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  • il y a 2 semaines
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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00:01Bonjour à tous, bienvenue sur LCP pour les questions au gouvernement, séance à suivre dans quelques instants évidemment.
00:08On reviendra sur les votes sur la fin de vie, soins palliatifs et aides à mourir, ce sera demain.
00:13– Sous-titrage ST' 501
00:43– Sous-titrage ST' 501
01:13– Oui, aujourd'hui le thème qui va dominer ces questions au gouvernement, c'est la guerre en Ukraine, car
01:18nous sommes 4 ans jour pour jour après l'invasion par la Russie.
01:22Le peuple ukrainien fait toujours face au bombardement russe, sans espoir de fin pour le moment.
01:27Et sur place, il y a des millions d'habitants qui sont sans électricité ni chauffage, en plein cœur d
01:33'un hiver glacial.
01:34Aujourd'hui, il y aura donc 4 députés qui vont interroger le gouvernement sur ce sujet, avec notamment une question
01:41sur le gel des avoirs russes.
01:43– Merci beaucoup Martin, on suivra évidemment en direct en intégralité la séance des questions au gouvernement.
01:48Avant cela, on va revenir avec nos invités, celles des pas perdus, sur les textes sur la fin de vie.
01:53Colette Capdevial, bonjour.
01:54– Bonjour.
01:55– Vous êtes députée du groupe socialiste, députée des Pyrénées-Atlantiques, Xavier Breton, bonjour.
01:59– Bonjour.
02:00– Députée droite républicaine de l'Ain.
02:01Alors vous étiez censée, l'un comme l'autre, voter après la séance des questions au gouvernement.
02:06Finalement, le vote est reporté, Stéphanie Despierres, il aura lieu demain.
02:11– Oui, le vote solennel est donc décalé de 24 heures, car les députés n'ont pas fini l'examen
02:15du texte hier soir,
02:16malgré une séance prolongée jusqu'à 1h du matin.
02:20Le débat reprend donc cet après-midi.
02:22Il reste 240 amendements, il y en avait plus de 2000 au départ.
02:26Cette journée supplémentaire devrait suffire.
02:29Demain, ces lois sur l'aide à mourir devraient être adoptées par l'Assemblée nationale,
02:33puis elles repartiront au Sénat.
02:36Ces fervents défenseurs estiment qu'un vote définitif est encore possible avant l'été,
02:40soit plus de deux ans après les premiers débats parlementaires.
02:44– Et justement, Stéphanie, ce calendrier peut-il être tenu ?
02:47– Alors ça paraît tenable, selon la plupart des députés qui participent ici au débat.
02:55Demain, donc après le vote solennel, on passera aussi à tout autre chose.
02:58Il y aura deux motions de censure déposées par la France Insoumise
03:03et le Rassemblement national contre la politique énergétique qui seront discutées.
03:06Elles n'ont quasiment aucune chance d'être adoptées.
03:08Et puis, on parlera également du projet de loi sur la fraude.
03:12Après la fin de la discussion sur l'aide à mourir,
03:15les députés doivent entamer l'examen de ce projet de loi cher à la droite,
03:18à moins que, faute de temps, le gouvernement décide in fine de le reporter
03:22à fin mars après la coupure parlementaire.
03:25– Merci beaucoup Stéphanie Despierre, Colette Capdeviel.
03:28Vous n'avez pas pu finir l'examen du texte hier.
03:31S'il faut discuter quelques heures de plus, vous discuterez quelques heures de plus
03:35ou vous regrettez de ne pas avoir fini hier soir ?
03:37– C'est normal que ce texte suscite des débats sur chaque amendement.
03:44Et donc, ce texte va se terminer très probablement ce soir.
03:47Il reste encore quelques amendements importants.
03:52Mais je pense qu'on est en deuxième lecture.
03:56Ça fait maintenant plusieurs jours que le débat a lieu.
03:59Je pense qu'il est temps de voter ce texte en deuxième lecture.
04:03– Xavier Breton, vous êtes opposé à ce texte.
04:06La droite républicaine a déposé plus de 500 amendements.
04:08Est-ce qu'une technique de ceux qui s'opposent à ce texte,
04:11c'est de jouer un petit peu la montre ?
04:12Certains vous le reprochent.
04:14– Non, parce que si on devait faire de l'obstruction,
04:16on le ferait de manière bien différente.
04:18Là, on a même pas 2 000 amendements, 1 800 exactement.
04:23Quand vous avez eu un débat sur la loi de finances, c'était 20 000.
04:27Sur les retraites, c'était 20 000 également.
04:28Donc quand on veut vraiment rentrer dans une logique d'obstruction,
04:32c'est au-delà bien sûr de ce chiffre d'amendement.
04:34Là par contre, c'est quand même de prendre le temps, de peser chaque mot.
04:37On sait que c'est un sujet qui est sensible, compliqué pour chacun d'entre nous.
04:41Et qu'il est important effectivement que la définition des critères,
04:47les modalités, si on devait passer à cette euthanasie,
04:50soient faites avec vraiment précision.
04:54Et c'est pour ça qu'on prend le temps et je crois que c'est une bonne chose.
04:56– Le vote normalement, demain, ça a priori, vous semblez pouvoir y arriver.
05:00– Oui, je pense que là, il reste 240 amendements.
05:02Je crois que certains voulaient aller à marche forcée,
05:05veulent aller au plus vite.
05:06Non, je crois qu'encore une fois, ça fait seulement maintenant un an et demi
05:10que le texte a commencé, puisqu'on est reparti à zéro avec la dissolution,
05:13il ne faut pas l'oublier là aussi.
05:14Donc on est dans un calendrier tout à fait normal.
05:16Et encore une fois, il y a sûrement d'autres urgences que de discuter de ce texte.
05:19On parlait par exemple du texte sur les fraudes,
05:21qui aurait pu être un sujet plus important.
05:23Malheureusement, le gouvernement a ce...
05:24– Alors pour vous, j'imagine que pour ceux qui défendent le texte,
05:27ce n'est pas tout à fait la même analyse, Colette Capdeviel.
05:30Pour vous, vous avez envie peut-être de clôturer ce débat.
05:33– Il y a quand même une demande de la société française.
05:37Ce texte est quand même issu d'une concertation avec les citoyens.
05:41C'est un texte qui a été longuement débattu à l'Assemblée nationale,
05:45au Sénat, dans la société.
05:47Je pense que tous les points de vue,
05:52et chaque point de vue est respectable, vraiment.
05:55– Et s'exprime dans l'émission.
05:56– Et les débats ont été assez sereins,
05:58je trouve particulièrement sereins et respectueux
06:01des différences d'appréciation.
06:03Et donc, je pense qu'il est important maintenant
06:04de passer au vote, enfin.
06:07– Un mot, Xavier Breton ?
06:07– Oui, juste pour regretter, par exemple,
06:09il y a le plan grand âge que tout le monde attend.
06:11Et là, c'est du concret,
06:12puisqu'il s'agit de la situation dans les EHPAD,
06:14sur le vieillissement.
06:15Et là, ce plan est à nouveau reporté.
06:17Donc, on voit bien où sont les priorités.
06:20Avec l'euthanasie, on est plutôt dans une logique
06:22de vouloir faire des économies, entre guillemets,
06:24alors que là où il y a les vrais besoins,
06:25on reporte le plan grand âge.
06:28– Xavier Breton, on va aller après,
06:30dans, justement, le cœur du texte.
06:32On va aussi donner la parole à d'autres groupes politiques.
06:34Je vous propose d'écouter la députée Brigitte Liseau
06:36du groupe Ensemble pour la République.
06:38Elle est au micro de Clément Perrault,
06:39celle des quatre colonnes.
06:40– Brigitte Liseau, vous étiez particulièrement impliquée
06:43sur l'examen de ce texte,
06:44un rapporteur des articles 1 à 4.
06:46Est-ce que vous diriez, globalement,
06:47que les débats ont été respectueux,
06:49de bonne tenue dans l'hémicycle ?
06:51– Oui, absolument.
06:52De la même façon que les débats de l'année dernière,
06:54de la même façon, les débats en commission,
06:56c'est toujours vraiment un dialogue
06:58et des débats d'idées.
07:00– Très bien.
07:01Est-ce que maintenant, vous espérez que ce texte
07:02va être voté demain
07:03et que le calendrier va pouvoir aller vite
07:05pour peut-être un vote définitif d'ici l'été ?
07:08– Oui, je pense sincèrement
07:09qu'on va pouvoir voir cette loi
07:11enfin voter définitivement avant l'été.
07:14Le calendrier, en tous les cas, le permet.
07:16– Pourquoi c'était important d'arriver assez vite ?
07:19Parce que ça fait quand même,
07:19on le rappelait tout à l'heure à l'antenne,
07:20près de deux ans que les débats avaient débuté
07:22à l'Assemblée sur ce sujet.
07:23– Eh bien, justement, parce que ça fait près de deux ans
07:26et que ce texte doit maintenant être voté.
07:28il est attendu par les Français,
07:30c'est un sujet qui a été évoqué
07:32dans la Convention citoyenne,
07:34il n'y a plus qu'à le voter.
07:35On arrive vraiment là, à la fin.
07:37– Merci à vous.
07:38– Merci.
07:38– Merci beaucoup Clément Perrault.
07:41Alors, on va revenir justement sur ce qu'il y a dans le texte
07:44et on rappelle qu'en première lecture,
07:45il a été largement adopté, une centaine de voix près.
07:48Colette Capdeviel, est-ce que pour vous,
07:50le résultat demain sera le même qu'en première lecture ?
07:53– Je pense qu'on va s'approcher à peu près du même résultat.
07:56On arrive à un texte consolidé
07:59avec, je pense, la fixation des cinq conditions cumulatives.
08:04– On les redonnera, on en parlera évidemment.
08:06– Je pense qu'on va plus ou moins arriver
08:12pratiquement au même résultat de vote à l'Assemblée nationale.
08:15– Xavier Breton, en première lecture,
08:18je le rappelle, 305 voix pour, 199 contre.
08:22Est-ce que là, demain, vous pensez que ce sera à peu près le même équilibre ?
08:25– Je crois que ça va être intéressant à regarder
08:27parce qu'il y avait un certain nombre d'hésitants
08:29qui n'ont pas voulu bloquer, effectivement, les débats en première lecture.
08:33Là, ils ont pu constater quand même qu'en deuxième lecture,
08:35le texte, contrairement à ce qu'il est dit, n'est pas équilibré.
08:37Il va vraiment d'un côté.
08:40– Alors, pourquoi ?
08:41– Pourquoi ?
08:42C'est parce que, tout d'abord,
08:44on présente ça comme étant un droit individuel
08:47qui n'engagerait que la personne qui aurait le libre choix de sa vie.
08:50On se rend compte qu'en fait, et on l'a bien vu dans les débats,
08:53tout l'entourage est concerné,
08:55l'entourage familial, mais également l'entourage professionnel.
08:59Et donc, ce n'est pas simplement un droit où on dit
09:01non, il n'y a aucune conséquence sur les autres, pas du tout.
09:03On se rend compte qu'il y a des liens qui se font.
09:07– Mais c'est la personne elle-même
09:08qui devra, jusqu'au dernier moment, dire que c'est son souhait.
09:12– Voilà, mais c'est là aussi où il y a la question,
09:14c'est de dire, ce n'est pas vrai,
09:15qu'il n'y a pas d'impact sur les proches, ce n'est pas vrai.
09:17– Alors, sur cette question, Colette Capdeviel,
09:19puisque c'est une question qu'on entend
09:21et qui est soulevée par les opposants,
09:23notamment à l'aide à mourir,
09:24de dire, qu'en est-il de la pression
09:26des entourages, parfois, sur les personnes ?
09:29– Sur cette question, la loi,
09:31vraiment, est très restrictive.
09:33Et d'ailleurs, quand elle sera votée,
09:35on aura en France
09:36des lois qui sera, finalement,
09:39la plus contrainte,
09:41notamment en Europe.
09:42Donc, on a fixé des conditions très strictes,
09:44et notamment l'expression
09:47de la volonté.
09:48on a été extrêmement clairs,
09:50et les débats l'ont montré,
09:52également, sur la question des souffrances,
09:54et sur, également, le fait que l'affection,
09:57elle est durable,
09:58et qu'il n'y a pas de possibilité d'amélioration.
10:00Donc, tous ces critères sont cumulatifs,
10:03ils sont très restrictifs.
10:05Alors, bien sûr,
10:05quand quelqu'un est malade,
10:07et qu'il s'agisse de soins palliatifs
10:09ou d'aides à mourir,
10:11bien sûr qu'une famille
10:13et des proches se sont impactés,
10:15mais la maladie,
10:16elle impacte toujours une famille.
10:17Donc, cet argument
10:19que vous invoquez,
10:20là, pour le coup,
10:22n'est pas du tout recevable.
10:24Deux choses.
10:25D'une part, on constate,
10:26avec les exemples étrangers,
10:27qu'à partir d'un texte
10:28qui est un peu le pied dans la porte,
10:30c'est l'expression qui a été, d'ailleurs,
10:32utilisée par les promoteurs même du texte,
10:33on sait que ça ira plus loin par la suite.
10:36Alors, c'est le législateur
10:37qui décide, éventuellement,
10:39non d'aller plus loin.
10:40On sait fort bien que...
10:41D'ailleurs, le rapporteur général
10:42l'a dit lui-même,
10:43c'est pas tout ce que je voulais,
10:45donc c'est quoi le tout ?
10:46Là, on peut s'interroger,
10:47mais c'est dire, c'est toujours ça,
10:48il faut déjà prendre ça.
10:49Le deuxième point,
10:50l'impact sur les autres personnes,
10:51c'est pas uniquement une pression
10:53que pourrait faire l'entourage
10:55sur la personne malade.
10:55C'est les conséquences
10:56du choix de la personne ?
10:57C'est aussi, voilà, tout à fait.
10:58Et là, c'est quelque chose
10:59qu'il faut mesurer, encore une fois,
11:01soyons dans une société
11:03de fraternité, de solidarité,
11:04où on fait attention,
11:05et que ce ne soit pas l'individu
11:06qu'il choisisse tout seul pour lui,
11:07parce qu'il y a des conséquences
11:08pour les autres.
11:09Alors, on va revenir,
11:10on sait, on a dit qu'en première lecture,
11:11le texte avait été, voilà,
11:12largement adopté.
11:13En deuxième lecture,
11:14un amendement a été voté,
11:16c'était un amendement
11:16qui était contre l'avis du gouvernement,
11:18et il va y avoir
11:19une deuxième délibération.
11:20Ça peut changer pour certains
11:21la vision qu'ils ont du texte.
11:23Clément Perrault,
11:23expliquez-nous justement
11:25cette question qui a été votée,
11:27ce point qui a été voté
11:28dans l'hémicycle,
11:29et sur lequel les députés
11:30pourraient revenir.
11:31Oui, Elsa, c'est un point clé
11:33qu'il faudra surveiller de près
11:34juste avant le vote solennel demain.
11:37Les députés ont adopté
11:38un amendement, vous l'avez dit,
11:39contre l'avis du gouvernement.
11:41Cet amendement,
11:41il prévoit qu'une personne
11:43qui veut avoir recours
11:44à l'aide à mourir
11:45puisse choisir
11:46qui lui administrera
11:48la substance létale.
11:49Concrètement,
11:50soit la personne pourra
11:51se l'auto-administrer,
11:52soit elle demandera
11:53pour cela l'intervention
11:54d'un médecin
11:55ou d'un infirmier.
11:56Jusqu'ici, dans le texte,
11:58ce recours à une tierre personne
11:59n'était possible
12:00que pour un patient
12:02qui était dans l'incapacité physique
12:04de s'auto-injecter la substance.
12:07C'est un point très important.
12:08C'est pour ça
12:08que le gouvernement
12:09a demandé une deuxième délibération.
12:11Concrètement,
12:12les députés vont re-voter
12:14sur cet amendement
12:16parce que ce choix
12:17de qui administre la substance
12:19est une ligne rouge
12:20pour de nombreux députés,
12:21en particulier du Bloc central.
12:23Si l'amendement venait
12:24à être confirmé,
12:26à être voté une seconde fois,
12:27ça pourrait avoir
12:28une influence importante
12:29sur le vote final.
12:31Merci beaucoup, Clément Perrou.
12:32Au collet de Cœp de Vielle,
12:33c'est votre groupe
12:34qui a déposé cet amendement
12:36et pour certains,
12:37ils déséquilibrent le texte.
12:38Une majorité de députés
12:39est favorable,
12:40ce que Clément disait,
12:41à ce que ce soit
12:42la personne
12:43qui s'administre
12:44la substance létale
12:45et qu'il n'y ait pas
12:45d'intervention d'inter
12:46ou alors dans des conditions
12:47très précises.
12:49Pourquoi avez-vous voulu
12:50aller plus loin
12:51au risque, pour certains,
12:53de déséquilibrer le texte ?
12:54Oui, cet argument
12:55n'est pas recevable
12:56puisque cet amendement
12:58a déjà été voté.
12:59Il a été voté
13:00il y a quelques jours.
13:02Pourquoi, en fait,
13:03l'avons-nous porté ?
13:04Eh bien, tout simplement
13:06pour permettre la liberté,
13:08pour permettre
13:09cette liberté de choix.
13:10D'abord parce que,
13:11d'abord,
13:12l'administration
13:13par soi-même,
13:14c'est bien,
13:15mais en fait,
13:16ce n'est pas suffisant.
13:17Et il faut pouvoir
13:18laisser la liberté
13:19à une personne
13:21de pouvoir le demander
13:22à un tiers.
13:23Et donc,
13:23cette question
13:23de l'administration,
13:25je comprends qu'elle soit
13:25au cœur du texte
13:26et je comprends
13:27que le vote
13:28va être déterminant.
13:29Sur la seconde délibération,
13:31qu'allez-vous faire ?
13:32Puisque si vous re-votez
13:34dans le sens
13:34de votre amendement,
13:35vous risquez peut-être,
13:38à la fin,
13:38de voir le texte rejeté ?
13:40Pas forcément.
13:41Pas forcément
13:41parce que je pense
13:42que ce qui est important
13:44à la fin,
13:45c'est l'avancée
13:46que porte ce texte.
13:48Donc, vous voterez
13:49favorablement ?
13:49Nous voterons favorablement
13:50et même, d'ailleurs,
13:52s'il advenait
13:54que cet amendement
13:55ne soit pas voté
13:57tout à l'heure.
13:58Xavier Breton,
13:59c'est vrai que le débat
14:00en seconde lecture
14:01s'est beaucoup porté
14:02sur cette question.
14:04On a bien compris
14:05que vous étiez défavorable
14:06à l'aide à mourir,
14:07mais si jamais
14:07elle était mise en œuvre,
14:09pour vous,
14:09il faut que ce soit
14:10une auto-administration
14:12et pas l'administration
14:13par un médecin
14:14ou un infirmier ?
14:14Je crois qu'effectivement,
14:15cette alternative,
14:17elle est révélatrice
14:19de deux états d'esprit.
14:20Il y en a un qui est effectivement
14:21fondé sur les droits individuels
14:23et en disant
14:24qu'on est complètement
14:25et uniquement
14:26sur ces droits individuels
14:27et à ce moment-là,
14:28il y a le mérite
14:28de la cohérence
14:29de défendre ça
14:30en disant
14:30que c'est soit
14:31l'auto-administration
14:32soit passée par un tiers.
14:34Mais nous,
14:35on était
14:35dans une logique
14:37de repli
14:38uniquement en disant
14:39que l'euthanasie
14:40c'est vraiment une exception.
14:42Ça serait vraiment
14:42des conditions très strictes
14:44et encore une fois,
14:45on n'y serait pas en faveur
14:46mais en disant
14:46par défaut,
14:47ça serait un moindre mal
14:48d'une certaine manière.
14:49Et donc là,
14:50on voit bien
14:50entre deux visions,
14:51entre ce qu'on appelle
14:52une éthique de l'autonomie,
14:53c'est-à-dire où chacun
14:54est capable de dire
14:54ce qui est bon pour lui
14:55et puis une éthique
14:56de la vulnérabilité
14:57qui est plus
14:59en regardant
15:00la personne
15:01avec ses fragilités
15:02et que notre droit
15:03s'adapte non pas
15:04à donner de nouveaux droits
15:06à des individus
15:07qui seraient un peu
15:08vus de manière abstrait
15:09mais qui prennent bien en compte
15:10les situations particulières
15:12et là,
15:12il y a un débat de fond
15:13qui nous divise effectivement.
15:15Et le risque,
15:16peut-être,
15:16que certaines personnes,
15:17on a entendu
15:18Agnès Firmin-Le Baudot,
15:19l'ancienne ministre
15:20qui avait aussi travaillé
15:20sur le texte,
15:21dire attention,
15:22si on va vers un libre choix
15:24avec l'autorisation,
15:25l'intervention d'un tiers,
15:27moi ça me fait remettre
15:27en question mon vote,
15:29Colette Capdeviel.
15:29Est-ce que ça pourrait
15:30chez certains de vos collègues
15:32qui votent
15:33et qui s'interrogent
15:34les faire changer d'avis ?
15:36A priori,
15:37de ce que j'ai compris,
15:38ce sera quand même
15:38assez marginal
15:40parce que nos collègues
15:42veulent aujourd'hui,
15:43comme l'a dit tout à l'heure
15:44l'une des rapporteurs,
15:45qu'on arrive finalement
15:47à un vote.
15:48Je le dis
15:49et je le redis,
15:51vraiment,
15:51c'est un texte
15:52sur lequel
15:53il y a eu
15:53un très large débat
15:55et on a vraiment pu
15:56tous s'exprimer.
15:58Et puis il y a surtout,
15:59je pense,
15:59aujourd'hui,
16:00on le sait,
16:01une demande importante
16:02qui vient de la société
16:03et qu'on ne me dise pas
16:05que ce n'est pas le moment
16:06parce que ce type de texte,
16:07en fait,
16:08ce n'est jamais le moment
16:10quand on est opposé.
16:11Ce n'est jamais le moment.
16:13Est-ce que c'est vrai,
16:13Xavier Breton,
16:14finalement,
16:14c'est vrai,
16:15quand on est opposé
16:15à une décision,
16:16ce n'est jamais le bon moment.
16:19Est-ce que là,
16:19la société le demande ?
16:21Il faut voir la bataille
16:23entre guillemets
16:23des sondages.
16:24Si vous posez
16:24à quelqu'un dans la rue
16:26en disant
16:26est-ce que vous êtes pour
16:27qu'on donne la possibilité
16:28à chacun d'abréger
16:29ses souffrances
16:30dans le cas
16:31d'une fin de vie
16:33qui serait compliquée
16:35et qui serait éprouvante,
16:37celui qui dit non,
16:38je ne suis pas pour,
16:38il faut être fort quand même.
16:40Donc il y a un oui
16:40qui est très large.
16:41Quand après,
16:42on va un peu plus dans le détail
16:43et qu'on dit
16:44est-ce qu'on donne la priorité
16:45aux soins palliatifs
16:47quand on sait qu'aujourd'hui
16:48on a encore
16:48une vingtaine de départements
16:49qui n'ont pas d'unité
16:50de soins palliatifs
16:51qu'un plan a été annoncé
16:53il y a quelques années
16:53mais qui a du mal
16:55à se mettre en oeuvre.
16:55Mais il y a un texte.
16:56Vous allez voter un texte
16:57qui redonne les moyens
16:58aux soins palliatifs.
16:59Celui-là,
16:59il va faire l'unanimité.
17:00Donc mettons les moyens
17:01là-dessus
17:01et puis encore une fois
17:02l'urgence
17:03n'est absolument pas l'euthanasie.
17:04On aurait mieux fait
17:05de travailler sur un plan
17:06à un grand âge
17:07qui répond lui vraiment
17:08aux besoins de notre société.
17:09On va donner la parole
17:10à d'autres groupes politiques.
17:11On va écouter
17:12le Rassemblement National.
17:13Christophe Benz
17:14c'est un des responsables
17:15du texte sur la question.
17:16On le retrouve justement
17:17celle des quatre colonnes
17:18au micro de Stéphanie Despierre.
17:19Bonjour,
17:20le vote a été reporté
17:21de 24 heures
17:22mais les débats
17:23devraient se terminer ce soir.
17:25Quelle est votre position
17:26à vous sur ce texte
17:27alors qu'on est à la fin
17:28des débats quasiment ?
17:29Écoutez,
17:30ma position
17:31elle est très claire
17:31depuis le début.
17:32Moi je suis un opposant total
17:33à ce texte
17:33qui est une bascule
17:34de civilisation
17:35qui est un renversement
17:36des principes
17:37notamment de prévention
17:38du suicide.
17:40Notre position
17:40en fait très simple
17:41c'est de nous battre
17:42jusqu'au bout
17:43pour obtenir le rejet
17:45du texte
17:45sachant que depuis
17:46la semaine dernière
17:47d'abord en commission
17:48puis en hémicycle
17:49il y a eu un certain nombre
17:50de radicalisations
17:51de points d'aggravation
17:52du texte
17:52avec des amendements
17:53des digues
17:54des garde-fous
17:55qui ont sauté
17:56dans tous les sens.
17:57Le rapporteur du texte
17:59dit qu'il y a un équilibre
18:00qui est trouvé
18:00et que ce ne sera pas
18:02de l'euthanasie.
18:04Non,
18:04il n'y a pas d'équilibre.
18:05Véritablement
18:06il n'y a jamais eu d'équilibre.
18:07Il y en a encore moins
18:08aujourd'hui
18:09avec les fameux amendements
18:11dérives
18:11on pourrait les appeler
18:12qui rendent le texte
18:13encore plus permissif.
18:15Sauf que le vote
18:15de ces amendements
18:16va être remis au vote
18:18pardon,
18:19ces amendements
18:19vont être remis au vote
18:20demain.
18:20Vous vous attendez
18:21de voir ce qu'il va donner ?
18:22Non, non, pas tous.
18:23Seule la suppression
18:24de l'exception euthanasie
18:26qui va être remise au vote.
18:27Tous les autres
18:28je peux vous prendre
18:28plusieurs exemples
18:29ne vont pas être remis au vote.
18:30La suppression
18:31de l'effectivité
18:32d'accès aux soins palliatifs
18:33avant l'aide à mourir.
18:36Le critère du fait
18:37que la seule souffrance
18:38ne peut pas
18:39psychologique pardon
18:40ne peut pas être un critère
18:41pour l'accès à l'aide à mourir
18:42a été supprimé
18:43il n'y a pas de deuxième vote.
18:44Le fait que les mineurs
18:46pourront participer
18:47au moment
18:48de l'injection létale
18:50malheureusement
18:50mon amendement
18:51a été rejeté
18:51donc non, non,
18:52malheureusement
18:52il y a beaucoup
18:53de folie
18:55de garde-fous
18:56qui ont sauté
18:57et il n'y aura pas
18:58de délibération
18:58donc le texte
18:59est totalement déséquilibré.
19:01Merci.
19:03Merci beaucoup Stéphanie Despierres
19:05On va, avant de vous redonner
19:06la parole à l'un comme à l'autre
19:08justement reparler
19:09de ces conditions
19:10que le législateur
19:11a décidé justement
19:12pour avoir accès
19:13à cette aide à mourir.
19:14Clément Perrault
19:15il y en a cinq
19:15elles sont cumulatives.
19:17Oui, et voilà
19:18les cinq critères.
19:19Elsa, d'abord
19:20il faut être majeur
19:21il faut aussi être français
19:22ou du moins
19:23résider en France
19:24de façon stable
19:25il faut être apte
19:26à manifester sa volonté
19:27de façon libre
19:28et éclairée
19:29ensuite il faut être atteint
19:31d'une affection grave
19:32qui engage le pronostic vital
19:34en phase avancée
19:35enfin il faut présenter
19:36une souffrance physique
19:37ou psychologique
19:38réfractaire
19:39à tout traitement.
19:42Merci beaucoup
19:44Clément Perrault
19:46on le voit
19:47il y a quand même
19:47des critères
19:48assez précis
19:49Xavier Breton
19:50sur ces critères
19:51ils sont tous cumulatifs
19:53c'est à dire
19:53qu'il faut être majeur
19:54il faut avoir
19:55des souffrances
19:56justement un pronostic vital
19:57en phase avancée
19:59caractérisée
19:59par un processus
20:00irréversible
20:01vous l'avez dit
20:02chaque mot a été pesé
20:03pour rendre
20:04ces cinq critères
20:05assez stricts
20:06Alors ce côté strict
20:08on peut le discuter
20:09tout d'abord
20:09il faut remarquer
20:10qu'on ne se retrouve pas
20:12dans une notion
20:12vraiment de fin de vie
20:13la fin de vie
20:14c'est quand il y a
20:15un pronostic vital
20:16qui est engagé à court terme
20:17là aujourd'hui
20:17le mot court terme
20:18n'est pas dans le texte
20:19donc là on voit bien
20:20qu'on rentre déjà
20:21le deuxième point
20:22qui est aussi
20:23qui interroge beaucoup
20:24c'est la notion
20:25de souffrance psychologique
20:27qu'est-ce qu'une souffrance
20:29psychologique
20:29donc une souffrance physique
20:31on sait effectivement
20:32l'exprimer
20:33la démarrer
20:33souffrance psychologique
20:34c'est plus compliqué
20:35et d'autant plus
20:36que maintenant
20:37on a eu des amendements
20:39qui font aussi
20:39que cette souffrance psychologique
20:40n'aura plus l'exigence
20:41d'être constante
20:42alors que c'était un des points
20:43qui était important aussi
20:44c'est-à-dire voilà
20:45il y a une souffrance
20:46qui se manifeste dans la durée
20:47de manière constante
20:48là tout ça
20:49aujourd'hui est remis en cause
20:50donc on voit bien
20:51que même dans les critères
20:52il y a des assouplissements
20:53qui ont commencé
20:54à être introduits
20:54et on sait que de toute façon
20:56si ce texte devait être voté
20:58dans les mois
20:58les années à venir
20:59il y aura de nouveaux textes
21:00qui viendront
21:01pour assouplir ces critères
21:02parce qu'on sait bien
21:03que c'est le sens de l'histoire
21:04je mets ça entre guillemets
21:05parce que je ne crois pas
21:06au sens de l'histoire
21:06mais que certains veulent imposer
21:08à notre pays
21:09mais il faudrait qu'il soit voté
21:09s'il y a des critères différents
21:11il faudrait revenir
21:12devant l'Assemblée nationale
21:14mais s'il devait être voté
21:15voilà ce vers quoi on va
21:16Colette Capdeviel
21:17sur les deux réserves
21:18que porte Xavier Breton
21:20le fait que cette mention
21:20de court terme
21:21on se souvient
21:22il y a eu très nombreux débats
21:23pour savoir s'il fallait
21:24qu'elle soit dans le texte ou non
21:25et sur le fait
21:26qu'on parle de souffrance physique
21:27ou psychologique
21:28d'abord des souffrances psychologiques
21:31peuvent être atroces
21:32peuvent être terribles
21:34et des personnes
21:35qui ne peuvent plus
21:36parce qu'elles souffrent
21:38terriblement
21:38et aujourd'hui
21:39la médecine
21:39prend en compte
21:41cette souffrance-là
21:43qui est souvent indescriptible
21:45de personnes
21:46qui tout simplement
21:46n'en peuvent plus de vivre
21:48et c'est objectivé
21:50sur le plan médical
21:52donc ces cinq conditions
21:55qui sont extrêmement strictes
21:57font qu'en fait
21:58très peu de personnes
21:59peuvent être concernées
22:01et en fait
22:01on se rend compte
22:02dans les pays
22:03dans lesquels
22:04ce texte existe déjà
22:06très peu de personnes
22:07finalement
22:08y ont accès
22:09parce que
22:09les conditions
22:10qui sont posées
22:11par la loi
22:12sont terriblement strictes
22:15on parle quand même
22:16de phase terminale
22:17c'est-à-dire qu'on parle
22:18vraiment de fin de vie
22:20et en fait
22:20on le sait tous
22:21tout le monde veut vivre
22:22tout le monde veut vivre
22:24et tout le monde
22:24veut bien évidemment
22:27pouvoir être soigné
22:29mais simplement
22:30il faut cesser
22:31l'hypocrisie aussi
22:33et c'est pour ça
22:33que ce texte vient
22:35parce que
22:35les médecins sont démunis
22:37parce qu'une partie
22:38de la population
22:40réfléchit
22:40et se pose
22:41des questions
22:42sur la manière
22:43dont elle va pouvoir
22:44partir
22:46ce texte
22:47aujourd'hui
22:48a trouvé vraiment
22:49le bon équilibre
22:50en fixant des conditions
22:51aussi strictes
22:53aussi strictes
22:56conditions très strictes
22:57dit Colette Cade-Deviel
22:58conditions même
22:59trop strictes
23:00pour certains
23:01puisqu'on voit
23:02que dans ces conditions
23:03ça exclut
23:04un certain nombre
23:05de personnes
23:05qui peuvent souffrir
23:06de maladies
23:07neurodégénératives
23:08par exemple
23:09et pour qui
23:09il serait impossible
23:10d'avoir un consentement
23:11libre et éclairé
23:12juste le jour même
23:14de l'administration
23:15est-ce que
23:16quand on voit aussi
23:17que certaines personnes
23:19considèrent que c'est
23:19trop strict
23:21est-ce que c'est
23:21finalement pas
23:22que l'écriture
23:23est équilibrée
23:24Xavier Breton
23:25non parce qu'en fait
23:26on voit bien
23:26que c'est la difficulté
23:28et même l'impossibilité
23:30de définir
23:31les critères
23:32qui va amener
23:32à ces situations
23:33qu'est-ce qui se passe
23:34en fait
23:35on sait que
23:35dans les fins de vie
23:37depuis longtemps
23:38il y a une phase
23:39qui est compliquée
23:40où effectivement
23:41on arrive à soulager
23:42la douleur
23:43mais de plus en plus
23:44difficilement
23:44et donc on rentrait
23:45dans les mécanismes
23:46de sédation
23:47qui étaient réversibles
23:48dans un premier temps
23:49c'est-à-dire que
23:49en fonction de la douleur
23:51l'expression de la douleur
23:52on calmait
23:53on la calmait
23:53et puis ensuite
23:55on faisait
23:57un autre cycle
23:58après on a eu
24:00la notion de sédation
24:01profonde et continue
24:02qui a permis de dire
24:03on voit que là
24:04il n'y a plus d'espoir
24:04on ne va pas provoquer
24:05la mort
24:06on ne tue pas la personne
24:07mais on va
24:08l'accompagner
24:09en soulagant sa souffrance
24:10jusque là
24:11là c'est différent
24:12il y a l'intention
24:12or le problème
24:14qu'il y a
24:15c'est qu'effectivement
24:17avant c'était
24:17une zone grise
24:18on va dire
24:19dans laquelle
24:19les médecins
24:20mais c'était une équipe
24:21aussi
24:21qui prenait une décision
24:23collégiale
24:23et qui permet de dire
24:24ben voilà
24:25on arrive au bout
24:26est-ce qu'on accélère
24:27un peu
24:28et ça permettait
24:30effectivement
24:30d'accompagner
24:31jusqu'au bout
24:31là on est dans le cadre
24:33d'une décision
24:33très radicale
24:35et c'est là
24:36où ces critères
24:37on cherche à les border
24:38etc
24:38mais ils vont à l'encontre
24:40de cette notion
24:41d'abord de ne pas considérer
24:42les médecins
24:43et les professionnels de santé
24:44comme de simples prestataires
24:45en leur disant
24:46je veux que vous fassiez ça
24:47mais qu'il soit bien
24:48au coeur du soin
24:49et qu'il y ait aussi
24:50cet accompagnement
24:52et qu'il ne soit pas
24:52uniquement une décision
24:54qui soit d'une certaine manière
24:55un peu théorique
24:57et abstraite
24:57sauf que quand elle arrive
24:58dans les faits
24:59elle est plus théorique
25:00et là on bascule
25:01il y a vraiment une rupture
25:02dans notre société
25:03par rapport à cet interdit
25:05de donner la mort
25:06rupture anthropologique
25:08par la droite
25:09qui s'oppose au texte
25:11qu'est-ce que vous répondez
25:12à ceux qui disent
25:13effectivement le soin
25:14il y a certains médecins
25:15qui sont très divisés
25:16on sait sur la question
25:17disent notre métier
25:18c'est de soigner
25:19pas de donner la mort
25:20les médecins
25:21vous savez
25:22c'est normal
25:22ils sont là pour soigner
25:24c'est le sens
25:25de leur métier
25:26mais les médecins
25:27quand ils sont confrontés
25:29à cette situation
25:30quand ils sont confrontés
25:32à une souffrance
25:32qui peut être d'ailleurs
25:34la souffrance
25:35pendant les soins palliatifs
25:37moi un médecin me l'a dit
25:38un de ses amis
25:40était en soins palliatifs
25:42et n'en pouvait plus
25:43il peut y avoir aussi
25:44une souffrance importante
25:46à ce moment-là
25:48donc on n'est pas
25:49dans une rupture totale
25:50simplement
25:50la société
25:52a évolué
25:53la médecine
25:54a évolué
25:55et puis beaucoup
25:56de médecins
25:57le disent
25:57moi je suis
25:58élu à Bayonne
26:00et le docteur Bonnemaison
26:01avait été poursuivi
26:02il y a quelques années
26:03et en fait
26:04il avait été acquitté
26:06par la cour d'assises
26:08parce qu'il exprimait
26:10qu'il avait pu délivrer
26:11des personnes
26:13qui étaient totalement
26:13en fin de vie
26:14qui n'en pouvaient plus
26:15et d'ailleurs
26:15les familles
26:16ne s'étaient pas constituées
26:17partie civile
26:18contre lui
26:19donc aujourd'hui
26:20ce que vous décrivez
26:21en fait
26:22est totalement inexact
26:23et ne correspond pas
26:24à la réalité
26:25parce que notre société
26:26a considérablement évolué
26:29et on a un regard
26:30assez lucide
26:31sur la fin de vie
26:33et sur le fait
26:34qu'on ne veut plus souffrir
26:35et que la souffrance
26:38elle peut être parfois
26:39totalement insupportable
26:41qu'elle soit physique
26:42ou psychologique
26:43et ça il faut l'entendre
26:44il y a eu des avancées
26:46dans la médecine
26:47sur cette question
26:47du traitement de la souffrance
26:49mais il y a certaines fois aussi
26:50où les médecins disent
26:51on ne peut plus rien
26:52face à cette souffrance
26:54est-ce que ce choix
26:55peut être
26:55finalement d'une personne
26:57qui décide
26:57en son âme et conscience
26:59sans demander
27:00à ce que les autres
27:01fassent pareil
27:02de décider de dire
27:03je souhaite
27:04je préfère
27:05mettre fin à cette vie
27:06non mais
27:07la question de la souffrance
27:08c'est d'abord
27:09elle est soulagée
27:11dans beaucoup de cas
27:12et pas dans tous les cas
27:13malheureusement
27:13et voilà
27:14et donc il reste ces cas
27:15qui est une souffrance physique
27:17qui peut être psychologique
27:17également
27:18je ne n'y absolument pas
27:19là il faudra bien
27:20qu'elle soit réfractaire
27:21au traitement
27:22donc on est dans le cas
27:23où aucun traitement
27:24ne peut soulager la douleur
27:25voilà parce qu'il y a un moment
27:26de toute façon ça devient
27:27donc qu'est-ce qui se passe
27:28effectivement c'est que
27:29à ce moment-là
27:29il y a un accompagnement
27:30qui doit se faire
27:31mais cet accompagnement
27:32encore une fois
27:32jusqu'à présent
27:33il se faisait
27:34avec un médecin
27:35une équipe collégiale
27:37un dialogue avec la famille
27:38avec des directives anticipées
27:40qui permettaient aux personnes
27:41d'indiquer ce qu'elles souhaitaient
27:42mais il y avait une décision
27:44qui n'était pas de provoquer
27:46la mort
27:46mais d'aller jusqu'à la mort
27:48en soulageant au maximum
27:49la souffrance
27:50là aujourd'hui
27:51on voit bien
27:52qu'on est dans une rupture totale
27:53puisque c'est une décision
27:54d'abréger
27:55alors même que
27:56d'un point de vue
27:57purement médical
27:57toutes les conditions
27:58ne sont pas réunies
27:59et donc c'est là
28:00où il y a la rupture
28:00et Colette Capdeviel
28:02sur cette inquiétude
28:03de certains opposants du texte
28:05de dire
28:05c'est une première étape
28:06et puis on ira plus loin
28:08on sait qu'il y a
28:09certains exemples
28:09qui peuvent choquer
28:10quand l'euthanasie est ouverte
28:12par exemple à des mineurs
28:13et il y a eu des exemples
28:15qui ont plus choqué
28:16qu'est-ce que vous dites
28:17à ceux qui disent
28:17c'est un premier pas
28:19et puis on ira forcément plus loin
28:20c'est toujours ce que disent
28:22les opposants
28:22sur tous les textes
28:24on l'a entendu
28:25sur le mariage pour tous
28:26on l'a entendu sur l'IVG
28:27on l'a entendu
28:28en fait
28:29ce qui se passe
28:29dans les pays
28:30où la loi permet
28:34de finir sa vie
28:35en l'ayant décidé soi-même
28:37c'est qu'on se rend compte
28:38qu'en fait
28:38il y a très peu de personnes
28:39qui le demandent finalement
28:40très peu de personnes
28:42qui en font la demande
28:45ça protège beaucoup
28:46les médecins
28:47qui sont dans une zone grise
28:49extrêmement compliquée
28:51en fait on se rend compte
28:52qu'il n'y a pas de dérive
28:54ou qu'il y en a extrêmement peu
28:56mais en tout cas
28:57pour la France
28:58les conditions
28:59vraiment
29:00que nous avons posées
29:02collectivement
29:03qui sont le prix
29:03d'un consensus
29:04il y a vraiment un modèle français
29:06qui va protéger
29:07je comprends
29:08et c'est respectable
29:10votre argumentation
29:11est tout à fait respectable
29:13et je pense que
29:13les conditions
29:14que nous avons posées
29:16dans la loi
29:17le sérieux des médecins
29:18vous savez
29:19qu'en ce moment
29:19on arrive
29:20on l'a tous connu
29:21dans nos vies
29:22malheureusement
29:23le dialogue
29:24qui se fait
29:26avec le médecin
29:27qui est un dialogue
29:28intime
29:29qui appartient
29:31à chaque famille
29:32fait que le médecin
29:33est au coeur
29:33de la décision
29:34et bien souvent
29:36il est allé au-delà
29:37de la loi
29:37Claes-Leonetti
29:38on le sait tous
29:39et donc aujourd'hui
29:40les médecins eux-mêmes
29:42moi j'en ai parlé
29:43beaucoup
29:43avec les médecins
29:45de ma circonscription
29:46et ils me disent
29:47aujourd'hui
29:48nous avons besoin
29:49d'une loi
29:50qui éclaircit
29:51la situation
29:52parce que
29:53il y a parfois
29:54vraiment
29:55des situations
29:56et oui
29:57il y a
29:58des souffrances
29:59totalement réfractaires
30:00à des traitements
30:01où la personne
30:02n'en peut plus
30:03et demande
30:05vraiment
30:05à pouvoir en finir
30:06pour finir
30:06sur ce point
30:07Xavier Breton
30:08vous l'aviez dit
30:09la loi Claes-Leonetti
30:10et en même temps
30:11parfois
30:11elle n'est pas suffisante
30:13aujourd'hui
30:13il y a une demande
30:14qu'on aille peut-être
30:15un peu plus loin
30:16elle n'est pas suffisante
30:17surtout parce qu'il y a
30:17un manque de services
30:18de soins palliatifs
30:19c'est là oui
30:20il y a un manque de moyens
30:21c'est surtout ça
30:22ce qu'il faut voir
30:23c'est que ce texte
30:24encore une fois
30:25là où aussi
30:25il a des déséquilibres
30:26c'est qu'il est en train
30:28d'aller dans une voie
30:28à sens unique
30:29qui va être imposée
30:30à toute la société
30:30hier soir nous débattions
30:31du délit d'entrave
30:32qui consiste simplement
30:33à empêcher
30:34ceux qui veulent donner
30:35une information
30:36en disant
30:37ben voilà
30:37attendez
30:37par rapport à l'euthanasie
30:39ou par rapport
30:40au suicide assisté
30:41il y a d'autres alternatives
30:42etc
30:42tout de suite
30:43on met une entrave
30:44en disant
30:44attention
30:45vous n'aurez pas le droit
30:46d'exprimer
30:46alors attention
30:46un médecin pourra proposer
30:48les différentes alternatives
30:49Xavier Breton
30:50il ne pourra juste pas
30:51ne pas proposer
30:52la solution
30:53c'est pas uniquement les médecins
30:54c'est également sur un site
30:55de grand public
30:56qui pourrait expliquer
30:57on va rentrer dans une police
30:59entre guillemets
30:59de la pensée
31:00qui va aller dans un sens unique
31:01c'est là où c'est dangereux
31:02non
31:03alors merci
31:04l'un comme l'autre
31:05Colette Capdeviel
31:06et Xavier Breton
31:07on vous retrouvera
31:08très certainement
31:08en séance ce soir
31:09et puis on rappelle
31:10donc ces deux votes
31:11demain après la séance
31:12des questions au gouvernement
31:13puisqu'il y a deux textes
31:14des votes l'un après l'autre
31:15l'un sur les soins palliatifs
31:17l'autre sur l'aide à mourir
31:19on va passer à présent
31:19au focus dans cette émission
31:24alors c'est un sujet
31:25qu'on retrouve
31:25dans certaines familles
31:27au moment des successions
31:28la question de l'indivision
31:30rend parfois bien compliquées
31:32les ventes de logements
31:33une proposition de loi
31:34a été déposée
31:35par le groupe Modem
31:36justement pour essayer
31:38de trouver des solutions
31:39on va retrouver
31:39le député Nicolas Turquois
31:40au micro de Stéphanie Despierres
31:42celle des quatre colons
31:43Bonjour Nicolas Turquois
31:44comment a germé l'idée
31:45de cette proposition de loi ?
31:47En 2022
31:48quand j'ai fait ma campagne
31:49pour les législatives
31:50j'avais fait plusieurs réunions publiques
31:52dans les communes
31:52de mon territoire
31:53et souvent il y avait
31:54le maire qui était présent
31:55à qui je demandais
31:56est-ce qu'il y a un sujet
31:57qui vous embête
31:58qui vous titille
31:59et plusieurs d'entre eux
32:00m'avaient évoqué
32:00les indivisions longues
32:02j'ai rénové
32:03ou j'ai contribué
32:03à rénover le centre-bourg
32:04et puis il y a cette belle maison
32:06bourgeoise
32:07qui a du caractère
32:07mais qui a l'air abandonnée
32:08parce que ça fait 30 ans
32:10voire 40 ans
32:10c'était mon record
32:11que les héritiers
32:13se divisent
32:14et n'arrivent pas
32:15à trouver une solution
32:16sur le sujet
32:17Alors qu'est-ce que vous proposez ?
32:19Alors suite à ce constat
32:20j'étais allé voir
32:21le cabinet du garde des Sceaux
32:22monsieur Dupond-Moretti
32:23et qui m'avait demandé
32:24de regarder du côté
32:25du droit d'Alsace-Moselle
32:26qui est un droit
32:27un petit peu particulier
32:28ce que j'avais fait
32:29avec ma collègue Louise Morel
32:30qui était élue à ce moment-là
32:32et en Alsace-Moselle
32:34le notaire a un pouvoir particulier
32:36c'est que lorsqu'il convoque les parties
32:38elles sont obligées de venir
32:39sinon elles sont réputées d'accord
32:40et donc cette particularité
32:43permet de débloquer les situations
32:44puisque beaucoup de retards
32:46sont liés au fait
32:47que des personnes tardent à agir
32:48ils empêchent les autres
32:49les frères et sœurs
32:50de solder la succession
32:52donc on a essayé
32:53de calquer ce sujet-là
32:55en s'appuyant sur le notaire
32:56mais aussi l'avocat
32:57puisque le rôle de l'avocat
32:58est différent en France
32:59pour essayer de débloquer les situations
33:00Donc l'idée
33:01c'est que ce qui existe
33:02en Alsace-Moselle
33:03soit généralisé
33:04c'est ça sur le territoire
33:05pour essayer de débloquer ces conflits ?
33:06Alors c'était l'idée initiale
33:08en première lecture
33:08on l'a réétabli
33:10on l'a...
33:11un peu retouché
33:14pour intégrer le fait
33:15que le rôle du notaire
33:16en Alsace-Moselle
33:16n'est pas le même
33:17que dans la France
33:18dite de l'intérieur
33:19c'est le reste de la France
33:21et donc là il y a une place
33:23aussi de l'avocat
33:24mais il y a un avocat
33:25qui est présent
33:25tout au long de la procédure
33:26même quand la partie
33:28ne veut pas venir
33:28Vous arrivez à estimer
33:29combien de dossiers
33:30ça pourrait débloquer
33:31comment de logements
33:32à l'abandon
33:33ça pourrait permettre
33:34de réutiliser ?
33:35Alors si on s'abuille
33:37sur la direction des domaines
33:38qui gèrent toutes
33:39les indivisions longues
33:40rien que de ce côté-là
33:41c'est de l'ordre
33:42de 15 000 successions
33:44qui ne sont pas traitées par an
33:45et il y a à peu près
33:47entre 300 et 400 000 successions
33:49qui sont ouvertes chaque année
33:50toutes ne sont pas conflictuelles
33:51mais on était parti
33:53des indivisions dites successorales
33:55suite à un héritage
33:56mais il y a aussi
33:56les indivisions liées
33:57à un divorce par exemple
33:58qui encomptent de plus en plus
34:00les tribunaux
34:01Merci beaucoup
34:03Et bienvenue à vous
34:05si vous nous rejoignez
34:05sur LCP
34:06nous sommes à 25 minutes
34:07de la séance
34:08des questions gouvernement
34:09on la suit ensemble
34:10en direct et en intégralité
34:12évidemment
34:12on parlera du 4ème anniversaire
34:15de la guerre en Ukraine
34:15et de l'agriculture
34:16vous retrouverez
34:17tout au long de cette émission
34:18Stéphanie Despierre
34:19et Clément Perrault
34:20depuis la salle
34:21des 4 colonnes
34:22passage obligé
34:23des députés
34:24avant de rentrer en séance
34:25Martin Bornet
34:26est lui dans l'hémicycle
34:27de l'Assemblée nationale
34:28avec la liste
34:29des thèmes
34:29des questions gouvernement
34:30et puis quelques minutes
34:31avant 15h
34:31vous suivrez
34:32l'arrivée du gouvernement
34:33par la cour d'honneur
34:34de l'Assemblée nationale
34:35Martin
34:36on vous retrouve
34:37à nouveau
34:38vous avez pris connaissance
34:39des thèmes abordés
34:40par les députés
34:41d'ici quelques minutes
34:42Martin
34:45Oui
34:45à la une de ces questions
34:46au gouvernement
34:47la guerre en Ukraine
34:48il y aura pas moins
34:49de 4 questions
34:50qui seront posées
34:51sur la situation
34:52en Ukraine
34:53aujourd'hui
34:54pour les 4 ans
34:55de l'invasion
34:55par la Russie
34:56alors que la guerre
34:57se poursuit
34:58les députés
34:59souhaitent exprimer
34:59leur solidarité
35:00avec Kiev
35:02il y aura également
35:03Martin
35:03d'autres thèmes
35:04lors de la séance
35:05des questions
35:05gouvernement
35:08Oui
35:09il y aura notamment
35:10deux questions
35:10sur l'agriculture
35:11alors que le salon
35:12de l'agriculture
35:12s'est ouvert ce week-end
35:14marqué par la colère
35:15de certains syndicats
35:16agricoles
35:16c'est le député
35:17Ensemble pour la République
35:19et ancien ministre
35:20de l'agriculture
35:21Stéphane Travers
35:22qui posera une question
35:23sur la stratégie nationale
35:24pour l'alimentation
35:26la nutrition
35:27et le climat
35:28à noter également
35:29que le premier ministre
35:30Sébastien Lecornu
35:31ne sera pas présent
35:32dans l'hémicycle
35:33cet après-midi
35:34il est attendu au Sénat
35:35pour répondre
35:36aux interrogations
35:37des sénateurs
35:38sur le projet
35:39de loi constitutionnelle
35:40sur la Nouvelle-Calédonie
35:42Merci beaucoup Martin
35:44Séance donc à suivre
35:45dans 25 minutes
35:46On accueille
35:47nos deux nouveaux invités
35:48sur ce plateau
35:49Olga Givernais
35:50Bonjour
35:50Députée Ensemble
35:51pour la République
35:52de l'Ain
35:52Jordan Guiton
35:53Bonjour à vous
35:54Députée Rassemblement
35:55National de l'Aube
35:56On va parler
35:57des questions agricoles
35:58Première question
35:59c'est un peu
35:59le passage incontournable
36:01le salon de l'agriculture
36:02Y êtes-vous allé
36:03l'un et l'autre
36:04Qu'avez-vous ressenti
36:05Olga Givernais ?
36:06Eh bien oui
36:07moi j'y suis déjà allée
36:08hier
36:08aujourd'hui aussi
36:09hier pour faire une intervention
36:10sur la question
36:12des énergies nouvelles
36:13vous savez je suis ancienne
36:14ministre de l'énergie
36:15et on sait que
36:15le monde agricole
36:17est très impliqué
36:18sur les questions
36:19de décarbonation
36:19et de transition énergétique
36:21et puis aujourd'hui
36:22j'ai le stand de l'Ain
36:23qui est mon département
36:25qui inaugurait son stand
36:26et donc on a pu voir
36:27l'ensemble des acteurs
36:28de l'Ain présents
36:30Particulier ce salon
36:31sans vache, sans volaille
36:33dans un contexte
36:33assez tendu ?
36:34Très particulier
36:35oui sans vache
36:36il y a toujours une mascotte
36:37vous le savez
36:38et c'est toujours une vache
36:40et puis sans volaille
36:40moi j'ai la volaille de Bresse
36:43qui a une appellation protégée
36:45donc c'est très particulier
36:46c'est une ambiance
36:47qui est différente
36:48mais je crois que tout le monde
36:48a bien compris
36:49l'un à cause de la dermatose
36:52nodulaire contagieuse
36:52l'autre à cause de la grippe aviale
36:54il faut faire très très attention
36:55donc chaque année
36:57chaque édition
36:57a finalement une particularité
36:59à cause de l'actualité
37:00Jordan Guitton
37:01est-ce que vous y avez été
37:02est-ce que vous allez y aller ?
37:03Je vais y aller
37:03oui dans quelques heures
37:04pour moi aussi inaugurer
37:05mon stand du département de l'Aube
37:06où il y a beaucoup de producteurs
37:07qui font l'effort
37:08d'être évidemment venus à Paris
37:10pour mettre en avant leur travail
37:11et évidemment le salon d'agriculture
37:13quand on est la France
37:14c'est l'image internationale
37:15très forte
37:16de nos agriculteurs
37:17et dont beaucoup d'emplois
37:19directs et indirects
37:19dépendent dans tous nos territoires
37:20donc c'est important
37:21de soutenir ce salon d'agriculture
37:23même s'il a une couleur
37:24un petit peu spéciale
37:25on voit bien qu'on est quand même
37:26en fin de règne
37:27et dans un climat de tension
37:29permanent de ce monde agricole
37:30et c'est malheureusement
37:31ce qu'on ressent
37:32lorsqu'on parle avec des agriculteurs
37:33et bien ce sera la première question
37:34qui va être posée
37:35lors de la séance
37:36des questions au gouvernement
37:37elle le sera par les députés
37:38Anne-Laure Blain
37:39députée du groupe
37:39de la droite républicaine
37:41elle est au micro de Clément Perrault
37:42au sein des 4 colonnes
37:43oui Anne-Laure Blain
37:44vous allez ouvrir
37:45cette séance de questions au gouvernement
37:46avec une question
37:47en plein salon de l'agriculture
37:48justement sur l'agriculture
37:50qu'allez-vous demander au gouvernement ?
37:52écoutez moi je vais demander
37:54des réponses très concrètes
37:55au gouvernement
37:56c'est vrai que le salon de l'agriculture
37:58qui est une vraie fierté
37:59pour notre territoire national
38:01est une semaine importante
38:03pour nos agriculteurs
38:04mais nos agriculteurs
38:05ils travaillent 365 jours
38:07sur 365 jours
38:08et donc ils attendent des réponses
38:10aujourd'hui il y a beaucoup d'entraves
38:11à leur activité quotidienne
38:13et donc il faut véritablement
38:14que l'on lève aujourd'hui
38:16tout ce qui les empêche
38:16de vivre dignement
38:17du fruit de leur travail
38:18et donc je vais demander
38:20des vraies réponses
38:21très concrètes
38:21notamment dans le cadre
38:22du projet de loi d'urgence agricole
38:24qui va intervenir
38:24dans quelques semaines
38:25à l'Assemblée
38:25il nous faut ouvrir
38:27des débats
38:27sur le poids des normes
38:29qui aujourd'hui
38:30les étouffent
38:31sur les questions
38:32de stockage d'eau
38:33les questions d'agences
38:35notamment l'OFB
38:36qui entrave aussi largement
38:37l'action de nos agriculteurs
38:39sur le terrain
38:39voilà
38:40vraiment des réponses
38:41très concrètes
38:41que nos agriculteurs attendent
38:42parce que moi
38:43je suis très fière
38:44d'être députée
38:45d'un territoire rural
38:46je vois le travail
38:47qui est fourni
38:47par nos agriculteurs
38:48l'énergie qu'ils mettent
38:50pour nous nourrir
38:51notre souveraineté
38:52semencière
38:52et alimentaire
38:53sont vitales
38:54pour notre pays
38:55pour notre économie
38:56et donc il faut largement
38:58les accompagner
38:58les soutenir
38:59et vraiment leur donner
39:00toute la liberté
39:01d'exercer leur métier
39:03comme ils le font au quotidien
39:04avec amour
39:05et grand dévouement
39:06Merci à vous
39:07Merci à vous
39:08Merci beaucoup Clément Perrault
39:10Question de l'eau
39:11trop de normes
39:12l'Office français
39:13de la biodiversité
39:14qui les gêne
39:15Olga Givernet
39:16est-ce que vous partagez
39:17le constat de la droite ?
39:18Écoutez
39:19ils sont très agressifs
39:20sur ce sujet là
39:21et quand nous
39:21nous sommes au soutien
39:22aux agriculteurs
39:23nous ne pouvons que constater
39:24qu'effectivement
39:25il y a encore
39:25de la surtransposition
39:26il y a des démarches
39:28administratives
39:28qui sont compliquées
39:29et donc tout cela
39:30il faut les travailler ensemble
39:31je sais
39:32les préfets
39:33très à l'écoute
39:34sur le terrain
39:34pour pouvoir s'assurer
39:35que ces normes
39:36ne pèsent pas autant
39:37et il faut aussi
39:38par la loi d'urgence agricole
39:39pouvoir adapter
39:40en fonction de nos besoins
39:41en termes de production
39:42mais vous savez
39:42les français sont aussi
39:43très attentifs
39:44à la santé environnementale
39:45ce qu'ils ont dans l'assiette
39:47mais aussi
39:47parce qu'on peut respirer
39:49dans l'air
39:49lorsqu'il y a notamment
39:50de l'épandage
39:51il faut faire tout cela
39:52dans l'apaisement
39:53parce qu'on a une tendance
39:54à avoir monté
39:55l'agressivité aussi
39:56des deux côtés
39:57peut-être
39:57des deux côtés
39:58un peu
39:58il faut que chacun
40:00prenne son pas
40:01à sa part
40:01pour pouvoir accompagner
40:02et trouver des solutions
40:03ensemble
40:03Jordan Guitton
40:04puisque effectivement
40:05on entend la parole
40:07des agriculteurs
40:07qui veulent avoir
40:08la main
40:09plus à l'aise
40:10sur la gestion de l'eau
40:11sur la question
40:12des normes
40:12mais les normes
40:13elles protègent aussi
40:14in fine
40:14souvent le consommateur
40:16elles sont parfois
40:17importantes ces normes
40:18il n'est pas question
40:19de supprimer
40:19toutes les normes
40:20dans notre pays
40:20moi je pense que
40:21ce salon de l'agriculture
40:22cette année
40:23ne doit pas nous faire oublier
40:23les sujets de fond
40:24qui touchent le monde agricole
40:25il y a quand même
40:25des sujets de fond
40:26qui sont très importants
40:28quid du Mercosur
40:28quid de la concurrence
40:29des loyales
40:30quid de la rémunération
40:31du monde agricole
40:32dans son ensemble
40:33et ça ce sont des sujets
40:34pour lesquels
40:35le monde agricole
40:35n'a pas de réponse
40:36on a voté depuis
40:36le début 2022
40:38donc deux projets de loi
40:39dans ce deuxième
40:40quinquennat d'Emmanuel Macron
40:41le projet de loi
40:42d'orientation agricole
40:43la loi Duplon
40:44qui a été malheureusement
40:44censurée de par son article 2
40:46et donc le monde agricole
40:47attend des solutions
40:48pour la rémunération
40:49je pense que c'est quelque chose
40:50qui est très important
40:51car les agriculteurs
40:52veulent vivre de leur travail
40:53c'est quelque chose
40:54que j'entends depuis 10-15 ans
40:55et aujourd'hui
40:55la réponse
40:56n'est pas toujours satisfaisante
40:58pour eux
40:58sur cette question
40:59de la rémunération
41:00le gaz givernel
41:01la ministre Annie Gennevar
41:02dit qu'il faut réfléchir
41:03aussi à la taille
41:04de nos exploitations
41:05on a des exploitations
41:05qui sont moins grandes
41:06qu'ailleurs
41:07mais on voit
41:08et peut-être que vous le constatez
41:09dans votre circonscription
41:10dans vos circonscriptions
41:11respectives
41:12sur le terrain
41:13les gens, les habitants
41:14ils ne veulent pas non plus
41:15des gigafermes
41:16on sait que quand il y a
41:17des gros projets
41:17avec des poules
41:19qui se comptent
41:19par dizaines de milliers
41:20c'est compliqué aussi
41:22pour les populations
41:22qui ne veulent pas forcément
41:23ce type d'agriculture
41:25oui on est sorti
41:26du modèle
41:26de l'agriculture intensive
41:27dans le secteur agricole
41:29il y a des toutes petites exploitations
41:31il y a des très très grosses exploitations
41:33et c'est comme un peu partout ailleurs
41:34certaines s'en sortent mieux
41:35en fonction du secteur
41:37sur lequel ils sont
41:38donc il faut pouvoir accompagner
41:40que ce soit dans l'élevage
41:41mais que ce soit également
41:42dans l'agriculture
41:43est là
41:43et donc
41:45quand on accompagne
41:47comme cela
41:47il faut prendre en compte
41:48chaque particularité
41:49le problème de prendre en compte
41:50chaque particularité
41:51c'est que finalement
41:52on fait des normes particulières
41:53à chaque fois
41:54c'est ce qui complexifie
41:55donc il faut trouver vraiment
41:56le juste milieu
41:57sur un adressage
41:58du monde agricole
42:00en prenant en compte
42:00les particularités
42:01mais surtout
42:02en arrêtant de dire
42:03quid de ci
42:04quid de ça
42:04quid de ça
42:05moi je crois simplement
42:06qu'il faut continuer
42:07de travailler
42:08ce sujet
42:08depuis 2017
42:09sur lequel on travaille
42:10a vu la loi Egalim
42:12pour justement
42:14travailler sur la rémunération
42:15et s'assurer
42:16que chacun puisse
42:17vivre de son travail
42:18faire attention
42:19à la concurrence déloyale
42:20que nous pourrions avoir
42:21c'est lors des débats
42:23que nous avons
42:23sur les accords commerciaux
42:25et de sortir
42:25de tout cela
42:26pour avoir en Europe
42:28cette agriculture souveraine
42:30Jordan Guitton
42:31sur cette question
42:32de la taille
42:32des exploitations
42:33par exemple
42:33qui sont intermédiaires
42:35en France
42:36qu'il faudrait
42:36peut-être selon la ministre
42:38agrandir
42:38et en même temps
42:40pas revenir
42:40à l'élevage intensif
42:41ça on était sorti
42:42de cette agriculture intensive
42:44je pense qu'aujourd'hui
42:45on est dans un cercle vicieux
42:46pour le monde agricole
42:46c'est à dire qu'on a dépassé
42:48la barre fatidique
42:48de moins de 400 000 agriculteurs
42:50dans notre pays
42:50c'est à dire que dans nos villages
42:51dans notre territoire
42:52on perd énormément
42:53d'agriculteurs
42:54sur nos territoires
42:55donc forcément
42:55les grosses structures
42:56les fermes se renforcent
42:57elles rachètent des terres
42:58elles reproduisent de nouveau
42:59le problème de fond
43:00qu'on peut avoir
43:00c'est que plus il y aura
43:01de grosses structures
43:02plus il y aura de gros projets
43:03et effectivement
43:04ce que dit la ministre
43:04c'est pas faux
43:05il faut retrouver
43:06une agriculture
43:07basée sur un modèle familial
43:08mais pour retrouver
43:09cette agriculture
43:10il faut une agriculture
43:11qui rapporte
43:11qui est rémunératrice
43:12et qui permet
43:13avec quelques centaines d'hectares
43:15de pouvoir être rémunéré
43:17quand on fait des céréales
43:18quand on fait de la betterave
43:19quand on fait des fruits
43:20quand on fait des légumes
43:21et aujourd'hui
43:21ce n'est pas quelque chose
43:22qui permet d'être rémunéré
43:23donc aujourd'hui
43:24c'est une prime
43:25aux grosses structures
43:26et c'est malheureusement
43:27un cercle vicieux
43:28mais je pense qu'on fera
43:29tous ici le même constat
43:30autour de la table
43:30qu'on veut soutenir
43:31le monde agricole
43:32le problème c'est que
43:32les mêmes problématiques
43:34n'ont jamais de réponse
43:36depuis des années
43:36justement sur cette question
43:37des accords commerciaux
43:39on voit bien que la France
43:40malgré son opposition
43:40au Mercosur
43:41la commission européenne
43:42pourrait même décider
43:43d'appliquer l'accord
43:44malgré la saisine
43:45de la justice européenne
43:47oui
43:47écoutez il y a cet accord
43:48qui serait en place
43:49mais moi je l'entendais ce matin
43:50dans le département de l'Ain
43:51où il y a un refus
43:52de faire venir
43:53de la viande sud-américaine
43:54donc c'est aussi le choix
43:55dans nos cantines
43:56dans nos assiettes
43:57d'avoir une traçabilité
43:59et de faire ce choix
44:00et surtout d'avoir aussi
44:01des produits
44:02qui soient compétitifs
44:03qui viennent de France
44:04ou d'Europe
44:05et puis dans les modèles
44:06d'organisation agricole
44:08il y a ces coopératives
44:09la coopération
44:11entre agriculteurs
44:12l'organisation
44:13permet de passer aussi
44:14à échelle
44:14et de faire des prix
44:15qui soient accessibles
44:16pour les français
44:17c'est pour le pouvoir d'achat
44:18mais qui répondent également bien
44:20très bien
44:20aux besoins des agriculteurs
44:22en termes de rémunération
44:23Allez, lors de cette séance
44:24de questions gouvernement
44:25il sera aussi question
44:26de l'Ukraine
44:27plusieurs questions
44:28posées sur le sujet
44:29on va retrouver
44:30la députée socialiste
44:31Anna Pic
44:31au micro de Stéphanie Despierres
44:33celle des 4 colonnes
44:34Bonjour
44:34alors que c'est les 4 ans
44:36de cette guerre
44:36qu'est-ce que vous allez demander
44:37au gouvernement
44:38cet après-midi ?
44:39Il y a 4 ans
44:40jour pour jour
44:40effectivement
44:41que les Russes
44:42ont envahi
44:44une partie de l'Ukraine
44:45une partie importante
44:46le conflit s'enlise
44:48depuis 4 ans
44:48et la question est évidemment
44:50de savoir
44:50comment nous réaffirmons
44:52notre soutien
44:53et ce qu'il est possible
44:54aujourd'hui de faire
44:55évidemment sous le seuil
44:56de la guerre
44:57mais quel soutien
44:58pour que les Ukrainiens
45:00arrivent en position
45:00de force
45:01dans une éventuelle négociation
45:03de cesser le feu ?
45:04Qu'est-ce que la France
45:05peut faire de plus ?
45:06Il y a des choses à faire
45:07sous le seuil de la guerre
45:08il ne s'agit pas
45:09d'aller poser des bottes
45:10on le répète
45:11mais bien
45:11nous sommes le 13ème
45:13pays financeur
45:14du soutien à l'Ukraine
45:15donc nous pouvons
45:16certainement faire
45:17un peu mieux
45:18et puis
45:18il y a aussi
45:19cette coalition des volontaires
45:21que nous annonçons
45:21mais il n'y a-t-il pas
45:23déjà
45:23comment on peut faire
45:24des choses
45:26avant même
45:27d'attendre à cesser le feu
45:28pour réassurer
45:29pour aussi travailler
45:30avec les autres
45:32partenaires européens
45:33pour que
45:33notamment
45:34on sécurise
45:35les infrastructures civiles
45:36et la population
45:37qui souffre
45:38tout particulièrement
45:39cet hiver
45:39puisque toutes les infrastructures
45:41énergétiques
45:41ont été touchées
45:43et que la Russie
45:44s'attaque
45:45aux civils
45:45s'attaque à Kiev
45:47pas seulement au front
45:48et qu'aujourd'hui
45:49nous avons besoin
45:50de faire en sorte
45:51que les ukrainiens
45:52se concentrent sur le front
45:53pour reprendre la main
45:54l'ascendant
45:55pour être en force
45:56dans les négociations
45:57et dans le même temps
45:58protéger cette population civile
45:59parce que
46:00dans la guerre
46:01il y a aussi des règles
46:02et normalement
46:03ce n'est pas
46:04les infrastructures civiles
46:05et la population
46:06qui y est touchée
46:06Merci beaucoup
46:07et on écoutera
46:08la réponse
46:08que vous fera le gouvernement
46:10Merci beaucoup
46:11Stéphanie Despierres
46:12Jordan Guitton
46:13Il faut renforcer
46:14l'aide militaire
46:15à l'Ukraine
46:16Oui
46:17depuis le début
46:17depuis 4 ans
46:18et malheureux
46:19envahissement
46:20des Russes
46:21en Ukraine
46:22évidemment avec Marine Le Pen
46:23nous avons condamné
46:23tout d'abord
46:24cette attaque ignoble
46:25qui remet en cause
46:26la souveraineté d'un peuple
46:27celui de l'Ukraine
46:27ça je pense qu'on est tous
46:28d'accord sur ce point
46:29Ensuite
46:30il faut donner les moyens
46:31à l'Ukraine
46:31évidemment de se défendre
46:32mais il faut faire attention
46:33car aujourd'hui
46:34la Russie est une menace
46:36multidimensionnelle
46:36pour le continent
46:37que nous sommes
46:38l'Europe
46:38pour le pays
46:39que nous sommes
46:39la France
46:39et je pense que nous ne devons pas
46:41faire n'importe quoi
46:42et nous devons
46:42depuis le début
46:43c'est ce que nous réclamons
46:44avec Marine Le Pen
46:44une conférence sur la paix
46:46la France doit porter sa voix
46:47à l'international
46:48comme elle a toujours su le faire
46:49Mais à quelles conditions
46:49la paix à tout prix
46:50c'est pas ce que semble non plus
46:52vouloir les Ukrainiens
46:53ils veulent passer des trop de terrain
46:54aux Russes
46:55reprendre le contrôle
46:55de certains territoires
46:56Je pense qu'il faut faire attention
46:57sur ce point
46:58de ne pas envenimer la situation
46:59de ne pas donner des armes
47:01offensives à l'Ukraine
47:02il faut que l'Ukraine
47:03puisse défendre son territoire
47:04rien que son territoire
47:05et donc au Rassemblement National
47:06nous sommes dans une position
47:08mesurée depuis le début
47:09de ce conflit
47:09il ne faut pas oublier quand même
47:10que la Russie
47:10est une puissance nucléaire
47:12qui là aussi peut
47:13engager un bras de fer
47:14avec l'Europe
47:15Olga Giverney
47:16on rappelle que votre président
47:17de groupe
47:17Gabriel Attal
47:17qui est président du groupe
47:18d'amitié
47:19se trouve en ce moment
47:20justement en Ukraine
47:21le Rassemblement National
47:22comme d'autres dit
47:24attention
47:24si je peux traduire
47:26voilà il ne faut pas non plus
47:27mettre la Russie à dos
47:28pas d'armes offensives
47:29etc.
47:29est-ce que vous
47:30oui il faut prolonger
47:31l'aide à l'Ukraine
47:32justement pour l'aider
47:34à tenir dans cette guerre
47:35qui dure depuis 4 ans
47:36permettez-moi de dénoncer
47:37finalement cette complaisance
47:38du Rassemblement National
47:39vis-à-vis de la Russie
47:41ils étaient amis
47:42maintenant ils se sont
47:43un peu retirés
47:44mais encore
47:45quand on est au Parlement Européen
47:47le Rassemblement National
47:48ne vote pas
47:49les crédits qui sont donnés
47:50en soutien à l'Ukraine
47:51la France
47:52derrière Emmanuel Macron
47:53a toujours été
47:54en soutien
47:54en soutien défensif
47:56puisque nous ne voulons pas
47:57rentrer dans une offensive
47:58vis-à-vis de la Russie
48:00mais on n'est pas
48:00des premiers financeurs
48:02d'aides de guerre
48:02non plus
48:03vous connaissez d'abord
48:04l'état des finances
48:06en France
48:07nous sommes là au mieux
48:08de ce que nous pouvons faire
48:09nous renforçons aussi
48:10notre industrie de défense
48:11je suis présidente
48:12du groupe d'études
48:13industrie de défense
48:14à l'Assemblée Nationale
48:15et nous nous assurons
48:16que nous densifions
48:17également notre capacité
48:18de défense
48:19nous assurons
48:20la dissuasion nucléaire
48:21nous proposons
48:22cette protection
48:23au-delà de la France
48:24et puis Anapik
48:25a parlé de la coalition
48:27des volontaires
48:27c'est important
48:28c'est 35 pays
48:29donc bien au-delà
48:30du nombre de pays européens
48:32puisque les européens
48:33sont touchés en premier
48:34l'Ukraine est au front
48:36mais c'est la défense
48:37de l'Europe
48:37qui se joue derrière
48:38et donc ces moyens-là
48:40il faut les mobiliser
48:41et il faut les mettre
48:41surtout au meilleur endroit
48:43pour dissuader
48:44la Russie
48:44de poursuivre
48:45cette guerre d'agression
48:46elle dure depuis trop longtemps
48:48et Volodymyr Zelensky
48:49dit ce matin
48:50il a exhorté
48:51l'Union Européenne
48:51à fixer une date
48:52pour l'adhésion
48:53de son pays
48:53pour lui protéger l'Ukraine
48:55ce serait de l'inclure
48:56dans l'Union Européenne
48:57justement pour couper les liens
48:58bien franchement
48:59avec la Russie
49:00Jordan Guitton
49:00je pense tout d'abord
49:02je dénonce le fait
49:03que nous n'avons jamais
49:03eu aucune forme de complaisance
49:05envers la Russie
49:06vous ne votez pas forcément
49:07les sanctions contre la Russie
49:08au Parlement européen
49:09ni les aident envers l'Ukraine
49:10à un moment donné
49:11c'est facile de dire
49:11il faut voter les soutiens
49:12lorsque l'Union Européenne
49:14propose de faire un don
49:15à l'Ukraine
49:16par les instances européennes
49:18qui sera remboursée
49:19à terme par la Russie
49:20on sait très bien
49:20que c'est une utopie
49:21c'est quelque chose
49:22qui n'existe pas
49:23dans la réalité
49:23de cette guerre
49:24qui dure maintenant
49:25depuis 4 ans
49:26la solution
49:26c'est une conférence
49:27pour la paix
49:28il faut réunir
49:29les deux parties
49:30autour de la table
49:31défendre du mieux possible
49:32les intérêts ukrainiens
49:33parce que plus la guerre
49:33va durer
49:34plus l'Ukraine sera affaiblie
49:35et donc nous
49:35Rassemblement National
49:36nous tenons à la souveraineté
49:38territoriale de l'Ukraine
49:39depuis le début de ce conflit
49:40nous les avons toujours soutenus
49:41nous les soutiendrons toujours
49:42il en va de l'intérêt de l'Europe
49:43il en va de l'intérêt de la France
49:45et évidemment
49:45de notre diplomatie internationale
49:47mais moi je pense que
49:48dans cette guerre
49:49il ne faut pas faire
49:50n'importe quoi pour l'Ukraine
49:51il ne faut pas lui promettre
49:52d'adhérer à l'Union Européenne
49:53c'est pas ça qui réglera le conflit
49:54aujourd'hui
49:54ce qu'on veut c'est la paix
49:55et la paix
49:56elle ne soutiendra pas
49:57en faisant des provocations
49:58vers la Russie
49:59c'est tout ce que nous disons
49:59Je vous laisse répondre
50:00à Olga Givernais
50:01mais avant cela
50:01on va voir Laurent Mazori
50:03le député Lyot
50:03lui il a une question plus précise
50:04sur la question des avoirs russes
50:06justement peut-être
50:07pression sur la Russie
50:08Stéphanie Despierre
50:09Bonjour
50:09qu'est-ce que vous allez demander
50:10au gouvernement
50:11concernant les avoirs russes ?
50:13Alors bien
50:14en cette quatrième année
50:16de guerre et d'agression russe
50:17contre l'Ukraine
50:18il nous est apparu
50:19qu'il était très important
50:20de pouvoir agir
50:21de manière efficace
50:22pour parvenir à la paix
50:23parvenir à la paix
50:24dans l'intérêt de l'Ukraine
50:25c'est quoi ?
50:26c'est d'avoir toutes les capacités
50:27d'agir
50:27et parmi les capacités d'agir
50:29il en est un
50:29sur lequel nous avons la main
50:30ce sont les avoirs
50:32qui sont actuellement
50:32russes gelées en France
50:34et sur laquelle
50:34et pour laquelle
50:35nous avons des points
50:36qui nous empêchent techniquement
50:37de pouvoir aller
50:38les récupérer
50:39ou en tout état de cause
50:40pouvoir négocier pour le faire
50:41en effet le code monétaire
50:43et financier
50:43c'est un petit peu technique
50:44aujourd'hui nous en empêche
50:45et donc c'est un petit peu facile
50:46on peut à tout le moment
50:47de se dire
50:47on souhaiterait le faire
50:48mais on ne le peut pas
50:49et bien moi je propose
50:49que l'on lève ces points
50:50techniques et juridiques
50:51qui nous permettent
50:52demain politiquement
50:53de pouvoir prélever
50:54ces avoirs gelés
50:55c'est un débat
50:56qui revient de manière récurrente
50:57généralement au niveau européen
50:59là ce que vous dites vous
50:59c'est que la France seule
51:01pourrait décider de geler
51:02les avoirs russes
51:03alors ils sont gelés
51:04mais on pourrait décider
51:05de les récupérer
51:06pour pouvoir les utiliser
51:07entre autres
51:07pour la reconstruction de l'Ukraine
51:09c'est possible au niveau
51:10du droit international
51:10on a juste un point en France
51:12qui nous en empêche
51:13dans le code monétaire et financier
51:14c'est ce point que je propose
51:15de lever définitivement
51:16mais ça concerne les avoirs russes
51:17mais ça pourrait concerner demain
51:18tout pays qui viendrait à violer
51:20l'euro international
51:21ça représente quel argent en volume ?
51:23alors c'est une information
51:24qui n'est jamais très confirmée
51:26mais on est au-delà
51:27de plusieurs dizaines
51:27de milliards d'euros en tout cas
51:29ok merci très bien
51:30et on verra ce que le gouvernement
51:31répond à votre proposition
51:33avec plaisir
51:33merci beaucoup Stéphanie Despierres
51:36non seulement geler
51:37les avoirs russes
51:38qu'on peut faire
51:38mais les utiliser
51:39pour la reconstruction de l'Ukraine
51:41est-ce que pour vous
51:42s'il y a des verrous
51:43il faut les faire sauter
51:44pour pouvoir aller dans cette solution
51:45bien sûr vous avez vu
51:46que nous avons organisé
51:48des sanctions économiques
51:49pour dissuader la Russie
51:50de poursuivre
51:51pour pouvoir l'amener
51:52à faire le cessez-le-feu
51:53et la paix
51:53on le voit que ça ne marche pas
51:55donc il faut aller plus loin
51:56et ces avoirs russes
51:57et bien ils peuvent servir
51:58notamment à payer
51:59à faire payer
52:00la Russie de Vladimir Poutine
52:01pour ce qu'ils ont fait
52:02de mal
52:03on a évidemment
52:04toutes les victimes
52:05les vies humaines
52:06qui ont pâti
52:07les infrastructures
52:08qui ont été touchées
52:09il y aura de la reconstruction
52:10à faire
52:10il faut 500 milliards
52:12ça est chiffré en ces termes
52:13oui et il faut
52:14qu'ils prennent conscience
52:15que plus ils continuent
52:16cette guerre d'agression
52:17ils n'en seront d'abord
52:18pas les gagnants
52:19ça c'est sûr
52:20et en plus
52:21et bien les russes
52:22vont en pâtir
52:23le peuple russe eux-mêmes
52:24qui parfois ne soutient
52:26évidemment pas forcément
52:27ce conflit
52:29et bien va pâtir lui-même
52:31d'avoir à payer
52:32pour cela
52:32donc oui
52:33on continue
52:34de mettre la pression
52:35la question des avoirs russes
52:36gelés
52:37c'est peut-être pas
52:38de les utiliser
52:38en direct maintenant
52:39mais en tout cas
52:40de les mobiliser
52:41pour pouvoir ensuite
52:43payer plus tard
52:44les emprunts
52:45et faire une garantie
52:46d'emprunt
52:46sans servir justement
52:47de ces avoirs russes
52:48pour qu'ils servent
52:49à payer la reconstruction
52:50de l'Ukraine
52:51Jordan Guitton
52:51je pense que ça
52:52pour le coup
52:52c'est plutôt une solution
52:53de bon sens
52:54qu'on avait soutu
52:54dès le départ
52:55avec Marine Le Pen
52:56lors du début
52:57de ce conflit
52:58utiliser des avoirs russes
52:59c'est sanctionner
53:00directement les russes
53:01je suis très heureux
53:01d'entendre une députée
53:02macroniste
53:02qui reconnaît
53:03que les sanctions
53:04le fait d'avoir mis
53:05la Russie
53:05l'économie russe
53:06à genoux
53:06comme le voulait
53:07Bruno Le Maire
53:07n'a pas fonctionné
53:08et est un échec
53:09aujourd'hui
53:09je pense qu'il est important
53:10que l'Europe
53:11la France
53:11se reconstitue
53:12une indépendance
53:13vis-à-vis de la Russie
53:14notamment une indépendance
53:14énergétique
53:15c'était l'idée
53:16notamment de la PPE 3
53:17sur développer plus
53:18le nucléaire
53:19pour ne pas dépendre
53:20de gaz
53:20et du pétrole russe
53:21je pense que c'est des sujets
53:22qui sont très importants
53:23et qui nous mettent
53:24en relation diplomatique
53:25avec la Russie
53:25et qui nous obligent
53:26à un rapport de force
53:27très fort
53:27chemin de traverse
53:28mais l'énergie
53:29vous connaissez bien
53:30Olga Giverney
53:30se désengager du gaz russe
53:32on essaye de le faire
53:33est-ce que dans la programmation
53:35pluriannuelle de l'énergie
53:36on y arrivera
53:36et on le fait évidemment
53:38donc on trouve
53:39d'autres moyens
53:39d'approvisionnement
53:40l'objectif c'est aussi
53:41de transitionner
53:42et d'être plus dépendant
53:43de ces énergies fossiles
53:44vous savez
53:44on a plus de 60%
53:45de notre énergie consommée
53:46qui est importée
53:48aujourd'hui
53:48et qui est fossile
53:49donc il faut en sortir
53:51et ça nous sort
53:52de la dépendance
53:52à ces grandes puissances
53:53qui aujourd'hui
53:54sont toujours sur le gaz
53:55et le pétrole
53:56Aujourd'hui
53:57Emmanuel Macron
53:58dit qu'il est sceptique
53:59sur le fait
53:59de pouvoir aboutir
54:00à une paix
54:01à court terme
54:02Jordan Guitton
54:03on voit bien
54:04on en a reparlé
54:05des espoirs de paix
54:06chaque mois
54:06Donald Trump
54:07qui essaye justement
54:08parfois
54:09de faire croire
54:10que la paix
54:11et on voit bien
54:12que c'est difficile
54:12que côté russe
54:13en fait
54:13on ne sait pas
54:14si Vladimir Poutine
54:15est favorable à cette paix
54:16La paix
54:16elle sera difficile
54:17tant que les précurseurs
54:19l'Ukraine et la Russie
54:20ne seront pas autour
54:21d'une table
54:21avec des puissances
54:22internationales
54:23qui les réunissent
54:24avec les grandes nations
54:25du monde
54:25dont fait partie la France
54:26et effectivement
54:27cette paix
54:28elle est difficile
54:28à mettre en place
54:29elle sera difficile
54:30à trouver
54:30on va dépasser
54:31les 4 ans de guerre
54:32symboliquement
54:32on dépasse
54:33le temps
54:34de la première guerre mondiale
54:35entre la guerre
54:36et l'Ukraine russe
54:36vous vous dites bien
54:37qu'il ne suffit pas
54:38d'asseoir
54:39Vladimir Zelensky
54:40et Vladimir Poutine
54:40à la même table
54:41pour qu'il trouve une solution
54:42évidemment
54:43c'est très simpliste
54:43comme raisonnement
54:44mais à un moment donné
54:45il faut quand même
54:45essayer de faire quelque chose
54:47et ce n'est pas en menaçant
54:48directement la Russie
54:49qu'on va obtenir gain de cause
54:50il faut réunir
54:51les deux parties
54:52autour de la table
54:53avec des puissances
54:54emmener un rapport de force
54:55qui est puissant
54:56je rappelle quand même
54:57que la Russie
54:58est quand même
54:58une puissance nucléaire
54:59une menace multidimensionnelle
55:01donc il faut enclencher
55:03un rapport de force
55:04et je pense qu'en réunissant
55:05autour de la table
55:06tous les acteurs du monde
55:07alors il faut réussir
55:08à trouver la paix
55:09et je pense que ce chemin
55:10se trouvera un jour ou l'autre
55:11Olga Giverna
55:12enclenchait un rapport de force
55:14avec aussi
55:14au milieu de tout ça
55:15Donald Trump
55:16qui un jour
55:18humilie
55:18Volodymyr Zelensky
55:20le lendemain
55:21dit que finalement
55:21il s'éloigne un peu
55:22de Vladimir Poutine
55:23c'est un acteur aussi important
55:25dans cette guerre
55:25Donald Trump
55:26chacun joue sa partie
55:27en profitant également
55:28de s'asseoir
55:29sur le droit international
55:31c'est ce que fait la Russie
55:32aujourd'hui
55:33vis-à-vis de l'Ukraine
55:34et certains
55:34en profitent
55:35pour eux-mêmes
55:36penser à certaines
55:37agressions
55:38non moi ce qui me choque
55:39c'est que le rassemblement national
55:40qui dit qu'il faut rassembler
55:42tout le monde
55:42enfin on l'a fait
55:43on l'a vu
55:44des échanges bilatéraux
55:47des échanges avec
55:48quelques acteurs
55:49des échanges autour de la table
55:50une coalition
55:51donc on continue
55:52c'est la partie un peu
55:54diplomatique
55:54mais ce rapport de force
55:56il s'installe aussi
55:56dans nos capacités
55:57à déployer
55:58d'abord notre industrie
56:00de l'armement
56:01de démontrer également
56:02qu'on est en soutien
56:03du peuple
56:04et qu'il est capable
56:04de résister
56:05il faut pouvoir défaire
56:07la Russie
56:07aujourd'hui je ne crois pas
56:08qu'on va arriver
56:09à un accord de paix
56:10comme cela
56:10comme le dit président
56:11Et si accord de paix
56:12il y a un jour
56:13est-ce qu'il faut
56:13pouvoir garantir
56:15ces fameuses garanties
56:16de sécurité
56:16comme on appelle
56:17et peut-être une présence
56:19militaire
56:20justement pour vérifier
56:21que l'Ukraine
56:22puisse rester en sécurité
56:23et à l'abri
56:24des menaces russes
56:25à venir
56:25Je pense qu'il faut
56:26faire très attention
56:27lorsqu'on déclare
56:28des choses
56:29sur emmener des soldats
56:30faire la guerre
56:30sur le front ukrainien
56:32Il ne s'agit pas
56:32de faire la guerre
56:33c'est en cas d'accord
56:34de paix
56:35pour garantir
56:36une sécurité
56:36Pourquoi pas
56:36ce sera peut-être
56:37le rôle de l'ONU
56:38à ce moment-là
56:38mais ce ne sera pas
56:38le rôle individuellement
56:40de la France
56:40mais je pense que
56:41c'est quand même
56:41très important
56:41de souligner
56:42que l'Ukraine
56:44lorsque l'Union Européenne
56:45lui donne de l'argent
56:46pour s'acheter des armes
56:47elle n'oblige
56:48même pas
56:48l'Union Européenne
56:49à acheter des armes
56:49européennes
56:50c'est-à-dire que
56:50demain l'Ukraine
56:51peut acheter des armes
56:52américaines
56:52ou peut-être chinoises
56:53ou que sais-je
56:54et donc on voit bien
56:55qu'il n'y a aucune volonté
56:56Elle achète peut-être
56:56qu'il y a un peu disponible
56:58La France on a des dispositions
56:59évidemment des disponibilités
57:01en termes d'armes
57:02on est quand même
57:02précoceur dans ce domaine
57:03je pense que là aussi
57:04on a une Europe
57:05qui est affaiblie
57:06et qui ne permet pas
57:07de maintenir un rapport
57:08de force aujourd'hui
57:08comme il faudrait l'être
57:09pour défendre notre continent
57:10parce que l'objectif final
57:11ça reste la paix
57:12Merci l'un et l'autre
57:13Jordan Guiton
57:14Merci beaucoup
57:15Olga Givernet
57:16On va parler beaucoup
57:17d'Ukraine
57:17lors de la séance
57:18des questions au gouvernement
57:19justement
57:19On va retrouver
57:20Martin Bornet
57:21Il vous est en cours d'honneur
57:23Martin
57:23C'est le thème principal
57:24de la séance du jour
57:28Oui vous l'avez dit
57:29le gouvernement
57:29va devoir répondre
57:30à des questions
57:31sur la situation en Ukraine
57:32après 4 années de conflit
57:34C'est le thème du jour
57:35de ces questions au gouvernement
57:36A noter
57:37deux questions sur l'agriculture
57:38qui seront posées
57:39alors que le salon de l'agriculture
57:41a ouvert ce week-end
57:42A noter également
57:43l'absence du Premier ministre
57:45dans l'hémicycle
57:45cet après-midi
57:46Il est attendu au Sénat
57:48pour répondre
57:48aux interrogations
57:50des sénateurs
57:50sur le projet de loi
57:51constitutionnelle
57:52sur la Nouvelle-Calédonie
57:55Merci beaucoup
57:56Martin Bornet
57:57On va retrouver à présent
57:58Stéphanie Despierre
57:59Stéphanie on attendait
58:00le vote sur les deux textes
58:01sur la fin de vie
58:02après la séance
58:03des questions au gouvernement
58:04ce sera finalement
58:04demain Stéphanie
58:05Et oui parce que
58:07le texte
58:07l'examen du texte
58:08n'a pas pu se terminer
58:09hier malgré une séance
58:10assez longue
58:11jusqu'à plus d'une heure
58:12du matin
58:13Il reste encore 240 amendements
58:14Il y en avait 2000 au départ
58:16Les députés vont donc
58:17reprendre le débat
58:18sur les textes
58:19après les questions
58:20au gouvernement
58:21et normalement
58:22le vote solennel
58:23aura lieu demain
58:24cette prolongation
58:25cette prolongation de 24 heures
58:26devrait suffire
58:27et puis ensuite
58:28le texte
58:28qui devrait être adopté
58:30à l'Assemblée nationale
58:31repartira au Sénat
58:32Les défenseurs
58:33de l'aide à mourir
58:34espèrent qu'il sera
58:35définitivement adopté
58:37avant l'été
58:37pour permettre
58:38une adoption
58:39avant la fin
58:41du quinquennat
58:41d'Emmanuel Macron
58:42Merci beaucoup
58:43et on vit en direct
58:44le passage de la présidente
58:57Yael Brouni-Pivet
58:59qui vient de traverser
59:00la salle
59:01des pas perdus
59:02justement
59:03pour ouvrir
59:03la séance
59:04des questions
59:04au gouvernement
59:05On précise
59:06que le Premier ministre
59:07Sébastien Lecornu
59:08n'est pas présent
59:09Il répond aux questions
59:10des sénateurs
59:10sur la question
59:11de la Nouvelle-Calédonie
59:12Pour ce qui est
59:13du programme
59:13ici à l'Assemblée
59:14nombreuses questions
59:15sur l'Ukraine
59:16et sur l'agriculture
59:17On suit tout ça
59:17en direct
59:18en intégralité
59:18sur LCP
59:19et on se retrouve
59:19juste après
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