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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:00Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:04Il est à présent accessible à tous et il est très commenté le rapport sur l'audiovisuel public.
00:09On en parle tout de suite sur LCP.
00:24Et bienvenue sur la chaîne parlementaire, séance des questions au gouvernement.
00:28À suivre à partir de 15h, en direct et en intégralité.
00:31Après la séance, on revient sur les temps forts avec deux députés, mais aussi avec quatre invités.
00:36Des citoyens qui viendront poser leurs questions aux élus.
00:40Pour tout comprendre de l'actualité parlementaire, on va retrouver pendant cette émission Stéphanie Despierre et Clément Perrault depuis la
00:46salle des quatre colonnes.
00:48On retrouvera également Nicolas Fleury en direct de l'hémicycle avec la liste des thèmes que les députés ont choisis
00:53d'aborder lors de la séance.
00:55Et quelques minutes avant 15h, on suivra en direct l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu et des membres de
01:01son gouvernement.
01:02Nicolas Fleury, je le disais, vous êtes dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
01:05À moins d'une heure de l'arrivée des députés, quel va être le thème principal aujourd'hui Nicolas ?
01:11Et bien Elsa, sans grande surprise, c'est une nouvelle fois le carburant qui sera au cœur de ces questions
01:16au gouvernement.
01:17Carburant dont les prix repartent à la hausse ces derniers jours.
01:19Alors Sébastien Lecornu l'a annoncé, il promet une transparence totale sur les surplus de recettes fiscales qui sont liées
01:25à cette hausse des prix du carburant.
01:27Puisque depuis le début du conflit au Moyen-Orient, ce sont plus de 190 millions d'euros de recettes en
01:32plus que l'État a reçues par rapport à d'habitude.
01:36Alors Sébastien Lecornu l'a promis, cette somme devrait servir à financer les aides au carburant.
01:40Et le Premier ministre répondra justement à l'une des trois questions posées par les députés aujourd'hui sur ce
01:46thème-là.
01:46Ce sera la question de Marc Fénaud qui préside le groupe des démocrates.
01:51Merci beaucoup Nicolas.
01:53On va revenir avec nos deux premiers invités sur ce rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
01:58Céline Calvez, bonjour.
01:59Bonjour.
02:00Député Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine, Philippe Ballard, bonjour à vous.
02:03Député Rassemblement National de l'Oise, vous avez assidûment fréquenté cette commission d'enquête.
02:08On va revenir sur ce rapport Stéphanie Despierre, publié ce matin.
02:13Selon le rapporteur, l'audiovisuel public, il est en crise, inadapté, rempli de dysfonctionnement et ça fait réagir Stéphanie.
02:19Oui, immédiatement ce matin, le président de la commission d'enquête, Jérémy Apatrier-Lettus, a fait une longue conférence de
02:24presse.
02:25Le député du parti d'Edouard Philippe dénonce l'hyper-médiatisation de Charles Lalongle et le dévoiement de la commission
02:31en tribunal politique.
02:32Ce sont ses mots. Il a aussi fustigé une présentation trompeuse de l'audiovisuel public qui vise, sans le dire,
02:39à justifier une privatisation,
02:41même si, on le rappelle, Charles Lalongle s'en défend.
02:44Les premiers concernés ont aussi réagi. La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, dénonce un rapport à charge
02:50et dont l'objectif est, selon elle, un affaiblissement historique de l'audiovisuel public.
02:55Et ce rapport fait réagir jusqu'à Matignon, Stéphanie Despierre.
02:58Et oui, le Premier ministre s'est fendu d'un long, très long tweet pour prendre acte du rapport et
03:02le critiquer.
03:03Le document passe malheureusement à côté de l'essentiel. C'est une occasion manquée, écrit le Premier ministre,
03:10car la seule vraie question est celle de la vision de l'avenir.
03:13Et Sébastien Lecornu poursuit.
03:15Réduire ce débat à une opposition caricaturale entre refus de toute réforme et une privatisation générale, ça n'a pas
03:22de sens.
03:22Des réformes sont nécessaires, précise-t-il. Certaines sont déjà engagées.
03:26D'autres doivent venir, ajoute donc le Premier ministre, qui promet néanmoins qu'il n'y aura ni démantèlement,
03:32ni immobilisme pour tenter de rassurer tout le monde.
03:35Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
03:37On va revenir sur ces travaux de commission d'enquête très commentés sur le fond, sur la forme.
03:41Première question très rapide à l'un comme à l'autre.
03:43Déjà, est-ce qu'on vous en parle chez vous, dans vos circonscriptions ?
03:46Nous, journalistes, ce sont des sujets qui nous intéressent.
03:49Vous, politiques également.
03:51Mais est-ce que les citoyens vous en parlent, Céline Calves ?
03:53Bien sûr, ils nous en parlent, mais de manière très partagée.
03:56Certains nous disent, mais cette entreprise de destruction d'audiovisuel public, il ne faut pas laisser faire.
04:01Et de l'autre, certains disent, mais finalement, avec 4 milliards d'euros, on pourrait faire autre chose.
04:06Donc, oui, ça a été suivi.
04:07Ça a été une commission d'enquête très médiatisée, parce qu'elle porte sur les médias.
04:11Et ça, forcément, il y a une caisse de résonance supplémentaire.
04:14Et parce qu'elle a été vécue, comme d'autres, comme la télé-réalité, en fait.
04:19Et c'est bien dommage pour l'Institut parlementaire.
04:20Ah, et peut-être des bons, des mauvais côtés, on y reviendra.
04:22Philippe Ballard, est-ce que sur le terrain, dans l'Oise, on vous dit, j'ai regardé, j'ai vu
04:26cette commission d'enquête, et voilà ce que j'en pense ?
04:27On m'en parle, mais pour être tout à fait honnête, on me parle plus de pouvoir d'achat et
04:31des aires médicaux et d'insécurité que de ces travaux, mais qui ont été suivis.
04:38Alors, c'est peut-être, il y a un prisme un peu déformé.
04:40J'ai été élu au premier tour avec 53% des voix.
04:43Donc, j'ai des gens qui, effectivement, ne sont pas très portés sur le service audiovisuel public.
04:50Et voilà, on suivit les débats.
04:53On revient sur les mots du Premier ministre.
04:55J'ai fait un très long tweet ce matin sur le réseau social pour expliquer, justement, un peu une occasion
05:00manquée.
05:01Est-ce que vous partagez le constat du Premier ministre, Céline Calves ?
05:04D'ailleurs, cette expression d'occasion manquée, je l'ai dit à de nombreuses reprises,
05:08soulignant que, malheureusement, les travaux de la commission, du fait du rapporteur,
05:11s'étaient concentrés sur des dysfonctionnements, et d'ailleurs des dysfonctionnements dont on n'a pas prouvé l'existence.
05:16Mais par contre, on est passé complètement à côté des enjeux actuels, de l'évolution des technologies, des usages,
05:21et le fait qu'on s'inscrive dans un monde de l'information, de la culture, qui ne se limite
05:25pas aux frontières de la France, mais bien au niveau mondial.
05:28Philippe Ballard, est-ce que vous, j'imagine que vous ne portez pas tout à fait la même opinion, vous
05:32pensez qu'il y a une occasion manquée ?
05:34Ce qu'a l'air de dire le Premier ministre, c'est qu'on s'est concentré sur des querelles
05:37un peu politiques,
05:38et on ne s'est pas vraiment demandé quelle pourrait être la place de l'audiovisuel public dans 10-15
05:42ans dans un pays comme la France.
05:43Je crois qu'il y a le fond et la forme. Moi j'en suis à ma troisième commission d
05:47'enquête, j'en ai fait une sur l'attribution des chaînes de la TNT,
05:50c'était exactement la même chose. Celle qui a suivi l'affaire Betaram, je me rappelle de l'audition de
05:56François Bayrou quand il était Premier ministre,
05:59franchement c'était un niveau au-delà de ce qu'on a pu vivre pendant ces trois mois de présidence.
06:05Après, sur le fond, je crois qu'il y a un enjeu, il faut absolument défendre la souveraineté audiovisuelle française,
06:13et ça passe par une concentration. Alors j'aurais peut-être l'occasion de développer, mais nous notre projet c
06:17'est de renforcer le privé
06:19pour faire un groupe européen qui pourrait à terme absorber une partie du service public.
06:25Justement, puisque ça sur cette question de la privatisation, on reviendra sur ce que souhaite le rapporteur et ce que
06:29vous souhaitez l'un et l'autre,
06:31mais évidemment, on parle beaucoup de ce rapporteur Charles Alonc, Céline Calves, est-ce que vous avez l'impression que
06:35dans cette commission d'enquête,
06:36finalement, le fond et la forme sont intimement liés ? Est-ce qu'on peut arriver à discuter du fond
06:43et des recommandations que peut faire Charles Alonc
06:45sans rappeler l'attention qui a existé pendant une partie des auditions ?
06:49C'est difficile de se départir de ça, et même c'est difficile parfois de reconnaître que moi je peux
06:54être d'accord avec certaines préconisations,
06:55il faudrait soit se dire qu'on doit tout accepter parce que c'est bien, soit se dire qu'il
07:00faudrait tout balancer.
07:02Moi je pense que ce qui a été la démonstration, et ça a été souligné dans des contributions, que ce
07:06soit de parlementaires mais aussi extérieurs,
07:08c'est le fait de faire appel à la rhétorique trumpiste au sein même des questions qui ont été posées
07:14par Charles Alonc.
07:15Et puis, très clairement, la distribution de la parole n'a pas eu lieu.
07:18Nous avions en tant que membre deux minutes dans l'ensemble d'une audition qui dure trois heures,
07:22donc là déjà il y avait un souci, et je pense qu'aujourd'hui c'est plutôt de regarder l
07:26'avenir,
07:27plutôt que de voir comment a été instrumentalisée une commission qui ne s'est pas posé les bonnes questions.
07:32Et justement, on gardera cinq minutes en fin de ce débat pour revenir justement sur l'organisation de ces commissions
07:37d'enquête ici à l'Assemblée nationale.
07:39Philippe Ballard, est-ce que vous, vous considérez que le questionnement de Charles Alonc était justifié ?
07:43Certains ont dénoncé certaines insinuations, parfois une forme aussi de diffamation dans ces questions.
07:49Que dites-vous sur ce point-là ? Et c'est vrai que dans les commissions d'enquête,
07:52peut-être que les téléspectateurs qui les ont suivis s'en sont aperçus,
07:55il y avait énormément de temps pour le rapporteur, peu de temps après pour d'autres échanges.
07:59Est-ce que d'après vous, c'est normal, c'est le fonctionnement logique ?
08:02Moi, je viens de vous le dire, j'en suis à ma troisième commission d'enquête.
08:05De mémoire, les deux précédentes, c'était exactement le même processus.
08:11Oui, c'est sûr qu'on reste un peu sur notre faim, mais il y a le président et le
08:13rapporteur
08:15qui mènent les débats et posent le plus grand nombre de questions.
08:18Et sur la manière d'interroger Charles Aloncle, est-ce que vous vous dites,
08:21c'est une façon, comme une autre finalement, d'essayer d'obtenir des informations ?
08:26Ou est-ce que cette manière vous a parfois dérangé, vous et plus globalement,
08:30dans votre groupe du Rassemblement National ?
08:31Non, mais je pense que Charles Aloncle a beaucoup, énormément travaillé.
08:34Il y avait des questions extrêmement précises.
08:36Les réponses, par contre, parfois laissaient, on va dire, à désirer.
08:39Quand on se retranche derrière le secret des affaires,
08:42ou quand on demande la rémunération, que tout le monde connaît d'ailleurs,
08:45parce que c'est dans la presse, je pense à Élise Lucet, à Nagui, et d'autres,
08:50et qui se retranchent d'ailleurs, c'est la vie privée, c'est...
08:53Enfin bon, voilà, on est devant une commission d'enquête parlementaire, tout simplement.
08:58Donc on doit répondre aux questions qui sont posées.
08:59C'est ce que dit le rapporteur Charles Aloncle, finalement,
09:02que l'audiovisuel public, c'est 4 milliards d'euros,
09:04et qu'il est normal que les représentants de la nation puissent poser des questions.
09:07Qu'est-ce qui vous a gêné, finalement, essayer d'obtenir des salaires ?
09:11Ça peut exister aussi, on peut demander pour savoir si c'est une bonne façon d'utiliser de l'argent
09:15public.
09:16Moi, je pense que la question essentielle de l'utilisation de l'argent public,
09:19elle est d'autant plus importante aujourd'hui que nos finances publiques se retrouvent dans une moindre bonne situation.
09:24Donc il faut le faire.
09:25Il faut aussi insister.
09:27Moi, je suis d'accord aussi pour dire que parfois, le secret des affaires
09:29était un peu rapidement convoqué par les uns et pour les autres pour ne pas avoir à répondre.
09:33Et ça, je pense que devant une commission parlementaire, on se doit de le faire.
09:37Maintenant, est-ce qu'on avait besoin d'avoir cinq fois la même question posée
09:41et de fait de ne pas aborder d'autres questions ?
09:44On était plutôt là à incriminer des personnes qu'à ausculter un système.
09:48Moi, je pense qu'on aurait pu ausculter un système
09:50et de voir comment ces enjeux et la façon dont on va accompagner l'audiovisuel public peut servir.
09:56Les 4 milliards d'euros, c'est aussi 4 milliards qui servent aussi à investir.
10:00C'est de l'économie qui est injectée aussi, pas seulement par l'audiovisuel privé.
10:04Monsieur Ballard dit qu'il faut armer le privé, mais bien sûr,
10:07mais on ne peut pas le faire sans audiovisuel public
10:09parce que l'audiovisuel public aujourd'hui, en termes de création et en tant qu'information aussi,
10:13c'est un levier de souveraineté.
10:15Et Delphine Arnotte, la présidente a réagi aussi à ce rapport.
10:19Elle dénonce un rapport à charge.
10:20C'est peut-être parfois aussi ce que les personnels de France Télévisions ont pu ressentir.
10:24Le président l'a dit à plusieurs reprises, effectivement, Philippe Ballard.
10:27Oui, mais moi, j'ai aussi le souvenir de syndicats, je pense au syndicat Force Ouvrière, CGC,
10:33qui, par exemple, pour être concret, trouvait absolument inadmissible
10:37qu'il n'y ait aucun droit de regard des journalistes, de la rédaction de France 2
10:41sur les émissions qui étaient diffusées sur France 5
10:44parce qu'elles étaient produites par MediaOne, par Baninjé, par...
10:48Des sociétés de production à l'extérieur.
10:51Et ça a permis, pardon, mais il faut aller au fond des choses quand même,
10:54de lever le capot sur des choses, le statut des producteurs-animateurs,
10:58sur ces allers-retours qui sont faits entre France Télévisions,
11:02d'où on peut partir avec un très très gros chèque,
11:04et aller travailler dans une société de production à qui on a passé des commandes.
11:08Enfin voilà, tout ça, ça a permis cette commission d'enquête
11:10de mettre au jour ce qu'on savait d'ailleurs.
11:12Mais au moins là, c'est une commission d'enquête parlementaire qui l'a fait.
11:15Et justement, Philippe Ballard, vous commencez à en parler,
11:18il y a énormément de recommandations dans cette commission d'enquête.
11:21Céline Calvels, vous le précisiez, il y a le rapport du rapporteur
11:24et puis ensuite, chaque groupe politique a pu aussi fournir des idées
11:27et ça va continuer dans le débat public.
11:28Mais Stéphanie Despierre, si on revient sur ce rapport, que préconise-t-il ?
11:31Le député Charles L'Oncle sort la tronçonneuse chère à son patron Éric Ciotti.
11:36Il veut réduire d'un milliard d'euros le budget de l'audiovisuel public,
11:39c'est-à-dire un quart de l'enveloppe actuelle.
11:42Parmi ses propositions, la fusion de France 2 avec France 5,
11:46celle de France Info TV avec France 24,
11:49celle de l'Institut National de l'Audiovisuel avec la Bibliothèque Nationale.
11:54Il propose également la suppression de France Cast, de France TV Slash,
11:57de chaînes dédiées à la jeunesse et de la radio musicale Mouv'.
12:00Il veut aussi réduire largement la diffusion des jeux et du sport à la télé publique.
12:05Charles L'Oncle consacre aussi une large partie de son rapport
12:09à l'impartialité de l'audiovisuel public.
12:11C'est même sa recommandation numéro 1.
12:13Il veut une obligation de neutralité pour les salariés,
12:17comme c'est le cas pour les magistrats ou les enseignants,
12:20qui eux sont fonctionnaires, ce qui n'est pas le cas des salariés,
12:23des employés de l'audiovisuel public, je vous le rappelle.
12:25Et plus surprenant, l'élu ciottiste propose de rendre à l'Elysée
12:28le pouvoir de nommer les patrons des chaînes publiques.
12:31Cela se passait comme ça jusqu'en 2013,
12:33mais cette fois il proposera aussi un feu vert du Parlement.
12:36Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
12:38On commande ce chiffre, 1 milliard.
12:40Si on fait la somme de toutes les économies que Charles L'Oncle veut faire,
12:431 milliard d'euros d'économies sur un budget de 4 milliards,
12:46c'est une calvelse.
12:47Est-ce que c'est un chiffre qui vous semble réaliste ?
12:50Réaliste si on veut mettre à bas notre liberté de s'informer et de se cultiver peut-être.
12:55Moi je pense que par contre, on peut garder le même force d'investissement
12:58et peut-être la louer différemment.
13:00La question du périmètre, telle qu'elle est posée aujourd'hui par le rapporteur,
13:03moi elle me rappelle plutôt les années 90,
13:05parce qu'on est en train de fusionner des chaînes,
13:07on est en train de limiter ce qui peut être fait sur le niveau numérique,
13:11mais en fait on est vraiment en retard.
13:13Aujourd'hui le maximum des usages, ce n'est pas de se dire dans le linéaire,
13:16mais comment on fait avec le délinéaire ?
13:18Pour vous, sur le budget, il n'y a pas d'économie à faire ?
13:20Ou est-ce qu'il y a des économies à faire ?
13:22Il y a des économies à faire, mais je pense que nous devons investir autant,
13:264 milliards, on a l'impression que c'est beaucoup, mais c'est beaucoup,
13:29parce que c'est un élément de notre souveraineté.
13:32Demain, si nous sommes soumis uniquement par les logiques du privé,
13:36je pense qu'on aura un peu de perte de souveraineté cognitive.
13:39Philippe Ballard, sur ce milliard d'euros à économiser,
13:42est-ce que vous, Rassemblement National, vous seriez aussi pour cette piste-là ?
13:46Nous, on a apporté notre contribution,
13:48également, c'est annexé au rapport,
13:50on est pour la fermeture de la 4, que personne ne regarde,
13:53c'est 40 millions d'économisés,
13:55et pour une privatisation rapide de France Inter et de la 5,
13:59qui ferait économiser.
14:00Donc, pas tout l'audiovisuel public,
14:02c'est deux chaînes, France Inter et France 5.
14:04On n'a jamais donné de calendrier dans notre proposition,
14:07qui remonte aux législatives 2024 ou à la présidentielle 2022.
14:10Parce que ça, Charles Alloncle, il dit non,
14:12il dit, attention, moi je n'ai pas prononcé ce mot,
14:13ce n'est pas écrit privatisation.
14:15Vous, Rassemblement National, c'est un mot que vous assumez ?
14:17Mais ce sont des alliés, mais on n'est pas des clones.
14:19Voilà, mais 90% des préconisations de Charles Alloncle,
14:23oui, bien sûr.
14:24Et sur le milliard d'euros d'économies,
14:26est-ce qu'on peut dire, il faut renforcer l'audiovisuel public ?
14:29C'est ce que dit le rapporteur, tout en disant un quart du budget à l'as.
14:33Non, mais enfin, quand les Français, l'île du mois,
14:35se demandent si on fait le plein du réservoir d'essence
14:36ou du réfrigérateur, un milliard d'euros, ce n'est pas rien.
14:39Donc, oui, il y a des économies à faire.
14:41Moi, je renvoie au rapport de la Cour des comptes,
14:43ce n'est pas nous qui l'avons écrit,
14:45qui a été publié d'ailleurs après la nomination d'Elphine Ernotte.
14:49Une interrogation d'ailleurs sur ce point.
14:51Non, mais ça serait une boîte privée,
14:52mais elle aurait mis la clé sous la porte, tout simplement.
14:55Donc, oui, il y a de l'argent à économiser,
14:57et beaucoup d'argent à économiser.
14:59Et à terme, on s'assera sur la privatisation.
15:01Céline Calves, Philippe Ballard dit la privatisation.
15:04C'est clairement dans le projet du Rassemblement national.
15:07Charles Aloncle dit non pour l'instant,
15:10que lui ne veut pas aller sur cette piste-là.
15:11Mais est-ce qu'à votre avis ?
15:12Parce que cette question a beaucoup flotté sur les débats.
15:14Alors, en fait, c'est pour ça que je pense
15:16que le Rassemblement national était un peu déçu
15:18de ne pas trouver dans le rapport le mot de privatisation.
15:20Mais demain, si France 2 et France 5 sont fusionnés,
15:25il y aura un canal qui sera disponible.
15:26Donc, qu'est-ce qu'on fait de ce canal ?
15:28En fait, il y aura la possibilité éventuellement de privatiser.
15:30Mais ça, c'est dans une économie où les chaînes privées
15:33pourraient se financer comme ça,
15:35grâce à la publicité, de manière exponentielle.
15:37Or, c'est faux.
15:38Donc, en fait, nous ne pourrons pas.
15:39En plus, c'est irréaliste au niveau économique.
15:41Et c'est sans doute très dangereux au niveau démocratique.
15:45Ce qu'il faut maintenant, c'est pouvoir se dire
15:46est-ce qu'on peut faire enfin une loi de programmation pluriannuelle
15:49pour déterminer les orientations stratégiques
15:52et aussi la trajectoire budgétaire.
15:53et ne pas changer tous les ans de la façon dont on va être doté.
15:56Et ça, c'est un débat que nous devrions avoir à l'Assemblée nationale.
15:59Je ne pense pas dans les prochains mois de cette législature.
16:03Mais ça permettrait de voir quelles sont les missions de service public,
16:06quelle est la distinction, la nécessaire distinction
16:08que l'audiovisuel public doit avoir.
16:10Et la distinction, c'est sur l'impartialité qu'on lui demande,
16:12en plus du pluralisme qu'on demande aussi aux autres chaînes.
16:15Mais c'est aussi des offres de programmes
16:17qui sont différenciées du privé.
16:19En fait, la distinction d'audiovisuel public, c'est la clé.
16:22Donc, il faut la réaffirmer
16:23et donner l'occasion à l'audiovisuel public
16:25de pouvoir aussi la démontrer.
16:28Alors, on va faire justement voir
16:29ce qu'un autre groupe politique pense de ces débats.
16:32On va retrouver la députée Sophie Tallier-Paulion
16:34du groupe Écologiste et Social au micro de Clément Perrault.
16:37Sophie Tallier-Paulion, vous étiez membre
16:39de cette commission d'enquête parlementaire.
16:41Vous avez suivi la plupart des débats.
16:43D'abord, sur la forme.
16:44Comment avez-vous trouvé ces auditions ?
16:47Écoutez, j'ai trouvé ces auditions absolument déplorables.
16:52Notamment parce que le rapporteur n'agissait pas
16:55comme doivent le faire les rapporteurs,
16:57c'est-à-dire au nom de l'ensemble de la commission.
16:59Il posait des questions biaisées,
17:02revenait plusieurs fois sur les mêmes questions,
17:04alors même que les auditionnés y avaient déjà répondu.
17:07Et il y avait beaucoup de questions, par contre,
17:09qu'il ne posait pas, parce qu'il ne cherchait
17:10qu'à démontrer ce qui était sa conviction initiale.
17:14Le rapport a été publié ce matin.
17:16Le Premier ministre l'a commenté.
17:17Il a estimé qu'il manquait d'une vision
17:19pour l'avenir de l'audiovisuel public.
17:21Il a dit la position du gouvernement,
17:23ni démantèlement, ni immobilisme.
17:25Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous rejoignez ?
17:27Pas du tout.
17:28Moi, je rejoins la position qui dit
17:30que si on donne des missions de services publics
17:32à des entreprises, il faut leur donner les moyens
17:35de les exercer.
17:36Or, ce n'est pas du tout le cas depuis déjà de longues années
17:39où les moyens de l'audiovisuel public sont de plus en plus bas
17:43parce que le gouvernement diminue les budgets.
17:45Donc, soit à un moment donné, on dit, ok,
17:48les missions ne peuvent plus être mises en oeuvre,
17:51donc on revoit les missions à la baisse.
17:53Et c'est ce qu'il fait, en fait, M. Lecornu,
17:55et ce qu'il a encore fait dans le budget dernier.
17:58Mais on ne peut pas dire, je ne veux pas que ce soit démantelé
17:59quand on baisse comme ça les budgets.
18:01Quant à M. Allong, ces propositions,
18:05elles révèlent une volonté de retour à l'ORTF
18:07avec un certain nombre de mesures, de préconisations
18:09qui reviennent à mettre l'audiovisuel public
18:13sous la coupe du politique.
18:14Alors même qu'on était censé être une commission
18:16travaillant sur la neutralité,
18:18on en finit par des recommandations
18:20qui prônent le retour à l'ORTF.
18:21Merci à vous.
18:23Merci beaucoup, Clément Perrault.
18:25Cette recommandation, c'est le fait que la nomination
18:28des dirigeants de l'audiovisuel public
18:30soit faite par le président de la République,
18:32Philippe Ballard, avec accord du Parlement.
18:34C'est l'article 13 de la Constitution.
18:35Est-ce que ça, c'est une possibilité
18:37que le Rassemblement national soutient ?
18:39On n'en a pas discuté à l'intérieur du groupe.
18:44Il y aurait donc, d'après les préconisations de Charles Alloncle,
18:47le Parlement, mais je crois que c'est au niveau
18:48des commissions, des affaires culturelles.
18:50C'est comme ça que ça se passe souvent.
18:51C'est comme le président du Conseil constitutionnel,
18:55c'est la commission des lois.
18:57Entre parenthèses, le patron de l'Arcum,
18:58il est nommé, mais avec 40% des voix,
19:00dans les commissions, ça suffit.
19:02Il y a peut-être là aussi quelque chose à revoir.
19:05Mais est-ce que pour vous, c'est vrai que cette mesure,
19:07elle a été très commentée, puisqu'on a le sentiment
19:08que finalement, le président de la République
19:10pourrait choisir lui-même,
19:13et ça créerait peut-être une forme de dépendance,
19:16de dépendance politique entre les deux ?
19:18Non, mais je vous dis, en réunion de groupe,
19:20on n'en a pas parlé,
19:21ce n'est pas la position officielle du groupe.
19:24Il y a des garde-fous, à savoir que le Parlement
19:27est saisi et se prononce,
19:28et l'Arcum aussi, d'ailleurs,
19:29dans les propositions de Charles Lalonde.
19:31Puisqu'il y a validation de l'Arcum,
19:32Céline Calves, Charles Lalonde dit finalement
19:34qui de mieux que les représentants de la nation
19:36pour après valider ou non
19:38cette nomination par le président de la République ?
19:40On pourrait faire autre chose aussi.
19:42Moi, je pense qu'on n'est pas d'accord
19:43avec le fait que ça soit de nouveau
19:45remis entre les mains du président de la République.
19:47Par contre, on pourrait aussi favoriser davantage de candidatures
19:50en faisant que les conseils d'administration,
19:52les sociétés de l'audiovisuel public,
19:53fassent un travail de première étude des candidatures,
19:57parce que souvent, il y a peu de candidats,
19:58parce que quand c'est public devant l'Arcum,
20:00c'est compliqué.
20:00Une phase de conseil d'administration,
20:02une phase publique de l'Arcum,
20:04et une validation par les commissions des affaires culturelles.
20:06Ce qui nous permettrait d'être beaucoup moins descendants
20:08que par le président de la République,
20:12et puis de donner aussi une valeur au conseil d'administration,
20:15qui, moi j'ai fait partie de deux d'entre eux,
20:17je pense qu'il y a une volonté de dire
20:20que cette instance collégiale doit aussi servir de contrepoids
20:23aux dirigeants de la société d'audiovisuel public.
20:26Alors, dans les préconisations également du rapporteur,
20:28il y a baissé le budget alloué au sport,
20:31et le rapporteur s'étonne aussi du nombre de jeux qui existent.
20:35Il cite notamment France 2,
20:36constat partagé, Philippe Ballard, le sport, les jeux,
20:39c'est aussi deux choses très populaires finalement.
20:42Non mais les jeux,
20:43je crois qu'il y a neuf jeux quotidiennement sur France Télé.
20:49Mais la question de fond, c'est
20:50est-ce que le service public doit se comporter comme une chaîne privée ?
20:53La question, en fait, c'est celle-là.
20:56Est-ce qu'ils sont obligés d'engranger ?
20:58Moi, j'ai lu des contrats qui étaient envoyés aux sociétés de production
21:02pour les émissions à fournir,
21:04où il y avait marqué, ce sont des émissions
21:05qui doivent faire de l'audience et ramener de la publicité.
21:08Mais ce n'est pas ça la mission du service public.
21:10Ça n'a rien à faire là-dedans.
21:13Et est-ce qu'on peut faire de l'audience et de la publicité
21:15en ayant des jeux intelligents,
21:17notamment un peu culturels ?
21:19Mais, des jeux culturels,
21:21on va lister peut-être.
21:23Mais est-ce que le service public
21:26doit avoir pour mission
21:27de faire de l'audience et d'engranger de la publicité ?
21:30La réponse, c'est non.
21:32Céline Calves ?
21:33Je pense que le critère d'audience est important,
21:35mais en fait, il prend trop d'importance.
21:36Et pourquoi il prend de l'importance ?
21:37Parce que, justement, on fait des programmations
21:39pour récolter ce qui est un élément un peu d'indépendance
21:42pour les sociétés d'audiovisuel public,
21:44qui sont les ressources publicitaires.
21:45Moi, je ne vois pas ce que l'espèce publique
21:49telle qu'on le fait avec l'audiovisuel public,
21:52pourquoi on a besoin d'une ressource publicitaire ?
21:55Peut-être parce que les ressources publiques
21:56ne sont pas assez fortes,
21:58mais surtout, je trouve que c'est un mélange des genres.
22:00Est-ce qu'à l'école, vous auriez toléré
22:02d'avoir une publicité entre votre cours de physique chimie
22:04et votre cours de français ?
22:06Moi, pour moi, on doit aux citoyens...
22:07Il faudrait supprimer la publicité.
22:09Mais moi, je pense qu'il faut aller
22:10vers une suppression progressive,
22:11parce qu'autrement, c'est dur,
22:13mais on peut garantir aux citoyens et aux citoyennes
22:15d'avoir un espace public
22:17qui sort des logiques concurrentielles et commerciales.
22:20Je pense que nous devrions arriver à ça,
22:22mais avec une loi de programmation pluriannuelle,
22:24on pourrait en déterminer le rythme
22:26et éventuellement les compensations.
22:28Et en ça, vous dénoncez aussi
22:29certains contrats faits avec des sociétés de production.
22:31Il faut réinternaliser un certain nombre
22:33d'émissions dans le service public Philippe Ballard.
22:36Et si oui, est-ce qu'on peut le faire
22:38avec un milliard d'euros en moins ?
22:39Alors, ça se pose pour l'A5,
22:41ce genre de problème.
22:42Parce que quand vous prenez la grille de l'A5,
22:44on peut les citer entre
22:45« c'est ce soir, c'est dans l'air,
22:49c'est politique, etc. »
22:51On a cru comprendre,
22:52mais on le savait déjà un peu avant quand même,
22:53que la marge était aux alentours de 60%.
22:56Ce qui est quand même pas mal.
22:57Et si vous privatisez l'A5,
23:00ça ne revient pas cher à faire, ces émissions.
23:01Vous mettez 3, 4 experts,
23:032 journalistes chroniqueurs,
23:05les experts ne sont pas payés,
23:06on leur paye juste le taxi,
23:07il y a la régie à payer.
23:09Franchement, le marché publicitaire...
23:10Il y a aussi beaucoup de reportages
23:12dans ces émissions,
23:13du reportage qui peut être aussi loin en France.
23:15Oui, d'accord, ça ne va pas chercher loin.
23:18Donc, c'est une télévision
23:19qui peut être faite intelligemment
23:21et pour pas très cher.
23:22Et ça ne viendrait pas gréver
23:23effectivement un marché publicitaire
23:25qui est en retrait sur les chaînes de télé
23:27puisqu'il part sur les GAFAM.
23:29Mais sur les émissions,
23:30il y a eu au moins un bon point
23:32pour cette commission d'enquête parlementaire.
23:33C'est que depuis décembre,
23:34on a pu remarquer quand même
23:34que les plateaux de toutes ces émissions
23:36qui étaient produites par MediaOne,
23:38par Together,
23:39c'était un petit peu équilibré.
23:41Avant les plateaux,
23:42ça allait du centre à la gauche.
23:43Maintenant, ça va un petit peu plus à droite.
23:46On pourrait citer un certain nombre
23:47de députés du Rassemblement National
23:49qui sont invités très souvent.
23:51On n'y va pas très souvent.
23:51Non, mais je parlais des experts,
23:53des chroniqueurs et des journalistes.
23:54C'est complètement différent.
23:56C'était aussi une des critiques
23:59du Rassemblement National
24:00et du groupe UDR de Charles Aloncle.
24:03Une neutralité qui n'est pas suffisante.
24:05Céline Calves,
24:06est-ce que vous partagez ce constat ?
24:07En fait, la neutralité,
24:08ce n'est pas le bon terme.
24:09On l'a vu au cours des débats,
24:11c'est l'impartialité.
24:12L'impartialité, c'est spécifique
24:13à l'audiovisuel public.
24:14On attend des autres chaînes
24:16qu'elles fassent du pluralisme.
24:17Mais l'impartialité,
24:18c'est vraiment ce qu'on attend
24:19de l'audiovisuel public.
24:20Or, c'est une notion assez récente
24:21et qu'on n'arrive pas à évaluer.
24:23Donc, en fait,
24:23ça prête le flanc
24:24à ce que chacun dise
24:25que c'est impartial
24:26ou ce n'est pas impartial.
24:27Il faut aussi qu'on puisse,
24:28avec l'ARCOM,
24:29déterminer comment on apprécie
24:31une impartialité.
24:32C'est le rôle du service public
24:33et pour moi,
24:39l'enquête ici à l'Assemblée nationale.
24:40Il y a eu énormément de discussions
24:42pour savoir s'il fallait voter
24:44ou non pour le rapport
24:45puisque un vote contre,
24:46ça entraîne une non-publication.
24:48En conférence de presse,
24:49le président de la commission d'enquête,
24:50Philippe Ballard, dit
24:51« Moi, je veux qu'on distingue les votes. »
24:53Finalement, les rapports,
24:54ils doivent être publics
24:55et ensuite, on vote pour savoir
24:56s'il est endossé au nom de la commission
24:58ou si on laisse le seul rapporteur
25:01responsable de ces préconisations.
25:02Est-ce qu'effectivement,
25:03il y a une frontière
25:04qui est à mieux définir, d'après vous ?
25:05Non, mais il y a deux choses.
25:06Déjà, je crois que la presse
25:09tout le monde sait qui a voté
25:11On a eu certaines informations.
25:13Oui, ou abstentions.
25:14Je crois que là, franchement...
25:15Mais après, c'est un rapport parlementaire.
25:17Chaque groupe amène sa contribution.
25:20Ce n'est pas parce qu'un rapport est publié
25:22que l'ensemble de ce rapport
25:25doit servir à fabriquer un projet de loi
25:27ou une proposition de loi.
25:28Mais il est au nom de la commission.
25:29Et c'est vrai que pour peut-être
25:30des gens qui ne se reconnaîtraient pas
25:32dans les travaux du rapporteur,
25:34et ça peut arriver,
25:35ça peut leur poser un problème
25:36de dire « Moi, je veux bien
25:37que ce rapport soit public,
25:38mais je ne veux pas qu'il le soit
25:39au nom de l'Assemblée
25:40et au nom de la commission de loi. »
25:41Mais c'est arrivé deux fois.
25:42Moi, je vous le disais,
25:43les deux commissions d'enquête
25:45précédentes auxquelles j'ai participé,
25:46il y avait des choses
25:47qui ne me plaisaient absolument pas.
25:49Alors, pour l'une d'entre elles,
25:50ça a été repris au nom du rapporteur,
25:52c'est-à-dire qu'on a retiré
25:53les préconisations.
25:54Il y a une distinction de faits,
25:56c'est une possibilité qui peut exister.
25:58Effectivement, Céline Calves,
25:59on sait que dans votre groupe,
26:00c'est vraiment ce qui a posé
26:01énormément de débats.
26:02Vous ne vouliez pas forcément
26:03vous opposer à la publication,
26:05mais ne pas en endosser la responsabilité.
26:07Oui, parce qu'en fait,
26:09tout le monde a beau jeu de dire
26:10« Mais finalement,
26:11ce rapport a été adopté »
26:13ou alors « Est-ce que c'est la publication
26:15du rapport qui a été adopté ? »
26:17Peut-être qu'un vote distinct
26:18sera intéressant,
26:20mais on sait très bien
26:21que le rapport maintenant publié,
26:23il est publié sur le site
26:24de l'Assemblée nationale.
26:25Donc en fait,
26:26à l'intérieur de ce rapport,
26:28ça va être vu comme une parole publique,
26:30un document public de référence
26:32et malheureusement,
26:33dans de nombreuses pages
26:34que vous pourrez lire,
26:36ça ne relève pas d'un document public
26:37de rapport parlementaire,
26:38ça relève vraiment
26:39d'un mauvais roman d'espionnage.
26:41Un mauvais roman d'espionnage.
26:42Comment vous qualifieriez, vous,
26:44ce qui s'est passé
26:45lors de cette commission d'enquête ?
26:46Il y a eu des moments
26:47de grande tension.
26:48Certains ont parlé de cirque,
26:49de spectacle.
26:50C'était le président de la commission
26:51qui disait
26:51« Ce ne sera pas le plus grand
26:53cabaret du monde ».
26:53Est-ce que parfois,
26:54vous avez eu le sentiment
26:55que ça allait un peu devenir
26:55Philippe Ballard ?
26:56Mais encore une fois,
26:57moi, j'ai les deux autres
26:58commissions d'enquête
26:59auxquelles j'ai participé.
27:00Moi, je me rappelle
27:01des auditions nommées
27:02dans le cadre de la commission
27:03d'enquête sur l'attribution
27:04de la chaîne de la TNT.
27:06Les auditions de Fue Bolloré,
27:08de Cyril Hanoula.
27:09On se souvient quand
27:10il y a un bataillon,
27:11le président et Aurélien Satou,
27:12le rapporteur,
27:12n'étaient pas du tout d'accord.
27:13Mais il n'y avait pas
27:14autant de moments
27:15de tension, non ?
27:16Il y avait de la tension.
27:19On est allé plus loin
27:19avec cette commission, quand même.
27:21Oui.
27:22Alors, soit on en revient
27:22au fonctionnement.
27:23Moi, c'est un ancien député
27:24qui me racontait
27:24du temps de Philippe Séguin.
27:25Ça remonte un peu.
27:26C'était à huis clos.
27:27Il n'y avait rien qui sortait.
27:30Et interdiction de communiquer
27:31sur ce qui s'était dit
27:32lors des commissions d'enquête
27:33jusqu'à la publication du rapport.
27:35On en est loin.
27:36Et vous, la transparence
27:37est importante, Philippe Ballard.
27:39Pour vous, c'est normal
27:40que toutes les auditions
27:40aient été publiques ?
27:42Oui, à l'époque,
27:43des chaînes d'info,
27:44des réseaux sociaux.
27:44Moi, je pense que la transparence,
27:45elle doit être là.
27:46Mais on doit rappeler
27:46quel est le rôle du rapporteur
27:48et sa nécessaire discrétion
27:49avant le fait
27:50de pouvoir rendre son rapport.
27:51Or, là, même au sein des auditions,
27:54étaient tweetées
27:54des versions déformées
27:56de ce qu'avait dit
27:58à l'instant des auditionnés.
27:59Et là, ce n'est pas possible, en fait.
28:01Donc, c'est vrai qu'on aurait tendance
28:02à se dire
28:03« Mais pourquoi pas retourner à des huis clos ? »
28:04Moi, je pense qu'on peut rester
28:06sur la transparence,
28:07arrêter d'inviter des auditionnés
28:09pour faire le buzz,
28:10parce que c'est exactement ça
28:11qui s'est passé.
28:12Et puis, s'en tenir
28:13à quelque chose de plus discret
28:14et un vrai partage de paroles
28:15entre les membres
28:16de la commission d'enquête
28:17et le rapporteur
28:18qui est le rapporteur
28:19de la commission,
28:20pas de son propre avis.
28:21Et alors, après tout ça,
28:23on en a beaucoup parlé
28:23des auditions, du rapport,
28:25allait-il être publié ou pas ?
28:26Il est publié maintenant,
28:27Philippe Ballard.
28:28À quoi va-t-il servir ?
28:30Il va servir de projet politique
28:32pour le programme
28:33que pourrait présenter
28:34dans ce domaine-là
28:35Marine Le Pen
28:36avec son allié Eric Ciotti ?
28:38Oui, pourquoi pas ?
28:39C'est aussi fait pour ça.
28:41C'est une sorte de boîte à outils.
28:42Puis, à court terme,
28:44quand même,
28:44dans le prochain PLF,
28:45on peut peut-être commencer
28:46à réduire la voilure
28:47de ce qui est versé
28:48aux services publics,
28:51que ce soit la télé
28:51ou la radio.
28:52Donc, ça peut servir très vite.
28:53Puis, ça servira
28:54à faire des propositions de loi,
28:56des projets de loi, etc.
28:57Et peut-être déjà
28:57lors de la journée d'initiative
28:59parlementaire du groupe
29:00d'Eric Ciotti,
29:01Céline Calves,
29:02ce sera une base
29:03à votre et vous
29:04au projet que présentera
29:06Marine Le Pen
29:06ou Jordan Bardella ?
29:08Ça, c'est à eux
29:09d'en décider.
29:09Mais ce que je pense,
29:10c'est que le fait
29:11qu'on ait parlé
29:11autant d'audiovisuel public,
29:13pas forcément dans les meilleurs
29:14termes qui soient certes,
29:16ça rendra incontournable
29:17pour les candidats
29:18à la présidentielle
29:19dans un an
29:19de se positionner.
29:20On ne pourra pas
29:21juste taire
29:22l'avenir de l'audiovisuel public.
29:24On devra, au contraire,
29:25l'intégrer
29:25dans une question plus large,
29:27qui est celui
29:27de l'information
29:28et de notre droit
29:29à l'information.
29:31Dernière question,
29:32Alain,
29:32comme à l'autre,
29:33justement,
29:34sur le bilan
29:34que vous tirez
29:35de cette commission d'enquête.
29:37Sur les règles,
29:37ici, à l'Assemblée,
29:38on a parlé de cette question
29:39du rapport.
29:40Vous, vous parliez
29:41de la question
29:41du rôle du rapporteur.
29:42Vous, Philippe Ballard,
29:43c'est naturellement
29:45la pente
29:46qu'ont ces commissions d'enquête
29:47avec une assemblée
29:48de plus en plus politique,
29:50justement,
29:50et elles sont des objets politiques
29:52pour les groupes
29:52qui les déclenchent.
29:53On sait que chaque groupe
29:54peut déterminer
29:55d'une commission d'enquête.
29:56Le thème, c'est, oui,
29:57il faut avoir une appétence
29:58pour certains dossiers.
30:01Je ne vais pas parler
30:02au nom du groupe UDR,
30:04Monsieur le Rassemblement National,
30:05mais enfin,
30:05l'utilisation des deniers publics,
30:08je pense que c'est un point
30:09qui sera très important
30:11dans la prochaine campagne électorale.
30:13Quand on est à 3 500 milliards
30:14d'euros de dettes,
30:15si vous voulez,
30:15oui, chaque euro compte.
30:16Donc, c'est des nouvelles
30:17commissions d'enquête,
30:18ce seront des commissions d'enquête
30:19de ce genre
30:20qui vont exister maintenant
30:21à l'Assemblée nationale.
30:22Céline Calvel,
30:23c'est très polémique.
30:25J'espère qu'on va arriver
30:26à justement tirer
30:27les enseignements
30:28de cette commission d'enquête
30:29qui a été très polémique
30:30pour se dire
30:31qu'on a peut-être atteint
30:32un espèce de plancher,
30:34là.
30:34On ne va pas continuer
30:35de creuser.
30:36Je pense que les commissions
30:36d'enquête sont utiles.
30:38On n'est pas obligé
30:39de mettre les deniers publics
30:41au service
30:42d'instruments de destruction
30:45plus que de construction.
30:46Et si vous voulez revoir
30:47les meilleurs moments
30:48de la commission d'enquête,
30:49je vous invite à regarder
30:49le documentaire de Maël Morin,
30:51les secrets d'une commission
30:52d'enquête
30:53sur la chaîne YouTube
30:54d'LCP.
30:56Merci à vous deux.
30:57Restez encore juste
30:58une petite seconde
30:59pour le focus
30:59dans cette émission.
31:04Et on va parler
31:04de l'actualisation
31:05de la loi de programmation
31:07militaire.
31:08En débat
31:08dans l'hémicycle,
31:10depuis hier,
31:10on va retrouver
31:11le président
31:11de la commission défense,
31:12Jean-Michel Jacques.
31:13Bonjour Jean-Michel Jacques.
31:15Elsa le disait,
31:15il y a actuellement
31:16en débat
31:17dans l'hémicycle
31:18l'actualisation
31:19de la loi
31:19de programmation militaire.
31:21Alors, je vais essayer
31:21de faire simple.
31:23Il s'agit du budget
31:23des armées
31:24qui a été voté
31:24en 2023,
31:26qui prévoit 410 milliards
31:27pour les armées
31:28de 2024 à 2030.
31:30Cette actualisation,
31:31en fait,
31:32c'est une enveloppe
31:32supplémentaire
31:33de 36 milliards
31:34pour l'armée.
31:35Pourquoi, selon vous,
31:36cette rallonge budgétaire
31:37était indispensable ?
31:39Alors, indispensable
31:40pour plusieurs raisons.
31:41Déjà, il y a des raisons
31:42géostratégiques.
31:43On voit bien
31:43tout ce qui se passe.
31:45Je pense, bien entendu,
31:46à l'agression russe
31:47en Ukraine,
31:48mais aussi
31:48à ce qui se passe
31:49au Moyen-Orient,
31:50le positionnement
31:51américain
31:52qui est vraiment
31:53très changeant
31:54et instable.
31:56La Chine
31:57qui aussi
31:57a ses VLT.
31:59Tout ça,
32:00plus les changements
32:01technologiques.
32:02On voit bien
32:02qu'en quelques années,
32:03l'intelligence artificielle,
32:05le quantique se développe
32:06et le champ de bataille
32:07a changé.
32:08En fait,
32:08on voit bien
32:09en guerre en Ukraine
32:10ou au Moyen-Orient
32:11que le drone,
32:12par exemple,
32:13prend une nouvelle place
32:14ainsi que la robotisation
32:16du champ de bataille.
32:18Récemment encore,
32:19en Ukraine,
32:20les Ukrainiens
32:21nous disent
32:22qu'ils ont pris
32:23une position
32:23uniquement
32:24avec des robots
32:25sur le champ de bataille.
32:26Donc,
32:26tout ça
32:27nous oblige
32:28à revoir notre copie,
32:29comme vous le disiez,
32:30de 413 milliards
32:31de besoins programmés
32:33entre 2024
32:33et 2030.
32:35C'est ce qu'on avait prévu,
32:36mais tous ces changements
32:37nous obligent
32:38à revoir
32:38notre copie.
32:40Augmenter,
32:41par exemple,
32:42notre besoin
32:42en munitions,
32:43donc là,
32:44c'est 8,4 milliards
32:45en plus.
32:46Sur les 36 milliards
32:47au total,
32:48c'est le plus gros
32:48poste de dépense.
32:49Oui,
32:49c'est le plus gros
32:50poste de dépense
32:51et cela s'ajoute
32:52quand même
32:52à ce qui était prévu
32:53dans le reste
32:54de la loi de programmation
32:55de 2024 à 2030,
32:56ce qui nous amènera
32:57à 26 milliards
32:59uniquement
33:00pour les munitions.
33:02Ce qui est énorme,
33:03c'est pratiquement
33:05les deux tiers
33:05d'un budget
33:06avant 2017
33:07du budget des armées.
33:08L'idée sur les munitions,
33:09c'est d'avoir
33:10une vraie production
33:11industrielle en France ?
33:12Oui,
33:13tant que possible
33:13en France,
33:14de façon
33:15le plus souveraine
33:16possible.
33:17Et c'est vraiment
33:18l'enjeu,
33:19c'est faire en sorte
33:20que notre industrie
33:21de défense,
33:22notre base technologique
33:23et industrielle
33:24de défense
33:24puisse se développer,
33:26être la plus efficace
33:28pour fournir
33:29en nombre
33:30nos équipements.
33:31Maintenant,
33:31elle est confrontée
33:32à des difficultés,
33:33difficultés de recrutement,
33:35de formation
33:35des gens
33:36qui sont recrutés,
33:37mais aussi de développement
33:38parce que quand une usine
33:39s'agrandit,
33:40il faut avoir
33:41des autorisations
33:43et puis il faut
33:44des financements
33:45banquiers.
33:45Et là,
33:46les banques
33:46jouent le jeu maintenant.
33:47On a vraiment
33:48changé les mentalités.
33:50On le voit bien,
33:50il y a quelques années,
33:51les banques étaient
33:52assez frileuses
33:53par aller dans le secteur
33:53de la défense.
33:54Dans la défense,
33:55ce n'est plus le cas maintenant.
33:55Une dernière question
33:56sur cette enveloppe supplémentaire.
33:58Il y a aussi une partie
33:59qui va être dédiée
33:59au nouveau service
34:01volontaire national,
34:02service national volontaire
34:03qui concerne peut-être
34:04nos jeunes téléspectateurs.
34:06Est-ce que vous pouvez
34:06nous expliquer
34:06en quoi consistera
34:07ce nouveau service ?
34:09Alors,
34:10ce service national
34:10qui va,
34:11enfin,
34:11service national volontaire
34:12qui va se passer
34:13sur dix mois
34:14va permettre à nos jeunes,
34:16s'ils le souhaitent,
34:17sur volontariat,
34:18à rejoindre des unités
34:20déjà constituées
34:21et à participer vraiment
34:22à la vie d'un régiment,
34:25à la vie d'une base navale,
34:27à la vie d'une base aérienne.
34:29Et donc,
34:29ça leur permettra
34:30d'avoir une expérience
34:33parce que vraiment,
34:34les armées sont très formatrices
34:36et quelque part,
34:37vous savez,
34:37il y a vraiment
34:39un sentiment
34:41de solidarité
34:42dans les armées
34:43et ces jeunes
34:43vont connaître
34:44une période
34:44qui leur plaira
34:46et qui sera très formatrice
34:47parce que les armées
34:48touchent à toutes les technologies
34:49et je pense que
34:51ce sera un moment
34:52important pour nos jeunes.
34:53Merci à vous,
34:54Jean-Michel Jacques.
34:55L'examen de ce texte
34:55se prolonge jusqu'à demain.
34:57Vote solennel prévu
34:58mardi prochain.
35:00Et bienvenue à vous
35:01si vous nous rejoignez
35:02sur LCP.
35:02Nous sommes à moins
35:03de 25 minutes
35:04de la séance
35:05des questions au gouvernement
35:05à suivre en direct
35:07et en intégralité,
35:08évidemment.
35:09Tout au long de cette émission,
35:10on va retrouver
35:11Stéphanie Despierre
35:12et Clément Perrault
35:12depuis la salle
35:13des 4 colonnes.
35:14Nicolas Fleury et lui
35:15d'ores et déjà
35:15dans l'hémicycle de l'Assemblée
35:17avec la liste,
35:18la liste des questions au gouvernement.
35:20Et puis quelques minutes
35:20avant 15h,
35:21on suivra l'arrivée
35:22par la cour d'honneur
35:23de l'Assemblée nationale
35:24du Premier ministre
35:25Sébastien Lecornu
35:26et des membres
35:27de son gouvernement.
35:29Nicolas Fleury,
35:30je le disais,
35:30vous connaissez les thèmes
35:31qu'ont choisi d'aborder
35:32les députés.
35:33Le thème principal,
35:34ce sera les carburants,
35:35Nicolas.
35:37Oui,
35:37elles ont les prix du carburant,
35:38ils poursuivent leur hausse
35:40et ils continuent
35:40de dominer ces questions
35:41au gouvernement.
35:42Alors,
35:43les ministres pourront revenir
35:44sur cette aide
35:45qui a été annoncée
35:46et précisée récemment.
35:47C'est 50 euros
35:48destinés aux travailleurs
35:49modestes,
35:50grands rouleurs.
35:51Une aide qui devrait être
35:51financée par le surplus
35:53de recettes fiscales
35:54de taxes reçues par l'État.
35:56Grâce à cette hausse
35:57des prix du carburant,
35:58on parle quand même
35:58de 190 millions d'euros
36:00depuis le début du conflit,
36:01en plus dans les caisses
36:02de l'État.
36:03Trois questions sont prévues
36:04sur cette thématique,
36:05notamment celle du député
36:06Pierre Cordier
36:07du groupe Droite Républicaine.
36:08Lui demandera au gouvernement
36:10de revaloriser
36:11le barème des frais réels.
36:13Et il y aura
36:14d'autres thèmes évoqués
36:15lors de la séance, Nicolas.
36:17Oui,
36:18d'abord deux questions
36:19auxquelles devra répondre
36:20le gouvernement
36:20du RN et de Horizon
36:22sur les Rave Party,
36:23alors que la fête géante
36:24qui a réuni jusqu'à 17 000 personnes
36:26sur un terrain militaire
36:27près de Bourges
36:28vient juste de se terminer
36:30dans la nuit.
36:31Tout ce qui en sorte
36:32seront verbalisés,
36:33avait promis
36:33le ministre de l'Intérieur.
36:34Et puis,
36:35il sera aussi question
36:36de cyberattaques
36:37après le vol
36:37de données massif
36:38qui a ciblé
36:39l'ANTS
36:40au mois d'avril.
36:40Le gouvernement a annoncé
36:42200 millions d'euros
36:43d'investissements
36:44pour permettre aux administrations
36:45de mieux se sécuriser.
36:48Merci beaucoup, Nicolas.
36:49On va reparler
36:50de cette Free Party
36:51qui a eu lieu
36:52dans le Cher.
36:53On parlera également
36:53des carburants.
36:55On le fait avec
36:55nos deux nouveaux invités.
36:57François Cormier-Boulijon,
36:58bonjour.
36:59Député Ensemble
36:59pour la République du Cher,
37:01Adrien Clouet,
37:01bonjour.
37:02Bonjour.
37:02Député de la France Insoumise
37:03de Haute-Garonne.
37:04On va retrouver le député
37:05Loïc Carvran.
37:06Il va revenir
37:06sur cette Free Party.
37:07Vous en avez certainement
37:08entendu parler.
37:09on va le retrouver
37:10au micro de Stéphanie Despierres.
37:13Au micro de Clément Perrou,
37:14Elsa, tout à fait.
37:15Loïc Carvran,
37:16qu'allez-vous demander
37:16au gouvernement
37:17au sujet des Free Party ?
37:18Bonjour.
37:19Moi, je suis le député
37:20de cette circonscription
37:21qui a été touché
37:22par cette rêve-partie
37:23très importante
37:24de 20 000 personnes.
37:25Je vais d'abord raconter
37:26ce que j'ai vu.
37:27C'était ce week-end
37:28dans le Cher.
37:29Ce week-end dans le Cher,
37:30tout à fait.
37:31Raconter ce que j'ai vu,
37:32la détresse de nos agriculteurs,
37:33des riverains.
37:34Et puis lui,
37:35demander au ministre
37:36de l'Intérieur
37:36comment est-ce qu'on peut
37:37progresser très vite
37:38pour renforcer
37:39notre arsenal législatif
37:40pour lutter contre
37:41ce phénomène
37:42des rassemblements
37:43complètement illégaux ?
37:44Les participants disaient,
37:46je les entendais,
37:48dès qu'on veut organiser
37:49quelque chose,
37:50on nous l'interdit.
37:50Donc on est obligé
37:51de faire comme ça.
37:52Est-ce que vous comprenez
37:53parfois cet argument ?
37:54Non, je ne le comprends pas
37:55parce que ce n'est pas vrai.
37:56Il y a beaucoup de Technival
37:57qui se tiennent
37:57de manière organisée,
37:59qui sont faits en collaboration
38:01avec les services
38:02des préfectures, etc.
38:03Même dans le Cher,
38:04moi, j'ai tous les ans
38:05en juillet un Technival
38:06qui rassemble
38:07plusieurs centaines
38:07de personnes
38:08mais qui est fait
38:09de manière légale.
38:10Cette voie-là,
38:10elle existe
38:11et c'est pour ça
38:12que la voie illégale,
38:13elle est incompréhensible.
38:14Merci à vous.
38:15Merci.
38:16Merci beaucoup Clément Perrault,
38:18évidemment député du Cher,
38:20François Cormier-Boulijon.
38:21Qu'est-ce que vous,
38:22vous avez pensé
38:22de cette manifestation ?
38:24Je suis,
38:25comme tous les habitants
38:26du Cher,
38:27très en colère
38:28contre ce rassemblement
38:29illégal
38:30pour plusieurs raisons.
38:31D'abord parce qu'il a mis
38:32en danger la vie
38:33de plusieurs milliers
38:35de jeunes
38:35en organisant
38:36ce Technival illégal
38:38sur un terrain militaire
38:39où on fait des essais
38:41d'obus
38:41à la DGATT
38:43avec des obus
38:44non éclatés
38:45à la Direction Générale
38:46de l'Armement.
38:47Technique terrestre
38:48donc on a mis en danger
38:50sciemment en connaissance
38:51de cause
38:51la vie de milliers de jeunes
38:53donc très en colère
38:54à cause de ça
38:54et très en colère aussi
38:55parce que ce sont
38:57des terrains exploités
38:57de façon agricole
38:59et qu'on a bousillé
39:01le travail
39:01d'agriculteurs
39:04qui attendaient
39:05de récolter du fourrage
39:06pour leurs animaux.
39:08Il y a un manque
39:08de respect
39:09de la part
39:10de ces organisateurs
39:11qui est évident.
39:12Alors sur ces deux points,
39:13Adrien Clouet,
39:14à la fois sur le risque
39:15pris par les organisateurs
39:17pour les participants
39:18eux-mêmes
39:19puisque c'était
39:19un terrain militaire
39:20et sur les agriculteurs
39:21et les dégâts
39:22que ça peut causer.
39:23Il y a un truc
39:24un peu incohérent
39:24quand même dans cette histoire.
39:25Vous nous dites
39:25c'est dangereux pour les gens
39:26parce qu'il y a des obus
39:27et ça détruit
39:28les terres agricoles.
39:29Ça veut dire qu'il y a des obus
39:29dans les terres agricoles ?
39:30Ça veut dire que les gens
39:31non, évidemment
39:32il n'y a pas d'obus
39:32dans les terres agricoles.
39:34Donc c'est évidemment
39:35un argument
39:35qui est sorti du chapeau.
39:36Ce qui s'est passé
39:37c'est qu'organatrices
39:38et organisateurs
39:39ont déposé des demandes
39:40pour avoir des habilitations
39:41et pouvoir l'organiser.
39:43Les autorités publiques
39:43n'ont pas répondu.
39:44Moi je pense
39:45que le rôle
39:45de la puissance publique
39:47c'est d'organiser les choses
39:49paisiblement
39:49pour que tout le monde
39:50soit en sécurité
39:51et pas de rêver
39:52de mettre des DJ en prison.
39:54Franchement
39:54je pense que ce n'est pas le but.
39:55Et puis par ailleurs
39:55je note quand même
39:56il faut quand même
39:56l'avoir en tête
39:57ont été interpellées
39:58et verbalisées
39:59également les associations
40:01contre les addictions
40:02l'association de santé sexuelle.
40:04Enfin pardon
40:05c'est clairement une politique
40:06de harcèlement institutionnel
40:07qui a été menée sous Ouïe.
40:08Il y a eu plus de 20 000 contrôles
40:10François Cormier-Boulijon
40:11est-ce qu'il ne faudrait pas mieux
40:12et certains habitants
40:13le disaient
40:14organiser les choses
40:16accepter peut-être
40:17et mieux organiser les choses
40:18plutôt que de refuser
40:19ce genre de manifestation.
40:20Mon collègue est téléphile
40:20donc je peux comprendre
40:21qu'il soit pour la bordélisation
40:22de tout.
40:24Il se trouve que moi
40:24je suis le député
40:25du printemps de Bourges
40:26depuis 50 ans
40:27nous organisons
40:28au printemps
40:29le plus grand festival de France
40:31chaque année
40:31déclaré en préfecture
40:32autorisé
40:33avec un vrai dialogue
40:34avec les autorités
40:35et un festival
40:36permettez-moi de vous dire
40:37qui rémunère
40:38les artistes
40:39qui rémunère
40:40les professionnels
40:41de la musique
40:42alors que tout ça
40:43ce sont des festivals
40:44c'est un festival sauvage
40:46on ne sait pas
40:46qui récupère l'argent
40:47il y a beaucoup de drogue
40:48il y a eu beaucoup
40:49d'interpellations
40:50pour faits de drogue
40:51il y a eu 4 personnes
40:52hospitalisées
40:53en urgence absolue
40:54donc on est là
40:55dans la désorganisation
40:56totale
40:57c'est un peu
40:58moi je suis un peu étonné
40:59quand même que les filles
40:59soutiennent ça
41:00parce que finalement
41:01c'est une forme de capitalisme
41:02poussé à l'extrait
41:03c'est-à-dire qu'une minorité
41:05doit faire du beurre
41:07sur le dos
41:08des tuffeurs
41:09moi je vous le dis
41:10j'ai écrit aujourd'hui
41:12au Premier ministre
41:13pour lui demander
41:14que soient recherchés
41:15les organisateurs
41:16de ce festival
41:17qu'ils puissent être
41:18traduits devant la justice
41:19et sanctionnés
41:20que soient indemnisés
41:21les agriculteurs
41:22et que l'État
41:23qui a mis en jeu
41:25un certain nombre
41:25de dispositifs
41:26gendarmes
41:27et de santé
41:28de sécurité
41:28et de santé
41:29soit lui-même indemnisé
41:30ça ne doit pas être
41:31sur les impôts des gens
41:32que ce technival
41:33doit être organisé
41:34et par ailleurs
41:35je vous le dis
41:36je voterai
41:37le projet de loi
41:38de M. Nunez
41:38Riposte
41:39qui alourdit les sanctions
41:40contre ce type
41:41d'organisation illégale
41:41Il y avait eu une proposition de loi
41:42récemment
41:43qui n'avait pas abouti
41:44Adrien Clouet
41:45il y a des technival
41:46qui existent en France
41:47des festivals également
41:49si certains
41:50ont des refus
41:51d'autorisation
41:52est-ce que c'est tout simplement
41:53parce que les conditions
41:54de sécurité
41:55n'étaient pas forcément réunies ?
41:56Si ça avait été le cas
41:57ça aurait été dit
41:58parce qu'en l'espèce
41:59les argumentaires
42:00sur les obus
42:00en question
42:01qui ont été évoqués
42:02pardon les obus
42:02ils sont sur une zone
42:03qui est une zone de promenade
42:04ouverte à tout le monde
42:06donc je vois bien
42:06que les questions de sûreté
42:07sont un petit peu
42:09mobilisées
42:09C'est vrai que le fait
42:09que ce soit sur un terrain militaire
42:11on peut s'interroger
42:12Adrien Clouet
42:12Bien sûr qu'il faut s'interroger
42:13il faut discuter avec l'autorité
42:14mais on va avoir
42:15attendez
42:16Allez on va l'écouter
42:18Laissez-moi finir
42:18On va laisser s'écouter
42:19Vous savez il y a un communiqué
42:20de presse d'ordinateur
42:21qui a été publié il y a deux heures et demie
42:22je vous l'enverrai
42:23c'est publié sur Facebook
42:24et Instagram
42:25Alors en revanche
42:25je me pose une question
42:27qui est celle de la culture
42:27aujourd'hui en France
42:28et peut-être qu'on sera d'accord
42:29je pense qu'on est tous les deux
42:30favorables à ce qu'il y ait plus
42:30des événements culturels
42:32et qu'ils soient organisés
42:33dans des bonnes conditions
42:33En revanche
42:34ce qu'on paye aujourd'hui
42:35c'est un
42:35l'augmentation des prix des festivals
42:37tout le monde n'a pas 150 euros
42:38pour partir trois jours
42:39sur un festival
42:40première difficulté
42:40et deuxièmement
42:41les festivals sont de plus en plus
42:42concentrés en milieu urbain
42:43vous le savez comme moi
42:4570% des festivals culturels
42:46aujourd'hui
42:46sont dans des grandes villes
42:48c'est un problème
42:48et donc il faut qu'on réfléchisse
42:50politiquement ensemble
42:51au-delà des opinions partisanes
42:53qu'on réfléchisse
42:53de savoir comment on fait
42:54pour promouvoir
42:55les arts et la culture
42:56et comment on met en place
42:57des espaces sécurisés
42:57où les gens peuvent écouter
42:59de la nuit
42:59Je vous fais une proposition
43:00Adrien Clouet
43:00Allez, on écoute la proposition
43:02au festival dans une ville
43:03de 65 000 habitants
43:05Venez Adrien
43:05et on ira sur le polygone de Thiers
43:08elle a déjà tété
43:08et vous verrez à quel point
43:09c'est dangereux
43:10Vous irez ensemble
43:11au festival de Bourges
43:12c'est une...
43:13Il y a des festivals toulousains
43:13évidemment
43:14Aujourd'hui sur LCP
43:15et vous serez renvoyés
43:16c'est aussi une forme de culture
43:18qu'on aime ou qu'on n'aime pas
43:19cette culture des free parties
43:21avec un côté un peu illégal
43:22ça existe
43:23Est-ce que du coup
43:24l'encadrement
43:25et vous qui n'étiez pas d'accord
43:27est-ce qu'il n'y avait pas moyen
43:28donc d'arrêter
43:29avant ce technival
43:30là on voit qu'il s'est poursuivi
43:31pendant trois jours
43:32même s'il y a eu des contrôles
43:33et des verbalisations
43:34Qu'est-ce que vous attendiez
43:35du gouvernement ?
43:36Alors non mais d'abord
43:37qu'il puisse y avoir
43:38des fêtes de ce type-là
43:40en étant encadrés
43:42au niveau santé
43:43au niveau sécurité
43:44je suis d'accord
43:45il faut que notre jeunesse
43:46et même les moins jeunes
43:47puissent s'amuser
43:49S'agissant de ce technival là
43:50il était
43:51c'était plutôt
43:52quelque chose de politique
43:53parce qu'il y avait
43:54des revendications
43:54anti-militaristes
43:55Free Gaza
43:56Jean Pass
43:57et les pires
43:58donc on voit bien
43:59que c'était un autre objet
44:01mais peut-être
44:02qu'il y a eu une faille
44:02au départ
44:03et après c'était trop tard
44:04parce qu'on aurait mis en danger
44:05si les forces de sécurité
44:06étaient intervenues
44:08pour évacuer
44:08donc l'Etat a été sage
44:10et a préféré
44:10la sécurité
44:12des jeunes participants
44:14à d'autres considérations
44:15mais ensuite
44:16l'Etat a été
44:18irréprochable
44:18tant au niveau
44:19de l'encadrement sanitaire
44:20que de l'action
44:22des forces de sécurité
44:23puisqu'il y a eu
44:24beaucoup de verbalisation
44:25de contrôle
44:25et d'interpellation
44:26et Adrien Clouet
44:28Toutes les associations
44:28sur la santé sexuelle
44:30sur la prévention
44:30des addictions
44:31ont été verbalisées
44:32pardon
44:32ça c'est absolument
44:33irresponsable
44:34et c'est la cause directe
44:36des mises en danger
44:37de participants
44:38Est-ce que c'est pas
44:39Adrien Clouet
44:40de toute façon
44:40dans l'ADN
44:41de ce genre de manifestation
44:43d'être illégal
44:44en fait
44:45de ne pas
44:45voilà
44:46de ne pas demander
44:47vraiment une autorisation
44:48de faire fi
44:48des autorisations
44:49est-ce que c'est pas
44:50un peu dans la culture
44:51aussi de ces rave parties
44:52de ces free parties
44:52Non, la plupart préféraient
44:54que ça se passe
44:55de manière convenue
44:56avec les autorités
44:56d'ailleurs
44:57c'est pour ça
44:57qu'ils ont déposé
44:58une demande
44:58et d'ailleurs
44:58je rappelle également
44:59que la coordination
45:01nationale du son
45:01qui est une de celles
45:02qui organise ce type
45:03d'événements
45:03a demandé un rendez-vous
45:04avec la direction
45:05de cabinet
45:05ministre de l'intérieur
45:06rendez-vous qui a été
45:07promis
45:07jamais honoré
45:08donc c'est du côté
45:09de l'état
45:09qu'il y a eu des défaillances
45:10que je trouve très dangereuses
45:12à la fois pour les personnes
45:13qui participent
45:14et puis pour les forces
45:15de sûreté
45:16qui sont envoyées
45:17ensuite derrière
45:17pour verbaliser
45:17c'est tout le monde
45:18qui est mis en danger
45:18par ce type
45:19de logique irresponsable
45:20et il y a eu six blessés légers
45:21chez les gendarmes
45:22un dernier mot
45:23François Cornier-Bouljon
45:24je crois que vous soutenez
45:26un candidat
45:26enfin le candidat éternel
45:27monsieur Mélenchon
45:28qui s'est déclaré
45:29pour la présidentielle
45:30si vous voulez
45:30que les français
45:31vous fassent confiance
45:32ne défendez pas
45:32l'indéfendable
45:33en l'occurrence
45:34on peut organiser
45:34des festivals
45:35dans de bonnes conditions
45:36c'est le cas
45:37de plein de festivals
45:37en France
45:38celui-là
45:38avait une vocation
45:39politique de contestation
45:41et s'est organisé
45:42dans des conditions
45:43qui mettaient en danger
45:43la vie d'autrui
45:44ne défendez pas ça
45:45et bien puisque vous en parlez
45:46je peux dire à tout le monde
45:47que Jean-Luc Mélenchon
45:48président
45:48les DJs
45:49ils n'iront pas en prison
45:50à des interlocuteurs
45:51pour la culture populaire
45:52magnifique
45:52l'un comme l'autre
45:53vous avez réussi
45:53à parler de Jean-Luc Mélenchon
45:55dans le cadre
45:55de cette free party
45:56et cette très partie
45:57deux questions au gouvernement
45:58sur la question
45:58on entendra donc
45:59l'argument du ministre
46:01notamment de l'intérieur
46:01on va parler d'un autre sujet
46:02les carburants
46:03chaque semaine
46:04il y a des questions
46:05sur le sujet
46:05on va retrouver le député
46:06Pierre Cordier
46:07député de droite républicaine
46:09bonjour Pierre Cordier
46:10vous avez des propositions
46:11pour aider les français
46:12dans cette période
46:13de crise énergétique
46:13qu'est-ce que vous allez
46:14demander au gouvernement ?
46:15bien écoutez
46:16des millions de nos compatriotes
46:17sont en train de remplir
46:18leurs feuilles d'impôt
46:18et nos compatriotes
46:20savent qu'ils ont le choix
46:21entre les 10%
46:22de frais professionnels
46:23ou les indemnités kilométriques
46:26sur leurs feuilles d'impôt
46:26tout le monde connaît ça
46:27mon idée
46:27c'est de revaloriser
46:29les indemnités kilométriques
46:30qui n'ont pas été d'ailleurs
46:31revalorisées depuis 3 ans
46:32pour permettre
46:33à chacune et chacun
46:34dans le cadre de ces frais
46:35de déplacement
46:36travail
46:37domicile
46:38de pouvoir bénéficier
46:39d'une ristourne d'impôt
46:40supplémentaire
46:40alors ça concerne aussi
46:42les bénévoles
46:43puisque les bénévoles
46:44ont aussi la possibilité
46:45de déclarer leurs frais
46:46kilométriques
46:47et ça permettrait
46:48au gouvernement
46:48en tous les cas
46:49dans le cadre d'une procédure
46:50très simple
46:50qui ne mobiliserait
46:52comme on dit
46:52pas beaucoup de fonctionnaires
46:54ce ne serait pas du tout
46:55une usine à gaz
46:55c'est quelque chose
46:56de très simple
46:56vous déclarez les sommes
46:58sur votre feuille d'impôt
46:59et vous bénéficiez
47:00avec cette revalorisation
47:01d'une ristourne
47:02d'impôt supplémentaire
47:03le gouvernement
47:04est très prudent
47:05en disant
47:05qu'on n'a plus
47:07les moyens
47:07de trop aider
47:08d'aider trop largement
47:09est-ce que vous avez évalué
47:10combien ça pourrait coûter
47:11aux finances publiques ?
47:12Écoutez
47:12les estimations
47:13sont assez larges
47:14puisqu'on évoque
47:15une somme
47:15qui osciderait
47:16entre 350 millions
47:17et 500 millions d'euros
47:19mais il faut savoir
47:20que c'est limité
47:21dans le temps
47:22à partir du moment
47:22où la crise internationale
47:24s'arrête
47:24et qu'on retrouve
47:25des prix corrects
47:26sur le prix du baril
47:27et donc sur le prix
47:28de l'essence à la pompe
47:28les choses redeviendront
47:30j'allais dire normales
47:31donc voilà
47:32il s'agit d'une mesure
47:34conjoncturelle
47:34qui permet en tous les cas
47:35très facilement
47:36au gouvernement
47:37de faire un geste
47:37à l'égard de celles
47:38et ceux qui travaillent
47:39parce qu'il s'agit bien
47:39de cela aujourd'hui
47:40Merci beaucoup
47:41et on écoutera
47:42la réponse que vous fera
47:43le ministre
47:45Merci beaucoup
47:46Stéphanie Despierre
47:47il y aura également
47:48une question du président
47:48du groupe Les Démocrates
47:49Marc Fénaud
47:50donc le Premier ministre
47:51répondra
47:52François Cormier-Boulijon
47:53de semaine en semaine
47:54vous voyez bien
47:55que chaque groupe politique
47:56demande des mesures
47:58supplémentaires
47:58la droite
47:59jouer sur l'abottement
48:00des frais
48:00est-ce que c'est possible
48:02est-ce qu'on en a
48:02les moyens ?
48:03Écoutez
48:04le Premier ministre
48:05a pris deux engagements
48:06le premier engagement
48:08c'est de faire
48:08la transparence totale
48:10sur les revenus
48:12en plus
48:12que générait
48:14cette crise
48:14du détroit d'Ormuz
48:16aux Moyennes
48:17et au Proche-Orient
48:18et le deuxième engagement
48:20qu'il a pris
48:20c'est que l'État
48:21ne fera pas
48:22un centime
48:23de bénéfice
48:24sur cette crise
48:25donc le gouvernement
48:26publie je crois
48:27tous les dix jours
48:27les revenus supplémentaires
48:30qui vont dans la caisse
48:30de l'État
48:31ils seront reversés
48:32de façon ciblée
48:34aux Français
48:34c'est-à-dire pas
48:35comme le dit
48:36comme le demande
48:37le Rassemblement National
48:38les mêmes remboursements
48:39pour tous
48:39y compris pour ceux
48:40qui ont des revenus
48:41importants
48:42mais des remboursements
48:43ciblés
48:44pour les grands rouleurs
48:45pour les petits revenus
48:46pour que ceux
48:47qui en pâtissent le plus
48:49soient les mieux
48:50indemnisés
48:51je pense que c'est
48:52la sagesse
48:52des mesures
48:53ciblées
48:54Adrien Clouet
48:55pour les petits revenus
48:56qui doivent rouler
48:57beaucoup
48:57et aussi pour
48:58certaines catégories
49:00professionnelles
49:01vous c'est pas ce que
49:01vous demandez
49:02à la France Insoumise
49:03vous vous demandez
49:04à la limite
49:04de pas tellement
49:05à l'État
49:05de faire un effort
49:06mais de demander
49:06de taxer davantage
49:07les pétroliers
49:08par exemple
49:09mais bien sûr
49:09moi je ne souhaite pas
49:10que les contribuables
49:10vous, vous, moi
49:11nous soyons mis
49:12à contribution
49:13pour financer
49:14les dividendes
49:15que Total
49:15versent à ses actionnaires
49:16puisque
49:17on a eu les chiffres
49:18là vous parlez
49:18de transparence totale
49:19on va faire
49:19la transparence sur Total
49:21déjà
49:21depuis un trimestre
49:22Total a réalisé
49:235 milliards d'euros
49:24de profit
49:24en France
49:25sur ces 5 milliards d'euros
49:27c'est 1,5 milliard de plus
49:28que d'habitude
49:28donc un super profit
49:29qui est uniquement lié
49:30à la guerre en cours
49:31et à la spéculation
49:32ça signifie donc
49:33que chaque conducteur
49:34en France
49:35a versé 125 euros
49:36de plus que d'habitude
49:36à Total
49:37il y a eu un impôt privé
49:39qui s'est fait là
49:40125 euros versés
49:41à Total
49:42pour atteindre
49:43le profit
49:44du trimestre passé
49:45c'est inacceptable
49:46c'est inacceptable
49:47vous vous rendez compte
49:48et qu'est-ce qu'on fait face à ça
49:49il y a une solution
49:50qui est l'usine à gaz
49:51c'est-à-dire
49:52alors on ouvre une plateforme
49:53sur laquelle les gens
49:53qui font plus de 30 km
49:54et qui ont un certain revenu
49:55pourront déclarer
49:56alors elle ouvre le 29 mai
49:57les remboursements
49:58ils auront lieu en juin
49:58on n'y comprend rien
50:00d'ailleurs je vois que tout le monde
50:00est perdu déjà en 30 secondes
50:01c'est dire
50:02il y a une autre option
50:03qui me paraît plus efficace
50:04c'est celle de dire
50:04on bloque le prix
50:06parce que si vous bloquez le prix
50:07c'est-à-dire que Total
50:08est obligé de prendre
50:08sur ses marges
50:09et donc vous mettez à contribution
50:10les revenus financiers de Total
50:12plutôt que les automobilistes
50:13et c'est ce que Total
50:14fait un peu déjà
50:15François Cormier-Boulijon
50:16puisqu'ils ont les moyens
50:17d'avoir justement bloqué les prix
50:19et ce que vous vous dites
50:20c'est pas aux français
50:21ni à l'état de payer
50:22c'est aux distributeurs
50:23qui gagnent plus
50:24puisque le pétrole est plus cher
50:26moi à titre personnel
50:27je suis pour
50:28aux pétroliers pardon
50:29mais aussi peut-être aux distributeurs
50:30non mais moi à titre personnel
50:31je suis pour taxer les super profits
50:33surtout dans une période
50:34où le déficit de l'état
50:37est trop important
50:38donc là vous rejoignez
50:39Adrien Cloé sur cette piste-là
50:41à titre personnel
50:41moi je suis pour la taxation
50:42des super profits
50:43après moi il n'y a pas d'usine à gaz
50:45moi je pense que
50:46et je le vois chaque semaine
50:48au contact de mes concitoyens
50:50dans le Berry
50:50effectivement il y a des gens
50:52qui sont éloignés
50:53leur domicile est éloigné
50:54de leur lieu de travail
50:55aller au travail
50:56leur coûte beaucoup d'argent
50:57quand vous êtes au SMIC
50:58faire le plein en ce moment
51:00des pleins à 90, 100 euros
51:01et non pas comme 25 euros
51:03comme le dit monsieur Bardella
51:04qui est complètement hors sol
51:05il n'a jamais fait le plein de sa vie
51:07faire ces pleins-là à 100 euros
51:08c'est beaucoup trop
51:09donc le fait de pouvoir les rembourser
51:12mais là la mesure
51:13elle est très ciblée
51:15puisque je crois qu'il faut avoir
51:16un revenu de référence
51:17de 16 000 euros par an
51:19oui les revenus
51:20les revenus les plus modestes
51:22on n'est pas très riche
51:22au-dessus de 16 000 euros par an
51:24les revenus les plus modestes
51:25seront les mieux indemnisés
51:26et les professions
51:27qui font beaucoup de kilomètres
51:29les aides à domicile
51:30ma maman l'était
51:31les infirmières
51:32seront remboursées également
51:33moi je pense que
51:34c'est une mesure de justice
51:36sociale et fiscale
51:37et ça se fait dans la transparence
51:39donc je pense qu'il y a
51:40une bonne gestion
51:41par Sébastien Lecornu
51:42de cette affaire
51:42bonne gestion
51:43parce qu'on dit aussi
51:44qu'on n'a pas forcément
51:45les moyens
51:46vu l'état de nos finances
51:47d'aider plus globalement
51:48et qu'en plus
51:49on ne sait pas
51:50combien de temps
51:51le conflit peut durer
51:52et donc peut-être
51:53que le gouvernement
51:53attend aussi
51:55temporise
51:55pour ne pas ouvrir les veines
51:56si je puis dire
51:57trop tôt trop vite
51:58les moyens on les aurait
51:59les macronistes
52:00ont jeté par les fenêtres
52:01l'équivalent de 50 milliards d'euros
52:02de fiscalité par an
52:04chez les plus riches
52:05mais moi je ne souhaite pas
52:06que ce soit utilisé
52:07pour cela l'argent public
52:08je ne souhaite pas
52:08que l'argent public
52:09serve à subventionner
52:10des taux de profit
52:11de Total
52:12je le rappelle
52:12chaque conducteur
52:13a versé 125 euros
52:14le trimestre dernier
52:15à Total
52:16c'est beaucoup trop
52:17c'est ça qui prend à la gorge
52:18des millions de personnes
52:19et les mesures ciblées
52:21consistant à dire
52:21quelqu'un qui gagne 1,2 SMIC
52:23il n'est pas dedans
52:24quelqu'un qui fait 29 bornes
52:25et pas 30
52:25il n'est pas dedans
52:26c'est assez ridicule
52:27parce que les gens
52:28parfois ils en ont besoin
52:29pour aller même chez le médecin
52:30ou par exemple des gens
52:30qui travaillent 6 jours dans la semaine
52:31et qui font des trajets plus courts
52:32ça veut dire qu'ils ne sont pas couverts
52:33donc la seule mesure juste
52:34pour tout le monde
52:35c'est le blocage des prix
52:37à leur niveau d'avant crise
52:381,70 euros
52:40François Cormier-Boulijon
52:41vous parliez de Sébastien Lecornu
52:42vous notiez notamment
52:43ce mot de transparence
52:45l'état est accusé
52:46par certains groupes politiques
52:47le Rassemblement National
52:49notamment de s'enrichir
52:50c'est important
52:51et on le sent
52:51dans la communication du gouvernement
52:53de bien préciser
52:54que ce surplus fiscal
52:55il est réutilisé
52:57pour aider les français
52:59vous avez le sentiment
52:59que c'est une musique
53:00qui monte un petit peu
53:01que l'état pourrait s'enrichir
53:02on sait que le prix de l'essence
53:03il y a énormément de taxes
53:04donc ça va une partie
53:05dans la poche de l'état
53:05On dit que l'extrême droite
53:06a changé
53:07mais en réalité non
53:08le Rassemblement National
53:09qui est l'héritier
53:10des partis d'extrême droite
53:11des années 30
53:11a toujours le même refrain
53:13anti-gouvernement
53:14anti-parlement
53:15anti-état
53:16et là il essaye
53:17de dresser les français
53:17les uns contre les autres
53:19parce qu'ils sont déjà
53:20en campagne électorale
53:21ils ne savent pas encore
53:22qui sera leur candidat
53:23mais eux sont déjà
53:24en campagne électorale
53:25moi je pense qu'il faut
53:26de la concorde
53:27j'ai dit transparence
53:28j'ai dit justesse
53:29il y a également
53:30de l'autorité
53:31chez Sébastien Lecornu
53:32chez le gouvernement
53:32parce qu'ils ont un dialogue
53:34très ferme
53:35avec les distributeurs
53:36les producteurs
53:37de pétrole
53:38et je pense que
53:40c'est la bonne attitude
53:41à avoir actuellement
53:43parce qu'il faut
53:44défendre et protéger
53:45les français
53:45et Sébastien Lecornu
53:47qui vient de passer
53:48justement
53:48le gouvernement
53:49qui n'a pas complètement
53:50fermé la porte
53:51non plus à cette idée
53:52de regarder dans le détail
53:53les super profits
53:54souvent il renvoie
53:55à la question européenne
53:56et on a aussi
53:57on agite un peu
53:58le risque d'une pénurie
53:59finalement
53:59si ces profits
54:00étaient trop taxés
54:02bon d'abord
54:03il est bien que le gouvernement
54:04réfléchisse
54:05ça fait jamais que deux mois
54:06donc c'est bien qu'ils s'y mettent
54:07ils nous renvoient
54:08au niveau européen
54:09très bien
54:10regardons ce que font
54:10les autres pays européens
54:12Croatie
54:13Grèce
54:13plein de pays en Europe
54:15adoptent des
54:16limitations
54:17de prix
54:18administrés
54:19même dans le cas grec
54:20ils limitent
54:21la marge autorisée
54:22pour les raffineries
54:23donc c'est la France
54:24qui s'isole au fur et à mesure
54:25à laisser le prix augmenter
54:26tant qu'à
54:27la question
54:28de la pénurie
54:29moi je n'y crois pas
54:29une seule seconde
54:30parce que le pétrole
54:31n'a pas un prix
54:31qui est lié à la quantité disponible
54:33ce qui est ce qu'a fait Total
54:34il y a un mois et demi
54:35ils ont acheté
54:36des barils à 70 dollars
54:38ils ont attendu
54:38que le prix monte à 170
54:39pour les revendre
54:40donc le prix
54:41n'a pas reflété
54:41une raréfaction de la ressource
54:43le prix a reflété
54:44un monopole privé
54:45qui l'exploite
54:46pour spéculer
54:47et donc c'est la raison
54:48pour laquelle
54:49le prix de vente
54:50n'a rien à voir
54:51avec la production derrière
54:52et on voit
54:53que le gouvernement
54:54justement
54:54ne ferme pas la porte
54:55attend un petit peu
54:56est-ce qu'un nouveau projet
54:58de loi de finances
54:59sera nécessaire
55:00on a eu un certain nombre
55:01de crédits annulés
55:026 milliards jusqu'à présent
55:03est-ce qu'il faudra
55:03repasser par une loi au Parlement
55:05s'il faut mettre plus de mesures
55:06est-ce que c'est ce qui explique
55:07aussi que le gouvernement
55:08freine un peu
55:09une loi au Parlement
55:10on sait que c'est pas facile
55:10à faire adopter
55:11non non mais
55:12compte tenu de l'état
55:13de nos comptes publics
55:15le fait qu'il y ait
55:16de la prudence
55:17et des ajustements
55:18me paraît
55:19très sage
55:20après moi
55:21je suis quelqu'un
55:21de pragmatique
55:22il faut que la France
55:23joue un rôle
55:24et le président de la République
55:25Emmanuel Macron
55:26le fait
55:27sur la résolution
55:29de ce conflit
55:30le fait de pouvoir
55:32libérer et protéger
55:33le détroit d'Hormuz
55:35et le fait
55:36de mettre un terme
55:38à ce conflit
55:40de façon
55:41qu'on en sorte
55:41par le haut
55:42c'est à dire
55:42à la fois
55:43qu'on mette fin
55:43au régime des Mollas
55:45qui asservissent son peuple
55:46mais en même temps
55:46que les Etats-Unis
55:47ne se permettent pas
55:48d'être les gendarmes du monde
55:50sans mandat de l'ONU
55:51c'est la fin du conflit
55:52qui pourrait finalement
55:52permettre de ces prix
55:54de rebaisser
55:55ou est-ce qu'il faut
55:56rester réaliste
55:57voire pessimiste
55:57sur son issue
55:59pessimiste non
56:00mais réaliste oui
56:00des infrastructures
56:02de production
56:02ont été détruites
56:03elles ne seront pas
56:04reconstruites en 15 jours
56:05et là-dessus aussi
56:05on sera d'accord
56:06donc les prix
56:07qu'on constate
56:08aujourd'hui la montée
56:08elle est liée
56:09à des formes de spéculation
56:10qui ne peuvent être combattues
56:12que par la raison politique
56:13et donc si on souhaite
56:15que les prix reviennent
56:15à leur étape antérieure
56:16il faut bien sûr
56:18un blocage des prix
56:18et après il faut une discussion
56:19sur les formes de structures
56:21moi en tant que député insoumis
56:22je fais partie de celles
56:22et ceux qui défendent
56:23l'idée qu'en France
56:23on devrait nationaliser
56:25les raffineries
56:25pour que le moment
56:26où se constituent
56:27la marge et le super profit
56:28soit ce contrôle public
56:29et pas facteur au conducteur
56:30François Cormier-Boulijon
56:31n'est pas d'accord
56:31merci beaucoup Alain
56:33comme à l'autre
56:33on est à 1 minute 30
56:34de la séance des questions
56:35au gouvernement
56:36mais quelque chose me dit
56:37que cette question des carburants
56:38on va pouvoir continuer
56:39à en reparler ici
56:40à l'Assemblée nationale
56:41merci Alain comme à l'autre
56:42je vous propose de retrouver
56:42Nicolas Fleury
56:43qui a suivi
56:44et qui nous a permis
56:45de voir en direct
56:45avec l'arrivée du Premier Ministre
56:46des membres du gouvernement
56:47Nicolas
56:47sur quoi va porter la séance ?
56:50Vous l'avez dit
56:51sans surprise
56:52une nouvelle fois
56:52ce sont les carburants
56:53dont les prix continuent
56:54à augmenter en ce moment
56:55qui vont dominer
56:56les questions au gouvernement
56:58aujourd'hui
56:59alors Sébastien Lecornu
57:00avait promis
57:00la transparence de l'Etat
57:02transparence totale
57:03sur le surplus de taxes
57:04puisque ce sont des recettes
57:05en plus pour l'Etat
57:06depuis le début du conflit
57:08190 millions d'euros
57:09de plus reçus par l'Etat
57:12grâce à ces taxes
57:13cette TVA sur le carburant
57:14il pourra donc en parler
57:16il répondra justement
57:17à l'une des trois questions
57:18qui sera posée aujourd'hui
57:19ce sera la question
57:20de Marc Fénaud
57:21qui préside
57:21le groupe Les Démocrates
57:25Merci beaucoup
57:26Nicolas Fleury
57:28pour ce menu
57:29de la séance
57:29des questions au gouvernement
57:30qu'on va suivre
57:31en direct
57:31et en intégralité
57:32sur LCP
57:33retour dans cette salle
57:34des pas perdus
57:34où la garde républicaine
57:36est en place
57:37signe que la présidente
57:38de l'Assemblée nationale
57:39va traverser
57:40cette salle des pas perdus
57:41on va retrouver
57:42Stéphanie Despierre
57:43salle des quatre colonnes
57:45on va revenir
57:46sur une autre actualité
57:47Stéphanie
57:47on en a parlé
57:48très largement
57:48lors du premier thème
57:50la commission audiovisuelle
57:51publique
57:52qui a rendu son rapport
57:53il est public
57:53enfin depuis ce matin
57:54oui rapport public
57:56enfin qui fait plus
57:57de 500 pages
57:58et avec 70 préconisations
58:00tout à l'heure
58:01Charles Aloncle
58:01l'a présenté officiellement
58:03à la presse
58:03dans la salle
58:04derrière moi
58:05ce matin
58:05c'était le président
58:06de la commission d'enquête
58:07Jérémy Patriel
58:08qui a fait une longue
58:10conférence de presse
58:11pour dénoncer
58:12l'hypermédiatisation
58:13de Charles Aloncle
58:14dénoncer également
58:15un dévoiement
58:16de cette commission
58:17en tribunal politique
58:17et une présentation
58:18trompeuse
58:19de l'audiovisuel public
58:22la présidente
58:23de France Télévisions
58:24a aussi réagi
58:25en dénonçant
58:26un rapport à charge
58:27dont l'objectif
58:27est selon elle
58:28un affaiblissement
58:31historique
58:31de l'audiovisuel public
58:33et puis
58:33cela fait réagir
58:35jusqu'à Matignon
58:37le premier ministre
58:38s'est fendu
58:38d'un long
58:39très long tweet
58:40pour prendre acte
58:41du rapport
58:41et le critiquer
58:42il critique
58:42un rapport
58:43qui passe à côté
58:44de l'essentiel
58:45une occasion manquée
58:46il estime
58:47que le débat
58:48a été réduit
58:49à une opposition
58:49caricaturale
58:50entre refus
58:51de toute réforme
58:52et privatisation
58:53générale
58:54mais il concède
58:55que des réformes
58:55seront nécessaires
58:56que certaines
58:57ont déjà été engagées
58:58que d'autres
58:59doivent venir
58:59et il promet
59:00qu'il n'y aura
59:00ni démantèlement
59:01ni immobilisme
59:05Merci beaucoup
59:06et on a vécu en direct
59:06le passage
59:07de la présidente
59:08de l'Assemblée
59:08Yael Brown-Pivet
59:09je vous rappelle
59:10que le président
59:11de cette commission
59:11d'enquête
59:12Jérémy Patrier-Lettus
59:13sera l'invité
59:14ce soir
59:14d'Adeline François
59:15dans chaque voix
59:16compte à 19h30
59:17sur LCP
59:18mais tout de suite
59:19séance des questions
59:20au gouvernement
59:21le premier ministre
59:22et son gouvernement
59:23sera interrogé
59:24comme chaque semaine
59:25maintenant
59:25sur la question
59:26des carburants
59:26il va répondre
59:27à une question
59:27puisque le président
59:28du groupe
59:28Les Démocrates
59:29va l'interpeller
59:30sur ce sujet
59:30ainsi que sur la souveraineté
59:32énergétique de la France
59:33on suit la séance
59:34on se retrouve juste après
59:34avec des députés
59:35et des citoyens
59:36à tout à l'heure
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