- il y a 8 heures
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:00:05Quels textes sont programmés d'ici la fin de la session ? On en parle tout de suite.
00:00:23Bienvenue pour les questions au gouvernement, séance à suivre en direct en intégralité sur LCP
00:00:28comme chaque mardi à partir de 15h.
00:00:31Après la séance, on revient sur les temps forts avec deux députés mais également avec quatre citoyens.
00:00:36On retrouvera tout au long de cette émission depuis la salle des quatre colonnes Stéphanie Despierre et Clément Perrault.
00:00:42Nicolas Fleury est lui d'ores et déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale
00:00:45avec la liste des thèmes que les députés évoqueront dans un instant.
00:00:49Et puis quelques minutes avant 15h, on suivra l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu
00:00:53et des membres de son gouvernement.
00:00:56Nicolas Fleury, je le disais, vous êtes dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale
00:00:59et lors de la séance des questions au gouvernement, un thème va s'imposer aujourd'hui, Nicolas.
00:01:05Oui Elsa, c'est un mot qu'on connaissait à peine il y a une semaine
00:01:07et aujourd'hui il va clairement dominer les questions au gouvernement.
00:01:11L'antavirus, alors que la France compte maintenant un premier cas sur son sol.
00:01:15Il s'agit d'une passagère du navire où s'est déclarée l'épidémie, rapatriée dimanche.
00:01:19Elle était hier hospitalisée en réanimation.
00:01:22Alors le gouvernement a durci les règles de quarantaine pour les 22 cas contacts identifiés.
00:01:28Tous resteront à l'isolement dans les hôpitaux, annoncé le Premier ministre.
00:01:32Au moment où je vous parle, on compte ici au moins 4 questions prévues sur ce sujet.
00:01:38Merci beaucoup Nicolas.
00:01:39On va justement débattre de ce thème mais aussi de l'agenda parlementaire
00:01:43avec nos deux premiers invités.
00:01:45Marie Lebec, bonjour.
00:01:46Députée ensemble pour la République des Yvelines, pour Yamir Chey, bonjour.
00:01:50Députée du groupe écologiste et social de Paris.
00:01:52On va revenir sur l'agenda mais cet antavirus.
00:01:55Déjà, est-ce que lors de vos réunions de groupe respectives,
00:01:59ce sujet a été mis sur la table, Marie Lebec ?
00:02:01Alors ça a été rapidement évoqué mais comme nous avions le plaisir de recevoir Laurent Panifousse,
00:02:06nous avons aussi assez rapidement pris le sujet de l'agenda parlementaire à bras le corps.
00:02:11Et alors justement pour Yamir Chey, on se pose la question, il ne faut pas paniquer.
00:02:16En même temps, on sent que le gouvernement reprend la main dans la communication,
00:02:19notamment une conférence de presse tout à l'heure.
00:02:21Quel est le bon ton à trouver ?
00:02:23Justement, je pense qu'il y a deux écueils à éviter.
00:02:25L'effet de panique entretenu tout au long de la journée par d'éventuelles chaînes d'informations en continu
00:02:29et l'effet de communication qui donne le sentiment qu'on se saisit d'un sujet de santé publique potentiellement
00:02:34grave
00:02:35sans donner vraiment d'indication sur la politique publique qui va s'en suivre.
00:02:41Moi, j'ai une chose qui, je dois vous avouer, me choque beaucoup, me scandalise même,
00:02:45c'est qu'au moment même où on achemine, et heureusement qu'on les achemine,
00:02:49nos compatriotes qui sont concernés parce qu'ils sont porteurs dans un hôpital à Bichat,
00:02:53ce même hôpital est menacé de fermeture.
00:02:55Donc il faut quand même que soit mis clairement sur la table cette réalité de nos hôpitaux
00:03:02qui sont en train de s'effondrer et dont on a pourtant bien besoin dans lesquels il est plus urgent.
00:03:06On le voit bien là, donc il est temps justement de penser à un vrai plan de relance de l
00:03:09'hôpital public.
00:03:10Marie Lebec, on a tous en tête évidemment l'épisode du Covid, le gouvernement aussi,
00:03:15et c'est pour ça que la communication est très importante, donner le sentiment d'être évidemment sur le sujet,
00:03:21tout en n'agitant pas une certaine panique qui pourrait exister dans le pays.
00:03:25Oui, je pense que c'est important que le Premier ministre en parle, la ministre de la Santé également,
00:03:31ça permet d'apporter un certain nombre de pressions.
00:03:32Je pense que tout le monde a en tête effectivement le moment du Covid,
00:03:36qui a été quand même un moment de basculement pour nos sociétés d'ailleurs dans leur ensemble.
00:03:41Ce que le Premier ministre essaye de démontrer aussi, c'est que les enseignements ont été tirés du Covid
00:03:46et qu'on met assez rapidement en place des mesures strictes pour les personnes que l'on sait soit qu
00:03:51'à contact, soit porteuses,
00:03:54et que donc en fait ça doit permettre de prévenir une propagation rapide de la contamination.
00:03:59Donc ce qui est intéressant, au-delà bien sûr de l'aspect communication,
00:04:01c'est surtout de voir qu'au fond, depuis le Covid, qui était vraiment un grand basculement,
00:04:05on a tiré les enseignements nécessaires pour gérer ces épidémies qui, de toute façon,
00:04:10avec les mouvements de population mondiaux, avec le changement climatique,
00:04:14on pourra y être davantage confrontés.
00:04:16Et on verra donc lors de la séance des questions au gouvernement, les différentes réponses des ministres.
00:04:21On va passer à l'agenda parlementaire qui va vous occuper l'un et l'autre.
00:04:24Il reste sept semaines avant la fin de la session ordinaire, peut-être un peu plus avec une session extraordinaire.
00:04:31Stéphanie Despierre, quel est le programme ?
00:04:33Alors embouteillage en perspective, puisque l'examen de la loi de programmation militaire
00:04:36ne s'est pas terminé la semaine dernière comme prévu.
00:04:39Faute de temps, il reprendra donc lundi prochain.
00:04:41Et le vote, ce sera le lendemain.
00:04:43Mardi, les députés commenceront aussi la loi agricole.
00:04:46Mais l'essentiel du débat aura lieu la semaine d'après,
00:04:49car avant, il a fallu faire de la place à la Nouvelle-Calédonie.
00:04:53Ce sera mercredi et jeudi prochain.
00:04:55Le Parlement doit valider une proposition de loi adoubée par Matignon
00:04:58qui dégèle en partie le corps électoral avant les élections prévues le 28 juin dans l'archipel.
00:05:03Et justement, le mois de juin, Stéphanie s'annonce tout aussi chargée ici à l'Assemblée.
00:05:08Oui, il y aura une série de lois sur la police et la justice et surtout le retour pour un
00:05:12vote peut-être définitif.
00:05:14Des débats sur la fin de vie, ce sera la semaine du 22 juin.
00:05:17Le projet de loi constitutionnelle pour donner plus d'autonomie à la Corse, lui, attend encore une date dans l
00:05:24'hémicycle.
00:05:24Et puis, en théorie, je vous le rappelle, vous le disiez, la session se termine le 30 juin.
00:05:28Elle pourrait se prolonger en juillet.
00:05:31Yael Brunpivet milite pour travailler jusqu'à fin juillet.
00:05:34Mais c'est compliqué, car il y a des sénatoriales.
00:05:37Les élus du Palais du Luxembourg ont donc besoin de temps pour faire campagne.
00:05:40Et c'est l'usage.
00:05:41L'Assemblée ne siège pas si le Sénat ne peut pas siéger.
00:05:45Merci beaucoup, Stéphanie Despierre.
00:05:47Pour Yamir Chey, est-ce que vous y voyez clair sur cet agenda ?
00:05:50Il y a beaucoup de projets de loi.
00:05:51Est-ce qu'il y aura le temps de tous les examiner d'ici la fin de la session ?
00:05:54J'en suis pas sûr et ça soulève la question de l'embouteillage.
00:05:58Ça soulève la question d'une frénésie législative qui, parfois, ne fait pas de sens.
00:06:03Et même, je trouve, abîme un peu la démocratie.
00:06:05C'est une mauvaise pente qui a été prise depuis Sarkozy, je trouve,
00:06:10où non seulement on légifère sur l'émotion, souvent, après coup,
00:06:13mais on légifère trop et tout le temps.
00:06:14Et on sait très bien que le temps d'évaluer les lois,
00:06:16le temps d'avoir le discernement nécessaire pour conduire les bonnes politiques publiques
00:06:23n'est pas vraiment là.
00:06:25Et il nous en faudrait un peu plus.
00:06:27Là, on a un vrai embouteillage, vous l'avez dit.
00:06:29Il y a des urgences, la loi d'urgence agricole.
00:06:31Mais la loi d'urgence agricole mériterait quand même de ne pas passer à côté des grands enjeux,
00:06:35notamment la question de la pollution, de la santé.
00:06:36On a parlé de la loi du plomb, vous savez bien ce qu'il en est.
00:06:39Et justement, il faut savoir si tu as les priorités.
00:06:42Marie Lebecq, vous le disiez, le ministre de relations au Parlement était lors de votre réunion de groupe.
00:06:46Est-ce qu'on légifère trop, comme dit pour Yannir Chahi ?
00:06:49Là, quand on fait la liste des textes, c'est vrai qu'il y a beaucoup,
00:06:51c'est tous des urgences, la programmation de l'aide militaire,
00:06:54le projet de loi agricole, la Nouvelle-Calédonie ?
00:06:56Oui, de toute évidence.
00:06:58En tout cas, pour les trois textes que vous venez de citer,
00:07:00ce sont des textes qui sont importants, qui sont attendus.
00:07:02La loi de programmation militaire, on voit bien le contexte international
00:07:05et la nécessité de continuer à renforcer nos armées.
00:07:10La loi d'urgence agricole, on sait que c'est un enjeu de souveraineté
00:07:14qui est absolument majeur, sur lequel on a besoin de continuer à accompagner nos agriculteurs
00:07:17qui sont confrontés à un certain nombre de défis.
00:07:20Et je pense effectivement qu'il faut qu'il y ait le temps du débat sur ce texte-là.
00:07:24C'est un texte important, c'est un texte structurant aussi sur l'avenir de notre agriculture.
00:07:27Ce temps de débat-là, il peut exister que si, à côté de ça,
00:07:29il n'y a pas eu une embolie par le nombre d'amendements.
00:07:32Nouvelle-Calédonie, très honnêtement, moi j'étais en janvier Nouvelle-Calédonie,
00:07:35nos concitoyens calédoniens, ils attendent que les choses bougent, que les choses avancent.
00:07:39Donc effectivement, ce n'est pas la voie dans laquelle on espérait que le Premier ministre allait s'engager.
00:07:43On va quand même contribuer à faire avancer ce texte,
00:07:47mais surtout en étant très attentifs à nos compatriotes qui sont en Outre-mer,
00:07:52qui sont très loin et qui ont parfois peut-être un peu l'impression
00:07:54de ne pas avoir assez le soutien de l'Assemblée nationale.
00:07:56Et vous avez été ministre des Relations avec le Parlement.
00:07:59Est-ce que tout ça rentre jusqu'à la fin du mois de juin ?
00:08:01Même si on poursuit jusqu'au 14 juillet, c'est possible de tout faire passer ?
00:08:05Oui, c'est possible, encore une fois.
00:08:07Si chacun, je pense que ça ne veut pas dire interdire aux parlementaires d'amender,
00:08:11certainement pas, c'est un droit qui leur appartient.
00:08:14Mais je pense avoir des débats qui sont raisonnables.
00:08:18On a vu sur la loi de programmation militaire quand même un dérapage,
00:08:21avec vraiment des demandes de prise de parole qui peuvent paraître excessives,
00:08:25même sur des objets qui étaient, on va dire, relativement consensuels.
00:08:27Donc je pense qu'on peut quand même tous, consensuellement,
00:08:31tout en acceptant le fait que nous n'avons pas la même vision sur certains sujets,
00:08:35avancer dans le débat.
00:08:37Parce que sinon, on en vient soit à un nombre d'amendements très importants,
00:08:40soit à des motions de rejet tactique,
00:08:42ce qui, je pense, pour le coup, ne grandit pas la démocratie.
00:08:44Et c'est un avertissement que le Premier ministre a fait également à votre groupe,
00:08:49le groupe écologiste et social, sur la question du projet de loi d'urgence agricole.
00:08:53Il y a plusieurs jours qui sont consacrés à ce projet de loi.
00:08:56D'ailleurs, la conférence des présidents ce matin,
00:08:58la réunion des différents présidents de groupes et de commissions,
00:09:01a ouvert des jours supplémentaires.
00:09:03Vous voulez faire durer les débats pour Yamir Chahi ?
00:09:06On veut surtout prendre le temps de discuter d'une loi qui peut être importante,
00:09:10pas simplement pour les agriculteurs, mais pour le pays entier.
00:09:13C'est un modèle de développement dont on parle.
00:09:15Nous, ce qu'on veut, c'est une agriculture qui respecte les travailleurs de la terre,
00:09:20qui nous permette une souveraineté alimentaire
00:09:22et qui, surtout, permette la production de produits de qualité
00:09:29avec des engrais de qualité.
00:09:31Je dis des choses de façon simple, avec des mots simples,
00:09:33pour que chacun nous comprenne bien.
00:09:34on ne peut pas simplement céder aux injonctions
00:09:36de quelques lobbies agro-industriels
00:09:39ou simplement d'un syndicat, la FNSOA pour ne pas la nommer.
00:09:43Donc, ça dépend qui situe l'urgence et où on situe l'urgence.
00:09:45Nous, on la situe du côté de la santé publique,
00:09:47des travailleurs de la terre
00:09:48et de celles et ceux qui veillent à nous permettre
00:09:51à avoir une alimentation de qualité.
00:09:53Et ça vaut pour nous, tout le monde,
00:09:55ça vaut particulièrement pour nos enfants,
00:09:56ça vaut aussi pour les femmes enceintes.
00:09:58On sait tout ça, tout ça a été documenté,
00:10:00les phénomènes de transmission des polluants
00:10:02qui ne sont pas que éternels,
00:10:03parfois dans les produits chimiques
00:10:04qui sont implantés et implémentés.
00:10:06Donc, il faut faire attention
00:10:08à la façon dont on définit l'urgence.
00:10:10Il y a une urgence pour la santé publique,
00:10:12il n'y a pas d'urgence à céder aux injonctions
00:10:13de quelques lobbies que ce soit.
00:10:15C'est ce que certains reprochent
00:10:16à ce texte agricole.
00:10:17Alors, côté gouvernement,
00:10:19on dit qu'on a essayé de faire un texte équilibré.
00:10:21Par exemple, il n'y a pas vraiment de question
00:10:22sur réintroduction de produits phytosanitaires.
00:10:26Mais Marie Lebec, on voit bien
00:10:27que le groupe écologiste et social
00:10:29veut prendre le temps du débat, justement,
00:10:30sur cette question agricole.
00:10:32Est-ce qu'avec les jours ouvrés,
00:10:34c'est possible d'avoir un débat
00:10:35sur l'agriculture aujourd'hui ?
00:10:38D'une, je pense que c'est possible.
00:10:40C'est important, effectivement,
00:10:41pour les enjeux qui ont été soulevés.
00:10:43On peut avoir une vision différente
00:10:44des écologistes et considérer
00:10:45que ce débat est important
00:10:46et sans tomber dans, effectivement,
00:10:48céder au lobby
00:10:50ou légiférer sous pression
00:10:51si on veut le considérer ainsi.
00:10:54Moi, je pense que le débat
00:10:54a été de qualité en commission.
00:10:56Il doit avoir lieu dans l'hémicycle.
00:10:58Mais on sait très bien,
00:10:59au vu du temps imparti,
00:11:01au vu de l'exéluence présidentielle
00:11:02qui arrive et qui est un peu inexorable
00:11:04de toute façon,
00:11:06que ceux qui ne veulent pas
00:11:07que ce débat ait lieu,
00:11:08ceux qui ne veulent pas
00:11:08que nous allions au bout du texte,
00:11:10et encore une fois,
00:11:11c'est l'intérêt du débat parlementaire.
00:11:13Le texte, il peut être enrichi,
00:11:15il peut être modifié.
00:11:16Il va y avoir encore des discussions
00:11:18avec le Sénat.
00:11:19Donc, il y a encore beaucoup d'espaces.
00:11:20Donc, oui, ça peut rentrer.
00:11:22Oui, le texte doit faire l'objet de débat.
00:11:24Après, est-ce que maintenant,
00:11:25tous les sujets qui sont sensibles politiquement
00:11:27ne doivent plus faire l'objet de débat à l'Assemblée ?
00:11:29Non, je ne le crois pas.
00:11:29Je pense que c'est important.
00:11:30Je vous redonnerai la parole sur ce sujet,
00:11:32mais je vous propose de voir
00:11:33ce qu'en pense le groupe Rassemblement National.
00:11:35Laurent Jacobelli est au micro de Clément Perrault,
00:11:37celle des quatre colonnes.
00:11:38Oui, Laurent Jacobelli,
00:11:39on parle d'embouteillage législatif à l'Assemblée.
00:11:42Beaucoup de textes,
00:11:43peu de temps pour les examiner.
00:11:44Vous, au groupe Rassemblement National,
00:11:46quels sont les textes vraiment
00:11:47qui vous paraissent aujourd'hui prioritaires ?
00:11:49J'allais dire les textes qui ne sont pas programmés
00:11:51et qui n'existent pas encore.
00:11:52Sur le pouvoir d'achat, par exemple,
00:11:54suite à la hausse des prix de l'énergie,
00:11:56sur la sécurité, un vrai texte.
00:11:58Pas le texte qui va nous être proposé,
00:11:59mais on voit aussi l'encombrement
00:12:01avec des textes qui peuvent apparaître
00:12:03parfois un peu secondaires,
00:12:05comme un texte sur les bateaux à voile,
00:12:07alors qu'il y a des vraies urgences dans ce pays.
00:12:08On a un peu l'impression que le gouvernement,
00:12:10à la fois fait de la com' avec des textes
00:12:12et en même temps se moque un peu du Parlement,
00:12:14qu'il voit plus comme un empêcheur de tourner en rond
00:12:17que comme un vrai élément législatif.
00:12:19Et vous, en tant que député,
00:12:20comme il y a beaucoup de textes,
00:12:21est-ce que vous êtes prêt à aller plus vite
00:12:23ou est-ce que vous voulez prendre votre temps ?
00:12:25Vous estimez que ça,
00:12:26ce n'est pas votre problème de député,
00:12:27c'est celui du gouvernement ?
00:12:28Si le gouvernement ordonnance mal les textes,
00:12:31si ceux qui nous arrivent sont dans un ordre hiérarchique
00:12:34un peu surprenant,
00:12:35ce n'est pas de notre faute.
00:12:35Nous, on veut étudier les textes avec sérénité.
00:12:38Par exemple, l'actualisation de la loi de programmation militaire,
00:12:40on a dû l'étudier en urgence
00:12:41pendant une semaine de vacances.
00:12:43Autant vous dire que c'est difficile
00:12:45de faire du bon boulot dans ces conditions-là.
00:12:46Donc, on a des textes qui sont parfois bâclés,
00:12:49mal étudiés
00:12:49et dont la hiérarchie et l'ordonnancement n'est pas logique.
00:12:52Merci à vous.
00:12:54Merci beaucoup, Clément Perrault.
00:12:56La commission avait siégé pendant la pause d'avril
00:12:58sur la loi de programmation militaire.
00:13:00Mais si on reprend cet exemple pour Yamir Chahi,
00:13:02c'est un texte qui, finalement,
00:13:03est peut-être plus consensuel que d'autres.
00:13:05Beaucoup de parlementaires sont d'accord
00:13:06pour dire qu'il faut mettre plus d'argent
00:13:08dans nos armées,
00:13:09vu la situation internationale.
00:13:11On voit que ça prend quand même du temps.
00:13:12Est-ce que certains ne veulent pas
00:13:14prendre du temps pour prendre du temps ?
00:13:16Côté gouvernement ou bloc central,
00:13:18on dénonce parfois une forme d'obstruction
00:13:20des oppositions.
00:13:22D'abord, la loi de programmation militaire
00:13:24dans la géopolitique qui nous emporte,
00:13:27risque de nous emporter,
00:13:28n'est pas un petit sujet.
00:13:30Et je me méfie parfois
00:13:32des apparences trompeuses.
00:13:34Une fois que c'est énoncé et fait,
00:13:35il faut rentrer dans le détail.
00:13:38La loi de programmation militaire
00:13:40demande un effort supplémentaire,
00:13:41notamment sur les munitions.
00:13:42Il y a bien d'autres choses,
00:13:43mais sur les munitions.
00:13:44Très bien.
00:13:45Mais ce n'est pas le seul sujet.
00:13:47L'intelligence artificielle.
00:13:49On l'a vu comment
00:13:49le pilotage des drones, aujourd'hui,
00:13:51passe par l'intelligence artificielle.
00:13:54La capacité pour la France
00:13:55de décrire une doctrine
00:13:57de paix internationale.
00:13:58Parce que la projection
00:13:59de nos forces armées à l'étranger,
00:14:00ce n'est pas simplement pour nous
00:14:02en cas d'agression.
00:14:03D'ailleurs, je ne sais où.
00:14:04On n'est pas en guerre avec nos voisins.
00:14:05Donc, c'est la mise à disposition
00:14:06de nos forces armées
00:14:07pour des opérations
00:14:08de maintien de la paix.
00:14:09Dans un contexte où l'ONU
00:14:10est totalement défaite,
00:14:11dévalorisée et démonétisée
00:14:12par des faiseurs de guerre.
00:14:14Je pense à messieurs Netanyahou,
00:14:15Poutine, Trump et quelques autres.
00:14:17Donc, il y a un ange de doctrine
00:14:18qui n'est pas du tout abordé
00:14:19dans la loi de programmation militaire.
00:14:21Et c'est un problème.
00:14:22Et c'est le premier problème.
00:14:23Mais ça, c'est le rôle
00:14:24d'une loi de programmation militaire.
00:14:25C'est plus en termes budgétaires aussi,
00:14:27une loi de programmation militaire,
00:14:28savoir quels moyens
00:14:29on alloue à l'armée.
00:14:30Des moyens, pourquoi faire ?
00:14:32Si c'est juste un débat de comptables,
00:14:34il y a des gens très spécialistes
00:14:35pour savoir si ça coûte
00:14:36tant ou tant telle ou telle munition.
00:14:37La question qui nous est posée,
00:14:38c'est une question de doctrine,
00:14:39de projection extérieure
00:14:40et de contribution de la France
00:14:42à la paix dans le monde.
00:14:43Ça, c'est un premier sujet.
00:14:44Et puis, il y a autre chose.
00:14:45Il faut se méfier
00:14:46des consensus apparents, je disais.
00:14:49Dans la loi de programmation militaire,
00:14:50vous avez deux problèmes.
00:14:52L'article 18,
00:14:53qui a malheureusement été adopté,
00:14:54et l'article 21.
00:14:55L'article 18, je précise quand même,
00:14:58il permet, dans une loi de programmation militaire,
00:15:00de lutter contre la criminalité organisée.
00:15:02Mais ça, ça relève du ministère de l'Intérieur.
00:15:04Ça relève du droit pénal.
00:15:05Qu'est-ce que c'est que cette affaire
00:15:07de se servir d'une loi
00:15:08pour faire de tels cavaliers ?
00:15:09Et deuxième problème, l'article 21,
00:15:12c'est de fait un état d'exception
00:15:14qui passe outre le Parlement
00:15:16pendant deux mois en cas de conflit.
00:15:18Mais ça, je suis contre.
00:15:18En tant que parlementaire,
00:15:19et j'imagine que vous serez au moins d'accord
00:15:20sur ce point,
00:15:21un parlementaire ou une parlementaire
00:15:22ne peut pas accepter d'être dessaisi
00:15:24de la souveraineté dont il est dépositaire.
00:15:26Marie Lebec, est-ce que c'est une question
00:15:29sur laquelle on ne pourrait pas vous mettre d'accord ?
00:15:31Le gouvernement veut aller plus vite.
00:15:32Les oppositions, quand elles ne sont pas d'accord
00:15:33avec les textes,
00:15:34que ce soit sur la loi de programmation militaire
00:15:36ou la loi d'urgence agricole,
00:15:38disent qu'il faut qu'on passe plus de temps.
00:15:40Pour vous, c'est une obstruction
00:15:42ou c'est tout simplement
00:15:43le Parlement qui légifère et qui débat ?
00:15:46Non, mais que le Parlement légifère et débat,
00:15:48on ne va pas se couper l'herbe sur pied.
00:15:50Je pense que c'est important.
00:15:51C'est important parce qu'on a une Assemblée
00:15:53qui est diverse et en même temps
00:15:54très représentative, je pense,
00:15:55de l'état de notre société.
00:15:57C'est un Sénat qui n'est pas
00:15:58de la même coloration politique que l'Assemblée.
00:16:00Donc, il y a cette discussion permanente
00:16:02et accessoirement, elle existe depuis 2017
00:16:05puisque le Sénat et l'Assemblée nationale
00:16:07n'ont jamais été de la même couleur politique.
00:16:09Je pense que c'est...
00:16:10Enfin, ce débat, il a lieu.
00:16:11Ce qui se traduit surtout,
00:16:12c'est quand vous voyez
00:16:13un certain nombre d'amendements
00:16:15visant volontairement à empêcher
00:16:17le passage d'un texte.
00:16:18Et on le sait parfaitement.
00:16:19Et tout le monde est conscient.
00:16:22Et même sur un texte,
00:16:23je veux dire, comme on voit le budget,
00:16:25on voit bien qu'entre 2017 et aujourd'hui,
00:16:27le nombre d'amendements a explosé
00:16:29sur ces textes-là.
00:16:30Ce qui rend du coup
00:16:31leur débat extrêmement difficile.
00:16:33Donc, moi, encore une fois,
00:16:34je ne suis pas du tout en train de dire
00:16:36certains groupes font de l'obstruction
00:16:37ou alors il faut accepter
00:16:39de renier sur son droit d'amendement.
00:16:40Il faut qu'on se dise les choses.
00:16:41On a encore une année.
00:16:42C'est une année avec de forts enjeux,
00:16:45à la fois sécuritaire,
00:16:48à la fois sanitaire.
00:16:49On le voit là avec la crise de l'antavirus,
00:16:51avec des changements qui vont être importants,
00:16:53des marqueurs qui vont être forts.
00:16:54Et je pense que la volonté
00:16:55du président de la République,
00:16:56la volonté du gouvernement,
00:16:57in fine,
00:16:58c'est que cette année
00:16:59ne soit pas juste une année
00:17:00de pré-rodage de campagne présidentielle,
00:17:02mais bien une année quand même
00:17:03qui permette d'avancer
00:17:03sur un certain nombre de sujets,
00:17:05encore une fois,
00:17:06qui sont importants, attendus.
00:17:07Et on a des visions extrêmement différentes
00:17:09avec Pourriez-en-Mirchaï
00:17:11sur les sujets.
00:17:12C'est indéniable.
00:17:13Et prenons le temps du débat.
00:17:14Mais acceptons malgré tout
00:17:15qu'in fine,
00:17:16à la fin de la session,
00:17:17il faut qu'un certain nombre de textes
00:17:19n'aient plus avancé.
00:17:19Ou en tout cas soient tranchés
00:17:21dans un sens ou dans l'autre.
00:17:22Est-ce que sur le sujet
00:17:23de la fin de vie
00:17:23Pourriez-en-Mirchaï,
00:17:24le gouvernement s'est réengagé
00:17:26normalement
00:17:27à ce que le texte puisse être voté
00:17:28avant la fin de la session ?
00:17:30Est-ce que c'est envisageable ?
00:17:31Oui, je crois.
00:17:32En plus, je crois que c'est
00:17:33pour le coup
00:17:34un consensus partagé
00:17:35des forces
00:17:36majoritairement
00:17:36pour cette loi
00:17:39à l'Assemblée nationale.
00:17:40L'erreur qui a été faite
00:17:41par les sénateurs
00:17:42et par certains groupes ici,
00:17:44c'est de vouloir séparer
00:17:47les soins palliatifs
00:17:50du droit à mourir.
00:17:51De l'aide à mourir.
00:17:52Les soins palliatifs,
00:17:53ça a été adopté
00:17:54conforme au Sénat.
00:17:55Donc le texte a été adopté
00:17:57dans les mêmes termes.
00:17:58Donc ça, c'est fait.
00:17:59Et le reste,
00:17:59c'est le parcours
00:18:00sur l'aide à mourir.
00:18:00Ce n'est pas les deux.
00:18:01Parce qu'il faut pouvoir
00:18:02accompagner les personnes
00:18:02dont on a quand même
00:18:04pris la précaution
00:18:05de signifier
00:18:06qu'elles devaient être
00:18:07pleinement conscientes.
00:18:08Bref, il y a toute une série
00:18:09de critères qui ont été
00:18:10mis en place.
00:18:11On a mis des verrous
00:18:15de façon à garantir
00:18:17effectivement celles et ceux
00:18:18qui étaient le plus
00:18:18en appréhension
00:18:19des risques potentiels.
00:18:21Et je crois qu'il faut
00:18:21tenir compte de ces souffrances
00:18:23physiques, morales
00:18:24endurées par des personnes
00:18:26pour lesquelles on ne peut
00:18:27rien faire manifestement
00:18:28en l'état de nos connaissances
00:18:29et qu'il faut pouvoir
00:18:31aider à aller vers la fin
00:18:32de leur vie
00:18:32de façon douce
00:18:33et paisible.
00:18:34Parce qu'on a tous,
00:18:35je le souhaite,
00:18:36le droit à la vie douce.
00:18:37Ce n'est malheureusement
00:18:37pas le cas.
00:18:38Mais si on pouvait aussi
00:18:39avoir le droit à une mort douce,
00:18:40je pense que l'humanité
00:18:41s'en porterait mieux.
00:18:42Marie Lebec,
00:18:42est-ce que cette question
00:18:44peut et doit être tranchée
00:18:46avant la pause de juillet ?
00:18:48Est-ce que c'est possible ?
00:18:50On voit que le Sénat
00:18:51a voté les soins palliatifs,
00:18:53refusé toute aide à mourir.
00:18:54Donc la commission mixte paritaire
00:18:56pourrait être convoquée ?
00:18:59Oui, en fait,
00:19:00je pense que c'est un débat
00:19:00qui est très attendu.
00:19:02Moi, je réserve un petit peu
00:19:03mon vote pour des raisons
00:19:04personnelles et parce que
00:19:05je m'interroge encore.
00:19:06Jusqu'à présent,
00:19:07je me suis abstenue.
00:19:07Mais je crois néanmoins
00:19:08que c'est un débat
00:19:10typiquement sur lequel
00:19:11il est bon que le Parlement
00:19:13engage la discussion,
00:19:15puisse faire valoir
00:19:15les différents points de vue
00:19:16qui sont représentés
00:19:18dans la société.
00:19:19Moi, je regrette un petit peu
00:19:20l'attitude des sénateurs
00:19:22sur cette question
00:19:22car effectivement,
00:19:24on voit que tout est mis en œuvre
00:19:25pour freiner le fait
00:19:27qu'il y ait, in fine,
00:19:29on aille au bout
00:19:29du processus législatif.
00:19:32Effectivement,
00:19:32il y a des articles
00:19:35complètement supprimés
00:19:37alors qu'on sait fondamentalement
00:19:40que je pense,
00:19:40ne serait-ce que pour qu'il y ait
00:19:41une forme d'apaisement
00:19:42sur le sujet,
00:19:43qu'il est bon que le Parlement
00:19:44puisse trancher.
00:19:45J'espère, à titre personnel,
00:19:47que nous arriverons,
00:19:48quel que soit le vote de chacun,
00:19:50à aller au bout de ce texte
00:19:51d'ici la fin de la session.
00:19:51Mais j'ai un peu l'impression
00:19:53que le Sénat met tout en œuvre
00:19:54pour freiner en la matière.
00:19:56Donc, on verra
00:19:57comment le gouvernement
00:19:58arrive à se saisir
00:19:59de ce sujet
00:20:00pour dégager du temps
00:20:01dans l'agenda.
00:20:02Si je peux me permettre,
00:20:03on avait quand même
00:20:04à l'Assemblée
00:20:04trouvé un compromis.
00:20:06Moi, j'aurais été
00:20:06pour aller plus loin.
00:20:07Mais la preuve même
00:20:08est que votre abstention
00:20:09signifiait quand même
00:20:10qu'il y avait un point
00:20:10d'atterrissage
00:20:11plus acceptable,
00:20:12en tout cas,
00:20:12que le mur
00:20:14que nous propose
00:20:16d'inscriter le Sénat.
00:20:17Et on sait que le texte
00:20:17avait été adopté
00:20:18assez largement
00:20:20ici à l'Assemblée.
00:20:21On va parler
00:20:22d'un autre sujet.
00:20:22Ce n'est pas encore
00:20:23un sujet législatif
00:20:25puisque le gouvernement
00:20:26ne passe pas par une loi
00:20:27pour régler le problème.
00:20:28Mais peut-être
00:20:29que dans les semaines à venir,
00:20:30il y sera contraint.
00:20:31On va parler
00:20:31des carburants.
00:20:32Clément Perrault,
00:20:33pour l'instant,
00:20:34mesures ciblées
00:20:35et au compte-gouttes.
00:20:37Oui Elsa,
00:20:37c'était la semaine dernière.
00:20:38Lors justement
00:20:39des questions au gouvernement,
00:20:41Sébastien Lecornu,
00:20:41le Premier ministre,
00:20:43avait dit
00:20:43que son gouvernement
00:20:45allait, je le cite,
00:20:46changer d'échelle
00:20:47sur la question
00:20:48des aides au carburant.
00:20:49Depuis,
00:20:50les députés
00:20:51attendent des annonces.
00:20:52Alors hier,
00:20:53il y a eu l'annonce
00:20:54de l'extension
00:20:55des prêts flash
00:20:55aux travailleurs du BTP.
00:20:58C'est une mesure de plus,
00:20:59mais ce n'est pas vraiment
00:21:00ce changement de braquet
00:21:01attendu.
00:21:02On s'attend d'ici
00:21:03la fin de la semaine
00:21:03à des annonces
00:21:04du gouvernement.
00:21:05Et dans ce contexte,
00:21:06les députés d'opposition
00:21:07mettent la pression.
00:21:09Il y a toujours
00:21:09le RN
00:21:10qui réclame
00:21:12une baisse
00:21:13des taxes carburants.
00:21:14Et puis la France Insoumise
00:21:15notamment
00:21:16et qui pousse
00:21:17pour un blocage
00:21:18des prix.
00:21:18Quelle décision
00:21:19va prendre le gouvernement ?
00:21:20On aura peut-être
00:21:21des éléments de réponse
00:21:22au cours de cette séance
00:21:23de questions au gouvernement
00:21:24puisqu'il y aura
00:21:25des questions
00:21:25sur ce sujet, Elsa.
00:21:27Merci beaucoup
00:21:28Clément Perrault
00:21:28des questions sur ce sujet
00:21:29comme toutes les semaines
00:21:31ici à l'Assemblée nationale.
00:21:32Pourriez-y amir chier ?
00:21:33Est-ce que vous comprenez
00:21:34la position du gouvernement
00:21:36qui consiste pour l'instant
00:21:37à faire des mesures ciblées ?
00:21:39On a le sentiment
00:21:39que le gouvernement
00:21:40ne veut pas lâcher
00:21:42trop vite
00:21:42sur une mesure générale.
00:21:44On ne sait pas
00:21:44combien de temps
00:21:44pourrait durer ce conflit.
00:21:46Bon, d'abord,
00:21:47les aides immédiates
00:21:48ciblées
00:21:49sont bienvenues,
00:21:50j'imagine,
00:21:50pour ceux
00:21:51qui les attendent.
00:21:51Mais c'est largement
00:21:52insuffisant.
00:21:53Et je ne dis pas ça
00:21:54par posture d'opposition.
00:21:55Je vais vous prendre
00:21:56des exemples
00:21:57très concrets.
00:21:58d'abord,
00:21:58il y a un enjeu
00:21:59de récupérer
00:22:00de la masse financière,
00:22:01de l'argent,
00:22:03en empêchant
00:22:04effectivement
00:22:05l'excès de marge
00:22:05que font les profiteurs
00:22:07de guerre.
00:22:07Je m'excuse de le dire,
00:22:08mais c'est ce que font
00:22:08aujourd'hui les grands opérateurs
00:22:10qui investissent
00:22:11et distribuent
00:22:12le pétrole transformé.
00:22:13Parce que c'est ça
00:22:14dont on parle.
00:22:15Deuxièmement,
00:22:15il y a l'affaire
00:22:16du blocage des prix
00:22:17qui a été proposé.
00:22:18Le gouvernement dit
00:22:19mais on ne peut pas
00:22:20le faire sur tous les prix.
00:22:20Très bien,
00:22:21faites-nous une proposition
00:22:22sur les prix
00:22:23qui peuvent être bloqués.
00:22:23Et enfin,
00:22:24troisièmement,
00:22:24il faut taxer
00:22:25les surprofits
00:22:25à minima
00:22:26parce que c'est
00:22:27beaucoup d'argent
00:22:28qui peut être investi.
00:22:29Troisième et dernier point,
00:22:30dans la grande transition
00:22:31énergétique
00:22:32dont la France a besoin.
00:22:33On est en train
00:22:33de comprendre
00:22:34une fois de plus
00:22:35comme à chaque épisode
00:22:36soit caniculaire
00:22:37soit de crise pétrolière
00:22:39c'est le cas,
00:22:40qu'on est dans une période
00:22:41de grande transformation
00:22:42et de dépendance
00:22:43à autrui.
00:22:44Développons
00:22:45les énergies renouvelables,
00:22:46les mixes énergétiques
00:22:47et prenons enfin
00:22:49un chemin écologique
00:22:50adapté à la modernité
00:22:52de notre époque.
00:22:52Sinon,
00:22:53il nous en cuira
00:22:54dans tous les sens du terme.
00:22:55Marie Lebec,
00:22:56est-ce que vous,
00:22:57vous comprenez
00:22:57cette stratégie
00:22:58du gouvernement ?
00:22:59On parle de changement
00:23:00d'échelle,
00:23:01plutôt,
00:23:01c'était annoncé
00:23:02pour cette semaine,
00:23:03plutôt la semaine prochaine
00:23:04ce qui prouve bien
00:23:04que les arbitrages
00:23:05ne sont pas faits.
00:23:06Vous vous dites
00:23:06qu'il faut rester
00:23:07sur un ciblage
00:23:08des mesures ?
00:23:09Oui,
00:23:09moi je pense que,
00:23:10enfin moi je suis assez
00:23:11en désaccord
00:23:11avec ce que je viens de dire
00:23:12pour y aller à l'instant
00:23:13et moi je pense
00:23:14qu'il faut rester
00:23:15sur un ciblage
00:23:15des mesures.
00:23:17Vraiment,
00:23:17à la fin,
00:23:19le pire scénario
00:23:20et je me suis exprimé
00:23:21en réunion de groupe
00:23:22ce matin,
00:23:23d'ailleurs devant le ministre
00:23:24à ce sujet,
00:23:25c'est un espèce
00:23:26de saupoudrage massif
00:23:28qui ne génère
00:23:29que des mécontentements,
00:23:30qui fait plaisir peut-être
00:23:31dans la demi-heure
00:23:32de l'annonce
00:23:32mais qui in fine
00:23:34ne transparaît pas
00:23:35sur le prix du carburant
00:23:37et j'ai bien conscience
00:23:38qu'il y a un certain
00:23:38nombre de secteurs,
00:23:39un certain nombre
00:23:39de territoires aussi
00:23:40où c'est indispensable
00:23:41de pouvoir circuler
00:23:44en voiture
00:23:44ou peut-être que
00:23:45dans ces territoires
00:23:46au demeurant,
00:23:47la transition vers l'électrique
00:23:48n'a pas été assez soutenue,
00:23:49assez supportée
00:23:50donc encore une fois
00:23:51je ne veux pas tenir
00:23:52un discours de
00:23:52il n'y a personne
00:23:53qui souffre d'esprit
00:23:54mais d'une je voudrais dire
00:23:55quand même saluer le fait
00:23:57que je pense que
00:23:57nos concitoyens
00:23:58ont conscience
00:23:59aussi que c'est
00:24:01extrêmement exogène
00:24:02à une politique
00:24:03du gouvernement
00:24:03que in fine
00:24:05très probablement
00:24:06un saupoudrage massif
00:24:07induira pour eux
00:24:08de le payer
00:24:10d'une manière
00:24:11ou d'une autre
00:24:12et quand même
00:24:13puisque j'ai vu
00:24:13qu'Éric Coquerel
00:24:14allait auditionner
00:24:16Patrick Puyanné
00:24:20qui malgré tout
00:24:21joue quand même
00:24:22le jeu
00:24:22et c'est un de nos
00:24:23grands acteurs
00:24:23de la souveraineté
00:24:24alors même qu'un certain
00:24:25nombre de distributeurs
00:24:26étrangers
00:24:29vous êtes largement
00:24:30au-dessus des 2 euros
00:24:32le litre
00:24:33quand vous faites
00:24:34votre plein
00:24:35et pour lequel
00:24:36l'Assemblée
00:24:36ne semble pas vraiment
00:24:37se saisir
00:24:38de la mesure d'enquête
00:24:39moi je trouve
00:24:40qu'il faut
00:24:42accompagner les secteurs
00:24:43qui en ont besoin
00:24:43inciter probablement
00:24:44les distributeurs
00:24:45à participer
00:24:47et éviter
00:24:48cet effet
00:24:49de saupoudrage
00:24:49massif
00:24:50qui n'apporte
00:24:51in fine
00:24:51que des mécontentements
00:24:52pour Yamir Chahi
00:24:53sur ces questions-là
00:24:53et juste parce que
00:24:54ça nous ramène peut-être
00:24:55un tout petit peu
00:24:56au premier sujet
00:24:56de l'antavirus
00:24:57vous savez pendant le
00:24:57Covid le quoi qu'il en coûte
00:24:59on a le sentiment
00:24:59que le gouvernement
00:25:00ne veut pas tomber
00:25:01dans cet écueil
00:25:02puisqu'une fois qu'on a
00:25:03proposé des aides
00:25:04il est très difficile
00:25:05aussi de revenir dessus
00:25:06alors je suis d'accord
00:25:07sur le saupoudrage
00:25:08c'est pas une politique
00:25:09à longue vue
00:25:10et ça c'est le problème
00:25:11du gouvernement
00:25:11en effet je partage la critique
00:25:13en revanche
00:25:14le fait qu'il faut agir
00:25:15structurellement
00:25:16aller chercher de l'argent
00:25:17parce qu'on a besoin
00:25:17pour investir
00:25:19dans une grande transformation
00:25:21du modèle énergétique français
00:25:22pour ne pas être dépendant
00:25:23c'est indispensable
00:25:24mais il y a une mesure
00:25:25aussi à prendre
00:25:25alors c'est pas facile
00:25:26je le reconnais
00:25:27mais si on veut
00:25:28que cesse l'augmentation
00:25:30comme ça incontrôlée
00:25:31des prix
00:25:31il faut que cesse
00:25:32la guerre illégale
00:25:33qui est menée là-bas
00:25:34et donc il faut quand même
00:25:36que la France
00:25:36qui n'est pas en incapacité
00:25:38soit à l'initiative
00:25:40avec les Espagnols
00:25:41et avec d'autres
00:25:42les Brésiliens et d'autres
00:25:43qui sont demandeurs
00:25:43d'une grande initiative
00:25:45internationale
00:25:46pour que cesse le feu
00:25:48dans le détroit d'Ormouz
00:25:49cesse les guerres illégales
00:25:51et qu'on remette
00:25:52autour de la table
00:25:53et il y a des nations
00:25:53qui sont volontaires pour ça
00:25:54parce que tous les peuples
00:25:55en pâtissent
00:25:56un chemin pour la paix
00:25:57contre les fauteurs de guerre
00:25:59avant de reparler
00:26:00justement de ces questions
00:26:00internationales
00:26:01Marie Lebec
00:26:02sur la question de Total
00:26:03et d'autres
00:26:04pour Yamir Shahi
00:26:05même le groupe aussi
00:26:06de la droite républicaine
00:26:07dit
00:26:08il faut quand même
00:26:08qu'on s'intéresse
00:26:09savoir si certains
00:26:10profitent de cette crise
00:26:11quand on regarde par exemple
00:26:12les bénéfices effectués
00:26:14par Total
00:26:14sur le premier semestre
00:26:16quand on voit qu'effectivement
00:26:17ils ont bloqué des primes
00:26:18et ça veut dire
00:26:19qu'ils ont les marges suffisantes
00:26:20également pour le faire
00:26:21est-ce que vous ne sentez pas
00:26:22dans l'opinion publique
00:26:23la volonté quand même
00:26:25d'aller chercher
00:26:25quelques milliards
00:26:26justement
00:26:26que nous coûte
00:26:27toute cette guerre
00:26:28toute cette situation internationale
00:26:30moi je ne suis pas
00:26:31l'avocat de Total
00:26:32ce que je constate juste
00:26:33c'est que Total
00:26:34a pris cet engagement
00:26:35de rester sous la barre
00:26:37des deux euros
00:26:38et en tout cas
00:26:39je ne sais pas combien de temps
00:26:40ils le font
00:26:40mais à minima
00:26:41pendant cette période
00:26:41qui est relativement importante
00:26:43pour les français
00:26:43des ponts de mai
00:26:44qui permettent
00:26:44de se retrouver en famille
00:26:45qui permettent
00:26:46de changer un peu
00:26:47son quotidien
00:26:48etc
00:26:48donc je trouve
00:26:49qu'on devrait le saluer
00:26:50à la place de ça
00:26:51nous avons je pense
00:26:52dans la classe politique
00:26:53un certain nombre d'acteurs
00:26:54qui passent leur temps
00:26:55à mettre la tête sous l'eau
00:26:56à Total
00:26:57et encore une fois
00:26:57je veux dire
00:26:58je ne suis pas l'avocate Total
00:26:59mais je constate
00:27:00qu'ils sont à moins de deux euros
00:27:00quand la plupart
00:27:02des autres distributeurs
00:27:03sont au-delà de deux euros
00:27:04donc je ne sais pas
00:27:05quelle a été leur stratégie
00:27:06je ne sais pas
00:27:07quelles sont leurs marges
00:27:08je ne suis pas dans les comptes
00:27:09de cette entreprise
00:27:10mais de toute évidence
00:27:12c'est un acteur majeur
00:27:13de notre souveraineté
00:27:13c'est un acteur qui participe
00:27:15peut-être
00:27:16on pourrait se dire
00:27:17il devrait faire plus
00:27:18mais néanmoins
00:27:18qui participe quand même
00:27:19à la maîtrise des prix
00:27:21mais pas économiquement
00:27:23ni fiscalement
00:27:23c'est un peu le problème
00:27:24et que comparativement
00:27:25un certain nombre
00:27:26d'autres opérateurs
00:27:27ne le font pas
00:27:28on s'est beaucoup concentré
00:27:29je pense que
00:27:29les questions des commissaires
00:27:31aux finances
00:27:31lors de l'audition
00:27:32de Patrick Pouyanné
00:27:33tourneront autour
00:27:33de ces questions
00:27:34mais c'est vrai
00:27:34qu'on se concentre beaucoup
00:27:35sur cette entreprise
00:27:36qui finalement
00:27:37a fait un effort
00:27:38sur les prix
00:27:39il y a aussi
00:27:39la question des distributeurs
00:27:41et d'autres fournisseurs
00:27:42à regarder pour y aller
00:27:43je ne vais quand même pas
00:27:43aller taper sur l'épaule
00:27:45en remerciement
00:27:46de quelqu'un
00:27:47qui avec ses actionnaires
00:27:50s'en met plein les poches
00:27:51quand même
00:27:51d'abord
00:27:52il a augmenté le prix
00:27:53à la pompe
00:27:54avec des marges conséquentes
00:27:56mais sur la base
00:27:56des stocks
00:27:57qu'il avait antérieurement acquis
00:27:58très rapidement
00:27:58ça c'est une première chose
00:28:01la deuxième
00:28:02c'est que
00:28:04il y a un quasi monopole
00:28:05enfin ils ont un tiers
00:28:06des stations françaises
00:28:06qui sont détenues par Total
00:28:07donc ils mettent
00:28:09évidemment en jeu
00:28:11leur volonté
00:28:12leur prix
00:28:12et ils pèsent sur le marché
00:28:14de façon déloyale
00:28:15objectivement
00:28:16avec une captation
00:28:18parce que les français
00:28:19n'ont pas le choix
00:28:19en vérité
00:28:20quand ils vont à la pompe
00:28:21de la richesse
00:28:22justement
00:28:23de nos compatriotes
00:28:24des citoyennes
00:28:25des citoyens
00:28:25des travailleuses
00:28:26des travailleurs
00:28:27qui sont obligés
00:28:27d'aller à la pompe
00:28:28alors qu'ils pourraient
00:28:29faire un effort
00:28:30lequel ?
00:28:31par exemple
00:28:32le réinvestissement
00:28:32de tous les bénéfices
00:28:33ils n'en ont pas besoin
00:28:34ces gens-là
00:28:34ces actionnaires
00:28:35sont sur-rémunérés
00:28:36monsieur Pouyanné
00:28:37a un excellent salaire
00:28:38et je ne fais pas
00:28:39de poujadisme
00:28:39en disant ça
00:28:40je dis juste
00:28:40l'intégralité des profits
00:28:43l'intégralité
00:28:43peut être réinvestie
00:28:44dans des nécessités
00:28:46de transformation
00:28:46d'aide
00:28:47pour le prix
00:28:48à la pompe
00:28:48et aussi
00:28:49pour les gens
00:28:50qui travaillent
00:28:51dans ces industries-là
00:28:51et qui ne sont pas
00:28:52augmentés dans leur salaire
00:28:53ça c'est important aussi
00:28:54Marie Lebec
00:28:55vous assistez
00:28:55aux séances
00:28:56des questions
00:28:57au gouvernement
00:28:57chaque semaine
00:28:57vous voyez bien
00:28:58que ce sujet
00:28:59est chaque semaine
00:29:01évoqué
00:29:01le gouvernement
00:29:02pour l'instant
00:29:03ne veut pas
00:29:03de mesures générales
00:29:04est-ce qu'il peut rester
00:29:05sur ce discours
00:29:06pendant longtemps
00:29:07ou alors
00:29:08est-ce que vous pensez
00:29:08justement
00:29:09que l'inquiétude
00:29:10des français
00:29:10fait
00:29:10créer une forme
00:29:11de résilience
00:29:12chez eux aussi
00:29:13en considérant
00:29:14qu'après tout
00:29:14le gouvernement
00:29:15n'est pas non plus
00:29:15entièrement responsable
00:29:16de la situation
00:29:17en tout cas
00:29:18je vois bien
00:29:19qu'il y a cette pression
00:29:20dans l'hémicycle
00:29:21à l'Assemblée
00:29:22que moi je sens moins
00:29:23paradoxalement
00:29:24sur le terrain
00:29:26je pense avec
00:29:27bien sûr
00:29:27la conscience d'une
00:29:28que c'est une crise mondiale
00:29:29et effectivement
00:29:30dans laquelle je pense
00:29:31la France
00:29:32par la voix du président
00:29:32de la République
00:29:33est quand même
00:29:33un acteur moteur
00:29:34pour y trouver
00:29:36y tenter
00:29:37de mettre un terme
00:29:38mais effectivement
00:29:39tous les acteurs
00:29:40autour de la table
00:29:40ne sont pas
00:29:41extrêmement raisonnables
00:29:42et donc c'est pas
00:29:43une crise évidente
00:29:44pour laquelle
00:29:45on peut trouver
00:29:45des solutions simples
00:29:46ça c'est la première chose
00:29:47la deuxième chose
00:29:48c'est je pense
00:29:49qu'il y a aussi conscience
00:29:50que ces dépenses
00:29:51elles ne peuvent pas être
00:29:53faites sans financement
00:29:54derrière
00:29:54c'est la position
00:29:55de Gabriel Attal
00:29:56c'est la position
00:29:56que l'on va continuer
00:29:58de soutenir
00:29:59et je crois
00:30:00encore une fois
00:30:00in fine
00:30:01on peut inciter
00:30:02les acteurs
00:30:03à participer
00:30:04à cette solution
00:30:05mais je pense que
00:30:05personne
00:30:06en tout cas
00:30:07moi j'ai pas le sentiment
00:30:08que les français
00:30:08appellent à une forme
00:30:09de folie fiscale
00:30:09en disant
00:30:10on distribue d'un côté
00:30:11et on surtaxe
00:30:12de l'autre
00:30:13est-ce que les français
00:30:14pour Yann Mirchaï
00:30:15savent peut-être
00:30:16que les caisses de l'état
00:30:17sont vides
00:30:17et qu'on n'a pas
00:30:18forcément les moyens
00:30:20ils ont parfaitement raison
00:30:21mais c'est pour ça
00:30:21qu'il faut les remplir
00:30:22il faut remplir ces caisses
00:30:24en allant demander
00:30:25à ceux qui peuvent
00:30:26contribuer le plus
00:30:26de contribuer plus
00:30:27et mieux
00:30:28donc Total
00:30:29et bien on verra
00:30:30je vous l'avais cité
00:30:31l'un comme l'autre
00:30:32le patron de Total
00:30:32qui s'est auditionné
00:30:33par la commission des finances
00:30:34le 17 juin
00:30:35merci beaucoup
00:30:36pour Yann Mirchaï
00:30:37merci Marie Lebec
00:30:38on va passer tout de suite
00:30:39au focus dans cette émission
00:30:43et on revient
00:30:44sur une proposition de loi
00:30:46pour une meilleure information
00:30:47des victimes
00:30:48de violences sexuelles
00:30:50on va retrouver la députée
00:30:50Laure Miller
00:30:51au micro de Stéphanie Despierre
00:30:53bonjour Laure Miller
00:30:54vous vous voulez
00:30:54que les victimes
00:30:55de violences sexuelles
00:30:56soient informées
00:30:57à la libération
00:30:57de leur agresseur
00:30:58pourquoi ?
00:30:59parce qu'aujourd'hui
00:31:00c'est une faculté
00:31:01qui est permis
00:31:01il faut que la victime
00:31:02le demande
00:31:02on le sait
00:31:03dans notre pays
00:31:04les victimes
00:31:05ne sont pas suffisamment
00:31:06informées de leurs droits
00:31:07et bien souvent
00:31:08les victimes ne savent pas
00:31:08qu'elles ont ce droit
00:31:09de demander à être informées
00:31:10donc l'idée c'est
00:31:11d'inverser le principe
00:31:12et de permettre
00:31:12qu'automatiquement
00:31:13cette information ait lieu
00:31:14et puis aussi d'avoir
00:31:16dans l'article 2
00:31:17de cette proposition de loi
00:31:18une obligation de protection
00:31:19de la part du magistrat
00:31:20pour qu'il puisse prendre
00:31:21les mesures
00:31:22au moment de la sortie
00:31:23de prison de l'agresseur
00:31:24les mesures de protection
00:31:25à l'égard de la victime
00:31:26ce qui n'est pas toujours
00:31:26automatique aujourd'hui
00:31:27mais l'information
00:31:28qu'est-ce que ça changerait ?
00:31:29ça change beaucoup
00:31:30en tout cas c'est ce que
00:31:31les victimes nous disent
00:31:31les victimes qu'on a pu auditionner
00:31:33ça change beaucoup
00:31:33parce qu'au moment
00:31:35de la libération
00:31:35de l'agresseur
00:31:36c'est une période
00:31:37de forte vulnérabilité
00:31:38c'est une épreuve
00:31:38souvent pour les victimes
00:31:39de savoir que leur agresseur
00:31:41sort de prison
00:31:42qu'il sera entre guillemets
00:31:42dans la nature
00:31:43il faut qu'elle puisse
00:31:44être informée
00:31:45s'y préparer
00:31:45alors évidemment
00:31:46celles qui ne veulent pas
00:31:47être informées
00:31:47auront la capacité de le dire
00:31:49à tout moment
00:31:49pendant la procédure judiciaire
00:31:50mais pour celles qui le souhaitent
00:31:52il faut que ça puisse être
00:31:52automatique
00:31:53pour qu'elles se préparent
00:31:54et pour qu'elles puissent
00:31:55ensuite comme je le disais
00:31:56demander au magistrat
00:31:57s'il peut prendre
00:31:58des mesures de protection
00:31:59vous le savez
00:32:00les interdictions d'entrée en contact
00:32:01les interdictions de résidence
00:32:03pour que la victime
00:32:04puisse pouvoir continuer
00:32:06à faire un travail
00:32:08de reconstruction sur elle
00:32:09mais aussi qu'elle puisse
00:32:10continuer à vivre sereinement
00:32:12dans la ville
00:32:12dans laquelle elle vit
00:32:13sauf que ça ne limitera pas
00:32:15les risques de récidive
00:32:16alors ça peut les limiter
00:32:18s'il y a un certain nombre
00:32:19de protections
00:32:19qui sont mises en oeuvre
00:32:20en tout cas ça peut
00:32:21tranquilliser la victime
00:32:22comme je vous le disais
00:32:23dans le travail
00:32:23qui est le sien
00:32:24après l'agression
00:32:25en fait trop souvent
00:32:26on oublie un peu
00:32:28voire beaucoup
00:32:29la victime dans la phase
00:32:30post-sententielle
00:32:31l'objectif de cette
00:32:32proposition de loi
00:32:32c'est de ne pas l'oublier
00:32:33c'est de penser que la victime
00:32:34elle doit encore être présente
00:32:35dans l'esprit des magistrats
00:32:37après la sentence
00:32:38après l'exécution de la peine
00:32:39ou au moment de la libération
00:32:41et notamment de la libération
00:32:42anticipée de l'auteur
00:32:43donc c'est l'idée
00:32:44voilà de remettre
00:32:45finalement petit à petit
00:32:46la victime
00:32:47au coeur du procès
00:32:48dans le procès
00:32:49et dans l'après-procès
00:32:50c'est l'objet
00:32:51de cette proposition de loi
00:32:52ça va après
00:32:53des circulaires
00:32:54des décrets
00:32:54qui ont été pris par ailleurs
00:32:55mais qui ne concernaient pas
00:32:56toutes les victimes
00:32:57de violences
00:32:58et donc là
00:32:58on élargit le spectre
00:33:01d'autres pourront rétorquer
00:33:02qu'un agresseur
00:33:03qui a été condamné
00:33:03qui a purgé sa peine
00:33:04a droit à ce que
00:33:05son nom ne soit plus cité
00:33:07bien sûr
00:33:08mais là c'est une information
00:33:09qui est donnée simplement
00:33:09à la victime
00:33:10je pense qu'elle a tout à fait
00:33:11le droit de connaître
00:33:12le sort de son agresseur
00:33:13et surtout encore une fois
00:33:16psychologiquement
00:33:16il y a quand même
00:33:16un impact
00:33:17au moment de la libération
00:33:19si demain
00:33:19vous ne savez pas
00:33:20que votre agresseur
00:33:21a été libéré
00:33:21que vous le croisez
00:33:22au coin de la rue
00:33:23honnêtement
00:33:24évidemment on se doute bien
00:33:25de l'effet que ça peut avoir
00:33:26sur la victime
00:33:26rapidement votre proposition de loi
00:33:27je crois a été inspirée
00:33:28par un terrible fait divers
00:33:30c'est ça ?
00:33:30Tout à fait
00:33:31par le suicide du jeune Yanis
00:33:32en Haute-Savoie
00:33:33l'année dernière
00:33:33et donc l'idée c'est
00:33:35et il y a ce phénomène là
00:33:36qu'on peut voir
00:33:37à travers
00:33:39malheureusement
00:33:39le suicide de Yanis
00:33:40mais on a eu
00:33:40beaucoup d'autres témoignages
00:33:41c'est des événements
00:33:43qui arrivent malheureusement
00:33:44trop fréquemment
00:33:44parce que les magistrats
00:33:45n'ont pas le temps
00:33:46et surtout parce que
00:33:46ça n'est pas automatique
00:33:47l'idée c'est de le rendre automatique
00:33:49Merci beaucoup
00:33:50Merci à vous
00:33:51Et bienvenue à vous
00:33:52si vous nous rejoignez
00:33:53sur LCP
00:33:54pour suivre la séance
00:33:55des questions au gouvernement
00:33:56on est à moins de 25 minutes
00:33:57de cette séance
00:33:59on va la suivre ensemble
00:34:00en direct et en intégralité
00:34:01et tout au long de cette émission
00:34:03on va retrouver
00:34:03Stéphanie Despierres
00:34:04et Clément Perrouot
00:34:05depuis la salle des 4 colonnes
00:34:06Nicolas Fleury
00:34:07et lui
00:34:07d'ores et déjà
00:34:08dans l'hémicycle
00:34:09de l'Assemblée nationale
00:34:10avec les thèmes
00:34:10des questions au gouvernement
00:34:12et puis quelques minutes
00:34:13avant 15h
00:34:13on suivra l'arrivée
00:34:14du Premier ministre
00:34:15Sébastien Lecornu
00:34:16par la cour d'honneur
00:34:17de l'Assemblée nationale
00:34:19Nicolas Fleury
00:34:20le thème principal
00:34:21aujourd'hui
00:34:22c'est l'antavirus
00:34:24Oui
00:34:25c'est le sujet phare
00:34:26de ces questions au gouvernement
00:34:27alors que parmi
00:34:28les passagers français
00:34:29rapatriés
00:34:29se trouve une personne
00:34:31positive à ce virus
00:34:32hospitalisée
00:34:33dans un état
00:34:34très critique
00:34:35selon le patron
00:34:36de l'OMS
00:34:36alors certes
00:34:37le risque est faible
00:34:38pour la population
00:34:38mais il reste du travail
00:34:40a-t-il averti
00:34:41et en France
00:34:42le gouvernement
00:34:42choisit de durcir
00:34:43les règles de prudence
00:34:45tous les cas contacts
00:34:46seront maintenus
00:34:47en quarantaine
00:34:48dans les hôpitaux
00:34:49annoncé le gouvernement
00:34:50et puis après
00:34:51cette séance de questions
00:34:52la ministre de la Santé
00:34:53s'exprimera une nouvelle fois
00:34:54cette fois
00:34:55lors d'une conférence de presse
00:34:56qui est prévue
00:34:57cet après-midi
00:34:58et ce sera le thème
00:34:59de la première partie
00:35:00de l'émission
00:35:00chaque voix compte
00:35:01Antavirus
00:35:02et d'autres thèmes
00:35:04évoqués Nicolas
00:35:05lors de la séance
00:35:06d'autres thèmes
00:35:07un thème auquel on commence
00:35:09à être habitué
00:35:09ce sont les prix du carburant
00:35:10la parole du gouvernement
00:35:11est attendue
00:35:12alors qu'il promet
00:35:13de nouvelles mesures
00:35:14dans les prochaines semaines
00:35:15la dernière en date
00:35:16c'est le pré-flash carburant
00:35:17qui sera élargi
00:35:18aux entreprises du BTP
00:35:19et puis les dévotés
00:35:21les députés
00:35:21vont également évoquer
00:35:22les textes en discussion
00:35:23par exemple
00:35:24le projet de loi
00:35:25d'urgence agricole
00:35:26qui sera débattu
00:35:27dans l'hémicycle
00:35:28dès la semaine prochaine
00:35:30Merci beaucoup
00:35:31Nicolas Fleury
00:35:32on va parler des thèmes
00:35:33de la séance
00:35:34des questions au gouvernement
00:35:34avec nos deux invités
00:35:35Mickaël Taverne
00:35:36bonjour
00:35:37député Rassemblement National
00:35:38du Nord
00:35:39Nicolas Turquois
00:35:40bonjour
00:35:40député Les Démocrates
00:35:42de la Vienne
00:35:42on va revenir
00:35:43sur la question
00:35:44des carburants
00:35:44Nicolas Turquois
00:35:45vous le voyez
00:35:46vous y assistez
00:35:47chaque semaine
00:35:48chaque semaine
00:35:49le gouvernement
00:35:50il y a des questions
00:35:51des interpellations
00:35:52sur ce sujet
00:35:53est-ce qu'il peut tenir
00:35:54avec des mesures
00:35:55ciblées pour l'instant
00:35:57moi je pense que
00:35:59c'est la meilleure
00:36:00des méthodes
00:36:01à avoir
00:36:02il y a quand même
00:36:03une crise systémique
00:36:05mondiale
00:36:05sur le sujet
00:36:06l'important c'est d'abord
00:36:07de garantir
00:36:08l'accès
00:36:10du pays
00:36:11au carburant
00:36:12dont nous avons besoin
00:36:13de vérifier ça
00:36:14et le fait que
00:36:14il y ait des origines
00:36:15diversifiées pour la France
00:36:17que la France
00:36:18se soit engagée
00:36:19dans un processus
00:36:21qui aurait dû être
00:36:21plus vite de transition
00:36:23des véhicules
00:36:24vers un certain nombre
00:36:25de mobilité électrique
00:36:26par exemple
00:36:27on voit que
00:36:27ceux qui en bénéficient
00:36:28aujourd'hui
00:36:29c'est un véritable avantage
00:36:32après il y a
00:36:33une souffrance
00:36:33d'un certain nombre
00:36:34de nos concitoyens
00:36:35ou de certaines
00:36:36entreprises
00:36:36il faut cibler sur elles
00:36:38parce que faire
00:36:39des dispositions
00:36:42qui soient générales
00:36:43c'est extrêmement
00:36:45impactant
00:36:46pour nos finances publiques
00:36:47et on sait
00:36:48que le gouvernement
00:36:49avait voulu
00:36:49une certaine transparence
00:36:50notamment sur le surplus
00:36:52fiscal
00:36:52le Premier ministre
00:36:53annonce que celui-ci
00:36:54est en baisse
00:36:55en raison justement
00:36:56de la baisse
00:36:56de consommation
00:36:57d'essence
00:36:57Michael Taverne
00:36:59chaque semaine
00:36:59il y a des interpellations
00:37:01pour l'instant
00:37:01le gouvernement
00:37:02avait parlé
00:37:03de changement d'échelle
00:37:04mais semble très réticent
00:37:05à élargir
00:37:07la liste des bénéficiaires
00:37:08des mesures
00:37:09est-ce que vous comprenez
00:37:10cette prudence ?
00:37:11Non ce n'est pas compréhensible
00:37:12puisque nous avons
00:37:13au Rassemblement National
00:37:14une mesure phare
00:37:15que nous proposons
00:37:16aux Français
00:37:17depuis d'ailleurs
00:37:18de nombreuses années
00:37:18Marine Le Pen
00:37:19avait fait du pouvoir d'achat
00:37:20en 2022
00:37:21le projet phare
00:37:22en fait
00:37:22de sa campagne présidentielle
00:37:23c'est la baisse de la TVA
00:37:24de 20 à 5,5
00:37:25il y a des pays
00:37:27qui l'ont mis en place
00:37:28l'Espagne
00:37:29le Portugal
00:37:30ces pays-là
00:37:30baissent massivement
00:37:31les taxes
00:37:32puisque c'est une question
00:37:33de pouvoir d'achat
00:37:34pour les Français
00:37:34moi je suis dans une
00:37:36circonscription très rurale
00:37:37et la question
00:37:38aujourd'hui
00:37:39c'est comment
00:37:40nous allons finir
00:37:41la fin du mois
00:37:42avec notamment
00:37:43le prix
00:37:44à la pompe
00:37:45donc c'est la raison
00:37:46pour laquelle
00:37:46aujourd'hui
00:37:47nous proposons une nouvelle fois
00:37:48la baisse de la TVA
00:37:49de 20 à 5,5
00:37:50sur les produits énergétiques
00:37:51le fuel, le carburant
00:37:53électricité
00:37:53parce que ce sont des produits
00:37:54de première nécessité
00:37:55il y aura une question
00:37:56du groupe de la droite républicaine
00:37:58par le voie de la députée
00:37:59Sandrine Chazé
00:38:00mais je vous propose
00:38:00de retrouver le député
00:38:02Antoine Vermorel-Marquès
00:38:03du groupe de la droite républicaine
00:38:05qui propose également
00:38:06dans le débat public
00:38:07des solutions
00:38:07contre cette
00:38:09prix du carburant
00:38:10Oui Antoine Vermorel-Marquès
00:38:12vous proposez aussi
00:38:12des solutions
00:38:13comme le disait Elsa
00:38:14sur les aides au carburant
00:38:16et puis il y a aussi
00:38:17une commission d'enquête
00:38:18je crois que vous proposez
00:38:19à l'Assemblée nationale
00:38:20sur le prix du carburant
00:38:22pourquoi demander
00:38:22cette commission ?
00:38:23Nous ce qu'on constate
00:38:24c'est que
00:38:25quand le baril augmente
00:38:26les prix augmentent très vite
00:38:27mais quand le baril baisse
00:38:29les prix ne baissent pas aussi vite
00:38:30et donc il y a clairement
00:38:31une question sur la spéculation
00:38:32de savoir s'il y a des gens
00:38:34qui profitent de la guerre
00:38:35pour s'enrichir
00:38:35sur le dos de la France
00:38:36qui travaille
00:38:36de celle qui est obligée
00:38:37de prendre sa voiture
00:38:37de faire le plein de sa voiture
00:38:38et donc c'est pour ça
00:38:39que je propose
00:38:40cette commission d'enquête
00:38:41pour savoir
00:38:41si oui ou non
00:38:42il y a des gens
00:38:43qui s'enrichissent
00:38:44sur cette guerre
00:38:44Au-delà de cette question
00:38:45quelles sont les mesures concrètes
00:38:46que votre groupe propose ?
00:38:48Nous on a très clairement dit
00:38:49avec Laurent Roquet
00:38:50depuis le début
00:38:50que l'on voulait
00:38:50la transparence totale
00:38:52sur la question fiscale
00:38:53et donc on a obtenu
00:38:54cette transparence
00:38:55maintenant tous les 10 jours
00:38:56et le Premier ministre
00:38:56vient de nouveau de l'annoncer
00:38:57de faire la transparence
00:38:58sur les augmentations
00:39:00de taxes liées
00:39:01à l'augmentation
00:39:01du prix du carburant
00:39:02et maintenant
00:39:03la deuxième étape
00:39:04que moi je propose
00:39:05c'est qu'on ait la même
00:39:05transparence
00:39:06sur les marges
00:39:06et ce qu'on constate
00:39:07c'est que les marges brutes
00:39:08des opérateurs privés
00:39:09que ce soit les raffineurs
00:39:11les distributeurs
00:39:11les stations de service
00:39:12ne sont pas toutes équivalentes
00:39:14qu'il y a des gens
00:39:14qui jouent le jeu
00:39:15et qu'il y en a
00:39:15qui jouent moins le jeu
00:39:16et moi je trouve ça
00:39:17pas normal
00:39:17que dans ce contexte
00:39:19de crise en Iran
00:39:19de guerre en Iran
00:39:21il y ait des personnes
00:39:21qui s'enrichissent
00:39:22sur le dos des français
00:39:22Merci à vous
00:39:23Merci beaucoup Clément Perrault
00:39:27et pour redire
00:39:28sur cette transparence
00:39:28le Premier ministre
00:39:29a publié un message
00:39:30où il dit
00:39:31que l'effet de la crise
00:39:32se fait sentir aussi
00:39:32sur ces recettes fiscales
00:39:34et qu'il n'y a pas de cagnotte
00:39:35avant de revenir
00:39:36sur cette question
00:39:36de commission d'enquête
00:39:37et sur ces prix
00:39:38ces marges
00:39:39c'est important
00:39:40que le gouvernement
00:39:41communique sur cette question
00:39:42parce que certains
00:39:43l'accusaient justement
00:39:44finalement de s'enrichir
00:39:46sur le dos de la crise
00:39:47Effectivement
00:39:47les gens se sont dit
00:39:48si le prix augmente
00:39:50donc du coup
00:39:51la TVA
00:39:52les recettes de TVA
00:39:52vont augmenter
00:39:53la réalité
00:39:53c'est qu'il y a
00:39:55moins de volume
00:39:55qui sont consommés
00:39:56il y a des effets
00:39:57qui se font aussi sentir
00:39:58sur la consommation
00:39:59donc sur d'autres
00:40:00recettes fiscales
00:40:01qui vont baisser
00:40:02j'entends la proposition
00:40:04qu'a évoquée
00:40:05notre collègue
00:40:06moi je ne la partage pas
00:40:08parce que
00:40:08c'est donner l'impression
00:40:09que l'état
00:40:10quand il va redonner
00:40:12de la TVA
00:40:13c'est pas nous
00:40:13mais l'état c'est nous
00:40:14et on va constater
00:40:15en fin d'année
00:40:15que le déficit
00:40:16va encore avoir explosé
00:40:17donc il faut cibler
00:40:20il y a des mesures
00:40:20spécifiques à prendre
00:40:22ça c'est important
00:40:22il faut sûrement élargir
00:40:24il y a d'autres professions
00:40:25qui sont des gros rouleurs
00:40:26mais faire une mesure générale
00:40:28c'est extrêmement dispendieux
00:40:30pour les finances publiques
00:40:32donc c'est soit le déficit
00:40:32soit des politiques publiques
00:40:33qu'on ne mènera pas
00:40:34Michael Taverne
00:40:35sur cette proposition
00:40:36baisse de la TVA
00:40:37le premier argument
00:40:38de Nicolas Turquois
00:40:39ça fait des recettes
00:40:41inférieures pour l'état
00:40:42et on voit bien
00:40:43d'après les publications
00:40:44de Sébastien Lecornu
00:40:45que là l'état ne s'enrichit pas
00:40:46et sur le fait
00:40:47que ça bénéficie
00:40:48à tout le monde
00:40:48aux plus riches également
00:40:50qui eux peuvent
00:40:51parfois se permettre
00:40:52de payer l'essence
00:40:53un peu plus cher
00:40:54oui mais le prix de l'essence
00:40:55est basé énormément
00:40:57sur les taxes
00:40:58je rappelle qu'on parlait
00:41:00de Total
00:41:01Total
00:41:01gagne 8 centimes
00:41:03par litre
00:41:04et l'état
00:41:05c'est 75 à 80%
00:41:06de taxes
00:41:07mais aujourd'hui
00:41:08le prix à la pompe
00:41:09pénalise des entreprises
00:41:10pénalise des aides-soignants
00:41:12pénalise des infirmières
00:41:13donc aujourd'hui
00:41:14ce qu'il faut
00:41:14c'est baisser les taxes
00:41:15donc nous proposons
00:41:16comme je disais
00:41:16la baisse de 20 à 5,5
00:41:18donc ça coûte
00:41:18approximativement 16 milliards
00:41:20nous proposons également
00:41:21de baisser
00:41:22vous savez ce qu'on appelle
00:41:22la TICPE de 16 centimes
00:41:25ce qui ferait
00:41:25que nous arriverions
00:41:26à une baisse de 40 centimes
00:41:28sur le prix à la pompe
00:41:30le prix au litre
00:41:31mais un manque à gagner
00:41:32pour les finances publiques
00:41:33Mikaël Caverne
00:41:33ça coûte 16 milliards
00:41:34mais il faut faire preuve
00:41:36de courage
00:41:36c'est-à-dire qu'au Rassemblement
00:41:37National
00:41:37nous proposons cette mesure
00:41:38mais qui est financée
00:41:39c'est-à-dire supprimer
00:41:41l'house de la contribution
00:41:42au budget de l'Union Européenne
00:41:44beaucoup de pays l'ont fait
00:41:45l'Allemagne
00:41:46et je vois mon collègue
00:41:47qui fait un petit sourire
00:41:47mais l'Allemagne
00:41:48et les Hollandais
00:41:49ont eu un rabais
00:41:50sur la contribution
00:41:51au budget de l'Union Européenne
00:41:53et ces pays-là
00:41:54sont toujours dans l'Union Européenne
00:41:55et également
00:41:56faire des économies
00:41:57sur les agences d'Etat
00:41:58et puis sur
00:41:59par exemple
00:42:00les aides sociales
00:42:01no-contributives
00:42:02attribuées aux personnes
00:42:04Nicolas Turquois
00:42:05je vous fais réagir
00:42:06également sur la proposition
00:42:07du député
00:42:08Antoine Vermorel-Marquès
00:42:09sur une commission d'enquête
00:42:10est-ce qu'il faut regarder
00:42:11dans le détail
00:42:12les marges
00:42:12des uns et des autres
00:42:13et savoir si certains
00:42:14profitent justement
00:42:16de cette crise
00:42:16pour s'enrichir
00:42:17évidemment
00:42:17on l'a vu
00:42:18dès les premiers jours
00:42:19de l'affrontement
00:42:20entre l'Iran
00:42:21et les Etats-Unis
00:42:22les prix ont augmenté
00:42:23tout de suite
00:42:24on peut se dire
00:42:25que le carburant
00:42:26qui était vendu
00:42:26dans les jours
00:42:27qu'on suivit
00:42:27il n'arrivait pas
00:42:28du Moyen-Orient
00:42:30ils ont répercuté
00:42:31tout de suite
00:42:31l'augmentation
00:42:32sur le prix mondial
00:42:33mais ce carburant
00:42:34avait été acheté
00:42:34bien en avant
00:42:355 milliards de bénéfices
00:42:38recours au premier trimestre
00:42:39qu'il faut regarder
00:42:41effectivement
00:42:42il y a des cinétiques
00:42:43d'augmentation
00:42:43qui ne sont pas les mêmes
00:42:44que les cinétiques
00:42:45de diminution
00:42:46quand le prix baisse
00:42:47donc ça c'est des éléments
00:42:48qui sont importants
00:42:49il faut vérifier ça
00:42:50dans le cadre
00:42:51d'une évaluation budgétaire
00:42:54qui peut être faite
00:42:54a posteriori
00:42:55d'avoir des mesures
00:42:57compensatrices
00:42:57ça a du sens
00:42:58mais de dire que
00:43:00ah on n'a qu'à supprimer
00:43:01les taxes
00:43:01et le problème
00:43:02va être résolu
00:43:03si on supprime les taxes
00:43:04c'est des moyens
00:43:04dont on se prive
00:43:05pour l'armée
00:43:06pour l'hôpital
00:43:06pour la sécurité
00:43:08sujet qui est cher
00:43:09à mon collègue
00:43:11et je crois
00:43:13qu'on s'efface
00:43:15derrière une solution
00:43:15de facilité
00:43:16est-ce que le rassemblement
00:43:17national est favorable
00:43:18à surtaxer
00:43:19les bénéfices
00:43:21de ceux
00:43:22qui peuvent s'enrichir
00:43:23les pétroliers
00:43:23ou les distributeurs
00:43:24mais nous n'avons jamais
00:43:26été contre les surprofits
00:43:27c'est-à-dire que
00:43:28les profiteurs de crise
00:43:29nous l'avons toujours dit
00:43:30d'ailleurs que
00:43:31cas exceptionnel
00:43:32décision exceptionnelle
00:43:34donc là-dessus
00:43:34d'ailleurs nous l'avions
00:43:35nous l'avions voté
00:43:36il n'y a aucun problème
00:43:37là-dessus
00:43:37mais aujourd'hui
00:43:38c'est en fait
00:43:40c'est quand même difficile
00:43:41pour par exemple
00:43:42on parle de Total
00:43:45d'être considéré
00:43:46comme le bouc émissaire
00:43:47je rappelle que
00:43:48le prix à la pompe
00:43:50est basé sur des taxes
00:43:51dont j'ai entendu
00:43:52mon collègue dire
00:43:52on supprime les taxes
00:43:54c'est pas ce qu'on a dit
00:43:54on a dit
00:43:55qu'on baissait les taxes
00:43:56pour préserver
00:43:57le pouvoir d'achat
00:43:58des français
00:43:58et surtout pour éviter
00:44:00de mettre des filières
00:44:00en difficulté
00:44:01les transporteurs
00:44:01les agriculteurs
00:44:02etc.
00:44:03et il y a également
00:44:04l'utilisation
00:44:04des stocks stratégiques
00:44:05on en a pour 3-4 mois
00:44:07on pourrait l'utiliser
00:44:08par exemple
00:44:09le stock stratégique
00:44:10pour les agriculteurs
00:44:11c'est une demande
00:44:11en tout cas
00:44:12nous c'est ce que nous proposons
00:44:12et on verra
00:44:13si le gouvernement
00:44:14fait des réponses supplémentaires
00:44:16on annonçait
00:44:18un changement d'échelle
00:44:19on verra si certains arbitrages
00:44:20ont été rendus
00:44:20on va parler d'un autre thème
00:44:22plusieurs questions
00:44:23vont concerner
00:44:24l'antavirus
00:44:25on va retrouver
00:44:25la députée LFI
00:44:26Élise Leboucher
00:44:27celle des 4 colonnes
00:44:28Élise Leboucher
00:44:29qu'allez-vous demander
00:44:30au gouvernement ?
00:44:31Alors je vais leur poser
00:44:32la question sur l'antavirus
00:44:33sur la situation sanitaire
00:44:34actuelle
00:44:35et justement leur demander
00:44:36de la transparence
00:44:37et de la transmission
00:44:38d'informations
00:44:38notamment aux parlementaires
00:44:40parce que tout se passe
00:44:40en cabinet interministériel
00:44:42nous les parlementaires
00:44:43comme tout un chacun
00:44:44on découvre l'évolution
00:44:45des choses dans les médias
00:44:46et notamment l'évolution
00:44:47du protocole sanitaire
00:44:49donc là l'idée
00:44:49c'est vraiment de demander
00:44:50au Premier ministre
00:44:51un état vraiment actuel
00:44:53de la situation
00:44:54et de nous transmettre
00:44:55des informations
00:44:55et d'avoir même un débat
00:44:56dans l'hémicycle
00:44:57parce qu'il y a plusieurs sujets
00:44:58que soulève du coup
00:44:59cette contamination
00:45:00à l'antavirus
00:45:02pour la santé
00:45:02de nos français
00:45:03sur l'avancée du protocole
00:45:05l'état du stock matériel
00:45:06l'état de nos systèmes de santé
00:45:07mais aussi une petite question
00:45:09sur la coupe du monde
00:45:10dans un mois
00:45:10nous sommes aux Etats-Unis
00:45:11il y aura beaucoup
00:45:12de français sur place
00:45:13on sait que les mesures sanitaires
00:45:14sont les plus faibles
00:45:14là-bas
00:45:15donc voilà
00:45:16quelle aussi la position
00:45:17par rapport à ça
00:45:18et vraiment voilà
00:45:18c'est ça vraiment
00:45:19d'associer les parlementaires
00:45:20et tenir du coup
00:45:21compte de l'expérience
00:45:22suite au Covid
00:45:23sur cette communication
00:45:24à ce sujet justement
00:45:25est-ce que vous aimeriez
00:45:25que la ministre de la Santé
00:45:26soit auditionnée à l'Assemblée
00:45:28comme l'a proposé
00:45:29le Rassemblement National ?
00:45:30qu'elle soit auditionnée
00:45:31à l'Assemblée
00:45:32ou qu'on ait un vrai débat
00:45:33en hémicycle
00:45:33en tout cas je pense
00:45:34qu'il faut que ce soit
00:45:35en hémicycle
00:45:36parce que tous les députés
00:45:36sont concernés par la situation
00:45:38pas que les commissaires
00:45:39aux affaires sociales
00:45:40mais en tout cas
00:45:41oui nous demandons
00:45:42un vrai débat
00:45:42au sein de l'hémicycle
00:45:43sur ce sujet-là
00:45:44Merci à vous
00:45:46Merci Clément Perrault
00:45:48le groupe Ensemble pour la République
00:45:49va également poser une question
00:45:51sur cette question
00:45:51on va retrouver le député
00:45:52Jean-François Rousset
00:45:54au micro de Stéphanie Despierre
00:45:56Bonjour Jean-François Rousset
00:45:57qu'allez-vous demander au gouvernement ?
00:45:59Bonjour
00:45:59je vais demander au gouvernement
00:46:01de nous préciser
00:46:02quelles sont les mesures
00:46:04les actions
00:46:04qu'ils ont mis en place
00:46:06assez rapidement
00:46:06d'après ce qu'on sait
00:46:07pour à la fois identifier
00:46:11contacter
00:46:11prendre en charge
00:46:12ces passagers
00:46:13qui sont
00:46:15venus d'un bateau
00:46:16qui malheureusement
00:46:18a été impacté
00:46:18par ce nouveau virus
00:46:19et surtout nous présenter
00:46:21quelles sont
00:46:21ses actions
00:46:22son plan d'action
00:46:23pour surveiller
00:46:24l'évolution
00:46:25de cette maladie
00:46:26de cette épidémie
00:46:27on ne peut pas
00:46:28proprement parler
00:46:29d'épidémie
00:46:29puisqu'il n'y aurait
00:46:30qu'un cas en France
00:46:31et très peu ailleurs
00:46:32mais demander des précisions
00:46:34à la fois
00:46:35pour se mettre
00:46:37en situation
00:46:38de prévenir
00:46:40l'extension
00:46:42de l'épidémie
00:46:42et surtout
00:46:44faire preuve
00:46:45de lucidité
00:46:46d'information
00:46:47parce qu'on sait
00:46:48que quand on perd
00:46:50la confiance des gens
00:46:51c'est la porte ouverte
00:46:52à toutes les idées
00:46:53qu'on n'a pas envie
00:46:54de voir se développer
00:46:56les théories du complot
00:46:58etc.
00:46:58La France Insoumise
00:46:59réclame un débat
00:47:00au Parlement
00:47:01pour informer
00:47:01les parlementaires
00:47:02pour faire la transparence
00:47:03pour peut-être
00:47:04rassurer les Français
00:47:04est-ce que vous y êtes favorable ?
00:47:07Je pense que déjà
00:47:09répondre aux questions
00:47:10qui vont être posées
00:47:11cet après-midi
00:47:12parce que j'imagine
00:47:12que je ne suis pas
00:47:13le seul député
00:47:15du seul groupe
00:47:16qui va interviewer
00:47:18et à partir de là
00:47:22peut-être que le climat
00:47:23va s'apaiser
00:47:24ensuite le Premier ministre
00:47:25a annoncé
00:47:26qu'il y aurait
00:47:27deux réunions
00:47:28quotidiennes
00:47:28pour suivre l'évolution
00:47:31un débat
00:47:32pour perdre du temps
00:47:33je pense que
00:47:33je ne suis pas favorable
00:47:34Merci beaucoup
00:47:36Merci beaucoup
00:47:37Stéphanie Despierres
00:47:39Nicolas Turquois
00:47:40on sent une demande
00:47:41d'information
00:47:42de transparence
00:47:43nécessaire
00:47:44de la part
00:47:44des parlementaires
00:47:45peut-être aussi
00:47:46des téléspectateurs
00:47:47qui nous entendent
00:47:48et des Français
00:47:48en général
00:47:49c'est important ?
00:47:51Ah oui
00:47:51ça me semble légitime
00:47:53on a tous encore
00:47:54à l'esprit
00:47:55le coronavirus
00:47:55on l'a vécu
00:47:57de façon
00:47:58plus ou moins heureuse
00:48:00les uns les autres
00:48:01ça a quand même
00:48:02marqué
00:48:03notre pays
00:48:03et le monde entier
00:48:04donc qu'il y ait
00:48:05une vigilance
00:48:06moi je trouve
00:48:06qu'il ne faut pas
00:48:07tomber dans
00:48:07le catastrophisme
00:48:08et la peur
00:48:09mais qu'il y ait
00:48:09une vigilance
00:48:10une explication
00:48:11sur la stratégie
00:48:12pour l'instant
00:48:13elle me semble
00:48:14correcte
00:48:15dans le sens
00:48:15on isole
00:48:15on isole
00:48:16les cas contacts
00:48:16je voudrais savoir
00:48:17ce qui se passe
00:48:18sur les autres
00:48:19pays européens
00:48:19mais qu'il y ait
00:48:21une démarche
00:48:21d'explication
00:48:22à ce stade
00:48:22ça me semble
00:48:23nécessaire
00:48:23On s'intéresse
00:48:24parfois
00:48:25Michael Taverne
00:48:26au ton
00:48:27à la communication
00:48:27du gouvernement
00:48:28mais peut-être
00:48:28Est-ce que vous aussi
00:48:29au sein du Rassemblement
00:48:30National
00:48:30lors de votre réunion
00:48:31de groupe
00:48:32vous vous êtes posé
00:48:32la question
00:48:33de savoir
00:48:33quel était le ton
00:48:34juste pour les oppositions
00:48:36on demande des explications
00:48:37personne pour l'instant
00:48:38ne rentre vraiment
00:48:39dans des polémiques
00:48:40c'est plutôt une demande
00:48:41de transparence
00:48:41d'information
00:48:42Oui bien sûr
00:48:43c'est une demande
00:48:43d'ailleurs du groupe
00:48:44Rassemblement National
00:48:45par l'intermédiaire
00:48:46de Thomas Ménager
00:48:47qui a demandé
00:48:48que la ministre de la Santé
00:48:49soit auditionnée
00:48:49en commission des affaires sociales
00:48:50je pense que ça fait partie
00:48:52de la démocratie
00:48:53c'est de la transparence
00:48:54quelles mesures seront
00:48:55mises en place
00:48:56quelle stratégie sera
00:48:58adoptée
00:48:58le Covid a laissé des traces
00:49:00donc où sont les stocks
00:49:01de masques
00:49:03quel dispositif
00:49:04je le disais
00:49:05sera mis en place
00:49:06Et un débat dans l'hémicycle
00:49:07pourquoi pas ?
00:49:08Pourquoi pas
00:49:09bien sûr
00:49:09mais en plus
00:49:10ce qu'il faut quand même
00:49:11indiquer
00:49:12c'est que la période
00:49:13d'incubation
00:49:13apparemment serait
00:49:14de 6 semaines
00:49:15donc on en saura
00:49:16un peu plus
00:49:16fin du mois de mai
00:49:17début du mois de juin
00:49:18mais je pense que
00:49:19pour les Français
00:49:19et pour les parlementaires
00:49:20c'est important d'avoir
00:49:21la réponse du gouvernement
00:49:22pour savoir
00:49:22quelle stratégie sera
00:49:23mise en place
00:49:24pour les prochaines semaines
00:49:25Pour l'instant
00:49:26stratégie assez ferme
00:49:27notamment avec les cas contacts
00:49:28puisqu'il s'agit
00:49:29non pas seulement
00:49:30d'un isolement
00:49:30mais d'un isolement
00:49:31en milieu hospitalier
00:49:34personne ne souhaite
00:49:36paniquer
00:49:36ni instiller
00:49:38un vent de panique
00:49:39mais c'est vrai
00:49:40que
00:49:40est-ce que ces mesures
00:49:41très strictes
00:49:42ne vont pas
00:49:43à contrario
00:49:45inquiéter
00:49:45les Français ?
00:49:47Non
00:49:47je pense qu'elles sont
00:49:48nécessaires
00:49:50là
00:49:50je ne regrette pas
00:49:51qu'on utilise
00:49:52le mot épidémie
00:49:53parce qu'il n'y a pas
00:49:53d'épidémie
00:49:53pour l'instant
00:49:54on a fait venir
00:49:54un cas
00:49:56qui était sur le bateau
00:49:57il y a les cas contacts
00:49:59on le suit
00:50:00et si ça prenait
00:50:01de l'ampleur
00:50:01si on voyait
00:50:01d'autres contaminations
00:50:02là il faudrait
00:50:03se poser les questions
00:50:04là
00:50:05j'ai l'impression
00:50:06qu'on met
00:50:07les moyens
00:50:08nécessaires
00:50:09à l'égard
00:50:09de cette situation
00:50:11nouvelle
00:50:11qu'on ne connait pas
00:50:14il faut les prendre
00:50:15parce qu'on nous reprocherait
00:50:16de ne pas les avoir fait
00:50:17s'il y avait
00:50:18une forme de laxisme
00:50:19et Mickaël Taverne
00:50:20reparlait du Covid
00:50:21aussi
00:50:22dans les conséquences
00:50:24que ça a pu avoir
00:50:24sur la parole
00:50:26politique et publique
00:50:27on sait qu'énormément
00:50:27de français
00:50:29ont eu le sentiment
00:50:30de ne pas avoir été
00:50:31informé correctement
00:50:32Nicolas Turcoy
00:50:33vous sentez
00:50:33le besoin du gouvernement
00:50:34justement
00:50:35de ne pas refaire
00:50:36les erreurs
00:50:37qui se sont passées
00:50:37au temps du Covid
00:50:38c'est certain
00:50:38je me rappelle les débuts
00:50:40je me rappelle très très bien
00:50:40c'était lié
00:50:41j'étais à ce moment là
00:50:43rapporteur sur la réforme
00:50:44des retraites à points
00:50:45ce côté où on ne savait
00:50:46pas ce que c'était
00:50:47il y avait un côté
00:50:48un peu mystérieux
00:50:49ça paraissait parfoyer
00:50:52je pense que
00:50:53le monde entier
00:50:54a appris de cette période
00:50:55Covid
00:50:56et donc du coup
00:50:57qu'il y ait une réaction
00:50:58d'ampleur
00:50:59pour essayer
00:51:00de cantonner le sujet
00:51:03tout ça me semble
00:51:04légitime
00:51:04et adapté
00:51:06Mickaël Taverne
00:51:07il y a ce que choisit
00:51:08de faire la France
00:51:08et il y a les autres pays
00:51:09dans un monde
00:51:10où on voyage aussi
00:51:11énormément
00:51:12les Etats-Unis
00:51:13semblent parfois
00:51:15un peu défaillants
00:51:16sur la question
00:51:17on sait que
00:51:17les responsables
00:51:19de la santé là-bas
00:51:20sont parfois même
00:51:21pas très convaincus
00:51:22ni par la médecine
00:51:23en général
00:51:24est-ce que ça
00:51:24ça vous inquiète
00:51:25Mickaël Taverne ?
00:51:26Alors
00:51:27déjà
00:51:28la priorité
00:51:29c'est de prendre
00:51:30des mesures en France
00:51:30parce qu'il faut prendre
00:51:31ce sujet avec responsabilité
00:51:34comme je le disais
00:51:35le Covid a laissé des marques
00:51:36a laissé des traces
00:51:36dans la société française
00:51:37mais aujourd'hui
00:51:39par exemple
00:51:39le fait
00:51:39pour le gouvernement
00:51:40de décider
00:51:41de mettre en quarantaine
00:51:44de confiner
00:51:44les personnes
00:51:46impactées
00:51:47en tout cas
00:51:47infectées par ce virus
00:51:48dans un milieu hospitalier
00:51:49je pense que c'est
00:51:49une très bonne mesure
00:51:50et on verra
00:51:52à la fin du mois
00:51:53quelles seront
00:51:55les répercussions
00:51:56de ce virus
00:51:58mais aujourd'hui
00:51:59consacrons-nous déjà
00:52:01aux mesures prises en France
00:52:02Mais ce que font les autres
00:52:03peuvent avoir
00:52:04un impact chez nous
00:52:05puisque si les mesures
00:52:05sont moins strictes ailleurs
00:52:07ça peut créer
00:52:08justement
00:52:08avec le flux
00:52:09les mouvements de population
00:52:11des dangers aussi
00:52:12pour les autres
00:52:12Oui bien sûr
00:52:13après rappelez-vous
00:52:15pendant la période
00:52:15du Covid
00:52:16il y a eu des tests
00:52:18par exemple
00:52:18dans les aéroports
00:52:19ce sera au gouvernement
00:52:21de décider de la stratégie
00:52:22mais aujourd'hui
00:52:23il faut déjà
00:52:24essayer de maîtriser
00:52:25en tout cas
00:52:25ce début
00:52:26d'épidémie en France
00:52:28Évidemment
00:52:28et on prend beaucoup
00:52:29l'exemple du Covid
00:52:30on n'en est absolument
00:52:31pas là
00:52:32effectivement
00:52:32et pour l'instant
00:52:33les choses semblent maîtrisées
00:52:34mais Nicolas Turquois
00:52:36il y a une conférence
00:52:37de presse
00:52:37tout à l'heure
00:52:38le Premier ministre
00:52:39a choisi pour cette conférence
00:52:40de presse
00:52:40qu'elle soit menée
00:52:41par la ministre de la Santé
00:52:42et par des épidémiologistes
00:52:44des scientifiques
00:52:45pour avoir
00:52:46non pas une réponse
00:52:47qui apparaisse
00:52:48comme politique
00:52:49mais en tout cas
00:52:49basée sur des faits
00:52:51sur des connaissances scientifiques
00:52:52Nicolas Turquois
00:52:53Oui mais je pense
00:52:55que c'est de rationaliser
00:52:56et d'éviter justement
00:52:57que ça bascule
00:52:58dans un angle politique
00:52:59on sait que ça peut partir
00:53:00de façon très particulière
00:53:02sur un angle politique
00:53:03c'est une approche
00:53:04qui me semble justifiée
00:53:07je reviens quand même
00:53:08sur la question
00:53:10il faut regarder
00:53:10ce qui se passe
00:53:11dans les pays voisins
00:53:12parce qu'il y a
00:53:13beaucoup de gens
00:53:13qui circulent
00:53:14et s'il n'y a pas
00:53:15les mêmes dispositifs
00:53:16dans les pays voisins
00:53:17et que
00:53:17Sébastien Lecornu
00:53:18demande une coordination
00:53:19au niveau européen
00:53:21je me rappelle
00:53:22le côté
00:53:23vous l'avez cité
00:53:23le côté aux Etats-Unis
00:53:24à l'époque
00:53:25c'était monsieur Trump
00:53:26version mandat 1
00:53:27où il parlait même
00:53:28de la chloroquine
00:53:29à l'époque
00:53:30comme médicament miracle
00:53:32lui aussi
00:53:32donc il faut être vigilant
00:53:34sur ce qui se passe
00:53:34à côté
00:53:35il y a eu
00:53:35un nombre de cas
00:53:36limités
00:53:37qui sont identifiés
00:53:37qui étaient sur ce bateau
00:53:39je pense que
00:53:40tous les pays
00:53:41occidentaux
00:53:42devraient s'attacher
00:53:43à bien suivre
00:53:44ces cas-là
00:53:45pour éviter
00:53:47pour éviter
00:53:48des dérapages
00:53:49pour la suite
00:53:50est-ce que
00:53:50dans vos circonscriptions
00:53:52respectives
00:53:52on commence
00:53:53à vous parler
00:53:54de ce sujet
00:53:55est-ce que
00:53:55le week-end dernier
00:53:56on a commencé
00:53:56à vous en parler
00:53:57Mickaël Taverne
00:53:58où pour l'instant
00:53:59les français
00:54:00semblent plutôt
00:54:01prudents
00:54:01alors c'est vrai
00:54:02que j'étais énormément
00:54:03sur le terrain
00:54:04ce week-end
00:54:04comme d'ailleurs
00:54:05très certainement
00:54:05mon collègue
00:54:06alors je pense
00:54:07qu'aujourd'hui
00:54:08la problématique
00:54:09est surtout accentuée
00:54:10sur le pouvoir d'achat
00:54:12notamment le prix
00:54:12à la pompe
00:54:13mais j'ai échangé
00:54:15avec certains
00:54:17des habitants
00:54:18de ma circonscription
00:54:18sur l'antavirus
00:54:21pour l'instant
00:54:21on essaie de rassurer
00:54:22un peu la population
00:54:23mais vous sentez
00:54:24une inquiétude
00:54:26alors pour l'instant
00:54:27on nous pose la question
00:54:29à savoir
00:54:29quelle serait la différence
00:54:30entre l'antavirus
00:54:30et le Covid-19
00:54:31alors moi je ne suis pas médecin
00:54:32mais en tout cas
00:54:33j'ai essayé de les rassurer
00:54:35en leur disant
00:54:35que des dispositifs
00:54:36seraient mis en place
00:54:37pour essayer justement
00:54:38d'éviter
00:54:38et d'éviter de réitérer
00:54:41malheureusement
00:54:42les erreurs
00:54:42qui ont été commises
00:54:43lors du Covid-19
00:54:44Nicolas Turquois
00:54:45ce matin
00:54:46celle des 4 colonnes
00:54:47on en parlait beaucoup
00:54:48est-ce que vous
00:54:48dans la Vienne
00:54:49on vous en parle
00:54:49de cette antavirus ?
00:54:50Non honnêtement
00:54:51on m'a plus parlé
00:54:52du carburant
00:54:53on parle plus
00:54:53de la situation en Iran
00:54:55du côté parfois instable
00:54:57du président Trump
00:54:58ça fait partie
00:54:59des sujets
00:55:00qui reviennent
00:55:00très honnêtement
00:55:01je crois que personne
00:55:02peut-être une personne
00:55:03j'ai un doute
00:55:04m'a parlé
00:55:05de l'antavirus
00:55:07ça va venir
00:55:08forcément
00:55:09l'actualité en parle
00:55:11mais c'est plus
00:55:12des sujets de consommation
00:55:13et des sujets
00:55:13d'appréhension globale
00:55:17de l'avenir du monde
00:55:17et pour l'instant
00:55:18l'envie des uns
00:55:19et des autres
00:55:20des oppositions
00:55:21c'est de s'en tenir
00:55:21à des demandes
00:55:22de transparence
00:55:24on a ce sentiment
00:55:25quand même
00:55:25que pour l'instant
00:55:26il n'y a pas de volonté
00:55:27de polémique
00:55:27Michael Taverne
00:55:28ni d'un côté
00:55:28ni de l'autre
00:55:29oui bien sûr
00:55:30c'est une demande
00:55:31qui est légitime
00:55:31de la transparence
00:55:33pour les parlementaires
00:55:34et puis pour les français
00:55:35c'est la raison
00:55:35pour laquelle
00:55:35nous avons demandé
00:55:37que la ministre
00:55:37soit auditionnée
00:55:38en commission des affaires sociales
00:55:39je pense qu'elle répondra
00:55:40favorablement
00:55:41je pense
00:55:41puisque comme je le disais
00:55:43et mon collègue aussi
00:55:44les français veulent de la transparence
00:55:45et surtout
00:55:45ils veulent connaître la vérité
00:55:47et le premier ministre
00:55:48qui vient d'arriver justement
00:55:49par la cour d'honneur
00:55:51de l'Assemblée Nationale
00:55:51les insoumis
00:55:52qui proposent un débat
00:55:53dans l'hémicycle
00:55:54pour la bonne information
00:55:55des parlementaires
00:55:56ça vous juge
00:55:56vous le jugez prématuré
00:55:58à ce stade
00:55:58oui carrément
00:55:58en l'heure actuelle
00:56:00sans avoir plus d'éléments
00:56:02je pense qu'une explication
00:56:03au banc de la ministre
00:56:06éventuellement en commission
00:56:07dans un certain temps
00:56:08à ce stade
00:56:10peut-être que dans 8 jours
00:56:11mon avis aura évolué
00:56:12mais à ce stade
00:56:13la personne a été confinée
00:56:15les cas contacts
00:56:15sont confinés
00:56:16en milieu hospitalier
00:56:18je ne vois pas
00:56:19ce qui apporterait
00:56:20un débat à l'hémicycle
00:56:21voire même contre-productif
00:56:23sauf à alimenter
00:56:25l'esprit panique
00:56:26oui
00:56:26je vois un peu ça
00:56:29vous parliez
00:56:30de la chloroquine
00:56:31au début
00:56:31on vous avait reproché
00:56:32au Rassemblement National
00:56:33au début du Covid
00:56:34d'avoir parfois poussé
00:56:36pour des traitements
00:56:37un peu alternatifs
00:56:38est-ce que là
00:56:38sur le sujet
00:56:39vous êtes particulièrement prudent ?
00:56:41certains ministres
00:56:42ont été soignés
00:56:44avec la chloroquine
00:56:46à Marseille
00:56:47moi je ne suis pas médecin
00:56:48mais en tout cas
00:56:49effectivement
00:56:49le président de la République
00:56:50était allé voir
00:56:52le professeur à Marseille
00:56:54donc voilà
00:56:55moi je ne suis pas médecin
00:56:56mais certains du gouvernement
00:56:58ont été soignés
00:56:59avec la chloroquine
00:57:00donc bon
00:57:00je laisse chacun juger
00:57:02merci beaucoup
00:57:03Mickaël Taverne
00:57:04merci Nicolas Turquois
00:57:05et on le rappelle
00:57:06le but c'est absolument
00:57:06d'inquiéter évidemment
00:57:08on en est
00:57:08au tout début
00:57:09les cas semblent maîtrisés
00:57:11mais on suit évidemment
00:57:11et on sait que les parlementaires
00:57:12aussi évidemment
00:57:13l'avancée de ce sujet
00:57:15conférence de presse
00:57:15du gouvernement
00:57:16à 16h45
00:57:16on y reviendra
00:57:17dans l'émission
00:57:17Chaque voix compte
00:57:18avec Adeline François
00:57:19à 19h30
00:57:20Nicolas Fleury
00:57:21vous avez suivi en direct
00:57:23l'arrivée du Premier ministre
00:57:24et il le sait
00:57:25la séance sera largement
00:57:26consacrée à cette question
00:57:27de l'antavirus
00:57:29exactement
00:57:29ce mot qu'on connaissait
00:57:30à peine il y a une semaine
00:57:31c'est lui qui va dominer
00:57:32cette séance de questions
00:57:33au gouvernement
00:57:34l'antavirus
00:57:34alors que la France
00:57:35compte maintenant
00:57:36un premier cas sur son sol
00:57:38c'est cette passagère
00:57:39qui était à bord
00:57:40du navire
00:57:40d'où est partie
00:57:41l'épidémie
00:57:41elle est actuellement
00:57:43hospitalisée
00:57:43dans un état très critique
00:57:45selon le patron
00:57:46de l'OMS
00:57:47alors le gouvernement
00:57:48a durci les règles
00:57:49de quarantaine
00:57:50en France
00:57:50pour les 22 cas contacts
00:57:51qui ont été identifés
00:57:52tous devront rester
00:57:54isolés à l'hôpital
00:57:55c'est ce qu'a déclaré
00:57:56le gouvernement
00:57:57et la parole du gouvernement
00:57:58sera aussi attendue
00:57:59tout de même
00:57:59sur d'autres sujets
00:58:00dont le prix et des carburants
00:58:01on s'est un peu habitué
00:58:02à le voir aborder
00:58:03pendant ces séances
00:58:04ces dernières semaines
00:58:05il y avait d'autres mesures
00:58:07qui étaient promises
00:58:08la parole du gouvernement
00:58:09sera donc scrutée
00:58:10sur ce thème
00:58:11dernière mesure en date
00:58:12c'était le pré-flash carburant
00:58:13qui sera élargi
00:58:14aux entreprises du BTP
00:58:15puis enfin
00:58:16les députés pourront aborder
00:58:17d'autres sujets
00:58:18parmi lesquels
00:58:18les textes en discussion
00:58:20on pense notamment
00:58:21au projet de loi
00:58:22d'urgence agricole
00:58:23les débats sur ce texte
00:58:24commenceront la semaine prochaine
00:58:26Merci beaucoup Nicolas Fleury
00:58:28vous parliez de l'agenda parlementaire
00:58:30on va retrouver Stéphanie Despierres
00:58:31salle des quatre colonnes
00:58:32dites-nous le programme
00:58:33pour les prochaines semaines
00:58:34ici à l'Assemblée Stéphanie
00:58:35L'agenda est donc très chargé
00:58:37la loi de programmation militaire
00:58:39qui n'a pas pu se terminer
00:58:39la semaine dernière
00:58:40se reviendra sur la table
00:58:42lundi prochain
00:58:42avec un vote le lendemain
00:58:43mardi les députés
00:58:45commenceront à parler
00:58:45de la loi agricole
00:58:47puis ils enchaîneront
00:58:47sur le projet de loi
00:58:48concernant la nouvelle Calédonie
00:58:51le mois de juin
00:58:52sera tout aussi chargé
00:58:53avec une série de lois
00:58:54sur la justice et la police
00:58:56le retour également
00:58:58des débats sur la fin de vie
00:58:59la semaine du 22 juin
00:59:00en théorie la session
00:59:02se termine le 30 juin
00:59:04certains voudraient prolonger
00:59:05jusqu'au 14 juillet
00:59:06voire plus
00:59:06notamment la présidente
00:59:08de l'Assemblée nationale
00:59:09mais c'est compliqué
00:59:09car du côté du Sénat
00:59:10il y a des élections
00:59:11en septembre
00:59:12les élus du Palais Bourbon
00:59:13ont besoin de temps
00:59:15pour faire campagne
00:59:15et vous le savez
00:59:16c'est l'usage
00:59:17l'Assemblée ne siège pas
00:59:18quand le Sénat ne siège pas
00:59:21Merci beaucoup Stéphanie Despierre
00:59:23pour cet agenda chargé
00:59:24des prochaines semaines
00:59:25ici à l'Assemblée
00:59:26je vous rappelle que
00:59:27la chaîne parlementaire
00:59:29suit évidemment
00:59:30les textes
00:59:31notamment par notre site internet
00:59:33www.lcp.fr
00:59:34et tous nos réseaux sociaux
00:59:36mais tout de suite
00:59:36en direct en vie
00:59:37le passage dans la salle
00:59:38des pas perdus
00:59:39de la présidente de l'Assemblée
00:59:55et vous vous posez
00:59:57peut-être des questions
00:59:58sur l'antavirus
01:00:00les députés également
01:00:02ils vont être plusieurs
01:00:03à interroger le gouvernement
01:00:04sur cette question
01:00:05on suivra évidemment
01:00:07en direct
01:00:07et en intégralité
01:00:08la séance des questions
01:00:09au gouvernement
01:00:10après cette séance
01:00:11on revient sur les temps forts
01:00:12avec deux députés
01:00:13mais aussi avec quatre citoyens
01:00:15Antavirus, Carburant
01:00:17séance à suivre en direct
01:00:18en intégralité
01:00:19sur LCP
01:00:20P something
01:00:20Parlement
01:00:20parlementaire
01:00:21on revient
Commentaires