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  • il y a 13 minutes
Jeudi 28 mai 2026, retrouvez Olivier Lambert (PDG, Vates), Pierre Brigadeau (directeur général, Union des Assisteurs), Alexandre Lamy (avocat en droit social) et David Guillouet (avocat en droit social, -) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans Smart Job, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job, on s'intéresse à la clause de conscience.
00:19On en a entendu parler lors de la crise chez Grasset, qui est une maison d'édition,
00:23qui a ouvert un débat, est-ce qu'elle s'adapte ou pas aux maisons d'édition et aux écrivains
00:28?
00:28On posera la question à David Guillouet, avocat et fondateur du cabinet Voltaire, avocat, il est notre invité.
00:35Le cercle RH, est-ce que le 100% télétravail, le full remote, ça marche ?
00:39Peut-être, on en parlera avec nos invités, Olivier Lambert, CEO de VATES, il est lui en 100% full
00:46remote.
00:47Alexandre Lamy, qui est avocat en droit social, qui a beaucoup écrit sur ce sujet,
00:50puis Camille Yagon, cofondatrice de YOLO, qui accompagne justement les organisations sur ce sujet et sur beaucoup d'autres sujets
00:57d'ailleurs.
00:58Et on terminera notre émission avec les métiers de l'assistance, le pic estival et ses besoins RH.
01:04Oui, on est à quelques semaines, quelques mois des grandes vacances.
01:07On en parlera avec Pierre Brigadeau, directeur général de l'Union des Assisteurs.
01:11C'est son titre. Voilà le programme tout de suite. C'est bien dans son job.
01:28Bien dans son job pour parler d'un sujet juridique et qui touche le monde du travail.
01:33Alors des catégories particulières, la clause de conscience.
01:36Alors évidemment, les journalistes qui nous regardent savent de quoi il est question.
01:39On va en parler de cette clause. Il y a eu l'affaire Grasset, avec des auteurs qui ont d
01:43'abord signé une pétition,
01:44puis ensuite ont réclamé l'utilisation, le droit d'utiliser une clause de conscience dans le cadre du départ d
01:51'Olivier Nora.
01:52On accueille David Guilouet. Bonjour David.
01:54David, avocat fondateur du cabinet Voltaire Avocat.
01:57Alors on commence par le droit, rien que le droit.
01:59Avant de parler de cette affaire, d'abord c'est quoi la clause de conscience ?
02:03La clause de conscience, c'est ce qui vous permet de refuser un travail, une mission,
02:10si vous considérez que cette mission ou ce travail est contraire à votre conscience, on va dire vos valeurs.
02:17Et c'est quelque chose qui existe dans certaines professions, mais qui évidemment n'est pas du tout généralisé.
02:22On va retrouver ça dans certaines professions médicales, on retrouve ça chez les journalistes,
02:27à ne pas confondre aussi avec la clause de cession, parce que c'est encore autre chose.
02:30On en parlera, c'est quand un actionnaire rachète un titre ou une télévision, on peut aussi sortir.
02:36Et plus proche de moi, on retrouve ça aussi dans le secteur des avocats,
02:40où effectivement les avocats collaborateurs, mais aussi une clause de conscience
02:44qui leur permet de refuser une argumentation qui serait contraire à leur valeur.
02:49– Ça n'existe pas chez les militaires, mais on sait qu'un militaire peut aussi refuser un ordre
02:53si cela va à l'encontre de quoi ? De ses règles et de ses valeurs.
02:56Ce n'est pas une clause de conscience, mais ça existe aussi.
02:58– Alors, je ne suis pas un grand spécialiste de la fonction publique militaire,
03:01mais je ne pense pas que ce soit la clause de conscience.
03:03Non, ce n'est pas plutôt la légalité, mais ça c'est un…
03:05– C'est ça, elle n'est pas appelée clause de conscience, mais on peut effectivement…
03:09Sur ce débat des éditeurs, parce qu'on voit bien que les trois secteurs que vous citez,
03:13la médecine, le journalisme et les avocats, vous n'avez pas cité les maisons d'édition.
03:18Il n'y a pas de clause de conscience pour un écrivain.
03:21– Non, non, ça n'existe pas, alors c'est peut-être à créer,
03:26mais aujourd'hui, l'écrivain ne peut pas harguer de sa conscience
03:31pour demander justement à récupérer ses droits d'auteur
03:33en cas de changement justement de maison d'édition.
03:36En fait, il reste coincé, entre guillemets, avec sa maison d'édition.
03:39– Vous qui êtes un praticien, comment on ferait, dans l'hypothèse
03:41qu'on réponde à la demande de ces écrivains en colère depuis le départ d'Olivier Nora,
03:48comment on peut faire techniquement, juridiquement,
03:50pour que cette clause de conscience puisse s'appliquer aux écrivains ?
03:54Il faut repasser par le Parlement ?
03:56– Soit par les dispositions légales, soit le cas échéant,
04:01peut-être par des évolutions interprofessionnelles,
04:04mais oui, à mon sens, ça nécessite probablement plutôt une loi qu'autre chose.
04:08– Alors, clause de conscience, on l'a vu, elle est très très délimitée
04:12dans le cadre de certaines professions que vous avez citées.
04:15Il y a eu un autre cas qu'on avait évoqué sur ce plateau
04:18qui était un cas très intéressant.
04:19ce salarié lanceur d'alerte qui avait dénoncé la vente d'un logiciel,
04:25d'une filiale du Capgemini, servant à ICE, qui sont les policiers de Trump.
04:31Là, c'est un cas de conscience, mais ce n'est pas une clause de conscience.
04:36– Ce qui s'était passé dans la suite de l'affaire Grasset,
04:39c'est que notamment certains écrivains et philosophes avaient proposé d'ouvrir le débat
04:45et justement d'introduire de manière générale dans le monde du salariat une clause de conscience.
04:50– Et c'est vrai qu'on s'était rappelé à cette occasion-là, justement,
04:55cette fameuse affaire ICE qui date de souvenirs du début de cette année.
04:58– C'est ça, c'est très récent.
04:59– Où les collaborateurs de cette société d'ingénierie avaient découvert les contrats
05:05conclus par leur employeur et l'administration américaine.
05:08Donc oui, on peut se poser la question de savoir si un jour ou l'autre
05:11on n'aura pas dans le corpus législatif français une clause de conscience.
05:15Ça pose des questions hyper intéressantes en fait.
05:17– Vous savez, juste sur les trois professions réglementées de la clause de conscience,
05:21ça vous permet de pouvoir quitter votre employeur et d'avoir une négociation avec lui ?
05:25– Alors pas nécessairement, l'avocat il peut refuser la mission,
05:27ça ne lui donne pas un droit de sortie.
05:29– Mais il refuse de porter ce dossier ?
05:31– Il refuse de porter le dossier, il refuse de porter le dossier.
05:34Profession médicale, c'est pour certaines interventions de nature très particulière,
05:37où ils peuvent refuser ce type d'intervention.
05:41– IVG par exemple ?
05:41– IVG par exemple, sauf risque mortel pour la personne.
05:47– En cas où on perd le patient.
05:48Et pour le journalisme ?
05:50– Le journalisme, la clause de conscience, ça lui permet effectivement de quitter son employeur.
05:57– D'ouvrir une négociation ?
05:58– Une négociation, dès lors qu'on constate qu'il y a une nouvelle orientation du titre.
06:03– Éditorialement parlant, puisque c'est la session, c'est le…
06:06– Ça c'est le capital.
06:07– C'est la partie capitalistique, c'est quand même compliqué.
06:10Donc en fait, il y a à la fois les lanceurs d'alerte d'un côté,
06:13qui d'ailleurs utilisent souvent la notion de conscience,
06:15en disant ma conscience est heurtée, et je décide de le dénoncer.
06:18C'est le cas de Capgemini, mais ça n'ouvre pas de droit particulier.
06:21– En l'état actuel du droit, ça n'ouvre pas de droit particulier,
06:24néanmoins on voit quand même qu'il y a un développement de ces sujets.
06:28On constate que, notamment parmi les plus jeunes, on oppose à son employeur une certaine réticence
06:37à être affecté sur tel ou tel type de mission.
06:41Voilà, en tout cas nous, des cas qu'on n'aurait jamais cru imaginables il y a 4 ou 5
06:45ans,
06:46on les voit surgir désormais.
06:48– Donc, qui ne sont pas délimités par les règles de droit des trois métiers,
06:51mais il y a quand même des collaborateurs qui disent, moi ça ne me convient pas ce que vous faites.
06:55– Oui, je ne veux pas être affecté, le consultant qui ne veut pas être affecté chez tel client
06:59parce qu'il est dans le secteur de la défense ou dans le secteur de l'énergie fossile.
07:04Le collaborateur qui constate que son employeur va sur une...
07:08Alors c'est surtout des sujets qui tournent autour de l'écologie en ce moment.
07:11– C'est ça, bien sûr, enjeu climatique.
07:12– Enjeu climatique, enjeu écologique.
07:14– Entreprise qu'ils estiment sale, contraire à leurs idéaux écologiques.
07:18– C'est ça, c'est ça.
07:18– L'employeur peut le licencier juste avant de terminer ?
07:21– Oui.
07:21– Il peut rompre le contrat ?
07:23– Il peut rompre le contrat, il peut rompre le contrat.
07:25Il peut rompre le contrat parce que c'est le refus d'exécuter une mission,
07:28donc c'est le pouvoir disciplinaire.
07:29Après, il y a un point qu'on n'a pas évoqué, c'est que...
07:31– Rapidement.
07:32– Oui, avec plaisir.
07:33Il est toujours possible d'introduire de gré à gré ce type de clause dans un contrat de travail.
07:37Mais encore faut-il avoir les moyens de négocier.
07:39– Mais dès le départ.
07:40– Dès le départ.
07:40– Dès l'embauche en disant, je souhaite intégrer une clause
07:43qui me donnera le droit de retrait, en quelque sorte,
07:45si vous m'envoyez sur une mauvaise mission.
07:47– Vous avez quelques exemples avec ce qu'on appelle les clauses d'un tutu personné.
07:50Par exemple, vous montez une entreprise, je vous trouve fort sympathique,
07:53vous décidez de m'embaucher.
07:54Et moi, je dis, par contre, si celui qui m'a embauché est amené à quitter le job,
07:59je demande aussi à pouvoir partir avec lui de négocier en départ.
08:01– Exact, parce qu'on avait été porté et pris sous l'aile de ce dirigeant,
08:05qui est un autre vrai sujet en entreprise.
08:07– Absolument.
08:07– Merci David Guillouet de nous avoir éclairé tant sur le droit pur
08:12que sur peut-être les extensions, les évolutions de cette clause de conscience
08:18qui est un sujet qui traverse les entreprises.
08:20Merci de nous avoir rendu visite, avocat en droit du travail,
08:23fondateur du cabinet Voltaire Avocat.
08:26Tiens, le télétravail, si on en parlait,
08:28est-ce que le 100% télétravail fonctionne dans un contexte
08:31où le télétravail semble refluer ?
08:33On en parle avec nos experts et nos invités, c'est le Cercle RH
08:37et c'est un débat justement en télétravail.
08:39Ils seront en présentiel avec moi, évidemment.
08:54Le Cercle RH, notre débat, le débat de Smart Job,
08:57pour parler du télétravail, alors pas sous l'angle de l'actualité
09:00des entreprises qui ouvrent ou qui font des reflux,
09:02mais pour essayer d'analyser les entreprises
09:04qui justement ont fait le choix du 100% télétravail.
09:07Il y en a.
09:08Alors il y a beaucoup d'entreprises qui viennent de la tech,
09:10on va en accueillir une dans quelques instants.
09:13Pourquoi les entreprises aujourd'hui ont-elles peur du télétravail
09:16alors que le full remote a l'air plutôt de bien fonctionner ?
09:19On en parle avec mes invités.
09:21Olivier Lambert, ravi de vous accueillir, cher Olivier.
09:24CEO de VATES, en latin, WATS, en belge,
09:30entreprise de la tech, 120 collaborateurs.
09:33Je vous ai posé une question bête parce que l'habitude,
09:35c'est de vous dire, mais alors vous vous êtes installé où ?
09:36Vous m'avez dit, partout dans le monde.
09:38Et je trouvais ça plutôt amusant, avec un petit QG quand même à Grenoble,
09:41puisque votre entreprise est née à Grenoble.
09:43Vous êtes dans l'infrastructure du cloud.
09:46Merci en tout cas d'avoir répondu à notre invitation.
09:49Camille Hagon, ravi de vous accueillir.
09:52Co-fondatrice de YOLO, vous êtes basée à Paris.
09:54Absolument.
09:55Et vous accompagnez les collaborateurs dans peut-être les moments difficiles,
09:58les moments où il y a des difficultés, des transformations.
10:02Peut-être que le télétravail fait partie justement de cet accompagnement.
10:05Oui, complètement.
10:05Enfin, nous, on accompagne les collaborateurs et les collaboratrices
10:09à des moments de vie où tout déborde,
10:10pour justement être un relais dans leur quotidien
10:13et leur permettre de ne pas porter seul
10:15toute cette charge invisible, personnelle et familiale.
10:19On va en parler avec vous dans quelques instants.
10:21Puis Alexandre Lamy, qui est un habitué de notre émission,
10:23fait partie des experts du débat d'actu par ailleurs,
10:25avocat en droit social.
10:26Et vous êtes venu sur ce plateau parce que vous avez,
10:29par le biais de votre think tank NEOS,
10:32travaillé sur ces enjeux de télétravail
10:34et donc, par voie de conséquence, sur le full remote.
10:38Vous êtes un créateur d'entreprise, un entrepreneur.
10:41Vous avez 120 collaborateurs.
10:42Vous développez votre entreprise qui cartonne.
10:45Et comment est née l'idée d'être en 100% full remote ?
10:48C'était des raisons pragmatiques
10:50ou comme vous avez choisi un titre latin
10:53pour des raisons un peu plus, je dirais, philosophiques ?
10:55C'est un mélange des deux.
10:56En fait, c'est suite à une première expérience
10:58dans le monde du travail où j'ai été très frustré
11:00de ne pas pouvoir avoir du télétravail.
11:03On est en 2011, donc imaginez parler de télétravail en 2011,
11:05c'était encore de la science-fiction.
11:07Et donc, j'ai pris un peu tout ce qui me déplaisait
11:08dans le monde traditionnel du travail
11:10pour créer une structure avec des associés
11:12pour se dire, on va faire une autre façon.
11:13Et une autre façon, c'était de ne pas imposer
11:15un lieu de présence dès le départ.
11:17Donc, ça a été vraiment une philosophie
11:19à l'origine de la création de la société en 2012.
11:21Donc, ce n'est pas tout récent.
11:22Et finalement, il y a quand même eu un élément
11:24qui nous l'a...
11:26Pas imposé, mais avec l'arrivée du Covid.
11:27Je vois venir, oui.
11:28Voilà, exactement.
11:29C'est devenu encore plus naturel.
11:31Et chez nous, aujourd'hui, c'est une force
11:32parce que c'est un élément de rétention RH,
11:34mais aussi pour aller chercher des profils
11:35dans des bassins d'emploi
11:36qui ne sont pas qu'à Grenoble.
11:37Ce qui est vrai dans les profils tech,
11:39vous avez besoin d'aller chercher
11:40des Américains, des Indiens, des Chinois.
11:43J'imagine que vous avez une population très variée.
11:45Assez variée.
11:46Alors, on est quand même un peu plus présent
11:47aux États-Unis,
11:48mais c'est surtout de la vente et du support.
11:50Mais sur la partie R&D,
11:51on a un gros focus sur la France.
11:52Et pour ne pas être freiné
11:53dans nos recrutements en France,
11:55justement, l'idée, c'est d'aller chercher
11:56des bassins d'emploi tech
11:57en région parisienne,
11:59du côté de Nice, en Fiat-Hautypolis.
12:01Les centres universitaires,
12:02il y en a pas mal.
12:03J'entends deux choses.
12:04À la fois, une frustration
12:04en tant que collaborateur ingénieur tech.
12:07Vous vous êtes dit,
12:07moi, je suis frustré,
12:08j'aurais bien envie d'aller bosser ailleurs
12:09et je ferais la même chose en mieux.
12:11Et puis, un deuxième sujet
12:12sur un pragmatisme aussi
12:13dans les enjeux de recrutement.
12:14Complètement.
12:15Aujourd'hui, vous ne nous reviendriez pas en arrière.
12:17Absolument pas.
12:17Au contraire, c'est un élément
12:18qui nous permet d'être même compétitif
12:20par rapport à des grosses sociétés américaines
12:22qui, elles, sont revenues en arrière.
12:23Et donc, on a des fois
12:24des collaborateurs excellents
12:26qui travaillaient pour des grandes entreprises
12:27comme Amazon, Google, etc.
12:29Dans des conditions salarielles
12:30sur lesquelles on ne peut pas s'aligner,
12:32mais sur la qualité de vie,
12:33on peut s'aligner.
12:33Et le télétravail en fait nettement partie.
12:35Et ça, c'est un point, évidemment,
12:36qui vous différencie.
12:36Complètement.
12:37Qui peut faire la différence.
12:39Alexandre, vous qui avez à la fois
12:40le regard de l'avocat
12:41en droit du travail,
12:43en droit social,
12:43mais aussi un regard d'expert,
12:46cette question du télétravail
12:48à l'aune de l'expérience de Vates,
12:51on voit que ça reflue.
12:52On a le sentiment aujourd'hui
12:54qu'il y a une crispation sur ce sujet
12:55et en même temps,
12:56on a un chef d'entreprise
12:57qui dit « moi, je suis très heureux,
12:58mes collaborateurs sont contents
12:59et en plus, je crée de la richesse ».
13:01Comment vous expliquez comme ça
13:02ce hiatus-là ?
13:03Je l'explique par deux raisons principales.
13:06Je l'explique notamment
13:07parce que le diagnostic de base,
13:08il a été mal posé
13:09s'agissant du télétravail.
13:11Le télétravail,
13:11ce n'est pas devenu du jour au lendemain
13:13la pierre angulaire
13:14des rapports de travail
13:15et de l'organisation du travail.
13:17Et dès lors que le diagnostic
13:19est mal posé,
13:21les difficultés,
13:21sont nombreuses.
13:24Diagnostic mal posé
13:25parce que le télétravail,
13:27d'abord,
13:28ça oblige à repenser son organisation
13:30dès lors que le management
13:32par la vue est terminé.
13:35Qui fondait l'organisation
13:37traditionnelle des entreprises.
13:39Le manager, aujourd'hui,
13:40est privé de repères visuels
13:42et donc se sent menacé
13:43dans son autorité.
13:44Ça, c'est le premier point.
13:45Donc, ça suppose
13:46de s'interroger sur
13:47comment on comble
13:49cette perte de repères visuels
13:50et comment on devrait inciter,
13:52en principe,
13:53à l'écoute
13:53et à l'expression.
13:54Ça, c'est le premier point.
13:56Le deuxième point...
13:56Donc, il y a moins de verticalité,
13:58un peu plus d'horizontalité.
13:59D'horizontalité,
13:59d'écoute
14:00et d'expression
14:01des collectifs
14:02de salariés.
14:03Ça, c'est le premier point.
14:04Le deuxième point
14:04qui rejoint
14:05ce que vous disiez
14:06sur la frustration
14:08et également
14:09sur la rétention
14:11de salariés
14:11et votre attractivité
14:13en termes de recrutement.
14:15Je pense que,
14:16fondamentalement,
14:16le télétravail,
14:17si ça n'est pas
14:18un mode d'organisation
14:19du travail en total,
14:20ce n'est pas un mode
14:20d'aménagement
14:21du temps de travail,
14:22le télétravail.
14:22C'est en cela
14:23que les entreprises
14:24refont marcher en arrière
14:24parce qu'elles ont mal
14:25posé la question.
14:26En revanche...
14:27Les salariés, parfois,
14:28l'ont pris aussi un peu comme ça.
14:29Mais pourquoi
14:29ils l'ont pris comme ça ?
14:30Parce que, fondamentalement,
14:31le télétravail
14:32vient bouleverser
14:32la gestion du temps de travail.
14:34Le temps de travail en France,
14:35c'est que je suis à la disposition
14:37de mon employeur,
14:37je ne peux pas vaquer
14:39à mes occupations personnelles.
14:40Donc, les temps de vie
14:41et les contraintes personnelles,
14:42elles sont reléguées
14:43dans les interstices
14:44d'un régime collectif,
14:47d'un régime homogène.
14:48Ce qui a dérégulé
14:48le télétravail.
14:49Et le télétravail
14:49est venu dire l'inverse.
14:50Le télétravail est venu
14:51faire apparaître que...
14:52Mais j'aurais le travail fait quand même.
14:54Absolument.
14:54Les contraintes personnelles
14:55et le temps de vie social
14:57est devenu fondamental.
14:59C'est en cela
15:00que le télétravail
15:01s'est imposé comme étant
15:03extrêmement important.
15:04Donc, dès lors que
15:05ces deux éléments de diagnostic-là
15:06ne sont pas bien posés,
15:07dès lors que les organisations
15:08ne se sont pas posées
15:09ces deux bonnes questions,
15:11forcément,
15:11on revient en arrière.
15:13Camille Hagon,
15:13vous parliez de...
15:14vous accompagnez les salariés
15:15lorsque tout déborde
15:16ou quand ça risque de déborder.
15:18Ça, c'est un sujet de débordement,
15:19ces tensions autour du télétravail.
15:21Par exemple,
15:21d'entreprises,
15:22à l'inverse
15:24de Vatesse
15:25et d'Olivier,
15:26qui disent
15:27« Attends, attends,
15:27retour au travail,
15:29vous lâchez la maison
15:30à 300 kilomètres,
15:30ces réunions le lundi matin
15:31à 9h au garde-à-vous. »
15:33Ce sont des sujets
15:34qui traversent aussi
15:35votre structure, ça ?
15:36Oui, alors nous,
15:37avec Yolo,
15:37on accompagne
15:38des collaboratrices
15:39et des collaborateurs
15:40dans des grandes entreprises,
15:41du CAC 40,
15:41SBF 120, etc.
15:43Ce qu'on voit,
15:43c'est que bien sûr,
15:44le télétravail
15:45est utile
15:46dans certains moments
15:48et avec une certaine organisation,
15:50mais en revanche,
15:51il peut avoir
15:52un effet pervers
15:52et notamment
15:53sur les femmes.
15:54Parce qu'aujourd'hui,
15:55en fait,
15:55les femmes,
15:55elles vont porter
15:5670% de la charge
15:57domestique et familiale,
15:58ça, on le sait,
15:58et que, en fait,
16:01cette charge mentale,
16:02elle est principalement invisible
16:04et elle se glisse
16:06tôt le matin,
16:06tard le soir
16:07et sur le temps de travail.
16:08Donc le danger,
16:09c'est de laisser une femme
16:10en télétravail
16:10qui va devoir
16:11tout faire d'un coup.
16:12Voilà.
16:12Et en fait,
16:13ça exacerbe
16:14cette charge invisible
16:16et en fait,
16:17entre deux réunions Teams,
16:19une femme,
16:19une collaboratrice
16:20va gérer
16:21les contraintes scolaires,
16:23prendre les rendez-vous médicaux,
16:24organiser les vacances en France
16:25qui tombent
16:26toutes les six semaines,
16:27etc.
16:27Et ça,
16:28on sait que cette charge
16:30invisible et mentale
16:31a un véritable impact
16:32sur les trajectoires
16:33professionnelles des femmes.
16:34Donc vous êtes,
16:35j'allais dire,
16:36modérée,
16:37enfin modérément passionnée
16:38de télétravail
16:38à travers ce que vous dites.
16:40Moi, je suis modérément
16:41passionnée de télétravail
16:42parce que
16:44je pense que
16:45avant de...
16:46parce que le télétravail
16:47dit aux femmes
16:49organisez-vous mieux,
16:50vous allez pouvoir
16:51être à la maison,
16:51vous allez pouvoir
16:52vous organiser.
16:53Alors qu'en fait,
16:53le problème,
16:54il n'est pas là.
16:54Et vous n'aurez plus de transport,
16:55on ne l'a pas précisé,
16:56mais c'est quand même
16:56un élément clé.
16:57Non, mais c'est un élément clé.
16:57Moi, je ne suis pas
16:58contre le télétravail,
16:59je dis juste qu'il y a
16:59des effets
17:00qu'il faut ménager
17:01et qu'en fait,
17:03nous, avec YOLO,
17:03ce qu'on a choisi de faire,
17:04donc on a pris un peu
17:05le parti-prix inverse
17:06avec la start-up
17:07qu'on a créée,
17:07c'est de dire,
17:08nous, pour les femmes aujourd'hui,
17:10on va absorber
17:10cette charge mentale
17:12et invisible
17:12pour qu'elles puissent
17:13retrouver justement
17:14du temps
17:14et de la disponibilité mentale
17:16pour investir
17:17leur carrière
17:18et leur ambition.
17:19Alors là,
17:19on est en train
17:19d'ouvrir un débat
17:20au sens propre du mot.
17:21Juste un petit mot,
17:22je vous ai vu réagir.
17:22D'abord, j'imagine
17:23que vous avez des collaboratrices
17:24qui sont à distance
17:25je ne sais où.
17:27Comment ça se vit
17:28par rapport au sujet
17:29qu'on pose là en ce moment ?
17:30Parce que la tech,
17:31c'est aussi beaucoup
17:31de performance,
17:32beaucoup de rapidité,
17:34beaucoup d'heures
17:34passées devant un écran.
17:35Il y a de la fatigue
17:36pour les femmes et les hommes.
17:37Comment vous gérez ça ?
17:38Alors, je suis tout à fait d'accord
17:40sur le diagnostic déjà.
17:41Le télétravail,
17:42c'est une autre organisation
17:43et je pense que c'est
17:44très important dès le départ
17:45et nous,
17:46c'est le choix qu'on a fait,
17:46c'est être un peu natif
17:48du télétravail.
17:49C'est-à-dire qu'on n'a pas eu
17:49à faire évoluer une organisation,
17:51on est directement parti
17:52sur ce modèle.
17:53Donc déjà,
17:53c'est beaucoup plus simple
17:54et ça évite les retours en arrière
17:55de structures qui sont là déjà.
17:56Excusez-moi pour être concret,
17:57ça veut dire que vous avez
17:58des points de rencontre
17:59avec vos collaborateurs
18:00avec des faisceaux horaires
18:01très différents
18:01parce qu'il y a quand même
18:02des problèmes d'horaire
18:03et vous réussissez
18:04à les toucher,
18:05à les caler,
18:06à avoir des points de retour,
18:07des rex.
18:07C'est un sacré taf quand même.
18:09C'est un sacré travail
18:10mais c'est aussi au niveau
18:11du recrutement que ça se fait.
18:12C'est-à-dire qu'on va forcément,
18:13qu'on est natif du télétravail,
18:15on va chercher des collaborateurs
18:16chez qui ça résonne.
18:17Des gens qui ont un niveau
18:19d'autonomie
18:19qui est déjà correct
18:21ou qui ont déjà vécu
18:22du télétravail.
18:23Par exemple,
18:23sur les juniors,
18:24on sait qu'on va tendance
18:24à vouloir les chercher
18:25plutôt dans la région grenobloise
18:26parce que les gens
18:27qui n'ont jamais été au contact
18:28du monde du travail,
18:29il faut quand même
18:29leur donner un petit peu un cadre.
18:30Donc il y a un petit peu
18:31ce niveau d'expertise
18:32et je suis tout à fait d'accord.
18:33Si on reste dans une structuration
18:35on va dire traditionnelle,
18:41Camille,
18:42vous vouliez intervenir
18:42parce que là,
18:44il y a deux analyses
18:44qui s'emboîtent finalement.
18:47Il y a l'enjeu des femmes
18:48qui est très complémentaire.
18:50Le full remote,
18:51il ne s'adapte qu'à la tech.
18:52Est-ce que je synthétise ?
18:54Parce qu'il y a quelques autres entreprises
18:55qui s'y sont mises.
18:56Aux organisations
18:56qui ont décidé de l'être pleinement.
18:59D'accord.
18:59C'est pas lié au secteur,
19:01c'est lié à la volonté.
19:02C'est possible chez nous,
19:02évidemment dans le BTP,
19:04chez un coiffeur,
19:05c'est pas forcément possible non plus.
19:06Mais dans d'autres domaines
19:07de services,
19:08il n'y a pas forcément
19:09d'impossibilité à le faire.
19:11Mais c'est une vraie volonté
19:12d'aller au-delà
19:13de la verticalité pure,
19:15des managers
19:15qui sont dans votre dos
19:16en permanence.
19:17Et donc,
19:17c'est aussi un autre mode
19:18d'organisation
19:19comme il a été décrit.
19:20Donc,
19:20moins de strates intermédiaires,
19:21j'imagine,
19:22chez nous.
19:23C'est du travail horizontalité
19:25en direct.
19:25C'est-à-dire que
19:26mode projet
19:26et on construit ensemble.
19:27C'est ça le sujet.
19:28C'est pour moi
19:28la seule façon compatible.
19:30Alexandre,
19:30c'est diamétralement opposé
19:32à des grosses boîtes,
19:33des énormes boîtes du CAC
19:34qui sont très centralisées,
19:35très verticales
19:39parce que ça déborde aussi
19:40sur ces sujets-là.
19:41C'est vrai,
19:42mais ces boîtes-là
19:43ne répondent pas
19:44aux enjeux actuels
19:45des nouveaux rapports
19:46au travail.
19:47Ce que demandent
19:47les salariés aujourd'hui,
19:48c'est plus d'autonomie
19:49fondamentalement
19:51dans la gestion quotidienne
19:52de leur mission.
19:53Alors,
19:53en revanche,
19:54là où il ne faut pas
19:55faire l'erreur,
19:56c'est que ce n'est pas
19:58parce que vous êtes
19:58en télétravail
19:59que vous êtes autonome.
20:00Ça,
20:01c'est totalement différent.
20:01Le postulat de départ,
20:03comme vous le disiez
20:03fort justement,
20:03et c'est peut-être pour ça
20:04qu'il y a des autres
20:04de friction,
20:05d'ailleurs,
20:05beaucoup.
20:06Ce que vous disiez,
20:07en revanche,
20:08c'est fondamentalement juste,
20:09c'est que vous êtes autonome,
20:10donc vous êtes éligible
20:11au télétravail.
20:13Ce n'est pas justement
20:14au télétravail,
20:15donc tu seras autonome.
20:15Donc tu seras autonome
20:16et ça ne marche pas comme ça.
20:17Camille,
20:18juste concrètement
20:19sur ces sujets,
20:19vous évoquez les femmes.
20:21Sur ces sujets
20:22de full remote,
20:23est-ce que vous avez
20:24des clients
20:24ou des collaborateurs
20:26qui disent
20:26« moi j'aspire
20:27à plus de télétravail ? »
20:28Je dirais,
20:28pour faire contrepoint
20:29de femmes qui vous disent
20:31« moi je suis surchargé
20:32de boulot
20:32entre la vie perso
20:33et le télétravail,
20:34je ne m'en sors pas. »
20:35Est-ce que vous avez en revanche
20:36des collaborateurs
20:37qui disent
20:37« moi j'aimerais
20:37qu'on me donne plus d'autonomie,
20:39qu'on soit moins sur mon dos ? »
20:40Parce qu'il y a un vrai sujet
20:41de management.
20:42Oui, complètement.
20:42En fait,
20:43sur le sujet
20:43de l'organisation du travail
20:44et du management,
20:46le télétravail se réfléchit
20:48comme,
20:49comme on le dit,
20:50comme un sujet d'organisation.
20:51Mais il ne faut pas
20:51que ce soit un sparadrap
20:52à la conciliation
20:54vie pro,
20:55vie perso
20:55des salariés
20:56en disant
21:01« t'as un cancer ».
21:02Voilà,
21:02nous c'est toutes ces situations
21:04de vie qu'on accompagne
21:05et ce n'est pas
21:06parce que tu es en télétravail
21:07que tu vas pouvoir
21:08mieux gérer.
21:08Non.
21:09Et en fait,
21:09il ne faut pas que ce soit...
21:10Ce n'est pas un cadeau.
21:10Ce n'est pas justement
21:11en télétravail
21:11que tu vas pouvoir gérer.
21:12Voilà,
21:12il ne faut pas que ce soit
21:12un cadeau
21:13ou un bénéfice
21:14de conciliation
21:14vie pro, vie perso
21:15parce qu'en fait,
21:16dans les moments
21:16où tout déborde,
21:18c'est-à-dire que la vie personnelle
21:19déborde sur le professionnel,
21:21qu'on soit en télétravail
21:22ou pas,
21:23au final,
21:31c'est là où on intervient.
21:32Donc en fait,
21:33le problème est déplacé.
21:35Mais en fait,
21:35il ne faut pas
21:36que le télétravail
21:37soit juste une réponse
21:38à un problème
21:39de conciliation
21:39vie personnelle.
21:40Un mot chacun,
21:40il nous reste peu de temps,
21:41j'en suis désolé,
21:42le débat est passionnant.
21:43Au-delà des réflexions
21:47organisationnelles
21:47que suppose le télétravail,
21:49je pense qu'il est aussi fondamental
21:50que des réflexions
21:51en matière de gestion de risque,
21:52c'est ce que vous le disiez,
21:54se posent également
21:55avant la mise en...
21:56Et que ce soit en full reboot
21:57ou en travail hybride.
21:59Ou en deux jours par semaine, oui.
22:00Ça, c'est le premier
22:01point.
22:01Et le deuxième point,
22:02si je peux me permettre,
22:03c'est, je pense que ça conduit
22:04aussi nécessairement
22:05à se réinterroger
22:06sur la valeur réelle
22:08du présentiel.
22:09Il faut que l'entreprise
22:10maintenant devienne
22:11une destination utile.
22:13Donc je pense que ça fait aussi
22:15partie de la réflexion
22:15sur le télétravail.
22:16Il vous reste un tout petit QG
22:17quand même ?
22:17Alors, justement,
22:18on a fait un choix
22:19d'avoir un plus grand QG,
22:21là qu'on ouvre très bien
22:22mais qui est un lieu
22:23de rencontre.
22:24Et donc qui est un lieu
22:24avec des grands espaces,
22:26un lieu avec une cuisine,
22:27un bar,
22:27des endroits
22:28où les gens peuvent discuter.
22:29Parce qu'on a besoin
22:30de liens sociaux.
22:30Il faut faire attention.
22:31L'isolement,
22:32ça peut être aussi
22:33un problème du télétravail.
22:34Donc en termes RH,
22:35toute l'organisation
22:36doit être adaptée
22:36autour de ça.
22:37On a envie de se voir
22:37et de se dire
22:38tiens, je suis content
22:39de te voir en vrai.
22:39Exactement.
22:40Ça me fait du bien.
22:41C'est nécessaire.
22:41Et on pose des sujets
22:42divers et variés.
22:43Tout à fait.
22:44En tout cas,
22:44vous resterez pied au plancher
22:46sur le full remote.
22:47C'est un facteur nécessaire
22:49pour notre accélération aujourd'hui.
22:51On ne pourrait pas faire sans.
22:52Merci à vous trois
22:53d'avoir fait le déplacement.
22:54C'était un vrai plaisir.
22:55Merci à vous Camille Yagon,
23:00pour essayer de remettre
23:01les gouttes dans le verre
23:03ou de mettre le verre
23:04au bon niveau.
23:05C'est peut-être plutôt
23:05difficile de remettre
23:06les gouttes dans le verre.
23:07Non, on est un relais.
23:08On est vraiment un relais
23:10dans le quotidien
23:10quand tout déborde
23:11pour justement
23:12ne pas avoir porté seul
23:13et ne pas avoir à renoncer
23:15en fait, tout simplement.
23:16Merci à vous,
23:17chère Camille.
23:18Merci Alexandre
23:18d'être venue
23:19rendre visite
23:19à Vaucun en droit social,
23:20Sintank, Neos
23:21qui travaille aussi
23:22sur des sujets
23:23très transverses
23:24dont le sujet du télétravail.
23:25Et merci à vous,
23:26chère Olivier Lambert,
23:27CEO de Vates Full Remote
23:29à Grenoble
23:30avec un QG
23:30qui s'agrandit
23:31mais 100% Full Remote
23:32les collaborateurs
23:33qui travaillent à distance.
23:35Merci à vous trois.
23:36On tourne une page
23:37et on accueille notre invité,
23:38c'est Fenêtres sur l'emploi
23:39pour terminer notre émission.
23:40– Sous-titrage Société Radio-Canada
23:53– Fenêtres sur l'emploi
23:54pour terminer notre émission.
23:56On va parler des métiers
23:57de l'assistance
23:57qui sont des métiers
23:58un peu de l'ombre
23:59de femmes et d'hommes
24:00qui vous assistent
24:01lorsque vous avez
24:02par exemple des difficultés
24:03avec votre voiture
24:04et on va en parler
24:05parce qu'il y a un pic estival
24:07donc il va y avoir
24:08une recrudescence
24:09de recrutement
24:10et on en parle
24:11avec Pierre Brigadeau.
24:12Bonjour Pierre.
24:13– Bonjour.
24:13– Très heureux de vous accueillir,
24:14directeur général
24:15de l'Union des assisteurs
24:17avec un S.
24:18D'abord,
24:18c'est quoi un assisteur ?
24:20J'ai un peu souri
24:20en lançant le titre.
24:21– C'est vrai,
24:22c'est un peu un éologisme,
24:23c'est en fait
24:24les assisteurs
24:24sont des sociétés
24:25d'assistance
24:28qui finalement
24:28sont un métier
24:29qui se situe
24:30à l'intersection
24:31entre les métiers
24:31du service
24:32à la personne
24:33et les métiers
24:34de l'assurance.
24:35Donc c'est vraiment
24:37des métiers
24:38qui sont au service
24:39des Français
24:39et pratiquement
24:41tout le temps en fait,
24:42c'est-à-dire
24:427 jours sur 7
24:43et 24 heures sur 24
24:46et bien entendu,
24:48là où ces services
24:48sont les plus sollicités,
24:49c'est quand les Français
24:50bougent,
24:51quand ils sont en mobilité,
24:52c'est-à-dire
24:52quand ils sont en vacances.
24:53Donc en général,
24:54quand tous les Français
24:55sont en vacances,
24:56l'assistance ne l'est pas.
24:57– Et les assisteurs
24:58sont là.
24:59L'assistance,
25:00c'est 13 800 emplois,
25:0250 métiers,
25:04ça veut dire des métiers,
25:05alors même si effectivement
25:06l'action est de répondre
25:07à une urgence.
25:09– L'action la plus connue,
25:10effectivement,
25:10la plus visible
25:11et celle qui occupe
25:12aussi le plus grand nombre
25:13de salariés,
25:14c'est vraiment la capacité
25:15à être toujours présent,
25:17à répondre au téléphone,
25:18mais aussi en digital,
25:20sous plusieurs formes,
25:22à des appels téléphoniques
25:23quand les Français
25:23ont besoin de nous.
25:24– Le recrutement,
25:25parce que vous parliez
25:26de l'assurance,
25:26effectivement,
25:27on voit le lien assez étroit
25:28avec les compagnies d'assurance,
25:29forcément,
25:30ce sont des compagnies
25:31et structures privées
25:32qui s'adossent
25:33à des compagnies d'assurance
25:34où les compagnies d'assurance
25:35ont leurs assisteurs.
25:36– Eh bien,
25:37on trouve les deux modèles,
25:38exactement.
25:39Il y a des sociétés
25:40d'assistance
25:41qui sont des filiales
25:43à part entière
25:43de compagnies d'assurance
25:44et d'autres
25:45qui sont des acteurs indépendants.
25:47– Le recrutement,
25:48ça marche comment ?
25:48Parce qu'on ne dit pas
25:49« Tiens,
25:50tu veux faire quoi plus tard ?
25:51Je dois être dans l'assistance. »
25:52Ce n'est pas vrai.
25:53C'est un peu comme dans l'assurance.
25:54On y vient parfois
25:55un peu par hasard.
25:57On découvre l'assurance.
25:58Comment on fait pour…
25:59– Alors,
25:59on peut faire des études
26:01pour faire de l'assurance,
26:02ça se trouve,
26:02et ça se trouve encore beaucoup.
26:03– Absolument.
26:03– Puisque c'est un métier
26:04qui est quand même
26:05dans un spectre très large.
26:06L'assistance,
26:07c'est un métier
26:07beaucoup plus étroit
26:09et c'est vrai
26:09qu'on tombe dedans
26:10un petit peu par hasard
26:11et ça arrive très très souvent
26:13qu'on y reste
26:14parce que c'est un métier
26:15qui est absolument passionnant.
26:17– Les profils,
26:18c'est quoi aujourd'hui ?
26:19Parce que vous dites
26:19qu'il y a un pic estival,
26:20ça veut dire que vous êtes venu
26:21aussi nous dire
26:22que vous allez rechercher
26:23des assistantes et assistants.
26:25C'est quoi ?
26:26C'est des métiers tremplin ?
26:27C'est des métiers de transition ?
26:29C'est des emplois
26:30pour des étudiants ?
26:31C'est quel profil ?
26:32– On trouve vraiment de tout.
26:33On a à peu près…
26:34Évidemment,
26:34on a beaucoup d'étudiants,
26:36des étudiants qui ont besoin
26:37d'avoir soit un stage,
26:39soit un travail
26:40de deux mois,
26:40de trois mois.
26:41Souvent,
26:42c'est très difficile
26:43de faire moins de trois mois
26:45parce que le temps
26:46d'apprendre le métier,
26:47on a vraiment besoin
26:48de pratiquer.
26:48parce qu'il y a quand même
26:50des étudiants techniques,
26:50il faut savoir bien ventiler
26:51le client.
26:52– On a aussi beaucoup
26:53de demandeurs d'emploi,
26:54on a aussi beaucoup
26:55de gens qui sont
26:56en reconversion
26:57et qui finalement se disent
26:59que ce métier
26:59est absolument passionnant
27:01et qu'on peut y faire carrière.
27:02– Vous y mettez
27:03la notion de passion
27:04alors que parfois
27:05ce métier a une mauvaise image ?
27:07– Vraiment,
27:09le métier de l'assistance,
27:11j'insiste,
27:11n'a pas une mauvaise image,
27:12au contraire,
27:12puisque l'assistance,
27:14c'est vraiment
27:14la fenêtre sur le service.
27:16Toutes les demandes
27:17d'assistance
27:17sont des demandes
27:19sur lesquelles
27:19on intervient
27:20quand les Français
27:20sont en difficulté,
27:22soit en difficulté
27:22sur le bord de la route,
27:23soit malades à l'étranger.
27:26Donc, vraiment,
27:27ces métiers sont des métiers
27:28où on a une très forte valeur ajoutée.
27:30– Et avant de nous quitter,
27:31c'est la porte d'entrée
27:33d'une compagnie,
27:34d'une entreprise,
27:34d'une marque automobile,
27:35c'est-à-dire l'accueil
27:36que je reçois
27:37de cette assistante
27:38ou assistant
27:39va me donner aussi
27:40la couleur
27:40et le ressenti
27:41que j'aurai sur l'entreprise.
27:42Ils ont un rôle clé.
27:43– Pratiquement toujours,
27:44que vous travaillez
27:45pour une compagnie aérienne,
27:46une compagnie ferroviaire,
27:48un constructeur automobile,
27:49un assureur,
27:50une mutuelle,
27:51c'est toujours
27:52la façon
27:52avec laquelle
27:53les sociétés d'assistance
27:54se présentent.
27:55– Je veux me lancer
27:57dans ma carrière
27:58d'assisteur
27:59où je peux utiliser le mot.
28:00Je vais où ?
28:01Sur votre site ?
28:01Vous avez un site,
28:03l'Union des Assisteurs.
28:04Comment je fais ?
28:04– L'Union des Assisteurs
28:05qui représente
28:06en fait la profession
28:07est effectivement un site
28:08sur lequel sont référencées
28:09l'intégralité des compagnies
28:11qui sont membres
28:11de l'Union des Assisteurs
28:13et donc on peut aussi
28:14renvoyer directement
28:15vers nos membres.
28:16Donc voilà,
28:17les 2000 personnes
28:19qui sont recrutées
28:19cet été
28:20sont recrutées
28:21par chacune
28:22des neuf sociétés.
28:23– 2000 personnes
28:24en recrutement
28:24et là vous commencez
28:25le recrutement.
28:26– Le recrutement
28:26est déjà bien entamé
28:27effectivement.
28:28Il faut être en général
28:29plutôt disponible
28:30juin, juillet, août
28:31par moment septembre
28:32parce que les saisons
28:33commencent à s'étirer
28:34un petit peu.
28:34Les Français étalent leurs vacances.
28:35– C'est vrai,
28:36les personnes
28:37qui n'ont plus d'enfants
28:40Brigadeau,
28:40directeur général
28:41de l'Union des Assisteurs
28:42avec un plan de recrutement
28:44estival,
28:44vous aurez compris,
28:45sur ce métier passionnant.
28:47Merci à vous,
28:48merci de nous avoir suivis,
28:49merci à l'équipe,
28:50merci à Paul au son aujourd'hui,
28:52merci à Mani à la réalisation,
28:53merci à Nicolas Juchat
28:54évidemment l'incontournable
28:55et merci à Léa
28:56qui nous accompagne
28:57dans cette belle aventure.
28:58Merci à vous
28:58qui nous suivez passionnément.
29:00Je vous dis à très très bientôt.
29:01Bye bye.
29:02– Sous-titrage Société Radio-Canada
29:09– Sous-titrage Société Radio-Canada
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