- il y a 2 jours
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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:00Bonjour à tous, dans un instant sur LCP, les questions au gouvernement, quelles réponses face à l'envolée des prix
00:06du carburant ?
00:07On en débat avec nos invités tout de suite.
00:22Et bienvenue pour les questions au gouvernement, séance à suivre en direct, en intégralité,
00:28comme chaque mardi, à partir de 15h.
00:30On va retrouver au long de cette émission, dans la salle des 4 colonnes,
00:33le point de passage obligé des députés et des journalistes, Stéphanie Despierre et Clément Perrault.
00:39Martin Bornet est lui d'ores et déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale,
00:42avec les thèmes de la séance des questions au gouvernement.
00:45Et puis quelques minutes avant 15h, on suivra en direct l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu
00:49et des membres de son gouvernement.
00:52Martin, on va vous retrouver, les semaines se suivent à l'Assemblée et commencent à se ressembler.
00:58Eh bien oui Elsa, car aujourd'hui il sera encore question du prix des carburants,
01:03car depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le prix à la pompe ne fait qu'augmenter.
01:08Près d'une station sur cinq est actuellement fermée, en rupture de stock, pardon,
01:12pour au moins un carburant.
01:14Et face à la flambée des prix, la colère monte,
01:16avec de nombreux blocages partout en France ce mardi.
01:19Il y aura donc au moins quatre députés qui interrogeront le gouvernement sur ce sujet.
01:25Merci beaucoup Martin, on va en parler avec nos invités ici dans ce plateau.
01:30Celle des pas perdues, Charlotte Parmentier-Lecoq, bonjour.
01:32Bonjour.
01:33Députée Horizon du Nord, Gaiet Endu Sausset, bonjour à vous.
01:35Bonjour.
01:36Députée Rassemblement National des Vosges.
01:38Alors Stéphanie Despierre, le gouvernement a déjà pris un certain nombre de mesures,
01:42on en attend d'autres justement pour lutter contre cette flambée des prix.
01:46Oui, pas de chèque pour les ménages, mais des aides ciblées pour certaines professions sont en réflexion.
01:50La porte-parole du gouvernement évoque des aides pour les aides soignantes,
01:53pour les aides à domicile et certains agriculteurs.
01:56Les syndicats, eux, ont rendez-vous à Bercy à 17h30 cet après-midi.
01:59C'est la première réunion de ce genre depuis le début de la guerre en Iran.
02:03Vous l'avez dit, l'exécutif a déjà pris des premières mesures pour les transporteurs routiers,
02:07pour les pêcheurs, pour les agriculteurs et pour les entreprises les plus impactées par la flambée du pétrole
02:12qui ont aussi droit au chômage partiel, mais la grogne monte et la flambée des prix continue.
02:17Mathilde Panot, la chef des députés insoumis, dénonce des rustines.
02:22Elle persiste à réclamer, comme la CGT, un prix bloqué à 1,70€ le litre de carburant,
02:28en expliquant que le pays ne va pas tenir comme ça très longtemps.
02:31Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen demande toujours une baisse de la TVA de 20% à 5
02:37,5% sur les carburants,
02:39estimant que ce sont des biens de première nécessité.
02:42Merci beaucoup Stéphanie.
02:43Alors première question à l'un comme à l'autre.
02:45Vous avez peut-être passé ce long week-end dans vos circonscriptions.
02:48Est-ce que Charlotte Parmentier-Lecoq, les Français, ne vous parlent plus que de cela, des prix du carburant ?
02:52C'est une vraie préoccupation des Français, c'est clair.
02:54Moi j'ai vu beaucoup mes agriculteurs la semaine dernière dans la circonscription.
02:59C'est une vraie préoccupation pour eux.
03:01Ça l'est pour les transports routiers, ça l'est pour tout le monde,
03:03puisqu'évidemment il y a des impacts ensuite économiques.
03:05Beaucoup d'inquiétude, un peu de résignation face à cet envolée des prix du carburant qui a étendu saussé ?
03:12De la résignation et surtout de l'incompréhension,
03:15parce qu'en fait on savait pertinemment qu'avec la déstabilisation du monde,
03:20le retour de la guerre et notamment tout ce conflit dans le Moyen-Orient,
03:24cela allait avoir des répercussions immédiates sur les prix énergétiques en France,
03:29mais aussi en Europe de manière plus générale.
03:30Et c'est vrai qu'il y a un peu cette incompréhension de la part des Français de se dire
03:33mais qu'est-ce que le gouvernement a attendu ?
03:35Pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps ?
03:37Pour en plus de ça ne pas proposer les bonnes solutions en face,
03:39il faut vraiment permettre une baisse radicale des prix des carburants.
03:43Alors Charlotte Parmentier-Lecoq, Stéphanie le disait pour l'instant,
03:46les mesures sont très ciblées, il n'y a pas de mesures qui concernent tous les Français,
03:50sauf que les Français quand ils vont à la pompe,
03:52c'est 2,30€ le litre voire plus dans certaines stations-service.
03:55Est-ce qu'il faut une réponse globale ou est-ce que vous comprenez
03:58que le gouvernement freine un peu des cas de fer ?
04:00Je crois qu'il faut être aussi réaliste, on ne peut pas être dans une logique
04:04de quoi qu'il en coûte et de blocage des prix, de baisse des prix, tous azimuts.
04:09Ce n'est pas possible parce qu'on ne peut pas le financer aujourd'hui.
04:11Et on sait que cette crise va aussi avoir des impacts économiques, financiers
04:15sur l'ensemble du pays, donc on doit être précautionneux
04:18sur les mesures qui vont être prises.
04:19Donc moi je suis plutôt, et la ligne du groupe Horizon,
04:23c'est plutôt d'avoir une politique assez ciblée.
04:25Et à vrai dire, il y a certaines mesures qui avaient déjà été d'une certaine manière anticipées.
04:30L'année dernière, on a commencé à mettre en place une aide financière
04:33pour les structures d'aide à domicile, pour leur permettre de s'équiper de véhicules électriques,
04:38d'organiser mieux les déplacements des aides à domicile.
04:41Je crois que c'est des réflexions de long terme aussi qu'il fallait avoir
04:44et qui ont commencé à être mises en place.
04:46Qui commencent déjà à...
04:47Et on reparle de cette question de l'électrification, on va y revenir,
04:50mais Gaëtan Dussault, c'est Charlotte Parmentier-Lecoq et beaucoup d'autres le disent.
04:54En fait, en France, on n'a pas forcément les moyens de faire des aides globales.
04:57La baisse de la TVA dont vous proposez, voilà, c'est plus de 10 milliards d'euros.
05:02Comment on les trouve ? Je ne crois pas que le gouvernement ait 10 milliards d'euros,
05:05une cagnotte de 10 milliards d'euros à mettre dans cette mesure.
05:08Alors je vais revenir bien évidemment et répondre à votre question
05:10sur le financement des mesures qui sont proposées par le Rassemblement National,
05:13par Marine Le Pen et Jordan Bardella.
05:14Mais avant ça, il faut quand même rappeler une chose,
05:16c'est qu'aujourd'hui, tout le monde paye la facture à l'exception de l'État.
05:19On se souvient, le prix du carburant, c'est plus de 50% du prix,
05:22plus de 50% du prix au litre, qui correspond à des taxes.
05:25Et en fait, à aucun moment, aujourd'hui, le gouvernement ni l'État
05:28ne met la main à la poche pour pouvoir baisser durablement les prix énergétiques.
05:31Alors, l'État dit que sur ce surplus fiscal,
05:34une partie a été réintribuée dans ces mesures ciblées
05:36et une autre, c'est parce que ça coûte aussi plus cher à l'État, la dette, etc.
05:40D'ailleurs, si vous me le permettez, c'est gentil de le rappeler,
05:41mais on voit là aussi toute l'incompréhension qu'il y a eu là-dessus.
05:44Au tout début de la crise, nous avions dit qu'évidemment,
05:46avec des taux de TVA fluctuant en fonction de l'inflation des prix énergétiques,
05:49il y aurait une plus-value pour l'État.
05:50À ce moment-là, les porte-paroles du gouvernement sont précipitées
05:53en nous disant « c'est faux, mensonge, fake news, etc. »
05:55avant d'aujourd'hui assumer Sébastien Lecornu lui-même...
05:58Je crois que ce qu'il faut, c'est de laisser entendre...
05:59On revient sur cette question de la TVA,
06:01mais je vous laisse répondre, Charlotte, parmentier Lecoq sur cette question.
06:03Ce surplus fiscal.
06:04D'une certaine manière, l'État, c'est-à-dire nous tous,
06:07puisse s'enrichir dans le cadre de cette crise.
06:09Il y a peut-être certains groupes qui s'enrichissent d'une certaine manière.
06:12Et sur l'État, comme on paye plus, c'est que dans l'essentiel, il y a beaucoup de taxes.
06:17Il ne faut pas laisser se propager cette idée,
06:20parce qu'elle est fausse, elle est assez populiste en réalité.
06:23Personne ne bénéficie, vous savez bien que ça va avoir un impact
06:26sur l'activité de nos entreprises,
06:28sur l'activité de nos transporteurs routiers,
06:29sur la consommation.
06:30Donc évidemment, tout ça, c'est des recettes en moins pour l'État.
06:32C'est pourquoi la proposition qui est faite
06:35par le Rassemblement national,
06:37on va baisser la TVA, elle n'est pas financée,
06:40donc elle n'apporte pas véritablement de réponse.
06:42Donc on est plus sur vraiment apporter des réponses précis.
06:45Alors sur votre solution de la TVA,
06:47combien ça coûte et comment vous financez ?
06:49J'entends qu'une ancienne ministre d'un gouvernement macroniste,
06:52aujourd'hui partisan du parti d'Edouard Philippe,
06:54dont l'une de ses premières mesures avait été d'augmenter
06:56les taxes sur les carburances qui avaient généré
06:57le plus grand mouvement de pouvoir social à savoir les gilets jaunes,
07:00n'est pas d'accord avec notre proposition.
07:01Mais cette proposition, contrairement à ce que vous dites,
07:03n'est pas uniquement populiste,
07:05puisqu'elle est d'ailleurs prise en charge aujourd'hui
07:08par d'autres partenaires européens.
07:09L'Italie l'a fait, l'Autriche l'a fait, l'Espagne l'a fait.
07:12Alors l'Italie l'a fait sur 20 jours
07:15et ça a coûté 400 millions d'euros
07:17pour une mesure qui a été faite sur 20 jours.
07:18Vous, si c'est une baisse de la TVA qui va durer le temps du conflit,
07:22combien vous la chiffrez ?
07:24Alors, Gaëtan Dix, on vous laisse répondre.
07:25Combien ça coûte et comment on paye ?
07:27Aujourd'hui, la baisse de la TVA de 20 à 5,5%,
07:30ça coûte à peu près à l'État 10,2 milliards d'euros à l'année.
07:34Mais vous savez, quand on a fait un budget,
07:36lorsqu'on a eu tous les débats sur les budgets,
07:37on a eu l'occasion de dire ce sur quoi nous étions d'accord ou pas d'accord.
07:40Et nous, nous avons dit, nous sommes d'accord pour faire des dépenses
07:42qui visent à soutenir le pouvoir d'achat des Français,
07:44dont la baisse de la TVA sur les prix énergétiques.
07:46Et là, vous dites que vous allez baisser la TVA pour les entreprises.
07:48Là où vous avez dit, on va augmenter les dépenses,
07:50notamment pour augmenter notre contribution française,
07:53notre contribution nette au budget de l'Union Européenne,
07:55notamment pour continuer à accueillir toujours plus d'immigration,
07:57notamment pour continuer à financer les 1244 agences et opérateurs d'État.
08:01Mais il y avait 10 milliards d'euros d'économies à faire dans le budget.
08:03Mais bien sûr qu'il y en a, vous avez 18 milliards d'euros,
08:05ne serait-ce que sur les aides non-contributives réservées aux étrangers,
08:08vous avez 80 milliards d'euros sur les opérateurs et les agences d'État.
08:11La question est de savoir où est-ce que vous mettez l'euro que vous dépensez.
08:14Sauf que, Charlotte Parmentier-Lecoq, c'est vrai que pour les Français,
08:16on sait que le prix de l'essence, il est basé aussi sur des taxes.
08:20Et donc, il y a peut-être certains Français qui se disent,
08:22effectivement, ces taxes, on pourrait peut-être jouer dessus
08:25pour justement nous payer un petit peu moins cher
08:27quand on voit qu'un plein d'essence maintenant peut coûter plus d'une centaine d'euros.
08:31Oui, c'est exactement ce type de mesure.
08:33Vous vous souvenez qu'on avait bloqué le prix à la pompe,
08:35il y avait le bouclier à l'époque.
08:36Mais on a beaucoup utilisé en fait ce type de solution,
08:39après le Covid notamment.
08:41Il arrive un moment maintenant où ça n'est plus possible.
08:44Donc, il faut être plus précautionneux, plus d'avantages ciblés.
08:48Surtout qu'on ne sait pas en plus combien de temps va durer cette situation.
08:52Et donc, ces impacts-là ne pourront pas être contenus aussi longtemps.
08:56Donc, il faut d'abord cibler vraiment certains secteurs.
08:59On l'a dit, le transport routier, on l'a dit, les agriculteurs,
09:02on l'a dit, les pêcheurs, on l'a dit, les aides à domicile.
09:05Justement, peut-être encore un peu de trou dans la raquette.
09:08Alors, mesure sublée pour vous, baisse de la TVA pour vos rassemblements nationaux.
09:12On va voir ce que pense la France insoumise qui, elle est plutôt favorable à un blocage des prix.
09:16La députée Gabrielle Catala est au micro de Clément Perrault.
09:19Oui, tout à fait.
09:20Blocage des prix, vous l'avez dit Elsa, à 1,70€ pour le sans-plomb,
09:251,80€ pour le gasoil, soit les prix d'avant la guerre en Iran.
09:29Gabrielle Catala, vous êtes députée insoumise.
09:31Pourquoi vous pensez que ce blocage des prix, c'est la meilleure solution ?
09:34Parce que c'est la seule mesure qui ne coûte rien à l'État,
09:38qui permettra aux classes populaires, aux classes moyennes,
09:40aux petites et moyennes entreprises de s'en sortir,
09:44et qui fera peser l'effort sur les profiteurs de guerre.
09:47Parce que pendant que le carburant augmente,
09:50des entreprises comme Total spéculent.
09:53On l'a vu, le Financial Times a révélé que Total avait fait un produit record
09:57de 1 milliard de dollars de bénéfices rien qu'en mars,
10:01en achetant à l'avance du carburant et en le revendant bien plus cher,
10:06une fois l'enclenchement de la guerre.
10:09Et donc, nous, nous pensons que les raffineurs,
10:12les grandes entreprises doivent cesser de faire des super-profits.
10:15Les super-profits qui ont été multipliés par 4 depuis la guerre en Ukraine,
10:19à l'heure où on se parle, les grandes entreprises du pétrole
10:22font 12 millions d'euros de super-profits par jour.
10:25Et donc, pour que l'État puisse toujours percevoir la TVA
10:29et pour que les raffineurs payent l'ordue,
10:33ce blocage des prix nous semble être la meilleure solution.
10:35La France l'a déjà appliqué pendant la guerre du Golfe,
10:38au début des années 90.
10:39Ça a déjà été mis en place aussi pour encadrer les prix des masques,
10:43du gel hydroalcoolique pendant le Covid.
10:45C'est mis en place dans les Outre-mer.
10:46Et donc, un simple décret du gouvernement permettrait de mettre en place cette mesure.
10:50Alors, cette mesure, elle est profitable pour tous les Français, sans distinction.
10:54Vous ne pensez pas que ce serait peut-être plus intéressant d'avoir un prix
10:58qui soit plus intéressant pour les Français les plus vulnérables
11:01face à la hausse du prix de l'essence ?
11:03Mais ça, je ne vois pas comment on pourrait le mettre en place.
11:06Encore une fois, même si les Français les plus vulnérables
11:09avaient une mesure qui permettrait de payer moins cher leur essence,
11:12pourquoi on permettrait à des grandes entreprises
11:14de profiter d'une guerre et à des actionnaires de s'en mettre plein les poches ?
11:18L'année dernière, Total a reversé 15 milliards de dollars à ses actionnaires.
11:23C'est plus que le budget annuel du ministère de la Justice en France
11:25sans payer un seul impôt sur les sociétés depuis 4 ans.
11:30Il est donc temps que ce soit les grandes entreprises
11:32qui mettent la main à la poche et qui payent leur dû
11:35et qui permettent à la fois aux Français d'avoir du carburant
11:38et de payer en même temps leurs impôts.
11:40Merci à vous.
11:42Merci beaucoup Clément Perrault.
11:44Alors, blocage des prix.
11:46Gaëtan Dussosé, pourquoi le Rassemblement national n'y est pas favorable ?
11:49C'est ce que demandent les Insoumis, c'est ce que propose la CGT également.
11:51Parce qu'en réalité, on n'est pas dans une économie à la vénézuélienne
11:54ou une économie cubaine, qu'on est dans une économie ouverte sur le monde,
11:57sur des marchés internationaux et qu'aujourd'hui,
11:59faire un blocage des prix, en réalité, ne permettra pas
12:02de garantir ensuite des stocks suffisants
12:04pour continuer à alimenter le marché intérieur.
12:06En réalité, nous nous le disons,
12:08quand vous avez plus de 50% du prix qui correspond à des taxes,
12:11la marge de manœuvre existe, elle est du côté de l'État.
12:13Parce qu'aujourd'hui, tout le monde passe à la caisse, sauf l'État.
12:15Regardez par exemple ce qui s'est passé avec les certificats d'économie d'énergie.
12:18En début d'année, Sébastien Lecornu, par décret,
12:20a décidé d'augmenter la facture de 2 milliards d'euros sur les consommateurs
12:23puisque l'intégralité de la charge des certificats d'économie d'énergie
12:26est intégralement répercutée sur les consommateurs.
12:30Ces 2 milliards d'euros supplémentaires ne sont pas rentrés dans les caisses de l'État,
12:33il est vrai, mais dans des entreprises privées,
12:35dans des énergéticiens,
12:36dans des personnes qui sont là pour faire de la reconversion thermique
12:39avec d'ailleurs une Cour des comptes qui a énormément critiqué
12:41le fonctionnement et l'opacité de ce système.
12:43Donc des économies pour baisser la facture
12:45en revenant notamment sur ces certificats d'économie d'énergie
12:48existent pour peu qu'on en ait la volonté politique.
12:49Et sur ce blocage des prix, Charlotte Parmentier-Lecoq,
12:52les Insoumis disent qu'il faut qu'on regarde aussi les marges des énergéticiens.
12:56Est-ce que ça, vous pensez que c'est une piste ?
12:57Alors ça, je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il faut regarder.
13:00C'est-à-dire, et d'ailleurs notre collègue Thierry Benoît
13:02avait interrogé tout à l'heure le gouvernement sur cette question,
13:04on ne peut pas imaginer qu'il y ait certains profiteurs
13:08entre guillemets de la crise au détriment
13:10de l'ensemble de la population
13:12et de l'ensemble de notre tissu économique.
13:14Donc ça, c'est un point sur lequel on va questionner le gouvernement
13:16et sur lequel nous, on est prêts aussi à pousser des propositions.
13:19Justement, il y a eu plusieurs ministres de l'économie européen,
13:22allemands, espagnols, portugais, italiens, autrichiens
13:24qui pointent des effets d'aubaine.
13:26Est-ce qu'au niveau européen, face à cette crise,
13:28on pourrait aussi imposer aux grands groupes
13:31justement une surtaxe par exemple ?
13:34On avait parlé des super dividendes à l'époque.
13:36Est-ce que pour vous, il faut aller regarder ?
13:37Je pense que l'Europe a déjà démontré qu'à plusieurs reprises,
13:40elle pouvait être utile justement
13:42pour faire face à des grandes crises comme celle-là
13:45et pour peser davantage dans le contexte international.
13:49Donc c'est tout à fait une question qu'il faut aussi approfondir.
13:52Etant du social, le gouvernement a mis en place
13:54un certain nombre de contrôles
13:55et le Premier ministre s'était dit plutôt ouvert à regarder
13:58en disant qu'il y avait des outils
14:00pour éventuellement vérifier si les prix se répercutent.
14:03On a le sentiment que quand c'est à la hausse,
14:04ça se répercute très vite
14:05et quand le prix du pétrole baisse,
14:07ce n'est pas forcément le cas.
14:08C'est une marge de manœuvre d'après vous ?
14:09En réalité, le problème des contrôles
14:10qui avaient été mis en place,
14:11notamment dans les premières semaines
14:13de l'inflation des prix énergétiques,
14:15n'était pas suivi d'effets.
14:16C'est-à-dire qu'on allait juste vérifier
14:17que le chiffre qui était indiqué sur le site
14:19prix-carburant.gouv.fr
14:21soit bien équivalent au prix
14:22qui était en réalité vendu à la pompe,
14:24mais il n'y a pas eu ensuite derrière de sanctions.
14:26Donc comme quoi, il y a peu de marge de manœuvre.
14:27Maintenant, sur les taxes de sur-profit,
14:29oui, évidemment que oui.
14:30Lorsqu'il y a des décisions
14:31qui ne sont pas du fait d'un choix stratégique
14:34par une grande entreprise
14:35et qui font que d'un seul coup,
14:36elles peuvent s'enrichir,
14:37notamment sur les consommateurs,
14:38il faut aller récupérer notre dû.
14:39Mais je vois que là aussi,
14:40il y a quand même un changement de pied
14:42de la part du gouvernement.
14:42Lorsque nous avions fait cette proposition,
14:44notamment pour les décisions gouvernementales
14:46qui avaient beaucoup profité,
14:47notamment à la grande distribution
14:48à l'occasion du confinement,
14:50ils avaient refusé cette proposition.
14:51Les voir maintenant revenir dessus,
14:52mais toujours à une échelle européenne,
14:54c'est-à-dire avec un calendrier
14:55qui va prendre des mois, voire des années,
14:57on s'en étonne toujours un petit peu.
14:58Vous reparlez du confinement,
15:00ça me fait penser à votre expression.
15:02Charlotte Parmentier-Lecoq,
15:03on a beaucoup parlé du quoi qu'il en coûte
15:04au moment de la crise du Covid.
15:05On a le sentiment que c'est un peu
15:06un traumatisme pour les gouvernements,
15:08c'est-à-dire qu'on espère évidemment
15:11que la situation internationale
15:12va s'améliorer,
15:13mais on est parti pour des mois dans cette attitude.
15:15Dans les débats budgétaires,
15:15à chaque fois qu'on a eu ce type de situation,
15:17les oppositions ont beaucoup poussé
15:19pour qu'il puisse y avoir
15:20une ouverture de vannes budgétaires
15:21et ensuite en reprochant le déficit budgétaire.
15:24Donc personne n'assumera la dépense
15:26qui pourra être faite.
15:27Donc ce que nous disons,
15:28c'est que oui,
15:29il faut soutenir notre tissu économique.
15:33Oui, il faut être prudent aussi
15:34en n'ouvrant pas les vannes
15:36du déficit budgétaire et de la dette.
15:38Et je crois qu'il y a aussi autre chose,
15:39c'est que nous savons que cette crise,
15:41elle peut avoir des impacts sur du long terme.
15:44Il nous faut aussi continuer à œuvrer
15:46sur des mesures de plus d'efficience,
15:48de plus d'efficacité.
15:49Je vous parlais tout à l'heure
15:50des aides à la mobilité
15:52qui sont déjà à l'œuvre
15:53depuis plus d'un an
15:53pour l'aide à domicile
15:55pour permettre de s'équiper
15:56de véhicules électriques.
15:58Mais je crois que,
15:58vous voyez par exemple
15:59les mesures de simplification.
16:01Le projet de loi de simplification
16:02qui était porté par Laurent Marc-Angeli
16:04va être adopté.
16:0514 avril.
16:06Enfin, on verra pour le vote.
16:08Je parle de la date.
16:10qu'on cherche aussi ce type de mesures.
16:12C'est-à-dire des mesures qui permettent
16:13des économies de fonctionnement
16:14plutôt que de toujours sortir la planche à billets
16:16qui ne marchent plus aujourd'hui.
16:18Il y a étant du saucer,
16:19Charlotte Parmentier-Lecoq dit
16:20tout le monde sera nombreux à ouvrir les vannes
16:23et puis quand il s'agira de les refermer,
16:24c'est beaucoup plus difficile.
16:25Il faut s'interroger.
16:26Le gouvernement parle beaucoup
16:27de l'électrification,
16:28de moins dépendre aussi
16:29de ces énergies fossiles.
16:31Finalement, il faut aussi se projeter
16:32sur les prochaines années
16:33avec un monde qui va être
16:34de plus en plus instable.
16:36Bien sûr.
16:36Et là-dessus, pour le coup,
16:37le Rassemblement National,
16:38Marine Le Pen,
16:38Jean-Marc Bardella,
16:40on fait énormément de propositions.
16:42Le souci, si vous voulez,
16:42c'est qu'on paye aussi un peu
16:44les changements de cap
16:44et l'effet girouette
16:45de la politique macroniste.
16:46A l'époque où Édouard Philippe
16:48était Premier ministre,
16:49à l'époque où Édouard Philippe
16:50était Premier ministre,
16:52là où on parle aujourd'hui
16:53d'électrification,
16:53de la politique de Trump.
16:54Si vous me permettez,
16:55Madame la ministre,
16:56à l'époque où Édouard Philippe
16:57était Premier ministre,
16:58lui, alors qu'on parle aujourd'hui
17:00du fait d'électrifier
17:01nos usages,
17:02nos équipements et autres,
17:04lui, sa première des décisions
17:05était d'acter la fermeture
17:06de la centrale Fessenheim,
17:08de fragiliser notre production nucléaire
17:09et même y porter l'ambition
17:11à l'époque de réduire
17:12l'objectif de 50%
17:14de notre mix énergétique.
17:14le nucléaire était très critiqué
17:16sur différents bords politiques.
17:18Quand on change comme ça de cap,
17:19alors que ce sont des chantiers
17:20qui prennent 10 ans,
17:21les macronistes sont au pouvoir
17:21depuis 10 ans.
17:22Donc, à partir du moment
17:23où on change de cap
17:24sur des chantiers aussi importants
17:25que ceux-là,
17:25il ne faut pas s'étonner
17:26que derrière,
17:27nous n'ayons plus les reins
17:27suffisamment solides,
17:28y compris budgétairement,
17:29pour pouvoir faire face
17:30à ce genre de crise.
17:30Vous parlez de changement de cap.
17:32Votre président de parti
17:33était le premier à aller féliciter Trump
17:35pour son élection
17:36et aujourd'hui,
17:36si nous en sommes là,
17:38c'est bien à cause
17:38des changements de cap permanents
17:39et des décisions impromptues
17:42du président des Etats-Unis.
17:46Charlotte Parmentier-le-Cock,
17:47puisque Gaëtan Dussault,
17:48c'est vous appelle la ministre.
17:49Je rappelle qu'effectivement,
17:50vous étiez en charge au gouvernement
17:51justement de la question de l'autonomie.
17:52Vous parliez de ces aides à domicile.
17:54Beaucoup disent,
17:55malheureusement,
17:55en fait,
17:56on aide les pêcheurs,
17:57les agriculteurs
17:58et ces aides à domicile
17:59qui sont obligées
17:59de prendre leur voiture,
18:00ces infirmières, etc.
18:01Elles, elles sont payées à l'acte
18:03et donc les prix de l'essence
18:05se répercutent sur elles sans aide.
18:06Est-ce qu'il faut les aider davantage ?
18:08Très clairement,
18:09parce que ce sont des métiers
18:10d'abord qui sont indispensables
18:12et en plus,
18:13ce sont aussi des métiers
18:13sur lesquels le déplacement
18:16est incontournable.
18:17Mais c'est aussi pour ça
18:18que des budgets avaient été prévus.
18:20Ils sont prévus
18:21dans la loi de financement
18:21de la sécurité sociale,
18:23notamment pour les aides à domicile.
18:25Ils sont portés par les départements.
18:26Donc, on a besoin aussi
18:27que les départements
18:29utilisent ces enveloppes
18:30et accélèrent leur usage
18:31par les structures d'aides à domicile.
18:33À défaut justement
18:34d'une mesure globale,
18:36étoffez un peu cette liste
18:37des métiers concernés
18:38justement par cet impact
18:40des prix des carburants ?
18:41Mais tant qu'on peut faire rentrer
18:43le plus de métiers possibles,
18:44évidemment, on le fera.
18:45D'ailleurs, cette mesure
18:46lors du PLFSS,
18:46nous l'avions nous aussi soutenue
18:48et adoptée
18:48lors des différents débats.
18:50Mais vous voyez que parfois
18:51dans les propositions du gouvernement,
18:52il y a des contradictions.
18:53Quand je vois qu'encore
18:54il y a quatre jours,
18:55on annonce la création
18:56d'un prêt à 3,8%
18:58à destination
18:58des très petites entreprises
19:00pour qu'ils puissent
19:00payer leurs frais de carburant.
19:03Salué par la Confédération
19:05des petites et moyennes entreprises.
19:06D'accord, mais encore une fois,
19:0750% du prix, ce sont des taxes.
19:09Donc plutôt que de rentrer
19:10dans une usine à gaz,
19:11de créer des nouveaux prêts
19:12avec encore une nouvelle administration
19:14sur laquelle il va falloir
19:15remplir les cahiers, etc.
19:16pour avoir droit
19:17à un petit chèque à la fin,
19:18baissons les taxes tout de suite.
19:19Tout le monde y verra
19:20beaucoup plus clair
19:20et ce sera beaucoup plus efficace
19:21pour baisser la facture.
19:22Je ne pouvais pas dire ça
19:23avec les hausses d'impôts
19:24que vous avez votées dans le budget.
19:25Enfin, on ne peut pas dire d'un côté
19:27nous sommes très proches
19:27d'une petite entreprise
19:28on va baisser la TGA
19:29qui est tout absolument faux.
19:30Alors vous avez voté
19:31des hausses massives d'impôts
19:32pour les entreprises.
19:33Absolument pas.
19:33C'était des outils de lutte
19:35contre l'optimisation fiscale.
19:36Maintenant, si vous voulez
19:36défendre la fraude fiscale,
19:37libre à vous.
19:38Et alors, il y aura le sujet
19:39de la fraude après
19:41puisque vous allez voter sur ce texte
19:42après la séance des questions
19:43au gouvernement.
19:44Mais Gaëtan Dustoissé,
19:44même si là vous n'êtes pas d'accord
19:45avec le gouvernement,
19:46Marine Le Pen ce matin a dit
19:47pas de censure,
19:48on n'est pas à l'époque de la censure.
19:50Vous n'avez pas envie
19:51de déposer une motion de censure
19:52en ce moment ?
19:53Aujourd'hui, la période
19:55ne s'y prête pas.
19:55On sait encore que
19:56Les Républicains,
19:57le Parti Socialiste
19:58est encore main dans la main
19:59avec le gouvernement Macroniste.
20:00Donc on a du mal à imaginer
20:01comment une majorité de censure
20:03pourrait advenir.
20:05Nous, notre combat,
20:05nous le menons autrement.
20:06A défaut d'avoir des députés courageux
20:07qui acceptent de s'en remettre
20:09finalement au seul souverain
20:10à savoir le peuple
20:10et au verdict des urnes,
20:12eh bien ce n'est pas grave.
20:13Agissons-nous en interne
20:14pour convaincre le gouvernement
20:15de prendre les bonnes mesures
20:15qu'il faut.
20:16Pas de risque de censure,
20:17Charlotte Parmentier-Lecoq,
20:18mais vous sentez quand même
20:19dans le pays
20:19qu'il pourrait y avoir
20:20une colère,
20:21un mouvement justement de colère
20:22autour de cette question
20:23des carburants.
20:24On le rappelait,
20:24c'est de là qu'est née
20:25la révolte des Gilets jaunes.
20:26Est-ce que vous,
20:27vous sentez qu'il y a...
20:27Ou alors parce que
20:28comme c'est la situation internationale,
20:30les Français comprennent un petit peu...
20:31Je pense que les Français comprennent
20:32aussi la situation
20:33et comprennent très bien
20:34la situation budgétaire
20:35dans laquelle nous sommes.
20:37seulement il appartient quand même
20:38au gouvernement
20:38d'apporter les réponses
20:40et d'apporter les solutions.
20:41Donc on reste toujours
20:42dans cette logique-là.
20:44Maintenant,
20:44si le Rassemblement national
20:47s'allie avec la France insoumise
20:48comme il l'a déjà fait
20:49à plusieurs reprises
20:49pour faire tomber le gouvernement,
20:50il pourra le faire.
20:51Allez,
20:51il y aura différentes questions
20:52sur cette question justement
20:53des carburants
20:54lors de la séance
20:55des questions au gouvernement.
20:55On va passer à un deuxième thème.
20:57L'Alsace,
20:58qui pourrait devenir
21:00une région à part entière ?
21:01Clément Perrault,
21:02ça fait l'objet
21:02d'une proposition de loi
21:03débattue cette semaine.
21:05Exactement, Elsa.
21:07Plus de dix ans
21:08après le nouveau redécoupage
21:10des régions ce soir,
21:11les députés vont évoquer
21:13le statut de l'Alsace.
21:15Une proposition de loi
21:16déposée par les députés
21:17du groupe Ensemble
21:18pour la République
21:19qui prévoit de sortir
21:20l'Alsace de la région Grand Est
21:23pour en faire
21:23une nouvelle entité territoriale
21:26qui regrouperait à la fois
21:27les prérogatives d'une région
21:28mais aussi d'un département.
21:30Un statut spécial
21:31qui selon les promoteurs
21:33de cette loi
21:33s'explique par les spécificités
21:34historiques de l'Alsace,
21:36une région à l'identité
21:38très forte.
21:38Les enquêtes d'opinion
21:39montrent qu'une large majorité
21:41d'Alsaciens souhaite
21:42effectivement sortir
21:43de la région Grand Est.
21:45Les députés du Bloc Central
21:47soutiennent cette mesure
21:48ainsi que ceux
21:49du Rassemblement National.
21:51C'est la gauche
21:51qui s'oppose
21:52à cette mesure
21:53en dénonçant
21:54ce qu'on pourrait appeler
21:55une boîte de Pandore.
21:56C'est-à-dire que si
21:57les Alsaciens
21:58obtenaient gain de cause,
21:59d'autres territoires
22:00pourraient avoir
22:01à l'avenir
22:02des revendications
22:03similaires
22:04et peut-être mettre
22:05en cause
22:06l'unité de la République.
22:08Merci beaucoup Clément Perrault.
22:10Alors les députés
22:11du Rassemblement National
22:11seront pour Gaëtan Dussaucet
22:13mais pourquoi accorder
22:14une spécificité
22:16à cette région ?
22:17Vous n'êtes sans savoir
22:18que le Rassemblement National
22:19porte comme projet
22:20notamment la suppression
22:21des régions.
22:22Ces super grandes régions
22:24qui ont été créées
22:24par la loi NOTRe
22:25sous François Hollande
22:26et qui fait qu'aujourd'hui
22:27nous n'avons plus
22:27la seule Lorraine
22:28ou la seule Alsace
22:29ou la seule Champagne
22:30mais maintenant
22:30c'est cette grande
22:31Luba administratif.
22:34Le vrai problème
22:35de ces grandes régions
22:36c'est que non seulement
22:36elles ont éloigné
22:37les centres de pouvoir
22:39les centres de décision
22:40de nos concitoyens
22:41que ça a multiplié
22:42les surcoûts administratifs
22:44de personnel
22:45de dépenses de fonctionnement
22:46et autres
22:47qu'il y a une espèce
22:48de gabegie.
22:48Je vois quand par exemple
22:49ici au boulevard Saint-Germain
22:50à Paris
22:51il y a un hôtel
22:52je ne sais pas
22:52si c'est une propriété
22:54ou si c'est une location
22:55mais que la région dépense
22:56pour avoir ici
22:57une chambre à l'hôtel
22:59sur le boulevard Saint-Germain
23:00pour représenter
23:01la région Grand-Est
23:01mais en quoi cela sert
23:02les Lorrains
23:03cela sert les Alsaciens
23:04cela sert les habitants
23:06champinois
23:07donc il y a un moment donné
23:08quand on parle
23:09de ces grandes régions
23:10c'est une très spécifique
23:11c'est un début
23:12et si jamais on arrive
23:13à trouver une majorité
23:14au sein de la représentation nationale
23:16au sein de l'Assemblée nationale
23:17alors peut-être
23:17que l'on pourra accélérer
23:18l'agenda
23:19et en finir définitivement
23:20avec ces super grandes régions
23:21notamment dès l'année prochaine
23:23en 2027.
23:23Charlotte Parmentier-Lecoq
23:24que va faire votre groupe
23:25Horizon sur cette question ?
23:27Alors peut-être d'abord
23:28rappeler que
23:29en tout cas chez nous
23:30chez Horizon
23:31on est évidemment conscient
23:33qu'il y a des spécificités
23:34liées à l'Alsace
23:36et que l'Alsace
23:36elle a besoin
23:37d'être regardée
23:38en tant que telle
23:39et Edouard Philippe
23:40quand il était Premier ministre
23:41a porté aussi
23:43ce texte de loi
23:43qui a permis
23:44la création
23:44de la collectivité européenne
23:45d'Alsace
23:46pour prendre en compte
23:46cette entité
23:47en tant que telle.
23:48Maintenant
23:49une des difficultés
23:50qui est portée
23:52par ce texte de loi
23:53c'est justement
23:54d'entrer
23:54par la clé
23:55Alsace
23:56et pas de façon
23:57plus globale
23:58sur l'organisation
23:59territoriale
24:00et l'organisation
24:00des régions
24:01et sur tous les impacts
24:02que ça peut avoir
24:04et ce qui nous pose aussi
24:05question
24:06je ne dis pas
24:06véritablement problème
24:07mais pose question
24:08on est vraiment en réflexion
24:09au sein de notre groupe
24:10là-dessus
24:10c'est qu'on n'a pas pris
24:12la mesure
24:12des impacts
24:13qui pourraient y avoir
24:14sur le reste
24:15de la région Grand Est
24:16comment ça va se passer
24:17pour les deux autres
24:19pans de cette région
24:20pour les départements
24:21qui sont concernés
24:22et aussi
24:23ce qui est embêtant
24:25c'est qu'on sait
24:25que ce texte
24:27n'ira pas au bout
24:28en tous les cas
24:29en termes de délai
24:30législatif
24:31donc on est en train
24:32peut-être d'envoyer
24:33un peu
24:34un leurre
24:35aux Alsaciens
24:36sur une sortie
24:38une attente
24:39qu'ils ont
24:40et qui ne sera pas
24:41satisfaite
24:42quoi qu'il en soit
24:43Gaëtan Dussossé
24:44sur ces différents aspects
24:45dont nous parlait
24:46Charlotte Parmentier-Lecoq
24:47déjà
24:48peut-être que d'autres
24:49revendications
24:49vont se lever
24:51le Pays Basque
24:51etc
24:52est-ce que vous
24:52vous seriez favorable
24:53après à avoir
24:54un texte par région
24:55qui souhaite aussi
24:55un peu plus d'autonomie
24:57et puis sur cette question
24:58aussi de l'Alsace
24:59sa richesse
25:00en fait
25:00on est un peu
25:01plus riche aussi
25:02que les autres
25:03donc on ne veut pas
25:04forcément être
25:04dans la même région
25:06que d'autres parties
25:07du territoire
25:08ça peut donner
25:08ce sentiment-là ?
25:09Encore une fois
25:10je pense que
25:10la constitution
25:11de ces super régions
25:13ont été faites
25:13sans l'assentiment
25:14des français
25:15sans que les français
25:15soient interrogés
25:16là-dessus
25:17aujourd'hui
25:17beaucoup s'en plaignent
25:18parce que justement
25:18les prises de décisions
25:19encore une fois
25:20s'éloignent de plus en plus
25:21et les coûts derrière
25:22qui étaient censés
25:23par une mutualisation
25:24se réduire
25:25et bien finalement
25:25continuent d'augmenter
25:26donc on n'en voit pas
25:27ni l'intérêt politique
25:30démocratique
25:30et encore moins financier
25:32donc à un moment donné
25:33quand on parle
25:33de simplification
25:34la première des simplifications
25:36à faire
25:36c'est celle aussi
25:38de notre millefeuille
25:39administrative
25:40de celle de notre
25:41organisation territoriale
25:42je pense que
25:43des mutualisations
25:44de départements
25:45autour d'un conseil
25:46territorial
25:46sauront très bien faire
25:48et très bien défendre
25:49avec moins de dépenses
25:50de fonctionnement
25:51que ce n'est le cas
25:51aujourd'hui
25:52avec ces super régions
25:53et sur la richesse
25:54de l'Alsace
25:56par rapport aux autres
25:56est-ce que ça peut
25:57donner le sentiment ?
25:58Les Alsaciens restent français
25:59ils contribuent
26:00comme tout le monde
26:01à l'impôt
26:01leurs impôts vont bien
26:02dans les caisses
26:03de l'Etat
26:03rassurez-vous
26:04tout est distribué
26:05derrière
26:05pour les hôpitaux
26:06les écoles
26:06la sécurité
26:07peut-être pas exactement
26:08comme il le faudrait
26:09mais ils le font quand même
26:10Charlotte Parmentier-Lecoq
26:11sur cette question
26:12de la décentralisation aussi
26:14puisqu'on a vu
26:15que ces grandes régions
26:16avaient peut-être
26:16un peu éloigné
26:17les pouvoirs de décision
26:18c'était un texte
26:19que le Premier ministre
26:20souhaitait mettre
26:20à l'agenda
26:21mais là vous le disiez
26:22vous faisiez le constat
26:23sur le texte sur l'Alsace
26:24là il n'y aura plus
26:25le temps d'une grande réforme
26:26d'ici la fin du quinquennat
26:27Alors le Premier ministre
26:28y travaille
26:29moi je n'ai pas les délais
26:30législatifs dans lesquels
26:31il y a déjà des propositions
26:32qui pourraient avancer
26:33ça fait quand même
26:34déjà plusieurs mois
26:35que c'est quand même
26:35dans les tuyaux
26:36mais je crois que vraiment
26:38en tout cas
26:38ce que prévoit de faire
26:40le gouvernement
26:40est plutôt sur une échelle nationale
26:42là c'est vraiment rentré
26:43par le biais d'un territoire
26:46et évidemment que l'Alsace
26:47elle a besoin
26:48qu'on prenne en compte
26:49ses particularités
26:50et que c'est ça
26:51qu'elle attend
26:53mais il faut vraiment
26:53prendre en compte aussi
26:54tous les impacts
26:55que ça pourrait avoir
26:56sur les autres territoires
26:57dont aujourd'hui
26:59on peut regretter
27:02la manière dont ont été
27:03créées ces grandes régions
27:04avec une logique
27:06un peu de mutualisation
27:07qui s'impose par le haut
27:08et qui doit permettre
27:10de faire des économies
27:11qu'on n'a pas forcément
27:12toujours trouvées
27:12mais une fois que le procès
27:14s'est enclenché
27:14et que maintenant
27:15c'est quand même ancré
27:16c'est très compliqué
27:17de revenir en arrière
27:17sans créer d'autres dégâts
27:19et donc je crois
27:20qu'il faut vraiment
27:21en prendre tous les tenants
27:22et les aboutissants
27:23moi je suis de la région
27:24des Hauts-de-France
27:25si d'un seul coup
27:26on décrochait le nord
27:27du reste de la région
27:28des Hauts-de-France
27:28je ne sais pas
27:29quel impact ça pourrait avoir
27:30sur les autres départements
27:32sur des projets
27:33très structurants
27:34de mobilité notamment
27:35qui sont portés
27:36par les régions
27:38et aussi sur le poids
27:39transfrontalier
27:40qui est aussi un enjeu
27:41extrêmement important
27:42qu'on peut trouver
27:42par exemple
27:43en Haute-Savoie
27:44dans la relation
27:45avec la Suisse
27:45donc moi je dirais
27:47que c'est plutôt
27:48quelque chose d'abord
27:48qui doit être porté
27:49par le gouvernement
27:50compte tenu
27:51de l'impact
27:52sur notre
27:53unité nationale
27:55des impacts
27:56aussi
27:56vraiment aussi
27:57en termes
27:58d'organisation
27:59territoriale
28:00et
28:01une proposition
28:02de loi
28:03me semble
28:03trop fragile
28:05et trop court-termiste
28:07pour pouvoir avancer
28:08véritablement
28:09efficacement
28:10donc je ne voudrais pas
28:10non plus
28:11qu'on laisse
28:12un peu d'espoir
28:13aux Alsaciens
28:13de répondre à des attentes
28:14qui ne verront
28:15finalement pas le jour
28:17dans ce cadre-là
28:17et ça crée des exceptions
28:20territoriales
28:20Gaëtan Dussaucet
28:21où tout le monde
28:21n'a finalement
28:22pas les mêmes règles
28:23mais nous harmoniserons
28:25le tout
28:25en mettant un fin
28:26à ces super régions
28:28vous voyez
28:29on a été posé
28:30la question
28:30de la mobilité
28:31les grands plans
28:32ferroviaires
28:33pour faire de la France
28:34une nation ferroviaire
28:35n'ont pas attendu
28:35la création
28:36des super régions
28:37c'est même le contraire
28:37moi dans ma région
28:38Grand Est
28:39avec la région Grand Est
28:40ils sont justement
28:40en train de supprimer
28:42des voies de fer
28:44de supprimer
28:44des chemins de fer
28:45pour les revégétaliser
28:47pour en faire
28:47des voies vertes
28:48et ce qui empêchera
28:49le retour du train
28:50définitivement
28:50dans des petites gares
28:51de la ruralité
28:52de la campagne
28:53où on espérait justement
28:54revoir le train
28:54venir pour accéder
28:56notamment à l'emploi
28:56aux soins
28:57et à d'autres
28:57donc au contraire
28:58ces super régions
28:59ce ne sont pas celles
29:00qui facilitent la mobilité
29:01aujourd'hui
29:01c'est celles qui viennent
29:02plutôt à l'encontre d'elles
29:03Merci Gaëtan Dussaucet
29:04et merci beaucoup
29:05Charlotte Parmentier-Lecoq
29:06restez avec nous
29:07juste le temps de passer
29:07au focus dans cette émission
29:13Et on va parler
29:14d'une proposition
29:15de loi
29:16transpartisane
29:17pour rendre
29:17l'affichage
29:18du Nutri-Score
29:19obligatoire
29:19vous savez
29:20quand vous mangez
29:21pour savoir
29:21si c'est A, B, C, D
29:22ou bien E
29:23on va retrouver
29:24Jean-François Rousset
29:25co-signataire de ce texte
29:26au micro de Stéphanie Despierres
29:28Bonjour Jean-François Rousset
29:29vous signez
29:30avec 10 autres députés
29:32de 7 groupes différents
29:33ici à l'Assemblée nationale
29:34une proposition de loi
29:35pour rendre obligatoire
29:36le Nutri-Score
29:37c'est un sujet qui revient
29:38régulièrement ici
29:39mais qui n'a jamais été
29:40jusqu'au bout
29:41pourquoi vous remettez
29:41le sujet sur la table ?
29:43parce que c'est une nécessité
29:45on voit de plus en plus
29:46de personnes
29:47affectées par des maladies chroniques
29:49probablement liées
29:49à une alimentation
29:51qui n'est peut-être pas
29:52très très très saine
29:53beaucoup d'études
29:55vont dans ce sens
29:56et donc les gens
29:57ont besoin d'informations
29:59pour aller vers
30:00une alimentation plus saine
30:02en tout cas vers
30:03une transparence
30:04concernant les produits
30:05qu'ils vont acheter
30:06voilà
30:07dans la proposition
30:07que vous faites
30:08vous excluez
30:08les produits
30:09qui viennent
30:10qui sont en appellation
30:11d'origine protégée
30:12pourquoi ?
30:13est-ce que les consommateurs
30:14qui les consomment
30:14n'auraient pas droit
30:15eux aussi à l'information
30:16à la transparence ?
30:17parce que ces produits
30:19sont le fruit
30:20d'une tradition millénaire
30:22que s'ils étaient
30:23de mauvaise qualité
30:24on le saurait depuis longtemps
30:25à mon avis
30:26que c'est un patrimoine
30:27qui a des savoir-faire
30:28et que peut-être
30:29ils ont pour certains
30:31trop de sel
30:32ou trop de...
30:32mais je ne pense pas
30:34que ce soit eux
30:34qui mettent en danger
30:36la vie
30:36de nos enfants
30:39et de nos familles
30:40le gouvernement
30:41lors des précédentes tentatives
30:42de rendre obligatoire
30:43ce Nutri-Score
30:44avait dit
30:44on ne peut pas
30:44il y a un problème
30:45de droit européen
30:46et s'y était opposé
30:47comment vous espérez
30:48le convaincre ?
30:49en allant discuter
30:49au niveau de l'Europe
30:50parce qu'effectivement
30:51c'est une volonté européenne
30:53d'aller vers une meilleure qualité
30:54de l'alimentation
30:56d'où la nécessité
30:57du Nutri-Score
30:58qui est une idée
30:59au départ française
31:00et qui a été développée
31:02à Bruxelles
31:03et je pense qu'il y a moyen
31:04de discuter
31:05parce qu'effectivement
31:06si on va au bout du bout
31:07on doit pouvoir trouver
31:07des passerelles
31:09par exemple
31:09moi je suis de l'Aveyron
31:11le Roquefort
31:12c'est un fromage
31:13qui est qualifié
31:13être salé
31:14c'est vrai
31:15mais la portion normale
31:16de Roquefort
31:17c'est 18 grammes
31:18donc si vous mangez
31:19plus de 18 grammes
31:20de Roquefort
31:21effectivement
31:21d'abord c'est très difficile
31:22à manger
31:23plus de 18 grammes
31:23de Roquefort
31:24et effectivement
31:24vous allez consommer
31:25un peu plus de sel
31:26mais c'est pas pour autant
31:28que la valeur nutritive
31:29le pénicillium
31:30le Roquefort
31:32qui amène peut-être
31:35des éléments
31:36dans notre biotope intestinal
31:38qui va
31:38dans quelques mois
31:39ou quelques études
31:40qui vont arriver
31:41être jugé indispensable
31:43à une bonne santé
31:44Est-ce qu'on sait
31:45que c'est un sujet
31:46très sensible
31:46que l'agroalimentaire
31:47ne veut pas
31:48en général
31:49de ce label-là
31:50est-ce que vous avez été
31:50la cible des lobbies ?
31:52Non je ne suis pas
31:54la cible des lobbies
31:55mon lobby c'est mon territoire
31:56c'est mes grands-parents
31:57c'est la culture
31:59de la brebis
31:59il faut aller voir
32:00travailler les agriculteurs
32:02voir comment se font
32:02ces produits de qualité
32:04je parle de mon territoire
32:05mais je pourrais parler
32:06ou vous pourriez faire parler
32:07les autres députés
32:08je pense que c'est pas
32:09c'est pas un problème
32:10de lobby à notre niveau
32:11c'est un problème
32:12finalement
32:12d'équilibre
32:13et de choix
32:16Merci beaucoup
32:17Merci à vous
32:19Et bienvenue à vous
32:20si vous nous rejoignez
32:21sur LCP
32:22dans un peu moins
32:23d'une demi-heure
32:24la séance des questions
32:24au gouvernement
32:25à suivre en direct
32:26et en intégralité
32:27on viendra très largement
32:28sur le prix
32:29des carburants
32:30et après la séance
32:32restez pour le débrief
32:33avec deux députés
32:34mais aussi quatre citoyens
32:36on va retrouver
32:36tout au long de cette émission
32:37Stéphanie Despierres
32:38et Clément Perrault
32:39depuis la salle
32:40des quatre colonnes
32:41avec les députés
32:41qui poseront des questions
32:42au gouvernement
32:43Martin Bornet
32:44et lui dans l'hémicycle
32:45de l'Assemblée nationale
32:46avec la liste
32:47des thèmes
32:48qu'ils évoqueront
32:49et puis quelques minutes
32:49avant 15h
32:50on suivra en direct
32:51l'arrivée du Premier ministre
32:52Sébastien Lecornu
32:53et des membres
32:54de son gouvernement
32:55Martin, je le disais
32:56vous êtes dans l'hémicycle
32:57vous avez les thèmes
32:58et on va reparler
32:59des carburants
33:00Martin
33:01Eh bien oui
33:02il n'y aura pas moins
33:03de quatre questions
33:04qui seront posées
33:05sur les prix des carburants
33:06alors que le prix à la pompe
33:07ne fait qu'augmenter
33:08depuis le début
33:09du conflit
33:10au Moyen-Orient
33:10il y aura notamment
33:11une question du député
33:12La France Insoumise
33:13Damien Modé
33:14sur le blocage des prix
33:16Et il y aura
33:17d'autres thèmes
33:18lors de cette séance
33:19Martin
33:21Oui
33:21il y a beaucoup
33:22de thèmes
33:22qui vont être abordés
33:23cet après-midi
33:24mais on a retenu
33:25notamment deux questions
33:26sur le racisme
33:26envers les nouveaux élus
33:28après la marche
33:29contre le racisme
33:30qui a eu lieu
33:31samedi dernier
33:31à Saint-Denis
33:32en soutien
33:33au nouveau maire
33:33de la ville
33:34Bali Bagayoko
33:35aucun membre
33:36du gouvernement
33:36n'était alors
33:37présent à ce rassemblement
33:38on a noté également
33:40une question
33:40sur la grève
33:41des avocats
33:42ou encore
33:42une autre
33:43sur les ventes d'armes
33:44à Israël
33:46Merci beaucoup
33:47Martin Bornet
33:48Allez, premier thème
33:49qu'on va évoquer
33:50avec nos invités
33:50Périne Goulet
33:51Bonjour
33:52Bonjour
33:52Député Modem
33:53de la Nièvre
33:54Adrien Clouet
33:55Bonjour
33:55Bonjour
33:56Député La France Insoumise
33:57de Haute-Garonne
33:58On va parler du 1er mai
34:00c'est dans pas longtemps
34:01une proposition de loi
34:02va être étudiée
34:03Je vous propose
34:03de retrouver le député
34:04Jérôme Nury
34:05celle des 4 colonnes
34:06Oui Jérôme Nury
34:08vous allez interroger
34:09le gouvernement
34:09justement sur le 1er mai
34:11quelle sera votre question ?
34:12Ma question c'est
34:13de demander
34:14au Premier Ministre
34:15s'il est attaché
34:16comme nous
34:16à la droite républicaine
34:17en fait au travail
34:19et notamment
34:19à tous nos artisans
34:21commerçants
34:21qui depuis maintenant
34:23plusieurs mois
34:23sont harcelés
34:24par l'administration
34:25et qui ne peuvent pas
34:26travailler sans avoir
34:28cette épée de Damoclès
34:29sur la tête
34:29que ce sont des amendes
34:30parce qu'il y a des contrôles
34:32et que l'administration
34:32fait beaucoup de zèle
34:33sur les ouvertures
34:34des commerces
34:34le 1er mai
34:35Qu'est-ce que vous allez
34:36demander concrètement
34:37sur le 1er mai ?
34:38Nous ce que souhaitons
34:39c'est qu'il y ait
34:40un texte
34:41qui puisse enfin
34:42être adopté
34:43ici à l'Assemblée nationale
34:44et d'ailleurs
34:44qui est à l'ordre du jour
34:45vendredi
34:45et qui puisse permettre
34:47de sécuriser juridiquement
34:49ces commerçants
34:50et ces artisans
34:50qui sont très inquiets
34:51je pense notamment
34:52aux boulangers
34:52mais également aux fleuristes
34:54à toutes ces professions
34:54qui veulent ouvrir
34:55le 1er mai
34:56qui veulent aussi faire
34:57travailler leurs salariés
34:58avec leur accord
34:59bien sûr
34:59de manière volontaire
35:00c'est indispensable
35:01il faut que ce soit mis en place
35:02là pour ce 1er mai prochain
35:03Merci à vous
35:05Merci beaucoup Clément Perrouot
35:07Vendredi donc
35:08dans l'hémicycle
35:08de l'Assemblée nationale
35:09que fera le groupe Modem
35:11Périne Goulet
35:11est-ce que vous êtes favorable
35:12à cette généralisation
35:13cette proposition
35:14pour travailler davantage
35:15le 1er mai ?
35:16Alors nous nous sommes déjà
35:17très attachés au 1er mai
35:18qui est un jour chômé
35:19et le seul jour chômé
35:21de notre calendrier
35:23depuis l'après-guerre
35:24et donc il est important
35:25de garder cet aspect
35:27sanctuarisation du 1er mai
35:29Toutefois on se rend compte
35:30que déjà à l'heure actuelle
35:31un certain nombre
35:32je vais dire
35:33d'acteurs travail
35:34et nous trouvons
35:35quand même un peu
35:36dérangeant quelque part
35:37que vous ne puissiez pas
35:38aller acheter votre pain
35:39ou un dessert
35:40dans votre boulanger
35:42d'à côté
35:42mais que vous puissiez
35:43aller au McDo
35:43donc à un moment
35:44c'est quand même
35:44assez dérangeant
35:45et également
35:46pour la partie fleuriste
35:48puisque on sait
35:49que c'est une journée
35:49où il est toléré
35:50la vente à la sauvette
35:51j'allais dire
35:52de Muguet
35:52sur les routes
35:54et on peut très bien
35:55avoir des vendeurs
35:56de Muguet à la sauvette
35:57devant un fleuriste
35:58et le fleuriste
35:58qui ne puisse pas être ouvert
35:59bref
35:59pour ces deux professions
36:01et uniquement
36:01pour ces deux professions
36:02et parce que
36:03ça sera sur le volontariat
36:04des salariés
36:05nous serons plutôt
36:06enclin à soutenir
36:07cette proposition de loi
36:07vendredi
36:08Adrien Clouet
36:09on a entendu
36:09Périne Goulet
36:10favorable avec
36:11toutes les conditions
36:13question de cohérence
36:14disent certains
36:16bien sûr
36:17les libéraux
36:17sont toujours très cohérents
36:19puisqu'on les voit
36:20essayer de traquer
36:21les temps collectifs
36:22qui existent dans une société
36:23à savoir des temps de repos
36:24qui sont partagés
36:25par toutes et tous
36:25alors justement
36:26ce qu'ils disent
36:27c'est qu'ils ne sont pas
36:28partagés par tous et tous
36:29il y a déjà des exceptions
36:30et vous avez raison
36:31je vais dans votre sens
36:32je pense qu'il faut élargir
36:32le premier méchômé
36:33à beaucoup plus de gens
36:34qu'aujourd'hui
36:34vous avez tout à fait raison
36:35de le souligner
36:36maintenant
36:37les arguments
36:38je les trouve
36:39un peu à côté de la plaque
36:40entre nous
36:41d'abord j'entends
36:42monsieur Nuri
36:42qui nous dit
36:44oui les artisans
36:46sont demandeurs
36:46pas du tout
36:47pas du tout
36:48le premier mai
36:48c'est justement le jour
36:49où l'artisan
36:50qui n'a pas de salarié
36:50peut ouvrir
36:51sans être mis en concurrence
36:53avec la grande boulangerie
36:54industrielle d'à côté
36:54donc ce qu'il va faire ici
36:56c'est avantager
36:57de donner un privilège
36:58aux plus gros acteurs économiques
37:00par rapport aux plus petits
37:01c'est évidemment
37:01extrêmement dangereux
37:02quant à l'argument
37:03du volontariat
37:04pardon mais on a un peu donné
37:05le travail le dimanche
37:06aussi c'était censé être volontaire
37:07il y a 15 ans maintenant
37:08vous allez dans n'importe quelle
37:09grande surface
37:10n'importe quelle boutique de commerce
37:12les salariés vous disent
37:12le supérieur vient me voir
37:14en me disant
37:14j'ai besoin de toi dimanche prochain
37:15j'y vais j'ai pas le choix
37:16sur ces deux arguments
37:18Périne Goulet
37:18à la fois le volontariat
37:19qui n'en serait pas un
37:21à la fin
37:21et puis sur la question
37:22le patron a le droit de travailler
37:24c'est les salariés
37:25qui ne travaillent pas
37:26et est-ce que finalement
37:27ce texte va pas
37:29avantager les grands groupes
37:30par rapport aux petits artisans
37:31qui eux peuvent ouvrir
37:32alors sans faire offense
37:34à mon collègue
37:35mais un artisan en boulangerie
37:36s'il est boulanger
37:38pâtissier
37:38c'est-à-dire au fourneau
37:39il peut pas faire la vente non plus
37:40donc il est important
37:41qu'il ait au moins
37:42un ou deux salariés
37:43avec lui
37:44pour l'accompagner
37:45donc j'entends
37:46bien entendu
37:46ça va aussi permettre
37:48à certains d'ouvrir
37:49qui sont un peu plus gros
37:50mais honnêtement
37:51enfin moi je pense
37:53que ça fait des années
37:54que ces boulangers
37:55et fleuristes ouvraient
37:56un peu
37:57parce qu'il n'y avait
37:58pas de législation
37:58et ils ouvraient jusqu'ici
38:00ils ont été rattrapés
38:02j'allais dire
38:02par l'inspection du travail
38:05et aujourd'hui
38:05on les met dans la sécurité
38:06les remettre dans la sécurité
38:07en disant qu'ils peuvent le faire
38:08ça me part important
38:09quant au volontariat
38:10moi j'ai eu des enfants
38:12qui ont fait du travail
38:13pendant leurs études
38:14et honnêtement
38:15les dimanches
38:15et les jours fériés
38:16c'est recherché
38:17pour cette population-là
38:17parce que c'est payé double
38:18et ça permet
38:19en une journée
38:20d'en faire deux
38:21donc il faut permettre
38:23à certains
38:23qui auront la volonté
38:24de le faire
38:24de pouvoir le faire
38:25s'ils le veulent
38:26sur cette question
38:27du volontariat
38:28Adrien Clouet
38:28peut-être que pour certains
38:30ces jours fériés
38:31ont moins de valeur
38:33que pour d'autres
38:34s'ils sont payés double
38:36est-ce que finalement
38:37sur la base du volontariat
38:38ça ne peut pas tenir ?
38:39Ben non
38:39parce que ce que vous dites
38:40c'est que vous voulez sacrifier
38:41tout le monde en fait
38:42moi je n'ai pas d'accord
38:43pour mettre en place
38:43une espèce de
38:44grand régime de concurrence
38:46où on abandonnerait les gens
38:47à la discussion individuelle
38:48avec l'employeur
38:49ça ne marche jamais
38:50ça n'a jamais fonctionné
38:51sur aucun temps libéré
38:53je veux dire
38:53qui franchement
38:54dans ce pays
38:55va travailler le dimanche
38:56de manière préférentielle
38:57aux autres jours de la semaine
38:58quasiment personne
38:59et pour la faible
39:00infime minorité
39:01qui le voudrait
39:02il y a des majorations
39:03et c'est très bien
39:03quant à la question
39:04de la majoration
39:05attention
39:05je veux dire aux gens
39:06qui nous écoutent
39:07d'être très prudents
39:08par exemple
39:09imaginez-vous
39:09le 1er mai
39:10quand vous êtes chez vous
39:12vous êtes payé
39:12parce que vous ne travaillez pas
39:13le 1er mai
39:14alors les journalistes
39:15beaucoup travaillent
39:16le 1er mai
39:16c'est vrai
39:17et je le déplore
39:17d'ailleurs
39:17je prends votre cas
39:19pour suivre notamment
39:20les manifestations
39:21du 1er mai
39:21Adrien Clouet
39:22vous ferez manifester
39:23avec nous
39:23mais c'est déjà
39:24un bon début
39:24mais imaginez le 1er mai
39:25aujourd'hui
39:26vous êtes payé
39:27quand vous ne travaillez pas
39:28si demain vous allez travailler
39:29encore heureux
39:30que vous êtes payé
39:30un jour de plus
39:31donc en fait
39:32vous n'êtes payé
39:32qu'une journée
39:33pas deux
39:33puisque votre journée
39:34initiale était déjà payée
39:35donc ce n'est pas vrai
39:36qu'il y aurait une majoration
39:37comme ça
39:38qui arriverait
39:38c'est une arnaque
39:39là aussi
39:39de première catégorie
39:40et sur cette question
39:41du volontariat
39:42Périne Goulet
39:43si l'aspect volontariat
39:45est lié par l'aspect financier
39:47c'est un volontariat
39:48qui s'explique
39:49par le porte-monnaie
39:50plutôt que par la volonté farouche
39:51de travailler le 1er mai
39:52mais il y a aussi
39:53et je pense
39:54il faut le rappeler
39:54tous les patrons
39:56ne sont pas des voyous
39:57à forcer
39:57en mettant
39:58j'allais dire
39:59une menace
39:59auprès de leurs salariés
40:00il y a aussi
40:01des patrons
40:02qui sont très respectueux
40:03et ils sont très nombreux
40:04dans notre pays
40:05qui vont bien comprendre
40:06qu'en fonction des situations
40:08on pourra
40:08ou on ne pourra pas
40:09et je pense qu'il faut
40:11laisser un petit peu
40:12d'intelligence collective
40:13et laisser
40:14ceux qui ont envie
40:15de travailler
40:16de le faire
40:16et vous l'avez très justement dit
40:17il y a certains jours fériés
40:19notamment parce que
40:20dans notre calendrier
40:21aussi il y a certains
40:22qui sont accrochés
40:23à une fête religieuse
40:24qui permet à certains
40:25de vouloir travailler
40:25parce que ça ne les intéresse
40:27pas forcément
40:27donc laissons
40:28ceux qui ont envie
40:29de travailler
40:30travailler
40:31pour ne pas en plus mettre
40:32les boulangers
40:32et les fleuris
40:33face à une concurrence
40:34déloyale
40:35telle qu'ils peuvent le vivre
40:35sur le 1er mai
40:36ça me paraît plus qu'important
40:37Allez on suit
40:38En dernier mot
40:39en quelques secondes
40:39Ce n'est pas un sujet moral
40:40je pense
40:41ce n'est pas une question
40:41de voyous
40:41pas voyous
40:42c'est une question
40:42que dès lors
40:43qu'on peut acheter
40:44du pain
40:44dans la grande surface
40:45d'à côté
40:45le boulanger
40:46qui fermait le dimanche
40:47ça l'arrangeait
40:48ça arrangeait les salariés
40:49il est obligé d'ouvrir
40:50pour tenir la concurrence
40:51c'est ça en fait
40:51le sujet là
40:52c'est que vous
40:52augmentez la concurrence
40:53quant à mon collègue
40:54je voudrais rassurer
40:56je voudrais rassurer
40:57monsieur Nuri
40:57sur le fait
40:58qu'on a inventé
40:59la congélation
40:59il y a quand même
40:59déjà beaucoup de décennies
41:01et qu'il pourra
41:01acheter son pain
41:02la veille
41:02et le manger le 1er mai
41:02il n'y aura pas de souci
41:03On vous ferait
41:04ce débat
41:05dans l'hémicycle
41:06vendredi
41:06ce sera au-delà
41:07du pain frais
41:08pain congelé
41:08j'imagine
41:09ce sera vendredi
41:09dans l'hémicycle
41:10de l'Assemblée nationale
41:10pour aller travailler
41:121er mai ou non
41:13il faut bien souvent
41:13prendre sa voiture
41:14il sera très question
41:15très largement
41:16du prix des carburants
41:17on va retrouver
41:18Damien Maudet
41:19au micro de Clément
41:20Stéphanie Despierres
41:21celle des 4 colonnes
41:22Bonjour
41:23qu'allez-vous demander
41:23au gouvernement
41:24tout à l'heure ?
41:25Bonjour
41:25aujourd'hui je pense
41:26qu'il y a deux Frances
41:27il y a une France
41:28qui paye 2,30 euros
41:29son litre de gasoil
41:30une France qui n'arrive plus
41:31à finir les fins de mois
41:32et puis il y a une autre France
41:33qui est celle
41:34qui s'enrichit
41:35sur cette situation-là
41:36aujourd'hui Total Energy
41:36a fait 1 milliard de profits
41:38rien que sur le mois de mars
41:39grâce à la spéculation
41:40je vais demander au gouvernement
41:41qu'il y ait un blocage des prix
41:42et qu'il soit supporté
41:43aujourd'hui
41:43par les super profits
41:44de l'industrie pétrolière
41:46qui s'enrichissent
41:46sur cette situation
41:47Le gouvernement dit
41:48que si on fait
41:49un blocage des prix
41:50ça risque d'engendrer
41:51de la pénurie
41:51puisque certains
41:52n'auraient plus d'intérêt
41:53à vendre du carburant
41:54qu'est-ce que vous répondez ?
41:55Je pense que déjà
41:56les pétroliers auront
41:56toujours intérêt
41:57à vendre leur carburant
41:58à moins cher
41:59plutôt que de ne pas
42:00le vendre du tout
42:00et puis surtout ça suffit
42:01en fait ça fait depuis 2022
42:03que nous avons des épisodes
42:03inflationnistes
42:04qui pour la plupart du temps
42:05sont nourris
42:06par les profits démesurés
42:07des grandes industries
42:08qui sont payés par les Français
42:09ça suffit
42:10Il faut qu'il y ait
42:10un blocage des prix maintenant
42:11pour que les gens
42:12puissent respirer
42:13et surtout que ce soit
42:13payé au prix juste
42:14Aujourd'hui il y a
42:15une situation de guerre
42:16les bombes pleuvent
42:18mais on a des profiteurs
42:19de guerre
42:19des profiteurs de misère
42:20qui cherchent à asphyxier
42:22l'ensemble de la population
42:23en faisant des profits démesurés
42:24Donc vous demandez
42:25est-ce que le gouvernement
42:26bloque tous les prix
42:27sans différence
42:28peu importe où
42:29sur le territoire
42:30et peu importe
42:30le type de carburant ?
42:31Le blocage des prix
42:32aujourd'hui
42:33c'est ce qui coûte
42:33le moins cher
42:34ça signifie en fait
42:35que c'est l'industrie
42:36qui va le supporter
42:37sur ses propres profits
42:38Donc aujourd'hui
42:38c'est la situation
42:39qui m'apparaît
42:40comme étant la plus mesurée
42:41Sauf que si une industrie
42:43ne fait plus de profits
42:43elle risque de ne plus
42:44fournir de matières premières
42:46Non mais attendez
42:46Total dépasse ses records
42:48en période d'inflation
42:48en 2022
42:49ils ont fait 20 milliards
42:50d'euros de bénéfices
42:51aujourd'hui ils font
42:51des super profits
42:52donc ils ont aussi
42:53un intérêt
42:54et je pense que c'est même
42:55une obligation
42:55à participer aujourd'hui
42:56à l'intérêt collectif
42:58et donc à baisser leurs prix
42:59en baissant leurs super profits
43:00Total a elle-même
43:01baissé ses prix
43:02bloque ses prix
43:03c'est pas suffisant ?
43:05Non mais aujourd'hui
43:06Total baisse ses prix
43:07d'ailleurs va les augmenter
43:08un petit peu
43:08sur le gasoil
43:09parce qu'en fait
43:10ils ont imposé
43:11à tous les autres
43:11d'augmenter leurs prix
43:12de manière aussi démesurée
43:14donc aujourd'hui
43:14Total peut faire
43:15un petit geste
43:16mais la vérité
43:16c'est que rien que
43:17sur le mois de mars
43:17avec une méthode
43:19de spéculation
43:19ils ont fait
43:20un milliard d'euros
43:21de profits
43:22Merci beaucoup
43:23Merci à vous
43:23Merci beaucoup
43:25Stéphanie Despierre
43:26sur cette question
43:26du blocage des prix
43:27notamment pour faire payer
43:29les grands groupes
43:30Périne Goulet
43:30qu'est-ce que vous répondez
43:31aux insoumis
43:32qui proposent cette solution ?
43:33Alors moi je viens
43:34d'un territoire rural
43:35où pour aller travailler
43:36effectivement on a besoin
43:37de son véhicule
43:37parce qu'il n'y a pas
43:38de transport en commun
43:40et on a besoin
43:41de notre véhicule
43:42pour aller travailler
43:43Toutefois
43:43que ce soit le blocage des prix
43:44ou la baisse des TVA
43:45ce qui me gêne dans le fond
43:46c'est surtout
43:47qu'on touche tout le monde
43:49alors qu'on n'a pas
43:49les moyens de le faire
43:50au niveau du budget de l'Etat
43:51Je suis et pour ma part
43:54plutôt sur des mesures
43:55à destination des gens
43:57qui travaillent
43:57qui ont réellement besoin
43:58de leur véhicule
43:59pour aller travailler
44:00parce qu'on a besoin
44:00que notre économie
44:01continue à fonctionner
44:02et donc avoir des aides ciblées
44:04sur ceux qui en ont le besoin
44:06Mais plus large
44:06que celles qui existent actuellement
44:08parce qu'actuellement
44:08c'est quelques métiers
44:10qui sont concernés
44:11Non mais quand je parle
44:12de ceux qui travaillent
44:12c'est pas que les entreprises
44:14c'est aussi
44:15moi qui vais
44:17qui en tant que caissière
44:18vais à cet endroit
44:19ou qui vais à mon entreprise
44:20ou à mon usine
44:21pour travailler
44:22parce que c'est nécessaire
44:23pour le pays
44:24mais aussi
44:25pour vivre à la fin du mois
44:26et ces gens là
44:27on ne pourra pas
44:28continuer à leur dire
44:28allez travailler
44:29alors que vous y allez à perte
44:31et on a besoin
44:32d'aider les travailleurs
44:32c'est pour moi une nécessité
44:33dans notre pays
44:34Le problème avec le blocage
44:35des prix ou la TVA
44:36c'est que finalement
44:37même les plus riches
44:38peuvent y contribuer
44:39est-ce qu'il ne faut pas
44:39des mesures ciblées
44:40pour les plus précaires ?
44:42Non mais attendez
44:42ça n'a rien à voir les deux
44:43Vous nous parlez du budget de l'Etat
44:45mais si on bloque les prix
44:46c'est justement pour pas
44:47que ça coûte à l'Etat
44:48Mais ça coûte forcément l'Etat
44:49Vous le savez très bien
44:50Ça nous a coûté combien
44:51qu'on a bloqué le prix des masques ?
44:53Mais c'était justement
44:54on le paye quelques années après
44:56Le code aujourd'hui du commerce
44:58nous autorise à bloquer les prix
45:00dans une période de crise
45:01ceux du carburant par exemple
45:03on parle, vous l'avez dit
45:04et la chose sera d'accord
45:05Vous le savez très bien
45:05qu'il y a toute une fois
45:06qu'on ne peut pas bloquer
45:06Je finis juste ma phrase
45:07Les prix des carburants
45:08vous le savez ont explosé
45:09on est d'accord là-dessus
45:09Il y a plein de gens
45:10dans votre circonscription
45:10qui sont concernés
45:11dans la mienne aussi
45:12Les gens sont pris à la gorge
45:13d'ailleurs si vous regardez
45:14Avenue du Quenne
45:14derrière l'Assemblée
45:15il y a un garage
45:15on est à 2,80€ sur le gasoil
45:182,80€ vous vous rendez compte
45:19L'augmentation moyenne des prix
45:20elle fait que quelqu'un
45:21aujourd'hui qui a 20 bornes
45:22pour son travail
45:23il paye 40€ de plus par mois
45:25avec les allers-retours
45:2640€
45:26ça revient à quoi ?
45:27ça fait 2 ans d'auses du SMIC
45:28qui ont été effacées
45:29donc qu'est-ce qu'on fait ?
45:30Il y a effectivement une solution
45:31il y a une partie de la droite
45:33du gouvernement
45:33qui disent
45:33il faut faire des chèques énergie
45:35c'est-à-dire on prend le budget de l'Etat
45:36c'est-à-dire nos impôts à tous
45:38et on met des aides
45:38Mais si on bloque les prix
45:39si on achète cher l'essence
45:43forcément il y a un peu moins de
45:44si on bloque les prix à 1,70€
45:46vous pensez vraiment
45:46C'est juste les fournisseurs
45:47qui vont dire
45:48je m'assois sur mes bénéfices
45:50Et on va faire quoi d'autre ?
45:52Stéphane il disait
45:53peut-être moins mettre de carburant
45:54ça peut créer des pénuries
45:55En attendant
45:56C'est juste qu'au lieu de gagner
45:572 milliards
45:58ils vont gagner 1,5
45:59mais ils se feront toujours
46:00de l'argent
46:00beaucoup trop d'ailleurs
46:01et je vais vous dire
46:02si jamais
46:04Total voulait vraiment
46:04rentrer dans un bras de fer
46:06sur les prix du carburant
46:07moi je n'y crois pas
46:07tant qu'ils se font de l'argent
46:08ils peuvent
46:09Je rappelle d'abord que Total
46:10dépense plus
46:11pour les actionnaires
46:1216 milliards par an
46:13qu'en investissement
46:1415 milliards par an
46:15mais si vraiment Total voulait avoir
46:16le bras de fer
46:17on pourrait nationaliser Total
46:18Alors on va écouter
46:19ce que pense le groupe Lyot
46:20et je vous donne la parole
46:21tout de suite après
46:22Paul-André Colombani
46:23est au micro
46:24de Clément Perrault
46:25au salle des 4 colonnes
46:26Paul-André Colombani
46:28vous allez interroger
46:28le gouvernement
46:29sur le prix du carburant
46:31et spécifiquement
46:32pour ce qui concerne
46:33les pêcheurs corses
46:34Effectivement
46:35on aurait pu
46:36interroger le gouvernement
46:37pour tous les consommateurs corses
46:39parce que malheureusement
46:40l'essence
46:40c'est vraiment un problème en Corse
46:41parce que personne
46:42par exemple
46:43ne peut se passer de la voiture
46:45il n'y a pas de transport
46:45en commun par exemple
46:46mais le sujet des pêcheurs
46:48depuis ce matin
46:49est encore plus prégnant
46:50tous nos ports sont bloqués
46:51malheureusement
46:52je suis tenté de vous dire
46:53à juste titre
46:53ils ne peuvent plus supporter
46:54cette hausse
46:55qui est à la fois
46:56structurelle et conjoncturelle
46:57habituellement
46:59il y a une vingtaine
47:00de centimes de plus
47:01c'est des causes structurelles
47:02qui font qu'ils payent
47:03le gazole plus cher
47:04mais aujourd'hui
47:05avec l'augmentation importante
47:06on est à plus de 50% plus cher
47:08c'est-à-dire qu'on paye
47:09le litre de gazole
47:101,45€
47:11et c'est plus supportable
47:13surtout quand
47:14on essaye de
47:15quand l'aide du gouvernement
47:17plafonne à 20 centimes
47:18par litre
47:19et c'est pareil
47:19je veux dire
47:19c'est des gens
47:20qui vont faire faillite
47:20très rapidement
47:21s'ils ne sont pas aidés
47:22par des mesures spécifiques
47:23très bien
47:24nous écouterons votre question
47:25dans quelques instants
47:25dans l'hémicycle
47:26cette alerte sur les pêcheurs
47:28en Corse
47:28le rassemblement national
47:29posera également une question
47:30sur les carburants
47:32on va retrouver
47:32Sébastien Chenier
47:33au micro de Stéphanie Despierre
47:34bonjour
47:35qu'allez-vous demander
47:35au gouvernement ?
47:37nous allons demander
47:37au gouvernement
47:38d'avoir enfin du courage
47:39et de baisser les taxes
47:40sur les carburants
47:41nous nous considérons
47:42au groupe rassemblement national
47:43que les carburants
47:44c'est des biens
47:44de première nécessité
47:46l'énergie
47:46ce sont des biens
47:47de première nécessité
47:48et aujourd'hui
47:49les français sont laissés
47:50à l'abandon
47:50que ce soit les professionnels
47:53qui sont laissés à l'abandon
47:54il y a eu des mesures
47:55il y a eu des mesurettes
47:56il y a eu du rafistolage
47:57mais il y a beaucoup
47:58de professionnels
47:59qui sont laissés à l'abandon
48:00les infirmiers à domicile
48:01les aides à domicile
48:03mais aussi tous les français
48:04qui ont besoin de leur voiture
48:04pour aller chercher leurs enfants
48:06se déplacer
48:08visiter leurs parents âgés
48:09que sais-je
48:09la vie sociale
48:10est très impactée
48:11les français ont besoin
48:12de leur voiture
48:13et le gouvernement
48:14les laisse un peu à l'abandon
48:15le gouvernement dit
48:16que s'il baisse la TVA
48:17ça coûte extraordinairement cher
48:18et qu'in fine
48:19de toute façon
48:19les français à un moment ou autre
48:21devront rembourser ça
48:21parce que ça créera de la dette
48:23et ça creusera le trou
48:24dans les finances publiques
48:25d'abord le gouvernement
48:26a ruiné le pays
48:27ces macronistes
48:28qu'on nous avait présentés
48:29comme des génies de l'économie
48:30nous laissent aujourd'hui
48:31des caisses vides
48:32qui fait que lorsque nous sommes
48:33face à une crise internationale
48:35nous ne pouvons pas faire face
48:36ils ont d'abord ruiné le pays
48:37mais nous nous leur demandons
48:38de faire ce qui se fait ailleurs
48:39en Europe
48:40en Italie
48:41en Autriche
48:41au Portugal
48:42il y a des baisses
48:43de la fiscalité
48:44des baisses à la pompe
48:45de la fiscalité
48:46sur l'essence
48:47et sur les carburants
48:47nous leur disons de faire ceci
48:49parce que ce sont des mesures
48:50pérennes
48:51qui va coûter très cher
48:53mais si c'est pérenne
48:54justement ça coûte très cher
48:55mais si c'est pérenne
48:56d'abord c'est 1 milliard
48:57à peu près par mois
48:58c'est-à-dire 10 à 12 milliards par an
49:01si on veut être précis
49:03mais ce sont des mesures
49:04qui impactent directement
49:05le pouvoir d'achat des Français
49:06le reste c'est du rafistolage
49:07qui coûte cher
49:08et du rafistolage
49:09qui ne solutionne rien du tout
49:11là pour l'instant
49:12l'État fait des bénéfices
49:13d'ailleurs il nous avait dit
49:14que c'était faux
49:14mais ils ont avoué
49:16que l'État faisait des bénéfices
49:17faisait engranger finalement
49:19sur la crise
49:20nous on lui demande
49:20des mesures très concrètes
49:21des mesures de pouvoir d'achat
49:23aux Français
49:23c'est ce qui se passe
49:24partout ailleurs en Europe
49:25le gouvernement visiblement
49:26n'est pas décidé à écouter
49:27et à regarder
49:28ce qui se passe ailleurs
49:29Merci
49:29Merci beaucoup Stéphanie Despierres
49:32que ce soit la baisse
49:33de la TVA proposée par l'ERN
49:35un blocage des prix
49:36proposé par les insoumis
49:37Périne Goulet
49:37on voit bien que le gouvernement
49:38semaine après semaine
49:40va être mis sous pression
49:41et les gens à la pompe
49:43ne vont pas pouvoir longtemps
49:44dépenser 2,30€ par litre
49:46est-ce qu'il faut des mesures
49:47plus générales
49:48que ces mesures
49:49très ciblées pour l'instant ?
49:50Oui je pense qu'il faut des mesures
49:51pour les travailleurs
49:52on est bien d'accord
49:53on ne peut pas continuer
49:54à avoir un litre de gaz à 2,30€
49:56mais le vrai sujet
49:57qu'on peut se poser
49:58c'est que l'Ukraine
49:59ne nous a pas vraiment
49:59servi de leçon
50:01on avait déjà des difficultés
50:02après l'Ukraine
50:03et là on se retrouve encore
50:04avec des difficultés
50:05au niveau du pétrole
50:06la vraie question
50:07c'est quand est-ce
50:07qu'on se met réellement
50:09j'allais dire
50:11à mettre l'électrification
50:12dans notre territoire
50:14un peu partout
50:14dans nos usages
50:15parce que là
50:16nous avons la production
50:16sur notre territoire
50:18et donc nous n'aurions pas
50:19de difficultés
50:20à espérer qu'un détroit
50:21se libère
50:22avec des personnes
50:23qui partent en vatanguerre
50:24un peu par-dessus la jambe
50:26et qui se retrouvent le nez
50:27au bout de trois semaines
50:28en se disant
50:29ça commence à être compliqué
50:30donc aujourd'hui
50:31le vrai sujet
50:31c'est qu'est-ce qu'on fait
50:32pour électrifier le pays
50:34et ne plus être dépendant
50:35de ces énergies métrolières
50:36Le gouvernement doit annoncer
50:38des mesures sur l'électrification
50:39dit aussi qu'en favorisant
50:41le renouvelable
50:43des énergies produites en France
50:44on est moins dépendant des autres
50:45mais bon ça prend du temps
50:47Adrien Clouet
50:47Bien sûr
50:47mais vous voyez là-dessus
50:48il y a un élément
50:49où on pourra se retrouver
50:50sur un projet à long terme
50:52sur les questions
50:52de l'électrification des usages
50:53c'est important
50:53il faut le faire
50:54mais quel est finalement
50:55le point commun
50:56qui bloque l'électrification
50:57qui bloque aujourd'hui
50:59les prix à la pompe
51:00c'est l'actionnaire de Total
51:02ce sont les actionnaires de Total
51:03qui tous les ans
51:04quand même fonctionnent
51:0516 milliards d'euros
51:06est-ce qu'on se rend compte
51:07c'est plus que la plupart des ministères
51:0816 milliards d'euros
51:09tous les ans partent
51:10en dividendes
51:11en rachat d'actions par Total
51:12Total dépense plus
51:13pour ses actionnaires
51:14qu'en investissement
51:15notamment dans les renouvelables
51:16et d'ailleurs je finis juste là-dessus
51:17quand même
51:17un truc important
51:18Total a touché un chèque
51:19il y a quelques jours
51:21des Etats-Unis d'Amérique
51:211 milliard de dollars
51:22pour abandonner ses projets
51:24d'éolien
51:25aux Etats-Unis d'Amérique
51:26c'est-à-dire que maintenant
51:27Total se fait même payer
51:28par des gouvernements étrangers
51:29pour faciliter
51:31l'énergie carbone
51:32et fossile
51:32c'est un problème
51:33et donc il faut faire
51:33payer les actionnaires
51:34et pas du tout les gens
51:35qui sont producteurs
51:36je voudrais juste rappeler
51:38les défaits
51:39les actionnaires de Total
51:40quand on parle des actionnaires de Total
51:42je voudrais juste rappeler
51:42que la majorité
51:44des actionnaires de Total
51:44sont les salariés de Total
51:45et ça il ne faut pas l'oublier
51:47c'est pas que des actionnaires
51:50des multimilliardaires
51:50mais sur les profits
51:52que peuvent faire
51:52ces grands groupes
51:53où on s'appelle
51:53qui s'enrichissent
51:54dans la crise
51:55il y a quand même
51:55quelque chose à regarder
51:56sur Total
51:57qui est le géant français
51:58mais il y a quand même
51:59dans notre pays
52:00d'autres fournisseurs
52:02fournisseurs de gasoil
52:03et de diesel
52:03qui ne sont pas total
52:04et donc si on doit agir
52:05il faut agir
52:06sur l'ensemble
52:06j'allais dire
52:07des fournisseurs
52:08de pétrole
52:09et d'essence
52:10parce qu'aujourd'hui
52:11c'est trop facile
52:12d'attaquer
52:12que le fleuron français
52:13mais est-ce qu'il faut regarder
52:14une taxe justement
52:15sur ce qui pourrait
52:16s'apparenter
52:17à des super profits
52:18ou des super duisants
52:19dans la crise
52:19lors d'un projet de loi
52:20de finances rectificatives
52:21comme on peut voir
52:21effectivement
52:22s'il faut baisser
52:23les assises
52:24sur le carburant
52:26tel qu'on l'a aujourd'hui
52:26comme on l'avait fait
52:28au moment de la guerre
52:28en Ukraine
52:29où les électriciens
52:30pour le coup
52:31et les fournisseurs
52:32d'énergie plutôt électrique
52:33avaient fait
52:33des super profits
52:35et là on avait été taxés
52:36mais aujourd'hui
52:37la réponse
52:38on ne pourra pas faire
52:39un projet de finances
52:39rectificatif aussi rapide
52:41mais il faut qu'on puisse
52:41permettre aux personnes
52:43de la classe moyenne
52:45qui sont au SMIC
52:45d'aller travailler
52:46c'est pourtant ce que vous
52:47vous demandez
52:48Adrien Clouet
52:49notamment par la voix
52:50du président
52:50de la commission des finances
52:52pour vous
52:52le budget là
52:53sera caduque
52:54pour l'instant
52:54le gouvernement annule
52:55des crédits
52:56c'est ce qu'il peut faire
52:56sur une année en cours
52:57sans forcément avoir
52:58besoin d'un texte
52:59mais pour vous
52:59il faudra un texte
53:00ad hoc
53:01pour réarbitrer
53:02certaines économies
53:04écoutez le gouvernement
53:05a roulé
53:06le parti socialiste
53:07dans la farine
53:07ils leur ont fait voter
53:08un budget
53:08avec des engagements
53:09on vous dit depuis le début
53:10que les engagements
53:11ne tiendront pas
53:11d'ailleurs on avait discuté
53:12ici même
53:12avec différents députés
53:14Macronistes
53:14à chaque fois je leur disais
53:15je ne vous crois pas
53:15vos promesses sont fausses
53:17sur les écoles
53:17les pompiers
53:18l'équipement sportif
53:19et ben voilà
53:19c'était vrai
53:20le gouvernement vient
53:21et va faire des coupes
53:22budgétaires sauvages
53:23je rappelle tout de même
53:24puisque tout le monde
53:25n'est pas actionnaire
53:25de Total dans ce pays
53:26contrairement à ce que
53:27vous laissez un peu sous-entendre
53:28il y a quelques instants
53:29que là où il y a de l'argent
53:30aujourd'hui en masse
53:32ce sont dans des grandes multinationales
53:33Total a fait un milliard d'euros
53:34par des opérations spéculatives
53:36il y a deux semaines
53:37en achetant
53:37pardon il y a un mois
53:38en achetant des barils
53:39au début de la guerre
53:40pour les revendre plus chers
53:40Le Premier ministre Sébastien Lecornu
53:41qui arrive à l'Assemblée nationale
53:43Périne Goulet
53:44sur cette question du budget
53:45on voit bien aussi
53:46la difficulté
53:46avec laquelle le budget
53:48a été voté
53:48là on se retrouve
53:49en pleine crise internationale
53:51est-ce qu'il est toujours sincère
53:52ce budget aujourd'hui
53:53est-ce qu'il est toujours effectif
53:54est-ce qu'il faut le corriger
53:55Il ne peut plus être sincère
53:57puisqu'on a une nouvelle crise
53:58une nouvelle donne
53:59et les données
54:00j'allais dire financières
54:01ne sont plus les mêmes
54:02mais ce qu'il faut expliquer
54:03quand même aussi aux Français
54:04c'est que
54:05contrairement aux pays
54:06que vous avez cités
54:06qui eux ont des finances
54:07plus saines que les nôtres
54:08si on veut amener des aides
54:10et qu'il faut emmener des aides
54:12aux personnes qui vont travailler
54:14aux travailleurs de notre pays
54:15ça veut dire qu'à un moment
54:15il va falloir trouver le budget
54:16ailleurs
54:17et donc dans ce cas
54:18ça veut dire effectivement
54:19des coupes budgétaires
54:19à certains endroits
54:21est-ce que c'est sur un certificat d'énergie
54:22comme on a pu le voir
54:24il y a quelques jours
54:25c'est peut-être des subventions
54:26à certaines associations
54:27c'est peut-être aussi
54:28une non-revalorisation
54:29de certaines prestations
54:30il faut savoir que
54:31ces aides auront un coût
54:32on est dans un contexte géopolitique
54:34qui n'était pas prévu
54:36au moment du budget
54:37donc forcément
54:37il faudra revoir ce budget
54:39et un contexte financier contraint
54:40peut-être plus contraint en France
54:42que chez certains de nos voisins
54:43c'est ce qu'on entend beaucoup
54:44de la part du gouvernement
54:45ou de ses soutiens
54:45en France on n'a pas les moyens
54:48de dépenser trop d'argent
54:49on a un contexte déjà délicat
54:51de rien que plus
54:52c'est étonnant
54:53parce que depuis 2017
54:53les macronistes
54:54ont jeté par les fenêtres
54:5540 milliards d'euros
54:56par an de recettes fiscales
54:57d'imposition sur les hauts patrimoines
55:00sur les plus aisés
55:01d'exit taxe
55:02etc etc
55:02donc visiblement de l'argent
55:03il y en avait quand ils sont arrivés
55:04ils ont fait des contre-réformes fiscales
55:06au profit de certaines grandes fortunes
55:08et à la fin
55:09ils ont vidé la caisse
55:09ben oui
55:10lorsqu'une caisse est vidée
55:12et qu'on la laisse se vider
55:13pendant 10 ans
55:15et ben à la fin
55:15il n'y a plus d'argent dedans
55:16et c'est ça le problème
55:17maintenant le sujet
55:17c'est est-ce qu'on vit avec cette caisse vide
55:20ou est-ce qu'on la remplit
55:20je fais partie de celles et ceux
55:21qui pensent qu'il faut la remplir
55:23parce qu'on a des besoins
55:23pour l'école
55:24l'éducation
55:25l'université
55:25la science etc
55:26et on sent qu'il y a un petit traumatisme
55:28du Covid
55:29du quoi qu'il en coûte
55:30chez vous
55:31chez le gouvernement
55:32qui hésite aussi peut-être
55:33à mettre un peu d'argent
55:34de peur de ne pas pouvoir après
55:35le reprendre
55:36on l'a vu
55:37et à l'époque d'ailleurs
55:37le ministre était venu le dire
55:39en commission des finances
55:40dans laquelle je siège
55:41c'est de dire qu'à un moment
55:42quand on met des aides
55:43auprès des français
55:48les primes
55:48à droite à gauche
55:49sur un certain nombre
55:50de populations
55:51on a effectivement du mal
55:52à les enlever
55:52une fois la crise passée
55:54donc je comprends
55:55qu'on puisse avoir du mal
55:55à se dire
55:56on va avoir un nouveau dispositif
55:57mais surtout
55:58on n'est plus dans le même contexte
55:59le quoi qu'il en coûte
56:00pèse bien entendu
56:01sur nos finances
56:02et ce quoi qu'il en coûte
56:03avait été demandé
56:03par toutes les parties
56:05de notre assemblée
56:06il fallait aller aider
56:07nos concitoyens
56:08notamment nos entreprises
56:09et aussi leurs salariés
56:10c'était important
56:11notamment avec le changement
56:12donc aujourd'hui bien entendu
56:13compte tenu de la dette
56:15qui a été créée
56:15suite au Covid
56:16on essaye de faire attention
56:17le mot de la fin
56:18Adrien Clouet
56:19proposition simple
56:19vous nous dites
56:20qu'il ne faut pas toucher
56:21au budget de l'Etat
56:22mais qu'il faut aider les gens
56:23pourquoi vous ne votez pas
56:24le blocage du prix de l'énergie
56:25et le blocage des prix des carburants
56:26ça ne coûte pas un centime
56:28à l'Etat
56:28et ça aide absolument
56:29tous ceux qui en ont besoin
56:30allez on a débattu
56:31vous allez continuer
56:31certainement à débattre
56:32dans l'hémicycle
56:33puisque la question des carburants
56:34sera centrale
56:35dans cette séance
56:36de questions au gouvernement
56:37et peut-être celle
56:37des prochaines semaines
56:38merci Adrien Goulet
56:39merci Adrien Clouet
56:41Périne Goulet
56:43excusez-moi
56:43on va retrouver
56:44Martin Bornet
56:45maintenant
56:45cours d'honneur
56:46vous avez vu le premier ministre
56:47passer
56:48c'est sur la question
56:48des carburants
56:49Martin Monac
56:50qui sera très largement
56:51interrogé aujourd'hui
56:53oui vous l'avez dit
56:54à la une de ces questions
56:55au gouvernement
56:56le prix des carburants
56:57alors que de nombreux blocages
56:58pour protester
56:59contre la flambée des prix
57:01ont lieu ce mardi
57:02en France
57:03à noter également
57:04deux questions
57:05sur le racisme
57:06envers les nouveaux élus
57:07après les insultes racistes
57:09dont a été victime
57:10le nouveau maire de Saint-Denis
57:12Bali Bagayoko
57:15merci beaucoup Martin
57:17sur ces images
57:19justement nous sommes
57:20dans la salle des pas perdus
57:21la garde républicaine
57:22est installée
57:23prête à accueillir
57:25la présidente de l'Assemblée
57:26pour traverser la salle
57:27des pas perdus
57:27au rythme des tambours
57:29Stéphanie Despierre
57:30Martin le disait
57:31et c'est vraiment le sujet
57:32dont tout le monde parle
57:33à l'Assemblée
57:33la question des carburants
57:34mesure ciblée
57:35pour l'instant Stéphanie
57:36oui le gouvernement réfléchit
57:38pour l'instant
57:39à une nouvelle salve d'aide
57:40la porte-parole du gouvernement
57:41évoquait notamment
57:42les aides-soignantes
57:43les aides à domicile
57:43et certains agriculteurs
57:44on devrait en savoir un peu plus
57:45à la fin de la journée
57:47car les syndicats
57:47ont rendez-vous à Bercy
57:49à 17h30
57:50l'exécutif je vous le rappelle
57:51a déjà pris des premières mesures
57:53pour les pêcheurs
57:53les agriculteurs
57:54les transporteurs routiers
57:55mais aussi pour certaines entreprises
57:56qui ont droit au chômage partiel
57:58mais les oppositions
57:59réclament plus d'aide
58:01il dénonce des rustines
58:03des mesurettes
58:04les insoumis
58:05veulent un prix bloqué
58:06à 1,70 euros
58:09ça ferait un peu cher
58:107 euros
58:11le Rassemblement National
58:12de son côté
58:13réclame toujours
58:14une baisse de la TVA
58:15de 20%
58:16à 5,5%
58:18sur les carburants
58:19estimant
58:20que c'est un bien
58:21de première nécessité
58:23Merci beaucoup Stéphanie Despierre
58:26pour ces propositions
58:27des uns et des autres
58:28qui vont être reformulées
58:30dans l'hémicycle
58:30de l'Assemblée Nationale
58:31on écoutera évidemment
58:33les réponses du gouvernement
58:34mais tout de suite
58:35Yael Bronfivet
58:36la présidente de l'Assemblée
58:37traverse la salle
58:37des pas perdus
58:54La présidente de l'Assemblée
58:56qui va ouvrir
58:56cette séance
58:57des questions
58:57au gouvernement
58:58avec entre autres
58:59vous vous en doutez
59:00et vous l'avez peut-être
59:01vécu ce week-end
59:02sur les routes
59:03les prix des carburants
59:05qui s'envolent
59:06quelle réponse
59:07pour le gouvernement
59:08on suit tout ça ensemble
59:09en direct
59:09en intégralité
59:10on se retrouvera après
59:11avec deux députés
59:12pour revenir sur la séance
59:13et quatre citoyens
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