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  • il y a 7 semaines
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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Transcription
00:00:01Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:00:05On va revenir sur l'aide à mourir. Avant-dernier vote aujourd'hui à l'Assemblée. A tout de suite.
00:00:22Et bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:00:24Séance à suivre en direct et en intégralité comme chaque mardi. Ce sera à partir de 15h.
00:00:30Restez avec nous juste après. On revient sur les temps forts avec deux députés mais également quatre citoyens.
00:00:36On va retrouver tout au long de cette émission, depuis la salle des quatre colonnes, le point de passage obligé
00:00:41des députés.
00:00:42Stéphanie Despierre et Dario Borgogno. Marion Becker est elle dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale
00:00:47avec la liste des thèmes que vont évoquer les députés dans un instant.
00:00:50Et puis quelques minutes avant 15h, on vous fera suivre. Vous avez l'habitude de voir ces images chaque mardi.
00:00:55L'arrivée du Premier ministre et des membres du gouvernement.
00:00:59Marion Becker, je le disais, on va vous retrouver depuis l'hémicycle.
00:01:02Quels sont les thèmes aujourd'hui, Marion ?
00:01:05Et bien Elsa, les députés vont à nouveau questionner, interpeller le gouvernement sur la canicule.
00:01:12Quelles conséquences tirer de cette vague de chaleur ?
00:01:15Quelles mesures prendre, notamment pour l'élevage, pour l'agriculture ?
00:01:20Dans l'opposition, la gauche et les écologistes vont interroger le gouvernement,
00:01:25l'interpeller sur l'inaction climatique et également sur l'inadaptation de la société
00:01:31et vont demander à ce même gouvernement des arbitrages budgétaires pour faire face aux futures canicules.
00:01:40Merci beaucoup Marion Becker.
00:01:42On va revenir dans la première partie de cette émission sur le vote après la séance des questions au gouvernement
00:01:46sur l'aide à mourir.
00:01:48On a le plaisir d'accueillir Justine Gruet, bonjour.
00:01:50Bonjour.
00:01:50Députée droite républicaine du Jura, Philippe Vigier, bonjour.
00:01:54Bonjour.
00:01:54Députée Les Démocrates d'Eure et Loire, je vais vous demander, avant qu'on rentre dans les détails,
00:01:58votre avis sur la question.
00:02:00On sait que dans chaque groupe, il peut y avoir des pours, des contres.
00:02:02Philippe Vigier, vous êtes rapporteur du texte.
00:02:04Vous êtes donc favorable à ce nouveau droit ?
00:02:06Oui, favorable à ce nouveau droit.
00:02:08C'est un moment très important cet après-midi.
00:02:10Ça fait plus de cinq ans que l'on travaille sur la possibilité de donner à des malades
00:02:16pour lesquels tout a été tenté, pour lesquels ils sont entrés dans une phase irréversible,
00:02:20la possibilité de bénéficier de l'aide à mourir.
00:02:23Et donc cet après-midi, j'espère qu'on va les entendre, répondre à cette attente
00:02:27pour les accompagner dans la dignité.
00:02:29Justine Gruet, vous, vous êtes défavorable comme la grande partie de votre groupe droite républicaine,
00:02:35même si certains vont voter pour.
00:02:37Bien sûr, il y a une liberté de vote au sein de notre groupe.
00:02:40Je ne suis pas défavorable par principe, mais ça fait bientôt trois ans que je travaille sur ce texte
00:02:45et je crois que les Français attendent en effet qu'on les accompagne,
00:02:48mais aussi et surtout qu'ils soient accompagnés et qu'on puisse soulager leurs souffrances.
00:02:52Alors on a beaucoup parlé lors de cette lecture du dernier geste.
00:02:56Qui doit le faire ?
00:02:57Stéphanie Despierre, vous allez nous dire quelle est la version retenue par les députés ?
00:03:02Vous le disiez, la question c'est qui administre la substance mortelle aux malades en fin de vie ?
00:03:06Lui-même, un soignant, une tierce personne, le malade peut-il choisir qui fait ce geste ?
00:03:11Ce sont des questions qui ont largement occupé le débat depuis les premières discussions
00:03:15sur la création de cette aide à mourir.
00:03:17Pour beaucoup de députés, la frontière entre suicide assisté et euthanasie est ici.
00:03:22Ils ont finalement choisi de garder le principe de l'auto-administration.
00:03:26C'est le malade qui fera le geste létal, sauf s'il est en incapacité physique de le faire.
00:03:32Dans ce cas-là, c'est un soignant qui pourra lui administrer le produit mortel et personne d'autre,
00:03:36pas de membre de la famille par exemple.
00:03:38Et quand le patient s'auto-administre la substance létale,
00:03:41un médecin ou une infirmière seront toujours présents à ses côtés pour vérifier le bon déroulement du processus.
00:03:48Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
00:03:50Philippe Vigier, tout l'équilibre du texte a été sur cette question lors de cette lecture, une grande partie peut
00:03:57-être en tout cas.
00:03:58Pourquoi cet équilibre ?
00:03:59Auto-administration c'est la règle, une exception l'incapacité physique.
00:04:04C'est un des points d'équilibre.
00:04:06D'ailleurs, je suis heureux de voir qu'on a pu conserver ce point d'équilibre.
00:04:09Qui veut dire quoi ?
00:04:10D'abord que c'est une volonté du patient que dire je veux bénéficier de l'aide à mourir.
00:04:14C'est lui qui demande.
00:04:15Et puisque sa volonté ultime c'est de mourir parce qu'il a épuisé toutes les possibilités de soins, il
00:04:20ne faut pas oublier.
00:04:21Et bien à ce moment-là, c'est normal que ce soit une auto-administration.
00:04:23Et puis en revanche, c'est un acte médical, on injecte un produit létal.
00:04:27Donc il était normal que ce soit un professionnel de santé, médecin, infirmier, qui procède à l'injection s'il
00:04:33est dans une incapacité physique.
00:04:34Ce n'est pas un soin, mais c'est un acte médical.
00:04:37Justine Gruet, pour vous, pour les opposants à cette aide à mourir, il était important que l'auto-administration soit
00:04:45la règle.
00:04:45Pour quelles raisons ?
00:04:47Et bien on voit que c'est fragile, cet équilibre justement entre l'auto-administration et l'injection par une
00:04:52tierce personne.
00:04:53Puisqu'à de nombreuses reprises, lors de la précédente lecture, il avait été laissé le libre choix.
00:04:58Ça a été de nouveau le cas en commission.
00:05:00Et finalement, cet équilibre fragile, il repose aussi sur la sémantique qu'on a utilisée.
00:05:04C'est-à-dire qu'on ne distingue pas les choses entre l'auto-administration et l'injection par un
00:05:09tiers.
00:05:10Et je pense que ce sont deux gestes éthiquement bien différents.
00:05:12À partir du moment où il y a l'intervention d'un tiers, l'autonomie du patient peut potentiellement non
00:05:20pas être remise en cause,
00:05:21mais l'implication d'une tierce personne éthiquement nous interroge.
00:05:25Et on a vu qu'on a eu du mal également à définir cette incapacité physique.
00:05:30J'aurais souhaité qu'on précise plus précisément justement les moyens technologiques qu'on peut avoir à disposition.
00:05:37Et dans nos discussions avec Madame la Ministre, notamment en fin de semaine,
00:05:42il se trouve que s'il y a une hésitation ou s'il y a une difficulté,
00:05:45ce sera au médecin ou à l'infirmier d'effectuer le geste,
00:05:48alors qu'on était dans le cadre normalement d'une auto-administration.
00:05:51Philippe Vigier, pour vous, il est quand même important qu'on ne laisse pas l'entièreté du geste aux patients.
00:05:58Certains sont en incapacité de le faire.
00:06:00Pour vous, c'était important de prévoir cette exception ?
00:06:03Mais s'il est en incapacité de le faire, comment il peut bénéficier de l'aide à mourir ?
00:06:07Et aussi le point d'équilibre de l'auto-administration qui est la règle
00:06:10et l'incapacité physique qui conduit au fait qu'un professionnel de santé intervienne,
00:06:15ça n'est pas pour que toute la charge repose sur les soignants.
00:06:20Et ça, c'est essentiel.
00:06:21Les protéger, les préserver, nous l'avons fait dans le texte.
00:06:24La clause de conscience qui est respectée pour tous les professionnels qui interviennent dans le geste.
00:06:28Et pourquoi ne pas avoir gardé ce libre choix ?
00:06:33On voit que ça a été un débat et certains députés ont dit, il faut que les personnes puissent choisir.
00:06:38Vous l'avez rappelé, il y a une liberté de conscience.
00:06:39Ce sera forcément un médecin qui serait d'accord.
00:06:41Pourquoi ne pas avoir conservé les libres choix ?
00:06:43Pour ne pas justement faire supporter au seul personnel soignant cette idée d'administration de la substance létale.
00:06:51Mais pour plus encore, c'est la personne qui demande l'aide à mourir.
00:06:55C'est donc la personne qui doit aussi, naturellement étant d'adéquation avec sa demande,
00:06:59et procéder à l'auto-administration.
00:07:01Est-ce que ce n'est pas une façon, Justine Gruet, notamment pour ceux qui s'opposent à cette aide
00:07:06active,
00:07:06de faire reposer, d'assumer aux patients justement ce geste,
00:07:12alors que certains médecins, s'ils sont volontaires, puisque Philippe Vigier le rappelait, il y a une clause de conscience,
00:07:18pourraient considérer que c'est une aide à faire aux patients de ne pas lui imposer de s'administrer une
00:07:23substance létale.
00:07:24On peut imaginer que c'est une décision, un acte très important.
00:07:28Une autre difficulté dans ce texte est l'engagement du pronostic vital.
00:07:31Pour moi, il y a deux catégories de patients.
00:07:33Il y a les patients qui sont en phase terminale, avec un pronostic vital engagé à court terme,
00:07:38et puis on a ces patients en phase avancée, où on a eu des difficultés à le définir,
00:07:42et où il peut rester plusieurs mois, voire années à vivre.
00:07:45Et là, l'engagement d'un soignant, pardon, dans cette capacité finalement d'avoir encore plusieurs mois ou années à
00:07:54vivre,
00:07:54peut être une difficulté.
00:07:56Et puis, la clause de conscience, vous le savez, a été quelque chose d'important.
00:08:00On parle d'une grande loi de liberté qui n'impose rien à personne.
00:08:03Pour autant, on oublie dans cette clause de conscience les pharmaciens.
00:08:07On oublie les établissements dans lesquels le projet d'établissement n'est pas centré autour d'une aide à mourir,
00:08:12mais bien d'un accompagnement.
00:08:14Et je trouve qu'on ne protège pas suffisamment celles et ceux qui, par leur activité au quotidien,
00:08:19dans l'accompagnement des patients, ne veulent pas avoir recours à l'aide à mourir.
00:08:21Sur cette question, Philippe Vigier, puisqu'on reviendra aussi sur les critères, évidemment, pour bénéficier de cette aide à mourir,
00:08:27mais on sait que côté soignants, ceux qui ont des craintes,
00:08:31notamment cette question de l'administration de la substance de l'État, elle était très importante.
00:08:35Est-ce que c'est une façon de les rassurer aussi,
00:08:38d'avoir dit qu'effectivement ce serait l'auto-administration ?
00:08:41Bien sûr, comme ça, ils n'ont pas toute cette responsabilité sur leurs épaules.
00:08:46Mais la cause de conscience ne suffisait pas ?
00:08:48Non, d'abord les soignants sont majoritairement pour...
00:08:51Ils le font dans la citation profonde et continue, qu'est-ce qu'ils font ?
00:08:54Ils envoient des barbituriques, ils ne nourrissent plus, donc ils ne vous hydratent plus,
00:08:58et quelque part, les fonctions des organes s'arrêtent.
00:09:00Donc, vous savez, ils sont habitués, les soignants, tous les jours,
00:09:03mais là, c'est une aide à mourir, c'est différent, c'est une demande du patient.
00:09:07Alors, différent de la citation profonde et continue, où il y a eu des directives anticipées.
00:09:10Mais là, il n'y a pas de...
00:09:11Et c'est souvent les familles qui choisissent aussi la sédation.
00:09:15Les familles ont d'abord les patients qui choisissent, avec des personnes de confiance,
00:09:17mais 5 ans, 10 ans avant, la fin de vie, on peut l'écrire.
00:09:20Là, non. Nous avons voulu que la personne, à tout moment, soit en capacité de dire
00:09:25« oui, je veux » et qu'on vérifie le fait qu'elle exprimait librement cette volonté.
00:09:31Et ça, c'est dans les critères. On va revenir sur ces fameux critères.
00:09:34Un dernier mot sur ce que disait Philippe Vivier.
00:09:36On parle effectivement de la sédation profonde et continue
00:09:38qui existe dans le texte « Clès-Léonetti » qui régit les situations aujourd'hui.
00:09:43Est-ce qu'il y a tellement une grande différence ?
00:09:45Philippe Vivier le disait, la sédation profonde et continue,
00:09:47c'est l'arrêt de l'hydratation, l'arrêt de la nourriture.
00:09:51Est-ce que c'est vraiment un soin ?
00:09:52On est déjà dans l'arrêt de la vie.
00:09:55Oui, l'intentionnalité n'est pas la même, et vous le savez,
00:09:58et j'ai un profond respect pour les soignants qui accompagnent ces patients en fin de vie.
00:10:02Et l'engagement du pronostic vital à court terme est pour moi quelque chose de nécessaire.
00:10:07Et pour une loi qui se veut être la liberté du patient,
00:10:10je trouve qu'on donne une très grande responsabilité au médecin
00:10:12qui va devoir faire le tri des souffrances
00:10:14pour savoir si les patients seront éligibles ou non éligibles.
00:10:17Et finalement, c'est tout l'enjeu aussi de cette responsabilité
00:10:20qu'on va donner aux médecins d'avoir eu les critères les plus objectifs
00:10:24et tel n'est pas le cas dans cette version du texte.
00:10:26Alors, on va revenir sur cette question des critères.
00:10:28Je vous propose tout d'abord de rejoindre, depuis la salle des 4 colonnes,
00:10:31Joël Mélin, député du Rassemblement National.
00:10:33Au micro de Dario Borgogno.
00:10:35Oui, on va revenir avec vous, Joël Mélin,
00:10:37sur cet amendement que votre groupe a porté durant ces débats.
00:10:40Un amendement qui visait à exclure les médecins
00:10:42de la procédure d'administration de la substance létale.
00:10:45Il avait été voté dans l'hémicycle
00:10:46et au final, durant un second délibéré, il a été rejeté.
00:10:49Pourquoi pour vous c'était essentiel que les médecins
00:10:51ne fassent pas partie de cette administration de la substance létale ?
00:10:55Parce qu'au-delà même du serment d'Hippocrate,
00:10:58qui est la base même de notre serment,
00:11:00quand nous sommes autorisés à être médecins,
00:11:04c'est évidemment impossible pour un soignant,
00:11:06même non soumis au serment d'Hippocrate,
00:11:09comme tous les soignants, infirmiers ou autres,
00:11:10de pouvoir donner la mort.
00:11:12Il ne faut pas se tromper.
00:11:13Il y a un mélange des gens qui est impossible.
00:11:15D'autant plus que la loi Cress-Leonetti
00:11:17nous permettait d'avoir une solution intermédiaire
00:11:19qui jusqu'à présent satisfaisait,
00:11:21on ne fait voter cette loi qu'en creux
00:11:24parce qu'il y a un manque d'équipement d'un côté
00:11:26et que la société ne s'est pas encore très bien accompagnée
00:11:30des pathologies effectivement très sévères,
00:11:34mais dont ce n'est pas encore l'heure
00:11:35de voir l'issue sur d'autres terres.
00:11:38Et pourtant, les médecins sont assez protégés dans le texte.
00:11:40L'auto-administration est la règle.
00:11:42C'est seulement quand la personne est en incapacité physique
00:11:44de faire le geste
00:11:44ou il y a aussi cette fameuse clause de conscience
00:11:46pour le médecin qui n'a pas envie de participer
00:11:49à cette aide à mourir qui est contre ça.
00:11:50Donc pourquoi vous y teniez à ce point-là ?
00:11:52On voit que par exemple, il y a certains
00:11:53qui vous ont accusé de vouloir faire un coup
00:11:55et d'entraver un peu l'examen de cette loi.
00:11:57Mais pas du tout.
00:11:58Une loi, elle doit être simple, claire,
00:12:01applicable et reproductible.
00:12:03Dans le cas de figure,
00:12:04nous avons l'impression que les députés
00:12:05se sont comportés comme des avocats
00:12:07de telle ou telle partie
00:12:08où on va jouer sur l'émotion.
00:12:10Bien sûr que nous sommes dans l'émission jusqu'au coup,
00:12:12mais lorsque nous faisons une loi,
00:12:13elle doit être claire.
00:12:14Et il est clair que lorsque l'on est médecin
00:12:16et que l'on a prêté ce serment d'hypocrate,
00:12:20on ne doit en aucun cas y déroger
00:12:22quelles que soient les situations.
00:12:24Mais il y a la matière à pouvoir appliquer
00:12:27très clairement nos principes en toute occasion.
00:12:30Donc là, pour vous, ce texte,
00:12:31il est loin de l'équilibre promis par le gouvernement
00:12:34Mais c'est tout sauf un équilibre.
00:12:35Le principe même de cette loi.
00:12:38Tout ça pour terminer comment ?
00:12:39Comme en Ontario,
00:12:40où 5% de la population
00:12:42finit par mourir dans ces conditions-là.
00:12:45On n'est bien entendu plus dans l'exception.
00:12:46J'entends bien qu'il y a des cas
00:12:47comme les maladies de Charcot en phase terminale
00:12:49ou même avant,
00:12:50pour certains, assez insupportables.
00:12:52Mais ce n'est pas pour autant
00:12:53qu'on fait une loi pour 500 personnes,
00:12:55si dramatiques soient les cas.
00:12:58Merci beaucoup, Madame Mélan.
00:13:00Merci, Dario Borgogneau.
00:13:01Je vous fais réagir, Philippe Gilles,
00:13:03à ce que disait Joël Mélan.
00:13:04Elle y voit une contradiction
00:13:06entre le serment d'Hippocrate
00:13:07et le fait d'administrer une substance létale.
00:13:10Elle dit que la loi sur les soins palliatifs suffit.
00:13:12Non, je suis bien d'accord avec elle.
00:13:15D'abord, elle prend des exemples.
00:13:16L'Ontario, Canada ou en Europe.
00:13:17Tiens, c'est bizarre.
00:13:18Le RN, qui nous parle toujours de France,
00:13:20va chercher ses modèles dans les pays européens.
00:13:22La loi française ne sera pas
00:13:24cette loi qu'on a vécue en Ontario
00:13:25et qui existe à l'heure actuelle.
00:13:26des critères beaucoup plus restrictifs.
00:13:28Mais ça, elle l'a gobée d'ailleurs dans le débat.
00:13:30Très absente.
00:13:31Quasiment pas entendue.
00:13:33Un peu dommage.
00:13:34Sur ce serment d'Hippocrate dont elle parle.
00:13:36Le serment d'Hippocrate, c'est soigné.
00:13:38Mais au bout d'un moment, pour ces personnes...
00:13:39Parce qu'on sort toujours le malade du contexte.
00:13:42Moi, je n'ai cessé de répéter tout au long de ce texte
00:13:44quel est le malade.
00:13:45Une maladie neurodégénérative
00:13:47dans laquelle vous avez, oui,
00:13:49la capacité d'apprécier la situation,
00:13:51de dire je n'en peux plus
00:13:52parce que, manifestement,
00:13:54vous n'êtes qu'un reflet de vous-même
00:13:55qui est absolument effrayant,
00:13:57plus aucun goût à la vie,
00:13:58ou alors des patients
00:13:59qui ont eu malheureusement
00:14:00des cures de chimio
00:14:01qui se sont répétées
00:14:02avec plusieurs cancers,
00:14:03qui sont au bout de leur chemin.
00:14:04Il faut entendre cela.
00:14:05Moi, je les ai croisés
00:14:06dans ma vie professionnelle.
00:14:08Combien de fois ?
00:14:08Des milliers de fois.
00:14:09Il faut entendre cet appel
00:14:10très fort conduit.
00:14:11Donc, c'est une grande loi qu'on vote.
00:14:13Une loi sociétale
00:14:13qui n'enlèvera rien à personne.
00:14:15Rien à personne.
00:14:17Puisque ça sera une loi en plus
00:14:18pour ceux qui voudront.
00:14:20Donc, ceux des détracteurs,
00:14:21je les comprends.
00:14:22Mais, ça ne leur arrive rien.
00:14:24S'ils ne veulent pas,
00:14:25ça ne sont pas obligés.
00:14:25Je ne suis pas d'accord
00:14:26avec vous, monsieur Vigier.
00:14:28Justine Gruet.
00:14:29Sur la notion de liberté individuelle,
00:14:31on vit en société.
00:14:32Donc, notre comportement
00:14:33influe forcément
00:14:34sur les autres membres
00:14:36de la société.
00:14:36Oui, mais Justine Gruet,
00:14:37il y a une demande.
00:14:39On a vu qu'une convention citoyenne
00:14:40avait eu des résultats
00:14:42très largement favorables.
00:14:44Il y a aussi une demande
00:14:45de certains patients
00:14:46pour cette aide à mourir.
00:14:48La demande de la convention citoyenne
00:14:50avait mis un préalable.
00:14:52L'accès aux soins palliatifs
00:14:53en tous points du territoire.
00:14:54C'est voté,
00:14:55c'est promulgué.
00:14:56Vigier n'a pas souhaité
00:14:57l'inclure comme un critère
00:14:59à part entière.
00:15:00Vous le savez,
00:15:00nous avons cinq critères
00:15:01et nous y reviendrons.
00:15:03Et je crois que c'est l'enjeu
00:15:04de ce que nous devons arriver
00:15:05à relever collectivement,
00:15:07c'est d'accompagner.
00:15:09Accompagner,
00:15:09ça peut être par le soin,
00:15:10ça peut être aussi la société.
00:15:12On l'a vu en période
00:15:13de forte chaleur,
00:15:14cette solidarité
00:15:15qui doit se mettre en place
00:15:16pour les plus vulnérables
00:15:17et les plus fragiles.
00:15:19Qu'est-ce que vous répondez
00:15:20à cet argument
00:15:21qu'on a également
00:15:22beaucoup entendu
00:15:22sur, c'est finalement
00:15:24l'absence de soins palliatifs
00:15:25qui entraîne
00:15:26la volonté d'aide à mourir ?
00:15:27C'est un faux argument.
00:15:28Pourquoi ?
00:15:29D'abord,
00:15:30pour une personne
00:15:31qui demande d'aide à mourir,
00:15:33elle peut demander
00:15:33des soins palliatifs
00:15:34et le médecin
00:15:35doit garantir l'effectivité.
00:15:37Il y a des équipes mobiles
00:15:38partout,
00:15:39il y a des équipes régionales,
00:15:40mobiles, départementales
00:15:41qui peuvent aller...
00:15:42Et une promesse aussi
00:15:42d'en avoir sur tout le territoire
00:15:44dans la loi promulguée.
00:15:45C'est une chose,
00:15:45la loi que les Slaunetti
00:15:46dont tout le monde
00:15:47l'a voté à l'unanimité ici.
00:15:49Regardez les votes de 2015,
00:15:50une grande partie
00:15:51des députés républicains
00:15:51avaient voté contre,
00:15:53comme la PMA,
00:15:53la procréation médicalement assistée,
00:15:55comme l'avortement,
00:15:56l'IVG.
00:15:56Moi, j'ai relu
00:15:57tous les débats
00:15:57avec Simone Veil.
00:15:58Heureusement qu'à l'époque,
00:15:59il y avait les centristes,
00:16:00il y avait la gauche
00:16:00parce qu'il y avait, je crois,
00:16:0123 députés républicains
00:16:02qui l'avaient voté.
00:16:03Donc, ces lois sociétales,
00:16:04je mets quiconque au défi
00:16:05de revenir un jour
00:16:06sur ces lois.
00:16:07Personne ne le fera.
00:16:08J'en prends.
00:16:09Je suis sûr de cela.
00:16:10D'ailleurs, j'ai vu
00:16:11que M. Rutaillot,
00:16:11votre chef de parti,
00:16:20à mes milieux
00:16:21avec 180 Français.
00:16:22On reviendra
00:16:23sur les critères
00:16:24sur ce texte,
00:16:24sur cette réponse
00:16:25que dit Philippe Vigier.
00:16:26Finalement,
00:16:26les évolutions sociétales,
00:16:27beaucoup sont contre.
00:16:28Personne ne les remet en cause
00:16:29plus tard.
00:16:302027,
00:16:31s'il y a une campagne,
00:16:32s'il y a une petite aparté,
00:16:33est-ce que vous souhaiteriez
00:16:34que votre candidat dise
00:16:35une fois élu,
00:16:35je reviendrai sur l'aide à mourir ?
00:16:37Une loi sociétale,
00:16:38elle est importante
00:16:39pour répondre aux attentes
00:16:40de nos concitoyens.
00:16:41Je ne pense pas
00:16:42qu'à l'instant T,
00:16:43la priorité des Français
00:16:44puisque c'est la 17ème priorité
00:16:45des Français
00:16:46d'avoir recours
00:16:50c'est ce qu'avait fait
00:16:51Madame Veil,
00:16:52c'est ce qu'avaient fait
00:16:52Messieurs Kless et Léonetti.
00:16:54C'est justement être capable
00:16:55de sortir de sa zone
00:16:56de certitude.
00:16:57Mais le consensus,
00:16:58il y a toujours des opposants.
00:16:59Oui, bien évidemment.
00:16:59Pour l'IVG,
00:17:00il y en avait énormément
00:17:01pour l'avortement.
00:17:02Force est de constater
00:17:03que ça avait été adopté
00:17:05à une plus large majorité
00:17:06que ce qui a été fait
00:17:07lors des deux précédentes lectures,
00:17:08que ça avait été adopté
00:17:09par le Sénat,
00:17:10que finalement,
00:17:11les deux chambres
00:17:11avaient réussi à se mettre d'accord.
00:17:13Et sincèrement,
00:17:14pour avoir suivi
00:17:15l'ensemble des débats
00:17:17avec investissement
00:17:18sans obstruction,
00:17:19mais pour faire part
00:17:20justement des certitudes
00:17:22et de ce vers quoi
00:17:23on risque de tendre
00:17:24avec ce nouveau droit.
00:17:25On n'a eu aucune écoute
00:17:26sur nos incertitudes.
00:17:28Tous nos amendements
00:17:29ont été vus
00:17:30comme quelque chose
00:17:31d'irréel,
00:17:32d'irréaliste.
00:17:33Alors que ce qu'on s'apprête
00:17:34à faire,
00:17:35à mon sens,
00:17:36doit avoir plus de considération.
00:17:38On va poursuivre le débat
00:17:39mais vous avez l'un comme l'autre
00:17:40cité ces critères
00:17:41pour dire qu'ils étaient
00:17:42très encadrés.
00:17:43D'après vous,
00:17:43Philippe Vigier,
00:17:44trop large pour vous,
00:17:45Justine Gruet.
00:17:46Dario Borgogno,
00:17:46vous êtes celle
00:17:47des quatre colonnes.
00:17:48Rappelez-nous justement
00:17:49ces cinq critères
00:17:50qu'il faut justement avoir
00:17:52pour bénéficier
00:17:52de l'aide à mourir.
00:17:53Pour bénéficier
00:17:54de l'aide à mourir,
00:17:56il faut remplir
00:17:56cinq critères
00:17:57cumulatifs
00:17:58très stricts.
00:17:59Être âgé au moins
00:18:00de 18 ans,
00:18:01être de nationalité française
00:18:02et résider de façon
00:18:03stable et régulière
00:18:05en France,
00:18:05être atteint
00:18:06d'une affection grave
00:18:07et incurable,
00:18:07engageant le pronostic
00:18:09vital en phase avancée,
00:18:11marqué par l'aggravation
00:18:12de l'état de santé
00:18:13de la personne malade
00:18:14affectant sa qualité de vie
00:18:15ou être en phase terminale.
00:18:16Présenter aussi
00:18:17une souffrance physique
00:18:18ou psychologique
00:18:19liée à cette affection
00:18:20qui est soit réfractaire
00:18:22au traitement,
00:18:23soit insupportable
00:18:24pour la personne
00:18:24qui a décidé
00:18:25de ne pas recevoir
00:18:26ou d'arrêter ce traitement.
00:18:28Et enfin,
00:18:28il faut être apte
00:18:29à manifester sa volonté
00:18:31de façon libre
00:18:32et éclairée.
00:18:33Autrement dit,
00:18:33selon le ministre
00:18:34des Relations
00:18:35avec le Parlement,
00:18:35le dispositif
00:18:36ne sera pas possible
00:18:37pour les personnes inconscientes
00:18:38ou avec des troubles
00:18:39cognitifs importants.
00:18:41Merci beaucoup,
00:18:42Dario Borgogno.
00:18:43Pourquoi,
00:18:44Justine Gruet,
00:18:45d'après vous,
00:18:45ces critères
00:18:46ne sont pas suffisamment
00:18:50définis,
00:18:51ne sont pas suffisamment cadrés ?
00:18:53Certains malades
00:18:53qui attendent
00:18:54l'aide à mourir
00:18:55disent au contraire
00:18:55qu'ils le sont tellement
00:18:56que finalement,
00:18:57il y a très peu de personnes
00:18:58qui pourront bénéficier
00:18:59du dispositif.
00:19:00On a plusieurs critères.
00:19:02Les deux premiers
00:19:03concernent l'âge
00:19:04et la résidence
00:19:05en France.
00:19:06Le troisième critère,
00:19:07c'est tout l'enjeu.
00:19:08C'est ce que je vous disais
00:19:09tout à l'heure.
00:19:09Finalement,
00:19:10on définit deux catégories
00:19:11de personnes.
00:19:11Et quand on parle
00:19:12d'une loi de fin de vie,
00:19:13il faut que les patients
00:19:14soient en fin de vie.
00:19:15Sauf que la phase avancée
00:19:17ne détermine pas suffisamment
00:19:18cet engagement
00:19:19d'un pronostic vital engagé.
00:19:21Le quatrième critère
00:19:22et le critère essentiel
00:19:23finalement,
00:19:23c'est la souffrance.
00:19:24Et je crois que c'est ça
00:19:25qu'il faut que nous soyons
00:19:28collectivement capables
00:19:28d'entendre
00:19:29et à laquelle
00:19:29il faut qu'on apporte
00:19:30une réponse.
00:19:31Et enfin,
00:19:31le dernier critère,
00:19:32la vie libre et éclairée,
00:19:33je l'analyserai
00:19:35de deux façons.
00:19:36A la fois,
00:19:36le discernement inhérent
00:19:38à la personne,
00:19:39c'est-à-dire
00:19:39est-ce qu'il a la capacité
00:19:41à être libre
00:19:41dans sa décision
00:19:42du fait de sa pathologie.
00:19:44Et puis,
00:19:45on a une analyse
00:19:45plus extérieure
00:19:46des pressions
00:19:47qui peuvent être faites
00:19:47sur la personne,
00:19:48des pressions sociétales,
00:19:50financières.
00:19:50Et c'était tout l'enjeu
00:19:51d'un de mes amendements
00:19:52que cette appréciation
00:19:54puisse être faite
00:19:54par quelqu'un d'expert,
00:19:55un magistrat en l'occurrence.
00:19:57Sur ces deux réserves,
00:19:58il y en a plus,
00:19:59mais on va en prendre deux,
00:20:00Justine Gruet,
00:20:01sur A la fois.
00:20:01Et ça,
00:20:02on sait qu'il y avait eu
00:20:02d'énormément de débats
00:20:03pour savoir
00:20:04si c'était un pronostic vital
00:20:06engagé à court terme.
00:20:07Là,
00:20:07vous avez choisi
00:20:08la phase avancée
00:20:09ou terminale.
00:20:10Et sur le discernement,
00:20:12est-ce qu'on est
00:20:12complètement libre
00:20:14quand on a parfois
00:20:15des pressions familiales
00:20:16ou sociétales ?
00:20:17Philippe Végié,
00:20:17sur ces deux questions.
00:20:18D'abord,
00:20:18sur les critères,
00:20:20on a enlevé
00:20:21le moyen terme
00:20:22qui ne veut rien dire.
00:20:23D'ailleurs,
00:20:24c'était une recommandation
00:20:25de la Haute Autorité de Santé.
00:20:26Donc,
00:20:27on a appliqué
00:20:27à la lettre
00:20:28les mots
00:20:28qui avaient été choisis.
00:20:30Un pronostic vital
00:20:31engagé
00:20:32de façon irréversible.
00:20:33Le mot irréversible,
00:20:34ça veut dire
00:20:34qu'il n'y a pas d'issue.
00:20:36Irréversible,
00:20:36c'est dans le texte.
00:20:37Vous ne pouvez pas dire
00:20:37le contraire,
00:20:38Christine Gruyé.
00:20:38Qui engage le pronostic vital,
00:20:40c'est différent du pronostic vital
00:20:42engagé,
00:20:42Monsieur le député.
00:20:42Il ne faut pas troubler le message
00:20:44et il est même marqué
00:20:45à la fin de la INEA,
00:20:46virgule
00:20:47et en phase terminale.
00:20:49Donc,
00:20:49ça veut dire qu'en fait,
00:20:49ce sont des patients
00:20:50pour lesquels
00:20:52quasiment tout a été tenté.
00:20:54Et où est
00:20:55le peu de confort de vie
00:20:56qu'ils peuvent
00:20:57encore avoir ?
00:20:58Et sur le discernement,
00:20:59c'est là,
00:21:00vous avez raison,
00:21:00c'est essentiel.
00:21:02Quand on vous fait
00:21:02une sédation profonde
00:21:03et continue,
00:21:03vous n'avez plus
00:21:04de capacité de discernement.
00:21:06Là,
00:21:06vous avez le discernement.
00:21:07Et comment ça se passe ?
00:21:09Les médecins vous examinent,
00:21:10il y a une collégialité
00:21:11qui s'installe,
00:21:12trois professionnels,
00:21:13quatre,
00:21:13cinq éventuellement,
00:21:14il y a des avis
00:21:14psychologues, psychiatres,
00:21:15bref,
00:21:16d'autres encore,
00:21:16si besoin.
00:21:18Quinze jours pour rendre un avis
00:21:19et ensuite,
00:21:20et ensuite,
00:21:21vous avez minimum
00:21:2248 heures pour dire
00:21:23je confirme ma volonté.
00:21:24Jusqu'à trois mois,
00:21:25je dis bien
00:21:26jusqu'à trois mois.
00:21:27Parce qu'au bout de trois mois,
00:21:28on réinstruit le dossier.
00:21:29Et ça veut donc dire
00:21:30que cette capacité
00:21:31de discernement,
00:21:32l'influence extérieure,
00:21:33on a justement enlevé
00:21:34toute personne de confiance
00:21:36qui pouvait influencer
00:21:38la décision.
00:21:38Elle peut écouter
00:21:39la décision collégiale
00:21:41si la personne malade
00:21:42le veut bien,
00:21:43mais en aucun cas
00:21:44elle participe
00:21:45à la décision.
00:21:46Là,
00:21:46il y aurait eu un risque
00:21:47et nous avons écarté le risque.
00:21:49Rendez compte
00:21:50qu'on a lu dans un journal
00:21:51Le Figaro,
00:21:51je le cite,
00:21:52que pour des raisons économiques,
00:21:54on allait mettre
00:21:54en place cette loi.
00:21:55C'est vraiment
00:21:57pas bien
00:21:58de dire des choses
00:21:58comme ça.
00:21:59C'est très grave
00:21:59de dire cela.
00:22:00Et notamment...
00:22:02Nombreuses personnes âgées
00:22:03qui sont décédées
00:22:04à domicile,
00:22:04à domicile pour beaucoup.
00:22:06Je suis maire.
00:22:07Il y a 12 personnes
00:22:07décédées dans ma commune
00:22:08samedi.
00:22:09On en reparlera justement
00:22:10avant la séance des questions
00:22:11au gouvernement.
00:22:12Et on a vu
00:22:12que ça avait été un débat.
00:22:13Certains députés
00:22:14voulaient rendre
00:22:15cette possibilité
00:22:16dans les directives anticipées
00:22:17pour permettre justement
00:22:19de respecter
00:22:20le souhait d'un patient
00:22:20quand bien même
00:22:21il ne serait pas
00:22:22dans l'état
00:22:22de confirmer sa décision.
00:22:24Ça a été évacué,
00:22:25Justine Gruet.
00:22:26Jusqu'au dernier moment,
00:22:27selon le texte de loi,
00:22:28le patient peut dire
00:22:29oui ou non ?
00:22:31Moi, je pouvais comprendre
00:22:32le souhait de vouloir
00:22:33l'inscrire dans les directives
00:22:34anticipées.
00:22:35Seulement,
00:22:36d'un point de vue éthique,
00:22:36je trouve ça vertigineux.
00:22:38À quel moment
00:22:39est-ce qu'on met fin
00:22:40à la vie d'une personne
00:22:41qui n'a plus émis le souhait ?
00:22:44Et donc là,
00:22:45est-ce que ça vous rassure
00:22:46entre guillemets
00:22:46qu'on demande
00:22:47jusqu'au dernier moment
00:22:48à la personne
00:22:49de confirmer ou non
00:22:50son souhait ?
00:22:51En fait,
00:22:51la pression,
00:22:52elle peut être
00:22:52de tout ordre.
00:22:53Elle peut être,
00:22:54je vous l'ai dit,
00:22:55financière,
00:22:55elle peut être sociale,
00:22:57sociétale.
00:22:57On le sait aussi
00:22:58que quand on est accompagné,
00:22:59le désir de mourir
00:23:02disparaît ou s'amenuise.
00:23:03Et finalement,
00:23:04dans la procédure
00:23:05qui se veut collégiale,
00:23:07la demande peut être faite
00:23:08à un médecin
00:23:09qui ne connaît pas le patient.
00:23:10La collégialité
00:23:11peut être faite
00:23:12par un deuxième médecin
00:23:12qui ne connaît pas le patient,
00:23:14par un auxiliaire médical
00:23:15qui ne connaît pas le patient.
00:23:16Et tout ça,
00:23:17en visioconférence.
00:23:19C'est plus mon point d'alerte
00:23:21sur notamment
00:23:22cette capacité
00:23:23de discernement
00:23:24au-delà
00:23:24de l'aspect médical.
00:23:26C'est aussi
00:23:26cet aspect
00:23:27finalement
00:23:27de pression indu
00:23:28qui peut être faite
00:23:29sur le patient
00:23:30par abus de faiblesse.
00:23:31Vous craignez
00:23:32sur ce texte certain
00:23:33et vous avez dû aussi,
00:23:34Philippe Vigier,
00:23:35en tant que rapporteur,
00:23:36écouter ceux qui trouvaient
00:23:37que le texte allait trop loin
00:23:38et ceux qui trouvaient
00:23:39qu'il n'allait pas forcément
00:23:40assez loin.
00:23:40On va retrouver Sandrine Rousseau,
00:23:42celle des quatre colonnes,
00:23:43au micro de Stéphanie Despierre.
00:23:45Sandrine Rousseau,
00:23:46vous avez à un moment trouvé
00:23:48que le texte
00:23:48n'allait pas assez loin.
00:23:49Est-ce que maintenant
00:23:50vous en êtes satisfaite ?
00:23:51Est-ce que la version
00:23:52qui a été débattue
00:23:53et qui devrait être adoptée
00:23:55cet après-midi
00:23:55vous convient ?
00:23:57Ah non,
00:23:57moi je pense qu'on a frôlé
00:23:58pour ce qui me concerne
00:24:00et pour ce qui concerne
00:24:00mon vote en tous les cas
00:24:02une ligne un peu
00:24:03de non-retour
00:24:03à force d'affaiblir
00:24:05le texte
00:24:05de lecture en lecture.
00:24:07Et là,
00:24:07dans les dernières lectures,
00:24:08il y a encore eu
00:24:09deux choses
00:24:10qui m'ont perturbée.
00:24:11l'absence de délit d'entrave
00:24:13alors qu'on sait
00:24:14que ça pourrait être
00:24:14une bataille
00:24:16par les milieux
00:24:17les plus conservateurs
00:24:18et notamment
00:24:19les milieux religieux
00:24:21contre les personnes
00:24:22et contre leur possibilité
00:24:24d'accéder à ce droit.
00:24:25Et puis,
00:24:26cette mention
00:24:27de mort naturelle,
00:24:28alors ça paraît
00:24:28pas grand-chose
00:24:29mais je trouve
00:24:29que c'est une forme
00:24:30de gain idéologique
00:24:32donné à la droite
00:24:32et à l'extrême droite
00:24:33parce que les gens
00:24:34sont en fin de vie.
00:24:35Donc,
00:24:36l'idée de mort naturelle
00:24:37confirmait l'idée
00:24:38que ce droit
00:24:39n'était accessible
00:24:40qu'aux personnes
00:24:40en fin de vie
00:24:41et là,
00:24:42ça met le doute.
00:24:43Donc,
00:24:43voilà,
00:24:43moi,
00:24:43je trouve qu'on est allé
00:24:45un peu loin
00:24:45dans les compromis
00:24:46pour ce qui me concerne
00:24:47même très loin
00:24:48dans les compromis.
00:24:50Je pense que des cas
00:24:50comme Vincent Lambert
00:24:51qui avait défié l'actualité
00:24:54ne sont pas intégrés.
00:24:56Maintenant,
00:24:56une grande partie
00:24:57des malades
00:24:58de Parkinson
00:24:59voire de Charcot
00:25:00ne le sont plus
00:25:00tellement non plus
00:25:01parce qu'il ne faut avoir
00:25:05aucune espèce
00:25:05de dégénérescence
00:25:07d'une certaine manière
00:25:08intellectuelle.
00:25:09Donc,
00:25:09bon,
00:25:10écoutez,
00:25:10on est arrivé sur ce qu'on promis.
00:25:11Je pense qu'à la fin,
00:25:12il est quand même important
00:25:13de voter ce texte
00:25:14mais vraiment,
00:25:15on est à l'os,
00:25:16je vois,
00:25:16parce qu'on peut réduire de plus
00:25:17sauf à rendre cette loi caduque
00:25:19c'est-à-dire à ne plus
00:25:20en faire un véritable droit.
00:25:22Vous pensez que la loi
00:25:23va être adoptée
00:25:24cet après-midi ?
00:25:25Je pense,
00:25:26en tous les cas,
00:25:26qu'il y a des...
00:25:28Enfin,
00:25:29on va voir,
00:25:29il y a des députés
00:25:30qui probablement
00:25:32se questionnent encore.
00:25:33Je crois que c'est un texte
00:25:34sur lequel certains députés
00:25:36se questionneront
00:25:36jusqu'à la dernière seconde
00:25:37et jusqu'au moment
00:25:39où il faudra appuyer
00:25:40sur le bouton
00:25:41à toutes les lectures
00:25:42de ce texte.
00:25:42Donc,
00:25:43on va voir ce que ça va donner
00:25:44cet après-midi
00:25:45mais j'espère qu'il y aura
00:25:45une mobilisation importante.
00:25:47On avait beaucoup parlé
00:25:48des directives anticipées.
00:25:50Là,
00:25:50elles ne sont pas prises en compte
00:25:51dans le texte.
00:25:52C'est un regret pour vous ?
00:25:53Non,
00:25:53mais il y a ça,
00:25:54il y a les directives anticipées.
00:25:55Il y a un autre sujet
00:25:56qui est les personnes étrangères.
00:25:59Enfin,
00:25:59on fait la préférence nationale
00:26:00sur le droit à mourir.
00:26:01C'est assez incroyable.
00:26:02c'est-à-dire qu'il faut être
00:26:03de nationalité française
00:26:04ou avoir une résidence stable
00:26:05en France.
00:26:07En fait,
00:26:08vous voyez bien
00:26:08qu'aujourd'hui,
00:26:09il y a des Français
00:26:09qui vont en Belgique
00:26:10pour bénéficier de ce droit.
00:26:11Il est absolument incroyable
00:26:12que nous,
00:26:13nous fassions une sorte
00:26:15de préférence identitaire
00:26:16au moment de la mort.
00:26:18C'est tout à fait scandaleux.
00:26:19Donc,
00:26:19les directives anticipées,
00:26:20moi,
00:26:20j'étais pour dans le cas
00:26:22de certaines maladies.
00:26:23Pas forcément dans toutes
00:26:24les maladies
00:26:25mais dans certaines maladies.
00:26:26Ça a été refusé
00:26:27au nom du compromis
00:26:28dans l'Assemblée.
00:26:28Et je respecte ce compromis.
00:26:30Je pense simplement
00:26:31que, du coup,
00:26:32on passe à côté
00:26:32d'un certain nombre de cas
00:26:33de personnes
00:26:34qui souhaiteraient
00:26:35pouvoir avoir accès
00:26:36à ce droit
00:26:36et qui, de fait,
00:26:37en l'absence de directives
00:26:38anticipées,
00:26:39n'y auront pas droit.
00:26:40Je prends par exemple
00:26:41une personne
00:26:41qui a un accident de moto
00:26:43qui est en situation
00:26:45de mort cérébrale
00:26:46qui aurait pu,
00:26:46dans ses directives anticipées,
00:26:48dire si je suis en état
00:26:49de mort cérébrale,
00:26:50je souhaiterais une aide
00:26:51à mourir
00:26:51et qui n'en pourra pas
00:26:52en bénéficier en l'état.
00:26:54Donc, voilà,
00:26:54ça fait partie de ces cas
00:26:56qui me semblent
00:26:56être exclus
00:26:58un peu abusivement
00:26:59de ce droit.
00:27:00Merci beaucoup.
00:27:02Merci Stéphanie Despierre,
00:27:03Philippe Vigier.
00:27:04Est-ce qu'en tant
00:27:05que rapporteur du texte,
00:27:06finalement,
00:27:07vous avez écouté
00:27:08ceux qui,
00:27:09comme Justine Gruet,
00:27:10trouvent que le texte
00:27:10va trop loin,
00:27:11ceux qui,
00:27:12comme Sandrine Rousseau,
00:27:13trouvent qu'il ne va pas
00:27:13assez loin ?
00:27:14Votre rôle a été quoi ?
00:27:15Trouver le texte
00:27:17qui pouvait être adopté
00:27:18par une plus large
00:27:19majorité possible
00:27:20ici dans l'hémicycle ?
00:27:23Vous savez,
00:27:24moi,
00:27:24je réfute deux choses.
00:27:25D'abord,
00:27:25ceux qui nous disent
00:27:26qu'on appelle ça
00:27:27la va-vite.
00:27:27C'est un argument
00:27:28qu'on n'entend plus,
00:27:28d'ailleurs.
00:27:30Troisième lecture,
00:27:31on part au Sénat demain,
00:27:32on va revenir le 15 juillet,
00:27:34donc cinq ans de travail.
00:27:35Il n'y a pas un autre texte
00:27:36parlementaire,
00:27:36on n'est pas ces cinq ans.
00:27:37Pas un seul.
00:27:38Deuxième chose,
00:27:39j'entends ce que dit
00:27:39Sandrine Rousseau,
00:27:40je ne suis pas surpris
00:27:40à le souhaiter
00:27:41qu'il y ait
00:27:41directives anticipées.
00:27:43Je trouve que non,
00:27:44ça n'est pas bien
00:27:45dans ce texte.
00:27:45Pourquoi ?
00:27:46Directivement anticipée,
00:27:47vous écrivez
00:27:4810, 15, 20 ans avant
00:27:49que vous voulez
00:27:50le moment venu
00:27:51bénéficier de l'aide à mourir.
00:27:52Moi, je veux
00:27:53qu'il y ait la lucidité
00:27:54de la personne
00:27:54qui demande de l'aide à mourir
00:27:55à toute seconde,
00:27:56pour laquelle on n'a pas voulu
00:27:57de même que le sujet
00:27:59de l'auto-administration
00:28:00qui devait être
00:28:01non plus la règle,
00:28:02mais liberté totale.
00:28:04Donc, vous voyez,
00:28:04il a fallu trouver
00:28:05un chemin d'équilibre.
00:28:05D'ailleurs, ce texte,
00:28:06plus de 300 amendements
00:28:09ont été intégrés
00:28:10dans le texte.
00:28:11Ça veut dire,
00:28:11quelque part,
00:28:12il n'a pas été écrit
00:28:13à quatre mains,
00:28:13et il a été écrit
00:28:15par de multiples mains.
00:28:16Et après,
00:28:16il faut trouver
00:28:17un chemin d'équilibre.
00:28:18Ou, dernier mot,
00:28:19on a évité
00:28:20la judiciarisation du texte.
00:28:21Pas de délit d'entrave.
00:28:22Pas de délit d'incitation.
00:28:24Ça, c'était essentiel.
00:28:25Je me souviens parfaitement
00:28:26du cheminement
00:28:26où un délit était rentré
00:28:28puis un autre
00:28:28pour équilibrer
00:28:30comme sur un bateau.
00:28:31Donc, là,
00:28:31il a fallu revenir
00:28:32à l'essence du texte
00:28:33originel d'Olivier Falorni
00:28:35où il n'y avait
00:28:35pas de délit d'entrave
00:28:36et pas d'incitation.
00:28:37Un mot sur ces suppressions
00:28:39des deux délits,
00:28:40entrave et incitation.
00:28:41Et sur l'argument,
00:28:42on verra si on l'entend
00:28:43tout à l'heure
00:28:44parce que vous dites
00:28:44on n'en entend plus vraiment
00:28:45mais l'argument
00:28:46de la précipitation,
00:28:47vous le disiez,
00:28:48Justine Gruet,
00:28:48à vous,
00:28:48ça fait trois ans
00:28:49que vous étudiez le texte.
00:28:50On l'a commencé
00:28:51avant la dissolution.
00:28:52Commençons citoyenne avant.
00:28:54Est-ce qu'il n'est pas
00:28:54temps de trancher ?
00:28:55Évidemment,
00:28:56pour ceux qui s'opposent au texte,
00:28:57il n'y a jamais suffisamment
00:28:57de temps pour essayer
00:28:58de convaincre.
00:28:59Mais est-ce que là,
00:28:59il ne faut pas dire aux Français ?
00:29:00Voilà, nous prenons
00:29:01une décision sur le sujet.
00:29:02Ce qui me gêne,
00:29:03c'est l'équilibre politique
00:29:04qui a été trouvé
00:29:05plutôt qu'un équilibre éthique.
00:29:07Je me souviens
00:29:08d'Olivier Falorni
00:29:09qui disait dans l'hémicycle
00:29:10« Si vous voulez tout,
00:29:11vous n'aurez rien ».
00:29:12Et ça en dit tellement long
00:29:13sur l'intention.
00:29:15Concernant la judiciarisation
00:29:16avec le délit d'entrave
00:29:18et le délit d'incitation,
00:29:19il était deux fois plus grave
00:29:20d'entraver que d'inciter.
00:29:22Ça en dit long aussi,
00:29:23je trouve,
00:29:23sur la volonté
00:29:24des promoteurs du texte.
00:29:26Mais vous voyez
00:29:26que sur l'avortement,
00:29:27on prend cet exemple par exemple,
00:29:29il a fallu mettre
00:29:30un délit d'entrave
00:29:31tellement parfois
00:29:31il était compliqué
00:29:33pour les femmes
00:29:34d'avoir accès
00:29:34à l'interruption volontaire
00:29:36de grossesse.
00:29:36Simone Veil
00:29:37parlait d'un ultime recours
00:29:39d'une loi d'exception
00:29:40là où les promoteurs du texte
00:29:42parlent d'un droit universel.
00:29:44Laissons vivre ce nouveau droit
00:29:46et voyons,
00:29:48ça n'a pas été judiciarisé de suite
00:29:49dans le texte de l'IVG,
00:29:51ça a été plus tard.
00:29:52Et peut-être,
00:29:53pour revenir sur cet équilibre politique,
00:29:54on a Madame la Ministre
00:29:56qui, lorsqu'elle était députée,
00:29:58défendait le fait
00:29:59que ce soit une mort naturelle
00:30:00et qui, au banc,
00:30:01nous dit l'inverse.
00:30:02Et Monsieur Vigier
00:30:03qui nous disait à l'époque
00:30:04que c'était important
00:30:05qu'il y ait ce délit d'entrave
00:30:06pour que justement
00:30:07tout droit puisse être accessible
00:30:08à tout le monde.
00:30:09Et on voit que lorsqu'il devient rapporteur
00:30:11dans ce subtil équilibre politique
00:30:13qu'il faut trouver,
00:30:14eh bien le délit d'entrave
00:30:15devient moins important.
00:30:16Je vous laisse réponse,
00:30:17Philippe Vigier,
00:30:18mais je crois que vous vous y avez dit.
00:30:19Peut-être le délit d'entrave,
00:30:20on sera obligé d'y revenir
00:30:21dans quelques années
00:30:22si on se rend compte
00:30:23que les choses se compliquent.
00:30:25On a mis 20 ans
00:30:26avec la loi Veil.
00:30:27On verra ce qui se passera.
00:30:28Il ne faut pas expliquer
00:30:29comment vont s'écrire les choses
00:30:31avant qu'elles ne soient écrites.
00:30:32Si on nous dit
00:30:33aujourd'hui,
00:30:33il y aura des dérives
00:30:34dans deux ans,
00:30:34mais pas du tout.
00:30:35On a mis un certain nombre
00:30:36de garde-fous
00:30:36et puis il appartiendra
00:30:38à la génération
00:30:38de parlementaires derrière
00:30:39de voir ou non
00:30:40ce qui est acceptable,
00:30:41pas acceptable.
00:30:42Et moi, je pense que cette loi,
00:30:43elle est sécurisée une fois de plus.
00:30:45Pensons aux malades
00:30:46une seconde,
00:30:47à ceux qui tout à l'heure
00:30:48vont nous regarder,
00:30:49vont nous écouter
00:30:50et ils vont voir si ou non
00:30:51on répond à cette demande
00:30:52très importante pour eux.
00:30:53Et lecture définitive
00:30:54le 15 juillet,
00:30:55ce sera en direct sur LCP
00:30:57en une phrase,
00:30:58Justine Gruyac.
00:30:58J'espère qu'il n'y aura
00:30:59pas d'erreur commise
00:31:00étant donné qu'il n'y a
00:31:00pas de contrôle a priori.
00:31:02Sachez qu'on a été
00:31:03vraiment investis
00:31:05dans ce texte-là
00:31:05parce qu'on a entendu
00:31:06aussi ce qu'attendent
00:31:07nos concitoyens.
00:31:08Je vais vous poser
00:31:08une question un petit peu
00:31:10plus légère,
00:31:10même si vous allez me dire
00:31:11que le foot pour certains
00:31:13c'est très important aussi.
00:31:14Il y a un match,
00:31:14l'équipe de France joue ce soir.
00:31:15On demande à chaque député
00:31:16un pronostic,
00:31:18Philippe Vigier,
00:31:19France-Suède ce soir.
00:31:20Je souhaite que
00:31:21ce texte soit voté.
00:31:22Je pense qu'on ne sera pas
00:31:23loin du chiffre
00:31:24de la fois dernière.
00:31:25Il serait un vrai bonheur
00:31:26pour ces patients,
00:31:27pour ces malades,
00:31:27pas pour nous.
00:31:28Et sur le match
00:31:29de l'équipe de France,
00:31:30Philippe Vigier,
00:31:30je suis désolé,
00:31:31je me suis permis de faire...
00:31:32On va gagner là.
00:31:33Vous allez voir,
00:31:34ça va être exceptionnel.
00:31:35Alors, peut-être qu'il y aura
00:31:37deux scores positifs
00:31:39de votre côté.
00:31:40Justine Gruyac,
00:31:41je sais que c'est
00:31:41beaucoup moins grave
00:31:42que le texte
00:31:43qui vous occupe tout à l'heure,
00:31:45mais le football,
00:31:45ça fait vibrer
00:31:46les Français également,
00:31:47Justine Gruyac.
00:31:48Sincèrement,
00:31:49je n'ai aucune idée.
00:31:50Je suis juste fière
00:31:51de leur parcours
00:31:52et je leur souhaite
00:31:52qu'ils aillent
00:31:52le plus loin possible.
00:31:53Bon, très bien.
00:31:54Merci Alain,
00:31:55comme à l'autre.
00:31:56On va suivre les résultats.
00:31:56On va rester pour le focus
00:31:57dans cette émission.
00:32:04Plusieurs travaux en ce moment
00:32:05sur l'intelligence artificielle
00:32:06ici à l'Assemblée.
00:32:07On va retrouver
00:32:08la députée Céline Calvels.
00:32:09Elle s'est intéressée
00:32:10aux conséquences de l'IA
00:32:11sur la culture.
00:32:13Bonjour,
00:32:13vous êtes intéressée
00:32:14aux conséquences de l'IA
00:32:15sur la culture,
00:32:16sur l'éducation,
00:32:17sur la création en général.
00:32:18Quel est le grand enseignement
00:32:19du rapport
00:32:20que vous livrez
00:32:20après quelques mois
00:32:21de travaux
00:32:22de cette mission d'information ?
00:32:23Quelques mois de travaux,
00:32:24c'est six mois de travaux
00:32:25avec des auditions
00:32:26de plus de 200 personnes,
00:32:27des ministres,
00:32:27des chercheurs,
00:32:28des artistes
00:32:28et des entreprises.
00:32:29En fait,
00:32:30l'IA a déjà
00:32:31des conséquences
00:32:32très importantes
00:32:33dans la culture
00:32:34et l'éducation.
00:32:35Et ses effets
00:32:35sont ambivalents.
00:32:36Il n'y a pas que du mauvais,
00:32:37il n'y a pas que du bon
00:32:38et il faut souligner par exemple
00:32:40que si dans la culture
00:32:41l'IA stimule la création,
00:32:42elle a des impacts majeurs
00:32:44aussi sur des métiers
00:32:45et sur plus profondément
00:32:46le partage de la valeur
00:32:47sur toute la chaîne créative.
00:32:49Dans l'éducation,
00:32:50on voit que l'IA
00:32:51nous permet
00:32:51de davantage personnaliser,
00:32:53d'inclure
00:32:54et de faire que les apprentissages
00:32:55soient encore plus efficaces.
00:32:56Mais elle pose des conditions,
00:32:58des conditions de formation,
00:32:59des enseignants,
00:33:00des élèves,
00:33:01mais aussi sur la manière
00:33:02dont on va faire
00:33:03plus tard l'évaluation.
00:33:05Donc l'IA est déjà là,
00:33:07elle a des bons côtés,
00:33:08elle a des mauvais côtés.
00:33:09Il faut vraiment
00:33:10qu'on en ait
00:33:10la pleine visibilité
00:33:12pour en avoir
00:33:13la pleine maîtrise.
00:33:14Vous parliez justement
00:33:15d'éducation,
00:33:16dans vos recommandations,
00:33:16vous expliquez
00:33:17qu'il faut utiliser l'IA
00:33:19dès la sixième,
00:33:19apprendre aux élèves.
00:33:20Pourquoi ?
00:33:21Aujourd'hui,
00:33:22la doctrine de l'éducation nationale,
00:33:24c'est de faire manipuler l'IA
00:33:26seulement dès la quatrième
00:33:28avec bien sûr
00:33:28une forme de sensibilisation avant.
00:33:31Or aujourd'hui,
00:33:31on voit que les 8-12 ans
00:33:33utilisent à plus de 30% l'IA
00:33:35et ça va de jour en jour plus.
00:33:37Et je pense qu'il ne faut pas
00:33:38attendre qu'ils soient
00:33:40en quatrième
00:33:41pour pouvoir le faire.
00:33:42Il faut pouvoir les aider
00:33:43à manipuler,
00:33:44puisqu'ils le font déjà,
00:33:45mais à manipuler
00:33:46avec maîtrise
00:33:47ce que sont ces outils d'IA.
00:33:50Vous proposez également
00:33:51de mettre un filtre,
00:33:52une sorte de filtre IA
00:33:53sur les réseaux sociaux.
00:33:54Est-ce que vous pouvez
00:33:55nous expliquer précisément
00:33:56votre proposition
00:33:57et quel est son objectif ?
00:33:58En fait,
00:33:58elle est double.
00:33:59D'un côté,
00:33:59c'est de pouvoir exiger
00:34:01que des contenus
00:34:02qui ont utilisé l'IA
00:34:04puissent être,
00:34:06qu'on puisse informer
00:34:07l'usager dessus.
00:34:08Bien sûr,
00:34:09quand c'est un artiste
00:34:10qui a utilisé l'IA
00:34:10et sa dose de création humaine
00:34:12est là,
00:34:12c'est une œuvre.
00:34:13Mais par contre,
00:34:14on a beaucoup
00:34:14de promptes simples
00:34:16qui font que
00:34:17les contenus culturels
00:34:19sont simplement automatisés.
00:34:20Et donc ça,
00:34:21il faut vraiment
00:34:21pouvoir le montrer.
00:34:22Des plateformes le font déjà.
00:34:24Et il faut,
00:34:24et ça c'est le deuxième point,
00:34:26il faut aussi
00:34:26que cette plateforme
00:34:27consacre davantage
00:34:28les créations dites humaines
00:34:29que des simples automatisations
00:34:31et reproductions
00:34:32de contenus déjà existants.
00:34:34Et concrètement,
00:34:34ça veut dire quoi ?
00:34:35Ça veut dire qu'en regardant
00:34:35une vidéo Instagram
00:34:36qui est générée par l'IA,
00:34:37on aurait un petit clignotant
00:34:38« attention,
00:34:38généré par l'IA,
00:34:39obligatoire, c'est ça ? »
00:34:40C'est déjà le cas
00:34:41sur beaucoup de plateformes.
00:34:42La vraie question,
00:34:43c'est de déterminer
00:34:44est-ce que cet IA
00:34:45a été déterminant
00:34:47simplement pour aider
00:34:48la création humaine
00:34:49ou est-ce que ça a été
00:34:50juste une reproduction automatisée.
00:34:52Donc d'indiquer
00:34:52qu'il y ait de l'IA,
00:34:53il ne faudrait pas non plus
00:34:54retomber dans une censure
00:34:55de toute utilisation de l'IA.
00:34:57Moi, ce rapport,
00:34:58et on l'a fait
00:34:58avec une extrême conviction,
00:35:00c'est de dire que
00:35:01oui, il faut embrasser l'IA,
00:35:03il faut utiliser
00:35:03l'intelligence artificielle.
00:35:05Par contre,
00:35:05il ne faut pas
00:35:06que la création humaine
00:35:07soit remplacée
00:35:08ou invisibilisée
00:35:09par les créations artificielles.
00:35:11Vous avez des inquiétudes
00:35:12aussi concernant
00:35:13les droits d'auteur,
00:35:14les droits des artistes.
00:35:16Qu'est-ce que vous prônez
00:35:17pour les protéger ?
00:35:18En fait,
00:35:19c'est non seulement
00:35:19de remettre sur la table
00:35:20une proposition de loi
00:35:22qui reconnaît
00:35:23une présomption d'utilisation
00:35:24des contenus culturels
00:35:26dans l'entraînement.
00:35:26Telle que, finalement,
00:35:27Renaissance n'avait pas soutenu
00:35:29une proposition de loi
00:35:30qui venait du Sénat ?
00:35:31Pas soutenue
00:35:32parce que telle qu'elle était posée,
00:35:33elle ne devait pas contenir.
00:35:34Mais pour autant,
00:35:35cette présomption,
00:35:36moi, ça fait un an
00:35:37que je la soutiens,
00:35:38je pense que c'est intéressant.
00:35:38Par contre,
00:35:39elle a été surestimée,
00:35:41cette PPL.
00:35:41Elle ne peut pas répondre à tout
00:35:42et elle ne peut pas détruire tout.
00:35:44Or, c'est un peu
00:35:45ce qu'il y a eu
00:35:45ces derniers temps.
00:35:46Donc, il faut,
00:35:47au niveau européen,
00:35:48mettre un tiers de confiance
00:35:49qui puisse faire le lien
00:35:50entre les ayants droit
00:35:51des contenus culturels
00:35:53et aussi les fournisseurs d'IA.
00:35:54Et il faut aussi,
00:35:56et ça, c'est une proposition
00:35:57que je fais,
00:35:57qu'on puisse mettre en place
00:35:58une contribution,
00:35:59mais une contribution
00:36:00des fournisseurs d'IA
00:36:02qui puissent établir
00:36:03un marché de licence.
00:36:05Aujourd'hui,
00:36:05on a des fournisseurs
00:36:06qui ne parlent pas
00:36:07aux créateurs.
00:36:08Il faut que les deux
00:36:09puissent se parler.
00:36:10Le partage de la valeur,
00:36:11aujourd'hui,
00:36:12n'est pas le bon
00:36:14parce que des contenus culturels
00:36:15ont été travaillés
00:36:17et ont alimenté des IA
00:36:19qui, elles-mêmes,
00:36:20fournissent des contenus
00:36:21concurrents
00:36:22des artistes
00:36:22et des des endroits.
00:36:23Donc, il y a quelque chose
00:36:24à régler.
00:36:24Merci beaucoup.
00:36:27Et bienvenue à vous.
00:36:28Si vous nous rejoignez
00:36:28sur LCP,
00:36:29nous sommes à 25 minutes
00:36:30à peu près de la séance
00:36:31des questions au gouvernement
00:36:32à suivre en direct
00:36:33en intégralité.
00:36:35N'oubliez pas qu'après,
00:36:35on revient sur les temps forts
00:36:36avec deux députés,
00:36:38quatre citoyens.
00:36:39Si vous souhaitez participer
00:36:40à la rentrée prochaine,
00:36:41le QR code s'affiche.
00:36:43Et tout au long
00:36:44de cette émission,
00:36:44on va retrouver
00:36:44avec les députés
00:36:45qui vont interpeller
00:36:46le gouvernement,
00:36:47Stéphanie Despierre
00:36:48et Dario Borgogno.
00:36:49Marion Becker
00:36:50arrête-elle dans l'hémicycle
00:36:51de l'Assemblée nationale
00:36:51avec la liste des thèmes
00:36:53que les députés évoqueront
00:36:54dans un instant.
00:36:55Et puis, on vous fera vivre
00:36:56comme chaque mardi
00:36:57l'arrivée du Premier ministre,
00:36:58Sébastien Lecornu
00:36:59et des membres
00:37:00de son gouvernement.
00:37:01Marion, je le disais,
00:37:02on vous retrouve
00:37:02depuis l'hémicycle.
00:37:03Quels seront les thèmes
00:37:04abordés aujourd'hui, Marion ?
00:37:07Eh bien Elsa,
00:37:08cette semaine encore,
00:37:09les députés vont interpeller
00:37:10le gouvernement
00:37:10sur la canicule.
00:37:12Quelles conséquences
00:37:13tirer de cet épisode
00:37:14de chaleur ?
00:37:16Quelles mesures prendre ?
00:37:17Par exemple,
00:37:18pour l'agriculture
00:37:19ou pour l'élevage ?
00:37:20Ce sont quelques-unes
00:37:21des questions
00:37:22que poseront
00:37:22les députés.
00:37:23L'opposition va dénoncer
00:37:25l'inaction climatique
00:37:26du gouvernement
00:37:27et l'inadaptation
00:37:29de la société.
00:37:31Assez forte chaleur
00:37:32par la voix
00:37:33de Cyriel Châtelain
00:37:34et de Damien Girard
00:37:35pour les écologistes,
00:37:36de Mathilde Ignier
00:37:37pour la France Insoumise
00:37:38ou encore de Guillaume Garraud
00:37:40pour le Parti Socialiste.
00:37:41Et puis,
00:37:42le député gauche,
00:37:42démocrate et républicaine,
00:37:44Emmanuel Morel,
00:37:45va lui demander
00:37:46au gouvernement
00:37:47de revoir
00:37:48ses arbitrages budgétaires
00:37:50pour faire face
00:37:51aux futurs canicules.
00:37:53Merci beaucoup,
00:37:54Marion Becker.
00:37:55Et on revient
00:37:56sur ce thème principal
00:37:57avec nos deux invités.
00:37:58Michael Taverne,
00:37:59bonjour.
00:37:59Bonjour.
00:38:00Député Rassemblement National
00:38:01du Nord,
00:38:02Loïc Carvran,
00:38:02bonjour.
00:38:03Bonjour.
00:38:03Député horizon
00:38:04et indépendant
00:38:05du Cher.
00:38:06Petit mot rapide,
00:38:07l'un comme l'autre
00:38:07dans vos circonscriptions.
00:38:09Comment ça s'est passé
00:38:10la semaine dernière,
00:38:11Loïc Carvran ?
00:38:11Difficile.
00:38:12Des chaleurs
00:38:13qui ont beaucoup
00:38:13éprouvé les corps,
00:38:14des tensions
00:38:15sur les hôpitaux,
00:38:16des décès,
00:38:17malheureusement,
00:38:17on n'a pas encore
00:38:18les chiffres,
00:38:18mais on voit
00:38:19une forte activité
00:38:20dans les chambres funéraires,
00:38:21chez les pompes funèbres,
00:38:22etc.,
00:38:23des hôpitaux sous tension.
00:38:24Et puis,
00:38:24beaucoup d'impact
00:38:25sur l'agriculture.
00:38:26Moi,
00:38:26je suis un département
00:38:27très agricole
00:38:28et les conditions climatiques
00:38:29de ces derniers jours,
00:38:30elles vont avoir
00:38:31beaucoup d'impact
00:38:32sur les récoltes.
00:38:33Et il y aura
00:38:33plusieurs questions
00:38:34dans ce sens.
00:38:35Michael Taverne,
00:38:36dans le Nord,
00:38:36on a aussi éprouvé
00:38:38fortement cette canicule.
00:38:39Oui,
00:38:40bien sûr,
00:38:40avec des intempéries
00:38:42qui ont eu
00:38:43des dommages
00:38:44assez importants,
00:38:45notamment dans ma circonscription,
00:38:46la commune de Landrossie.
00:38:47Et j'ai une pensée
00:38:48pour les habitants,
00:38:49pour les élus de Landrossie
00:38:50qui ont fait un travail
00:38:52formidable,
00:38:53considérable.
00:38:53Et il y a vraiment
00:38:54un élan de générosité
00:38:56dans la circonscription.
00:38:57C'est peut-être
00:38:57la caractéristique
00:38:58du département du Nord,
00:38:59mais c'est vrai,
00:39:00beaucoup d'intempéries
00:39:02et beaucoup de dégâts
00:39:03matériels,
00:39:03malheureusement.
00:39:04Alors,
00:39:05on l'a vu
00:39:05et vous allez le vivre
00:39:06lors de la séance
00:39:07des questions au gouvernement.
00:39:08Le gouvernement va être
00:39:09mis à rude épreuve
00:39:10justement sur cette question
00:39:11de la canicule.
00:39:12On va retrouver
00:39:12le député Emmanuel Morel,
00:39:14député du groupe
00:39:14de la gauche,
00:39:16démocrate et républicaine,
00:39:17au micro de Dario Borgogno.
00:39:18Oui,
00:39:19Emmanuel Morel,
00:39:19qu'est-ce que vous allez
00:39:20demander concrètement
00:39:21au gouvernement
00:39:22cet après-midi ?
00:39:23Écoutez,
00:39:24je vais surtout réagir
00:39:25aux propos du chef de l'État
00:39:26qui a déclaré
00:39:27pas plus tard qu'aujourd'hui
00:39:28qu'il pensait avoir tout fait
00:39:29pour lutter contre la canicule
00:39:31en France.
00:39:31Moi,
00:39:31je constate qu'il y a encore
00:39:32des millions de Français,
00:39:34que ce soit à l'hôpital,
00:39:35dans les transports collectifs
00:39:37ou les enfants à l'école
00:39:38qui ont suffoqué
00:39:39la semaine dernière
00:39:40à cause des chaleurs extrêmes.
00:39:42Et je trouve que les politiques publiques
00:39:43ne sont pas à la hauteur
00:39:44de ce défi d'ampleur.
00:39:46Et la question
00:39:47que je vais poser précisément,
00:39:48c'est qu'est-ce que le gouvernement
00:39:49fait concrètement
00:39:50d'un point de vue budgétaire
00:39:52pour régler le problème ?
00:39:53Parce qu'il y a les grands discours,
00:39:54ceux de M. Macron,
00:39:55ceux de M. Cornu,
00:39:56et puis il y a la réalité budgétaire
00:39:58où on diminue le fonds vert
00:39:59à des destinations
00:40:00des collectivités,
00:40:01on diminue l'investissement
00:40:03dans les transports publics,
00:40:05alors qu'on a besoin
00:40:06de rénover le matériel.
00:40:07L'hôpital public,
00:40:08il n'a pas les moyens
00:40:09de rénover ses établissements.
00:40:11Bref, il y a,
00:40:12contrairement à ce que dit
00:40:13Mme Barbu,
00:40:14qui parle d'un mur d'investissement,
00:40:15la réalité,
00:40:16c'est qu'il y a un sous-investissement.
00:40:17Or là, il y a urgence.
00:40:19Et la question que je vais poser,
00:40:20c'est est-ce que vous croyez vraiment
00:40:21que la priorité aujourd'hui,
00:40:22c'est continuer
00:40:23à dépenser des milliards d'euros
00:40:25en exonération
00:40:25de cotisation sociale
00:40:27ou en privilèges fiscaux
00:40:28pour les plus riches,
00:40:29alors qu'il y a un enjeu
00:40:30pour les Français,
00:40:31tout de suite,
00:40:32maintenant,
00:40:33qui est de l'adaptation
00:40:35au changement climatique.
00:40:36Et pour vous,
00:40:36ça serait quoi la mesure prioritaire
00:40:38d'urgence
00:40:38qu'il faut absolument prendre
00:40:39le plus rapidement possible ?
00:40:40La mesure d'urgence,
00:40:42c'est multiplier
00:40:42les investissements
00:40:43pour l'hôpital,
00:40:45pour les transports,
00:40:46pour les écoles.
00:40:47Aujourd'hui,
00:40:47on a des établissements
00:40:48qui sont mal isolés,
00:40:50qui sont mal climatisés,
00:40:51on a des passoires thermiques,
00:40:53et donc la priorité
00:40:54des priorités,
00:40:55c'est investir tout de suite.
00:40:57On a les savoir-faire en France,
00:40:58on a les techniciens,
00:41:00on a les ingénieurs
00:41:00pour régler le problème,
00:41:01mais il manque l'argent,
00:41:02et ça,
00:41:03c'est le rôle du gouvernement.
00:41:04Et on verra leurs réponses.
00:41:05Merci beaucoup,
00:41:05M. Morel.
00:41:06Merci, Dario Borgogno.
00:41:08Loïc Caron,
00:41:09Emmanuel Morel dit
00:41:10qu'il faut maintenant
00:41:11faire des choix budgétaires,
00:41:13rénover les écoles,
00:41:14rénover les hôpitaux,
00:41:15ça coûte de l'argent,
00:41:16mais c'est des choix.
00:41:17Oui,
00:41:18je pense que d'abord,
00:41:19il faut accepter
00:41:20ce principe de la climatisation.
00:41:21Moi,
00:41:21j'ai trouvé que le débat
00:41:22sur non à la climatisation,
00:41:24toutes ces positions,
00:41:25elles étaient idéologiques,
00:41:28et très hypocrites,
00:41:30idéologiques,
00:41:31parce que là,
00:41:31le choix maintenant,
00:41:32c'est est-ce qu'on sort
00:41:33la chaleur des logements
00:41:34vers l'extérieur
00:41:35ou est-ce qu'on sort
00:41:36les gens les pieds devant
00:41:37vers l'extérieur ?
00:41:38C'est ça qui se passe.
00:41:40Et je déplore vraiment
00:41:41une attitude très idéologique
00:41:42d'une partie de la gauche
00:41:43et je dis aussi très urbain,
00:41:45parce que la question
00:41:46de l'îlot de chaleur
00:41:46et tout ça,
00:41:47c'est peut-être valable en ville,
00:41:48mais vous avez une grande partie
00:41:49des gens qui vivent
00:41:50dans des habitats peu denses,
00:41:52des maisons isolées.
00:41:53Je vous fais répondre tout de suite.
00:41:54Vous dénoncez l'idéologie
00:41:55d'une partie de la gauche,
00:41:56mais pourquoi ça n'a pas été fait
00:41:57plus tôt à Emmanuel Macron ?
00:41:58Ça fait dix ans
00:41:59qu'il est élu quasiment.
00:42:00Il pouvait climatiser
00:42:01les hôpitaux
00:42:02ou climatiser les écoles
00:42:04plus tôt ?
00:42:04Oui, je crois qu'on a
00:42:05un vrai problème
00:42:06d'exécution des politiques publiques
00:42:08de manière générale.
00:42:09Moi, je salue l'annonce
00:42:10du Premier ministre
00:42:11d'acheter des centaines
00:42:13de climatiseurs
00:42:13pour équiper les hôpitaux.
00:42:15C'est ça qu'on attend
00:42:15de l'exécutif.
00:42:16Tout se résout pas...
00:42:17après la grosse phase
00:42:18de canicule, Loïc.
00:42:19Mais tout se résout pas
00:42:20par la loi.
00:42:21Il y a vraiment un défaut,
00:42:22je trouve, d'exécutif
00:42:23depuis plusieurs années.
00:42:25Justement, Mickaël Taverne,
00:42:26vous, vous proposez
00:42:28de climatiser.
00:42:29On a vu que le Rassemblement
00:42:30national, en revanche,
00:42:31avait eu un petit peu
00:42:32de difficulté à dire
00:42:33combien ça coûtait.
00:42:34Ça coûte combien
00:42:35de climatiser,
00:42:36de généraliser la climatisation
00:42:37telle que la solution
00:42:38que vous proposez ?
00:42:39Écoutez,
00:42:40si les Français
00:42:41nous font confiance,
00:42:42sur le premier quinquennat,
00:42:43ce sera un investissement
00:42:43de 10 milliards.
00:42:4410 milliards d'euros
00:42:45pour climatiser les EHPAD,
00:42:47les écoles,
00:42:48les hôpitaux
00:42:48et les crèches.
00:42:49Et d'ailleurs,
00:42:50Marine Le Pen a été
00:42:51une des premières
00:42:52à défendre son plan climatisation.
00:42:54Et rappelez-vous d'ailleurs
00:42:54Philippe Juvin,
00:42:56DLR,
00:42:56qui a dit,
00:42:57il n'y a pas très longtemps
00:42:57dans les médias,
00:42:58oui, Marine Le Pen avait raison.
00:43:00Oui, parce qu'en 2012,
00:43:01Marine Le Pen parlait déjà
00:43:02du localisme.
00:43:03Et elle parlait aussi
00:43:04de réindustrialiser.
00:43:05Parce que vous savez
00:43:06que l'empreinte carbone,
00:43:07la plupart sont issues
00:43:09des exportations,
00:43:10des importations.
00:43:11Et là-dessus,
00:43:12Marine Le Pen a été
00:43:12parfaitement claire.
00:43:13Aujourd'hui,
00:43:14il faut penser au bien-être
00:43:15des Françaises
00:43:16et des Français.
00:43:17Et notamment avec le chauffage,
00:43:19parce qu'on parle toujours
00:43:19du chauffage,
00:43:20mais aujourd'hui,
00:43:20on ne peut pas dissocier
00:43:21le chauffage.
00:43:21Et la climatisation,
00:43:23la seule possibilité
00:43:24pour rafraîchir une pièce,
00:43:25c'est de climatiser
00:43:26comme le font
00:43:27la plupart des pays du monde.
00:43:28Donc pendant longtemps,
00:43:29ça a été assujettable
00:43:30en France,
00:43:30mais aujourd'hui,
00:43:31c'est une priorité.
00:43:32Est-ce que c'est la seule solution,
00:43:33Loïc Caron ?
00:43:34Parce que,
00:43:34alors, vous allez dire,
00:43:35c'est peut-être
00:43:36une réflexion d'urbaine.
00:43:37Mais on voit bien
00:43:38quand on passe dans la rue
00:43:39et que les boutiques
00:43:40sont climatisées,
00:43:41on ressent bien
00:43:42la chaleur qui sort dehors.
00:43:43Est-ce que ça ne chauffe pas
00:43:44quand même un petit peu
00:43:45les rues ?
00:43:45Alors, vous allez me dire,
00:43:46à la campagne,
00:43:46c'est peut-être moins le souci,
00:43:48mais quand même.
00:43:48Et puis,
00:43:49on voit aussi des exemples
00:43:50de rénovation thermique
00:43:52de bâtiments
00:43:52qui suffisent
00:43:53à rafraîchir des pièces
00:43:55et où la climatisation
00:43:56n'est pas forcément nécessaire.
00:43:58Moi, je crois
00:43:58que la climatisation,
00:43:59elle est indispensable.
00:44:01C'est jamais la seule solution,
00:44:03mais elle va venir
00:44:03en complément.
00:44:04Si on a fait le reste,
00:44:05ça va permettre
00:44:06de moins l'utiliser,
00:44:07de moins en dépendre aussi,
00:44:08parce qu'on a vu
00:44:09que parfois,
00:44:09on a des coupures d'électricité.
00:44:11Donc, ça ne veut pas dire
00:44:11qu'il ne faut pas faire le reste.
00:44:13On en a vécu
00:44:14à l'Assemblée nationale aussi,
00:44:15des problèmes de climatisation
00:44:16en fin de semaine.
00:44:16Est-ce qu'on peut laisser
00:44:17des chambres d'hôpitaux
00:44:18monter à 36, 38 degrés,
00:44:20des chambres d'EHPAD, etc.
00:44:22Non.
00:44:22Et les autres solutions,
00:44:24elles peuvent faire baisser
00:44:25un peu la température,
00:44:26mais jamais autant
00:44:27que ce que fera une climatisation.
00:44:29Michael Taverne,
00:44:30vous dites climatisation nécessaire.
00:44:32Marine Le Pen l'avait proposé
00:44:33l'année dernière
00:44:34quand on avait connu
00:44:35des fortes chaleurs.
00:44:36Le procès, entre guillemets,
00:44:37qui est faux
00:44:38au Rassemblement national,
00:44:39c'est d'avoir longtemps considéré
00:44:41que les rapports du GIEC
00:44:42étaient alarmistes
00:44:43et maintenant
00:44:44de reprocher au gouvernement
00:44:45de ne pas les avoir écoutés
00:44:46pour ne pas s'être adaptés.
00:44:48Qu'est-ce que vous répondez
00:44:49à ceux qui vous disent
00:44:49que c'est un peu facile
00:44:50après avoir dit
00:44:52minimiser le réchauffement climatique
00:44:53de dire aujourd'hui
00:44:54il aurait fallu climatiser ?
00:44:55Je rappelle juste
00:44:56qu'il y a quelques mois
00:44:57on disait que climatiser
00:44:58c'était une mesure
00:44:59d'extrême droite.
00:45:00Donc à un moment
00:45:01il faut arrêter cette démagogie.
00:45:02Et sur ce que vous avez dit
00:45:04sur le GIEC par exemple ?
00:45:05Oui, mais nous l'avons dit
00:45:07déjà depuis très longtemps.
00:45:08Aujourd'hui en fait
00:45:08le réchauffement climatique
00:45:09parce qu'il y a un dérèglement climatique
00:45:11il ne faut pas le nier
00:45:11mais quand on voit
00:45:13l'empreinte carbone
00:45:14et les émissions de CO2
00:45:15de la France
00:45:15ce n'est même pas 1%
00:45:16de l'émission de CO2
00:45:18au niveau mondial.
00:45:19Donc il y a un moment
00:45:20il faut arrêter les caricatures.
00:45:22Nous nous avons proposé
00:45:23de climatiser.
00:45:24Il y a plusieurs possibilités
00:45:25de climatisation.
00:45:27On parle systématiquement
00:45:28de climatiseurs
00:45:28mais il y a également
00:45:30la possibilité
00:45:31avec d'autres technologies
00:45:32notamment avec notre projet
00:45:34100% Rénov
00:45:35avec des matériaux français
00:45:36produits par des entreprises françaises
00:45:38notamment de la peinture réfléchissante
00:45:40qui permettrait
00:45:40d'isoler beaucoup mieux
00:45:41les habitations.
00:45:43Loïc Herbrand
00:45:44sur ce que dit
00:45:44le Rassemblement National
00:45:46en disant
00:45:46finalement
00:45:47vous vous rejoignez peut-être
00:45:48en disant que la clim
00:45:49a été taboue longtemps.
00:45:50Là maintenant
00:45:50on a le sentiment
00:45:51que c'est la solution à tout ?
00:45:53Oui, alors après
00:45:54comme le disait
00:45:54le député Taverne
00:45:55il y a plusieurs manières
00:45:57de climatiser
00:45:57on parle beaucoup
00:45:58de géothermie
00:45:59par exemple etc
00:45:59pour amener du froid
00:46:01mais ce qui est sûr
00:46:01c'est que en fait
00:46:02les deux combats
00:46:03doivent se mener de front
00:46:04il y a un combat
00:46:05de fond
00:46:06contre le changement climatique
00:46:07et ça il faut continuer à le faire
00:46:08mais c'est pas parce qu'on fait ça
00:46:09qu'on n'aura pas besoin
00:46:11de climatiser
00:46:12parce que là
00:46:12on subit un changement climatique
00:46:14qui est mondial
00:46:15et donc il faut absolument
00:46:16s'adapter
00:46:17absolument climatiser
00:46:18nos hôpitaux
00:46:18nos EHPAD etc
00:46:19On va retrouver le député écologiste
00:46:21Damien Girard
00:46:22salle des 4 colonnes
00:46:24Oui Damien Girard
00:46:25qu'est-ce que vous allez demander
00:46:26au gouvernement
00:46:26cet après-midi ?
00:46:27Je crois que vous avez
00:46:27un point particulier
00:46:28sur les agriculteurs
00:46:29notamment ceux
00:46:29de votre circonscription
00:46:30du Morbihan
00:46:31En tout cas je vais les interroger
00:46:33sur les conséquences
00:46:34de la canicule
00:46:35notamment chez les éleveurs
00:46:37en fait
00:46:37là la période
00:46:38qui s'arrête
00:46:40ou qui se termine
00:46:40et qui va peut-être reprendre
00:46:41en quelques jours
00:46:41on n'en sait rien
00:46:42a fait que chez les éleveurs
00:46:44dans le Morbihan
00:46:44un million de volailles
00:46:45chaque jour est mort
00:46:46et en fait
00:46:48les services d'écarissage
00:46:49n'ont pas été en capacité
00:46:50de
00:46:52pardon
00:46:53de traiter
00:46:54toute cette mortalité
00:46:56les éleveurs
00:46:57ont été autorisés
00:46:58à enfouir
00:46:59dans leurs parcelles
00:47:01dans leurs exploitations
00:47:02jusqu'à 3 tonnes
00:47:03par 3 tonnes
00:47:04et donc ça va avoir
00:47:05probablement
00:47:06des conséquences sanitaires
00:47:07importantes
00:47:07et donc moi
00:47:08au moment où la loi
00:47:09d'urgence agricole
00:47:10est débattue au Sénat
00:47:12je pose la question
00:47:13de l'industrialisation
00:47:14de cette agriculture
00:47:15qui n'est absolument pas robuste
00:47:17par rapport au nouveau
00:47:18régime climatique
00:47:18dans lequel nous sommes
00:47:19merci beaucoup Damien Gérard
00:47:21merci Dario Borgogno
00:47:23vous parliez aussi
00:47:23Loïc Hervran
00:47:24de l'impact
00:47:25sur l'agriculture
00:47:26dans votre circonscription
00:47:28effectivement on peut imaginer
00:47:29que pour les bêtes
00:47:30cette chaleur aussi
00:47:30est très difficile à supporter
00:47:32oui on a déjà un impact
00:47:33sur les rendements
00:47:34céréaliers
00:47:34là on voit qu'on est
00:47:35entre moins 10
00:47:36moins 30%
00:47:36sur les rendements
00:47:37des récoltes
00:47:38qui sont en train
00:47:39d'être faites
00:47:39et des moissons
00:47:40qui se terminent
00:47:40au moins 15 jours
00:47:41plus tôt que d'habitude
00:47:42et puis sur la partie élevage
00:47:44on a un vrai sujet
00:47:44sur la partie avicole
00:47:46où il y a effectivement
00:47:46des millions de volailles
00:47:47qui sont mortes en France
00:47:49de la chaleur
00:47:50et pas que seulement
00:47:52comme disait le député écologiste
00:47:53dans les élevages
00:47:54dits industriels
00:47:55moi j'aime pas ce mot
00:47:56mais aussi en élevage
00:47:57de plein air
00:47:57et puis même les pâturages
00:47:59là il y a des mesures
00:47:59qui sont prises
00:48:00mais elles sont tardives
00:48:01par exemple l'autorisation
00:48:02de faucher les jachères
00:48:03c'est pris bien trop tard
00:48:05aujourd'hui
00:48:05vous n'avez plus d'herbe
00:48:06dans les jachères
00:48:06c'est trop tard pour faucher
00:48:07en réalité
00:48:08il y a tout aussi
00:48:09une adaptation
00:48:10de l'agriculture
00:48:11à ces pics de chaleur
00:48:12on voit qu'il y a aussi
00:48:14les problèmes d'assurance
00:48:15parfois
00:48:15que peuvent connaître
00:48:16les agriculteurs
00:48:17Michael Taverne
00:48:17oui alors moi
00:48:18je suis élu
00:48:19comme mon collègue Carverand
00:48:21dans une circonscription
00:48:22très rurale
00:48:22où effectivement
00:48:23la plupart des exploitations
00:48:25se consacrent
00:48:26à l'élevage
00:48:27notamment
00:48:28pour le lait
00:48:29etc
00:48:30donc ils sont
00:48:30aussi très impactés
00:48:32par cette canicule
00:48:34par ce dérèglement climatique
00:48:35mais aujourd'hui
00:48:36il faut sortir aussi
00:48:37des caricatures
00:48:38notamment des députés écologistes
00:48:40qui considèrent
00:48:41que seuls eux
00:48:42peuvent parler d'écologie
00:48:43alors que non
00:48:44nous avons des mesures
00:48:45également très efficaces
00:48:47pragmatiques
00:48:47pour lutter notamment
00:48:48contre le dérèglement climatique
00:48:50et pour préserver
00:48:50notre agriculture
00:48:51notamment je parle
00:48:53de la gestion de l'eau
00:48:54avec certaines possibilités
00:48:55de rétention
00:48:56les écologistes
00:48:57y sont opposés
00:48:59et nous
00:49:00je pense qu'il faut
00:49:00faire confiance
00:49:01aux agriculteurs
00:49:02pour essayer justement
00:49:03de valoriser
00:49:04de nouvelles fois
00:49:04l'agriculture française
00:49:05et surtout
00:49:06de défendre
00:49:07l'exploitation
00:49:07parce que pour eux
00:49:08c'est une situation
00:49:09qui est quand même
00:49:10assez dramatique
00:49:10on va retrouver
00:49:12le député Guillaume Garot
00:49:13lui aussi va aborder
00:49:14cette question
00:49:14de la canicule
00:49:15et de ses conséquences
00:49:16il est au micro
00:49:17de Stéphanie Despierres
00:49:18bonjour Guillaume Garot
00:49:19qu'allez-vous demander
00:49:19au gouvernement ?
00:49:21oui il en est
00:49:22des politiques
00:49:22d'adaptation
00:49:24à ces canicules
00:49:25que nous connaissons
00:49:26aujourd'hui
00:49:26comment on s'est préparé
00:49:27à tout ça
00:49:27parce qu'en fait
00:49:28le constat qu'on peut faire
00:49:29c'est que depuis
00:49:3010 ans
00:49:32les gouvernements
00:49:32successifs
00:49:33d'Emmanuel Macron
00:49:35ont supprimé
00:49:35tous les outils
00:49:36qui existaient
00:49:37depuis les accords
00:49:38de Paris
00:49:38donc avant 2017
00:49:40le fonds vert
00:49:41aujourd'hui
00:49:42pour par exemple
00:49:42rénover les écoles
00:49:43il a été divisé
00:49:45par 3
00:49:45depuis 2024
00:49:48ma prime renault
00:49:49vous savez
00:49:49qui aide
00:49:50les propriétaires
00:49:51à réaliser
00:49:52des travaux
00:49:52d'isolation
00:49:53chez eux
00:49:54c'est un
00:49:56comment dire
00:49:56un labyrinthe
00:49:57les gens ne s'y retrouvent plus
00:49:58les propriétaires
00:49:59ne s'y retrouvent plus
00:50:01et puis
00:50:01il y a les conséquences
00:50:02aujourd'hui
00:50:03de tout ça
00:50:03ça veut dire
00:50:04qu'on a quand même
00:50:05comptabilisé
00:50:061000 morts
00:50:07par la chaleur
00:50:08depuis ces deux canicules
00:50:10c'est considérable
00:50:11donc il faut se préparer
00:50:12se préparer
00:50:13aux prochaines canicules
00:50:14où en est le gouvernement
00:50:15vous avez l'impression
00:50:16que rien n'a été fait
00:50:17depuis la canicule de 2003
00:50:19je ne dis pas
00:50:20que rien n'a été fait
00:50:21fort heureusement
00:50:21mais on pourrait faire
00:50:22tellement mieux
00:50:23et sans forcément
00:50:25que ça coûte
00:50:25beaucoup d'argent
00:50:26en plus
00:50:27il y a eu la loi
00:50:28bien vieillir
00:50:28depuis 2 ans
00:50:30on attend
00:50:31un décret
00:50:31d'application
00:50:32pour partager
00:50:33l'information
00:50:33entre les communes
00:50:35et les départements
00:50:36pour aller de façon
00:50:37plus efficace
00:50:38auprès des personnes
00:50:39vulnérables
00:50:39ça n'est toujours pas signé
00:50:41donc franchement
00:50:41on perd du temps
00:50:42merci beaucoup
00:50:44merci Stéphanie Despierres
00:50:45Loïc Carvan
00:50:46on va voir que le gouvernement
00:50:47va être interpellé
00:50:48il va devoir rendre
00:50:49un certain nombre de comptes
00:50:50mais est-ce qu'il peut tout ?
00:50:52Certaines collectivités
00:50:53on sait
00:50:53ont la gestion des écoles
00:50:55ce sont les communes
00:50:56les collèges
00:50:56c'est les départements
00:50:57et les lycées
00:50:58les régions
00:50:58c'est aux communes
00:50:59de rénover aussi
00:51:00le bâti scolaire
00:51:01est-ce qu'elles doivent
00:51:02attendre du gouvernement
00:51:03qu'on rénove
00:51:04les 45 000 écoles
00:51:05de France ?
00:51:06Non en fait
00:51:07la responsabilité exécutive
00:51:09elle est partagée
00:51:09entre le gouvernement
00:51:11et les communes
00:51:11mais encore faut-il
00:51:12que les communes
00:51:13aient les moyens
00:51:13de rénover le bâti
00:51:14mais il y a aussi
00:51:15des questions de choix
00:51:16moi je suis un élu municipal
00:51:17je peux vous dire
00:51:17que dans ma commune
00:51:18on n'a pas eu
00:51:18un seul jour d'interruption
00:51:20de l'école
00:51:20on a mis les enfants
00:51:21dans une salle climatisée
00:51:22dans la salle des fêtes
00:51:23et le service public scolaire
00:51:26a pu continuer
00:51:27donc c'est important
00:51:27que chacun prenne ses responsabilités
00:51:29il ne s'agit pas
00:51:29d'opposer les uns
00:51:31et les autres
00:51:31mais c'est vraiment
00:51:32le côté exécutif
00:51:33et j'insiste
00:51:34parce que trop souvent
00:51:35on croit que la loi
00:51:36va tout régler
00:51:37là c'est les gens
00:51:37qui sont aux manettes exécutives
00:51:39que ce soit
00:51:40dans les ministères
00:51:41dans les collectivités
00:51:42qui doivent prendre
00:51:42leurs responsabilités
00:51:43et on essaye de le faire
00:51:44quand on a aussi
00:51:45des mandats locaux
00:51:46comme moi
00:51:46mais j'avais Michael Taverne
00:51:47un responsable de la majorité
00:51:49qui me disait
00:51:49en conseil municipal
00:51:51quand on propose
00:51:52des centaines de milliers d'euros
00:51:53pour des travaux
00:51:54dans une école
00:51:55ça ne fait pas forcément consensus
00:51:57de mettre autant d'argent
00:51:58pour rénover des écoles
00:52:00effectivement
00:52:00les collectivités
00:52:01souvent elles se retournent
00:52:02vers l'état
00:52:03quand il s'agit de payer des travaux
00:52:04oui alors bon
00:52:06j'aimerais que ce collègue
00:52:08de la majorité
00:52:09soit un peu plus connecté
00:52:10à la réalité
00:52:11moi je suis élu
00:52:12comme je dis
00:52:13dans une zone très rurale
00:52:14et si les collectivités
00:52:15ne bénéficiaient pas
00:52:16de subventions de l'état
00:52:17elles ne pourraient rien faire
00:52:18et les maires sont attachées
00:52:19à leur école
00:52:20notamment
00:52:21mais ce sont des choix politiques
00:52:22je rappelle qu'une subvention
00:52:24que demandent les collectivités
00:52:25ça s'appelle le fond vert
00:52:26mais c'est un choix politique
00:52:28parce que
00:52:28quand il y a une climatisation
00:52:31installée
00:52:31dans une école par exemple
00:52:33la collectivité
00:52:35ne peut pas bénéficier
00:52:36du fond vert
00:52:37donc vous voyez
00:52:38ce sont des choix politiques
00:52:39un peu démagogiques
00:52:40sur le fond vert
00:52:41effectivement
00:52:42il a fondu
00:52:43sans mauvais jeu de mots
00:52:44il servait à financer
00:52:45l'adaptation des collectivités
00:52:47c'est pour ça
00:52:48qu'Edouard Philippe
00:52:49la propose
00:52:49dans le cadre
00:52:50de la campagne présidentielle
00:52:51cette fois-ci
00:52:51de doubler le fond vert
00:52:52et d'utiliser ce fond vert
00:52:54pour climatiser massivement
00:52:55et moi j'observe juste
00:52:57que beaucoup
00:52:57d'élus de gauche
00:52:59sont en train de freiner
00:53:00en fait par leur discours
00:53:01l'adaptation
00:53:02on voit qu'ils freinent
00:53:03sur la climatisation
00:53:04ils freinent sur les retenues
00:53:05collinaires pour nos agriculteurs
00:53:07c'est autant de temps perdu
00:53:08à chaque fois
00:53:09alors je prends la parole
00:53:10au nom de ces élus écologistes
00:53:12qui ne sont pas représentés
00:53:13sur le plateau
00:53:13eux disent que
00:53:14ça fait des années
00:53:16qu'ils alertent
00:53:17sur la réalité
00:53:17du réchauffement climatique
00:53:18est-ce que c'est pas un peu facile
00:53:19de leur accorder
00:53:20la responsabilité
00:53:21maintenant
00:53:21eux qui ont eu le sentiment
00:53:22de prêcher dans le désert
00:53:23pendant un certain nombre d'années
00:53:24mais ce qu'on a l'impression
00:53:25c'est qu'il y a une idéologie
00:53:26qui se dise que si
00:53:29en luttant
00:53:29contre le changement climatique
00:53:30ils peuvent s'épargner
00:53:31l'adaptation
00:53:32mais c'est pas ça
00:53:33la réalité
00:53:34il faut s'adapter
00:53:35dans tous les cas
00:53:35ce qui n'empêche pas
00:53:36de lutter contre
00:53:37le réchauffement climatique
00:53:38Michael Taverne
00:53:39a un procès
00:53:40entre guillemets
00:53:40qu'on peut faire aux élus
00:53:41mais également peut-être
00:53:42à nous journalistes
00:53:43on en parle beaucoup
00:53:44de la canicule
00:53:45la semaine dernière
00:53:45là il va y avoir
00:53:46une nouvelle canicule
00:53:47et puis après
00:53:48on passe à autre chose
00:53:49il y a d'autres urgences
00:53:50politiques
00:53:51est-ce qu'il faut
00:53:52continuer à en parler
00:53:53de ces questions
00:53:53de réchauffement climatique
00:53:54et de canicule
00:53:55même si parfois
00:53:56il faut en parler
00:53:57ça tombe en décembre
00:53:58ou pendant la campagne présidentielle
00:53:59où il ne fera pas
00:54:00forcément 42 degrés
00:54:01oui mais bien sûr
00:54:02mais ce sont des priorités
00:54:04ce sont des sujets
00:54:05pour lesquels
00:54:06les français demandent
00:54:06à ce qu'on travaille
00:54:07et qu'on trouve un consensus
00:54:08on parle systématiquement
00:54:09du pouvoir d'achat
00:54:10de l'immigration
00:54:12de la sécurité
00:54:12bien sûr
00:54:13mais il y a aussi l'écologie
00:54:14et je pense que nous avons
00:54:15tous notre rôle à jouer
00:54:16mais il y a un moment
00:54:17il ne faut pas tomber
00:54:18comme disait mon collègue
00:54:19dans l'idéologie
00:54:20c'est-à-dire que
00:54:21les questions écologiques
00:54:23on les a laissées
00:54:24à l'extrême gauche
00:54:25notamment le parti écologiste
00:54:26non on parle tous d'écologie
00:54:27et je rappelle
00:54:28mais il y a des choix politiques
00:54:29en matière d'écologie
00:54:30Michael Taverne
00:54:31c'est pas désidéologisé
00:54:32je rappelle juste
00:54:34qu'en 2012
00:54:34Marine Le Pen évoquait
00:54:36la réindustrialisation
00:54:37et notamment le localisme
00:54:39pour éviter les exportations
00:54:40vous savez
00:54:40la mondialisation sauvage
00:54:42qui est la principale responsabilité
00:54:44de l'émission de CO2
00:54:45Loïc Carvran
00:54:46effectivement
00:54:47certains pointent
00:54:48que cette campagne présidentielle
00:54:49elle va surtout se faire
00:54:50à l'automne
00:54:51à l'hiver
00:54:51et au printemps
00:54:52et que finalement
00:54:53la question du réchauffement climatique
00:54:54et des canicules
00:54:55qu'on vit à 42-43 degrés
00:54:57ce sera vite oublié
00:54:58est-ce que c'est un risque
00:54:59d'après vous ?
00:55:00alors c'est toujours un risque
00:55:01de passer d'un sujet à l'autre
00:55:03et de les oublier
00:55:03mais on voit que là
00:55:04en ce moment
00:55:05ça a quand même donné l'opportunité
00:55:06à plusieurs candidats
00:55:07à la présidentielle
00:55:08de présenter leurs solutions
00:55:09je vous ai parlé
00:55:10d'Edouard Philippe
00:55:11du fond vert
00:55:11plus de frais
00:55:12plus d'eau etc
00:55:12Gabriel Attal
00:55:14a aussi évoqué
00:55:15la géothermie
00:55:15le rassemblement national
00:55:16a fait ses propositions
00:55:17c'est ça l'intérêt
00:55:18d'une campagne présidentielle
00:55:19qui se passe bien
00:55:20c'est que chacun
00:55:21mette sur la table
00:55:22ses propositions
00:55:23et qu'à la fin
00:55:24le peuple français
00:55:24puisse choisir
00:55:26et justement
00:55:26sur cette question
00:55:27ce sera une des priorités
00:55:29au rassemblement national
00:55:30on saura la semaine prochaine
00:55:32qui sera votre candidat
00:55:33mais vous le dites
00:55:34il y a beaucoup de priorités
00:55:35jusqu'à la semaine dernière
00:55:37la priorité
00:55:37c'était aussi
00:55:38la lutte contre les violences
00:55:39contre les enfants
00:55:40les politiques ont beaucoup
00:55:41de priorités
00:55:42est-ce qu'à la fin
00:55:42elles ne s'annulent pas
00:55:43un peu toutes les unes
00:55:44les autres
00:55:44Michael Taverne
00:55:45et je vous poserai
00:55:46la même question
00:55:46Loïc Herban
00:55:47surtout on a été gouverné
00:55:48pendant 30 ans
00:55:48par des personnes
00:55:50qui sont totalement déconnectées
00:55:51comme je disais
00:55:52aujourd'hui
00:55:52comment on peut concevoir
00:55:53en France
00:55:55cinquième ou quatrième
00:55:56puissance mondiale
00:55:57qu'il y ait une isolation
00:55:59par des couvertures
00:56:00de survie
00:56:01non mais on est quand même
00:56:02en France en 2026
00:56:03on a été gouverné
00:56:04je vous rappelle
00:56:04par des gens totalement déconnectés
00:56:06qui ne sont pas forcément
00:56:06objectifs et pragmatiques
00:56:08mais nous en tout cas
00:56:09au rassemblement national
00:56:09cela fait longtemps
00:56:10que nous parlons
00:56:11des sujets d'écologie
00:56:12mais on nous a trop souvent
00:56:14caricaturés
00:56:15on ne parlait que de sécurité
00:56:16que d'immigration
00:56:17et non pourtant
00:56:18nous avons proposé
00:56:18le plan clim
00:56:19de Marine Le Pen
00:56:20et l'année dernière
00:56:21nous avons présenté
00:56:21notre projet
00:56:22100% Rénov
00:56:23qui se substitue
00:56:25à MaPrimeRénov
00:56:26qui est une fraude fiscale
00:56:28et vous le savez très bien
00:56:29avec beaucoup de problématiques
00:56:31Loïc Carvan
00:56:31un dernier mot
00:56:32sur ces questions
00:56:33finalement il y a
00:56:33beaucoup de priorités
00:56:34on a la priorité
00:56:35du moment
00:56:36quand il fait très chaud
00:56:37est-ce qu'après
00:56:38elle ne s'annule pas
00:56:38un peu toutes
00:56:39ses priorités
00:56:40moi je vais vous dire
00:56:40ma conviction
00:56:41pourquoi est-ce qu'Edouard Philippe
00:56:42va proposer un projet massif
00:56:43parce que je suis persuadé
00:56:44qu'on est au bout d'un cycle
00:56:45sur beaucoup de choses
00:56:46sur nos infrastructures
00:56:48elles sont à bout de souffle
00:56:49sur notre modèle social
00:56:50sur nos institutions
00:56:51et c'est pour ça
00:56:52qu'il faut un plan massif
00:56:53en réponse à tout ça
00:56:54et bien écoutez nous on va éteindre
00:56:55la lumière sur ce plateau
00:56:56rien à voir avec les problèmes
00:56:58de climatisation
00:56:59ou d'électricité
00:56:59c'est juste que nous sommes
00:57:01à deux minutes de la séance
00:57:01des questions au gouvernement
00:57:02merci Michael Taverne
00:57:03merci Loïc Carvan
00:57:04on va retrouver Marion Becker
00:57:06depuis la cour d'honneur
00:57:07de l'Assemblée nationale
00:57:08rappelez-nous
00:57:09quel sera le menu
00:57:10des questions au gouvernement
00:57:10Marion
00:57:18dans quelques instants
00:57:19voilà Marion Becker
00:57:20grâce à vous et à votre équipe
00:57:21on a pu voir
00:57:22le Premier ministre
00:57:23les membres du gouvernement
00:57:24passer
00:57:25il fait encore très beau
00:57:26aujourd'hui Marion
00:57:26on le voit
00:57:27très chaud aussi
00:57:28la semaine prochaine
00:57:29on va parler de la canicule
00:57:31effectivement
00:57:31non non mais c'est bien normal
00:57:32il fait très chaud
00:57:33sur cette esplanade
00:57:34à l'Assemblée
00:57:35où les ministres
00:57:36et le Premier ministre
00:57:36va arriver dans quelques instants
00:57:38ils vont être interpellés
00:57:39par le gouvernement
00:57:40vous le disiez
00:57:41nous le disions tout à l'heure
00:57:42sur la canicule
00:57:43à nouveau cette semaine
00:57:45la canicule
00:57:46quelles conséquences
00:57:47en tirer
00:57:48avec notamment
00:57:49beaucoup de questions
00:57:50des députés
00:57:50sur les conséquences
00:57:52sur l'élevage
00:57:53sur l'agriculture
00:57:54la gauche notamment
00:57:56va interpeller le gouvernement
00:57:57sur son inaction climatique
00:57:59sur l'inadaptation
00:58:00de la société
00:58:01va lui demander
00:58:03des comptes
00:58:03et notamment
00:58:04de revoir
00:58:05ses prévisions budgétaires
00:58:06ses choix budgétaires
00:58:07en fonction des futures canicules
00:58:09à venir Elsa
00:58:11alors que vous le voyez
00:58:12à nouveau
00:58:13des ministres
00:58:14arrivent derrière moi
00:58:15et Sébastien Lecornu
00:58:16qui arrive au même instant
00:58:18vous le voyez
00:58:19Elsa
00:58:19et qui monte cet escalier
00:58:21et voilà
00:58:22le Premier ministre
00:58:22qui salue
00:58:23l'équipe d'LCP
00:58:24depuis la Cour d'honneur
00:58:25merci beaucoup
00:58:26Marion Becker
00:58:27le Premier ministre
00:58:27qui arrive
00:58:28quelques trentaines de secondes
00:58:29avant le début de la séance
00:58:30ici dans cette salle
00:58:31des pas perdus
00:58:32tout est en place
00:58:33pour le passage
00:58:34de la présidente
00:58:35de l'Assemblée nationale
00:58:36Marion vous le disait
00:58:37on va beaucoup parler
00:58:38des conséquences
00:58:38de la canicule
00:58:40de la semaine dernière
00:58:41vous avez certainement
00:58:43vu les alertes
00:58:44il devrait refaire
00:58:45très chaud
00:58:45la semaine prochaine
00:58:46on va voir
00:58:47s'il y a des annonces
00:58:48gouvernementales
00:58:49entre temps
00:58:49un premier bilan
00:58:51tiré après cette semaine
00:58:52de très très forte chaleur
00:58:54regardez ces images
00:58:56de Philippe Lecrot
00:58:57vous le savez
00:58:58c'est le protocole
00:58:59juste avant la séance
00:59:00des questions
00:59:01au gouvernement
00:59:02la garde républicaine
00:59:03est en place
00:59:04les tambours
00:59:05commencent à retentir
00:59:06dans cette salle
00:59:07des pas perdus
00:59:08et ça annonce
00:59:09dans un instant
00:59:10le passage
00:59:10de la présidente
00:59:11de l'Assemblée nationale
00:59:13c'est la dernière
00:59:14séance des questions
00:59:15au gouvernement
00:59:15de la session
00:59:17ordinaire
00:59:17dès demain
00:59:18nous serons
00:59:19en session extraordinaire
00:59:21on suivra ensemble
00:59:22à partir de 13h55
00:59:23l'autre séance
00:59:24de questions au gouvernement
00:59:25et après il n'y en aura
00:59:26qu'une par semaine
00:59:26on se donnera rendez-vous
00:59:28le 7 juillet
00:59:28le 15 juillet
00:59:29le 21
00:59:30mais on vit ensemble
00:59:31le passage de la présidente
00:59:51voilà pour ce passage
00:59:52en direct
00:59:53qu'on vit ensemble
00:59:54chaque mardi
00:59:54on vit la séance
00:59:55des questions au gouvernement
00:59:56restez sur LCP
00:59:58juste après
00:59:58puisqu'on revient
00:59:59sur les temps forts
01:00:00avec deux députés
01:00:01mais également avec quatre citoyens
01:00:03lors de notre séance citoyenne
01:00:05la dernière de la saison
01:00:06restez sur LCP
01:00:08sur LCP
01:00:08Merci.
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