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  • il y a 2 jours
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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00:00:00Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement et surtout pour suivre
00:00:05le vote définitif sur l'aide à mourir. A tout de suite.
00:00:20Et bienvenue pour la séance des questions au gouvernement, séance à suivre en direct et en intégralité à partir de
00:00:2615h.
00:00:26Après nous suivrons le vote sur le projet de loi Riposte et enfin et surtout ce moment historique dans l
00:00:33'Assemblée.
00:00:33Vote définitif sur l'aide à mourir, ce sera à partir de 18h.
00:00:38Les positions des groupes politiques, le scrutin, les réactions, on suit tout en direct en intégralité sur LCP aujourd'hui.
00:00:45Tout au long de cette émission, on retrouvera Stéphanie Despierre et Marco Pommier depuis la salle des 4 colonnes.
00:00:50Clément Méric et lui d'ores et déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et quelques minutes avant 15h.
00:00:54On vous fera vivre en direct l'arrivée des membres du gouvernement.
00:00:58Clément Méric, je le disais, on vous retrouve dans l'hémicycle.
00:01:00Quel sera le thème principal de la séance des questions au gouvernement ?
00:01:03C'est l'avant-dernière de la session, Clément.
00:01:06Oui Elsa, le thème principal ce sera la situation sur le front des incendies, des feux de forêt.
00:01:11Avec au moins trois questions qui seront posées par les groupes de la France Insoumise et du Rassemblement National.
00:01:16Et puis par le groupe Horizon avec l'ancien maire de Fontainebleau, Frédéric Valtoux,
00:01:21qui va interroger le gouvernement alors que l'incendie de la forêt de Fontainebleau est désormais fixé
00:01:27et que plusieurs suspects ont été interpellés ces dernières heures.
00:01:30A noter aussi que le Premier ministre Sébastien Lecornu sera absent de cette séance de questions au gouvernement
00:01:34puisqu'il est en déplacement au Qatar.
00:01:38Merci beaucoup Clément Méric.
00:01:39On va revenir sur ce vote, sur ce scrutin historique en fin d'après-midi avec Agnès Firmin-Lebaudot.
00:01:44Bonjour.
00:01:45Bonjour.
00:01:45Député Horizon de 7 Maritime, Alexandre Allégret-Pilot, bonjour.
00:01:49Bonjour.
00:01:49Député du groupe UDR du Gard, c'est presque la fin du chemin pour la proposition de loi sur l
00:01:54'aide à mourir.
00:01:54Et le Premier ministre a d'ores et déjà annoncé qu'il allait saisir le Conseil constitutionnel, Stéphanie Despierre.
00:02:00Oui, cette décision souligne une fois encore les réticences du Premier ministre vis-à-vis de la création de ce
00:02:04droit à l'aide à mourir.
00:02:06Il craint que la loi ne respecte pas la dignité humaine.
00:02:09Selon Matignon, cette saisine du Conseil constitutionnel doit permettre de répondre, je cite,
00:02:14aux préoccupations de ceux qui s'inquiètent de la mise en œuvre de la nouvelle loi.
00:02:17Trois sujets majeurs pour Sébastien Lecornu.
00:02:20Le délai de rétractation.
00:02:22Après l'acceptation de sa demande d'aide à mourir par le médecin, le malade aura deux jours pour la
00:02:27confirmer ou se rétracter.
00:02:29Un délai trop court selon les opposants.
00:02:32Le cas des majeurs protégés est aussi important pour le Premier ministre.
00:02:35Les majeurs protégés sous tutelle ou curatelle.
00:02:38La loi garantit-elle que ces personnes vulnérables seront bien consentantes ?
00:02:42C'est toute la question.
00:02:43Et puis, il y a le sujet de la clause de conscience.
00:02:45Chaque médecin pourra invoquer individuellement cette clause et ne pas pratiquer l'aide à mourir.
00:02:51Mais certains opposants au texte veulent une clause de conscience générale au niveau d'un hôpital ou d'un EHPAD,
00:02:56par exemple.
00:02:56Gérard Larcher, la semaine dernière, le président du Sénat, opposé au texte, avait lui aussi invoqué ces trois points dans
00:03:02sa décision de saisir le Conseil constitutionnel.
00:03:05Si la loi est votée cet après-midi, les sages devront donc l'examiner avant qu'elle n'entre en
00:03:10vigueur.
00:03:10Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
00:03:13Agnès Germain-Lebaudot, je précise que vous étiez ministre de la Santé au moment du projet de loi, quand il
00:03:18y avait un projet de loi sur les soins palliatifs et l'aide à mourir.
00:03:21Comment vous avez perçu cette annonce de saisine du Conseil constitutionnel ?
00:03:25Les mots à la fin du Premier ministre, il s'agit de respecter les pleins respects des principes que notre
00:03:30Constitution garantit et en particulier la dignité y mène.
00:03:36Alors, comment vous dire ?
00:03:37D'abord, il n'y avait pas un projet de loi sur les soins palliatifs et l'aide à mourir.
00:03:40Il y avait un seul projet de loi qui était le modèle français d'accompagnement de la fin de vie,
00:03:43ce que le président de la République avait souhaité faire.
00:03:46D'abord, moi, je ne suis pas inquiète sur la saisie du Conseil constitutionnel puisque ce texte est quand même
00:03:51issu du projet de loi qui avait été validé par le Conseil d'État.
00:03:55Donc, je ne suis pas inquiète sur la saisine du Conseil constitutionnel.
00:03:57Ce qui me surprend, c'est la temporalité avec laquelle le Premier ministre saisit le Conseil constitutionnel la veille d
00:04:03'un vote important.
00:04:04Vous l'avez qualifié d'historique. Je trouve ça dommage. Il aurait pu le faire un peu en amont ou
00:04:09peut-être il aurait pu le faire au début lorsqu'il a pris ses fonctions de Premier ministre.
00:04:12Le faire la veille montre à quel point peut-être lui-même est indici sur ce sujet.
00:04:17C'est ça. Est-ce que politiquement, ce qu'on lit, c'est peut-être que le Premier ministre finalement
00:04:20a beaucoup de doutes sur cette proposition de loi ?
00:04:23Et il a raison d'en avoir. Et je pense que tout le monde doit avoir des doutes.
00:04:26Mais quand on est Premier ministre, saisir le Conseil constitutionnel sur un sujet aussi important qui est travaillé depuis tant
00:04:30d'années la veille ne me paraît pas être faire plaît peut-être.
00:04:35Est-ce que pour vous, au contraire, Alexandre Allégret-Pilot, vous dites que cette annonce de saisine du Conseil constitutionnel,
00:04:42ça va dans le sens finalement des opposants au texte ?
00:04:45Alors oui et non. Dans les faits, oui. Maintenant, quand le gouvernement et qu'on porte un texte, se retourner
00:04:51à la dernière minute pour dire finalement on a des petits doutes,
00:04:54on va le soumettre au Conseil constitutionnel, ça interroge, ça invite à s'interroger sur la volonté de défaire sa
00:04:59responsabilité si jamais le texte passe,
00:05:00pour dire finalement ça a été aidé par autrui. Vous voyez ? Donc moi je m'interroge beaucoup là-dessus
00:05:04sur l'objet de cette démarche.
00:05:05S'il avait eu un doute, et quand il y a un doute en matière de vie et de mort,
00:05:08il n'y a plus de doute.
00:05:09S'il avait eu un doute, il aurait dû, avec l'ensemble du gouvernement, agir sur le texte.
00:05:12Est-ce qu'au contraire, on peut juste considérer que pour un texte aussi sensible, c'est bien d'avoir
00:05:17une validation des sages du Conseil constitutionnel ?
00:05:20On peut imaginer que de toute façon les opposants au texte allaient aussi le saisir.
00:05:24Vous savez, dans le cas d'un texte comme ça, souvent il y a une, deux, trois saisines.
00:05:29Alors c'est certain, mais dans un texte aussi sensible qui engage une rupture sociologique, anthropologique,
00:05:34je pense surtout qu'on ne peut pas se contenter d'une petite majorité de la société pour engager une
00:05:38telle rupture.
00:05:38Et qu'on ne peut pas se contenter d'un 52-53% de vote dans l'hémicycle.
00:05:42Alors justement, on va revenir après sur l'issue du vote.
00:05:44On revient sur cette saisine une dernière fois, Agnès Firmin-Lebaudot.
00:05:48Est-ce qu'au contraire, on voit bien que pour vous le timing interroge,
00:05:51mais ça sécurise à la fin le texte, une fois que le Conseil constitutionnel a validé ou pas validé certains
00:05:58points ?
00:05:59Oui, je vous dis, moi je ne suis pas inquiète par le résultat du Conseil constitutionnel.
00:06:02D'ailleurs, il le saisit sur des points sur lesquels peut-être,
00:06:05d'ailleurs ce ne sont pas les points les plus importants sur lesquels peut-être le Conseil constitutionnel aurait pu
00:06:08émettre un avis.
00:06:09Il fallait le saisir peut-être sur l'ensemble du texte, sur le principe même de ce droit nouveau.
00:06:16Je pense que le timing n'est pas le bon et je le redis, ce texte est quand même issu
00:06:20d'un projet gouvernemental
00:06:21que j'ai porté sous l'autorité d'Elisabeth Borne à la demande du président de la République,
00:06:25faut-il le rappeler, et que ce texte a été validé par le Conseil d'État.
00:06:29Donc pas d'inquiétude sur la validation par le Conseil constitutionnel.
00:06:32Sur les trois points soulevés par le Premier ministre, on a bien compris que vous vous êtes opposé à l
00:06:38'idée de la dame mourir,
00:06:39mais est-ce que ces trois points méritaient particulièrement d'être soulevés sur les délais,
00:06:42sur la question des majeurs protégés, sur la question de la clause de conscience des établissements ?
00:06:46Ces trois points-là, mais bien d'autres.
00:06:49Illustration très simple sur les délais, vous voyez, j'ai acheté ce téléphone il y a dix jours,
00:06:53j'ai encore quatre jours pour le rendre parce que le Code de la consommation protège le consentement du consommateur,
00:06:59davantage que notre futur Code de la santé protégera la vie des citoyens,
00:07:03qui auront plus que deux jours en réalité pour changer d'avis.
00:07:05Alors c'est un parallèle que vous assumez.
00:07:08Les délais sont raccourcis pour justement s'assurer que la personne est toujours d'accord,
00:07:13et on va lui demander jusqu'au dernier moment, est-ce que vous êtes bien d'accord ?
00:07:16On imagine que la personne qui s'engage peut-être dans la demande d'une aide à mourir,
00:07:20elle n'y réfléchit pas que depuis 48 heures, Alexandre Alegre-Pilot,
00:07:24elle a certainement fait cette réflexion, ce chemin pendant longtemps.
00:07:26Qui n'engage que vous, le législateur n'imagine pas, le législateur vérifie,
00:07:33c'est pareil pour acheter quelque chose, c'est pareil pour acheter un appartement,
00:07:35on va aller faire vérifier ça devant un notaire, vous voyez,
00:07:37ici il n'y a aucun contrôle d'une autorité judiciaire, il n'y a aucun contrôle d'un psychiatre,
00:07:41enfin il y a un nombre de points de fuite qui est gigantesque.
00:07:45Agnès Charmin-Lebaudot, sur ces questions des délais et cette comparaison d'Alexandre Alegre-Pilot.
00:07:50Je ne répondrai pas à la provocation de la comparaison parce que je trouve que c'est tellement choquant
00:07:54que je préfère ne pas répondre sur ce sujet.
00:07:57D'abord, vous l'avez rappelé, le malade, il ne pose pas la question comme ça, du jour au lendemain,
00:08:02il a déjà fait une longue réflexion et puis il faut l'honnêteté de dire qu'après l'acceptation,
00:08:08le malade ne fait pas forcément le geste tout de suite, il a un délai de trois mois pour pouvoir
00:08:11le faire
00:08:12et si au bout de trois mois il ne le refait pas, on recommence le processus.
00:08:14Donc ça veut dire qu'on vérifie bien jusqu'au dernier moment et dans des termes répétés,
00:08:19la volonté libre et éclairée du malade et je le redis, demander à mourir, il faut avoir du courage,
00:08:25ça n'est pas un geste, une demande facile et donc ça a été mûrement réfléchi de la part du
00:08:31malade avant
00:08:31et le médecin a un process avant et après il y a ce délai de deux jours, oui justement,
00:08:36parce que parfois on est dans l'urgence aussi pour certains des malades.
00:08:40On est dans l'affirmation péremptoire et le fanatisme pur et dur, vraiment.
00:08:44Moi je vous donne un exemple dans le droit, là on me donne des convictions.
00:08:48Vous savez combien il y a de tentatives de suicides par an en France ? 100 000.
00:08:51Vous savez combien il y a de suicides effectifs par an en France ? 10 000.
00:08:54Demain, il n'y a aucune raison qu'il n'y ait pas 100 000 euthanasies.
00:08:57Mais chaque personne pourra décider si oui ou non elle veut cette aide à mourir,
00:09:02elle pourra se rétracter jusqu'au dernier moment, elle ne sera pas obligée de faire le geste.
00:09:06Mais si c'est à elle de faire le geste, Alexandre Allégué-Piridot,
00:09:09jusqu'au dernier moment, elle peut changer d'avis ?
00:09:11Elle peut changer d'avis jusqu'au dernier moment, mais comme moi je peux changer d'avis pour mon téléphone
00:09:14si vous voulez.
00:09:15Sauf que le droit a considéré qu'il fallait un délai incompressible de 14 jours.
00:09:19Incompressible, vous voyez ?
00:09:20Sur cette question, la dernière question sur la clause de conscience,
00:09:23les opposants veulent une clause de conscience sur les établissements
00:09:26et pas seulement une clause personnelle pour les médecins.
00:09:29Vous avez quand vous avez travaillé sur le projet de loi,
00:09:31beaucoup échangé aussi avec les professions médicales.
00:09:33Vous comprenez cette demande ? Vous y êtes favorable ? Défavorable ?
00:09:36J'y suis défavorable. Là aussi, il suffit d'illustrer cette demande.
00:09:40Et on voit de qui elle vient.
00:09:42Elle vient des professionnels des soins palliatifs qui ne veulent pas faire le geste.
00:09:46Pour certains d'entre eux, ce n'est pas le cas de tous, dans leurs établissements.
00:09:50La question, c'est un malade en soins palliatifs dans un centre demande l'aide à mourir.
00:09:55Qu'est-ce qu'on fait ?
00:09:56On sort le malade qui est en fin de vie et on va le transporter dans un autre domaine.
00:10:01Où est l'humanité ? Ceux qui se revendiquent de l'humanité.
00:10:03Où est l'humanité dans ne pas accepter cette demande ?
00:10:06Et là, je le redis, ça ne met pas en cause le travail extraordinaire que font les acteurs des soins
00:10:11palliatifs.
00:10:11Il se trouve que dans certaines conditions, c'est comme ça.
00:10:13Et si on met, j'allais dire, le doigt dans ces clauses de conscience, j'allais dire collective,
00:10:18et donc d'établissement, ça veut dire que la clause de conscience individuelle n'existera plus.
00:10:22Et là, on rentre dans un autre débat sur d'autres sujets, d'ailleurs, bien au-delà de l'aide
00:10:27à mourir.
00:10:27Qui pourraient aussi être collés à d'autres sujets.
00:10:30Alexandre Allégret-Pilot, sur cette question, la clause de conscience existe.
00:10:33Aucun médecin ou aucun personnel médical sera obligé de pratiquer justement cette aide à mourir.
00:10:38Est-ce que ça ne suffit pas, après tout ?
00:10:40Premièrement, il peut y avoir une clause de conscience par établissement et une clause de conscience individuelle.
00:10:43Ce n'est pas du tout opposé, ça dépend des établissements.
00:10:45Deuxièmement, on a un problème dans notre pays où il y a un manque de soins, il y a un
00:10:48manque d'établissement.
00:10:48Qu'est-ce qu'on fait là ?
00:10:49On va pousser certains établissements à potentiellement se sortir du marché du soin.
00:10:53Donc, on va réduire encore notre offre de soins.
00:10:55Voilà ce qu'on veut faire.
00:10:56Et enfin, que dit l'Académie de médecine ?
00:10:58Que dit l'Ordre national des médecins ?
00:10:59Ils sont opposés au texte.
00:11:00Donc, eux, leur clause de conscience, elle est claire.
00:11:02Ils sont opposés au texte en l'état.
00:11:03L'Académie de médecine, pour la première fois, en juin 2023, a émis l'idée qu'il fallait avancer sur
00:11:09le sujet.
00:11:10Qu'il fallait avancer sur le sujet.
00:11:12Ah non, non, non, non.
00:11:12Je peux vous assurer que non.
00:11:14Excusez-moi, mais je connais un petit peu la position de l'Académie de médecine sur ce sujet qui, pour
00:11:17la première fois, a évolué.
00:11:18C'était la première fois que l'Académie de médecine donnait un avis favorable sur l'évolution de l'aide
00:11:21à mourir.
00:11:22À partir du moment où l'auto-administration était la règle.
00:11:25Voilà, donc ce n'est pas l'euthanasie, premièrement.
00:11:27L'Académie de médecine...
00:11:27Ce qui n'est pas le texte, l'euthanasie n'est pas le texte.
00:11:29C'est le suicide assisté.
00:11:30L'Académie de médecine a-t-elle validé le texte ?
00:11:31Non, elle s'y opposait.
00:11:32Et sur cette question de l'administration, on a bien vu que ça restait la règle, l'auto-administration,
00:11:37et seulement dans le cas où le patient soit dans l'incapacité de le faire.
00:11:41Ça, c'était une garantie que vous vouliez garder, même si on a bien compris que votre opposition allait à
00:11:45mourir en général ?
00:11:46Au point où on en est, c'est une garantie marginale par rapport à toutes les autres qui ont déjà
00:11:49sauté depuis longtemps.
00:11:50Garantie marginale, pour vous, Agnès-Furman-Lebodeau, je crois que c'était absolument essentiel.
00:11:53C'est une garantie majeure.
00:11:54Parce que pour vous, c'est aussi ce qui peut permettre d'entraîner une majorité pour dans le texte.
00:11:58La possibilité donnée à un malade de demander l'aide à mourir, de pouvoir être accompagné par un professionnel à
00:12:03qui on n'impose pas de faire le geste s'il ne veut pas,
00:12:05mais qui souhaite accompagner son malade jusqu'au bout, ça va être le cas notamment à domicile.
00:12:10Et pour avoir discuté avec beaucoup de médecins généralistes, beaucoup demandaient cette règle comme étant immuable.
00:12:16Alors c'est un texte particulier, parfois il dépasse les clivages politiques au sein des groupes.
00:12:21Certains députés s'interrogent même jusqu'au dernier moment, ont douté, se sont forgés une position au fil du temps.
00:12:27On va retrouver le président du groupe Lyot, Christophe Neiglen, dans un instant.
00:12:31Est-ce que vous, dans votre groupe, Agnès-Furman-Lebodeau, vous avez le sentiment que les positions bougent encore jusqu
00:12:36'au dernier moment ?
00:12:37On dit certains députés peuvent se décider au dernier moment.
00:12:40Oui, et c'est normal sur un sujet aussi difficile que celui-là.
00:12:44Tout le monde n'a pas participé à la commission spéciale, tout le monde n'a pas travaillé autant sur
00:12:48le sujet.
00:12:48Donc c'est un sujet qui touche à l'intime, c'est un sujet qui interroge et c'est légitime
00:12:52de s'interroger jusqu'au bout.
00:12:53L'équilibre du vote du groupe Horizon a changé.
00:12:55On était à un tiers, un tiers, un tiers.
00:12:57Maintenant, c'est 50-50.
00:12:58Donc il y a des collègues qui sont passés d'abstention à contre et c'est légitimé.
00:13:02Ça se rend compte dans beaucoup de groupes.
00:13:04Regardez, on va entendre dans un instant Olivier Falerny.
00:13:08Vous le reconnaissez, il n'est plus député, il est ancien député.
00:13:10Il est maintenant maire de La Rochelle, mais il a, lors de ses mandats, porté cette question de l'aide
00:13:15à mourir.
00:13:15Il est venu assister aujourd'hui à ce scrutin.
00:13:18On va l'entendre dans un instant depuis la salle des quatre colonnes.
00:13:32Alexandre Allégret-Pilot, justement, est-ce que vous, alors dans votre groupe, je crois qu'on ne doute pas tellement.
00:13:36Vous êtes un des seuls groupes à voter contre à l'unisson.
00:13:38Mais vous voyez bien que ça a transpercé les clivages dans certains groupes politiques.
00:13:42Vraiment, c'est bon signe qu'on réfléchisse, qu'on ne soit pas bloqué par notre position politique originelle.
00:13:47Et surtout, moi, là où je suis très, très inquiet, c'est qu'une loi aussi grave de rupture,
00:13:52où on a la moitié des gens qui changent d'avis à la dernière minute, ce n'est pas bon
00:13:55signe.
00:13:55On écoute Olivier Falerny.
00:13:57Un jour sans fin.
00:13:58Aujourd'hui, c'est le jour de la fin d'un long marathon pour moi et pour tous ceux qui
00:14:04ont porté ce sujet.
00:14:08Et après 14 ans de combat parlementaire, aujourd'hui, je suis à la fois serein,
00:14:14parce que je pense qu'il y aura une majorité. Il n'y a aucune raison que ce ne soit
00:14:18pas le cas.
00:14:18Le texte qui a été adopté en troisième lecture, c'est exactement le même qui sera soumis aujourd'hui au
00:14:24vote des députés.
00:14:25Donc je suis serein, satisfait que l'on puisse aujourd'hui voir l'Assemblée nationale se prononcer définitivement.
00:14:35On m'avait dit partout qu'il serait impossible que ce texte soit voté entre la dissolution et la fin
00:14:44du quinquennat d'Emmanuel Macron.
00:14:46Ce sera le cas.
00:14:48Moi, je veux saluer l'initiative du président de la République qui a permis que ce calendrier soit possible.
00:14:57Et je veux aussi saluer l'initiative parlementaire, parce que ce que nous allons voter ce soir, c'est une
00:15:05proposition de loi qui vient des députés.
00:15:08Il n'y aurait pas eu de projet de loi après la dissolution.
00:15:12Les premiers ministres, quels qu'ils soient, que ce soit M. Barnier, M. Bayrou ou M. Lecornu, n'auraient pas
00:15:18déposé ce texte.
00:15:20Donc c'est aussi, ce soir, l'initiative parlementaire qui aura abouti.
00:15:26Est-ce que vous êtes parfaitement satisfait de ce texte ? Est-ce que c'est un texte équilibré ?
00:15:30Je pense que c'est un texte équilibré, parce qu'en tant que rapporteur général, j'ai veillé à essayer
00:15:37de trouver cet équilibre.
00:15:38Et je l'assume. J'ai fait des compromis.
00:15:41Et ces compromis ont été suivis par une majorité transpartisane.
00:15:46Je sais que parmi les différentes nuances de pour, il y avait des députés qui souhaitaient qu'on aille plus
00:15:54loin.
00:15:55Et moi-même, sur certains aspects, comme par exemple les directives anticipées, j'aurais souhaité qu'on aille un peu
00:16:01plus loin.
00:16:02Mais il y avait aussi des députés qui doutaient, qui demandaient des critères extrêmement stricts, des assurances.
00:16:10Et j'en ai tenu compte.
00:16:12Donc en tant que rapporteur général, j'assume d'avoir fait des compromis sur ce texte.
00:16:17Mais avec toujours la volonté d'une chose, c'est que le droit qui sera voté ce soir, je l
00:16:24'espère, par l'Assemblée nationale,
00:16:26soit un droit effectif pour toutes les Françaises et tous les Français qui le solliciteront s'ils sont malheureusement confrontés
00:16:34à une situation de fin de vie.
00:16:35Parce que je le rappelle, c'est une loi qui concerne la fin de vie, qui concerne les maladies graves
00:16:41et incurables,
00:16:42qui concerne des gens qui vont mourir, pas des personnes âgées, pas des personnes handicapées, des gens qui vont mourir.
00:16:49Alors le Sénat est de premier...
00:16:51Voilà pour cette déclaration d'Olivier Falorni.
00:16:54Je vous avais parlé justement de ceux qui s'interrogent, ceux qui doutent.
00:16:57On va retrouver le président du groupe Piotte, Christophe Nagelaine, celle des quatre colonnes.
00:17:01Oui, Christophe Nagelaine, Olivier Falorni s'exprime juste à côté de nous.
00:17:04Il pense que le texte va être voté, qu'il a fait suffisamment de compromis.
00:17:09Mais vous, vous hésitez. Pourquoi ?
00:17:11Il y a plusieurs raisons.
00:17:13Déjà, je trouve un peu dommage que le maire de La Rochelle s'aventure aussi vite à dire que le
00:17:18texte va être adopté.
00:17:20Il y a encore une lecture à passer ici, à l'Assemblée.
00:17:24Moi, c'est, à ce jour, et c'est ce qui a été fait en première, deuxième et troisième lecture,
00:17:28une abstention, mais plutôt une abstention de doute.
00:17:30De doute, parce qu'aujourd'hui, je suis plutôt en accord avec l'idée initiale du texte qui est de
00:17:37dire que dans un cadre extrêmement réglementé,
00:17:39pour aider les personnes, en tout cas pour être en soutien aux personnes qui ressentent une extrême douleur physique ou
00:17:47psychologique,
00:17:48qu'on puisse aller vers cette aide à mourir.
00:17:51Mais néanmoins, le texte, ce n'est pas exactement ce qu'il dit.
00:17:53Et quand on est législateur, on doit penser aux biais qui pourraient sortir de textes comme celui-là.
00:17:59Et la réalité, c'est qu'on a mis aussi un peu la charrue avant les bœufs.
00:18:03Aujourd'hui, on va acter l'aide au droit à mourir.
00:18:05Il y a encore 19 départements qui n'ont pas d'unité de soins palliatifs.
00:18:08Il y a une proposition de loi, justement, pour qu'il y ait des unités de soins palliatifs dans tous
00:18:11les départements.
00:18:12Oui, mais sauf qu'il y a encore 19 départements qui n'en ont pas.
00:18:15Et aujourd'hui, on n'a pas fait tout ce qu'il fallait pour empêcher ou pour l'aide à
00:18:21empêcher de souffrir.
00:18:22Et on va aller vers l'aide à mourir.
00:18:25Premier point.
00:18:26Deuxième point, c'est les majeurs vulnérables.
00:18:29On a des personnes aujourd'hui en France qui n'ont pas le droit de faire de chèques sans l
00:18:34'accord d'une tutelle.
00:18:34Ces personnes-là, elles pourront, alors même qu'elles sont influençables,
00:18:37alors même qu'on ne les autorise pas à faire des chèques, elles vont pouvoir demander l'aide à mourir.
00:18:44Dans des conditions, certes, qui sont celles prévues par le texte de loi,
00:18:48mais ces personnes-là pourront quand même les demander.
00:18:52Il faut aussi penser au fait que, quand on est législateur, on doit penser au biais issu des lois.
00:18:57Toutes les familles ne sont pas des familles aimantes.
00:19:00Toutes les familles ne sont pas des familles bienveillantes.
00:19:03Et aujourd'hui, on pourrait avoir des enfants, des petits-enfants,
00:19:08qui auraient tendance à aller voir leur grand-mère, leur grand-père,
00:19:11en leur expliquant que la vie est trop dure, qu'ils soient un poids aussi pour eux,
00:19:17et tenter de les pousser vers ce choix de demander l'aide à mourir.
00:19:23Et dernier point, qui n'est pas des moindres, c'est quand on voit ce qui se passe au Canada.
00:19:27Au Canada, aujourd'hui, on se rend compte que c'est principalement des indigents
00:19:35qui sont éthanasiés.
00:19:36Donc aujourd'hui, ce n'est pas ce que je veux en France,
00:19:39que ce soit des indigents, parce qu'ils ne sont pas entourés,
00:19:41parce qu'ils n'ont pas les moyens,
00:19:43que ce soit les premiers à avoir recours à cette aide à mourir, à cette éthanasie.
00:19:46Et on a entendu vos réserves.
00:19:48Merci beaucoup, Christophe Nagène.
00:19:49Vous allez donc vous abstenir.
00:19:50Merci à vous.
00:19:52Merci Marco Pommier.
00:19:53Agnès Chiamain-Lebaudot, sur ces inquiétudes,
00:19:56sur ceux qui doutent Christophe Nagelaine et d'autres, très certainement.
00:19:59Oui, d'abord répondre à notre collègue Nagelaine,
00:20:02que d'abord, cette loi, elle est bien faite pour des personnes qui sont malades et en fin de vie,
00:20:06et qui expriment jusqu'au bout, c'est pour répondre à la dernière partie,
00:20:09leur volonté libre et éclairée,
00:20:11et que cette volonté libre et éclairée,
00:20:13elle est vérifiée par des professionnels de santé en amont de l'accord.
00:20:18Dire que lorsqu'on est contre,
00:20:20et moi, je respecte les personnes qui sont contre.
00:20:21Vraiment, je n'ai pas de sujet là-dessus.
00:20:23Ce n'est jamais le bon moment où on va trop vite,
00:20:26où on n'a pas étudié le texte à fond.
00:20:28Je rappelle quand même que ce texte,
00:20:30il est travaillé depuis quatre ans, de façon transpartisane,
00:20:32et avec les soignants, et avec les citoyens,
00:20:35et avec les parlementaires.
00:20:37Voilà, donc maintenant,
00:20:39nous sommes fâches individuellement à un choix,
00:20:41et je respecte la position des uns et des autres,
00:20:44parce que sur un sujet de société comme sur d'autres,
00:20:47il n'y a pas de position de groupe,
00:20:48il n'y a pas de position de politique.
00:20:49Mais Alexandre Allégré-Pilot,
00:20:51Agnès Sirmain-Le Baudot le rappelait,
00:20:53c'est vrai que ça fait quatre ans que les députés discutent de ce texte,
00:20:55il y a eu plusieurs lectures,
00:20:57c'est un texte qui n'était pas en procédure accélérée,
00:20:59ce qui n'est pas commun normalement pour un texte de loi.
00:21:02Qu'on soit contre,
00:21:03c'est tout à fait respectable,
00:21:05mais est-ce qu'à un moment,
00:21:05il ne faut pas trancher tout simplement,
00:21:08voter, et qu'il y ait un vote définitif ?
00:21:09Je vous l'ai dit, il faut trancher quand on a des certitudes.
00:21:12Là, on a tous des doutes très très forts.
00:21:14Alors, moi j'ai eu envie de pleurer,
00:21:15quand je vois Christophe Lagène nous expliquer
00:21:16toutes les dérives de cette loi,
00:21:17pour nous dire qu'il va s'abstenir de façon constructive.
00:21:19Non mais un peu de courage, un peu de courage.
00:21:21Alors vous dites, on a tous des doutes,
00:21:23mais l'Assemblée a voté par trois fois ce texte de loi.
00:21:27Regardez l'évolution des votes entre temps,
00:21:28regardez l'opinion des Français entre temps,
00:21:30quand on leur explique qu'on prenne la magouille.
00:21:31Et un peu plus de contre, effectivement.
00:21:33Est-ce que ça, ça vous inquiète, Agnès Firmain-Lebaudot ?
00:21:35Vous avez vu au fil des votes, effectivement.
00:21:37Alors, ce n'est pas non plus du simple au double,
00:21:39mais je redonne, 305 pours en mai 2025,
00:21:42299 en février 2026,
00:21:46295 il y a peu,
00:21:47et au rang des pours, ça grossit un petit peu.
00:21:49Des contres, ça grossit un petit peu.
00:21:50Oui, alors il y a le fait, j'allais dire,
00:21:52de voir ce texte plusieurs fois.
00:21:53Pour ceux qui sont membres de la Commission,
00:21:55ça fait quand même six fois,
00:21:56plus les deux fois en 2024, ça fait huit fois.
00:22:00Il y a une espèce, j'allais dire, d'usure.
00:22:02Il y a la pression qui est mise,
00:22:03et il faut le dire, très forte par certains lobbies,
00:22:06qui font une pression très, très forte,
00:22:09qui divulgue, j'allais dire, des fake news.
00:22:12Le Bicatholique, par exemple ?
00:22:14Pas que, la SWAP, par exemple.
00:22:17L'association des soins palliatifs.
00:22:18Les soins palliatifs qui font croire certaines choses.
00:22:20Donc, à force d'entendre,
00:22:22ce n'est pas ce que c'est écrit sur un bandeau 15 fois,
00:22:24que c'est une vérité,
00:22:25ce qui est dit n'est pas dans la loi.
00:22:27Je rappelle que cette toile est faite
00:22:28pour des personnes qui sont malades,
00:22:29en fin de vie,
00:22:30et qui savent qu'elles vont mourir à moyen terme.
00:22:32Et on va revenir dans un instant sur ces cinq critères.
00:22:34Alexandre Allégret-Pilot,
00:22:35vous vouliez réagir à ces pressions extérieures ?
00:22:38On parle de fake news,
00:22:38mais tous les éléments de langage associés à cette loi
00:22:40sont des fake news.
00:22:41Qu'est-ce que la dignité ?
00:22:42Vous le savez ?
00:22:42Moi, je ne le sais pas.
00:22:43Qu'est-ce que la fin de vie ?
00:22:44Vous le savez ?
00:22:44Moi, je ne le sais pas.
00:22:45Que disait Épicure à propos de la fin de vie ?
00:22:46La lettre M est née.
00:22:47C'est à partir du moment où vous naissez.
00:22:49N'est-ce pas ?
00:22:49La fin de vie.
00:22:51Justement, Marco Pommier va nous le redire.
00:22:53Il y a ces cinq fameux critères.
00:22:55Vous nous direz après pourquoi ils sont suffisamment stricts
00:22:57pour l'un et pas assez pour l'autre.
00:22:59Marco Pommier, rappelez-nous justement ces cinq critères
00:23:02pour être éligible justement à cette aide à mourir.
00:23:05Oui, Elsa, cinq critères cumulatifs
00:23:07pour bénéficier de l'aide à mourir.
00:23:08Vous le disiez.
00:23:09D'abord, il faut être âgé de 18 ans.
00:23:11Ensuite, il faut être français
00:23:13ou résident étranger, régulier et stable en France.
00:23:17Troisième critère, être atteint d'une affection grave et incurable
00:23:21engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale.
00:23:25Il faut aussi présenter une souffrance liée à l'affection réfractaire au traitement
00:23:30ou juger insupportable, je cite, par le patient
00:23:34lorsqu'il choisit de ne pas recevoir ou d'arrêter un traitement.
00:23:38Dernier critère, être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
00:23:43Les personnes dont le discernement est gravement altéré
00:23:47au moment de la démarche, comme les patients inconscients
00:23:50ou avec des troubles cognitifs,
00:23:51ces patients seront exclus du dispositif.
00:23:55Merci beaucoup, Marco Pommier.
00:23:57Alexandre Allégret-Pilot, pourquoi d'après vous
00:23:58ces cinq critères ne seraient pas suffisamment stricts ?
00:24:01Ça prendrait une heure pour tout vous expliquer.
00:24:03Je prends chaque mot, chaque mot est sujet à l'interprétation
00:24:05et n'est pas défini.
00:24:06Qu'est-ce que c'est qu'un discernement altéré ?
00:24:08Par rapport à quoi ? Par rapport à qui ? Par rapport à quand ?
00:24:10Qu'est-ce que c'est un consentement libre et éclairé ?
00:24:12Qui le vérifie ?
00:24:13Moi j'ai proposé qu'on mette un psychiatre dans la procédure pour vérifier ça.
00:24:15Ça a été refusé.
00:24:15J'ai proposé qu'on mette un juge pour vérifier ça.
00:24:17Ça a été refusé.
00:24:17Qui le vérifie ?
00:24:19Vous voyez ?
00:24:19Donc vous pouvez prendre tous les critères.
00:24:21Il y a des lignes de fuite énormes.
00:24:22Énormes.
00:24:22Lignes de fuite dans ces critères, Agnès Fiumin-Lepodeau ?
00:24:24Vous pouvez lire la loi correctement et les phrases correctement.
00:24:27La volonté libre et éclairée,
00:24:28elle est vérifiée à la fois par le médecin qui reçoit la demande,
00:24:31elle est vérifiée par les personnes qui entourent le médecin,
00:24:33elle est vérifiée aussi par un psychologue ou psychiatre,
00:24:35c'est ou, selon la possibilité et la volonté du patient.
00:24:40Ces cinq critères, ils sont cumulatifs,
00:24:41et ils font de le...
00:24:43Si ce texte est voté,
00:24:44il ferait de cette loi une des lois les plus restrictives,
00:24:47contrairement à ce que m'a dit tout à l'heure le collègue Nagelaine.
00:24:50On n'est pas du tout sur le modèle du Canada.
00:24:52Pas du tout.
00:24:54Maladie incurable,
00:24:55qui entraîne une souffrance...
00:24:57Une souffrance réfractaire, c'est psychologique, vous savez,
00:24:58c'est pas la douleur.
00:24:59C'est deux choses différentes.
00:25:00Maladie incurable qui entraîne la souffrance,
00:25:02tout en conservant le discernement.
00:25:03Prenons des exemples.
00:25:04Vous prenez quelqu'un qui est en maladie longue durée,
00:25:06vous voyez, qui a une affection de longue durée,
00:25:08qui est schizophrénique, par exemple,
00:25:10schizophrène,
00:25:10eh bien, il rentre dedans.
00:25:11Quelqu'un qui souffre d'unanisme...
00:25:12Est-ce qu'il rentre dedans, justement ?
00:25:14On va refaire les débats.
00:25:16Est-ce que ça peut rentrer, justement, dans ces débats ?
00:25:19Bien sûr.
00:25:19Non, non, ça ne rentre pas dedans.
00:25:20Un schizophrène ne rentre pas dedans.
00:25:22Pourquoi dans les autres pays, ça rentre dedans ?
00:25:23Mais ce n'est pas le modèle canadien.
00:25:25Ce ne sont pas les mêmes critères.
00:25:26Ce ne sont pas les mêmes critères.
00:25:27Oui, mais est-ce que vous créez les élargissements,
00:25:31Alexandre Allégret-Pilot,
00:25:32ou ce qu'il y a, concrètement, dans la loi ?
00:25:33Les deux, les deux.
00:25:34Comme je vous l'ai déjà dit,
00:25:35personne ne vérifie, de façon obligatoire,
00:25:37avec un avis contraignant, le discernement.
00:25:40Ne serait-ce que cela.
00:25:41Le médecin.
00:25:41Sur la définition du discernement.
00:25:42Le médecin, c'est pas le professionnel du discernement.
00:25:44Le médecin.
00:25:44C'est le psychiatre ou le juge.
00:25:46Ou un psychiatre.
00:25:47Non.
00:25:47Ou un psychologue, c'est écrit.
00:25:48Vous voyez ?
00:25:48Et ce n'est pas contraignant.
00:25:50Donc, ça, c'est basique à corriger.
00:25:52Ça prend deux minutes dans une loi,
00:25:52et on n'a pas voulu le faire.
00:25:54Et alors,
00:25:55pas ceux qui trouvent, justement,
00:25:57que ces critères ne sont pas assez stricts.
00:25:59Certains disent qu'ils le sont trop.
00:26:01Qu'est-ce que vous répondez à certains malades
00:26:04qui, aujourd'hui, attendent aussi cette aide à mourir
00:26:06et à qui on dira demain
00:26:08qu'ils ne peuvent pas être éligibles ?
00:26:10On pense notamment à la maladie de Charcot.
00:26:12Alors, certains dans la maladie de Charcot
00:26:13seront éligibles à cette loi.
00:26:15Selon l'évolution de la maladie de Charcot,
00:26:18une loi ne peut pas, j'allais dire,
00:26:20satisfaire tous les cas.
00:26:21C'était le cas de la loi Kles-Leonetti.
00:26:22D'ailleurs,
00:26:23qui ne satisfait pas tous les cas.
00:26:25Moi, je pense que nous devons respecter ces critères.
00:26:29Et c'est la ligne de crête
00:26:31sur laquelle il permet à la fois d'avancer,
00:26:34d'ouvrir ce nouveau droit,
00:26:36mais aussi de respecter la volonté des soignants,
00:26:38je le dis,
00:26:39dont nous allons avoir besoin
00:26:40pour accompagner les malades en fin de vie.
00:26:43Vous, vous pensez, Alexandra Alegre-Pilot,
00:26:45que cette loi est un premier pas,
00:26:47qu'après, certains vont essayer de l'étendre ?
00:26:49Ou quand on voit à quel point
00:26:51ce texte fait déjà débat dans l'hémicycle,
00:26:53finalement, c'est un consensus,
00:26:55on n'ira pas forcément plus loin dans les prochains mois ?
00:26:57Il n'y a aucun doute, ce sera étendu.
00:26:58C'est le projet porté par les lobbies
00:26:59derrière cette loi depuis des années.
00:27:01Le but, c'est que ce soit accessible
00:27:02à tous les citoyens sur un principe d'égalité.
00:27:04Il n'y a aucune raison que ce soit accessible
00:27:05qu'à des personnes qui souffrent
00:27:06de certaines maladies à long terme.
00:27:07Donc, ce sera accessible à terme
00:27:09à tous nos concitoyens.
00:27:11C'est un risque,
00:27:12à l'espérance d'intention.
00:27:14Mais moi, je ne vais pas vous dire...
00:27:15Il y a des vidéos qui le disent.
00:27:16Non, mais je ne vais pas vous dire...
00:27:17Mais des vidéos de qui,
00:27:18Alexandra Alegre-Pilot ?
00:27:19Le docteur qui travaille à Touraine.
00:27:20Vous connaissez le docteur Touraine ?
00:27:21Oui, le docteur Touraine n'est pas dans l'hémicycle.
00:27:22Il ne vote pas tout à l'heure dans l'hémicycle.
00:27:25Il n'est pas dans l'hémicycle.
00:27:25Moi, je ne vais pas vous dire
00:27:26que ça n'existera jamais
00:27:27parce que je ne vais pas vous dire
00:27:28que dans 50 ans,
00:27:29les députés qui seront là,
00:27:29mais en tout cas, moi, députée,
00:27:31je ne voterai pas un texte.
00:27:32On est là.
00:27:33C'est nous qui légiférerons maintenant.
00:27:36Donc, prendre des engagements pour le futur, non.
00:27:38Vous l'avez, c'est prévoir.
00:27:39Prendre des engagements en disant
00:27:40que si moi, j'étais députée,
00:27:41je voterais une loi qui élargit les critères,
00:27:42la réponse est non.
00:27:44Est-ce qu'au contraire,
00:27:45si le Rassemblement national
00:27:47que vous soutenez est élu,
00:27:49vous reviendrez sur cette loi ?
00:27:51Parce que dans le cadre de certaines lois,
00:27:53comme le mariage pour tous,
00:27:54on dit que les opposants
00:27:55ne reviennent jamais sur ces lois.
00:27:56Ce sera dans le programme de Marine Le Pen,
00:27:58soutenu par Eric Ciotti,
00:27:59de dire qu'on reviendra sur l'aide à mourir
00:28:01si on est élu.
00:28:01Marine Le Pen ne s'est pas prononcée là-dessus
00:28:03à ce stade,
00:28:03donc ce sera à elle de décider.
00:28:04Mais est-ce que vous,
00:28:05vous lui demanderez,
00:28:06en tant que soutien d'Eric Ciotti,
00:28:08de dire qu'on doit revenir sur cette question ?
00:28:10Moi, ma position est claire.
00:28:10Je suis totalement opposé à cette loi,
00:28:11qu'elle soit passée ou non.
00:28:13C'est une question de principe,
00:28:14mais c'est une question de protection
00:28:15de nos concitoyens les plus vulnérables.
00:28:17Est-ce que vous,
00:28:18vous pensez, Agnès Firmin-Le Bodo,
00:28:19que cette loi,
00:28:20une fois qu'elle sera votée,
00:28:21même ses opposants à droite
00:28:23ou au Rassemblement national,
00:28:24ne reviendront pas dessus ?
00:28:25Je crois que Marine Le Pen
00:28:26regardera aussi le nombre de députés
00:28:27qui ont voté dans son groupe
00:28:29pour la loi.
00:28:30Il y en a une quinzaine,
00:28:31je pense, sur 120 députés.
00:28:32C'est un sujet de société.
00:28:34Je vois mal un nouveau président élu
00:28:36revenir sur un sujet de société
00:28:37sur lequel nous avons avancé collectivement.
00:28:40C'est le fait majoritaire.
00:28:41Et j'espère que tout à l'heure,
00:28:43la majorité votera
00:28:44pour que nous terminions ce chapitre
00:28:46entamé il y a quelques années.
00:28:47Et justement, sur le scrutin,
00:28:49vous allez regarder plus précisément
00:28:51Alexandre Allègre-et-Pilot.
00:28:53Olivier Falorni restait quand même prudent,
00:28:54même s'il disait que lui avait espoir
00:28:56justement sur l'issue du scrutin.
00:28:58Vous allez regarder si l'écart se rétrécit.
00:29:00Vous allez en interpréter aussi,
00:29:02en tirer certaines conclusions ?
00:29:04Oui, je pense qu'il va se rétrécir
00:29:05parce qu'on est dans cette dynamique
00:29:06où quand on explique aux gens,
00:29:07ils comprennent.
00:29:08Ils ont été noyés dans des éléments de langage,
00:29:09sur la dignité, etc.
00:29:10pendant des années,
00:29:11donc ils ne comprenaient pas.
00:29:11Maintenant, on leur a expliqué,
00:29:12ils comprennent de plus en plus.
00:29:13Toujours est-il qu'il va y avoir un vote
00:29:14et ce vote, on va le respecter.
00:29:16Est-ce que vous avez trouvé aussi
00:29:18parmi les discussions que vous avez,
00:29:20que certaines personnes ont pu évoluer ?
00:29:22Vous rappeliez que cette loi,
00:29:23ça fait plusieurs années qu'on en parle.
00:29:25Les opposants, par exemple, disent
00:29:26quand on rentre dans les détails,
00:29:28on s'aperçoit que les Français
00:29:29sont beaucoup plus dubitatifs que ça ?
00:29:32Les Français, certains sont dubitatifs,
00:29:34mais certains souhaitent que nous avancions.
00:29:36Je veux dire que là aussi,
00:29:37dans le débat,
00:29:37et pour en avoir organisé beaucoup
00:29:39de débats sur ce sujet,
00:29:40d'abord, on a toujours des très beaux débats
00:29:41comme on en a eu dans l'hémicycle,
00:29:43même si parfois,
00:29:43ils étaient un peu tendus.
00:29:45C'est un sujet sur lequel les Français
00:29:46ont envie de parler,
00:29:48dont les Français ont envie de parler.
00:29:50Et ces débats se passent toujours bien,
00:29:52avec là aussi,
00:29:52comme dans l'hémicycle,
00:29:54des gens qui sont pour,
00:29:55des gens qui sont contre,
00:29:56et des gens qui s'interrogent.
00:29:57Parce qu'en fait,
00:29:58je crois qu'il faut dire
00:29:58que cette loi,
00:29:59elle ne retire rien à personne,
00:30:01elle n'oblige personne,
00:30:02elle offre une possibilité
00:30:04pour des gens qui sont malades,
00:30:05en fin de vie,
00:30:06d'une maladie incurable,
00:30:08de demander l'aide à mourir.
00:30:09Vous avez réussi,
00:30:10vous, au fil de vos discussions,
00:30:11à convaincre certaines réticences ?
00:30:15Je crois que oui,
00:30:16mais je crois aussi
00:30:17que certains collègues
00:30:17que j'avais convaincus il y a quelque temps
00:30:18ont changé d'avis.
00:30:20Et ce n'est pas anormal,
00:30:21je le redis,
00:30:21sur un sujet aussi difficile
00:30:23que celui-là.
00:30:24Ça me fait penser aussi
00:30:25au débat que nous avions eu
00:30:26sur la bioéthique,
00:30:27sur la PMA post-mortem,
00:30:28par exemple,
00:30:29où certains ont fait
00:30:29des allers-retours
00:30:30beaucoup de fois.
00:30:31Même question,
00:30:32dernière question pour vous,
00:30:33Alexandre Allégret-Pilot.
00:30:34Est-ce qu'au fil de vos discussions
00:30:35avec des collègues
00:30:36ou avec des Français,
00:30:38leur vote a évolué ?
00:30:40Vous avez réussi
00:30:40à leur convaincre,
00:30:41finalement,
00:30:41que cette loi
00:30:42n'était pas une bonne chose ?
00:30:43Avec les Français,
00:30:44tout le temps.
00:30:44Quand on leur explique
00:30:45et quand on leur fait lire le texte,
00:30:46tout le temps,
00:30:47tout le temps,
00:30:47tout le temps.
00:30:48C'est assez intéressant,
00:30:49c'est que cette année,
00:30:49on a fait entrer Robert Blaninter
00:30:50dans le Panthéon,
00:30:51c'est celui qui a aidé
00:30:52à abolir la peine de mort,
00:30:53et c'est celui qui disait
00:30:53qu'en démocratie,
00:30:54qui nul ne peut retirer la vie.
00:30:56Et aujourd'hui,
00:30:56on nous propose aux gens
00:30:57la mort sans peine,
00:30:58mais c'est un mirage.
00:31:00Merci à tous les deux.
00:31:02Alexandre Allégret-Pilot,
00:31:03on a bien compris votre position,
00:31:05la vôtre également,
00:31:06Agnès Fiermin-Le Baudot.
00:31:07Stéphanie Despierre,
00:31:08on va suivre ensemble
00:31:09toute l'après-midi
00:31:10ce vote sur l'aide à mourir.
00:31:11Ce sera à partir de 17h45.
00:31:14Racontez-nous justement
00:31:15comment tout ça va se passer.
00:31:16Les députés se sont déjà exprimés
00:31:17trois fois sur le sujet, Stéphanie.
00:31:18Oui, après deux ans de débat,
00:31:19une dissolution
00:31:20et trois gouvernements,
00:31:21l'Assemblée nationale
00:31:22aura donc le dernier mot
00:31:24création d'une aide à mourir.
00:31:26Trois fois déjà,
00:31:27les députés ont voté
00:31:28en faveur de ce nouveau droit.
00:31:29Mais l'écart s'est resserré
00:31:31au fur et à mesure
00:31:32de la navette parlementaire.
00:31:33En mai 2025,
00:31:34il y a une très large majorité,
00:31:36106 voix de plus
00:31:37pour la proposition de loi
00:31:38dite Falorni.
00:31:39En février,
00:31:40il n'y avait plus que 73 voix d'écart
00:31:41et 63 le 30 juin dernier
00:31:43lors du dernier vote.
00:31:45Un peu d'incertitude
00:31:45donc sur les résultats
00:31:47de cet après-midi.
00:31:48Tous les groupes politiques
00:31:48ont laissé la liberté de vote
00:31:50à leurs députés.
00:31:51Certains hésitent encore
00:31:52et hésiteront
00:31:53jusqu'au dernier moment.
00:31:54D'autres viennent de décider
00:31:55qu'ils allaient s'abstenir.
00:31:56Si l'Assemblée nationale
00:31:58vote pour cet après-midi,
00:31:59la loi sera donc
00:32:01définitivement adoptée.
00:32:02Mais le Conseil constitutionnel
00:32:03saisi par le Premier ministre
00:32:05devra lui aussi
00:32:06donner son feu vert
00:32:07avant qu'elle n'entre en vigueur.
00:32:10Et bienvenue à vous
00:32:11si vous nous rejoignez sur LCP.
00:32:13Je vous rappelle
00:32:13le programme chargé
00:32:14de cette journée
00:32:15et séance des questions
00:32:16gouvernement à suivre.
00:32:18Ce sera dans 30 minutes
00:32:19dans l'hémicycle
00:32:19de l'Assemblée nationale.
00:32:20Ensuite, nous suivrons ensemble
00:32:22le vote du projet de loi
00:32:23riposte sur les incivilités
00:32:25du quotidien.
00:32:26Et puis,
00:32:27moment historique
00:32:27dans l'Assemblée
00:32:28puisque les députés
00:32:29vont se prononcer
00:32:30de manière définitive
00:32:31sur l'aide à mourir.
00:32:32On suit évidemment
00:32:33tout ça ensemble
00:32:34en direct
00:32:35et en intégralité.
00:32:36Nous sommes ensemble
00:32:37jusqu'à 20h,
00:32:38minimum 20h30 peut-être.
00:32:40Et pour nous accompagner
00:32:41tout au long de cette émission,
00:32:42on va retrouver
00:32:42Stéphanie Despierre
00:32:43et Marco Pommier
00:32:44depuis la salle
00:32:44des quatre colonnes.
00:32:45Clément Méric
00:32:46et lui dans l'hémicycle
00:32:48de l'Assemblée nationale
00:32:49avec la liste
00:32:49des questions au gouvernement.
00:32:50Et quelques minutes
00:32:51avant 15h,
00:32:52on suivra l'arrivée
00:32:53des membres du gouvernement.
00:32:55Clément Méric,
00:32:56quel sera le thème
00:32:56clé de la séance
00:32:57aujourd'hui ?
00:32:59Eh bien,
00:33:00ce sera la lutte
00:33:01contre les feux de forêt,
00:33:02Elsa,
00:33:03avec pas moins de trois questions
00:33:04qui seront posées
00:33:05par les groupes
00:33:06du Rassemblement national
00:33:07de la France insoumise
00:33:08et Horizon.
00:33:09A noter que pour Horizon,
00:33:10c'est l'ancien maire
00:33:11de Fontainebleau en personne,
00:33:12Frédéric Valtoux,
00:33:13qui interpellera
00:33:14le gouvernement
00:33:15alors que les feux
00:33:17de la forêt de Fontainebleau
00:33:18ont été fixés
00:33:19ces dernières heures
00:33:20par les pompiers.
00:33:22Et Clément,
00:33:22il y aura d'autres thèmes
00:33:23évoqués aujourd'hui.
00:33:26Oui, Elsa,
00:33:27la droite
00:33:27et la France insoumise
00:33:29veulent interroger
00:33:30le gouvernement
00:33:30sur ce chantier
00:33:32de canal Seine-Nord,
00:33:34ce canal qui doit relier
00:33:35la Seine au grand port
00:33:36de la mer du Nord
00:33:37alors qu'un rassemblement
00:33:38d'opposants,
00:33:39de plusieurs milliers
00:33:40d'opposants,
00:33:41s'est tenu ce week-end
00:33:42dans le Pas-de-Calais.
00:33:43Il y aura aussi
00:33:44une question
00:33:45sur la lutte
00:33:46contre le harcèlement scolaire
00:33:48après la mort
00:33:49du jeune Louis
00:33:50qui a été passé à Tabas
00:33:51dans la nuit du 19
00:33:52au 20 juin dernier
00:33:53à Narbonne.
00:33:54Enfin,
00:33:54les écologistes
00:33:55vont interroger
00:33:56le gouvernement
00:33:56sur les différentes
00:33:57urgences agricoles
00:33:58du moment.
00:33:59A noter, Elsa,
00:34:00que le Premier ministre
00:34:00Sébastien Lecornu
00:34:01ne sera pas présent
00:34:02aujourd'hui
00:34:03puisqu'il est en déplacement
00:34:04au Qatar.
00:34:05Merci beaucoup
00:34:06Clément Méric.
00:34:07Effectivement,
00:34:08un Premier ministre
00:34:09en déplacement,
00:34:10ce sera donc
00:34:10le reste du gouvernement
00:34:11qui assurera la séance.
00:34:12On va accueillir
00:34:13nos nouveaux invités.
00:34:14Philippe Laton,
00:34:15bonjour.
00:34:15Député Les Démocrates
00:34:16de Vendée,
00:34:17Julien Limongi,
00:34:18bonjour.
00:34:18Bonjour.
00:34:18Député Rassemblement
00:34:19National de Seine-et-Marne.
00:34:21Seine-et-Marne
00:34:21qui a connu
00:34:22un terrible ascendu
00:34:23autour de Fontainebleau.
00:34:24On va retrouver
00:34:25le député Frédéric Valtoux.
00:34:27Il vient d'arriver
00:34:28justement à l'Assemblée
00:34:29après avoir quitté Fontainebleau.
00:34:30Il va interroger
00:34:31le gouvernement
00:34:31dans quelques instants,
00:34:32Marco Pommier.
00:34:33Oui, Frédéric Valtoux,
00:34:34vous revenez tout juste
00:34:35de Fontainebleau.
00:34:36Vous avez vu sur place
00:34:37la situation
00:34:38où les feux étaient fixés.
00:34:39Alors, il y a eu
00:34:40quelques reprises
00:34:40de feux ce matin.
00:34:42Quelle question
00:34:43vous allez poser
00:34:43au gouvernement ?
00:34:44Alors, je reviens
00:34:45de Fontainebleau
00:34:45mais je n'ai pas quitté
00:34:46Fontainebleau
00:34:46depuis ce week-end
00:34:48et j'étais au comté
00:34:49des pompiers
00:34:50et de tous les élus locaux
00:34:51mobilisés ces jours-ci.
00:34:53La question,
00:34:54c'est déjà l'après
00:34:55puisque la question,
00:34:56ce n'est pas celle des moyens.
00:34:57Les moyens,
00:34:57ils ont été là.
00:34:58Les moyens pompiers,
00:34:59sécurité civile,
00:35:00mobilisation des forces
00:35:02de gendarmerie,
00:35:03de police.
00:35:03Mais la question,
00:35:04elle n'est pas tellement
00:35:05de la résorption du feu.
00:35:06Le travail est en cours.
00:35:07Ça va prendre encore du temps.
00:35:08La question,
00:35:09elle est comment
00:35:10reconstruire après
00:35:11dans un massif
00:35:12qui est un massif
00:35:13emblématique
00:35:13du patrimoine national
00:35:14naturel
00:35:16connu pour sa biodiversité.
00:35:18Massif le plus fréquenté
00:35:19de France.
00:35:21Site naturel
00:35:21le plus fréquenté de France.
00:35:2317 millions
00:35:23de visiteurs par an.
00:35:24Donc, comment l'État,
00:35:25puisqu'on est sur
00:35:26une forêt domaniale,
00:35:27une forêt d'État,
00:35:28comment l'État
00:35:28va accompagner
00:35:29la reconstruction
00:35:31de ce site emblématique
00:35:33du patrimoine national ?
00:35:34Un peu à l'image
00:35:35et je citerai dans ma question
00:35:36un peu à l'image
00:35:37de ce qui a été fait
00:35:38pour Notre-Dame de France.
00:35:39Notre-Dame de France,
00:35:40c'était un bâtiment
00:35:41emblématique
00:35:42du patrimoine français.
00:35:44Eh bien là,
00:35:45c'est la forêt de Fontainebleau.
00:35:46C'est un site emblématique
00:35:47du patrimoine naturel français.
00:35:49Et donc,
00:35:50est-ce que...
00:35:51Je vais dire que...
00:35:52Enfin, je vais exprimer
00:35:52le fait que j'attends
00:35:53l'État qu'il,
00:35:54avec la même célérité,
00:35:56avec la même volonté,
00:35:56avec la même force d'engagement,
00:35:58il s'attaque
00:35:59avec les acteurs de terrain
00:36:01à la reconstruction de ce site.
00:36:02Vous dites que les moyens
00:36:03étaient au rendez-vous.
00:36:04Pourtant,
00:36:05il y a quand même
00:36:06quelques voix
00:36:06qui se font entendre,
00:36:08notamment dans l'opposition,
00:36:09pour dire qu'il n'y a justement
00:36:10pas suffisamment de moyens
00:36:11ces dernières années
00:36:13qui ont été mis
00:36:13pour avoir plus de canadaires,
00:36:16plus de camions.
00:36:16Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
00:36:18Si je considère
00:36:20le sujet de Fontainebleau
00:36:21aujourd'hui,
00:36:22avec quatre canadaires
00:36:23qui étaient présents
00:36:24pendant deux jours,
00:36:25avec 800 hommes
00:36:28sur le terrain,
00:36:29là où ils étaient 150
00:36:30dans les premières heures,
00:36:32je n'ai rien à dire
00:36:33sur la mobilisation...
00:36:34Ça ne brûle pas
00:36:34qu'à Fontainebleau,
00:36:35malheureusement.
00:36:36Bien sûr,
00:36:36ça ne brûle pas
00:36:36qu'à Fontainebleau,
00:36:37mais en l'occurrence,
00:36:37le sujet va être porté
00:36:38sur Fontainebleau.
00:36:39Après,
00:36:39si on regarde
00:36:40de manière nationale,
00:36:42c'est vrai que le sujet,
00:36:43c'est dans les années
00:36:44qui viennent,
00:36:44comment on va mieux
00:36:45se prémunir,
00:36:46se préparer
00:36:47à des épisodes
00:36:49de chaleur,
00:36:50de feu,
00:36:51à des saisons de feu
00:36:52qui vont être plus longues,
00:36:54à des feux qui,
00:36:55sans doute,
00:36:55seront plus violents
00:36:56et à des périodes
00:36:56de canicule
00:36:57qui vont être plus nombreuses.
00:36:58Évidemment,
00:36:59ça demande aussi
00:36:59une adaptation des moyens
00:37:01de la sécurité civile
00:37:02et des pompiers
00:37:03dans les départements.
00:37:04Merci beaucoup,
00:37:05Frédéric Valteau.
00:37:06On écoutera votre question
00:37:07au gouvernement
00:37:08et la réponse du gouvernement.
00:37:09Merci à vous.
00:37:10Merci beaucoup,
00:37:10Marco Pommier.
00:37:11Julien Limongi,
00:37:12vous êtes de Seine-et-Marne,
00:37:13donc la circonscription
00:37:14toute proche.
00:37:15Comment vous
00:37:16et vos habitants
00:37:17ont vécu
00:37:18justement ce week-end
00:37:19de stupeur
00:37:20avec cet incendie
00:37:21dans la forêt
00:37:22de Fontainebleau ?
00:37:23Écoutez,
00:37:24il y a eu beaucoup
00:37:25d'émotions en Seine-et-Marne
00:37:26sur tout le département.
00:37:28Fontainebleau,
00:37:28il faut avoir conscience
00:37:29que c'est un joyau départemental,
00:37:30un joyau national
00:37:31qui touche le cœur
00:37:32de tous les Seine-et-Marnais.
00:37:33En élan de solidarité
00:37:34énorme
00:37:35de beaucoup de Seine-et-Marnais
00:37:36qui se sont dirigés
00:37:37vers les casernes de pompiers
00:37:38pour apporter
00:37:39de la nourriture,
00:37:40des vivres
00:37:40dans des proportions
00:37:42énormes
00:37:42dont les pompiers
00:37:43n'avaient même pas
00:37:43forcément besoin
00:37:44mais qui montrent
00:37:45en réalité l'attachement
00:37:46et le soutien
00:37:47que nos Seine-et-Marnais
00:37:48ont envers leurs sapeurs-pompiers.
00:37:49Frédéric Veltou
00:37:50dit comme on a reconstruit
00:37:51Notre-Dame,
00:37:52il faut la même chose
00:37:53pour la forêt de Fontainebleau ?
00:37:54Bien sûr,
00:37:55il faudra essayer
00:37:56de reconstruire au mieux
00:37:57notre forêt
00:37:58mais aussi en tant que responsable politique
00:37:59c'est faire le bilan
00:38:01de ces années passées
00:38:02et du manque de moyens
00:38:03qu'ont nos sapeurs-pompiers
00:38:05et notamment sur ce sujet
00:38:06des Canadaires
00:38:07sur lequel on a eu
00:38:08beaucoup de retard
00:38:09dans les commandes
00:38:09et c'est inacceptable aujourd'hui.
00:38:11On va revenir sur cette question
00:38:12mais avant cela,
00:38:12Philippe Latombe,
00:38:13je pense que comme
00:38:14beaucoup de Français
00:38:14effectivement quand on voit
00:38:16ces incendies
00:38:16on est habitué peut-être
00:38:18malheureusement
00:38:18à les connaître
00:38:19dans le sud de la France
00:38:20ou en Gironde.
00:38:21Fontainebleau,
00:38:22on est dans l'île de France
00:38:24ça a une répercussion
00:38:26encore particulière.
00:38:27Il y a une émotion
00:38:28très particulière
00:38:29et c'est vrai que c'est
00:38:30quelque chose sur lequel
00:38:30nous sommes tous
00:38:31très touchés
00:38:32par ce qui se passe
00:38:33à Fontainebleau
00:38:34et qu'on avait commencé
00:38:35à anticiper
00:38:35avec l'épisode caniculaire
00:38:37d'il y a 15 jours
00:38:37en se disant
00:38:38mais est-ce que ça
00:38:39pourrait pas arriver
00:38:39dans les endroits
00:38:40notamment dans le nord-ouest
00:38:42extraordinairement chaud
00:38:43Le risque élevé
00:38:44était déjà manifesté
00:38:45dans ces circonscriptions ?
00:38:46On avait déjà interdit
00:38:47les massifs.
00:38:48Dans ma circonscription
00:38:49j'ai la seule forêt
00:38:50d'Omagnale de Vendée
00:38:51sur laquelle on était
00:38:51très inquiet
00:38:52qui a été protégée
00:38:54au maximum
00:38:54au moment des moissons
00:38:55parce qu'on avait
00:38:56un vrai sujet
00:38:56au moment des moissons
00:38:57donc la préfecture
00:38:59avait demandé
00:38:59à ce que les agriculteurs
00:39:01associent aux moissonneuses-batteuses
00:39:03des tonnes à eau
00:39:04pour empêcher
00:39:06des départs de feu
00:39:06dès le début
00:39:08et ça a marché.
00:39:09Parce que pour qu'on comprenne
00:39:10c'est parfois
00:39:10en débroussaillant
00:39:11ou en travaillant
00:39:13la terre
00:39:13qu'on peut aussi
00:39:15avoir un manque d'infenti.
00:39:16où il suffit
00:39:17qu'une machine
00:39:17touche un caillou
00:39:18ça produit une étincelle
00:39:19et comme on est sur
00:39:21du blé
00:39:21avec de la paille
00:39:22très sèche
00:39:23ça prend feu immédiatement
00:39:24et quand on est
00:39:24en bordure de forêt
00:39:25ça se déclenche.
00:39:27On l'a vu en Loire-Atlantique
00:39:27avec un camping
00:39:28qui a à moitié brûlé
00:39:30et qui était à côté
00:39:31d'un champ
00:39:32qui était en train
00:39:33d'être moissonné
00:39:33et donc en fait
00:39:34il faut qu'on arrive
00:39:35à intégrer
00:39:35les réflexes du sud
00:39:36de la France
00:39:37maintenant
00:39:37dans la partie nord
00:39:38qu'on arrive à intégrer
00:39:40les endroits
00:39:40où les canadaires
00:39:41peuvent aller écoper
00:39:42sur la Seine
00:39:43c'était prévu
00:39:43dans des plans
00:39:44et je pense que
00:39:45c'est la première fois
00:39:46que c'est arrivé
00:39:46pour la Vendée
00:39:47c'est plus simple
00:39:48parce qu'on a la mer à côté
00:39:48mais dans les territoires voisins
00:39:50comme par exemple
00:39:50les Deux-Sèvres
00:39:51la mer est loin
00:39:52et on n'a pas forcément
00:39:53de rivières
00:39:53sur lesquelles écoper
00:39:54et donc la question
00:39:55des moyens aériens
00:39:57et pas simplement
00:39:57des canadaires
00:39:58va se poser
00:39:58avec d'autres moyens
00:39:59comme la 400M
00:40:00ou le GACH.
00:40:01Justement, Julien Limongi
00:40:02vous parliez
00:40:02de cette question
00:40:03des moyens
00:40:03peut-être qu'on va le retrouver
00:40:04aussi dans la question
00:40:05du député
00:40:06la France Insoumise
00:40:06de Seine-et-Marne
00:40:07annonce Arnaud Saint-Martin
00:40:08on va le retrouver
00:40:09celle des 4 colonnes
00:40:19Alors, Stéphanie Despierre
00:40:21est en direct
00:40:22avec le député
00:40:23de Seine-et-Marne
00:40:24Arnaud Saint-Martin
00:40:25Seine-et-Marne
00:40:26un département
00:40:26mais plusieurs députés
00:40:27ils sont quasiment tous
00:40:29sur LCP aujourd'hui
00:40:30Stéphanie Despierre
00:40:30pour revenir justement
00:40:31sur cet incendie
00:40:33Oui, Arnaud Saint-Martin
00:40:34qu'allez-vous demander
00:40:34au gouvernement
00:40:35cet après-midi ?
00:40:36Des comptes, tout simplement
00:40:37il y a une gestion de crise
00:40:38qui est optimale
00:40:40du point de vue
00:40:40des moyens
00:40:41qui étaient déployés
00:40:42mais on voit bien
00:40:43qu'il y avait des trous
00:40:43capacitaires
00:40:44notamment les canadaires
00:40:47deux ont été dépêchés
00:40:48ça a largement permis
00:40:49de freiner
00:40:50la progression des feux
00:40:51mais deux supplémentaires
00:40:53c'était encore mieux
00:40:54et ça c'était
00:40:54pas plus tard qu'hier
00:40:55et clairement
00:40:56du point de vue
00:40:57des moyens
00:40:58sols, etc.
00:40:59on aurait pu massifier
00:41:01davantage la réponse
00:41:02on aurait pu faire décélérer
00:41:03la progression des flammes
00:41:05qui ont détruit
00:41:05presque 2000 hectares
00:41:06donc c'est vraiment effroyable
00:41:07c'est une zone
00:41:08que je connais très bien
00:41:09et dont on savait
00:41:10par avance
00:41:10qu'elle était fragile
00:41:11vulnérable
00:41:12à ce type de méga-feu
00:41:13donc moi ce que je vais
00:41:14interroger
00:41:15c'est la gestion de crise
00:41:15les moyens alloués
00:41:17et dans quelle mesure
00:41:18on peut éviter
00:41:19que ça se reproduise
00:41:20sachant que
00:41:20la période caniculaire
00:41:22n'a pas aidé
00:41:23dans la gestion
00:41:26de cet incendie
00:41:27ce méga-feu
00:41:28et que
00:41:29sans doute
00:41:29que ça va se reproduire
00:41:30c'est 36 000 hectares
00:41:31qu'on cramait encore
00:41:32cette année
00:41:32et là il faut vraiment
00:41:33lourdement investir
00:41:34et c'est ce que je vais
00:41:36évoquer lors de ma question
00:41:38Pour le cas de Fontainebleau
00:41:39on entendait tout à l'heure
00:41:40Frédéric Valtoux
00:41:40député ancien maire
00:41:41de Fontainebleau
00:41:41dire que lui
00:41:42il estimait qu'il n'y avait
00:41:43pas de problème de moyens
00:41:44parce qu'il avait 800 pompiers
00:41:45il y avait eu des canadaires
00:41:46donc le problème n'était pas là
00:41:47Si
00:41:47moi j'ai circulé
00:41:49j'ai interrogé
00:41:50les sapeurs-pompiers
00:41:51ils sont vraiment à l'os
00:41:53c'est une espèce de jeu d'échec
00:41:54on va déployer des forces
00:41:56quelque part
00:41:56ailleurs etc
00:41:57mais on expose
00:41:58dès lors qu'il y a un feu
00:41:59qui renémarre ailleurs
00:42:00donc en fait
00:42:01ils étaient à la limite
00:42:02de la capacité
00:42:02avec des sapeurs-pompiers
00:42:04qui pour certains
00:42:04n'ont pas dormi
00:42:05pendant 48 heures
00:42:05donc des moyens matériels
00:42:07il y en a
00:42:07mais en fait
00:42:08ils ne sont pas suffisants
00:42:09et puis par ailleurs
00:42:10on a des sapeurs-pompiers
00:42:12qui sont épuisés
00:42:13depuis des semaines
00:42:14et des semaines
00:42:14pas plus tard
00:42:15que la semaine dernière
00:42:16ils étaient déjà à pied d'oeuvre
00:42:17dans les champs de chaume
00:42:18qui brûlaient en Seine-et-Marne
00:42:19donc là
00:42:19non non
00:42:20au contraire
00:42:20il faut attirer l'attention
00:42:21sur le manque de moyens
00:42:22pour la sécurité civile
00:42:24et ça fait trop longtemps
00:42:24que ça dure
00:42:25et les canadaires
00:42:26c'est finalement
00:42:26la goutte d'eau
00:42:27qui fait déborder le vase
00:42:29et évidemment
00:42:29que cette question-là
00:42:30on va la politiser
00:42:31parce que des choix
00:42:32ont été faits
00:42:33ils sont désastreux
00:42:33et on en voit
00:42:34les conséquences matérielles
00:42:352000 hectares
00:42:36qui partent en fumée
00:42:37donc non
00:42:37il y a un problème de moyens
00:42:38Merci beaucoup
00:42:39et on verra ce que vous répond
00:42:40le gouvernement
00:42:41Merci Stéphanie Despierre
00:42:42est-ce que vous aussi
00:42:43Julien Limongi
00:42:44vous allez politiser cette question
00:42:46on est revenu sur
00:42:47est-ce que la France
00:42:48a commandé assez de canadaires
00:42:50on sait qu'il y a aussi
00:42:51des retards de livraison
00:42:52est-ce que la France
00:42:53a fait ce qu'il fallait
00:42:54pour prévenir
00:42:55justement ce risque
00:42:56Écoutez je pense
00:42:57qu'il y a deux sujets
00:42:57évidemment rendre hommage
00:42:58à nos sapeurs-pompiers
00:42:59qui sont sur le terrain
00:43:00ils sont héroïques
00:43:01ils sont près de 800
00:43:03professionnels et volontaires
00:43:04on a besoin de les soutenir
00:43:05mais il y a aussi
00:43:06des sujets capacitaires
00:43:07mais même de pompiers
00:43:08de manière générale
00:43:09sur le statut des volontaires
00:43:10il faut avoir conscience
00:43:11qu'il y a des menaces européennes
00:43:12sur la directive du temps de travail
00:43:13qui menacent le statut
00:43:14du volontaire
00:43:15donc c'est des combats
00:43:16qu'on doit mener
00:43:18et c'est ce que porte
00:43:19le Rassemblement National
00:43:20depuis des années
00:43:20donc c'est pas juste politiser
00:43:21c'est défendre nos moyens
00:43:22c'est défendre nos sapeurs-pompiers
00:43:24parce que c'est défendre
00:43:25l'avenir de notre pays
00:43:25pour nous protéger
00:43:26Et sur la question des moyens
00:43:28pas humains
00:43:29mais canadaires notamment ?
00:43:30Évidemment je pense
00:43:31que les moyens aériens
00:43:32sont indispensables
00:43:33pour lutter contre le feu
00:43:34on nous a besoin de canadaires
00:43:35nos canadaires sont vieillissants
00:43:36ce sont des flottes
00:43:37qui ont plus de 30 ans
00:43:37on a besoin d'investir
00:43:39on aurait dû le faire
00:43:39depuis très longtemps
00:43:40c'est une lacune
00:43:41des gouvernements macronistes
00:43:43on aurait dû investir
00:43:44depuis trop longtemps
00:43:45gouverner c'est prévoir
00:43:46et on n'a pas prévu
00:43:47malheureusement passer en tout cas
00:43:48Philippe Platon
00:43:49est-ce qu'effectivement
00:43:50alors il y avait une commande
00:43:51de 4 canadaires
00:43:52qui était prévue
00:43:53puis finalement 2
00:43:54on voit qu'en plus
00:43:54ils ont énormément de retard
00:43:56alors du fait de la société
00:43:57qui les produit
00:43:59quand on voit aujourd'hui
00:44:00on se dit
00:44:01peut-être que 2 de plus
00:44:024 de plus
00:44:02ça pourrait nous aider ?
00:44:03Évidemment plus on aura de moyens
00:44:05mieux ça sera
00:44:05mais on avait anticipé
00:44:08des acquisitions de canadaires
00:44:09qui n'ont pas pu avoir lieu
00:44:09notamment parce qu'il y a
00:44:11des retards de commande
00:44:11il faut se dire deux choses
00:44:13on avait commencé
00:44:14à regarder avec les armées
00:44:15comment est-ce qu'on pouvait
00:44:15transformer la 400M
00:44:16pour nous aider au cas
00:44:18où on en ait besoin
00:44:18alors ça ne sera jamais
00:44:19un canadaire
00:44:20parce que ce n'est pas du tout
00:44:20fait pour ça
00:44:21ce n'est pas fait pour la même chose
00:44:22mais on avait commencé
00:44:23à anticiper
00:44:23parce qu'on s'est rendu compte
00:44:25qu'il y avait des retards
00:44:26et puis au niveau européen
00:44:27on avait émis l'idée
00:44:29qui avait été reprise
00:44:30par la commission
00:44:30d'une task force
00:44:32qui permette d'acquérir
00:44:33de façon très massive
00:44:35et donc d'avoir un poids
00:44:36très fort auprès des industriels
00:44:37pour acquérir des matériels
00:44:38et pas que simplement
00:44:39des canadaires
00:44:40mais aussi des camions-citernes
00:44:41mais aussi des hélicoptères
00:44:42et qu'on peut louer ensuite
00:44:43en pays européens
00:44:44en fonction des pays européens
00:44:45en les mettant en pré-alerte
00:44:47à certains endroits
00:44:48et ça aujourd'hui
00:44:49c'est quelque chose
00:44:49qui nous permettrait
00:44:50de pouvoir avancer
00:44:50sauf que là aussi
00:44:51ça a pris du retard
00:44:52au niveau européen
00:44:53et je pense que c'est un sujet
00:44:54transpartisan
00:44:54il faut qu'on arrive à protéger
00:44:55le statut des sapeurs-pompiers volontaires
00:44:58qui est un statut franco-français
00:44:59et là de façon transpartisane
00:45:01de LFI jusqu'au RN
00:45:02on doit pouvoir se mettre
00:45:03tous d'accord
00:45:04sur la défense de ce statut
00:45:06et permettre la reconnaissance
00:45:07du travail des sapeurs-pompiers volontaires
00:45:09qui font un travail phénoménal
00:45:10permettre d'avoir de la reconnaissance
00:45:12auprès des employeurs
00:45:13qui les laissent partir aussi
00:45:14on a tout un travail
00:45:15à faire sur ce sujet-là
00:45:17et moi je le suis
00:45:18parce qu'un de mes assistants
00:45:20est sapeurs-pompiers
00:45:20donc je l'ai mis à disposition
00:45:22c'est vrai que c'est compliqué
00:45:23parce que ça désorganise le travail
00:45:24et des facilités
00:45:25ont été mises en place
00:45:26ces derniers temps
00:45:27dans certains départements
00:45:28il faut qu'on arrive
00:45:29à fluidifier les choses
00:45:29mais là c'est un travail transpartisan
00:45:31ensuite au niveau européen
00:45:32c'est moins transpartisan
00:45:34Julien Limongi
00:45:35tout le monde n'est pas
00:45:35pour le volontariat
00:45:36quand on voit l'extrême gauche
00:45:37la France insoumise
00:45:39critiquer le statut de volontaire
00:45:40qu'il faut associer à des travailleurs
00:45:41malheureusement
00:45:42il faut que ce soit transpartisan
00:45:43mais ça ne l'est pas
00:45:44et sur la question de moyens
00:45:45à l'échelle européenne
00:45:47de dire
00:45:47est-ce qu'on peut avoir une flotte
00:45:48à l'échelle européenne
00:45:49puisque parfois
00:45:50un pays a besoin d'aide
00:45:52puis un autre
00:45:53ce qui est certain
00:45:54c'est qu'il y a un monopole
00:45:55aujourd'hui avec Bombardier
00:45:56sur les canadaires
00:45:56je pense qu'il faut
00:45:57une solution souveraine
00:45:58il y a des solutions innovantes
00:45:59à soutenir en France
00:46:00Inaero
00:46:01un certain nombre d'entreprises
00:46:02qu'on doit financer
00:46:04sur le cas des kits à 4-5
00:46:05pour avoir conscience
00:46:06que l'année dernière
00:46:07dans le cadre du budget
00:46:08le groupe Rassemblement National
00:46:09avait proposé des amendements
00:46:10pour intégrer les kits à 4-5M
00:46:12malheureusement
00:46:12ils ont été rejetés
00:46:13et on voit qu'aujourd'hui
00:46:14ça ne changera pas tout
00:46:16mon collègue a raison
00:46:17mais cependant
00:46:18ce sont des solutions d'urgence
00:46:19sur lesquelles il faut investir
00:46:21on se rend compte
00:46:21que pour l'instant
00:46:22le gouvernement
00:46:22réagit plutôt dans l'urgence
00:46:24face à la crise
00:46:25plutôt que dans l'anticipation
00:46:26sur ces sujets là
00:46:26il n'y a pas de solution miracle
00:46:28ce sont plein de petites solutions
00:46:29qui sont en plus
00:46:30en fonction des territoires
00:46:31parce qu'on ne travaille pas du tout
00:46:32comme sur la forêt de Fontainebleau
00:46:34comme on travaille
00:46:35dans le Var
00:46:36parce que ce n'est pas du tout
00:46:37la même topographie
00:46:38sauf que c'est aussi
00:46:38une question de souveraineté
00:46:39parce qu'on voit
00:46:40qu'on est complètement dépendant
00:46:41d'un modèle
00:46:42qui a pris du retard de commande
00:46:44on se demandait même
00:46:45si le Canada pouvait un jour
00:46:47privilégier les Etats-Unis
00:46:48si les Etats-Unis
00:46:49allaient leur commander
00:46:50heureusement
00:46:51ce n'est plus le cas
00:46:51depuis Donald
00:46:52c'est déjà ça
00:46:53mais quand même
00:46:54ça interroge
00:46:54est-ce qu'on peut avoir
00:46:55une solution française
00:46:57ou européenne
00:46:58oui ça montre bien
00:46:59qu'aujourd'hui
00:46:59tous les pays
00:47:00qui ont besoin
00:47:00de combattre les feux de forêt
00:47:01ont besoin de ces moyens là
00:47:03et donc il y a un marché
00:47:04et donc ça veut dire
00:47:05qu'il y a un marché
00:47:06qui est aujourd'hui possible
00:47:07pour des acteurs français
00:47:08et européens
00:47:08qui ont envie
00:47:09de se développer là-dessus
00:47:10il faut simplement
00:47:10que la commande publique européenne
00:47:12aille vers ces acteurs
00:47:13et donc nous devons
00:47:14soutenir la commande publique
00:47:15vers les acteurs
00:47:15de l'aéronautique
00:47:16de la sécurité civile
00:47:18ou en tout cas
00:47:18de l'aéronautique
00:47:19qui peut devenir
00:47:20de la sécurité civile
00:47:20et aujourd'hui
00:47:21on a les moyens techniques
00:47:22et on a les ingénieurs
00:47:23pour le faire
00:47:23il n'y a pas de sujet
00:47:23Arnaud Saint-Martin
00:47:24parlait aussi de cette canicule
00:47:26alors il faudra déterminer
00:47:27quelle est l'origine
00:47:28des incendies
00:47:29notamment à Fontainebleau
00:47:30mais sur ce réchauffement climatique
00:47:32il faut aussi
00:47:33s'habituer
00:47:34s'adapter
00:47:35à une planète
00:47:36où on connaît
00:47:37dès le moins de juin
00:47:38des températures caniculaires
00:47:40ça montre
00:47:40qu'on ne peut plus
00:47:41attendre
00:47:42dans l'investissement
00:47:42auprès de nos sapeurs-pompiers
00:47:43dans le matériel
00:47:44on a besoin
00:47:45d'avoir des équipements
00:47:46aujourd'hui
00:47:47sur tout le territoire national
00:47:48pour lutter contre
00:47:49les feux de forêt
00:47:50ce n'est plus uniquement
00:47:51dans le sud
00:47:51donc il faut en avoir conscience
00:47:53il faut s'adapter
00:47:54est-ce qu'il faut essayer
00:47:55aussi de lutter
00:47:55contre ce réchauffement climatique
00:47:57on pourra avoir
00:47:58le nombre de pompiers
00:47:59qu'on veut
00:47:59le nombre d'engins qu'on veut
00:48:00s'il fait 45 degrés
00:48:02tous les étés
00:48:03c'est très vrai
00:48:04mais malheureusement
00:48:05il y a aussi
00:48:06un réchauffement
00:48:07qui est mondial
00:48:07la France n'aura pas
00:48:08toutes les cartes en main
00:48:10pour lutter contre ce réchauffement
00:48:11ça ne veut pas dire
00:48:12qu'on ne doit pas avoir
00:48:12notre part
00:48:13je pense qu'on a une énergie
00:48:14en grande partie décarbonée
00:48:15qui fait en sorte
00:48:16que la France contribue
00:48:17assez peu
00:48:18par rapport à d'autres pays
00:48:19au réchauffement climatique
00:48:20cela n'empêche
00:48:21que la réponse de terrain
00:48:22doit être une réponse de moyens
00:48:23pour nos pompiers
00:48:24et qu'elle est indispensable
00:48:25Philippe Platon
00:48:26mais est-ce que vous aussi
00:48:27vous vous dites
00:48:28que maintenant les incendies
00:48:29qui viennent de plus en plus tôt
00:48:31qui sont beaucoup moins localisés
00:48:33mais qui arrivent
00:48:33sur plusieurs parties de la France
00:48:35c'est dû à ces canicules
00:48:36à ce réchauffement climatique
00:48:37bien sûr
00:48:38on sait
00:48:39depuis quelques années maintenant
00:48:40que ça arrive
00:48:41on protège les forêts
00:48:43du nord de la France
00:48:44comme on protège
00:48:45les forêts du sud de la France
00:48:46c'est-à-dire en interdisant
00:48:47l'accès aux massifs par exemple
00:48:48ça nécessite aussi
00:48:49qu'on puisse s'adapter
00:48:50à la topographie des lieux
00:48:51ce que je disais tout à l'heure
00:48:52nous avons besoin
00:48:52d'avoir des réserves d'eau
00:48:53qui sont proches
00:48:54des massifs forestiers
00:48:55et donc ça veut dire
00:48:55que ça nous réinterroge
00:48:56sur la question des réserves
00:48:58alors on les appelle
00:48:59de substitution
00:49:00pas vraiment
00:49:00ou réserves collinaires
00:49:01qui nous permettent
00:49:02quand on n'a pas la possibilité
00:49:03d'avoir des bombardiers d'eau
00:49:04pour écoper
00:49:05d'avoir de l'eau à proximité
00:49:07qu'on puisse utiliser
00:49:08à n'importe quel moment
00:49:09pour recharger
00:49:09la camion-citerne
00:49:10et aller dans les massifs
00:49:11et ça aujourd'hui
00:49:12c'est un travail
00:49:13que là aussi
00:49:13j'aimerais bien transpartisan
00:49:14je pense qu'il y a un petit chemin
00:49:16qui peut se mettre
00:49:17au sein de l'hémicycle
00:49:18pour qu'on puisse avoir
00:49:18un sujet sur la gestion de l'eau
00:49:21de façon beaucoup plus apaisée
00:49:22et les feux de forêt
00:49:23nous montrent
00:49:23que nous avons besoin d'eau
00:49:26c'est peut-être pire
00:49:27qu'une réserve de substitution
00:49:29qui nous permet d'éviter le feu
00:49:30si je peux me permettre
00:49:31de saluer le travail admirable
00:49:32de nos agriculteurs
00:49:33qui à Fontainebleau
00:49:34ont construit des piscines
00:49:35à partir de balle eau de paille
00:49:36pour stocker de l'eau
00:49:38pour ravitailler les pompiers
00:49:39ils ont fait un travail remarquable
00:49:40avec les syndicats d'agriculteurs
00:49:43et on doit vraiment saluer leur travail
00:49:45en soutien avec nos sapeurs-pompiers
00:49:46et on entend la sonnerie qui retentit
00:49:48nous sommes à 10 minutes
00:49:49de la séance des questions au gouvernement
00:49:51après ça il y aura le vote Ripost
00:49:53mais enfin un vote historique
00:49:55sur l'aide à mourir
00:49:57Stéphanie Despierre
00:49:58dites-nous comment tout ça
00:49:59va se dérouler à l'Assemblée Nationale
00:50:00Alors un peu avant
00:50:01à 18h les députés
00:50:02vont donc reprendre le débat
00:50:04sur la loi fin de vie
00:50:05ce n'est pas un débat
00:50:07à proprement parler
00:50:07mais c'est le gouvernement
00:50:08qui va donner sa position
00:50:10sur le texte
00:50:11pas le Premier ministre
00:50:12car il est en voyage officiel
00:50:13au Qatar
00:50:13puis ensuite ce seront
00:50:14les rapporteurs
00:50:16de cette proposition de loi
00:50:17ils sont 5
00:50:18c'est pour dire
00:50:19l'ampleur du texte
00:50:20c'est la longueur
00:50:21la durée de la réflexion
00:50:22à des parlementaires
00:50:23qui a commencé il y a 2 ans
00:50:24et puis ensuite
00:50:25un député par groupe
00:50:26prendra la parole
00:50:27là encore
00:50:28ce n'est pas simple
00:50:29puisque chaque député
00:50:30devra se faire la voix
00:50:32des contradictions
00:50:33parfois des divergences
00:50:34qu'il y a au sein
00:50:34de chaque groupe
00:50:35sur ce sujet
00:50:36puisque vous le savez
00:50:38chaque député
00:50:38a la liberté de vote
00:50:39les groupes n'ont pas donné
00:50:40de consigne
00:50:41puis ensuite
00:50:42on passera au vote
00:50:43on devrait avoir
00:50:44les résultats
00:50:45autour de 19h
00:50:46et on suivra évidemment
00:50:48tout ça
00:50:49Stéphanie Despierre
00:50:50avec vous
00:50:50et avec toutes nos équipes
00:50:52vous voyez passer
00:50:53les ministres
00:50:54ne vous étonnez pas
00:50:55si Sébastien Lecornu
00:50:56n'est pas là
00:50:57il est en déplacement
00:50:58aujourd'hui
00:50:58une séance de questions
00:50:59au gouvernement
00:50:59donc avec le gouvernement
00:51:01mais sans le chef
00:51:02du gouvernement
00:51:03je vais vous demander
00:51:04à l'un comme à l'autre
00:51:04une question très simple
00:51:05qu'allez-vous faire
00:51:06tout à l'heure
00:51:07allez-vous voter pour
00:51:08contre ou vous abstenir
00:51:09sur la proposition de loi
00:51:10sur l'aide à mourir
00:51:11Julien Limongi
00:51:12écoutez
00:51:12personnellement
00:51:13je vais voter contre ce texte
00:51:14c'est lié à mes croyances
00:51:16je pense que c'est un texte
00:51:18qui peut être permissif
00:51:19je n'ai pas envie
00:51:19de faciliter l'ouverture
00:51:21de la boîte de Pandore
00:51:22je pense qu'il faut être
00:51:23très humble sur ce genre de texte
00:51:24il y a des personnes pour
00:51:25des personnes contre
00:51:26dans tous les groupes politiques
00:51:27nous amions la liberté de vote
00:51:28au sein du Rassemblement National
00:51:30je pense qu'un certain nombre
00:51:32de mesures du texte
00:51:34sont un peu dangereuses
00:51:35et à titre personnel
00:51:36j'ai décidé de voter contre
00:51:38Philippe Latombe
00:51:39même question
00:51:39moi je vais voter pour
00:51:41j'apprécie effectivement
00:51:42la liberté de vote
00:51:43qui a été proposée
00:51:45par tous les groupes
00:51:46à ses membres
00:51:46parce qu'effectivement
00:51:47c'est un sujet
00:51:47qui touche aussi à l'intime
00:51:49ça fait partie de ces lois
00:51:50qui en tant que parlementaires
00:51:51nécessitent que nous puissions
00:51:52regarder nous
00:51:53à l'intérieur de nous-mêmes
00:51:54ce que nous en pensons
00:51:55en ayant pris effectivement
00:51:57aussi des informations
00:51:59auprès des soignants
00:52:00parce que voilà
00:52:00je suis allé voir des soignants
00:52:02j'ai vu des centres
00:52:02de soins palliatifs
00:52:04des médecins
00:52:04qui sont confrontés à ça
00:52:06et je me suis forgé
00:52:07cette intime conviction
00:52:08ça plaira ou ça ne plaira pas
00:52:09à mes concitoyens
00:52:10en circonscription
00:52:10mais je pense que c'est
00:52:11le rôle du parlementaire
00:52:12que d'avoir une décision
00:52:14à un moment
00:52:14s'abstenir
00:52:15ne me paraissait pas
00:52:16être une bonne solution
00:52:17parce qu'on ne peut pas
00:52:18laisser passer un texte
00:52:19comme ça
00:52:19et voilà
00:52:21j'apprécie que le Premier ministre
00:52:23demande au Conseil constitutionnel
00:52:24de statuer directement
00:52:26après la loi
00:52:26ça évitera des recours
00:52:27en question prioritaire
00:52:28de constitutionnalité
00:52:29qui auraient certainement
00:52:31relancé complètement le débat
00:52:32mis de l'instabilité juridique
00:52:33je pense que sur ces textes-là
00:52:35il nous faut un oui
00:52:36ou un non
00:52:37une décision parlementaire
00:52:39et une décision juridique
00:52:40inamovible
00:52:40donc en ce sens
00:52:41je suis plutôt satisfait
00:52:42de la décision
00:52:43Julien Limongée
00:52:44comment vous avez perçu
00:52:45cette annonce de saisine
00:52:46du Premier ministre
00:52:49politiquement
00:52:49on peut y voir aussi
00:52:51un certain doute
00:52:52peut-être de sa part
00:52:53sur la proposition de loi
00:52:54pardon
00:52:55ou est-ce que sur les trois points
00:52:56vous dites oui
00:52:57il faut peut-être vérifier
00:52:59on sent que le sujet
00:53:00est clivant
00:53:01c'est un sujet de société
00:53:02c'est pour ça qu'il aurait pu
00:53:03passer aussi par référendum
00:53:04les français auraient pu
00:53:05s'exprimer
00:53:05je pense que le référendum
00:53:06est aussi une manière
00:53:08de faire voter les français
00:53:10et qu'on a tendance
00:53:11à l'oublier
00:53:11c'est un sujet particulièrement
00:53:13lié à l'antime
00:53:14après sur cette saisine
00:53:15je la vois plutôt
00:53:16de manière positive
00:53:17je pense qu'il y a des sujets
00:53:17sur le délai de réflexion
00:53:19qui est fixé à deux jours
00:53:20qui méritent une réflexion
00:53:22approfondie
00:53:22après moi je voulais revenir
00:53:24sur le sujet des soins palliatifs
00:53:25je considère que
00:53:2623 départements
00:53:27aujourd'hui en France
00:53:28n'ont pas accès
00:53:29à des soins palliatifs
00:53:29je trouve ça dommage
00:53:30qu'on fasse cette loi
00:53:31avant de développer
00:53:32dans un premier temps
00:53:33les soins palliatifs
00:53:34parce qu'on se rend compte
00:53:35que
00:53:35la loi sur les soins palliatifs
00:53:36elle a été promulguée
00:53:37Julien Limongi
00:53:38après effectivement
00:53:39il faut du temps
00:53:42on se rend compte
00:53:42que de nombreux patients
00:53:43qui ont accès
00:53:44aux soins palliatifs
00:53:46ensuite renoncent
00:53:46à l'aide à mourir
00:53:47donc je pense que ça aurait été
00:53:48un préalable
00:53:48selon moi en tout cas
00:53:49c'est un argument
00:53:50que donnait aussi
00:53:51Christophe Najlen
00:53:52il y a une loi sur les soins palliatifs
00:53:53qui a été promulguée
00:53:54mais qui va mettre forcément
00:53:55un petit peu de temps aussi
00:53:56à se mettre en place
00:53:57certains disent
00:53:58il aurait fallu attendre
00:53:59qu'elle puisse porter ses fruits
00:54:00avant d'aller plus loin
00:54:01sur l'aide à mourir
00:54:02oui et non
00:54:02oui il faut des soins palliatifs
00:54:04oui il faut des moyens
00:54:04pour les soins palliatifs
00:54:05et là dessus
00:54:06il n'y a pas de discussion possible
00:54:07mais pour l'avoir vécu
00:54:08moi avec un de mes patrons
00:54:10quand j'étais avant
00:54:11d'être député
00:54:11qui était atteint
00:54:13de la sclérose latérale amyotrophique
00:54:15on l'a vu décliner
00:54:16il aurait souhaité
00:54:17il me l'a dit
00:54:18il aurait souhaité
00:54:19et c'est vrai que
00:54:20il a tenu jusqu'au bout
00:54:21en essayant de faire du travail
00:54:23quelque chose qui le raccrochait
00:54:25à la vie
00:54:25mais il n'en pouvait plus à la fin
00:54:28et ça a aussi forgé ma conviction
00:54:30d'avoir quelqu'un en face de moi
00:54:31qui pendant des mois et des mois
00:54:32a dit
00:54:33je ne veux plus
00:54:34je ne peux plus
00:54:34mais je n'ai pas le choix
00:54:36et cet état de souffrance
00:54:37n'était pas forcément supportable
00:54:39et je comprends
00:54:40qu'on puisse avoir envie
00:54:42de choisir
00:54:43quand c'est une maladie incurable
00:54:45sa faim
00:54:46et entourer de ses proches
00:54:47dans des conditions
00:54:48à peu près décentes et dignes
00:54:49mais c'est un débat de société
00:54:51encore une fois
00:54:51et oui on aurait pu le passer
00:54:52au référendum
00:54:53oui le président de la république
00:54:54avait pu le faire au référendum
00:54:55il avait dit qu'il le ferait
00:54:55si le parlement ne se mettait pas d'accord
00:54:57on va arriver à un vote
00:54:58et on verra ce que ce vote va dire
00:55:00Julien Limongi
00:55:01même si on entend vous
00:55:03votre opposition
00:55:04est-ce que vous dites quand même
00:55:05il y a eu un processus
00:55:07qui a duré quand même
00:55:07un certain temps
00:55:08une convention citoyenne
00:55:10trois votes à l'assemblée
00:55:11ce sera le quatrième
00:55:12est-ce qu'il est temps
00:55:13de trancher un débat
00:55:15quand bien même
00:55:15on peut être d'accord ou non
00:55:17bah écoutez
00:55:17de toute façon
00:55:17la majorité de l'assemblée
00:55:19s'y exprimera
00:55:19et ça deviendra la loi
00:55:21si la loi est votée
00:55:22on n'a jamais contesté
00:55:24en l'occurrence
00:55:25les votes du parlement
00:55:26un certain nombre
00:55:26de nos députés
00:55:27sont pour le texte
00:55:28en tout cas
00:55:29ce n'est pas ma position
00:55:30à titre personnel
00:55:30je trouve qu'il y a des notions
00:55:32dans ce texte
00:55:32qui sont limites
00:55:33sur la souffrance insupportable
00:55:35comment on la qualifie
00:55:36ça me paraît très subjectif
00:55:37donc encore une fois
00:55:38à titre personnel
00:55:38j'ai souhaité voter contre
00:55:39Laurent Nunes
00:55:40qui sera là aussi
00:55:41sur le projet de loi Riposte
00:55:42et qui répondra
00:55:43à très de nombreuses questions
00:55:44sur les incendies
00:55:44est-ce que si Marine Le Pen
00:55:45est élue
00:55:46elle reviendra sur l'aide à mourir
00:55:48Julien Limongi ?
00:55:49Écoutez
00:55:50le Rassemblement National
00:55:51a toujours défendu
00:55:52le référendum
00:55:52sur ces sujets de société
00:55:54donc je pense que la campagne
00:55:55permettra ensuite
00:55:56à chaque candidat
00:55:57de se positionner
00:55:58c'est pas encore tranché
00:55:59cette question
00:56:00nous sommes un grand défendeur
00:56:00du référendum
00:56:01et je pense que c'est ça
00:56:02qu'il faut retenir
00:56:03de la position du Rassemblement National
00:56:04qui défend toujours
00:56:05la solidarité du peuple
00:56:07Philippe Latombe
00:56:08beaucoup des opposants
00:56:09craignent
00:56:10c'est le mot
00:56:11que vous avez employé aussi
00:56:12l'ouverture d'une boîte de Pandore
00:56:13en disant
00:56:13vous allez voir
00:56:14ensuite chaque critère
00:56:15va être
00:56:16voilà un petit peu assoupli
00:56:18est-ce que pour vous
00:56:19vous pensez
00:56:19que ça peut exister
00:56:20c'est là où
00:56:22la saisine du Conseil Constitutionnel
00:56:23est intéressante
00:56:24parce que
00:56:24le Conseil Constitutionnel
00:56:25va pouvoir mettre
00:56:26des réserves d'interprétation
00:56:27mettre des limites
00:56:28qui seront des limites
00:56:29que la loi ne pourra pas franchir
00:56:30donc la vraie question
00:56:32de l'assouplissement
00:56:32se posera éventuellement
00:56:33après la décision
00:56:34du Conseil Constitutionnel
00:56:35mais en l'état actuel des choses
00:56:36je vois pas comment est-ce
00:56:37qu'on pourrait l'assouplir
00:56:38à part aller sur des choses
00:56:40qui ne sont pas constitutionnelles
00:56:41sur la question du consentement
00:56:43libre et éclairé
00:56:43s'il n'y a pas
00:56:44non mais dans quelques mois
00:56:46peut-être sur les directives anticipées
00:56:47c'est ce que certains craignent
00:56:48parmi les opposants
00:56:49je pense qu'en l'état actuel du texte
00:56:52et en l'état actuel du projet
00:56:53qui est mis au vote
00:56:54je pense qu'il n'y a pas
00:56:55de crainte à avoir
00:56:56sur des assouplissements
00:56:57dans les mois qui viennent
00:56:58ensuite on verra
00:56:59en fonction de l'utilisation
00:57:01de cette possibilité
00:57:04au quotidien
00:57:05on verra ce que les médecins
00:57:06ont comme cas
00:57:07on fera un retour d'expérience
00:57:08et on regardera
00:57:09mais je ne suis pas inquiet
00:57:10particulièrement
00:57:10sur des ouvertures
00:57:12sur des assouplissements
00:57:13dans les mois qui viennent
00:57:13et même dans les années qui viennent
00:57:14et on précise bien
00:57:16que dans chacun de vos groupes
00:57:17il y a des positions
00:57:18de pour
00:57:18d'abstention
00:57:19et de compte
00:57:20il y a une liberté
00:57:20de vote totale
00:57:21pour que toutes les sensibilités
00:57:23puissent s'exprimer
00:57:23merci beaucoup Philippe
00:57:25Merci à vous
00:57:25Merci Julien Limongi
00:57:26vous poserez une question
00:57:27sur la question des incendies
00:57:29les trois députés de Seine-et-Marne
00:57:30le feront d'ailleurs
00:57:31tout à l'heure
00:57:32on va revenir auprès
00:57:33de Marco Pommier
00:57:34celle des quatre colonnes
00:57:35journée un peu événement
00:57:36aujourd'hui à l'Assemblée
00:57:37il y a de plus en plus
00:57:38de journalistes
00:57:38là où vous vous trouvez Marco
00:57:40Oui Elsa
00:57:41les journalistes arrivent progressivement
00:57:42dans cette salle des quatre colonnes
00:57:44et dans la salle des pas perdus
00:57:45où vous êtes
00:57:46pour vivre cette journée
00:57:47vous l'avez dit
00:57:48qui s'annonce historique
00:57:49et que vous allez vivre
00:57:50sur LCP
00:57:51avec l'ultime vote
00:57:53donc sur cette proposition de loi
00:57:54pour instaurer une aide
00:57:56à mourir
00:57:56strictement encadrée
00:57:57il y a quelques minutes
00:57:58Philippe Vigier
00:57:59député du Modem
00:58:00rapporteur du texte
00:58:01s'exprimait ici même
00:58:02dans cette salle des quatre colonnes
00:58:04il s'agit sûrement
00:58:05de la grande réforme sociétale
00:58:07du deuxième quinquennat
00:58:08d'Emmanuel Macron
00:58:09le vote solennel est prévu
00:58:10aux alentours de 19h
00:58:1119h20
00:58:13Merci beaucoup Marco Pommier
00:58:15justement
00:58:16Marco nous parlait de ce vote
00:58:17qu'on va suivre en direct
00:58:18en intégralité
00:58:19évidemment Stéphanie Despierres
00:58:20l'Assemblée s'est déjà prononcée
00:58:22trois fois sur le texte
00:58:23tout à l'heure
00:58:23c'est le vote définitif Stéphanie
00:58:25Oui vote définitif
00:58:26l'Assemblée aura le dernier mot
00:58:28sur cette réforme sociétale
00:58:30vous l'avez dit
00:58:30elle s'est prononcée déjà
00:58:31trois fois en faveur du texte
00:58:33mais à chaque fois
00:58:34l'écart se resserre
00:58:35entre les pours
00:58:36et entre les contres
00:58:37de manière globale
00:58:38la droite et l'extrême droite
00:58:40sont plutôt contre
00:58:40les macronistes
00:58:42et la gauche
00:58:42sont plutôt pour
00:58:43mais attention
00:58:44vu la sensibilité du sujet
00:58:46vu que ça touche à l'intime
00:58:47à la mort
00:58:47aux convictions philosophiques
00:58:48religieuses
00:58:49et bien les groupes politiques
00:58:50n'ont pas donné
00:58:51de consigne de vote
00:58:52donc au sein de chaque groupe
00:58:53il y a des gens
00:58:54qui vont voter pour
00:58:55et d'autres qui voteront contre
00:58:56le seul groupe
00:58:56où tout le monde sera contre
00:58:58c'est l'UDR
00:58:59mais même au Rassemblement National
00:59:00par exemple
00:59:00l'un des groupes
00:59:01avec une grande discipline
00:59:02de vote ici
00:59:03et bien à priori
00:59:04une dizaine
00:59:05quinzaine de députés
00:59:0610% des effectifs
00:59:08voteront
00:59:08pour cette proposition de loi
00:59:11alors que l'ensemble
00:59:12du Rassemblement National
00:59:12est plutôt opposé
00:59:14à cette proposition de loi
00:59:16on le disait tout à l'heure
00:59:17début des discussions
00:59:19vers 17h45
00:59:2018h
00:59:20et résultat du vote
00:59:21vers 19h
00:59:22si la loi est adoptée
00:59:24elle ne pourra pas être promulguée
00:59:25tout de suite
00:59:25on l'a dit tout à l'heure
00:59:26il y a une saisine
00:59:27par le Premier ministre
00:59:28du Conseil constitutionnel
00:59:29il faudra donc attendre
00:59:30la décision des sages
00:59:32pour qu'elle l'entre en vigueur
00:59:33Merci beaucoup Stéphanie Despierres
00:59:36on va à présent
00:59:36retrouver Clément Méric
00:59:37depuis la Cour d'honneur
00:59:38vous avez vu passer
00:59:39beaucoup de ministres
00:59:40pas le premier d'entre eux
00:59:41qui est en déplacement
00:59:42Clément Méric
00:59:42quel sera le thème
00:59:43de la séance des questions
00:59:44au gouvernement ?
00:59:46Le thème vous en avez débattu
00:59:47avec vos invités
00:59:48c'est la lutte
00:59:49contre les feux de forêt
00:59:50avec pas moins de trois questions
00:59:52posées par les groupes
00:59:54du Rassemblement National
00:59:55de la France Insoumise
00:59:56et par le groupe Horizon
00:59:57posé par l'ancien maire
00:59:59de Fontainebleau
01:00:00Frédéric Valtoux
01:00:01qui était d'ailleurs
01:00:02en duplex
01:00:03il y a quelques instants
01:00:04sur notre antenne
01:00:05au-delà des feux de forêt
01:00:07deux questions
01:00:08posées par la droite
01:00:08et la France Insoumise
01:00:09porteront sur ce vaste chantier
01:00:11de canal Seine-Nord
01:00:13qui doit donc relier
01:00:14la Seine
01:00:15au grand port
01:00:16de la mer du Nord
01:00:17dans le Benelux
01:00:18alors qu'une manifestation
01:00:19d'opposants
01:00:20a rassemblé
01:00:21plusieurs milliers de personnes
01:00:22ce week-end
01:00:23dans le Pas-de-Calais
01:00:23il y aura aussi
01:00:24une question
01:00:25sur la lutte
01:00:26contre le harcèlement scolaire
01:00:27après la mort du jeune Louis
01:00:28qui a été passé à tabac
01:00:29dans la nuit du 19 au 20 juin dernier
01:00:31à Narbonne
01:00:32enfin les écologistes
01:00:34eux
01:00:34ont prévu
01:00:35de poser une question
01:00:36sur les différentes urgences agricoles
01:00:38du moment
01:00:39voilà Elsa
01:00:41Merci beaucoup Clément Méric
01:00:43effectivement une séance consacrée
01:00:45notamment aux incendies
01:00:46à Fontainebleau
01:00:47alors trois députés
01:00:48de Seine-et-Marne
01:00:48vont interroger le gouvernement
01:00:49un du groupe Horizon
01:00:51un de l'Infrançant Soumise
01:00:52un du Rassemblement National
01:00:54on verra donc
01:00:55si tous les trois
01:00:55ont des angles d'attaque
01:00:56si je puis dire
01:00:57un peu différents
01:00:58mais tout de suite
01:00:58on vit en direct
01:01:00comme chaque semaine
01:01:01le passage de la présidente
01:01:02de l'Assemblée Nationale
01:01:03dans la salle des pas perdus
01:01:21Le programme sur LCP
01:01:23c'est donc la séance des questions
01:01:25au gouvernement
01:01:26à suivre en direct
01:01:27en intégralité
01:01:28ensuite les députés
01:01:29vont voter le projet
01:01:30de loi Riposte
01:01:30sur les incivilités
01:01:31du quotidien
01:01:32et puis
01:01:33moment historique
01:01:34on va le vivre en direct
01:01:35en intégralité sur LCP
01:01:36le vote sur l'aide à mourir
01:01:38vote définitif
01:01:39les explications de vote
01:01:41les réactions
01:01:41ce sera sur LCP
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