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  • il y a 2 mois
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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00:00:00Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP.
00:00:04Pour les questions au gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu est-il dans la tourmente ?
00:00:08On en débat, à tout de suite.
00:00:22Et bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:00:24Séance à suivre en direct, en intégralité, comme chaque mardi à partir de 15h.
00:00:28On reviendra sur la crise agricole et sur le budget de retour dans l'hémicycle,
00:00:33même s'il n'a jamais vraiment quitté l'Assemblée Nationale.
00:00:36Pour débattre de cette situation, on retrouvera nos journalistes dans la salle des 4 colonnes,
00:00:41Stéphanie Despierre et Marion Becker.
00:00:42On retrouvera également Clément Perrault, qui est juste à l'extérieur de l'Assemblée Nationale avec les agriculteurs.
00:00:48Et puis quelques minutes avant 15h, nous vivrons en direct l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu
00:00:53et des membres de son gouvernement.
00:00:54Je le disais, Clément, vous êtes devant l'Assemblée Nationale et c'est encore une fois devant le Palais Bourbon
00:01:01qu'ont voulu manifester les agriculteurs, Clément.
00:01:02Oui, les agriculteurs qui sont venus, vous le voyez avec leur tracteur.
00:01:08Vous voyez ces images de Steven Martin, plusieurs dizaines de véhicules agricoles garés le long des quais de Seine.
00:01:16Je vois des agriculteurs qui distribuent des pommes au passant, d'autres sont en train de casser la croûte.
00:01:20Ils font griller des saucisses juste devant l'Assemblée.
00:01:23Ça se passe sans débordement, une ambiance globalement très calme, un rassemblement très encadré aussi par les forces policières.
00:01:29On a pu voir ce matin plusieurs responsables politiques venir rencontrer ces agriculteurs,
00:01:34notamment la présidente de l'Assemblée Nationale, Yael Broun-Pivet, qui est restée une demi-heure.
00:01:38Il y avait également Bruno Retailleau, le président des Républicains, plusieurs députés aussi, notamment du RN.
00:01:43On a noté qu'une délégation d'agriculteurs est actuellement reçue à Matignon par le cabinet du Premier ministre.
00:01:49Merci beaucoup Clément Perrault, Marion Becker, séance des questions au gouvernement.
00:01:53Dans moins d'une heure dans l'hémicycle, vous avez déjà la liste des thèmes que vont évoquer les députés.
00:01:59Oui Elsa, et les députés vont forcément évoquer la colère des agriculteurs.
00:02:04Cette crise agricole sera au cœur des questions au gouvernement, avec des questions notamment sur cette crise, mais aussi sur le Mercosur.
00:02:11Enfin, les députés interpelleront le gouvernement sur la situation en Iran, sur cette grande vague de contestations,
00:02:19et sur la répression sanglante du régime sur cette révolte.
00:02:24Pas moins de trois questions aujourd'hui de la droite à la gauche de l'hémicycle.
00:02:28Merci beaucoup Marion.
00:02:30Et on va commencer cette émission en revenant sur la crise agricole et sur les questions budgétaires.
00:02:33Avec vous Prisca Tévenot, bonjour.
00:02:35Bonjour.
00:02:35Députés ensemble pour la République des Hauts-de-Seine, Arthur Delaporte, bonjour.
00:02:38Députés socialistes du Calvados.
00:02:40On va commencer par la colère agricole.
00:02:42On a vu des manifestants devant l'Assemblée nationale.
00:02:44Il en sera question demain dans l'hémicycle, avec l'examen Stéphanie Despierre, de deux motions de censure sur le Mercosur.
00:02:50Oui Elsa, le président de la République a finalement dit non au Mercosur, mais cela ne suffit pas à la France Insoumise et au Rassemblement National.
00:02:57Les deux groupes ont déposé chacun leur motion de censure.
00:03:01Le RN dénonce une trahison des agriculteurs français, et selon Jordan Bardella,
00:03:04une manœuvre de communication aussi tardive qu'hypocrite d'Emmanuel Macron.
00:03:09La France Insoumise estime que le président de la République ne s'est jamais vraiment donné les moyens depuis huit ans qu'il est au pouvoir de bloquer cet accord de libre-échange.
00:03:17Les Insoumis dénoncent aussi à l'insuffisance à leurs yeux de la réaction française à l'intervention américaine au Venezuela.
00:03:23Le gouvernement lui rétorque cynisme et hypocrisie.
00:03:27Les deux motions seront donc discutées demain après-midi, ici à l'Assemblée Nationale, à partir de 15h.
00:03:33Sauf énorme surprise, aucune des deux ne sera adoptée, car le Parti Socialiste ne la votera pas.
00:03:38Pour les socialistes, c'est à Bruxelles et à Strasbourg que ça se passe pour le Mercosur désormais.
00:03:42Pas ici, les Républicains ne voteront pas les motions de censure non plus.
00:03:46Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
00:03:49Priska Thévenot, est-ce que vous comprenez malgré tout que deux groupes politiques ici disent
00:03:53on va quand même déposer une motion de censure, puisque peu importe ce qu'a fait la France, le Mercosur,
00:03:57Orsula Van der Leyen va le signer.
00:04:00Vous me demandez, est-ce que je comprends les positions et la démarche politique du Rassemblement National et de la France Insoumise ?
00:04:06J'ai envie de vous dire oui, mais nous ne la découvrons pas.
00:04:08Il n'a jamais été question pour ces deux familles politiques de défendre et les agriculteurs,
00:04:13et leurs conditions de travail, et la souveraineté alimentaire, et l'indépendance de la France.
00:04:17Il a toujours été question d'une, pour la LFI, de semer le chaos pour mieux provoquer le désordre,
00:04:24et pour le Rassemblement National, de provoquer des élections présidentielles anticipées
00:04:28pour essayer d'enjamber un sujet judiciaire auquel fait face en ce moment Marine Le Pen.
00:04:32Donc je pense qu'aujourd'hui, arrêtons de faire de ces deux familles politiques l'alpha et l'oméga du débat politique en France,
00:04:38et faisons en sorte que sur cet enjeu-là, notamment du Mercosur,
00:04:41où je pense qu'il y a unanimité des voix en dehors de ces deux familles politiques-là,
00:04:45de renforcer la voix de la France pour dénoncer le Mercosur.
00:04:48Et oui, mais pour qu'elle puisse peser, ou ça, là où elle doit peser, au Parlement européen.
00:04:52Parce qu'avoir des divisions au sein de notre Assemblée Nationale montre aussi,
00:04:56et va engendrer aussi une fébrilité de notre capacité à défendre nos positions,
00:04:59et donc l'agriculture française.
00:05:01Partir de la porte, Stéphanie Despierre le disait, les socialistes, vous, vous n'allez pas voter ces motions de censure,
00:05:06elles n'ont donc aucune chance d'être adoptées ?
00:05:08Disons que nous, notre position contre le Mercosur, elle est connue, elle est de longue date,
00:05:13on n'a pas attendu la dernière semaine, voire les dernières heures, comme le président de la République,
00:05:17pour annoncer notre position.
00:05:19Mais ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas une motion de censure qui empêchera l'application du Mercosur.
00:05:24Maintenant, le combat, c'est un combat à Bruxelles, c'est un combat par un vote au Parlement européen,
00:05:28et donc j'attends que les députés européens, français, expriment la voix qui a été celle de l'Assemblée nationale,
00:05:35qui a voté à plusieurs reprises des résolutions qui s'opposaient au Mercosur.
00:05:38Mais essayent de convaincre aussi leur groupe, puisque la France, parfois, est isolée au sein de leur groupe politique.
00:05:42Il y a ce travail de conviction, et je peux vous dire que c'est un travail que mènent les eurodéputés socialistes,
00:05:46mais au-delà de ça, il y a aussi des enjeux.
00:05:49La France pourrait porter une voix aussi au sein de la Cour de justice de l'Union européenne.
00:05:52Bref, le parcours maintenant du Mercosur, c'est un parcours européen,
00:05:56et ce n'est pas la chute du gouvernement français qui fera que le Mercosur ne s'appliquera pas.
00:06:00Donc il faut arrêter ces motions de censure à l'emporte-pièce.
00:06:03Nous, on estime qu'il y a des possibilités de censurer le gouvernement sur la question budgétaire.
00:06:08On y reviendra, évidemment.
00:06:10Là, vous en appelez à la Cour de justice de l'Union européenne,
00:06:13mais avant cela, Prisca Thévenot, est-ce que malgré tout, ça n'a pas démontré une forme de faiblesse de la France ?
00:06:18C'est-à-dire que la France, peu importe si elle dit oui ou elle dit non,
00:06:20la Commission européenne lui dit « tant pis, on l'applique de toute façon ».
00:06:23C'est ça aussi que les oppositions veulent dénoncer.
00:06:26Non, non, non, écoutez, ça ne vous aura pas échappé qu'Arthur Delaporte et moi,
00:06:28nous ne faisons pas partie des mêmes familles politiques, ensemble pour la République socialiste.
00:06:32Et pendant très longtemps, M. Delaporte faisait partie d'une famille politique
00:06:34qui soutenait toutes les motions de censure et de rejet qui pouvaient avoir lieu.
00:06:38Pour raconter n'importe quoi, Mme Thévenot.
00:06:38Non, mais attendez, vous allez voir.
00:06:39Plusieurs gouvernements ont été sauvés parfois parce que les socialistes n'ont pas voté.
00:06:42C'est censuré, on a fait tomber Michel Barnier, on a fait tomber François Bayrou.
00:06:44Ok, je vais juste finir ma phrase, M. Delaporte.
00:06:45Non, mais je vous dis...
00:06:46Mme Thévenot.
00:06:47Et ça ne vous aura pas échappé que là, nous avons la même position.
00:06:50Et je pense que ça, il faut le soulever aussi.
00:06:53Si on veut vraiment que la voix de la France soit forte
00:06:55et qu'elle puisse peser dans ce sujet extrêmement important du Mercosur,
00:06:59il faut aussi que les politiques au sein de ce pays-là soient unies
00:07:03et ne font pas des petites petites polémiques à la petite semaine
00:07:05pour essayer de faire tomber un gouvernement
00:07:07et se servir du Mercosur simplement comme prétexte.
00:07:09Et donc se servir de la crise des agriculteurs
00:07:11avec les agriculteurs qui sont précisément devant l'Assemblée nationale
00:07:14comme prétexte à des fins purement politiciennes.
00:07:17C'est un prétexte de la France insoumise et du Rassemblement national.
00:07:19Eux vont aussi sur les barrages d'agriculteurs en expliquant
00:07:23qu'ils veulent les défendre justement
00:07:26en déposant une motion de censure contre le Mercosur.
00:07:28Il y a aussi des députés socialistes qui sont allés ce matin
00:07:29à la rencontre des agriculteurs qui manifestent devant l'Assemblée.
00:07:33On peut évidemment comprendre ces revendications,
00:07:35on peut comprendre ces inquiétudes aussi qui sont légitimes.
00:07:38Et donc nous, ce qu'on a toujours demandé avec le Parti socialiste,
00:07:40c'est d'une part des clauses miroirs,
00:07:42de faire en sorte que les normes qui s'appliquent en Europe
00:07:44s'appliquent aussi sur les produits qui sont importés en Europe.
00:07:48On a toujours exprimé nos réserves sur le Mercosur
00:07:51et les craintes que ça peut faire peser sur l'agriculture française.
00:07:53Mais au-delà de ça, aujourd'hui, c'est vrai qu'il ne faut pas utiliser
00:07:57une motion de censure et une colère qui peut être légitime
00:07:59et des inquiétudes qui peuvent être légitimes
00:08:02pour finalement causer une crise politique en France sur un autre sujet.
00:08:06Aujourd'hui, moi, je préférerais que ceux qui déposent des motions de censure
00:08:08aient la clarté de dire « nous voulons faire tomber le gouvernement ».
00:08:11Mais par ailleurs, on le sait par ailleurs sur le reste de sa politique.
00:08:14Nous, on dit « nous, le gouvernement tombera s'il ne répond pas à la question budgétaire ».
00:08:18Prisca Thévenot, on entend aussi quelques voix assez discrètes
00:08:22se demander finalement si ce Mercosur, est-ce qu'il n'y a que des perdants ?
00:08:25Est-ce qu'il y a quand même certains gagnants dans l'agriculture française ?
00:08:27Et est-ce que c'est pour ça qu'Emmanuel Macron a paru peut-être un peu hésité
00:08:31entre une opposition très franche et finalement essayer de l'améliorer, cet accord ?
00:08:35Non mais je le dis assez simplement, on ne peut pas simplement se dire
00:08:38« il y aura des perdants et des gagnants » et puis finalement « balle au centre »,
00:08:41tout ceci va se jouer à des plus et des moins et au bout du cours, ça va faire un équilibre.
00:08:45Non, l'ensemble de nos filières doivent pouvoir être préservées dans cet accord
00:08:50et c'est bien le sujet qui a été rappelé par le gouvernement, rappelé par le président de la République.
00:08:55En effet, l'accord n'est pas acceptable.
00:08:58L'accord n'est pas acceptable et donc c'est de ça dont nous devons parler aujourd'hui.
00:09:04Je suis désolée, rentrer dans ce débat comme ça a été fait, pardonnez-moi de le dire ainsi,
00:09:08au travers simplement de la reprise des paroles de la France Insoumise et du Rassemblement National,
00:09:13d'une, ça n'aide pas le sujet à travailler sur le fond
00:09:15et de deux, ça pénalise aussi la capacité qu'a le Parlement français
00:09:19de se prononcer fièrement et clairement sur un enjeu extrêmement important
00:09:23pour la filière agricole mais aussi pour celles et ceux qui nous font vivre
00:09:27et qui nous nourrissent au quotidien.
00:09:28Et comme vous le disiez Prisca Téveno, il n'y a pas que la question du Mercosur,
00:09:31il y a d'autres évidemment sujets de préoccupation.
00:09:33Je vous propose de retrouver un agriculteur qui est justement devant l'Assemblée Nationale.
00:09:36Nicolas Guiné est au micro de Clément Perrouot.
00:09:41Oui, je suis avec Nicolas Guiné qui est agriculteur céréalier en Seine-et-Marne.
00:09:45Alors il a pris son tracteur ce matin à 4h du matin pour venir jusqu'ici à l'Assemblée Nationale.
00:09:51Monsieur Guiné, pourquoi avoir choisi ce lieu pour manifester aujourd'hui ?
00:09:56Pourquoi devant l'Assemblée ?
00:09:57C'est symbolique.
00:09:59Je pense que ça fait maintenant plusieurs années qu'on est en train de manifester
00:10:03notre mécontentement sur cette loi, sur le Mercosur.
00:10:06Aujourd'hui, les hommes qui sont à l'Assemblée Nationale,
00:10:12c'est eux qui prennent les décisions et ils ne nous écoutent pas,
00:10:14ils ne nous entendent pas et on est là pour leur dire que ça ne va pas
00:10:18et que notre métier est en train de s'effondrer.
00:10:22Alors vous parlez du Mercosur, mais j'entendais ce matin chez les agriculteurs
00:10:25qui sont présents, une colère plus large qui va sur différentes revendications.
00:10:29Quelles sont justement vos revendications majeures ?
00:10:31Quelles sont vos priorités ?
00:10:33Les revendications sont claires.
00:10:34Le Mercosur, en fait, c'est des produits illégals qui vont arriver avec des normes
00:10:38qui ne sont pas les nôtres.
00:10:39Donc ce n'est plus possible.
00:10:42Aujourd'hui, ce qu'on a envie, c'est de vivre de notre métier,
00:10:45de produire le mieux possible.
00:10:46Je pense que la France est les producteurs qui produisent le mieux.
00:10:51Et voilà, il faut faire comprendre aux gens qu'aujourd'hui,
00:10:56la France a les meilleures qualités pour l'alimentation, pour tout le peuple français.
00:11:02– Alors, il y aura deux motions de censure qui vont être étudiées à l'Assemblée nationale
00:11:06suite à la décision européenne de signer le Mercosur.
00:11:11Est-ce que vous souhaitez, vous, que ces motions de censure soient approuvées par les députés ?
00:11:15– Le problème des motions de censure, c'est un étalement recommencement.
00:11:20En fait, si ça venait à être avéré, on serait encore obligé de revenir, revendiquer.
00:11:26On ne s'en sort pas.
00:11:27Aujourd'hui, il n'y a plus rien qui avance.
00:11:29Il faut que ça avance.
00:11:30Nos revendications, elles sont claires.
00:11:32Nous, on veut produire, gagner notre vie avec notre métier
00:11:35et produire pour le peuple français.
00:11:39– Merci à vous.
00:11:39– Merci beaucoup Clément Perrouot, cet agriculteur.
00:11:43plutôt d'accord avec ce que vous disiez sur la question des motions de censure,
00:11:46mais qui dit qu'en fait le problème est plus large que cela.
00:11:49Et il dit, on vient devant l'Assemblée
00:11:50parce qu'on a le sentiment que les députés ne nous écoutent pas, ne nous entendent pas.
00:11:53C'est ce qu'on retrouve dans la parole des agriculteurs qui sont venus ce matin.
00:11:56– Moi, je peux vous dire, parce que j'échange régulièrement
00:11:58avec les agriculteurs qui sont dans ma circonscription,
00:12:00que cette question de la manière dont on peut vivre dignement de son revenu,
00:12:05évidemment que nous seulement nous l'entendons, mais nous l'apportons.
00:12:07Je dois quand même rappeler que les socialistes se battent depuis des années
00:12:09sur la question des marges de la grande distribution
00:12:12qui font que les revenus des agriculteurs sont compressés.
00:12:15Donc il y a un vrai sujet sur leur capacité de négocier,
00:12:18sur la manière dont on peut en effet vivre dignement.
00:12:20Aussi sur la question de la transmission du foncier,
00:12:22c'est un sujet que porte mon collègue Dominique Potier,
00:12:24qui était agriculteur lui aussi.
00:12:27Donc vous voyez, on sait, on connaît, et d'ailleurs dans le groupe socialiste,
00:12:30il y a par exemple deux agriculteurs, on partage ces préoccupations.
00:12:33– Et Prisca Thévenot, vous en avez aussi voté des lois ici à l'Assemblée
00:12:35pour lever les contraintes, des lois de programmation,
00:12:38et pourtant les agriculteurs n'ont pas forcément le sentiment
00:12:41que les choses avancent. Pourquoi ?
00:12:42– Oui, parce qu'en fait là, il faut ne plus être dans les slogans
00:12:44et les promesses et les centièmes consultations
00:12:46pour un État qu'on connaît déjà.
00:12:49En 2024, il y avait déjà eu une grande crise agricole,
00:12:52souvenez-vous, alors j'étais au sein du gouvernement de Gabriel Attal,
00:12:55et notamment porte-parole de ce gouvernement-là,
00:12:58et nous avions répondu à un certain nombre de demandes,
00:13:00près de 70 revendications avaient entendues,
00:13:02aussi bien sur le GNR que sur la surnorme…
00:13:05– Le gazolement routier.
00:13:06– Voilà, que sur la surnorme qui s'abat sur nos exploitations
00:13:10et notre milieu agricole dans sa globalité,
00:13:12et puis aussi sur le sujet de la transmission
00:13:14et d'une loi de programmation agricole.
00:13:16Tout cela a pu avancer, puis il y a eu un coup d'arrêt
00:13:18au moment de la dissolution.
00:13:19Nous, ce que nous demandons, très simplement,
00:13:21c'est que tout soit repris, parce que ça vient des demandes des agriculteurs,
00:13:25un certain nombre des sujets ont été repris par la ministre Annie Gennevar,
00:13:28mais nous pensons qu'aujourd'hui, il faut aller plus loin
00:13:30et continuer à mettre en place l'ensemble de ces revendications
00:13:32qui avaient été extrêmement bien exprimées,
00:13:35qui avaient été accordées,
00:13:36et sur lesquelles, maintenant, il faut pouvoir déployer la mise en œuvre.
00:13:39– Et justement, on reviendra sur la question du budget dans la deuxième partie
00:13:42qui bloque aussi peut-être un peu cette situation.
00:13:44Je vous propose de retrouver le député du Loire et Rassemblement National,
00:13:47Thomas Ménager, au micro de Marion Becker, celle des quatre colonnes.
00:13:50– Effectivement, Elsa.
00:13:51Alors Thomas Ménager, vous avez déposé une motion de censure contre le Mercosur,
00:13:55et pourtant la France a voté contre à Bruxelles.
00:13:57Est-ce qu'il n'y a pas là un petit décalage ?
00:14:00Est-ce que cette motion de censure est vraiment ciblée contre le Mercosur ?
00:14:04– Mais oui, tout à fait, parce qu'au final, on a un gouvernement,
00:14:07on a un président de la République qui n'agissent pas,
00:14:09qui ne font pas ce qu'il faudrait faire.
00:14:10Maintenant, il n'y a qu'une chose à faire,
00:14:12alors qu'il va y avoir la signature ce samedi au Paraguay par Madame von der Leyen,
00:14:15c'est d'entrer dans un bras de fer.
00:14:17En son temps, le général de Gaulle l'a fait avec la politique de la chaise vide,
00:14:20outre-manche, Margaret Thatcher l'a fait elle aussi.
00:14:25C'est-à-dire qu'il faut dire, nous, on arrête de verser notre contribution à l'Union européenne,
00:14:30tant que l'Union européenne, tant que la Commission n'entend pas le nom de la France.
00:14:35Oui, la France est en minorité aujourd'hui au sein de l'Union européenne,
00:14:39et la seule solution, alors qu'on est un des principaux contributeurs nets,
00:14:42c'est de menacer pour empêcher samedi que Madame von der Leyen signe cet accord
00:14:46contre nos agriculteurs, contre notre économie.
00:14:48Et pourtant, vous les avez entendus, les agriculteurs devant l'Assemblée,
00:14:51eux réclament un budget, ils réclament de la stabilité.
00:14:55Ce n'est pas ce que vous, vous avez en tête pour l'examen du budget à l'Assemblée nationale.
00:15:00Est-ce que vous les avez entendus tout de même ?
00:15:02Est-ce que vous pourriez changer d'option pour la suite du budget,
00:15:06pour justement être à l'écoute de ces agriculteurs
00:15:09qui revendiquent à nouveau devant les portes de l'Assemblée nationale ?
00:15:11Non, mais la stabilité, on est clair, elle passera vraisemblablement par une dissolution,
00:15:15parce que l'instabilité, c'est actuellement.
00:15:17Ce n'est pas le Rassemblement national qui est responsable de l'instabilité.
00:15:20On est en instabilité depuis maintenant les élections législatives de 2024,
00:15:24du fait des désistements qui ont empêché le Rassemblement national d'avoir une majorité.
00:15:28Après, on sera toujours dans une position constructive,
00:15:30où on va voter un certain nombre de mesures,
00:15:33où on ne bloquera pas tout ce qui va dans le bon sens.
00:15:35Mais aujourd'hui, on n'est pas prêts à laisser passer un budget mauvais,
00:15:38un budget socialiste, tenu par les socialistes, écrit par les socialistes,
00:15:41qui va aller encore augmenter les impôts, augmenter le déficit,
00:15:46pour quelques mesurettes qui peuvent parfois aussi avoir lieu hors budget pour nos agriculteurs.
00:15:51Donc il faut que le gouvernement prenne un certain nombre de mesures pour nos agriculteurs,
00:15:54mais il y a des mesures qui ne sont pas budgétaires.
00:15:56Quand vous allez parler avec les agriculteurs,
00:15:57ils attendent des décrets d'application, notamment suite à la loi du plomb,
00:16:00ou suite à la LOA, et il n'y a aujourd'hui rien qui sort.
00:16:03Donc il n'y a pas que le budget,
00:16:04mais on sera au rendez-vous pour pouvoir les protéger.
00:16:06Merci à vous, Thomas Ménager.
00:16:08Merci beaucoup, Marion Becker.
00:16:10On va revenir sur ce que disait Thomas Ménager autour du budget,
00:16:12mais Prisca Thévenot, quand vous entendez le Rassemblement National dire
00:16:15l'instabilité, finalement, c'est maintenant,
00:16:17ce ne serait pas en cas d'une future dissolution, etc.
00:16:20Quand on écoute M. Ménager,
00:16:21le Rassemblement National, ils sont vraiment nés avant la honte,
00:16:23ce n'est pas possible, même la honte rougit quand elle les entend.
00:16:26L'agriculteur que vous aviez présenté tout à l'heure,
00:16:28qui a été interpellé devant l'Assemblée Nationale,
00:16:31disait quoi ?
00:16:32Qu'il y a effectivement un certain nombre de revendications
00:16:34qu'ils ont besoin de faire entendre et de faire appliquer.
00:16:37Et pour ça, ils ont besoin de quoi ?
00:16:38De stabilité politique.
00:16:39Ce n'est pas moi qui le dis,
00:16:40c'est l'agriculteur lui-même.
00:16:42Et que répond M. Ménager du Rassemblement National ?
00:16:45Dissolution, instabilité et nouvelles élections.
00:16:47Ce n'est pas ainsi qu'on répond aux besoins
00:16:51et à l'importance de l'urgence du monde agricole.
00:16:53Et donc, je dois le dire aussi de façon assez claire,
00:16:55c'est que cette crise, malgré tout,
00:16:57doit aussi permettre de voir
00:16:58celles et ceux qui sont là aujourd'hui
00:16:59pour répondre aux difficultés du moment
00:17:01et pas pour entraîner le pays
00:17:03dans une énième énième élection
00:17:05qui, pardon, ne satisfait personne
00:17:07sauf une et unique personne,
00:17:09une dame qui aujourd'hui se retrouve devant les tribunaux.
00:17:11Marine Le Pen, pour lire entre les lignes.
00:17:13Arthur Delaporte,
00:17:14c'est vrai que notre agriculteur, là,
00:17:15voilà, voulait de la stabilité.
00:17:17Il y en a aussi plus proches, par exemple,
00:17:19du Rassemblement National
00:17:20qui, eux, ne tiennent pas le même discours
00:17:22sur la question du budget
00:17:23et sur le maintien du gouvernement en place.
00:17:25Oui, enfin, écoutez,
00:17:26moi, j'entends ce que disait l'agriculteur tout de suite
00:17:29et c'est vrai que, dans l'ensemble,
00:17:31c'est aussi le souhait des Françaises et des Français
00:17:33qu'on cherche des solutions.
00:17:35Après, là, quand on entend Thomas Ménager
00:17:39sur le Mercosur,
00:17:40c'est purement démagogique
00:17:41de dire que renverser le gouvernement
00:17:43sera une solution pour refuser le Mercosur.
00:17:46Et donc, moi, je ne crois pas
00:17:47que ceux qui présentent ces arguments
00:17:49aient la moindre once de sérieux.
00:17:51Et d'ailleurs, dans ce cas dit M. Ménager,
00:17:52je n'ai rien entendu en termes de propositions
00:17:54ni sur le budget,
00:17:56ni sur le Mercosur,
00:17:58ni sur la question des agriculteurs.
00:17:59Donc, voilà, moi, je préfère faire partie
00:18:00de ceux qui proposent,
00:18:01de ceux qui s'opposent aussi quand il le faut,
00:18:03mais pas de ceux qui se cantonnent
00:18:05à l'inertie d'une opposition
00:18:07qui est purement stérile.
00:18:09Et alors, pour le budget,
00:18:10il faut trouver des solutions.
00:18:11Sinon, ce sera la dissolution,
00:18:13a prévenu Sébastien Lecornu
00:18:15pendant le week-end.
00:18:16Stéphanie Despierre,
00:18:17comment a été accueillie
00:18:19cette menace de dissolution
00:18:20de la part du Premier ministre ?
00:18:22Alors, les qualificatifs
00:18:23font plus menace,
00:18:24coup de bluff,
00:18:25coup de pression.
00:18:25L'information a crispé
00:18:27sur tous les bancs
00:18:28de l'Assemblée nationale,
00:18:29même au sein du camp présidentiel.
00:18:31Personne n'y croit.
00:18:32Glissait un député
00:18:33Ensemble pour la République
00:18:34si on pouvait éviter
00:18:35d'être en permanence
00:18:36sous la menace
00:18:37d'une censure
00:18:38ou d'une éventuelle dissolution.
00:18:39Le pays ne s'en porterait que mieux.
00:18:41Ça, c'est ce que disait
00:18:42Pierre-Alexandre Anglade,
00:18:43autre député Ensemble
00:18:44pour la République ce matin,
00:18:45qui rappelait au passage
00:18:46que seul le président
00:18:47peut dissoudre,
00:18:48pas le Premier ministre.
00:18:50Un député socialiste
00:18:51lui s'énerve en disant
00:18:52« ça nous fait passer
00:18:53pour des peureux ».
00:18:55Une autre de ses collègues
00:18:56dit « joli coup »
00:18:56pour mettre chacun
00:18:57face à ses responsabilités,
00:18:59pour obliger les députés
00:19:00à se positionner,
00:19:01reconnaît donc cet élu socialiste
00:19:03qui raconte que ce week-end,
00:19:04en circonscription,
00:19:05les maires et certains habitants
00:19:07venaient la voir
00:19:07et lui disaient
00:19:07« vous n'allez pas nous faire ça ? »
00:19:10Le chiffon rouge de la dissolution
00:19:12a donc fait monter la température
00:19:13vendredi un peu trop.
00:19:15Le Premier ministre
00:19:16semble s'en être rendu compte
00:19:17car dès le lendemain,
00:19:18il donnait une interview
00:19:19aux Parisiens en disant
00:19:19« soyons clairs,
00:19:20je ne veux ni la censure,
00:19:21encore moins la dissolution,
00:19:23mon combat c'est la stabilité
00:19:24et repousser le désordre ».
00:19:26Merci beaucoup Stéphanie Despierre,
00:19:28Prisca Thévenot.
00:19:29Comment vous avez accueilli
00:19:30cette annonce vendredi soir
00:19:32où on apprend que le ministre
00:19:34de l'Intérieur est prêt
00:19:35à organiser des élections législatives
00:19:36en même temps que les élections
00:19:37municipales ?
00:19:38Puisque, attention,
00:19:39c'est la dissolution plane encore.
00:19:41Non mais je l'ai appris
00:19:42en lisant vos confrères
00:19:44et si on doit retourner aux urnes,
00:19:46on y retournera.
00:19:46Mais est-ce que c'est ça
00:19:47qui apportera un budget au pays ?
00:19:49Je ne crois pas.
00:19:50Et la mission du Premier ministre
00:19:52Sébastien Lecornu,
00:19:52celle qu'il a acceptée,
00:19:54celle sur laquelle il a travaillé
00:19:55entre ces deux gouvernements,
00:19:56souvenez-vous,
00:19:57c'est celle de donner
00:19:59un budget à notre pays.
00:20:01Donc je ne vois pas
00:20:01en quoi cela apporterait une solution.
00:20:03Au contraire,
00:20:03ça plongerait la France
00:20:04dans une instabilité
00:20:05avec le sujet qu'on vient
00:20:07de travailler juste avant
00:20:08et débattre juste avant,
00:20:09le sujet agricole par exemple.
00:20:10Comment on adresse
00:20:11le sujet agricole
00:20:12sans budget,
00:20:13sans gouvernement,
00:20:14sans Assemblée nationale ?
00:20:15Donc, on peut menacer
00:20:17en permanence
00:20:17l'Assemblée nationale,
00:20:18quoique je ne suis pas bien sûre
00:20:19que ce soit très adéquat
00:20:20dans une République
00:20:21et la dissolution
00:20:22n'est pas une arme de menace
00:20:24mais de déblocage.
00:20:25Maintenant, je pense que
00:20:26le plus important,
00:20:26c'est de ne pas tomber
00:20:27dans une guerre comme ça
00:20:28de dissolution,
00:20:29pas dissolution,
00:20:30mais de rentrer dans un débat
00:20:31à l'Assemblée nationale
00:20:31qui reprend précisément
00:20:33sur le budget
00:20:33pour enfin sortir
00:20:34de cette lornière.
00:20:35Et c'est juste après
00:20:36la séance des questions
00:20:37au gouvernement,
00:20:37il y aura un vote
00:20:38sur les Jeux olympiques
00:20:39puis la reprise du budget.
00:20:40C'était contre pour vous
00:20:42ce coup de pression
00:20:42de Sébastien Lecornu
00:20:44puisqu'on comprend bien
00:20:45qu'il ne s'adresse pas
00:20:46à la France insoumise
00:20:47au Rassemblement national
00:20:47puisque eux,
00:20:48ce qu'ils veulent,
00:20:48c'est justement
00:20:49une dissolution
00:20:49de nouvelles élections.
00:20:50C'est pour que les socialistes
00:20:51rentrent dans le rang ?
00:20:52En tout cas,
00:20:52si c'était l'objectif,
00:20:53c'est totalement raté.
00:20:55Ça nous a agacés
00:20:56au plus haut point
00:20:57parce que c'est finalement
00:20:59un mauvais coup
00:20:59de la part du Premier ministre.
00:21:01Ça a d'abord stressé
00:21:01nos concitoyens.
00:21:03Moi, je le dis,
00:21:04franchement,
00:21:05ce week-end,
00:21:05dès le lendemain,
00:21:07on m'a dit
00:21:07mais qu'est-ce que c'est
00:21:08que cette histoire ?
00:21:08Où est-ce qu'on en est ?
00:21:10Alors qu'il est censé
00:21:11incarner, on va dire,
00:21:12une forme de stabilité
00:21:12ou de recherche
00:21:13de la stabilité,
00:21:14là, il promet le chaos.
00:21:15Donc moi, je crois
00:21:16que la responsabilité
00:21:17du gouvernement,
00:21:18la responsabilité du Premier ministre,
00:21:19c'est au contraire de dire
00:21:19nous cherchons à tout faire
00:21:21pour éviter la censure,
00:21:22donc la dissolution
00:21:23parce que sinon,
00:21:24c'est vrai que les choses
00:21:24sont très claires.
00:21:25Nous, on a toujours dit
00:21:26que si ça ne nous convenait pas,
00:21:27la censure faisait partie
00:21:28des options possibles
00:21:29mais c'est aussi
00:21:30parce que la censure
00:21:31fait partie des options possibles
00:21:32qu'on cherche les autres options
00:21:34parce que nous ne souhaitons pas
00:21:35la prolongation de l'instabilité,
00:21:37nous souhaitons le budget
00:21:38le moins injuste possible
00:21:39et donc c'est dans cette démarche
00:21:41que nous nous sommes engagés
00:21:42mais pour cela,
00:21:43il faut aussi
00:21:43qu'on arrête de jouer
00:21:45à un concours de muscles
00:21:46totalement inutile.
00:21:47Fais-moi peur ce week-end,
00:21:48Prisca Thévenot,
00:21:49retour aussi sur le terrain,
00:21:50vous en a parlé ce week-end ?
00:21:51Oui, j'étais à des vœux hier soir
00:21:53parce qu'effectivement,
00:21:53c'est la période des vœux
00:21:54donc c'est aussi l'occasion
00:21:55de pouvoir échanger
00:21:55les uns avec les autres
00:21:56et c'est vrai
00:21:57qu'aussi bien nos concitoyens
00:21:58que les élus locaux eux-mêmes
00:22:00ne veulent pas avoir aussi
00:22:02à avoir la menace
00:22:04d'une dissolution
00:22:04parce qu'il y a
00:22:06les élections municipales
00:22:06qui vont avoir lieu
00:22:07et qu'ils aimeraient
00:22:08pouvoir vivre pleinement
00:22:09et correctement
00:22:10ces élections municipales
00:22:12sans avoir une épée
00:22:13de Damoclès en permanence,
00:22:14avoir une double élection.
00:22:16Donc c'est pour ça que je dis
00:22:16nous sommes des élus
00:22:18élus au suffrage
00:22:19d'une diversité de direction
00:22:20on doit retourner
00:22:21devant les urnes
00:22:21on y retournera
00:22:22mais la vraie question
00:22:23c'est est-ce que cela
00:22:24donnera un budget au pays ?
00:22:26Non.
00:22:27Non.
00:22:27On va voir ce qu'en pense
00:22:28la France Insoumise
00:22:29la députée Mathilde Feld
00:22:30est au micro de Marion Becker
00:22:32celle des 4 colonnes.
00:22:33Effectivement Mathilde Feld
00:22:34dans quel état d'esprit
00:22:35êtes-vous
00:22:36alors que le budget
00:22:37va reprendre ce soir
00:22:38dans l'hémicycle
00:22:39sous la menace
00:22:40à la fois du 49-3
00:22:41sous la menace
00:22:42d'une dissolution
00:22:43êtes-vous prêt
00:22:44à faire des efforts
00:22:46à faire des compromis
00:22:47pour qu'un budget
00:22:49soit adopté
00:22:49à l'Assemblée Nationale ?
00:22:51Écoutez dans quel état
00:22:51d'esprit on est
00:22:52déjà on est fatigué
00:22:53comme tous les Français
00:22:54ça fait 3 mois aujourd'hui
00:22:55jour pour jour
00:22:56que ce budget a été déposé
00:22:57avec retard
00:22:58je le rappelle aussi
00:22:59à l'Assemblée Nationale
00:23:00donc pour nous
00:23:02c'est pas une surprise
00:23:02de toute façon
00:23:03il n'y a pas de majorité
00:23:04dans cette Assemblée
00:23:05donc il est impossible
00:23:07d'arriver à un résultat
00:23:08quelconque
00:23:09le péché originel
00:23:10de Macron
00:23:11ça a été de
00:23:11de confisquer
00:23:13les élections de 2024
00:23:14et donc on se retrouve
00:23:15avec une Assemblée
00:23:16complètement éclatée
00:23:17avec 11 groupes
00:23:18et qui ne peuvent pas
00:23:19se mettre d'accord
00:23:20sur des considérations
00:23:21qui sont totalement
00:23:22différentes sur le budget
00:23:23nous prenons un budget
00:23:25avec une augmentation
00:23:26considérable des recettes
00:23:27de façon à pouvoir
00:23:28investir massivement
00:23:29dans nos services publics
00:23:30et dans la transition écologique
00:23:31or on est sur une doctrine
00:23:33qui depuis 8 ans
00:23:34a montré la catastrophe absolue
00:23:36c'est-à-dire
00:23:36d'augmenter systématiquement
00:23:38les subventions
00:23:40au monde économique
00:23:41de façon à ce que ça ruisselle
00:23:42ça ne se produit pas
00:23:43et donc on s'enfonce
00:23:45dans un déficit
00:23:46qui est abyssal
00:23:46donc on ne peut pas
00:23:48faire de compromis
00:23:49sur la base
00:23:49de deux théories
00:23:50qui sont diamétralement opposées
00:23:51c'est impossible
00:23:52si je vous entends bien
00:23:54on s'achemine forcément
00:23:55vers un 49-3
00:23:56pour l'adoption
00:23:57de ce budget
00:23:58à l'Assemblée nationale
00:23:59en tout cas
00:23:59d'un passage
00:24:00en force du gouvernement
00:24:01moi je ne vois pas
00:24:03tellement d'autres issues
00:24:04ça fait deux fois
00:24:05qu'on examine ce texte
00:24:05en commission
00:24:06nous avons beaucoup travaillé
00:24:07on a travaillé
00:24:08plus de 150 heures
00:24:09en tout
00:24:09on a beaucoup discuté
00:24:11on a beaucoup débattu
00:24:12la deuxième lecture
00:24:13en commission
00:24:13elle est régressive
00:24:14par rapport à la première lecture
00:24:16où on avait réussi
00:24:16à gagner 40 milliards
00:24:17de recettes
00:24:18là c'est plus du tout le cas
00:24:19il y a eu des reculs
00:24:20sur la lutte
00:24:21contre le réchauffement climatique
00:24:24il y a eu des reculs
00:24:24sur les avancées sociales
00:24:25donc de toute façon
00:24:27on arrive à un point
00:24:28d'impasse
00:24:30en vérité
00:24:31donc en effet
00:24:31oui
00:24:32le 49-3
00:24:33les ordonnances
00:24:35la dissolution
00:24:36je ne sais quoi
00:24:37on entend tout
00:24:38et n'importe quoi
00:24:38un peu
00:24:38de la part de l'Elysée
00:24:39et de Matignon
00:24:40tour à tour
00:24:40donc on verra bien
00:24:41mais oui oui
00:24:42et on déposera une motion
00:24:43de censure immédiatement
00:24:44évidemment
00:24:44s'il y a un 49-3
00:24:45Merci à vous Mathilde Feb
00:24:47Merci Marion Becker
00:24:49on parlait de la menace
00:24:50de la dissolution
00:24:51la menace du 49-3
00:24:52Arthur Delaporte
00:24:53c'est même plus une menace
00:24:54on a le sentiment
00:24:55qu'on connaît tous
00:24:56un peu la fin de l'histoire
00:24:57figurez-vous
00:24:58qu'il y a encore
00:24:58plusieurs options
00:24:59sur la table
00:25:00le recours aux ordonnances
00:25:01mais je ne suis pas sûr
00:25:01que ça améliore la situation
00:25:03un 49-3
00:25:04mais qui ne pourrait pas
00:25:05être un 49-3
00:25:05contre le Parlement
00:25:06un 49-3
00:25:07qui tiendrait compte
00:25:08des débats budgétaires
00:25:08qui tiendrait compte
00:25:10aussi des revendications
00:25:11qui sont les nôtres
00:25:12parce que sinon
00:25:12c'est un 49-3 de censure
00:25:14donc ça serait inutile
00:25:15le gouvernement
00:25:16a ses différentes options
00:25:18dans la main
00:25:18c'est à lui
00:25:19de trancher
00:25:20quelle est la meilleure
00:25:20pour éviter la censure
00:25:21et surtout
00:25:21pour correspondre
00:25:23à ce que nous cherchons
00:25:23qu'est-ce que nous cherchons
00:25:25plus de services publics
00:25:26d'arrêter
00:25:27de taper dans le porte-monnaie
00:25:28des français
00:25:28et au contraire
00:25:29de réfléchir à la manière
00:25:30dont on peut revaloriser
00:25:30le pouvoir d'achat
00:25:31de préserver la jeunesse
00:25:32et l'éducation
00:25:33en évitant de supprimer
00:25:344000 postes
00:25:34et des coupes sombres
00:25:35supplémentaires
00:25:36donc voilà
00:25:36ça c'est des lignes
00:25:37qu'on a fixées
00:25:38que le gouvernement
00:25:38a dû entendre
00:25:39à force qu'on les répète
00:25:40s'il n'en tient pas compte
00:25:41il connaît l'issue
00:25:42Priska Thévenot
00:25:43quelle est l'issue
00:25:44sur ce budget
00:25:45là on annonce
00:25:46des semaines cruciales
00:25:48depuis le mois de septembre
00:25:49là a priori
00:25:50d'ici la fin du mois
00:25:51on va se décider
00:25:51ce sera forcément
00:25:52un 49-3
00:25:53il n'y a pas d'autre
00:25:54option
00:25:54où les ordonnances
00:26:00vraiment
00:26:00et ça peut être
00:26:01aussi un peu étonnant
00:26:02moi j'entends
00:26:04effectivement
00:26:04le premier ministre
00:26:05qui disait
00:26:06qu'il renonçait
00:26:07au 49-3
00:26:08ça faisait partie
00:26:09des demandes
00:26:09du parti socialiste
00:26:10d'ailleurs
00:26:10au moment de la nomination
00:26:12du gouvernement
00:26:13Sébastien Lecornu 2
00:26:14maintenant j'entends
00:26:16que monsieur Delaporte
00:26:16parle de 49-3
00:26:18comme d'autres sujets
00:26:19je finis juste ma phrase
00:26:19monsieur Delaporte
00:26:20vous n'allez pas me dire
00:26:21que j'ai dit
00:26:22qu'il fallait un 49-3
00:26:23personne ne le réclame
00:26:25mais c'est plus un sujet tabou
00:26:27dans aucun des groupes politiques
00:26:28vous savez
00:26:292026 on va peut-être
00:26:30essayer aussi
00:26:30de plus s'entendre
00:26:31et c'est le moment
00:26:32des résolutions
00:26:32et si on doit les appliquer
00:26:33tout le monde sait bien
00:26:35écouter
00:26:36résolution acceptée
00:26:37ce n'est plus un tabou
00:26:38dans ce que j'entends
00:26:38moi je ne fais pas
00:26:39de jugement moral
00:26:40ou de valeur
00:26:41je dis simplement
00:26:42qu'il y a peut-être
00:26:42des choses qui peuvent évoluer
00:26:43moi tout ce que je demande
00:26:44c'est qu'il puisse y avoir
00:26:44un budget
00:26:45un budget qui répond
00:26:46à un certain nombre
00:26:47de demandes
00:26:48effectivement
00:26:48continuer à mener
00:26:49des politiques publiques
00:26:50extrêmement fortes
00:26:51et puissantes
00:26:51sans venir en permanence
00:26:53taper dans la porte
00:26:54des français
00:26:54ça veut dire tout simplement
00:26:55ne pas aller
00:26:57sur la solution de facilité
00:26:58c'est-à-dire la fuite
00:26:58en avant de la fiscalité
00:26:59une fois qu'on a dit ça
00:27:01je pense que tous ces sujets-là
00:27:02on a pu les entendre
00:27:03dans les débats
00:27:04qui ont eu lieu
00:27:04l'année dernière
00:27:05dans les débats
00:27:05qui ont repris en commission
00:27:07la semaine dernière
00:27:08et qui vont sûrement
00:27:09avoir lieu encore un peu
00:27:10ce soir et demain
00:27:10je ne sais pas
00:27:11si 49.3 ou ordonnance
00:27:13ou vote à la loyale
00:27:14finalement
00:27:14mais en tout cas
00:27:15tout ce que j'entends
00:27:16c'est qu'aujourd'hui
00:27:16il n'y a plus de mot tabou
00:27:17dans la bouche
00:27:18d'un certain nombre de députés
00:27:19comme ça pouvait être le cas
00:27:20il y a quelques mois à peine
00:27:21puisque pour revenir
00:27:22sur cette question du 49.3
00:27:23c'était une demande
00:27:24des socialistes
00:27:25mais dès le début
00:27:26très rapidement
00:27:27même dans votre groupe
00:27:28certains se sont aperçus
00:27:29qu'il n'y avait pas
00:27:30tellement d'issues
00:27:31sans 49.3
00:27:32certains le réclament publiquement
00:27:33François Hollande dit
00:27:34il faut un 49.3
00:27:34je tiens à rappeler
00:27:35ce qu'a permis
00:27:36l'abandon du 49.3
00:27:37de redonner sa place au Parlement
00:27:39avant on commençait les débats
00:27:40on savait que ça ne servait à rien
00:27:41avec Madame Thévenot
00:27:42on était en commission
00:27:42des affaires sociales
00:27:43on attendait le 49.3
00:27:44et finalement
00:27:45c'était des débats fantômes
00:27:46aujourd'hui
00:27:47on sait que l'absence
00:27:48de 49.3
00:27:48a permis d'obtenir
00:27:49des compromis
00:27:50sur le projet de loi
00:27:50de financement
00:27:51de la sécurité sociale
00:27:52ça nous a permis
00:27:53de discuter jusque là
00:27:54et j'espère que
00:27:54le Parlement aura retrouvé
00:27:56une place plus importante
00:27:57dans notre République
00:27:58maintenant l'issue
00:27:59ce n'est pas moi
00:28:00qui vais en se mettre
00:28:00je ne suis pas Premier ministre
00:28:01ce que je peux vous dire
00:28:02c'est que peut-être
00:28:02que si nous avions été
00:28:03au gouvernement
00:28:04on aurait mené les choses
00:28:04différemment
00:28:05en faisant de la renonciation
00:28:07en 49.3
00:28:08un véritable outil
00:28:08de reparlementarisation
00:28:10plus accrue du régime
00:28:11maintenant le sujet
00:28:13ce qui m'inquiète
00:28:13c'est dans les propos
00:28:14de Madame Thévenot
00:28:14le fait de refuser
00:28:15toute hausse de la fiscalité
00:28:17parce qu'on ne peut pas
00:28:18d'un côté dire
00:28:19je vais défendre
00:28:20les services publics
00:28:21et de l'autre côté
00:28:22je refuse toute hausse
00:28:23de la fiscalité
00:28:23parce que c'est ce discours là
00:28:24qui nous conduira
00:28:25au 49.3
00:28:26et à la censure
00:28:27de toute façon
00:28:27Priscaténo
00:28:28est-ce qu'il y a
00:28:29un équilibre possible
00:28:31entre dire
00:28:31il faut mettre le paquet
00:28:32sur les services publics
00:28:33sur la transition écologique
00:28:34sur l'éducation
00:28:35et dire en même temps
00:28:36sans augmenter
00:28:37aucun impôt
00:28:38est-ce que vous
00:28:39vous êtes ouvert par exemple
00:28:40est-ce que vous avez l'impression
00:28:41que nous vivons
00:28:41dans un paradis fiscal
00:28:42est-ce que vous avez l'impression
00:28:44qu'il est facile
00:28:45d'entreprendre
00:28:46et de créer de la richesse
00:28:46dans notre pays
00:28:47est-ce que vous avez l'impression
00:28:48qu'aujourd'hui
00:28:49on se dit que
00:28:50l'ensemble du monde
00:28:51se dit
00:28:51il faut aller investir en France
00:28:52parce qu'il n'y a pas d'impôts
00:28:53tout se passe
00:28:54je veux dire
00:28:55à un moment
00:28:55il faut aussi regarder
00:28:56les choses telles qu'elles existent
00:28:57peut-être que les plus fortunés
00:28:58autant les ménages
00:28:59que les entreprises
00:29:00peuvent contribuer
00:29:01un peu d'avant
00:29:01autour de la porte
00:29:02vous voyez
00:29:02vous avez un gros soutien là
00:29:03qui nous explique
00:29:04je vous pose la question
00:29:05puisque c'est le gouvernement même
00:29:07qui dans son taxe de loi
00:29:08il y a des taxes
00:29:08pour les plus fortunés
00:29:10je suis députée ensemble
00:29:11pour la République
00:29:12et je le dis assez simplement
00:29:14qu'est-ce que vous entendez
00:29:15par grand fortuné ?
00:29:17selon le gouvernement
00:29:17c'est 250 000 euros
00:29:19pour une personne seule
00:29:20et autre chose
00:29:21donc moi je dis assez simple
00:29:22non je le dis assez clairement
00:29:24je le dis assez clairement
00:29:25on peut aller toujours
00:29:26dans la solution de facilité
00:29:27d'aller taper
00:29:28dans la poche des français
00:29:29et notamment
00:29:30celles et ceux qui travaillent
00:29:31ma famille politique
00:29:32je dis assez simplement
00:29:33nous ne sommes pas là
00:29:34pour accabler encore plus
00:29:35les travailleurs de notre pays
00:29:36mais plutôt pour les soutenir
00:29:38et les aider
00:29:38ensuite cela n'est pas du tout
00:29:40antinomique
00:29:41avec le fait de pouvoir
00:29:42massivement continuer
00:29:43à mener des politiques publiques
00:29:44tout simplement
00:29:45en regardant là
00:29:46où nous pouvons
00:29:46faire un peu des économies
00:29:48et il y a plein d'endroits
00:29:49où nous pouvons faire des économies
00:29:50sans remettre en cause
00:29:51les enjeux environnementaux
00:29:52les enjeux de santé
00:29:53et les enjeux de l'éducation nationale
00:29:55bien au contraire
00:29:56sur la baisse des dépenses
00:29:58que prône Prisca-Tévenon
00:29:59Arthur Delaporte
00:30:00c'est vrai qu'à gauche
00:30:01on entend beaucoup
00:30:02recettes, recettes supplémentaires
00:30:04impôts supplémentaires
00:30:05est-ce qu'il n'y a pas
00:30:05quelques dépenses
00:30:06qu'on peut aussi amoindrir ?
00:30:08j'entends la pensée magique
00:30:09de Prisca-Tévenon
00:30:10il n'y a qu'à couper
00:30:10dans les dépenses
00:30:11pour sauver les français
00:30:11sauf qu'aujourd'hui
00:30:12votre budget
00:30:12ce n'est pas du tout ça
00:30:13le budget de votre gouvernement
00:30:15de ceux que vous soutenez
00:30:15de votre parti
00:30:16mais c'est vous qui négociez
00:30:17le sujet avec le gouvernement
00:30:18vous passez plus de temps
00:30:19dans le bureau du premier ministre
00:30:20que moi
00:30:21alors c'est les socialistes
00:30:22qui vont venir
00:30:24à défendre le budget
00:30:26allez on a dit
00:30:27qu'on partait sur une bonne résolution
00:30:28de s'écouter
00:30:29de se respecter
00:30:30Arthur Delaporte
00:30:31est-ce qu'il y a aussi
00:30:31sur la question des dépenses
00:30:32vous êtes d'accord pour dire
00:30:33on met en avant
00:30:343-4 priorités
00:30:35mais sur le reste
00:30:36on peut faire des efforts
00:30:37c'est une évidence
00:30:38mais c'est marginal
00:30:39vous savez très bien
00:30:39que ce n'est pas là
00:30:40où on va les trouver
00:30:40les 10 milliards qui manquent
00:30:41et si vous voulez épargner
00:30:42les français
00:30:43comme vous l'avez dit
00:30:43si vous voulez éviter
00:30:45l'année blanche
00:30:46qui va peser sur la fiscalité
00:30:48des plus modestes
00:30:49si vous voulez éviter
00:30:50l'année blanche
00:30:50qui va réduire
00:30:51les prestations sociales
00:30:51oui il faut aller chercher
00:30:52de l'argent
00:30:53et si vous n'allez pas
00:30:53le chercher sur les ultra-riches
00:30:54qui ont été bénéficiaires
00:30:56de toutes les politiques publiques
00:30:57et je cite même
00:30:58Eric Lombard
00:30:58qui hier disait
00:30:59que les ultra-riches
00:31:00ne payaient pas
00:31:01un copec d'impôt
00:31:02sur le revenu
00:31:02c'est l'ancien ministre
00:31:04de l'économie
00:31:04qui le dit
00:31:04il y a un petit problème
00:31:05vous n'allez pas un peu loin
00:31:07parce que vous avez aussi
00:31:08permis de revenir sur
00:31:09vous arrivez
00:31:11non enfin c'est bon
00:31:12Macron
00:31:12Eric Lombard
00:31:12sur les 10 milliards
00:31:14où est-ce qu'on peut les trouver
00:31:15je le dis assez calmement
00:31:17il faut qu'on puisse aussi
00:31:18mener de grandes réformes
00:31:19des réformes structurelles
00:31:20sur un certain nombre de sujets
00:31:21qui sont les premiers postes
00:31:23des dépenses de notre état
00:31:24à savoir par exemple
00:31:25les retraites
00:31:26qui a mis dans la balance
00:31:28de la stabilité
00:31:28et de la menace gouvernementale
00:31:30l'annulation pure et simple
00:31:31de la réforme des retraites
00:31:32qui monsieur Delaporte
00:31:34c'est vous justement
00:31:35on parle d'une suspension
00:31:37ou d'un décalage
00:31:37vous rigolez ou quoi
00:31:39chaque jour
00:31:39chaque jour de suspension
00:31:41d'annulation
00:31:41de décalage
00:31:42vous l'appelez comme vous voulez
00:31:42c'est de l'argent en moins
00:31:43et c'est de l'argent en plus
00:31:44en termes de dépenses
00:31:45et de dettes
00:31:45mais c'est pas les 10 milliards
00:31:46qui manquent
00:31:46je suis désolé
00:31:47pour finir ce débat
00:31:48quand on vous entend
00:31:48tous les deux
00:31:49moi je me dis
00:31:50bon déjà vote à la régulière
00:31:52ça c'est non
00:31:5349-3 négocié
00:31:55il faut encore une bonne négociation
00:31:56c'est pas vrai parce qu'on l'a fait
00:31:57sur le projet de loi de financement
00:31:58de la sécurité sociale
00:31:59on peut pas reprocher
00:32:01vous savez madame
00:32:01on peut pas reprocher
00:32:02au parlement
00:32:04de faire vivre pleinement
00:32:06un débat
00:32:06si ce débat n'est pas là
00:32:08pour être provoqué
00:32:09une impasse politique
00:32:10on l'a vu sur le projet
00:32:11de financement
00:32:12de la sécurité sociale
00:32:13il y a eu des débats
00:32:13âpres
00:32:14très houleux
00:32:14très denses
00:32:15jusqu'à tard dans la nuit
00:32:16et tard dans le week-end
00:32:17et pourtant nous avons réussi
00:32:18à voter
00:32:19donc on n'est pas dans l'impasse
00:32:20mais vous pourrez pas reprocher
00:32:21à des politiques
00:32:22qui ne pensent pas pareil
00:32:23de débattre
00:32:24ah non
00:32:24c'est juste que là
00:32:25on a le sentiment
00:32:26maintenant il faut un atterrissage
00:32:27et normalement c'est au 31 janvier
00:32:28j'ai l'impression d'entendre
00:32:29Bruno Retailleau au Sénat
00:32:31qui a fait qu'à la fin
00:32:32le budget qui nous revient
00:32:33c'est 5,3% de déficit
00:32:34c'est-à-dire
00:32:35beaucoup plus
00:32:36que ce qui était anticipé
00:32:37pourquoi ?
00:32:37parce qu'ils ont refusé
00:32:38d'aller chercher des recettes
00:32:39nous on dit
00:32:40allez-y
00:32:40sinon vous n'y arriverez pas
00:32:41allez Prisca Théunot
00:32:42Arthur Delaporte
00:32:43merci
00:32:43on voit qu'il y a encore
00:32:45un peu de chemin à faire
00:32:46sur cette question budgétaire
00:32:47normalement au 31 janvier
00:32:48on sera fixé
00:32:49on va passer à un autre sujet
00:32:51qui va vous rassembler
00:32:52l'un comme l'autre
00:32:53puisque chacun de vos groupes
00:32:54travaille sur ce sujet
00:32:55et c'est une proposition de loi
00:32:56assez transpartisane
00:32:57c'est le focus de cette émission
00:32:58avec nous la députée
00:33:02Laure Miller
00:33:03qui défend une proposition de loi
00:33:04pour interdire
00:33:05les réseaux sociaux
00:33:05au moins de 15 ans
00:33:06on va retrouver
00:33:07la députée au micro
00:33:08de Stéphanie Despierre
00:33:09celle des 4 colonnes
00:33:10bonjour Laure Miller
00:33:11en 2017
00:33:12c'était la Startup Nation
00:33:14maintenant vous voulez
00:33:15interdire les réseaux sociaux
00:33:16au moins de 15 ans
00:33:17pourquoi ?
00:33:18et bien ça part d'un double constat
00:33:19le premier c'est que
00:33:21avec la commission d'enquête
00:33:22notamment sur les effets psychologiques
00:33:23de TikTok
00:33:24qu'on a mené l'année dernière
00:33:25on a compris
00:33:26et puis ce matin
00:33:27il y avait encore un rapport
00:33:28de l'ANSES qui le disait
00:33:29que les réseaux sociaux
00:33:30ont réellement aujourd'hui
00:33:31un impact nocif
00:33:32négatif
00:33:33sur la santé de nos jeunes
00:33:34et particulièrement
00:33:35des enfants et des adolescents
00:33:36ça c'est le premier point
00:33:37et le deuxième point
00:33:38c'est qu'on s'est rendu compte
00:33:39on se rend compte
00:33:40à quel point évidemment
00:33:41la réglementation européenne
00:33:42est indispensable
00:33:43mais à quel point aussi
00:33:44elle prend énormément de temps
00:33:46et l'idée c'est d'avoir
00:33:47et de prendre
00:33:48et de proposer
00:33:49à mes collègues
00:33:49une mesure d'urgence
00:33:50une mesure sanitaire
00:33:51qui est de protéger
00:33:52les plus jeunes d'entre nous
00:33:54de protéger les moins de 15 ans
00:33:55immédiatement
00:33:56aujourd'hui dans notre pays
00:33:57pour éviter
00:33:58qu'ils soient embarqués
00:33:59dans cette spirale négative
00:34:00des réseaux sociaux
00:34:01et ensuite de continuer
00:34:02évidemment la régulation
00:34:03concrètement ça se passerait comment
00:34:05parce qu'on sait
00:34:05qu'il est très compliqué
00:34:06de réguler les plateformes
00:34:07comment on les oblige
00:34:08à faire respecter
00:34:09cette interdiction
00:34:10mais vous le savez
00:34:11le DSA prévoit déjà
00:34:12un certain nombre
00:34:13le Digital Service Act
00:34:14qui est négocié
00:34:14au niveau de l'Union Européenne
00:34:16exactement
00:34:16c'est le règlement européen
00:34:17qui régule ces plateformes
00:34:19il prévoit déjà
00:34:20un certain nombre d'obligations
00:34:21l'été dernier
00:34:22la Commission Européenne
00:34:22nous a précisé
00:34:23notamment ce que signifiait
00:34:25l'article 28
00:34:25de ce règlement européen
00:34:27donc les lignes directrices
00:34:28dont on a un peu entendu
00:34:29parler l'été dernier
00:34:30et donc désormais
00:34:31on a cette capacité
00:34:32au niveau national
00:34:33de pouvoir prendre
00:34:34dans notre loi nationale
00:34:35dans la loi française
00:34:36une forme de limite d'âge
00:34:38qui sera ensuite
00:34:40finalement mise en oeuvre
00:34:42grâce au DSA
00:34:43donc on va pouvoir
00:34:44articuler finalement
00:34:44à la fois la loi nationale
00:34:46avec le règlement européen
00:34:47ce qu'on ne pouvait pas
00:34:48vraiment faire avant
00:34:48il faut évidemment
00:34:49bien le rédiger
00:34:50et c'est ce qu'on s'attache
00:34:51à faire aujourd'hui
00:34:52en commission
00:34:52sauf que tout le monde le sait
00:34:53c'est facile de mentir
00:34:54sur son âge
00:34:54c'est facile de mentir
00:34:55sur son âge
00:34:56mais jusqu'à présent
00:34:56vous n'avez aucune
00:34:57vérification de l'âge
00:34:58donc évidemment
00:34:59vous entrez n'importe quelle
00:35:00date de naissance
00:35:01et vous rentrez sur le site
00:35:02là ce qu'on va demander
00:35:03et ce qu'on va imposer
00:35:04aux plateformes
00:35:05en leur imposant finalement
00:35:06le respect strict du DSA
00:35:07c'est une vérification
00:35:08de l'âge
00:35:09au moment où vous allez arriver
00:35:10sur le réseau social
00:35:10et en fait ça change
00:35:11quand même tout
00:35:12parce qu'il faudra
00:35:13en effet pouvoir attester
00:35:14véritablement du fait
00:35:15qu'on a plus ou moins
00:35:16de 15 ans
00:35:17évidemment qu'il y aura
00:35:18toujours des contournements
00:35:19possibles
00:35:19mais j'ai envie de dire
00:35:20posons déjà
00:35:22et mettons déjà
00:35:22le pied dans la porte
00:35:23pour la protection
00:35:24des mineurs en ligne
00:35:25et puis ensuite
00:35:25nous pourrons perfectionner
00:35:27l'outil
00:35:28perfectionner la technique
00:35:29pour pouvoir arriver
00:35:30à une vraie protection
00:35:30à 100% de nos jeunes
00:35:31donc ce que vous portez là
00:35:32c'est une proposition de loi
00:35:33initiée par le groupe
00:35:34Ensemble pour la République
00:35:35qui est dont le chef
00:35:37est Gabriel Attal
00:35:38l'ancien premier ministre
00:35:39mais Emmanuel Macron
00:35:40le président de la République
00:35:41du même parti
00:35:42lui aussi veut un projet de loi
00:35:44pourquoi deux choses différentes
00:35:46pourquoi vous n'accordez pas
00:35:48vos violons ?
00:35:48Moi je me réjouis de ça
00:35:50parce que ça veut dire
00:35:50que c'est un vrai sujet
00:35:51qui est au coeur des priorités
00:35:52à la fois du gouvernement
00:35:53et du Parlement
00:35:54parce que la proposition de loi
00:35:55elle est évidemment portée
00:35:56par Ensemble pour la République
00:35:57mais elle est transpartisane
00:35:58elle a le caractère
00:35:59de transpartisan
00:36:00puisque d'autres collègues
00:36:01d'autres groupes l'ont signé
00:36:02donc moi je trouve
00:36:03que c'est une bonne chose
00:36:03ça veut vraiment dire
00:36:04que le sujet va être au coeur
00:36:05de nos débats
00:36:06Vous la retirez
00:36:07s'il y a un projet de loi
00:36:08gouvernemental ?
00:36:08Non moi j'ai aucune raison
00:36:09de la retirer
00:36:10si vous voulez
00:36:10j'ai l'impression
00:36:11d'être dans mon rôle
00:36:11j'ai fait une commission d'enquête
00:36:13et maintenant je propose
00:36:14une loi pour améliorer la situation
00:36:16Merci beaucoup
00:36:16Merci beaucoup à vous
00:36:17Et bienvenue à vous
00:36:19si vous nous rejoignez sur LCP
00:36:20nous sommes à 25 minutes environ
00:36:22de la séance des questions
00:36:23au gouvernement
00:36:23à suivre en direct
00:36:25en intégralité
00:36:26à l'issue
00:36:27on revient sur les temps forts
00:36:28avec deux députés
00:36:29mais aussi avec trois citoyens
00:36:31qui vont nous partager
00:36:31leurs sujets de préoccupation
00:36:33Tout au long de cette émission
00:36:35nous retrouverons
00:36:35depuis la salle des quatre colonnes
00:36:37Stéphanie Despierre et Marion Becker
00:36:39Clément Perrault et lui
00:36:40aux abords de l'Assemblée nationale
00:36:42avec les agriculteurs
00:36:43et puis quelques minutes
00:36:44avant 15h
00:36:45nous vous ferons vivre en direct
00:36:46l'arrivée du Premier ministre
00:36:47Sébastien Lecornu
00:36:48et des membres de son gouvernement
00:36:50Clément Perrault
00:36:52on vous retrouve justement
00:36:53devant l'Assemblée nationale
00:36:54c'est encore devant l'Assemblée
00:36:56qu'ont décidé de manifester
00:36:57les agriculteurs aujourd'hui
00:36:58Oui, nouvelle manifestation agricole
00:37:02effectivement devant l'Assemblée nationale
00:37:04qui aujourd'hui se déroule
00:37:05avec un certain calme
00:37:07c'est une manifestation bien encadrée
00:37:09on a vu les agriculteurs
00:37:10par exemple distribuer des pommes
00:37:12ensuite ils ont cassé la croûte
00:37:13en faisant griller des saucisses
00:37:14vous pouvez le voir peut-être
00:37:15sur ces images de Steven Martin
00:37:17regardez ce camion
00:37:19avec en haut des bennes
00:37:20on les voit des pommes de terre
00:37:21il y en a plusieurs tonnes
00:37:23et ils ont prévu les agriculteurs
00:37:24de les déverser juste à côté
00:37:26dans quelques minutes maintenant
00:37:27sur le pont de la Concorde
00:37:29pour les proposer aux Parisiens
00:37:31depuis ce matin
00:37:32on a vu de nombreux responsables politiques
00:37:34venir à la rencontre
00:37:35de ces agriculteurs
00:37:36discuter avec eux
00:37:37notamment la présidente
00:37:39de l'Assemblée nationale
00:37:40Yann Broun-Pivet
00:37:40qui a passé une demi-heure ici
00:37:42il y avait aussi Michel Barnier
00:37:43Bruno Retailleau
00:37:44et plusieurs députés
00:37:45des agriculteurs me disaient d'ailleurs
00:37:47qu'un certain nombre de députés
00:37:48allaient revenir après
00:37:50la séance de questions au gouvernement
00:37:52pour à nouveau discuter avec eux
00:37:54il est bien sûr
00:37:55beaucoup de questions
00:37:55dans leurs revendications
00:37:57du Mercosur
00:37:58mais pas seulement
00:37:58il y a aussi
00:37:59les questions de simplification
00:38:01le sujet de l'acétamipride
00:38:02aussi qui semble revenir
00:38:04sur le devant de la scène
00:38:05en tout cas
00:38:06de très nombreuses revendications
00:38:08chez ces agriculteurs
00:38:09qui ont décidé
00:38:10de venir se faire entendre ici
00:38:11devant les élus des nations
00:38:13Merci beaucoup Clément
00:38:15il sera question d'agriculture
00:38:17lors de la séance des questions
00:38:18au gouvernement
00:38:18Marion Becker
00:38:19c'est un des thèmes
00:38:20privilégiés par les députés
00:38:21aujourd'hui
00:38:22Et oui effectivement Elsa
00:38:23ce sera même la première question
00:38:25au gouvernement à 15h
00:38:27posée par le député
00:38:28Horizon Philippe Fay
00:38:29et puis il y aura également
00:38:30d'autres questions
00:38:31sur le Mercosur
00:38:32et sur la situation agricole
00:38:34en France
00:38:35et puis les députés
00:38:36interpelleront le gouvernement
00:38:37sur la situation en Iran
00:38:40cette grande vague de révolte
00:38:42puis la répression sanglante
00:38:44du régime
00:38:45sur cette révolte
00:38:47pas moins de trois questions
00:38:48au gouvernement
00:38:49de la droite à la gauche
00:38:50de l'hémicycle
00:38:51cet après-midi
00:38:52Merci beaucoup Marion Becker
00:38:55et on va revenir
00:38:56sur deux thèmes d'actualité
00:38:57avec nos deux invités
00:38:58Géraldine Bagné
00:38:59bonjour
00:38:59Député Les Démocrates de Mayenne
00:39:01Philippe Ballard
00:39:02bonjour
00:39:02Député Rassemblement National
00:39:04de l'Oise
00:39:05on reviendra
00:39:05sur les questions agricoles
00:39:07mais tout d'abord
00:39:07la situation internationale
00:39:08avec l'Iran
00:39:09le député droite républicaine
00:39:11Philippe Gosselin
00:39:11va interroger le gouvernement
00:39:13il nous pose sa question
00:39:14en avant-première
00:39:15au micro de Marion Becker
00:39:16Et oui Elzal
00:39:17je suis avec Philippe Gosselin
00:39:18vous allez interpeller
00:39:19sur le gouvernement
00:39:20sur l'Iran
00:39:21sur la situation actuelle
00:39:22qu'allez-vous poser exactement
00:39:24comme question
00:39:25au ministre tout à l'heure
00:39:27Écoutez je crois
00:39:27qu'il appartient à l'Assemblée
00:39:28d'être un peu la voix
00:39:29du peuple iranien
00:39:31aujourd'hui
00:39:33depuis 15 jours
00:39:34on tue
00:39:35on torture
00:39:36en Iran
00:39:37vous avez vu ces images
00:39:38terribles
00:39:39des morgues de Téhéran
00:39:41ou de villes à côté
00:39:43des centaines de morts
00:39:45on a même tiré
00:39:46à balle réelle
00:39:46sur des handicapés
00:39:47donc je crois
00:39:48qu'il faut qu'on soit
00:39:49nous ici à l'Assemblée
00:39:50la voix du peuple
00:39:51d'Iran
00:39:52et qu'on invite
00:39:53fortement
00:39:54le gouvernement
00:39:55à agir
00:39:56l'Union Européenne
00:39:58aussi je crois
00:39:58qu'il faut être fort
00:39:59uni
00:39:59dans l'adversité
00:40:01on a un régime
00:40:03de dictature
00:40:04les mollas
00:40:05font régner la terreur
00:40:07et donc il faut inviter
00:40:08le gouvernement
00:40:08à agir vite
00:40:09l'Union Européenne
00:40:10c'est à dire
00:40:11la possibilité
00:40:12de classer
00:40:13sur la liste
00:40:14des organisations terroristes
00:40:15les gardiens
00:40:16de la révolution
00:40:17c'est conditionner
00:40:18nos aides
00:40:20nos interventions
00:40:20nos échanges
00:40:21commerciaux
00:40:22à partir de maintenant
00:40:23à la fin
00:40:24des fusillades
00:40:27à la fin
00:40:27de la répression
00:40:28je crois
00:40:29qu'on a des moyens
00:40:30d'action
00:40:30qui peuvent nous permettre
00:40:31d'être entendus
00:40:32et surtout
00:40:33d'être en soutien
00:40:34à ce club
00:40:35héroïque
00:40:36avec une pensée
00:40:37particulière
00:40:38pour les femmes
00:40:39qui forcent
00:40:40vraiment le courage
00:40:41merci à vous
00:40:42Philippe Gosselin
00:40:43et puis bien évidemment
00:40:43nous entendrons
00:40:44la réponse
00:40:45du gouvernement
00:40:45à cette question
00:40:46tout à l'heure
00:40:47en direct
00:40:47dans l'hémicycle
00:40:48sur LCP
00:40:49merci beaucoup
00:40:51Marion Becker
00:40:52la France doit faire
00:40:53entendre sa voix
00:40:54sur l'Iran
00:40:55la France
00:40:56ou l'Union Européenne
00:40:56comment Géraldine Bagné ?
00:40:59Déjà par les prises
00:41:00de parole
00:41:00de chaque groupe
00:41:01j'ai cru comprendre
00:41:02qu'il y aurait
00:41:02plusieurs questions
00:41:03sur l'Iran
00:41:04et je crois
00:41:04que ça va être
00:41:04unanime
00:41:05en termes
00:41:06d'indignation
00:41:07devant ces images
00:41:09qui sont vraiment
00:41:10inacceptables
00:41:10ce sont des citoyens
00:41:11qui se battent
00:41:11pour leur liberté fondamentale
00:41:13la France
00:41:14on est attaché
00:41:15aux libertés fondamentales
00:41:16c'est notre histoire
00:41:16et donc dire
00:41:17de toute façon
00:41:18de façon unanime
00:41:19dans la sphère politique
00:41:20qu'on est
00:41:20qu'on est aux côtés
00:41:22des citoyens
00:41:22qui se mobilisent
00:41:23pour faire changer les choses
00:41:24le régime des ayatollahs
00:41:26c'est vieux
00:41:26comme
00:41:26ça fait trop longtemps
00:41:28que ça dure
00:41:29moi j'ai l'âge
00:41:30de 79
00:41:31donc de Romaine
00:41:32donc à un moment donné
00:41:33il faut que ça bouge
00:41:34et c'est vrai
00:41:35qu'on est aux côtés
00:41:35des femmes
00:41:36aux côtés des citoyens
00:41:37qui se mobilisent
00:41:37pour leur droit
00:41:38être aux côtés
00:41:39des femmes et des citoyens
00:41:40Philippe Ballard
00:41:40il y a eu déjà une révolte
00:41:42il y a quelques années
00:41:43autour du mouvement
00:41:43Femmes, Vie, Liberté
00:41:45où on a dit
00:41:45que c'était un élan d'espoir
00:41:46peut-être
00:41:47et puis finalement
00:41:47rien
00:41:48oui c'était en 2009
00:41:50il y a eu d'autres mouvements
00:41:51sporadiques
00:41:52alors je ne suis pas
00:41:53tout à fait d'accord
00:41:54avec ma collègue
00:41:54parce que je ne sais pas
00:41:55si ça sera unanime
00:41:56dans tous les groupes
00:41:58on a vu
00:41:58alors LFI
00:41:59il y a quelques députés
00:41:59LFI
00:42:00qui effectivement
00:42:00très tardivement
00:42:01ont soutenu
00:42:03cette révolution
00:42:05est-ce qu'on doit l'appeler
00:42:06révolution
00:42:06c'est une interrogation
00:42:08mais c'est un signe
00:42:10c'est pas une révolte
00:42:11contre la vie chère
00:42:12il y a sûrement
00:42:12cette part qui compte
00:42:13mais on combat les mollahs
00:42:15oui on combat les polémiques
00:42:16et la république islamiste
00:42:17c'est un message quand même
00:42:18à ceux qui veulent
00:42:19instaurer en France
00:42:20une pseudo république islamiste
00:42:22alors puisque les inscrits
00:42:23ont dans un premier temps
00:42:24effectivement rappelé
00:42:25que ce mouvement
00:42:25venait d'un combat
00:42:26contre la vie chère
00:42:27et on leur a reproché
00:42:28de ne pas suffisamment
00:42:29parler aussi des libertés
00:42:30maintenant ils le disent
00:42:31ils ne veulent plus
00:42:32enfin ils veulent la fin
00:42:33du régime des mollahs
00:42:34c'est le moins qu'on puisse dire
00:42:35il faut juste ouvrir les yeux
00:42:36quand vous avez des femmes
00:42:37qui meurent sous les coups
00:42:39de ces gardes
00:42:40qui sont chargées
00:42:41de faire respecter
00:42:42en fait la charia
00:42:42il faut appeler un charia
00:42:43quand même
00:42:44là on peut commencer
00:42:46à ce moment là
00:42:46à se révolter
00:42:47donc oui un soutien total
00:42:48à ce valeureux peuple iranien
00:42:50qui se soulève
00:42:51et Géraldine Bagné
00:42:52avec des journalistes
00:42:54qui ne peuvent pas
00:42:54travailler sur le terrain
00:42:55des communications
00:42:56qui ont été coupées
00:42:57pendant très longtemps
00:42:58donc beaucoup de difficultés
00:42:59aussi à obtenir des informations
00:43:00et on voit des images
00:43:01authentifiées effectivement
00:43:02de morgues
00:43:03dans plusieurs villes du pays
00:43:04avec des familles
00:43:05qui viennent identifier
00:43:06le corps de leurs enfants
00:43:08oui vous parlez de censure
00:43:10de la presse
00:43:10c'est évidemment
00:43:11inacceptable
00:43:12c'est quelque chose
00:43:13qui nous heurte
00:43:14nous européens
00:43:15je crois que ça sert à rien
00:43:17de créer des polémiques
00:43:17là où il n'y en a pas
00:43:18moi je disais
00:43:19qu'il faudrait que
00:43:19l'ensemble des politiques
00:43:22évidemment s'exprime
00:43:23unanimement
00:43:23pour soutenir
00:43:24les citoyens d'Iran
00:43:26et j'espère bien
00:43:27que ça va être le cas
00:43:27quand même
00:43:28Donald Trump
00:43:30lui dit
00:43:31menace de droits de douane
00:43:32par exemple
00:43:32pour des pays
00:43:33qui pourraient commercer
00:43:34avec l'Iran
00:43:35est-ce que c'est l'aspect
00:43:36commercial ?
00:43:38l'Iran
00:43:40doit faire face
00:43:42et tant mieux
00:43:42à de nombreuses
00:43:44contraintes
00:43:45notamment en matière
00:43:45de commerce
00:43:46en matière économique
00:43:47malheureusement
00:43:47au fil des temps
00:43:48ils ont réussi
00:43:49à contourner tout cela
00:43:50donc alors
00:43:50je ne dis pas
00:43:51qu'il faut les supprimer
00:43:51bien au contraire
00:43:52il faut sans doute
00:43:53même les renforcer
00:43:54mais la vraie question
00:43:56et vous la posiez
00:43:57il y a quelques instants
00:43:58comment faire
00:43:59pour faire encore plus
00:44:00pression
00:44:00sur ce régime
00:44:01des mots là
00:44:02donc on doit user
00:44:04de tous les recours
00:44:04par la parole
00:44:05effectivement
00:44:06des députés
00:44:06dans l'hémicycle
00:44:07bon l'Europe
00:44:08l'Europe est absente
00:44:09en Ukraine
00:44:09alors en Iran
00:44:10on n'en attend pas
00:44:11grand chose
00:44:11c'est effectivement
00:44:12faire pression
00:44:13sur ce gouvernement
00:44:14dictatorial
00:44:15je vous propose
00:44:16de rejoindre
00:44:16tout de suite
00:44:17Annie Gennevard
00:44:18la ministre de la Culture
00:44:19regardez
00:44:19elle s'exprime
00:44:19auprès des agriculteurs
00:44:20qui sont venus manifester
00:44:21c'est notre deuxième thème
00:44:22on en parle dans un instant
00:44:23interpellez vos parlementaires
00:44:25et vous avez raison
00:44:25on a là
00:44:27un premier rendez-vous
00:44:29qui nous attend
00:44:29c'est le vote de budget
00:44:30parce que tout ce qu'on se dit là
00:44:32en tout cas
00:44:33pour les aides d'urgence
00:44:34et les aides structurelles
00:44:35elles ne peuvent être délivrées
00:44:38que si nous avons un budget
00:44:39c'est pas du chantage
00:44:41comme nous le reprochent certains
00:44:42c'est juste la réalité des choses
00:44:44et j'espère que les parlementaires
00:44:46il y en a un certain nombre
00:44:47ici autour de moi
00:44:49qui sont de bons connaisseurs
00:44:50des questions agricoles
00:44:51avec lesquelles je travaille régulièrement
00:44:53et bien ces parlementaires
00:44:55croyez-moi
00:44:55ils sont convaincus
00:44:57et ils vont convaincre
00:44:58leurs collègues
00:44:59qu'il y a urgence
00:45:00à voter un budget
00:45:02pour pouvoir délivrer
00:45:03ce que vous attendez
00:45:03mais au-delà
00:45:04il faut aller au-delà
00:45:06et au-delà
00:45:07il faut qu'on travaille
00:45:07sur ce que nous voulons
00:45:09pour notre agriculture
00:45:10retisser le lien de confiance
00:45:12entre les français
00:45:13et l'agriculture française
00:45:14parce que les français
00:45:16aiment leurs agriculteurs
00:45:18mais il faut qu'ils aiment
00:45:19davantage leur agriculture
00:45:21quand je vois
00:45:22qu'on leur dispute
00:45:22le bruit
00:45:23des cloches des vaches
00:45:24les traitements autorisés
00:45:27sur les cultures
00:45:28l'installation
00:45:30de bâtiments d'élevage
00:45:31parce que ça dérange
00:45:32ben non
00:45:33ça ça peut pas marcher
00:45:34on peut pas dire
00:45:34qu'on aime les agriculteurs
00:45:35et puis leur compliquer la vie
00:45:37matin, midi et soir
00:45:38donc voilà
00:45:39je voulais dans ce bref échange
00:45:40vous dire que
00:45:41je suis à vos côtés
00:45:42qu'on va continuer de travailler
00:45:44que le dialogue
00:45:45n'est pas interrompu
00:45:46et je vous remercie
00:45:47de ce moment
00:45:49que nous avons passé
00:45:50mais qui en appellera
00:45:51d'autres plus longs
00:45:54et plus construits
00:45:55dans l'avenir
00:45:56que vous voulez
00:45:56et que je veux aussi
00:45:57avec vous
00:45:57il y a eu urgence
00:45:58madame la ministre
00:45:59oui je le sais
00:45:59je le pense
00:46:00merci beaucoup
00:46:02merci
00:46:03on vous sent très éveillis
00:46:05Annie Gennevard
00:46:07donc qui s'est déplacée
00:46:08auprès des agriculteurs
00:46:10qui manifestent
00:46:11sa phrase
00:46:11sur le budget
00:46:12la nécessité d'avoir un budget
00:46:14et que ce n'est pas du chantage
00:46:15ça c'est pour vous
00:46:16Philippe Ballard
00:46:17pour le rassemblement national
00:46:19qui va s'opposer
00:46:21au budget
00:46:21dans les prochains jours
00:46:22écoutez
00:46:23moi quand j'entends
00:46:24la ministre de l'agriculture
00:46:25honnêtement
00:46:26les bras m'en tombent
00:46:27enfin c'est pas à la hauteur
00:46:28évidemment avec la délégation
00:46:30une délégation
00:46:31de rassemblement national
00:46:31on est allé rencontrer
00:46:32les agriculteurs
00:46:33ce matin vous les avez rencontrés
00:46:34en fait il y a deux choses
00:46:35ils nous ont dit très clairement
00:46:36il y a déjà
00:46:37les accords de libre-échange
00:46:37alors Mercosur
00:46:38mais c'est surtout
00:46:39la concurrence déloyale
00:46:40avec des produits
00:46:41qui ne sont pas sains
00:46:42mais qui vont arriver
00:46:43dans nos assiettes
00:46:43vous savez il y a un rapport
00:46:44sénatorial
00:46:45qui date de 2019
00:46:46et qui nous apprenait
00:46:47qu'un tiers des produits
00:46:48agricoles transformés
00:46:49ou non transformés
00:46:50ne pouvaient pas être produits
00:46:51par nos agriculteurs
00:46:52mais on les retrouve
00:46:53dans nos assiettes
00:46:53il y a un arrêté
00:46:54qui a été pris
00:46:54il y a quelques jours
00:46:55par la ministre
00:46:56sur les produits sud-américains
00:46:58parce que sous pression
00:47:00mais pourquoi
00:47:00elle n'a pas pris avant
00:47:01pourquoi il faut attendre
00:47:02une crise
00:47:03et puis je terminerai
00:47:04le deuxième point
00:47:05c'est sur les normes
00:47:07enfin ils n'en peuvent plus
00:47:08mais là on est noyauté
00:47:09il faut bien comprendre
00:47:10que le ministère
00:47:11notamment de l'écologie
00:47:12est noyauté
00:47:13on parlait des ayatollahs
00:47:15là c'est les ayatollahs
00:47:16on ne peut pas bouger
00:47:18avec eux
00:47:18ils sont complètement dogmatiques
00:47:20voire sectaires
00:47:21Géraldine Bagné
00:47:23sur ce que dit la ministre
00:47:25et ce que répond Philippe Ballard
00:47:26en gros c'est un peu facile
00:47:27de dire
00:47:28si jamais il y a un budget
00:47:29tout ira mieux
00:47:30cet argument
00:47:31c'est pour faire pression
00:47:32sur les députés
00:47:33mais est-ce qu'il est vraiment
00:47:34vrai sans budget
00:47:35on peut quand même
00:47:36faire des choses
00:47:37alors il y a quand même
00:47:38une annonce de la ministre
00:47:39sur 300 millions d'aides
00:47:40donc il nous faut un budget
00:47:41si on veut aider
00:47:43ponctuellement
00:47:43en ce moment
00:47:44les agriculteurs
00:47:45maintenant les agriculteurs
00:47:46moi je les connais depuis longtemps
00:47:47ce qu'ils disent depuis des années
00:47:49et ils l'ont répété
00:47:49même ce matin
00:47:50quand je suis allée à leur rencontre
00:47:51c'est on ne veut pas vivre d'aide
00:47:53on veut vivre de nos produits
00:47:55on veut être justement rémunéré
00:47:56on veut un système
00:47:58où si on choisit un modèle
00:47:59avec des normes
00:48:00un modèle exigeant
00:48:01de qualité
00:48:02on ne veut pas recevoir
00:48:03des produits
00:48:04qui ne respectent pas
00:48:05nos normes
00:48:06et c'est cette demande là
00:48:07que font les agriculteurs
00:48:08et moi si j'ai un message
00:48:09à faire passer
00:48:10à ceux qui vont m'écouter
00:48:11aujourd'hui
00:48:11c'est aux français
00:48:12qu'il faut parler
00:48:13les français doivent se demander
00:48:14ce qu'ils ont dans leur assiette
00:48:15est-ce que ce qu'ils mangent
00:48:16est français
00:48:17est-ce que ce qu'ils mangent
00:48:18sert un modèle agricole
00:48:19vertueux
00:48:20qu'on est en train de défendre
00:48:21qu'on est en train de développer
00:48:22en France
00:48:22ou est-ce qu'on va manger
00:48:24en fait des produits importés
00:48:26qui ne respectent pas
00:48:27nos normes
00:48:27avec des activateurs
00:48:29de croissance
00:48:29Monsénine
00:48:31par exemple
00:48:31qui est mis dans l'alimentation
00:48:32du bétail au Brésil
00:48:34c'est des choses
00:48:34qui ne sont pas acceptables
00:48:35et pas acceptées en France
00:48:37Philippe Ballard
00:48:37je vous ferai répondre
00:48:38justement à cette question
00:48:38sur la responsabilité
00:48:40aussi du consommateur
00:48:40je vous propose de retrouver
00:48:41avant cela le député horizon
00:48:42Philippe Feuil
00:48:43va interroger le gouvernement
00:48:44c'est la première question
00:48:45qui sera posée dans l'hémicycle
00:48:47tout à l'heure
00:48:47c'est sur la crise agricole
00:48:48Stéphanie Despierre
00:48:49Bonjour Philippe Feuil
00:48:50qu'allez-vous demander
00:48:51au gouvernement ?
00:48:53Écoutez ce qu'on va demander
00:48:53au gouvernement
00:48:54c'est mon groupe
00:48:55les députés horizon
00:48:56c'est ce qu'on a demandé
00:48:56depuis maintenant
00:48:57plusieurs semaines
00:48:58et c'est toujours
00:48:59les mêmes revendications
00:49:00c'est la revendication
00:49:01que j'ai pu voir hier
00:49:02sur l'autoroute
00:49:03à 16 à hauteur
00:49:04de Boulogne-sur-Mer
00:49:05puisque les agriculteurs
00:49:06faisaient un blocage
00:49:07de l'autoroute
00:49:11aujourd'hui
00:49:13la distorsion
00:49:14c'est de voir
00:49:15des produits
00:49:16qui viennent d'ailleurs
00:49:19et qui ne respectent pas
00:49:21les normes
00:49:22que l'on impose
00:49:23aux agriculteurs français
00:49:25et ça
00:49:26il y a ce gros halbol
00:49:27alors c'est
00:49:28ce qui peut venir
00:49:29du Mercosur
00:49:30le Mercosur
00:49:30je crois que c'est
00:49:31ce qui a aussi catalysé
00:49:32ce mouvement
00:49:33qu'il a remis en scène
00:49:37bien sûr
00:49:37mais c'est aussi
00:49:38entre pays européens
00:49:39aussi
00:49:40où les pays
00:49:41proches
00:49:42ne respectent pas
00:49:44certainement
00:49:44les mêmes garanties sanitaires
00:49:45que les produits
00:49:46par exemple
00:49:46par exemple
00:49:47hier
00:49:48j'étais à Boulogne-sur-Mer
00:49:49comme je vous l'ai dit
00:49:49ils ont arrêté un camion
00:49:51un 38 tonnes
00:49:52qui était chargé
00:49:54bourré
00:49:54de fraises
00:49:55qui venaient d'Espagne
00:49:56des fraises
00:49:56en plein mois de janvier
00:49:57on peut se poser des questions
00:49:58et ces produits
00:50:00viennent d'Espagne
00:50:00mais est-ce qu'ils ne viennent pas
00:50:01est-ce qu'ils n'ont pas été produits
00:50:02ailleurs
00:50:03qu'ils rentrent sur le sol espagnol
00:50:05et qui après
00:50:06deviennent des produits européens
00:50:08donc il y a toutes ces questions
00:50:10qu'on se pose
00:50:11et ça
00:50:11ça crée vraiment
00:50:12beaucoup d'animosité
00:50:13donc ça c'est vraiment
00:50:14le problème de la distorsion
00:50:16c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:50:17ce que réclament
00:50:18les agriculteurs
00:50:19c'est aussi d'avoir
00:50:20un étiquetage
00:50:21pour que
00:50:22les consommateurs
00:50:23aient vraiment
00:50:23un avis éclairé
00:50:24sur les produits
00:50:25pour savoir
00:50:25quels produits
00:50:26ils achètent
00:50:27si c'est bien
00:50:28avec des produits français
00:50:30ou des produits
00:50:31étrangers
00:50:32et puis
00:50:33le deuxième point
00:50:34de mon intervention
00:50:35sera lié aussi
00:50:36la surtransposition
00:50:37la surtransposition
00:50:38bien sûr
00:50:38ce sont les règles
00:50:39qui s'appliquent en France
00:50:40beaucoup plus draconiennes
00:50:42que celles
00:50:43qu'on exige en Europe
00:50:44et donc qui viennent aussi
00:50:45étouffer aussi
00:50:46cette concurrence déloyale
00:50:48Merci beaucoup
00:50:49et on vous laisse rejoindre
00:50:49l'hémicycle
00:50:50on écoutera attentivement
00:50:51la réponse que vous fera
00:50:51le gouvernement
00:50:52Merci beaucoup
00:50:52Merci beaucoup Stéphanie Despierre
00:50:55sur cette question
00:50:56justement des produits
00:50:57dont vous parliez
00:50:58Philippe Ballard
00:50:58il y a aussi peut-être
00:50:59la responsabilité
00:51:00du consommateur
00:51:01puisqu'on voit
00:51:02qu'on peut aussi
00:51:03acheter des produits
00:51:04qui sont faits en France
00:51:05on peut s'interroger
00:51:06aussi sur la provenance
00:51:08des produits
00:51:08est-ce que ça
00:51:09c'est aussi un thème
00:51:10qu'il faut aborder ?
00:51:11Mais tout à fait
00:51:12mais ce qui était juste
00:51:14le problème
00:51:14c'est que c'est un collègue
00:51:15horizon
00:51:15ils ont été au pouvoir
00:51:16depuis pendant un bon bout de temps
00:51:18l'étiquetage
00:51:18nous c'est une proposition
00:51:20de loi que l'on porte
00:51:20oui
00:51:21une véritable étiquetage
00:51:22savoir ce qu'il y a
00:51:24dans les produits
00:51:24qu'on nous propose
00:51:25on sait que majoritairement
00:51:26les français font leurs courses
00:51:27alors on peut dire
00:51:28c'est bien c'est mal
00:51:28dans les supermarchés
00:51:30ou les hypermarchés
00:51:30mais avoir déjà
00:51:31savoir ce qu'il y a
00:51:33dans le produit
00:51:33et puis pardon
00:51:33mais un produit
00:51:34qui n'est pas sain
00:51:35qui peut être même
00:51:36pour la santé nuisible
00:51:38soit on le taxe
00:51:39mais dans des proportions énormes
00:51:40soit on l'interdit
00:51:41on l'interdit
00:51:42de rentrer sur le territoire national
00:51:43parce que les clauses miroirs
00:51:44les clauses de sauvegarde
00:51:46tout ça
00:51:46et encore le Mercosur
00:51:47n'est même pas rentré
00:51:48en application
00:51:48mais les produits
00:51:49qui viennent d'Ukraine
00:51:50qui viennent du Maghreb
00:51:51qui viennent même d'Espagne
00:51:52c'était dit
00:51:53il y a quelques instants
00:51:54a priori l'Espagne
00:51:55c'est dans l'Union Européenne
00:51:56mais il ne respecte
00:51:57même pas les règles
00:51:58justement Géraldine Manier
00:51:59sur cette question
00:51:59parce que parfois
00:52:00l'étiquetage
00:52:01il y a peut-être
00:52:01des progrès à faire
00:52:02mais souvent c'est marqué dessus
00:52:03ça n'empêche pas les gens
00:52:04d'acheter des produits
00:52:06qui ne sont pas de saison
00:52:07donc on peut se demander
00:52:08comment ils sont produits
00:52:08ou qui viennent du bout du monde
00:52:10est-ce que le consommateur
00:52:11n'a pas aussi un rôle à jouer
00:52:12justement dans la sélection
00:52:13de ce qu'il fait
00:52:14ou est-ce qu'il en est empêché
00:52:15parfois par des questions
00:52:16de pouvoir d'achat ?
00:52:17Il y a un chiffre
00:52:17très intéressant
00:52:18c'est le pourcentage du budget
00:52:20que chaque mois
00:52:21le français consacre
00:52:22à son alimentation
00:52:23ça n'a fait que baisser
00:52:24depuis 30 ans
00:52:25donc il faut aussi
00:52:26que le consommateur
00:52:26prenne conscience
00:52:27qu'il faut consacrer
00:52:29une partie de son budget
00:52:30à sa santé
00:52:30et au bien manger
00:52:32et au choix
00:52:32du système alimentaire
00:52:34qu'on défend
00:52:34vous avez par exemple
00:52:36les fermes du Canada
00:52:37qui peuvent maintenant
00:52:38exporter en France
00:52:40ce sont des fermes
00:52:42de plus de 1000 bovins
00:52:43qui vont exporter en France
00:52:44avec de la farine animale
00:52:46notamment
00:52:46on n'a pas réglé
00:52:47ce problème là
00:52:47du côté du Brésil
00:52:492000 fermes
00:52:50de plus de 10 000 hectares
00:52:51on imagine bien
00:52:52que ça n'a rien à voir
00:52:53avec notre modèle français
00:52:54qui est différent
00:52:55le modèle européen
00:52:56est à dimension
00:52:57beaucoup plus humaine
00:52:58avec des normes
00:52:59bien mieux respectées
00:53:00donc évidemment
00:53:01le consommateur
00:53:02doit se demander
00:53:02ce qu'on doit manger
00:53:03il y a quelques semaines
00:53:04j'étais dans un resto
00:53:05dans le 5ème à Paris
00:53:06j'ai parlé à un serveur
00:53:07fils d'éleveur bovin
00:53:08comme moi
00:53:09et bizarrement
00:53:10la viande qu'il m'a servi
00:53:11n'était pas de la viande française
00:53:12il m'a expliqué
00:53:13que c'était trop cher
00:53:14pour le consommateur
00:53:15même la viande venue de Rungis
00:53:16Philippe Ballard
00:53:17il y a la question du coup
00:53:18sur cette question
00:53:19du Mercosur
00:53:20notamment
00:53:20il y a des gagnants
00:53:22avec l'accord du Mercosur
00:53:24on en entend peu parler
00:53:25mais il y a quand même
00:53:26des filières en France
00:53:27qui vont pouvoir
00:53:28exporter vers ces pays
00:53:30et qui en remercient
00:53:31l'Union Européenne
00:53:32on peut même citer des filières
00:53:34comme la viticulture
00:53:36mais il n'y a pas besoin
00:53:37d'accord de libre-échange
00:53:38le champagne
00:53:39depuis le Moyen-Âge
00:53:40on en exporte
00:53:41il n'y avait pas d'accord
00:53:41de libre-échange
00:53:42donc voilà
00:53:43tout ça c'est du flanc
00:53:44alors si maintenant
00:53:45on en a à faire des calculs
00:53:46tant mieux
00:53:47il y a quelques gagnants
00:53:48mais il y a énormément
00:53:49de perdants
00:53:50enfin c'est pas ça
00:53:51diriger un pays
00:53:52c'est faire en sorte
00:53:52que tout le monde soit
00:53:53sur le même bateau
00:53:54et qu'on aille
00:53:55dans la même direction
00:53:55on voit donc la colère agricole
00:53:57qui s'exprime
00:53:58on a appris qu'au salon
00:53:59de l'agriculture
00:54:00pas de bovins
00:54:01pas de volailles
00:54:02on est dans une situation
00:54:03d'un éternel recommencement
00:54:05aussi Géraldine Bagné
00:54:06puisque chaque année
00:54:07on a une colère agricole
00:54:08qui s'exprime
00:54:09des revendications
00:54:10et on a le sentiment
00:54:11qu'elles reviennent
00:54:11est-ce que
00:54:12c'est parce qu'elles ne sont pas
00:54:13entendues, écoutées
00:54:14ou est-ce que c'est parce que
00:54:15le changement de modèle
00:54:16finalement
00:54:17il est beaucoup plus compliqué
00:54:18que juste un texte de loi
00:54:20une mesure par-ci par-là
00:54:21très longtemps
00:54:21avant Egalim
00:54:22on n'a jamais parlé
00:54:23de rémunérer l'agriculteur
00:54:25suivant le coût de production
00:54:26c'était d'ailleurs
00:54:27l'avancée des lois Egalim
00:54:28c'est enfin
00:54:28de parler de la rémunération
00:54:30du producteur
00:54:31parce que sinon
00:54:31derrière les industriels
00:54:33et l'agroalimentaire
00:54:34se taillait la part du lion
00:54:36des marges
00:54:36donc il y a quand même
00:54:37un sujet de répartition
00:54:38des marges
00:54:39qui maintenant est abordé
00:54:40mais il y a aussi
00:54:41un sujet de crise
00:54:42on n'arrive pas encore
00:54:43à y répondre complètement
00:54:44on avance
00:54:45effectivement
00:54:45c'est la question
00:54:46après du prix de base
00:54:47est-ce qu'on met
00:54:48un prix plancher
00:54:49ce qui poserait un problème
00:54:50parce qu'après on s'arrête
00:54:51au prix plancher
00:54:51il y a tout ce sujet là
00:54:52c'est un vaste débat
00:54:53mais il y a ce sujet
00:54:54de la rémunération
00:54:55des agriculteurs
00:54:56qui est centrale
00:54:56et par contre
00:54:57les agriculteurs
00:54:58sont toujours en fait
00:54:59puisqu'ils sont dans
00:55:00un système mondial
00:55:00sujet à des crises
00:55:01ils le savent
00:55:02il y a souvent une production
00:55:03qui va moins bien
00:55:04sur leur exploitation
00:55:05une autre qui se porte
00:55:06un peu mieux
00:55:06parce que
00:55:07évidemment ça s'équilibre
00:55:08mais face au dérèglement
00:55:10climatique
00:55:10les crises vont se multiplier
00:55:11et c'est là que nos agriculteurs
00:55:13ont besoin d'autant plus
00:55:14d'être accompagnés
00:55:14et comme ils représentent
00:55:16un pourcentage moindre
00:55:17de la population
00:55:18ils sont moins bien représentés
00:55:19par leur politique
00:55:20il ne faut pas oublier
00:55:21nos agriculteurs
00:55:22ils sont moins nombreux
00:55:23mais on a besoin
00:55:24d'être à leur écoute
00:55:25pas forcément représentés
00:55:26dans l'éthique
00:55:26mais soutenus
00:55:27parce qu'on voit quand même
00:55:28que dans chacun des groupes politiques
00:55:29c'est un passage obligé
00:55:30d'aller saluer les agriculteurs dehors
00:55:32Philippe Ballard
00:55:32votre groupe
00:55:33en a voté aussi
00:55:34des lois qui viennent du gouvernement
00:55:35sur la question de
00:55:36lever les contraintes
00:55:37au métier d'agriculteur
00:55:39essayer de simplifier
00:55:40certaines choses
00:55:40il y a eu des choses
00:55:41sur les retraites agricoles
00:55:41donc il y a des choses
00:55:42qui évoluent ici
00:55:43à l'Assemblée nationale
00:55:44oui alors des fois
00:55:45c'est un peu bloqué
00:55:46quand même par la gauche
00:55:47notamment les écologistes
00:55:48enfin la loi Duplomb
00:55:49vous avez suivi les débats
00:55:51tout le monde a suivi
00:55:52les débats
00:55:54il y a quand même
00:55:54au sein de cet hémicycle
00:55:55une grande partie
00:55:57des députés
00:55:58qui ont une vision
00:55:59purement punitive
00:56:01de l'agriculture
00:56:02c'est un petit peu
00:56:03ce qui se passe
00:56:03au niveau européen
00:56:04avec ce qu'on appelle
00:56:05le Green Deal
00:56:05c'est à dire
00:56:06on va produire
00:56:07de moins en moins
00:56:07mais alors pour garder
00:56:08notre souveraineté alimentaire
00:56:09là il faut nous expliquer
00:56:10comment on fait
00:56:11les lois
00:56:12il y a Elbron Pivet
00:56:13qui est juste
00:56:14derrière nous
00:56:15sur l'image
00:56:16dans la salle des pas perdus
00:56:17est allée à la rencontre
00:56:18des agriculteurs
00:56:19elle a dit
00:56:19maintenant on va voir aussi
00:56:20sur les décrets d'application
00:56:21ce qu'on comprenne bien
00:56:22c'est quand une loi est votée
00:56:23à l'Assemblée
00:56:23il faut que le gouvernement
00:56:24passe un certain nombre
00:56:25de décrets
00:56:25ça visiblement
00:56:27il y a du retard
00:56:27elle a promis aux agriculteurs
00:56:29de s'atteler à ce problème là
00:56:30est-ce que c'est vrai
00:56:31que parfois il y a des choses
00:56:31qui sont adoptées ici
00:56:32et puis en fait
00:56:33ils ne sont pas mis en mesure
00:56:34oui on sait bien
00:56:35sur les sapeurs-pompiers
00:56:36qu'on attend aussi
00:56:37le fameux décret
00:56:38sur la revalorisation
00:56:39des trimestres
00:56:40donc parfois c'est un peu long
00:56:41et difficile à comprendre
00:56:42du point de vue des citoyens
00:56:43même une loi
00:56:44il faut deux ans
00:56:45pour faire passer une loi
00:56:45c'est quelque chose
00:56:46qui peut paraître long
00:56:47mais c'est vrai
00:56:48qu'on a besoin
00:56:49le plus vite possible
00:56:50de répondre
00:56:50à cette attente
00:56:52des agriculteurs
00:56:53mais vraiment
00:56:53leur réaffirmer notre soutien
00:56:55c'est aussi
00:56:55il faut que ça se concrétise
00:56:56il parlait ce matin
00:56:57je le dis quand même
00:56:58aussi des aides
00:56:59des prêts de restructuration
00:57:01pour des jeunes installés
00:57:03qui n'arrivaient pas
00:57:04la relève
00:57:04Sébastien Lecornu
00:57:05Premier ministre qui arrive
00:57:06motion de censure
00:57:07demain à 15h
00:57:08elle ne passera pas
00:57:09celle sur le Mercosur
00:57:10ni la vôtre
00:57:11ni celle de la France Insoumise
00:57:12a priori
00:57:12oui ben voilà
00:57:13a priori
00:57:14je ne lis pas
00:57:14de marre de café
00:57:15on va attendre demain
00:57:16parce que tous les groupes
00:57:17qui se sont exprimés
00:57:18au mois de novembre
00:57:19il y a eu
00:57:19alors c'était un projet
00:57:20de résolution
00:57:20sur 11 groupes
00:57:22il y en a 10
00:57:22qui ont dit
00:57:23stop au Mercosur
00:57:24il n'y a que EPR
00:57:25c'est à dire
00:57:26les mercredis
00:57:27ils étaient 5
00:57:28dans l'hémissi
00:57:28ils se sont abstenus
00:57:30mais enfin
00:57:30on va voir ce que ça donne demain
00:57:31s'ils sont opposés
00:57:32au Mercosur
00:57:33et bien il faut voter
00:57:33cette motion de censure
00:57:34pourquoi une motion de censure ?
00:57:36parce que le gouvernement
00:57:37Emmanuel Macron
00:57:38a failli dans sa mission
00:57:39merci Philippe Ballard
00:57:40merci Géraldine Bagné
00:57:42de nous avoir accompagné
00:57:43à une minute
00:57:44de la séance des questions
00:57:45au gouvernement
00:57:45on va retrouver tout de suite
00:57:46Marion Becker
00:57:47celle des 4 colonnes
00:57:48sur quoi va porter
00:57:49la séance Marion ?
00:57:51et bien Elsa
00:57:51la séance va porter
00:57:52sur votre débat de l'instant
00:57:53sur la crise agricole
00:57:55sur le Mercosur
00:57:56plusieurs questions
00:57:57de députés
00:57:58dans l'hémicycle
00:57:58tout à l'heure
00:57:59dont la première
00:58:00à 15h à suivre bien sûr
00:58:01en direct
00:58:02et puis autre thème
00:58:03de ce jour
00:58:04la situation en Iran
00:58:06avec cette grande vague
00:58:08de révolte
00:58:09depuis plusieurs jours
00:58:11depuis plusieurs semaines
00:58:12en Iran
00:58:13et surtout
00:58:14la répression
00:58:16du régime
00:58:17auprès de cette révolte
00:58:19différentes questions
00:58:20dans l'hémicycle
00:58:21de la droite
00:58:22à la gauche
00:58:23au moins 3 questions
00:58:24sur cette situation
00:58:26en Iran
00:58:26Elsa
00:58:26merci beaucoup
00:58:30Marion Becker
00:58:31on va retrouver
00:58:31regardez ces images
00:58:33de Marion Goussias
00:58:33la salle des pas perdus
00:58:34et prête à accueillir
00:58:35le passage de la présidente
00:58:36présidente
00:58:37on vous l'a dit
00:58:37qui s'est rendu
00:58:38auprès des agriculteurs
00:58:39ce matin
00:58:39on va vous retrouver
00:58:40Clément Perrault
00:58:40justement en cour d'honneur
00:58:42vous étiez
00:58:42avec les agriculteurs
00:58:43il y a une seconde
00:58:44et vous avez filmé
00:58:45l'arrivée du premier ministre
00:58:46dans la cour d'honneur
00:58:46oui le premier ministre
00:58:50Sébastien Lecornu
00:58:51qui vient tout juste
00:58:52d'arriver
00:58:53donc pour cette séance
00:58:53de questions au gouvernement
00:58:55les autres ministres
00:58:56sont arrivés un peu avant
00:58:57et notamment Annie Genvar
00:58:58la ministre de l'agriculture
00:59:00qui était
00:59:01vous l'avez vu
00:59:01sur notre antenne
00:59:02il y a quelques minutes
00:59:03juste devant l'entrée
00:59:05de l'Assemblée nationale
00:59:06où elle a échangé
00:59:07avec des représentants
00:59:09de la FNSEA
00:59:10l'agriculture
00:59:11ce sera justement
00:59:12l'un des thèmes
00:59:12qui sera abordé
00:59:13au cours de cette séance
00:59:14merci beaucoup
00:59:17Clément Perrault
00:59:17l'agriculture abordée
00:59:18au cours de la séance
00:59:19et demain je vous le rappelle
00:59:20il y a deux motions de censure
00:59:22qui seront débattues
00:59:22dans l'Assemblée
00:59:23à partir de 15h
00:59:24une déposée par la France Insoumise
00:59:25l'autre par le Rassemblement National
00:59:27elles n'ont que très peu de chances
00:59:29d'être adoptées
00:59:29puisque les socialistes
00:59:31et la droite
00:59:31ne devraient pas les voter
00:59:33mais on suivra évidemment
00:59:34tout ça sur notre chaîne
00:59:35Youtube
00:59:36demain
00:59:36la garde républicaine
00:59:37se met en place
00:59:38dans quelques instants
00:59:39les tambours
00:59:40vont retentir
00:59:41signe annoncé
00:59:42que la présidente
00:59:42de l'Assemblée Nationale
00:59:43va traverser la salle
00:59:45des pas perdus
00:59:45dans quelques instants
00:59:46Sous-titrage Société Radio-Canada
01:00:01Le passage de la présidente que vous avez vécu en direct sur LCP.
01:00:28Tout de suite, séance des questions au gouvernement, crise agricole, Mercosur, mais aussi des questions sur la situation internationale, l'Iran notamment, qui préoccupe les députés.
01:00:37Aujourd'hui, je vous rappelle qu'à l'issue de la séance, on revient sur les temps forts avec deux députés et avec trois citoyens.
01:00:42Ils réagiront à la séance et puis ils viendront aussi poser leurs propres questions.
01:00:46On se retrouve tout de suite après la séance sur LCP.
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