- il y a 1 semaine
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Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.
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00:01Bonjour à tous, rentrée des classes ici à l'Assemblée nationale après la pause des élections municipales, on en parle
00:06tout de suite sur LCP.
00:20Et bienvenue sur LCP, ravie de vous retrouver pour une séance des questions au gouvernement, à suivre en direct et
00:26en intégralité,
00:27comme chaque mardi à partir de 15h. On va revenir sur le bilan des élections municipales et on se demandera
00:34aussi ce qui va se passer maintenant ici à l'Assemblée nationale.
00:37Tout au long de cette émission, on aura le plaisir de retrouver Marion Becker et Thibaut Enoch depuis la salle
00:42des 4 colonnes.
00:43On retrouvera un peu plus tard Stéphanie Despierre dans l'hémicycle et puis quelques minutes avant 15h, on suivra en
00:49direct l'arrivée du Premier ministre et des membres du gouvernement.
00:53Thibaut Enoch, trois semaines de campagne des élections municipales et une rentrée des classes aujourd'hui à l'Assemblée, Thibaut
00:58?
00:58Oui, trois semaines de campagne municipale et trois semaines de fermeture pour l'Assemblée nationale.
01:02Ambiance de reprise donc aujourd'hui pour les députés qui font le bilan de ces élections et puis qui se
01:06préparent pour un agenda législatif chargé, vous l'avez dit,
01:09car tout ça fait perdre un petit peu de temps et maintenant, eh bien le calendrier s'annonce serré.
01:13Et puis des députés qui s'inquiètent aussi bien sûr de la crise proche et au Moyen-Orient et de
01:17ses retombées économiques.
01:18Voilà ce qu'étaient les sujets de conversation ce matin ici en salle des 4 colonnes.
01:23Merci Thibaut. Ce sera évidemment les thèmes de la séance des questions au gouvernement.
01:28Les députés vont revenir sur la situation internationale, sur ses conséquences, sur les hausses des prix de l'énergie.
01:33Et sachez que cette séance commencera par un hommage à l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.
01:37On va justement débattre de ces sujets avec Marie Lebec. Bonjour.
01:40Bonjour.
01:40Vous êtes député ensemble pour la République des Yvelines. Antoine Léomant, bonjour.
01:44Bonjour.
01:44Député La France Insoumise de l'Essonne, vous allez commencer cette séance des questions au gouvernement par un hommage à
01:49l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.
01:51Je voulais vous donner la parole à l'un comme à l'autre.
01:53Alors vous n'êtes pas de sa génération, vous êtes plutôt des années 90 l'un comme l'autre.
01:57Mais en quoi il a marqué l'histoire de la politique Antoine Léomant, Lionel Jospin ?
02:00Déjà c'était un Premier ministre et un des premiers ministres qui a resté le plus longtemps au pouvoir.
02:05Puisqu'il était dans une période de cohabitation avec Jacques Chirac.
02:09C'est l'homme pour nous des 35 heures, d'une alliance rouge-rose-verte, un peu sur le mode
02:14de ce qu'on a essayé de faire avec la NUPES.
02:16Puis le nouveau Front populaire, même si pour notre part c'était la gauche de rupture vraiment qui était en
02:22tête de cette alliance.
02:23Et puis c'était aussi le ministre au moment où Jean-Luc Mélenchon lui-même était ministre de l'enseignement
02:28professionnel.
02:29Et Jean-Luc l'a dit, il a toujours eu le soutien plein et entier de Lionel Jospin pour mener
02:33à bien son action comme ministre.
02:34Donc c'est un homme dont on salue la mémoire.
02:36Marie Lebec, Lionel Jospin, pour beaucoup aussi de téléspectateurs, c'est l'homme qui avait annoncé son retrait de la
02:41vie politique le 21 avril.
02:43Ce séisme avec Jean-Marie Le Pen au second tour.
02:46Oui, je pense que ça fait partie de mes premiers souvenirs de la vie politique.
02:49Moi j'ai une image très claire en fait de cette soirée électorale avec autour de la table ma famille
02:55qui découvre les résultats de l'élection présidentielle.
03:00Et aussi effectivement cette annonce de retrait qui est je pense une décision qui au fond dans la vie d
03:05'un homme politique n'est jamais facile à prendre.
03:07Et donc ça montrait aussi je pense pour lui à la fois le choc de l'arrivée du Rassemblement national
03:12au deuxième tour.
03:14Et une forme de courage au fond de reconnaître qu'il était pour partie responsable de ne pas avoir réussi
03:20à se qualifier lui-même.
03:21Je crois que c'est important au fond cet hommage c'est aussi une page un peu de notre vie
03:25politique qui se tourne.
03:26Et on a à peu près le même âge avec Antoine Léaumant donc c'est aussi je pense des souvenirs
03:31pour nous de politique d'enfance.
03:32On est tous les deux assez politisés et donc je pense que c'est une part de notre mémoire collective
03:36qui s'en va.
03:37Et à chaque fois qu'il y a un décès d'un homme politique on essaye aussi de l'analyser
03:42sur la situation actuelle.
03:43Vous Antoine Léaumant vous rappeliez c'est la gauche plurielle.
03:46façon de dire qu'il faut peut-être une union de la gauche quand d'autres disent c'est une
03:50certaine gauche qui disparaît, la gauche laïque, universaliste.
03:53Je crois que la gauche est toujours et laïque et universaliste mais c'est vrai que j'espère par ailleurs
04:00qu'il y a aussi des gens de droite qui restent laïques et universalistes.
04:04Je commence à avoir quelques doutes parce que je vois que par exemple quand au Puy-en-Velay il y
04:09a un cimetière musulman qui est saccagé.
04:13Il n'y a pas de mot de la droite qui est censé être républicaine sur le sujet.
04:16Rien du tout, pas un mot de soutien. Par contre il y a des propos qui sont faits pour empêcher
04:19les personnes qui portent le voile malheureusement de siéger dans les conseils municipaux dans lesquels elles sont élues.
04:25Donc je trouve qu'il y a un deux poids deux mesures. C'est-à-dire on attaque les personnes
04:28musulmanes par contre quand elles sont attaquées il n'y a plus personne pour les défendre du côté droite.
04:32Donc moi j'ai l'impression que la laïcité elle est clairement passée de notre côté, que l'universalisme aussi
04:38il est passé de notre côté et qu'il y a une certaine droite qui tend de plus en plus
04:42vers l'extrême droite et qui malheureusement met en cause les valeurs de la République.
04:44Marie Lebec sur cette gauche qu'incarnait Lionel Jospin.
04:48Et on voit bien, on se souvient que lui avait été très critiqué quand il avait dit que Jacques Chirac
04:53était fatigué, usé.
04:54C'était aussi une autre vie politique, peut-être moins violente que maintenant, plus respectueuse du débat.
05:00Oui, je pense que de toute évidence, mais on le voit bien à l'occasion du résultat de ces élections
05:07municipales, peut-être aussi de la façon dont certains maires ont été un peu chassés de leur mairie quand ils
05:13avaient perdu les élections.
05:15Il y a une plus grande conflictualisation de la vie politique. Je ne sais pas si c'est en bien
05:20ou en mal. Ce qui est sûr, c'est qu'en tout cas, ça incarnait autre chose que celle que
05:25nous connaissons aujourd'hui ici à l'Assemblée, mais aussi au fond que l'on retrouve à l'occasion.
05:30Dans la société aussi, peut-être.
05:31Allez, on va revenir justement sur le bilan de ces élections municipales. Il y avait énormément de députés candidats dans
05:36les mairies. Qu'en est-il, Thibaut Hénoc ?
05:3838 députés élus maires à l'issue de ces municipales sur la centaine qui étaient candidats. Voilà, qui annonce un
05:45mouvement de départ à Elsa et d'arriver ici à l'Assemblée.
05:48Car on le rappelle, on ne peut pas cumuler la fonction de député avec un mandat exécutif local. Il va
05:53donc falloir choisir partir ou rester.
05:56Alors d'après le décompte de LCP, au moins 25 députés ont choisi de renoncer à leur mandat à l
06:01'Assemblée. C'est le cas par exemple du nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire,
06:06des députés ensemble pour la République, Thomas Cazenave et Antoine Armand, qui deviendront respectivement maires de Bordeaux et d'Annecy,
06:12de l'insoumis David Guirault à Roubaix, du député Les Démocrates Olivier Falorni à La Rochelle,
06:18ou de l'élu encore droite des Républicaines, Véronique Louvagie, élue à l'Aigle. Enfin, par exemple, Alexandra Masson pour
06:24le RN à Menton.
06:26Au contraire, six députés ont déjà indiqué qu'ils préféraient conserver leur mandat au Palais Bourbon.
06:32C'est notamment le cas du député Les Républicains et rapporteur général du budget, Philippe Juvin.
06:37La plupart des partants seront remplacés par leur supéant, mais peut-être pas tous.
06:42Alors il y aura peut-être des élections législatives partielles dans un peu plus d'un mois.
06:46Dernier changement important, deux groupes parlementaires vont devoir se choisir un nouveau président.
06:52C'est le cas du groupe Horizon, dont le chef de file Paul Christophe a été élu maire dans le
06:57Nord,
06:57et d'Éric Ciotti, qui va prendre la tête de la mairie de Nice. Il présidait le groupe UDR, l
07:02'Union des Droites pour la République.
07:04Merci beaucoup Thibaut Henoch. On suivra évidemment les élections de ces nouveaux présidents ici à l'Assemblée Nationale.
07:10Le bilan dans chacune de vos formations politiques.
07:13Alors, quatre députés élus maires dans votre camp. Antoine Léaumont, quel bilan vous vous tirez ?
07:18On sait que chaque formation politique, souvent, dit qu'elle a gagné.
07:22Alors je vous laisse le dire, et puis ensuite on pose quelques questions.
07:24On va en gagner évidemment. Très sérieusement, pour nous c'est une immense fierté de voir qu'il y a
07:29autant de membres de la France insoumise
07:32qui vont entrer dans les conseils municipaux. On a fait à peu près le calcul.
07:34Il y a 400 conseils municipaux dans lesquels il va y avoir désormais des élus insoumis.
07:38C'est une entrée massive dans les conseils municipaux partout en France.
07:41Évidemment, vous l'avez dit, il y a quatre députés qui sont élus, mais on a aussi d'autres maires
07:44qui ont gagné les élections.
07:46Et puis, j'ai la joie aussi, puisque je l'avais rencontrée à Courcelles-les-Lances, dans la circonscription de
07:51Marine Le Pen,
07:52où j'avais été faire campagne, de savoir qu'il va y avoir l'entrée à l'Assemblée nationale de
07:56Sherazade Bentorqui,
07:58la suppléante de David Guéraud.
08:00Et vous allez voir qu'on perd un Guéraud, et c'est un peu triste pour nous à l'Assemblée
08:04nationale,
08:04mais on va gagner une Sherazade Bentorqui qui est vraiment une exceptionnelle oratrice.
08:08Certaines villes, Antoine Léaumont, vous ne les avez pas volées à la droite ou au centre,
08:13mais à la gauche aussi, ce n'est pas vraiment des villes de conquête ?
08:16Non, sur les huit grandes villes que nous avons gagnées, on en prend deux sur la droite,
08:23Roubaix et Le Tampon sur l'île de la Réunion.
08:26C'est vrai, il y en a six dans lesquelles c'était des mairies sortantes ou socialistes ou communistes,
08:31mais en même temps, il faut voir que peut-être qu'il y a une usure ou un bilan qui
08:34était mauvais
08:35et qui explique aujourd'hui l'entrée des insoumis dans ces postes municipaux.
08:39Marie Lebec, de votre côté, certains députés également vont quitter votre groupe ensemble pour la République
08:45pour aller diriger des mairies ?
08:46Oui, oui, absolument. On a à la fois, bien sûr, Stéphane Mazard, Antoine Armand et Thomas Cazenave.
08:53Rodez Annecy-Bordeaux.
08:54Rodez Annecy-Bordeaux, qui ont conquis ces villes avec parfois des batailles qui étaient difficiles,
09:02qui n'étaient pas gagnées d'avance.
09:03Et je trouve que c'est la bonne démonstration que nous renforçons notre ancrage local,
09:07mais au-delà des députés, aussi un certain nombre de nos candidats qui étaient soutenus
09:12et qui ont conquis des mairies qu'on qualifierait de taille moyenne,
09:17c'est-à-dire moins de 100 000 habitants, mais plus de 10 000 habitants.
09:20Et je trouve que ce sont des belles victoires.
09:21Et c'est la preuve qu'au fond, cet ancrage local, progressivement, il se renforce.
09:25Progressivement, nous arrivons à convertir.
09:27Mais petit à petit, Marie Lebec, puisqu'on voit bien qu'au début,
09:29Gabriel Attal avait quasiment l'intention d'enjamber ses municipales.
09:32Et puis, voyant quelques victoires possibles, voilà, c'est un peu réveillé.
09:37Deux choses. C'est d'une, une belle progression.
09:39Deux, on est quand même la seule force politique du Bloc central à avoir conquis des nouvelles villes
09:44de plus de 100 000 habitants avec Annecy et Bordeaux.
09:47Et je crois que si vous regardez dans les 10 plus grandes villes, on est désormais les seuls.
09:52Entre les lignes, contrairement à Horizon et au Modem.
09:54En tout cas, contrairement aux autres forces politiques du Bloc central.
09:57Et au demeurant, je constate que ce qui est important, c'est la dynamique.
10:03On partait d'assez bas, on a renforcé nos positions.
10:06Et je crois que c'est aussi l'essence de notre mouvement de continuer de donner
10:08et de susciter l'envie de la politique de la part de gens qui ne sont pas forcément des professionnels
10:12de la politique.
10:13Alors Antoine Léomant, côté gauche, à la France Insoumise,
10:16on a énormément commenté les alliances que vous avez faites avec les partis socialistes.
10:20Notant que dans certaines villes, quand c'était porté par un candidat insoumis,
10:23comme à Toulouse avec François Picmal ou avec Damien Maudet à Limoges,
10:26finalement, ça avait perdu.
10:28Certains y ont vu un vote repoussoir des insoumis, plus précisément de Jean-Luc Mélenchon.
10:33Est-ce que j'imagine que vous ne partagez pas cette analyse ?
10:35Mais quand on fait certains calculs, c'est vrai qu'on se dit dans un électorat de gauche,
10:39peut-être que l'étiquette la France Insoumise a pu faire peur.
10:41Non, je ne crois pas.
10:42Il faut bien voir qu'il y a des endroits dans lesquels ça permet de l'emporter,
10:47des endroits dans lesquels ça ne permet pas de l'emporter en fait.
10:49C'est ça qui est assez intéressant.
10:50Si vous prenez les villes dans lesquelles vous aviez des sortants de gauche et où il y a eu des
10:54fusions,
10:55en général, si les sortants de gauche sont au deuxième tour,
10:59enfin qu'il y a besoin d'avoir un deuxième tour, c'est qu'ils étaient assez affaiblis,
11:02que leur bilan n'a pas convaincu au premier tour plus de 50% de la population.
11:05On a vu que les socialistes s'étaient alliés avec nous dans les endroits dans lesquels ils étaient en réalité
11:09très en difficulté.
11:11C'est le cas par exemple à Limoges, c'est le cas à Toulouse.
11:13Oui, il était troisième du coup derrière les insoumis.
11:16Alors que pendant longtemps, ça a été des municipalités socialistes et qu'il y a un effondrement du parti socialiste,
11:21une montée en puissance de la France insoumise.
11:24Et malheureusement, on n'arrive pas, nous tous seuls avec notre dynamique,
11:28à être suffisamment forts pour rattraper la dégringolade du PS.
11:32Donc je trouve qu'ils sont quand même un peu gonflés les socialistes.
11:36Eux, ils disent clairement que c'est un boulet Jean-Luc Mélenchon, c'est ça qui nous fait perdre.
11:39Olivier Faure le dit quasiment comme ça.
11:41Si on regarde de manière assez objective les choses en se souvenant qu'il y a eu un premier tour,
11:44à Limoges et à Toulouse, c'était eux qui étaient derrière nous et c'est pour ça qu'ils sont
11:47alliés avec nous.
11:48Il ne faudrait quand même pas l'oublier.
11:49Donc la dynamique, elle était clairement du côté de la France insoumise avec une montée en puissance.
11:53C'est normal, c'était notre objectif d'essayer de mobiliser celles et ceux qui n'y croyaient plus.
11:57Il y a un effondrement du PS.
11:58On n'arrive pas, même quand on fusionne, parfois,
12:01et bien malheureusement à réussir à faire ce petit coup de boutoir.
12:04Mais je voudrais dire une chose aussi, c'est que dans plein d'endroits, on gagne.
12:07Je pense à Lyon, par exemple, où ça se joue à quelques voix.
12:11Si le maire sortant de Lyon ne fusionne pas avec la liste d'Anaïs Belouassa-Scherifi,
12:15clairement, il ne gagne pas la ville.
12:16Donc on voit bien aussi que les alliances avec la France insoumise dans un certain nombre d'endroits
12:19permettent de l'emporter et éviter que les villes basculent à droite.
12:22Marie Lebec, quelle analyse vous vous faites au sein de votre parti Renaissance et du groupe Ensemble pour la République
12:29sur ces alliances ?
12:30Parce qu'on a beaucoup entendu Gabriel Attal dire, en fait, il y a des alliances à gauche qui sont
12:33contre nature,
12:34des alliances à droite qui sont contre nature également.
12:36Et finalement, nous, on est les seuls à, bon, pas forcément faire alliance.
12:40Et donc voilà.
12:40Non, non, mais je rejoins totalement les propos de Gabriel Attal.
12:43Et je dirais, pour une fois, Antoine Leblanc, ce n'est pas effectivement ni à la LFI,
12:46ni au Rassemblement National de faire leur examen de confiance.
12:49Ils ont une offre politique qui est radicale, que nous combattons et dans laquelle nous sommes opposés.
12:52Et nous sommes très clairs sur une séparation stricte de notre parti avec le leur.
12:55Alors, le sujet, c'est le centre-gauche, le centre-droit, ou on va dire la gauche traditionnelle,
13:00la droite traditionnelle, qui ont effectivement fait le choix d'aller vers plus de radicalité
13:05plutôt parfois que de s'allier avec nous, de renoncer de là où il n'y avait pas de risque,
13:10de parfois renoncer à leur candidature, pas de risque par exemple Rassemblement National,
13:14pour aller avec la France Insoumise.
13:16Et on a la même chose du côté droit.
13:17Donc je pense que c'est surtout à eux de faire leur examen de conscience,
13:21de savoir où est-ce qu'ils se positionnent aujourd'hui dans l'échiquier politique.
13:24Parce qu'aujourd'hui, en vue d'échéances futures, on entend beaucoup qui parlent d'un rassemblement large,
13:30du bloc central, etc.
13:31Ce rassemblement, il ne peut pas se faire sur n'importe quelle valeur.
13:34Nous sommes clairs dans nos valeurs.
13:35La France Insoumise, le Rassemblement National aussi, nous les combattons.
13:37Nous avons toujours été très clairs sur le sujet.
13:39Mais je pense que chacun est dans son camp.
13:41Et ceux qui doivent faire leur examen de conscience, c'est plus la droite.
13:42Vous ne croyez pas à la stratégie, pas nationale, mais au niveau local ?
13:45Après tout, parfois, il y a des alliances.
13:47François Briançon, le candidat socialiste à Toulouse, dit
13:49on a des programmes quasiment communs avec la France Insoumise.
13:52Au second tour, il est normal de s'allier ?
13:55Si la question est pour moi, je dirais...
13:57Oui, je vous donne la parole tout de suite, Antoine Léomand.
13:59Mais parce que parfois...
14:00Il y a une confusion.
14:01Non, c'est parce que justement, vous parliez du PS et sur la clarification.
14:05En fait, la ligne, c'était au niveau national.
14:07On ne dit rien, mais au niveau local, chacun s'organise en fonction des programmes.
14:09On assiste à l'émergence dans ces moments un peu de gêne politique,
14:13du nouveau terme, d'alliance technique ou je ne sais quoi,
14:16ou de front technique, ou appelez ça comme vous voulez.
14:19La réalité, c'est qu'il y a eu partout des accords,
14:23même là où il n'y avait pas de danger rassemblement national,
14:26pour s'allier et pour aller chercher à battre des élus du bloc central.
14:31Antoine Léomand, je vous donne la parole aussi,
14:33mais c'est intéressant d'avoir les points de vue des uns et des autres.
14:35Justement, je voudrais vous remercier, Marie Lebec,
14:37parce que vous posez le débat d'une manière qui est une manière respectueuse
14:39et où effectivement, vous dites que les gens sont placés face à des choix.
14:43Moi, je dois dire que dans cette élection municipale,
14:45compte tenu de ce qu'avait fait, par exemple, le Parti Socialiste avant,
14:47en refusant de voter la censure du gouvernement,
14:50on avait l'impression que le Parti Socialiste était en train d'aller vers
14:53une forme d'alliance avec la Macronie.
14:55On a vu qu'il y avait une direction nationale du Parti Socialiste
14:59qui était clairement dans cet état d'esprit.
15:00En tout cas, ça avance dans cette direction-là,
15:03mais que localement, ça n'est pas tout à fait le même état d'esprit,
15:06que les gens font une différence entre une ville qui est gouvernée par la gauche
15:09et une ville qui est gouvernée par la droite.
15:10On a vu d'ailleurs dans les reports de voix au second tour
15:13que les électeurs du Rassemblement National,
15:15très clairement, choisissaient de faire un vote utile à droite,
15:17c'est-à-dire de voter pour les candidats des Républicains,
15:20et que donc, il y a une forme de reconstitution, en quelque sorte,
15:23d'un espace gauche-droite qui se passe localement sur le terrain,
15:26qui s'est passé aux élections législatives aussi,
15:28mais il y a une direction du PS qui semble hors de toute réalité de terrain
15:32et qui fait...
15:34Sauf qu'Antoine Léomant, quand on entend le degré de violence
15:39qui peut exister, verbal, entre les Insoumis et le Parti Socialiste,
15:42je rappelle que le Parti Socialiste a quand même fait un communiqué condamnant,
15:46parlant de propos antisémites de Jean-Luc Mélenchon,
15:49est-ce que les électeurs se disent
15:52on s'envoie des mots comme ça à la figure
15:54et puis après, pour gagner une mairie, on s'allie ?
15:56Je voudrais qu'on soit parfaitement corrects, c'est le Parti Socialiste qui nous insulte.
15:59Moi, j'ai jamais traité des gens du Parti Socialiste, d'antisémites, d'islamophobes ou de je ne sais quoi.
16:04Parfois, je considère qu'il y a certaines personnes...
16:06Eux considèrent que certaines proposent Jean-Luc Mélenchon,
16:08quand ils ironisent sur certains non-juifs, sont un peu en difficulté.
16:11Je vais vous dire quelque chose.
16:12Moi, si jamais j'avais insulté un parti politique ou une personne en disant qu'elle était antisémite,
16:17jamais je ne me serais allié avec ce parti politique ou cette personne.
16:20Jamais de l'avis.
16:20Donc, moi, quand on lance cette accusation d'antisémitisme, il faut être capable d'en tirer les conséquences.
16:26Ça montre bien, et vous le dites d'ailleurs de manière assez claire, je pense,
16:30ça montre bien toute l'inanité de l'accusation qui a été portée contre nous.
16:33Parce que s'ils sont vraiment de gauche et s'ils sont vraiment pour lutter contre l'antisémitisme
16:37et qu'ils considèrent que nous le sommes, alors ils ne s'allient pas avec nous.
16:40Mais on ne peut pas lancer cette accusation comme ça et ensuite revenir dessus en faisant comme si de rien
16:44n'était.
16:44Et je le dis aux socialistes, ils commettent une grave erreur en essayant de nous jeter d'un côté
16:50qui serait finalement celui de l'extrême droite.
16:52Parce que l'antisémitisme, l'islamophobie, le racisme, il est du côté de l'extrême droite.
16:55Il ne faut pas jouer à ce jeu-là avec des gens comme la France insoumise
16:58qui au contraire combattent l'antisémitisme et toutes les formes de racisme.
17:00Marie Lebec, on a parlé des alliances de gauche.
17:02Qu'en est-il des alliances de droite ?
17:04Puisqu'on a vu que le parti Les Républicains ne s'était pas allié avec le Rassemblement National.
17:09Il n'y a pas eu d'union des droites dans les partis, à part dans certaines villes très précises.
17:12Mais que Bruno Retailleau, lui, est favorable à l'union des droites dans les urnes
17:16et a eu du mal parfois à appeler à voter pour des candidats contre l'extrême droite.
17:19Oui, on l'a vu notamment à Nice pour ne citer que cet exemple.
17:23Mais encore une fois, de toute évidence, nous sommes clairs sur nos valeurs.
17:26Nous sommes clairs sur le projet que nous défendons et que nous portons.
17:29Nous sommes clairs sur le projet que nous voulons pour le pays dans les futures échéances.
17:33Nous sommes clairs sur nos alliances au niveau local.
17:34Bruno Retailleau ne l'est pas.
17:35Ce qui n'est pas le cas des Républicains.
17:37Donc encore une fois, et j'ai entendu ce matin ou hier matin, je ne sais plus, Laurent Wauquiez
17:41appeler à une coalition d'Edouard Philippe à Sarah Knafow.
17:47Enfin, pardon, mais encore une fois, Sarah Knafow et Edouard Philippe fait partie de ce bloc central.
17:54Edouard Philippe, oui, Sarah Knafow.
17:55Il n'y a jamais aucun point commun sur les valeurs, sur la vision de la société, sur la vision
18:00du monde.
18:00On va poursuivre sur l'agenda à l'Assemblée et puis on va raccrocher évidemment à 2027
18:04puisqu'on voit bien que c'est dans toutes les têtes depuis les municipales, pour certains même avant.
18:09On va retrouver Stéphanie Despierre depuis l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
18:12Justement, ça faisait trois semaines qu'il n'y en avait pas eu des questions au gouvernement.
18:15Stéphanie, quel sera le thème principal aujourd'hui ?
18:19Eh bien, le sujet numéro 1, c'est l'augmentation des prix de l'énergie.
18:23Il y a 11 groupes à l'Assemblée nationale.
18:25Eh bien, il y aura au moins 8 questions sur le sujet car les prix de l'essence s'envolent.
18:30Les députés aussi s'inquiètent de l'impact sur les ménages mais aussi sur les agriculteurs.
18:36La France Insoumise, elle va réclamer une nouvelle fois le blocage des prix
18:39alors que le gouvernement a annoncé des mesures mais pas d'aide directe pour l'instant à la pompe.
18:43Mais avant ces questions au gouvernement, il y aura un hommage à Lionel Jospin,
18:48l'ancien Premier ministre socialiste décédé lundi.
18:51La Présidente prendra la parole ainsi que le Président du groupe socialiste.
18:54Et puis, les députés observeront une minute de silence.
18:57Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
19:00Toutes ces séances des questions au gouvernement à suivre en direct en intégralité à partir de 15h.
19:04Marion Becker, rentrée des classes ici à l'Assemblée nationale.
19:07Alors, quel sera le programme dans les prochaines semaines ?
19:10Effectivement Elsa, le programme est chargé pour cette reprise parlementaire
19:13avec dès demain le débat programmé par Sébastien Lecornu au titre de l'article 50-1 de la Constitution.
19:21Un débat très cadré sur la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran
19:26et la réponse de Téhéran.
19:27Il permettra au gouvernement d'exposer le positionnement de la France.
19:31Puis chacun des 11 groupes politiques exprimera, présentera son point de vue
19:37sur la situation et la stratégie à mener.
19:39Et le gouvernement leur répondra enfin.
19:42A noter également Elsa, la suite de l'examen du projet de loi
19:46sur la fraude fiscale et sociale à partir du 30 mars.
19:50Et puis, autre dossier attendu, celui de la Nouvelle-Calédonie
19:53avec l'examen du projet de loi constitutionnelle.
19:58Et là, ce sera du 1er au 3 avril.
20:01Merci beaucoup Marion Becker.
20:03Un débat à l'Assemblée sur la situation internationale.
20:06C'est très souvent réclamé par les oppositions notamment.
20:09Il est bienvenu Antoine Léaumant ?
20:11Oui, bien sûr. C'était nous qui l'avions demandé.
20:12Donc, je ne vais pas dire le contraire.
20:13Évidemment, ce débat, il est indispensable
20:15parce que la nation et Assemblée doivent pouvoir débattre
20:19de cette situation internationale.
20:20Je le rappelle, il y a donc une agression des Etats-Unis et d'Israël
20:23contre l'Iran.
20:25Désormais aussi une attaque qui frappe le peuple libanais.
20:29Je veux d'ailleurs en profiter pour dire,
20:30on est dans le salon de la paix ici à l'Assemblée nationale,
20:32dire mon soutien au peuple libanais qui est sous les bombes.
20:35J'ai plus de 1000 morts, 118 enfants qui ont été tués,
20:39près de 3000 blessés et 800 000 personnes déplacées au Liban.
20:41Le Liban, c'est un peuple frère, c'est un peuple ami.
20:44Et je trouve que la voix de la France dans cette situation-là,
20:47elle n'est pas assez forte.
20:48Et puis enfin, ça a été évoqué aussi.
20:49Mais il y a une question très directe pour les Françaises et les Français.
20:52C'est l'augmentation des prix du pétrole, du gaz,
20:54potentiellement de l'électricité.
20:56Donc, il faut mettre en place rapidement un blocage des prix
20:58comme nous le proposons.
20:59Il y a plusieurs pays européens qui l'ont fait.
21:00Il y a plusieurs pays européens qui l'ont fait.
21:00Il faut le faire désormais.
21:02Il faut le faire désormais.
21:03Sur le programme ici à l'Assemblée,
21:04effectivement, on voit qu'on est aussi percuté par l'actualité internationale.
21:09Alors, on parle de débat.
21:10C'est plus globalement une explication du Premier ministre
21:13et ensuite des prises de parole les unes après les autres.
21:15Mais c'est nécessaire pour illustrer,
21:17pour donner toutes les informations nécessaires
21:19à la représentation nationale.
21:20Marie Lebec ?
21:21Oui, je crois que, et le président de la République l'a très bien dit,
21:24ce conflit, en tout cas ces attaques,
21:26ont été démarrées sans forcément l'approbation
21:28ou la transmission d'informations
21:32à d'autres chefs d'État et notamment les autres pays membres de l'OTAN.
21:36Je pense que c'est utile parce que nous avons aussi à la fois
21:39beaucoup de partenariats, je pense, avec les Émirats,
21:42avec le Liban,
21:44beaucoup de nos concitoyens aussi qui sont résidents dans ces pays-là.
21:47Et je pense que c'est des informations utiles à transmettre
21:50sur l'état de la situation.
21:51Et ensuite, bien sûr, pour notre part,
21:55très claire sur la nécessaire chute du régime des Molas,
21:59il y a de toute évidence, je pense, pour le Premier ministre,
22:01d'apporter des perspectives quant à cette sortie de crise
22:04et où est-ce qu'elle peut être conduite.
22:05Puisque je crois que quand même, le président de la République
22:08a à la fois réaffirmé sa volonté de protéger le Liban,
22:11mais également quand même de pouvoir se positionner
22:14sur ces questions stratégiques
22:17que sont le détroit d'Hormuz et l'avenir de l'Iran.
22:19On a des textes ici à l'Assemblée,
22:21vous allez reprendre le texte sur la fraude,
22:23il y a un texte sur la Nouvelle-Calédonie,
22:24on ne va pas rentrer dans le détail de tous les textes,
22:25mais sur l'ambiance générale.
22:27Après les municipales,
22:29est-ce que les députés vont venir siéger à l'Assemblée
22:31sur des textes
22:32ou est-ce que tout le monde a le nez dans la présidentielle ?
22:34Ça y est, c'est fini, Antoine Léaumant.
22:35Non, évidemment.
22:36En plus, ce ne sont pas des petits textes
22:38parce que sur la Nouvelle-Calédonie,
22:40Canaqui, il s'agit une nouvelle fois
22:41de faire un report des élections.
22:44Un troisième report des élections.
22:45Franchement, ça commence à bien faire.
22:46Je veux dire, nous, on a cessé de dire
22:48déjà la dernière fois que le texte est passé
22:49et si la question n'est pas réglée,
22:51la prochaine fois, vous allez faire quoi ?
22:52On recommence, on va faire un report.
22:54Ça suffit maintenant.
22:55Les élections sont censées avoir lieu en juin.
22:57Elles doivent avoir lieu en juin.
22:58Nous allons faire notre possible pour battre ce texte
23:00parce que ce sont des textes
23:02qui touchent à des choses très profondes de notre pays.
23:06La France, en Nouvelle-Calédonie-Canaqui,
23:08reconnaît une situation coloniale.
23:09On ne peut pas faire comme si de rien n'était.
23:11Donc, pour répondre à votre question,
23:12pardon parce que je suis rentré un peu dans le fond,
23:13mais pour répondre à votre question,
23:14oui, on va aller sur le fond des textes.
23:16On va être présents.
23:17Bien sûr, il y a l'élection présidentielle
23:19mais par ailleurs, tout le monde comprend aussi
23:20que l'élection présidentielle
23:21est un moyen de trancher ces sujets.
23:23Je vous laisse répondre sur la Nouvelle-Calédonie,
23:24Marie-Hulebecq,
23:25parce que je crois que vous aviez fait partie
23:26justement d'un déplacement
23:29justement en Nouvelle-Calédonie.
23:30On parlait d'un congrès justement
23:32mais a priori, il n'y aura pas d'accord
23:33entre les deux chambres.
23:35Il n'y aura pas de révision constitutionnelle
23:36sur la Nouvelle-Calédonie ?
23:38On ne sait pas encore.
23:39Les débats vont démarrer cet après-midi
23:41avec l'audition de la ministre en charge des Outre-mer.
23:43Ils vont ensuite se poursuivre à l'Assemblée.
23:44C'est un PJLC
23:45donc on connaît les écueils
23:47et notamment la méthode de la France insoumise
23:49en la matière.
23:49On sait que c'est ouvert à toute voie d'amendement.
23:52Quand on révise la Constitution,
23:53on peut tout réviser dans la Constitution.
23:55Exactement.
23:55Mais en tout cas, on se battra
23:57aux côtés de notre député Nicolas Metzdorff
23:59et je crois qu'il y a quand même
24:01une très forte attente
24:03quel que soit d'ailleurs le débouché.
24:05Bien sûr, nous sommes pour que la Nouvelle-Calédonie
24:07reste attachée à la France.
24:09Il y a eu deux accords,
24:11les accords de Bougival et les accords Élysée-Odineau
24:14qui devraient permettre de faire avancer la situation.
24:16Mais surtout, ce que j'ai ressenti
24:18quand nous avons été là-bas
24:18et nous avons vraiment rencontré
24:19l'ensemble des forces politiques,
24:21c'est une demande très forte
24:22que la solution puisse être débloquée
24:25et avancée
24:26et que ces accords de Bougival et Élysée-Odineau
24:29puissent rentrer en application.
24:31Alors, un point de vue un peu plus politique
24:33maintenant justement sur 2027.
24:35En quoi, Antoine Léomond, d'après vous,
24:37ce qui s'est passé aux municipales,
24:38ça réécrit le rapport de force à gauche notamment
24:41puisqu'on va parler de votre camp politique.
24:43Pour les socialistes,
24:44on voit bien que ça tanque chez eux.
24:45Est-ce qu'il faut une rupture franche
24:47avec Jean-Luc Mélenchon ?
24:48Est-ce que Jean-Luc Mélenchon,
24:48c'est forcément le meilleur candidat
24:50dans votre camp pour rassembler ?
24:53Moi, je pense que Jean-Luc Mélenchon
24:54est un excellent candidat.
24:55Il en a fait la démonstration quand même
24:56à trois reprises.
24:57Je veux dire, il progresse à chaque fois.
24:59Je comprends pourquoi il se fait taper dessus.
25:00C'est sans doute parce que c'est un très bon candidat.
25:02Mais vous n'entendez pas des gens quand même
25:04qui même dans vos camps vous disent...
25:07Non, dans mon camp, non.
25:08Par contre, des gens qui regardent...
25:08Chez les Insoumis ou des gens
25:09qui ont voté facilement Insoumis
25:11qui vous disent non,
25:11là, maintenant, Jean-Luc Mélenchon,
25:12c'est plus possible.
25:13Des gens qui votent pour la France Insoumise,
25:15qui regardent la télévision
25:17et qui regardent les insultes
25:19qui sont proférées contre Jean-Luc Mélenchon
25:21à peu près...
25:21Enfin, il suffit d'allumer une autre chaîne
25:23que LCP et vous allez voir.
25:24On pourrait faire le test là
25:25en ce moment en direct.
25:27Parfois, on entend les moments,
25:28ils écoutent juste ce que dit
25:29Jean-Luc Mélenchon
25:30et parfois, ça peut les choquer de bonne foi.
25:31Je vous le dis en rigolant quand même,
25:33mais l'autre fois,
25:34il y a des camarades
25:35qui ont regardé France Info
25:36toute la journée,
25:37il n'y avait que des titres
25:38contre Jean-Luc Mélenchon.
25:39Alors...
25:40Si vous voulez,
25:40moi, je veux bien...
25:41On est en train de se battre
25:42à la fois contre un système politique
25:44vermoulu
25:44et en même temps
25:45contre un système médiatique
25:46qui nous insulte toute la journée.
25:47Donc, on fait ce qu'on peut
25:48à l'intérieur de ces...
25:49Il y a les journalistes...
25:50Je pense, je pense que Jean-Luc Mélenchon...
25:51Dans l'électorat.
25:52Moi, c'est ça qui m'intéresse.
25:53Oui, je constate
25:54qu'on a fait des très bons scores
25:55dans un certain nombre de villes.
25:56Je constate,
25:57et c'est très important,
25:58c'est trop peu rappelé
25:59qu'il y a encore beaucoup d'abstention.
26:00Je rappelle que l'élection présidentielle,
26:01c'est une élection
26:01avec 75%, 80% de participation.
26:03Là, 57% de participation
26:05au dernier municipal.
26:06On est en train de tirer
26:06des conclusions
26:06sur une élection
26:07sur laquelle il y a...
26:08Allez, 50% de participation au moins.
26:11Pardon,
26:11mais ce n'est pas raisonnable
26:12de faire comme ça.
26:13Jean-Luc Mélenchon
26:14a fait la démonstration
26:15dans les précédentes élections.
26:16Déjà, il est très fort
26:17dans une campagne.
26:18On peut quand même...
26:18On peut lui faire
26:19beaucoup de reproches,
26:20mais celui-ci,
26:21je pense que ça serait déraisonnable.
26:22Nous avons un programme,
26:23nous sommes prêts à gouverner,
26:24nous avons une équipe
26:25qui est une équipe
26:25qui s'élargit,
26:26y compris de la présence
26:27de nouveaux maires.
26:29Et vous voyez,
26:29aujourd'hui,
26:29nous sommes prêts
26:30à exercer les responsabilités nationales,
26:32nous sommes prêts
26:32à prendre le pouvoir
26:33par les urnes également.
26:35Et je le dis,
26:35il faudra mettre en place
26:36rapidement une 6e République
26:37justement pour redonner confiance
26:38dans ces institutions.
26:39Marie Lebec,
26:40dans votre camp,
26:41le bloc central,
26:42Gabriel Attal parle
26:43d'un comité de liaison
26:45entre les trois parties,
26:47Renaissance,
26:47Horizon et le Modem.
26:49On a bien compris
26:49que pour vous,
26:50il n'y a pas de candidat commun
26:51avec les Républicains.
26:53Écoutez,
26:54on n'en est pas là
26:54encore une fois à date.
26:55Moi, je reviens sur
26:56ce qui a été proposé
26:57par Gabriel Attal
26:57et qui est, je pense,
26:58la bonne démarche.
26:59C'est à la fois
27:01bâtir un programme,
27:02voir ce que nous avons
27:03comme point de convergence
27:04et encore une fois,
27:05avec le Modem et Horizon,
27:06je n'en doute pas
27:06qu'il y en aura
27:07beaucoup à trouver
27:09parce que nous nous battons
27:10sur les bancs
27:11de l'Assemblée ensemble
27:12depuis parfois 10 ans,
27:13depuis parfois
27:14presque 4 ans et demi maintenant.
27:16Donc ça va avancer,
27:18ça va se décanter.
27:19Mais je pense que
27:20en tout cas,
27:21la méthode consistant
27:22uniquement à parler
27:23d'accords politiques,
27:24de logique d'appareil,
27:25etc.,
27:26n'est pas la bonne.
27:26Donc on a ce comité
27:27qui permet effectivement
27:28à notre force politique
27:29de dialoguer,
27:30de se mettre d'accord,
27:31peut-être aussi
27:31de se mettre d'accord
27:32sur l'arc
27:33avec lequel nous souhaitons
27:34avancer,
27:35mais aussi,
27:36et je pense que c'est fondamental,
27:37l'ensemble du travail
27:38réalisé sous l'égide
27:39de Gabriel Attal
27:40pour faire émerger
27:41des idées
27:42d'ici à 2021.
27:43Vous allez me dire
27:43que vous voulez parler
27:44d'idées de programme,
27:44moi je ne vous parle de personnes,
27:45comment on départage
27:46Gabriel Attal
27:47et Édouard Philippe,
27:48c'est un peu la question.
27:50Encore une fois,
27:52et François Hollande,
27:54ça dépend.
27:55Je suis pas sûre
27:55qu'il soit forcément
27:56dans le temps,
27:57quoique il y a eu
27:58des appels justement.
27:59C'était quand même
27:59le président
28:00quand il y avait Macron
28:00qui était ministre
28:01de l'économie.
28:02Et il y a eu des appels
28:02à ouvrir cet arc
28:04justement jusqu'à
28:05une partie de la gauche,
28:06Marie Lebec.
28:06Non mais encore une fois,
28:07on n'en est pas du tout là,
28:08il y a du travail en interne,
28:10mais quand je dis
28:11on n'est pas là,
28:12je ne vais pas vous mentir,
28:13je ne veux pas dire
28:13qu'on n'en parle pas
28:13en interne.
28:14Je pense que tout le monde
28:15en parle beaucoup.
28:16Non mais ça reste vraiment
28:17des sujets qui sont internes
28:19sur lesquels nous faisons
28:20des propositions.
28:21Nous voulons aussi avancer
28:22avec nos partenaires
28:23et c'est absolument fondamental,
28:25d'où cette idée
28:26de comité de liaison.
28:28Mais je veux dire,
28:29il n'y a pas d'annonce à faire
28:32qui viendrait vous expliquer
28:34la bonne mécanique
28:35de départage.
28:36Parce que pour l'instant,
28:37à la fois sur l'arc,
28:38mais aussi sur les modalités,
28:39nous ne sommes pas encore d'accord
28:40et donc c'est important
28:42qu'il y ait ce dialogue.
28:42Je pense que les municipales
28:43étaient une échéance
28:44très importante à enjamber
28:45pour chaque parti politique.
28:47Nous voilà arrivés
28:48au terme de cette bataille électorale.
28:50Nous allons préparer la suivante
28:51et donc nous sommes encore
28:53dans les phases de discussion.
28:54En quelques secondes,
28:55Antoine Léaumant,
28:56il y aura forcément
28:56plusieurs candidats de gauche
28:58sur la ligne de départ.
28:59Parce que vous savez bien
28:59que si Jean-Luc Mélenchon
29:00se présente,
29:01il y aura quelqu'un
29:02pour incarner une gauche
29:03plus raisonnable,
29:04on va dire.
29:05Écoutez, moi je pense
29:06que la gauche raisonnable,
29:07c'est celle qui a un programme,
29:08qui l'a travaillé depuis des années,
29:09qui est prête
29:10à exercer les responsabilités.
29:11J'ai l'impression
29:12que la gauche raisonnable
29:13au regard de cette définition-là,
29:14c'est plutôt nous
29:15que ceux qui m'ont l'air d'être...
29:15Alors la gauche plus sociale-démocrate,
29:17on va dire.
29:18Alors là,
29:18beaucoup plus d'accord avec vous,
29:19effectivement.
29:20Je ne sais pas ce qu'ils veulent faire.
29:21Je n'arrive pas à comprendre.
29:22Il y en a qui disent
29:23qu'ils veulent faire une primaire.
29:24Monsieur Gage est déjà candidat
29:25à l'élection présidentielle.
29:27Je crois que monsieur Hollande
29:28est en train de préparer ses billes aussi.
29:29Je ne sais pas si monsieur Hollande
29:30ne veut pas faire candidat commun
29:32avec les macronistes.
29:33Je ne comprends rien.
29:34Donc c'est un peu difficile pour moi,
29:36si vous voulez,
29:36de dire ce que vont faire les autres.
29:38Moi, je sais ce qu'on va faire.
29:39On va faire comme d'habitude.
29:40On va proposer un programme
29:41qui va être le même programme
29:43que la dernière fois.
29:43Porté par Jean-Luc Mélenchon
29:44comme d'habitude.
29:45Avec des éléments en plus
29:47compte tenu de la nouvelle période.
29:49Je ne sais pas encore
29:49qui sera notre candidat
29:50ou notre candidat.
29:51Personnellement,
29:52je souhaite que ce soit
29:52Jean-Luc Mélenchon
29:53parce que je considère
29:53que c'est un excellent candidat.
29:55Et je le dis aussi,
29:56mais nous sommes dans
29:57une situation internationale
29:58où il faut des gens
29:59aux responsabilités
29:59qui soient capables
30:01d'avoir une vision
30:01de ce qu'est la France
30:02à l'international.
30:03Je pense que c'est le cas
30:04de Jean-Luc Mélenchon
30:04et je souhaite, moi,
30:06personnellement,
30:06qu'il soit candidat.
30:08On verra ce qu'on fait finalement.
30:10Merci beaucoup.
30:10On portera notre programme
30:11dans l'élection.
30:12Encore un peu de temps,
30:12mais ça va arriver très, très vite.
30:14Merci Antoine Léomond.
30:15Merci beaucoup Marie Lebec.
30:16Restez avec nous
30:17pour le focus
30:17dans cette émission.
30:21On va revenir
30:22sur un texte de loi
30:23sur l'enfance.
30:25Périne Goulet
30:25est présidente
30:26de la délégation
30:27aux droits des enfants.
30:28Elle y tenait
30:29à ce texte de loi
30:29et a priori,
30:30c'est bon,
30:31le gouvernement s'y est engagé.
30:32On va la retrouver
30:33justement au micro
30:34de Thibaut Hénoc.
30:35Bonjour Périne Goulet.
30:36Bonjour.
30:37Députée Les Démocrates
30:38de la Nièvre,
30:39vous étiez en janvier
30:40rapporteur d'un texte
30:41sur la protection de l'enfance.
30:42Eh bien, ça y est,
30:43le gouvernement s'empare
30:44du sujet.
30:45La ministre de la Santé,
30:46Stéphanie Riste,
30:46annonce un projet de loi
30:47sur la protection de l'enfance.
30:49J'imagine que vous,
30:50j'en réjouissiez,
30:51vous l'appeliez de vos voeux.
30:52Oui, on l'appelait
30:53de nos voeux
30:53puisqu'il avait été promis
30:54par Madame Vautrin
30:56et Madame Riste
30:57et on avait vu
30:57que dans le calendrier
30:58proposé par le gouvernement,
30:59eh bien, il n'y avait pas
31:00d'inscription de ce proche loi
31:01sur la protection de l'enfance
31:02et il est important
31:04compte tenu des chiffres
31:04de violences faites
31:05aux enfants de notre pays
31:06qu'on ait un texte
31:07qui durcisse,
31:08qui accompagne
31:09et qui fasse bouger les lignes
31:10pour qu'on puisse
31:11bien accompagner les enfants.
31:12Donc oui, je suis satisfaite.
31:14Maintenant, j'attends
31:14de voir ce qu'il y a dedans.
31:15Qu'est-ce qui avait bougé
31:16les lignes d'après vous ?
31:17Est-ce que c'est la pression
31:18qu'ont exercé certains politiques
31:19comme vous, les associations ?
31:21Aussi, ce qu'on a vu surgir
31:23pendant la campagne
31:23des municipales,
31:24par exemple à Paris,
31:25sur le scandale du périscolaire
31:26qui sera traité
31:27dans le projet de loi.
31:28Alors, je pense que c'est un tout
31:29mais c'est vrai
31:30qu'avec 40 parlementaires,
31:32députés, sénateurs,
31:33nous avions écrit une tribune
31:34il y a trois semaines
31:35pour rappeler notre attachement
31:37à cette protection d'enfance
31:37et à ce texte.
31:39Il y avait également,
31:39effectivement,
31:40les associations
31:40qui étaient montées au créneau
31:41et on ne peut que constater
31:43dans ces dernières semaines
31:44les violences faites aux enfants
31:45en perdure dans notre pays
31:46sont importantes
31:47que ce soit à Paris
31:48ou ailleurs.
31:48Il est plus qu'important
31:49qu'on regarde en face ce sujet
31:51qui est une réalité
31:52pour notre pays.
31:53Nous, maltraitons les enfants
31:54de notre pays.
31:55Il faut agir
31:55et ce gouvernement
31:56est attendu pour agir
31:57pour ces enfants.
31:58On parle donc d'une protection
31:59de l'enfance au sens large
32:00mais par exemple
32:01en ce qui concerne
32:02ces questions du périscolaire
32:03on parle de contrôles
32:04qui seront plus larges
32:05des antécédents judiciaires
32:06de meilleur partage d'informations
32:07pour diminuer les risques
32:09qu'un enfant se retrouve
32:10avec un prédateur
32:10avec des transferts
32:11parfois d'un secteur à un autre.
32:13Ce sont des mesures concrètes
32:14importantes à inscrire
32:15dans cette loi ?
32:15C'est important
32:16puisque nous avions voté
32:17pour qu'il y ait le certificat
32:18d'honorabilité
32:19qui soit mis en place
32:20pour les assistants familiaux
32:22pour les éducateurs.
32:23On le sait
32:23que dans l'éducation nationale
32:24les enseignants ont aussi
32:25une vérification du casier
32:27au moment de leur prise
32:28de fonction plus régulièrement
32:29mais il y avait pas mal
32:30de secteurs encore
32:31où il y avait des trous
32:31dans la raquette
32:32où certains professionnels
32:33pouvaient être en contact
32:34avec des enfants
32:34comme on a pu le voir
32:35sur le périscolaire
32:36et il est important aussi
32:38comme on l'a voté
32:40j'allais dire
32:40il y a plus de 4 ans
32:41maintenant
32:41dans le projet de loi de l'enfance
32:43qu'on ait des fichiers
32:43j'allais dire nationaux
32:45qui permettent aussi
32:46de recenser
32:47bien ceux qui sont violents
32:49vis-à-vis des enfants
32:49pour qu'on puisse pas
32:50d'un département à l'autre
32:51d'une région à une autre
32:52pouvoir prendre des postes
32:53parce que ça nous a été refusé
32:55à certains endroits
32:55il est important
32:56qu'il y ait de la communication
32:57et puis qu'il y ait
32:58de la communication
32:59entre acteurs
32:59pour que les enfants aussi
33:01reprennent confiance en adultes
33:02et quand ils sont victimes
33:03de violences
33:03qu'il n'ait pas peur
33:05d'aller se confier à un adulte
33:06pour expliquer
33:07ce dont ils sont victimes
33:08donc oui
33:09c'est important
33:10qu'on bouche
33:11j'allais dire
33:11tous les trous
33:12sur l'attention de l'honorabilité
33:14que tout adulte
33:15en contact avec un enfant
33:16que ce soit
33:17dans le sport
33:18au théâtre
33:19dans la musique
33:20dans le périscolaire
33:21bref partout
33:22il y a des enfants
33:23les adultes qui sont autour
33:24on doit vérifier les antécédents
33:25sur le volet de l'aide sociale
33:27à l'enfance
33:28pour l'instant
33:28tout ce qu'on sait
33:29un de ce texte
33:29c'est qu'il prendrait
33:31une accélération
33:31de l'adoption simple
33:33et puis des recours
33:34plus importants
33:34à l'environnement familial
33:35plutôt qu'au foyer
33:37vous aviez défendu
33:40une proposition de loi
33:40en janvier dernier
33:41avec beaucoup d'autres mesures
33:42notamment un renforcement
33:44des contrôles administratifs
33:45des interdictions
33:46des établissements privés
33:49lucratifs
33:49est-ce que vous espérez
33:50voir ces mesures
33:51reprises dans ce texte ?
33:52bien sûr
33:53j'espère voir ces mesures
33:54reprises dans le texte
33:54mais là où vous avez raison
33:56il faut aussi
33:57qu'on aille plus loin
33:57en protection de l'enfance
33:58qu'on ait ce virage
33:59de désinstitutionnalisation
34:01aujourd'hui
34:01il y a des parents
34:02des grands-parents
34:03des oncles, des tantes
34:04qui sont en capacité
34:04d'accueillir les enfants
34:05mais il faut qu'on les accompagne
34:07que ce soit peut-être
34:08des accompagnements financiers
34:09mais aussi des accompagnements
34:10dans la vie de tous les jours
34:11parce qu'un enfant
34:11quand il a été victime de violence
34:12et bien il a des troubles
34:14et donc il a besoin
34:15d'un accompagnement
34:16que ce soit en soins
34:17notamment
34:18et donc ça c'est important
34:19donc j'espère bien entendu
34:20que tout ça va être repris
34:22ce qu'on avait mis dans ce texte
34:23et ce que vous disiez aussi
34:24sur l'adoption simple
34:25c'est important
34:26il y a 4 ans
34:27au moment du précédent
34:28projet de loi
34:29sur la protection
34:29j'avais demandé
34:30à ce qu'on évalue
34:31les compétences
34:32et les capacités parentales
34:33parce qu'aujourd'hui
34:34il n'est plus possible
34:35d'enlever un enfant
34:35à la maternité
34:37et de lui dire
34:37jusqu'à 18 ans
34:38tu resteras en protection
34:39de l'enfance
34:40tu feras 20 ou 25 foyers
34:42ou 20 ou 25 familles d'accueil
34:43tu seras complètement fracassé
34:45alors que de toute façon
34:46ta famille ne te reprendra pas
34:47donc il est important
34:48qu'on trouve d'autres parcours
34:49pour ces enfants
34:50c'est dommage
34:50qu'on a attendu 4 ans
34:51mais si ça peut arriver
34:52ce sera toujours ça de gagner
34:53merci beaucoup
34:54et on suivra donc
34:55la suite de ce projet de loi
34:56normalement au conseil des ministres
34:57au mois de mai
34:58et puis on espère une adoption
34:59d'ici la fin du quinquennat
35:00merci beaucoup
35:00Périne Goulet
35:02et bonjour à vous
35:03si vous nous rejoignez
35:04sur LCP
35:05nous sommes ensemble
35:05pour suivre la séance
35:06des questions
35:07au gouvernement
35:07cédant un peu plus de 20 minutes
35:09dans l'hémicycle
35:10de l'Assemblée nationale
35:11on retrouvera
35:12tout au long de cette émission
35:13Marion Becker
35:14et Thibaut Enoch
35:15depuis la salle
35:15des 4 colonnes
35:16Stéphanie Despierre
35:17est-elle dans l'hémicycle
35:18de l'Assemblée nationale
35:19et puis quelques minutes
35:20avant 15h
35:21on suivra en direct
35:22l'arrivée du Premier ministre
35:24et des membres
35:24de son gouvernement
35:26Stéphanie
35:26je le disais
35:27vous êtes déjà
35:28dans l'hémicycle
35:28de l'Assemblée nationale
35:29quels seront les thèmes
35:30abordés par les députés
35:31Stéphanie ?
35:34Le sujet numéro 1
35:36c'est l'augmentation
35:36des prix de l'énergie
35:38je vous rappelle
35:39qu'il y a 11 groupes
35:39à l'Assemblée nationale
35:40et bien il y aura
35:41au moins 8 questions
35:42sur cette thématique
35:44tous les députés
35:45s'interrogent
35:45sur les conséquences
35:47pour le quotidien
35:48des Français
35:49le groupe Ensemble
35:50pour la publique
35:50s'inquiète
35:50plus précisément
35:51de l'impact
35:52sur les agriculteurs
35:53et sur les pêcheurs
35:54je vous rappelle
35:54que le gouvernement
35:55a annoncé
35:56un certain nombre
35:56de mesures
35:57secteur par secteur
35:58mais pas d'aide
35:58directe à la pompe
35:59pour le moment
36:00et les insoumis
36:01eux continueront
36:02de réclamer
36:03un blocage des prix
36:04l'exécutif
36:04pour l'instant
36:05dit toujours non
36:06d'autres sujets
36:07d'autres sujets
36:07au menu
36:08de ces questions
36:08au gouvernement
36:09la guerre
36:09au Moyen-Orient
36:10alors qu'elle va
36:12bientôt entrer
36:13dans sa quatrième
36:14semaine
36:15quatre questions
36:16dont deux
36:16qui portent plus précisément
36:18sur la situation
36:19au Liban
36:20et puis enfin
36:21on parlera
36:21de la protection
36:22de l'enfance
36:22vous l'entendiez
36:22tout à l'heure
36:23au micro
36:24de Thibaut Enoch
36:24un projet de loi
36:25sera présenté
36:26à l'ami-mail
36:26il y a donc
36:26deux députés spécialistes
36:28du sujet
36:28Périne Goulet
36:29qui était à notre micro
36:30pour le modem
36:30et Isabelle Santiago
36:31pour les socialistes
36:32qui interrogeons
36:33le gouvernement
36:35et Stéphanie
36:36la séance des questions
36:36au gouvernement
36:37va débuter par un hommage
36:41oui un hommage
36:42à Lionel Jospin
36:43l'ancien premier ministre
36:45décédé lundi
36:46la présidence
36:46de l'Assemblée
36:47Yaël Braun-Pivet
36:49et le patron
36:49des députés socialistes
36:50Boris Vallaud
36:51prenons donc la parole
36:52pour saluer
36:53cette figure socialiste
36:54qui était à Matignon
36:55de 1997 à 2002
36:57et qui a laissé
36:58plusieurs mesures
36:59importantes pour le pays
37:00les 35 heures
37:01le PACS
37:02ou encore la CMU
37:03et puis les députés
37:05observeront
37:05une minute de silence
37:06en sa mémoire
37:08Merci beaucoup
37:09Stéphanie Despierre
37:10on va revenir
37:10sur les thèmes
37:11de la séance
37:11des questions au gouvernement
37:12avec Jordan Guitton
37:13bonjour
37:14député Rassemblement National
37:15de l'Aube
37:16Sylvain Berriose
37:16bonjour
37:17député Horizon
37:18et indépendant
37:19vous êtes apparenté au groupe
37:20et vous êtes député
37:20du Val-de-Marne
37:21il va être question
37:22de la situation internationale
37:24conseil de défense
37:25tout à l'heure à l'Elysée
37:26débat dans l'hémicycle
37:28demain
37:28Sylvain Berriose
37:29qu'est-ce que vous attendez
37:30comme information
37:31comme explication
37:32lors de ce rendez-vous
37:35lors de rendez-vous
37:36sur la situation internationale
37:38le sujet
37:39est de savoir
37:39quelle est la position
37:40de la France
37:41et comment la France
37:42se situe
37:43par rapport
37:43aux Etats-Unis
37:45et à Israël
37:46dans un conflit
37:48on le voit bien
37:48avec l'Iran
37:50où les objectifs
37:51ne sont pas
37:53très clairs
37:53de la part des Américains
37:54ils sont très clairs
37:56de la part
37:56des Israéliens
37:58et où les Européens
37:59ont du mal
37:59à trouver
38:00une position commune
38:02pour être
38:03un allié
38:04ou pas
38:05pour intervenir
38:06ou pas
38:06et donc
38:07ce dont on a besoin
38:07et je pense que les Français
38:08ont besoin
38:09c'est d'avoir
38:10une position claire
38:11de la France
38:12dans ce conflit
38:13qui est un conflit
38:14qui pèse
38:15sur l'ensemble
38:16des Français
38:16Un conflit
38:17qu'on n'a pas initié
38:19répète le gouvernement français
38:21auquel on n'était pas
38:22voilà
38:23informé
38:24des vérités
38:24et de Donald Trump
38:25et d'Israël
38:27on est un peu
38:27à la course
38:28du coup
38:28de ce qui se passe
38:29des décisions
38:30côté américain
38:31et israélien
38:32Moi je pense que
38:32dans ce conflit
38:33tout d'abord
38:33on doit avoir
38:34une position raisonnable
38:35on est la France
38:36on est censé être
38:37une grande force
38:37de frappe diplomatique
38:38à l'international
38:40malheureusement
38:40on a l'impression
38:40d'être un petit peu
38:41invisible
38:42dans ce conflit
38:43on a un allié
38:43historique
38:44et Israël
38:44qui ne nous donne pas
38:45ses positions
38:46qui ne prévient pas
38:47de ses attaques
38:48qui peut procéder
38:49pour se protéger
38:50donc on a besoin
38:51quand même
38:51que la France
38:51retrouve une position
38:52à l'international
38:53un cap
38:53c'est pas très clair
38:54avec Emmanuel Macron
38:55maintenant on appelle
38:56à la prudence
38:56et bien sûr
38:57à la diplomatie
38:58car on doit
38:59plus que jamais
38:59défendre les intérêts
39:00français
39:00notamment par rapport
39:01aux répercussions
39:02dont on va parler
39:03dans le monde économique
39:04Exactement
39:04on va retrouver
39:05le député écologiste
39:06Pourria Mirchaï
39:07puisqu'il va justement
39:09évoquer cette question
39:10internationale
39:10lors de la séance
39:11des questions au gouvernement
39:12il est au micro
39:13de Marion Becker
39:14Effectivement Elsa
39:15Alors Pourria Mirchaï
39:16vous allez interpeller
39:17le gouvernement
39:18sur cette situation
39:20sur cette guerre
39:21sur ses impacts
39:22qu'allez-vous dire
39:23justement
39:24au gouvernement
39:24au Premier ministre
39:25qui sera présent
39:26à la tribune ?
39:27Je vais l'interpeller
39:28sur la responsabilité
39:29de la France
39:29elle est immense
39:30on ne peut pas rester
39:30impuissant
39:31spectateur
39:33commentateur
39:33de crimes de guerre
39:35c'est ce qui se passe
39:36aussi d'abord
39:37en Palestine
39:38c'est ce qui se passe
39:39au Liban
39:39c'est ce qui se passe
39:41en Iran
39:42dans une situation
39:43catastrophique
39:43qui risque de faire
39:44basculer le monde
39:45dans un effondrement
39:46généralisé
39:47et je rappelle aussi
39:48qu'au passage
39:49au Moyen-Orient
39:50on n'a pas toujours
39:51loin de là
39:52loin de là
39:52été à la hauteur
39:53ceux qui nous ont protégés
39:54contre Daesh
39:55je parle du peuple kurde
39:56ont été lâchés
39:57en race campagne
39:58et livrés
39:59au pouvoir
40:00de facto
40:01livrés à eux-mêmes
40:02face au pouvoir
40:02kurde et syrien
40:03et donc le rôle
40:04de la France
40:05ce n'est pas de laisser
40:05Trump et Netanyahou
40:06je rappelle que Netanyahou
40:08est quand même recherché
40:09par la Cour Pédale Internationale
40:11laisser leur loi
40:12dicter
40:13l'ordre
40:14ou plutôt
40:14le désordre du monde
40:15à moi l'Ukraine
40:17à moi la Palestine
40:18à moi le pétrole
40:19au Venezuela
40:20ce n'est pas possible
40:21de laisser
40:22faire cette marche
40:22à l'abîme
40:23donc je crois
40:24qu'il faut interpeller
40:24le gouvernement
40:25sur les initiatives
40:26qu'il comprend
40:26il doit en prendre
40:28sinon
40:28on va tous
40:29être engloutis
40:30par ce nouvel agenda
40:32nationaliste
40:33prédateur
40:34et qui risque
40:36pour de longues années
40:37de nous faire mal
40:39la France doit intervenir
40:40est-ce aussi
40:41le rôle de l'Europe
40:42est-ce que l'Europe
40:42doit prendre sa part
40:43aussi
40:44dans cette situation
40:45internationale
40:46porter sa voix
40:47oui je crois
40:48que l'Espagne
40:48a déjà donné le ton
40:49à juste titre
40:50l'Espagne
40:51n'a pas simplement
40:52défendu
40:53sa propre diplomatie
40:54et ses propres intérêts
40:56il y a eu là
40:56une voie européenne
40:57singulière
40:58qui je crois
41:00devrait être suivie
41:02par l'Europe
41:03c'est-à-dire
41:03défendre une forme
41:04de souveraineté
41:05une forme aussi
41:06pas une forme
41:07d'ailleurs
41:07une indépendance
41:08de l'Europe
41:09face aux agendas
41:10prédateurs
41:11des nationalistes
41:13qui sont en train
41:15de dicter leurs lois
41:15oui je pense que
41:17le rôle de la France
41:18c'est d'intervenir
41:19d'abord pour exiger
41:20et obtenir un cessez-le-feu
41:21c'est possible
41:22c'est aussi
41:23d'ouvrir
41:24le chantier
41:25d'un autre agenda
41:26international
41:26un agenda positif
41:27du partage des ressources
41:28du partage des risèches
41:29du partage des technologies
41:31aussi
41:31dont le monde entier
41:32a besoin
41:32de l'accès au savoir
41:34aux médecines
41:35voilà ce qu'il faut
41:36mettre sur la table
41:37dans l'agenda
41:38pas la guerre
41:38pas les conflits
41:39et pas la morbidité
41:41du monde
41:41dessiné par monsieur Trump
41:42on l'entend bien
41:43pour Yamir Shahi
41:44on écoutera votre question
41:45et la réponse du gouvernement
41:47dans l'hémicycle
41:47dans quelques instants
41:49merci beaucoup
41:50Marion Becker
41:51avant de parler
41:51des conséquences nationales
41:53justement
41:53sur cette question
41:55et sur notre dialogue
41:56avec Israël
41:57avec Netanyahou
41:57est-ce qu'il faut hausser le ton
41:59quand on voit
42:00ce que fait Israël
42:00au Liban
42:01enfin hausser le ton
42:03aujourd'hui
42:04le Hezbollah
42:06au Liban
42:07attaque Israël
42:08il ne faut pas non plus
42:09faire comme si
42:09le Hezbollah
42:10était une armée régulière
42:13c'est une armée de terroristes
42:14qui attaque Israël
42:15donc hausser le ton
42:16face Israël
42:17il faut quand même mesurer
42:18qu'Israël est en danger
42:19et qu'on ne peut pas non plus
42:20faire comme si
42:21Israël n'était pas en danger
42:23n'avait pas le droit
42:23de se défendre
42:24et le droit d'attaquer
42:25aussi
42:25c'est des populations civiles
42:27bien souvent
42:27qui sont victimes
42:29au Liban
42:29c'est très compliqué
42:29parce qu'au Liban
42:30vous avez 50%
42:31de la population
42:31qui est chiite
42:32et donc
42:33qui est plutôt
42:34revendicatrice
42:34du côté du Hezbollah
42:35donc de toute manière
42:36on a une situation
42:37civile-militaire
42:38ou civile-terroriste
42:39qui se mêle
42:40et on ne peut pas
42:41considérer aujourd'hui
42:42qu'Israël n'a pas
42:43le droit de se défendre
42:43Jordan Guiton
42:44sur Trump
42:45justement
42:45Donald Trump
42:46qui dit une fois
42:47je vais tout détruire
42:48le lendemain
42:49qui arrête
42:50comment on peut
42:50justement
42:51vous parliez de la diplomatie
42:52mais comment la diplomatie
42:53peut fonctionner
42:54avec quelqu'un
42:54d'aussi imprévisible
42:55moi je pense
42:56qu'on ne peut pas
42:56contrôler l'action diplomatique
42:57de Trump
42:58ni ses actes directs
43:00sur cette guerre
43:00ni ses frappes
43:01qui ne sont pas envisageables
43:03par contre
43:04quand on est la France
43:05on se doit
43:06de défendre
43:06l'intérêt des français
43:07l'intérêt des français
43:08c'est de contrôler
43:08et préserver
43:09les flux maritimes
43:10pour éviter
43:10justement d'avoir
43:11ces répercussions économiques
43:13sur les toits d'Hormuz
43:13donc on se doit
43:14à la France
43:14d'acter toutes nos armes
43:16diplomatiques
43:16allez on va rejoindre
43:17le président du groupe
43:18Lyot
43:18Christophe Neiglen
43:19qui va interroger
43:20le gouvernement
43:20justement sur les conséquences
43:22en France
43:22de cette guerre
43:23il est au micro
43:24Thibaut Enoch
43:24celle des 4 colonnes
43:25bonjour Christophe Neiglen
43:27bonjour
43:27vous allez interroger
43:28le gouvernement
43:29sur les conséquences économiques
43:30de la guerre
43:31au Proche et Moyen-Orient
43:31notamment les prix
43:32des carburants
43:33qu'allez-vous demander
43:34en fait demander
43:35plusieurs choses
43:35déjà rappeler
43:36qu'on a un vrai problème
43:37avec les carburants
43:38aussi bien pour les entreprises
43:39que pour les particuliers
43:41je pense notamment
43:42aux personnes
43:42qui vont travailler
43:44et dans les territoires
43:45euros
43:45qui ont besoin
43:45de leur voiture
43:46tous les jours
43:47et demander
43:48à ce qu'il y ait
43:48des mesures fortes
43:49qui soient prises
43:50et rapides
43:50pas comme ça a été annoncé
43:52sur des remises
43:53sur les trésoreries
43:55et autres
43:55mais vraiment
43:56une baisse rapide
43:58du prix des carburants
44:00de la part de l'Etat
44:01en activant quel levier ?
44:03alors il y a plusieurs leviers
44:04qui peuvent être appliqués
44:05déjà c'est sur une partie
44:06on sait très bien
44:07qu'une majorité
44:08du prix des carburants
44:09c'est des taxes
44:09donc l'Etat
44:11peut accepter
44:12de perdre
44:13une partie
44:14d'avoir ce manque
44:14à gagner
44:15sur les taxes
44:16après il y a aussi
44:18la possibilité
44:19d'aller chercher
44:19vers les raffineurs
44:21les pétroliers
44:22et sur les marges
44:24qui sont faites
44:25donc en fait
44:25les solutions
44:26elles sont multiples
44:27et j'ai envie de dire
44:28peu importe le chemin
44:29par lequel on y arrive
44:31l'important
44:32est qu'on arrive
44:33à une baisse
44:33rapide
44:34des carburants
44:35c'est primordial
44:37pour les entreprises
44:38et c'est primordial
44:39pour les particuliers
44:40merci beaucoup
44:41Christophe Négen
44:41on vous laisse rejoindre
44:42l'hémicycle
44:43on écoutera votre question
44:43et la réponse du gouvernement
44:45et ce sera donc
44:46le premier ministre
44:47qui répondra
44:47comme Christophe Négen
44:49est un président de groupe
44:49est-ce que vous êtes favorable
44:51aussi à ce que l'Etat
44:53baisse les prix
44:53des carburants
44:54on sait qu'il peut le faire
44:55comme il y a une certaine partie
44:56qui sont des taxes
44:57d'autres pays l'ont fait
44:58Sylvain Berieux
44:59c'est ce qu'il faut
44:59que la France fasse de même
45:01la question de la baisse des taxes
45:02d'abord il y a des mesures
45:03catégorielles qui vont être prises
45:04et c'est une bonne chose
45:05ensuite la question des taxes
45:07dans les années 2000
45:08on avait inventé
45:10c'était Lionel Jospin
45:10d'ailleurs qui l'avait fait
45:11il avait inventé
45:12la TIPP flottante
45:14l'hypothèse d'une TIPP flottante
45:16qui garantisse
45:17les recettes initiales
45:18dans le budget
45:18à l'Etat
45:19mais qui permette
45:21de ne pas taxer
45:22au-delà
45:23de ce budget garanti
45:24pourrait être
45:25je pense
45:26une voie
45:26mais il ne faut pas
45:27quand même
45:28il faut mesurer
45:29que le quoi qu'il en coûte
45:30dans une situation nationale
45:32explosive
45:33n'est pas possible
45:34l'argent
45:35ne coule pas
45:36comme ça
45:36à flot
45:37et la France
45:39n'a plus d'argent
45:40le pays n'a plus d'argent
45:41donc il faut être très attentif
45:42à conserver
45:43les marges budgétaires
45:44nécessaires
45:45pour pouvoir préserver
45:47à la fois le pouvoir d'achat
45:48mais également
45:49l'essentiel du budget de l'Etat
45:50Jordan Guitton
45:51Sylvain Bayeux se dit
45:53on n'a pas les moyens
45:53en fait
45:54non mais en l'Etat
45:55l'Etat est un profiteur de crise
45:56c'est ce que Marine Le Pen
45:57a dit aussi
45:58sur la TVA
45:58elle a dit Mopomo ce matin
46:00moi je pense que
46:01ce qu'il faut bien comprendre
46:02c'est que la TVA
46:02c'est un impôt proportionnel
46:03sur le prix du carburant
46:04donc plus le prix du carburant
46:06est haut
46:06j'ai fait mon plein
46:06hier dans ma circonscription
46:07on était à plus de 2 euros
46:08le litre de gasoil
46:09et bien il y a 20% de TVA
46:11qui rentre
46:11on pourrait baisser
46:12provisoirement la TVA
46:13sur le prix des énergies
46:15dont le carburant
46:16pour redonner du pouvoir d'achat
46:17et faire baisser
46:18de quelques dizaines de centimes
46:19d'euros
46:19le litre de carburant
46:20mais vous savez
46:24on peut très bien avoir une TVA
46:28qui s'adapte en temps de crise
46:29on peut aussi ajuster
46:30la TICPE
46:31c'est aussi quelque chose
46:31qui est envisageable
46:32évidemment on n'est pas
46:33dans un régime communiste
46:34donc on ne va pas bloquer
46:34les prix comme le demande
46:35l'extrême gauche
46:36par contre on se doit
46:37d'envisager tous les leviers fiscaux
46:39aujourd'hui c'est la France du travail
46:40qui est pénalisée
46:41c'est la France qui bosse
46:42c'est la France des retraités
46:43c'est la France de la ruralité
46:44et ça c'est inadmissible
46:45de la part du gouvernement
46:46d'être passif
46:47alors je vais vous laisser
46:48prendre la parole
46:48mais on va écouter
46:49ce qu'en pensent
46:49les insoumis
46:50quelles solutions propose-t-il
46:51Mathias Tavelle
46:52et celle des 4 colonnes
46:53on verra
46:54s'il réussit à vous convaincre
46:56ou non
46:56on va le retrouver
46:57au micro de Marion Becker
46:58et oui Elsa
46:59je suis avec Mathias Tavelle
47:00vous allez poser une question
47:02au gouvernement
47:02effectivement sur ce prix
47:03de l'essence
47:04qu'attendez-vous du gouvernement
47:06quelles mesures
47:07souhaitez-vous qu'il mette en place
47:08pour que justement
47:09ce prix ne continue pas
47:11de s'envoler
47:12tout simplement
47:13ce qu'on va demander
47:14ce qu'on porte
47:14à la France insoumise
47:15c'est le blocage
47:16des prix du carburant
47:18de l'essence
47:19et puis au-delà du gaz
47:19de l'électricité aussi
47:20qui sont concernés
47:21par ces hausses
47:22pourquoi ?
47:23parce que c'est
47:23la seule manière
47:24d'avoir une efficacité
47:25là tout de suite
47:26demain matin
47:26sans se lancer
47:27dans des usines à gaz
47:29si on peut se permettre
47:30ce jeu de mots
47:30et surtout de répondre
47:32à une urgence sociale
47:33les gens ne peuvent pas
47:34payer 2 euros
47:35ou plus de 2 euros
47:35le litre de carburant
47:37et aussi une urgence économique
47:38parce qu'on a beaucoup
47:39de petites entreprises
47:40d'artisans
47:41de professions libérales
47:42qui ont besoin
47:43de leur voiture
47:43comme un outil de travail
47:44et cette hausse
47:46des carburants
47:46elle menace
47:47ces entreprises
47:48dans leur pérennité
47:49et donc l'emploi aussi
47:49donc bloquer les prix
47:50à la baisse évidemment
47:51pour le carburant
47:53le gaz
47:53et l'électricité
47:54Merci à vous Mathias Tavelle
47:56On écoutera la réponse
47:57du gouvernement
47:58dans quelques instants
47:59dans l'hémicycle
48:00Il y a de nombreuses questions
48:01vous l'avez dit Elsa
48:02sur cette question
48:03du prix de l'essence
48:04Tout à fait Marion
48:05c'est vraiment le thème majeur
48:07aujourd'hui
48:07à 10 minutes
48:08de la séance
48:08des questions au gouvernement
48:09on a l'indication
48:10par la sonnerie
48:11ici dans cette salle
48:11des pas perdus
48:13baisse de TVA
48:14dit Rassemblement National
48:15blocage des prix
48:16dit Mathias Tavelle
48:19la France Insoumise
48:19Sylvain Berriose
48:20les Français
48:21ils le constatent tous les jours
48:23quand ils vont faire
48:23le plein de leurs voitures
48:24et c'est un sujet
48:25qui peut devenir explosif
48:27pour l'exécutif
48:27cette question des prix
48:28des carburants
48:29La crise internationale
48:29crée une situation tendue
48:31sur le gaz
48:32sur le pétrole
48:33sur les engrais
48:34pour les agriculteurs
48:35et donc des mesures
48:36catégorielles sont nécessaires
48:37Ensuite la question
48:38de bloquer
48:39Mais ce ne sont pas des mesures
48:39pour les usagers
48:41Ensuite vous avez une situation
48:42où les taxes
48:44sur le carburant
48:46c'est une recette
48:48pour l'Etat
48:48il faut être capable
48:49de garantir la recette
48:51pour l'Etat
48:52sans prendre plus
48:53que ce qui était prévu
48:54et je pense qu'on peut imaginer
48:55une taxe bloquée
48:56une forme de TIPP bloquée
48:58qui permette donc
48:59de bloquer le prix
49:00non pas
49:01le blocage des prix
49:02mais bloquer les taxes
49:04de telle sorte
49:05que l'Etat
49:05ne bénéficie pas
49:06d'un effet d'aubaine
49:07sur la hausse
49:08du prix du carburant
49:09Parce que justement
49:09on entend le Rassemblement National
49:11qui commence à dire
49:12que l'Etat serait
49:12un profiteur de crise
49:13c'est pour éviter
49:14justement ce genre de discours
49:16On ne peut pas avoir
49:17le quoi qu'il en coûte
49:18n'est pas possible
49:19En revanche
49:20l'Etat a un budget
49:21dans son budget
49:22il est prévu une recette
49:23sur la part des carburants
49:25au-delà
49:25on peut imaginer
49:27avoir une forme
49:28de taxe flottante
49:29un peu à l'image
49:30de ce qu'était
49:30la TIPP flottante
49:31à l'époque
49:31Et pourquoi vous
49:32vous n'êtes pas favorable
49:33à la solution des insoumis
49:34d'un blocage des prix
49:35finalement
49:36c'est à peu près
49:37le même résultat
49:38Non non
49:38ça n'a pas du tout
49:39le même résultat
49:40d'un point de vue économique
49:41et Macron
49:41on ne peut pas
49:42obliger les entreprises
49:43à bloquer des prix
49:44et que ferait
49:44une firme comme Total
49:45aujourd'hui
49:46qui est quand même
49:46une fierté internationale
49:47pour la France
49:48on ne peut pas bloquer
49:49les prix comme ça
49:49on n'est pas dans un régime
49:50communiste
49:51par contre il y a aussi
49:51une deuxième solution
49:52qui peut être envisagée
49:54dont on avait parlé
49:55avec Marine Le Pen
49:55c'est le déblocage
49:56des stocks stratégiques
49:58de l'Etat
49:58avec un contrôle des marges
50:00dans la foulée
50:00sur ceux qui vendent
50:02le carburant
50:02je pense que c'est une solution
50:04pour adoucir
50:05encore une fois
50:05le pouvoir d'achat
50:06des Françaises
50:06et des Français
50:07Il y a eu quand même
50:07400 millions de barils
50:08de réseaux stratégiques
50:09qui ont été libérés
50:11dont 12 pour la France
50:13et j'ajoute peut-être
50:15la difficulté
50:16dans un conflit
50:17dont on ne sait pas
50:18combien de temps
50:19il peut durer
50:19on imagine que le gouvernement
50:21garde aussi
50:22un peu des capouches
50:23pour la suite
50:23il y a aussi des moyens
50:24qui ont été développés
50:25à part saoudite
50:26avec un pipeline
50:26qui permet désormais
50:28d'avoir un transport
50:30via la mer rouge
50:31donc il y a d'autres solutions
50:32mais est-ce que tout le monde
50:33joue le jeu
50:34parce que certains disent
50:35effectivement
50:35il y a des marges
50:36sur lesquelles on peut rogner
50:37les distributeurs peut-être
50:39également
50:40peuvent aussi
50:41faire un petit effort
50:42les raffineurs
50:43les distributeurs
50:44tous ceux qui bénéficient
50:46des effets de baine
50:46on doit être attentif
50:49et on doit veiller
50:50collectivement
50:51à faire en sorte
50:52que le prix des carburants
50:54ne pénalise pas
50:54les français
50:55mais on ne peut pas
50:56faire en sorte
50:57ou faire croire
50:58qu'on est capable
51:00d'absorber
51:01toutes les crises
51:02et que l'état
51:02est capable
51:03d'avoir un quoi que l'on coûte
51:04permanent
51:05Jordan Guitton
51:06pour l'instant
51:06le gouvernement
51:07mesure sectorielle
51:08sur les routiers
51:09sur les pêcheurs
51:10notamment
51:10dans un premier temps
51:12vous au rassemblement national
51:13vous allez continuer
51:14à mettre la pression
51:14pour qu'il y ait
51:15vraiment des mesures
51:16pour les français
51:17mon collègue
51:18Jean-Philippe Tanguich
51:18va poser cette première question
51:20sur cette baisse de TVA
51:21et quasiment
51:21tous les groupes
51:22vont interroger le gouvernement
51:23on a un état français
51:24qui est complètement passif
51:25à ces situations internationales
51:27on a la quatrième semaine
51:28de crise
51:28au Moyen-Orient
51:29je pense que malheureusement
51:30ça va continuer
51:31la situation
51:31on ne peut pas se permettre
51:32d'avoir des prix de carburant
51:33qui dépassent les 2 euros
51:342,20, 2,30
51:35demain
51:35pour ceux qui vont bosser
51:37tous les matins
51:37donc à un moment donné
51:38il faut que le gouvernement
51:38se bouge
51:39trouve des solutions
51:40pour les françaises
51:40et les français
51:41et ce n'est pas le quoi
51:42qu'il en coûte
51:42chers collègues
51:42c'est l'inverse
51:43du quoi qu'il en coûte
51:44puisqu'actuellement
51:44le gouvernement
51:45a énormément de répercussions
51:47et de retours
51:47sur la TVA
51:49puisque c'est un impôt
51:50qui est très injuste
51:50et très proportionnel
51:51donc à un moment donné
51:52il faut que la TVA baisse
51:53il faut qu'on en revienne
51:54aux solutions proposées
51:55par Marine Le Pen
51:55Est-ce que le budget
51:57que vous avez voté
51:58non sans mal
52:00justement là
52:01est percuté
52:02par cette crise
52:02puisque le président
52:03de la commission des finances
52:04dit il faut une loi
52:06rectificative
52:06là on ne va pas tenir
52:07non plus
52:07parce que Jordan Tanguy
52:11parce que vous parliez
52:11de Jean-Philippe Tanguy
52:13vous dites
52:14le gouvernement
52:14s'enrichit
52:15bon la France
52:16est plutôt endettée
52:17que l'inverse
52:18sur la situation
52:19le gouvernement s'enrichit
52:20mais du coup
52:21regardez
52:22le Premier ministre
52:23justement Sébastien Lecornu
52:24il le sait
52:25il sera interrogé
52:26sur cette question
52:26des carburants
52:27il est avec
52:28Olivier Faure
52:29Premier secrétaire
52:29du Parti Socialiste
52:30qu'on aura dans quelques instants
52:31à notre micro
52:32pour réagir à la mort
52:33de Lionel Jospin
52:34les deux hommes
52:35se connaissent bien
52:36ils doivent justement
52:36échanger peut-être
52:37sur la situation nationale
52:39et internationale
52:40Sylvain Berriose
52:41il va y avoir
52:41beaucoup de pression
52:42vous dites
52:43on n'a pas forcément
52:44les moyens
52:44oui mais on se souvient
52:46au moment des gilets jaunes
52:47la colère
52:47elle était aussi
52:48sur ces prix des carburants
52:49finalement
52:50le peuple a réussi
52:51à tordre le bras
52:51un peu du gouvernement
52:52je ne vous dis pas
52:52qu'il ne faut rien faire
52:53je vous dis
52:54qu'il ne faut pas faire croire
52:55que l'Etat
52:56est capable
52:56de tout compenser
52:57l'Etat a un budget
52:59dans ce budget
52:59est prévu une recette
53:01liée au carburant
53:02au-delà de cette recette
53:03on va trouver le moyen
53:04de bloquer
53:06les taxes
53:07qui conduisent
53:08à une augmentation
53:09du carburant
53:10donc vous êtes favorable
53:10à regarder quand même
53:11sur ces taxes
53:12sur la part
53:13qui va au-delà
53:14de la recette
53:14initialement prévue
53:15l'Etat ne peut pas
53:16bénéficier d'un effet de baine
53:17comme les distributeurs
53:19comme les raffinaires
53:20chacun doit faire un effort
53:21Jordan Ditton
53:22on ne sait pas encore
53:23ce que le Premier ministre
53:24va répondre
53:25mais on se souvient
53:25que le ministre de l'économie
53:27Bruno Le Maire
53:27avait souvent dit
53:28pour dépenser de l'argent
53:30pour qu'il y ait un manque
53:31à gagner
53:31tout le monde est d'accord
53:32pour trouver des solutions
53:33et puis le jour où il faut faire
53:34des économies
53:35il n'y a plus personne
53:36là finalement
53:36on demande à ce que l'Etat
53:38voilà
53:38ait un manque à gagner
53:39quand on voit la situation
53:40des finances publiques
53:42c'est pas forcément évident
53:43d'abord avoir des leçons
53:45de recettes budgétaires
53:46de Bruno Le Maire
53:46qui a endetté
53:47des générations de Françaises
53:48et de Français
53:49c'est pas forcément
53:50la bonne personne
53:51pour nous donner des leçons
53:52et ensuite
53:53je pense que l'Etat
53:54doit regarder
53:54quand on a une évolution
53:55des recettes fiscales
53:56alors il faut rendre leur argent
53:58aux Français
53:58c'est ce que nous on dit
53:59avec Marine Le Pen
53:59mais moi je note
54:00que même le collègue Horizon
54:01petit à petit
54:01on en vient aux solutions
54:02qui sont proposées
54:03par Marine Le Pen
54:04depuis la présidentielle de 2022
54:05donc c'est plutôt
54:05une victoire idéologique
54:07maintenant moi j'attends
54:07une victoire
54:07pour le joueur d'achat
54:08des Françaises
54:09et des Français
54:10mais petit à petit
54:11on parle des taxes
54:11ça peut être la TICPE
54:12qu'on peut baisser
54:13de manière provisoire
54:14en tout cas il faut trouver
54:15des solutions
54:15pour cette France du travail
54:16pour les agriculteurs
54:17pour les artisans
54:18puisque ceux qui prennent
54:19la voiture
54:20souvent sont obligés
54:20de le faire
54:21Sylvain Berriot
54:21oui oui bien sûr
54:22mais c'est également
54:23les taxis
54:23c'est des pêcheurs
54:24c'est des routiers
54:25vous avez un certain nombre
54:26de personnes
54:26qui sont impactées
54:27et les mesures catégorielles
54:29sont par conséquent
54:29utiles
54:30Merci Sylvain Berriot
54:31merci beaucoup
54:32à Jordan Guiton
54:33on le disait
54:33la séance des questions
54:34au gouvernement
54:35va débuter par un hommage
54:36à Lionel Jospin
54:37je vous propose de retrouver
54:37le premier secrétaire
54:38du parti socialiste
54:39Olivier Faure
54:40au micro de Stéphanie Despierre
54:44Bonjour Olivier Faure
54:45qu'est-ce que vous retiendrez
54:47principalement
54:47de Lionel Jospin ?
54:49Bon d'abord
54:50dire que ça a été un choc
54:51pour nous tous
54:51on savait qu'il était malade
54:52on savait que
54:53ses jours étaient comptés
54:55mais ça a été un choc
54:55parce qu'il a tellement
54:58représenté dans nos vies militantes
54:59et il était en fait
55:01un repère fixe
55:03pour nous tous
55:03il a été un inspirateur
55:05un formateur aussi
55:06pour la génération
55:07à laquelle j'appartiens
55:08et moi ce que je retiens
55:11de l'homme
55:11c'est qu'il a été celui
55:12qui a réussi à rassembler
55:13la gauche plurielle
55:14à l'amener au pouvoir
55:16à la faire gouverner
55:18et il a été aussi
55:20malheureusement
55:20assez dépend
55:21l'homme du 21 avril 2002
55:22parce que la gauche
55:24s'est divisée
55:25profondément divisée
55:26il y avait sept candidats
55:27de gauche au premier tour
55:27ce qui a conduit
55:29pour la première fois
55:29à ce que l'extrême droite
55:30arrive au pouvoir
55:31mais ce que je retiens de lui
55:32c'est qu'il a été
55:33l'homme d'un courage exceptionnel
55:34l'homme des 35 heures
55:36l'homme des emplois jeunes
55:37l'homme qui a mis en place
55:39la couverture maladie universelle
55:41celui qui a fait le PAX
55:42celui qui a fait le fonds
55:44de réserve des retraites
55:44et qui a donc éclairé de sa vision
55:48l'ensemble de la gauche
55:50des écologistes
55:51et puis celui qui a été aussi
55:55d'une droiture
55:56c'était un homme d'état
55:58voilà comme on le dit
55:59de manière un peu mécanique
56:01mais chez lui ça avait un sens
56:03parce qu'il avait véritablement
56:04le sens de l'état
56:04et cette capacité à fédérer
56:08autour d'un projet
56:10Au lendemain de ces municipales
56:12on voit les tiraillements
56:13au sein du parti socialiste
56:14entre la France insoumise
56:15et le parti socialiste
56:16quel regard à votre avis
56:17l'aurait porté sur le contexte ?
56:19Non écoutez
56:19moi je ne fais pas parler
56:20Lionel Jospin
56:20il aurait détesté ça
56:22il était très jaloux
56:24de sa propre parole
56:25et il serait totalement inconvenant
56:29que de lui prêter des intentions
56:30que nous ne connaissons pas
56:31donc maintenant désormais
56:33il faut respecter sa mémoire
56:34et d'abord se souvenir
56:37de ce qu'il a apporté
56:38à la gauche
56:39et à la France
56:40La gauche plurielle
56:41ça reste un modèle pour vous ?
56:43Oui ça reste un modèle
56:44je lui avais écrit
56:46à une époque
56:47quand il était encore
56:48avec son devoir de réserve
56:50au conseil constitutionnel
56:50en lui disant
56:51la dernière fois
56:52que la gauche a été heureuse ensemble
56:54c'était avec toi
56:55et je le maintiens
56:57je pense que c'est la dernière fois
56:58où la gauche a été heureuse
57:00Qu'est-ce qu'il vous avait répondu
57:01est-ce que vous avez donné un conseil ?
57:03Je ne veux pas
57:04je n'aime pas
57:06je ne veux pas instrumentaliser
57:09il avait un homme comme lui
57:10il avait sa propre identité
57:12il avait
57:12je dis simplement
57:13que pour moi
57:14il représentait ça
57:14il était celui
57:16qui avait permis
57:17à la gauche
57:17de gouverner
57:18et qui avait su
57:19en fait
57:20faire vivre des sensibilités
57:21très différentes
57:22entre elles
57:22il y avait là
57:23des communistes
57:24des radicaux
57:24des écologistes
57:25des socialistes
57:26et j'allais dire
57:28de Jean-Luc Mélenchon
57:29à Dominique Strauss-Kahn
57:30tout le monde
57:31a participé
57:31à son gouvernement
57:32et il avait réussi
57:34cet exploit
57:35de rassembler
57:36ses forces
57:37de les unir
57:37et de leur donner
57:38un objectif commun
57:39et de changer
57:40la vie des gens
57:41parce qu'au fond
57:41nous ne faisons pas
57:42de la politique
57:43simplement pour gagner
57:44ou pour perdre
57:45nous faisons de la politique
57:46pour pouvoir changer
57:47la vie des gens
57:48et c'est la vocation
57:49de la gauche
57:49et je crois
57:50qu'il a profondément
57:51changé nos vies
57:52je reprends l'exemple
57:53des 35 heures
57:54l'exemple du Pax
57:55dans des ébdonoïens
57:56très différents
57:57et bien ça a changé
57:58la vie de millions
57:58de femmes et d'hommes
57:59qui ont pu
58:00grâce à lui
58:01avoir une vie différente
58:02Merci beaucoup
58:03d'avoir répondu
58:04à nos questions
58:04et on vous laisse
58:05rejoindre l'hémicycle
58:05pour cet hommage
58:06justement
58:06à l'ancien premier ministre
58:08Lionel Jospin
58:08Merci beaucoup
58:10Stéphanie Despierres
58:11réaction directe
58:12du premier secrétaire
58:13du parti socialiste
58:14Olivier Faure
58:15à la mort
58:15de l'ancien premier ministre
58:18Lionel Jospin
58:19c'est bien
58:19par l'hommage
58:20à Lionel Jospin
58:22que débutera
58:22cette séance
58:23des questions
58:23au gouvernement
58:24ça faisait trois semaines
58:25que vous ne les aviez pas
58:26entendus
58:27les tambours
58:28de la garde républicaine
58:30trois semaines
58:31où les députés
58:32étaient notamment
58:33en campagne
58:34pour les élections
58:35municipales
58:36qu'ils soient candidats
58:37ou qu'ils soutiennent
58:38des candidats
58:38dans leur circonscription
58:39et ailleurs
58:40mais c'est la reprise
58:42pour la séance
58:42des questions
58:43au gouvernement
58:44et vous retrouvez
58:45comme chaque mardi
58:46le passage
58:47de la présidente
58:47de l'Assemblée nationale
58:48dans la salle
58:49des pas perdus
58:50au son des tambours
58:52de la garde républicaine
59:10Yael Broun-Pibé
59:11qui va évidemment
59:13ouvrir cette séance
59:14des questions au gouvernement
59:15par un hommage
59:16à l'ancien premier ministre
59:17Lionel Jospin
59:18le président du groupe socialiste
59:19Boris Vallot
59:20prendra également la parole
59:21et puis ensuite
59:21ce sera la situation
59:23internationale
59:23qui va intéresser
59:24les députés
59:25et surtout
59:26ses conséquences
59:27en France
59:28vous avez peut-être
59:29fait le plein
59:30ces derniers temps
59:30la hausse des prix
59:31du carburant
59:32préoccupe les citoyens
59:33et les députés
59:34on suit cette séance
59:35des questions au gouvernement
59:35ensemble en direct
59:36en intégralité
59:37sur LCP
59:38et les députés
59:38sur LCP
59:38et les députés
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