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  • il y a 4 mois
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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00:01Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP.
00:04On va revenir sur le rapport après l'affaire Liana et sur la gestion de la canicule.
00:08A tout de suite.
00:21Et bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:23Séance à suivre en direct en intégralité comme chaque mardi à partir de 15h dans l'hémicycle.
00:28Restez après, on revient sur les temps forts de la séance avec deux députés et aujourd'hui avec trois citoyens.
00:35Tout au long de cette émission, on va retrouver depuis la salle des quatre colonnes Stéphanie Despierre et Nicolas Fleury.
00:41Marion Becker est-elle d'ores et déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:44Et quelques minutes avant 15h, on vous fera vivre en direct comme chaque mardi l'arrivée du Premier ministre et
00:49des membres de son gouvernement.
00:51Nicolas Fleury, vous êtes salle des quatre colonnes.
00:54Il fait chaud partout en France, aussi à l'Assemblée.
00:57Donc on essaye tant bien que mal de s'adapter.
00:59Oui Elsa, vous avez sans doute remarqué que j'ai abandonné la cravate.
01:02Et bien pour les députés, c'est un peu la même chose.
01:04C'est la veste qui n'est plus obligatoire jusque dans l'hémicycle.
01:07Une mesure exceptionnelle qui fait partie de celle prise en place, mise en place par l'Assemblée pour lutter contre
01:12cette chaleur.
01:12On a donc vu des parlementaires aujourd'hui porter un polo, des écarts assez rares aux usages de l'Assemblée
01:18nationale.
01:19Il y a aussi d'autres mesures, les chantiers extérieurs suspendus.
01:21On peut venir travailler un peu plus tôt.
01:23Et puis des salles climatisées supplémentaires qui sont ouvertes.
01:26Et dans les endroits qui ne sont pas climatisés, comme ici aux quatre colonnes,
01:29on compte sur les murs épais du Palais Bourbon pour garder un peu de fraîcheur.
01:32Merci beaucoup Nicolas Fleury.
01:35On va retrouver à présent Marion dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
01:38Quels seront les thèmes principaux de la séance Marion ?
01:42Et bien Elsa, les députés vont principalement interpeller le gouvernement à la fois sur la canicule.
01:47Vous l'avez évoqué à l'instant avec Nicolas.
01:51La canicule qui sévit en France, mais aussi sur l'affaire Liana au lendemain de la rémise du rapport d
01:58'inspection.
01:59Un rapport qui pointe des dissonctionnements à la fois du parquet et de la gendarmerie du Gers.
02:04Alors les députés vont poser des questions sur ce rapport d'enquête au gouvernement,
02:09mais aussi sur la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes.
02:15Merci beaucoup Marion.
02:16Les deux thèmes principaux, c'est les deux thèmes que nous allons aborder dans cette salle des pas perdus
02:20avec nos deux premiers invités.
02:21Violette Spilboud, bonjour.
02:23Bonjour.
02:23Députée Ensemble pour la République du Nord, Mathias Renaud, bonjour à vous.
02:27Bonjour.
02:27Députée Rassemblement National de la Somme, on va commencer sur les conséquences de l'affaire Liana
02:33avec ce rapport publié hier, Stéphanie Despierre.
02:36Qu'est-ce qu'il faut en retenir ?
02:37C'est un rapport accablant.
02:39Les inspecteurs concluent que l'urgence n'a pas été prise en compte malgré le risque de récidive.
02:45La petite Rosa qui aurait subi une cinquantaine de viols selon le rapport
02:48avait déposé plainte contre Jérôme B 9 mois avant la mort de Liana.
02:52Si la plainte a été traitée avec rapidité, efficacité au départ, les erreurs commencent quand le parquet de Toulouse décide
03:00de s'en dessaisir.
03:01Envoi par courrier ou parquet à hoche, antécédent judiciaire de Jérôme Béconnu mais pas assez pris en compte et ce
03:07n'est que le début.
03:08Ensuite, l'enquête n'a pas été suffisamment dirigée ni assez contrôlée, que ce soit par le magistrat ou les
03:14gendarmes.
03:15Et après le constat, Stéphanie, les décisions, que fait le gouvernement de ce rapport ?
03:22Gérald Darmanin annonce des premières sanctions contre le substitut du procureur d'Auche.
03:27Il ne pourra plus traiter de dossier concernant des mineurs.
03:30Une enquête administrative et une procédure disciplinaire à son encontre sont lancées.
03:35De son côté, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, a lancé le même processus contre les gendarmes.
03:39Le directeur d'enquête et le commandant de compagnie de condons sont mutés d'office.
03:44Et plus généralement, le garde des Sceaux promet un choc numérique pour la justice.
03:48Zéro papier d'ici six mois, mais il exclut toujours de démissionner.
03:52Merci beaucoup Stéphanie Despierre. Violette Spilbout a la lecture des conclusions de ce rapport.
03:57Est-ce que vous diriez qu'il s'agit de défaillances individuelles ou est-ce que c'est tout un
04:02système qui a failli ?
04:03Je crois qu'il y a les deux. Il y a très certainement des défaillances individuelles.
04:08Et il ne faut pas que ni des magistrats, ni des personnels des forces de l'ordre puissent être exonérés
04:13de leurs responsabilités
04:14quand on a un drame comme celui du meurtre de Liana.
04:17Et puis moi, je pense à toutes ces familles de victimes qui, depuis des mois, des années,
04:23attendent parfois d'avoir une réponse des forces de l'ordre, de la justice,
04:26et qui se retrouvent finalement dans les défaillances qui sont dénoncées.
04:30Et puis bien sûr, des défaillances du système tout entier qui ne fonctionnent pas,
04:35qui ne fonctionnent pas depuis des années.
04:36Ça fait des années que les associations le dénoncent.
04:38Et là, c'est un choc extrêmement profond pour notre pays.
04:42Mathias Renaud, est-ce qu'on peut dire, est-ce qu'on peut conclure que c'est un peu les
04:46deux des défaillances individuelles ?
04:48C'est pointé par le rapport.
04:49Mais dans le rapport, il y a aussi des questions sur les effectifs,
04:52sur cette justice qui a bien du mal à fonctionner, notamment dans les cas de violences contre les enfants.
04:56L'actualité, on le voit avec ce pré-rapport, c'est effectivement le côté responsabilité individuelle.
05:01On voit que les choses ont été faites correctement du côté du parquet de Toulouse et des forces de l
05:06'ordre à Toulouse.
05:07Et puis quand c'est passé du côté de Gers, là, il y a eu un certain nombre de dysfonctionnements.
05:10Donc effectivement, il n'y a aucune corporation qui doit être au-dessus de toute responsabilité ou au-dessus de
05:15toute sanction.
05:15Donc s'il y a eu des déférences individuelles, il faut évidemment les sanctionner.
05:19Mais ça n'empêche pas une réflexion structurelle sur la déliquescence de la justice.
05:24Il faut bien le dire, par exemple, sur ces fameuses 70 000 affaires de violences sur mineurs qui ne sont
05:31pas traitées,
05:32alors qui devraient être traitées en urgence.
05:34Bon, on pourra peut-être en reparler.
05:36Il y a déjà de nombreuses gardes à vue.
05:38On voit que ces dossiers ont été peut-être remontés en haut de la pile.
05:41Il faut faire attention à ce que ce ne soit pas ni infaisable ni bâclé.
05:43Parce que si c'est bâclé, on risque de revenir dans six mois, un an, deux ans, avec des affaires
05:47qui ont été évacuées un peu dans l'urgence et avec des multirécivices.
05:51Donc il faut faire attention là-dessus.
05:54Et puis, bien sûr, il y a la question du système pénitentiaire qui bloque toute la chaîne pénale.
05:59Aujourd'hui, on a 85 000 détenus pour 65 000 places de prison.
06:03Et ça, ça a des conséquences en cascade sur l'intégralité de la chaîne pénale.
06:06Violet Spilbout, on voit bien que le gouvernement, finalement, si les défaillances sont individuelles,
06:13ça exonère le gouvernement de toute responsabilité.
06:17Est-ce que vous avez eu le sentiment que c'est ce que cherchait, notamment le ministre de l'Intérieur,
06:20en disant que ce n'est pas une question de moyens, ce sont des défaillances à titre individuel ?
06:24Aucune loi, aucun moyen supplémentaire n'aurait pu changer les choses ?
06:27Je ne crois pas.
06:28Je crois que le sujet de la réforme de la justice, de la réforme profonde du système,
06:32comme on le propose dans la loi intégrale dont on parlera,
06:35pour lutter contre les violences faites aux enfants et aux femmes,
06:38elle est absolument nécessaire et elle passe aussi par un renforcement des moyens.
06:42Je pense en particulier à un sujet qui me tient à cœur,
06:45c'est la formation de toutes les forces de l'ordre, la formation des magistrats,
06:48la qualité du recueil de la parole de l'enfant,
06:51croire à un enfant, savoir l'écouter, savoir ensuite réagir.
06:55Et puis, les moyens, c'est par exemple la numérisation de la justice.
06:59On a vu Gérald Darmanin ce matin qui l'a reconnu.
07:01Quand il est arrivé au ministère de la Justice, c'était l'âge de pierre, préhistorique.
07:06Depuis, il a engagé une réforme de numérisation qui, tribunal après tribunal, avance.
07:12On est, je crois, à 160 tribunaux aujourd'hui qui utilisent la digitalisation des procédures.
07:17Ce n'est pas encore fini.
07:18Ça ne va pas assez vite, ça c'est sûr.
07:19Ça va s'accélérer.
07:20Mais je crois qu'on ne peut pas ignorer le sujet des moyens.
07:23Et c'est un sujet sur lequel je continuerai de me battre.
07:25Je l'ai fait dans le cadre des violences à l'école avec l'affaire Bétarame.
07:28Et je continuerai pour toutes les violences aux femmes et aux enfants.
07:30Vous avez dit qu'Emmanuel Macron dit « Venez pas me parler de moyens ».
07:33Si.
07:34Il y a un sujet de moyens qui est extrêmement grave.
07:37Et je vous le dis, l'ensemble des membres du gouvernement savent qu'au prochain débat budgétaire,
07:41on va avoir des réorientations au regard du choc qui se passe aujourd'hui dans le pays.
07:46Mathias Renaud, sur les responsabilités politiques, le gouvernement a diligenté une enquête.
07:52Il va en tirer des conséquences.
07:53Il y a une réflexion sur des mesures qui pourraient être à la fois dans le projet de loi protection
07:57de l'enfance,
07:58peut-être une loi future. Est-ce que vous diriez que le gouvernement a pris la mesure de la tragédie
08:03qui s'est passée,
08:04de l'émotion aussi en France, et va dans le bon sens avec les décisions qu'il annonce ?
08:09Écoutez, il y a quand même un passif politique de 9 ans.
08:12Donc c'est compliqué de venir en disant « Je suis là ».
08:14Enfin, ce qui concerne notamment M. Darmenin, « Je suis là depuis un an, je n'ai pas de responsabilité
08:18».
08:18Évidemment qu'il y a une part de responsabilité politique.
08:20Ils disent qu'ils ont augmenté de quasiment 50% le budget de la justice.
08:23Eux, ils renvoient la faute au gouvernement précédent.
08:26Mais il y a aussi une question, on voit le bien dans ce dossier, de priorité des instructions données.
08:30C'est-à-dire que ce n'est pas pour rien qu'il a fait une annonce fracassante, quasi impossible
08:34à tenir,
08:35sur ce fameux stock de 70 000 affaires non traitées d'ici mi-juillet,
08:39parce qu'il sentait bien que là, il y avait un axe de critique.
08:42Après, sur la question des moyens, parce que pour ne pas faire que de la politique politicienne tout de même,
08:47il y a quand même un sujet qui est très important.
08:49C'est les signalements qui sont faits notamment depuis les États-Unis vers la France.
08:53On sait qu'il y a 870 000 signalements pour détention d'images pédopornographiques en France
08:59qui sont faites via les États-Unis.
09:01Et en face, vous avez seulement 40 agents qui sont là pour traiter ça,
09:04ce qui fait qu'il y a un taux de traitement de 5% et seulement 1% qui donne
09:09lieu à des poursuites judiciaires.
09:11Donc là, il y a vraiment un problème de moyens sur cette unité très particulière.
09:15Qui gère justement toute la partie numérique.
09:17Et d'ailleurs, dans la loi intégrale, il y a des mesures sur le numérique.
09:20Violette Spilbout, est-ce que vous diriez que quand tout est prioritaire, plus rien ne l'est ?
09:24Est-ce qu'aujourd'hui, il faut assumer de dire que les violences contre les enfants, c'est la priorité
09:29?
09:29Mais si ça l'est, ça veut dire que ce n'est pas le narcotrafic la priorité.
09:32Ça veut dire que ce n'est pas autre chose.
09:34Est-ce que finalement, on veut toujours faire des priorités de tout ?
09:37Et finalement, c'est compliqué aussi pour les magistrats ou pour les officiers de police judiciaire
09:41de déterminer ce qui est vraiment prioritaire quand on a des circulaires qui disent un peu l'un, un peu
09:45l'autre ?
09:46D'abord, vous parlez des forces de l'ordre et je crois qu'il faut leur rendre hommage
09:49parce que ceux qui visionnent toute la journée des images de pédocriminalités
09:52qui sont dans cet office des mineurs, qui sont dans ces brigades spécialisées,
09:57ils souffrent aussi énormément du manque de moyens, de l'impossibilité parfois
10:01parce que les lois ne sont pas assez bien faites pour agir plus vite.
10:04Et je crois qu'il ne faut pas jeter l'autre propre sur toute une profession.
10:07Tous ceux qui s'occupent de l'ordre, tous ceux qui s'occupent de la protection de l'enfance,
10:11ils le font par conviction et par engagement.
10:13Donc moi, je les soutiens. Ce que l'on dit, c'est que la protection de l'enfance,
10:18c'est la priorité pour aujourd'hui et pour toutes les générations futures.
10:22Dans la commission d'enquête que j'ai menée sur les violences à l'école,
10:25on a pu auditionner des centaines de victimes qui témoignent encore aujourd'hui.
10:29Quand on est victime de violences, quand on est enfant, quand on est petit,
10:33c'est toute sa vie, c'est celle de ses enfants qui en ressent toutes les conséquences.
10:37C'est des vies brisées pour des années.
10:40Et donc forcément, quand on regarde l'avenir de notre pays,
10:43on sait que le gouvernement aujourd'hui, même si on est peu avant les élections présidentielles,
10:49doit faire des mesures très fortes.
10:51Le projet de loi protection de l'enfance, je ferai partie de la commission spéciale,
10:54et la loi intégrale qui a été travaillée pendant dix mois
10:57par la députée Céline Thiebaud-Martinez,
11:00avec laquelle nous sommes unis autour de cette question.
11:03Mathias Renaud, sur cette question des priorités,
11:05est-ce qu'on dit que les violences contre les enfants, c'est la priorité ?
11:08Et dans ce cas, ça veut dire que ce n'est pas le narcotrafic la priorité,
11:12ce n'est pas les autres atteintes aux personnes qu'il faut prioriser, finalement.
11:17Mais si les enfants victimes de pédophiles qui violent et qui tuent,
11:24ce n'est pas une question prioritaire, je ne vois pas ce qui est prioritaire.
11:26Enfin, à un moment donné, je pense que c'est aussi dans cette affaire
11:28ce qui a psychologiquement frappé les Français.
11:32C'est-à-dire qu'ils se disent, s'il y a une justice en France
11:34qui n'est pas capable de protéger face à des prédateurs sexuels criminels
11:38contre nos enfants, donc les personnes les plus vulnérables de la société,
11:41finalement, il n'y a plus de justice nulle part.
11:43Donc, évidemment, par définition, c'est prioritaire.
11:45Ce qui ne veut pas dire qu'on laisse tomber tous les autres domaines.
11:48Non, mais il faut forcément faire des choix.
11:49Quand on a des dossiers, il faut forcément un moment...
11:52Le problème des effectifs, le problème du temps fait qu'on doit prioriser
11:55une affaire par rapport à une autre.
11:57Là, je vais revenir sur la question des places de prison.
11:59Parce que quand vous avez 85 000 détenus pour 65 000 places de prison,
12:03en fait, chaque matin, vous avez les avocats et les juges
12:06qui consultent la prison du coin pour voir quel est le nombre de cellules disponibles,
12:10quel est le nombre de matelas dans les cellules.
12:12Et à partir de là, ils font une application des peines.
12:15Donc, en fait, tout dépend de ça.
12:16Et ça a des conséquences en cascade, puisque jusqu'aux policiers...
12:18Mais est-ce que la solution, c'est d'incarcérer davantage ?
12:21Absolument.
12:21Si on a déjà plus suffisamment de places en prison.
12:23C'est de construire des prisons.
12:25Nous, on estime qu'il faut au minimum 40 000 places de prison.
12:28On se souvient de ce grand plan de 15 000 places de prison
12:31qui avait été promis en 2017.
12:33Normalement, ça devait être fait en 5 ans.
12:34Il y a seulement 4 000 places nettes qui sont sorties de terre.
12:38Il y a aussi des gens, peut-être, dont la place n'est pas forcément en prison.
12:40On peut parler notamment des gens qui ont des maladies psychiatriques.
12:43On estime aussi qu'il y a énormément de personnes...
12:46Il y a déjà toute une faune qui est à l'extérieur, qui évolue à l'extérieur,
12:49qui est très dangereuse pour la société et qui doit être écartée.
12:52Parce que la prison, ce n'est pas seulement punir individuellement pour des actes,
12:56c'est aussi d'écarter des individus dangereux de la société.
12:59Et il est évident qu'aujourd'hui, il y a...
13:01C'est difficile à compter, d'ailleurs.
13:02Est-ce que c'est des dizaines de milliers de personnes
13:04qui auraient leur place en prison parce qu'ils sont dangereux pour la société
13:06et qui, aujourd'hui, ne peuvent pas concrètement
13:07parce qu'il n'y a pas suffisamment de places de prison ?
13:09Violette Spilbout, sur ce discours de répression du Rassemblement national
13:13sur la construction de places de prison,
13:15est-ce que c'est un des champs qu'il faut exploiter ?
13:17Alors, c'est un des champs qui est porté par les gouvernements successifs
13:21depuis une dizaine d'années,
13:22avec beaucoup d'obstacles à la construction de places de prison.
13:25Je suis d'accord, en fait, avec l'objectif du nombre de places de prison
13:28et de l'accompagnement de ces auteurs
13:30d'agressions, de vols, de crimes les plus graves.
13:33Mais on sait qu'il y a des oppositions, des élus locaux.
13:36Personne n'a envie, dans sa commune, d'accueillir une prison.
13:38Il y a plein de freins.
13:39Ça peut exister, mais c'est rare.
13:40Donc il ne faut pas de solutions simplistes.
13:41C'est souvent, comme le fait le Rassemblement national,
13:43des solutions simplistes.
13:45Mais ce qu'il y a de bon à prendre dans le sujet du narcotrafic
13:49lorsqu'il a été mis en priorité,
13:51c'est qu'il a été décidé, après un travail parlementaire,
13:53je le rappelle, par Gérald Darmanin,
13:55de créer un parquet national de lutte contre le narcotrafic.
13:58Nous, ce qu'on demande,
13:59nous qui soutenons les associations de victimes,
14:01qui voulons que les victimes soient au cœur du système judiciaire,
14:04c'est la création de juridictions spécialisées
14:06pour les violences faites aux femmes et aux enfants.
14:09Quand on parle de moyens,
14:10ce n'est pas seulement une question d'argent,
14:12c'est une question d'organisation des services,
14:14d'efficience de ce service et de contrôle de ce service.
14:17Quand ça dysfonctionne, il faut le dire,
14:19il faut corriger les erreurs.
14:20C'est un des articles de la loi intégrale.
14:22Est-ce que le Rassemblement national,
14:24qui n'est pas signataire de cette loi, soutient cette loi ?
14:26Est-ce que vous, vous dites,
14:27oui, il faut des juridictions spécialisées
14:29en matière de violence contre les enfants à l'État ?
14:31Déjà, un, on ne nous a pas proposé de co-signer.
14:33Bon, ça, à la limite, c'est de la cuisine interne.
14:36Deux, on n'est pas opposé par principe,
14:38mais ça ne veut pas dire qu'on va mettre un cachet
14:40pour l'intégralité des articles.
14:41Parce qu'on commence à éplucher.
14:43Bon, je n'ai pas d'annonce,
14:44parce que ce n'est pas encore en discussion à faire
14:46sur chacun des articles.
14:47Il y a des choses qui nous laissent un peu interrogatifs,
14:50quand même, dans cette position de loi.
14:51Et sur la question des juridictions spécialisées ?
14:53Pourquoi pas ?
14:53En tout cas, un parquet national spécialisé, pourquoi pas ?
14:56Qu'est-ce qui vous interroge, alors, dans le reste du texte ?
14:58Écoutez, par exemple, l'entretien annuel
15:02avec des enfants pour, en gros, leur faire dire
15:04est-ce que vous avez été victime de violences quelconques
15:07avec des inconnus ?
15:09Enfin, je pense que la probabilité qu'ils répondent
15:11et qu'ils se confient à quelqu'un d'inconnu
15:12est quand même assez faible.
15:13Il y a la question des infirmières scolaires
15:15qui pourraient être, par exemple,
15:17mieux habilitées à faire ce genre d'entretien.
15:19Violette Spilbout, sur cette question,
15:20et je rappelle que vous, vous avez fait adopter à l'Assemblée
15:23un texte de loi spécifique contre les violences
15:25en milieu scolaire, sur cette loi intégrale.
15:28Avoir un entretien d'un enfant pour lui demander,
15:32effectivement, parce que souvent,
15:33on s'aperçoit que les enfants parlent,
15:35ils ont bien du mal à être compris, peut-être,
15:37dans un premier temps ?
15:38Alors, dans le cadre de la loi que j'ai menée
15:40à l'Assemblée nationale, je tiens à dire,
15:42vous avez rappelé l'unanimité,
15:43c'est que tous les groupes l'ont voté
15:44et qu'effectivement, les sujets de protection
15:46de l'enfance dépassent le sujet des clivages politiques
15:49et il faut qu'on en fasse une force de l'Assemblée nationale
15:51pour agir.
15:52Parce que, oui, le gouvernement doit prendre des décisions,
15:54mais le Parlement, il est là aussi pour porter des choses.
15:57Et Yael Broun-Pivet, la présidente de l'Assemblée,
15:59l'a dit et l'a demandé à ce que cette loi soit inscrite.
16:02Dans cette loi, oui, il y a 89 articles.
16:04Il y a bien sûr des articles qui seront contestés,
16:07certainement qu'on aura renoncé à certains dans le compromis.
16:09Il y a des choses qui sont plus ou moins faisables rapidement.
16:12L'entretien annuel, c'est une bonne idée,
16:14mais effectivement, les conditions de mise en place,
16:16ce n'est pas si simple que ça.
16:17Il faut trouver les professionnels, on en manque.
16:19En revanche, moi, je crois que cette loi intégrale
16:21que j'ai été dans les premières à co-signer,
16:24elle est un signe très important de respect
16:26envers les victimes, les familles de victimes,
16:29envers leurs avocats.
16:30Les avocats ne sont pas suffisamment écoutés
16:32dans toutes ces procédures.
16:33Les avocats, aujourd'hui, ils pourraient venir contribuer
16:36à ce que la justice soit renforcée.
16:38Il y a peut-être des gens qui peuvent venir renforcer
16:40les effectifs, changer de métier,
16:41pour qu'on ait plus d'effectifs rapidement,
16:43pour accompagner les victimes de violences conjugales et familiales.
16:46Il y a tellement d'idées à mettre en place.
16:47Et combien ça coûte, Violette Spilbout ?
16:50Et est-ce que c'est parce que ça coûte de l'argent
16:51que le gouvernement semble pour l'instant réticent ?
16:54On n'a pas de date d'inscription, il y a des appels à l'inscrire ?
16:56Je crois que la réticence, elle est sur un principe de réalité,
16:59sur le nombre d'articles versus le temps parlementaire que nous avons.
17:03Après, là, on est, je le redis, dans un moment où moi,
17:07en tant que parlementaire, en tant qu'élu local, en tant que maire,
17:11et tous les Français, on est tous encore sous le choc, en fait,
17:15de non seulement de la mort de Liana,
17:18de toutes les autres morts de ces derniers mois,
17:21dans le même contexte, des féminicides qu'on n'arrive pas à résoudre,
17:26à empêcher, et finalement, de tout ce qu'on apprend jour après jour
17:30dans les rapports de défaillance.
17:32Donc forcément, qu'il faut un choc aussi dans les décisions gouvernementales
17:35et parlementaires, et il va falloir faire de la place dans l'agenda parlementaire
17:39pour mettre l'enfant au cœur des priorités avant la fin de l'année.
17:42Mathias Renaud, on parle aussi de loi intégrale,
17:44on cite souvent l'exemple espagnol, qui partait aussi de loin,
17:48qui, avec 3 milliards d'euros, a réussi à changer un certain nombre de mentalités.
17:52Est-ce qu'il faut un choc qui passe par une loi, effectivement,
17:55très transversale, et qu'il faut de l'argent ?
17:58Non mais, un, pourquoi pas une loi intégrale ?
18:01Encore une fois, on n'y est pas opposé par principe.
18:04Deux, évidemment, il y a une question de moyens derrière.
18:06Enfin, c'est 1 à 2 milliards d'euros.
18:08C'est la raison pour laquelle la discussion de cette proposition de loi
18:11a été repoussée à l'automne.
18:12L'automne, c'est le budget, donc en gros, ça pourrait passer après le budget.
18:16Et puis, il faut faire attention.
18:18Enfin, là, je vais porter un discours peut-être pas très consensuel,
18:21mais attention à l'excès d'affichage.
18:22En l'occurrence, sur l'affaire Liana,
18:25le problème, ce n'était pas un problème de vide juridique,
18:27ou d'une question de procédure qui serait heurtée,
18:30un article de loi qui serait mal fait.
18:32C'est-à-dire que là, on avait tous les outils,
18:33enfin, les services et les magistrats avaient tous les outils juridiques.
18:36Mais vous le rappelez vous-même sur les 70 000 plaintes qui sont en attente ?
18:40Oui, mais ça, ce n'est pas une question de loi.
18:41Ou à la limite, de procédure, si sur la vitesse des procédures,
18:44la simplification, ça, il y a sans doute à revoir un certain nombre de choses
18:47pour fluidifier les procédures.
18:50Mais c'est avant tout une question, un, de priorité et deux, de moyens.
18:54Et de culture, je dirais de culture.
18:56De mentalité.
18:57Parce que ce qu'on est en train de voir depuis un an, deux ans,
19:00en particulier à l'Assemblée nationale, au sein de nos bancs,
19:02c'est qu'il y a une commission d'enquête sur les violences scolaires
19:05avec l'affaire Betaram,
19:06une commission d'enquête sur les défaillances judiciaires de l'inceste,
19:10une commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le cinéma,
19:13tout ça impliquant tous les groupes sur la protection de l'enfance.
19:16Et on est à un tournant
19:18qui fait aussi prendre conscience à tout l'ensemble de la société
19:21que cette culture du viol,
19:24cette culture patriarcale,
19:25elle est encore extrêmement présente.
19:27On est loin d'être au bout des combats.
19:29Et qu'en fait, oui, une loi intégrale, je suis d'accord,
19:32ne résout pas tout.
19:33Il faut aussi que les lois actuelles soient bien appliquées,
19:35qu'il y ait les moyens.
19:36Mais derrière, c'est tout le sujet de l'éducation.
19:39L'éducation dans les écoles,
19:42dans les centres périscolaires,
19:44de l'égalité entre les filles et les garçons,
19:45ça commence par là.
19:47Et donc, ce travail, il est commun.
19:48Il faut qu'on le mène ensemble.
19:50Et il ne faut pas instrumentaliser un drame
19:53pour donner des solutions miracles.
19:54Là-dessus, je suis d'accord.
19:55On va passer à une deuxième actualité.
19:58Vous le vivez, chers téléspectateurs.
20:00Depuis chez vous, il fait chaud.
20:01Il fait très, très chaud quasiment partout en France.
20:04Quelle réponse ?
20:05Le gouvernement, Nicolas Fleury,
20:06est en mode gestion de crise
20:08et les oppositions, elles, attaquent.
20:11Exactement.
20:11C'est une canicule très politique, en fait.
20:13Alors que ce matin, encore,
20:14le Premier ministre présidait une cellule
20:16de crise interministérielle,
20:17l'objectif, c'était de montrer
20:19que le gouvernement ne reste pas inactif.
20:21Parce que ça, c'est précisément le reproche
20:23que font les oppositions au gouvernement
20:25de Sébastien Lecornu
20:26de ne pas avoir mieux préparé la France
20:28à ces vagues de chaleur inéluctables
20:30ou du moins prévisibles.
20:31Certains groupes, comme les Insoumis,
20:33dénoncent par exemple des baisses de crédit,
20:35celle du Fonds Vert,
20:35qui a été divisée par trois en trois ans.
20:38Il y a aussi les écologistes
20:39qui, eux, ont présenté un projet
20:40de plan d'adaptation aux canicules.
20:42Tandis que l'ERN lui propose
20:43d'instaurer des prêts à taux zéro
20:45pour la rénovation et la climatisation
20:47des bâtiments.
20:48Alors, que répondra le gouvernement ?
20:50Ce sera une réponse très attendue, bien sûr.
20:51La ministre de l'Écologie elle-même,
20:53elle l'a avouée il y a quelques jours
20:55devant les sénateurs
20:56qu'en matière d'adaptation climatique,
20:58la réponse et les moyens
20:59n'étaient pas à la hauteur.
21:02Merci beaucoup Nicolas Fleury.
21:03Et vous le voyez sur le plateau,
21:04notre invité a suivi les consignes.
21:07Plus de veste, plus de cravate obligatoire.
21:08Même si la cravate n'est pas obligatoire,
21:10c'est la veste.
21:10Il fait très chaud aussi à l'Assemblée.
21:12Comment l'un et l'autre en tant que député,
21:14je rappelle que vous êtes aussi employeur,
21:15vous vous êtes adapté.
21:17Comment vous avez fait, Violette Spilbout ?
21:18Alors d'abord, on organise moins de déplacements.
21:21On essaye de moins se déplacer,
21:22d'être plus calme,
21:23de ne pas faire de sport,
21:25de ne pas faire les activités habituelles,
21:26de commencer plus tôt le matin,
21:28même si nous on finit tard le soir
21:29en tant que député.
21:30Mais aussi, on doit veiller sur nos équipes.
21:32Il y a un petit peu de climatisation
21:34dans certains bureaux.
21:34Il faut réadapter les horaires.
21:36Il faut faire en sorte,
21:37parfois on est mieux au travail
21:38qu'à la maison
21:38quand on n'est pas bien logé.
21:40Donc il y a un ensemble de dispositions
21:41qui sont celles de tous les citoyens
21:43et des employeurs.
21:44Et puis prendre le frais
21:46là où il y a des grandes salles
21:48qui sont ouvertes.
21:48À l'Assemblée, il y a eu quelques mesures
21:51pour que nos collaborateurs
21:52puissent travailler dans de meilleures conditions.
21:54Puis dans nos villes,
21:54dans nos mairies,
21:55c'est des nouveaux espaces publics,
21:57des salles qui sont climatisées,
21:58qui sont ouvertes pour les enfants,
22:00les parents,
22:01les personnes fragiles.
22:01Il y a énormément de mesures
22:03à mettre en place
22:03dans les jours qui viennent
22:04parce que ça va durer.
22:05Mathias Renaud,
22:06est-ce que le groupe
22:06Rassemblement National
22:07a mis certaines mesures en place,
22:09les collaborateurs un peu en télétravail ?
22:11On a essayé de s'adapter
22:12à ces fortes chaleurs ?
22:13Je pense qu'on est comme tout le monde,
22:15on cherche de la fraîcheur
22:16là où il y en a.
22:17Donc en l'occurrence,
22:18dans l'hémicycle,
22:19c'est assez frais.
22:20C'est climatisé.
22:20C'est climatisé,
22:21c'est bien climatisé.
22:22D'ailleurs, j'espère que ça va ramener
22:23du monde jusqu'à tard ce soir,
22:25jusqu'à minuit,
22:25puisque les discussions ont lieu jusque-là.
22:27Non, blague à part,
22:28je trouve que,
22:29pour passer à un côté
22:30un peu plus politique,
22:31il y a quelque chose
22:32d'un peu lunaire
22:33autour de la climatisation
22:34en France dans nos débats
22:35parce qu'il y a quelque chose
22:36de très idéologique là-dedans,
22:37qui est complètement en décalage
22:39avec ce que peuvent faire
22:40les pays développés
22:41qui sont beaucoup mieux équipés
22:42que nous.
22:42Je pense aux Etats-Unis,
22:43au Japon,
22:44il y a 90% des ménages là-bas
22:45qui sont équipés de climatisation.
22:47J'ai vu un sondage
22:48qui m'a stupéfait très récent
22:50dans lequel vous avez
22:51la moitié des Français
22:53qui culpabilisent en climatisant
22:55et 60% qui préfèrent souffrir
22:57plutôt que d'avoir moins chaud.
22:59Ce qui montre
23:00un certain endoctrinement idéologique.
23:03On va continuer à en parler
23:04parce que toute cette gestion,
23:05la canicule est très politique
23:07également.
23:07Je vous propose de retrouver
23:08le député de la France Insoumise,
23:10Christophe Bex,
23:10au micro de Nicolas Fleury,
23:12celle des 4 colonnes.
23:13Oui, bonjour Christophe Bex.
23:14Alors vous,
23:14vous allez interpeller le gouvernement
23:16sur ce que vous appelez
23:16une inaction climatique ?
23:18Oui, alors au niveau
23:20de la France Insoumise,
23:20on a déjà déposé
23:215 propositions de loi
23:22face au dérèglement climatique
23:24qui est là depuis des années
23:25et des années.
23:25On n'arrête pas d'alerter
23:27le gouvernement sur ce sujet
23:28et on voit bien
23:29qu'aujourd'hui,
23:30il est très prégnant
23:30et beaucoup de gens
23:31en sont victimes,
23:32les gens souffrent.
23:34Ce que vous appelez
23:35une inaction,
23:35qu'est-ce que vous auriez aimé
23:36que le gouvernement fasse
23:37depuis son arrivée au pouvoir ?
23:38Une mesure simple,
23:39il faudrait investir massivement
23:40dans ce qu'on appelle
23:41les bouilloires thermiques,
23:42c'est-à-dire isoler les bâtiments,
23:44isoler les habitations,
23:46par exemple,
23:46imposer qu'il y ait des volets
23:47sur tous les bâtiments.
23:48Je vois encore
23:48qu'il y a des constructions
23:49qui sont neuves
23:50et il n'y a pas de volets,
23:52il n'y a pas de rideaux
23:53et on voit bien
23:53qu'aujourd'hui,
23:54il y a énormément de gens
23:55qui souffrent
23:57dans leur maison.
23:57Ça, ce serait une mesure
23:58qui serait à mettre
24:00en place tout de suite.
24:00Il y a énormément de logements
24:02qui en sont dépourvus
24:03et qui sont dans
24:04les bouilloires thermiques.
24:05Première mesure.
24:06Après, il faut adapter
24:06le code du travail
24:07pour tous les salariés
24:08et les ouvriers
24:08qui actuellement souffrent
24:10et on sait très bien
24:10ce qui se passe au mois de juin,
24:11va se reproduire au mois de juillet,
24:13au mois d'août
24:13et dans les années suivantes.
24:15Donc, il faut vraiment
24:15qu'il y ait un investissement massif
24:17et non pas des mesurettes
24:18comme actuellement
24:19et non pas des téléphones verts.
24:21Il faut que le gouvernement
24:21se saisisse de cette question
24:23parce que ça impacte directement
24:24la vie et le corps des gens.
24:26Vous parlez du droit du travail,
24:27votre groupe propose
24:28une sorte de droit
24:28de retrait climatique ?
24:29Tout à fait.
24:30Quand il y a des conditions
24:31qui ne sont plus tenables
24:32pour travailler
24:32que quand il fait trop froid
24:34ou quand il fait trop chaud,
24:35le retrait climatique
24:36pour permettre aux salariés
24:37de se protéger
24:37et puis insister aussi
24:38pour les personnes
24:39qui sont en fragilité
24:41dans notre pays,
24:42les personnes qui sont
24:43dans les EHPAD,
24:43tout de suite mettre
24:44un plan d'urgence
24:45pour qu'il y ait
24:45des climatiseurs,
24:46des rafraîchisseurs
24:48dans les EHPAD
24:49et dans les écoles.
24:50Actuellement,
24:50il y a plusieurs centaines
24:51voire des milliers d'écoles
24:52qui sont fermées.
24:53Donc, ça perturbe complètement
24:54la vie des gens
24:55parce que quand les enfants
24:55ne peuvent pas aller à l'école,
24:57ça perturbe aussi
24:57la vie des parents.
24:58Là aussi,
24:59il y aurait le même droit
24:59de retrait dans les écoles
25:00pour les enseignants ?
25:01Bien sûr.
25:01Pour les enseignants,
25:02arriver à un certain niveau
25:03de température,
25:04il n'est plus possible,
25:05moi je le vois actuellement,
25:06il n'est plus possible
25:07d'enseigner dans une bonne qualité,
25:08surtout dans les classes maternelles
25:10et les classes primaires.
25:11Donc, il faut que le gouvernement
25:12réagisse.
25:13Il a encore quelques mois
25:14pour le faire
25:14et donc, je vais lui demander
25:15de le faire.
25:16Merci beaucoup.
25:17Merci à vous.
25:18Merci à vous, Nicolas Fleury.
25:19Vous entendez la France insoumise,
25:21Violette Spilboot,
25:22de dire qu'il faut rénover
25:22les bâtiments,
25:24le Rassemblement national,
25:25il faut mettre de la climatisation.
25:26Quel est le bon équilibre ?
25:27On a l'impression
25:28que le débat aujourd'hui
25:29se résume à ça.
25:31Évidemment qu'il faut les deux.
25:32Les deux sont des solutions.
25:33En fait, on sait que la lutte
25:34contre le réchauffement climatique,
25:36ce n'est pas quelque chose
25:37de simple.
25:38C'est complexe,
25:38ça coûte cher
25:39parce que quand on parle
25:40de rénover des habitations,
25:42de mettre des volets,
25:43de faire de l'isolation thermique,
25:45de le faire pour tous
25:45les établissements scolaires,
25:48publics et privés,
25:48on sait que c'est des coûts énormes
25:50et que c'est plutôt mené
25:51par les maires
25:52au fur et à mesure
25:53qu'ils peuvent le faire.
25:54Moi, je pense aux maires
25:55en particulier
25:56qui sont en première ligne
25:57avec les familles.
25:58Moi, je suis conseillère
25:59municipale à Lille.
26:00On a aujourd'hui
26:01notre municipalité
26:02qui se bouge
26:03pour à la fois
26:04ouvrir des bâtiments,
26:05des cours d'école,
26:07réorganiser les horaires
26:08de classe.
26:09On a des espaces verts
26:13qui sont ouverts
26:13toute la nuit
26:14pour que les étudiants
26:14qui sont mal logés
26:15puissent venir dormir
26:16dans les parcs,
26:17camper quelque part
26:18avec un peu plus
26:19de fraîcheur.
26:19Donc, en fait,
26:20il n'y a pas une seule solution.
26:22On a aussi le sujet
26:23du fond vert.
26:25Il a été baissé
26:26à cause des restrictions budgétaires.
26:27Forcément,
26:28ça va revenir
26:30et être réaugmenté
26:31forcément au prochain budget
26:32dans les choix
26:33qu'on devra faire.
26:34Mais moi,
26:34je pense surtout
26:35à nos collégiens
26:36qui passent le brevet
26:37à partir de vendredi,
26:39ceux qui passent
26:40le grand oral du bac
26:41et qui vont l'avoir
26:42vraiment dur.
26:43On les accompagne
26:44aussi par nos pensées.
26:45Certains, évidemment,
26:46verront les épreuves décalées,
26:47mais d'autres poursuivront.
26:48Mathias Renaud,
26:49vous, vous dites
26:50climatisation
26:50au Rassemblement National.
26:52Deux choses.
26:54Climatiser un bâtiment
26:55mal isolé,
26:56est-ce que c'est vraiment utile ?
26:57Deuxième chose,
26:58quand on climatise
26:58un endroit,
26:59ça sort de l'air chaud,
27:01tout le monde voit bien
27:01la démonstration,
27:02donc ça réchauffe,
27:03ça crée des îlots de chaleur.
27:04Est-ce que c'est la panacée
27:06la climatisation ?
27:07Sur le deuxième point,
27:08les fameux îlots de chaleur.
27:09Je vous rappelle
27:10qu'il y a eu une étude
27:11qui a été faite
27:11qui ne date pas d'hier
27:12par Météo France CNRS
27:14qui montrait
27:15que si l'intégralité
27:16de l'île de France
27:18climatisait,
27:18donc particuliers
27:19entreprises et administrations,
27:22en période très dégradée,
27:23donc ils ont pris
27:24comme hypothèse
27:24la canicule de 2003,
27:26donc vraiment
27:26la plus grosse canicule
27:27qu'on ait connue.
27:28On est presque en train
27:29de la dépasser
27:30avec cette canicule aujourd'hui.
27:31sur les villes
27:33serait d'un demi-degré.
27:34Donc on voit bien
27:35que cet argument
27:36sans ordre de grandeur
27:37en disant
27:38en gros
27:38plus on climatise,
27:39on va faire une fournaise
27:40dans la rue,
27:40donc les gens vont
27:41reclimatiser,
27:42fournaise, climatiser.
27:43En fait,
27:43on n'a pas les ordres
27:44de grandeur.
27:45Donc ça,
27:46c'est l'espèce d'argument
27:47non sourcé
27:48et surtout sans ordre
27:49de grandeur
27:49qui est balancé
27:50dans le débat public
27:50pour culpabiliser les gens
27:51et ça marche quelque part
27:53parce que je vous ai parlé
27:53de ce sondage,
27:54la moitié des gens
27:55culpabilisent
27:55en utilisant leur climatiseur,
27:56Ce qui est surréaliste,
27:57enfin quand on va
27:58dans d'autres pays,
27:59on n'a absolument pas
28:00ce type de débat.
28:01Oui mais est-ce qu'on s'intéresse
28:03forcément au temps
28:04de l'avenir de la planète
28:05dans d'autres pays
28:06quand on va aux Etats-Unis
28:07que dans certains endroits
28:07il fait 15 degrés ?
28:08Je vais le dire par un slogan
28:11climatiser ne réchauffe pas
28:12la planète.
28:13Violette Spielboud,
28:14est-ce que vous trouvez
28:15comme le Rassemblement National
28:16et Mathias Renaud
28:17qu'il y a eu un débat
28:17complètement lunaire
28:18sur la climatisation ?
28:20On voit bien
28:20que même les Verts disent
28:22que ce n'est pas un tabou.
28:23Effectivement,
28:23il faut climatiser peut-être
28:24les écoles,
28:25les EHPAD,
28:26certains lieux
28:26avec des personnes
28:27particulièrement vulnérables.
28:28Bien sûr qu'il faut poursuivre
28:30quand on voit ces EHPAD
28:31où il n'y a qu'une seule pièce fraîche
28:33alors que ça fait des années
28:35qu'on se prépare
28:35au réchauffement climatique.
28:36On se dit qu'il y a un truc
28:38qui n'a pas fonctionné
28:38et forcément
28:39quand on va voir
28:40ces personnes âgées,
28:41quand on s'inquiète
28:42de ses propres parents,
28:43on a plutôt envie
28:44qu'ils aient une petite clim
28:45portable pour ces épisodes
28:47de chaleur
28:47plutôt qu'ils attendent
28:48en souffrant
28:49et en risquant leur vie
28:50parfois.
28:51Donc je crois qu'en fait
28:52il n'y a pas un débat tabou
28:54sur la climatisation.
28:56Par contre,
28:56ce n'est pas la seule
28:57et unique solution.
28:58Moi j'entends
28:58le Rassemblement National
28:59qui est pourtant le premier
29:00à avoir contesté
29:02les résultats scientifiques,
29:03les études du GIEC
29:04sur la rapidité
29:05du réchauffement climatique
29:07qui a porté un amendement
29:08pour supprimer 400 millions
29:10au fond vert
29:11au dernier débat budgétaire.
29:12Et donc,
29:13en fait,
29:14je pense que pareil,
29:15il ne faut pas être
29:15sur le simplisme
29:16climatisation partout,
29:17le grand plan
29:17climatisation d'urgence.
29:19D'abord,
29:19il y a une question
29:20de rupture de stock partout,
29:21en ce moment.
29:22On ne trouve plus
29:22même des ventilateurs.
29:23Et puis,
29:24ça va de pair,
29:25la climatisation des lieux
29:26où il y a des personnes
29:27vulnérables
29:28avec toute une politique
29:30de construction,
29:31d'urbanisme
29:32qui doit effectivement,
29:33comme le disait
29:34notre collègue
29:34de la France Insoumise,
29:36prévoir les volets,
29:37prévoir des salles fraîches
29:39en rez-de-chaussée,
29:40des sous-sols
29:41rafrigérés.
29:41rafrigérés.
29:42Et tout ça doit,
29:43en fait,
29:43être mis en place
29:44en même temps.
29:45Mathias Renaud,
29:45sur cette question,
29:46puisqu'évidemment,
29:48pendant le week-end,
29:49on a énormément ressorti
29:50des phrases
29:51du Rassemblement National
29:52où vous trouviez
29:53les rapports du GIEC
29:54trop alarmistes,
29:55ça c'est Marine Le Pen,
29:56et aujourd'hui,
29:57vous dites,
29:58il aurait fallu écouter
29:59les mêmes rapports du GIEC
30:00pour s'adapter.
30:01Vous faites un peu
30:01un mea culpa aujourd'hui,
30:02au Rassemblement National,
30:03sur cette question ?
30:04Le GIEC,
30:05il y a une partie observation,
30:06donc on observe
30:07qu'il y a un réchauffement climatique.
30:08Enfin ça,
30:08je veux dire,
30:09personne de sensé
30:10va aller contredire ça.
30:11Bon, après,
30:11il y a la question
30:12de la cause humaine
30:13et ça,
30:14on considère
30:14qu'il y a la cause humaine
30:15sans problème.
30:16Et après,
30:16il y a des modélisations
30:17et des recommandations,
30:18ça c'est beaucoup plus politique.
30:20Donc effectivement,
30:20est-ce qu'il vaut mieux
30:21rénover ou climatiser ?
30:23On dit d'ailleurs,
30:23c'est pas exclusif,
30:24simplement,
30:25il y a une question
30:25de comparaison de coûts.
30:26C'est-à-dire que rénover
30:28complètement un bâtiment,
30:29c'est en gros
30:295 à 10 fois plus cher
30:30que de le climatiser.
30:31Donc il faut prioriser
30:32surtout sur des publics vulnérables.
30:34Mais donc,
30:34ils n'étaient pas si alarmistes
30:35que ça,
30:36les rapports du GIEC.
30:36Là, aujourd'hui,
30:37tous les scientifiques du GIEC
30:38nous disent
30:38qui aurait pu prédire ?
30:40Bah nous,
30:40on l'a dit,
30:4040 degrés,
30:41on l'avait prévu.
30:42Ils ont constaté
30:42qu'il y a un réchauffement,
30:43donc il faut s'adapter.
30:44Voilà,
30:45donc la meilleure adaptation
30:46et on le voit
30:47chez des pays voisins
30:48ou plus éloignés
30:49mais qui sont développés,
30:50qui ont déjà
30:51des températures
30:51beaucoup plus élevées
30:52que les nôtres
30:52que le principal,
30:54en particulier
30:55pour des publics vulnérables,
30:56le principal moyen
30:57d'adaptation l'été,
30:59c'est de se climatiser
31:00comme en hiver,
31:01on se chauffe.
31:02Violette,
31:02speedboot sur la rénovation
31:03des bâtiments,
31:04ça coûte beaucoup plus cher.
31:06Il y a 45 000 écoles.
31:08Dans les communes,
31:09on est tous
31:10pour que les enfants
31:11puissent étudier correctement
31:12mais personne n'est prêt
31:13non plus à mettre
31:13de l'argent pour climatiser,
31:15pour rénover.
31:16Je crois que les communes...
31:17En mettent un peu
31:17mais ou alors en tout cas
31:18elles disent avec le fond vert
31:19qui était censé nous aider.
31:21On avait des aides,
31:22on les a plu.
31:23Est-ce qu'on peut rénover
31:2445 000 écoles aujourd'hui ?
31:26Non, non,
31:27parce que sinon
31:27ça aurait été fait.
31:28Tous les maires
31:28préfèreraient avoir
31:29des écoles qui sont bien isolées
31:31et qui sont adaptées
31:32au réchauffement climatique.
31:33Donc effectivement,
31:34aujourd'hui,
31:35les collectivités territoriales,
31:36elles ont un plan
31:37d'action budgétaire,
31:38un plan climat.
31:39Pour la plupart,
31:39moi à Lille et chez moi,
31:41il y a un plan climat
31:41sur plusieurs années
31:42avec un gros plan
31:43de rénovation des écoles.
31:45Les îlots de fraîcheur
31:46dans les cours de récréation
31:47où on reprend des arbres,
31:48des oasis, etc.
31:50Donc il y a une action des maires.
31:51Il faut qu'elles soient soutenues
31:52par le fond vert,
31:53que ce soit aussi
31:55pour les écoles publiques
31:56mais qu'on accompagne
31:57aussi des écoles privées
31:58parce que les parents
31:59qui choisissent
31:59dans les écoles privées,
32:00même s'il y a le sujet du budget,
32:02à un moment,
32:02leurs enfants,
32:03ils doivent aussi pouvoir étudier
32:04dans de bonnes conditions.
32:05Donc tout ça,
32:06ça doit se regarder
32:07avec cet oeil
32:08de l'accélération du réchauffement
32:09puisqu'on va plus vite
32:10que les prévisions du GIEC.
32:13Et puis je crois surtout
32:13qu'il faut se dire
32:15qu'en tant qu'élus local,
32:16en tant que parlementaire,
32:17on ne doit plus laisser passer
32:19une décision de projet
32:20qui ne s'est pas projetée,
32:22de projet d'urbanisme,
32:24de bâtiment,
32:24qui ne s'est pas projetée
32:25dans 20 ans.
32:26Avec des températures
32:27à 40 degrés aussi.
32:28Et on voit des projets
32:29aujourd'hui qui sortent,
32:30qui sont complètement inadaptés
32:31au climat.
32:32Donc il faut être capable
32:33d'anticiper beaucoup mieux.
32:34Une question à l'un comme à l'autre,
32:35très rapide pour finir.
32:37Lundi, les températures
32:38devraient baisser,
32:38quoiqu'il va continuer
32:39à faire chaud.
32:40Moi, un ministre me disait,
32:41vous allez voir
32:41pendant la campagne présidentielle,
32:42la canicule,
32:43on n'en parlera pas
32:43parce que c'est en avril,
32:44il ne fera pas si chaud que ça.
32:45C'est vrai qu'on se pose la question,
32:47le jour où il fait 41,
32:48est-ce que lors de la campagne 2027,
32:51la question,
32:51vous allez reparler climatisation,
32:53est-ce que ce sera
32:54un objet de débat politique ?
32:55Oui, et on voit bien d'ailleurs
32:56avec les questions
32:57de la rénovation énergétique.
32:58C'est-à-dire que ça traverse
32:59finalement les saisons.
33:00Et on a mis énormément d'argent,
33:02y compris public,
33:03sur la table
33:04avec des subventions publiques massives.
33:06Alors sur le papier,
33:07pourquoi pas ?
33:08Sauf que la question,
33:08c'est est-ce que l'État
33:09a les moyens
33:10de subventionner
33:11la rénovation thermique
33:13français ?
33:14La réponse est non.
33:15Donc encore une fois,
33:16il faut prioriser.
33:17Je réponds simplement
33:18sur le fonds vert.
33:19Parce que le fonds vert,
33:20effectivement,
33:20on a proposé
33:22une baisse de crédit,
33:23mais le fonds vert
33:25exclut explicitement
33:26la climatisation
33:27pour préférer
33:28les méthodes dites passives.
33:29Donc on ferme la fenêtre,
33:30etc.
33:31Violette Spielbuth,
33:31est-ce qu'en 2027,
33:32on va continuer à parler
33:33de la canicule,
33:34même si pendant la campagne,
33:35il ne fait pas si chaud que ça ?
33:37Vous savez,
33:38quand on prépare
33:38la campagne présidentielle
33:40de Gabriel Attal,
33:41comme je le fais,
33:42le sujet du climat
33:43et de l'impact du climat
33:44en particulier
33:44sur les personnes vulnérables,
33:46les personnes
33:47les plus éloignées
33:48d'un logement décent,
33:50d'un emploi,
33:51on sait que c'est toujours
33:52les mêmes
33:52qui en fait vont souffrir
33:54de ces évolutions
33:56auxquelles
33:57ils ne peuvent pas s'adapter.
33:58Et donc,
33:58on travaille ces questions.
34:00Bien sûr que le sujet
34:01du plan canicule en été,
34:02c'est aussi le sujet
34:03du plan grand froid
34:04en hiver
34:05et la campagne présidentielle,
34:06elle va se passer
34:07juste au sortir de l'hiver,
34:09au moment où on voit
34:10des personnes qui sont
34:10non seulement à la rue,
34:11mais aussi qui sont
34:12dans des logements
34:13dans lesquels un enfant
34:14ne peut pas non seulement
34:16dormir, manger,
34:17mais étudier
34:18parce qu'il est à 13 ou 14 degrés.
34:20Ça, c'est intolérable
34:21et il faudra
34:21que la campagne présidentielle
34:22permette de lever ces sujets.
34:23Merci Violette Spilbout.
34:25Merci beaucoup Mathias Renaud.
34:26Restez encore une seconde
34:27sur ce plateau,
34:28c'est le focus dans cette émission.
34:33Un vote qui pourrait s'annoncer
34:35très serré tout à l'heure.
34:36Projet de loi sur une Corse
34:38autonome au sein de la République.
34:39On va retrouver le député
34:40Paul-André Colombani.
34:41Il nous dira s'il pense
34:43que le texte a une chance
34:43d'être adopté à l'Assemblée.
34:44On le retrouve au micro de Stéphanie.
34:46Bonjour, les débats ont été intenses
34:48sur ce projet de loi.
34:49Il y a des divisions
34:49dans tous les groupes.
34:50Est-ce que vous pensez
34:50qu'il peut être adopté
34:51cet après-midi,
34:52ce projet de loi sur la Corse ?
34:55Très intense, effectivement,
34:56mais de très bonne tenue
34:57en même temps.
34:58On n'est pas tombé
34:58dans tous les poncifs
34:59sur la Corse.
35:00C'est ça que j'ai apprécié aussi.
35:02Il y a de nombreux opposants
35:04à ce texte.
35:04Je les entends,
35:05je les respecte.
35:06Aujourd'hui,
35:07au moment où on parle,
35:08il y a plusieurs facteurs
35:10qui rentrent en compte.
35:11Certaines positions de groupe
35:12ne sont pas cristallisées.
35:14D'autres, on ne sait pas
35:15comment ils vont être mobilisés
35:16cet après-midi.
35:17Quelle est la compréhension du texte ?
35:19Parce qu'il y avait peu de monde
35:20sur la fin du texte
35:21en hémicycle.
35:22Donc, ces paramètres-là
35:22nous empêchent de voir clair.
35:24On a besoin d'un signe
35:26pourtant de ce signal clair
35:28si on veut poursuivre
35:29cet examen parlementaire
35:30et espérer arriver
35:32à un congrès.
35:32Ça va dépendre
35:33de la position
35:34de la France insoumise
35:34cet après-midi ?
35:35Pas que.
35:36Ça va dépendre de la...
35:37Oui, effectivement,
35:38la position de la France insoumise
35:40aura son importance.
35:41Mais pas que.
35:42Il va falloir trouver
35:42des soutiens
35:43dans quasiment tous les groupes.
35:44Et vous l'avez dit,
35:45ce texte,
35:46même au cœur de notre groupe,
35:47il y a des débats.
35:48On a toujours su
35:49qu'on devait travailler comme ça.
35:51Moi, ça fait depuis 2017
35:52que je suis élu,
35:53que j'ai essayé d'expliquer,
35:54d'expliquer à mes collègues
35:55que ce qu'on demande,
35:56ce n'est pas l'indépendance,
35:57que ce texte est sécurisé,
35:59qu'il n'y a pas de risque
35:59de contagion.
36:00Donc, on verra ce soir
36:01si on est à cause
36:02qu'on vainque ou pas.
36:03Parmi les points de débat,
36:04il y a eu ce mot de communauté,
36:06de référence à une communauté
36:08spécifique pour la Corse.
36:09Il y a eu des réécritures
36:09pendant le débat à l'Assemblée.
36:11Qu'est-ce que vous répondez
36:12à ceux qui disent que,
36:13si on vote ce projet de loi,
36:14on fait entrer le communautarisme
36:15dans la Constitution ?
36:16Le mot communauté,
36:18c'est devenu communautarisme,
36:20effectivement,
36:20dans le logiciel
36:21de certains groupes,
36:22à droite,
36:23mais on peut parler
36:24de communauté européenne,
36:25ce n'est pas tabou non plus.
36:26Ce mot communauté,
36:27il ne plaît à personne.
36:29On aurait aimé,
36:30j'avais déposé un amendement
36:31qui n'a pas été examiné,
36:31pour dire peuple corse
36:34composante du peuple français.
36:35C'est exactement
36:35ce qu'avaient voté
36:36les deux assemblées
36:37en 1991 avec Pierre Jox.
36:40On n'est pas arrivé
36:41à ce stade-là.
36:42Le terre-communauté,
36:43quand on l'a posé
36:45dans le texte,
36:47il a été validé
36:48par Gérald Darmanin
36:49et on n'a pas imaginé
36:50à ce moment-là
36:51qu'il dérangeait tout le monde.
36:55L'autre terme,
36:56c'était la référence
36:57à une terre corse.
36:59Là, c'est pareil.
37:00Vous pensez que
37:02les débats peuvent être apaisés
37:04ou que de toute façon,
37:05ça fissure encore ?
37:06Certains y voient
37:07un aspect identitaire du texte.
37:09Et moi, je vous réponds
37:10que le contraire.
37:10Moi, ce mot terre,
37:11c'est le mot
37:13qui va me permettre
37:13de légiférer
37:14sur le foncier.
37:15On a une spéculation foncière
37:19sans nom.
37:19Moi, j'habite
37:20une commune
37:21où il y a 70%
37:22de résidences secondaires.
37:23Vous ne pouvez plus
37:23loger les instituteurs
37:25et on a besoin
37:26d'un système
37:26de commande en Corse
37:28approprié.
37:29Le système égalitaire français
37:30produit des inégalités
37:32sur le territoire
37:32et c'est ce qu'on veut corriger
37:33grâce à cette proposition de loi.
37:35Mais les députés disent
37:36des problèmes
37:36pour loger les fonctionnaires,
37:38pour loger les gens
37:39qui ont besoin d'habiter
37:39sur un territoire.
37:40Ça existe aussi
37:40dans plein d'autres
37:41endroits de France.
37:42Pourquoi ce serait
37:42réservé à la Corse ?
37:43C'est vrai et ce n'est pas vrai.
37:45Je vais vous donner
37:45deux, trois exemples.
37:46Quand vous êtes en Bretagne,
37:47il y a une spéculation foncière.
37:48C'est vrai qu'on a du mal
37:49à se loger.
37:50Mais si vous reculez
37:51de 10, 20, 30 kilomètres,
37:53la géographie du territoire
37:54permet de se loger.
37:55En Corse,
37:56vous êtes contraint
37:57par la géographie montagneuse
37:58et l'espace pour construire
38:00est de plus en plus réduit.
38:01Au Pays Basque,
38:02si on veut comparer
38:03avec le Pays Basque,
38:04vous avez une géographie
38:05comparable à la Corse.
38:10Et la Corse est la seule
38:12à accumuler
38:13l'ensemble de ses contraintes.
38:15Les territoires
38:15les plus pauvres de métropole,
38:17la précarité la plus élevée,
38:19les problèmes d'îles-montagnes.
38:21Et c'est ce qui est écrit
38:23dans cette linéaire.
38:25C'est le fil
38:26qui va nous permettre
38:26de légiférer dessus.
38:28Merci beaucoup.
38:28Et on verra cet après-midi
38:29si vos arguments
38:30ont convaincu
38:31le reste des députés.
38:34Et bienvenue à vous.
38:35Si vous nous rejoignez
38:35sur LCP,
38:36nous sommes à un peu plus
38:37de 20 minutes
38:38de la séance
38:38des questions au gouvernement.
38:39On la suit en direct
38:40en intégralité
38:41à partir de 15h.
38:42Et après,
38:43on revient sur les temps forts
38:44avec des députés
38:45et des citoyens.
38:47Le QR code s'affiche
38:48si vous souhaitez participer
38:49un mardi.
38:50On va retrouver
38:51tout au long de cette émission
38:52Stéphanie Despierre
38:53et Nicolas Fleury
38:54depuis la salle
38:54des 4 colonnes.
38:55Marion Becker
38:56depuis l'hémicycle
38:57de l'Assemblée nationale.
38:58Et puis on vous fera vivre
38:59en direct.
39:00Vous le verrez à l'image
39:01l'arrivée de Sébastien Lecornu
39:02quelques minutes avant 15h
39:03et des membres
39:04de son gouvernement.
39:06Marion Becker,
39:07je le disais,
39:07vous êtes dans l'hémicycle
39:08de l'Assemblée nationale.
39:09Quels seront les thèmes
39:10abordés aujourd'hui, Marion ?
39:12Eh bien Elsa,
39:13les députés vont interpeller
39:15le gouvernement
39:16sur la canicule.
39:18Et à noter que cette semaine,
39:19les députés écologistes
39:21posent toutes leurs questions
39:23sur les conséquences
39:24et l'adaptation
39:25face à cette vague
39:26de chaleur inédite.
39:28Ils relayeront notamment
39:29la demande de Marine Tondelier
39:31d'un congé climatique.
39:34L'autre thème d'actualité,
39:36Elsa,
39:37c'est évidemment
39:37l'affaire Liana
39:38au lendemain de la remise
39:40du rapport d'inspection.
39:42C'est un rapport
39:43qui pointe des dysfonctionnements
39:45à la fois du parquet
39:46mais aussi de la gendarmerie
39:48du Gers.
39:49Les députés vont questionner
39:50les ministres à ce sujet
39:51et à noter que le président
39:53du groupe socialiste
39:54Valot,
39:55Boris Valot,
39:55va interpeller
39:56le Premier ministre
39:58sur la loi intégrale
40:00contre les violences
40:00sexistes et sexuelles.
40:02Merci beaucoup Marion Becker.
40:04On va revenir sur ces deux thèmes,
40:06le rapport après l'affaire Liana
40:07et la canicule
40:08avec nos deux nouveaux invités.
40:10Léa Balagel-Mariqui,
40:11bonjour.
40:11Bonjour.
40:12Députée écologiste
40:12et sociale de Paris,
40:14Olivier Becht,
40:14bonjour.
40:15Bonjour.
40:15Députée du Haut-Rhin,
40:16vous êtes apparentée
40:17au groupe Ensemble
40:18pour la République.
40:19Vous avez suivi certainement
40:21hier la publication
40:22de ce rapport,
40:23ce qu'en a dit
40:23le Premier ministre.
40:24Le gouvernement,
40:25Léa Balagel-Mariqui,
40:26pointe des défaillances
40:28individuelles,
40:29trois au moins
40:30au niveau de la chaîne
40:30d'enquête.
40:31Est-ce que oui,
40:32elles existent ?
40:33Est-ce que c'est une première réponse
40:34à la tragédie
40:35de l'affaire Liana ?
40:37Je crois que la tragédie,
40:39c'est d'abord la manière
40:40dont la parole des enfants
40:41est prise en compte
40:42dans notre société.
40:43Lorsqu'ils parlent,
40:44lorsqu'ils alertent
40:45que ce soit leurs enseignants
40:46concernant des violences familiales
40:48ou bien leurs proches
40:50concernant des violences sexuelles.
40:52Quand un enfant parle,
40:53même quand il a deux ans,
40:54trois ans,
40:55il exprime des choses
40:56et elles doivent être entendues.
40:57Entendues par la police
40:58dans des espaces
40:59où bien entendu,
41:00l'enquête doit pouvoir
41:01démarrer dès le début,
41:02mais aussi l'accompagnement
41:03des victimes.
41:04Et dans les éléments
41:05qui ont été révélés,
41:06c'est aussi l'accompagnement
41:07des victimes.
41:08Moi, je retiens
41:09de l'inspection générale
41:10une première recommandation,
41:11c'est le fait que les associations
41:13d'aide aux victimes
41:14soient dès le début
41:16du dépôt de plainte
41:17présentes aux côtés
41:18des victimes
41:19qui déposent plainte.
41:20Parce qu'on voit
41:20que la mère de la jeune fille
41:21notamment appelait
41:22tous les jours.
41:23Elle était complètement seule,
41:25désemparée face
41:25à ce désessissement
41:26du parquet de Toulouse
41:29au profit de celui
41:30du Gers,
41:31sans compréhension
41:32de la procédure
41:33et c'est donc bien
41:34ces victimes
41:34qui doivent être accompagnées.
41:35Olivier Becht,
41:36est-ce que ces défaillances
41:38individuelles,
41:39si elles existent,
41:40ne peuvent pas être
41:41couplées,
41:42si on peut dire,
41:43avec un système
41:44de la justice française
41:45qui n'arrive pas
41:46à gérer à la fois
41:47l'afflux d'affaires
41:48autour des violences
41:49et la parole de l'enfant,
41:51comme le disaient
41:51Léa Balagel-Maréki ?
41:52Complètement.
41:53Moi, je pense qu'on est...
41:55Alors, il y aura certainement,
41:55si vous voulez,
41:56des défaillances individuelles,
41:57mais il y a d'abord
41:58et avant tout
41:59une défaillance collective
42:00qui est celle de la nation.
42:01Quand on n'est pas capable
42:02de protéger les enfants,
42:04c'est pas simplement
42:05la question
42:06de la prise en compte
42:07de leur parole.
42:07C'est le fait
42:08qu'une fois que la parole
42:09s'est exprimée
42:10et qu'un enfant
42:11a fait part
42:11de violences sexuelles
42:13à son encontre,
42:14on ait les moyens,
42:16concrètement,
42:16de le protéger
42:17et de protéger
42:18également les autres.
42:19Et là, nous avons
42:20une défaillance
42:21qui est une défaillance
42:22de procédure.
42:23Le procureur
42:24de Haute-Garonne,
42:25lorsqu'il a le dossier
42:26sous les yeux,
42:27plutôt que de mettre
42:28le dossier dans le circuit
42:30pour le procureur
42:31du Gers,
42:32la première chose
42:32qu'il avait à faire,
42:33à mon sens,
42:34c'est d'appeler
42:35la brigade territoriale,
42:37même si ce n'était pas
42:38dans son département
42:39de gendarmerie,
42:40là où habitait
42:41le principal suspect,
42:43pour faire en sorte
42:44que la personne
42:44soit interpellée
42:45tout de suite.
42:47la justice,
42:48elle n'est juste
42:50dans le pays
42:50que si elle protège
42:52et qu'elle protège
42:52rapidement.
42:53C'est vrai que
42:54Léa Balagel-Marieki,
42:55ce rapport,
42:56on y voit surtout
42:57un temps perdu
42:59des dossiers
43:01qui sont transmis
43:02par voie postale,
43:04des enquêteurs
43:05qui les laissent,
43:06qui mettent
43:06plusieurs semaines
43:07à ouvrir,
43:08des magistrats
43:08qui mettent
43:09plusieurs semaines
43:09à ouvrir un pli,
43:11un enquêteur
43:11qui ne voit pas.
43:13On a quand même
43:14le sentiment
43:14qu'il y a eu
43:15des dysfonctionnements
43:16de personnes.
43:17Est-ce que pour vous
43:17ça illustre
43:18le dysfonctionnement
43:19d'un système
43:20plus généralement ?
43:22Vous ne voulez pas
43:22que ce soit juste
43:23une question de personnes,
43:24de responsabilité individuelle ?
43:25Parce que ce sont des personnes
43:25qui sont mises
43:26dans des conditions impossibles
43:27pour travailler
43:28avec un manque de moyens,
43:29avec, on le sait,
43:31je crois que c'est
43:31dans la gendarmerie du Gers,
43:32plus de 27%
43:34de plaintes
43:35pour violences sexuelles
43:36ou agressions sexuelles
43:37à l'encontre
43:38des mineurs.
43:39C'est ce qui est indiqué
43:40dans le pré-rapport.
43:40Et donc sans accompagnement,
43:42sans effectifs supplémentaires,
43:43on le sait que le traitement
43:44de ces plaintes
43:45prend du temps.
43:46Quand on dépose une plainte
43:47au bout de trois mois,
43:48on doit se constituer
43:49partie civile,
43:49ça participe
43:50de la victimisation secondaire
43:52des personnes
43:52qui portent plainte.
43:53Et donc ça,
43:54ce n'est pas normal.
43:55Mais je crois que,
43:56en fait,
43:56au lieu d'interroger
43:58l'ensemble du système
43:59comme aurait dû le faire
44:00le gouvernement
44:00dès ses premières prises de parole,
44:03il doit aussi interroger
44:03le système
44:04qui produit ces violences
44:05à l'égard des enfants.
44:06Comment est-ce que
44:07des êtres humains
44:08se sentent légitimes
44:09et en puissance
44:10pour attaquer des enfants,
44:11c'est aussi le produit
44:12du système patriarcal ?
44:14Olivier Becht,
44:15sur le gouvernement,
44:16avez-vous eu le sentiment
44:18que le président de la République,
44:19quand il dit très rapidement
44:20ne me parlez pas de moyens,
44:22quand le garde des Sceaux,
44:23Gérald Darmanin,
44:24pointe des fautes individuelles,
44:27a tenté de s'exonérer,
44:28d'exonérer une part de...
44:29Vous dites la responsabilité collective,
44:31ce n'est pas forcément
44:32la responsabilité
44:33d'un tel ou un tel
44:34au sein du gouvernement,
44:35mais reconnaître
44:36que les fautes,
44:37elles ne sont pas juste
44:38l'erreur d'un magistrat
44:39ou d'un officier de police judiciaire ?
44:40C'est une évidence,
44:41c'est ce que je disais tout à l'heure,
44:42en fait,
44:42c'est l'ensemble d'un système
44:43qui est défaillant,
44:44ce n'est pas simplement
44:45une ou deux personnes.
44:47Est-ce que le gouvernement
44:48l'a suffisamment pris en compte ?
44:50Alors,
44:50ce qui, à mon avis,
44:51n'est pas suffisamment pris en compte
44:53aujourd'hui,
44:53c'est le fait de reconnaître
44:54qu'en fait,
44:55le système est malade.
44:56Notre pays est malade
44:57de procédures
44:58qui sont respectées peut-être
45:00à la lettre,
45:01avec des normes,
45:02etc.,
45:03mais qui ne protègent plus les gens.
45:04Il n'y a plus d'efficacité
45:05derrière les procédures.
45:07Or,
45:08si on veut un pays
45:09qui protège les gens,
45:10on doit avoir
45:11de l'efficacité
45:12au bout de la chaîne.
45:14Les Françaises et les Français,
45:15c'est ce qu'ils attendent.
45:16Ils attendent concrètement
45:17que leurs enfants,
45:18eux-mêmes,
45:19leurs parents,
45:20etc.,
45:20soient protégés.
45:22Et c'est ce que,
45:23collectivement,
45:24aujourd'hui,
45:24nous ne sommes plus capables
45:25de faire.
45:25Et c'est là le drame.
45:26Un dernier mot sur ce thème,
45:28Léa Balagel-Marie.
45:29Vous répondez,
45:29et juste aussi,
45:30sur le côté législatif.
45:31Est-ce que,
45:31dans les prochains textes,
45:32il y a des mesures
45:33à mettre en place
45:34pour essayer de corriger ?
45:35Déjà,
45:35moi,
45:36je trouve ça assez,
45:37j'allais dire,
45:38étonnant.
45:38On a un texte
45:39qui va être débattu
45:40en hémicycle
45:40sur la refonte
45:41de la justice criminelle
45:43dans notre pays.
45:44Et on a eu un débat
45:46sur une procédure,
45:47en gros,
45:47le plaidé coupable criminel
45:49qui va en fait
45:49être abandonné.
45:51finalement.
45:51Exactement,
45:51mais que de temps perdu
45:52alors qu'on aurait pu justement
45:54traiter de la question
45:54de la procédure d'instruction.
45:56Comment est-ce qu'on protège
45:57les victimes ?
45:58Comment est-ce qu'on permet
45:59des moyens d'enquête
46:01nécessaires au parquet
46:02et également aux forces
46:04de l'ordre
46:04lorsqu'elles sont présentes ?
46:06On aurait pu avoir
46:07ces débats
46:07de manière utile
46:08sur la justice restaurative
46:10également.
46:10Et sauf qu'en fait,
46:11on a un débat
46:12qui ne sert à rien,
46:13qui ne va pas toujours
46:14dans le bon sens
46:15et qui ne permettra pas
46:16à la justice
46:16d'être rendue
46:17de manière plus juste
46:17ni plus rapide.
46:18Je vous propose
46:19de passer à un autre thème,
46:21celui de la canicule.
46:22Avant,
46:23et c'est anecdotique,
46:24vous m'en excuserez,
46:25on parlera évidemment
46:26de mesures plus politiques,
46:27comment les députés
46:28s'adaptent ?
46:29On voit Olivier Bèche,
46:30vous avez suivi
46:31les recommandations,
46:32plus de veste obligatoire.
46:33Comment vous et votre équipe
46:34vous faites pour gérer
46:35ces fortes chaleurs
46:36à l'Assemblée ?
46:37Dans la salle des pas perdus,
46:38je peux vous dire
46:38qu'il fait très très chaud
46:39en ce moment.
46:39Chacun s'adapte
46:40comme il peut.
46:41Moi, je peux juste vous dire
46:42que j'ai partagé
46:43l'infortune
46:44de 400 passagers
46:46dans le train.
46:46Je suis parti
46:47de Mulhouse
46:48hier à 16h56.
46:50Je suis arrivé ce matin
46:52à Paris à 10h
46:53après avoir passé
46:54une partie de la nuit
46:55à Dijon
46:55et la veille,
46:56plus de 5h
46:57dans un train
46:58qui était arrêté
46:59sans climatisation,
47:00sans électricité
47:01avec plus de 50 degrés
47:03dans les wagons.
47:05Vous n'avez pas été pris
47:06en charge par la SNCF
47:07à un moment ?
47:08On se demande toujours
47:09pourquoi les passagers
47:09ne sont pas évacués
47:10plus rapidement.
47:11C'est exactement le problème.
47:12Une fois de plus,
47:13c'est des procédures,
47:13excusez-moi,
47:14mais à la noix
47:16où on veille
47:17à garder les gens
47:18dans le train
47:18pour éviter
47:19qu'ils ne partent
47:20dans la nature
47:20alors que la première chose
47:22à faire pour éviter
47:23les malaises,
47:23y compris cardiaques,
47:24c'est de sortir
47:25les passagers du train,
47:26de les mettre à l'ombre
47:27près d'un arbre
47:28et d'amener
47:29un train de secours
47:30même si ça vient
47:31plusieurs heures après.
47:32On a été pris en charge
47:34correctement,
47:34la SNCF a fait le job
47:35en distribuant de l'eau
47:37mais les procédures
47:38respectées à la lettre
47:39en fait ont amené
47:40au malaise
47:41des gens
47:42qui n'ont pas réussi.
47:42J'imagine que vous avez
47:43le contact de Jean Castex,
47:45vous lui transmettrez
47:45votre anecdote.
47:47Léa Balagel-Mariqui,
47:48on parlera des solutions
47:50évidemment de long terme
47:51sur vous,
47:51votre équipe.
47:52Comment vous faites
47:53pour vous organiser ?
47:54On a vu qu'il y a
47:54un certain nombre
47:55de dérogations
47:55des délégations de vote
47:56par exemple pour les députés
47:57qui voient leur enfant
47:58avec la crèche
47:59ou l'école fermée.
48:00Comment on s'organise ?
48:01On est député
48:02mais on est aussi
48:02parfois père,
48:04mère, citoyen aussi.
48:05C'est exactement mon cas.
48:06La crèche nous recommande
48:09de ne pas amener
48:10notre enfant.
48:11Hier matin,
48:11j'étais avec mon fils
48:12dans les couloirs de l'Assemblée
48:13parce que je ne pouvais
48:14pas faire autrement
48:14le temps de s'organiser,
48:16trouver une solution,
48:17de bricoler.
48:17Et pour mon équipe,
48:19pour celles qui sont obligées
48:19de prendre le RER
48:20pour rejoindre l'Assemblée,
48:22je leur propose
48:23de faire du télétravail
48:24mais parfois
48:25leurs appartements
48:25sont plus chauds encore
48:26que le métro
48:28ou le RER.
48:29Et donc en fait,
48:30ça veut dire que
48:30tout notre système
48:31doit être repensé,
48:33réorganisé
48:33parce qu'à l'Assemblée,
48:34on peut avoir la chance
48:35de faire du télétravail.
48:36Et encore,
48:36ce n'est pas le cas
48:37de l'ensemble du personnel
48:38qui travaille à l'Assemblée nationale
48:39parce que ça ne marcherait pas.
48:41Et on pense aux agents,
48:43toutes les personnes
48:44qui font tourner
48:45cette grande maison.
48:45Exactement,
48:46mais ça veut bien dire
48:46qu'il faut réadapter
48:48nos modes de travail
48:49lorsqu'il y a des épisodes
48:50comme les canicots.
48:51Alors réadapter,
48:53même s'adapter
48:54peut-être tout simplement
48:55Olivier Betch,
48:56qu'est-ce qu'on a loupé
48:57si je puis dire
48:58pour en arriver
48:59en juin 2026
49:01à avoir des écoles
49:03à 45 degrés,
49:04des parents
49:04qui amènent
49:05des ventilateurs
49:06dans les EHPAD
49:06où sont gardés
49:08leurs parents ?
49:09Est-ce qu'on a loupé
49:11quelque chose
49:11ou finalement
49:12est-ce que c'est
49:12trop difficile
49:13de s'adapter,
49:15de changer les mentalités,
49:16sur le réchauffement climatique ?
49:17Moi, je vais vous dire
49:17ce qu'on a loupé.
49:18En fait,
49:19on a mis tous les moyens
49:20sur la lutte
49:21contre le changement climatique.
49:22On a dit
49:23la priorité absolue
49:24à l'écologie
49:25et à la lutte
49:25contre le changement climatique.
49:27Et on a oublié
49:27de constater
49:28qu'en fait,
49:29la France n'est pas une île.
49:30On est sur une planète
49:32et qu'il y a une grande partie
49:33de la planète
49:34qui ne nous suit pas du tout.
49:35Quand en Inde,
49:36on ouvre
49:37deux centrales charbon
49:39par semaine,
49:40en fait,
49:40c'est un combat
49:41qu'on a déjà
49:41partiellement perdu.
49:42Et donc,
49:43en luttant
49:44contre le changement climatique,
49:45on ne s'est pas adapté
49:47au changement climatique.
49:48Aujourd'hui,
49:49il faut mettre
49:49de la climatisation
49:50dans les écoles,
49:52dans les EHPAD,
49:52dans les hôpitaux,
49:53dans les logements
49:53des gens,
49:55tout simplement
49:55pour que les gens
49:56n'étouffent pas de chaleur.
49:57Juste avant,
49:58sur la climatisation,
50:00sur le constat
50:00que fait Olivier Becht
50:01en disant,
50:01finalement,
50:02on a voulu,
50:02si je comprends bien,
50:03réduire nos émissions
50:04de gaz à effet de serre.
50:05Mais finalement,
50:06on a oublié
50:07que le réactement
50:07ne suivait pas forcément
50:08et on a oublié
50:09de s'adapter aussi
50:10à ce réchauffement
50:11qu'on ne peut pas
50:11forcément contrer.
50:12Et ensuite,
50:13sur la climatisation.
50:14Moi, pardon,
50:14j'en ai marre
50:15de cet argument
50:16qui consiste à dire
50:17que la France
50:17représenterait un pouillème
50:18dans les émissions
50:19de gaz à effet de serre
50:20et du coup,
50:20on s'en fiche,
50:21on ne fait rien.
50:22On n'a pas de qu'on s'en fiche.
50:23On n'a pas de qu'on s'en fiche.
50:24Mais on ne peut pas
50:26mener à moyen constant
50:28de combat en même temps.
50:28Sur la question
50:28du réchauffement climatique,
50:30c'est fromage et dessert.
50:32C'est même en même temps.
50:33C'est-à-dire qu'il faut
50:34arriver à réduire
50:36nos empreintes
50:37et nos émissions
50:38de gaz à effet de serre
50:39parce que non seulement
50:40il y a ce que
50:40aimait la France
50:41mais aussi nos émissions
50:42de gaz à effet de serre
50:43importées.
50:43Et il faut mettre le paquet
50:44sur l'adaptation.
50:45Et l'adaptation,
50:46ce n'est pas que la climatisation.
50:47La France, ce n'est pas Dubaï.
50:48Donc en fait,
50:49on ne va pas tous rester
50:50cloîtrés chez soi
50:52avec une clim à 19 degrés.
50:54Et par contre,
50:54impossible de circuler
50:55dans la rue.
50:56Et la clim,
50:56c'est que pour ceux
50:56qui ont le moyen
50:57de se faire.
50:57L'adaptation,
50:57les abalages à Mariki,
50:58ça prend du temps,
50:59ça prend de l'argent.
51:00Est-ce que vous dites
51:01en attendant,
51:02la climatisation,
51:03ce n'est pas tabou
51:04dans les écoles,
51:05dans les EHPAD par exemple ?
51:06Moi, je préfère parler
51:07de comment est-ce qu'on
51:08rafraîchit utilement
51:09l'ensemble des lieux
51:10sans forcément passer par la climatisation.
51:13tout le temps.
51:14La climatisation,
51:15dans un logement
51:16où il y a 400 habitations,
51:17ça veut dire
51:18qu'on fout un sèche-cheveux
51:20dans la tronche
51:21de ses voisins.
51:22Par contre,
51:23de raccorder un immeuble
51:25au réseau de fraîcheur urbain,
51:26ça, c'est utile.
51:27Ça permet de rafraîchir
51:28sans émettre...
51:28Olivier Becht,
51:29sur cette question
51:30sur la climatisation.
51:32Moi qui étais maire
51:33d'une ville pendant 10 ans,
51:34je peux vous dire
51:35qu'en fait,
51:36tous les combats
51:36se mènent de front.
51:37D'abord, effectivement,
51:38il faut rafraîchir les villes
51:39avec des îlots fraîcheurs,
51:40avec de l'eau,
51:41de la végétation, etc.
51:42Bien sûr.
51:42Mais il faut aussi
51:44climatiser les écoles,
51:45les EHPAD,
51:45les hôpitaux
51:46et autoriser les climatisations
51:47dans les logements
51:48parce que sinon,
51:49les gens étouffent.
51:50Et, excusez-moi,
51:51parce qu'aujourd'hui,
51:51on étouffe de chaud,
51:53mais le changement climatique,
51:54c'est aussi les vents violents,
51:56c'est aussi les inondations.
51:57Il faudra également
51:58adapter notre société à ça
51:59et mettre des mesures
52:00très concrètes
52:01pour protéger les Français.
52:02Si on ne le fait pas,
52:03il y aura des morts.
52:04Et on voit Sébastien Lecoir
52:07qui passe le Premier ministre
52:09qui a mené plusieurs
52:12comités interministériels
52:12de crise
52:13sur cette question
52:14justement de la canicule.
52:16J'en reviens
52:16à cette question
52:17de la climatisation.
52:18Certains vous accusent,
52:19vous les écologistes,
52:20d'avoir voulu fermer
52:21ce débat de climatisation
52:23en disant
52:23qu'il ne faut pas
52:24de climatisation
52:24et que c'est pour ça
52:25que la France est en retard.
52:26Qu'est-ce que vous répondez
52:27à ceux qui vous disent
52:28qu'on est en retard
52:29en matière d'équipement
52:30de climatisation ?
52:30Alors attendez,
52:31si les écologistes
52:32étaient responsables
52:33de l'absence de climatisation
52:34actuellement à l'Assemblée
52:35ou dans un EHPAD,
52:36franchement,
52:36on se fout de la gueule du monde.
52:38On n'a pas été en charge
52:39du ministère des Solidarités
52:41ou bien de la transition énergétique
52:43depuis les dix dernières années.
52:45Il faut arrêter.
52:45Ce n'est pas nous
52:46qui avons voté
52:46la réduction du faux vert
52:47ces deux dernières années
52:48qui permet de financer
52:49la transition énergétique
52:51et écologique
52:51dans les territoires.
52:53Et puis par ailleurs
52:53sur la climatisation,
52:54moi j'ai une position pragmatique.
52:56Ce n'est pas la même chose
52:57de climatiser en zone très dense
52:58ou en zone moins dense.
53:00Et puis si c'est pour avoir
53:01une climatisation
53:02que les collectivités territoriales
53:03ne sont pas capables de payer
53:04comme certaines ne sont pas capables
53:06de payer le chauffage des piscines
53:08ou le rafraîchissement
53:09des patinoires
53:09et sont obligés
53:10de fermer ces équipements publics,
53:12on va se retrouver
53:12gros gens comme devant.
53:13Il faudrait plutôt
53:14végétaliser les cours d'école,
53:15leur avoir des volets.
53:17Ça coûte même moins cher
53:18sur le long terme.
53:18Olivier Becht,
53:19sur cette question,
53:20on a beaucoup entendu
53:21justement des critiques
53:22envers les écologistes
53:23qui auraient empêché
53:24de débattre
53:25sur la climatisation,
53:26des critiques également
53:27sur le Rassemblement National
53:28qui émettait des doutes
53:30sur les rapports du GIEC,
53:31le Groupement International
53:31d'Experts sur le climat.
53:33Mais il y a aussi
53:34beaucoup de gens
53:34qui disent
53:35Emmanuel Macron,
53:35ça fait quand même 10 ans
53:36qu'il est au pouvoir,
53:38enfin presque 10.
53:39Est-ce qu'on a été hors tard
53:40sur cette question climatique ?
53:42C'était une priorité
53:43et on n'a peut-être pas
53:44suffisamment rénové
53:45les bâtiments.
53:45C'est une question d'argent
53:46finalement ?
53:47Non, je ne pense pas
53:47que ce soit qu'une question d'argent,
53:49c'est une question de priorité
53:50et effectivement,
53:51la priorité a été mise
53:52sur la lutte
53:53contre le réchauffement climatique,
53:55donc la décarbonation
53:56de notre économie
53:57et nous n'avons pas mis
53:58assez de moyens
54:01et moi je suis très critique
54:02là-dessus,
54:03sur l'adaptation
54:04au réchauffement climatique.
54:05Le fond vert notamment,
54:07c'est ce qui aide
54:07les collectivités
54:08à s'adapter ?
54:09Si vous voulez,
54:10s'adapter c'est quoi ?
54:11S'adapter concrètement,
54:12c'est effectivement
54:13climatiser tous les lieux
54:14pour éviter qu'on ne crève
54:15de chaleur,
54:16ça veut dire concrètement
54:17également mettre des digues
54:18et des bassins de rétention
54:19de l'eau
54:20pour éviter
54:21les trop grosses inondations
54:22et faire en sorte
54:23qu'on puisse transporter l'eau
54:24là où il n'y en a plus assez,
54:26mais c'est aussi...
54:27Vous savez,
54:27quand j'étais maire
54:28il y a 10 ans,
54:30on mettait des panneaux solaires
54:31sur le toit
54:31des salles de sport
54:32et des écoles.
54:33Aujourd'hui,
54:34moi je mettrais
54:34le même argent
54:35dans le toit
54:37de la salle de sport
54:37et des écoles
54:38mais pour faire en sorte
54:39que le toit résiste
54:40à un vent de 150 km heure
54:41parce que demain
54:42quand il y aura des tempêtes
54:43et que les toits s'envoleront,
54:44on sera bien content
54:45que les toits soient solides
54:46parce que les collectivités locales
54:48elles n'auront plus
54:48l'argent pour rembourser,
54:49les assurances
54:50ne rembourseront plus rien du tout
54:51parce que les collectivités
54:52ne sont plus assurées.
54:53Donc aujourd'hui,
54:54la priorité,
54:55à mon sens,
54:56ça doit être
54:57l'adaptation au réchauffement climatique
54:58ce qui ne veut pas dire
54:59qu'on doit renoncer
55:00à décarboner
55:00mais on a fait
55:02beaucoup d'efforts
55:03pour décarboner.
55:03Aujourd'hui,
55:04il faut surtout protéger
55:05les Françaises et les Français.
55:07Léa Balagel-Marieki,
55:08si on revient à la question
55:09de l'école
55:09parce qu'on voit
55:10de nombreux parents,
55:11on a tous reçu un mail
55:12en ayant des préconisations.
55:14Il y a 45 000 écoles
55:15en France.
55:16Est-ce qu'il faut
55:17tout rénover ?
55:19Est-ce qu'on en a
55:19les moyens ?
55:21Et certains disent,
55:22en fait,
55:22on dit qu'il faut rénover.
55:23Quant au conseil municipal,
55:24il faut voter pour la rénovation.
55:26Ça coûte très, très cher.
55:27On n'a pas forcément
55:28les moyens non plus.
55:29Qui paye ?
55:30Alors, c'est intéressant.
55:31Sur la rénovation des écoles,
55:33Emmanuel Macron
55:34avait annoncé un plan
55:35en disant
55:35de rénovation
55:36de l'ensemble des écoles.
55:38Au rythme auquel
55:39nous sommes d'ores et déjà
55:41engagés,
55:42auquel il s'est engagé,
55:44en fait,
55:44il nous faudrait
55:45jusqu'à la fin du siècle
55:46pour pouvoir rénover
55:46l'ensemble des écoles.
55:48On n'est même pas
55:48à 65 écoles.
55:50rénovées cette année,
55:51à peine 3 000
55:52sur les 40 000
55:53qui sont totalement rénovées.
55:55Il y a, bien sûr,
55:56la rénovation des écoles.
55:57Mais la rénovation des écoles,
55:58parfois,
55:59c'est simplement
55:59ajouter des volets.
56:00C'est simplement débitumé.
56:01Ce n'est pas ce qui coûte
56:02le plus cher
56:03dans une école.
56:04Mais c'est aussi
56:05la manière
56:05dont on repense,
56:06j'allais dire,
56:07la continuité de l'école
56:09en période de chaleur.
56:09On peut se poser
56:10la question des temps scolaires.
56:11Est-ce qu'il faudrait
56:13peut-être quitter l'école
56:14plus tôt ?
56:15Avoir une école
56:15qui se termine à midi.
56:17Et un congé climatique
56:18pour les parents
56:19qui doivent aller
56:19chercher les enfants ?
56:20Non, mais on a d'autres.
56:21Il faut arrêter,
56:22excusez-moi.
56:23Laissez juste
56:23les avalages
56:24à le mari qui finir
56:25et je vous répondais
56:26tout de suite.
56:26Et puis ensuite,
56:27il faut des mesures.
56:27Effectivement,
56:28vous disiez, monsieur,
56:28il faut mettre
56:29le paquet sur l'adaptation.
56:30L'adaptation,
56:31c'est aussi de nouveaux droits.
56:32Le droit à l'assurance
56:33quand on sait
56:33que les assureurs
56:34se gavent
56:35sur les risques climatiques.
56:36Et aussi,
56:37un nouveau droit du travail
56:38avec ce congé climatique
56:39qui permet
56:40de protéger les gens
56:41quand il y a une inondation,
56:42une tempête
56:42qui ne peuvent pas
56:43se rendre au travail
56:44et que tous les dispositifs
56:45du droit actuel
56:46ne permettent pas
56:47de répondre à cette urgence.
56:48Ça ne veut pas dire
56:48que tout le monde
56:49le prendra.
56:49Olivier Vêche,
56:50ça veut dire
56:50qu'il existe au moins.
56:51Sur ces propositions
56:52des écologistes.
56:52Le modèle assurantiel,
56:54il est mort.
56:54Le modèle assurantiel,
56:56il tenait quand on pouvait
56:56mutualiser le risque.
56:58Quand le risque devient
56:58général et constant,
57:01ce n'est pas possible.
57:02Donc ça,
57:02il faut reprendre.
57:03En une minute.
57:04Deuxième chose.
57:06Sur la question,
57:07on va dire,
57:08de la capacité
57:09à financer justement
57:10ce réchauffement climatique.
57:11Oui, il faut le faire.
57:12Ce sont les collectivités
57:13qui sont à la manœuvre.
57:16Et très sincèrement,
57:18moi, je pense
57:18qu'aujourd'hui,
57:20c'est à l'État
57:21avec les collectivités
57:22de mettre les moyens,
57:23de faire en sorte
57:24que nos écoles
57:24soient climatisées.
57:25Et je suis absolument contre,
57:27si vous voulez,
57:27ces histoires
57:27de congés climatiques.
57:29Notre pays doit travailler.
57:30On ne peut pas dire
57:31demain, il fera 40 degrés
57:32une partie de l'année.
57:33On va arrêter de travailler
57:34dès qu'il ne fait plus
57:35de 30 degrés.
57:35C'est pas ça l'objet du coup.
57:36Ça, c'est pas possible.
57:37Merci à travailler sur LCB.
57:38Merci Olivier Mech.
57:40Merci Léa Valachelle-Marie
57:41qui on va retrouver
57:42depuis la Cour d'honneur.
57:43Vous avez vu
57:43les images du gouvernement.
57:45Marion Becker,
57:45de quoi va-t-on parler
57:46lors de la séance
57:47des questions au gouvernement ?
57:49Eh bien Elsa,
57:50à l'image du débat
57:51qui vient de se tenir
57:52sur votre plateau,
57:53les députés vont interpeller
57:55le gouvernement
57:56sur la canicule,
57:58sur cette vague de chaleur
57:59exceptionnelle
58:00qui touche la France.
58:01Les députés vont interpeller
58:02le gouvernement
58:03sur ses conséquences,
58:04sur son adaptation,
58:05l'adaptation à cette chaleur.
58:07Autre thème d'actualité
58:08aujourd'hui,
58:09bien évidemment,
58:10les conséquences
58:10et les suites
58:11de l'affaire Liana
58:13après ce rapport
58:14d'inspection
58:14qui a été remis hier.
58:16Les députés
58:17vont questionner
58:18le gouvernement
58:19sur les suites
58:20avec une question
58:21notamment
58:22sur le projet de loi
58:23intégral
58:24sur les violences
58:25sexistes et sexuelles.
58:26Une question qui sera portée
58:27par le président
58:28du groupe socialiste
58:29à l'Assemblée,
58:30Boris Vallaud,
58:31qui sera posée
58:32au Premier ministre,
58:33Sébastien Lecornuch.
58:35Merci beaucoup Marion Becker.
58:37Vous voyez sur ces images
58:39de Cédric Delbar,
58:40la salle des pas perdus
58:41qui se prépare
58:42à l'arrivée
58:43de la présidente
58:44au son des tambours
58:44de la garde républicaine.
58:46Beaucoup de monde
58:47aujourd'hui,
58:48beaucoup de stagiaires
58:49de secondes également
58:50qui ont sorti
58:51leur téléphone portable
58:52pour immortaliser
58:53ce moment.
58:54Il doit faire très chaud
58:56j'imagine chez vous.
58:57Il fait très chaud
58:58aussi ici à l'Assemblée.
58:59Même si l'hémicycle
59:00est lui climatisé,
59:01on va parler évidemment
59:03de la canicule
59:04et de ses conséquences.
59:05Les députés
59:06vont également revenir
59:07sur l'affaire Liana
59:08avec la publication
59:09d'un pré-rapport hier.
59:11Mais tout de suite
59:12le passage
59:12de la présidente
59:13de l'Assemblée nationale.
59:36Et vous remarquerez
59:37à la boutonnière
59:38de la présidente
59:39et de certains députés
59:40un ruban vert.
59:41C'est pour la sensibilisation
59:43aux dons d'organes.
59:45Vous allez le voir
59:45justement sur sa robe
59:47et sur différents députés.
59:48LCP vous explique
59:49cet insigne.
59:50On va parler canicule,
59:52on parlera à l'affaire Liana.
59:53Restez avec nous à la fin.
59:54On revient sur les temps forts
59:55avec des députés
59:56et avec trois citoyens.
59:57et sous-titrage Société Radio-Canada

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