- il y a 2 jours
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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:01Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement, on reviendra évidemment sur
00:07la mort du militant nationaliste Quentin de Ranck et sur ses conséquences politiques, à tout de suite.
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06:48personnes qui ont été identifiées font
06:50partie de la mouvance d'ultra-gauche. C'est ce que
06:52le procureur a dit. On ne sait pas exactement
06:54quels sont encore leurs liens. Mais est-ce que
06:56pour vous, vous dites, oui, ces mouvements
06:58d'ultra-gauche ont une proximité avec la France
07:00insoumise, donc d'une quelconque maquière, il y a
07:02un lien avec notre mouvement politique ?
07:03Je dois dire, vraiment, je trouve assez odieux
07:06ce qui est en train d'être fait en ce moment
07:08parce que, dans toutes nos
07:10expressions politiques, et bien avant que
07:12cet tragique événement ait lieu,
07:14la France insoumise a toujours condamné la violence
07:16en politique. Il y a des prises de parole de
07:18Jean-Luc Mélenchon régulières sur ce sujet-là
07:20et je crois qu'il n'y a pas beaucoup de dirigeants
07:23politiques qui, contrairement à Jean-Luc Mélenchon,
07:25ont été toujours aussi clairs sur
07:26la question de la violence en politique.
07:28Et donc, nous, nous avons toujours, d'une
07:30manière générale, condamné la violence en disant
07:32que ce n'est pas une méthode d'action
07:34que nous considérons valable. Pourquoi ? Pour une raison
07:36très simple. C'est parce que la violence, précisément,
07:39fait peur, tient à distance de l'action politique.
07:40Nous, ce que nous souhaitons faire, c'est rassembler le peuple
07:42français, essayer de faire en sorte que
07:44on puisse rassembler très largement
07:46et la violence, eh bien, elle exclut
07:48une partie des personnes. C'est pas parce que vous condamnez la violence
07:50qu'il n'y a pas des mouvements qui peuvent se sentir proches
07:52aussi de votre mouvement politique, qui, eux, peuvent
07:54la pratiquer. Pardon, mais il y a des mouvements qui sont violents,
07:56qui existent dans la société et qui
07:58sont, parfois, qui se revendiquent d'une
08:00proximité idéologique qui est bien plus proche
08:02de celle de M. Renaud. Et il y a eu
08:04dans les années précédentes, 59
08:06personnes depuis 1986
08:09qui ont été tuées
08:10par des personnes qui se revendiquent de la mouvance d'extrême droite.
08:13Donc, le sujet de la violence en politique
08:15est un sujet. Mais précisément,
08:16nous, nous avons toujours été clairs sur ce sujet-là,
08:19nous avons toujours condamné, ce qui n'a pas toujours été
08:20le cas, d'un certain nombre de représentants politiques
08:22dans le camp d'en face.
08:24Je vais vous donner la parole, mais je vous propose un détour par la salle
08:26des quatre colonnes pour retrouver le député de la droite
08:28républicaine Nicolas Trisna au micro de
08:30Clément Perrault.
08:31Nicolas Trisna, on était en train d'évoquer en plateau la possible
08:35responsabilité de la LFI
08:36dans ce drame. Qu'en pensez-vous ?
08:38Je pense que ce qui est assez délirant,
08:40c'est que ces derniers jours, on les entend
08:43systématiquement trouver des excuses.
08:44Moi, ce que j'attendrai, c'est une condamnation définitive,
08:47claire, nette, précise,
08:48qui est une actualité indirecte. Je le crains.
08:51Directe, je ne le pense pas. Mais indirecte,
08:52certainement. Et ce qu'il faudrait, c'est au moins une condamnation.
08:55Ils ont condamné ces
08:57événements. Oui, mais c'est le mec qui est en trop.
08:59Systématiquement, à chaque fois qu'ils s'excusent,
09:00à chaque fois, ils viennent dire, oui, mais c'est de la faute
09:02de l'extrême droite. Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est qu'il y a un gamin
09:04de 23 ans, qui, parce qu'il défendait
09:06des convictions, qui sont d'ailleurs pas les miennes,
09:09c'est fait abaisser à mort. C'est ça, le sujet.
09:11Le seul vrai sujet est là. Donc la condamnation
09:13est... Enfin, la condamnation doit être
09:15définitive. Et surtout, il ne va pas y avoir
09:16de mets. Et le...
09:18systématiquement, ce qu'on a entendu de LFI, qui est sur tous les
09:20plateaux depuis trois jours, c'est de dire, oui, mais quand même,
09:22vous vous rendez compte, c'était difficile. Non, ce n'est pas difficile.
09:24Concrètement, que des gens manifestent...
09:26Quand j'ai pu entendre Mathilde Panneau, encore ce matin, dire
09:28oui, mais vous vous rendez compte, il faudrait interdire
09:30que des collectifs aillent manifester contre
09:32nos conférences, mais eux le font systématiquement.
09:34Quand il y a des conférences qui ne les concernent pas, eux,
09:36ils viennent manifester. Donc, qu'il y ait une question
09:38d'apaiser la situation, de calmer le jeu,
09:40que les choses aillent mieux, c'est évident.
09:42Mais les filles doivent condamner de manière...
09:44Enfin, sans aucune...
09:45Sans aucune explication autre que... C'est ce qu'on a l'eux.
09:48On ne peut pas mourir à 23 ans parce qu'on défend ses convictions.
09:50Merci à vous.
09:52Merci beaucoup, Clément Perrault.
09:54On va revenir sur cette discussion.
09:56Il y a parfois des violences qui sont
09:58commises de la part de groupes identifiées comme étant
10:00d'extrême droite. Vous refusez, Mathias
10:02Renaud, une quelconque responsabilité.
10:04Pourquoi aujourd'hui,
10:06quand c'est le camp d'en face, si je puis dire,
10:07il faudra une responsabilité politique ? Et je peux vous poser
10:10la même question, Antoine Léaumont, tout de suite après.
10:12Parce que la situation est tout à fait asymétrique.
10:14C'est-à-dire qu'il est vrai qu'il existe
10:16des groupuscules de différents
10:18bords, dont des groupuscules d'extrême droite,
10:20qui peuvent user de violences.
10:22Nous, nous avons toujours dit
10:23que nous faisions... Nous compions les ponts.
10:26Nous n'avions rien à voir
10:28avec ces groupuscules. Or, s'agissant
10:30de la jeune garde, qui est une milice...
10:31Est-ce que c'est toujours vrai, Mathias Renaud ?
10:32C'est toujours vrai.
10:33Il y a des enquêtes qui pointent quand même
10:34certaines incointances encore avec des groupes d'extrême droite.
10:37Il y a pire que ça.
10:37Pardon, pardon.
10:38Il y a des gens qui sont revendiqués.
10:39La grosse différence avec LFI,
10:42c'est que les liens avec la jeune garde
10:44sont assumés, sont revendiqués.
10:47Ils ont commencé en 2022.
10:48Ils ont été officialisés en août 2023
10:50avec le déplacement de Jean-Luc Mélenchon
10:53aux universités d'été de la jeune garde.
10:55Et il a à nouveau donné son soutien
10:59au moment de la dissolution de la jeune garde.
11:01Qu'est-ce qu'on précise qu'un des députés,
11:02le fondateur de la jeune garde,
11:03a été élu sous vos couleurs en 2024,
11:06Raphaël Arnaud.
11:06On reparlera de Raphaël Arnaud plus tard.
11:08Mais quand il s'agit de violences d'extrême droite,
11:11Antoine Léaumont, vous pointez les responsabilités,
11:13vous demandez des comptes au Rassemblement National.
11:15Pourquoi aujourd'hui, s'il s'agit de violences d'extrême gauche,
11:17vous n'acceptez pas qu'on commence à vous poser des questions,
11:20de faire une forme d'introspection ?
11:22Pardon, mais nous, on est extrêmement clairs.
11:23Ce que nous disons, c'est que nous condamnons les violences
11:26partout où elles ont lieu,
11:27et quelle que soit l'origine de ces violences.
11:30Tout à l'heure, il était fait mention
11:31de ce qui s'est passé dans cette scène qui est terrible.
11:35Nous, nous avons toujours dit,
11:36et Jean-Luc Mélenchon en particulier,
11:37à propos d'autres situations,
11:38il a dit qu'on se déshonore quand on frappe un omataire.
11:40Jean-Luc Mélenchon l'a dit.
11:42Je n'ai pas toujours entendu d'autres personnes dire ça
11:43quand des groupuscules fascistes vont attaquer des personnes LGBT,
11:46des personnes en raison de la religion,
11:48ou des personnes en raison de leur couleur de peau.
11:50Il y a eu un meurtre à Lyon,
11:52quelques mois avant,
11:53et ce meurtre, le procureur se tourne vers
11:56une enquête pour crime raciste.
11:57Je n'ai pas entendu de condamnation de ce meurtre
12:00du côté du Rassemblement National.
12:01En fait, le problème qu'il y a, c'est le deux poids deux mesures.
12:03C'est la manière dont, quand il y a un certain type de violence,
12:07il va y avoir des condamnations,
12:08et en gros, il suffit qu'il y ait une responsable
12:10de la France Insoumise qui soit à peu près dans le coin
12:11pour qu'on nous attaque de tous les mots,
12:13qu'on nous dise qu'on est responsable de tout et n'importe quoi.
12:15Mais par contre, quand il y a des gens,
12:16y compris qui, parfois, se revendiquent du Rassemblement National,
12:19parce que c'est arrivé.
12:19Alors, vous les excluez, c'est en se tenante,
12:22mais c'est déjà arrivé qu'il y ait des gens.
12:23Et moi, je ne dis pas que c'est le Rassemblement National
12:25qui est responsable.
12:26Je pointe les responsabilités individuelles.
12:28Vous pointez les responsabilités souvent du parti, Antoine Léaumant.
12:31On a beaucoup de débats où, effectivement,
12:33ensuite, c'est les personnes dans le Rassemblement National
12:35que vous dénoncez.
12:36Moi, ce que je pointe, c'est l'armement idéologique.
12:38Quand des gens tiennent des propos racistes
12:41dans l'Assemblée Nationale,
12:42ou ont un programme qui est un programme raciste,
12:43et qu'ensuite, il y a des meurtres racistes,
12:44oui, il y a une responsabilité.
12:46Mais nous, vous ne nous avez jamais entendu dire
12:47qu'il fallait être violent dans la société.
12:49Précisément, nous avons toujours dit l'inverse.
12:51Et nous avons toujours dit,
12:52y compris aux gens qui commettent des violences,
12:54que nous estimions que c'était une mauvaise façon de faire.
12:57Mathias Renaud, ce que dit Antoine Léaumant,
12:59et ce que disent plusieurs responsabilités,
13:01plusieurs responsables, pardon, la France Insoumise,
13:03c'est que la responsabilité individuelle des gens,
13:06et pour l'instant, il y a six personnes identifiées,
13:08cinq ont été clairement identifiées
13:10et qui seront peut-être, dans les prochaines heures, interpellées,
13:12c'est des responsabilités individuelles.
13:15On ne peut pas faire porter un mouvement politique
13:17des responsabilités individuelles.
13:19Si ça s'appelle la responsabilité politique et morale,
13:22qui est différente, effectivement, de la responsabilité matérielle,
13:25ça, on attend l'enquête pour le voir.
13:28Sur la responsabilité politique,
13:30sur la responsabilité politique,
13:33la clarté chez LFI,
13:36ce serait de couper les ponts avec la jeune garde.
13:39Vous ne l'avez pas fait.
13:40Pourquoi ?
13:40Antoine Léomant, sur cette question de la jeune garde,
13:43dont l'année dernière, à Paris-Dauphine,
13:45aux abords de Paris-Dauphine,
13:46il y avait eu une conférence de Rima Hassan,
13:49et à l'issue, vous aviez huit membres de la jeune garde
13:51qui avaient poursuivi un jeune Français de confession juive
13:54de 15 ans dans le métro,
13:55qui a été...
13:56Si, c'est vrai.
13:57Alors, il n'y a pas eu de condamnation,
13:58l'enquête est en cours dans cette histoire.
14:00Si, c'est vrai, et à l'époque,
14:00le canard enchaîné avait dit que c'était le service d'ordre de Rima Hassan.
14:04L'enquête est en cours dans cette histoire.
14:06Et Rima Hassan qui, aujourd'hui, coupe les ponts avec la jeune garde,
14:08contrairement à la tête de la France Insoumise.
14:09Si vous écoutez le canard enchaîné,
14:11la semaine dernière, le canard enchaîné accusait Sébastien Delogu
14:14de lien avec le trafic de stupéphiens.
14:17Sur cette histoire-là, ils accusaient alors qu'il avait eu un contact avec la jeune garde.
14:22Est-ce que s'il est accepté, s'il est conclu dans l'enquête,
14:26qu'effectivement, alors la jeune garde est dissoute,
14:27elle dit comme on est dissous, ça ne peut pas être des membres de la jeune garde.
14:30Mais l'association, elle est dissoute.
14:31Les membres de l'association ne se sont pas évaporés dans la nature, Antoine Léonard.
14:35Est-ce que dans ce cas, vous prendrez vos distances, clairement,
14:37avec ce mouvement, si les responsabilités sont établies ?
14:39Je vais vous répondre très clairement.
14:40La jeune garde, elle a une doctrine,
14:41qui est une doctrine d'autodéfense.
14:43C'est-à-dire, si jamais...
14:44Je vais vous donner un exemple.
14:46Quand, par exemple, en 2022,
14:49le meeting de Louis Boyard et de Carlos Martins-Bilongo
14:52était attaqué par des gens avec des barres de fer.
14:54C'est ça qui s'est passé.
14:55Un meeting qui est attaqué par des gens avec des barres de fer.
14:58Comment on fait ? On est censé faire quoi ?
14:59On est censé céder aux pressions ou on est censé faire en sorte
15:01de pouvoir tenir le meeting ?
15:02Nous, on dit, on est censé pouvoir faire en sorte de tenir le meeting.
15:05Et je vais plus loin.
15:06Il y a une responsabilité policière,
15:08une responsabilité du ministère de l'Intérieur
15:09de ne pas assurer la sécurisation d'un certain nombre de lieux.
15:11On va se poser cette question.
15:12Mais je veux venir sur la jeune garde,
15:13Ce n'était pas l'autodéfense, en l'occurrence,
15:15sur les images que tout le monde a vues.
15:17Précisément.
15:17C'est là la grande différence qui est posée.
15:20Moi, je ne suis pas d'accord
15:21pour que qui que ce soit frappe un homme à terre.
15:22Jamais.
15:23Je ne suis pas d'accord
15:24pour que quand quelqu'un est au sol,
15:26il soit battu à mort,
15:27puisque c'est ça qui s'est passé.
15:28Et la jeune garde, non plus,
15:29n'est pas d'accord avec ça.
15:30Ça n'a jamais été dans les doctrines de la jeune garde.
15:33Nous, nous avons été clairs sur le sujet.
15:34Mais je vais aller jusqu'au bout.
15:36Il n'y a pas d'antifasciste s'il n'y a pas de fasciste.
15:37C'est comme ça que ça se passe dans notre pays.
15:39On y vient.
15:41La légitimation de la violence
15:43sous le vocable de l'autodéfense.
15:45C'est vous qui légitimez la violence.
15:47Parce que les personnes,
15:48les groupes fascistes,
15:49les groupes fascistes attaquent les personnes LGBT.
15:51Rompez avec la jeune garde.
15:53Les groupes fascistes attaquent les personnes LGBT,
15:55les personnes en raison de leur couleur de peau,
15:57les personnes en raison de leur religion.
15:58Rompez avec la jeune garde.
15:59Comme Rima Hassan l'a fait hier dans l'Opinion.
16:02Mathias Renaud, sur la question de la jeune garde,
16:05on se souvient bien ce qui s'est passé hier.
16:08Le procureur n'a pas évoqué la question de la jeune garde.
16:11Pour l'instant, il s'agit de parler de mouvance d'ultra-gauche.
16:14On verra effectivement si les liens sont clairement établis.
16:17Mathias Renaud, Antoine Léaumant
16:19et certains responsables de son camp disent
16:21que le ministre de l'Intérieur savait très bien
16:23qu'à chaque déplacement de Rima Hassan,
16:25il peut y avoir des manifestations.
16:27Il n'y avait pas de sécurisation de policiers en nombre.
16:29Est-ce que vous vous dites
16:30que oui, il peut y avoir une certaine forme de responsabilité
16:33sur un service d'ordre qui n'était peut-être pas forcément
16:35du côté policier suffisant ?
16:38Non, la question qui se pose,
16:40le ministre de l'Enseignement supérieur d'ailleurs
16:42a répondu ce matin,
16:43c'est est-ce que les universités doivent continuer
16:45à recevoir Rima Hassan compte tenu des troubles à l'ordre public ?
16:49Donc Sciences Po Paris avait dit non.
16:50L'université de Strasbourg avait dit non deux fois.
16:52Le Conseil d'Etat s'est exprimé là-dessus,
16:54avait confirmé le fait d'annuler les conférences de Rima Hassan.
16:58Donc voilà, il y a un vrai problème d'ordre public,
17:01sachant que c'est tourné l'université.
17:03Est-ce que ça ne va pas contre la liberté d'expression
17:05dans les universités ?
17:06On sait qu'on reçoit...
17:07Ce sont des meetings politiques.
17:08Et les universités souvent reçoivent des invités politiques.
17:13Qui pose le problème d'ordre public ?
17:14Pour vous, l'ordre public,
17:15il est du côté de ceux qui manifestent pendant les...
17:18Madame Hassan est une élue de la République française,
17:21que ça vous plaise ou pas.
17:21Madame Hassan a le droit d'aller se rendre
17:25dans des universités,
17:26quand elle est invitée dans des universités.
17:28Le problème que nous avons, nous,
17:29c'est qu'à chaque fois que nous faisons un meeting,
17:32que nous faisons une réunion publique
17:33dans un lieu public,
17:36que nous faisons des conférences à l'université,
17:37il y a des gens qui viennent pour essayer de perturber ces réunions.
17:40Et il y a parfois des réunions du Rassemblement national
17:43ou d'extrême droite qui sont perturbées
17:44par des militants d'extrême-gauche.
17:45Ça arrive aussi, Antoine Léomant.
17:46Mais ça arrive éventuellement, effectivement.
17:49Je peux me dire ce que ça arrive souvent.
17:50Non mais pardon,
17:51mais c'est tout à fait...
17:52Ça fait partie du droit à manifester.
17:53La question qui est posée, c'est la question du...
17:54On n'a pas de ministre pour nous protéger, nous.
17:56Alors...
17:56Mais si, alors là...
17:58Non, on n'a pas de ministre pour nous protéger.
17:59Précisément, si.
18:00On a un service d'ordre comme la France Insoumise
18:02et par nos syndicats.
18:03C'est le problème que vous avez.
18:03D'ailleurs, vous n'avez pas de ministre
18:05comme la jeune garde pour aller faire le coup de coin.
18:06Vous avez un service d'ordre dont une partie des gens
18:06parfois viennent du GUD.
18:08Donc, vous devriez avoir...
18:10Vous devriez regarder ce qui s'est passé.
18:11De quel événement vous parlez, là, du RN ?
18:12Non, mais je suis en train de parler
18:13de Axel Lousteau, qui était très proche de vous.
18:24Il y a des documents qui ont été publiés sur le sujet.
18:26De quel événement vous parlez ?
18:27Je ne parle pas d'un événement en particulier.
18:29Je parle de la proximité du Rassemblement National
18:31avec certains groupes d'extrême droite, parfois violents.
18:35Le financement du GUD.
18:36Le financement du GUD.
18:37Allez, détour par la salle des quatre colonnes.
18:38Il n'y a pas de ministre, nous.
18:39Entre deux autour du parti.
18:40Vous n'avez pas de ministre, mais vous les financez, apparemment.
18:42Alors, je vais vous laisser répondre.
18:44Ah, parce que Mathias Renaud a dit à plusieurs reprises, justement,
18:46que Rima Hassan avait bien précisé que son seul service d'ordre,
18:48c'est celui de la France Insoumise.
18:50Elle dit jamais, je n'ai demandé à la jeune garde, voire qu'elle s'en méfiait.
18:55Est-ce que vous partagez le constat que Rima Hassan faisait ?
18:57Si on se méfie de quelqu'un, c'est qu'on a peut-être peur des dérapages aussi.
19:00Nous, nous avons un service d'ordre à la France Insoumise,
19:03qui est un service d'ordre qui est organisé par des militants politiques.
19:05Il faut bien expliquer, encore une fois, pourquoi nous avons un service d'ordre.
19:08C'est parce que nous avons des menaces qui viennent généralement de l'extrême droite,
19:11qui sont portées sur nos meetings et nos réunions publiques.
19:14Donc, en général, quand nous avons un déplacement, une réunion publique,
19:17on organise, c'est un petit groupe de camarades.
19:18Et qu'est-ce qu'on fait ?
19:19Eh bien, il y a des camarades qui surveillent les entrées
19:21pour éviter qu'il y ait des entrées violentes
19:23ou qu'il y ait des gens qui viennent perturber les meetings.
19:25Et je signale, encore une fois, que nous, nous avons organisé ça
19:29parce que, malheureusement, notre sécurité et la sécurité détenue de nos réunions publiques
19:34n'est malheureusement pas assurée par les services de sécurité de l'État,
19:38qui, normalement, doivent assurer la liberté de se rassembler
19:41parce que la liberté d'opinion et d'expression est normalement garantie dans notre pays.
19:45Pour ce débat sur LCP, je vous propose de rejoindre Romain Esquenazi,
19:48député socialiste depuis la salle des 4 colonnes, au micro de Stéphanie Despierre.
19:52Bonjour, vous êtes porte-parole du groupe socialiste ici à l'Assemblée nationale.
19:55Est-ce que vous partagez le point de vue de ceux qui disent
19:57que la France insoumise a une responsabilité dans la mort de Quentin
20:00ou, à l'inverse, vous êtes comme la France insoumise
20:03et dénoncé une instrumentalisation de ce meurtre ?
20:07Au groupe socialiste, nous assumons la nuance.
20:09Nous considérons qu'il n'y a pas de responsabilité directe
20:11entre le mouvement politique qu'est la France insoumise
20:13et ce meurtre terrible qui a eu lieu.
20:15Ce jeune de 23 ans, je tiens d'ailleurs à réaffirmer au nom du groupe socialiste
20:18toutes les condoléances, nos pensées, à la famille et le proche de ce jeune
20:21qui est mort sur ses idées, ce qui ne devrait pas être permis en démocratie.
20:24Je n'ai jamais entendu un responsable de la France insoumise
20:27appeler à la violence physique, appeler à l'insurrection
20:31et inciter ses militants à des actes de violence.
20:34Ça, c'est notre réponse, elle est claire, elle est nette.
20:36Néanmoins, nous considérons qu'il peut y avoir un lien
20:38entre la brutalisation du débat politique,
20:41la brutalisation des débats, la criminalisation de ses adversaires politiques.
20:44Vous ne pensez pas comme moi, vous êtes des criminels,
20:46vous avez du sang sur les mains.
20:47Que cela peut contribuer à un climat délétère sur le terrain
20:50qui peut amener certains esprits faibles à des passages à l'acte et à la violence.
20:54Nous appelons donc à l'apaisement.
20:55Il y a beaucoup de menaces aujourd'hui des groupes usuls d'extrême droite
20:58qui ont déjà été accusés et condamnés pour des meurtres.
21:02Je pense évidemment à ce joueur international de rugby
21:04qui est mort à Paris sous un coup de couteau de l'extrême droite.
21:07Et donc il y a aujourd'hui des menaces sur l'ensemble de la gauche.
21:09Et donc j'appelle chacun à l'apaisement, à la retenue.
21:13Et je pense que dans l'hémicycle, nous devons nous aussi montrer l'exemple
21:16de ce respect du pluralisme, de ce respect du débat d'idées
21:19qui peut se faire sans menaces et sans insultes.
21:21Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement ?
21:23Eh bien, j'attends le gouvernement qui montre également l'exemple.
21:26Ils ont pu eux aussi parfois avoir des discours un petit peu brutaux
21:30vis-à-vis de tels ou tels opposants politiques.
21:32Donc que le gouvernement soit absolument exemplaire
21:34et que des moyens soient donnés.
21:36Non pas que des groupes d'autodéfense se montent ici et là
21:39pour protéger des meetings,
21:40mais assurent par la force de la police républicaine
21:42la sécurité de celles et ceux qui souhaitent se réunir,
21:45qui souhaitent débattre, qui souhaitent se rassembler
21:47et qui doivent pouvoir le faire en démocratie,
21:48en toute sécurité et en toute liberté.
21:50La France insoumise dit que les critiques, ça revient aussi
21:52à leur mettre une cible dans le dos.
21:54Est-ce que vous partagez ce point de vue ?
21:56Et je pense, j'ai accusé à l'instant la France insoumise
21:59d'une forme de brutalisation des débats politiques.
22:02Je pense qu'ils en sont également victimes, je le confirme.
22:05Et moi j'appelle encore une fois,
22:06y compris les adversaires de la France insoumise,
22:09à droite ou à l'extrême droite,
22:11à également avoir cette retenue, avoir ce respect
22:14et à assumer, encore une fois, le pluralisme
22:16qui est une valeur absolument indispensable en démocratie.
22:20Donc non, la France insoumise n'a pas de sens sur les mains.
22:23Mais oui, j'appelle la France insoumise à une forme de retenue
22:25dans ses prises de parole médiatiques ou politiques.
22:27Merci.
22:29Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
22:31On va revenir sur plusieurs points de ce que pensent Romain Esquennazi.
22:34Tout d'abord Mathias Renaud.
22:35Il rappelle, la France insoumise n'a jamais appelé à la violence.
22:38Est-ce qu'on peut donc les rendre responsables de violence
22:41quand eux, dans leur discours,
22:43et Jean-Luc Mélenchon, Antoine Léaumont le rappelait,
22:45disaient qu'ils n'étaient pas favorables à la violence.
22:47On sait que la partie de l'extrême-gauche, justement,
22:49a tourné le doigt à la violence il y a bien longtemps.
22:51Les méthodes impactantes, qu'est-ce que ça veut dire ?
22:54Ça, c'est une expression qui a été utilisée par Jean-Luc Mélenchon à Marseille.
22:58En désignant des gens, donc c'est toujours les fascistes,
23:00ça veut dire la cible,
23:02on dit qu'il faut, vis-à-vis de ces gens, des méthodes impactantes.
23:05Qu'est-ce que c'est ?
23:06Moi, j'aimerais poser la question à monsieur Léaumont.
23:08Je peux vous répondre ?
23:09Alors, répondez justement, Antoine Léaumont.
23:10Je vais vous répondre.
23:11Quand on est menacé de mort par quelqu'un qui a un groupuscule fasciste
23:13qui arrive avec une barre de fer, une méthode impactante,
23:16ça veut dire se défendre.
23:16D'accord, donc c'est la fameuse autodéfense.
23:18C'est intéressant cette expression.
23:20Parce que l'autodéfense, c'est une pirouette.
23:23C'est monique et idéologique pour légitimer la violence.
23:27C'est une expression qui est utilisée par les groupuscules antifas eux-mêmes.
23:30Pour légitimer la violence.
23:32Pour dire qu'ils répondent à une violence de groupuscule fasciste, Mathias Renaud.
23:35Est-ce que nous, vous condamnez la violence qui est à l'origine de l'autodéfense ?
23:37Évidemment qu'on condamne la violence.
23:38C'est bien, c'est la première fois que vous le dites.
23:41C'est bien.
23:41Il y a un courrier de Marine Le Pen en 2022.
23:43Non, mais c'est très bien.
23:43Voilà, très clair.
23:44Non, mais c'est bien.
23:45Qui peut être retrouvé par...
23:46Je constate, est-ce que vous condamnez aussi les propos antisémites de l'action française
23:49qui a tenu des propos antisémites ?
23:51Je continue sur les milices d'extrême-gauche.
23:55Parce que là, on voit la technique rhétorique qui consiste à changer de terrain.
23:59Je continue sur les milices d'extrême-gauche.
24:01Si vous voulez voir ce que c'est que l'autodéfense populaire, vous n'avez qu'à voir ce qui
24:04s'est passé.
24:05Non, ce n'est pas de l'autodéfense.
24:06Ce qui s'est passé jeudi soir.
24:07Donc, tous les Français ont buté...
24:09Justement, Antoine Léomant dit que ce n'était pas de l'autodéfense populaire.
24:12L'année dernière, en février 2025, on a un militant du RNJ qui a été lynché au sol à 10
24:21contraints à Rennes.
24:24Oui, je ne suis pas d'accord avec ça.
24:25Aucune condamnation là-dessus pour vice de forme.
24:27Aucune condamnation pour vice de forme.
24:29Alors, condamnation d'Antoine Léomant.
24:30Vous allez voir ce que c'est que l'autodéfense populaire.
24:31Non, non, pardon, ça veut dire quoi ça ?
24:33Ça veut dire quoi, vous allez voir ce que ça va être l'autodéfense populaire ?
24:35Je dis aux téléspectateurs, regardez ce que c'est que la soi-disant autodéfense populaire.
24:38J'ai cru que c'était des menaces directes.
24:39Ah non, non, absolument pas.
24:40Oui, oui, parce que...
24:41Pardon, mais ça ressemblait...
24:42Regardez, téléspectateurs...
24:42Quand vous dites, vous allez voir ce que ça va être l'autodéfense populaire, pardon,
24:45et là, je ne faisais clairement des menaces.
24:47Il me semble que Mathias Sonneau précisait que selon lui, l'autodéfense populaire, c'était forcément de la violence.
24:51Antoine Léomant, sur l'accusation que certains font sur la violence verbale.
24:55Non, mais j'aimerais bien répondre sur ça, pardon.
24:57Il n'y a pas besoin d'autodéfense s'il n'y a pas d'attaque.
25:00Donc, en fait, nous, si on a des gens qui disent, qui mettent en place des mécanismes d'autodéfense...
25:04La violence légitime, c'est ça ?
25:06Vous légitimez la violence de ces milices.
25:07Non, la seule violence légitime, c'est la violence de l'État.
25:10Voilà, moi je suis pour le monopole de la violence physique légitime par l'État.
25:13Avec la jeune garde.
25:14Monsieur, coupez les ponts avec la jeune garde.
25:17Coupez les ponts avec l'intégralité des groupuscules fascistes qui commettent des violences.
25:20Mais nous, on l'a fait.
25:21Mais c'est pas vrai, monsieur.
25:22Il y a des décennies.
25:24Mais c'est pas vrai.
25:24C'est loin derrière.
25:25Vous n'avez pas fait votre examen de conscience.
25:27Vous avez institutionnalisé vos liens avec des groupuscules qui sont violents.
25:31Vous légitimez leur violence.
25:32On continue, Mathias Renaud, on se laisse parler.
25:36Antoine Léomant, on vous écoute.
25:37Justement, ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'il y a des groupes qui se
25:41mettent en place,
25:42qui sont des groupes d'autodéfense.
25:44Pourquoi ?
25:44Parce que des groupuscules fascistes viennent avec parfois des barres de fer
25:48pour casser la figure littéralement à des gens en raison de leur origine,
25:52de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle.
25:55Ça, c'est des choses qui se passent.
25:56Et c'est des choses qui se passent spécifiquement à Lyon.
25:58Et nous n'avons d'ailleurs cessé de dénoncer la présence d'un grand...
26:00Mais on ne répond pas à la violence par la violence, Antoine Léomant.
26:03Mais précisément, on ne répond pas à la violence en étant plus violent,
26:06voire aussi violent que les gens qui font ça.
26:08On répond à la violence en étant en capacité de se défendre,
26:11mais simplement de se défendre.
26:12Et justement, moi, je vais être très clair,
26:13mais quand je vois les images que je vois,
26:15quand je vois quelqu'un qui frappe un homme à terre,
26:17je ne suis pas d'accord avec ça.
26:18Et nous avons toujours condamné la violence.
26:20Et précisément...
26:20Et si la jeune garde est impliquée, vous en tirez les concessions, Antoine Léomant ?
26:23Pour être parfaitement clair...
26:24Mais est-ce que vous en tirez les conséquences,
26:26si oui ou non la jeune garde est impliquée ?
26:28La jeune garde, pour l'instant, est dissoute.
26:29Donc s'il y a des gens qui sont membres, des ex-membres de la jeune garde,
26:33c'est à la jeune garde elle-même de dire ce qu'elle en pense d'abord.
26:36C'est ça la responsabilité qui doit être posée d'abord.
26:38Mais je signale encore une fois que la doctrine de la jeune garde,
26:42ça a toujours été la même.
26:43Ça a été...
26:43On n'attaque pas, on n'est pas violent,
26:45on ne vient pas mettre des coups aux gens.
26:47Mais quand on est attaqué, pardon, quand on est attaqué,
26:49oui, quand on est menacé de mort par des gens,
26:51eh bien, la légitime défense, c'est quelque chose qui existe.
26:54Et par ailleurs...
26:54La justice passera.
26:55Par ailleurs...
26:56Mais précisément...
26:57Mais précisément...
26:58Et tout sera mis sur la table.
26:59Mathias Renaud et Antoine Léomant pointent un contexte aussi un peu lyonnais
27:03avec des groupuscules aussi fascistes, nationalistes, identitaires
27:08qui parfois mènent des actions violentes
27:10contre des manifestations LGBT, par exemple.
27:13Ça existe à Lyon, c'est une ville connue pour ça.
27:15Est-ce qu'aussi, il faut peut-être dissoudre les groupuscules des deux côtés ?
27:20Marine Le Pen a répondu à cette question en 2022
27:23avec un courrier qui est disponible, consultable,
27:26où elle dit
27:26« Il faut dissoudre les groupuscules violents, quels qu'ils soient. »
27:30Voilà, ça, c'est pour la position de principe.
27:33Et ça, vous n'avez pas fait cet examen de conscience,
27:36vous n'avez pas fait cet exercice de clarification.
27:38Non seulement, vous ne l'avez pas fait,
27:38mais vous dites « La jeune garde est dissoute,
27:41donc ça n'existe plus, donc cet objet n'existe plus. »
27:44Ça a été reconstitué.
27:45Ça a été reconstitué le 13 janvier 2026 à Villeurbanne
27:48en présence de M. Raphaël Arnaud et Jean-Luc Mélenchon.
27:51Et ça s'appelle désormais « Génération antifasciste ».
27:53Et vous êtes...
27:54« Génération antifasciste »
27:55Nous appelons à la dissolution de ce nouveau groupement.
27:59Nous appelons à la dissolution de ce nouveau groupement.
28:00Alors, on rappelle que la dissolution de la jeune garde,
28:02elle est pour l'instant...
28:03... reconstitution de l'Igdissoute,
28:05ce qui serait un délit.
28:06Alors, la jeune garde dissoute,
28:07on rappelle juste qu'il y a un examen au Conseil d'État
28:09pour savoir si la dissolution est valable ou non.
28:12Vous, jusqu'à présent,
28:13vous étiez en faveur de revenir sur cette dissolution.
28:16Est-ce qu'en fonction des différents événements,
28:18vous pourrez revoir votre position,
28:20prendre votre distance avec ce mouvement
28:21s'il a des responsabilités dans la mort du jeune Quentin Déranque ?
28:24Encore une fois,
28:24il ne peut pas avoir de responsabilités.
28:26S'il est dissous, encore une fois...
28:27Les individus...
28:28Si on s'aperçoit que ce sont des individus
28:30qui participaient tous à ce mouvement,
28:32Antoine Léomantin...
28:33Si des individus...
28:33Attendez.
28:34Si des individus sont d'anciens membres de la jeune garde
28:36et que la jeune garde est d'accord avec ce qui s'est passé,
28:38moi, je ne suis pas d'accord avec ça.
28:39Mais je le dis très clairement.
28:40On a une responsabilité vis-à-vis de ces membres.
28:42Quand on est une association, on ne peut pas...
28:43Bien sûr, mais quand ils sont dissous,
28:45ça veut dire que c'est des gens qui agissent
28:47d'une manière, je ne sais pas quoi,
28:48individuelle ou qui s'organisent.
28:49Mais en tout cas,
28:50si la jeune garde est d'accord avec ce genre de méthode,
28:52moi, je ne suis pas d'accord avec la jeune garde
28:53parce que je ne suis pas d'accord avec ce genre de méthode.
28:54C'est assez clair.
28:55Mais la jeune garde,
28:56normalement,
28:57ça n'est pas dans la doctrine de la jeune garde
28:59de faire ça.
29:00Maintenant, moi, ce que je veux savoir,
29:01ce sur quoi il faut être extrêmement clair,
29:03quand il y a des groupes comme l'Action Française
29:05qui, après la mort de Quentin de Ranck,
29:07disent qu'il était venu défendre le collectif,
29:10comment disent-ils,
29:11l'organisation judéo-servile Némésis.
29:14C'est ça qu'ils disent, l'Action Française.
29:15Vous en pensez quoi, de ce genre de propos
29:17de l'Action Française, monsieur Renaud ?
29:18Judéo-servile.
29:19Il y a deux organismes qui s'appellent Action Française.
29:22Donc, celui auquel vous faites référence
29:24n'est pas l'Action Française qui publie par ailleurs
29:26et qui fait des publications.
29:27Il y a la gentille Action Française,
29:28il y a la gentille Action Française Royaliste.
29:30Pour être tout à fait précis,
29:31moi, j'aimerais vous poser en retour la question.
29:34Mathias Renaud...
29:35Rima Hassan, hier, a dit
29:37« Je suis mécontent que Raphaël Arnaud et la jeune garde... »
29:40On a posé la question.
29:43Mathias Renaud, on va essayer que ce soit moi
29:44qui pose les questions, si ça vous va à tous les deux.
29:47Mathias Renaud, justement, sur cette question,
29:49il y a eu des permanences d'élus
29:51de la France Insoumise qui ont été vandalisées.
29:53Il y a certaines manifestations
29:54à l'appel de collectifs d'extrême droite,
29:56connues aussi pour être violents.
29:58Est-ce que vous dites à tout le monde, un appel au calme ?
30:00Est-ce qu'il y a un risque que cette situation dégénère,
30:02qu'il puisse y avoir des débordements ?
30:04Évidemment qu'on fait un appel au calme.
30:06Et donc, je constate que les jets de peinture
30:07qui ont été faits sur les permanences,
30:09ce n'est pas acceptable.
30:10Maintenant, est-ce qu'on peut comparer
30:11des jets de peinture sur des permanences
30:13avec un meurtre, un homicide volontaire ?
30:15Je pense que personne ne fait la comparaison,
30:17Mathias Renaud, mais s'en prendre à des élus,
30:19c'est aussi quelque chose qui devrait vous...
30:21Voilà, tous vous retrouver collectivement.
30:23Absolument.
30:23De même que couper les ponts
30:24avec des groupuscules violents,
30:26comme la jeune garde,
30:27ça aussi, ça devrait nous réunir.
30:28Et manifestement, ça n'est pas le cas.
30:29Antoine Léaumont, est-ce que vous savez
30:30si Raphaël Arnaud sera présent
30:32tout à l'heure dans l'hémicycle ?
30:33On sait que son collaborateur
30:34a été interdit d'accès à l'hémicycle.
30:37Il est de près ou de loin pour l'instant,
30:39ce sera à l'enquête de le dire.
30:41Il était peut-être sur les lieux du crime,
30:42même si lui a dit
30:43qu'il n'avait aucune responsabilité.
30:46Avoir un député dont le collaborateur
30:48est mis en cause dans un meurtre,
30:50c'est aussi difficile, peut-être,
30:53pour votre mouvement ?
30:53Et peut-être que vous avez envie
30:54de prendre une forme de distance ?
30:55De toute façon, c'est effectivement
30:57le collaborateur de Raphaël Arnaud.
31:00Et si la justice dit qu'il était présent sur place,
31:05c'est à Raphaël Arnaud
31:06de prendre ses distances avec cette personne.
31:08Mais maintenant, le sujet...
31:09Et votre mouvement peut-être également ?
31:10Non, mais non.
31:10Parce que, voyez-vous,
31:11c'est mettre la responsabilité,
31:13encore une fois, sur la France insoumise,
31:14encore une fois, sur le mouvement.
31:15Moi, je ne mets pas la responsabilité
31:17sur le Rassemblement national
31:18du collaborateur RN
31:19qui souhaite la mort de Sofia Chikirou
31:21et qui a publié un message
31:22en disant qu'il souhaitait la mort
31:23de Sofia Chikirou...
31:24Le collaborateur de Jérôme Buisson
31:26mis à pied...
31:27Non, mais ça, c'est le genre de choses
31:29qui se fait.
31:30Mais précisément,
31:31on ne met pas la responsabilité
31:32sur le Rassemblement national.
31:34Il va démissionner, Raphaël Arnaud ?
31:35Il va démissionner, Raphaël Arnaud ?
31:35J'espère bien que vous souhaitez
31:36pas la mort de Sofia Chikirou
31:37et des lieux de la France insoumise.
31:40Et on verra, on le rappelle,
31:41le procureur,
31:43si Raphaël Arnaud
31:43sera toujours dans votre groupe,
31:44on rappelle que le procureur...
31:45Bien sûr.
31:45Voilà, six personnes identifiées,
31:47des interpellations,
31:48peut-être bientôt.
31:50Et puis, voilà,
31:50des responsabilités qui restent encore
31:51à établir dans cette enquête.
31:52Merci beaucoup, Mathias Renaud.
31:54Antoine Léaumont,
31:54on va passer au focus
31:55dans cette émission.
31:57Merci à vous.
31:59On va parler d'un texte
32:00qui va occuper les députés,
32:02la loi sur la fin de vie.
32:04Olivier Falorni
32:05en étant des fervents défenseurs.
32:07Il s'inquiète peut-être
32:09du futur calendrier
32:10de la reprise des débats.
32:11On le retrouve au micro
32:11de Stéphanie Despierre.
32:13Bonjour, Olivier Falorni.
32:14Les débats sur le projet
32:16de loi sur l'aide à mourir
32:17ont repris hier jusqu'à lundi
32:20avec un vote normalement prévu mardi.
32:21Est-ce que, plus généralement,
32:23à plus long terme,
32:24vous pensez que ce projet de loi
32:25peut aboutir avant la fin
32:27du quinquennat d'Emmanuel Macron ?
32:29Oui, il le peut et il le doit.
32:31C'est d'ailleurs un engagement
32:32du président de la République
32:33lui-même le 31 décembre
32:34devant les Français.
32:35Et puis, vous savez,
32:37ce débat,
32:38on annonce une deuxième lecture.
32:40En fait, la réalité,
32:40c'est que c'est une troisième lecture
32:42parce que nous étions déjà,
32:43en 2024,
32:45engagés dans ce débat parlementaire.
32:47La dissolution est intervenue.
32:48Donc, aujourd'hui,
32:49nous arrivons pour la troisième fois
32:51à étudier toujours les mêmes amendements.
32:54Et donc, je pense maintenant
32:55qu'il faut aboutir,
32:57et il me semble possible,
33:00parfaitement possible,
33:01que le texte soit définitivement adopté
33:03à l'été de cette année.
33:05Comment aboutir,
33:06alors que le Sénat a adopté
33:07une version très différente
33:08de celle qu'avait votée
33:08initialement l'Assemblée ?
33:10Le Sénat n'a rien adopté du tout,
33:11du coup,
33:12parce que le Sénat a voté
33:13contre son propre texte.
33:14Donc, le texte que nous avons étudié
33:16en commission,
33:17c'était le texte voté par les députés
33:20il y a quelques mois,
33:22qui n'a pas été modifié en commission,
33:24et donc qui revient
33:25pour une deuxième lecture ici.
33:27Donc, le Sénat, en fait,
33:29a voté contre son propre texte.
33:32Donc, aujourd'hui,
33:33nous avons besoin de confirmer,
33:35et de conforter ce texte,
33:36qui est un texte solide,
33:39cohérent, équilibré.
33:40Et moi, je vais m'employer
33:41en tant que rapporteur général
33:43à faire en sorte
33:44que ce texte reste sur ces mêmes bases
33:46et puisse être,
33:47comme ça a été le cas en première lecture,
33:51voté confortablement en deuxième.
33:52Il y a plus de 2000 amendements
33:53sur le texte.
33:54Est-ce que vous estimez
33:55que certains députés de droite,
33:56notamment, font de l'obstruction ?
33:58Alors, vous savez, pour moi,
33:59l'obstruction,
33:59elle se manifeste dans l'hémicycle,
34:01pas au nombre d'amendements déposés.
34:03Parce que que des députés déposent
34:05des centaines d'amendements,
34:06c'est tout à fait légitime.
34:07Ils veulent affirmer
34:09qualitativement ou quantitativement
34:11une position.
34:11Après, s'ils devaient
34:14défendre des amendements
34:16répétitifs, récurrents, redondants,
34:18qui disent toujours la même chose,
34:20là, on aurait affaire
34:21à de l'obstruction.
34:22Mais écoutez, moi,
34:23je suis prêt à siéger jour et nuit,
34:25week-end compris,
34:26pour que l'on puisse
34:28soumettre au texte,
34:30au député, pardon,
34:31ce texte le mardi prochain, le 24.
34:33Merci beaucoup.
34:36Et bonjour à vous,
34:37si vous nous rejoignez sur LCP,
34:38nous sommes à 25 minutes
34:40de la séance des questions
34:41au gouvernement,
34:42à suivre en direct,
34:43en intégralité,
34:44à partir de 15h.
34:45Chaque mardi,
34:46vous le savez,
34:46on va évidemment revenir
34:48sur ce qui va se passer
34:49dans cette séance
34:49avec nos journalistes,
34:51Stéphanie Despierre
34:51et Clément Perrault
34:52depuis la salle des 4 colonnes.
34:54Marco Pommier, lui,
34:54est dans l'hémicycle
34:55de l'Assemblée nationale.
34:56Et puis, quelques minutes
34:57avant 15h,
34:58on suivra l'arrivée
34:59du Premier ministre,
35:00Sébastien Lecornu,
35:01et des membres du gouvernement.
35:02Marco Pommier,
35:03séance marquée,
35:05évidemment,
35:06par la mort du militant nationaliste
35:07Quentin Deranque.
35:11Oui, Elsa,
35:12et cette séance débutera
35:13par une minute de silence
35:15en hommage à Quentin,
35:16donc,
35:16ce jeune militant nationaliste
35:18tué à Lyon.
35:19Une enquête pour homicide volontaire
35:21se poursuit,
35:22on le rappelle,
35:22pas moins de sept questions
35:24autour de ce sujet
35:25cet après-midi
35:26dans l'hémicycle.
35:27L'ERN et la droite
35:28pointent du doigt
35:29la France insoumise
35:30car selon le ministre
35:31de l'Intérieur,
35:32l'ultra-gauche
35:33est impliquée
35:34dans la mort du jeune Quentin.
35:35Les insoumis
35:36qui vont se défendre
35:37dans l'hémicycle
35:38cet après-midi
35:39par la voix
35:40de Mathilde Panot.
35:41Merci Marco.
35:42Il y aura également
35:43à côté justement
35:44de ce drame
35:45d'autres questions
35:46évoquées tout à l'heure.
35:50Oui,
35:50à commencer par
35:51les inondations
35:52avec des records
35:53dépassés
35:54dans l'ouest
35:54de la France.
35:55La Gironde,
35:56le Lot-et-Garonne,
35:57le Ménélois
35:58restent en vigilance rouge.
36:0011 autres départements
36:01sont placés
36:02en alerte orange.
36:03Deux questions
36:03cet après-midi
36:04des écologistes
36:05et du RN.
36:06Autre sujet,
36:07Santé publique France
36:08avec l'alerte
36:09de 350 acteurs
36:11de la santé publique
36:12autour de la réorganisation
36:14de cette agence sanitaire.
36:16Question des écologistes.
36:19Merci beaucoup Marco Pommier.
36:21On va revenir
36:21évidemment sur le fait politique,
36:24la mort du militant nationaliste
36:25Quentin de Ranque
36:26avec nos deux invités.
36:27Philippe Gosselin,
36:28député droite républicaine
36:29de la Manche,
36:29Aurélien Lecoq,
36:30député
36:31de la France insoumise
36:31du Nord.
36:32Mais avant cela,
36:33ça concerne une bonne partie
36:35du pays.
36:35Revenons sur la question
36:36des inondations.
36:38Le député Arnaud Bonnet,
36:39écologiste,
36:40est au micro
36:40de Stéphanie Despierres,
36:42celle des 4 colonnes.
36:43Bonjour,
36:44vous allez interroger
36:44le gouvernement
36:45sur les inondations.
36:46Qu'allez-vous lui demander ?
36:47Je vais l'interpeller
36:48sur le fait que les inondations
36:49aujourd'hui,
36:50c'est quelque chose
36:50d'éminemment grave.
36:51On le vit depuis déjà
36:51plusieurs jours
36:52dans 70 départements
36:53qui sont en vigilance crue
36:55avec évidemment
36:56des tempêtes
36:56et des fortes
36:58des pluies diluviennes
36:58d'une ampleur,
36:59d'une intensité
37:00et d'une durée
37:01rarement atteinte
37:02et qui vont ne faire
37:03que s'intensifier
37:04à cause du changement
37:05climatique.
37:06Et donc,
37:06il est temps
37:06de ne pas uniquement
37:07constater les dégâts
37:08mais d'agir sérieusement
37:09à la fois sur l'adaptation
37:11au changement climatique
37:11puisque quand on fait face
37:13et on va faire face
37:14de plus en plus souvent
37:14à ce genre de phénomène,
37:15il faut être capable
37:16d'y répondre,
37:16il faut être capable
37:17d'éviter qu'il y ait
37:18des personnes qui en souffrent,
37:20d'éviter qu'il y ait
37:21des coupeurs d'électricité,
37:21d'éviter que des personnes
37:22ne puissent pas avoir accès
37:23à des services publics essentiels
37:25comme par exemple
37:25les services publics de santé
37:26et il faut bien sûr aussi
37:27atténuer le changement climatique
37:28parce que si on le laisse
37:29continuer à s'intensifier,
37:31en fait,
37:31on atteindra des phénomènes
37:32auxquels on ne pourra
37:33plus s'adapter.
37:35Vous le dites,
37:35il faut s'adapter,
37:37quelles sont pour vous
37:38les mesures prioritaires
37:39à prendre,
37:39notamment pour protéger
37:40les populations
37:41de ces événements climatiques ?
37:43Si on parle
37:44du risque d'inondation,
37:45il y a d'abord
37:46travailler sur la capacité
37:47évidemment de la terre
37:48à absorber l'eau,
37:49c'est la première des choses
37:50et donc il ne faut surtout
37:51pas revenir sur la loi Zane
37:52qui tendait à préserver
37:54les sols pour justement
37:55favoriser la capacité
37:56d'absorption des sols.
37:58Il ne faut aussi absolument pas
38:00remettre en cause
38:00le fait de...
38:02Ah, ça y est,
38:03j'ai mangé.
38:05Dites-nous.
38:06Non, il faut qu'on travaille
38:07aussi sur la renaturation
38:08évidemment des cours d'eau
38:09pour qu'eux aussi
38:11puissent plus facilement
38:12gérer les phénomènes de crues
38:13et il faut aussi
38:14qu'on travaille activement
38:15sur la transition écologique,
38:16la transition agricole
38:17en tout cas écologique
38:18parce qu'on sait
38:18que l'agriculture intensive
38:19aujourd'hui,
38:20elle stérilise les sols
38:21d'un point de vue de la vie
38:22ce qui fait qu'en gros
38:22ils n'ont plus la porosité nécessaire
38:24pour capter l'eau.
38:24L'eau ruisselle sur les sols,
38:26elle ravine aussi la terre
38:27et elle provoque
38:28des phénomènes
38:28d'écoulement de boue
38:30qui sont eux aussi
38:30particulièrement dangereux.
38:31On a besoin en fait
38:32de retrouver de la capacité
38:33à stocker l'eau
38:34et ensuite,
38:34on a aussi besoin de travailler
38:35sur tout ce qui va être
38:36les plans d'urgence,
38:37d'adaptation,
38:38ça c'est les plans
38:39communaux de sauvegarde
38:40par exemple,
38:40il doit y avoir
38:41un développement plus important
38:42des plans communaux de sauvegarde
38:43par rapport à ces risques-là.
38:45Merci beaucoup
38:45et on écoutera
38:46la réponse que vous fera
38:46le gouvernement.
38:48Merci beaucoup
38:50Stéphanie Despierres,
38:51Nicolas Bonnet
38:52et non Arnaud Bonnet,
38:53il y a deux députés
38:54qui ont le même nom
38:55dans le groupe écologiste.
38:56Philippe Gosselin,
38:57sur cette question,
38:58on parle d'adaptation
39:00de lutte contre
39:00le réchauffement climatique,
39:02c'est-à-dire qu'on parle
39:02plus de lutte,
39:02maintenant il faut s'adapter
39:03aux dégâts ?
39:04Il faut continuer la lutte
39:06et il y a des moyens matériels
39:09qui vont de la fin
39:11de l'imperméalisation
39:12des sols,
39:13en tout cas leurs limitations,
39:15il y a aussi le curage
39:15des cours d'eau,
39:16il y a beaucoup de choses
39:17à faire,
39:18il y a aussi des avaloirs
39:19qui sont mal placés,
39:20etc.
39:21Après,
39:21il y a, oui,
39:22sans doute,
39:23bien évidemment,
39:23un deuxième étage
39:24à la fusée
39:25et en réalité,
39:25les deux sont très liés,
39:27une adaptation
39:28au changement climatique
39:29et on voit bien
39:29qu'on va vraisemblablement
39:31avoir des épisodes
39:32beaucoup plus violents,
39:33beaucoup plus pluvieux
39:34et il va falloir anticiper
39:35dans les politiques publiques
39:36et y compris,
39:37bien sûr,
39:38non seulement étatiques
39:39mais aussi des collectivités locales
39:40qui ont souvent
39:41la compétence
39:42eau pluviale par exemple.
39:43Aurélien Lecoq,
39:44comme c'est une forme
39:45de fatalité,
39:46il ne reste plus qu'à
39:47s'adapter,
39:48essayer d'anticiper ?
39:50Non,
39:50moi je veux dire d'abord
39:51l'ensemble de mon soutien
39:53et de ma solidarité
39:55à toutes celles et ceux
39:56qui se retrouvent
39:57aujourd'hui sinistrés
39:58par ces inondations.
40:00C'est vrai à la fois
40:01des habitantes
40:02et des habitants
40:02qui perdent parfois
40:03l'entièreté de leur maison,
40:05l'ensemble de leurs biens
40:06mais aussi aux agriculteurs
40:07et aux agricultrices
40:08dont les terres
40:09sont absolument ravagées.
40:11Maintenant,
40:12nous le savons,
40:13le réchauffement climatique
40:14est face à nous,
40:15une partie de celui-ci
40:16est irréversible
40:17et donc la multiplication
40:19des événements météorologiques
40:20violents ne sont plus
40:22des surprises.
40:23Il y a donc un impératif
40:24à être en capacité
40:25de s'organiser,
40:26à planifier
40:27pour, oui,
40:29s'adapter au réchauffement climatique
40:30qui est là
40:31et en limiter au maximum
40:33l'impact sur les vies
40:35des habitantes
40:36et des habitants
40:36et ensuite,
40:37il faut que nous luttions
40:38contre ce réchauffement climatique,
40:40il faut que nous fassions en sorte
40:41de l'amoindrir au maximum
40:43et pour cela,
40:44il faut une politique
40:45écologique ambitieuse,
40:46il faut que la France
40:48respecte ses engagements
40:49en termes d'émissions de carbone
40:51par exemple,
40:51ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
40:52Et on va passer
40:53au deuxième thème
40:55de cette séance
40:55des questions au gouvernement,
40:57la mort du jeune militant
40:58nationaliste
40:59Quentin Durand,
41:00plusieurs questions
41:01vont être posées
41:01sur le sujet.
41:02Je vous propose
41:03de rejoindre la députée
41:04UDR,
41:05ce sont les troupes
41:05d'Éric Ciotti
41:06ici à l'Assemblée nationale,
41:07Anan Mansouri.
41:09Anan Mansouri,
41:10bonjour,
41:10qu'allez-vous demander
41:11au gouvernement
41:11tout à l'heure
41:12dans l'hémicycle ?
41:13Je vais demander
41:13au gouvernement
41:14quelle disposition
41:15ils comptent prendre
41:15pour que les violences
41:16d'extrême-gauche cessent.
41:18Ça fait des années
41:19qu'on voit sur les terrains
41:20des milices antifascistes,
41:22la jeune garde à Lyon
41:23aussi,
41:24qui agresse,
41:25qui tabasse,
41:25qui intimide des militants
41:26et ce qui a mené
41:27aussi au meurtre
41:27de Quentin
41:29la semaine passée.
41:30Donc je vais demander
41:30au gouvernement
41:31quelle disposition
41:31ferme ils comptent prendre
41:32pour lutter contre cela.
41:34Vous-même,
41:35lorsque vous étiez étudiante,
41:36vous avez, je crois,
41:36été victime d'une agression
41:37en raison de vos idées politiques.
41:39Absolument.
41:40Il y a quelques années,
41:41j'avais été victime,
41:41moi aussi,
41:42de la violence antifasciste
41:44à Grenoble.
41:44J'avais été tabassée
41:45en pleine rue
41:45à Grenoble
41:46par des milices
41:47d'extrême-gauche
41:48qui n'ont eu pour peine
41:49que 60 heures
41:50de travaux d'intérêt général.
41:52La justice n'avait pas
41:52du tout été à la hauteur
41:53à mon sens
41:54à ce moment-là.
41:55Donc j'espère que justice
41:55sera faite pour Quentin.
41:57Merci à vous.
41:58Merci beaucoup
41:59Clément Perrault,
42:00Aurélien Lecoq.
42:02Votre mouvement
42:03de la France insoumise
42:04est clairement pointé
42:05du doigt par certains.
42:06Anna Ndemansoury
42:07là parle de milices
42:08d'extrême-gauche.
42:09Qu'est-ce que vous lui répondez
42:11et qu'est-ce que vous
42:11vous apprêtez à répondre
42:12en quelques instants
42:13dans l'hémicycle ?
42:14Si vous le permettez
42:16avant de répondre
42:17à l'instrumentalisation
42:19odieuse
42:19qui est faite
42:20par la droite
42:21et l'extrême-droite
42:22alors qu'un décès
42:24vient d'avoir lieu,
42:24je voudrais pouvoir redire
42:26ce que nous avons dit
42:27dès le début.
42:28C'est-à-dire
42:28que nos pensées
42:30vont au proche
42:30de Quentin Deranque
42:32qui aujourd'hui
42:33ont connu un drame
42:34et que nous condamnons
42:35absolument
42:36et sans la moindre ambiguïté
42:38les actions violentes
42:39qui ont été commises
42:40et qui ont conduit
42:41à sa mort.
42:42Maintenant,
42:43je vais répondre
42:44franchement
42:45à votre question.
42:46La France insoumise
42:47n'a aucune responsabilité
42:49dans la mort de Quentin Deranque,
42:50aucune.
42:51Et il est aujourd'hui
42:52absolument insupportable
42:53de voir
42:54cette mort
42:55et ce décès
42:56instrumentalisés
42:57de manière politicienne
42:58de la sorte.
42:59La France insoumise
43:00a une ligne claire,
43:01c'est celle
43:01de la non-violence.
43:03Elle a été
43:03à maintes et maintes fois
43:04répétée par Jean-Luc Mélenchon
43:05qui est sans doute
43:06l'homme politique
43:07qui a le plus prononcé
43:08dans ses discours
43:09des appels
43:10à la non-violence
43:11et à la bataille politique
43:12par les urnes uniquement.
43:14On débat.
43:14Philippe Gosselin,
43:16Aurélien Lecoq
43:16dit nous n'avons pas
43:17de responsabilité
43:18dans ce qui s'est passé,
43:19c'est une instrumentalisation politique.
43:21Pourtant,
43:21vous à droite,
43:22vous faites un lien.
43:23Oui, évidemment,
43:24il y a un lien,
43:25il y a un côté
43:25un peu pompier-pyromane
43:26chez les insoumis
43:28et chez M. Lecoq.
43:29Donc, on a un discours ambiant
43:31qui est un discours haineux,
43:33qui est haineux
43:34à l'égard
43:34de certaines forces politiques,
43:36qui est haineux
43:36à l'égard
43:37des forces de l'ordre
43:38et sans faire
43:39de lien direct,
43:41évidemment,
43:41avec les insoumis.
43:43Moi, je constate
43:43qu'il y a eu
43:43une extrême violence.
43:45Ce pauvre Quentin,
43:47je pense à sa famille,
43:48à ses parents,
43:49a été lynché,
43:50on peut le dire,
43:51lynché,
43:52essentiellement tapé
43:53à la tête.
43:54Et je ne dis pas
43:55que ce sont les insoumis
43:56qui sont la cause immédiate,
43:58mais le discours ambiant
44:00qui est le leur
44:01depuis des mois
44:02et des mois
44:03entretient la confusion.
44:04Et puisque vous voulez clarifier,
44:06soyez clair
44:07à l'égard de la jeune garde,
44:08on a un mouvement
44:09qui est en cause,
44:10la jeune garde.
44:11Moi, j'aimerais vous entendre
44:12très clairement,
44:13M. Mélenchon,
44:14l'entendre très clairement,
44:16condamner
44:16tous les agissements
44:18de celles et ceux
44:19qui gravitent
44:19autour de la jeune garde,
44:21par exemple.
44:21On demandera des précisions
44:22à Philippe Gosselin.
44:23La question de la jeune garde,
44:24jeune garde antifasciste,
44:25qui est un mouvement
44:26qui a cofondé Raphaël Arnaud,
44:27qui siège dans
44:28Vauran,
44:29dont le collaborateur
44:30s'est mis en retrait,
44:31il est interdit d'accès
44:32à l'Assemblée.
44:32La justice va enquêter
44:34pour connaître
44:35sa responsabilité
44:36dans ce dossier.
44:37Si c'est un collectif
44:39d'ultra-gauche,
44:40peut-être des ex
44:40de la jeune garde,
44:41parce que le mouvement
44:42a été dissous,
44:43est-ce que, oui,
44:43vous prendrez vos distances
44:44avec ce mouvement
44:45que vous avez soutenu ?
44:46Jean-Luc Mélenchon
44:47parle d'alliés
44:48quand il parle
44:48de la jeune garde.
44:49Alors, je voudrais dire
44:50juste d'un mot
44:51sur ce qu'a dit
44:51M. Gosselin,
44:52que vous lancez,
44:53et je vous réponds
44:54immédiatement après
44:55sur la question
44:55de la jeune garde,
44:56vous lancez des anathèmes
44:57disant que les insoumis
44:59appellent à la haine
45:00et à la violence.
45:01Donnez-nous une citation
45:02parce que la réalité
45:03c'est que nous ne l'avons
45:04absolument jamais fait.
45:05Aurélien Lecoq,
45:06sur la question
45:07de la jeune garde
45:07très précisément.
45:09Vous l'avez dit,
45:10la jeune garde
45:11est aujourd'hui dissoute.
45:12La jeune garde,
45:13comme organisation dissoute,
45:14ne peut donc pas avoir
45:15de lien ou de responsabilité
45:18avec ce qu'il s'est passé
45:18à Lyon,
45:19puisque par définition
45:20elle est une organisation
45:21dissoute.
45:22Des anciens membres,
45:23Aurélien Lecoq,
45:24on vit des anciens membres.
45:25Vous le savez très bien.
45:26Ça sera à la justice
45:27d'en décider
45:28et d'établir
45:31des responsabilités.
45:32Oui, monsieur,
45:32il y a aujourd'hui
45:33une enquête,
45:34une enquête
45:35pour la mort d'un jeune homme.
45:36Il faut donc
45:37que la justice
45:37puisse aller à son terme.
45:39Mais vous qui êtes toujours
45:40très critique
45:40à l'égard de la justice...
45:42On se laisse continuer.
45:43On se laisse continuer.
45:44Allez-y Aurélien Lecoq.
45:45La jeune garde
45:46étant une association
45:48aujourd'hui dissoute,
45:49elle ne peut pas avoir
45:50eu de responsabilité
45:51à ce moment-là.
45:52Vous savez très bien
45:52ce que l'on veut dire.
45:54Je vais vous dire exactement
45:56quels sont nos liens
45:58avec la jeune garde
45:59et des groupes antifascistes.
46:01Savez-vous pourquoi
46:02la jeune garde s'est créée ?
46:03La jeune garde s'est créée
46:04à Lyon
46:04parce que depuis
46:05une quinzaine d'années,
46:06il y a eu 102 agressions
46:08de l'extrême droite violente.
46:09on comprend bien.
46:10Là, ce qu'on vous demande,
46:11c'est s'il y a des responsabilités.
46:13Mais ça, ce n'est pas à moi
46:14de le dire.
46:14C'est la justice qui le dira.
46:15Pour l'instant,
46:16la justice dit
46:16un mouvement d'ultra-gauche.
46:18Si c'était un mouvement
46:19d'ultra-droite,
46:19vous demanderiez
46:20au Rassemblement National
46:21des responsabilités.
46:22Vous le faites
46:23quand un crime est commis
46:24par quelqu'un d'extrême droite ?
46:25Je vous réponds
46:26très clairement
46:27et je voudrais juste
46:27pouvoir aller au bout
46:28de la réponse.
46:29La première chose,
46:30c'est que nous avons condamné
46:31les actes qui ont été commis
46:32avec la plus grande fermeté.
46:35Et donc,
46:35la justice dira
46:36qui seront les responsables.
46:37Nous nous en tiendrons
46:38aux décisions de la justice
46:39et nous les condamnons.
46:39Maintenant,
46:40je voudrais juste dire
46:41un mot
46:41sur le rapport
46:42aux organisations antifascistes
46:44et à la Jeune Garde.
46:46Je vous l'ai dit,
46:47si des organisations
46:48d'autodéfense
46:49comme la Jeune Garde
46:50se sont créées,
46:50c'est parce qu'il y a eu
46:51à Lyon
46:52sur ces 15 dernières années
46:53102 agressions
46:54de l'extrême droite
46:55à tel point
46:55que des personnes racisées
46:57n'osent pas sortir de chez elles
46:58par peur d'être agressées,
47:00que des personnes LGBT
47:01n'osent pas s'afficher en public
47:03par peur d'être agressées.
47:05Et donc,
47:05oui,
47:05nous avons soutenu,
47:06nous soutenons
47:07très bien tout ça
47:08mais vous faites beaucoup
47:09d'amagame.
47:09On donne la parole
47:10et vous faites beaucoup
47:10d'amagame
47:11des organisations
47:12Laissez-moi finir.
47:13On se dépêche.
47:15Et nous soutiendrons
47:16toujours
47:16celles et ceux
47:17qui font de l'autodéfense populaire.
47:18Je vous donne la parole.
47:19Ce qu'il s'est passé à Lyon
47:20n'a rien à voir
47:21avec de l'autodéfense populaire.
47:23Il y a d'un côté
47:23l'autodéfense antifasciste
47:25lors d'un état agressé
47:27et de l'autre côté
47:28une violence
47:28que nous condamnons.
47:29Alors,
47:29Philippe Gossin,
47:30sur les deux choses,
47:31déjà d'une part,
47:32si des groupes
47:33antifascistes existent,
47:34c'est parce qu'il y a aussi
47:35des mouvements
47:35d'extrême droite
47:37fascisants à Lyon
47:38et sur la violence verbale
47:39dont vous parlez,
47:40est-ce que vous avez
47:41des exemples ?
47:41Est-ce que c'est une violence
47:42d'atmosphère ?
47:43Jean-Luc Mélenchon
47:44et la France Insoumise
47:45disent non,
47:45on n'a jamais appelé
47:46à la violence.
47:46Alors, écoutez,
47:47d'abord, oui,
47:48effectivement,
47:48il y a des microclimats,
47:49si on peut dire,
47:50à Lyon comme à Grenoble
47:51et ailleurs.
47:53Je constate qu'on a
47:54certaines universités
47:56ou certains établissements,
47:57je pense à Sciences Po,
47:59Lyon, bien évidemment,
48:00où, finalement,
48:01un certain nombre
48:02de discours
48:03ont table ouverte
48:04ou on confond
48:05amphithéâtre
48:06et débats publics
48:08qui pourraient avoir lieu
48:09ailleurs dans la cité,
48:10c'est un premier point
48:11et ça,
48:12ce n'est pas une vue de l'esprit.
48:13Il y a des faits précis
48:14depuis plusieurs années
48:16et sur cette violence,
48:17il y a aussi,
48:18effectivement,
48:19de la part des insoumis,
48:20une atmosphère
48:22qui est aujourd'hui délétère,
48:24qui est à la haine.
48:25Ce n'est pas un député
48:27DLR
48:28ou du bloc central
48:30qui a caricaturé
48:32une tête ballon
48:34dans laquelle on shoot
48:35dedans, par exemple.
48:36Dans la réforme des retraites,
48:37ça peut paraître anecdotique,
48:39le ministre avec
48:40la tête du ministre
48:41avec un ballon,
48:42un député
48:43qui traite
48:43un autre ministre
48:44d'assassins,
48:45Jean-Luc Mélenchon
48:46qui, voilà,
48:47pour ses adversaires politiques...
48:48Ce sont des appels
48:48à la violence ?
48:49Non, on parle de...
48:50Est-ce que c'est une forme
48:51de violence verbale ?
48:52Je parle d'atmosphère
48:53de violence verbale.
48:55Rima Hassan
48:56qui traite de crapule
48:56le président du Sénat.
48:57C'est des mots
48:58qui sont violents,
48:59des violences verbales.
49:00Attention,
49:00on est bien d'accord.
49:02Vous êtes en train
49:02de considérer
49:04que des actes
49:05posés par des opposants,
49:06c'est-à-dire,
49:07par exemple,
49:08reprocher au gouvernement
49:09de ne pas mettre
49:10les moyens
49:10dans l'hôpital
49:11ou dans l'inspection
49:12du travail
49:13et donc de mettre
49:14en danger des gens.
49:15c'est-à-dire des actes
49:16de opposants
49:16qui ont été posés.
49:17Si, c'est exactement
49:18à cela que...
49:19Ce n'est pas le sujet,
49:20vous le savez très bien.
49:22C'était une question
49:23au gouvernement
49:24posée sur le sujet
49:25de l'inspection
49:26du travail
49:26et des morts au travail.
49:28Mais il s'en est excusé
49:28derrière,
49:29c'est peut-être
49:29qu'il était à l'étoile.
49:30Vous êtes en train
49:31de faire des mots
49:31qui vont trop loin
49:32dans le débat.
49:32Vous êtes en réalité
49:33très mal à l'aise.
49:34Allez, on continue.
49:35Aurélien Lecoq,
49:36on vous écoute.
49:37Vous êtes en train...
49:37Je serai mal à l'aise
49:38à vous dire.
49:38On essaie de s'écouter
49:39parce qu'en plus,
49:40il y a beaucoup de monde
49:40dans cette salle
49:41des pas perdus.
49:41Vous êtes en train aujourd'hui
49:42de criminaliser l'opposition,
49:45la seule opposition de gauche
49:46dans ce pays
49:47sur des actes
49:48qui sont des actes
49:50d'opposition au gouvernement
49:51et qui n'ont absolument
49:53rien à voir
49:54avec des appels
49:54à la violence.
49:55Monsieur Gosselin,
49:55vous avez été incapable
49:59de nous citer
50:00un seul exemple.
50:01Alors attention,
50:02je ne vais pas vous répondre
50:03parce que...
50:04Philippe Gosselin,
50:05est-ce que...
50:06Vous avez été incapable
50:07de nous citer
50:07le moindre exemple
50:08que je n'ai pas voulu
50:09le citer ?
50:10Philippe Gosselin,
50:10écoutez-moi s'il vous plaît.
50:12Philippe Gosselin,
50:13est-ce que vous comprenez
50:14que les insoumis
50:15puissent dire
50:16nous on a un discours
50:18d'opposants,
50:19parfois virulents,
50:20ce n'est pas pour ça
50:21qu'il faut nous imputer
50:22des responsabilités
50:23dans la mort d'un homme ?
50:24Il y a le débat politique
50:25bien évidemment
50:26et qui peut aussi amener
50:27parfois des outrances.
50:28On peut tous balayer
50:29devant notre porte
50:29et de temps en temps
50:30ça peut arriver.
50:31Mais je dis bien
50:31qu'il y a un climat
50:33aujourd'hui
50:33autour des insoumis
50:35qui fait que,
50:36et oui,
50:37malheureusement,
50:37des drames peuvent arriver.
50:38Maintenant je me suis bien gardé
50:39de faire le lien direct
50:41et immédiat,
50:42c'est évident.
50:43On a vu Philippe Baptiste,
50:45le ministre de l'Enseignement,
50:45je voudrais qu'on passe
50:46à la question des universités
50:47parce que c'était
50:48dans votre raisonnement
50:49Philippe Gosselin,
50:49il y aura une députée
50:51Modem,
50:52Delphine Ligman,
50:52qui va interroger
50:53le gouvernement
50:53sur ce sujet.
50:54On la retrouve
50:54au micro de Clément Perrault
50:55au CLD4 de Colanne.
50:57Bonjour Delphine Ligman,
50:58vous allez interroger
50:59le gouvernement
50:59sur la question
51:00de l'entrisme
51:01je crois dans les universités
51:02en lien bien sûr
51:03avec ces événements
51:04de Lyon
51:05et la présence
51:05de Rima Hassan
51:06à Sciences Po
51:07ce jour-là.
51:08Exactement,
51:09en fait,
51:09ce n'est pas un fait nouveau,
51:10malheureusement,
51:10c'est un fait
51:11qui a conduit
51:12à cette stratégie
51:13avec le décès
51:15d'un jeune de 23 ans
51:16et cet entrisme
51:18dans les universités
51:20n'est plus tolérable
51:21aujourd'hui.
51:21En fait,
51:22les universités doivent rester
51:23ces lieux
51:24de débat démocratique
51:26mais ça ne doit pas être
51:27des lieux
51:27de radicalisation
51:28où certains groupes
51:30d'extrêmes,
51:31extrême droite
51:31et extrême gauche,
51:32veulent imposer
51:33leurs idées,
51:34en faire des laboratoires
51:36d'idées
51:37ou voilà,
51:39tout simplement.
51:39Cette rencontre
51:40avec Rima Hassan
51:41était présentée
51:41comme une conférence
51:42pour vous,
51:43c'était peut-être plus
51:43une forme de meeting politique ?
51:45Écoutez,
51:45ce n'est pas depuis hier
51:47que LFI
51:48a investi
51:48le théâtre des universités,
51:50c'est devenu
51:50leur terrain de jeu.
51:51Il y a eu la tournée
51:52des facs de Louis Boyard,
51:53maintenant il y a
51:53les conférences
51:54de Rima Hassan.
51:56Moi,
51:56ce que je voudrais dire
51:57c'est que l'université
51:58doit, oui,
51:59rester ce lieu
52:00de débat démocratique
52:01mais quand on débat,
52:03on n'impose pas ses idées.
52:04C'est ça l'état de droit
52:05et l'état de droit
52:06doit rester présent
52:07aussi
52:08dans des établissements
52:09d'enseignement supérieur,
52:10universités
52:10ou grandes écoles.
52:11Merci beaucoup.
52:12Nous suivrons votre question
52:13au gouvernement
52:14dans quelques minutes.
52:15Merci beaucoup Clément Perrault.
52:17Aurélien Lecoq,
52:17sur cette question,
52:18le ministre de l'enseignement
52:19supérieur dit
52:19s'il y a des risques
52:20de troubles à l'ordre public,
52:22maintenant ce sera interdit.
52:23Il ne faut plus
52:23de meeting politique
52:24dans les facs
52:25s'il y a un risque de trouble.
52:27Cette déclaration
52:27du ministre de l'enseignement
52:28supérieur est absolument
52:29scandaleuse.
52:30Quel risque de trouble
52:31à l'ordre public ?
52:32Rima Hassan ne provoque
52:33aucun trouble à l'ordre public.
52:34Celles et ceux
52:35qui provoquent des troubles
52:36à l'ordre public,
52:37ce sont celles et ceux
52:38qui viennent attaquer,
52:40perturber
52:40les conférences
52:41données par Rima Hassan
52:42ou les interventions
52:43d'élus insoumis.
52:44Et ça me permet
52:45de faire le lien
52:46puisqu'on pose
52:47les sujets
52:48de la responsabilité.
52:49Il y a une responsabilité
52:50qu'il faut interroger
52:51puisque c'était
52:52en marge d'une conférence,
52:53puisque le rassemblement
52:55de Némésis
52:56était connu
52:56des services de police
52:57et des renseignements
52:58territoriaux.
52:59Pourquoi n'y avait-il
53:00pas de présence policière ?
53:02Pourquoi le préfet
53:03n'a pas garanti
53:04la sécurité de la conférence ?
53:05Peut-être que
53:06s'il y avait eu
53:07une présence policière
53:08et que le ministre
53:09de l'Intérieur
53:09et son préfet
53:10avaient fait le travail,
53:11peut-être qu'un mort
53:12aurait pu être évité.
53:14Cette question
53:14doit être posée
53:15très clairement
53:16parce que c'est là
53:17qu'il se pose probablement
53:18une responsabilité grave.
53:19Si ce n'était pas
53:20aussi dramatique,
53:21honnêtement,
53:21on pourrait sourire.
53:22Ça ne manque pas de sel
53:23d'avoir les insoumis
53:25qui réclament
53:25la présence policière
53:27pour protéger.
53:28Mais nous l'avons
53:28toujours fait.
53:29Sauf que personne
53:30ne vient protéger
53:31nos meetings.
53:32Continuons
53:32sur ces deux questions
53:33Philippe Gossin.
53:34Il n'y a aucune difficulté.
53:35Philippe Gossin,
53:36une université
53:37a le droit
53:42d'inviter
53:43un responsable politique.
53:44Aurélien Lecoq
53:45dit que ce n'est pas
53:45la présence
53:46de Rima Hassan
53:47et de sa conférence.
53:48D'ailleurs,
53:49on le rappelle,
53:50les faits n'ont pas eu lieu
53:50ni dans la conférence
53:51ni tout de suite
53:52à Sciences Po.
53:53C'était plus loin.
53:53C'est des affrontements
53:55entre groupes.
53:56Ce n'est pas la présence
53:58directe de Rima Hassan
53:59qui est en responsabilité.
54:02Philippe Gossin.
54:03ce n'est pas le point de départ
54:03du tout.
54:04Le point de départ,
54:05c'est un rassemblement
54:05de némésis.
54:06Attendez, attendez.
54:07Le point de départ,
54:08c'est quand même bien
54:09l'organisation
54:09de cette conférence.
54:11C'est la liberté démocratique
54:12d'une faculté
54:13de recevoir
54:14des responsables politiques.
54:15C'est la liberté démocratique.
54:16Maintenant,
54:16je constate que
54:17quand Sylvia Gazanski
54:18veut se rendre à Bordeaux,
54:19on interdit la conférence.
54:20C'était il y a quelques années.
54:22Donc, je me méfie
54:23un peu du deux poids,
54:24deux mesures.
54:24Et effectivement,
54:25je trouve qu'aujourd'hui,
54:26dans certains établissements,
54:29on a une forme d'entrisme.
54:30Elle est là.
54:31Ce n'est pas nouveau.
54:32On l'a vu à d'autres périodes.
54:33L'entrisme de qui ?
54:35L'entrisme,
54:36c'est celui que vous défendez.
54:38C'est ce qu'il s'appelle
54:38la démocratie étudiante.
54:40Non, non, mais la démocratie,
54:40c'est quand ça vous arrange.
54:42Et sur la responsabilité
54:45du ministère de l'Intérieur,
54:47est-ce qu'on pouvait prévoir,
54:49même si c'est toujours facile
54:50une fois que les choses
54:50se sont passées,
54:51mais est-ce qu'il fallait
54:52une présence policière
54:53plus grande
54:54quand on sait
54:54qu'il peut y avoir
54:55des risques d'affrontement ?
54:56Alors, il y a peut-être
54:57des choses à regarder,
54:58mais moi, je vais faire
54:59comme mon collègue Lecoq.
55:01Je vais me revêtre
55:03aux enquêtes
55:04pour savoir
55:05si, effectivement,
55:06il y a des manques ou pas.
55:07Et s'il y a des manques,
55:09on les dénoncera,
55:10c'est évident.
55:10Maintenant, à ce stade,
55:12ce n'est pas tant
55:12ce qui s'est passé en manque
55:15du côté des forces de l'ordre
55:16qu'encore une fois,
55:17un lynchage,
55:19un assassinat
55:20d'un jeune
55:20pour des idées politiques.
55:22Et c'est ça qui me paraît
55:23très important aujourd'hui.
55:24Et c'est ça qu'il ne faut pas
55:25perdre de vue.
55:26On est arrivé
55:26dans un climat de violence
55:28tel qu'aujourd'hui,
55:29chacun se sent désinhibé.
55:31Et ça ne vaut d'ailleurs pas
55:32que pour les insoumis,
55:33soyons clairs.
55:34Un climat de violence,
55:36Emmanuel Macron,
55:37le président de la République,
55:38a dit que dans notre pays,
55:39personne ne devait être tué
55:40pour ses idées.
55:42Est-ce qu'il y a un climat
55:43de violence débridée
55:45dans notre pays ?
55:46Aurélien Lecoq,
55:46est-ce que vous craignez
55:47que des contre-manifestations
55:49puissent donner lieu
55:50aussi à des scènes de violence ?
55:53Écoutez, je vais vous parler
55:54avec solennité
55:55parce qu'aujourd'hui,
55:56je suis très inquiet.
55:58Nous sommes dans un moment
55:59où la violence des groupuscules
56:01d'extrême droite
56:02est en train de se déchaîner
56:03et de se libérer
56:04absolument partout.
56:05Les événements organisés
56:06par la France insoumise
56:08sont systématiquement
56:10pris pour cible
56:11par des groupuscules
56:11d'extrême droite
56:12et cela depuis des mois,
56:13voire des années,
56:14sans qu'il n'y ait aucune réaction
56:16du ministère de l'Intérieur
56:17et des pouvoirs publics.
56:18C'est encore ce qu'il s'est passé
56:20à Lyon.
56:21Et on entend cet appel,
56:22Aurélien Lecoq,
56:23il est tout à fait légitime,
56:24mais là, en l'occurrence,
56:25selon le procureur,
56:26c'était des militants
56:27d'extrême gauche
56:28qui sont en cause.
56:29Nous verrons
56:29quelles sont les responsabilités
56:31individuelles.
56:32Nous l'avons dit
56:32et je le redis clairement,
56:34nous condamnons
56:35avec la plus grande fermeté
56:37les actes qui ont été posés.
56:38Mais maintenant,
56:39il y a un danger
56:40qui nous guette également.
56:41C'est l'ensemble
56:42de l'instrumentalisation politique
56:44qui est faite aujourd'hui
56:45encourage à ce que
56:46la violence de l'extrême droite
56:48se déchaîne
56:48puisque ce sont
56:50ces prises de parole
56:51de la droite,
56:51de l'extrême droite
56:52et de la Macronie
56:53qui ont permis,
56:54par exemple,
56:54l'attaque d'une quinzaine
56:55de locaux de la France insoumise
56:57ce week-end
56:57que hier à Paris
56:59aient pu être tagués
57:00des symboles antisémites
57:02et des croix nazis
57:03sur la plate de la République.
57:05Philippe Gosselin,
57:05en un mot,
57:05des manifestations
57:06de groupes nationalistes
57:08identitaires
57:09avec des croix celtiques,
57:10ça vous inquiète aussi
57:11cette réaction ?
57:13Quand je parle
57:13de politiques
57:14qui aujourd'hui
57:15sont désinhibées,
57:17ça ne vise pas
57:17que les insoumis,
57:19bien évidemment,
57:19c'est beaucoup plus large
57:20que ça.
57:21Moi je suis aussi inquiet
57:24des pacifistes,
57:25des non-violents,
57:26peut-être moins,
57:27des non-violents.
57:28On n'ouvre pas le débat,
57:29on est à une minute
57:30de la séance.
57:30Pour terminer sur le sujet,
57:32oui, soyons tous inquiets,
57:34démocrates,
57:34ici en France,
57:35de cet état d'esprit
57:36et de ce climat
57:37qui devient nauséable.
57:38Philippe Gosselin,
57:38Aurélien Lecoq,
57:39merci beaucoup
57:40d'avoir accepté notre débat.
57:41On va retrouver Stéphanie Despierres,
57:42celle des quatre colonnes.
57:43Stéphanie,
57:44on parle évidemment de la mort,
57:45on en parlait il y a quelques instants,
57:46du militant nationaliste,
57:47Quentin Deran,
57:48qui alors qu'en celle
57:48n'est pas perdue.
57:49La garde républicaine
57:50est en place, Stéphanie.
57:51Oui, ce sera le sujet
57:52de ces questions au gouvernement.
57:54Vous le voyez derrière moi,
57:55il y a beaucoup de journalistes
57:56aux quatre colonnes ce matin.
57:57C'était le sujet
57:58qui a occupé
57:59les conférences de presse
58:00de tous les groupes politiques
58:02parce que la droite,
58:03l'extrême droite,
58:04accusent la France insoumise
58:05d'avoir une responsabilité
58:07dans la mort de ce jeune homme
58:09à Lyon.
58:09Il y a quelques jours,
58:10on verra donc
58:11comment répond le gouvernement
58:13tout à l'heure.
58:14D'accord.
58:15Je t'ai entendu.
58:19Merci beaucoup Stéphanie.
58:20Vous pouvez voir
58:21sur les images
58:21de Steven Martin,
58:23la garde républicaine
58:25et ses tambours
58:26retentir ici
58:27dans cette salle
58:27des pas perdus.
58:29Vous l'avez vécu
58:30en direct sur LCP,
58:31le débat est animé,
58:34très rude,
58:34très dur
58:35sur les conséquences politiques
58:37autour du meurtre
58:39de Quentin Deran,
58:40que ce militant nationaliste
58:41tué à Lyon.
58:42Séance donc sous tension
58:44qui s'annonce
58:44alors que la présidente
58:45de l'Assemblée nationale
58:46traverse la salle
58:47des pas perdus.
59:06Yael Broun-Pivet
59:08qui va ouvrir
59:09la séance des questions
59:10au gouvernement
59:10par un moment d'hommage,
59:12une minute de silence
59:13pour le militant nationaliste
59:15Quentin Deranque.
59:16La séance risque
59:17d'être particulièrement tendue.
59:20Ça va être chaud.
59:21Je me confiais
59:21un député
59:22qui justement,
59:23pressant que dans l'hémicycle
59:24les règlements de comptes politiques
59:26vont bel et bien exister.
59:27On suit ça ensemble
59:28en direct
59:28en intégralité
59:29sur LCP.
59:30Merci.
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