32du gouvernement.
45:33Et merci à vous,
45:34Marco Pommier,
45:35alors qu'à l'instant,
45:35Jordan Bardella
45:36rejette toute forme
45:38de soumission
45:38aux États-Unis
45:39et réclame une réponse
45:40forte de l'Union européenne.
45:42Périne Goulet,
45:43vous avez le sentiment
45:44que la présidente
45:44de la Commission européenne
45:45aujourd'hui
45:46est prête
45:47à prendre des actes
45:49forts face aux États-Unis ?
45:51Je ne sais pas
45:52si elle est prête
45:53à prendre des actes forts
45:54mais en tout cas,
45:54il faut qu'elle les prenne.
45:56Déjà,
45:56on avait dit,
45:58nous,
45:58l'été dernier,
45:59que l'accord
46:00qu'elle avait signé
46:01n'était pas favorable,
46:03notamment pour notre
46:03puissance nucléaire
46:04et aujourd'hui,
46:06on attend d'elle
46:07qu'elle fasse son rôle
46:08réellement de présidente
46:10de la Commission européenne
46:10et pas de défenseur
46:12des intérêts allemands.
46:13Aujourd'hui,
46:14on est passé
46:15sur autre chose
46:16et pour moi,
46:17on est,
46:17comme disait très bien
46:18et je rejoins
46:19ce que vous avez dit,
46:20aujourd'hui,
46:20Trump n'a qu'une visée,
46:21c'est une visée économique
46:22derrière.
46:23On est typiquement
46:24dans de la guerre économique
46:25portée à son paroxysme.
46:27La guerre économique
46:27qui n'est pas le sujet,
46:28j'allais dire,
46:29de prédilection de notre pays
46:30et de l'Europe
46:30depuis des années.
46:32D'ailleurs,
46:32on le voit bien,
46:33l'Amérique a tissé sa toile
46:35depuis des années
46:36en ayant les lois
46:37extraterritoriales,
46:38en ayant aussi
46:38les normes
46:40qui sont mises en place
46:41pour qu'on ne puisse
46:42pas répondre
46:43à certaines choses
46:44et puis la loi,
46:45on l'a vue avec Airbus,
46:46on l'a vue avec Alstom,
46:47on l'a vue avec BNP.
46:48Bref,
46:50il est temps maintenant
46:51que l'Europe se réveille
46:52économiquement
46:53si on veut continuer
46:54à exister
46:54et pouvoir répondre
46:55à ce genre d'attaque
46:56qui peut aujourd'hui
46:57être économique
46:58mais qui peut demain
46:58se transformer en autre chose.
47:00Il faut que nous aussi
47:01on ait les mêmes outils
47:02que les Etats-Unis
47:02ont mis en place
47:03depuis longtemps.
47:03Alors les outils existent,
47:04Périne Goulet ?
47:05Non, ils n'existent pas
47:06au même niveau
47:06que la partie des Etats-Unis
47:08sur cette partie
47:09en tous les cas
47:10de guerre économique.
47:11Il y a un dispositif
47:11de rétorsion
47:12qui peut aller très loin,
47:13qui peut exclure
47:13les entreprises américaines
47:14des marchés publics européens.
47:16Il faut l'activer.
47:16Je pense qu'il faut
47:17l'activer aujourd'hui, oui.
47:18Bien sûr.
47:18Antoine Léon ?
47:19Non, bien sûr.
47:20Je suis heureux de voir
47:22que sur ce sujet-là
47:23il peut y avoir
47:24un front assez large
47:26qui peut se mettre en place.
47:27On a des désaccords
47:27sur certains points,
47:28on a des différences
47:29d'analyse.
47:31Je suis critique
47:31de ce qu'a fait
47:32le gouvernement
47:32dans les années précédentes
47:33mais dans une situation
47:34où nous sommes agressés
47:36par le président
47:37des Etats-Unis,
47:39je suis au moins
47:39heureux de voir
47:40que sur la question
47:41des sanctions économiques
47:42contre les Etats-Unis,
47:43il y a des points d'accord.
47:44Maintenant, je redis
47:45ce que je disais tout à l'heure.
47:46On ne peut pas penser
47:47la France que comme
47:47une puissance européenne.
47:48Il faut penser plus large
47:49que ça.
47:50Et aujourd'hui,
47:51ceux qui sont dans
47:51une logique impérialiste,
47:53on a la Russie d'un côté,
47:54on a les Etats-Unis de l'autre
47:55et on a Israël
47:56dans la bande de Gaza
47:57plus un certain nombre
47:59d'autres Etats.
48:00Mais il faut qu'on soit capable
48:01d'élargir le front
48:02de la résistance
48:03face à Donald Trump
48:04parce que sinon,
48:05nous serons dans une situation
48:07où nous allons monter
48:08en tension
48:09sur les questions économiques
48:10et à un moment donné,
48:12les questions
48:12de tension économique
48:14peuvent se transformer
48:15en un conflit ouvert
48:16et se posent ensuite
48:17la question de savoir
48:18qui sera prêt à faire quoi
48:19dans cette situation-là.
48:21Moi, je ne pense pas
48:21que certains soient prêts
48:22à aller jusqu'à des conflits armés.
48:24Et par ailleurs,
48:25je ne suis même pas sûr
48:26que Donald Trump
48:27ait la capacité
48:28dans sa politique intérieure
48:29d'aller jusqu'à un niveau
48:30de conflit.
48:31Donc, il faut être aussi capable
48:32d'analyser les faiblesses
48:33de notre ennemi.
48:33La faiblesse principale
48:34de Donald Trump,
48:35c'est le faible soutien
48:36qu'il a à l'intérieur
48:37du peuple américain.
48:38Mais je voudrais terminer...
48:39On va avancer.
48:39Je voudrais terminer
48:40juste d'un mot.
48:41Mais c'est que tout à l'heure,
48:41il a été question
48:42de Jordan Bardella.
48:43Il faudrait quand même rappeler
48:44que M. Bardella
48:45s'est aligné
48:46de manière extrêmement servile
48:48sur les États-Unis d'Amérique.
48:49Il y a encore quelques temps,
48:50en décembre,
48:51il demandait à Donald Trump
48:52où trouvait-il
48:53toute cette énergie.
48:54Aujourd'hui,
48:54on a le résultat
48:55de ce que fait l'extrême droite
48:56quand elle est au pouvoir.
48:57Elle essaye de rouler
48:58sur les autres
48:58et d'être dans des logiques
48:59impérialistes
49:00qu'on ne peut pas tolérer
49:01et nous, on le savait dès le départ.
49:02On va retourner du côté
49:02de la salle des 4 colonnes
49:03pour aller voir la députée
49:05qui va poser une troisième question
49:07sur la situation internationale.
49:09Il s'agit de Marie Lebec
49:09qui est à vos côtés, Stéphanie.
49:11Marie Lebec,
49:12vous allez interroger
49:12le gouvernement.
49:13Qu'allez-vous lui demander ?
49:14Alors, on va interroger
49:15cet après-midi
49:16le gouvernement
49:17sur les droits de douane,
49:18enfin, les menaces
49:18de droits de douane
49:19des Américains
49:20que ce soit de 10% à 200%
49:21et souligner surtout
49:23le fait que
49:23à la fois la France
49:25mais aussi l'Union européenne
49:26ne peuvent pas rester inactifs
49:28face à cette situation.
49:30L'Europe,
49:30c'est une grande puissance commerciale.
49:31On a beaucoup d'atouts
49:32à faire valoir
49:33et il faut qu'on se saisisse
49:34désormais des outils européens
49:36pour contrer
49:38la doctrine de Trump.
49:40Est-ce que l'Union européenne
49:42doit activer
49:43son instrument
49:43anti-coercition
49:44qui permet de limiter
49:45l'accès de produits américains
49:46au marché européen
49:47et est-ce que c'est faisable
49:48rapidement ?
49:49Parce que souvent,
49:50l'avantage de Donald Trump
49:51c'est que lui
49:52prend des décisions rapides
49:52et que nous on est 27
49:53et que c'est un peu plus compliqué.
49:55D'une, je pense que c'est
49:55un outil absolument indispensable.
49:57D'ailleurs, le président
49:57de la République
49:58qui s'est exprimé à l'instant
50:00à Davos
50:00a bien souligné le fait
50:02que d'une,
50:02l'Europe devait arrêter
50:03d'être naïf,
50:04utiliser les outils de réponse
50:06mais également
50:07à rappeler la nécessité
50:09et je vois que d'autres dirigeants
50:10ont été dans ce sens
50:10de respecter les règles
50:12d'un monde
50:12qui serait multilatéral
50:13et pas la loi du plus fort.
50:15Et donc, oui,
50:15il faut absolument aller
50:16jusqu'au bout de la menace.
50:18C'est une question de crédibilité
50:19aussi pour l'Union européenne
50:20même au-delà
50:21de la question des Etats-Unis
50:22et de Donald Trump
50:23pour nos partenaires
50:25sur la scène mondiale.
50:26Et après,
50:26il faut faire en sorte
50:27que ça puisse aller
50:28le plus vite possible
50:29et donc, oui,
50:30il faut prendre...
50:30Si on décide
50:31et décrète aujourd'hui
50:32qu'il faut avancer dans ce sens,
50:33il faut que l'Union européenne
50:34se réunisse rapidement
50:35pour mettre en place
50:35ces mesures.
50:36Merci beaucoup.
50:37Merci.
50:39Merci à vous,
50:40Stéphanie Despierre,
50:41aux côtés donc
50:42de Marie Lebec.
50:43Alors qu'à l'instant,
50:44Emmanuel Macron,
50:45depuis Davos,
50:46dénonce une situation folle
50:48et estime que
50:48l'Union européenne
50:50pourrait avoir à utiliser
50:51cette arme anti-coercition
50:53qu'on évoquait à l'instant.
50:55Tandis que
50:55l'ancien responsable
50:56de l'OTAN,
50:57M. Rasmussen,
50:58dénonce
50:59une attaque
51:00de Donald Trump
51:01contre l'ordre international.
51:03On voit que
51:03ça réagit de partout
51:04actuellement
51:05au sujet de l'OTAN.
51:06Vous l'évoquiez à l'instant,
51:08la France insoumise
51:08défend une sortie
51:09de la France,
51:10de l'OTAN.
51:11Vous vous découvrez
51:12gaulliste tardivement ?
51:13Non, pas tardivement.
51:15Non, mais c'est pas...
51:16Sur ce sujet-là,
51:18on aurait pu effectivement
51:19avoir des points d'accord
51:20avec le général de Gaulle.
51:22Mais par ailleurs,
51:22c'est un héritage
51:23qui n'est pas que gaulliste,
51:24qui est aussi
51:24mitterrandien,
51:25qui est chiracien.
51:26En fait,
51:27il y a eu,
51:27jusqu'à Nicolas Sarkozy,
51:29une vision
51:30de la politique internationale
51:31et de la place
51:32de la France dans le monde
51:33qui était celle
51:33d'une France indépendante
51:35en essayant au maximum
51:37que ce soit une France
51:38non alignée
51:38au service de la paix,
51:39même si nous sommes
51:40entrés dans l'Union européenne
51:43et que certains
51:44ont ensuite voulu
51:45nous intégrer
51:46d'abord à l'OTAN
51:47puis au commandement
51:47intégré de l'OTAN.
51:49Mais nous,
51:49à la France insoumise,
51:49on a toujours dit
51:50que cette alliance
51:51était un risque pour la France.
51:52D'abord parce que
51:53si un pays de l'OTAN
51:54est touché,
51:55alors il y a normalement
51:56une solidarité.
51:57Mais en plus,
51:57parce qu'aujourd'hui,
51:58on voit ce que nous n'avons
51:59cessé de dénoncer,
52:00à savoir que c'est
52:00normalement un outil
52:01d'impérialisme
52:02au service des Etats-Unis.
52:03Périn Goulet,
52:04est-ce que la France
52:04et l'Europe aujourd'hui
52:05sont en capacité
52:06de sortir de l'OTAN
52:07ou de se priver,
52:09si l'on peut dire,
52:09du parapluie militaire américain ?
52:12La problématique,
52:13vous l'avez justement évoquée,
52:15c'est est-ce qu'on peut faire
52:16sans le parapluie américain ?
52:18Si Emmanuel Macron,
52:19depuis qu'il est élu,
52:20dit qu'il nous faut
52:20une armée européenne,
52:21c'est qu'il y a une raison.
52:22Il avait bien anticipé
52:23qu'il y avait un risque.
52:25Et donc,
52:25on est dans ce risque
52:26aujourd'hui,
52:27risque d'autant plus important
52:28quand on voit les accords
52:29qu'a pu signer
52:30Madame von der Leyen
52:31l'été dernier,
52:32qui autorisent,
52:33j'allais dire,
52:33un certain nombre d'achats
52:34et qui engagent,
52:36d'ailleurs,
52:36l'Europe dans un certain
52:37nombre d'achats
52:37sur des industries stratégiques.
52:42se rende compte aujourd'hui,
52:43comme elle l'a fait
52:44un peu sur l'énergie,
52:45quand elle s'est rendue compte
52:46que le gaz russe,
52:48eh bien,
52:48allait être plus compliqué,
52:50qu'elle travaille
52:50à son indépendance,
52:52j'allais dire,
52:52militaire et stratégique.
52:54Et bien entendu,
52:55on parle,
52:56parce que,
52:56qu'est-ce qui peut aussi
52:57emmener un conflit demain ?
52:58C'est aussi la souveraineté alimentaire,
53:00c'est l'énergie
53:00et c'est la défense.
53:02C'est les trois piliers
53:02qui ont été défendus
53:05par le Premier ministre
53:07il y a quelques semaines.
53:08D'ailleurs,
53:08il y a déjà eu deux débats
53:09sur ce sujet-là.
53:10Donc,
53:10il faut maintenant
53:12qu'il y ait une vraie Europe
53:13et j'espère que là où
53:15depuis quelques mois
53:16on voit des difficultés...
53:17On doit de l'îner de la tête,
53:18vous n'avez pas l'air
53:18tout à fait d'accord là-dessus.
53:19J'espère que cette fois,
53:19les certains
53:20qui s'étaient un peu récalcitrants
53:21pour mettre les moyens
53:22sur leur armée individuelle
53:24dans chaque pays européen,
53:25eh bien,
53:25vont s'y mettre.
53:25On a besoin d'une armée européenne forte.
53:27Il faut une armée européenne.
53:28Elle est sur quelle ligne là-dessus ?
53:30Non,
53:30moi,
53:30j'ai un point de désaccord
53:31parce que ça,
53:31c'est ce que j'évoquais tout à l'heure,
53:32c'est-à-dire
53:33l'Europe de la défense.
53:34Jusqu'à présent,
53:35et c'est ce qui a été fait
53:36en Europe sur ce sujet-là,
53:37c'est justement
53:38une Europe de la défense
53:39intégrée avec l'OTAN.
53:41Là,
53:41maintenant,
53:41tout le monde est en train
53:42de se réveiller,
53:42tant mieux,
53:43en disant
53:43l'Europe de la défense
53:45intégrée dans l'OTAN,
53:46ça ne fonctionne pas
53:47si on se fait attaquer
53:47par un pays membre de l'OTAN.
53:48Youpi,
53:49tout le monde a l'air
53:50d'arriver sur nos positions.
53:51Maintenant,
53:51la question de l'Europe de la défense
53:52elle-même est posée
53:53parce que ça veut dire
53:54que s'il y a des désaccords,
53:55par exemple,
53:55entre la position allemande
53:56et la position française
53:57comme ça a l'air
53:58de commencer.
53:59Le Premier ministre
53:59qui est en train d'arriver,
54:00on le voit à l'image en direct.
54:01Quand on a ce type de situation,
54:03pardon,
54:03mais moi,
54:03ce que je veux,
54:04c'est qu'on développe
54:04une souveraineté militaire française
54:07et sur ce sujet-là,
54:08pour le coup,
54:09les Insoumis ont toujours été clairs.
54:10Nous,
54:10on n'a pas de problème
54:11à faire de la dépense militaire.
54:12Ce n'est pas ça,
54:13notre sujet.
54:13Notre sujet,
54:14c'est de définir
54:14quels sont les objectifs militaires
54:16stratégiques que nous définissons.
54:18Jean-Luc Mélenchon a,
54:19par exemple,
54:19posé la question de l'espace
54:20puisque aujourd'hui,
54:21la question de l'espace
54:22est une question centrale.
54:24Le président de la République
54:25a décidé d'un conseil militaire
54:27de l'espace.
54:28Personne n'en a débattu,
54:28on n'a pas pu avoir ce débat-là.
54:30Mais ça,
54:30c'est des questions
54:30qui sont des questions majeures
54:31et qui doivent être,
54:32je termine d'un mot,
54:32qui doivent être débattues
54:33collectivement
54:34par notre Assemblée nationale
54:35pour que les citoyens
54:36puissent s'enlérer
54:36de ces questions.
54:37La séance des questions
54:37au gouvernement
54:38va débuter dans 5 minutes.
54:39Maintenant,
54:39j'aimerais qu'on parle
54:39de l'autre sujet du jour,
54:41le budget,
54:41et le 49-3 également
54:43qui sera déclenché
54:45officiellement
54:45après cette séance
54:46par Sébastien Lecornu
54:47dans l'hémicycle.
54:48Stéphanie Despierre,
54:49on sait d'ores et déjà
54:50qu'il y aura
54:51deux motions de censure
54:52dans la foulée.
54:53Oui,
54:53deux motions de censure
54:54dans la foulée
54:55qui vont être déposées
54:56par la France Insoumise
54:57et par le Rassemblement national
54:58pour protester à la fois
54:59sur le fond de ce budget
55:01et puis sur la méthode,
55:02sur l'utilisation
55:02de ce 49-3
55:03parce que vous l'avez dit,
55:05hier,
55:06Sébastien Lecornu
55:06a annoncé
55:07qu'il allait finalement
55:08utiliser ce 49-3
55:10alors qu'il s'était engagé
55:11il y a trois mois
55:12sur demande du Parti Socialiste
55:13à ne pas l'utiliser.
55:14C'est une sorte de 49-3
55:15un peu négocié
55:17puisqu'il a fait
55:18des concessions
55:18au Parti Socialiste
55:19qui en retour
55:20s'est engagé
55:20très publiquement
55:22ce matin
55:22à ne pas censurer
55:23le gouvernement
55:24de Sébastien Lecornu
55:25qui va donc
55:26a priori
55:27sauver sa peau
55:28parce qu'il n'y aura
55:29pas de vote
55:30d'émotion de censure,
55:30le PS ne l'a votant pas
55:31et donner un budget
55:33à la France,
55:34certes un budget
55:34mais qui mécontente
55:36beaucoup de monde
55:36à commencer par les chefs
55:37d'entreprise
55:38et aussi la gauche
55:40et évidemment
55:40et quelques-uns
55:42aussi au sein
55:42du bloc central
55:43on entendait
55:44tout leur horizon
55:44le modem
55:45la droite républicaine
55:46qui ont bout d'interrogation
55:47car Sébastien Lecornu
55:48a promis que le déficit
55:50ne dépasserait pas 5%
55:51mais pour l'instant
55:52ils n'ont pas de visibilité
55:53sur les économies
55:54qui seront dans le texte final.
55:56Merci beaucoup Stéphanie Despierre
55:57je me tourne vers vous
55:58Périne Goulet
55:58on a entendu
55:59le président de votre groupe
55:59Marc Fénaud
56:00être très en colère
56:01contre ce qui s'est passé hier
56:03sur le contenu de ce budget
56:04il parle de l'acheté budgétaire
56:05de dépenses publiques
56:06à l'aveugle
56:07pour vous le gouvernement
56:08a trop lâché au PS ?
56:10La problématique aujourd'hui
56:11c'est qu'on n'a pas
56:12la totalité du budget
56:14on a les concessions
56:16on a les cadeaux
56:16le sucré
56:17qui a été donné
56:18vendredi dernier
56:19mais aujourd'hui
56:20on n'a pas le salé
56:20comment on finance ?
56:21Et on nous dit
56:22on va respecter les 5%
56:23on avait déjà du mal
56:24à respecter les 5% avant
56:26on refait des cadeaux
56:27et là on respecterait
56:27nous aujourd'hui
56:28on est très inquiet
56:29parce qu'en plus
56:30qui dit 5%
56:31dit au taquet
56:31de ce qui est possible
56:33on supprime
56:34les réserves
56:35qu'il y a à l'intérieur
56:35des ministères
56:36on va raboter
56:36un certain nombre
56:37de mesures
56:37dans les agences
56:38ce qui signifie
56:39à un moment
56:40que s'il y a
56:40une nouvelle crise
56:42par exemple
56:42côté agricole
56:43comment on finance
56:43cette nouvelle crise ?
56:45Vous craignez
56:45que l'objectif
56:45des 5%
56:46ne soit pas atteint ?
56:47Aujourd'hui
56:47moi je ne peux pas
56:49me prononcer
56:49sur ce budget
56:50puisque je n'ai pas
56:51la totalité
56:52du volet dépenses
56:54et c'est bien
56:54la problématique
56:55et aujourd'hui
56:56faire des offres sucrées
56:59sans dire aux gens
57:00comment le financer
57:00et vous le disiez
57:01très bien
57:01on a quand même
57:02un vrai sujet
57:02d'entreprise
57:03on dit que ça ne va pas
57:04que je fais les français
57:04mais quand les grandes entreprises
57:06on leur fait une surtaxe supplémentaire
57:07on l'a déjà
57:08on a déjà vu
57:09qu'il y avait des répercussions
57:10les petites et moyennes entreprises
57:11qui sont des sous-traitantes
57:12vont être touchées
57:13et pas ricocher
57:14les français
57:15Antoine Léomand
57:17on dit souvent
57:17que voter un budget
57:18c'est acter
57:19qu'on fait partie
57:20de la majorité
57:21ne pas le censurer
57:22comme va faire le PS
57:23aussi
57:24c'est la même chose ?
57:25Clairement ils choisissent
57:26de s'allier
57:27à la majorité
57:28et de rejoindre
57:28d'une certaine manière
57:29la majorité
57:29parce que le choix
57:30d'un vote du budget
57:31c'est vous l'avez dit
57:31l'entrée ou la sortie
57:33dans la majorité
57:34et le problème
57:35c'est ce qu'il y a
57:35à l'intérieur de ce budget
57:36Madame Goulet disait
57:37à juste titre
57:38mais à la fin
57:38comment on va financer tout ça ?
57:40Mais il y a
57:40une manière de financer
57:42c'est d'imposer
57:43plus fortement
57:44les plus riches
57:44je vais donner
57:45deux chiffres
57:46très très simples
57:46record de versement
57:48de dividendes
57:49107 milliards d'euros
57:50des entreprises du CAC 40
57:51et hier
57:52Monsieur Bernard Arnault
57:53a perdu 4%
57:55de la valeur de LVMH
57:56ça veut dire
57:56deux fois plus
57:57que ce qu'aurait pu faire
57:58la taxe Zuckman
57:59donc en réalité
58:00on aurait tout à fait pu
58:01imposer les plus riches
58:02ça n'a pas été le choix
58:02fait par le gouvernement
58:03l'EPS a cédé
58:05sur ce point-là
58:05c'est dommage
58:05Il y a quand même
58:06l'attaque sur les hauts patrimoines
58:07qui reste
58:08l'attaque solding reste
58:09il y a eu quand même
58:11des choses qui restent
58:12Les riches
58:12et particulièrement
58:13quand on est dans une situation
58:14dans laquelle on dit
58:15qu'il faut augmenter
58:15le budget militaire
58:16pour faire face
58:17à des agressions
58:18il faut que les riches
58:19mettent la main à la poche
58:20on ne peut pas faire autrement
58:21Sur le PS
58:22est-ce qu'il va tirer
58:23les conséquences
58:23de cette non-censure
58:24du PS au municipal ?
58:25C'est plutôt au PS
58:26d'en tirer les conséquences
58:27ils sont partis
58:28je ne sais pas où
58:29et je ne sais pas
58:29où est-ce qu'on les retrouvera
58:30mais potentiellement
58:31à la fin
58:31ce sera dans la majorité
58:32Merci beaucoup
58:34à tous les deux
58:35d'être venus débattre
58:36sur notre plateau
58:36on va aller voir
58:37Clément Perrault
58:38qui se trouve
58:38dans la cour d'honneur
58:39de l'Assemblée
58:39Clément
58:40sur quoi vous portez
58:42les questions ?
58:43Alors oui
58:45je me trouve ici
58:46dans la cour d'honneur
58:47de l'Assemblée nationale
58:48où les principaux membres
58:50du gouvernement
58:50sont déjà arrivés
58:52en particulier
58:52le Premier ministre
58:53Sébastien Lecornu
58:55qui se montrait
58:55très détendu
58:56Sébastien Lecornu
58:57qui après les questions
58:58au gouvernement
58:59va sans doute annoncer
59:00le 49-3
59:02J'ai pu aussi voir
59:02Jean-Noël Barrault
59:03le ministre des Affaires étrangères
59:04il sera particulièrement
59:06sollicité aujourd'hui
59:07puisqu'il n'y aura
59:07pas moins de trois questions
59:09sur la situation internationale
59:10autour notamment
59:11de Donald Trump
59:12Merci à vous Clément Perrault
59:14alors que vous l'avez vu
59:15la présidente
59:16Yael Brompivet
59:17vient de passer
59:17et ça n'est pas perdu
59:18la séance va donc
59:19pouvoir commencer
59:20dans un instant
59:21et je vous rappelle
59:21que vous pourrez suivre
59:22en direct
59:23après cette séance
59:25de questions au gouvernement
59:26le déclenchement officiel
59:28du 49-3
59:29dans l'hémicycle
59:30par Sébastien Lecornu
59:32pour mettre fin
59:32au débat budgétaire
59:34de la débatte
59:34du tout
59:35iver
59:35du tout
59:35qui pourrez
59:36de la débatte
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