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  • il y a 34 minutes
Mercredi 24 juin 2026, retrouvez Patrice Huiban (président, Nouvel essor français), Jean-Christophe Sciberras (Président, NewBridges), Ralph Butcher (fondateur, Séquences Clés Productions) et Alexandre Lamy (avocat en droit social) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans Smart Job, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job, on s'intéresse au trouble psychique qui est un vrai défi d'inclusion
00:21et on va en parler d'une manière originale à travers une société de production audiovisuelle
00:25fondée, créée par Ralph Butcher.
00:27Il est un entrepreneur engagé, il est notre invité et il nous parlera de ce processus
00:33et de la création de cette entreprise.
00:35Le cercle RH, il fait trop chaud pour travailler, oui c'est dur, que dit le droit du travail ?
00:40On va en parler dans notre débat d'actu.
00:42Beaucoup de corps de métier, évidemment les métiers manuels on les connaît,
00:45mais pas seulement les professeurs, les instituteurs, beaucoup de métiers qui sont sollicités
00:50et qui ont la possibilité de se mettre en droit de retrait.
00:53On fera le point avec nous, nos experts, Jean-Christophe Sibéras, Patrick Huiband et Alexandre Lamis seront nos experts de
01:00ce débat d'actu.
01:01Tout de suite, c'est bien dans son job.
01:15Bien dans son job pour s'intéresser d'une manière un petit peu décentrée à ce dont on a beaucoup
01:21parlé sur ce plateau,
01:22les troubles psychiques, qui est un véritable défi d'inclusion pour permettre à ces personnes de pouvoir trouver leur place
01:29en entreprise.
01:30Et on en parle avec vous, Ralph Botcher, ravi de vous accueillir.
01:34Vous êtes entrepreneur engagé, vous êtes basé à Paris, fondateur de Séquence Clé Productions.
01:39Et on va venir à votre, plus qu'initiative, à votre engagement d'inclure des personnes en situation de handicap
01:46dans les tournages,
01:48dans la manière de produire des films.
01:50D'abord, racontez-nous quand même comment tout cela est né, tout cela est né de votre propre parcours personnel.
01:57Oui, alors ça serait une très longue histoire, donc je ne peux pas totalement rentrer dedans.
02:01Et d'ailleurs, souvent, comme ça fait maintenant une dizaine d'années que je pilote le projet,
02:06on m'associe au fondateur, mais je ne suis pas le fondateur, je suis le repreneur.
02:11La marque existait.
02:12La marque existait.
02:13Elle a été fondée par deux personnalités extraordinaires que je cite avec joie,
02:19et que les gens peuvent aller googliser si elles les intéressent.
02:22Axel Nilsson et Dorine Bournoton.
02:24Et voilà, et donc, moi, sur mon chemin, j'ai rencontré Dorine,
02:27suite à une rupture de vie un peu violente,
02:31et dans un moment où je me questionnais sur le regard qu'on peut porter sur la fragilité, la vulnérabilité.
02:38Vous avez traversé ce trou d'air, un trou d'air.
02:41Oui, un très gros trou d'air de cinq ans.
02:43Donc un trou d'air assez violent.
02:45Et même si violent n'est pas le bon terme, parce que j'irais être très difficile,
02:51parce que je n'ai pas vécu la violence.
02:56La violence, c'est autre chose, donc j'essaye parfois de...
02:59Donc chaque mot est important.
03:01Vous créez et vous reprenez cette marque.
03:03Vous avez aujourd'hui 20 salariés, parmi lesquels 14 sont en situation de handicap.
03:10Comment on a cette idée de créer une entreprise, justement, avec cette volonté d'intégrer,
03:17d'accueillir et de faire grandir ces personnes en situation de handicap ?
03:21Moi, il y avait vraiment cette question sur, en tout cas, des métiers fortement concurrentiels.
03:27Ce qui est le cas de la production audiovisuelle.
03:28Je pense que c'est un métier que vous connaissez bien.
03:31où, en fait, le niveau d'expertise attendu est très fort, très pointu,
03:37et où il y a plus d'appelés que d'élus.
03:41Et donc, comme c'est une profession qui a énormément de choix dans ses recrutements,
03:46ça crée une dureté, quand même.
03:48Avec, en plus, un fort recours aux externalités.
03:51Donc, ça, c'est pour le dire poliment, on est dans un smart job.
03:54Mais, en gros, ça s'appelle l'intermittence dans notre secteur.
03:57Et ça veut dire que, en gros, quand on est moyennement content de quelqu'un,
04:01on rappelle, on ne rappelle pas.
04:03L'intermittence, c'est quelque chose qu'il faut défendre,
04:05parce que c'est quelque chose de très complexe, très dur à vivre.
04:08Mais on est aussi très vulnérable.
04:09Et on est aussi très vulnérable.
04:11Et donc, dans ce questionnement, au milieu de cette employabilité-là,
04:15c'est vraiment posé la question pour moi,
04:19comment je peux pratiquer mon métier
04:21quand je traverse une période de fragilité, de handicap, de maladie,
04:27et notamment, aujourd'hui, outre les salariés qu'on emploie chez nous,
04:30on fait tout un travail aussi auprès des intermittentes et des intermittents,
04:34parce qu'ils sont nombreux et nombreux
04:35à ne pas parler de leur handicap et de leur maladie.
04:38Invisibles, souvent.
04:39Souvent, invisibles, par peur de ne pas être appelés.
04:42Donc, ça pose aussi une question de société
04:46dans un métier,
04:47vous le faites, là, j'ai entendu la suite des sujets,
04:50dans un métier, en fait,
04:52qui, dans l'absolu,
04:55s'adresse
04:58aux citoyennes et aux citoyens.
04:59Mais ce que je trouve intéressant dans votre démarche,
05:01et c'est la raison pour laquelle vous êtes là aujourd'hui,
05:03c'est que vous ne transigez pas avec ce sujet.
05:05C'est-à-dire que c'est le fil à plomb de votre démarche.
05:10Oui, oui, c'est un ADN hyper fort,
05:12et c'est un ADN,
05:15et qu'on soit sur les sujets
05:18d'être traversé
05:20par la maladie ou le handicap physique,
05:22ou psychique.
05:23Puisque tout ce qui relève,
05:24et c'est comme ça, je sais qu'on avait été mis en lien,
05:27tout ce qui relève de ces sujets
05:29dits aujourd'hui, en tout cas,
05:30de santé mentale,
05:33ça, après, ça,
05:35on en parle beaucoup,
05:36mais ça est, en tout cas,
05:38j'allais dire effrayé,
05:40mais les mots ne sont peut-être pas toujours,
05:41je n'ai peut-être pas toujours le bon sens des mots non plus,
05:43mais en tout cas,
05:45ça reste d'une très grande complexité
05:47derrière les mots et les discours
05:49de voir de véritables actions.
05:51Avant de nous quitter, Ralf,
05:52il nous reste un petit peu de temps,
05:54vous intégrer ces collaborateurs
05:56qui apprennent le métier pour certains,
05:58qui vont s'immerger dans ces métiers
06:00très concurrentiels et très complexes,
06:01ce qui ne veut pas pour autant dire
06:03que tous les projets audiovisuels que vous portez
06:05sont des projets tournés exclusivement
06:07vers les sujets liés au handicap.
06:08Non, on est beaucoup...
06:09Non, mais c'est intéressant de l'entendre.
06:10Ah oui, ça, c'est...
06:11En gros, c'est, allez,
06:1350% de nos productions,
06:15mais le sujet, c'est de dire,
06:17ce n'est pas parce que je vais m'habiller
06:18avec un handicap ou une maladie
06:19que je vais parler de handicap ou maladie.
06:21En fait, mes compétences sont là,
06:24peu importe le métier
06:25sur lequel j'interviens
06:27dans la chaîne de valeur de la prod,
06:28et je peux produire tout type de...
06:30Non, mais pour ne pas rester enfermé
06:31sur l'idée que les personnes
06:32en situation de handicap psychique ou physique
06:34ne peuvent faire que des sujets
06:36qui ne traiteraient que de ces sujets-là.
06:38Vous voyez, c'est très enfermant
06:40pour eux en tant que salariés.
06:42Ça veut dire que là, aujourd'hui,
06:43les personnes que vous accompagnez,
06:44il y a quoi ?
06:44Il y a des chefs-hups,
06:45il y a des cadreurs,
06:46il y a des ingénieurs du son.
06:47C'est quoi les métiers
06:48que vous avez permis de...
06:50En fait, on a travaillé
06:50sur toute la chaîne de valeur,
06:52donc de l'idéation.
06:53Donc, on travaillait aussi
06:53avec des scénaristes,
06:54des auteurs, des autrices,
06:56des animatrices, animateurs 3D,
06:57chefs-hups, réalisatrices, réalisateurs,
06:59chefs de projets, coordinateurs.
07:00Et en fait, vous avez dit
07:01un mot très joli
07:02qui pourrait être une vraie baseline,
07:04c'est tout sauf l'enfermement.
07:06Je pense que c'est même
07:06un mot de société fort pour aujourd'hui,
07:09tout sauf l'enfermement.
07:10Faire tomber les murs, en fait.
07:11Faire tomber ces murs.
07:12Oui.
07:13Et aussi, votre message derrière,
07:15sur ce plateau, nous dit aussi
07:17que les intermittents doivent aussi
07:19oser parler de leur handicap
07:21sans pudeur, sans tabou.
07:23C'est ça, le sujet, derrière.
07:24En tout cas, je dis que les employeurs,
07:27nous, employeurs,
07:28avons une responsabilité
07:29pour créer des safe place
07:30jusqu'à des endroits
07:32où on ne se sentira
07:34ni enfermé, ni rejeté
07:37en révélant pleinement
07:38la personne que nous sommes.
07:39Et leur talent artistique,
07:40évidemment, pour certains,
07:42ou leur talent technique
07:43pour d'autres.
07:44Oui.
07:44Parce qu'on a tous
07:45à donner quelque chose.
07:47Merci, Ralph Voucher,
07:48d'être venu nous rendre visite
07:49parce que c'est un projet,
07:50et c'est bien plus qu'un projet,
07:51c'est une entreprise,
07:5220 collaborateurs,
07:5314 personnes
07:53et peut-être des embauches
07:55à venir.
07:56Entrepreneurs engagés
07:57et votre prod s'appelle
07:58Séquence-clé production.
08:00Merci, c'était un vrai plaisir
08:01de partager ce moment
08:02avec vous.
08:03On tourne une page,
08:04c'est un sujet,
08:04évidemment,
08:05éminemment au cœur de l'actualité
08:06parce qu'au-delà du fait
08:08qu'il nous fasse suer
08:09au sens propre du mot,
08:11il provoque
08:11d'énormes complexités
08:13et difficultés
08:14sur le plan professionnel,
08:16les transports,
08:17le bâtiment,
08:18les salles de classe.
08:19Bref,
08:19tous les secteurs
08:20sont impactés.
08:21Vous voyez de quoi je veux parler,
08:22cette canicule historique
08:23qui touche la France.
08:25On va en parler
08:26avec nos experts.
08:26c'est le débat d'actu.
08:27Est-ce qu'on avait anticipé
08:28tout ça ?
08:29Est-ce qu'on aurait pu
08:31anticiper tout cela ?
08:31On en parle avec eux.
08:33Ce sont mes invités.
08:46Le cercle et rage
08:47pour parler du grand sujet d'actu.
08:49Non,
08:49on ne parlera pas d'IA aujourd'hui.
08:51Non, non, non, non.
08:51On ne parlera pas d'IA.
08:52On va parler de chaleur,
08:53de canicule.
08:54Le sujet est sur toutes les lèvres
08:55et il est sur nos peaux
08:56parce que nous suons,
08:57nous peinons.
08:58Alors,
08:59on pense au métier,
08:59évidemment,
09:00du bâtiment
09:01dont certains,
09:01déjà,
09:02ne vont plus
09:03sur les chantiers
09:04puisque les choses
09:04se sont arrêtées
09:05mais je pense aux instituteurs,
09:06aux professeurs,
09:07à certaines écoles
09:08qui ont fermé
09:08parce qu'évidemment
09:09la température est trop intense
09:10et tout ça a des conséquences
09:11évidemment importantes.
09:13Qu'est-ce que dit
09:13le droit du travail ?
09:14Et puis,
09:15on se posera la question
09:15avec nos experts.
09:17Les experts du GIEC
09:18de mémoire
09:19avaient déjà depuis 20 ans,
09:20je pense à Jean Jouzel,
09:22indiqué que nous vivrions
09:23ce type de situation extrême
09:25à 40,
09:2544,
09:2645.
09:27Avons-nous réellement
09:28anticipé ce sujet ?
09:29On en parle avec mes invités.
09:32Alexandre Lamy
09:33est à mes côtés,
09:33avocats en droit social,
09:34en droit du travail.
09:36Votre think tank
09:38Neos
09:38et non pas
09:39New Bridges
09:40pour voler
09:42la part
09:42à Jean-Christophe
09:43Sibéras
09:43qui est notre invité
09:44président de New Bridges.
09:45Merci d'être avec nous.
09:47Ancien DRH,
09:47c'est important
09:47parce que les DRH
09:49sont sollicités aujourd'hui
09:50dans les entreprises
09:50sur le droit de retrait,
09:52le fait de rester à la maison
09:53pour ne pas subir
09:54les transports.
09:55Et ancien inspecteur
09:56du travail ?
09:56C'est vrai que vous êtes souvent,
09:58vous nous le rappelez souvent
09:59sur ce plateau,
10:00vous faites bien.
10:01Et puis avec nous,
10:02Patrice Huiband,
10:04ravi,
10:04cher Patrice,
10:05président de Nouvel Essor Français.
10:07D'abord,
10:08au-delà du fait que les Français
10:10et nous tous d'ailleurs souffrons
10:11parce que dès qu'on va sortir
10:12dans la rue,
10:12il fera peut-être 42 degrés.
10:15Mettons les pieds dans le plat
10:16quand même
10:16avant de parler
10:17du droit du travail.
10:18Je me rappelle de Jouzel,
10:19je me rappelle des climatologues
10:20du GIEC
10:21qui nous prédisaient cette crise
10:23et nous nous retrouvons
10:24à des comités interministériels
10:26d'urgence.
10:28Est-ce qu'on a vraiment
10:29mis les choses en place ?
10:30Tiens, Patrice,
10:31pour anticiper
10:33ce que nous vivons aujourd'hui
10:35et qui est objectivement éprouvant.
10:37Pas véritablement
10:38si on pense à la canicule.
10:40En revanche,
10:40il y a un devoir
10:41sous contrôle de mes collègues,
10:42un devoir général
10:44de prévention
10:45qui incombe à l'employeur.
10:47Donc après,
10:47il faut faire aussi confiance
10:48au terrain,
10:48il faut faire confiance
10:49aux chefs d'entreprise,
10:50il faut faire confiance
10:50aux branches professionnelles
10:51en particulier
10:51pour essayer de décliner
10:53cette obligation générale
10:54au regard de leurs spécificités.
10:57On a eu le débat clim
10:58avec Jean-Luc Mélenchon.
10:59On ne va pas faire
10:59un débat politique
11:00mais on voit quand même
11:01que tous ces sujets-là
11:02sont traités dans l'urgence
11:04alors que je le répète
11:05on nous en parle depuis 20 ans.
11:07Alexandre Lamy,
11:07je sais que vous ne pourrez pas
11:08vous empêcher au-delà du droit
11:10de donner votre point de vue
11:11sur est-ce qu'objectivement
11:13on aurait pu l'anticiper ?
11:14Là, on voit des écoles
11:15qui ferment
11:15parce qu'il n'y a pas de clim
11:16et il fait 40.
11:17On voit des RER
11:19dont on nous avait dit
11:20qu'il y avait de la clim
11:21alors qu'en fait
11:21il suffisait d'ouvrir les fenêtres
11:22pensant que ça allait climatiser.
11:24Il y a quand même
11:25beaucoup d'incohérences
11:25dans tout ça, non ?
11:27Effectivement,
11:27d'un point de vue politique public,
11:28je pense qu'effectivement
11:28on aurait pu anticiper
11:31davantage la problématique.
11:32maintenant,
11:32ce n'est pas un sujet nouveau.
11:34Vous le disiez,
11:34il faut faire confiance
11:35au bon sens.
11:36Alors je sais qu'on a
11:37une tendance en France
11:39qui s'est constatée
11:40notamment au moment du Covid
11:42et qui revient encore aujourd'hui
11:43à vouloir légiférer
11:44sur chaque sujet particulier
11:47et qui renvoie à Tocqueville
11:50qui disait que la nation française
11:53avait la passion de l'État
11:55et était beaucoup plus capable
11:56de génie que de bon sens.
11:59mais donc on en est là.
12:00Ça sonne juste, oui.
12:01Oui, c'est exactement ça.
12:04Donc, légiférer spécifiquement
12:05pour régler ce genre de situation,
12:07non, parce qu'aujourd'hui,
12:09l'État, les crises climatiques
12:13dont les épisodes de forte chaleur
12:14ou de chaleur intense,
12:15on a les moyens de les accompagner,
12:19de les prévenir
12:20au regard du cadre juridique
12:22qui existe aujourd'hui.
12:24C'est possible ?
12:25C'est tout à fait possible.
12:26Non, mais c'est-à-dire
12:26que le droit du travail,
12:27si j'ai bien lu,
12:27ne prévoit pas grand-chose.
12:29Il y a eu des décrets,
12:29il y a eu des aménagements,
12:30il y a eu des choses
12:31qui ont été faites depuis,
12:31mais le droit ne dit rien
12:33sur une température
12:34qui dirait à 35 ans.
12:35Le droit dit tout.
12:36Le droit dit tout.
12:37Le droit dit tout.
12:37Le droit, vous le rappelez,
12:38le droit dit que l'employeur
12:40a une obligation de protection
12:41de la santé et de la sécurité
12:42des salariés.
12:42Le droit dit que vous avez
12:44une obligation de prévention
12:45des risques
12:48en édictant un certain nombre
12:49de principes
12:50d'aménagement du poste de travail,
12:51d'aménagement du travail à l'homme
12:54sur la base de ces grands principes-là
12:56complétés par un cadre réglementaire
12:59de 2025
13:00qui a renforcé les obligations
13:01en matière d'exposition
13:04des travailleurs
13:05aux risques liés aux fortes chaleurs.
13:06Tous les outils juridiques
13:07sont là pour que les choses
13:09soient faites.
13:09Donc on n'a qu'à appliquer
13:11à la fois ces décrets
13:12et cette loi.
13:13Vous vouliez prendre la parole
13:14Jean-Christophe Sibéras
13:14parce que c'est l'inspecteur
13:16du travail
13:17ou l'ancien DRH
13:18je ne sais pas lequel s'exprime.
13:19Les deux.
13:21Parce qu'ils ont affronté
13:22le même problème.
13:23C'est effectivement la sécurité
13:24et la santé au travail.
13:26Non, moi j'avoue
13:27que j'ai un peu de mal
13:28à comprendre
13:29qu'on ne fixe pas
13:29de durée maximale
13:30de température
13:32légalement,
13:33réglementairement.
13:34D'autres pays font,
13:34c'est le cas de l'Allemagne
13:35par exemple,
13:36donc c'est possible.
13:37C'est combien l'Allemagne ?
13:3838 ?
13:39Oui, c'est 36 ou 37.
13:40Oui, c'est ça.
13:4136 ou 37,
13:41si bien sûr,
13:42ils sont bons.
13:42Donc d'autres le font,
13:44ils ne sont pas...
13:45Beaucoup de gens
13:46ne comprennent d'ailleurs pas
13:47au sens,
13:48même d'ailleurs vous,
13:49vous venez de le dire,
13:50il n'y a pas de limite,
13:52etc.
13:53Et du coup,
13:55on est un peu perdu
13:57et ce n'est pas très correct.
13:59On est capable
14:00de fixer des durées
14:01d'exposition maximales
14:02au bruit
14:03avec des seuils
14:04extrêmement précis.
14:04Donc là franchement,
14:05on ne comprend pas
14:06tout à fait
14:07pourquoi on n'est pas capable
14:08de se fixer
14:09des règles claires
14:10et même si je crois
14:12aussi beaucoup
14:13au beau sens,
14:14etc.
14:15Donc moins au génie
14:16plus au bon sens
14:17qu'on a besoin.
14:18Un chef d'entreprise,
14:19c'est vrai que lui-même
14:20lui se dit
14:21c'est quoi la limite
14:23de ce qui est acceptable
14:24à partir de quand
14:25je vais renvoyer
14:27mes...
14:27Mais attendez,
14:28juste un cas concret.
14:29Donc on n'est pas très aidé.
14:30Là,
14:31et je me tournerai vers Patrice
14:32évidemment,
14:32mais vous avez une expertise
14:34de terrain
14:35et aussi juridique
14:36et vous êtes un praticien.
14:38Un professeur
14:39ou un instituteur
14:40dans une classe
14:41qui estime
14:42que la température
14:43est trop élevée
14:43pour lui permettre
14:44d'enseigner
14:45dans les bonnes conditions,
14:46a-t-il le droit
14:47de se mettre
14:47en droit de retrait ?
14:48Dire je ne peux plus
14:49enseigner dans des conditions
14:50qui me permettent
14:51de transmettre le savoir.
14:52Possible ou pas ?
14:53Possible.
14:53Possible,
14:54mais on en revient...
14:55Enfin,
14:55vous imaginez quand même...
14:56Non,
14:56mais on en revient
14:57à la question
14:59qu'on évoquait tout à l'heure.
15:00Possible dès lors
15:00qu'il estime
15:01qu'il est exposé
15:03à un danger grave
15:04et imminent
15:05pour sa santé
15:08au regard
15:08de l'absence de mesures
15:09qui seraient mises en place
15:10par l'employeur.
15:10Donc son employeur
15:11ne peut rien faire
15:13contre ce monsieur ?
15:13L'employeur peut le contester
15:14à postériori.
15:15Voilà, non mais...
15:16Mais on aura ce débat
15:18sur la question
15:19du point de savoir
15:20si les mesures
15:21mises en oeuvre
15:22par l'employeur
15:23ont été suffisantes
15:25pour protéger sa santé.
15:26C'est-à-dire l'État,
15:27Alexandre ?
15:27Oui, l'État
15:28qui reste employeur.
15:29Oui, bien sûr,
15:30c'est l'employeur.
15:32A-t-il pris
15:33les mesures nécessaires ?
15:34Donc un chauffeur de bus
15:35peut dire la même chose ?
15:36Bien sûr,
15:36et ça s'est déjà arrivé.
15:38Et ça a été reconnu
15:39par les juges du fonds
15:41comme étant un droit
15:42de retérêt acceptable
15:43dès lors que...
15:44Je ne vais pas rentrer
15:45dans les détails
15:46de la décision,
15:46mais je crois qu'il faisait
15:47plus de 50 degrés
15:47dans la cabine
15:48du chauffeur de bus.
15:49Donc dans ces conditions...
15:50Et aucune mesure
15:51n'avait été prise
15:52par l'employeur.
15:53C'est là où,
15:54en revanche,
15:54je m'inscris en faux...
15:57Regarde ce qu'a dit
15:58Jean-Christophe
15:59pour une fois.
16:00Je ne suis pas certain
16:01qu'il faille légiférer sur tout
16:02et définir un seuil
16:03de degré maximal
16:04d'exposition.
16:05Tout dépend des conditions
16:06dans lesquelles s'exerce le travail.
16:08Tout dépend des conditions
16:08dans lesquelles on nous dit...
16:10Le code du travail nous dit
16:12qu'on doit prendre en compte
16:12les moyens technologiques
16:13qui sont à notre disposition.
16:15On doit adapter les horaires,
16:16on doit adapter l'organisation.
16:18Donc tout ça doit permettre,
16:20en application du bon sens,
16:22sans fixer des seuils a priori,
16:24de pouvoir gérer ces épisodes.
16:26Patrice,
16:26sans me faire l'avocat du diable,
16:28il y a beaucoup de Français
16:28qui vivent ça aujourd'hui.
16:29Ils évitent les transports,
16:30ils échappent autant que faire se peut
16:32à la canicule.
16:332003, c'était un drame.
16:3470 000 morts en Europe
16:37et 15 000 en France
16:39avec une gestion de la crise.
16:4120 000 qui avaient été calamiteuses.
16:42On se souvient de la prise de parole
16:43du ministre en polo,
16:45dans son jardin.
16:46Enfin, ça avait suscité un vrai débat.
16:48Je repose la question
16:48parce que je sais que vous êtes
16:49quelqu'un qui réfléchissait
16:50à cet enjeu de l'État
16:52dans le temps court
16:52et dans le temps long.
16:53Alors le temps court,
16:54c'est évidemment les comités
16:55qui entourent Sébastien Lecornu
16:57pour essayer de parer au plus rapide.
16:59Mais il y a quand même
16:59sur ce sujet
17:00un minimum de temps long à avoir.
17:03Imaginons que la canicule
17:04dure encore, nous dit-on,
17:06huit jours.
17:08Minimum.
17:09Ensuite, il va falloir quand même
17:09se poser.
17:10Qu'est-ce que vous dites
17:11sur ce sujet ?
17:11Est-ce qu'il ne faut pas
17:13réellement revoir notre modèle
17:17libérer des espaces réfrigérés,
17:19transformer des horaires de travail
17:21comme le font les Espagnols
17:22pour s'arrêter à midi
17:24ou 11h30 ?
17:25Comment vous regardez ce sujet ?
17:26J'ai l'impression
17:26qu'on n'était pas au courant
17:29de ce qui allait nous arriver.
17:30Enfin, c'est incroyable.
17:31Et après, il y a deux impératifs
17:32puisqu'il ne faut pas oublier
17:33la situation du pays.
17:34Donc, il nous faut travailler
17:35globalement quand même plus.
17:37Alors, non seulement
17:38en termes de taux d'emploi
17:39des jeunes et des seniors,
17:41mais aussi du nombre d'heures
17:43annuelles pour les salariés.
17:44On ne parle pas d'hebdomadaires,
17:45mais annuelles.
17:46On est quand même en décrochage
17:47par rapport à nos concurrents.
17:48Donc, il faut essayer
17:49à la fois de travailler plus
17:50et travailler,
17:51mais aussi de travailler mieux
17:52et de s'adapter
17:53à cette nouvelle contrainte.
17:54Et pour ça, je pense
17:55qu'il ne faut pas
17:57trop centraliser le droit,
17:58notamment au niveau
17:59du secteur privé,
18:00le code du travail.
18:00Je pense que dans les pays
18:01qui fonctionnent mieux que nous,
18:03le code du travail national,
18:04ce sont des bornes.
18:05Donc là, on peut peut-être
18:06imaginer des températures
18:08maximales, etc.
18:09Mais comme on a imaginé
18:10des durées maximales
18:12hebdomadaires de travail
18:13à 48 heures.
18:14Donc, le code du travail,
18:15il doit fixer des bornes,
18:17le code du travail national.
18:19Et je répète
18:19ce que je disais tout à l'heure,
18:21il faut que le son de gravité
18:23du dialogue social
18:24et du droit du travail
18:26se situe au niveau
18:27de la branche.
18:28Au niveau de la branche,
18:29c'est-à-dire au niveau
18:29des secteurs d'activité
18:30qui ont des contraintes propres.
18:32Parce qu'on ne va pas
18:32avec un code du travail
18:34ultra centralisé,
18:35détaillé,
18:36au motif que le BTP
18:38a subi des impacts
18:39beaucoup plus forts
18:40au niveau de la canicule,
18:41on regarde la canicule
18:42que d'autres secteurs
18:43d'activité,
18:43imposer des contraintes
18:44à d'autres entreprises.
18:45Vous voyez ce que je veux dire ?
18:46Donc là, je pense qu'il y a...
18:47Métier par métier,
18:47branche par branche.
18:48Donc ça, c'est le premier point.
18:49Et le deuxième point
18:50par rapport à votre question,
18:51c'est l'innovation.
18:52On a des outils comme l'INRS,
18:53l'Institut National de Recherche
18:54et de Sécurité
18:55pour la Prévention
18:56des Accidents du Travail
18:57et des Malédies Professionnelles.
18:58Ils ont fait des études
19:00et des essais assez probants
19:02en matière de charges lourdes
19:03avec les exosquelettes.
19:05Là, dans certains pays,
19:06ils testent pour les travaux publics
19:08et le bâtiment
19:08des tenues réfrigérées.
19:10Travaillons sur ce sujet-là, alors ?
19:11Et surtout que ça permet
19:11de relocaliser le textile
19:13parce que c'est vraiment
19:15dans le domaine
19:16de l'innovation
19:17de la haute technologie
19:18et notamment dans le textile
19:20qui s'adresse à des professionnels
19:22qu'on peut encore avoir
19:24une industrie nationale
19:25et locale.
19:26C'est un sujet
19:27qui vous incombe
19:27dans ce débat d'actualité
19:29centré sur le travail.
19:30Mais Marine Tondelier,
19:32vous allez dire,
19:32mais j'en fais une fixette
19:33des enjeux politiques,
19:35mais qui évoque
19:35l'instauration
19:36d'un congé de cinq jours,
19:38le congé dit climatique
19:41et lui répond
19:42Louis Sarkozy
19:43qui ne manque jamais
19:44d'un bon mot
19:46qui dit
19:46mais à ce moment-là
19:48on va aussi
19:49prendre un congé
19:50pour les grandes marées
19:51pour...
19:52Donc il prend évidemment
19:53le contre-pied
19:54en expliquant
19:54qu'il faut continuer
19:55à travailler plus.
19:57Tout ça quand même
19:58pour dire que
19:58cette question
19:59du congé climatique
20:00qui peut être comme ça
20:01un petit peu folklorisée,
20:02là aujourd'hui
20:03devient un vrai sujet.
20:04C'est-à-dire qu'il y a
20:04des salariés qui disent
20:05je ne peux pas venir au travail
20:06parce que le RER
20:07il fait 40,
20:08j'ai des problèmes pulmonaires,
20:09j'ai des problèmes cardiaques.
20:10Enfin c'est un vrai sujet
20:11Jean-Christophe Sibéras.
20:12Enfin c'est pas
20:13qu'une anecdote politique,
20:14c'est pas qu'une promesse électorale.
20:16Non mais c'est un vrai sujet
20:17et puis là
20:17c'est la politique
20:18au sens politique pub.
20:20Là on se met
20:21un petit coup de projecteur
20:22pour pas cher
20:23avec le thermomètre qui monte.
20:24Mais ils auraient tort
20:25de son privé
20:25les écologistes.
20:26Oui mais enfin bon
20:27le sujet est un peu plus sérieux
20:29que ça en fait finalement.
20:30Voilà et puis bon
20:31on va dire
20:31cinq jours
20:32pourquoi pas trois
20:33pourquoi pas quinze
20:34enfin je veux dire
20:34s'il fait froid une année
20:36on leur a quand même fait
20:37si on patauge là
20:38c'est pas sérieux.
20:39Je crois qu'il faut aider
20:40les gens à travailler
20:41à travailler avec des repères clairs.
20:43C'est pour ça que je reviens
20:43sur le sujet de la limite.
20:46Même l'INRS
20:47que vous avez cité
20:48à juste titre
20:49alors qui est un institut
20:50d'établissement public
20:51public
20:52ministère du travail
20:53mais qui donne quand même
20:53des limites quantifiées
20:55dit pas plus de 30 degrés
20:56au travail
20:57et 28 quand on a
20:58un travail extrêmement actif
21:00en bureau
21:00en bureau
21:01oui mais quand vous avez
21:02un travail actif
21:02voilà
21:03non mais quand même
21:04ça veut dire que
21:04ça montre bien que
21:06les gens
21:07assez logiquement
21:08ils ont besoin de repères
21:10prenons l'exemple
21:10du droit de retrait
21:11oui
21:13qui est un gros sujet
21:14et l'employeur va dire
21:15mais attends
21:16parce que justement
21:17il n'y a pas de repères
21:19voilà
21:19alors moi je suis désolé
21:20je vais prendre un autre exemple
21:21parce qu'il est très simple
21:23à comprendre
21:23vous êtes sur une route
21:24les limites de vitesse
21:25ça existe
21:26on pourrait vous dire
21:27quand il n'y a personne
21:27sur la route
21:28le bon sens
21:29doit vous permettre
21:30d'aller plus vite
21:30et quand il y a moins de vitesse
21:32autrement dit
21:32dans ce que je veux dire
21:33c'est qu'on s'autorégule
21:34une vie en société
21:35une vie
21:38une vie
21:38une vie en société
21:40où on peut causer
21:41du dommage
21:42les uns aux autres
21:43parce que là
21:43on parle de questions
21:44de sécurité
21:45comme quand on conduit
21:46sur la route
21:46c'est une question de sécurité
21:47de vie et de mort
21:48pour certains
21:48moi je pense qu'effectivement
21:49je suis très partisan
21:50de l'appropriation
21:51par les partenaires sociaux
21:53mais par contre
21:54le noyau dur
21:55du droit du travail
21:56historiquement
21:57et pas qu'en France
21:58dans tous les pays
21:59ça a été la sécurité du travail
22:01ça a démarré par là
22:02ça part de là
22:03et l'obligation de l'employeur
22:04c'est de faire en sorte
22:05que ses collaborateurs
22:06ils rentrent en bonne santé
22:07chez eux le soir
22:07retrouver leur famille
22:08c'est exactement ça
22:09donc à un moment donné
22:10on est bien à un moment
22:11où la première question
22:12posée par les gens
22:14et vous le premier aujourd'hui
22:16c'était ça là
22:16c'est quoi la limite ?
22:18ah oui mais le bon sens
22:19le plan de sécurité etc
22:20à un moment donné
22:21les gens vous disent
22:22si on faisait un peu simple
22:24les gars
22:24ça éviterait qu'on se tape
22:25sur la figure
22:26mais il y a eu un débat
22:27sur la climatisation
22:27alors je sais qu'on sort
22:28un peu de votre domaine
22:29de compétence sur le droit
22:30mais ce débat
22:31est posé à minima
22:33dans les espaces
22:34dits régaliens
22:34c'est à dire les hôpitaux
22:36c'est à dire dans
22:36certaines écoles
22:38dans des lieux
22:39où en fait
22:39on accueille un public
22:40qui est vulnérable
22:42est-ce que c'est une bonne
22:43ou mauvaise idée
22:43parce que ce débat
22:44a suscité là aussi
22:45une tension politique
22:47mauvaise idée
22:48sur le plan écologique
22:49mais en fait la réalité
22:50c'est que de plus en plus
22:51les gens se ruent
22:52dans des restaurants
22:54hôtels climatisés
22:54enfin on le voit
22:55aujourd'hui dans Paris
22:56les rues sont vides
22:57enfin on a l'impression
22:57qu'on vit la période Covid
22:58en fait
22:58c'est un deuxième Covid
23:00comment vous regardez
23:01ces sujets-là
23:01vous l'avocat
23:02parce qu'on parle
23:03de Jean-Christophe
23:04qui nous dit
23:04il faut des règles claires
23:05il faut des bornes
23:06il faut que les salariés
23:07sachent où ils vont
23:08mais Jean-Christophe
23:08il nous dit deux choses
23:09Jean-Christophe il nous dit
23:10il faut des règles
23:10qui sont définies
23:11de façon objective
23:12et collective
23:12pour tout le monde
23:13mais d'un autre côté
23:13il nous dit aussi
23:14c'est un sujet
23:14qui relève des partenaires sociaux
23:15donc j'ai voulu
23:16voilà une forme
23:16de contradiction
23:17donc on est bien d'accord
23:20mais la sécurité
23:22le cadre a été posé
23:23et les bornes
23:24elles sont posées
23:24on regarde des contraintes
23:25qui sont spécifiques
23:26à chaque secteur d'activité
23:27on le disait tout à l'heure
23:28et à chaque entreprise
23:30et parmi les moyens
23:31qui peuvent être mis en oeuvre
23:32la climatisation
23:33est un moyen
23:33on parlait de moyens
23:34technologiques tout à l'heure
23:35mais le moyen technologique
23:37est identifié
23:38comme étant la réflexion
23:39qui doit guider l'employeur
23:41s'agissant des moyens
23:42de prévention
23:43qui doivent être mis en oeuvre
23:44surtout dans un contexte historique
23:45surtout dans un contexte
23:47
23:48de mémoire
23:49autour de la table
23:50on n'a jamais vécu cela
23:51on est d'accord
23:51c'est un moment
23:53paroxystique
23:53et dont on nous dit
23:54d'ailleurs les météorologues
23:55nous disent
23:55qu'ils ne savent pas exactement
23:56quand tout ça va s'arrêter
23:58la clim
23:58je veux dire
23:59est-ce que c'est des mesures
24:02qui constituent
24:03une forme de prévention
24:04des collaborateurs
24:05en leur disant
24:05quand vous serez dans ce bus
24:07vous aurez
24:07un espace climatisé
24:09qui vous permettra
24:09de rouler dans les meilleures conditions
24:10et d'embarquer tout le monde
24:11pareil pour le prof
24:12pareil pour l'infirmière
24:13tout à fait
24:15surtout qu'on a une électricité décarbonée
24:16donc au bout d'un moment
24:17ce n'est pas l'outil miracle
24:18mais c'est un outil parmi d'autres
24:20et je ne vois pas pourquoi
24:21on ne l'utiliserait pas
24:22sachant que l'objectif
24:23à moyen long terme
24:24c'est quand même
24:24de concilier capitalisme
24:25et préservation de l'environnement
24:27c'est la définition
24:27du développement durable
24:28ce n'est pas revenu au 18ème siècle
24:29le développement durable
24:30c'est satisfaire nos besoins
24:32et sans empêcher
24:33les générations futures
24:34de satisfaire leurs besoins
24:35la clim est assez consommatrice
24:36énergivore
24:37oui
24:37il y a du moment
24:38l'électricité décarbonée
24:39est relativement propre
24:40alors évidemment
24:41il ne faut pas en abuser
24:42c'est comme tout
24:42il ne faut pas en abuser
24:43il y a bien eu aussi
24:44une circulaire
24:45à un moment
24:46lors de la crise énergétique
24:47pour dire qu'il ne fallait pas
24:49chauffer au-delà de 19
24:50etc
24:51bon c'est pareil
24:52pour la clim
24:52on peut aussi mettre
24:53peut-être des limites
24:54supérieures, inférieures
24:55et d'ailleurs une aide
24:56parce qu'on a beaucoup parlé
24:57pendant l'hiver
24:58vous avez vu avec le chauffage
24:59l'augmentation des prix de l'énergie
25:00qui était un peu le pendant
25:02de la surchauffe
25:03on avait froid
25:04et beaucoup de français
25:05disaient
25:06mais il faut qu'on soit aidé
25:07pour notre chauffage
25:08est-ce qu'on ne pourrait pas
25:09avoir la même logique
25:10sur les enjeux de canicule
25:12c'est-à-dire dans la même logique
25:13et comment vous le regardez ça
25:15l'état qui
25:15alors vous me dites
25:16on n'a pas d'argent
25:16j'entends
25:17mais est-ce qu'on a quand même
25:19fait des chèques
25:20d'accompagnement
25:21pour des français
25:22qui avaient du mal
25:23à payer leur chauffage
25:24l'argent
25:24il est là
25:25simplement
25:25il faut l'utiliser
25:26à bon escient
25:27je rappelle qu'on dépense
25:287 milliards d'euros
25:29chaque année
25:30pour décarboner
25:31une électricité
25:31déjà décarbonée
25:32vous voyez ce que je veux dire
25:33donc au bout d'un moment
25:34on fait des choix
25:34normal mais
25:36le photovoltaïque
25:37à la limite encore
25:38au niveau local
25:38sur des surfaces inutiles
25:40mais bon
25:40les éoliennes
25:41on peut se poser la question
25:42tant qu'on n'est pas capable
25:42de stocker l'énergie
25:43enfin ce que je veux dire par là
25:44c'est qu'au bout d'un moment
25:44il faut faire les bons choix
25:45on en revient
25:46aux politiques publiques
25:47et faire les bons choix
25:48en tout cas
25:49l'idée c'est de s'adapter
25:51de s'adapter
25:52par l'innovation
25:52par la science
25:53pour à moyen long terme
25:55je répète
25:55concilier capitalisme
25:57et préservation de l'environnement
25:58l'objectif
25:59c'est pas de revenir
25:59au 18ème siècle
26:00et je mets au défi
26:01les ayatollahs de l'écologie
26:03de survivre
26:04plus de 15 jours
26:04en forêt de Fontainebleau
26:05donc la nature est hostile
26:06pour l'homme
26:08initialement
26:08donc au bout d'un moment
26:09il faut trouver un compromis
26:10par la science
26:10et par l'innovation
26:12et notamment
26:13ceux qui contestent la clim
26:14tout en montant
26:14dans une voiture climatisée
26:16ou un taxi climatisé
26:17parce que c'est quand même
26:17plus agréable
26:18vous en pensez quoi
26:19de cette idée
26:20parce que
26:21il va falloir les aider
26:22ces personnes là
26:22il y a des personnes
26:23qui disent
26:23moi je veux rester à la maison
26:24non pas en droit de retrait
26:25mais je veux faire du télétravail
26:26au moment d'ailleurs
26:27où le télétravail
26:28semblait légèrement refluer
26:29en fait c'est un nouveau retour
26:31c'est un petit Covid
26:31dans cette histoire
26:32il y a quand même
26:33beaucoup de similitudes
26:34je retrouve les schémas
26:35quelque chose de nouveau
26:36je retrouve les schémas
26:37et les questions
26:38qu'on s'est posées
26:39au moment du Covid
26:40le télétravail
26:42la volonté de légiférer
26:43sur chaque sujet
26:44protégé
26:45particulier
26:46on va
26:47je suis à peu près persuadé
26:48qu'on va avoir
26:48une éclosion
26:50de normes de droit
26:51ce qu'on appelle
26:52de droit souple
26:54pour guider
26:55les comportements
26:56de chacun
26:56parce que
26:57par engourdissement de l'esprit
26:58ou perte de bon sens
26:59on ne sait plus
27:00comment agir
27:01donc je suis intimement
27:02persuadé
27:03qu'on va retrouver
27:04les mêmes réflexes
27:05juste Jean-Christophe Sibéras
27:06on parlait du droit
27:08est-ce qu'il faut
27:08un moment
27:09où on se rassemble tous
27:10sur ce sujet canicule
27:11se dire
27:12voilà
27:13on vient de traverser
27:14un moment historique
27:14on en a tous souffert
27:16plus ou moins
27:17et on avance
27:19tous ensemble
27:20on transforme
27:21je pense que
27:22si on se dit
27:23qu'on n'a pas anticipé
27:25ce qui est quand même
27:26globalement le cas
27:27ça y est
27:27vous répondez au
27:28si on se dit
27:29qu'il y a des pertes
27:31de production
27:32d'efficacité
27:34et qu'il y a
27:35un énervement collectif
27:36ça vaut le coup
27:36de faire ce qu'on appelle
27:37parfois dans les entreprises
27:38un retour d'expérience
27:39c'est ça
27:40on se retrouve
27:41dans la perte normale
27:42et plutôt que d'attendre
27:44la prochaine fois
27:45qui va arriver
27:47immédiatement
27:47on se dit
27:48qu'est-ce qu'on a fait bien
27:48et qu'est-ce qu'on a fait moins bien
27:50vous avez vu
27:50en mai on avait déjà vécu
27:51un début de canicule similaire
27:53qui avait duré 4 jours
27:54effectivement
27:54tout le monde l'a oublié
27:55je pense que le REC devient
27:58de plus en plus urgent
27:58mais les entreprises
27:59c'était adapté déjà
28:00absolument
28:01et encore une fois
28:02quand la température augmente
28:03les obligations
28:04des entreprises augmentent aussi
28:05un tout dernier mot
28:06un tout dernier mot
28:07fort heureusement
28:08je pense quand même
28:09qu'on s'adapte
28:10c'est-à-dire qu'en réalité
28:12c'est quand même
28:13assez fascinant
28:14de voir la capacité humaine
28:15à s'adapter
28:16etc. au total
28:17alors sur le moment
28:18on est un peu sous le choc
28:19puis rétrospectivement
28:21on s'aperçoit
28:21qu'il y a la capacité
28:22d'adaptation
28:23c'est impressionnant
28:24les éventails et consens
28:25enfin ça ne suffit pas
28:26je me permets de le dire
28:27merci à vous Patrice
28:28vous vouliez rajouter quelque chose
28:29mais vous allez revenir
28:30oui oui
28:31vous allez revenir Patrice Huban
28:32j'en suis sûr
28:33président de Nouvelle Histoire français
28:34merci de nous avoir rendu visite
28:36Alexandre Lamy
28:37avocat droit social
28:37droit du travail
28:38votre think tank Neos
28:40et Jean-Christophe Sibéras
28:41président de New Bridges
28:42merci de nous avoir éclairé
28:44et ce REC
28:44on va le faire d'ailleurs ensemble
28:46parce qu'un jour ou l'autre
28:46on va sortir de cette canicule
28:48il fera froid peut-être un jour
28:49merci à toute l'équipe
28:50merci à Nicolas Juchat
28:51merci à Léa
28:52merci à Lilou
28:53stagiaire dans l'équipe
28:55et merci évidemment à Charles
28:56à la réalisation
28:57et à Paul au son aujourd'hui
28:59merci à vous
28:59à très très bientôt
29:00bye bye
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