- il y a 4 mois
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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:00Bonjour à tous, à suivre sur LCP, la séance des questions au gouvernement,
00:05tension dans le bloc central sur la question du travail, le 1er mai, on en parle tout de suite sur
00:10LCP.
00:22Et bienvenue à vous pour les questions au gouvernement, séance à suivre,
00:26comme chaque mardi en direct et en intégralité, ce sera à partir de 15h.
00:31Aujourd'hui, on voulait commencer cette émission par cette image, une image très forte,
00:36celle de Cécile Collère et Jacques Paris, les deux anciens otages détenus en Iran.
00:40Ils ont eux-mêmes décroché les portraits que l'Assemblée avait affichés pour les soutenir.
00:46Justement, ils ont dit qu'en détention, ils avaient pu voir justement cette manifestation de soutien de la représentation nationale.
00:53Je vous propose d'écouter Cécile Collère et Jacques Paris au micro d'Eva Billon et de Martin Bornet.
00:58Quand nous les avons retournés, ça veut dire que nous tournons la page, qu'aujourd'hui nous sommes libres.
01:06Nous avons connu des conditions de détention inhumaines.
01:10Et aujourd'hui, nous voulons aussi dire notre solidarité à l'égard des prisonniers iraniens
01:17qui sont en détention arbitraire dans leur pays, mais également des iraniens qui sont entre deux feux.
01:22D'un côté, la répression et de l'autre côté, la guerre.
01:26Et je vais le dire encore, ils vivent la vie.
01:32Vive la vie, le mot d'espoir de Cécile Collère pour l'Iran.
01:35Dans cette émission, on ira évidemment retrouver dans la salle des quatre colonnes Stéphanie Despierre et Clément Perrault
01:42pour leur analyse, leur décryptage et leurs invités.
01:45Évidemment, Martin Bornet est lui dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale
01:48pour nous donner les thèmes de la séance des questions au gouvernement.
01:51Et puis quelques minutes avant 15h, on suivra en direct l'arrivée du Premier ministre et des membres de son
01:57gouvernement.
01:58Martin, vous allez nous dire justement ce qui va se passer lors de cette séance de questions au gouvernement.
02:02Un hommage pour commencer aux deux otages enfin libres.
02:08Oui, vous en avez parlé Elsa, Cécile Collère et Jacques Paris seront présents aujourd'hui
02:12pour cette séance de questions au gouvernement en tribune.
02:15Une séance qui aura pour thème principal le 1er mai,
02:18alors que le gouvernement a finalement renoncé à passer en force la proposition de loi
02:23qui visait à autoriser le travail volontaire de certains commerces de proximité.
02:28Ce jour-là, le Premier ministre a annoncé ne pas convoquer de commissions mixtes paritaires.
02:33Au moins trois questions seront posées sur le 1er mai.
02:37Merci beaucoup Martin.
02:39Et on reviendra avec nos invités sur des sujets plus polémiques.
02:42Mais avant cela, Léa Balagel-Marie Kyi, bonjour.
02:44Vous êtes députée du groupe écologiste et social de Paris.
02:47Paul Midy, bonjour.
02:48Députée ensemble pour la République de l'Essonne.
02:50Déjà une première réaction, il y aura un moment de concorde dans l'hémicycle.
02:54Ce sera pour saluer le retour de Cécile Collère et de Jacques Paris.
02:58Un mot chacun.
02:59Quelle bonne nouvelle dans un monde où il n'y en a pas forcément beaucoup, Paul Midy, en ce moment.
03:03Oui, bien sûr, c'est une très bonne nouvelle de les voir revenir sur le territoire national et en forme.
03:10Bravo à la diplomatie française d'avoir réussi cela.
03:13Et puis j'ai une pensée pour les deux otages français encore.
03:16On en a un en Azerbaïdjan et une personne qui a été enlevée en Côte d'Ivoire.
03:20Et donc le combat doit continuer.
03:22Et Léa Balagel-Marie Kyi, important aussi, cette venue devant la représentation nationale, Cécile Collère et Jacques Paris.
03:29Ils ont dit qu'ils avaient pu apercevoir justement leur portrait affiché devant l'Assemblée nationale.
03:34On peut imaginer que dans leur condition de détention, c'était important de se sentir soutenu par les députés, par
03:39l'Assemblée.
03:39C'est effectivement un immense soulagement.
03:42Il est normal que la nation tout entière indique ce soulagement et leur dise toute leur solidarité.
03:47La solidarité que nous devons aussi au peuple iranien.
03:51Et Cécile Collère l'a dit, qui vit actuellement sous les bombes et sous le joug d'un régime autoritaire
03:55qui n'a de cesse de réprimer les libertés.
03:58Et donc c'est aussi le message que nous pourrons transmettre à Cécile Collère, à Jacques Paris et au peuple
04:03iranien.
04:04Eh bien on suivra justement cet hommage au début de la séance des questions au gouvernement.
04:08On va revenir à un sujet qui a un peu moins de concorde dans cette Assemblée nationale, la question du
04:12travail.
04:13Le 1er mai, votre groupe, Paul Midi ainsi que la droite, voulaient permettre l'ouverture de certains commerces.
04:18Mais Stéphanie Despierre, rien ne s'est passé comme prévu.
04:22Et non Elsa, vendredi, grâce à une astuce de procédure, le groupe macroniste a appuyé sur l'accélérateur.
04:28Dans le week-end, le gouvernement tire le frein à main et tout ça finit en tête à queue,
04:32puisque le gouvernement a dit qu'il ne convoquerait pas la commission mixte paritaire.
04:36La proposition de loi sur le 1er mai est donc bel et bien enterrée.
04:39Pour cette année, rien ne change face à la menace de censure de la gauche et à la pression des
04:44syndicats.
04:44Sébastien Lecornu a donc débranché le texte, pourtant porté par ses propres troupes.
04:49Et ce matin, c'est Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail,
04:52qui était à la réunion hebdomadaire du groupe Ensemble pour la République.
04:55Il a reçu un accueil glacial et il a passé un très mauvais moment
04:59face à des députés très en colère, très mécontents, qui ne comprennent pas la décision du Premier ministre.
05:05Je me demande pourquoi je soutiens le gouvernement.
05:08Un gouvernement sans courage n'a aucune raison d'exister.
05:11A lancer Jean-Marie Fievet, le député des Deux-Sèvres.
05:14Alors il y a quand même eu quelques voix pour défendre Sébastien Lecornu.
05:18Le 1er mai, ce n'est pas la priorité, m'a confié un autre député EPR.
05:22Le Premier ministre a pris une décision difficile,
05:24mais il devait dire stop face au risque de censure, estimé un autre.
05:27En revanche, coup de colère également chez les Républicains.
05:30Ce matin, en réunion de groupe, tout le monde était furieux.
05:33C'est une erreur, c'est une faute, m'expliquait tout à l'heure le député de la Manche,
05:37Philippe Gosselin.
05:38Le Premier ministre succombe à la pression.
05:40Ça va être un marqueur de l'immobilisme du gouvernement.
05:44Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
05:46Paul Midi, sur cette question, il y a le fond, on en reparlera.
05:50Il y a la méthode.
05:51Est-ce que votre groupe, et on a l'impression d'après ce que Stéphanie nous raconte en réunion de
05:54groupe,
05:55c'était le sentiment, s'est senti lâché par le Premier ministre Sébastien Lecornu ?
05:59Non, mais on ne peut pas séparer le fond de la méthode, pardon.
06:01Moi, je trouve qu'on marche sur la tête.
06:04Parce que maintenant, il faut qu'on se batte pour donner aux Français le droit de travailler,
06:09de doubler son salaire le temps d'une journée, s'ils le veulent évidemment.
06:13On doit se battre pour que les boulangers puissent ouvrir de la même façon que McDonald's ouvre tous les premiers
06:19mai.
06:19mais c'est un scandale.
06:21Tous les boulangers et les fleuristes de France le demandent.
06:24Ils ont signé une pétition, 74% des Français sont favorables.
06:28Les patrons le demandent, Paul Midi, eux, ils peuvent travailler.
06:31Est-ce que leurs salariés le veulent ?
06:3374% des Français demandent que ce soit possible.
06:38Et beaucoup de salariés le veulent, évidemment, pour pouvoir améliorer leur salaire.
06:43C'est un salaire qui est doublé le jour du 1er mai.
06:46Donc c'est une opportunité.
06:47Quand vous pouvez, vous le faites parce que vous avez envie d'augmenter votre salaire.
06:51Quand vous ne voulez pas, vous ne le faites pas parce que c'est sur la base du volontariat.
06:53Moi, je voulais commencer par parler de politique et de méthode.
06:56Mais Paul Midi veut qu'on commence par le fond.
06:59Un mot sur le fond, les abalages et le mariqui.
07:01Paul Midi défend la proposition de loi en disant
07:03que c'était finalement sur la base du bon l'Ontario, encadré.
07:07Certaines grandes anciennes peuvent le faire.
07:09Finalement, les boulangeries, les fleuristes pouvaient aussi.
07:12Répondez sur le fond.
07:12Mais Paul Midi, je vous attends aussi sur la forme et la méthode.
07:15Il y a une grande hypocrisie de la part des macronistes.
07:18Parce qu'en réalité, ce qu'il faut faire, c'est sanctuariser ce 1er mai.
07:21Ce 1er mai, c'est une journée.
07:23Une journée sur 365 jours où on dit qu'il est réellement chômé par l'ensemble des salariés.
07:29Et ensuite, que les fleuristes et les boulangers ou d'autres commerces de proximité puissent ouvrir,
07:33c'est déjà le cas puisque les patrons peuvent le faire.
07:35Et le problème, effectivement, c'est la concurrence des loyales, des grandes enseignes, des McDonald's qui sont vers le 1er
07:41mai.
07:41Mais fermons-les.
07:42Je veux dire, le 1er mai est un jour de commémoration de l'ensemble des luttes sociales,
07:46mais surtout un jour de protection, de repos.
07:48On n'est pas obligé de consommer pour être heureux.
07:50On peut passer du temps en famille.
07:51On peut passer du temps avec mon roche ou en manifestation.
07:54Non, non, mais attendez, moi, je construis un projet collectif qui est au service des Français,
08:00pas au service de dogme.
08:02C'est pas un dogme de protéger une journée, une journée, pas de travailler.
08:06Mais est-ce qu'on peut avoir un vrai volontariat, Paul Midi ?
08:09Et pourquoi vous dites qu'aux salariés de McDonald's, ils ont le droit de travailler ?
08:13Non, mais les salariés du boulanger, ils n'ont pas le droit de travailler.
08:16Mais moi, je suis cohérente.
08:17Mais moi, je suis cohérente.
08:18Donc, nous, on venait corriger cette inégalité.
08:20Non, alors, c'est vous qui l'avez provoqué, cette inégalité.
08:22C'est vous qui l'avez provoqué.
08:23C'est vous qui avez permis, au dimanche, de pouvoir être travaillé.
08:27C'est vous qui permettez aux grandes enseignes de s'installer à proximité des commerces proximités
08:32qui vont paupériser les autres revues.
08:34C'est vous qui avez créé cette inégalité et cette distance.
08:37On a bien compris, mais le pouvoir d'achat qu'il y a dans le pays, non.
08:40Pas en même temps.
08:42On s'écoute et surtout, pardon, mais ne faisons pas comme si là,
08:46on avait un débat sur le texte.
08:48Là, le débat, Paul Midi, il est sur le fait que votre groupe a voulu faire voter ce texte,
08:53quitte à adopter une motion de rejet et que le Premier ministre a dit stop.
08:57En fait, non, moi, je ne suis pas d'accord.
08:58Pas de commission mixte paritaire, on temporise.
09:01Qu'est-ce que vous pensez de cette décision, Sébastien Lecourne ?
09:02Je regrette évidemment cette décision.
09:05Je pense que dans l'année qui vient jusqu'à la présidentielle,
09:09malgré la difficulté du contexte politique,
09:12et on connaît tous le contexte à l'Assemblée nationale,
09:15il faut qu'on arrive à améliorer la vie des Françaises et des Français.
09:19Coute que coûte.
09:20Et évidemment que tout le monde n'est pas d'accord avec tout.
09:24Sinon, ça serait trop simple.
09:25Mais est-ce que le Premier ministre pouvait braquer les syndicats, une partie de l'hémicycle ?
09:30Moi, je considère que sur ce sujet, qui était clair, essentiel,
09:35qui est au cœur de nos valeurs, on défend le travail,
09:37la capacité à créer plus de richesses, à améliorer son salaire,
09:41à améliorer son quotidien pour des millions de Français,
09:44c'est au cœur de notre projet.
09:45Et donc sur ça, il faut du courage.
09:47Et il n'en a pas eu, Sébastien Lecourneu.
09:49Je ne vais pas jusque-là.
09:51Je regrette cette décision et je pense qu'on pouvait faire différemment.
09:55Léa Balagel-Mariki, à votre avis, si vous vous mettez dans la tête du Premier ministre,
09:59qu'est-ce qui s'est passé ?
10:00C'est vrai qu'il est censé soutenir les troupes de Gabriel Attal
10:03et là, on voit bien que les deux n'ont pas été parfaitement alignés.
10:04Non, mais c'est les Français qu'il faut soutenir en particulier.
10:07Moi, je n'ai pas envie d'essayer de commenter le match de Attal-Lecourne.
10:11Mais c'est la pression des syndicats, d'après vous ?
10:13La pression de la motion de censure qui a fait reculer le Premier ministre ?
10:17Mais parce que je crois que je rejoins peut-être le député Macroniste
10:20qui disait que le 1er mai, ce n'est pas la priorité.
10:21La priorité, c'est le pouvoir d'achat. La priorité, c'est l'augmentation des bas salaires.
10:26La priorité, c'est de protéger les classes moyennes qui, actuellement, ne peuvent pas faire leur plein.
10:30C'est de protéger les personnes qui ne pourront pas chauffer leur logement en hiver
10:33parce que les prix du gaz augmentent.
10:35C'est de protéger celles et ceux qui n'arrivent pas à s'alimenter correctement
10:39parce que les produits bio augmentent.
10:41C'est ça, la priorité.
10:42Ce n'est pas d'avoir un jour, un jour, travaillé alors que c'était le dernier qui nous restait.
10:47Ce n'est pas ça, la priorité.
10:48On le rappelle et on l'a suivi dans nos articles et sur les réseaux de la chaîne parlementaire.
10:53Il s'est passé vendredi quelque chose...
10:55Alors, ce n'est plus inédit à l'Assemblée puisque ça arrive,
10:57mais vos troupes ont déposé une motion de rejet.
11:00C'est-à-dire qu'on rejette un texte qu'on soutient pour faire accélérer le processus.
11:03Est-ce que là, dans le coup de frein qu'a mis Sébastien Lecornu,
11:06c'était aussi une façon de dire que ce n'est pas des méthodes ici à l'Assemblée nationale ?
11:09Cette motion de rejet, elle a fait beaucoup parler, notamment le Modem, qui la condamne très fermement.
11:14Non, mais attendez, je pense que ce n'est pas le sujet.
11:15Pardon, excusez-moi, je comprends votre question et je pense que ce n'est pas le sujet.
11:18Ce n'est pas ça qui a mené à telle ou telle décision.
11:21Ce qui a mené à telle ou telle décision, la décision du Premier ministre,
11:25c'est Olivier Faure pour le Parti socialiste qui a dit que si on permettait aux Français...
11:30C'était la crainte de la motion de censure.
11:32Il y aurait une motion de censure.
11:34Pardon, je pense que c'est totalement disproportionné.
11:36Il faut arrêter ces menaces à la motion de censure, surtout sur des sujets comme ça.
11:41Écoutez bien cette phrase.
11:43C'est quoi ? Le Parti socialiste a dit qu'il censurerait le gouvernement
11:46si on permettait aux Français de travailler le 1er mai
11:50et de faire en sorte que les boulangers et les fleuristes puissent ouvrir comme McDonald's.
11:54Pardon, mais c'est totalement disproportionné.
11:56Pour la gauche, le 1er mai, c'est un acquis social comme d'autres acquis sociaux.
12:02L'acquis social, c'est de pouvoir ne pas travailler ce jour-là, si on le veut.
12:06L'acquis social, ce n'est pas qu'on nous interdise de travailler ce jour-là.
12:09Et encore plus, qu'on permette à des salariés de travailler ceux qui travaillent chez McDonald's
12:14et à interdire à certains salariés ceux qui travaillent chez McDonald's
12:17de travailler.
12:18C'est pas un acquis social.
12:20Certains dans le camp de Paul Midi, ou la droite notamment,
12:22disent finalement que c'est la gauche qui a dicté la façon de faire à Sébastien Lecornu.
12:27Maintenant, c'est la gauche qui dicte les choses.
12:29C'est une victoire.
12:30C'est une victoire de la gauche, des syndicats, la gauche qui s'est unie
12:34et les syndicats qui étaient réunis en intersyndicales.
12:37Et là, pour une fois, le gouvernement de M. Lecornu a entendu la voix des syndicats
12:43et en réalité de la majorité des Françaises et des Français
12:46qui ne voulaient pas qu'on touche au 8 mai, qui ne voulaient pas qu'on touche au 1er mai.
12:49Ces jours fériés qui ont des portées symboliques,
12:52que ce soit en termes de commémoration nationale, de lutte contre le nazisme
12:56ou bien, là encore, de protection des droits sociaux.
12:59Mais ce sont des journées, pas simplement de commémoration, mais aussi de repos.
13:03Est-ce qu'on peut avoir une journée tranquille dans l'année pour passer du temps en famille ?
13:07Alors, je vous laisserai répondre, Paul Midi.
13:10On va retrouver deux interlocuteurs qui ont compté dans ce dossier.
13:13Tout d'abord, le rapporteur du texte, Thibaut Bazin, député de droite républicaine.
13:17On va le retrouver au micro de Clément Perrault.
13:19Bonjour, Thibaut Bazin.
13:20Est-ce que vous regrettez ce recul du gouvernement sur le 1er mai ?
13:23Je crois qu'aujourd'hui, on est là pour traiter les problèmes
13:25et on peut regretter effectivement qu'on ne soit pas prêt pour le 1er mai 2026.
13:29Il y a un problème qui demeure.
13:30Il y a un besoin de sécurisation de nos commerces de proximité.
13:34Je pense à nos boulangeries qui, depuis 1947, faisaient travailler les salariés qui le souhaitaient.
13:40Aujourd'hui, ils ne savent pas.
13:41Ils vont devoir continuer à prouver au cas par cas les besoins de la continuité de la vie sociale.
13:45Et on voit bien qu'il y a un chemin pour pouvoir s'en remettre en cause le 1er mai,
13:50férié et chômé depuis 1947, un chemin pour sécuriser ces commerçants de proximité.
13:55Il n'est pas question d'ouvrir les grandes surfaces.
13:57Il n'est pas question, et j'en ai entendu beaucoup,
14:00de faire travailler des gens qui ne travaillaient pas jusqu'à présent dans leur secteur,
14:03mais uniquement de sécuriser nos boulangers, nos fleuristes.
14:06Est-ce que vous craignez finalement que ce report d'un an ne maquille pas tout simplement un enterrement de
14:11cette loi ?
14:12Aujourd'hui, si sur tous les problèmes qu'on doit régler,
14:14quand il y a un besoin de sécurisation, on reporte sans cesse,
14:19on va pénaliser des gens qui veulent travailler et qui souhaitent travailler.
14:23Et d'une certaine manière, on va pénaliser les Français.
14:25Parce que le 1er mai, c'était un jour convivial,
14:28où parfois on a des repas de famille, on a des événements heureux,
14:31et on avait le plaisir de pouvoir acheter chez son boulanger de proximité des produits de qualité.
14:36Et puis ça va pénaliser les salariés de ces boulangeries.
14:39Moi, j'en ai rencontré beaucoup.
14:40Ils étaient très intéressés pour pouvoir travailler le 1er mai, quand leur boulangerie ouvrait,
14:44parce qu'ils étaient payés double.
14:46Et donc là aussi, on a une question de pouvoir d'achat.
14:48Donc j'espère que le gouvernement sera trouvé les voies et moyens pour sécuriser ces boulangers de proximité.
14:54Merci à vous.
14:55Merci beaucoup Clément Perrault.
14:57Donc plutôt de l'avis de Paul Midy,
14:58mais Léa Balagel-Marie qui, comme on donne la parole à tout le monde ici sur ce plateau,
15:03on va retrouver le président des députés communistes,
15:05Stéphane Peux.
15:06C'est lui qui avait aussi menacé le gouvernement de censurer,
15:08au cas où le 1er mai ne serait plus chômé.
15:11Oui, monsieur Stéphane Peux,
15:12le parti communiste à l'Assemblée a tout fait contre cette réforme.
15:16Le gouvernement a reculé.
15:17Pour vous, c'est une victoire ?
15:18Oui, c'est une victoire.
15:20Ce n'est pas notre seule victoire.
15:22C'est aussi la victoire d'une intersyndicale qui s'est reconstituée 3 ans après la réforme des retraites
15:28pour dire à quel point rien n'allait dans cette proposition de loi,
15:32ni le périmètre du travail du dimanche,
15:35qui contrairement à la fable racontée par Gabriel Attal,
15:38ne concerne pas les boulangeries et les fleuristes,
15:40mais concerne les grandes surfaces de jardinage,
15:43les grandes surfaces alimentaires, les grandes surfaces culturelles.
15:45Et donc, aller bien, bien au-delà des seuls artisans boulangers et fleuristes.
15:51Et puis, on ne fait pas une loi précipitamment en piétinant le Parlement
15:57et en contournant le dialogue social.
16:02Et donc, en menaçant une censure, comme nous l'avons fait,
16:07nous avons permis au gouvernement de reprendre le chemin normal
16:12dans une république sociale comme la nôtre.
16:14C'est-à-dire, on négocie avec les partenaires sociaux, c'est ce qui va être fait.
16:18Il y aura des négociations de branches autour du travail le 1er mai.
16:22Et si dans une branche, il y a un accord entre les partenaires sociaux,
16:26il y aura une transposition par décret ou par la loi de cette possibilité.
16:30Mais, vous savez, l'obsession presque dogmatique de Gabriel Dattel,
16:37qui d'ailleurs n'a jamais travaillé de sa vie et donc ne sait pas ce que c'est que
16:41le travail,
16:42expliquer que tout ça va se faire sur le volontariat, qu'on est dans un monde de mise aux ours.
16:47Moi, je peux vous dire que les gens qui travaillent le dimanche,
16:49parce qu'on a déjà l'expérience du travail le dimanche,
16:52quand ils signent un CDD dans une grande surface qui est ouverte le dimanche,
16:55on leur demande s'ils veulent travailler le dimanche.
16:57S'ils disent oui, on signe le CDD.
16:59S'ils disent non, on ne signe pas le CDD, ils sont privés d'emploi.
17:02Donc, le volontariat, dans une relation de subordination,
17:07qui est celle qui existe entre un employeur et un employé,
17:10mérite un cadre.
17:11Ce cadre, ça s'appelle le code du travail.
17:13Et si on veut le faire bouger, il faut le négocier.
17:16Merci à vous.
17:17Merci beaucoup, Clément Perrault.
17:19Paul Midi, sur trois choses que dit Stéphane Peu,
17:23peut-être l'attaque sur Gabriel Dattel,
17:25si vous souhaitez répondre.
17:26Sur le côté, le volontariat, c'est un leurre, en fait.
17:29Le salarié, il se sentira obligé de travailler.
17:31Et s'il le fait, c'est peut-être pour aussi remplir son frigo.
17:33Et dernière chose, sur le texte de loi,
17:36c'est vrai que votre groupe avait beaucoup communiqué,
17:37notamment sur la question des boulangeries et des fleuristes.
17:39Mais quand on lit bien,
17:41ça pouvait s'appliquer à beaucoup plus de commerce que ça.
17:44Et Laurent Wauquiez,
17:45quand le texte a été rejeté en vue d'être adopté,
17:49disait finalement,
17:50allez, tout le monde va pouvoir aussi travailler le 1er mai.
17:52Est-ce que là, vous n'avez pas aussi forcé le trait
17:54sur les fleuristes et les boulangers ?
17:56Et finalement, vous lui généralisez travailler le 1er mai
17:58pour un plus grand nombre.
18:00Non, mais effectivement, le texte était plus large.
18:02Si c'était ça le sujet de préoccupation,
18:05il aurait pu être réglé avant.
18:07Parce qu'effectivement,
18:08la cible numéro un, c'était les boulangers et les fleuristes.
18:10Avec notamment des accords de branches.
18:11Le sujet de périmètre, on aurait pu le traiter.
18:14Ensuite, attention aux caricatures
18:16qui sont faites en permanence
18:17sur le monde de l'entreprise.
18:18Moi, j'ai dirigé plusieurs entreprises.
18:21J'en ai créé, j'en ai développé.
18:22Des TPE, des PME, des ETI.
18:25J'ai créé des centaines et des centaines d'emplois.
18:27J'ai eu des centaines et des milliers de salariés.
18:30La relation de subordination qui peut exister,
18:32elle n'est pas à sens unique.
18:35Vous avez besoin de vos salariés pour que ça marche.
18:38Vous avez besoin qu'ils soient engagés.
18:39Vous avez besoin qu'ils sont contents.
18:41Et pour ça, il faut qu'ils soient bien payés,
18:43que leurs horaires de travail leur conviennent.
18:45et vous discutez au sein de l'entreprise.
18:47Parfois, on voit dans cette assemblée des caricatures,
18:50je pense, pour le coup, de gens
18:51qui n'ont jamais été salariés
18:53ou jamais été entrepreneurs
18:55et qui ne comprennent pas le fonctionnement
18:57de nos entreprises.
18:58Donc, bien sûr, il faut faire attention,
19:00il peut y avoir des entreprises
19:01avec des mauvais managers
19:02qui ne savent pas faire,
19:04qui peuvent même parfois harceler leurs salariés.
19:06Mais l'immense majorité des entreprises,
19:08pardon, ça ne se passe pas comme ça.
19:10Demandez aux restaurateurs
19:11la difficulté qu'ils ont à trouver
19:14des serveurs ou des cuisiniers.
19:16Et donc, ce qu'ils doivent faire
19:17pour absolument les garder
19:19et faire en sorte que ça se passe bien,
19:21ce ne sont pas les discussions
19:21que M. Peu est en train de décrire.
19:23Léa Ballage, elle m'a riqui sur ces deux arguments
19:26de dire parfois certains salariés
19:28sont volontaires,
19:30s'entendent bien aussi avec son patron,
19:31ne pas avoir de caricatures
19:32sur le monde du travail.
19:33Et aussi, sur ce qu'a dit Stéphane Peu,
19:35est-ce que vous êtes parfaitement d'accord ?
19:36Parce qu'il semble dire que, voilà,
19:37il faut des négociations
19:38avec des accords de branches.
19:39Mais si certaines branches décident
19:41de décider, comme celle des boulangers
19:43ou des fleuristes,
19:44d'ouvrir le premier,
19:44mais pourquoi pas
19:45si c'est une discussion encadrée ?
19:47Moi, ce qui m'inquiète beaucoup,
19:48c'est ce que vous avez dit, M. Midi,
19:50puisque vous dites
19:50qu'il y a un lien de subordination
19:52qui est à double sens.
19:54Le lien de subordination,
19:56c'est ce qui caractérise
19:57un contrat de travail.
19:57C'est le code du travail.
19:59Non, mais soit vous connaissez
20:00le code du travail,
20:01et vous l'appliquez bien,
20:02soit vous ne le connaissez pas,
20:03c'est ce qui caractérise
20:04une relation de travail.
20:05C'est un lien de subordination.
20:07Mais en disant
20:08qu'un salarié peut aussi
20:09parfois avoir des marges de maigre,
20:11c'est pas du...
20:12Allez, on s'écoute parler.
20:13C'est juste le code du travail,
20:15c'est la manière dont on caractérise
20:17les relations de travail
20:18entre un employeur et un employé.
20:20Mais est-ce que vous avez été salarié vous-même ?
20:22Mais bien entendu,
20:23vous n'aviez aucun droit,
20:24vous n'aviez aucune capacité
20:25de dire à votre patron,
20:26toutes les uns les autres,
20:27puisqu'on n'entend plus rien.
20:28Comment vous voulez travailler ?
20:29Attention.
20:30Donc les droits des salariés,
20:31ce sont des conquêtes sociales
20:33et ce sont effectivement
20:34des négociations syndicales.
20:36S'il y a lieu
20:36et si des négociations syndicales
20:38sont ouvertes,
20:39comme il y en a de tout,
20:40tout le temps,
20:41sur un certain nombre de sujets,
20:42sur l'aménagement des horaires,
20:44sur la capacité de pouvoir avoir recours
20:46à des dispositifs spécifiques
20:48encadrés par la loi...
20:49Notamment sur le 1er mai ?
20:50Exactement.
20:51Mais pourquoi pas ?
20:52La question qui a été posée par la loi
20:55n'est pas celle-ci.
20:56Ce n'est pas seulement
20:57sur les boulangers et les fleuristes.
20:58Et d'ailleurs,
20:59la pétition que vous avez ouverte,
21:00excusez-moi,
21:01vous n'avez même pas été capable
21:01de trouver une illustration réelle
21:04d'un boulanger et d'un fleuriste.
21:05Vous l'avez fait appel
21:06à l'intelligence artificielle
21:07pour la pétition de monsieur...
21:08Vous êtes contre l'intelligence artificielle aussi ?
21:09Non, en fait,
21:10ça veut bien dire
21:10que vous n'êtes pas capable
21:11d'en trouver des gens qui vous soutiennent.
21:12On va essayer
21:13de vous mettre d'accord sur un point.
21:15On a l'impression
21:15que l'un et l'autre vous disent
21:17qu'il faut des accords de branches.
21:19Mais Paul Midy,
21:20il ne fallait pas discuter.
21:20On a arrêté de travailler.
21:22On a arrêté d'utiliser
21:23une nouvelle technologie.
21:25Être salarié,
21:26c'est de subordonner.
21:27On ne se caricature pas
21:28les uns les autres.
21:29Paul Midy,
21:30mais je pense que...
21:31Allez,
21:33Paul Midy,
21:33une dernière question.
21:34Est-ce que les accords de branches,
21:36la discussion avec les syndicats,
21:37quand on entend Stéphane Peul
21:38et Abelagel-Marieki dire
21:40s'il y a des discussions
21:40entre branches,
21:41pourquoi pas ?
21:42Il n'aurait pas fallu
21:42le faire avant tout ça ?
21:43C'est très bien
21:43les discussions entre branches
21:45et la discussion avec les syndicats,
21:47évidemment,
21:48bien sûr.
21:49Mais là,
21:49moi je pense au 1er mai,
21:51dans quelques jours,
21:52qu'est-ce qui va se passer
21:53pour les salariés
21:53qui voulaient travailler ?
21:54Oui,
21:54mais on aurait pu le faire
21:55avant ces discussions,
21:56non ?
21:56Bien sûr.
21:57Il y avait eu
21:57combien de commerces
22:00de proximité
22:03ont été sanctionnés
22:04parce qu'ils avaient ouvert
22:05le 1er mai ?
22:05Ça a été une minorité.
22:07On verra ce qui va se passer
22:08ce 1er mai.
22:09On fait tout ce toit-tout
22:09pour 25 commerces.
22:10Allez,
22:11on va revenir sur le reste
22:12de la semaine
22:13qui risque d'être encore
22:14sous haute tension.
22:15Il y a eu cette question
22:16du 1er mai.
22:17Il y a d'autres textes,
22:18Stéphane,
22:19et des pierres
22:19qui peuvent aussi
22:20être difficiles
22:21pour le gouvernement.
22:22Deux débats
22:23très inflammables
22:24en perspective.
22:25Cet après-midi,
22:26retour dans l'hémicycle
22:27de la loi
22:27sur la simplification économique,
22:29deux ans après le début
22:30de son parcours chaotique
22:31au Parlement.
22:32Dans sa version finale,
22:34elle contient le sujet
22:35explosif des ZFE
22:36ou plutôt leur suppression.
22:38Suppression ajoutée
22:39par le RN
22:40et la droite républicaine
22:41contre l'avis
22:42des macronistes
22:43et du gouvernement
22:43qui a cherché
22:44tous les moyens
22:45de sauver
22:46ces zones à faible émission.
22:47L'exécutif a donc
22:48déposé un amendement
22:49qui laisse le choix
22:50aux collectivités locales
22:51d'appliquer ou pas
22:52ce système.
22:53Le vote de cet amendement
22:55sera déterminant
22:56cet après-midi
22:57pour le vote global
22:58sur la totalité
22:59du projet de loi
23:00et pour l'instant,
23:00il y a du suspense.
23:02Le vote est très incertain.
23:03Il y aura aussi
23:04un autre débat, Stéphanie,
23:05en fin de semaine
23:06autour d'une proposition
23:08de loi
23:08dite Yadant.
23:09Ce sera à priori jeudi
23:11sauf si les débats
23:12précédents prennent
23:12beaucoup de retard.
23:13Ce sera plutôt vendredi.
23:14La proposition de loi
23:15de Caroline Yadant
23:16pour lutter contre
23:17les formes renouvelées
23:18d'antisémitisme
23:19promet elle aussi
23:20des débats tendus.
23:21Elle renforce
23:22les sanctions
23:22notamment pour
23:23apologie du terrorisme.
23:25C'est une proposition
23:26du groupe macroniste
23:27soutenue par Horizon,
23:28par la droite
23:28et l'extrême droite
23:29mais pas par le Modem.
23:30Pour la gauche
23:31à l'exception
23:32de quelques socialistes
23:33c'est une atteinte
23:34à la liberté d'expression
23:35et au droit
23:36de critiquer
23:36la politique d'Israël.
23:38Une pétition
23:38contre cette proposition
23:39de loi
23:40a même recueilli
23:41plus de 500 000 signatures
23:42sur le site
23:43de l'Assemblée nationale.
23:44Bref,
23:45bataille rangée
23:45garantie au Palais Bourbon
23:47entre insoumis
23:48et macronistes
23:49en fin de semaine.
23:50Merci beaucoup
23:51Stéphanie Despierre.
23:52On parle simplification
23:53et proposition de loi
23:55il y a dans
23:55quelques minutes
23:56donc on va rentrer
23:57dans le fond du sujet
23:58mais assez rapidement.
23:59Déjà simplification
24:00j'ai l'impression
24:00que le thème
24:01porte assez mal son nom
24:02ça fait des mois
24:03que le gouvernement
24:04a le sentiment
24:05de se traîner ce texte.
24:06Que votre groupe
24:07va-t-il faire
24:08sur la question
24:08de la suppression
24:09des ZFE
24:10qui est un amendement
24:10du gouvernement
24:11pour rétablir
24:12les collectivités
24:13territoriales
24:13et leurs choix
24:14et sur le texte
24:15en général ?
24:15Sur le texte
24:16en général
24:17je crois que
24:17l'économie du texte
24:18est un texte
24:19non pas de simplification
24:20mais de détricotage
24:21des ânes
24:22de la protection
24:23de l'environnement
24:23zone zéro artificialisation
24:25nette
24:25donc vous votez contre
24:27le texte ?
24:28Ce texte
24:28il est à rejeter
24:29en bloc.
24:30Ensuite sur la question
24:31spécifique de l'amendement
24:32des ZFE
24:32en fait c'est trop facile
24:33après avoir déserté
24:35les bancs de l'Assemblée
24:35et fait en sorte
24:36que les ZFE
24:37passent par pètes et profits
24:39notamment pour satisfaire
24:40le rassemblement national
24:41de revenir par la petite porte
24:42de manière très hypocrite
24:43en disant
24:44collectivité territoriale
24:45sans moyens supplémentaires
24:46sans aucun dispositif
24:47d'accompagnement
24:48c'est votre responsabilité
24:49de protéger la santé
24:50des Françaises et des Français
24:51donc moi je ne comprends rien
24:52à la méthode
24:53du groupe de M. Attal
24:55au gouvernement d'ailleurs
24:55qui en réalité
24:57ne veut pas protéger
24:57la santé des Françaises
24:58et des Français
24:59ni leur pouvoir d'achat
25:00qui n'accompagne pas
25:01les collectivités territoriales
25:02je ne sais même pas
25:03pourquoi est-ce qu'ils déposent
25:04cet amendement
25:04il faudrait être un peu
25:05moins hypocrite
25:05sur ça
25:06parce que des ZFE
25:07vous en avez fait
25:08une bonne idée
25:09une bonne idée
25:10des ZFE
25:11mais non en réalité
25:12ils s'en fichent
25:12ils monnaient ça
25:13parce qu'ils ne comprennent
25:14plus rien
25:14dans leur texte simplification
25:16Paul Midi
25:18de ce texte
25:19un amendement
25:20pour redonner la main
25:21aux collectivités
25:22et ne pas supprimer
25:23franchement les ZFE
25:25et puis un texte
25:26après global
25:27sur la simplification
25:28dont on a du mal
25:29à comprendre un peu
25:30les tenants
25:30les aboutissants
25:31qu'est-ce que vous allez faire
25:32vous votre groupe ?
25:33Alors écoutez
25:33c'est plus simple
25:34que ce que dit ma collègue
25:36et pour répondre
25:36à votre question
25:37dans ce texte simplification
25:38il y a beaucoup de mesures
25:39qui sont attendues
25:40des mesures de simplification
25:42par nos entreprises
25:43et donc il est important
25:45que ce texte soit adopté
25:46par contre il y a
25:47un gros problème
25:48c'est que dans le texte actuel
25:50a été supprimé
25:51le dispositif des ZFE
25:52que nous soutenons
25:53zone à faible émission
25:54puisque c'est nous
25:55qui l'avons mis en place
25:56et c'est important
25:57dans notre trajectoire
25:58pour réussir à faire
25:59la transition écologique
26:00et le zéro carbone
26:01à 2050
26:02donc pour nous
26:04c'est important
26:04que ce dispositif
26:05soit bien remis en place
26:07dans le texte
26:07avant de pouvoir le voter
26:09et donc nous espérons
26:10que l'amendement
26:11sur ZFE soit adopté
26:12du vote du premier amendement
26:13s'il est adopté
26:14nous voterons pour
26:16le texte simplification
26:17et s'il ne l'est pas
26:18sinon nous abstiendrons
26:19et très certainement
26:20ce texte continuera
26:21sa navette
26:22et on voit bien
26:23c'est pas facile
26:24à comprendre
26:26mais que donc
26:27le vote de l'amendement
26:28sur les zones
26:28à faible émission
26:29va déterminer
26:31le vote
26:31d'un certain nombre
26:32de groupes
26:32après c'est un peu particulier
26:34ça n'existe pas forcément
26:35normalement une commission
26:35mixte paritaire
26:36on vote pour ou contre
26:37mais là
26:37il y a une petite modification
26:38sur la loi Yadan
26:40Léa Balagel-Marie
26:41qui c'est une loi
26:42pour lutter
26:42contre l'antisémitisme
26:44et pourtant
26:44elle fait débat
26:45pourquoi vous
26:46vous ne souhaitez pas
26:46la voter
26:47alors moi je m'oppose
26:48à cette loi
26:49parce qu'en réalité
26:50les outils qu'elle propose
26:51ne permettront pas
26:52de répondre
26:53à la lutte
26:54contre l'antisémitisme
26:55dans notre pays
26:56quand on regarde
26:57l'augmentation
26:58des actes antisémites
26:59dans notre pays
27:00et elle est
27:01extrêmement préoccupante
27:02cette augmentation
27:02notamment depuis le 7 octobre
27:04exactement
27:04et bien en réalité
27:05cette loi
27:06et c'est ce que j'ai demandé
27:06à Caroline Yadan
27:07en commission
27:08quels sont les actes
27:09qui ne peuvent pas
27:10être actuellement condamnés
27:11et qui sont pourtant
27:12dans le débat public
27:13ou révélés par les associations
27:15moi j'en ai trouvé
27:16mais en fait
27:17ce ne sont pas
27:17les propositions
27:18de madame Yadan
27:19par exemple
27:19quand un local associatif
27:21se fait dégrader
27:21et bien l'association
27:22ne peut pas
27:24avoir
27:25j'allais dire
27:26avancer
27:26une circonstance
27:27aggravante
27:28de dégradation
27:29pour motifs
27:30exactement
27:30et bien ça
27:31c'est un vrai manquement
27:32de notre code pénal
27:33et ça
27:33la loi Yadan
27:34ne le traite pas du tout
27:35en réalité
27:36la loi Yadan
27:37elle va restreindre
27:38les libertés académiques
27:39les libertés d'expression
27:40et nous avons une pétition
27:42qui s'est opposée
27:43majoritairement
27:44à ce texte
27:45à plus de 500 000 signatures
27:46500 000 signatures
27:47on est un peu moins
27:48de 700 000 je crois
27:49aujourd'hui
27:49et donc prenons le temps
27:51d'avoir un vrai débat
27:52sur quel est le budget
27:53de lutte contre l'antisémitisme
27:54dans notre pays
27:54quels sont les vrais trous
27:56dans la raquette
27:56du dispositif pénal
27:58judiciaire
27:59pour lutter efficacement
28:00contre l'antisémitisme
28:01et pas cette loi
28:02qui n'est pas une bonne loi
28:04et qui ne va pas permettre
28:05de lutter
28:05contre l'antisémitisme
28:07mais d'ores et déjà
28:08ce n'est pas une opinion
28:08c'est un délit
28:09ça existe déjà dans la loi
28:10et qu'est-ce que vous dites
28:11à ceux qui
28:12comme Léa Balaj
28:13qui disent
28:14finalement on restreint
28:15la liberté d'expression
28:15certains vont même jusqu'à dire
28:17qu'on ne pourra plus critiquer
28:18l'état d'Israël
28:19après cette loi
28:20non mais c'est
28:21complètement faux
28:22dans cette loi
28:22il y a une chose
28:23qui est très simple
28:24c'est juste que ça sanctionne
28:26le fait d'appeler publiquement
28:27à la destruction d'un état
28:29qui par ailleurs
28:30est soutenu
28:31par la république française
28:32et donc
28:33c'est aussi simple
28:34et basique que ça
28:35ça n'aurait pas dû générer
28:37de débat
28:38ça génère de débat
28:39pour une seule raison
28:40c'est l'instrumentalisation
28:42par la France insoumise
28:43de ces sujets
28:45et qui est inacceptable
28:47qui a dévoyé le débat
28:48et je pense vraiment
28:50que leur stratégie
28:51mais c'est la stratégie habituelle
28:53de monsieur Mélenchon
28:54sur ces sujets
28:55d'antisémitisme
28:56elle est puante
28:57elle est honteuse
28:59et tous ceux
28:59qui s'y associent
29:01sont
29:02co-responsables
29:03Mais est-ce que l'un et l'autre
29:04vous ne craignez pas
29:05un débat
29:07particulièrement
29:07difficile ici
29:09à l'Assemblée
29:10on aurait dû suspendre
29:11l'examen
29:11de cette proposition
29:12de loi
29:12et avoir le débat
29:14à l'issue de la signature
29:15de cette pétition
29:16pour avoir véritablement
29:17ce que je vous dis
29:17quel est le budget
29:18nous savons
29:19grâce à la CNCCDH
29:20que l'ensemble du budget
29:22destiné à la lutte
29:23contre l'antisémitisme
29:23et la lutte contre le racisme
29:25n'est pas exécuté
29:27nous savons que le pilotage
29:28n'est pas bien fait
29:28nous avons des manquements
29:29dans notre code pénal
29:30mais il n'est pas là
29:31et ensuite sur le point
29:32que vous mentionnez
29:32sur l'appel à la destruction
29:34d'un état
29:34ça s'appelle un crime de guerre
29:35c'est déjà condamné
29:36par le code pénal
29:37donc il y a déjà tout
29:38dans le code pénal
29:40ce qui est traité
29:41par la loi
29:42il n'aurait dû y avoir
29:42aucun sujet
29:43avec cette proposition de loi
29:44mais bien sûr que si
29:45la France insoumise
29:46et vos alliés
29:47avec M. Mélenchon
29:48on fait tout
29:49pour que ce soit
29:53un problème
29:54et une difficulté
29:55on sait très bien
29:56les raisons
29:56pour lesquelles ils font ça
29:57et si vous voulez
29:58que ça se passe bien
29:59même ici que c'est très simple
30:00on est tous les deux députés
30:01il suffit juste
30:02on verra
30:03je crains
30:06on verra comment se passera
30:07le débat
30:08mais beaucoup craignent
30:09ici à l'Assemblée
30:10qu'il ne se passe pas forcément
30:11très bien
30:11Paul Midi
30:12Léa Balagel Mariki
30:13merci beaucoup
30:14d'avoir accepté
30:15le débat sur les sujets
30:16d'actualité à l'Assemblée
30:17on en parlait au tout début
30:18de cette émission
30:18je vous propose de revoir
30:19ces images
30:20l'image forte
30:21de la journée
30:22aujourd'hui
30:23Cécile Collère
30:24et Jacques Paris
30:25deux otages
30:26qui ont été retenus
30:27en Iran
30:28ont été libérés
30:29on l'avait appris
30:29pendant même la séance
30:30des questions au gouvernement
30:31la semaine dernière
30:32regardez ils ont décroché
30:33eux-mêmes
30:34les portraits
30:35qui étaient affichés
30:36devant l'Assemblée nationale
30:37ils ont même dit
30:38qu'ils avaient vu
30:39en détention
30:40justement que l'Assemblée
30:41les soutenait
30:42voilà donc
30:43je vous propose d'écouter
30:44Cécile Collère
30:44et Jacques Paris
30:46quand nous les avons retournés
30:48cela veut dire
30:49que nous
30:49tournons la page
30:51qu'aujourd'hui
30:52nous sommes libres
30:53nous avons
30:55connu des conditions
30:56de détention
30:57inhumaines
30:58et aujourd'hui
30:59nous voulons aussi
31:00dire notre solidarité
31:01à l'égard de
31:03des prisonniers iraniens
31:04qui sont en détention
31:05arbitraire
31:06dans leur pays
31:07mais également
31:08des iraniens
31:09qui sont entre deux feux
31:10d'un côté la répression
31:11et de l'autre côté
31:12la guerre
31:13et je vais le dire encore
31:16ils vivent la vie
31:19vive la vie
31:20ce mot de Cécile Collère
31:22les deux otages
31:22seront à l'entrée
31:24au début
31:24de la séance des questions
31:25au gouvernement
31:26bienvenue
31:27si vous nous rejoignez
31:27sur LCP
31:28on est ensemble
31:29justement pour suivre
31:30la séance des questions
31:31au gouvernement
31:32c'est dans un peu moins
31:33d'une demi-heure
31:33ce sera en direct
31:34en intégralité
31:35à l'issue
31:36on reviendra
31:36sur les temps forts
31:37de la séance
31:37avec deux députés
31:38mais aussi avec
31:39quatre citoyens
31:40depuis la salle
31:41des quatre colonnes
31:42avec justement
31:43en interview
31:44les députés
31:44qui s'apprêtent
31:45à interpeller le gouvernement
31:45on retrouvera
31:46Stéphanie Despierre
31:48et Clément Perrault
31:48Martin Bornet
31:49et lui d'ores et déjà
31:50dans l'hémicycle
31:51de l'Assemblée Nationale
31:52et puis quelques minutes
31:53avant 15h
31:53on suivra l'arrivée
31:54du Premier Ministre
31:55Sébastien Lecornu
31:56et des membres
31:57de son gouvernement
31:59Martin
32:00vous êtes dans l'hémicycle
32:01de l'Assemblée Nationale
32:02sur quoi la séance
32:03va-t-elle porter
32:04aujourd'hui Martin ?
32:06Oui le thème
32:07incontournable
32:08de ces questions
32:09au gouvernement
32:09aujourd'hui
32:10c'est bien
32:11le 1er mai
32:12alors que le gouvernement
32:13a finalement renoncé
32:14à passer en force
32:15la proposition de loi
32:16qui visait à autoriser
32:17le travail volontaire
32:19de certains commerces
32:20de proximité
32:21ce jour-là
32:22au moins 3 questions
32:23seront pesées
32:24au ministre
32:25et il y aura
32:26d'autres thèmes
32:27à évoquer aujourd'hui
32:28Martin
32:29Oui Elsa
32:30beaucoup de thèmes
32:31aujourd'hui
32:31le gouvernement
32:32il sera par exemple
32:33interrogé
32:34sur les fermetures
32:35de classes
32:35notamment en milieu rural
32:37où certaines communes
32:38pourraient voir
32:38leur école disparaître
32:40à la rentrée prochaine
32:41il y aura également
32:42une question
32:43sur les attaques
32:44envers le planning familial
32:46ou encore
32:46sur la situation internationale
32:48notamment au Liban
32:50Merci beaucoup Martin
32:52et n'oubliez pas
32:53qu'au début de la séance
32:54les deux anciens otages
32:55Cécile Collère
32:56et Jacques Paris
32:56seront salués
32:57moment de concorde
32:58à vivre en intégralité
33:00sur LCP
33:01Claire Lejeune
33:02bonjour
33:02députée de la France
33:03Insoumise de l'Essonne
33:04Loïc Carvran
33:05bonjour
33:05députée Horizon
33:06et apparentée du Cher
33:07on va commencer par
33:08un débat
33:09un vaste débat
33:10sur la question de l'école
33:11plusieurs questions
33:12en ce sens aujourd'hui
33:13je vous propose
33:13de retrouver la députée
33:14de la droite républicaine
33:16Josiane Corneloup
33:16au micro de Stéphanie Despierre
33:18Bonjour
33:19sur quoi allez-vous
33:20interroger le gouvernement
33:21je vais interroger
33:23le gouvernement
33:23concernant la carte scolaire
33:25la prochaine carte scolaire
33:26et les fermetures de classes
33:27annoncées
33:28vous êtes inquiète
33:29pour votre circonscription ?
33:30je suis plus qu'inquiète
33:32puisque déjà
33:32nous avons connaissance
33:33dans ma circonscription
33:35j'ai 10 fermetures
33:36de classes annoncées
33:38et je m'insurge
33:39contre ces fermetures
33:40de classes
33:40d'autant plus
33:42qu'il y a quelques années
33:43nous fermions une classe
33:44puis deux classes
33:45nous demandions au maire
33:46de constituer
33:47des regroupements
33:47pédagogiques intercommunaux
33:49ce qu'ils ont fait
33:49et maintenant
33:50ce sont des fermetures
33:51de classes
33:51au sein des RPI
33:52j'ai un RPI
33:54les regroupements
33:55c'est ça les RPI
33:55c'est les regroupements
33:56voilà les regroupements
33:57pédagogiques intercommunaux
33:58j'ai un regroupement
33:59de cette nature
34:01à Gilles-sur-Loire
34:02et Saint-Aubin
34:02et en fait
34:03j'ai un effectif
34:04de 42 élèves
34:05pour 3 classes
34:06et la direction académique
34:09me dit qu'avec 42 élèves
34:10et bien ça ne justifie plus
34:11d'avoir 3 classes
34:12donc nous allons supprimer
34:14une classe
34:15et je trouve ça dommage
34:16quand dans les REP
34:17à 12 élèves
34:18on désigne un deuxième enseignant
34:20donc il y a vraiment
34:20une inégalité de traitement
34:21entre la ruralité
34:23et les territoires prioritaires
34:26merci
34:26on écoutera
34:27la réponse que vous fera
34:28le ministre de l'éducation nationale
34:29merci beaucoup
34:31Stéphanie Despierre
34:32on peut imaginer
34:33que vous aussi
34:34dans vos circonscriptions
34:35respectives
34:36vous êtes interpellé
34:37sur cette question
34:37mais le ministre
34:38sans savoir pour l'instant
34:39ce qu'il va répondre
34:40parle d'une chute
34:41de la démographie scolaire
34:421 700 000 enfants
34:44en moins d'ici 2035
34:46moins d'enfants
34:47ça veut dire
34:48fermeture de classes
34:49obligatoires
34:49Loïc Kervran
34:50ou est-ce qu'on peut faire
34:51autrement ?
34:52moi je crois qu'il y a moyen
34:53de faire autrement
34:54d'abord on est de nombreux
34:55députés ruraux
34:56à subir ça
34:57moi j'ai une des circonscriptions
34:58les plus rurales de France
34:59et l'éducation nationale
35:01voulait fermer
35:0314 classes
35:03on a réussi
35:04à ramener ça
35:05à 11
35:06mais en réalité
35:07ce qu'on observe
35:07c'est que depuis
35:08plusieurs années
35:09il y a aussi un transfert
35:10de moyens
35:11de la ruralité
35:12vers la ville
35:12et il y a une inégalité
35:13de traitement
35:14je vous donne juste un chiffre
35:15avec le dédoublement
35:17des classes
35:17en REP
35:18en CP et en CE1
35:19on a des classes
35:20à 12 élèves
35:21dans les quartiers
35:22des villes
35:23mais 12 élèves
35:24à la campagne
35:24ça veut dire
35:25la fermeture
35:25et la mort
35:26de votre classe
35:26parfois de votre école
35:28et de votre village
35:28c'est cette inégalité
35:30de traitement
35:30qui est inadmissible
35:31Claire Lejeune
35:32peut-être que vous
35:32vous êtes plutôt concerné
35:34dans l'Essonne
35:34par des classes dédoublées
35:36qu'est-ce que vous entendez
35:38qu'est-ce que vous répondez
35:39à ceux qui disent
35:39il y a une inégalité
35:40en défaveur de la ruralité
35:42parce qu'on sait
35:43que dans les villes
35:43quartiers prioritaires
35:44c'est aussi compliqué
35:45la question de l'école
35:46Oui tout à fait
35:46après ce que je constate
35:47c'est que mes collègues
35:48de droite déplorent
35:50les conséquences
35:50d'une politique
35:51qu'ils ont eux-mêmes
35:52avalisée
35:53puisque dans le budget
35:54de M. Locornu
35:55il y avait 4000
35:56postes d'enseignants
35:57en moins
35:58et que nécessairement
35:59ça se traduit sur le terrain
36:00par des fermetures
36:01de classes
36:01en milieu rural
36:03mais avec des problématiques
36:04tout aussi importantes
36:05dans les milieux
36:06plus urbains
36:06moi en Essonne
36:08j'ai plusieurs collèges
36:10qui se sont mis en grève
36:12avec un personnel enseignant
36:13qui est à bout
36:14par manque d'AED
36:16également
36:17donc encore une fois
36:18cet argument
36:19de la démographie scolaire
36:20qui baisse
36:21c'est vraiment
36:22un faux argument
36:23puisqu'on sait très bien
36:25qu'en France
36:25on a un taux d'encadrement
36:27parmi les plus faibles
36:28on est le pays
36:29où les classes
36:30sont le plus chargées
36:31donc justement
36:32cette baisse
36:33de la démographie scolaire
36:34il faut l'utiliser
36:35comme une opportunité
36:36pour assurer
36:37un taux d'encadrement correct
36:38et assurer
36:39une qualité de l'enseignement
36:41plus grande
36:42qu'elle ne l'est aujourd'hui
36:42parce qu'aujourd'hui
36:43les enseignants sont réellement
36:44à bout de souffle
36:45Loïc Cavran
36:46sur cette question
36:46du budget
36:47et c'est vrai que
36:48notamment la droite
36:49ou même votre groupe
36:50vous vous appelez
36:51à faire des économies
36:52et dans les budgets
36:53il y a des suppressions
36:54de postes à l'éducation nationale
36:56donc il y a des suppressions
36:57de postes
36:57il y a des suppressions
36:58de classes
36:58et aujourd'hui
36:59vous déplorez cet effet
37:00mais est-ce que c'est pas
37:01un effet collatéral
37:02comme le dit Claire Lejeune
37:03de choix aussi économiques ?
37:05Oui
37:05alors moi je suis très
37:06constant dans mon engagement
37:08de l'Assemblée nationale
37:09jusqu'à ma circonscription
37:10et je suis aussi conseiller municipal
37:11dans un village
37:12et on s'est battu
37:13pour garder l'école
37:14vous voyez moi
37:15j'ai toujours dit
37:15c'est Libération
37:16qui a couvert ma position
37:17pas exactement
37:18un journal de droite
37:19que je ne voterai pas
37:20un budget
37:21avec des suppressions
37:21de postes
37:22dans l'éducation nationale
37:23je me bats ici
37:23je porte des amendements
37:25contre ces suppressions
37:26j'ai aussi porté
37:27une proposition de loi
37:28pour obliger
37:29à ce qui est l'accord
37:30du conseil municipal
37:31quand on ferme une classe
37:32ce qu'aujourd'hui
37:33il n'y a pas du tout
37:34de consultation des élus
37:36et tout ce qui a pu être fait
37:37sur les observatoires
37:38et je pense que
37:39sur ça on se rejoindra
37:40ça n'a pas fonctionné
37:41il n'y a pas de concertation
37:42il n'y a pas de discussion
37:44et voilà
37:45et ça ça ne peut pas
37:46continuer comme ça
37:46il faut trouver une autre solution
37:48que de se retrouver
37:49chaque année comme ça
37:50au pied du mur
37:51Claire Lejeune
37:52vous dites que l'argument
37:53de la démographie scolaire
37:54n'en est pas un
37:55mais quand on voit
37:55les chiffres quand même
37:571,6 million d'élèves en moins
38:00est-ce qu'il n'y a pas
38:00un côté mathématique
38:02de dire c'est vrai
38:02qu'il y a de
38:03et on peut le déplorer
38:04et je pense que beaucoup
38:05sur les bancs de l'Assemblée
38:05déballent le fait
38:06qu'il y ait de moins en moins
38:07d'enfants
38:07mais s'il y a de moins en moins
38:09d'enfants
38:09est-ce qu'on peut maintenir
38:10des classes coûte que coûte
38:11s'il n'y a pas
38:1210, 12, 15 enfants minimum ?
38:14Mais le problème
38:15qu'on a aujourd'hui
38:16sous les yeux
38:16les problèmes sur lesquels
38:18les concitoyennes
38:19et concitoyens
38:19nous interpellent
38:20c'est pas que les classes
38:21sont vides aujourd'hui
38:22c'est pas ça le problème
38:23on a des enseignants
38:24qui sont débordés
38:25on a des élèves
38:27qui ont des besoins particuliers
38:28qui ne peuvent pas
38:28être encadrés
38:29on a un manque d'AED
38:31on a un manque d'encadrement
38:32et aujourd'hui
38:33l'éducation nationale
38:35est en crise
38:36donc la question aujourd'hui
38:37n'est absolument pas
38:38de regarder
38:39oui peut-être dans 10, 20 ans
38:40on aura moins d'élèves
38:41elle est de regarder
38:42la situation qu'on a
38:43sous les yeux aujourd'hui
38:44et de constater
38:45que ça ne tient plus
38:46ça ne tient plus
38:47et pour résoudre cette crise
38:49il n'y a pas d'autre solution
38:50que de mettre les moyens
38:52sur la table
38:52que ce soit des moyens budgétaires
38:54et des moyens humains
38:55et moi je pense
38:56qu'il faut aussi revoir
38:58la question de la formation
38:59et de l'accompagnement
39:00des enseignants
39:01qu'on envoie parfois
39:02en stage
39:03avec un minimum
39:04en voyant une formation au rabais
39:06le métier d'enseignant
39:08j'ai moi-même enseigné
39:09c'est un des plus beaux métiers
39:11et aujourd'hui
39:12il faut qu'on arrive
39:12à le revaloriser
39:13à la fois en mettant
39:14des moyens sur la table
39:15et en créant des conditions
39:16de travail dignes
39:17il est difficile
39:19d'avoir des vocations
39:20un dernier mot sur ce sujet
39:21un point sur la démographie
39:22je veux dire
39:22qui peut imaginer en ruralité
39:24qu'on va aider
39:24à lutter contre
39:25la déprise démographique
39:27en fermant l'école du village
39:28au contraire
39:28c'est alimenter le cercle vicieux
39:29c'est un cercle vicieux
39:31alors on va passer
39:32à un autre sujet
39:33les commerces
39:34et leur ouverture
39:35le premier
39:35mais un sujet
39:36qui fait débat
39:36et qui divise
39:37votre camp
39:38Loïc Hervant
39:39le bloc central
39:40on va retrouver
39:41la députée
39:41Nicole Dubréchira
39:42au micro de Clément Perrault
39:43au sel des quatre colonnes
39:44Madame Dubréchira
39:45vous allez interroger
39:46le gouvernement
39:47sur le 1er mai
39:47qu'allez-vous lui demander ?
39:49Je vais lui demander
39:51simplement
39:51qu'est-ce qu'on va faire
39:53au 1er mai 2026
39:54puisque l'idée
39:55c'était
39:56de permettre aux artisans
39:57d'ouvrir avec leurs salariés
40:00ils espéraient le faire
40:01ce qui ne va pas être possible
40:02ou au moins
40:03ceux qui vont ouvrir
40:04quelle va être la procédure
40:06qui va être mise en place
40:07pour ne pas les sanctionner
40:09puisque le point de départ
40:10de ce texte
40:11c'était quand même
40:12que des artisans
40:14avaient été sanctionnés
40:15à l'époque
40:16pour avoir fait
40:17travailler des salariés
40:18dans un contexte
40:20juridique
40:20qui n'était pas
40:21totalement encadré
40:22Vous êtes membre
40:23du groupe Renaissance
40:24comment ce recul
40:25du gouvernement
40:26a été pris par
40:27les députés Renaissance ?
40:28Vous aviez une réunion
40:29ce matin
40:29je crois
40:29qui a été assez houleuse
40:30Oui on a eu
40:31une réunion ce matin
40:32c'est vrai qu'on a été
40:33quand même surpris
40:34et inquiets de la suite
40:36surpris
40:37parce qu'on avait eu
40:38des discussions
40:39avec le gouvernement
40:40auparavant
40:41pour déposer
40:41cette motion de rejet
40:42vendredi matin
40:43et qu'effectivement
40:45vendredi soir
40:46on nous disait
40:46qu'il y avait une réunion
40:47avec les organisations
40:48syndicales
40:49et qu'après
40:50on n'avait plus de CMP
40:51enfin de commission
40:52mixte paritaire
40:53et que du coup
40:55on abandonnait
40:56en quelque sorte
40:57donc on a plutôt
40:58mal pris
40:59parce que
40:59c'est pas la première fois
41:01qu'on change
41:02je dirais
41:03le curseur
41:04et que nous
41:05on se retrouve
41:06en difficulté
41:07alors que moi
41:08par exemple
41:08dans ma circonscription
41:09j'avais interrogé
41:10tous les boulangers
41:11et les fleuristes
41:12la plupart étaient favorables
41:13et là
41:14aujourd'hui
41:14on les laisse
41:15dans la difficulté
41:16et nous
41:17en tant que députés
41:18on se sent quand même
41:19aussi démunis
41:20par rapport
41:21à ce changement
41:22de ce virage
41:23et ce changement
41:24de décision
41:25même si on peut
41:26comprendre
41:27que les organisations
41:28syndicales
41:29soient opposées
41:30c'est pas la première fois
41:31qu'elles s'opposent
41:31aussi au travail du dimanche
41:33c'est les mêmes
41:34mais est-ce qu'il faut
41:35vraiment avoir peur
41:36des organisations syndicales
41:38ou alors que
41:39les négociations
41:40pouvaient se faire
41:41déjà depuis plus d'un an
41:42puisque ce texte
41:43était sur les tablettes
41:46depuis plus d'un an
41:47Merci à vous
41:48Merci beaucoup
41:49Clément Perrou
41:50Claire Lejeune
41:51votre groupe posera aussi
41:52une question en ce sens
41:53c'est assez logique
41:54mais l'offensive
41:55elle va venir aussi
41:56des groupes
41:57qui sont censés
41:58soutenir le gouvernement
41:59Loïc Carvan
42:00vous allez demander
42:01des comptes
42:01à Sébastien Lecornu
42:02tout à l'heure
42:02pour lui demander
42:03pourquoi il a semblé
42:04changer d'avis
42:05c'est comme ça
42:05que vous l'interprétez
42:06Oui parce que
42:07terrible gestion
42:08de cette question
42:09par l'exécutif
42:10et en réalité
42:10il n'y a pas tellement
42:11de dissension
42:11entre les parlementaires
42:12du bloc central
42:14on est tous frustrés
42:15parce qu'il y a un an
42:16il y a cette question
42:17qui est posée
42:17il y a des boulangers
42:19des fleuristes
42:19des bouchers
42:20qui prennent des amendes
42:21parce qu'ils travaillent
42:22ce jour-là
42:22on se dit collectivement
42:23qu'on va régler la question
42:24et là on est le 14 avril
42:26et rien n'a été fait
42:28c'est une proposition de loi
42:29pas un texte gouvernemental
42:31la commission mixte paritaire
42:32n'est pas convoquée
42:33au dernier moment
42:34enterrant cette proposition de loi
42:35à 15 jours
42:36du 1er mai
42:37voilà c'est impossible
42:39de travailler comme ça
42:39Et pour vous
42:40comment vous expliquez
42:42que Sébastien Lecornu
42:43est finalement
42:43mille pieds sur le frein
42:45on rappelle que
42:46la commission mixte paritaire
42:47c'est la réunion
42:48entre députés et sénateurs
42:49qui était censée accélérer
42:50l'adoption du texte
42:52il a eu peur de vous
42:53des syndicats
42:54des partis de gauche
42:55et de votre menace
42:56de motion de censure ?
42:56Déjà ce qu'il faut noter
42:58c'est qu'en fait
42:58ceux qui sont en faveur
43:00de cette loi
43:00se cachent derrière
43:01cet argument
43:02de l'insécurité juridique
43:04pour en fait mener une offensive politique
43:06sur un symbole
43:07de notre histoire sociale
43:09des combats syndicaux
43:10une symbolique
43:11qui est extrêmement forte
43:12et auquel
43:13les françaises et les françaises
43:14sont attachées
43:15c'est pas une loi
43:16qui est favorable
43:16aux salariés
43:17puisque cette notion
43:19de volontariat
43:19elle est complètement
43:20à côté de la plaque
43:21par rapport à la réalité
43:22du monde du travail
43:23où il y a un lien
43:24de subordination
43:25où il y a
43:26un rapport de force
43:27qui est forcément présent
43:29c'est pas
43:29une mesure en faveur
43:30des boulangers
43:31des fleuristes
43:32parce que ça va favoriser
43:33avant tout
43:34les grandes surfaces
43:36les hauts champs
43:37les interflora
43:37donc tout ça
43:38est une très grande hypocrisie
43:40la réalité
43:41c'est que
43:41le gouvernement
43:43essaie de passer en force
43:44avec une petite stratégie
43:45de voter une motion
43:47de rejet
43:48pour accélérer
43:49la procédure
43:50et ils se prennent
43:52les pieds dans le tapis
43:52parce qu'ils se rendent compte
43:53qu'il y a un front syndical
43:54qu'ils se rendent compte
43:55qu'il y a un front populaire
43:56contre cette loi
43:57et donc
43:58bon le gouvernement
43:59ça fait un moment
43:59qu'il navigue un peu à vue
44:01c'est encore une preuve
44:02qu'il ne sait pas très bien
44:03où il va
44:03Sur les deux arguments
44:04de Claire Lejeune
44:05sur le fond
44:06et sur la procédure
44:08et la méthode
44:09beaucoup de députés
44:10disent
44:10les boulangers
44:11et les fleuristes
44:11ils sont favorables
44:12oui mais est-ce que
44:13les salariés le sont
44:14est-ce que votre loi
44:15elle visait spécifiquement
44:17ces commerces-là
44:17ou est-ce qu'elle n'était pas
44:18finalement trop large
44:19et puis on l'a vu
44:20cette motion de rejet
44:21alors c'est complètement
44:22contre-intuitif
44:23peut-être pour noter
44:24les spectateurs
44:24mais c'est quand des députés
44:25favorables à un texte
44:29législatif
44:29est-ce que ça n'a pas
44:30mis un peu le feu
44:31au poudre Loïc Kerbrand ?
44:32Non mais il y a un problème
44:33de méthode
44:34l'exécutif avait la charge
44:35de négocier
44:36et clairement
44:37n'a rien fait
44:38jusqu'à aujourd'hui
44:39donc ça le problème
44:40de méthode
44:41on le partage
44:42Sur le fond
44:43la plupart du temps
44:44moi dans mes petits commerces
44:46ruraux
44:46le salarié
44:47en fait c'est l'époux
44:48c'est l'épouse
44:49du boulanger
44:50du boucher
44:51etc
44:52c'est très souvent ça
44:53ces situations
44:53donc voilà
44:55on échoue
44:56et on donne
44:57un signal politique
44:58je trouve
44:58qui est détestable
44:59collectivement
45:00à ne pas réussir
45:00à régler cette question
45:01après on pourrait
45:02se poser aussi
45:03la question
45:03de est-ce que
45:04c'est normal
45:05que ça soit
45:05une loi
45:06qui doivent régler ça
45:08et c'est
45:09voilà
45:09là aussi ça doit
45:10nous interroger
45:11collectivement
45:11dans notre pays
45:12et d'ailleurs
45:13ce sera l'interrogation
45:14que va porter
45:14votre président de groupe
45:15Laurent Marc-Angéli
45:16je vous donne la parole
45:17Claire Lejeune
45:18mais je vous propose
45:18de retrouver
45:19le président du groupe
45:21Horizon
45:21justement au micro
45:22de Clément Perrault
45:23oui Laurent Marc-Angéli
45:25vous allez interroger
45:26le premier ministre
45:27il va vous répondre
45:27puisque vous êtes
45:28président de groupe
45:29vous allez l'interroger
45:30sur le 1er mai également
45:31qu'allez-vous lui demander
45:32je vais demander
45:33au premier ministre
45:34pourquoi est-ce qu'il n'a pas
45:37convoqué de commission
45:38mixte paritaire
45:39en vue d'examiner ce texte
45:41qui vous le rappelle
45:41venait du Sénat
45:43vendredi dernier
45:44il y a une motion de rejet
45:45qui a donc permis
45:47la convocation
45:47de cette commission
45:49mixte paritaire
45:49et je vais lui demander
45:50pourquoi est-ce qu'il ne l'a pas fait
45:52puisque je demeure persuadé
45:54que ce qui était proposé
45:55à savoir permettre
45:56à nos artisans boulangers
45:58permettre à nos fleuristes
45:59de travailler
46:00sans risquer
46:00d'être sanctionné
46:01par l'inspection du travail
46:02le 1er mai
46:04était une bonne idée
46:05et était un sujet
46:06qui méritait d'être soutenu
46:07j'étais tout à l'heure
46:08avec une députée
46:09du groupe Renaissance
46:10qui me disait
46:10la déception
46:11des députés de ce groupe
46:13suite au recul du gouvernement
46:14qu'en est-il
46:14chez les députés Horizon
46:15vous imaginez bien
46:16que si le président du groupe
46:17que je suis
46:18pose sa question aujourd'hui
46:20c'est que
46:20les députés de mon groupe
46:22sont désireux
46:22d'avoir une réponse
46:23de la part du chef du gouvernement
46:24pour savoir
46:25vers où nous allons
46:26si ce texte
46:27est abandonné définitivement
46:29ou si nous allons
46:30par voie de négociation
46:31essayer d'avancer
46:33pour défendre
46:34les intérêts
46:34notamment de nos artisans boulangers
46:36de nos fleuristes
46:37dont je vous parlais tout à l'heure
46:37c'est important
46:38on suivra votre question
46:40ainsi que la réponse
46:41que vous accordera
46:41le Premier ministre
46:43merci beaucoup Clément
46:44vous l'avez rappelé
46:45c'est l'usage
46:45quand c'est un président de groupe
46:46qui pose une question
46:47c'est le Premier ministre
46:48qui répond
46:48alors vous avez visiblement
46:50pas la même vision du monde du travail
46:52ni l'un ni l'autre
46:52mais Claire Lejeune
46:54est-ce qu'effectivement
46:54on ne peut pas imaginer
46:55que certains boulangers
46:57fassent travailler
46:58un ou deux salariés
46:59avec leur accord
47:00en se disant
47:00finalement c'est une journée
47:01qui est chômée, fériée
47:02et puis les gens
47:03ils ont peut-être envie
47:03de s'acheter
47:04une baguette
47:05est-ce que
47:05c'est un monde idéal
47:07rêvé d'après vous
47:08ou est-ce que ces situations-là
47:09elles existent aussi
47:10dans quelques entreprises
47:11il y a des entreprises
47:12où les salariés
47:13pourraient être volontaires
47:14pour une fois de temps en temps
47:15travailler le 1er mai
47:17alors cette loi
47:18déjà
47:18elle va concerner
47:19pas seulement
47:20les salariés
47:21des boulangeries
47:23et des petits fleuristes
47:23elle va concerner aussi
47:25les salariés
47:26des plus grandes
47:27des plus grandes anciennes
47:28et si elle était
47:28par exemple
47:29beaucoup plus fléchée
47:30ça n'est pas le cas
47:31donc la réalité
47:32des lobbies
47:33qui sont derrière ce texte-là
47:34le texte qu'on a sous les yeux
47:36c'est un texte
47:36qui est avant tout
47:37le fruit
47:38des lobbies
47:39des grandes surfaces
47:40alors on voit
47:40que les artisans boulangers
47:41sont très favorables
47:42aussi au texte
47:43mais les artisans boulangers
47:44d'une part
47:45leurs salariés
47:46s'ils restaient chez eux
47:47ils seraient payés
47:48en fait
47:49c'est ça aussi
47:50qu'on oublie
47:50c'est que la spécificité
47:52du 1er mai
47:52c'est que c'est un jour
47:53chômé et payé
47:55donc très clairement
47:56les salariés
47:57n'ont rien à y gagner
47:57les artisans boulangers
47:59et les fleuristes
47:59ils peuvent déjà ouvrir
48:01à partir du moment
48:02où ils ne font pas
48:02travailler leurs salariés
48:03donc il y a un moment
48:04cette loi
48:05elle ne bénéficie
48:06elle ne bénéficie à personne
48:08et moi ce que je constate
48:09c'est qu'on est
48:10à un stade
48:11où ceux qui
48:13défendent effectivement
48:14une économie
48:15de marché
48:16capitaliste
48:16ne peuvent même plus supporter
48:17qu'un jour dans l'année
48:18un jour dans l'année
48:19on ait des salariés
48:21qui puissent se reposer
48:22prendre du temps
48:23avec leur famille
48:24et que les français
48:26peuvent très bien
48:27se débrouiller
48:27un jour
48:28sans aller
48:29acheter du pain
48:30puisqu'on voit bien
48:31que la communication
48:32a beaucoup été faite
48:33autour des boulangeries
48:35des fleuristes
48:36mais qu'en fait
48:36le texte de loi
48:37il a une visée
48:38quand même
48:38beaucoup plus large
48:40puisque quand on voit
48:40dans le détail
48:41c'est ceux qui font
48:42du commerce alimentaire
48:44est-ce que c'est pas ça
48:45aussi le problème
48:46et pour le fait
48:46que ça a braqué
48:47et qu'est-ce que vous répondez
48:48à l'argument de Claire Lejeune
48:49qui dit
48:49allez une fois par an
48:51on peut aussi peut-être
48:52se passer
48:52d'acheter
48:53voilà du pain
48:55ou des fleurs
48:55etc.
48:56il y a une journée
48:57où on arrête
48:58juste de travailler
48:59à part évidemment
48:59les professions essentielles
49:01non mais en réalité
49:03il y a une vision
49:04une différence de fond
49:06dans la vision
49:07y compris du travail
49:08en fait vous
49:09vous opposez
49:10à ce que des gens
49:11puissent travailler
49:12volontairement
49:13le 1er mai
49:14et finalement
49:15moi j'ai écouté
49:17certains de vos collègues
49:18qui sont contents
49:18que ces salariés
49:20souvent des conjoints
49:21comme je le rappelais
49:22il y a quelque temps
49:23prennent des amendes
49:24parce que pénaliser
49:25le travail
49:26ça fait partie
49:27d'une vision
49:27d'une partie
49:29de la gauche
49:30c'est aussi de dire
49:31que le volontariat
49:32il n'existe pas
49:33en fait
49:34quand on est salarié
49:35d'une entreprise
49:35on ne peut pas dire
49:36tout à fait oui ou non
49:37oui mais c'est quoi
49:38la réalité
49:39moi je vous parle
49:39de ma circonscription
49:40de ce que je connais
49:42c'est quoi la réalité
49:43des commerces
49:43qui sont concernés
49:44par cette loi
49:45c'est le boulanger
49:46et qui travaille
49:47avec le boulanger souvent
49:48c'est son épouse
49:49lui
49:49ou l'inverse
49:51et même chose
49:52alors parfois
49:53ils ne sont même pas salariés
49:54c'est même parfois
49:55plus compliqué que ça
49:56Loïc Carvan
49:57pour les conjoints collaborateurs
49:58mais on est très souvent
49:59et moi c'est ça
50:00qui me remonte
50:01et c'est ça
50:01qu'il est insupportable
50:03qu'on n'arrive pas à le régler
50:03est-ce que ça doit être
50:04par la loi
50:04j'en sais rien
50:05il y a un côté délirant
50:06de se dire que
50:07pour faire travailler
50:08un couple de boulangers
50:10il faille changer la loi
50:11ça c'est un autre sujet
50:12justement
50:13c'est que vous
50:13allez trop large
50:14on écoutait Stéphane Peux
50:15tout à l'heure
50:16et dire qu'en fait
50:17il fallait renvoyer
50:18à des discussions
50:19autres
50:19entre organisations
50:20syndicales
50:21mais s'il y a des négociations
50:23de branches
50:23et que finalement
50:23certaines branches acceptent
50:25est-ce que vous vous y opposeriez
50:26Claire Lejeune
50:27ou alors
50:27c'est à ce niveau-là
50:29qu'il faut que les discussions
50:29aient lieu
50:30et il faut les accepter ?
50:31Nous notre position
50:32c'est de dire
50:33qu'aujourd'hui
50:34l'enjeu politique
50:35du moment
50:36dans notre pays
50:37ça n'est pas de toucher
50:38au 1er mai
50:38qui est un acquis social
50:40qui est un moment
50:40de lutte aussi
50:41pour les travailleurs
50:42et les travailleurs
50:42qui vont manifester
50:44et que ça
50:44on doit le protéger
50:46en réalité
50:47si aujourd'hui
50:49le gouvernement
50:49voulait vraiment aider
50:50les artisans boulangers
50:51ils bloqueraient
50:53les prix de l'énergie
50:53parce que c'est ça
50:54qui aussi pèse
50:55sur les chiffres d'affaires
50:56des boulangers
50:56donc aujourd'hui
50:57c'est une fausse solution
50:59sur un problème
51:00que eux-mêmes ont créé
51:01la précarisation du travail
51:02le fait que
51:03de plus en plus
51:04les petits commerçants
51:05sont en difficulté
51:06tout ça
51:07c'est le résultat
51:08d'une politique
51:08qui a été menée
51:09par Emmanuel Macron
51:10depuis pas mal d'années
51:11et on utilise
51:12ce prétexte-là
51:13pour dézinguer
51:14un des rares jours
51:16qui est véritablement
51:18chômé et férié
51:19chômé et férié
51:20Loïc Carvan
51:21il y a la question
51:21de la pression
51:22qu'a mis les groupes
51:24politiques de gauche
51:25les syndicats
51:25mais il y a aussi
51:26peut-être
51:27une pression
51:28un peu sociale
51:29sous-jacente
51:29il y a les problèmes
51:30des prix des carburants
51:31qui n'est pas du tout
51:32en train d'être réglé
51:33on voit bien
51:34que le Premier ministre
51:35dit même
51:35que ça ne se baisse
51:35pas suffisamment
51:36et ça les Français
51:37le voient tous les jours
51:37est-ce que finalement
51:39Sébastien Lecorni
51:39il s'est juste dit
51:40c'est pas le moment
51:41d'ouvrir ce front-là
51:43c'est pas une priorité
51:44voire même
51:45ça pourrait
51:46enclencher
51:46un feu social
51:47qui couvre dans notre pays
51:48alors moi
51:49je ne sais pas du tout
51:50qu'est-ce qui a conduit
51:52Sébastien Lecornu
51:52à prendre cette décision
51:53et c'est aussi le sens
51:54de la question
51:56qui va être posée
51:58cet après-midi
51:58après moi
51:59de la façon
52:00dont je le ressens
52:01je ne crois pas
52:01qu'on aurait eu
52:02une explosion sociale
52:03parce qu'on voulait
52:05permettre à certains
52:06qui le souhaitent
52:06de vouloir travailler
52:07le 1er mai
52:08c'est pas du tout
52:09ce que je ressens
52:10il y a plein d'autres sujets
52:11qui touchent
52:12beaucoup plus durement
52:13les français
52:14qui peut-être
52:14pourraient être des motifs
52:15de grande colère
52:16et qui sont déjà
52:17des motifs de grande colère
52:18et je pense à nos artisans
52:19par exemple
52:19du bâtiment
52:20des travaux publics
52:22pour lesquels
52:22il faut parfois un symbole
52:23pour réunir le front
52:24syndical
52:25politique à gauche
52:26et moi
52:26je ne vois pas
52:28émerger
52:28de graves contestations
52:30sociales
52:30sur cette question-là
52:31et c'est pour ça
52:31qu'il y a beaucoup
52:32d'incompréhension
52:33chez les députés
52:34du bloc central
52:35par rapport à cette décision
52:36de recul
52:37et de retrait
52:38en race campagne
52:39finalement
52:39et alors
52:40beaucoup d'incompréhension
52:41ça va être
52:41voilà vous allez le manifester
52:43lors de la séance
52:44des questions au gouvernement
52:45certains devraient demander
52:46au sein du bloc central
52:47aussi une certaine tolérance
52:49alors on parle
52:50évidemment beaucoup
52:50des contrôles et des amendes
52:51ils restent quand même
52:52très marginaux
52:53sur le 1er mai
52:54mais qu'est-ce que vous répondez
52:55aux députés qui disent
52:56il faut une tolérance
52:57cette année
52:57puisqu'on a tellement répété
52:59que ce sera possible
53:00qu'il faut que tout le monde
53:00puisse comprendre
53:01un petit peu ce qui se passe
53:03alors moi je réponds
53:04que en fait
53:05s'il y a une problématique
53:06et que les boulangers
53:08les artisans fleuristes
53:10ils se sentent tellement
53:11sous pression
53:12du point de vue
53:12de leur chiffre d'affaires
53:13et de leur capacité
53:14à tenir
53:15à maintenir la tête
53:16hors de l'eau
53:17c'est qu'il est peut-être
53:18temps pour le gouvernement
53:19de regarder les vrais problèmes
53:20qu'ils affrontent au quotidien
53:22c'est-à-dire
53:22aujourd'hui
53:23ce sera les prix de l'énergie
53:24on sait que les boulangers
53:25ont déjà traversé
53:26une phase très très compliquée
53:27à cause de la manière
53:29dont l'énergie est au cœur
53:30les manières premières
53:31beaucoup de conséquences
53:32cette question sur le premier
53:33mais honnêtement
53:34c'est une diversion
53:36qui leur permet
53:37de peut-être
53:39cocher une case
53:40alors que
53:40la réalité structurelle
53:42des problèmes
53:42qu'aujourd'hui
53:43les salariés affrontent
53:44qu'aujourd'hui
53:44nos commerçants
53:45et commerçantes affrontent
53:46ne sont pas du tout là
53:48donc c'est une diversion
53:49bien entendu
53:50Loïc Caronf
53:51et votre groupe
53:51vous demanderez une tolérance
53:53cette année
53:54sur les contrôles
53:54bien sûr
53:55il faut que
53:55si on n'a pas l'outil législatif
53:57au moins
53:57on n'ait pas
53:58ces contrôles
53:59sur ce type d'artisans
54:00il ne s'agit pas du tout
54:01de remettre en cause
54:02le 1er mai
54:03mais voilà
54:03de sortir de l'insécurité
54:05juridique
54:06des gens qui veulent travailler
54:07pas parce qu'ils sont sous pression
54:09qu'ils veulent absolument
54:09gagner de l'argent
54:10et faire un maximum d'argent
54:11mais parce qu'ils aiment
54:12leurs clients
54:13ils aiment travailler
54:14ils ne veulent pas
54:14qu'il y ait de rupture
54:15et on est sur des choses
54:16très essentielles
54:17là
54:17un des arguments
54:18un des arguments aussi
54:18de ceux qui défendaient
54:20ce texte
54:20était de dire
54:20qu'il y a une forme
54:21d'incohérence
54:21puisqu'il y a certains commerces
54:23on cite notamment
54:24l'exemple de certains fast food
54:25ou vers le 1er mai
54:26est-ce qu'à l'inverse
54:27vous claire le jeune
54:28vous souhaiteriez
54:28que votre groupe dépose
54:29je ne sais pas
54:29une proposition de loi
54:30pour interdire
54:31plus globalement
54:32cette question du 1er mai
54:33pour qu'au moins
54:33il n'y ait pas de désavantage
54:35ou de concurrence déloyale
54:36entre des petits commerces
54:37et des plus grandes chaînes
54:38qui peuvent ouvrir aujourd'hui
54:39déjà si le sujet
54:41c'est l'attachement
54:42des boulangers
54:44à leur clientèle
54:45ils seront toujours là
54:45le 2 mai
54:46leur clientèle
54:47je pense qu'un jour
54:47dans l'année
54:48c'est pas ça
54:49le sujet
54:50encore une fois
54:51je pense que là
54:52on peut aussi
54:53ne pas toucher au 1er mai
54:55je pense qu'on a
54:56d'autres priorités
54:57je sais que mon groupe politique
54:58comporte énormément
54:59de combats
55:00aujourd'hui
55:00notamment sur l'absence
55:02de réaction du gouvernement
55:03face à l'explosion
55:03des prix de l'énergie
55:04et là véritablement
55:06on est face à une bombe sociale
55:07sur laquelle
55:08depuis des semaines
55:09on alerte
55:10pendant des semaines
55:11le gouvernement
55:12a noyé le poisson
55:13en faisant des mesures
55:15par secteur
55:16et en disant
55:16que tout ça
55:17allait finir par s'arranger
55:18on voit que c'est toujours
55:19pas le cas aujourd'hui
55:19donc très honnêtement
55:20on a d'autres chats à fouetter
55:21et je pense que c'est très bien
55:22qu'on passe à autre chose
55:24et qu'on laisse tranquille
55:25le 1er mai
55:26On a vu à l'image
55:27et un dernier mot
55:28sur cette question
55:28le Premier ministre saluer
55:29le Président du groupe
55:30de la droite républicaine
55:31Laurent Wauquiez
55:32mais là on se sent bien
55:33qu'entre le Premier ministre
55:34et les groupes du Bloc central
55:35ça va être compliqué
55:36c'est un moment difficile
55:37à passer Loïc Carvran
55:38Oui il y a une vraie déception
55:39après on va voir
55:40quelle réponse
55:41le Premier ministre
55:42va apporter
55:43il a peut-être des raisons
55:44que nous on ne mesure pas encore
55:45donc on va voir
55:46Il intérêt à être préparé
55:48C'est fait pour ça aussi
55:49c'est fait pour ça
55:50c'est le contrôle des députés
55:51sur l'exécutif
55:52et c'est la différence fondamentale
55:54entre l'exécutif
55:55et les parlementaires
55:56Et d'habitude
55:57on voit que le contrôle
55:58il est beaucoup exercé
55:59par les groupes d'opposition
56:00là sur la question du 1er mai
56:01c'est dans son propre camp
56:02que le Premier ministre
56:03va devoir rendre des comptes
56:04dans un instant
56:05Claire Lejeune
56:05Loïc Carvran
56:06merci beaucoup
56:07de nous avoir accompagné
56:08à 3 minutes de la séance
56:09des questions au gouvernement
56:10Martin Bornet
56:11c'est bien cette question
56:12du 1er mai
56:12qui va occuper les députés
56:14dans un instant
56:16Oui alors que
56:17Cécile Collère
56:18et Jacques Paris
56:18s'assisteront
56:19à cette séance
56:19de questions au gouvernement
56:21en tribune
56:21le thème incontournable
56:23sera bien celui
56:24du 1er mai
56:25car le gouvernement
56:26a annoncé
56:27reculer sur la proposition
56:28de loi
56:29visant à autoriser
56:30le travail volontaire
56:31de certains commerces
56:32de proximité
56:33ce jour là
56:34l'autre thème dominant
56:35sera celui
56:36des fermetures de classes
56:37à la rentrée prochaine
56:41Merci beaucoup
56:42Martin Bornet
56:44vous l'avez bien dit
56:45et c'est ce qui va
56:46illustrer un peu
56:47cette séance
56:47des questions au gouvernement
56:48à la fois un moment
56:49de concorde
56:50d'hommage
56:50de salutation
56:51aux deux otages
56:52Cécile Collère
56:52et Jacques Paris
56:53s'est libéré d'Iran
56:54on a vu sur les images
56:56en début d'émission
56:56que eux-mêmes
56:57avaient décroché
56:58les portraits
56:59qui étaient affichés
56:59à l'Assemblée Nationale
57:00pour les soutenir
57:01moment d'émotion
57:02donc à vivre
57:03en début de séance
57:03et puis moment
57:04peut-être un peu plus tendu
57:05avec un peu plus de polémique
57:07Stéphanie Despierre
57:08le Premier ministre
57:08va devoir répondre
57:09aux interrogations
57:10de son propre camp
57:11sur ce qui s'est passé
57:12sur le travail
57:13le 1er mai
57:14Et oui
57:14parce que
57:15le Premier ministre
57:17a pris tout le monde
57:18de court
57:18finalement
57:18en ne convoquant pas
57:19la commission mixte paritaire
57:21il a donc débranché
57:22cette proposition de loi
57:23sur le 1er mai
57:24qui est bel et bien
57:25enterrée pour cette année
57:25alors qu'elle venait
57:27de son propre camp
57:28ce qui a créé
57:29la colère
57:29de ses troupes
57:30ce matin
57:30c'est le ministre du Travail
57:32Jean-Pierre Farandou
57:33qui est allé
57:33à la réunion hebdomadaire
57:35du groupe macroniste
57:36il a été accueilli
57:37par des députés
57:38mécontents
57:38en colère
57:39l'un d'eux a dit
57:40je ne comprends même pas
57:40pourquoi je soutiens encore
57:41ce gouvernement
57:43qui manque de courage
57:44et c'était la même tonalité
57:46du côté
57:46de la droite républicaine
57:48tous les députés
57:49étaient furieux
57:50c'est une erreur
57:51qu'a commis
57:51le Premier ministre
57:52estimait le député
57:53de la Manche
57:54de droite républicaine
57:55Philippe Gosselin
57:55ça va être un marqueur
57:57de l'immobilisme
57:58du gouvernement
57:59vous l'avez compris
58:00ce débat sur le 1er mai
58:01c'est la gauche
58:02qui a remporté
58:03une victoire
58:05en faisant en sorte
58:06que ce texte
58:07ne aboutisse pas
58:08puisque la gauche
58:09avait mis la pression
58:10menaçait le gouvernement
58:11de Sébastien Lecornu
58:12d'une motion de censure
58:13et que les syndicats
58:14avaient également
58:15mis la pression
58:17Merci beaucoup Stéphanie Despierres
58:19je vous rappelle
58:20le programme
58:20séance des questions
58:21au gouvernement
58:22à suivre
58:22en direct
58:23en intégralité
58:24on revient sur les temps forts
58:25après avec deux députés
58:27et quatre citoyens
58:28la présidente
58:30de l'Assemblée nationale
58:30traverse la salle
58:31des pas perdus
58:47Yael Brunpivet
58:48qui a reçu
58:49et accueilli
58:50ce matin
58:50les deux anciens otages
58:52Cécile Collère
58:53et Jacques Paris
58:54ils sont présents
58:55pour cette séance
58:56des questions gouvernement
58:57ils seront salués
58:59en début de séance
59:00on vit ce moment d'émotion
59:01en direct
59:01en intégralité
59:02sur LCP
59:03et on revient
59:04sur les temps forts
59:04de la séance
59:05juste après
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