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  • il y a 22 heures
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:04On reviendra sur la proposition de loi contre les violences scolaires. A tout de suite.
00:21Et bienvenue sur la chaîne parlementaire.
00:24On suit ensemble en direct et en intégralité comme chaque mardi la séance des questions au gouvernement à partir de
00:3015h.
00:31Après la séance, on revient sur les temps forts avec deux députés mais aussi avec des citoyens.
00:36Tout au long de cette émission, vous allez retrouver depuis la salle des 4 colonnes Stéphanie Despierre et Nicolas Fleury.
00:41Marion Becker est-elle déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée avec la liste des questions au gouvernement ?
00:47Et puis quelques minutes avant 15h, vous suivrez en direct l'arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu et des membres
00:52de son gouvernement.
00:54Marion Becker, la séance sera très largement consacrée non pas à la victoire du PSG mais à ce qui s
00:59'est passé pendant et après, Marion.
01:03Effectivement Elsa, les questions au gouvernement vont être essentiellement centrées sur les violences, les émeutes urbaines en marge de ce
01:10match du PSG samedi de cette finale de la Ligue des Champions.
01:15890 interpellations recensées, soit 45% de plus que lors de la finale l'année dernière en 2025.
01:21Alors sur les bancs de l'hémicycle, des députés de tous bords confondus vont interroger et surtout interpeller le gouvernement
01:30sur ces violences.
01:34Merci beaucoup Marion Becker. Premier plateau dans cette salle des pas perdus.
01:38On a le plaisir d'accueillir Erwann Balanant, député Les Démocrates du Finistère.
01:42Antoine Léaumant, bonjour.
01:43Bonjour.
01:44Député La France Insoumise de l'Essonne.
01:45On va revenir sur une proposition de loi adoptée à l'unanimité.
01:49C'est assez rare dans cette Assemblée, Nicolas Fleury.
01:52C'est la proposition de loi pour lutter contre les violences en milieu scolaire.
01:55Oui Elsa, alors c'était in extremis mais à l'unanimité, vous l'avez dit, et si tous les députés
01:59présents ont voté pour ce texte qui était malgré de nombreux points qu'il est divisé, c'est parce qu
02:04'il y a eu de nombreux compromis.
02:06Ce qui reste l'une des principales mesures, ce sont des contrôles renforcés pour le personnel de l'enseignement public
02:12comme privé, des contrôles qui devront avoir lieu tous les trois ans.
02:15Quant aux établissements privés sous contrat, ils seront eux aussi contrôlés tous les cinq ans et la loi prévoit des
02:21sanctions administratives en cas de manquement.
02:23C'est à partir de là, dans l'hémicycle hier, que les débats se sont faits plus houleux.
02:26L'extrême droite craignante une mise sous tutelle de l'enseignement privé.
02:30Mais c'est une autre mesure, très polémique, elle aussi qui a été retirée, la levée du secret de la
02:35confession pour les religieux.
02:36C'était une ligne rouge pour les républicains.
02:38Il y avait un temps de débat très réduit.
02:40Alors les deux rapporteurs du texte ont accepté de supprimer cette mesure pour que la loi puisse être acceptée.
02:46Merci beaucoup Nicolas Fleury.
02:48On va revenir justement sur les différentes dispositions de cette proposition de loi.
02:52Sur l'article numéro 1, il s'agissait de reconnaître la reconnaissance des responsabilités.
02:57C'était les responsabilités de l'État.
02:59Dans la version originale du texte, le gouvernement a voulu corriger les responsabilités.
03:03Ce sont les auteurs, les établissements et ensuite la puissance publique.
03:08Est-ce que cette hiérarchie était nécessaire, Antoine Léaumant ?
03:10De toute façon, ce qui compte, je crois, c'est qu'il y a une reconnaissance de la responsabilité de
03:14l'État
03:14et que ce soit maintenu dans le texte, cette affaire Betaram qui a été à l'origine du déclenchement de
03:21la commission d'enquête
03:22menée par nos collègues Paul Vannier et Violette Spilbout, elle mène aujourd'hui à cette proposition de loi.
03:28Et je crois qu'on peut se satisfaire que sur un sujet aussi important que les violences physiques et les
03:33violences pédocriminelles
03:34contre les enfants, il y ait une unanimité de l'Assemblée nationale et qu'on soit capable, sur un sujet
03:40comme celui-ci,
03:41de protéger, moi je l'espère, dès l'année prochaine, les 12 millions d'enfants qui sont scolarisés.
03:45Alors je dis dès l'année prochaine parce que pour ça, il faut que le gouvernement aille vite
03:49et notamment qu'il inscrive au Sénat cette proposition de loi en procédure accélérée.
03:53C'est ce que je souhaite, c'est ce qu'on espère, parce que dès septembre prochain, on pourrait appliquer
03:57cette loi.
03:57On va revenir donc dans le détail du texte, mais Erwan Balanant, par rapport à ce que dit Antoine Léaumant,
04:02il y a eu un peu de politique, évidemment, dans les débats, notamment sur le fait que la rapporteure Violette
04:08Spilbout
04:08ne consigne pas la proposition de loi avec Paul Vannier sur l'affaire Béthara.
04:14Mais effectivement, ce que vous retenez aujourd'hui, c'est l'unanimité de l'Assemblée.
04:18Tout le monde l'a voté, peu importe les critiques.
04:21Oui, mais c'était l'essentiel. Et l'essentiel, c'était aussi qu'il y ait un travail parlementaire.
04:26On a eu un bon travail d'amendement en commission. Il y a eu un certain nombre d'ajustements.
04:31Et hier, il y a eu aussi un certain nombre d'amendements déposés par les groupes et déposés dans notre
04:36groupe.
04:36Et je dis ça parce que la France Insoumise et quelques autres personnes nous ont fait l'accusation de faire
04:42de l'obstruction.
04:43D'avoir déposé beaucoup d'amendements. On sait qu'il fallait que le texte soit voté avant minuit.
04:46On a tout fait pour que ça le soit. Et si c'était de l'amendement, je le redis.
04:51Il faut vraiment que je prenne des cours avec M. Léaumant parce qu'on est vraiment des billes en matière
04:55d'obstruction.
04:58On a déposé des amendements. On les a fait adopter.
05:01Et on a utilisé à peine 10-15 minutes de temps de parole sur les 6 heures.
05:05Donc vraiment, on n'est pas bon. Il va falloir qu'on progresse.
05:08Alors, on revient une dernière minute sur cette question.
05:10Et après, on vient sur le fond du texte.
05:11Mais Antoine Léaumant, c'est vrai que pour certains, c'était un peu savoureux de voir des Insoumis dénoncer un
05:15nombre d'amendements sur un texte.
05:16On sait que parfois, vous les comptez par centaines ou par milliers.
05:19Il ne vous échappera pas qu'on est dans l'opposition et que quand le gouvernement essaye de faire passer
05:23en force des projets de loi comme la réforme des retraites, par exemple,
05:26s'opposer à l'adoption de la réforme des retraites, ça fait partie de faire respecter la volonté du peuple.
05:31Mais sur ce sujet-là, sur la loi que nous avons votée hier, il y avait un risque, effectivement, non
05:39pas d'obstruction,
05:40mais d'essayer de faire en sorte que le débat dure jusqu'à plus de minuit.
05:43Et il faut l'expliquer à nos téléspectateurs, si ça avait duré jusqu'à plus de minuit, cette loi n
05:48'était pas adoptée.
05:49Mais moi, je...
05:50Allez, on ne va pas refaire le match parce que la loi a été adoptée.
05:53Et je préfère qu'on rentre dans le détail du texte également.
05:56Je fais davantage reposer la faute sur M. Attal qui a décidé de l'inscrire dans un temps réduit.
06:03Et ça, ce n'est pas grave. À la fin, la loi est adoptée.
06:05Allons sur le fond du texte, c'est ce qu'on retient.
06:06Et c'est une bonne nouvelle pour les enfants.
06:08Sur l'article 1, Erwann Balanant, est-ce que c'est important de dire que les premiers responsables,
06:13ce sont les auteurs, les établissements et la puissance publique ?
06:17Il y avait une volonté de ne pas déresponsabiliser ceux qui commettent des crimes ?
06:21Bien sûr.
06:21Voilà. L'enjeu, il est que tout le monde est responsable dans...
06:25Enfin, il faut qu'on... Il y a une... Comment dire ?
06:28Une responsabilité de notre société.
06:30Depuis des années, notre société n'entend pas.
06:34C'est pas qu'on a parfois parlé de libération de la parole.
06:39Non, la parole a toujours été là.
06:40C'est l'écoute.
06:41C'est l'écoute.
06:42Qui a changé.
06:42Et depuis des années, depuis de nombreuses années,
06:46vous avez des personnes dans tous les domaines.
06:48Dans le domaine de l'école, dans le domaine du cinéma,
06:51j'ai dû traiter ce sujet.
06:53Dans le domaine du périscolaire, on le voit aujourd'hui.
06:56Les paroles étaient là.
06:58Les cris des enfants étaient là.
07:00Et la responsabilité, elle est collective de notre société
07:03de ne pas avoir entendu.
07:05Alors, effectivement, il y a les auteurs.
07:06Et ceux-là, ils doivent être punis devant la loi.
07:09Et c'est le code pénal qui va le faire.
07:12Et il faut que la responsabilité de l'ensemble de la société
07:15et, in fine, aussi la responsabilité de la puissance publique
07:19soient reconnues pour qu'on avance
07:21et pour que notre école, elle soit un lieu de sérénité pour nos enfants.
07:24Vous avez parlé, Erwan Balanant, du périscolaire.
07:27C'était aussi un point de consensus de dire, attention,
07:30il ne faut pas que ce soit un angle mort.
07:31On sait, à l'école, il y a des professionnels de l'éducation nationale,
07:34mais il y a aussi d'autres adultes.
07:36Il y a eu énormément d'affaires qui ont secoué beaucoup de familles,
07:39notamment à Paris.
07:40Le périscolaire, il fallait impérativement que ça figure dans le texte.
07:44Bien sûr.
07:44Et justement, l'objectif est d'éviter qu'il y ait des angles morts.
07:47Parce que, sur ce point-là, je suis complètement en accord avec Erwan Balanant.
07:51La parole des enfants, elle existe.
07:53Et nous, notre rôle comme puissance publique et comme parents aussi,
07:57c'est de réussir à la susciter.
07:59Donc, à l'intérieur de la loi, il y a aussi des formations,
08:01à la fois pour les personnels, mais aussi pour les enfants.
08:04Et être capable de former nos enfants à dire ce qui se passe,
08:08à savoir dire non d'abord et ensuite à dire ce qui se passe,
08:12quand ils sont victimes notamment d'agressions sexuelles
08:15ou de sévices, de violences,
08:17eh bien, c'est renforcer notre société dans son ensemble.
08:19Et ça va permettre de traiter la question à la fois sur la question de l'école,
08:24effectivement, dans le privé comme dans le public,
08:26et du périscolaire.
08:27Et pour nous, c'était vraiment indispensable
08:30que l'ensemble de ces sujets soient traités
08:32pour qu'on protège les enfants dans tous les endroits
08:34où ils sont en contact avec les enfants.
08:34Prévention, information, sanctions aussi.
08:36On a beaucoup parlé de certificats d'honorabilité.
08:40Pour que quelqu'un puisse être embauché,
08:42il faut à la fois le présenter,
08:43il y a des contrôles tous les trois ans,
08:45un renforcement, effectivement, indispensable, Erwan Balanant.
08:48C'est indispensable.
08:50On l'a fait dans l'éducation nationale.
08:52On l'étend au périscolaire.
08:54On l'avait déjà fait dans le sport.
08:56Mais si on a un angle mort énorme,
08:58c'est justement qu'on ne l'a pas encore fait
09:00dans le monde de la culture,
09:02dans le monde des associations.
09:04Et dans, en réalité,
09:06à chaque fois qu'un enfant est en responsabilité,
09:10a une responsabilité vis-à-vis d'un enfant,
09:12il faut que son contrôle d'honorabilité soit contrôlé.
09:15Et il faut qu'on aille encore plus loin.
09:16Moi, j'ai déposé un texte sur les violences
09:20dans le monde de la culture
09:21qui étend cette honorabilité à l'ensemble des enfants.
09:25Et je pense qu'il faut vraiment qu'on aille dans ce sens-là,
09:27sinon on n'avancera pas.
09:27Il faut que tout le monde se parle,
09:28parce qu'on voit que parfois,
09:29certains dépendent des mairies,
09:31d'autres de l'éducation nationale.
09:33Il faut que tout le monde se parle.
09:34Il faut qu'on ait un système clair, précis, efficace,
09:38pour que chaque employeur,
09:41chaque responsable associatif,
09:42chaque responsable de périscolaire,
09:44se dise, je suis tranquille,
09:47l'honorabilité de cette personne a été contrôlée.
09:50On ne sera pas à l'abri d'accidents.
09:52On ne sera pas à l'abri.
09:53Mais au moins, on sera dans une démarche
09:57qui permettra à l'employeur et aux parents d'être sereins.
10:00Il y a des mesures également, Antoine Léomant, préventives.
10:04Oui.
10:04Est-ce qu'avec la présomption d'innocence,
10:07on peut dire qu'une personne,
10:09alors même qu'elle n'est pas condamnée,
10:11doit être exclue de la surveillance d'enfants, par exemple ?
10:14Est-ce que l'intérêt de l'enfant doit primer
10:17sur ce principe de droit qu'est la présomption d'innocence ?
10:19Évidemment.
10:20S'il y a des remontées du terrain,
10:23des remontées des enfants,
10:24est-ce qu'on pense vraiment que les enfants
10:25vont aller inventer des histoires
10:28contre des adultes ?
10:29Non, il y a plutôt, en général,
10:31un respect des adultes dans l'école
10:33et dans le périscolaire.
10:34Donc, si les enfants signalent des faits
10:36ou que des collègues signalent des faits,
10:39notre devoir collectif,
10:40c'est justement d'essayer de protéger.
10:41Et je le redis,
10:42dans les mesures de prévention,
10:43il y a aussi les mesures de formation
10:45et des formations générales,
10:46c'est-à-dire être capable, y compris,
10:48de bien écouter la parole des enfants,
10:50de comprendre quand il y a quelque chose
10:51qui est différent de d'habitude,
10:52qui ne se passe pas bien,
10:53parce qu'ils n'ont pas nécessairement
10:55la même manière d'exprimer les choses
10:57qu'on va le faire nous,
10:58comme on est capable de le faire là,
10:59en argumentant, en expliquant.
11:00Ils vont signaler par un changement de comportement,
11:03par une différence de manière de parler,
11:05par des mots qu'ils vont dire parfois
11:07ou des choses qu'ils vont faire,
11:08ils vont signaler qu'il y a quelque chose
11:10qui ne se passe pas bien.
11:11Eh bien, dans ce cas-là, oui,
11:12il doit y avoir des mesures
11:13de précaution et de prévention
11:15et ça doit être notre souci collectif
11:19que de préserver les enfants d'abord et avant tout.
11:22Alors, il y avait quand même certains groupes
11:24qui ont eu des réserves sur ce texte,
11:25c'est le cas du Rassemblement national.
11:27Je vous propose de retrouver le député Roger Chudot.
11:29Bonjour Roger Chudot.
11:30Finalement, votre groupe a voté
11:32cette proposition de loi Betaram.
11:34Pourquoi ?
11:35Eh bien, écoutez, au départ,
11:36j'avais exprimé le fait que
11:38nous considérions qu'il y avait
11:39dans la proposition de loi de Mme Spilbout,
11:42deux lois, en fait.
11:43L'article 1 à 6,
11:44c'était une loi de protection
11:47des enfants en milieu scolaire
11:49contre la violence.
11:49et les articles 7 à 9
11:51étaient une seconde loi
11:53qui avait pour objet principal
11:55l'enseignement privé diocésain.
11:57Et nous avions dit,
11:58j'avais dit à la tribune,
11:59il faudra,
12:00notre position de vote dépendra
12:01de ce qui se produira
12:02sur les articles 7 à 9.
12:04Pour l'instant,
12:05c'est une ligne rouge.
12:06Et donc,
12:07nous avons obtenu satisfaction
12:09puisque l'article 9 a disparu,
12:11enfin,
12:11il a été vidé de son sens,
12:12c'était celui qui concernait
12:13les ministres du culte,
12:15bon,
12:15autrement dit,
12:15le secret de la confession.
12:17Et le sujet du renouvellement
12:19des contrats
12:20qui était dans l'article 7,
12:21dans un alinéa,
12:22dans deux alinéas,
12:23a disparu aussi.
12:24Donc,
12:25sur ces bases-là
12:25qui ont été négociées ouvertement,
12:27nous avons décidé
12:28que nous devions voter
12:30cette loi de protection des enfants.
12:32Est-ce que des violences faites aux enfants,
12:34est-ce que dénoncer
12:35auprès de la justice
12:36des violences faites aux enfants
12:37n'aurait pas nécessité
12:38qu'on puisse enfreindre
12:39le secret de la confession ?
12:40Alors, écoutez,
12:41c'est un autre sujet.
12:42Nous avons considéré,
12:43Madame Spielbuth l'a dit à la fin,
12:45puisqu'elle a appelé à voter
12:46pour l'amendement de suppression.
12:47Qu'un sujet de cette gravité
12:49et de cette complexité,
12:50à la fois juridique,
12:53constitutionnelle, morale,
12:54ne pouvait pas être discuté
12:56cinq minutes
12:56avant la clôture des débats,
12:58que ça aurait été
12:59d'abord inconvénant,
13:00indigne et surtout inefficace.
13:01Donc,
13:02c'est un débat qui pourra être...
13:03Nous ne sommes pas opposés
13:04à ce qu'on en parle.
13:05Il n'y a pas de sujet tabou.
13:07Il n'y a pas de loi
13:08au-dessus des lois de la République.
13:09La question n'est pas là.
13:10Mais simplement,
13:11pas dans ces conditions-là.
13:12Merci beaucoup.
13:13Je vous en prie, Madame.
13:14Merci Stéphanie Despierres.
13:15On va revenir sur cette fameuse
13:17question épineuse
13:18du secret de la confession.
13:19Ce que Roger Chudot dénonçait,
13:21c'était un texte
13:21qui ciblait un peu trop
13:23à son goût
13:24l'enseignement catholique.
13:25Est-ce que c'est le cas,
13:26Erwan Balanant ?
13:27Moi, ces procès,
13:29dans un sens comme dans l'autre,
13:31ils me fatiguent, en fait.
13:32Vraiment, ils me fatiguent.
13:33Aujourd'hui, on a un enseignement...
13:35D'ailleurs, il ne faut pas parler
13:36d'enseignement catholique.
13:37Il faut parler d'un enseignement privé.
13:39Privé.
13:40Il est confessionnel
13:41pour les catholiques,
13:42mais il y a aussi...
13:43Et dans le texte,
13:44on parle d'enseignement privé,
13:45sensiblé, tel ou tel.
13:46Il y a d'autres types
13:48d'enseignements non publics.
13:52Mais ils participent aussi
13:53aux services publics.
13:54Moi, je suis issu d'un territoire
13:55où quasiment 42% des enfants
13:57sont scolarisés dans le privé.
13:59La Bretagne.
14:00La Bretagne.
14:01Parce qu'en Bretagne,
14:02il y a une tradition historique.
14:04Il y a des écoles,
14:06effectivement, catholiques, privées,
14:08qui ont une tradition d'accueil,
14:10inconditionnelle,
14:10qui ne sont quasiment pas payantes,
14:12qui sont...
14:13Voilà, et qui participent.
14:14Alors, vous qui en avez beaucoup,
14:15est-ce qu'elles se sentent visées
14:17par ce genre de texte ?
14:18Non, je ne crois pas.
14:19Mais par contre, il faut...
14:21Oui, il faut que la République,
14:23les contrôles.
14:24Et c'était tout l'enjeu du texte.
14:25Et c'est pour ça que moi,
14:26j'ai soutenu le texte.
14:27Parce qu'elles ont...
14:31Elles ont une responsabilité.
14:32À chaque fois que vous avez
14:34un enfant sous votre responsabilité,
14:38votre responsabilité est énorme.
14:40Et donc, elles doivent être contrôlées.
14:42Elles doivent répondre à des normes
14:44qui sont les normes
14:45que la représentation nationale définit
14:47par rapport aux enjeux de la société.
14:49Antoine Léaumant,
14:50on rappelle que Paul Vannier,
14:51qui était co-rapporteur
14:52dans cette commission d'enquête,
14:54lui allait un peu plus loin.
14:55Assumait qu'effectivement,
14:57dans l'enseignement privé,
14:58il y avait beaucoup,
15:00beaucoup d'affaires
15:00qui s'étaient produites
15:01dans l'enseignement catholique.
15:03C'est un cas.
15:03Enfin, je veux dire,
15:04c'est un fait.
15:05Depuis 1950,
15:06il y a eu 330 000 cas
15:08de violences commises
15:09contre des enfants
15:12soit dans l'école privée,
15:14soit dans le cadre
15:15de l'église de religieux.
15:18Donc, c'est un fait.
15:19Mais ce fait,
15:20il existe dans toute la société.
15:21Et c'est justement ça
15:23qui devrait normalement
15:25faire écho dans la tête
15:26de tout le monde.
15:26Il ne s'agit pas de cibler
15:27que le privé.
15:28Il s'agit de dire
15:29que dans le privé,
15:30particulièrement parce qu'il y avait
15:31moins de contrôles jusqu'à présent,
15:32il y a un problème.
15:33Donc, tout le monde devrait être d'accord
15:35avec le fait qu'il y a des contrôles
15:36qui s'appliquent de la même manière
15:38qu'ils s'appliquent dans le public.
15:39Personne, je pense,
15:41dans l'école privée,
15:42particulièrement chez les parents,
15:43ne se sentirait visé
15:45ou ciblé
15:46d'une manière ou d'une autre
15:47si on disait
15:48qu'on allait davantage
15:49contrôler son école
15:50et que l'État contrôlerait
15:51davantage une école privée.
15:52Enfin, je pense que tout le monde
15:53est d'accord avec le fait
15:54qu'on protège nos enfants,
15:55que ce soit dans l'école publique
15:56ou dans l'école privée.
15:57Et d'une certaine manière,
15:58moi, je trouve que
15:59ceux qui se sont opposés
16:00à nos arguments
16:01sur l'école privée
16:03donnent eux-mêmes
16:03une mauvaise image
16:04de l'école privée
16:05parce que ça donne l'impression
16:08qu'ils auraient quelque chose
16:08à cacher,
16:09qu'il y aurait effectivement
16:09un problème
16:10et qu'ils ne voudraient pas
16:10que l'État
16:11aille mettre son nez dedans,
16:12pardon,
16:12mais ici,
16:13nous sommes dans un État laïque
16:15dans lequel nous ne reconnaissons
16:16ni ne salarions aucun culte
16:18et que,
16:18donc,
16:19dans l'école,
16:19nous avons certes
16:21des écoles confessionnelles
16:22parfois privées,
16:23mais que la loi de la République
16:25doit s'appliquer
16:25et particulièrement
16:26quand il s'agit
16:27de protéger les enfants.
16:28Alors, il y a eu
16:28un autre débat,
16:29un débat que finalement
16:30vous n'avez pas tant eu
16:31faute de temps,
16:32c'est ce que Roger Chudot
16:34expliquait,
16:34celui sur le secret
16:35de la confession.
16:36Il était prévu dans le texte
16:37que les ministres du culte
16:39soient soumis
16:39aux obligations
16:40de dénonciation
16:41des faits de violence
16:42sur mineurs,
16:43y compris lorsque c'est
16:44dans le secret
16:45de la confession.
16:46Finalement,
16:47faute de temps
16:47et peut-être pour voir
16:48le texte adopté,
16:50l'amendement,
16:50dans ce sens-là,
16:51l'article a été supprimé.
16:52Est-ce qu'il aurait fallu
16:53le maintenir,
16:53Erwann Balanant ?
16:55Le maintenir, là, non,
16:56parce qu'on n'aurait pas réussi
16:57à avoir le texte.
16:58Avoir le débat,
16:59je le dis, oui.
17:00Il faut qu'on ait ce débat
17:02pour la protection
17:03de nos enfants.
17:03D'ailleurs,
17:04je signale qu'il y a
17:05des dispositifs
17:06du code pénal
17:07qui s'appliquent aussi
17:08aux prêtres,
17:10aux imams
17:11et à toute personne
17:12qui recueille
17:13une confession.
17:15Il y a des dispositifs
17:16dans le code pénal
17:17qui obligent
17:19toute personne
17:20qui connaît
17:22des faits
17:23en cours
17:24de les dénoncer.
17:25Donc, voilà.
17:26Mais il n'empêche
17:27que le sujet,
17:28on doit l'avoir
17:29sur les prêtres,
17:31on doit l'avoir aussi
17:32sur les médecins.
17:33C'est un sujet
17:34qu'on n'a pas traité
17:35et vous savez,
17:36moi, je suis le député.
17:36Et on peut lever
17:36le secret médical.
17:38Les médecins
17:39peuvent dénoncer
17:40quand ils sont
17:40en connaissance
17:41d'abus sur des enfants.
17:42Mais il faut être très prudent
17:43parce que
17:45si vous rendez
17:46cette dénonciation
17:48de la confession
17:50automatique
17:51simple,
17:52si vous ne la bornez pas,
17:53vous n'aurez plus
17:53non plus de confession.
17:55Et la confession
17:56permet parfois
17:57à des personnes
17:58de dire
17:58il faut,
17:59là,
17:59tu as fait quelque chose
18:00et il faut que tu ailles
18:01devant la justice.
18:02Malheureusement,
18:03on sait qu'elle sert
18:03parfois beaucoup
18:04à couvrir aussi
18:05certains abus.
18:06Ce n'est pas tant
18:06le secret de la confession
18:08qui a servi à couvrir,
18:09c'est parfois
18:10un système d'omerta
18:11beaucoup plus complexe
18:13à l'intérieur
18:13du corps ecclésiastique.
18:13Puisque vous l'aviez dit,
18:14les gens parlaient
18:15au-delà aussi
18:16du confessionnel.
18:17Antoine Léomand,
18:18est-ce qu'effectivement
18:19par pragmatisme
18:20et pour que cette loi
18:21soit votée,
18:22vous l'avez rappelé,
18:23le temps était contraint,
18:24il fallait enlever
18:25cet article
18:26qui faisait trop débat ?
18:28Écoutez,
18:28Paul Vannier
18:28a dit notre position
18:30sur ce sujet
18:31et je pense qu'on ne peut pas
18:32reprocher à la France insoumise
18:33d'avoir été fermée
18:35et d'avoir voulu
18:36être jusqu'au boutiste
18:38sur ses positions.
18:38Oui, pour nous,
18:39c'était très important
18:40que ce secret
18:41de la confession
18:42soit levé
18:42sur les violences sexuelles
18:45qui sont faites
18:45aux enfants
18:46parce que,
18:47encore une fois,
18:47ce qui prime chez nous,
18:48c'est la volonté
18:48de protéger les enfants,
18:50des adultes
18:51qui les agressent.
18:51Ça primait chez tout le monde,
18:53Antoine.
18:54Je crois d'ailleurs
18:55que c'est pour ça
18:55que le texte hier
18:56on a appétit.
18:57C'est parce que je crois
18:59que dans cette représentation nationale
19:01il y a une volonté
19:02de s'occuper des enfants.
19:03Oui, mais je pense
19:03que chez ceux
19:04qui, disons,
19:06auraient été prêts
19:07à bloquer le texte
19:08qui sont sur la partie droite
19:10et même extrême droite
19:10de l'hémicycle
19:11sur la base
19:12de cette question-là,
19:13je pense que ça aurait pu être
19:15un facteur de blocage
19:16et que donc
19:16nous n'aurions pas pu aller
19:17jusqu'au bout
19:18de l'examen du texte.
19:19Donc nous,
19:19nous avons sur ce point-là
19:21fait amende honorable
19:22mais je pense
19:23qu'à un moment donné
19:23il faudra avoir le débat
19:24et par ailleurs,
19:25je le dis,
19:25nous avons nous
19:26cette obligation-là
19:27député.
19:27Article 40 du code
19:28de procédure pénale
19:29quand nous sommes témoins
19:31ou que nous avons
19:32connaissance de faits
19:33qui sont délictuels
19:33ou criminels,
19:34nous avons l'obligation
19:35de les transmettre
19:37à la justice
19:37avec l'article 40
19:38du code de procédure pénale
19:39et je trouve que
19:40le fait qu'il puisse y avoir
19:41un parallèle
19:41avec les ministres du culte
19:43pourrait être,
19:44enfin, aurait du sens.
19:45Erwan Balanon,
19:46vous disiez l'objectif
19:48et on voit bien
19:48par l'unanimité
19:49du vote du texte
19:50c'est évidemment
19:50de protéger les enfants
19:52mais effectivement
19:52dans l'amendement
19:53de Xavier Breton,
19:54député de la droite républicaine,
19:56il est clairement dit
19:57si la protection des mineurs
19:58et la lutte contre les violences
19:59en milieu scolaire
20:00demeure une priorité absolue,
20:01cet objectif
20:02ne saurait conduire
20:03à porter une atteinte
20:05disproportionnée
20:05à une liberté fondamentale.
20:07Est-ce que
20:08ça ne donne pas le sentiment
20:09qu'on protège
20:11un peu le culte
20:12et les ministres du culte
20:14plutôt que les enfants ?
20:15Ça peut être interprété
20:16comme tel ?
20:16C'est tout le débat
20:17Alors peut-être par des gens
20:18qui sont moins croyants
20:19que d'autres.
20:19Oui, mais c'est tout le débat
20:20qu'on peut avoir
20:21et sur ces sujets-là
20:23il faut sortir
20:25de ces convictions.
20:26On a tous des convictions
20:28religieuses
20:29ou pas.
20:30Parfois,
20:30on peut être très athée.
20:32J'aime bien ce concept
20:33d'être très athée.
20:35Je me sens un peu concerné.
20:37Mais on peut respecter
20:39les convictions religieuses.
20:40Mais le sujet,
20:41c'est éviter
20:42dans notre société
20:43que des enfants parlent
20:45et que cette parole
20:46ne soit pas entendue.
20:48Et si on a des ajustements
20:50à faire sur le secret médical
20:52avec les médecins,
20:53sur le secret
20:54de la confession,
20:55il faut qu'on le fasse.
20:56Mais il faut qu'on le fasse
20:57sérieusement
20:58avec un vrai travail approfondi
21:01et un travail
21:02qui mérite
21:03et qui est d'ailleurs
21:04passionnant à faire.
21:06C'est comment
21:06dans notre société,
21:08on fait en sorte
21:09d'écouter,
21:13d'être tout simplement
21:14dans une empathie,
21:15dans une empathie
21:16de comprendre
21:17la parole de l'autre,
21:18de comprendre
21:19en quoi l'autre souffre.
21:20C'est ça le sujet.
21:21Et d'ailleurs,
21:22moi qui suis issu
21:23d'une famille
21:24de tradition chrétienne
21:25et d'une famille chrétienne,
21:26même si je suis athée,
21:29la question
21:29d'entendre la souffrance,
21:32c'est quelque chose
21:32qui pourrait nous réunir.
21:34Il y a la question
21:35de la reconnaissance,
21:36de l'écoute.
21:36Il y avait la question
21:37de l'indemnisation.
21:38Alors évidemment,
21:39l'argent ne réparera
21:40jamais certains traumatismes,
21:42mais elle est importante
21:43pour les victimes.
21:44On est allé assez loin
21:46sur cette question,
21:47Antoine Léomont,
21:47puisque là,
21:48on renvoie
21:49à un rapport
21:49pour savoir justement
21:50si le fonds d'indemnisation
21:51pourrait être créé.
21:53C'est dommage
21:54effectivement
21:54de ne pas être allé
21:56jusqu'à la création
21:57de ce fonds d'indemnisation
21:59à l'intérieur
21:59de cette loi.
22:01Mais clairement,
22:02on est en train
22:02d'avancer
22:02sur ce sujet-là.
22:04Et moi,
22:04je trouve que
22:05ce qu'il faut retenir
22:06d'abord,
22:06c'est le travail considérable
22:07qui a été réalisé
22:08par nos collègues,
22:09par Paul Vannier,
22:10par Violette Spilbout.
22:11Paul est députée
22:12de la France insoumise,
22:13Violette Spilbout
22:13est députée
22:14du camp macroniste.
22:16Et je trouve que
22:17sur cette commission
22:18d'enquête
22:19dite Bétharam
22:20et qui en fait
22:20était une commission
22:21d'enquête
22:21sur les violences
22:22dans le milieu scolaire,
22:23ils ont produit
22:23un travail qui est remarquable
22:25et qui permet
22:25que cette question
22:26émerge d'une manière,
22:28je dirais,
22:29inédite dans notre société.
22:30Et moi,
22:31je suis parent
22:31d'un petit.
22:33Je sais que
22:34à l'issue
22:35de cette commission
22:36d'enquête,
22:37je fais beaucoup
22:37plus attention
22:38à ce qui pourrait arriver
22:39à mon petit
22:40que ce que c'était
22:42le cas avant.
22:42Et ce n'est pas
22:43parce que j'aurais été
22:44un mauvais parent
22:44ou quoi que ce soit.
22:45C'est parce que
22:46le fait de faire connaître
22:47ce type
22:49de violences,
22:50de douleurs
22:51qui sont celles
22:51des enfants,
22:52ça invite tous les parents
22:53à être plus attentifs
22:54de la même manière
22:54que le mouvement
22:55MeToo,
22:56par exemple,
22:57a été un moment
22:58pas seulement
22:59de libération
22:59de la parole
23:00mais de prise de conscience
23:01et particulièrement
23:02pour les hommes
23:03des violences
23:04qui pouvaient être
23:05en capacité de commettre.
23:06interroger sur
23:06certains comportements.
23:07Erwan Balanand,
23:08vous,
23:08vous aviez aussi
23:08travaillé sur les violences
23:09sexuelles et sexistes
23:10dans le milieu de la culture.
23:11Là, on voit bien
23:12que dans cette proposition
23:13de loi,
23:13le gouvernement a notamment
23:14fait passer des amendements
23:15sur la liste noire
23:17des animateurs
23:18qui seraient condamnés,
23:19bloqués.
23:19On a le sentiment
23:20que les choses avancent,
23:22que le dossier,
23:23par petites touches
23:24est traité,
23:24même s'il n'y a pas
23:25de solution miracle,
23:26mais la prise de conscience
23:27elle est aussi politique.
23:28Oui, la prise de conscience
23:29elle avance,
23:30elle n'est pas que politique,
23:31elle est sociétale.
23:32Elle est sociétale,
23:33ça j'en suis sûre.
23:33Est-ce qu'elle est politique ?
23:34Oui, mais elle est politique.
23:36Vous savez,
23:36nous sommes des éponges.
23:38Les hommes et les femmes politiques,
23:40suivant nos convictions,
23:41nous sommes des éponges
23:42de la société.
23:43Et nous prenons en compte
23:45un certain nombre d'éléments.
23:47Excusez-moi,
23:47ça m'est tombé dessus là.
23:49Il n'y a rien passé.
23:50Aucun blessé sur ce plateau.
23:53Une petite feuille
23:54qui est tombée d'une lumière.
23:55Ça m'a déconcentré, pardon.
23:56J'ai souri sur un sujet
23:58qui n'était pas assez...
23:59Voilà, mais on l'explique
23:59aux téléspectateurs.
24:00Un petit incident de plateau,
24:02on continue.
24:02Donc, c'est normal
24:03que l'on avance,
24:04mais on a une société
24:07qui est patriarcale,
24:11qui reste violente
24:13à l'égard des femmes
24:14et à l'égard des jeunes
24:15et à l'égard des vulnérables.
24:17Donc, on évolue.
24:18Il faut évoluer.
24:19Il faut que ça aille
24:19encore plus vite,
24:20mais les choses avancent.
24:22La commission d'enquête
24:22sur les violences
24:23dans le monde du cinéma,
24:24de nombre de choses ont avancé.
24:26On vient de déposer un texte
24:27qui est ouvert
24:28à la signature
24:28de nos collègues aujourd'hui,
24:30qui règle
24:30un certain nombre de sujets.
24:32Dans le monde de la culture,
24:33mais aussi d'ordre général,
24:35on a parlé de l'article 40
24:36tout à l'heure.
24:37Nous nous proposons
24:38un dispositif,
24:39avec Sandrine Rousseau,
24:40nous proposons un dispositif
24:41assez similaire,
24:42similaire,
24:42pour les employés,
24:44non fonction publique,
24:45pour pouvoir dénoncer des faits.
24:47Et est-ce que dans cette assemblée,
24:49on le dit très souvent,
24:51fracturée,
24:52on a le sentiment
24:53que ce sujet
24:54des violences sexuelles
24:55et sexistes
24:55contre les enfants
24:57peut avoir un consensus ?
24:59Ça ne va jamais
24:59peut-être assez loin
25:00pour les autres.
25:00On voit qu'il y a
25:01certaines réticences,
25:02mais vous avez quand même
25:03le sentiment
25:03que c'est des dossiers
25:04sur lesquels l'assemblée
25:05peut avancer,
25:05peu importe les couleurs politiques ?
25:07J'ai l'impression
25:08que ça fait partie
25:09de ces rares sujets,
25:10effectivement,
25:10où on arrive à créer
25:12parfois des positions
25:13qui peuvent être
25:14partagées par tous.
25:16Alors, parfois,
25:17il va y avoir,
25:17c'est vrai,
25:18des héritages
25:19souvent religieux
25:20qui font que certains
25:21ne veulent pas aller
25:22assez loin,
25:22à mon sens,
25:24mais sur ces questions-là.
25:25Mais au moins,
25:26j'ai l'impression
25:27qu'on avance.
25:27Et je le dis aussi
25:28au passage,
25:29mais dans la question
25:31des violences sexuelles
25:32dans le monde de la culture
25:33et particulièrement
25:34chez les jeunes,
25:34il y a toujours sur la table
25:36la proposition de résolution
25:37pour la création
25:37d'une commission d'enquête
25:38sur l'affaire Epstein
25:39que nous avons déposée
25:40en commun avec plusieurs députés.
25:43Elle est ouverte
25:43à co-signature
25:44et moi,
25:44je souhaiterais,
25:45de la même manière
25:46qu'il y a celle
25:46sur le monde de la culture,
25:48là, on parle d'un monde
25:48spécifique,
25:49celui du mannequinat
25:50où depuis,
25:51il y a eu beaucoup
25:51de révélations aussi
25:52qui montrent
25:53qu'il y a des enjeux
25:54très forts
25:55dans le monde du mannequinat
25:56qui existent
25:57et je pense que là encore,
25:58ça serait...
25:59Il y a aussi certaines enquêtes
25:59déjà ouvertes,
26:00on sait que ça peut être...
26:01Et des propositions
26:02dans mon texte
26:02sur le mannequinat
26:03qui vont assez loin pour le coup.
26:05Ça peut être quelque chose
26:06sur quoi on avance aussi
26:07en commun.
26:07Moins consensuel ce texte-là,
26:08on le verra
26:09lors du vote tout à l'heure
26:10après la séance
26:11des questions gouvernement.
26:12On va dire un mot
26:12du projet de loi
26:13d'urgence agricole,
26:14Stéphanie Despierre.
26:15Les débats ont été longs
26:16mais moins explosifs
26:17que prévus.
26:18La loi agricole
26:18devrait donc être adoptée
26:20cet après-midi
26:20grâce au soutien
26:21du Bloc central,
26:22des Républicains
26:23et surtout du Rassemblement national,
26:25ce qui n'était pas gagné d'avance.
26:26Ce n'est pas une grande loi
26:27mais c'est une loi intéressante,
26:29expliquait le député Sébastien Chenu.
26:31Le Rassemblement national
26:32et la France insoumise
26:33ont réussi
26:34en votant à plusieurs reprises ensemble
26:36à amender le texte du gouvernement
26:38et à imposer par exemple
26:39l'interdiction des denrées produites
26:41avec des antibiotiques
26:42ou des pesticides
26:43interdits en France,
26:44une sorte de préférence française
26:46pour les aliments servis
26:47dans les cantines publiques
26:48ou encore des prix planchers
26:50pour les produits agricoles.
26:51La France insoumise
26:52n'ira cependant pas
26:53jusqu'à voter le texte.
26:54Le reste de la gauche non plus.
26:56Elle votera contre,
26:57en partie,
26:57car la loi facilite
26:58le stockage de l'eau
26:59et la construction
27:00d'élevages plus grands.
27:02Quand elle sera votée
27:03cet après-midi
27:04à l'Assemblée nationale,
27:04et bien ensuite
27:05elle partira
27:06au palais du Luxembourg
27:07où le sénateur de droite
27:08Laurent Duplon
27:09entend bien évidemment
27:10remettre le sujet
27:11de l'acétamipride
27:12dans le débat,
27:13ce que n'avait pas voulu faire
27:14le gouvernement
27:14ici à l'Assemblée
27:15sachant que c'était
27:16le seul moyen
27:17d'avoir un texte adopté.
27:19Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
27:21Rapidement,
27:22je vais vous demander
27:22les positions de votre groupe.
27:23Les insoumis,
27:24Antoine Léaumont,
27:25vous votez contre,
27:25pourquoi ?
27:26On vote contre
27:27pour deux raisons principales
27:29qui sont d'abord
27:30la construction
27:31de ces méga-bassines
27:32qui interrompent
27:32le cycle de l'eau
27:33et qui aggravent le problème
27:34plutôt que de le résoudre
27:35et puis également
27:36parce que ça va faciliter
27:38la possibilité
27:39pour le gouvernement
27:39d'agrandir
27:40des élevages industriels
27:41déjà énormes
27:42et là pareil,
27:42ça pose d'énormes problèmes.
27:43Je signale quand même
27:44que les avancées du texte
27:45ont été obtenues
27:46par les insoumis
27:47puisque notamment
27:48le vote sur les prix planchers
27:49qui va permettre
27:50de garantir
27:51le revenu des agriculteurs,
27:52le vote qui permet
27:53de protéger
27:55nos produits,
27:56des produits phytosanitaires
27:57utilisés à l'étranger
27:58et qui sont interdits
27:59dans notre pays quand même.
28:00Pour les agriculteurs,
28:01c'est une concurrence déloyale.
28:02Toutes ces avancées-là
28:03et puis la restauration collective
28:04où on va permettre
28:05que ça soit priorité
28:08à l'agriculture française
28:09dans l'industrie collective
28:11et l'obligation de le faire
28:12quand il n'y a pas d'alternative.
28:13Tout ça,
28:14c'est obtenu par les insoumis
28:15mais ça ne nous suffit pas
28:16compte tenu des enjeux
28:18écologiques majeurs
28:18qui sont posés
28:19et qui sont des dangers
28:20pour la santé.
28:21Je ne vais pas vous faire offense
28:21de dire obtenu en première lecture
28:23on verra un petit bas.
28:24Je pense que le Sénat
28:25va tout supprimer
28:26et qu'il va falloir y revenir.
28:27Stéphanie Despierre,
28:28commencez à en parler.
28:28Erwann Balanon,
28:29on sait que le président
28:30de votre groupe,
28:31Marc Fénaud,
28:31ancien ministre de l'Agriculture,
28:33pour vous,
28:33c'est un texte
28:34qui n'est pas une baguette magique
28:35mais qui répond
28:36à certaines interrogations,
28:37à certaines demandes
28:38des agriculteurs ?
28:38Ce n'est pas une baguette magique.
28:40Il participe sans doute
28:41à ce besoin
28:42de sortir de l'idéologie
28:44autour de l'agriculture.
28:46On a des convictions environnementales.
28:48Tout le monde a aujourd'hui
28:49des convictions environnementales.
28:51Les agriculteurs
28:52qui vivent sur les territoires,
28:53qui sont les premiers
28:55dans la boue
28:56et auprès de leurs bêtes,
29:00ont des convictions environnementales
29:02et il ne faut pas faire
29:02de caricatures.
29:04Et à côté des convictions environnementales,
29:06on a un besoin
29:07de souveraineté agricole.
29:08On a besoin d'avoir
29:10de la nourriture produite
29:11dans notre pays
29:13de qualité.
29:14Elle l'est déjà
29:15et on doit continuer ce mouvement
29:16et surtout,
29:17on doit faire en sorte
29:18de limiter les importations.
29:20Évidemment,
29:21il y a des produits
29:21qu'on est obligé d'importer
29:22mais qu'on importe aujourd'hui
29:23du poulet du Brésil
29:25pour être vendus à 3 euros
29:27dans la banlieue parisienne.
29:29Moi, ça ne me va pas
29:30et donc,
29:31on a encore du travail à faire
29:32autour de l'agriculture.
29:34Eh bien, écoute,
29:34on suivra vos votes
29:36à l'un comme à l'autre.
29:37Restez avec nous, messieurs.
29:38Mais merci beaucoup
29:39pour votre participation.
29:40Je vous propose juste d'écouter.
29:41C'est le focus
29:41dans cette émission.
29:47En séance aujourd'hui,
29:48une proposition de loi
29:49pour reconnaître
29:50la responsabilité de l'État
29:51et indemniser
29:52les victimes
29:52du chlordécone,
29:54cet insecticide
29:54très utilisé aux Antilles.
29:56On va retrouver
29:56le député socialiste
29:57de Guadeloupe,
29:58Elie Califère,
29:59celle des 4 colonnes,
30:00au micro de Nicolas Fleury.
30:01Oui, Elie Califère,
30:02vous êtes député socialiste
30:03de Guadeloupe.
30:03Pourquoi cette reconnaissance
30:05de la responsabilité
30:06de l'État,
30:06elle importe tant pour vous ?
30:08Écoutez,
30:09c'est un combat
30:09que nous menons
30:10depuis des années
30:11et que le groupe socialiste
30:12particulièrement a entamé,
30:14on va dire,
30:15depuis des décennies
30:15avec différents députés.
30:16Et moi, je prends le relais
30:18de la commission d'enquête
30:19menée par M. Lechimi.
30:21Et vous savez que le chlordécone,
30:22c'est un scandale,
30:23un scandale environnemental,
30:26un scandale sanitaire
30:27qui affecte les territoires
30:28de Martinique
30:29et de Guadeloupe
30:30parce que l'État
30:31avait décidé,
30:33en âme et conscience,
30:34de laisser les populations
30:36de Martinique
30:37et de Guadeloupe
30:38être exposées
30:39à cette molécule
30:40qui avait déjà été,
30:42comment dire,
30:43décrétée par l'ONU
30:44comme cancérigène.
30:45Voilà l'importance
30:46du travail
30:47que nous menons
30:48depuis des années.
30:48Votre texte,
30:49il est passé par le Sénat,
30:50il a été légèrement modifié.
30:52L'État ne reconnaît plus
30:52sa responsabilité,
30:53seulement sa part de responsabilité.
30:55Vous le regrettez ?
30:56Écoutez,
30:57c'est un peu,
30:58on va dire,
30:58le fruit du travail parlementaire
31:00avec ses insatisfactions,
31:02aussi avec son compromis.
31:03Un compromis
31:04que nous jugeons
31:06acceptable,
31:07mais quand bien même,
31:07on aurait pu aller
31:08beaucoup plus loin
31:09et reconnaître
31:10la responsabilité,
31:12en même temps,
31:12aller plus loin
31:13sur un plan,
31:14on va dire,
31:15d'indemnisation,
31:15un fonds d'indemnisation
31:16des victimes.
31:18Mais là,
31:19l'essentiel est préservé,
31:20c'est que l'État
31:21reconnaît sa responsabilité
31:23et disons,
31:24ça signe aussi
31:25comme objectif
31:26la dépollution,
31:29l'indemnisation
31:30des victimes,
31:31la recherche scientifique,
31:32et c'est les éléments
31:33essentiels
31:34de la PPL
31:35que nous portions.
31:36Justement,
31:36c'est un problème
31:37aussi massif,
31:38on estime qu'il y a
31:38plus de 9 personnes
31:39sur 10 aux Antilles
31:40qui sont contaminées
31:41par le chlordécone.
31:42Quelle indemnisation
31:43concrètement serait possible ?
31:44C'est quoi la prochaine étape ?
31:45Eh bien voilà,
31:46vous avez compris
31:46qu'il y a bien
31:47une prochaine étape.
31:48C'était, disons,
31:49une première étape,
31:50nous avons crainté
31:51les choses.
31:52La seconde étape
31:53serait d'observer
31:55la mobilisation
31:55de l'État.
31:57Il y a bien
31:58un alinéa
31:58qui en parle.
32:00Ensuite,
32:01travailler sur
32:01un véritable fonds
32:02de dynamisation
32:03avec une autorité
32:04indépendante
32:05qui devrait gérer tout cela
32:06avec, à l'aide
32:07de la recherche scientifique
32:09qui devrait s'accélérer,
32:10avoir les moyens aussi
32:11d'amener des résultats,
32:13de confirmer
32:14ce que nos médecins
32:15dans le territoire
32:17annoncent déjà
32:17à grand cri.
32:18Alors là,
32:19les deux chambres
32:20débattent sur des mots
32:21par de responsabilité.
32:22Responsabilité,
32:22vous pensez
32:23qu'une indemnisation,
32:24on n'en est pas
32:24un peu loin aujourd'hui ?
32:26Écoutez,
32:27il y a déjà
32:27un premier plan
32:29chlordécone
32:29qui est insatisfaisant.
32:31On est loin,
32:32mais on sort de loin.
32:33On a,
32:33on gravie
32:35step by step.
32:36C'est un combat.
32:37Dommage qu'il faille
32:39que les députés
32:40eux-mêmes
32:41se mettent
32:41un brin-le-bas
32:42de combat
32:43pour obtenir
32:44des choses
32:44dans cette république-là.
32:46Donc on est loin,
32:46mais en même temps
32:47on avance.
32:47Et les populations
32:48de Martinique
32:49et de Guadeloupe
32:49attendent cela
32:50depuis longtemps.
32:50Merci beaucoup.
32:54Et bienvenue à vous
32:55si vous nous rejoignez
32:56sur LCP.
32:56Nous sommes à 25 minutes
32:58de la séance
32:58des questions
32:59gouvernement
32:59qu'on suit
33:00en direct
33:01et en intégralité
33:02à partir de 15h.
33:03Restez avec nous.
33:05Juste après,
33:05on accueille
33:06deux députés
33:07et quatre citoyens
33:08pour revenir
33:08sur les temps forts.
33:10Le QR code
33:11s'affiche
33:11si vous voulez
33:12participer
33:12à cette séance citoyenne
33:14ainsi que le site
33:14internet.
33:16Tout au long
33:16de cette émission,
33:17on va retrouver
33:17les députés
33:18qui vont interpeller
33:19le gouvernement
33:19au micro
33:20de Stéphanie Despierres
33:21et Nicolas Fleury
33:22depuis la salle
33:23des quatre colonnes.
33:24Marion Becker
33:24a elle d'ores et déjà
33:26tous les thèmes
33:27évoqués lors de la séance
33:28et puis quelques minutes
33:29avant 15h
33:30on suivra l'arrivée
33:30du Premier ministre
33:31Sébastien Lecornu
33:32et des membres
33:33de son gouvernement.
33:35Marion,
33:36on vous retrouve
33:36depuis l'hémicycle.
33:37La séance sera
33:38très largement consacrée
33:39non pas à la victoire
33:41du PSG
33:41mais à ce qui s'est passé
33:42pendant et après le match.
33:46Effectivement Elsa,
33:47ce sont bien sûr
33:47ces violences,
33:49ces émeutes urbaines
33:49en marge du match
33:51du PSG
33:52samedi soir
33:53après cette victoire
33:54en finale
33:54de la Ligue des Champions.
33:56Il y a eu,
33:57je vous le rappelle,
33:58890 interpellations
33:59recensées,
34:00soit 45 de plus
34:02que l'année dernière
34:03lors de la même finale.
34:06Alors sur les bancs
34:07de l'hémicycle,
34:07des députés
34:08de tous bords
34:09confondus
34:09vont interroger
34:10mais surtout
34:10interpeller le gouvernement
34:12sur ces violences,
34:14ces dégâts
34:15causés
34:16lors de cette soirée.
34:18Puis à noter Elsa,
34:19deux questions économiques
34:20avec une question
34:22du groupe
34:23EPR
34:24Ensemble pour la République
34:25sur le sommet
34:26de Jousse France
34:26qui s'est tenu
34:27et une question
34:28sur les suppressions
34:30de postes
34:30ou plutôt
34:31départs volontaires
34:32annoncés par Michelin.
34:341500 postes
34:35dans les 3 ans
34:36qui viennent
34:36avec une question
34:37du député
34:38GDR
34:40du député
34:41Julien Bûgerolle
34:42donc député
34:42communiste.
34:44Merci beaucoup
34:45Marion
34:46et on va revenir
34:46sur ces violences
34:47en marge
34:48de la victoire
34:48du PSG
34:49avec nos deux invités
34:50Kevin Mauvieux
34:50bonjour
34:51député
34:52rassemblement national
34:53de l'heure
34:53Sylvain Berrieuse
34:54bonjour à vous
34:55député horizon
34:56et indépendant
34:56apparenté au groupe
34:57et vous êtes député
34:58du Val-de-Marne
34:59première question
35:00vous allez me dire
35:01elle est peut-être
35:02subtile
35:02mais je pense que
35:03pendant la séance
35:03des questions au gouvernement
35:04ça va être aussi
35:05une question de curseur
35:06est-ce que vous diriez
35:07que c'était une fête
35:08avec en marge
35:09quelques débordements
35:10ou est-ce que vous diriez
35:11qu'on était à deux doigts
35:12de la guerre civile
35:13Sylvain Berrios
35:13non c'était une fête
35:15et il y a eu
35:16des débordements
35:18c'est triste
35:19c'est terrible
35:19mais c'était d'abord
35:20une fête
35:21et il y a eu
35:22des débordements
35:22comme à chaque fois
35:23qu'il y a un rassemblement
35:25qui peut être sportif
35:26en football
35:27mais qu'on retrouve
35:28également dans les grandes
35:29manifestations syndicales
35:30on a des débordements
35:32et il faut s'interroger
35:34sur les causes profondes
35:34de ces débordements
35:35Kevin Mauvieux
35:36est-ce que vous voyez
35:37quand même l'aspect
35:38fête avant tout
35:40ou les dégradations ?
35:41Malheureusement non
35:42ça aurait dû être
35:43une soirée de fête
35:44pour tous ceux
35:44qui soutiennent
35:45le Paris Saint-Germain
35:46et pour tous ceux
35:46qui sont fans de sport
35:48objectivement
35:48on a tous vu les images
35:49il n'y a absolument
35:50aucune fête
35:51qui a pu se produire
35:52notamment dans la capitale
35:53mais aussi dans certaines
35:54villes de province
35:54je pense à Dieppe
35:56chez moi en Normandie
35:58il n'y a pas eu de fête
35:59on était plus sur des scènes
36:00de guerre civile
36:01et les quelques personnes
36:01qui ont essayé de faire la fête
36:02on l'a vu sur les réseaux sociaux
36:03dont certains enfants
36:05parfois ont fini en larmes
36:06confinés dans des entrées
36:07de banque
36:08parce que dehors
36:09ça pétait dans tous les sens
36:11donc très clairement
36:12non
36:12ce ne sont pas des débordements
36:14on est sur des scènes
36:15de guerre civile
36:16et malheureusement
36:16dire que c'était une soirée festive
36:18avec des débordements
36:19c'est déjà minimiser les choses
36:21C'est minimiser
36:22ou est-ce que vous
36:23c'est maximiser ?
36:24Il y a eu aussi
36:25des belles images
36:26il y a eu peut-être
36:27certaines personnes
36:27qui nous regardent
36:28qui eux ont le sentiment
36:29d'avoir pu faire la fête
36:31plus tranquillement
36:31que ce que votre discours
36:33laisse paraître
36:33Kevin Mauvieux
36:34Pas du tout
36:34il s'agit de minimiser
36:36quand on parle
36:36de quelques débordements
36:37il s'agit d'être honnête
36:39avec les faits
36:39quand on dit que
36:40on a eu énormément de violence
36:42beaucoup trop de violence
36:42et aucune fête
36:4345% d'interpellations
36:45en plus qu'en 2025
36:46en marge du même style d'émeute
36:48c'est parlant
36:49c'est criant de vérité
36:50on était face à des scènes
36:51de guerre civile
36:52les gens n'ont pas pu faire la fête
36:52Sylvain Berriot
36:53est-ce que vous minimisez
36:55le Rassemblement National
36:56parle de guerre civile ?
36:57c'est pas une guerre civile
36:59c'est pas vrai
36:59en revanche
37:00il y a des débordements
37:01d'une violence inouïe
37:03qui ont eu lieu
37:04on peut pas faire
37:05comme s'ils n'avaient pas existé
37:06elles ont eu lieu
37:07elles sont venues gâcher
37:08une fête
37:08il y a des endroits
37:09moi j'habite à Saint-Mort-des-Faussés
37:10ma conscription
37:11c'est Saint-Mort-des-Faussés
37:12ça s'est passé
37:13très gentiment
37:13mais à l'évidence
37:15il y a eu
37:16au coeur de Paris
37:18des violences urbaines
37:19d'une violence
37:20encore une fois
37:21inouïe
37:21il faut se poser la question
37:23pourquoi est-ce que
37:24dans le football
37:24à chaque fois
37:26qu'il y a un rassemblement
37:27de cette nature
37:28il y a des heures
37:28mais pourquoi est-ce que
37:30en fait en France
37:31et notamment à Paris
37:33lorsqu'il y a
37:33des grandes manifestations
37:35il y a toujours
37:36des casseurs quelque part
37:37il faut quand même
37:38s'interroger
37:39parce que les politiques
37:40ont une responsabilité
37:41c'est pas lorsque
37:43vous savez
37:43lorsque vous avez
37:44les extrêmes
37:44qui notamment
37:46je pense à l'extrême gauche
37:47qui acceptent
37:48dans leur rang
37:49des gens violents
37:51qui viennent
37:52dans les manifestations
37:53faire de la violence
37:54il ne faut pas s'étonner
37:55ensuite que cet exemple-là
37:56soit reproduit
37:57dans des grandes manifestations
37:58et lorsque Clémence Guettet
38:01deux minutes
38:02après la fin du match
38:03explique
38:04que le gouvernement
38:05et Laurent Nunez
38:06n'a pas à venir
38:07gâcher la fête
38:08il faut quand même
38:09s'interroger
38:09sur la responsabilité
38:10politique de chacun
38:11voilà
38:12des demandes
38:13de responsabilité
38:14et des accusations
38:15différentes
38:16je vous propose
38:16de retrouver
38:17le député
38:18écologiste et social
38:19Pourria Amircheil
38:20au micro de Nicolas Fleury
38:21oui bonjour
38:22monsieur Amircheil
38:23vous votre question
38:24est une des nombreuses
38:25qui portent sur ces violences
38:26après le match du PSG
38:27mais sur quoi précisément
38:29quel est l'axe ?
38:30ça dépend de ce qu'on appelle
38:31les violences
38:32cueillées dans des rassemblements
38:33de supporters
38:35dans le foot
38:35des tumultes plus importants
38:37que dans d'autres sports
38:37c'est un fait
38:38mais qu'est-ce qui pousse
38:40comme ça systématiquement
38:41le gouvernement
38:41qu'il s'agisse des rêves parties
38:42qu'il s'agisse
38:44d'une soirée de fêtes
38:45sportives
38:46pour célébrer
38:47la victoire d'un club
38:48ou dans bien d'autres situations
38:49regardez ce qui s'est passé
38:50à Paris
38:50lorsque des jeunes
38:51ont voulu se baigner
38:52par canicule
38:53par temps de canicule
38:54la seule réponse
38:54c'est une répression
38:56brutale
38:56et sans discernement
38:57il y a un problème
38:58parce que ça ne se passe pas
38:59comme ça dans les autres
39:00pays européens
39:01comparables
39:01et dans les autres capitales
39:03qui sont tout à fait comparables
39:04ni à Londres
39:05ni à Madrid
39:06ni ailleurs
39:06vous ne verrez ce genre de scène
39:07parce qu'il n'y a pas
39:08la même doctrine de police
39:09il n'y a surtout
39:10pas du tout
39:11cette peur
39:11presque panique
39:12de notre jeunesse
39:13qu'il s'agisse des jeunes
39:14qui dansent à la campagne
39:15ou qu'il s'agisse
39:16des jeunes
39:17qui font la fête
39:18dans nos quartiers populaires
39:18c'est toute une doctrine
39:20de maintien de l'autre
39:20que vous remettez en question
39:22oui ça fait longtemps
39:23ce n'est pas la première fois
39:24je me souviens
39:24il y a plus de 10 ans
39:26avoir interpellé
39:27le prédécesseur
39:28de monsieur Lecornu
39:30à l'époque
39:30monsieur Valls
39:31sur la façon
39:32dont les jeunes
39:33dans les quartiers populaires
39:34étaient interpellés
39:35et parfois
39:35le pays de leur vie
39:37je le rappelle
39:38j'ai aussi interpellé
39:39à cette même époque
39:40sur la façon
39:41dont les ordres
39:42étaient donnés
39:43aux gardiens de la paix
39:44concernant
39:44au moment de la loi travail
39:45je ne sais pas
39:46si vous vous souvenez
39:46les journalistes
39:47d'ailleurs
39:47vos confrères et consœurs
39:48avaient été aussi consternés
39:50par la violence
39:50dont ils avaient été
39:51les premières victimes
39:52mais ça s'est aggravé depuis
39:53donc je tiens vraiment
39:54à dire
39:55à un gouvernement de la République
39:56que la République
39:57ne s'achèvera
39:57et ne s'accomplira
39:58que lorsqu'il y aura
39:59cette concorde civile
40:00dont les gardiens de la paix
40:01sont les garants
40:02merci beaucoup
40:03je vous en prie
40:04merci beaucoup
40:05Nicolas Fleury
40:06autre question
40:07par le groupe
40:08Ensemble pour la République
40:09cette fois
40:09le député Vincent Cor
40:10est au micro
40:11de Stéphanie Despierre
40:12bonjour Vincent Cor
40:13qu'allez-vous demander
40:14au gouvernement
40:14après ces violences
40:16après la victoire du PSG
40:17d'abord rappeler
40:18la confiance au gouvernement
40:19sur la manière
40:20dont a été géré
40:21l'ordre public
40:22ce week-end
40:22à Paris
40:23et ailleurs en France
40:24et ensuite mettre en avant
40:25la loi Riposte
40:26qui arrive dans quelques jours
40:27quelques semaines ici
40:28à l'Assemblée nationale
40:28et qui contient en fait
40:30beaucoup de dispositions utiles
40:31pour en fait
40:32combattre les débordements
40:34qu'on a pu observer
40:34ce week-end à Paris
40:35par exemple
40:36qu'est-ce qui serait utile
40:36selon vous ?
40:37par exemple
40:38c'est de mieux lutter
40:39contre les rodeos urbains
40:40il y a eu un mort
40:41sur le périphérique
40:41ce week-end à Paris
40:42mieux lutter également
40:44contre les mortiers d'artifice
40:45il y en a eu
40:45plusieurs centaines
40:46saisies à Paris
40:47plusieurs milliers
40:48probablement utilisés
40:49et donc par exemple
40:50voilà
40:50deux exemples très concrets
40:52où la loi Riposte
40:53contient des dispositifs
40:54pour mieux sanctionner
40:55et surtout mieux anticiper
40:57éviter les trafics
40:58pour encore une fois
40:59qu'il y ait moins de débordements
41:00comme on les a vus
41:01ce week-end à Paris
41:01merci beaucoup
41:02et on verra la réponse
41:03que vous fera le gouvernement
41:04merci beaucoup
41:05Stéphanie Despierre
41:06et on voit donc
41:07des différences d'appréciation
41:08la gauche dénonce
41:09la doctrine du maintien de l'ordre
41:11vous rappeliez
41:1245% d'interpellation en plus
41:14mais 30% de faits en moins
41:17le ministre de l'intérieur
41:18Nicolas Nunez
41:19dit
41:20Nicolas Nunez
41:21pardon
41:21Laurent Nunez
41:21dit
41:22c'est bien
41:22parce que
41:23on a interpellé
41:24très largement
41:26lors de la victoire de Paris
41:27non mais moi en fait
41:29tout ce qu'on entend là
41:30je trouve ça effrayant
41:31ce sont de petits débordements
41:32le gouvernement lui fait confiance
41:34il a bien géré
41:35vient de dire
41:35un député macroniste
41:36peut-être pour cacher d'ailleurs
41:37que les propres députés macronistes
41:39relèvent maintenant
41:40de ce que disait mon collègue
41:40tout à l'heure
41:41c'est-à-dire de ceux
41:42qui vont monter sur les voitures
41:44danser sur les voitures
41:45et donc donner cette image
41:46vous parliez
41:47pour que je fasse le sous-texte
41:48du député Carl Olive
41:49qui s'est expliqué
41:50après avoir voté
41:51fêté la victoire du PSG
41:52en montant sur une voiture
41:53on referme la parenthèse
41:55mais je trouve ça effrayant
41:56c'est-à-dire qu'en Macronie
41:57on fait confiance aveuglément
41:58au gouvernement
41:59malgré ce qui s'est passé
42:00mais on fait quoi
42:01Kevin Mauvieux
42:02parce que là
42:03on a interpellé
42:04il y a des déferments
42:05il y a des comparutions immédiates
42:06mais on arrête de rigoler en fait
42:07on arrête de rigoler
42:08c'est-à-dire que
42:09même vos confrères
42:10je regardais tout à l'heure
42:11BFM TV
42:11même vos confrères de BFM TV
42:13qui ne sont pourtant pas
42:14de notre obédience
42:15ont le sourire
42:16en voyant que
42:17ceux qui ont été arrêtés
42:18ressortent le sourire aux lèvres
42:19en se disant
42:20bah j'ai rien eu
42:20aujourd'hui ce qu'il faut faire
42:22c'est interpeller systématiquement
42:24condamner fermement
42:25à la fois à de la prison
42:26et à de la réparation
42:27parce que les casseurs doivent payer
42:29et expulser
42:30tous ceux qui sont
42:31soit avec des titres de séjour
42:32soit étrangers
42:32qui ont été arrêtés
42:33il faut arrêter d'avoir la main qui tremble
42:35et arrêter de tout minimiser
42:36de soit remettre en cause
42:38les forces de l'ordre
42:38qui ont fait un travail remarquable
42:39au péril de leur vie
42:41parce que je vous rappelle
42:41qu'il y a eu des bombes
42:42quand même agricoles
42:43qui ont été retrouvées
42:43qui sont extrêmement dangereuses
42:45pour nos forces de l'ordre
42:46donc je tire mon chapeau
42:47aux forces de l'ordre
42:48contrairement aux députés de gauche
42:49et arrêter de minimiser
42:51et de dire que le gouvernement
42:52agit bien objectivement
42:53c'est pas le cas
42:53Sylvain Berriose
42:54il y a une proposition
42:56de Bruno Retailleau
42:57ancien ministre de l'Intérieur
42:58qui dit
42:58il faut une responsabilité solidaire
43:00c'est vrai qu'en fait
43:01ces interpellations
43:02après on le voit
43:03dans ces manifestations
43:04il est très difficile
43:05de donner des responsabilités
43:07à un tel ou un tel
43:08Bruno Retailleau
43:09il dit c'est simple
43:10peu importe
43:10si c'est celui
43:11qui a jeté la pierre
43:12s'il était à côté
43:13il doit être condamné aussi
43:15ce qui est vrai
43:16c'est qu'il y a
43:17un phénomène de groupe
43:18donc ça c'est incontestable
43:20et le phénomène de groupe
43:21entraîne
43:22mais il n'y a pas
43:23il n'y a pas d'excuses
43:24en fait
43:24il n'y a pas d'excuses
43:26à vouloir
43:27taper du flic
43:28il n'y a pas d'excuses
43:29et encore une fois
43:30dans le temps
43:31dans les dernières années
43:33on a vu des formations politiques
43:35expliquer
43:35que la police tuait
43:36et qu'il était normal
43:37de pouvoir s'en prendre à elle
43:39mais en fait non
43:40l'ordre
43:41n'a pas à être négocié
43:42et le football
43:43c'est 2 millions licenciés
43:45c'est le sport
43:46c'est un sport national
43:47on va dire que c'est notre sport national
43:49regardez du plus petit niveau
43:52au plus élevé
43:53la violence qui s'y exerce
43:55mais sur la question
43:56des responsabilités
43:57Sylvain Berriot
43:57c'est un reflet de la société
43:59qui doit nous interroger
44:00à chaque échelon du football
44:03il y a de la violence
44:05chaque week-end
44:06on doit s'interroger
44:07sur l'éducation
44:08on doit s'interroger
44:09sur la fermeté
44:10qu'on doit avoir
44:10dès le premier incident
44:12et les groupes
44:14Bruno Retailleau a raison
44:15les groupes
44:16sont un phénomène
44:17qui doit être condamné
44:18mais vous savez
44:19il y a des groupes
44:20aujourd'hui
44:21qui font preuve
44:22de complaisance
44:22à part de certains
44:24sauf que Kévin Mauvieux
44:25quand on interpelle
44:26et quand les forces
44:27de l'ordre interpellent
44:28après la justice
44:29elle doit qualifier
44:30ce qui s'est passé
44:31on ne peut pas juste dire
44:32vous étiez à côté
44:33d'un affrontement
44:35donc allez
44:36vous deviez avoir
44:36quelque chose
44:37à vous reprocher
44:37non mais objectivement
44:38quand vous avez
44:39un abribus
44:39qui est détruit
44:40et brûlé
44:41et que vous arrêtez
44:425 individus
44:43qui sont dans
44:44ou sur l'abribus
44:46ils participent
44:46vous n'êtes pas là
44:47par hasard
44:47il faut arrêter
44:48alors Bruno Retailleau
44:49ce qu'il dit c'est bien
44:50mais moi ce que je constate
44:51c'est que Bruno Retailleau
44:52il a été ministre de l'intérieur
44:53qu'est-ce qu'il a fait
44:54là les 2-3 dernières années
44:55qu'est-ce qu'il a fait
44:56donc qu'ils viennent
44:57nous vendre des promesses
44:57comme ça
44:58qui sont sorties du chapeau
44:59du Rassemblement National
44:59au passage
45:00pour ne jamais les appliquer
45:01non merci
45:01et pour Horizon
45:03on attend la réaction
45:04d'Edouard Philippe
45:05on n'a toujours aucune réaction
45:06d'Edouard Philippe
45:06alors est-ce que c'est minimisé
45:08est-ce que c'est des œillères
45:09est-ce que c'est la peur
45:10de devoir assumer
45:11son propre bilan
45:12on n'a aucun son
45:14aucune image d'Edouard Philippe
45:15donc là effectivement
45:16quand je vous dis
45:16que c'est effrayant
45:17alors on n'a pas Edouard Philippe
45:18sur le plateau
45:18on a Sylvain Bergeuse
45:19vous vous dites quoi
45:20peine planchée
45:23obligatoirement prison
45:24même pour les courtes peines
45:25c'est les textes
45:25que vous proposez
45:26à l'Assemblée
45:27les peines planchées
45:27les courtes peines
45:28c'est exactement
45:29ce que nous avons proposé
45:31et je rappelle
45:31que lorsque nous avons proposé
45:33l'Assemblée Nationale
45:34et notamment
45:35le Rassemblement National
45:37et LFI
45:37ne l'ont pas voté
45:38c'est faux
45:39je le rappelle juste au passage
45:40nous c'est ce que nous proposons
45:41mais néanmoins
45:42le sujet n'est pas là
45:43le sujet est
45:44l'ordre
45:46l'ordre républicain
45:47doit être respecté
45:48c'est pas un début
45:49de négociation
45:50et d'alors
45:51qu'on a des partis politiques
45:52qui parfois
45:53organisent eux-mêmes
45:54la violence
45:55et même
45:56sont bienveillants
45:57à l'égard de ceux
45:58qui sont violents
45:58vous parlez de qui
46:00Sylvain Bergeuse ?
46:01on a parlé de LFI
46:02il n'y a pas très longtemps
46:03la jeune garde
46:05il n'y a pas très longtemps
46:05et lorsqu'on accède
46:07et ils ont condamné
46:08toute utilisation
46:09de la violence
46:10on ne peut pas condamner
46:11toute utilisation de la violence
46:11alors que ceux
46:12qu'on protège
46:13organisent la violence
46:15et je dis simplement
46:16que cet exemple-là
46:17crée des situations
46:19aujourd'hui complexes
46:21la responsabilité politique
46:22de ceux qui ont dit
46:24il y a maintenant
46:24plusieurs années
46:26qu'on pouvait taper du flic
46:27parce qu'il tuait
46:29ont une responsabilité
46:30grandissante
46:31il faut l'avoir
46:32à l'esprit
46:33aujourd'hui
46:33Kevin Mauvieux
46:34certains responsables politiques
46:36aussi
46:37ont dit
46:37qu'on n'avait pas suffisamment
46:39organisé la fête
46:40c'est-à-dire
46:41est-ce que
46:41l'existence de fanzones
46:43par exemple
46:44pourrait permettre
46:45aux gens de venir
46:46faire la fête
46:47et du coup
46:47pourrait limiter les violences
46:49on sait qu'à Paris
46:49il n'y avait pas de fanzones
46:50par exemple
46:51on peut créer des fanzones
46:53bon voilà
46:53ça protégera peut-être
46:54dans un carré
46:55quelques familles
46:57objectivement
46:57tous ceux qui sont venus
46:58brûler, piller, casser
46:59sont venus pour brûler
47:01piller, casser
47:02ils ne sont pas venus
47:03en tant que fan
47:04ils sont venus pour brûler
47:05piller, casser
47:05ils le disent eux-mêmes
47:06dans des vidéos
47:07à des journalistes
47:07ils le disent eux-mêmes
47:08on est là
47:09qu'on gagne ou qu'on perde
47:10on est là
47:10parce qu'on veut brûler
47:11on est là
47:12en faisant des doigts d'honneur
47:13aux caméras
47:14en agressant les journalistes
47:15on ne peut pas
47:17mettre des œillères
47:17et croire que c'est parce
47:18qu'on n'a pas organisé la fête
47:19en réalité ils sont là
47:20pour casser
47:21pour brûler
47:21et malheureusement
47:23les gouvernements
47:23depuis 50 ans
47:24n'ont rien fait contre ça
47:25et Edouard Philippe
47:26en fait partie
47:26il a été Premier ministre
47:27un certain temps
47:28mais chacun peut se rejeter
47:29la pierre
47:29est-ce que vous vous en preniez
47:31à l'échange
47:31vous avez raison
47:32mais Edouard Philippe
47:32n'a rien fait
47:33à partir de 15h
47:34on était en train
47:35de barricader
47:36des commerces
47:37à partir de 15h
47:39on accepte
47:40par avance
47:41qu'il y ait
47:42des violences
47:4322 000 policiers
47:44et gendarmes
47:45on ne peut pas dire
47:46qu'il n'y ait pas
47:46mobilisation
47:47il y a des gens
47:48qui se donnent rendez-vous
47:50pour aller casser
47:52et on le sait
47:53dans chacune
47:54des manifestations
47:54de football
47:55mais également
47:57des manifestations syndicales
47:58ou des grands rassemblements
47:59est-ce qu'une fanzone
48:00va changer ça ?
48:01ça signifie
48:02qu'on accepte
48:02par avance
48:03que Paris
48:05ou une autre ville
48:06puisse être festive
48:07vous parliez d'entraînement
48:08et c'est vrai
48:09que quand on regarde
48:10les témoignages
48:10aux comparutions immédiates
48:12aussi
48:12certains n'ont pas
48:13de casier judiciaire
48:15et ont l'air de dire
48:16qu'ils ont été
48:17un peu entraînés
48:18par l'événement
48:18également
48:19évidemment
48:19la fanzone
48:20ça n'empêchera pas
48:21les casseurs
48:22Sylvain Berrius
48:23bah non
48:24et donc vous
48:25fanzone
48:25la gauche
48:27qui dit
48:27voilà que le gouvernement
48:28finalement en étant
48:29trop répressif
48:30empêche les gens
48:31de célébrer
48:32et c'est aussi
48:32ce qui peut créer
48:33des violences
48:33vous dites non
48:34non pas du tout
48:35pas du tout
48:36ce qui fait
48:37qu'on a des violences
48:37c'est qu'aujourd'hui
48:38il n'y a pas de sanctions
48:39quand on est violent
48:40c'est aussi simple que ça
48:41et on en a la preuve
48:42en ce moment
48:42avec les près de 800 gardes à vue
48:44qui ont eu lieu
48:45une grande partie
48:46déjà remise en liberté
48:46les comparutions immédiates
48:47qui ont commencé
48:48avec des jeunes
48:49qui sortent
48:50le sourire au lèvre
48:51parce qu'ils ont du sursis
48:52donc ils n'auront absolument rien
48:53on va juste leur donner
48:54un avertissement
48:54une petite amende
48:55et c'est terminé
48:56tant que les casseurs
48:58ne seront pas réellement
48:59des payeurs
48:59tant qu'on n'ira pas chercher
49:00au portefeuille
49:01y compris sur les prestations sociales
49:02en les faisant payer
49:03toute leur vie
49:04si c'est nécessaire
49:04tant qu'ils ne paieront pas
49:06tant qu'ils ne seront pas condamnés
49:07tant qu'ils n'iront pas
49:07mettre un pied en prison
49:08parce qu'ils ont fait ça
49:09justement
49:09ils auront le sourire au lèvre
49:10et vous pouvez mettre des fanzones
49:12on viendra sur ces allocations
49:12à famille
49:13la fanzone elle veut chercher quelque chose
49:14c'est à cacher le lacisme judiciaire
49:16allons celle des 4 colonnes
49:17puisqu'il y a tous les groupes politiques
49:18qui s'emparent du sujet
49:19Alidi Ouara est députée
49:21de la France Insoumise
49:21il est également maire de la Courneuve
49:23on va le retrouver
49:24celle des 4 colonnes
49:25Bonjour
49:26qu'allez-vous demander au gouvernement
49:27cet après-midi ?
49:28Je vais interroger le gouvernement
49:30sur sa doctrine du maintien de l'ordre
49:31puisque nous constatons
49:33depuis un certain nombre d'années
49:34que les manifestations
49:36et surtout les moments de l'IS
49:38conduisent le gouvernement
49:39et sa police
49:40à procéder
49:41à parfois des agissements
49:43qui posent véritablement question
49:44dans ma circonscription
49:45un jeune homme a perdu
49:47l'usage d'un oeil
49:49et véritablement
49:51on est dans une situation
49:51qui est de plus en plus
49:53compliquée
49:53si ce n'est dramatique
49:54et j'aimerais du coup
49:56interroger le gouvernement
49:57sur cette doctrine
49:59Vous estimez que les policiers
50:00sont responsables
50:01en partie des événements
50:02de samedi soir ?
50:03Je pense que surtout
50:04le gouvernement
50:05et son ministre
50:06sont responsables
50:07à travers les consignes
50:08qu'ils donnent
50:08aux policiers
50:10donc je ne pense pas
50:11qu'il est question
50:13uniquement des agissements
50:14mais il est surtout question
50:15des consignes
50:16qu'on donne à ces policiers
50:17pour maintenir l'ordre
50:18et surtout
50:19comment on organise
50:20ce genre de manifestations
50:22dans notre pays
50:22Merci beaucoup
50:25Merci Stéphanie Despierres
50:27Il y a eu aussi
50:28Sylvain Berrios
50:28des témoignages
50:29de gens qui ont dit
50:30que face à eux
50:31les forces de l'ordre
50:32avaient gazé
50:33avaient fait preuve
50:34de violence
50:34Alors on a quand même
50:36le sentiment
50:36que ces deux Frances
50:37qui voilà
50:37vous ne voyez pas tous
50:39la même France
50:39les mêmes témoignages
50:40mais ces témoignages
50:41ils existent aussi
50:41Sylvain Berrios
50:42Tout ça est éminemment politique
50:44en fait il faut arrêter
50:45de se voiler la face
50:46Il y a une semaine
50:47il y avait la finale
50:48de la Coupe de France
50:50à Paris
50:52près de la Seine
50:55il y a eu
50:55des saluts nazis
50:57des gens
50:58qui ont été manifestés
51:00le soir du final
51:01de la Coupe de France
51:02avec le salu nazi
51:04c'est un acte politique
51:06là il ne s'agit pas
51:07de savoir
51:07si c'est la police
51:09qui était là ou pas là
51:10il y a eu des gens
51:11qui sont venus
51:11mettre la pagaille
51:13qui venaient d'extrême droite
51:15par ailleurs
51:16et on l'entend
51:16il y a une remise en cause
51:18de la police
51:18par l'extrême gauche
51:20chacun
51:20à sa part
51:21de responsabilité
51:22on ne remet pas en cause
51:24l'ordre républicain
51:25c'est aussi simple que ça
51:27c'est pas un début
51:28de négociation
51:28Vous n'y croyez pas
51:29à des manifestants
51:31qui auraient aussi été pris
51:32sous des gaz lacrymogènes
51:34effectivement
51:35Alibi Ouara
51:36parlait de ce jeune homme
51:37qui a perdu un oeil
51:38avec un coup
51:39de lanceur
51:40de bal d'alerte
51:41Quand on voit
51:42les scènes
51:42qui ressemblent vraiment
51:43à des scènes de guerre
51:44qu'on a vu dans Paris
51:45à l'occasion
51:46de ces manifestations
51:48évidemment
51:49je ne vais pas dire
51:50le contraire
51:50évidemment qu'il est impossible
51:51qu'il n'est pas impossible
51:52qu'une personne
51:53qui n'a rien demandé
51:54se trouve au milieu
51:55de tout ça
51:55que des policiers
51:57pris par des tiers de mortier
51:58de la fumée
51:59des explosions
51:59aient lancé
52:00une grenade lacrymogène
52:02vous vous rendez compte
52:03quand même
52:04des scènes
52:05qu'on a pu voir
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